Pologne et Pays Neutres (86) Suède (21)

Torpilleurs et navires légers

Le torpilleur Spica futur Romulus

-En avril 1940 la Suède achète à l’Italie deux torpilleurs de classe Spica à la marine italienne, les Spica et Astore qui sont rebaptisés respectivement Romulus et Remus.

Ces navires qui avaient déjà cinq ans de service au sein de la Regia Marina sont modernisés en 1946/47 ce qui expliquent qu’ils ont été simplement désarmés en septembre 1958 (Romulus) et mars 1959 (Remus). Ils sont utilisés comme cibles de tir avant d’être envoyés à la casse.

Ces deux navires déplaçaient 808 tonnes (1040 tonnes à pleine charge), mesuraient 83.5m de long pour 8.1m de large et 2.55m de tirant d’eau.

Avec 19000ch de puissance propulsive (deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières, le tout entrainant deux hélices), ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 34 nœuds et franchir 700 miles nautiques à 30 nœuds et 1750 miles nautiques à 15 nœuds.

L’armement d’origine se composait de trois canons de 100mm en affûts simples sous masque (un à l’avant deux à l’arrière), onze canons de 20mm, deux mitrailleuses de 13.2mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux plate-formes doubles), 20 mines et des grenades ASM.

En Suède l’armement à été modifié avec trois canons de 105mm en affûts simples sous masque (un avant deux arrières), huit canons de 25mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux plate-formes doubles), 20 mines et des grenades ASM. L’équipage se composait de 116 officiers et marins.

Le HMS Munin

La Classe Mode composée de quatre torpilleurs ou destroyers légers (Mode Magne Munin Mjölner) mis en service respectivement en 1942, en 1942, 1943 et 1942. Modernisés après guerre entre 1955 et 1957 ils sont transformés en frégates pour continuer leur carrière jusqu’à leur désarmement survenu respectivement en 1982, 1983, 1978 et 1979. Ils sont tous ferraillés.

Ces navires déplaçaient 1135 tonnes (1320 tonnes en pleine charge), mesurant 78m de long pour 8.10m de large et 2.70m de tirant d’eau. Disposant de deux turbines De Laval et de deux chaudières, développant 16000ch et entrainant deux hélices, ils pouvaient filer à 31 nœuds et franchir 1200 miles nautiques à 20 nœuds.

Pour compléter les navires de classe Molde, la Suède décide de commander six navires de classe Ariete, une évolution des Spica. Comme les chantiers Ansaldo ont des capacités limitées, Stockholm décide de commander deux navires à construire en Ligurie suivis de quatre à produire à l’Arsenal de Karlskrona.

L’Ariete

Ces navires baptisés Komet Meteor Orkab Vind Virgo et Sirius sont mis en service respectivement en mars 1944, juin 1945, septembre 1945, mai 1946, septembre 1947 et juin 1948. Ils forment la 1ère flottille de torpilleurs.

Ces navires malgré leur conception méditerranéenne se montrent plutôt à leurs aises dans les eaux de la mer Baltique.

Endommagé par un échouage, le Komet est désarmé dès septembre 1953 et non réarmé en raison d’avaries trop importantes pour justifier une réparation à un coût décent.

Le navire est cannibalisé au profit de ces cinq sister-ship qui après une modernisation entre 1956 et 1958 vont être désarmés en mars 1964 (Meteor), en octobre 1965 (Orkab), en mars 1966 (Vind) et enfin en juin 1967 (Virgo Sirius). Ils sont tous démolis dans les années soixante-dix.

Ces navires déplaçaient 757 tonnes (1118 tonnes à pleine charge), mesuraient 83.5m de long pour 8.62m de large et un tirant d’eau de 3.15m.

Les 22000ch générés par deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières le tout entrainant deux hélices leur permettait d’atteindre la respectable vitesse de 31.5 nœuds et de franchir 2000 miles nautiques à 15 nœuds.

L’armement se composait de deux canons de 105mm en affûts simples sous masque, de quatre canons de 40mm en affûts simples et de six canons de 25mm en affûts doubles, de deux plate-formes triples lance-torpilles de 450mm, de grenades ASM et de 20 mines, le tout armé par 108 officiers et marins.

Vedettes lance-torpilles

Dans une mer aussi étroite et archipélagique que la Baltique la vedette lance-torpilles est une arme idéale surtout pour une marine défensive comme l’était la Svenska Marinen.

-Les premières torpedobat sont deux vedettes d’origine anglaise, les MTB-3 et 4 mises en service en 1925 et désarmées en août 1940. Elles sont ensuite utilisées comme auxiliaires portuaires, rôle de l’ombre qui s’achève par leur désarmement et leur démolition en 1952.

Du temps de leur carrière de vedette lance-torpilles, elles déplaçaient 12.5 tonnes, mesuraient 16.2m de long pour 3.40m de large et un tirant d’eau de 1.10m. Filant à 40 nœuds, elles étaient armées par sept hommes qui mettaient notamment en œuvre une mitrailleuse et les deux torpilles de 450mm embarquées.

-Les vedettes suivantes ont été baptisées T-3 et T-4. Mises en service en 1941 elles sont toujours là en septembre 1948 et même en 1954 quand le second conflit mondial se termine. Elles sont désarmées respectivement en 1964 et 1966.

Ces navires déplaçaient 20 tonnes pour une longueur de 18.3m, une largeur de 4.70m et un tirant d’eau de 1.50m. Avec leurs 2300 ch, les deux moteurs essence qui entrainaient chacun une hélice permettaient à ces navires de filer à 40 nœuds. L’armement se composait de deux mitrailleuses, de deux torpilles de 450mm, le tout manœuvré par huit hommes.

-A l’automne 1940 la Suède rachète à l’Italie quatre vedettes les MAS-513 514 515 et 516. Ces vedettes ne vont pas connaître une nouvelle carrière active mais vont servir aux ingénieurs suédois à mettre au point un nouveau modèle de torpedobat.

Précisons tout de même que ces vedettes italiennes déplaçaient 21.5 tonnes, mesuraient 17m de long pour 4.4m de large et un tirant d’eau de 1.30m, filaient à 44 nœuds (puissance propulsive de 2000ch assurée par deux moteurs diesels) avec un armement composée d’une mitrailleuse de 13.2mm, de deux torpilles de 450mm et de six grenades ASM, le tout mis en œuvre par dix hommes.

-Le travail mené sur les vedettes italiennes aboutit à la production de deux classes de vedettes lance-torpilles.

La première était composée de vedettes immatriculées T-15 à T-18 , des vedettes de 22.5t, mesurant 18.7m de long pour 4.60m de large et un tirant d’eau de 1.50m.

Propulsées par deux moteurs à essence développant 2300ch et entrainant deux hélices, elles pouvaient filer à 45 nœuds et étaient armées d’un canon de 20mm et de deux torpilles de 450mm, l’équipage se composant de 11 hommes.

La seconde était plus nombreuse car composée de vedettes immatriculées T-21 à T-31, des vedettes déplaçant 27 tonnes, mesurant 20m de long pour 5m de large et 1.50m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 3000ch (deux moteurs essence, deux hélices) leur permettant d’atteindre la vitesse maximale de 49 nœuds. L’armement était plus puissant avec un canon de 20mm, deux torpilles de 533mm mais l’équipage était toujours composé de onze hommes.

Durant le conflit ces vedettes n’auront pas l’occasion de combattre mais toutes ne sortiront pas indemnes du conflit, la T-15 étant perdue le 14 mars 1949 dans une collision avec un caboteur, la T-21 étant victime d’un incendie le 8 septembre 1952 alors que les T-29 et T-30 furent coulées dans leur collision mutuelle au large de Stockholm le 8 janvier 1954. Les autres vedettes ont été retirées du service actif au milieu des années soixante.

Patrouilleurs

-En 1942 après cinquante et un an de service, la cannonière Svenskund est désarmée puis démolie, sa préservation en réserve ne se justifiant pas en raison de son âge et de son usure. C’était un navire de 280 tonnes, mesurant 38.5m de long pour 7.90m de large et un tirant d’eau de 3m, une vitesse maximale de 12.5 nœuds et un armement composé de deux canons de 57mm auxquelles pouvaient s’ajouter des mines quand la canonnière se transformait en mouilleur de mines occasionnel.

-En 1931 et 1932 la marine suédoise met en service deux patrouilleurs de Classe Asköfjard, des unités baptisées Asköfjard et Baggensfjärd. Ces navires vont servir dans la Svenska Marinen jusqu’en 1958 et 1959 quand ils sont désarmés puis démolis.

Ces navires déplaçaient 25 tonnes, mesuraient 19.3m de long pour 3.80m de large et un tirant d’eau de 1.50m. Leur moteur diesel de 92ch leur permettait d’atteindre la formidable vitesse de……11.5 nœuds, l’armement se limitant à un canon de 37mm, l’équipage à sept hommes.

