Pologne et Pays Neutres (74) Suède (9)

Ordre de bataille simplifié de l’armée de terre

Reconstitution d’un uniforme suédois modèle 1939

-Etat-major général de l’armée de terre

-Conseil Militaire Supérieur

Organe consultatif qui se met en disponibilité en temps de guerre

Zones Militaires

Suite à une réforme de septembre 1941, les zones militaires et les districts militaires sont fusionnés, le territoire suédois étant divisé en sept zones militaires chargées en temps de paix de gérer la formation des conscrits, le soutien et prépare la mobilisation des unités qui sont ensuite placées sous le commandement des corps d’armée.

Les zones militaires assurent la défense locale, la défense territoriale au travers de régiments spécifiques et en prennant sous son aile les unités de la Home Guard.

Les sept zones militaires ont leur état-major stationné à Kristianstad (zone militaire n°1), à Ostersünd (zone militaire n°2), à Skövde (zone militaire n°3), à Stockholm (zone militaire n°4), à Karlstadt (zone militaire n°5), à Böden (zone militaire n°6) et à Visby (zone militaire n°7).

Chaque zone militaire dispose de deux régiments d’infanterie, d’un bataillon de cavalerie, d’un régiment d’artillerie, de deux compagnies du génie et d’unités de la Home Guard.

Corps d’Armée

En septembre 1948 l’armée suédoise commence à mettre sur pied quatre corps d’armée qui vont engerber chacun deux divisions d’infanterie soit huit divisions d’infanterie. Aux deux unités d’infanterie vont s’ajouter des unités d’appui et de soutien selon le schéma suivant :

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major (soutien, ravitaillement et protection)

-Un groupement de soutien logistique

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un régiment du génie

-Un bataillon mobile (cavalerie et autos blindées)

-Un régiment de transmissions

Groupement mobile

Ce groupement mobile regroupe sous son commandement quatre brigades, des unités qui mélangent unités montées et unités motomécaniques, une version suédoise de nos divisions «pétrole-picotin».

Il semble qu’il s’agissait d’une situation provisoire en attendant la transformation en division motomécaniques mais cette transformation ne se fera qu’à la fin du conflit soit faute de temps ou de moyens ou de volonté.

Organisation des grandes unités

Infanterie suédoise durant le second conflit mondial

Division d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un bataillon de sécurité

-Un groupement de soutien logistique (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire) qui remplacent le bataillon de service et le bataillon médical.

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie d’autos blindées

-Un bataillon de cavalerie

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon du génie

Brigades mobiles

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un bataillon de service

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie d’autos blindées

-Deux bataillons de chars légers

-Deux régiments montés

-Un régiment d’artillerie (motorisée pour les 1ère et 3ème brigades, hippomobile pour les 2ème et 4ème)

-Une compagnie antichar et antiaérienne

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major (soutien, ravitaillement et protection)

Mortier de 81mm Granatskare m/29, un Stokes-Brandt profondément modifié par Tampella

-Une compagnie de mortiers et de mitrailleuses

-Une compagnie antichar

-Trois bataillons d’infanterie à trois compagnies de fusiliers, une compagnie d’éclaireurs et une compagnie d’appui

Régiment monté

-Un escadron de commandement et de soutien

-Trois escadrons montés

-Un escadron d’appui avec un peloton de mitrailleuses, un peloton de mortiers et un peloton de canons antichars

Régiment d’artillerie

-Une batterie de commandement et de soutien

-Une batterie de conduite de tir

-Trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit trente-six bouches à feu

Bataillon d’infanterie

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies de fusiliers

-Une compagnie d’éclairage

-Une compagnie d’appui (section de mortiers, section de mitrailleuses, section de canons automatiques)

Bataillon de cavalerie

-Un escadron de commandement et de soutien

-Trois escadrons montés à trois pelotons montés et un peloton de mitrailleuses

-Un escadron d’appui (un peloton de mortiers, un peloton de mitrailleuses et un peloton de canons antichars)

Bataillon de chars légers

Char léger Stridsvagn m/31

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies à trois pelotons de quatre chars et un peloton de quatre autos blindées soit dix-sept véhicules par compagnie, cinquante-trois au total répartit entre deux chars pour le commandant du bataillon et son adjoint, dix-sept véhicules par compagnie (douze chars légers, quatre autos blindées et un char léger pour le commandant de compagnie).

Bataillon du génie

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une compagnie de pontonniers

-Une compagnie de déminage

-Une compagnie de travailleurs (construction et aménagement)

Bataillon de service

-Une compagnie de maintenance

-Une compagnie de ravitaillement

-Une compagnie sanitaire

Compagnie d’autos blindées

-Un peloton de commandement et de soutien

-Un peloton motocycliste

-Trois pelotons de quatre autos blindées

Compagnie antiaérienne et antichar

Canon de 37mm Bofors

-Une section de commandement et de ravitaillement

-Deux sections de quatre canons antichars

-Deux sections de quatre canons antiaériens

Pologne et Pays Neutres (47) Irlande (8)

Organisation

Soldats irlandais avant le changement de tenues durant la Pax Armada

Division

Les deux divisions créées en septembre 1948 n’ont initialement qu’une fonction de coordination des brigades sous leur commandement. Sans être des coquilles vides elles n’auraient eu qu’un rôle limité en cas de combats réels.

Cela change au printemps 1952 quand les deux divisions deviennent de véritables organes de commandement et de combat avec des unités de combat, d’appui et de soutien, les trois brigades se concentrant sur le combat d’infanterie et de cavalerie avec les colúin shochorraithe (un bataillon par brigade).

C’est ainsi qu’à partir de mai (1ère division) et de septembre (2ème division) les divisions de l’armée irlandaise sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Un élément logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie du génie

-Un groupe de reconnaissance motorisé

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antiaérienne et antichar

-Trois brigades organisées en un état-major, deux bataillons d’infanterie, une colonne mobile et une compagnie de mortiers

Brigades

Coeur de la force de manœuvre de l’armée irlandaise, les huit brigades des forces de défense sont organisées initialement de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un élément logistique

-Un régiment d’artillerie

-Trois bataillons d’infanterie

-Une compagnie de mortiers

Après le printemps 1952 les brigades sont allégées (certains diraient affaiblies) et organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie de soutien logistique

-Une compagnie de transmissions

-Deux bataillons d’infanterie

-Une colonne mobile dit aussi bataillon mobile

-Une compagnie de mortiers

Bataillon d’infanterie

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois ou quatre compagnies de fusiliers

-Une compagnie de mitrailleuses

Bataillon/Colonne mobile

Créé pour contrer un débarquement amphibie ou une opération aéroportée, ces bataillons mobiles sont au nombre de six soit par brigade endivisionnée, les brigades indépendantes n’étant pas ainsi modifiées visiblement par manque de temps et/ou de moyens. Chaque bataillon mobile est ainsi organisé de la façon suivante :

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une compagnie de chars légers

Auto blindée Landsverk L-180. Cette auto blindée suédoise à été exportée en Irlande et utilisée par les colonnes mobiles

-Une compagnie d’autos blindées

-Une batterie d’artillerie

-Deux compagnies d’infanterie portée

-Une compagnie du génie

Ces bataillons mobiles ont été vus par certains comme les prémices à la création d’une Rannàn armùrtha (division blindée) mais on ne verra jamais au sein de l’armée irlandaise l’équivalent d’une DLM, d’une DC, d’une Armoured Division ou encore d’une Panzerdivision.

Régiment d’artillerie

Influence britannique oblige, l’armée irlandaise avait comme pièce d’artillerie standard le QF 25 Pounder, le canon-obusier de 25 livres

Les régiments d’artillerie irlandais dépendaient initialement des brigades mais suite à la réorganisation des divisions comme entitées combattantes il y eu une totale réorganisation.

C’est ainsi qu’avant 1952 le régiment d’artillerie ne comportait que deux groupes à deux batteries de quatre pièces soit seize bouches à feu.

Désormais les régiments d’artillerie divisionnaire étaient organisées en un état-major, une batterie de commandement et de soutien, une batterie de conduite de tir et trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit vingt-quatre pièces.

Les deux brigades indépendantes continuaient à disposer d’un régiment à seize pièces d’artillerie.

Il y eu le projet d’acquérir des canons lourds pour créer une réserve d’artillerie mais le temps et les moyens ont clairement manqué.

