Allemagne (55) Armée de terre (12)

Armement (4) : artillerie lourde sur voie ferrée

15cm et 17cm K (E) (Eisenbahn)

15cm Kanone (Eisenbahn)

15cm Kanone (Eisenbahn)

Ces pièces sur voie ferrées sont issues du Sofort-Programm lancé en 1936 et destiné à fournir à la Deutsche Heer une artillerie sur voie ferrée le plus rapidement possible.

Pour se faire, la firme Krupp installa sur de nouveaux affûts d’anciennes pièces de marine récupérées dans les stocks constitués après la démolition des cuirassés et des croiseurs de bataille.

Quatre 15cm K (E) et six 17cm K (E) vont être construits et mis en oeuvre par deux régiments d’artillerie sur voie ferrée. Ce faible nombre s’explique par un prix trop élevé au regard des services attendus et rendus.
Ils furent retirés du service en juin 1944 à une époque où des modèles plus lourds les ont remplacés.

Les pièces usées sont feraillées mais les affûts-trucks sont réutilisés pour former des trains de DCA équipés de canons de 88 et de 128mm chargés de protéger les grandes villes allemandes.

Caractéristiques Techniques du 15cm K (E)

Calibre : 150mm Longueur du tube : 5.571m Poids total : 74000kg Poids des obus : 43 ou 52kg Portée maximale : 22500m

17cm Kanone (E)

17cm Kanone (E)

Caractéristiques Techniques du 17cm K (E)

Calibre : 170mm Longueur du tube : 6.90m Poids total : 80000kg Poids de l’obus : 62.800kg Portée maximale 26100m

21cm Kanone 21 (E)

21cm Kanone (E)

21cm Kanone (E)

Durant le premier conflit mondial, l’artillerie lourde allemande s’illustra avec le Paris Kanone , un super canon qui frappa la capitale française, provoquant la psychose de la population en dépit de pertes faibles.

Ce canon improprement appelé “Gross Bertha” laissa une trace mythique chez les artilleurs allemands qui considéraient comme utile d’avoir une pièce d’artillerie à très longue portée.

Longtemps les études furent théoriques et il fallut attendre plusieurs années avant que le “super-canon” ne voit le jour, un canon de 210mm, un calibre standard pour l’artillerie allemande mais la comparaison avec les Mörser 16 et 18 s’arrêtait là.

Un affût-spécial recevait un canon long de 33m (158 calibres), si long qu’il fallait un système de tendeurs et d’entretoises pour éviter qu’il ne s’effondre sous son propre poids.

Véritable arme d’ingénieur, ce canon produit à deux exemplaires eut un rapport coût/efficacité très faible. Les artilleurs allemands ne sachant qu’en faire, ces canons sont mis en réserve, planqués durant la guerre civile dans les Alpes Bavaroises.

Ressorties régulièrement pour la propagande, les deux pièces furent remises réellement en service en septembre 1948 pour tirer à longue portée en direction de l’ouest.

Caractéristiques Techniques du 21cm Kanone 12 (E)

Calibre : 211mm Longueur du tube : 33.34m Poids total : 309 tonnes Poids de l’obus : 107.500kg Portée maximale estimée : 115km

28cm Kanone 5 (E)

28cm Kanone 5 (E) en action

28cm Kanone 5 (E) en action

Comme nous l’avons vu, les premiers canons sur voie ferrée allemands sont des canons “d’occasion” avec des affûts neufs sur lesquels étaient installés des canons de marine récupérés dans les stocks.
Cette mesure d’urgence qui se révéla décevante (coût trop élevé pour le résultat) devait céder la place à la production de canons sur voie ferrée neufs.

Si le 305mm était le calibre standard pour les cuirassés type prédreadnought, les allemands préféraient le 280mm. Comme souvent les pièces d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée étaient d’anciens pièces de marine, il était logique de retrouver ce calibre dans l’ALVF allemande.

Le projet qui allait aboutir aux 28cm Kanone 5 (E) est lancé en 1934 par la firme Krupp, les premières pièces entrant en service en 1936.

Ce fût une vrai réussite. Le tube à été soigneusement conçu et l’affût à été dessiné pour supporter le canon, encaisser le recul et éviter de perdre les réglages.

Un régiment regroupe vingt-quatre canons de 280mm K5 bien que dans la pratique, seulement seize canons soient opérationnels, les autres étant utilisés pour l’instruction, les essais ou en entretien après une campagne de tir en Baltique.

La production se poursuivit jusqu’en septembre 1948 à cadence réduite même si la production d’une telle pièce n’était pas aussi facile et rapide qu’un obusier de campagne.

Quand le conflit éclate, des canons de 280mm retrouvent des pièces lourdes sur le front occidental et sur le front oriental, se préparant à appuyer une offensive ou à attaquer les arrières d’un ennemi mordant.

Caractéristiques Techniques du 28cm Kanone 5 (E)

Calibre : 280mm Longueur du tube : 21.538m Poids total : 21800kg Poids de l’obus : 255kg Portée maximale : 62400m

28cm Kurze et Lange Bruno

28cm Kurze Bruno

28cm Kurze Bruno

Ces canons étaient issus du Sofort-Programm destiné à fournir une artillerie lourde sur voie ferrée le plus rapidement possible. Comme pour les canons de 150 et de 170mm, ils combinaient un ancien canon de marine modifié avec un nouvel affût.

Au total ce sont huit kurze Bruno et trois lange bruno qui furent produits en 1937/38, une étape avant la mise au point des 28cm Kanone 5 (E) avec lesquels ils cohabitèrent un temps avant d’être relégués à l’instruction ou à l’expérimentation.

En septembre 1948, il ne restait plus que quatre kurze bruno et deux lange bruno en service, ces canons ralliant les côtes allemandes pour renforcer la défense côtière et repousser une potentielle tentative de blocus d’une escadre franco-britannique.

Caractéristiques Techniques du 28 cm Kurze Bruno K (E)

Calibre : 280mm Longueur du fût : 11.20m Poids total : 130000kg Poids de l’obus 240kg Portée maximale : 29500m

Caractéristiques Techniques du 28cm Lange Bruno K (E)

Calibre : 280mm Longueur du fût : 12.735m Poids total : 123000kg Poids de l’obus : 302kg Portée maximale 28500m

40cm Kanone 6 (E)

Le calibre dominant de l’artillerie sur voie ferrée allemande était le 280mm. Des calibres plus importants étant mis en œuvre par les pays ennemis _France et Grande-Bretagne_ , l’Allemagne voulut suivre.

Après avoir étudié des canons de 380mm, de 520mm et même de 800mm (!), l’artillerie sur voie ferrée allemande décida d’adapter à un usage terrestre, le canon de 406mm qui armait les cuirassés type H.

La priorité donné à la marine et la guerre civile provoqua un important retard et sur les seize pièces initialement prévues, seulement huit étaient opérationnelles en septembre 1948 et quatre en construction chez Hanomag à Hanovre, pièces dont l’achèvement est d’ailleurs suspendu, les canons prévus pour les affûts étant remis à la marine pour permettre le remplacement éventuel de canons usés.

Les pièces opérationnelles vont comme leurs homologues de 280mm vont se déployer le long de la frontière occidentale de l’Allemagne.

Caractéristiques Techniques du 40cm Kanone 6 (E)

Calibre : 406mm Longueur du tube : 21.5m Poids total : 145 000kg Poids de l’obus : 255kg Portée maximale : 44550m  

Obusiers automoteurs Karl

Mörser Gerät 040

Mörser Gerät 040

Pour protéger la frontière nord-est d’une invasion allemande, la France avait construit l’une des plus formidables ligne fortifiée de l’histoire, la Ligne Maginot, un ensemble homogène de casemates, d’ouvrages et de blockhaus, formant une barrière quasi-impénétrable jusqu’aux Ardennes même si ça et là, les dépassements de budget obligèrent les français à sacrifier certains ouvrages.

Bien que les premiers plans d’attaque à l’ouest prévoyaient un passage par la Belgique, il fallait envisager le pire des scénarios à savoir une attaque frontale contre la Ligne Maginot ce qui nécessitait le développement d’une « super-artillerie » pour neutraliser les ouvrages dessinés par la CORF.

D’où la mise au point d’obusiers automoteurs, les Mörser Gerät 040  plus connus sous le nom de Karl. Ces obusiers automoteurs de 600mm étaient en réalité peu mobiles, les manœuvres étaient strictement locales, le transport sur de longues distances se faisant par train ou en démontant l’obusier en deux pour les transporter sur des remorques spéciales.

Sept obusiers furent construits mais en septembre 1948, il n’en restait plus que cinq, deux avant été réformés suite à une usure prononcée rendant dangereux le tir .
Caractéristiques Techniques

Calibre : 600mm Poids : 137 tonnes Poids de l’obus : 2170kg Longueur : 11.15m Longueur du tube 4.2m Largeur 3.16m Hauteur : 4.38m Champ de tir horizontal : 8° Champ de vertical : 55° à 70° Cadence de tir : un coup toutes les dix minutes Moteur diesel de 580h Vitesse : 6 à 10 km/h Distance franchissable : 42 à 60km

Trains blindés

Déplacer rapidement des troupes sur de longues distances paru longtemps une gageure. En l’absence de moyens de transports performants, le seul moyen de transport s’était les jambes des soldats ce qui impose de sévères limites en terme de distances parcourues.

L’apparition du chemin de fer permis d’envisager de transporter vite et loin des troupes qui arrivaient sur le champ de bataille fraiches et dispos. Ce moyen de communication reposait sur des infrastructures imposantes et vulnérables qui fallait protéger.

D’où l’apparition rapide de trains blindés pour protéger les voies de communication des coups de l’ennemi.

L’Allemagne n’échappe pas à la règle et dispose de quarante-huit trains blindés en septembre 1939, des trains composés d’une locomotive _souvent précédée d’un tender pour faire exploser les obstacles ou les mines_, de wagons blindés armés de canons et de mitrailleuses, de wagons de marchandise pour le transport de troupes…… . On trouve également des wagons plats pouvant porter un char qui pouvait descendre du train pour opérer à proximité.

On trouve également des trains de commandement à destination des grands chefs de l’armée, leur permettant de commander au plus près du front. Ils sont protégés comme les trains blindés mais les locaux-vie et les locaux de travail sont nettement plus luxueux.