-Si la classe Asköfjard se composait de deux unités, la Classe Edofjärd se composait elle de trois unités mises en service en 1933 (Kanholmsfjörd Lidöfjard Edöfjard), des unités qui vont servir jusqu’à leur désarmement survenu en 1959.

Ces navires déplaçaient 28 tonnes, mesuraient 21.2m de long pour 3.80m de large et un tirant d’eau de 1.50m, un diesel de 92ch entrainant une hélice leur permettant d’atteindre la vitesse de 11.5 nœuds. L’armement était identique aux précédents tout comme le nombre de membres d’équipage.

-Dans cette catégorie nous trouvons également cinq patrouilleurs type SVK-1 logiquement baptisés SVK-1 à SVK-5, ces cinq navires étant mis en service en 1944. Ils vont servir au sein de la Svenska Marinen jusqu’en 1959 quand ils sont transférés aux Douanes suédoises.

Ces navires déplaçaient 19 tonnes, mesuraient 16.5m de long pour 3.70m de large et 1.20m de tirant d’eau. Leur unique diesel de 100ch entrainant une hélice leur permettant d’atteindre la vitesse maximale de 10.5 nœuds. Leur armement se composait d’un canon de 20mm et de deux mitrailleuses, l’équipage était de 12 hommes.

-Les six patrouilleurs Type V51 appartenaient eux à la Kustartilleriet, l’artillerie côtière. Ils sont mis en service en 1944 (V-51 V-55) et en 1945 (V-52/V-53/V-54/V-56) pour une carrière qui s’acheva dans les années soixante-dix.

Déplaçant 120 tonnes (145 tonnes à pleine charge), ils mesuraient 32m de long pour 5.30m de large et un tirant d’eau de 2.20m. Propulsés par une machine verticale à triple expansion alimentée en vapeur par une chaudière (puissance maximale de 400ch), ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 11 nœuds. Le rôle des douze membres d’équipage était notamment de mettre en œuvre l’armement en l’occurrence un canon de 20mm et une mitrailleuse de 8mm.

-Le patrouilleur TV-116 mis en service en 1935 déplaçait 36 tonnes, mesurait 24.4m de long pour 4.20m mais j’ignore tout du reste de ses capacités.

Navires de soutien

Durant la Pax Armada la Svenska Marinen renforce sa flotte de soutien même si ses besoins sont sans commune mesure avec ceux des grandes marines qui ont elles besoin d’un important train d’escadre.

Elle remplace notamment des navires antédiluviens par des unités modernes dont elles reprennent le nom comme pour transmettre le flambeau.

Parmi les navires concernés on trouve un navire-hôpital le Verdande mis en service en 1943 et qui succède à un navire de 1880 utilisé jusqu’en 1920 et qui après son désarmement avait passé des années à attendre qu’on décide de son sort.

Même chose pour le bâtiment-dépôt Skagul qui succède à un navire utilisé dans ce rôle de 1923 à 1940, pour le bâtiment-base Skuld mis en service en 1940 et le bâtiment-base de sous-marins Skäggald mis en service en 1941.

Détail moderne pour l’époque ces différents navires partagent la même coque et la même propulsion ce qui explique que certains écrits regroupent tous ces navires dans une unique classe.

Cela explique aussi leurs dimensions semblables avec un déplacement standard de 6000 tonnes, une longueur de 108m pour 17m de large et un tirant d’eau de 5m. La propulsion est classique avec des turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières, la vitesse variant de 15 à 20 nœuds. Si le Verdande navire-hôpital oblige n’est pas armé, les autres disposent d’un armement composé de deux canons de 105mm, de canons de 25 et de 40mm et de mitrailleuses.

Ces navires vont aussi partager le privilège d’avoir une longue carrière puisque le Verdande n’est désarmé qu’en 1980, le Skagul en 1982, le Skuld en 1983 et le Skäggald en 1985. Si le navire-hôpital n’à pas été remplacé, les trois autres ont été remplacés par deux bâtiments de soutien polyvalent mais cela sort du cadre de l’histoire qui nous intéresse.

Navires de guerre des mines

-En 1940 et 1941 sont mis en service deux transports/mouilleur de mines baptisés Fällaren et Minören, des navires de 170 tonnes à pleine charge, mesurant 31.8m de long pour 6.20m de large et un tirant d’eau de 2.20m. Avec deux diesels de 120ch et une hélice, ces navires qui n’étaient pas armés pouvaient filer à 9 nœuds.

HMS Alvsnablen

-Deux ans plus tard en mai 1943 la marine suédoise met en service l’Alvsnablen, un mouilleur de mines hauturier. Son origine est singulière car il s’agissait d’une coque d’un cargo rachetée sur cale par la marine suédoise après la faillite de l’armateur qui l’avait commandé. Ce navire va servir de mouilleur de mines, de navire de transport et de bâtiment de soutien jusqu’à son désarmement en 1975.

Il déplaçait 4250 tonnes, mesurait 102m de long pour 13.6m de large et un tirant d’eau de 4.90m.

Propulsé par un moteur diesel de 3000ch entrainant une hélice, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 14 nœuds et franchir 12400 miles nautiques à 13 nœuds. Il était solidement armé avec quatre canons de 152mm, huit canons de 40mm en deux affûts doubles, six canons de 25mm et jusqu’à 380 mines.

-Satisfaite de ce navire, la marine suédoise en commande deux quasiment identiques, des navires baptisés Alvsborg et Visgborg mis en service respectivement en septembre 1945 et mai 1947, des navires qui vont servir sous le pavillon bleu et or jusqu’en 1977 et 1979 respectivement.

-La Kustartilleriet disposait aussi de mouilleurs de mines côtiers, des Angkranpramen, le n°3 déplaçait 190 tonnes pour une vitesse de 6.5 nœuds, les n°5,6,7 et 8 eux déplaçaient 120 tonnes pour une vitesse maximale de 7.5 nœuds alors que le n°9 lui déplaçait 120 tonnes pour une vitesse de 9.1 nœuds.

Le Mul.10 mis en service en 1939 déplaçait lui 166 tonnes, mesurait 27.4m de long pour 5.64m de large et 2.30m de tirant d’eau, une vitesse maximale de 9.5 nœuds et un armement défensif d’une puissance redoutable soit quatre mitrailleuses de 8mm.

-Les dragueurs de mines Sökaren Sveparen et Sprangaren mis en service en 1918 ont été transformés en 1930 en remorqueur (Sökaren) et en tender pour les deux autres.

Ces trois navires qui vont être retirés du service durant le second conflit mondial car trop usés déplaçaient 227 tonnes (266 tonnes à pleine charge), mesuraient 27.8m de long pour 6.80m de large et 3m, filaient à 10 nœuds avec un armement composé d’un canon de 57mm, d’un système de déminage et parfois de mines, l’équipage se composant de 17 hommes.

-Les dragueurs de mines littoraux (MSC Minesweeper Coastal) M-1 et M-2 ont été mis en service en 1938 et vont servir dans la marine suédoise jusqu’au milieu des années soixante avant de servir de bâtiment-école à quai avant d’être démoli au milieu des années quatre-vingt.

Ces navires déplaçaient 61 tonnes (62 pour le M-2), mesuraient 30m de long (29.8 pour le M-2) pour 4.30m de large (3.95m pour le M-2) et un tirant d’eau de 1m (1.03m pour le M-2).

Ces deux navires pouvaient atteindre une vitesse respectable pour des navires de ce type à savoir respectivement 16.5 et 18 nœuds, la différence s’expliquant par 30ch de différence en terme de puissance propulsive. L’armement était en revanche identique avec une mitrailleuse de 13.2mm, des charges de profondeur et un système de déminage, le tout mis en œuvre par onze hommes.

-La marine suédoise met en œuvre une flotte appréciable de dragueurs de moines côtiers avec le Type M-3 et le Type M-15.

Le premier type est composé de douze navires immatriculés (M-3 à M-14), des navires mis en service en 1940 (M-3/5/7/9/11) et 1941 (M-6/8/10/12/14) et qui vont servir dans la marine suédoise jusqu’au début des années soixante sauf le M-3 perdu sur une mine suédoise et le M-14 victime d’un incident et qui coula à son poste.

Cette version simplifiée du M-1 déplaçait 50 tonnes, mesurait 25m de long pour 5.10m de large et un tirant d’eau de 1.40m, deux moteurs diesels développant 400ch entrainant deux hélices lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 13 nœuds. Ils étaient armés d’un canon de 20mm et d’un système de dragage de mines. A noter que pendant la guerre ils ont reçu deux mitrailleuses pour renforcer (sic) leur armement défensif.