Compagnie de fusiliers

En plein hiver des soldats britanniques mettant en œuvre des mortiers de 2 pouces

-Un Peloton de commandement et de soutien avec un mortier de 2 pouces

-Trois Pelotons à deux groupes de fusiliers disposant d’un fusil mitrailleur et un groupe avec un fusil mitrailleur et un mortier de 2 pouces

-Un peloton de trois fusils mitrailleurs

Compagnie d’infanterie portée

-Un Peloton de commandement et de soutien avec un mortier de 2 pouces

-Trois Pelotons à deux groupes de fusiliers disposant d’un fusil mitrailleur et un groupe avec un fusil mitrailleur et un mortier de 2 pouces

-Un peloton de trois canons antichars légers

Compagnie de chars légers/autos blindées

-Un peloton de commandement et de soutien

-Trois pelotons de quatre chars légers ou de quatre autos blindées

-Un peloton de quatre autos blindées (compagnie de chars légers) ou un peloton d’infanterie portée sur camions (compagnie d’autos blindées)

Compagnie de mitrailleuses

En septembre 1948 la Vickers modèle 1912 était toujours la mitrailleuse standard de l’armée irlandaise

-Un peloton de commandement et de ravitaillement

-Trois pelotons de quatre mitrailleuses moyennes

Compagnie de mortiers

Mortier de 81mm modèle 1927/31

-Un peloton de commandement et de ravitaillement

-Trois pelotons de trois mortiers de 81mm Brandt modèle 1927/31

Compagnie antichar et antiaérienne

-Un peloton de commandement et de ravitaillement

-Deux pelotons de trois canons antichars

-Deux pelotons de quatre canons antiaériens

Compagnie antiaérienne lourde

Les villes de Dublin et de Cork étaient défendues par deux compagnies antiaériennes lourdes organisées de la façon suivante :

-Un peloton de commandement et de soutien

QF 3.7 Inch Gun

-Deux pelotons de quatre canons de 3.7 Inch (94mm)

Affût quadruple de 20mm Polsten

-Deux pelotons de six canons de 20mm Polsten

Groupe de reconnaissance motorisé

-Un peloton de commandement, de transmissions et de soutien

-Un peloton de quatre chars légers

-Deux pelotons de quatre autos blindées.

Compagnie du génie

-Un peloton de commandement et de soutien

-Un peloton de travailleurs (aménagement du terrain)

-Un peloton de minage/déminage

-Un peloton de pontonniers.

Pologne et Pays Neutres (32) Portugal (12)

Organisation

Ordre de Bataille simplifié de l’armée de terre portugaise

Renault R-35

Etat-major général installé à Lisbonne qui dispose sous son autorité d’un Groupement Blindé avec deux bataillons de chars Renault R-35 discrètement cédés par la France et différentes unités rattachées.

Région Militaire Nord avec deux divisions d’infanterie, la 1ère division déployée à Porto et la 3ème division chargée de défendre l’Alentejo. On trouve également deux bataillons de chasseurs, un régiment d’artillerie lourde, des unités du génie et de soutien.

Bataillon de chasseurs. En cas d’invasion ces hommes auraient pour mission de freiner l’ennemi, de le contenir pour permettre au reste de l’armée de contre-attaquer mais si nombre de militaires lusitaniens n’étaient guère optimistes sur les capacités de leur armée à défendre le pays contre une attaque étrangère décidée qu’elle soit espagnole, française ou britannique.

Region Militaire Centre avec une brigade de cavalerie, deux bataillons de chasseurs, un régiment d’artillerie lourde, des unités du génie et de soutien.

Camp Entrincheirado de Lisboa (Camp Retranché de Lisbonne) avec les 4ème, 5ème et 6ème divisions d’infanterie soutenues par deux régiments d’artillerie lourde et un régiment du génie

Région Militaire Sud avec la 2ème division d’infanterie, une brigade de cavalerie et deux bataillons de chasseurs, unités appuyées par un régiment d’artillerie lourde.

Zone Militaire des Açores : 7ème division d’infanterie plus différentes unités rattachées pour des effectifs globaux de 35000 hommes.

Les colonies sont défendues par des unités plus symboliques avec 5000 hommes en Angola, 2500 en Mozambique, 1000 hommes au Cap-Vert et 1500 en Guinée portugaise.

Divisions d’Infanterie

-Etat-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

Soldats français servant un mortier de 81mm modèle 1927/31. Au sein de l’armée portugaise ce mortier à remplacé le Stokes de 75mm hérité du premier conflit mondial et des livraisons britanniques.

-Trois régiments d’infanterie organisés en un état-major, trois bataillons de fusiliers et une compagnie de mitrailleuses lourdes et de mortiers.

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

Brigade de cavalerie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie antiaérienne et antichar

-Deux régiments montés à trois escadrons montés et un escadron de mitrailleuses et de mortiers

-Un bataillon d’artillerie hippomobile

-Une compagnie du génie

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Trois bataillons de fusiliers à trois compagnies

-Une compagnie de mitrailleuses lourdes et de mortiers

Régiment de cavalerie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Trois escadrons montés à trois pelotons montés et un peloton de mitrailleuses

-Un escadron de mitrailleuses et de mortiers

Bataillon de chasseurs

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Un section d’éclaireurs

-Trois compagnies de chasseurs à trois sections

-Une compagnie de mitrailleuses et de mortiers

Régiment d’artillerie

-Un état-major

-Une batterie de commandement et de soutien

-Une batterie de conduite de tir

-Trois groupes de trois batteries de quatre pièces

Régiment du génie

-Un état-major

-Une compagnie de travailleurs

-Une compagnie de pontonniers

-Deux compagnies de sapeurs mineurs

Mitteleuropa Balkans (215) Slovaquie (9)

Organisation

Division d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie antichar

-Trois régiments d’infanterie organisés en un état-major, trois bataillons à trois compagnies de fusiliers plus une compagnie d’armes lourdes

-Un régiment d’artillerie à trois groupes

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

Groupe mobile

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie d’autos blindées

La Slovaquie à utilisé des Panzer IV

-Deux bataillons de chars à trois compagnie de neuf chars

-Un bataillon d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmission

Division Blindée

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un groupement logistique

-Une compagnie d’autos blindées

-Deux bataillons de chars

-Deux bataillons d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie antiaérienne et antichar

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

Unités élémentaires

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Trois bataillons à trois compagnies de fusiliers plus une compagnie d’armes lourdes

La compagnie de fusiliers est organisée de la même façon que celle de feu l’armée tchécoslovaque :

-Un état-major de compagnie comprenant le commandant (grade de capitaine); une section de commandement avec un lieutenant adjoint au chef de compagnie, un sergent de compagnie, trois soldats qui servent d’ordonnance et deux soldats qui servent d’estafettes; une section d’administration avec un sergent, deux caporaux et dix soldats.

Soldats tchécoslovaques mettant en œuvre un fusil mitrailleur ZB vz.26

-Trois pelotons d’infanterie qui disposent d’un peloton d’état-major avec un lieutenant, un sergent, une ordonnance et une estafette et de trois sections de fusiliers qui disposent chacune d’un caporal, d’un caporal adjoint, d’une équipe de mitrailleurs (tireur, pourvoyeur, deux transporteurs de munitions quatre hommes servant un fusil mitrailleur ZB vz.26) et de sept fusiliers dont deux fusiliers-grenadiers.

La compagnie d’armes lourdes assure l’appui des trois compagnies de fusiliers puisque chaque bataillon comprend sa compagnie d’armes lourdes. Il semble qu’un temps on à envisagé un bataillon d’armes lourdes dépendant du régiment avant de choisir une autre formule.

La compagnie d’armes lourdes comprend une section de mortiers de 81mm (trois pièces), une section de mitrailleuses lourdes (six à neuf pièces) et une section de canons antichars de 37mm (six pièces).

Soldats slovaques tractant un canon antichar sur le front russe.

Régiment d’artillerie

-Un état-major

-Une batterie de conduite de tir

-Une batterie de soutien logistique

-Trois groupes de trois batteries de quatre pièces soit trente-six pièces par régiment

Bataillon de chars

-Un état-major

-Trois compagnies de neuf chars organisées en trois pelotons de trois chars

Bataillon de canons d’assaut et de chasseurs de chars

-Un état-major

-Une compagnie d’autos blindées à trois pelotons de trois autos blindées

-Deux compagnies de neuf chasseurs de chars ou de canons d’assaut

Bataillon d’infanterie

-Un état-major

-Trois compagnies de fusiliers

-Une compagnie d’armes lourdes

Compagnie antiaérienne

-Un peloton d’état-major

-Un peloton de ravitaillement en munitions

-Trois pelotons de quatre pièces soit douze canons antiaériens

Compagnie antichar

-Un peloton d’état-major

-Un peloton de ravitaillement en munitions

-Trois pelotons de quatre pièces soit douze canons antichars

Compagnie antiaérienne et antichar

-Un peloton d’état-major

-Un peloton de ravitaillement en munitions

-Quatre pelotons de quatre pièces (deux pelotons antiaériens et deux pelotons antichars)

Mitteleuropa Balkans (212) Slovaquie (6)

ARMEE DE TERRE SLOVAQUE

Une histoire militaire des tchèques et des slovaques

Si l’armée tchécoslovaque voit le jour en 1918 cela ne signifie pas que l’histoire martiale des tchèques et des slovaques à commencé à la fin du premier conflit mondial, elle est bien plus ancienne. Comme je manque de sources ce sera forcément un balayage très grossier.

Armée Noire

Les armées permanentes apparaissent à la fin du Moyen-Age. Parmi les pionniers nous trouvons la France de l’universelle aragne (Louis XI) et la Hongrie de Mathias Corvin et son Armée Noire car portant des armures sombres.

Cette armée à l’existence éphémère (1458-1494) comprenait à l’origine 6 à 8000 mercenaires puis 15 à 2000, les effectifs maximum étant atteint en 1485 avec 20000 cavaliers et 8000 fantassins. Elle était composée essentiellement de tchèques, d’allemands, de serbes, de polonais et de hongrois.