Enfin ajoutons les Panzerdraisine, de petits véhicules ferroviaires chargées de patrouiller sur les voies pour les protéger des sabotages et des coups de main.

Différents modèles existent, certains armés d’une simple mitrailleuse (notamment pour ces véhicules récupérés en Pologne et en Tchécoslovaquie) mais d’autres plus lourdement armées, les plus puissantes disposant d’une tourelle de Panzer IV avec un canon de 75mm long et une mitrailleuse de 7.92mm.

Allemagne (54) Armée de terre (11)

Armement (3) : Artillerie lourde

17cm Kanone 18  

17cm Kanone 18

17cm Kanone 18

La mise en œuvre de pièces d’artillerie lourde rencontrait plusieurs écueils dont le principal était le recul. Sans frein, la pièce bougeait ce qui nécessitait de la remettre en place entre chaque tir, réduisant la cadence (déjà réduite en raison du poids des obus qui étaient souvent en deux charges) et obligeant les servants à refaire leurs calculs.

Entre la première guerre mondiale et la guerre de Pologne, la firme Krupp développa un nouvel affût destiné à mettre en œuvre de façon efficace des pièces lourdes. Outre le frein classique, le recul était absorbé par un système de rail intégré au train de roulement. Une plate-forme de tir pivotante facilitait le pointage.

Cet affût allait être utilisé par deux armes, un canon de 17cm que nous allons voir maintenant et un mortier de 21cm que nous verrons ultérieurement.

La priorité ayant été donné au mortier de 21cm (entré en service en 1939), ce n’est qu’en 1942 que le 17cm Kanone 18 entre en service dans l’artillerie allemande. Il va équiper neuf des treize régiments d’artillerie lourde et va rapidement supplanter le mortier de 21cm en raison d’une portée supérieure.

La production se poursuit après le début du second conflit mondial, le 17cm Kanone 18 devant à terme remplacer le 21cm Mörser 18 dont le rapport coût/performance à été jugé décevant.

Caractéristiques Techniques du 17cm Kanone 18 (K18)

Calibre : 172.5mm Longueur de la pièce : 8.52m Poids en ordre de route 23275kg Poids en batterie 17520kg Poids de l’obus (HE) 68kg Champ de tir vertical 0° à +50° Champ de tir horizontal 16° sur l’affût mais 360° sur plate-forme Cadence de tir : nc Portée maximale 29600m

21cm Mörser 16

21cm Mörser 16

21cm Mörser 16

Bien que désigné comme mortier, cette pièce d’artillerie lourde est un obusier. Mis en service au sein de l’armée impériale en 1916, il est issu d’une arme plus ancienne, le 21cm Mörser 10, la différence la plus visible étant un tube plus long.

Utilisé jusqu’à la fin du conflit, ce “mortier” fût également vendu à la Suède qui en céda quatre à la Finlande lors de la Guerre d’Hiver (novembre 1939-février 1940) mais ces canons ne furent d’aucune utilité car il n’y avait pas de véhicules assez puissants pour remorquer les pièces ! On peut toutefois admettre que leur intervention n’aurait pas changé grand chose.

Côté allemand, le 21cm Mörser 16 resta en service jusqu’en 1940 quand il fût définitivement remplacé par le 21cm Mörser 18. Les canons retirés du service furent alors utilisés pour l’instruction, l’expérimentation de nouveaux projectiles et stockés au cas où même si l’usure des tubes et des affûts rendait peu rentable une remise en service qui ne saurait être que provisoire.

Caractéristiques Techniques du 21cm Mörser 16

Calibre : 210mm Longueur du tube : 2.67m (14.5 calibres) Poids : 6680kg Poids de l’obus : 113kg pour l’obus explosif 121kg pour l’obus perforant Champ de tir horizontal 4° Champ de tir vertical -6° à +70° Cadence de tir : 1 à 2 coups/minute Portée maximale 11100m

21cm Mörser 18

21cm Mörser 18

21cm Mörser 18

L’obusier de 21cm Mörser 16 était une arme tout à fait convenable mais il vieillissait et devait être remplacé par une arme plus moderne.  C’est la firme Krupp d’Essen qui étudia un nouveau mortier (Mörser) de 210mm. Le 21cm Mörser entre en production en septembre 1939 pour équiper quatre régiments d’artillerie lourde regroupés dans l’équivalent de notre Réserve Générale.

Ce canon était efficace mais ses performances se révélèrent décevantes notamment par comparaison avec le 17cm K18 qui rappelons-le utilisait le même affût.

Aussi sa production finit par s’interrompre au profit du K18 qui devait à terme le remplacer (après l’abandon du calibre de 210mm jugé selon les usages trop léger ou trop lourd) même si cela n’avait pas commencé quand le second conflit mondial éclata.

Au cours du conflit, les Mörser 18 allaient être peu à peu relégués à la défense côtière ou le renforcement des places fortes à la manière de notre Artillerie Mobile de Forteresse, couvrant aussi bien le Westwall ou Ligne Siegfried voir le Neue Ostwall construit sur la nouvelle frontière germano-soviétique.

Caractéristiques Techniques du 21cm Mörser 18

Calibre : 210.9mm Longueur de la pièce : 6.51m Poids en ordre de route 22700kg en batterie 16700kg Poids de l’obus 121kg Champ de tir vertical : -0° à +50° Champ de tir horizontal : 16° sur l’affût 360° sur la plate-forme Portée maximale : 16700m

21cm Kanone 38 et 39

21cm Kanone 39

21cm Kanone 39

L’obusier de 210mm utilisant le même affût que le K18 s’était révélé  décevant ce qui n’empêcha pas l’Allemagne de continuer à développer des pièces de ce calibre.

Le premier baptisé Kanone 38 était étroitement dérivé du Mörser 18. Les différences étaient minimes et la production limitée à seize exemplaires quand la Heer préféra poursuivre la construction d’un canon d’origine tchèque. Ces canons étaient toujours en service en septembre 1948 mais dans un rôle d’artillerie de forteresse et d’artillerie côtière.

Ce canon à été exporté au Japon (quatre exemplaires) plus huit produits sous licence, ces pièces devant être utilisées pour neutraliser les puissantes forteresses américaines aux Philippines.

Caractéristiques Techniques du 21cm Kanone 38

Calibre : 210.9mm Poids : 25300kg Poids de l’obus : 121kg (projectile et gargousse séparées) Longueur du tube : 11.62m Champ de tir vertical : 0° à +50° Champ de tir horizontal : 17° sur l’affût, 360° sur la plate-forme Cadence de tir : un coup/minute Portée maximale : 33900m

Le 21cm Kanone 39 était à l’origine une pièce tchèque de la firme Skoda destinée à la Turquie et baptisée K52. Deux exemplaires seulement avaient été livrés quand la Tchécoslovaquie fût dépecée et absorbée par l’Allemagne.

Le contrat avec Ankara fût honorée (seize canons) et la production se poursuivit à cadence réduite pour l’Allemagne avec trente-deux pièces produites jusqu’en juin 1944 quand la production est suspendue.

Ces canons furent mis en oeuvre par des bataillons indépendants appelés en cas d’offensive à l’ouest à détruire les fortifications françaises voir à assurer des missions de défense côtière. Huit de ces canons furent cédés à la Suède pour servir à la défense côtière, réduisant le parc à vingt-quatre canons.

Caractéristiques Techniques du 21cm Kanone 39

Calibre : 210mm Poids : 39.800kg Poids de l’obus : 135kg Longueur du tube : 9.53m Champ de tir vertical : -4° à +45° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir : 3 coups en deux minutes portée maximale 33000m

24cm Kanone 3 et 4

24cm Kanone 3

24cm Kanone 3

Ces deux modèles de canons de 240mm furent conçus respectivement par Rheinmetall et par Krupp.

Détail savoureux, le K3 conçu par Rheinmetall fût produit par Krupp suite à une erreur dans la planification. N’étant pas impressionnés par les performances du K3, les ingénieurs de la firme d’Essen produisirent leur propre canon qui en dépit d’un calibre identique ne partageait pas de pièces en commun !

Les premières pièces sortent d’usine en 1938 et quatre canons sont en service quand éclate la guerre de Pologne. Varsovie n’offrant guère de forteresses puissantes, les K3 restent déployés à l’ouest où ils auraient inévitablement participés à l’offensive à l’ouest en matraquant les fortifications néerlandaises, belges et surtout françaises.

Au final ce sont quatorze pièces type K3 et K4 (les sources divergent sur la répartition entre les deux modèles) qui vont être produites. Ils vont équiper un régiment d’artillerie avec quatre batteries de trois pièces, deux canons étant généralement conservés en réserve et utilisés soit pour l’instruction ou l’expérimentation de projectiles spéciaux (stabilisés ou super-lourds).

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948. Ils sont déployés à l’ouest pour couvrir le Westwall plus connu côté allié sous le nom de Ligne Siegfried.

Caractéristiques Techniques du 24cm Kanone 3

Calibre : 238mm Poids en ordre de route (six chargements) 84636kg Poids en batterie 54000kg Poids de l’obus 152.3kg Longueur de la pièce : 13.10m Champ de tir horizontal 6° sur l’affût 360° sur la plate-forme de tir Cadence de tir : un coup toutes les cinq minutes Portée maxumale 37500m

24cm Haubitze 39 (24cm Houfnice vz39)

Le 24cm Haubitze 39 est lui aussi une arme d’origine tchèque conçue à l’origine pour la Turquie qui n’en reçut que deux exemplaires, annulant la livraison de six autres canons.

La production de cet obusier au fonctionnement semblable à son petit frère de 210mm continua pour l’Allemagne et équipa un régiment de la “Réserve Générale” allemande avec une mission de contre-batterie mais surtout de destruction des points fortifiés ennemis.

Il équipa ce régiment en compagnie de pièces plus anciennes, des 24cm Kanone M.16 qui furent remplacés par des Haubitze 39/40, une version améliorée du précédent.

Au total ce sont douze Haubitze 39 et huit Haubitze 39/40 qui furent produits soit un total de vingt pièces.