Le second type est composé lui aussi de douze navires immatriculés (M-15 à M-26), des navires inspirés des précédents, des navires mis en service en 1941 sauf le M-19 en 1942. Deux navires sont perdus durant la guerre, le M-15 qui s’échoue sur une roche non cartographiée près de Goteborg et le M-27 qui coula dans une tempête biblique le 30 mars 1952. Les autres ont été désarmés au milieu des années soixante.

Ces navires déplaçaient 70 tonnes, mesuraient 27.7m de long pour 5m de large et un tirant d’eau de 1.50m. Propulsés par deux moteurs diesels de 205ch entrainant deux hélices, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 13 nœuds, son armement étant identique aux précédents.

HMS Bremön

-Pour le dragage de mines océanique, la marine suédoise s’appuie sur les quatorze unités de la Classe Arholma.

Ces unités ont été mises en service en 1939 (Arholma Landsort), en 1940 (Bremön Holmön Koster Vinga) et en 1941 (Sandon Ulvön Bredskan Grönokar Ramskär örskär Kullen Ven). Modifiés et modernisés à la fin des années cinquante, ils ont été désarmés à la fin des années soixante et démolis.

A noter que ces dragueurs de mines servaient également de patrouilleur et d’escorteur côtier pour relayer des unités plus importantes et plus spécialisées

Ces navires déplaçaient 365 tonnes (442 tonnes à pleine charge), mesuraient 56.7m de long pour 7.60m de large et 2.10m de tirant d’eau, une propulsion composée deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 3200ch et entrainant deux hélices permettant une vitesse maximale de 17 nœuds.

Ils étaient armés de deux canons de 105mm, de quatre canons de 25mm et deux canons de 40mm, deux mortiers, des mines et des systèmes de dragage des mines. L’équipage se composait de 37 hommes.

Pologne et Pays Neutres (85) Suède (20)

Destroyers

En septembre 1939 le plus ancien destroyer suédois en service est le Wale mis en service en 1908. Il s’agit d’un petit navire dépassant 430 tonnes (461 tonnes à pleine charge), mesurant 66.1m de long sur 6.30m de large pour un tirant d’eau de 2.80m.

Propulsé par deux machines verticales à expansion entrainant deux hélices et alimentées en vapeur par quatre chaudières il pouvait grâce à ses 7665ch de puissance atteindre la vitesse maximale de 30 nœuds pour une distance franchissable de 1400 miles nautiques à 12 nœuds. Il était armé de deux canons de 75mm, de quatre canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm, l’équipage étant composé de 54 officiers et marins.

Désarmé en octobre 1940 il est mis en réserve. En septembre 1948 il est réarmé en patrouilleur pour protéger les côtes et la navigation littorale. Le 17 mars 1952 il s’échoue. Trop endommagé, il est désarmé et démantelé sur place après récupération de tout ce qui est récupérable.

HMS Vidar

Les trois destroyers de Classe Vidar (Vidar Ragnar Sigurd) mis en service respectivement en 1910, 1909 et 1909. Il fût un temps question de les moderniser mais au final la Svenska Marinen préféra les remplacer par des navires plus gros et plus modernes. En réserve ils ne sont pas réarmés et sont démolis après guerre.

Les destroyers de classe Vidar déplaçaient 430 tonnes (460 tonnes en charge), mesuraient 66.1m de long pour 6.30m de large et un tirant d’eau de 2.70m. Propulsés par deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow développant 7200ch et entrainant deux hélices, ces destroyers pouvaient filer à 30 nœuds et franchir 1400 miles nautiques à 12 nœuds. Ils étaient armés de deux canons de 75mm, quatre canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm, l’équipage se composant de 54 officiers et marins.

HMS Hugin

Les deux destroyers Hugin et Munin mis en service respectivement en 1911 et 1913 sont désarmés en 1945 et remplacés par des unités plus modernes. Non réarmés pendant la guerre ils sont démolis à la fin des années cinquante.

C’étaient des navires déplaçant 446 tonnes (500 à pleine charge), mesurant 66.3m de long pour 6.50m de large et un tirant d’eau de 3.50m, une propulsion assurée par des turbines à engrenages (deux) entrainant des hélices (deux), alimentées par quatre chaudières Yarrow. Avec une puissance de 10000ch, ils pouvaient filer à 33 nœuds et franchir 1500 miles nautiques à 16 nœuds. L’équipage de 72 hommes participe notamment à la mise en œuvre de l’armement en l’occurrence quatre canons de 75mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm.

HMS Wrangel

Les deux destroyers formant la classe Wrangel (Wrangel Wachtmeister) sont mis en service en 1918, sont encore en service en septembre 1939 et même en septembre 1948. Pour cela ils ont été modernisés entre 1940 et 1942 avec une remise en état générale, une modernisation de la propulsion et comme nous le verrons une modification de l’armement.

Avec ces travaux ils peuvent faire la soudure avec des destroyers plus modernes et s’occuper de missions sous-dimensionnées pour les jagare les plus récents de la Svenska Marinen. Ils sont désarmés dès la fin du conflit car à bout de potentiel. Utilisés comme pontons (le Wrangel comme ponton électrique et le Wachtmeister comme ponton-école) ils sont finalement démolis au cours des années soixante-dix.

Durant leur carrière de destroyers, ces deux unités déplaçaient 415 tonnes (498 tonnes à pleine charge), mesurant 72m de long pour 6.90m de large avec un tirant d’eau de 2.80m. Son système propulsif composé de turbines à engrenages et de chaudières à vapeur dévellopait 13000ch entrainant deux hélices ce qui leur permettait d’atteindre une vitesse maximale de 34 nœuds, le mazout embarqué leur permettant de franchir 1300 miles nautiques à 18 nœuds.

L’armement d’origine se composait de quatre canons de 75mm, d’un canon de 25mm, de deux mitrailleuses de 6.5mm et de deux plate-formes lance-torpilles doubles de 457mm. Une fois modernisés ces deux navires disposaient d’un canon de 105mm, d’un canon de 75mm, de 4 canons de 25mm et de quatre tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes doubles.

Le HMS Ehrensköld

Les deux destroyers de la Classe Ehrensköld (Ehrensköld Nordenskjöld) sont mis en service en 1927 et sont toujours là quand le second conflit mondial débute. Transformés en frégates ASM en 1955/56 ces deux navires connaissent des destins différents, l’Ehrensköld servant de navire-école de 1963 à 1980 avant d’être démoli alors que le second désarmé en 1965 est démoli après avoir été privé de toutes les pièces détachées susceptibles d’intéresser son sister-ship.

Ces deux navires déplaçaient 974 tonnes (1160 tonnes à pleine charge) pour une longueur de 91.4m, une largeur de 8.88m et un tirant d’eau de 3.80m. Leur système propulsif (turbines à engrenages et chaudières à vapeur entrainant deux hélices as usual) développant 24000ch leur permettait de naviguer à 36 nœuds et de franchir 1600 miles nautiques à 12 nœuds.

L’armement d’origine se composait de trois canons de 120mm, de deux puis huit canons de 40mm, de deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, de quatre grenadeurs (deux projecteurs latéraux et deux de sillage) et en cas de besoin de vingt mines. L’équipage se composait de 120 officiers et marins.

Transformé en frégate l’Ehrensköld était armé d’un canon de 76mm, de deux tourelles doubles de 40mm, d’un lance-roquettes ASM et de quatre plate-formes triples lance-torpilles ASM, le reste de l’armement étant débarqué.

Le HMS Klas Horn

Composée de deux unités (Klas Horn et Klas Uggla), la Classe Klas Horn est mise en service en 1932 mais pour la seconde unité la carrière s’achève brutalement le 17 mars 1941. Ce jour là une explosion dont l’origine n’à jamais pu être déterminée provoque le naufrage de trois destroyers (Goteborg Klas Horn Klas Uggla). De ce Désastre d’Harsfjarden le Klas Uggla n’en ressort pas. Trop endommagé il est démoli à la différence des deux autres navires qui sont renfloués, réparés et remis en service. Le Klas Horn est désarmé en août 1958 et démoli.

Les destroyers type Klas Horn déplaçaient 1004 tonnes (1190 tonnes à pleine charge), mesuraient 92.4m de long pour 8.90m de large et un tirant d’eau de 3.70m. Son système propulsif turbines à engrenages et chaudières à vapeur (respectivement deux et trois) développe 26000ch, entrainant deux hélices.

Filant à 37 nœuds, franchissant 1600 miles nautiques à 20 nœuds, ces destroyers armés par 119 hommes étaient armés de trois canons de 120mm, deux canons de 40mm (nombre porter à six durant le second conflit mondial), deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, quatre grenadeurs et jusqu’à vingt mines en mission de mouillage de mines.