Armée du Saint-Empire

L’Armée du Saint-Empire en version originale Reichsheer voit le jour en 1422 et disparaît en 1803 quand le Saint Empire Romain Germanique disparaît au profit de l’Empire d’Autriche. Elle est composée de contingents du Saint-Empire dont la mobilisation doit être votée par la Diète Impériale. A noter que l’empereur possédait sa propre armée (Kaiserliche Armee).

En 1681 le Cercle d’Autriche qui incluait la Bohème devait fournir 2522 cavaliers et 5507 fantassins.

La mobilisation de cette armée est difficile car les Etats membres de l’Empire qui depuis la paix de Westphalie (1648) peuvent lever leurs propres unités renaclent à les laisser à l’empire et quand c’était le cas les unités étaient de piètre qualité.

En 1702 à la Diète de Ratisbonne dans le contexte de la Guerre de Succession d’Espagne le projet d’une armée impériale permanente est rejettée.

Armée commune, armées territoriales autrichiennes et hongroises

Armée territoriale hongroise en 1918

Jusqu’à l’implosion de l’Autriche-Hongrie il n’existait pas d’unités tchèques ou d’unités slovaques spécifiques probablement pour éviter qu’ils ne servent de creuset à une révolte nationale. Les tchèques et les slovaques servaient donc dans l’armée commune ou dans les armées territoriales de Transleithanie et de Cisleithanie.

La Gemeinsanne Armee (Armée Commune) voit le jour le 15 mars 1867 suite au compromis austro-hongrois. Elle est aussi connue après sa disparition sous le nom de KüK Armee et de Csaszari es kiralyi hadsereg.

Les tchèques et les slovaques font partie sans nul doute des 57 régiments allemands pour les premiers et des 45 régiments hongrois pour les seconds. Même topo au sein des 15 régiments de dragons impériaux et royaux, des 16 régiments de hussards impériaux et royaux et des 11 régiments de uhlans impériaux et royaux.

En juin 1914 l’armée commune c’est seize corps d’armée, quarante-neuf divisions d’infanterie représentant 76 brigades d’infanterie et 14 brigades de montagne, huit divisions de cavalerie soit seize brigades montées.

L’armée commune c’est un total de 102 régiments d’infanterie à quatre bataillons chacun, quatre régiments bosniens à quatre bataillons, quatre régiments de fusiliers du Tyrol à quatre bataillons chacun, trente deux bataillons de fusiliers et un bataillon de fusiliers bosniens.

L’artillerie c’est quarante-deux régiments d’artillerie de campagne, onze régiments d’obusiers de campagne, onze bataillons d’artillerie hippomobile, quatorze bataillons d’obusiers lourds, onze régiments d’artillerie de montagne, six régiments d’artillerie de forteresse, huit puis dix bataillons indépendants d’artillerie de forteresse.

La langue de commandement est l’allemand mais comme les régiments sont rarement pour ne pas dire jamais homogènes les officiers et surtout les sous-officiers doivent connaître les langues des hommes du rang.

On trouve également des tchèques et des slovaques au sein de l’armée territoriale hongroise ou Honved ainsi que dans l’armée territoriale impériale-royale autrichienne (K.k Landwehr).

L’armée royale hongroise complétait l’armée commune. En dépit de son caractère territorial elle était mieux équipée que l’armée commune pour la simple et bonne raison que si les hongrois étaient réticents à financer la Gemeinsanne Armee en revanche l’armée territoriale succédané d’une armée hongroise indépendante c’était différent…… .

Cette armée s’appuie sur six districts dont deux nous concernent plus particulèrement, le troisième district qui couvre la région de Kosice et le quatrième qui couvre la région de Bratislava.

Elle comprend deux divisions d’infanterie à deux brigades chacune, deux divisions de cavalerie à deux brigades chacune, douze brigades indépendantes d’infanterie ce qui représente au total trente-deux régiments d’infanterie, dix régiments de hussards, huit régiments d’artillerie de campagne et un bataillon d’artillerie hippomobile.

A Kassa sont stationnées la 77ème brigade indépendante d’infanterie ainsi que la 24ème brigade de cavalerie de la 11ème division de cavalerie et le 3ème régiment d’artillerie. A Pozsony (Presbourg/Bratislava) est stationnée la 73ème brigade d’infanterie.

Les légions tchécoslovaques

Sous ce terme figure différentes unités composées de volontaires et d’anciens prisonniers de guerre qui ont combattu aux côtés des alliés que ce soit sur le front français, sur le front italien et surtout sur le front russe. Leur but ultime est d’obtenir un Etat Tchéco-Slovaque. Les effectifs ne sont pas négligeables puisqu’on tourne autour de 100000 hommes.

La Légion tchécoslovaque en Russie

Commençons par la plus importante, la légion tchécoslovaque en Russie. Le 5 août 1914 la Stavka autorise la création d’une unité composée de tchèques et de slovaques vivant dans l’Empire russe, cette unité étant appelée les Compagnons Tchèques soit en version originale Ceska Druzina.

L’unité est opérationnelle en octobre 1914 et rattachée à la 3ème Armée. Elle est utilisée comme unité de choc en menant des patrouilles, en capturant des prisonniers pour interrogatoires et au nettoyage des tranchées.

Pour augmenter les effectifs de l’unité, la Russie autorise le recrutement dans les camps de prisonniers avant de finalement rétropédaler du moins officiellement car localement c’était une tout autre histoire.

Début 1916 la Druzina devient le 1er régiment de fusiliers tchéco-slovaque. Toujours en 1916 deux autres régiments sont créés permettant la mise sur pied d’une Brigade de fusiliers Tchéco-Slovaques soit en version originale Ceskoslovenska strelecka brigada. Cette unité se distingue durant l’offensive Kerensky au cours de la Bataille de Zborov (1er-2 juillet 1917).

La brigade tchéco-slovaque est ici engagée pour la première fois en unité constituée. Elle parvient à percer le dispositif germano-autrichien mais si ce succès à été militairement limitée en revanche sur le plan politique, diplomatique et de propagande les bénéfices ont été énormes.

C’est cet événement qui permet officiellement le recrutement des tchèques et des slovaques au sein des camps de prisonniers. Un quatrième régiment s’ajoute à la brigade, brigade qui devient la 1ère Division du Corps Tchécoslovaque en Russie (Ceskoslovensky sbor na Rusi) aussi connue sous le nom de Ceskoslovenska legie (Légion Etrangère). Une deuxième division à quatre régiments est créé en octobre 1917 portant les effectifs en 1918 à environ 40000 hommes.

En novembre 2017 à lieu la Révolution d’Octobre. Le président du Conseil National Tchécoslovaque Tomas Masaryk présent en Russie décide d’évacuer la Légion Tchécoslovaque de Russie pour qu’elle continue à combattre en France. L’évacuation doit se faire depuis Vladivostok ce qui impose de traverser toute la Russie !

Les bolchéviques donnent leur accord en février 1918 mais le 18 février les allemands lancent l’opération FAUSTCHLAG, l’ultime offensive à l’est, une véritable promenade de santé. Les tchécoslovaques doivent combattre les allemands pour évacuer.

Un accord est trouvé avec le gouvernement bolchévique le 25 mars 1918 mais doivent céder une partie de leurs armes. Des tensions réciproques se font jour, les partisans de Lénine soupçonnant les tchécoslovaques d’aider les Blancs alors que les tchécoslovaques soupçonnent les bolcheviques d’envoyer des communistes tchèques pour semer la zizanie. En mai 1918 ils traversent la Russie entre Penza et Vladivostok.

Le 14 mai 1918 ont lieu à Tchelyabinsk des affrontements entre tchécoslovaques qui allaient vers l’est et anciens prisonniers de guerre magyars qui allaient vers l’ouest. Trortsky ordonne le désarmement des légionnaires tchéco-slovaques mais ces derniers refusent et vont tailler leur chemin à coup de fusil, parvennant à contrôler Vladivostok à la fin du mois de juin.

A la mi-juillet ils contrôlent la portion Samara-Irkutsk du Transsibérien. En septembre tous les bolcheviques ont été chassés du Transsibérien. Approchant Iekaterinbourg, ils provoquent indirectement l’exécution de la famille impériale.

Les alliés interviennent à Vladivostok pour permettre l’évacuation des tchèques et des slovaques non sans arrières pensées. 70000 japonais, 829 britanniques, 1400 italiens, 5002 américains et 107 français.

Les victoires tchécoslovaques vont clairement contribuer à la reconnaissance d’un Etat Tchéco-Slovaque indépendant même si on peut se demander si il y avait une autre alternative.

La première guerre mondiale étant en passe de se terminer, la Légion Tchécoslovaque va participer officiellement à la guerre civile russe aux côtés des Blancs avec des effectifs qui sont passés à 61000 hommes.

Le 28 octobre 1918 l’indépendance tchécoslovaque est officiellement proclamée à Prague ce qui donne envie aux légionnaires de rentrer au pays. Ils sont d’autant plus impatients que le 18 novembre 1918 le gouvernement provisoire de toutes les russies à été renversé par l’amiral Kolchak.

Durant l’hiver 1918/1919 ils défendent le Transsibérien vital pour le ravitaillement des armées blanches. Cette mission est menée par les tchécoslovaques appuyés par d’anciens prisonniers de guerre polonais, roumains et yougoslaves.