Caractéristiques Techniques du 24cm Haubitze 39

Calibre : 240mm Poids : 27000kg Poids du projectile 166kg Longueur totale : 6.765m Champ de tir vertical : -4° à +70° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir : 1 coups toutes les deux minutes Portée maximale : 18000m

24cm Kanone M.16

24cm Skoda M16

24cm Skoda M16

L’histoire de ce canon résume à lui tout seul l’évolution de l’Europe Centrale entre le premier conflit mondial et la guerre de Pologne.

En 1916, l’armée austro-hongroise passe commande à la firme Skoda d’un nouveau mortier de siège d’une portée supérieure au canon de 420mm qu’elle utilisait sur le front italien.

Neuf canons furent commandés mais seulement deux furent achevés et mis en service avant l’armistice qui provoqua la disparition de la Double-Monarchie.
Quatre autres canons étaient encore en fabrication et l’armée tchécoslovaque prit la décision de les acheter, Skoda ayant prit l’initiative des les achever.

Ces canons furent rachetés par les allemands après les accords de Munich, devenant des 24cm Kanone (t), équipant un régiment d’artillerie lourde en compagnie d’autres canons tchèques de même calibre.

Ces canons restèrent en service jusqu’en septembre 1941 quand ils furent remplacés par des Haubitze 39/40 plus modernes.

Caractéristiques Techniques du 24cm Kanone 16

Calibre : 240mm Poids total : 86000kg Poids du projectile : 198kg Longueur du tube : 9.6m (40 calibres) Champ de tir vertical : -10° à +41.30° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir : un coup par minute Portée maximale 26300m

35.5cm Haubitze M.1

35.5cm Haubitze M.1

35.5cm Haubitze M.1

En 1935, l’armée allemande demanda à Rheinmetall de développer un nouvel obusier de siège d’une puissance plus importante que le 24cm K3. La firme de Dusseldörf dessina un puissant obusier de 355mm reprenant les technologies de la pièce de 240mm.

Huit obusiers seulement furent construits pour équiper un unique régiment qui aurait été engagé contre la Ligne Maginot en cas d’attaque frontale à l’ouest.

Ces obusiers sont encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du 35.5cm Haubitze M.1

Calibre : 355mm Poids : 75000kg pouds du projectile : 575kg  Longueur du tube : 8.05m  Champ de tir  vertical : +45° à +75° Champ de tir horizontal 6° sur l’affût 360° sur la plate-forme Cadence de tir : un coup toutes les quatre minutes Portée maximale : 20850m

Allemagne (53) Armée de terre (10)

15cm Schwere Feldhaubitze 13

15cm Schwere Feldhaubtize 13 (obusier lourd de 150mm)

15cm Schwere Feldhaubtize 13 (obusier lourd de 150mm)

En septembre 1939, la Deutsche Heer dispose encore de quelques obusiers lourds de 150mm modèle 1913. Cet obusier apparu en 1913 à été produit à plus de 3400 exemplaires, un obusier très efficace qui causa des pertes sérieuses aux alliés.

Suite au traité de Versailles, cet obusier exporté en Turquie est livré à la Belgique et aux Pays-Bas au titre des réparations et conservé par la Reichswehr en petit nombre.

Remplacé par le Schwere Feldhaubitze 18, le Sfh13 n’est plus en service en septembre 1948 mais quelques pièces ont probablement été stockés.

Caractéristiques Techniques du 15cm Schwere Feldhaubitze

Calibre : 150mm Poids : 2250kg Poids de l’obus 42kg  Longueur : 2.54m Longueur du tube :2.096m Champ de tir vertical -4° à +45° Champ de tir horizontal : 9° Cadence de tir : 3 coups/minute Portée maximale 8600m

15cm Schwere Feldhaubitze 18

15cm Schwere Feldhaubitze 18

15cm Schwere Feldhaubitze 18

C’est à la fin des années vingt que la firme Krupp lança l’étude d’un remplaçant pour le 15cm Schwere Feldhaubitze. Comme souvent, les études partirent de la pièce existante pour l’améliorer. Parallèlement son concurrent Rheinmetall se lança dans une étude similaire.

Les projets des deux constructeurs n’étant pas totalement satisfaisants mais également pour ménager les susceptibilités, l’armée allemande décida de combiner le canon Rheinmetall sur l’affût Krupp.  Le canon entre en service en mai 1935 et quatre ans plus tard en septembre 1939, plus de 1300 canons sont en service, la production continuant durant la  Pax Armada pour remplacer définitivement les obusiers de 150mm plus anciens décrits plus hauts.

Bonne arme mais assez lourde, plusieurs projets d’allègement furent étudiées. La plus prometteuse voyait l’utilisation d’alliages légers mais ces derniers étant très demandés autre-part ce projet n’alla pas plus loin que le projet. Une version à canon allongée plus lourde que la version d’origine ne connu pas non plus la production en série.

Un nouveau modèle d’obusier, le 15cm Schwere FeldHaubitze 47 devait entrer en production en septembre 1948 mais la guerre reporte cette mise en production.

Avant même le début du second conflit mondial, le 15cm Schwere Feldhaubitze à connu son baptême du feu en étant employé par la Chine nationaliste dans sa guerre contre le Japon.  Ce canon à également été exporté en Amérique du Sud (Argentine et Chili), au Portugal et en Finlande.

Caractéristiques Techniques du 15cm Schwere Feldhaubitze 18

Calibre : 150mm Poids : 5530kg Poids de l’obus 43.5kg Longueur du tube : 4.5m Champ de tir horizontal -3° à +45° Champ de tir horizontal 64° Cadence de tir 4 coups/minute  Portée maximale 13250m.

15cm Schwere Feldhaubitze 37(t) (Skoda vz37 [K4] )

15cm Schwere Feldhaubitze 37 (t) en action

15cm Schwere Feldhaubitze 37 (t) en action

Sous l’empire austro-hongrois, la firme tchèque Skoda était déjà réputée pour la qualité de ses productions dans le domaine de l’artillerie. Cette réputation se poursuivit sous la Tchécoslovaquie indépendante qui exportait des canons et des obusiers légers et lourds avec le même succès qu’auparavant.

Après avoir exploité l’expérience accumulé au cours du premier conflit mondial, Skoda commença à dévelloper des armes vraiment nouvelles dont le K1, un obusier de 149.1mm. Cet obusier fût modifié et amélioré pour aboutir au K4 qui fût adopté par l’armée tchécoslovaque sous le nom de 15cm hruba houfnize vzor 37.

Alors que la production commençait à peine, les Sudètes furent annexées par les allemands privant Prague de ses fortifcations, la mettant à la merci d’une invasion allemande qui eut lieu au printemps suivant.

Connaissant la qualité des armes tchèques, les allemands firent tourner les usines d’armement à leur profit et la production du hbruba houfnice vzor 37 se poursuivit.

Ces obusiers étaient naturellement toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du 15cm Schwere Feldhaubitze 37(t)

Calibre : 149.1mm Longueur de la pièce : 3.60m Poids en ordre de route 5730kg en batterie 5200kg Poids de l’obus : 42kg Champ de tir horizontal : 45° Champ de tir vertical : -5° à +70° Cadence de tir : nc Portée maximale : 15100m  

15cm Kanone 16

Peu à peu le 15cm Kanone 16 fût relégué à la défense côtière et à l'artillerie de position

Peu à peu le 15cm Kanone 16 fût relégué à la défense côtière et à l’artillerie de position

Quand le premier conflit mondial éclate, l’Allemagne est mieux équipée que la France en termine d’artillerie lourde. Néanmoins, le tableau de l’artillerie lourde de l’armée impériale n’était pas idyllique.

Comme pour la France mais pour d’autres raisons, certaines pièces d’artillerie lourde allemandes étaient d’anciennes pièces de marine reconverties en canons terrestres ce qui n’était pas une solution idéale.

Rheinmetall et Krupp dévellopèrent tous les deux un canon de 150mm, le K-16. Les deux pièces furent construites mais le modèle de Krupp le fût davantage.

Capable d’une longue portée (22000m), ces canons se révélèrent des pièces redoutables pour la contre-batterie.

Le premier conflit mondial terminé, un grand nombre de canons est livré à des pays étrangers notamment la Belgique mais quelques pièces sont conservées par la Reichswehr.

Ces canons sont encore en service en septembre 1939 mais sont peu à peu remplacés par des K18 plus modernes. Les pièces ne sont pas ferraillés mais stockées, armant des unités de mobilisation et servant pour l’instruction.
Caractéristiques Techniques du 15cm Kanone 16

Calibre : 150mm Longueur du canon : 6.41m Poids en batterie 10870kg Poids de l’obus : 51.4kg  Champ de tir vertical -3° à +42° Champ de tir horizontal : 8° Portée maximale 22000m

15cm Kanone 18

15cm Kanone 18

15cm Kanone 18

Le 15cm Kanone 16 était une belle pièce d’artillerie bien construite mais qui inévitablement vieillissait. Son remplacement s’avérant nécessaire, Rheinmetall lança en 1933 l’étude d’un nouveau canon de 150mm (en réalité 149.1mm) en recherchant une plus grande portée.

Cette pièce mise en service en 1938 se révéla très réussie mais cette réussite se paya par un poids conséquent et une complexité peut être inutile. Il devait ainsi être scindé en deux fardeaux pour le remorquage sur de longues distances.

Ce canon continua d’être fabriqué jusqu’en septembre 1947 quand la production fût stoppée, les besoins étant couverts.

Comme le besoin d’un canon à longue portée était toujours présent, la firme Krupp imposa un nouveau canon, le 15cm Kanone 45 (voir ci-après).

Caractéristiques Techniques du 15cm Kanone 18

Calibre : 150mm Poids au combat : 12460kg Poids de l’obus 43kg Longueur totale : 8.6m Longueur du tube : 8.195m Champ de tir horizontal : 10° (360° sur la plate-forme rotative) Champ de tir vertical : -2° à +43° Cadence de tir : 2 coups/minute Portée maximale : 24500m

15cm Kanone 45

Le 15cm Kanone 18 était un excellent canon, précis mais son poids la rendait peu mobile. Il était même jugé comme excessif à comparer avec le poids de l’obus qu’il envoyait sur son objectif.

Si sa production continua c’est qu’il n’y avait pas d’autre canon longue portée disponible chez les manufacturiers allemands. Krupp produisait bien le K39 pour la Turquie mais son poids n’était pas moindre. Il devait même être transporté en trois fardeaux ce qui ne posait pas de problèmes chez son client car ce canon devait être utilisé pour la défense côtière.