Le HMS Goteborg

La Classe Gotebörg est composée de six navires mis en service en 1936 (Göteborg), en 1937 (Stockholm), en 1939 (Malmö), en 1940 (Karlskrona) et en 1941 (Gävle Norrköping).

Ces navires vont former le cœur de la force de jagare de la marine suédoise, menant des patrouilles et des escortes pour protéger la navigation suédoise des belligérants. Ces navires sont modernisés à la fin des années cinquante avant d’être désarmés en 1969 (Gävle Stockholm), en 1971 (Göteborg Malmö) et en 1973 (Karlskrona Norrköping). Tous ont été démolis.

Ces destroyers déplaçaient 1024 tonnes (1184 tonnes à pleine charge), mesuraient 94.6m de long pour 9m de large et 3.80m de tirant d’eau.

Propulsés par deux turbines De Laval alimentées en vapeur par trois chaudières Penhoët (développant 32000ch) entrainant deux hélices, ces destroyers pouvaient filer à 39 nœuds et franchit 1200 miles nautiques à 20 nœuds.

L’armement se composait de trois canons de 120mm en affûts simples, deux affûts doubles de 25mm (quatre canons de 40mm Bofors sont ajoutés durant le second conflit mondial), deux mitrailleuses de 8mm, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, quatre grenadeurs et vingt mines en mission de mouillage de mines.

Ils étaient armés de trois canons de 105mm polyvalents en affûts simples sous masque, deux puis six canons de 40mm Bofors, deux puis quatre canons de 20mm Oerlikon et une plate-forme triple lance-torpilles de 533mm. Son équipage se composait de cent hommes.

Le destroyer HMS Visby

Les quatre unités de Classe Visby (Visby Sundsvall Hälsingborg Kalmar) ont été mises en service en 1943 pour les trois premiers et en 1944 pour la dernière. Modernisés entre 1960 et 192, ils sont désarmés respectivement en 1982, 1983, 1979 et 1981.

Ces navires déplaçaient 1135 tonnes (1320 tonnes à pleine charge), mesuraient 98m de long, 9m de large et 3.80m de tirant d’eau. Propulsés par des turbines à engrenages Laval alimentées en vapeur par trois chaudières, développant 32000ch et entrainant deux hélices, ils pouvaient filer à 39 nœuds et filer à 1600 miles nautiques à 20 nœuds.

Ils étaient armés de trois canons de 120mm, de quatre canons de 40mm (un double et deux simples, nombre porté durant la guerre à douze en six affûts doubles), deux affûts triples lance-torpilles de 533mm, quatre grenadeurs et 40 à 46 mines en mission de mouillage de mine. Son équipage se composait de 155 officiers et marins.

Le HMS Oland

Les deux unités de Classe Öland (Öland Uppland) sont mises en service en 1947 et 1948. Ils sont modernisés au début des années soixante puis désarmés respectivement en 1971 et 1973. Ils servent de cibles de tir avant d’être démolis.

Ces navires déplaçaient 1880 tonnes (2250 tonnes à pleine charge), mesurant 112m de long pour 11.2m de large et un tirant d’eau de 3.40m. Propulsés par deux groupes de turbines De Laval alimentées en vapeur par deux chaudières Penhoët dévéloppant 44000ch et entrainant deux hélices, il pouvait filer à 35 nœuds et franchir 2500 miles nautiques à 20 nœuds.

Ils étaient armés de deux tourelles doubles de 120mm, huit canons de 40mm en quatre affûts doubles, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, deux grenadeurs de sillage et en cas de mission de mouillage de mines 40 mines. Son équipage se composait de 210 officiers et mariniers.

Les destroyers de la Classe Vidar (Vidar Ragnar Sigurd Hugen) sont mis en service durant le second conflit mondial respectivement en 1950, 1951, 1952 et 1953. Refondus en 1962 et 1963, ils sont désarmés respectivement en 1975, en 1976, en 1977 et 1979.

Ces navires déplaçaient 1975 tonnes (2400 tonnes à pleine charge), mesurant 112m de long pour 11.2m de large et un tirant d’eau de 3.40m. Propulsés par deux groupes de turbines De Laval alimentées en vapeur par deux chaudières Penhoët dévéloppant 44000ch et entrainant deux hélices, il pouvait filer à 33 nœuds et franchir 2300 miles nautiques à 20 nœuds.

Ils étaient armés de trois tourelles doubles de 120mm, huit canons de 40mm en quatre affûts doubles, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, deux grenadeurs de sillage et en cas de mission de mouillage de mines 40 mines. Son équipage se composait de 210 officiers et mariniers.

Mitteleuropa Balkans (174) Grèce (18)

Navires

Cuirassé

En septembre 1948 la marine grecque ne possède qu’un seul et unique cuirassé ou plutôt un croiseur de bataille ou un grand croiseur puisque le cousin du Suleiman turc est issu des Large Cruiser de l’US Navy, la classe Alaska.

Ces frères ennemis qui ne s’affrontèrent jamais ont d’ailleurs été à l’origine du renforcement de l’armement des dits croiseurs puisqu’aux neuf canons de 305mm en trois tourelles triples, les grecs comme les turcs préférèrent des canons de 356mm, six canons en trois tourelles doubles.

Ces canons vont également armer les cuirassés brésiliens et argentins en remplacement de leurs canons de 305mm.

-Le Salamis est mis sur cale aux chantiers navals Newport News Shipbuilding & DryDock Company le 17 mars 1942 mis à flot le 8 septembre 1945 et commissioned le 17 juin 1946, jour de son arrivée en Grèce.

Navire-amiral de la marine grecque dont le roi est le commandant honoraire, le cuirassé constitue une menace claire pour la marine italienne.

A plusieurs reprises les grecs soupçonnent les italiens d’avoir tenté de neutraliser le cuirassé avant même le conflit.

Ils en auront la preuve quand la France transmettra à Athènes des documents découvert au siège des services de renseignement italiens à Rome qui prouvent que des plans de neutralisation ont été étudiés et certaines opérations menées à bien.

Il participe naturellement à la Campagne de Grèce moins en affrontant la marine italienne (qui de toute façon à fort à faire face aux marines françaises et britanniques) qu’en appuyant les troupes grecques qui apprécièrent les lourds obus de 356mm (721kg) quand les troupes italiennes et allemandes étaient sur le point de les déborder.

Naturellement une telle cible ne peut échapper à l’ennemi qui va tenter de l’envoyer par le fond à de nombreuses reprises. Selon certains marins grecs c’est la présence d’une icône de la Vierge qui à protégé le navire à plusieurs reprises.

Le 17 septembre 1949, un Savoia-Marchetti SM-79 Sparviero place deux bombes de 250kg sur le cuirassé, le premier projectile détruisant un affût double de 127mm tribord et le second provoquant un incendie du hangar hydravion.

Les dégâts sont limités et le cuirassé est rapidement réparé. Il retourne au combat, bombardant des cibles au sol et couvrant l’évacuation de troupes grecques d’îles en utilisant sa puissante DCA.

Le 12 décembre 1949 il est attaqué par un sous-marin italien qui lance quatre torpilles. Une anguille touche le cuirassé sans exploser, la deuxième explose à l’avant du navire au niveau du puit à chaine, les deux autres se perdant en mer.

Le navire parvient à se replier sur la Crète. Les dégâts sont importants mais pas irréparables. Par chance un dock flottant venant de Thessalonique s’était retrouvé à La Sude pour échapper aux bombardements. Mis au sec, le croiseur de bataille est réparé mais les grecs sont conscients que cette réparation est provisoire.

Le 4 mars 1950 il est sévèrement endommagé par l’aviation allemande qui place pas moins de six bombes sur le croiseur de bataille. Selon les officiers britanniques qui ont visité le navire à son arrivée à Alexandrie le 2 avril 1950 sa survie tient du miracle (Comme quoi les histoires sur la protection assurée par l’icone de la Sainte Vierge sont vraies).

Les britanniques sont sceptiques sur l’utilité et même la nécessité de le remettre en état mais finissent par accepter. Les travaux ont lieu à Alexandrie de juin 1950 à janvier 1952. Ces travaux de remise en état sont doublés d’une modernisation de ses capacités (radars, renforcement de la DCA notamment).

Il est utilisé un temps dans l’Océan Indien de mars à septembre 1952 pour couvrir la navigation dans l’Océan Indien avant de retourner en Méditerranée pour participer aux opérations ANVIL SLEDGEHAMMER et SWORD. Il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Victime d’un sabotage le 17 janvier 1955 il est endommagé par échouage. Remis à flot il est réparé et participe à la guerre civile grecque comme canonnière contre les maquisards communistes qui n’ont rien pour riposter à cette puissance de feu.