Le 14 novembre 1919 Omsk la capitale de l’amiral Kolchak tombe aux mains des bolcheviques. C’est alors une fuite éperdue vers l’est de tous ceux qui ont à craindre des nouvelles autorités. Les tchécoslovaques sont neutres, refusant de protéger l’amiral Kolchak et le livrant même aux SR (Socialistes Révolutionnaires).

Un armistice est signé entre les tchécoslovaques et la 5ème armée Rouge le 7 février 1920. les tchèques et les slovaques peuvent rallier Vladivostok en laissant l’or impérial. Le même jour l’amiral Kolchak est exécuté.

Les tchécoslovaques sont enfin évacués entre mars et septembre 1920. Au total 67739 personnes sont évacuées dont 56455 soldats, 3004 officiers, 6714 civils 1716 femmes 717 enfants 1935 étrangers et 198 autres. Ces hommes vont former le cœur de la nouvelle Armée Tchécoslovaque. 4112 tchécoslovaques ont été tués (première guerre mondiale et guerre civile russe) sans compter les disparus et les déserteurs.

Légion Tchécoslovaque en France

Les tchèques et les slovaques souhaitent s’engager le font au travers de la Légion Etrangère. Le 31 août 1914, la 1ère compagnie du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie est créée à Bayonne avec essentiellement des tchèques. Elle se distingue à Arras en 1915 mais suite à de lourdes pertes elle est dissoute et les effectifs dispersés.

De nouvelles unités sont créées par un décret du gouvernement français le 19 décembre 1917. En janvier 1918 le 21ème régiment de fusiliers tchécoslovaque voit le jour à Cognac avec d’anciens prisonniers de guerre et des volontaires venus des Etats-Unis. En mai le 22ème régiment est créé, ces deux régiments intégrant la 53ème division d’infanterie qui va combattre d’abord en Haute-Alsace puis en Champagne et en Argonne. Au total 650 tchéco-slovaques sont morts au combat sous uniforme français.

Légion Tchécoslovaque en Italie

Les tchèques et les slovaques ont aussi combattu sur le front italien. En janvier 1918 le quartier général de la 6ème Armée donne son accord pour créer des escadrons de reconnaissance en recrutant parmi les prisonniers de guerre slaves et plus généralement tchèques et slovaques. Ce sont les Esploratori Cecoslovacchi (Explorateurs Tchécoslovaques).

Ces escadrons d’éclaireurs sont regroupés en septembre 1918 au sein du 39ème régiment de la Légion Tchécoslovaque d’Italie.

Entre-temps (avril/mai 1918), cinq régiments sont créés le 31ème RI à Pérouse, le 32ème RI à Assisi, le 33ème RI à Foligno, le 34ème RI à Spaleto et le 35ème RI formé en octobre 1918.

Les unités forment deux divisions, la VI. Division avec les 31ème, 32ème et 35ème alors que la VII. Division avec les 33ème, 34ème et 39ème RI soit un total de 25000 hommes.

Les unités tchécoslovaques vont combattre sur la Piave mais sont en réserve lors de la bataille de Vittorio Veneto.

Le 8 décembre 1918 Tomas Masaryk, le roi Victor-Emmanuel III, le président du conseil Orlando et le commandant en chef Armando Diaz passent en revue les unités tchécoslovaques avant leur rapatriement qui à lieu en 1919, l’unité ralliant la Slovaquie pour combattre les hongrois dans un après-guerre aussi trouble qu’incertain.

En juillet 1919 le général Pellé à la tête d’une mission militaire française remplace le général Piccione. Cette mission doit organiser l’armée tchécoslovaque en combinant unités locales et unités ayant combattu à l’étranger.

Ces unités vont se montrer instables et source de troubles, combattant les socialistes, les allemands des Sudètes et les juifs. Ils dégradent les monuments habsbourgeois et réclament la dictature de Masaryk.

Mitteleuropa Balkans (179) Grèce (23)

Défenses Côtières et infanterie de marine

Défenses côtières

Principales positions de défense côtières grecques

En septembre 1948 la marine grecque dispose d’un Commandement de la Défense Côtière soit en version originale Διοίκηση παράκτιας άμυνας Dioíkisi paráktias ámynas.

Avec un littoral aussi découpé impossible pour la marine grecque de couvrir toutes ses côtes. Il fallait choisir des zones clés à protéger et abandonner le reste.

La marine grecque à sélectionné différents sites comme l’île de Corfou, l’île de Céphalonie, les accès au Golfe de Patras, les approches d’Athènes et de Thessalonique, les îles de Lemnos, de Lesbos, de Poros et d’Hydra et de la Crète pour protéger La Sude et Heraklion.

Ces batteries sont généralement composées de canons de 120 et de 152mm montés sous protection en béton, pièces dont l’action est relayé par des canons plus légers (100 et 75mm essentiellement), des canons antiaériens et des mitrailleuses.

Il y eut le projet d’installer des pièces lourdes à longue portée, de construire des blockhaus d’infanterie mais le temps et surtout les moyens ont manqué pour réaliser ces très (trop ?) ambitieux projets.

Durant la campagne de Grèce ces batteries vont être employées pour quelques tirs vers la mer mais elles vont se montrer moins efficaces lors des tirs contre-terre. Sabotées, elles sont parfois réarmées par les italiens et les allemands.

Pour défendre les côtés du Péloponnèse, de nouvelles batteries sont aménagées, des batteries nettement plus légères que celles présentes en septembre 1948 essentiellement faute de temps et parce qu’on espère que cette situation ne va pas durer.

Néanmoins entre mars 1950 et septembre 1952 les premiers emplacements se sont renforcés, se sont bétonnés avec des canons grecs, français et britanniques qui ouvraient régulièrement le feu au dessus du Golfe de Patras pour empêcher l’ennemi de s’installer dans le confort et prévenir toute préparation d’une offensive d’ampleur. Ai-je besoin de préciser que l’ennemi faisait pareil ?

Signe que le front durait, on déploya dans le Péloponnèse des pièces lourdes, souvent des pièces de marine qui provenaient parfois de navires usés ou trop endommagés pour être réparés à un coût raisonnable. Inutile de préciser que cela demanda un effort colossal de la part des troupes du génie pour un résultat assez modeste.

Une fois l’opération ANVIL déclenchée, ces batteries sont démontées pour parfois être réinstallées plus au nord et protéger les troupes terrestres de coups de main ou de bombardements navals même si l’affaiblissement de la marine italienne rendait ce type d’opérations de plus en plus rares.

Après guerre, la marine grecque s’interrogea sur l’utilité des défenses côtières. Elle réaménagea des batteries fixes pour défendre les approches de ses bases navales, mis sur pied des unités mobiles, son équipement évoluant avec notamment l’intégration de missiles antinavires capable d’interdire de larges zones à une flotte ennemie.

Infanterie de marine

Généralités

La marine grecque en septembre 1939 ne possédait pas d’unités d’infanterie de marine, les simples fusiliers étant intégrés aux compagnies de débarquement des navires soit peu de chose car un homme armé d’un fusil n’est pas forcément un fusilier.

En septembre 1945 un bataillon d’hoplites de la mer est créé soit en version originale 1. Tagma thalasso opliti. Un deuxième bataillon est mis sur pied mais il s’agit d’un bataillon-cadre activable en temps de guerre. Ce ne sera finalement pas le cas faute de temps et de moyens.

Ce bataillon est organisé en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de fusiliers et une compagnie d’armes lourdes (mitrailleuses et mortiers).

Initialement ce bataillon doit assurer la défense de la base de Salamis mais très vite on envisage pour lui des missions plus offensives ce qui lui permettra d’entrer dans la légende.

L’infanterie de marine grecque est ainsi déployée en mars 1949 à Patras et reste d’abord sur la défensive puis en l’absence de débarquement amphibie italien, les hoplites de la mer vont montrer aux italiens de quel bois ils se chauffent.

Ils vont pratiquer ce qu’on appelait jadis les descentes à savoir débarquer dans une zone, tout détruire et rembarquer. Ils vont utiliser des caïques, des vedettes voir des pontons motorisés. Les italiens sont d’abord surpris avant de muscler leur dispositif et de rendre les raids grecs plus compliqués.

Avec la dégradation de la situation le bataillon va opérer en défensive/offensive à savoir ralentir, freiner l’adversaire, permettre le repli des autres unités, éviter les paniques voir récupérer des soldats isolés et les ramener au bercail.

Les alliés comme les ennemis saluent leur bravoure, leur agressivité. Comme le dira un capitaine italien qui connu les Balkans et le front russe «Tout le monde nous parle des Houraaaaaaaaaaaaaaah des frontoviki, des frissons que vous ressentez en l’entendant, de la peur primale qui vous tenaille cela se voit que nous avez jamais entendu le Pros ta empros Oplitis ! (en avant hoplites !) qui annonçait l’assaut de ces diables de grecs».

Replié sur le Péloponnèse, le bataillon repousse plusieurs raids commandos menés par les italiens et par les allemands. En septembre 1951 le bataillon est transféré en Egypte pour être réorganisé et régénéré.

Aux côtés des vétérans de la Campagne de Grèce on trouve de jeunes marins certains venant de navires de surface qui veulent mener une forme de guerre différente.