En 1944 cependant la firme d’Essen décida de travailler sur un nouveau canon de 150mm à longue portée, un canon relativement simple à produire avec un poids le plus bas possible. C’est l’acte de naissance du 15cm Kanone 45 qui est le condensé du savoir faire de la firme rhénane.

Pesant 15 tonnes en batterie et 16 tonnes en ordre de route, ce canon disposait d’un tube long, d’un affût à flèches ouvrantes mais pour des raisons de poids on avait renoncé à une plate-forme rotative.

Les premières armes sortirent des usines en mars 1946 mais en raison d’autres priorités et de la présence significative de K18, la production fût d’abord réduite avant d’augmenter suite à l’arrêt de la fabrication du K18.

Quand le second conflit mondial éclate, ce canon commence à remplacer le K18 peu à peu redéployé à la défense côtière ou dans un rôle semblable à notre Artillerie de Position ou Artillerie Mobile de Forteresse.

Caractéristiques Techniques du 15cm Kanone 45

Calibre : 150mm Poids en batterie 15050kg Poids en ordre de route 16089kg Poids de l’obus 44kg Longueur de la pièce 7.40m Champ de tir horizontal 10° Champ de tir vertical -3° à +40° Cadence de tir : deux coups/minute Portée maximale 21500m

Allemagne (52) Armée de terre (9)

 Armement (2) : l’Artillerie de campagne

Canons de 77mm

7.7cm Feldkanone 96 (canon de campagne de 77mm)

7.7cm Feldkanone 96 (canon de campagne de 77mm)

-Quand l’Allemagne prépare le futur conflit contre les puissances occidentales, elle choisit un calibre inhabituel pour son artillerie de campagne, le 77mm. Ce choix est tout sauf innocent. Il s’agit de pouvoir réutiliser les “75” français et les 76.2 russes en réalésant les tubes pour accéder les  obus allemands ce qui est impossible dans l’autre sens.

-Largement employé pendant le premier conflit mondial, Ce canon baptisé Feldkanone 96 n/A(Neue Art nouveau modèle) se révèle inférieur au 75mm sans pour autant démérité. Au cours du conflit, une version améliorée baptisée Feldkanone 16 commença à le remplacer.
-Ce canon est maintenu en service après guerre dans la Reicswehr et remplacé à partir de 1934 par un canon de 75mm, le Feldkanone 16 n/A qui combinait l’ancien affût avec un tube de 75mm.

-Expédient provisoire, ce canon n’effectue pas une grande carrière et est remplacé par des canons de 105mm.

-Les pièces sont cependant stockées et il est probable que des canons de 75 et de 77mm n’aient été utilisés pour l’instruction voir l’équipement d’unités de mobilisation en attendant la production de pièces modernes.

Caractéristiques Techniques du Feldkanone 16

Calibre : 77mm Longueur du tube : 2.70m (35 calibres) Poids en batterie 1422kg en ordre de route 2286kg Poids de l’obus : 5.900kg Champ de tir vertical : -9.5° à +38° Champ de tir horizontal : 8° Portée maximale 10300m

7.5cm Gebirgskanone 15

7.5cm Gebirgskanone 15 utilisé ici en octobre 1918 pour l'appui de l'infanterie

7.5cm Gebirgskanone 15 utilisé ici en octobre 1918 pour l’appui de l’infanterie

Ce canon de montagne est une pièce de conception et de fabrication tchèque acquise par la Reichswehr naissante. C’est le principal canon des régiments d’artillerie de montagne des trois divisions de ce type au sein de la Heer.

Il est peu à peu remplacé par le 7.5cm Gebirgskanone 36 qui est la pièce de montagne standard de l’armée allemande quand le second conflit mondial éclate.

Caractéristiques Techniques du 7.5cm Gebirgskanone 15

Calibre : 75mm Longueur du tube : nc Poids en batterie : 630kg Portée comprise entre 3900 et 6600m Champ de tir vertical -9° à +50° Champ de tir horizontal 7°  

7.5cm Gebirgsgeschütz 36

7.5cm Gebirgsgeschütz 36

7.5cm Gebirgsgeschütz 36

Le 7.5cm Gebirgskanone 15 n’était autre qu’une pièce austro-hongroise produite par la firme Skoda, utilisée en petit nombre par l’armée allemande durant le premier conflit mondial et dont des exemplaires supplémentaires ont été commandés par la Reichswehr pour servir de canon de montagne (alors que les pièces commandées avaient été davantage utilisées pour le soutien rapproché de l’infanterie).

Ce canon déjà ancien devait être remplacé par une pièce plus moderne. Après avoir évalué des canons Bofors de 75mm (pièces exportées en Belgique et aux Pays-Bas) sous le nom de Gebirgseschütz 34, les allemands mirent au point leur propre canon, le 7.5cm Gebirgseschütz 36.

Mis au point par Rheinmettall, ce canon entra en service à partir de 1938 mais la production fût assez lente ce qui explique qu’il fallut attendre 1943 pour que les derniers Gebirgskanone 15 soient remplacés et relégués à l’instruction.

Ce canon était naturellement toujours en service en septembre 1948 et n’allait pas tardé à faire parler la poudre en Norvège en appui des troupes de montagne allemandes.

Caractéristiques Techniques du Gebirgseschütz 36

Calibre : 75mm Poids :750kg Poids de l’obus 5.75kg Longueur 1.45m Champ de tir horizontal 40° Champ de tir vertical -2° à +70° Cadence de tir : six à huit coups par minute Portée maximale 9250m Equipe de pièce : 5 hommes

10.5cm Gebirghaubitze 40

10.5cm Gebirghaubitze 40

10.5cm Gebirghaubitze 40

Le combat en montagne impose de sérieuses contraintes en terme de poids. Voilà pourquoi l’artillerie doit s’adapter en déployant dans les massifs montagneux des pièces légères, compactes et généralement démontables en plusieurs fardeaux pour permettre le transport par des animaux de bat comme les mulets.

Néanmoins, l’appui-feu à aussi ses contraintes, nécessitant des pièces d’un certain calibre. A côté des canons d’un calibre voisin de 75mm, on trouve également des pièces plus lourdes de 100 ou 105mm, des pièces néanmoins plus légères que leurs homologues appelés à combattre en plaine.

L’Allemagne n’échappe pas à la règle avec son 10.5cm Gebirghaubitze 40 en français, obusier de montagne modèle 1940.

Deux constructeurs proposèrent des projets, Rheinmetall et Böhler. C’est la firme anciennement autrichienne et connue pour son canon antichar de 47mm qui remporta le marché.

Le projet bien que datant de 1940 connait une production délicate, perturbée par différents problèmes de fabrication avant que la guerre civile n’y ajoute son grain de sel.

Ce n’est donc qu’en 1945 que les obusiers de montagne de 105mm sont mis en service au sein des régiments d’artillerie de montagne. En compagnie des Gebirgseschütz 36, ils vont tirer les premiers obus de la guerre en Norvège.

Caractéristiques Techniques du 10.5cm Gebirghaubitze 40
Calibre : 105mm Poids total 1660kg Poids de l’obus 14.52kg Longueur du canon 2.87m (27 calibres) Champ de tir vertical :-4°30′ à +71° Champ de tir horizontal 51° Cadence de tir : 4.6 coups/minute Portée maximale 12625m

Obusier léger de 105mm modèle 16 (10.5cm Leichte Feldhaubitze 16)

10.5cm Leichte Feldhaubitze 16

10.5cm Leichte Feldhaubitze 16

Cet obusier léger (qui mérite vraiment son nom avec seulement 1450kg en batterie) et de conception  plus ancienne que le LeFH 18 est destiné aux unités hippomobiles essentiellement en raison de son poids inférieur qui rend son remorquage par les chevaux moins éprouvant.

Un temps il équipe également les groupes automobiles mais quand la guerre éclate en septembre 1948, les versions à train rouleur pour permettre le remorquage par camion, tracteur d’artillerie ou semi-chenillé ne sont plus en service, remplacés par des LeFH18.

Cet obusier est toujours en service en septembre 1948, les différentes tentatives pour le remplaer n’ayant pas aboutit.

Caractéristiques Techniques du 10.5cm Leichte Feldhaubitze 16

Calibre : 105mm Poids en batterie : 1450kg Poids en ordre de route : 3300kg Portée : 3400 à 9200m champ de tir vertical : -4° à +40° Champ de tir horizontal : 4°

Obusier léger de 105mm modèle 18 (10.5cm Leichte FeldHaubitze 18)

10.5cm Leiche FeldHaubitze 18

10.5cm Leiche FeldHaubitze 18

-En 1914, le canon de base de l’artillerie de campagne allemande est le 77mm, ce calibre ayant été choisit pour éventuellement réutiliser les canons français de 75mm et russes de 76.2mm en les réalésant.

-Aux côtés du 77mm se trouvait des obusiers de 105mm qui complétaient l’action des canons de campagne.

-La première guerre mondiale terminée, l’Allemagne décide “d’abandonner” le 77mm et de faire du 105mm le canon de base de leur artillerie de campagne notamment au sein des divisions.  Il faut néanmoins rappeler que le 77mm était encore en service en septembre 1939. Neuf ans plus tard, rares sont les canons de 77mm à être encore en service.

-L’étude démarra chez Rheinmetall en 1928-29 et les travaux des ingénieurs allemands aboutirent en 1935 à un obusier qui allait progressivement remplacé le LeFH 16 plus ancien au sein des unités d’artillerie à traction automobile. Bon obusier mais sans traits remarquables, son poids était cependant assez élevé ce qui posait des problèmes pour la traction hippomobile.

-Ce canon connu un certain nombre d’améliorations. Les artilleurs réclamant une augmentation de la portée, il fallut augmenter la puissance de la charge ce qui imposa un frein de bouche pour limiter les efforts imposés au tube.

-Les obusiers ainsi modifiés furent désignés LeFH 18 (M), le M signifiant Mundungbremse ou frein de bouche, frein de bouche qui fût modifié pour permettre le tir d’un projectile à sabot sous calibré.
-Le poids de cet obusier resta un problème insoluble car aucune solution viable ne fût trouvée.

Résultat quand le conflit éclate en septembre 1948, cet obusier est toujours en service au sein des unités régimentaires de l’artillerie allemande.