Navire-amiral de la marine grecque il sert de navire-école de 1962 à 1970 avant d’être mis en réserve en décembre 1970. Il est désarmé le 17 juin 1971 puis est finalement démoli en 1975 après l’échec d’un projet de préservation.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 29771 tonnes pleine charge 34253 tonnes

Dimensions : longueur 246.4m largeur 28m tirant d’eau 8.3m

Propulsion : 4 turbines à engrenages General Electric alimentées par 8 chaudières Babcox & Wilcox dévellopant une puissance totale de 150000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 31.4 à 33 noeuds distance franchissable : 12000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture de 127 à 228mm pont blindé 96 à 101mm pont principal 35mm troisième pont 15mm barbettes 279 à 330mm tourelles 325mm pour la face avant 127mm sur le toit 133 à 152mm pour les faces latérales et arrières. Passerelle : 269mm pour la face et 127mm pour le toit

Armement : six canons de 14 pouces (356mm) Mark 13 en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), seize canons de 127mm Mark 12 en huit tourelles doubles (trois à tribord, trois à babord et deux au dessus de la tourelle III de 356mm), vingt-quatre canons de 40mm Bofors en six affûts quadruples et 32 canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Lors de sa transformation en navire-école, seule la tourelle I et la tourelle III sont opérationnelles, la tourelle II étant débarquée mais le projet de le remplacer par des missiles surface-air ne s’est pas concrétisé. Les huit tourelles doubles de 127mm sont réduites à quatre, la DCA légère réduite également.

Aviation : Deux catapultes et un hangar pour un total de 2 hydravions Supermarine Walrus. Ces installations sont débarquées en 1957, une plate-forme hélicoptères est aménagée à la poupe.

Equipage : 1517 officiers et marins en version croiseur de bataille

Croiseurs

Le Georgios Averoff

Le Georgios Averoff est un croiseur cuirassé de conception et de fabrication italienne. C’est en effet la troisième unité de classe Pisa avec les Pisa et Amalfi (le premier à été démoli en 1937 et le deuxième coulé en 1915), le futur «Oncle Georges» comme l’ont appelé les grecs ayant été visiblement commandé sans demander l’avis de la marine italienne.

-Le Georgios Averoff est mis sur cale aux chantiers navals Cantiere Navale Fratelli Orlando sis à Livourne en 1907 lancé le 12 mars 1910 et mis en service le 16 mai 1911.

Il participe aux guerres balkaniques notamment la première où il joue un rôlé clé dans la maitrise de la mer Egée par les grecs ce qui empêcha les ottomans de transférer des troupes d’Asie en Europe.

Il joue un rôle mineur durant la première guerre mondiale puis durant la guerre gréco-turque entre 1919 et 1922.

Modernisé en France entre 1925 et 1927 il est clairement obsolète en septembre 1939 et que dire neuf ans plus tard. Il y eut des projets de le remplacer par un croiseur du même nom plus moderne mais ce projet ne dépassa pas le stade de l’intention.

Utilisé comme ambassadeur flottant et comme navire-école, il reste navire-amiral de la marine grecque jusqu’à la mise en service du Salamis.

Durant la campagne de Grèce il est endommagé à plusieurs reprises mais parvient à se réfugier en Crète puis à Alexandrie.

Il opère dans l’Océan Indien pour protéger la navigation puis retourne en Méditerranée quand les eaux devinrent plus sures pour le «Vieux» comme les marins grecs appelaient respectueusement ce navire.

Désarmé en mai 1956, il est mouillé dans un coin de la base navale de Salamis oublié pour ainsi dire de tous même si ça et là d’anciens marins ayant servit à son bord viennent l’entretenir.

Un projet de musée est étudié dès 1972 mais traine en longueur. L’échec de la préservation du Salamis fait figure d’électrochoc et tout est mis en œuvre pour préserver l’un des derniers croiseurs cuirassés de la planète. Le Musée flottant Georgios Averoff est officiellement créé le 14 mars 1982 et ouvert au public le 2 septembre suivant. Il trône fièrement à Phalère depuis.

Depuis 1996 le navire à été officiellement remis en service par la marine grecque qui y affecte un noyau d’équipage.

Tous les matins à lieu la cérémonie de levée des couleurs et des prises d’armes ont lieu pour célébrer la date de mise en service du navire (16 mai), de son désarmement (10 mai), des batailles d’Elli (16 décembre) et de Lemnos (16 janvier) sans oublier des dates comme la libération d’Athènes (17 décembre). Des détachements étrangers participent parfois lorsque des navires font escale à Athènes.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 10116 tonnes en charge 10400 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 140.13m largeur 21m tirant d’eau 7.18m

Propulsion : deux machines à vapeur à expansion (type compound) alimentées en vapeur par vingt-deux chaudières Belleville développant 19000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 23.5 nœuds (20 nœuds en pratique) distance franchissable 2480 miles nautiques à 17.5 nœuds

Protection : ceinture 200mm(80mm aux extrémités) Ponts blindés supérieur à 40mm Tourelles de 234mm : 200mm Tourelles de 190mm : 175mm Barbettes : supérieur à 180mm Bloc passerelle supérieur à 180mm

Armement : (origine) Deux tourelles doubles de 234mm (une avant et une arrière), Quatre tourelles doubles de 190mm latérales, seize canons de 76mm en affûts simples, quatre canons de 47mm en affûts simples et trois tubes lance-torpilles de 37mm AA.

(refonte) Deux tourelles doubles de 234mm, Quatre tourelles doubles de 190mm, Huit canons de 76mm, Quatre canons de76mm et Six canons de 37mm tous antiaériens

(Second conflit mondiale) Deux tourelles doubles de 234mm, Quatre tourelles doubles de 190mm, Huit canons de 3 pouces antiaériens, douze canons de 20mm Oerlikon et huit canons de 40mm Bofors

Equipage : 670 officiers et marins

L’Elli (1912)

Au début des années 1910, la marine impériale chinoise passa commande aux chantiers navals de la New-York Shipbuilding Corporation de trois croiseurs protégés formant la classe Chao-Ho mais la révolution nationaliste de 1912 entraine l’annulation de la commande. Un des croiseurs baptisé Fei Hong va être achevé puis vendu à la Grèce sous le nom d’Elli.

-L’Elli est mis sur cale aux chantiers navals de la New-York Shipbuilding Corporation sis à Camden (New-Jersey) le 14 juin 1911 lancé le 9 mai 1912 et commissioned en 1914.

Il participe à la première guerre mondiale puis est modernisé dans les années vingt en compagnie du Georgios Averoff recevant des canons antiaériens et une capacité de mouillage de mines.

Un nouveau projet de modernisation envisagé est abandonné au profit de la construction de croiseurs légers modernes dont l’ainé va reprendre le nom de l’Elli qui est désarmé le 15 septembre 1940 puis démoli en 1943, l’artillerie étant réutilisée pour la défense côtière.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 2149 tonnes pleine charge 2642 tonnes

Dimensions : longueur 98m largeur 12m tirant d’eau 4.3m

Propulsion : nc

Performances : vitesse maximale 26 nœuds à la mise en service 18 nœuds en 1940 distance franchissable nc

Protection : nc

Armement : trois canons de 152mm en affûts simples sous masque, deux canons de 76mm, trois canonsde 40mm, deux tubes lance-torpilles de 483mm 100 mines marine

Equipage : 238 officiers et marins

Classe Elli

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF. Les croiseurs légers de classe Elli en sont très inspirés

A la fin des années trente la marine grecque se pose la question du remplacement des croiseurs Georgios Averoff et Elli.

Le remplacement du premier est considéré comme importante car le navire est militairement obsolète mais en revanche le remplacement du second fait plus débat même si ce navire n’est guère plus moderne qu’«Oncle George».

Ironie de l’histoire les croiseurs légers de classe Elli vont remplacer l’Elli alors que le Georgios Averoff va rester en service !

La Grèce lance le programme de nouveaux croiseurs à l’automne 1940. Elle souhaite une construction nationale mais le chantier naval de Phalère manque d’expérience dans le domaine des grandes unités de combat.

Aussi au printemps 1941 la Grèce signe un contrat d’assistance technique avec les chantiers navals français de la Ciotat qui va apporter son concours à la mise au point d’un croiseur léger.

Les projets sont ambitieux avec huit croiseurs légers mais finalement seulement deux baptisés Elli et Lemnos vont être mis en service.

Sur le plan technique, les croiseurs grecs s’inspirent des Arethusa britanniques avec trois tourelles doubles de 152mm (deux avant et une arrière), huit canons de 100mm français en quatre affûts doubles, une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples et une capacité de mouillage de mines. Ils devaient embarquer une catapulte avec une hydravion mais cela ne se produisit jamais.

-L’Elli est mis sur cale le 17 septembre 1942 lancé le 28 décembre 1943 et commissioned le 25 novembre 1945.