A nouveau opérationnel en juin 1952, il va mener des opérations commandos aux côtés du bataillon sacré avec lequel se noue une sympathique et amicale rivalité. Il ne participe pas au raid sur Thessalonique mais prépare l’opération ANVIL par des raids de combat et de renseignement.

Il va ensuite opérer davantage dans des raids sur la côte grecque, en Albanie et voir même en Dalmatie parfois seuls ou en lien avec des opérations terrestres voir en soutien de la résistance qu’elle soit grecque, albanaise ou yougoslave.

A la fin du conflit le bataillon va participer aux opérations de la guerre civile grecque. En 2021, le bataillon est devenu brigade avec de l’infanterie, de la cavalerie, de l’artillerie et du génie pour permettre des opérations de haute intensité mais ceci est une autre histoire.

Organisation

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une section de commandement

-Une section de transmissions

-Une section de ravitaillement

-Une section sanitaire

-Trois compagnies de fusiliers

-Une section de commandement et de soutien avec un mortier de 60mm et deux fusils

mitrailleurs

-Quatre sections de fusiliers composées chacune de quatre groupes de combat, chaque

groupe étant divisé en deux squads organisés autour d’un fusil mitrailleur avec neuf fusiliers

mortier de 60mm modèle 1935

-Une section d’appui équipée soit de deux mortiers de 60mm ou deux canons antichars de 47mm

-Une compagnie d’armes lourdes

-Une section de mitrailleuses

-Une section de mortiers de 81mm

-Une section de tireurs de précision

-Une section d’éclaireurs

Equipement

L’armement individuel est identique au reste de l’armée grecque mais en matière d’uniformes c’est un peu différent et légèrement compliqué. En théorie les hoplites de la mer doivent porter l’uniforme de la marine quand ils sont à bord des navires mais la tenue de campagne de l’armée grecque quand ils servent sur la terre ferme.

Comme souvent on assiste souvent un panachage entre effets marine et effets terre ce qui fait aujourd’hui le bonheur des amateurs d’uniformologie.

Suite au rééquipement et à la réorganisation de septembre 1951 pilotée par les britanniques, les hoplites de la mer adoptent la tenue standard de l’infanterie britannique avec pour exception le casque, les thalasso oplitis préférant le casque américain M-1 voir pas de casque du tout.

En ce qui concerne l’armement, si le reste de l’armée grecque utilisait le MAS-36, les hoplites ont eu le privilège de recevoir le MAS-40. Néanmoins les tireurs de précision préféraient le MAS-36 avec une lunette de précision. Le fusil mitrailleur fût logiquement le Chatteleraut modèle 1924/29 alors qu’en matière de pistolet mitrailleur le Sten eut leur préférence.

Le fusil-mitrailleur modèle 1924/29

Les fusiliers marins disposaient également de lance-roquettes type Metro, de mortiers de 60mm et de 81mm français. Ils disposaient aussi de véhicules en l’occurence des Jeep et des camions bachés.

Mitteleuropa Balkans (136) Yougoslavie (24)

Fusils

Mannlicher modèle 1895

Ce fusil austro-hongrois à été mis en service à la fin du XIXème siècle. Exporté dans les Balkans, il va être également utilisé par l’Italie soit via des armes capturées sur le terrible front de l’Isonzo ou cédées au titre des réparations de guerre.

Après le premier conflit mondial il à été utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie mais également la Bulgarie voir des pays extra-européens. La production totale est estimée à 3.7 millions d’exemplaires, un chiffre plus que respectable.

Outre la version standard, une version courte à été mise sur pied pour les chasseurs et autres unités d’élite ayant besoin d’une arme moins encombrante. On trouve également un fusil destiné aux tireurs de précision.

Après guerre, certains fusils furent transformés pour tirer une cartouche plus puissante en l’occurence le 8x56mm. Les armes transformées ont été essentiellement utilisées par l’Autriche et la Bulgarie

Pour résumer ce fusil à été utilisé par l’Autriche-Hongrie, l’Italie, l’Albanie, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, l’Ethiopie (ex-armes italiennes), l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Turquie, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Espagne (républicains durant la guerre d’Espagne),la Roumanie, la Russie, la Yougoslavie, la Somalie (ex-fusils italiens).

La Yougoslavie à donc récupéré des Mannlicher modèle 1895 pour armer ses unités d’infanterie à la création de son armée. Ils ont d’abord tiré la cartouche d’origine avant d’être modifié pour tirer la nouvelle cartouche standard de l’armée royale yougoslave à savoir le 7.92x57mm Mauser. Certains de ces fusils furent exportés en Grèce, capturés en 1949 par les allemands qui les rétrocédèrent à leurs unités supplétives. Une façon de boucler la boucle en quelque sorte.

Avec la mise en service des fusils ZB modèle 1924, les Mannlicher modèle 1895 même rechambrés quittèrent peu à peu le devant de la scène mais pas complètement le service, les fusils disposant encore d’un bon potentiel étant soigneusement stockés. Ils sont ressortis lors des manœuvres et surtout lors de la mobilisation générale de 1948.

En théorie ces fusils devaient être une situation transitoire en attendant la livraison de fusils plus modernes mais les retards ont fait que certaines unités de l’armée royale yougoslave ont combattu les italiens, les allemands ou les hongrois avec des fusils vieux de plus de cinquante ans.

Quelques fusils sont parvenus jusqu’en Egypte mais bien entendus ils ont été retirés du service et remplacés par des fusils plus modernes en l’occurence des MAS-36.

Le Mannlicher modèle 1895 était un fusil de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 3.78kg mesurant 1272mm de long dont 765mm pour le canon et tirant initialement la cartouche 8x50mmR Mannlicher. A l’aide de clips de cinq cartouches insérés à l’intérieur du corps de l’armé, ce fusil pouvait toucher une cible à 2000m (800m en pratique) avec une cadence de tir de 20 à 25 coups par minute.

Mannlicher-Carcano modèle 1891

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 est une création du lieutenant-colonel Carcano de l’Arsenal de Turin qui s’inspira du système Mauser et pour être plus précis du Mauser modèle 1889 utilisé par l’armée belge.

C’était une arme fiable, son seul point faible étant sa cartouche de 6.5mm qui bien que stable et précise manquait de puissance d’arrêt. Les italiens en étaient conscients mais il faudra du temps pour commencer le passage à la cartouche de 7.35mm, une cartouche à l’utilisation très limitée.

C’est avec ce fusil que la jeune armée italienne va participer à différentes interventions coloniales mais aussi au premier conflit mondial, à la guerre italo-abyssinienne, à la guerre d’Espagne, à l’expédition d’Albanie et bien entendu au second conflit mondial.

Au modèle standard se sont ajoutés une version carabine (Moschetto Mannlicher-Carcano modelo 1938), version plus courte avec un levier d’armement coudé, une petite hausse et une baïonnette repliable sous le canon.

Comme toutes les carabines, le recul est plus violent car l’arme est plus courte. La deuxième version est une version courte à crosse repliable mise au point pour les parachutistes mais sa production à été très limitée.

Ce fusil était toujours en service en septembre 1948 bien que depuis 1943 la décision avait été prise de remplacer le 6.5 par le 7.35mm plus puissant.

Ce fusil va donc participer à son second conflit mondial, étant toujours en service en avril 1954 moins dans l’armée co-belligérante (rééquipée par les anglo-saxons) que dans l’armée du régime pro-allemand largement rééquipée avec des armes saisies lors de l’opération Asche, les armes italiennes les plus modernes étant utilisées par les allemands qui n’avaient qu’une confiance limitée dans les troupes italiennes.

Cette arme à été utilisée également par l’Albanie, la Yougoslavie, la Libye, l’Ethiopie, la Grèce, généralement des armes capturées sur le champ de bataille ou dans l’immédiat après guerre notamment lors de la liquidation dans des circonstances douteuses des surplus militaires.

La Yougoslavie à récupéré des armes de ce type dans le chaos de l’immédiat après guerre en prennant sous son autorité les stocks laissés par l’armée austro-hongroise qui avait capturé des fusils de ce type notamment lors de la déroute de Caporetto.

A la différence du Mannlicher modèle 1895, ce fusil n’à pas été utilisé durablement dans l’armée yougoslave notamment en raison d’une cartouche peu courante et surtout de l’impossibilité de les transformer en 7.92mm. Ces fusils furent soit mis en réserve ou utilisés pour la parade. Son utilisation durant le second conflit mondial par les yougoslaves à été anecdotique.

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 était un fusil de conception et de fabrication italienne pesant 3.9kg à vide mesurant 1290mm de long (780mm pour le canon). Tirant la cartouche 6.5x52mm, il pouvait toucher une cible à 800m avec une cadence de tir de quinze coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des magasins de six cartouches.

Mosin-Nagant modèle 1891-30

Le Mosin-Nagant modèle 1891 (et son évolution le modèle 1891-30) était le fusil standard de l’armée russe en 1914 mais aussi de la RKKA en septembre 1939. En juin 1950 lors du déclenchement de l’opération BARBAROSSA il était loin d’avoir dit adieu aux armes.

Tirant les leçons de la guerre russo-ottomane de 1877/1878 la Russie lance en 1882 un programme de mise au point d’un nouveau fusil. Après un processus d’évaluation délicat, le gouvernement russe décide de combiner les éléments du projet du colonel Mosin et ceux du célèbre Léon Nagant donnant naissance au Mosin-Nagant.