Caractéristiques Techniques du 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18

Calibre : 105mm Longueur de la pièce : 3.310cm Poids en ordre de route et en batterie : 1955kg Poids de l’obus : 14.810kg Pointage en hauteur : -5° à +42° Pointage en direction : 60° Portée : 12325m

10cm Leiche Feldhaubitze 14/19 (t) (10cm Skoda Houfnice vz 14/19)

10cm Skoda Houfnice vz 14/19 utilisé après le premier conflit mondial par la Grèce

10cm Skoda Houfnice vz 14/19 utilisé après le premier conflit mondial par la Grèce

Skoda était le grand manufacturier d’armement de l’empire austro-hongrois. Ses usines installées à Pilsen produisaient pour l’armée de la Double-Monarchie mais également pour l’export, ses productions étaient aussi réputées que celles de Krupp ou de Schneider.

Quand Vienne entre en guerre en 1914, son artillerie est équipée d’obusiers de 100mm dont le caractère compact s’explique par son utilisation en milieu montagneux. Il pouvait se démonter en plusieurs fardeaux pour favoriser son transport par animaux de bat.

Le conflit terminé, les 10cm Skoda Houfnice vz14 furent partagés entre les nouveaux pays issus de la Double-Monarchie (Yougoslavie, Hongrie, Autriche, Tchécoslovaquie) mais également en Italie et en Grèce.

Quand la Tchécoslovaquie devint indépendante, les usines Skoda reprirent la production au profit du jeune état. Le vz14 était un bon canon mais il commençait à vieillir. Aussi un modèle modernisé avec un tube plus long (24 calibres au lieu de 19 calibres) baptisé vz14/19 fût produit.

Il connu un succès immédiat à l’exportation, étant commandé par la Grèce, la Hongrie, la Pologne, la Yougoslavie et l’Italie se procura des pièces détachées pour moderniser ses vz14 devenues dans la langue de Goethe Obice da 100/17 modello 14.

Ce canon toujours en service à la fin des années trente fût récupéré par l’Allemagne lors de l’annexion des Sudètes et du détricotement de la Tchécoslovaquie mais également lors de l’invasion de la Pologne, les pièces récupérées après la défaite de Varsovie étant désignées 10cm Leiche Feldhaubitze 14/19 (p).

Ces obusiers équipèrent quelques unités de mobilisation mais furent ensuite stockées et reléguées à l’instruction. Les pièces exportées étaient toujours en service dans les autres pays en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du 10cm Leiche Feldhaubitze 14/19 (t)

Calibre : 100mm Longueur de la pièce : 2.400m Poids en ordre de route : 2025kg Poids en batterie 1505kg Poids de l’obus 14kg Champ de tir horizontal : 5.5° Champ de tir vertical : -7.5° à +48° Cadence de tir : nc Portée maximale 9970m

10cm Leiche Feldhaubtize 30 (t) (100mm Houfnice vz30)

100mm Houfnice vz30

100mm Houfnice vz30

Dans l’immédiat d’après guerre, les surplus du premier conflit mondial ne laissèrent guère l’opportunité aux manufacturiers de vendre leurs nouveaux modèles. Skoda n’échappait pas à la règle mais eut l’idée de proposer un modèle original pour se démarquer de la concurrence.

Elle produisit un canon de 76.5mm et un obusier de 100mm capable de pointer à +80° ce qui en faisait une arme polyvalente pouvant servir de canon de campagne mais également de pièce antiaérienne voir de canon de montagne.

Cet obusier fût utilisé par l’armée tchécoslovaque puis par l’Allemagne, la Roumanie et la Slovaquie indépendante, véritable protectorat allemand.

La production continua pour l’Allemagne et les obusiers Skoda équipèrent essentiellement les unités de la Waffen S.S qui utilisèrent également le 8cm kanone vz30.

Caractéristiques Techniques du 10cm Leiche Feldhaubitze 30(t)

Calibre : 100mm Poids en ordre de route 3077 en batterie 1766kg Poids de l’obus 16kg Longueur du tube : 2.5m Champ de tir horizontal 8° Champ de tir vertical : -8° à +80° Cadence de tir : 6 à 8 coups/minute Portée maximale 10600m

10cm Kanone 17

10cm Kanone 17

10cm Kanone 17

Ce canon de 10cm (calibre réel : 105mm) est un héritage du premier conflit mondial. La Reichswehr ayant été autorisée à en conserver quelques exemplaires (sans parler de quelques pièces dissimulées aux contrôleurs alliés), ce canon est toujours en service dans l’artillerie de campagne allemande. Avec sa portée de 14000m, c’est une arme capable de mener des tirs de contre-batterie.

Il est peu à peu remplacé par le Schwere 10cm Kanone 18 mais il n’est pas impossible que des pièces aient été conservées stockées et ressorties pour équiper les unités de réserve et ou de mobilisation.

Caractéristiques Techniques du 10cm Kanone 7

Calibre : 10cm (105mm) Poids en batterie : 3300kg (en configuration route, un tracteur d’artillerie peut le faire d’un seul tenant mais pour la traction hippomobile, il faut séparer le canon de l’affût) Champ de tir vertical : 6cm Champ de tir horizontal : 45° Portée maximale : 14000m

Schwere 10cm Kanone 18

Schwere 10cm Kanone 18

Schwere 10cm Kanone 18

Ce canon de 105mm ou de 10cm si l’ont suit son appellation officielle est le successeur du précédent. Il est développé à parti du milieu des années vingt pour remplacer le 10cm Kanone 17.

Mis en service au milieu des années trente, il est toujours en service en septembre 1948, étant le principal canon lourd de 105mm des divisions. Il équipait également des unités non-endivisionnés.

Sur le plan pratique pour ne pas mécontenter Rheinmetall ou Krupp, l’armée opta pour un compromis, le canon Rheinmetall étant installé sur l’affût Krupp.

Arme de qualité, elle ne subit que peut d’améliorations jusqu’en septembre 1948 et ne tarda pas à faire parler la poudre.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 105mm Poids total 5.642kg Poids de l’obus 16kg Longueur du tube : 52 calibres (5.46m) Pointage en site 0° à +48° Pointage en azimut sur 64° Cadence de tir : 6 coups/minute Portée maximale effective 19075m

22-Armée de terre : armement et matériel (17)

E-Artillerie lourde sur voie ferrée

Préambule

Le déplacement des pièces d’artillerie à toujours posé problème depuis leur apparition. Tant que leur poids était modéré, le cheval pouvait tracter la pièce avec son avant-train, les pièces légères formant une véritable artillerie volante donc les RA des DLM sont les héritiers.

Avec l’augmentation du poids des pièces d’artillerie, leur transport en un seul fardeau par un atellage de chevaux devint impossible et après avoir choisit la solution temporaire du démontage de la pièce en deux fardeaux, on privilégia pour les pièces lourdes l’utilisation du tracteur à vapeur puis à moteur.
Lui aussi ne tarda pas à atteindre les limites pour les plus grosses pièces dont le déplacement par la route était possible mais nécessitait de tels efforts que l’investissement n’était guère rentable.

C’est là que la voie ferrée fût d’un précieux recours, permettant le déplacement et la mise en œuvre de pièces lourdes voir très lourdes nécessaires par exemple pour la neutralisation des forts. On se souvient qu’en 1914, les forts de Liège tombèrent sous les coups des canons de 305 et de 420mm.

L’artillerie française mit donc en œuvre de nombreuses pièces d’artillerie sur voie ferrée d’un calibre maximal de 400mm, l’armistice empêchant la mise en service de deux canons monstrueux de 520mm.

En septembre 1939, l’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée est toujours présente avec des pièces anciennes, son utilité même est remise en cause par les modernistes qui estiment non sans raison qu’avec l’aviation, l’artillerie lourde sur voie ferrée est à ranger au musée des antiquités militaires ce à quoi répondent ses défenseurs que l’ALVF peut elle tirer par tous les temps……….. .

Le général Villeneuve décide de maintenir cette capacité en la rationalisant en ne relançant pas dans un premier temps la fabrication de nouvelles pièces.

Canon de 164mm modèle 1893-96

Canon de 164mm modèle 1893-96

Canon de 164mm modèle 1893-96

Comme la totalité (ou peu sans faut) des pièces d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée, ce canon est une pièce d’origine marine, utilisée à bord des cuirassés Iena, Suffren et de classe République

Après avoir utilisée à de nombreuses reprises durant le premier conflit mondial, ce canon continue sa carrière durant la guerre de Pologne puisque quatre canons sont encore en service, formant la 12ème batterie du 4ème groupe du 374ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée.

Suite à la démobilisation de ce régiment, les pièces sont feraillés après avoir liquidé le maigre stock d’obus restant au cours d’écoles à feu intensives.

Caractéristiques Techniques du canon de 164mm modèle 1893-96

Calibre : 164.7mm (6.5 pouces) Poids du canon : 7040kg Poids de l’obus (explosif) 50.5kg (perforant) 52kg Longueur du tube : 7.4m Portée : 15400m avec l’obus perforant, 19000 avec l’obus explosif Cadence de tir : 3 coups/minute.

Canon de 194mm modèle 1870-93

Canon de 194mm TAZ modèle 1870/93

Canon de 194mm TAZ modèle 1870/93

Ce canon de 194mm est lui aussi une pièce de marine installée avec sa tourelle sur un affût truck et quand éclate la guerre de Pologne, vingt-quatre exemplaires sont en service au sein des Régiments d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée.

C’est le 374ème RALVF qui met en œuvre ces canons au sein des 1er, 2ème, 3ème et 6ème groupes, chaque groupe disposant de deux batteries de trois canons soit donc 24 canons en ligne.

Suite à la démobilisation de ce régiment, les pièces sont feraillés et le stock d’obus réutilisé par les régiments utilisant les 194 GPF.

Caractéristiques Techniques du canon de 194mm modèle 1870-93

Calibre : 194.4mm Poids total : 65000kg Poids de l’obus : 83kg Longueur du tube : nc Portée maximale 18300m (portée efficace 14680m) Elevation en site : -3° à +40° en azimut 360° Cadence de tir : 4 coups/minute

Canon de 240mm modèle 1884, modèle 1893-96 et modèle 1917

Plusieurs modèles de canons de ce calibre étaient utilisés par l’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée en l’occurence le modèle 1884 utilisé à trois exemplaires par la 13ème batterie (5ème groupe 374ème RALVF), le modèle 1893-96M utilisé à huit exemplaires par les 10ème et 11ème batterie (4ème groupe 374ème RALVF) et le modèle 1917 utilisé à quatre exemplaires par la 14ème batterie (5ème groupe 374ème RALVF).