-Le Lemnos est mis sur cale le 4 février 1944 lancé le 17 juin 1946 et commissioned le 8 novembre 1947.

Ces navires doivent opérer seuls pour protéger la navigation, attaquer celle de l’ennemi, soutenir les destroyers……. .

En septembre 1948 suite au déclenchement du second conflit mondial les croiseurs grecs vont multiplier les patrouilles, portant des marques de neutralité sur les tourelles II et III de 152mm en l’occurrence des bandes bleues et blanches alors que sur le toit des tourelles on trouve le nom Hellas (Grèce). Cela n’empêche pas des avions officiellement non-identifiés (mais que tout le monde sait italiens) de se montrer très agressifs avec les croiseurs légers.

Quand l’opération Caesar est déclenchée le 5 mai 1949, l’Elli est seul opérationnel, son sister-ship étant immobilisé pour une avarie de chaudière.

Les deux croiseurs grecs vont opérer contre la marine italienne et quand il le fallait leurs obus de 152mm matraquaient durement les troupes italiennes.

Le 17 mars 1950 à lieu la Bataille du Golfe de Zanthe qui marque traditionnellement la fin de la Campagne de Grèce. L’Elli est engagé dans la bataille et va jouer un rôle clé dans la destruction du croiseur lourd Gorizia qui encaisse quatre obus du croiseur grec.

Il à moins de chance le 21 octobre 1950 en mer Egée. Menant un raid solitaire, il est informé par un hydravion français de la présence d’un convoi allemand parti du Pirée direction les Cyclades.

Ce convoi était composé de trois petits cargos, un pétrolier, quatre barges remorquées par des vedettes protégé par quatre R-Boot et deux petits escorteurs. Le croiseur grec attaque sans attendre l’arrivée de renforts.

Ses canonniers expérimentés détruisent deux R-Boote, un escorteur, incendie le pétrolier (qui survivra miraculeusement) et coule un cargo. Avertit par des écoutes d’une attaque aérienne il se replit à grande vitesse en direction de la Crète.

En début d’après midi, une vigie repère un périscope mais c’est trop tard. Deux anguilles frappent le croiseur qui se casse en deux, coulant rapidement. Moins de la moitié de l’équipage à survécu.

Le Lemnos est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement. Il va survivre au conflit, participant à des escortes de convois, étant détaché dans l’Océan Indien pour escorter des transports de troupes contre des raiders allemands.

Après le lancement des offensives stratégiques dans les Balkans, le croiseur léger escorte des convois, bombardent des positions ennemies pour débloquer une situation et couvrant des positions amies avec sa DCA.

Survivant au second conflit mondial, il est sérieusement endommagé durant la guerre civile grecque en octobre 1957 quand trois bombes explosent à bord du navire. Un incendie mal maitrisé reprend à plusieurs reprises. Le navire finit par couler suite aux paquets d’eau envoyés par les pompiers. Le bilan humain est lourd avec 77 officiers et marins tués. Les responsables de l’attentat capturés en 1962 seront condamnés à mort et exécutés.

Le croiseur est relevé, mis au bassin mais sa remise en état est abandonnée. Le navire est vendu à la démolition à un chantier turc ce qui suscite un beau scandale. Certains y verront un signe de la providence quand le croiseur prit en remorque coulé en mer Egée.

Au sein de la marine grecque il va être remplacé par le Gabriele d’Annunzio qui est rebaptisé Elli qui va servir dans la marine grecque jusqu’en 1974 quand il est désarmé après l’abandon d’un projet de transformation en croiseur lance-missiles. Il devait être préservé comme musée mais suite à un manque de fond, le croiseur est mis à l’écart à Salamis puis vendu à la démolition en 1985.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : Standard 5500 tonnes Pleine Charge : 6900 tonnes

Dimensions : longueur hors tout : 151.52m longueur entre perpendiculaires 144.3m largeur 15.54m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : ceinture 70mm ponts blindés 30mm soutes à munitions 48mm

Armement : 6 canons de 152mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), huit canons de 100mm modèle 1937 en quatre affûts doubles latéraux sous masque, huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, six canons de 20mm en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples

Aviation : aucune

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix

Mitteleuropa Balkans (82) Roumanie (12)

Navires

Croiseur léger NMS Miheai Viteazul

Lors du programme naval de 1937 la Marine Royale Roumaine prévoyait d’acquérir un croiseur léger mais ce navire qui allait être baptisé NMS Amiral Mugescu fût finalement achevé en mouilleur de mines pouvant également être utilisé comme navire de commandement et navire d’escorte lourd.

Finalement en juin 1942 la Roumanie sollicite différents chantiers navals pour un projet de croiseur léger. Ce projet est à la base roumain mais comme les architectes navals de la patrie de Cioran manquent d’expérience dans ce domaine, Bucarest souhaite une assistance étrangère.

C’est l’Allemagne qui l’emporte et envoie aux chantiers navals de Constansa une équipe d’ingénieurs et d’ouvriers spécialisés avec tout un lot de plans pour compléter et améliorer le plan roumain qui allait donner naissance à un croiseur léger semblable aux futurs unités de classe Berlin de la Kriegsmarine.

Semblable mais pas identique, l’unique croiseur léger de l’histoire roumaine étant plus petit, plus léger et moins armé que ses homologues allemands (Berlin, Frankfurt am Main, Dresden, Magdebourg, Emden, Bremen).

Il déplace en effet 7500 tonnes, mesurant 174m de long pour 14m de large et un tirant d’eau de 4.80m, un système propulsif comprenant des turbines à engrenages et des chaudières à vapeur développant 85000ch lui permettant d’atteindre la vitesse de 30 nœuds.

Son armement est composé de quatre tourelles doubles de 150mm, de six canons de 105mm en affûts simples sous masque, d’une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes.

Le projet d’embarquer une catapulte et un hydravion à été abandonné en raison d’une surcharge dans les hauts et du refus de réduire la puissance de feu.

Baptisé Miheai Viteazul (Michel 1er le Brave), il est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 4 septembre 1943 lancé le 14 mai 1945 et mis en service le 10 octobre 1947.

Navire-amiral de la marine roumaine, il va assurer des escortes de convois mais aussi des missions plus offensive comme l’attaque de la navigation soviétique et le bombardement de cibles à terre.

Il est endommagé à plusieurs reprises par l’aviation mais aussi lors d’échanges de tir avec une batterie côtière soviétique. Il est coulé le 14 janvier 1953 par l’aviation soviétique alors qu’il couvrait un convoi de renforts en direction d’Odessa.

Des bombardiers bimoteurs passent à l’attaque et touchent le croiseur léger à trois reprises. Le croiseur léger s’incline sur tribord puis sombre en quelques minutes ne laissant que fort peu de survivants.

Un sister-ship baptisé Cetatea Alba est mis sur cale en septembre 1948 mais sa construction n’est pas prioritaire ce qui fait qu’il n’est lancé qu’en octobre 1951 à une époque où son utilité est non seulement discutable sur le plan tactique mais aussi sur le plan logistique avec des problèmes d’effectifs pour la marine royale roumaine.

On décide tout de même de l’achever mais le 9 septembre 1952 il est victime d’un bombardement aérien français mené contre le port de Constansa. Douze bimoteurs Amiot 371 Berry escortés par des Arsenal VG.40 attaquent au crépuscule.

Des problèmes de détection et de coordination retardent l’intervention de la chasse de nuit et de la DCA. Cette dernière n’ouvre le feu que quand les premières bombes tombent sur le port.

Le futur croiseur pourtant bien camouflé n’échappe pas aux bombes françaises, trois d’entre-elles frappant le navire qui coule droit. Son épave sera relevée après guerre et démolie.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 7500 tonnes pleine charge 9500 tonnes

Dimensions : longueur 174m largeur 14m tirant d’eau 4.80m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières produisant de la vapeur surchauffée. Ce système fractionné (de l’avant à l’arrière chaufferie avant, machine avant, chaufferie arrière machine arrière) permet une puissance maximale de 85000ch entrainant deux hélices à pas variable triplace de 3.95m de diamètre.

Performances : vitesse maximale 30 nœuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 20 nœuds

Protection : ceinture 75mm pont principal 35mm tourelles 25mm bloc-passerelle 30mm

Armement : huit canons de 150mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), six canons de 105mm en affûts simples sous masque (trois à milieu tribord et trois à milieu bâbord), huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, six canons de 20mm en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plateformes triples

Aviation : aucune

Equipage : 457 officiers et marins

Destroyers et torpilleurs

Destroyers classe Regele Ferdinand

Le Regele Ferdinand

La classe Regele Ferdinand (classe Roi Ferdinand 1er _roi de Roumanie de 1914 à 1927) est une classe de deux destroyers de conception et de fabrication italienne. Baptisés Regele Ferdinand (roi Ferdinand [1er]) et Regina Maria (reine Marie, épouse de Ferdinand 1er), ils vont être les plus puissants destroyers de la marine roumaine, les unités de classe Maresti nouvelle version étant moins puissants que leurs ainés.