La production est assurée par quatre sites, trois en Russie (Tula, Izhevsk,Sestrovyetsk) et le quatrième en France, la Manufacture d’Armes de Chatelleraut (500000 exemplaires).

Cette arme participe à la guerre russo-japonaise puis à la première guerre mondiale, des armes étant même produites aux Etats-Unis. Des armes ayant été capturées par les ennemis de la Russie, certains Mosin-Nagant vont être rechambrés pour tirer des munitions plus famillières à leurs nouveaux propriétaires.

Le fusil participe naturellement à la guerre civile russe et ce dans les deux camps. Il participe ensuite à la guerre de Pologne et enfin à la deuxième guerre mondiale, les nouveaux fusils étant en nombre trop faible pour permettre aux Mosin-Nagant de prendre leur retraite.

La production continuait toujours à cadence réduite quand le second conflit mondial éclate et augmente après juin 1950 pour fournir la quantité colossale d’armes nécessaires à la guerre moderne. On estime à 48 millions le nombre de fusil produits de 1891 à 1956.

Durant le second conflit mondial, le Mosin-Nagant dans ses différentes versions fût utilisé pour les unités régulières, par les partisans mais aussi par les tireurs d’élite. Les allemands ont capturé des armes de ce modèle mais les ont surtout cédés à leurs alliés ou à des unités de recrutement local.

Le second conflit mondial terminé, le Mosin-Nagant dans ses différents versions à été rapidement remplacé par des fusils plus modernes. Ce n’était pas pour autant la fin de sa carrière, le vénérable fusil étant utilisé dans de nombreux conflits en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie.

D’autres pays ont mis au point des variantes locales plus ou moins modifiées comme l’Estonie, la Finlande, la Tchécoslovaquie, la Chine, la Hongrie, la Roumanie et la Pologne.

Les autres utilisateurs sont l’Afghanistan, l’Angola (irréguliers), le Bangladesh (irréguliers), la Bulgarie, le Camdodge, Cuba, Egypte, Indonésie (irréguliers), Irak, Laos, Lettonie,Lituanie, Mongolie,Népal,Phillipines (armes américaines), Vénézuela, Albanie, Autriche-Hongrie, Autriche, Ethiopie, Italie (armes austro-hongroises reçues en dommages de guerre), Japon (armes russes capturées), Yougoslavie, l’Espagne (république) et la Turquie sans compter les différents groupes irréguliers alimentés par différents trafiquants.

La Yougoslavie à récupéré des Mosin-Nagant modèle 1891 via les stocks de l’armée austro-hongroise (armes capturées) ou dans l’immédiat après guerre quand des intermédiaires peu scrupuleux vendaient des armes au plus offrant. En ce qui concerne les Mosin-Nagant modèle 1891-30 on ignore comment ils sont arrivés dans les mains yougoslaves.

Rechambrée au calibre 7.92x57mm, cette arme cohabite un temps avec le Mannlicher modèle 1895 et avec le Puska M.1924. Tout comme le modèle 1895, le Mosin-Nagant à été ensuite stocké en réserve pour ressortir en cas de besoin. Néanmoins si la réutilisation de Mannlicher modèle 1895 durant l’opération MARITSA est attestée et documentée, celle des Mosin-Nagant est incertaine et sujette à caution.

Le Mosin-Nagant modèle 1891 était un fusil à répétition belgo-russe pesant 4.06kg mesurant 1302mm de long (dont 800mm pour le canon) tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale théorique de 1200m (900m en pratique) à raison de cinq à dix coups par minute sachant que l’alimentation en munitions se faisait soit par des magasins internes de cinq cartouches ou des lame-chargeurs de même capacité.

PUŠKA M.1924

Sous sa désignation yougoslave se cache le fusil FN (Fabrique Nationale d’Armes) modèle 1924, une évolution belge du Mauser Gewehr 98. Sembable au fusil tchèque vz.24, il fût décliné en plusieurs calibres, donnant naissance à une famille de fusils adaptés aux besoins de ses différents clients.

Exporté dans le monde entier il participa à la guerre du Chaco entre la Bolivie et le Paraguay (1932-1935), la deuxième guerre italo-abyssinienne, la guerre civile chinoise, la deuxième guerre sino-japonaise, la guerre de Pologne, la guerre entre l’Equateur et le Pérou et bien entendu le second conflit mondial.

L’armée royale yougoslave fût un utilisateur majeur de ce fusil puisqu’elle l’acheta directement à la Belgique avant de le produire sous licence à l’Arsenal de Kragujevac. Si les fusils achetés en Belgique étaient désignés modèle 1924 ceux produits en Yougoslavie étaient des M.24.

La production se poursuivit en Yougoslavie jusqu’en 1945 et bien que la Yougoslavie n’acheta aucun modèle 1930 un certain nombre d’améliorations ont été intégrées aux M.24 produits en très grand nombre pour équiper les unités d’active et préparer les stocks destinés aux soldats mobilisés en cas de combat.

Le chiffre total de la production est incertain mais il tourne autour de 210000 exemplaires. Le fusil standard de l’armée yougoslave va cohabité avec un fusil étroitement dérivé le Puskha M.1948.

Après la fin de la Campagne de Yougoslavie, ce fusil à accompagné les soldats yougoslaves évacués en Egypte pour permettre la reconstitution de l’armée royale. Ce fusil fût remplacé par le MAS-36 français (en attendant d(hypothétiques MAS-40 qui n’arrivèrent jamais).

Cependant certains tireurs de précision conservèrent leurs M.24. Sur le territoire yougoslave ce fusil fût utilisé aussi bien par les unités appuyant les allemands, les italiens et les hongrois que les maquisards et les partisans. Le second conflit mondial terminé, quelques fusils furent conservés pour la parade et la garde des monuments.

Le PUŠKA M.1924 était un fusil à répétition belgo-yougoslave pesant 4.2kg chargé, mesurant 1100mm de long (dont 590mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (500m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des clips de 5 cartouches.

PUŠKA M.1948

Le PUŠKA M.1948 est une évolution du précédent. Contrairement au M.1924 ce projet est 100% yougoslave. Il est lancé en 1941 et à pour objectif d’améliorer la précision et la cadence de tir du modèle 1924. La question de la production et de l’entretien sont également abordées.

Le nouveau fusil est prêt en septembre 1944 après un long processus. Les tests sont menés par la troupe jusqu’au printemps 1945 et se révèlent dans l’ensemble satisfaisants. La production est lancée fin 1945 et va se poursuivre jusqu’en 1949 s’achevant après la sortie de 49000 exemplaires.

Ces fusils vont participer à la campagne de Yougoslavie entre les mains des unités de l’armée royale yougoslave puis dans la guerre entre partisans et forces de répression des M.1948 servant au sein des unités de l’Etat indépendant de Croatie tout comme au sein des unités de maquisards et de partisans.

La carrière du fusil s’est poursuivie après guerre, la production reprennant même à l’Arsenal de Kragujevac, une mesure transitoire le temps qu’un fusil moderne marquant une nette rupture ne prenne le relais.

Ce sera chose faite en 1962 quand la Yougoslavie communiste obtient l’autorisation de produire sous licence l’AK-57. Au totla on estime le nombre de PUŠKA M.1948 produits à 78000 exemplaires.

Des fusils sont encore utilisés pour la parade et la garde symbolique de bâitiments officiels, d’autres ont rejoint les musées tandis que certains ont été transformés en arme de tir sportif.

Le PUŠKA M.1948 était un fusil à répétition de conception et de fabrication yougoslave pesant 4kg chargé, mesurant 1050mm de long (dont 570mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (6800m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des clips de 5 cartouches.

MAS-36

MAS 36

La France sort victorieuse du premier conflit mondial avec un gigantesque stock d’armes en calibre 8mm. En ces temps de paix, de pacifisme et de crise économique, rien ne presse pour changer d’arme et de calibre en dépit des défauts de la munition Lebel.

Outre sa surpuissance, la forme de sa cartouche la rend inadaptée à son utilisation par des armes automatiques comme l’avait démontré le calamiteux Chauchat.

L’étude d’une nouvelle cartouche est lancée, la cartouche 7.5×58 avec comme première arme utilisatrice, le fusil-mitrailleur modèle 1924. Suite à plusieurs incidents de tir, la cartouche est modifiée et raccourcie devenant le 7.5×54 modèle 1929C, le fusil-mitrailleur devenant le modèle 1924 modifié 1929.

Après un long processus de mise au point le 17 mars 1936 le fusil de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne soit adopté sous le nom de fusil de 7.5mm modèle 1936 plus connu sous le nom de MAS 36.

Les débuts de la fabrication sont très lents et en septembre 1939, seulement 63000 exemplaires ont été livrés aux unités de combat, chiffre qui passe à 430000 à la fin du mois de juin 1940. La production se poursuit pour rééquiper la majeure partie des unités de combat avec son lot de variantes.

On trouve ainsi le MAS 36/39, une version courte, l’équivalent d’un mousqueton destiné à équiper la cavalerie et l’artillerie ou encore le MAS 36 CR à crosse repliable destiné à l’infanterie de l’air.