Suite à la démobilisation, ces canons sont retirés du service, démontés et stockés, les stocks d’obus étant transférés à l’Artillerie de position.

Caractéristiques du canon de 240mm modèle 1893-96

Calibre : 240mm Poids total de l’affût 140 tonnes Poids de l’obus :162kg Longueur du tube : nc Portée maximale 22700m Elevation : 0° à +40° Cadence de tir : 1 coup toutes les deux minutes.

Canon de 274mm modèle 1917G
Ce canon est à l’origine une pièce de marine utilisée notamment par les cuirassés Bouvet et Massena ou encore les garde-côtes Henri IV, Requin et Indomptable. Montés sur un affût truck, ils deviennent des modèle 1917G (G pour Guerre) et participent au premier conflit mondial.

Quand éclate la guerre de Pologne, huit canons sont mobilisés, le 372ème RALVF mettant en œuvre huit canons au sein des 10ème et 11ème batteries du 4ème groupe et le 373ème RALVF mettant en œuvre lui aussi huit canons au sein des 4ème et 5ème batteries du 2ème groupe.

Suite à la démobilisation et à la réorganisation de l’ALVF, ces canons aux stocks d’obus limités sont démontés et stockés.

Caractéristiques Techniques du canon de 274mm modèle 1917G

Calibre : 274mm Poids de l’affût : 152 tonnes Poids de l’obus : 237.50kg Longueur du tube : nc Portée maximale 29100m Elevation : inconnue Cadence de tir : inconnue.

Canon de 294mm modèle 1914

Ce canon existait à cinq exemplaires quand éclata la guerre de Pologne en septembre 1939. Quatre canons seulement furent mobilisés au sein du 371ème RALVF, formant la 10ème batterie du 3ème groupe.

Suite à la démobilisation et à la réorganisation de l’ALVF, ces canons aux stocks d’obus limités sont démontés et stockés (mais pas feraillés) même si leur remise en service est hautement improbable.

Canon de 305mm modèle 1906G et modèle 1906/10G

Ces canons sont des pièces de marine, ayant été utilisés par les Danton et les Courbet. En septembre 1939, on trouve six canons en ligne au sein de l’artillerie lourde sur voie ferrée en l’occurence trois canons modèle 1906G au sein du 372ème RALVF (5ème batterie 2ème groupe) et trois canons modèle 1906/10G au sein du 373ème RALVF (11ème batterie 3ème groupe).

Suite à la réorganisation de l’artillerie lourde sur voie ferrée, ces canons sont retirés du service, les affûts feraillés et les canons stockés au parc d’artillerie de Guipavas en compagnie des canons de 305mm des Courbet après leur désarmement.

En version marine, ce canon de 45 calibres tire des obus de 432 kg (perforants) et de 308kg (explosifs)  à une portée maximale de 27500m à raison de 1.5 à 2 coups par minute. Le poids du canon est de 20800kg, l’affût de 183 tonnes. Le canon peut pointer en site de +22° à +40° et en azimut sur 10°

Canons de 320mm

Canon de 320mm sur voie ferrée en action

Canon de 320mm sur voie ferrée en action

A la différence des canons précédents, ces canons ont été fondus pour la défense côtière et pour l’artillerie lourde sur voie ferrée et non d’anciennes pièces de marine réutilisées après désarmement des navires.

Plusieurs modèles ont cohabité durant le premier conflit mondial mais également durant la guerre de Pologne avec vingt pièces sortis des stocks pour montrer que la France avait toujours des muscles.

Le 372ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée dispose au sein du 2ème groupe d’une 4ème batterie avec 4 canons modèle 1917G.

Le 373ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée dispose d’un 3ème groupe avec les 7ème et 8ème batteries disposant chacune de quatre canons modèle 1870-30G et d’un 5ème groupe avec les 13ème et 14ème batteries disposant chacune de quatre canons modèle 1870-30G.

Suite à la réorganisation de l’Artillerie Lourde Voie Ferrée, les canons de 320mm restent en service, le 371ème RALVF disposant d’un 3ème groupe avec deux batteries de quatre pièces, le 372ème RALVF disposant lui aussi d’un 3ème groupe à deux batteries de quatre pièces. Les quatre pièces excédentaires servent pour l’entrainement et les tests.

Caractéristiques du canon de 320mm modèle 1870-90

Calibre : 320mm Poids de l’affût : 162 tonnes Poids de l’obus 387kg Longueur de l’affût : 101.10 Portée maximale 20500m Elevation : 0 à +40° Cadence de tir : un coup toutes les cinq minutes.

Caractéristiques du canon de 320mm modèle 1917

Calibre : 320mm Poids de l’affût : 178 tonnes Poids de l’obus 387kg Longueur de l’affût : 118.20 Portée effective 26200m Elevation : 0 à +40° Cadence de tir : un coup toutes les cinq minutes.

Canon de 340mm modèle 1912

Canon de 340mm modèle 1912

Canon de 340mm modèle 1912

Ce canon de 340mm est lui aussi une pièce de marine conçue pour les cuirassés de classe Bretagne, Normandie et Lyon mais seuls les trois cuirassés de la première classe nommée ont été construits, les Normandie n’étant pas achevés et les Lyon jamais mis sur cale.

Utilisés durant le premier conflit mondial comme pièce d’artillerie lourde sur voie ferrée, ce canon est toujours en service en septembre 1939 avec quinze pièces répartis entre deux régiments.

Le 372ème régiment dispose de onze pièces réparties entre le 1er groupe (deux batteries de deux pièces), le 2ème groupe (une batterie de 2 canons) et le 3ème groupe (deux batteries de deux pièces et une batterie avec un unique canon).

Le 373ème régiment dispose d’un groupe à deux batteries de deux canons.

Suite à la réorganisation de l’artillerie lourde sur voie ferrée, ce canon reste en service au sein des régiments maintenus en ligne.

-Le 371ème RALVF dispose du 2ème groupe disposant de deux batteries de quatre pièces soit huit canons.

-Le 372ème RALVF dispose du 2ème groupe dispose de deux batteries de deux pièces et une batterie de trois pièces soit sept canons.

Tous les canons de 340mm restent en service. Pour obtenir un volant de réserve, les six canons de 340mm débarqués des cuirassés de classe Bretagne sont transférés à l’ALVF et précieusement stockés.

Caractéristiques Techniques du canon de 340mm modèle 1912

Calibre : 340mm Poids de l’affût : 164 tonnes Poids de l’obus : 432 kg Longueur de l’affût : 163m Portée maximale : 44000m Elevation : 0 à +40° Champ de battage : 4 à 6° Cadence de tir : 1 coup toutes les cinq minutes soit environ 12 coups par heure.

Canon de 370mm modèle 1915

Obusier de 370mm

Obusier de 370mm

Ce canon d’un calibre que nous qualifierons pudiquement d’acceptable est présent en septembre 1939 à six exemplaires au sein de l’artillerie lourde sur voie ferrée, six canons mis en œuvre par le 371ème régiment au sein de son 3ème groupe et plus précisément au sein des batteries n°7, n°8 et n°9.Suite à la réorganisation de l’ALVF à l’automne 1940, ces canons sont retirés du service, les canons sont stockés mais leurs affûts sont feraillés.

Caractéristiques du canon de 370mm modèle 1915

Calibre : 370mm Poids de l’affût 130 tonnes Poids de l’obus : 516 ou 710kg Longueur de l’affût : 98.50m Portée maximale : 16400m Portée effective 14600m Elevation en site : 0° à +65° Champ de tir azimutal 12° Cadence de tir : inconnue

Obusier de 400mm

Obusier de 400mm modèle 1916, la plus puissante pièce de l'ALVF en service

Obusier de 400mm modèle 1916, la plus puissante pièce de l’ALVF en service

Cet obusier sur rail était le plus gros calibre de l’artillerie lourde sur voie ferrée française à l’exception du canon de 520mm qui ne sera pas mobilisé en septembre 1939 et maintenu en réserve en cas de besoin.

Quand éclate la guerre de Pologne, vingt-deux canons de ce type sont en service au sein de deux régiments, le 371ème RALVF disposant de douze pièces réparties de manière égale au sein des 1er et 2ème groupes à raison de six batteries de deux canons (batteries numérotées de 1 à 6) et au sein du 372ème RALVF à raison pour ce dernier de deux groupes équipés, le 5ème groupe disposant des 13ème et 14ème batteries à deux canons alors que le 6ème groupe dispose des 16ème, 17ème et 18ème batteries à deux canons.

Suite à la réorganisation de l’artillerie lourde sur voie ferrée, ce canon reste en service au sein des deux régiments maintenus en ligne, le 371ème RALVF disposant d’un 1er groupe équipé de huit obusiers en deux batteries, le 372ème RALVF disposant d’un 1er groupe lui aussi équipé de huit obusiers en deux batteries soit seize canons, les six autres étant stockés comme volant de fonctionnement.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 400mm modèle 1915 et modèle 1916

Calibre : 400mm Longueur du tube : 10.65m Poids total : 140 tonnes Poids de l’obus 900kg Portée : 15000m

Canon de 240mm modèle 1944

Quand il arrive à la tête de l’armée française, le général Villeneuve à un mot à la bouche : modernisation. L’artillerie lourde sur voie ferrée appartenant plus au passé qu’à l’avenir, il semblait dit que le «Général Tornade» allait mettre l’ALVF au chômage technique.

Il n’est pas impossible qu’il y ait pensé un court instant mais au final, il préféra conserver cette capacité en la rationalisant pour forcer la ligne Siegfried qui à l’époque était vue comme l’équivalent de la ligne Maginot sans oublier une éventuelle percée dans les Alpes qui était le massif montagneux le plus fortifié du monde.

En 1944 alors que les pièces maintenues en service commençaient à accuser le poids des ans, le chef d’état-major général décida d’étudier la construction de nouveaux affûts d’artillerie sur voie ferrée.