Ils sont commandés dans le cadre d’un programme naval de 1927 et sont destinés à compléter les deux destroyers de classe Maresti, deux des quatre destroyers de classe Vifor (voir ci-après) commandés par la Roumanie en 1914 mais que l’Italie avait réquisitionné au moment de son entrée en guerre.

Les deux unités de classe Regele Ferdinand sont inspirés des conducteurs de flottille britanniques de classe Skakespeare. Ils s’en différencient par la disposition de leur système propulsif, par un armement d’origine suédois et par la conduite de tir d’origine allemande. Quatre unités étaient prévues mais seulement furent finalement construites.

Regele Ferdinand (1935)

-Le Regele Ferdinand est mis sur cale en juin 1927 aux chantiers navals Pattison de Naples lancé le 1er décembre 1928 et mis en service le 7 septembre 1930.

Le Regina Maria

-Le Regina Maria est mis sur cale en 1927 aux chantiers navals Pattison de Naples lancé le 2 mars 1929 et mis en service le 7 septembre 1930.

Le 27 mai 1931, le roi de Roumanie Carol II et son premier ministre Nicolae Iorga visitent le navire à Constanza. En 1937 ils participent à Spitehead à la revue navale célébrant le couronement de George VI.

Ces deux navires sont modernisés entre 1941 et 1943 pour le premier et 1944 et 1946 pour le second. Outre une remise en état complète, ils recevoient un sonar de conception allemand, une DCA améliorée ainsi que différentes modifications de détail.

Toujours en service en septembre 1948 ils vont d’abord assurer la défense des côtes avant de participer à des escortes de convois, la RKKF se montrant assez agressive avant même le début de l’opération BARBAROSSA. Celle-ci commencée, les deux destroyers vont assurer des missions d’escorte, de patrouille, de lutte anti-sous-marine et d’appui-feu au profit des troupes au sol.

Le NMS Regele Ferdinand est torpillé par un sous-marin soviétique le 7 septembre 1950 (deux torpilles) au large des côtes de Roumanie, le destroyer traquant un sous-marin repéré par un hydravion qui avait tenté sans succès de l’attaquer. En revanche le NMS Regina Maria survit au conflit.

Saisi par les soviétiques au moment du coup d’état communiste, il est interné à Sébastopol puis rendu à la Roumanie en mars 1955. Devenu navire-école sous le nom de Romania, il va jouer ce rôle jusqu’en 1965 quand son usure entraine son retrait du service et sa vente à la démolition.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1422 tonnes pleine charge 1880 tonnes

Dimensions : longueur 101.9m largeur 9.6m tirant d’eau 3.51m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Thornycroft développant 52000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 37 nœuds distance franchissable avec 490 tonnes de mazour 3000 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : deux télémètres pour l’artillerie principal et un sonar S-Gerät.

Armement : cinq canons de 120mm Bofors en cinq affûts simples sous masque (deux à l’avant superposés, deux à l’arrière superposés, un derrière la cheminée arrière), un canon antiaérien Bofors de 76mm (remplacé ultérieurement par des canons de 20mm) entre les deux cheminées et un affût double de 40mm (remplacé par deux canons de 37mm et un affût double de 13.2mm), deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm. Ils peuvent emporter 50 mines ou 40 charges de profondeur

Equipage : 212 officiers et marins.

Destroyers classe Vifor

Le Marasesti

L’histoire de ces destroyers est particulièrement chaotique. Commandés en 1913 aux chantiers navals Pattison de Naples par et pour la marine roumaine ils vont être réquisitionnés par la Regia Marina, la marine royale italienne quand celle-ci rentre en guerre au printemps 1915. Achevés comme croiseurs-éclaireurs (esploratori), ils vont pour deux d’entre-eux connaitre une carrière sous pavillon roumain, les deux autres continuant à servir dans la marine italienne jusqu’à la fin des années trente quand ils sont transférés à la marine nationaliste espagnole.

Initialement baptisés Vifor Viscol Vârtej et Vijelie, ils devaient être armés de trois canons de 120mm, quatre canons de 75mm, cinq tubes lance-torpilles, une endurance de 10h à vitesse maximale ce qui entrainait une autonomie limitée mais comme ils devaient opérer en mer Noire cela n’était pas un immense problème. Ces quatre navires devaient être suivis de huit autres mais ce projet ne fût jamais mené à son terme.

Internés le 5 juin 1915, ils étaient achevés à 60% pour l’un, à 50% pour un autre, à 20% pour un troisième alors que le quatrième n’était pas encore sur cale.

Ils sont achevés et mis en service dans la marine italienne sous les noms d’Aquila,Falco, Nibbio et Sparviero respectivement le 8 février 1917, le 20 janvier 1920, le 15 mai 1918 et le 15 juillet 1917.

Les Sparviero et Nibbio sont vendus à la Roumanie le 1er juillet 1920 et rebaptisés respectivement Marasti et Marasesti.

Quand éclate la guerre de Pologne ces deux navires sont armés de cinq canons de 120mm quatre canons de 76mm, deux mitrailleuses, deux affûts doubles lance-torpilles de 457mm et une capacité de mouillage de mines avec cinquante armes de ce type. Jusqu’à la mise en service du croiseur léger se furent les navires de combat les plus puissants.

Ces navires sont modernisés a minima en 1940/41 avec un renforcement de la DCA au détriment de l’artillerie principale (réduite à quatre canons de 120mm et deux de 76mm), l’embarquement de deux lanceurs de charges de profondeur.

Ils sont cependant usés et dépassés et la marine roumaine choisit de les désarmer, le Marasti quittant le service actif en octobre 1944 et son sister-ship en mai 1945. Ils sont immédiatement démolis, l’acier récupéré alimentant l’industrie de guerre roumaine.

Un mot sur leurs sister-ship restés sous pavillon espagnol. Les Aquila et Falco sont cédés à la marine nationaliste en 1937 alors que le camp franquiste ne possédait plus qu’un destroyer, le Velasco.

Ces navires sont rebaptisés Melilla et Ceuta, deux villes du Maroc espagnol ce qui est tout sauf un choix innocent, les troupes de l’Armée d’Afrique (Tercio, Regulares, troupes marocaines) ayant permis au camp nationaliste de transformer un pronunciamento manqué en une guerre qu’ils finiront pas remporter. Ces deux navires vont servir dans la marine espagnole jusqu’au milieu des années soixante quand ils sont désarmés et démolis.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1620 tonnes pleine charge 1790 tonnes

Dimensions : longueur 94.3m largeur 9.5m tirant d’eau 3.6m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières Thornycroft développant une puissance maximale de 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 nœuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : trois canons de 152mm en affûts simples, quatre canons de 76mm, deux affûts doubles lance-torpilles de 457mm, 24 à 44 mines

Equipage : 146 officiers et marins.

Torpilleurs légers classe Marasesti

Pour moderniser leur marine les roumains décident de construire quatre torpilleurs de conception nationale avec l’aide discrète des italiens et des allemands.

Ces navires sont classés comme torpilleurs mais on peut les considérer comme des destroyers légers. La construction va se révéler très lente en raison du manque d’expérience des chantiers navals roumains.

Il s’agit d’élégants navires déplaçant 1100 tonnes avec un bloc-passerelle ramassé, deux cheminées inclinées et un armement composé de trois canons de 120mm en affûts simples (deux avant, un arrière), une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm et des grenades ASM.

-Le NMS Marasesti est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 14 septembre 1942 lancé le 8 octobre 1944 et mis en service le 17 septembre 1945.

-Le NMS Marasti est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 14 janvier 1943 lancé le 8 août 1944 et mis en service le 30 septembre 1945.

-Le NMS Viscol est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 14 mars 1945 lancé le 8 novembre 1946 et mis en service le 31 décembre 1947.

-Le NMS Vifor est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 30 avril 1945 lancé le 24 septembre 1946 et mis en service le 21 octobre 1947.

Ces quatre navires vont opérer à la fois comme escorteurs mais aussi comme navire d’attaque contre les convois soviétiques. Ils vont également de servir de canonnière pour appuyer les troupes au sol.

Deux d’entre-eux vont être perdus durant le conflit. Le premier est le Marasesti qui saute sur une mine soviétique mouillée au large d’Odessa le 8 octobre 1952, la mine déchirant le navire à la hauteur de la première cheminée, l’avant coulant immédiatement ne laissant quasiment aucune chance aux marins présents dans cette zone.