La production du MAS 36 continua jusqu’en juin 1948 et atteignant le chiffre plus que respectable de 4.5 millions de fusils produits dont une grande partie est stockée pour la mobilisation des unités de réserve.

Quand éclate le second conflit mondial, le MAS-36 est encore en service, le MAS-40 et le MAS-44 étant réservés en priorité aux chasseurs et aux dragons portés des DC et des DLM même si certaines des meilleurs divisions d’infanterie l’ont également reçu notamment la 1ère DIM et la 1ère DINA.

Quand la Yougoslavie remet sur pied son armée la question du fusil se pose. Comme la France s’est chargée de rééquiper l’infanterie yougoslave, Belgrade espère recevoir le MAS-40 mais c’est finalement le MAS-36 qui va rééquiper les fusiliers yougoslaves.

Espérant qu’il s’agit d’une première étape, le gouvernement yougoslave accepte mais jamais les MAS-40 n’équiperont l’infanterie yougoslave. Le MAS-36 va rester en service en Yougoslavie jusqu’à la fin des années cinquante et rapidement mis en réserve pour une potentielle réutilisation ultérieure.

Le MAS-36était un fusil de conception et de fabrication française pesant 3.720kg à vide et 3.850kg chargé, mesurant 1020mm (1290mm avec baïonnette), disposant d’un canon de 575mm. D’un calibre de 7.5mm, il pouvait atteindre une cible à un portée pratique utile de 400m à raison de 10 à 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des magasins internes de cinq cartouches.

Mitteleuropa Balkans (128) Yougoslavie (17)

Une histoire des forces armées en Serbie (1) Des origines aux guerres balkaniques

La Serbie ayant été le moteur de l’unification des yougo-slaves il était logique que les forces armées serbes beneficient d’une partie particulière.

De plus en dépit d’efforts sincères menés par Pierre II le haut commandement de la Jugoslovensko Vojska était encore à la veille de l’opération MARITSA majoritairement serbe, les croates et les slovènes étant assez peu présent dans les hautes-sphères militaires alors que leur région d’origine était clairement en première ligne en cas d’invasion qu’elle soit italienne ou allemande.

Les unités militaires serbes ou serbophones ne datent pas de la création de la principauté de Serbie en 1830. Sans remonter jusqu’aux temps glorieux où l’empire serbe pouvait s’étendre sur une grande partie des Balkans, on trouvait dès le 18ème siècle des unités militaires serbes qu’elles soient irrégulières (hadjuks) ou militairement encadrées comme les unités serbes déployés dans la Frontière Militaire.

Cette milice va être utilisée par les autrichiens dans deux assauts infructueux contre Belgrade en 1787 et 1788. Elle est dissoute suite au traité de Sistova.

Mise sur pied dans la Frontière Militaire et plus précisément la région du Bannat. L’objectif de cette nouvelle force armée serbe est de libérer la Serbie du joug ottoman et de placer la Serbie sous la protection des Habsbourg.

Selon un document du 6 novembre 1789 cette unité comprenait un squadron de hussards, dix-huit compagnies de fusiliers et quatre compagnies de mousquetaires soit 5049 soldats. Ils portaient des uniformes semblables à ceux des autres unités de la Frontière Militaire.

A noter qu’en 1793 un nouveau corps franc composé de serbes et de bosniens à été levé dans la Frontière Militaire et que durant le premier soulèvement serbe (14 février 1804 au 7 octobre 1813) des détachements de sabotage appelés frajkori ont été mis en place.

Ce soulèvement fait suite au comportement de janissaires rénégats qui avait pris le pouvoir en 1801 et avait remplacé un régiment d’une relative autonomie, d’une relative quiétude en une tyrannie sanglante qui poussa les serbes à la revolte.

Faute d’armée digne de ce nom les serbes se livrèrent à des actions de guerilla ainsi que des représailles contre ce qu’on pourrait appeler des collaborateurs. Ils bénéficiaient de l’aide du Sultan avec l’appui d’un corps de cavalerie, le corps de sipahi.

Le Sultan s’en inquiéta et décida de surveiller de près ce mouvement tout en faisant mine de le soutenir. Après une série de victoires militaires en 1805/1806 les divisions entre leaders, la fin du soutien russe en raison du retour de la paix avec les ottomans entrainant une victoire ottomane et une sévère répression.

Une nouvelle révolte à lieu du 23 avril 1815 au 26 juillet 1817. Contrairement à la première où un temps les serbes furent alliés aux ottomans (encore qu’il s’agissait d’une alliance ambigüe et pleine de sous-entendus) cette fois les ennemis étaient clairement identifiés. Là encore il s’agissait d’une guerre du faible au fort aboutissant à la naissance de la Principauté de Serbie.

Qui dit principauté dit armée et Belgrade va très vite s’attacher à marquer symboliquement son autonomie en mettant sur pied une véritable armée.

Plus facile à dire qu’à faire car ce développement est clairement contraint par ses voisins autrichiens et ottomans.

Vienne et Constantinople ne sont pas dupes : si Belgrade parvient à obtenir une armée puissante la tentation se grande de vouloir obtenir par les armes une indépendance en bonne et due forme.

La principauté de Serbie doit donc limiter ses ambitions militaires. Sans surprise c’est la Russie qui sert de modèle militaire.

Entre 1830 et 1835, un bataillon d’infanterie, un escadron de cavalerie et une batterie d’artillerie sont mis sur pied. Des officiers russes d’active arrivent en Serbie y introduisent lois, règlements et exercices venus de la Troisième Rome. Douze jeunes serbes sont envoyés en Russie pour être formés au métier d’officier.

Une loi de 1838 permet la mise en place d’une Armée de Garnison. A noter que l’armée serbe dépend du ministère de l’Intérieur et non du ministère de la Guerre comme on pourrait s’y attendre (NdA Je n’ai pas la réponse à ce mystère mais probablement que le caractère autonome de l’Etat serbe exclu la présence d’un ministère de la Guerre). Les effectifs sont très limités avec 2438 hommes. Autant dire que pour venger le roi Lazare tombé à Kosovo Polje en 1389 on repassera….. .

A noter qu’à cette époque un deuxième bataillon d’infanterie à quatre compagnies à été mis sur pied.

En 1860 de jeunes officiers serbes de l’Armée autrichienne rejoignent l’Armée de la Principauté de Serbie. Des Slovènes sont également recrutés essentiellement dans le domaine sanitaire et logistique. En 1867 une loi autorise des officiers étrangers à servir dans les rangs de l’armée serbe.

Après la guerre de Crimée l’influence russe sur la chose militaire russe décline au profit de l’influence militaire française qui ne perdra pas trop d’éclat même après la défaite de 1870. Certes l’Allemagne devient un modèle séduisant pour tous les pays avides de modernité militaire mais la France reste pour beaucoup une valeur sure.

A la même époque l’assemblée serbe vote une loi sur l’armée nationale qui prévoit des effectifs importants à savoir 100 à 150000 hommes (NdA j’ignore si il s’agit du temps de paix ou du temps de guerre).

Si dans les premiers temps toutes les demandes de l’Armée sont acceptées par la classe politique, avec le temps les politiques à tort ou à raison sont plus réticents à consentir aux dites demandes.

Cette armée de la Principauté participe à une nouvelle révolte serbe en 1848/49 mais aussi à la révolte en Herzegovine (1875-1877). Elle participe également à l’expulsion de 30 à 70000 musulmans essentiellement albanais du Sandjak de Nis direction le Kosovo. Elle est aussi engagée dans une guerre contre son suzerain ottoman de 1876 et 1878.

A l’issue de cette guerre la principauté de Serbie devient indépendant et étend son territoire pour aboutir quasiment à son territoire actuel. Quatre ans plus tard en 1882 la principauté devient royaume.

En 1901 est votée la Loi sur l’organisation militaire (Zakono ustrojstvu vojske) qui réorganise le dispositif militaire serbe. Comme tous les pays de l’époque ou peu s’en faut, le Royaume de Serbie dispose d’une armée de conscription.

Tous les hommes de 17 à 50 ans sont soumis à des obligations militaires. L’armée est divisée entre une Armée Nationale composée d’hommes entre 20 et 45 ans et une Force de Défense composée des plus jeunes (17 à 20 ans) et des plus anciens (45 à 50 ans).

L’Armée Nationale est divisée en trois classes d’âge ou poziv (appel), les troupes du premier appel étant composée d’hommes entre 20 et 31 ans, celles du second appel d’hommes entre 31 et 37 ans et celles du troisième appel d’hommes entre 37 et 45 ans.

Le territoire serbe est divisée en cinq zones divisionnaires (Morava, Drina, Dunav, Sumadija et Timok) qui donnent leur nom aux divisions.

Chaque zone divisionnaire est divisée en trois districts qui correspondent au niveau du régiment, districts eux mêmes divisé en districts bataillonnaire.

Chaque zone divisionnaire fournit une division d’infanterie de 1ère classe à quatre régiments, une division d’infanterie de 2ème classe à trois régiments d’infanterie et trois régiments d’infanterie de troisième classe.

L’armée mobilisée doit ainsi disposer de cinq divisions de 1ère classe soit vingt régiments d’infanterie, cinq divisions de 2ème classe soit quinze régiments et quinze régiments d’infanterie de troisième classe soit un total de cinquante régiments d’infanterie.