Plusieurs hypothèses de travail furent étudiées comme l’acquisition de canons de 330 modèle 1931 ou de 380mm modèle 1935 pour les installer sur un nouvel affût plus moderne ou encore l’installation sur un affût-truck léger d’un canon de 194 GPF qui existait déjà en une version tractée et une version chenillée.

Finalement le gagnant fût le canon de 240mm modèle 1944, une reprise nettement modernisée (upgradée dirions nous aujourd’hui) du modèle 1884, les deux prototypes mis au point par l’établissement de Tarbes étant d’ailleurs à la base des modèles 1884.

Vingt-quatre canons sont ainsi commandés en juin 1944 pour former six batteries répartis entre le 373ème et le 374ème RALVF réactivés pour l’occasion et déployés dans le Sud-Est avec pour cible l’Italie, le premier étant basé à Grenoble et le second à Nice. .

Les pièces sont livrées entre septembre 1945 et juillet 1947, effectuant de nombreux tirs de recette sur la côte méditerranéenne et déployés à chaque pic de tension le long de la frontière italienne et même en Tunisie où une batterie de 4 pièces est envoyée en juillet 1948, officiellement pour exercices.

Caractéristiques Techniques du 240mm modèle 1944

Calibre : 240mm Poids total de l’affût 130 tonnes Poids de l’obus :1è2kg Longueur du tube :  50 calibres soit 12m Portée maximale 24800m Elevation : 0° à +45° Cadence de tir : 1 coup toutes les deux minutes.

22-Armée de terre : armement et matériel (16)

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

Le canon de 240mm long modèle 1884 est à l’origine une pièce destinée à la défense des côtes ce qui explique outre son calibre, un encombrement et un poids qui rend improbable son utilisation à terre contre des cibles terrestres.

Seulement voilà, l’artillerie allemande dispose de pièces tirant fort et loin contre l’arrière du front, les places fortes, les plots logistiques nécessitant une riposte qui passe par l’utilisation de pièces de côte une fois la crainte d’un action de la Hochseeflot sur les côtes françaises évanouie.

Le canon de 240mm fait partie de ses matériels sortis de leurs forteresses pour servir sur le front européen, la pièce recevant un affût conçu à cet fin, un total de dix-huit pièces étant utilisées à partir de juin 1915, deux canons faisant même une courte apparition aux Dardanelles.

Cette solution de fortune s’étant révélée efficace, soixante autres canons sont sortis de leur forteresse pour servir au front sur un affût nettement plus élaboré et surtout plus mobile, deux fardeaux pesant au total 45 tonnes permettant d’offrir au canon une certaine mobilité. Sur ces soixante, cinquante et un seront utilisés par la France, six par les américains et trois resteront en réserve à Mailly.

Ce canon va longuement s’illustrer durant le premier conflit mondial et va poursuivre sa carrière après guerre mais quand éclate la guerre de Pologne, il n’en reste plus que dix pièces au sein des régiments d’artillerie de position en l’occurence deux au 151ème et quatre aux 153ème et 159ème RAP. Ils sont toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du canon de 240L modèle 1884

Calibre : 240mm Poids du tube : 14000kg Poids total : 25000kg pour la version à échantignolles et 31000kg pour la version à tracteurs Poids de l’obus (acier modèle 1916) : 140kg  Longueur du tube : 6.70m (7m pour la modèle 1917) Pointage en ste : 0° à +38° Pointage en azimut : 10° Portée maximale : 17300m Cadence de tir : inconnue  

Mortier de 280C modèle 1914 Schneider

Mortier de 280C modèle 1914

Mortier de 280C modèle 1914

A la fin du 19ème siècle, la pièce de siège standard de l’artillerie française est le mortier de 270mm modèle 1885 type De Bange. Ce mortier est supérieur à tout ce dont dispose l’Allemagne qui n’adoptera un mortier de 305mm qu’en 1898.

La guerre russo-japonaise montre que les fortifications sont en passe de l’emporter sur l’artillerie ce qui nécessite une réaction rapide. La défaite russe provoque dans l’armée tsariste un véritable électrochoc et une volonté de modernisation des moyens notamment de l’artillerie.

L’artillerie russe réclame ainsi un nouveau canon apte à la défense des côtes et à la guerre de siège ce qui entraine le dévellopement par la firme Schneider d’un mortier TR (Tir Rapide) de 280mm.

Dès le mois de janvier 1913, l’armée française s’intéresse à ce puissant mortier qui est commandé le 8 novembre 1913 à dix-huit exemplaires qui doivent être livrés entre novembre 1915 et décembre 1916, sans se presser donc……………. .

Quand la guerre éclate en août 1914, l’usinage des pièces russes est bien avancée mais celle des mortiers français est à peine entamée.

La guerre accélérant les choses, la production est mutualisée, les sept premiers mortiers quelque soit leur origine devant être confiés à la France, les suivants à la Russie avant que la production des mortiers français ne permettent à la Russie de récupérer son du.

Suite à l’échec des offensives de Champagne et d’Artois, l’artillerie française à pour l’artillerie lourde les yeux de Chimène et multiplie les commandes. Il est ainsi prévu pas moins de 112 mortiers de 280mm pour l’artillerie française, à l’Armistice 97 pièces étant aux armées, 72 en ligne, 25 en parc et le reste à la disposition du ministère des Armées.

A ces chiffres, il faut ajouter 25 mortiers de 280mm sur chenilles commandés le 2 mars 1918 mais livrés seulement en 1919.

Quand éclate la guerre de Pologne, ces mortiers de 280mm sont toujours en service au sein des RALT.

Le 184ème RALT de Valence dispose ainsi d’un 4ème groupe disposant de mortiers de 280mm qui donne naissance au 193ème RALT (ou RALPA) avec trois groupes de mortiers de 280mm à chenilles, régiment affecté à la Réserve Générale.

Ce régiment dissous à l’été 1940 est réactivé en septembre 1948 avec ses même mortiers.

Pour ce qui est des mortiers de 280mm TR, ils sont mis en œuvre par deux régiments, les 171ème et 172ème Régiments d’Artillerie Lourde à Grande Puissance (RALGP) , régiments mis sur pied à la mobilisation avec quatre groupes à deux batteries de quatre pièces soit un total de 32 mortiers en ligne.

Suite à la démobilisation, seul le 172ème RALGP  est maintenu en ligne. Sa structure du temps de paix post-guerre de Pologne est modifiée avec quatre groupes, deux équipés de 280TR et deux équipés de 220L17.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, le 172ème RALGP se détriple pour reformer les 171ème, 173ème et 174ème RALGP avec le même équipement qu’en 1939.

Caractéristiques Techniques du mortier de 280TR Schneider

Calibre : 279.4mm Poids du tube : 3940kg Poids total en batterie 16218kg Poids de l’obus (acier modèle 1914) : 205kg  Longueur du tube : 3.360m Pointage en site : +10° à +65° Pointage en azimut : 19° Portée maximale : 10950m Cadence de tir : deux coups en cinq minutes

Mortier de 370mm Filloux

Mortier de 370mm Filloux

Mortier de 370mm Filloux

Ce monstrueux mortier est une autre création du chef d’escadron Louis Filloux. A l’origine de cette pièce d’artillerie d’un calibre que nous qualifierons de «respectable» se trouve le besoin pour une nouvelle pièce de siège, besoin identifié dès 1909.

Paradoxalement, alors que les tensions internationales vont crescendo, les budgets militaires français sont réduits ce qui repousse le nouveau mortier de siège dont les crédits ne sont validés que le 13 juillet…….1914, quelques jours avant le début du conflit.

Les premiers essais n’ont été menés ainsi qu’en septembre 1913 mais les premiers tirs réels ne sont menés qu’à l’été 1914.

L’échec de la guerre de mouvement à l’été 1914 et la «glacification» du front à l’automne nécessite nettement plus d’artillerie lourde ce qui relance le projet de mortier dont dix exemplaires sont commandés le 8 novembre 1914, 8000 projectiles étant commandés le 16 décembre suivant.

Ce matériel étant imposant, il est improbable de le voir transporter en un seul tenant. Il faut ainsi trois fardeaux pour le déplacer : le tube, l’affût et la plate-forme, le tout installé dans une excavation pour encaisser le recul formidable.

Pour gagner du temps, certains mortiers sont construits à partir de canons de marine de 340mm modèle 1912, chaque tube permettant de produire deux mortiers de 370mm. Le premier mortier complet est livré par les FAMH le 8 juin 1915, six sont achevés en juillet et les trois derniers en août, une performance remarquable quand on connait la complexité de ce matériel.

Il connait son baptême du feu en septembre 1915 lors du début des offensives en Artois et en Champagne. Trois autres tubes seront ultérieurement construits portant le total des tubes produits à treize même si le nombre sera réduit à onze.

Au cours de la guerre de Pologne, quatre pièces sont mobilisés au sein du 165ème RAP. A la démobilisation, ces pièces sont feraillées, seuls deux sont préservés comme reliques d’un passé révolu.

Caractéristiques Techniques du mortier de 370mm Filloux

Calibre : 370mm Poids du tube : 9275kg Poids total en batterie 28600kg Poids de l’obus (acier modèle 1914) : 500kg  Longueur du tube : 2.590m Pointage en site : -6° à +65° Pointage en azimut : 8° Portée maximale : 8150m Cadence de tir : un coup toutes les deux minutes. 

22-Armée de terre : armement et matériel (15)

D-Artillerie lourde

Canons de 194GPF (Grande Puissance Filloux)

Canon de 194mm sur affût chenillé.

Canon de 194mm sur affût chenillé.

Dès que le front s’est stabilisé, l’obsession des deux camps est d’obtenir la percée au travers d’une bataille décisive qui réglera définitivement la question.

A plusieurs reprises en 1915 et 1917, les alliés au prix de lourdes pertes ont obtenu la percée mais ont été incapables de l’exploiter, la faute à une artillerie incapable de suivre l’infanterie dans un sol bouleversé par ses obus………. .

L’idée est donc de créer une artillerie capable de suivre l’infanterie dans un sol difficile et là seule la chenille peut être utilisée. Deux types de matériels vont être conçus : des matériels de grosse destruction ou GD et des pièces courtes sur affût chenillé.