En revanche l’arrière commence à s’incliner sur babord puis se stabilise de longue minutes permettant aux marins d’évacuer et d’être récupérés par des navires venus d’Odessa, l’explosion ayant été vue et aperçue par toute la ville. Comme si le navire n’avait attendu que cela, peu après le départ du dernier marin, le navire sombre dans les profondeurs de la mer Noire.

Le second à succomber est le Viscol victime le 11 septembre 1953 de l’aviation soviétique lors de bombardements préliminaires à l’opération PIOTR VELIKYI et plus précisément le volet aéroporté baptisé PETERHOF.

Alors qu’il naviguait au large d’Odessa pour couvrir l’arrivée d’un convoi venu de Constansa, le destroyer est attaqué par des bombardiers bimoteurs soviétiques Peltyakov Pe-2. En dépit d’une DCA furieuse le torpilleur encaisse deux bombes qui provoque un naufrage rapide et des pertes humaines très élevées.

Les deux dernières unités vont survivre au conflit. Ralliant le nouveau pouvoir communiste après le coup d’état, ils vont combattre aux côtés des soviétiques même si à l’époque la mer Noire est redevenu un lac sous contrôle soviétique. Le Marasti est désarmé en 1959 et le Vifor en 1961, les deux navires étant ensuite rapidement démolis.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1540 tonnes

Dimensions : longueur 85m largeur 11m tirant d’eau 3.80m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières développant 37000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : trois canons de 120mm en affûts simples sous masque (deux à l’avant et un à l’arrière), huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, six canons de 20mm en affûts simples, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm et vingt grenades ASM

Equipage : 185 officiers et marins

Torpilleurs légers classe Noduca (type Ariete)

Ariete

A l’origine des Ariete figure une initiative des chantiers navals Ansaldo de Gênes pour un nouveau modèle de torpilleur destiné aussi bien à la Regia Marina qu’à l’export.

Outre l’Italie ce modèle allait être exporté en Espagne (quatre exemplaires), en Suède (deux exemplaires plus quatre produits sous licence), Roumanie (quatre exemplaires construits en Roumanie) et en Thaïlande (quatre exemplaires), un vrai best-seller qui permis à l’Italie d’engranger des devises partagées entre les chantiers Ansaldo et le gouvernement italien.

Côté marine royale italienne ce sont seize exemplaires qui sont commandés pour compléter les Orsa et les Spica, portant le nombre de torpediniere da scorta à cinquante exemplaires en septembre 1948. Huit autres Ariete seront construits après le début du conflit et leur cas sera étudié dans le cadre du programme de guerre.

Sur le plan technique, les Ariete sont une version agrandie des Spica qui les précédent immédiatement. Ils restent armés de deux canons de 100mm, possèdent une DCA légère non négligeable (dix pièces de 20mm), une important armement en torpilles parfois réduit au bénéfice de l’armement anti-sous-marine. Ils conservent une capacité de mouillage de mines dont on peut se poser la question sur l’utilité.

-Le NMS Noduca est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 14 mai 1942 lancé le 9 juillet 1943 et mis en service le 17 septembre 1944.

-Le NMS Sborul est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 12 août 1943 lancé le 8 octobre 1944 et mis en service le 21 novembre 1945.

-Le NMS Smeul est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 4 mai 1944 lancé le 9 juillet 1945 et mis en service le 1er septembre 1946.

-Le NMS Vartej est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 14 septembre 1945 lancé le 8 novembre 1946 et mis en service le 30 novembre 1947.

Ces navires vont opérer contre la navigation soviétique en compagnie des vedettes lance-torpilles mais aussi comme escorteurs et comme navires de surveillance côtière.

Le NMS Sborul est victime des éléments le 10 octobre 1952, une tempête d’une ampleur biblique l’envoyant par le fond entre Constansa et Odessa. Une poignée de survivants sera récupérée par un cargo roumain mais l’épave ne sera retrouvée qu’en 1975.

Le NMS Noduca est victime de vedettes lance-torpilles soviétiques au large de la Crimée le 7 mars 1953. Au crépuscule alors que le torpilleur roumain était l’affût d’un potentiel débarquement amphibie soviétique, il repère des échos sur son radar, six échos, six vedettes lance-torpilles qui passent immédiatement à l’attaque.

Les vedettes de la RKKF larguent leurs douze torpilles avant de décrocher. Le torpilleur roumain manœuvre avec l’énergie du désespoir, ouvrant le feu contre les vedettes (une détruite, une endommagée) et contre les torpilles (deux détruites).

Si deux anguilles se perdent pour des raisons techniques, deux autres frappent le torpilleur qui coulent en quelques minutes. Le sort des six autres torpilles est inconnu.

Le Smeul sévèrement endommagé par l’aviation ennemie lors de l’opération PIOTR VELIKY est saisi par les soviétiques lors de la prise d’Odessa qui l’envoient immédiatement à la casse alors que le Vartej refusant de suivre les nouvelles autorités roumaines se réfugiera en Turquie où son équipage sera interné et le navire remis en service dans la marine turque sous le nom d’Iskenderun, le navire étant désarmé en 1980 et démoli.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 757 tonnes pleine charge 1118 tonnes

Dimensions : longueur 83.5m largeur 8.62m tirant d’eau 3.15m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 22000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 31.5 nœuds distance franchissable nc

Armement : deux canons de 100mm en affûts simples dix canons de 20mm en affûts simples et doubles, six tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples, grenades ASM et vingt mines

Equipage : 115 officiers et marins

Mitteleuropa Balkans (6) Hongrie (6)

Le premier conflit mondial : la fin de l’Autriche-Hongrie

L’attentat de Sarajevo et la marche à la guerre

En 1878 comme nous l’avons vu l’Autriche-Hongrie à occupé la Bosnie-Herzégovine mais va attendre 1908 pour l’annexer non sans susciter des tensions avec l’Italie, la Serbie et la Russie, le tout sur fond d’affaiblissement continu de l’empire ottoman, une longue et interminable agonie qui à fait dire que la Sublime Porte était «l’homme malade de l’Europe» tout comme la Chine était «l’homme malade de l’Asie».

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Scandinavie (73) Finlande (11)

Dragueurs de mines

Dragueurs de mines classe Ahven

Les six unités de la classe Ahven sont des dragueurs côtiers mis en service dans la marine finlandaise en 1936/37. Ils ont été baptisés Ahven Kiiski Mulkku Särki Kuore et Lahna.

Ces dragueurs de mines participèrent à la guerre d’Hiver puis à la guerre de Continuation, deux d’entre-eux étant perdus durant le second conflit mondial en l’occurence le Ahven victime d’une mine qu’il cherchait à désamorcer le 17 juillet 1953 et le Lahna abordé de nuit par un cargo et qui coula en quelques instants. Les quatre survivants ont été désarmés en 1960 (Kiiski), en 1961 (Mulkku) et en 1962 (Särki Kuore) puis démolis.

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Scandinavie (72) Finlande (10)

Navires

Cuirassés garde-côtes Väinämöinen

Ilmarinen

Le Panssarilaiva Illmarinen

Les Panssarilaiva (navires blindés) de classe Väinämöinen étaient des cuirassés garde-côtes mis au point pour défendre les côtes finlandais et notamment les îles Aland qui étaient démilitarisés en temps de paix mais pouvaient être militarisées en cas de conflit et de menace.

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Scandinavie (43) Danemark (14)

Une longue période de paix : la marine danoise de la deuxième guerre du Schleswig à la première guerre mondiale (1864-1918)

Le Danemark l’ignore à l’époque mais quand cesse la deuxième guerre du Schleswig c’est le début de quatre-vingt quatre années de paix.

Cette période est marquée par le passage définitif à l’acier et à la vapeur qui remplace pour le combat le bois et la voile. De nouvelles armes complètent également l’artillerie à savoir les torpilles et les mines mais aussi de nouveaux navires comme les sous-marins, les dragueurs et les mouilleurs de mines.

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Scandinavie (8) Norvège (8)

Organisation

Organisation en septembre 1948

-Un état-major implanté à Oslo

-Des groupements indépendants dans lesquels en théorie le commandement pioche pour former des groupes occasionnels adaptés à une mission précise mais dans la pratique c’est beaucoup moins évident.

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Benelux (49) Belgique (10)

Organisation

Le Corps Naval Belge est organisé en mai 1949 de la façon suivante :

-Un état major implanté à Ostende

-Le croiseur-éclaireur Léopold 1er hors rang et navire-amiral du CNB

-La 1ère flottille de torpilleurs : torpilleurs légers Genk Liège Bruxelles Zeebrugge

-2ème et 3ème flottilles de torpilleurs : huit vedettes lance-torpilles chacune

-4ème groupe de patrouilleurs-dragueurs : patrouilleurs-dragueurs A-1, A-2 et A-4.

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