L’unique division de cavalerie était recrutée sur l’ensemble du territoire serbe. Même chose pour l’artillerie, le génie et les unités logistiques.

Le service militaire durait 14 à 18 mois pour l’infanterie, 16 à 24 mois pour la cavalerie.

Au final comme il y avait cinq régiments d’infanterie en surnombre, ils furent intégrés aux divisions d’infanterie de 2ème classe qui passèrent donc à quatre régiments d’infanterie.

En temps de paix aussi étrange que cela puisse paraître il n’existe pas d’armée sur le pied guerre, la seule force militairement organisée étant composée de 3000 officiers et sous-officiers chargés au travers de vingt régiments-cadres de former et d’entrainer les conscrits (environ 40000 appelés chaque année).

La Division d’Infanterie de 1ère classe comprend quatre régiments d’infanterie à quatre bataillons à quatre compagnies, le régiment disposait également d’une escouade de quatre mitrailleuses et d’un ou deux bataillons de remplacement.

A cela s’ajoute un régiment de cavalerie disposant de deux ou trois escadrons avec pour chaque escadron des unités montées et une escouade de mitrailleuse. On trouve également un escadron de remplacement (NdA Remonte ?).

Le régiment d’artillerie comprend trois bataillons d’artillerie appelés Divizio chacun disposant de trois batteries de quatre canons et une batterie de remplacement.

On trouve également un demi-bataillon de pionniers, une escouade de télégraphistes, des unités de ravitaillement, du train et des unités médicales.

Au final une Division de 1ère classe comprend normalement 25513 hommes, 20 mitrailleuses, 36 canons, 5110 chevaux, 1538 mules et 1645 chariots. Dans certaines conditions les effectifs peuvent passer à 28000 hommes.

Les Divisions d’Infanterie de 2ème classe sont organisées initialement de façon semblable mais on ne trouve qu’un bataillon d’artillerie soit douze pièces et un unique escadron de cavalerie au lieu d’un régiment soit seulement 15 à 17000 hommes.

Quand la première guerre balkanique éclate en 1912 les serbes utilisent principalement des armes françaises et allemandes.

Si les allemands dominent dans le domaine de l’armement de l’infanterie, les français sont plus que présents dans le domaine de l’artillerie, le dernier argument des rois comme disait l’un de nos plus grands souverains.

Mauser M1891 argentin. Le M1889 est semblable

Jugez plutôt ! Le fusil standard de l’infanterie serbe était le Mauser M1889 (7x57mm) complétés par quelques vieux fusils Berdan II russes alors que la principale mitrailleuse était la Maxim M1908.

L’artillerie serbe pouvait compter sur des canons de campagne et de montagne Schneider M1907 de 75mm, quelques vieilles pièces De Bange M85 de 80mm ainsi que des pèces lourdes que ce soit des obusiers de 120mm Schneider M1897, des canons de 120mm Schneider modèle M1897, six mortiers de 150mm Schneider-Canet.

Des pièces lourdes modernes sont acquises entre 1912 et 1914 que ce soit des canons de 120mm Schneider-Canet M1910 ou des canons de 150mm Schneider-Canet M1910.

Mitteleuropa Balkans (87) Roumanie (17)

ARMEE DE TERRE ROUMAINE

Histoire

Les origines

Soldat roumain en tenue ancienne

L’histoire roumaine est ancienne, les roumains s’estimant être les descendants des Daces qui donnèrent du fil à retordre aux romains qui eurent besoin de deux guerres pour s’emparer de cette province riche en bois et en or. A l’usage elle fût abandonnée car trop difficile à défendre alors que l’armée romaine devait faire face à des peuples barbares de plus en plus remuants que ce soit sur le Rhin, sur le Danube ou même au Moyen-Orient.

Au Moyen-Age les roumains s’illustrèrent surtout dans leur guerre contre les ottomans sans oublier des conflits contre les mongols et contre les hongrois. Les différentes principautés alternèrent entre alliance et opposition avec la Sublime Porte.

Les armées des principautés comprenaient des archers (arcasig), des cavaliers (călărași, des chevaux légers ou rosiori), de l’infanterie (dorobanti), des mousquetaires ou puscasi, de l’artillerie (tunari) mais aussi différentes unités irrégulières très présentes dans cette région (arnaoutes razesi).

L’armée de terre roumaine voit le jour en 1859 lors de la naissance des Principautés-Unies de Roumanie, onze ans après une première tentative infructueuse lancée en 1848 au moment du «Printemps des Peuples».

Elle dispose d’un état-major général et de trois commandements territoriaux (Moldavie, Valachie et Oltenie).

Cette armée comprend à l’origine sept régiments d’infanterie à deux bataillons à quatre compagnies chacun. En 1860 le premier bataillon de fusiliers voit le jour en attendant la création de bataillons d’infanterie de montagne qui comme dans nombre de pays vont être rapidement les meilleures de l’armée roumaine.

La cavalerie n’est pas oubliée avec deux régiments de cavalerie à quatre escadrons de lanciers auxquels vont s’ajouter un escadron de stockage.

L’artillerie peut être considérée comme le parent pauvre de l’armée roumaine avec seulement six batteries (quatre en Moldavie et deux en Valachie).

Cette armée est dirigée par le Domnitor Alexandre-Jean Cruza et ce jusqu’à son abdictation survenu en 1866.

Onze ans plus tard les Principautés-Unies de Roumanie vont participer aux côtés des russes à une nouvelle guerre russo-ottomane que les roumains vont appeler guerre d’indépendance puisqu’à l’issue de ce conflit la Roumanie devient indépendante, indépendance qui se double d’un changement de statut en 1881. Exit le statut de principauté et bonjour le statut de royaume.

Durant cette guerre qui dure du 24 avril 1877 au 10 mars 1878 les roumains vont jouer un rôle non négligeable. Huit jours plus tôt la Roumanie avait signé avec la Russie le traité de Bucarest pour autoriser le passage des troupes russes sur son territoire pour combattre la Sublime Porte pourtant puissance suzeraine des Principautés-Unies de Roumanie.

Dans un premier temps la Roumanie joue un rôle passif en mobilisant 120000 soldats dans le sud pour empêcher les ottomans de traverser son territoire.

Son intervention effective ne commence que le 24 juillet 1877 à la demande de la Russie qui avait déjà subit de lourdes pertes. 66000 soldats roumains accompagnés par 190 canons vont combattre les ottomans aux côtés de 280000 russes et de 50000 bulgares.

L’armée de terre roumaine participe au siège de Plevna (20 juillet au 10 décembre 1877). Cette victoire est cependant une victoire à la Pyrrhus, les pertes sont telles (5000 morts, 15000 blessés, 40000 prisonniers soit la moitié des effectifs engagés) que la Russie ne peut pas s’engager dans une conquête de Constantinople, la capitale de l’empire ottoman.

Cette bataille montre définitivement la supériorité de fusil à répétition sur le fusil à un coup et ça toutes les armées l’ont compris et entendu.

Après l’occupation de Plevna, les roumains retournent combattre sur le Danube, participant aux batailles de Vidin et de Smardan. Ils ont également participé aux batailles de Grivitsa et de Rahova.

Le 19 janvier 1878, l’empire ottoman demande l’armistice et le 13 janvier 1878 l’indépendance des principautés-unies de Roumanie est reconnue par la Sublime Porte.

Les pertes de l’armée roumaine à l’issue du conflit vont être très lourdes avec près de 20000 pertes (4302 tués et disparus, 3316 blessés et 19904 soldats ayant succombé à la maladie qui tue plus que les combats en eux-mêmes, situation qui changera avec le premier conflit mondial).

Cette arme s’organise progressivement et comme en France est créée une gendarmerie destinée à tenir et à défendre les zones rurales. Elle est créée en 1893 et réorganisée en 1908 après son échec dans la jacquerie de 1907.

En 1900 l’armée de terre roumaine comprend quatre commandement de corps d’armée, neuf divisions d’infanterie qui disposent chacune d’une bataillon d’infanterie de montagne.

Artillerie roumaine durant le premier conflit mondial. Une batterie de 75mm traverse une ville roumaine (probablement Bucarest).

Sa substance offensive comprend trente-quatre régiments d’infanterie à trois bataillons chacun, onze régiments d’artillerie équipés de batteries de canons de 75mm et d’obusiers de 120mm, une batterie d’artillerie de montagne, deux régiments d’artillerie de forteresse et deux régiments du génie.

Pendant plus de trente ans l’armée roumaine reste l’armée au pied. Si elle n’est pas engagée dans la première guerre balkanique, elle participe à la deuxième guerre balkanique même si aucune perte au combat ne sera enregistrée. Son seul engagement obligera la Bulgarie à demander la paix à ses anciens alliés.

Mitteleuropa Balkans (11) Hongrie (11)

ARMEE DE TERRE

Une histoire militaire de la Hongrie

Les origines

Comme nous l’avons vu à propos de la partie d’histoire générale, les hongrois apparaissent dans l’histoire européenne au 9ème siècle sous la forme de raids meurtriers. Peuple issu des steppes, les hongrois utilisaient essentiellement la cavalerie pour frapper vite et fort. Ils utilisaient l’arc mais aussi l’épée et la lance.

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