La première pièce à être montée sur un affût chenillé est le 120L de Rimailho sur un affût unique mais cela ne va pas plus loin que le prototype tandis que l’installation d’un canon de 155GPF sur un affût chenillé type Caterpillar ne dépasse pas le prototype, la fabrication de 130 exemplaires étant annulée par l’Armistice.

C’est finalement son grand frère de 194mm qui va voir le jour, un canon qui dans sa version tractée (non produite en série à cause de l’Armistice) partage le même affût va être produit en série sous la forme de deux chassis chenillés, un avant-train transportant les munitions et produisant l’électricité nécessaire pour remorquer l’affût arrière qui porte le canon, les deux chassis pouvant être séparés lors de la mise en batterie.

Soixante-quinze matériels chenillés d’exploitation sont commandés en 1918 répartis entre 25 mortiers de 280mm et 50 canons de 194GPF. L’armistice aurait pu lui porter un coup fatal mais la production est trop avancée pour l’annuler et les soixante-quinze matériels seront livrés et utilisés durant toute l’entre-deux-guerre.

Avant la mobilisation d’août/septembre 1939, cet automoteur est mis en œuvre par le 184ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (RALT) de Valence au sein du troisième groupe.

A la mobilisation, le 184ème RALT donne naissance à trois régiments dont le 184ème RALT (ou Régiment d’Artillerie Lourde Portée Automotrice) qui met en œuvre ses canons avec trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit vingt-quatre canons en ligne. Deux canons sont en service dans un RAP du sud-Est.

Ces canons seront toujours en service en septembre 1948, le 184ème RALT étant intégré à la Réserve Générale, ces automoteurs lents et peu mobiles ne devant plus servir d’artillerie d’exploitation mais d’artillerie de corps d’armée ou d’armée.

A l’origine, le 194GPF était donc une pièce tractée. Dix canons de ce type ont été produits en 1919 mais stockés sans que leur mise en service ait été envisagée.

Il semblait donc dit que le 194 GPF n’allait être qu’une pièce automotrice mais c’était sans compter l’obstination du général Villeneuve qui décida de relancer la production de cette pièce dans une version modernisée avec l’affût Touzard qui équipait déjà le 155 GPF modernisé.

C’était tout sauf une aberration car les deux canons partageaient le même affût, il n’y avait donc aucun travail supplémentaire à faire pour modifier l’affût et lui permettre de recevoir un canon tirant de respectables obus de 78 ou 84kg.

C’est en 1944 que la décision est prise de reprendre la production de ce canon pour équiper à la mobilisation deux régiments d’artillerie lourde de grande puissance, les 175ème et 176ème RALGP qui doivent disposer chacun de 36 canons répartis en trois groupes de trois batteries de quatre pièces soit 72 canons en ligne et 34 canons stockés (les 10 produits en 1919 et les 24 de la nouvelle production).

Ces canons sont livrés entre janvier 1946 et mars 1947 et stockés sont donc mis en service en septembre 1948 avec deux régiments de mobilisation qui intègrent la réserve générale.

Ce canon va également équiper les 302ème RALPol et 304ème RALPol à raison de trois groupes chacun soit un total de soixante-douze pièces.

Caractéristiques du 194 GPF version automotrice

Calibre : 194mm Poids en batterie 29600kg Poids de l’obus : (modèle 1921) 78.83kg (modèle 1920) 84.88kg  Longueur de la pièce : 6.499m  Portée maximale : 20800m  Pointage en site : 0° à +40° Pointage en azimut : 360°  Cadence de tir : 1 coup /minute pour la version automotrice Equipe de pièce : inconnue
Caractéristiques Techniques du 194GPF

Calibre : 194mm Poids en batterie 16000kg Poids en transport 18500kg (transport en deux voitures,une pour l’affût de 10500kg et l’autre pour le canon de 8000kg)  Poids de l’obus (modèle 1916) 83.5kg (modèle 1946) 82kg  Longueur de la pièce : 6.499m  Portée maximale : 20800m  Pointage en site : 0° à +40° Pointage en azimut : 30° de chaque côté  Cadence de tir : 2 coups /minute pour la version automotrice Equipe de pièce : inconnue.

Mortier de 220TR Schneider

Après l’échec allemand sur la Marne et la conclusion infructueuse de la course à la mer, le front se stabilise sur 700km de la mer du Nord à la frontière suisse. Les premières tranchées assez sommaires deviennent ensuite de véritables complexes de mieux en mieux protégés contre l’artillerie qui ne cesse de se renforcer notamment côté français où le manque de pièces lourdes avait été un handicap certain.

Fin 1914, le calibre le plus important de l’artillerie du champ de bataille est le 155mm en l’occurence l’obusier de Rimailho, l’un des grands ingénieurs artilleurs français, l’égal d’un De Bange, d’un Filloux ou plus ancien d’un Baquet ou d’un Gribeauval. Ce canon devient incapable de détruire les abris renforcés construits par les allemands, nécessitant un calibre plus important.

La firme Schneider du Creusot propose un mortier TR (Tir Rapide) inspiré là encore d’une arme produit pour la Russie (qui reconstruit totalement son artillerie après l’humiliation de la guerre russo-japonaise) de calibre 228.6mm (9 pouces), une arme dite de siège parfaitement adaptée à la nouvelle forme de guerre qui peut être assimilée à un gigantesque siège linéaire.

L’artillerie française avait bien des pièces anciennes de 220mm, une pièce type De Bange mais ce matériel déployé à 190 exemplaires au maximum était ancien et lent. On s’orienta rapidement vers la mise au point d’une pièce nouvelle, le Schneider 220TR modèle 1916.

Le mortier est présenté courant 1915 et une première commande de quarante exemplaires est passée le 20 octobre 1915, les premiers exemplaires étant recettés en octobre 1916. Ces matériels sont connus sous le nom de modèle 1915 suivit d’une version améliorée, le modèle 1916 produit à 326 exemplaires, portant le total à 376 pièces même si seulement 272 étaient en ligne.

Durant l’entre-deux-guerre, seul le 196ème régiment d’artillerie lourde à tracteurs met en œuvre ce mortier avec quatre groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 48 mortiers en ligne, les autres étant stockés.

A l’origine, ce canon était transporté en deux voitures, une voiture mortier (4380kg ou 4970kg) et une voiture affût (semblable au 155C) pesant 5195kg ou 5712kg soit un total de 9575 et 10682kg.

La mise en service de tracteurs lourds Latil permet de remorquer le mortier en un seul bloc ce qui réduit considérablement le délai de mise en batterie.

A la mobilisation de septembre 1939, le 196ème RALT participe avec différents CMA à la mise sur pied de nouveaux régiments équipé de ce mortier puissant tout à fait capable de faire bonne figure dans ce conflit :

-Le 190ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée est mis sur pied par le CMA 1. Equipé de 4 groupes de 220C16, il est mis à la disposition de la Réserve Générale.

-Le 191ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée est mis sur pied par le CMA 1. Equipé de 4 groupes de 220C16, il est mis à la disposition de la Réserve Générale.

-Le 192ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée est mis sur pied par le CMA 314. Equipé de 4 groupes de 220C16, il est mis à la disposition de la Réserve Générale.

-Le 194ème Régiment d’Artillerie Lourde est mis sur pied par le CMA 15. Disposant de quatre groupes de 220C16, il est affecté à la Réserve Générale.
-Le 195ème Régiment d’Artillerie Lourde est mis sur pied par le CMA 15. Disposant de quatre groupes de 220C16, il est affecté à la Réserve Générale.

-196ème régiment d’artillerie lourde tractée (de guerre) : stationné à Bordeaux, il dispose de quatre groupes équipés de canons de 220C. Il est affecté à la Réserve Générale.

-Le 197ème Régiment d’Artillerie Lourde est mis sur pied par le CMA 318. Disposant de quatre groupes de 220C16, il est affecté à la Réserve Générale.

Soit un total de vingt-huit groupes à douze canons soit un total de 336 mortiers en ligne au sein du RALT auxquels s’ajoutent douze mortiers au 165ème RAP soit 348 mortiers en ligne

A l’issue de la démobilisation, trois régiments sont préservés, le 196ème RALT ainsi que deux régiments de mobilisation, les 190ème et 192ème RALT soit un total de douze groupes à trois batteries de quatre pièces soit 144 mortiers en ligne.

En août 1948, les quatre régiments dissous à l’été 1940 sont réactivés, rétablissant le nombre de mortiers en ligne soit 336 pièces, les régiments étant affectés à la Réserve Générale et mis à la disposition des armées voir des corps d’armée notamment pour une future offensive contre l’Allemagne prévue à l’été ou l’automne 1949.

Caractéristiques du mortier de 220TR Schneider

Calibre : 220mm Poids en batterie : 7455kg pour le modèle 1915 7792kg pour le modèle 1916 Poids de l’obus : (modèle 1915) 100.5kg Longueur de la pièce : 2.266m Portée maximale : 10800m Pointage en azimut : 6° Pointage en hauteur : +10° à +65° Cadence de tir : 2 coups en trois minutes Mise en batterie : 2 heures

Canon de 220L Schneider modèle 1917
Le 220L modèle 1917 est un matériel long destiné à l’action lointaine. Mis au point à la fin du premier conflit mondial, il n’à été produit qu’à fort peu d’exemplaires, 56 en l’occurence mis en œuvre au moment de la guerre de Pologne par les 173ème et 174ème RALGP, chaque régiment disposant de trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 36 canons en ligne auxquels s’ajoutent deux canons au 151ème RAP et deux autres au 166ème soit un total de 40 canons en ligne.

Suite à la démobilisation, les deux régiments d’artillerie lourde tractée équipés de cette pièce sont mis en sommeil et les canons confiés aux bons soins du 172ème RALGP avec deux groupes à trois batteries de quatre pièces soit vingt-quatre canons en ligne.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, les 173ème et 174ème RALGP sont réactivés avec trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit  un total de 48 canons en ligne plus les canons mis en œuvre par les deux RAP.
Caractéristiques du mortier de 220L Schneider modèle 1917

Calibre : 220mm Poids en batterie : 25880kg (remorquage en deux colis) Poids de l’obus :  104.75kg Longueur du tube : 7.67m (34.9 calibres) Portée maximale : 22800m Pointage en azimut : 20° Pointage en hauteur : 0° à +37° Cadence de tir : 2 coups en trois minutes Mise en batterie : 6 heures