Italie (59) Regio Esercito (9)

Mais pardi que deviennent Alpini et Bersaglieri ?

Comme je me suis focalisé sur les troupes alpines et les «chasseurs à pieds» comme fil rouge de l’évolution du Regio Esercito Italiano il est temps de montrer leur évolution après le premier conflit mondial.

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Tenue des Alpini

A l’origine les Alpini devaient servir sur place à la fois comme troupes territoriales (dans le sens de tenir le terrain) mais également de troupes d’intervention (défense active et même offensive).

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Italie (57) Regio Esercito (7)

Evolution générale du Regio Esercito Italiano

Une armée en crise

Quand les canons se taisent en novembre 1918 le Regio Esercito Italiano est épuisé. L’armée de terre italienne à été saignée à blanc par les terribles combats de l’Isonzo, de Caporetto mais aussi de Vittorio-Veneto.

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Japon (69) Armée de Terre (9)

Artillerie antiaérienne

Avant-Propos

Quand le premier conflit mondial éclate l’aviation est un nouveau système d’armes aux potentialités inconnues. Après tout seulement onze années séparent le premier vol des frères Wright du début de la «Der des Ders».

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Etats Unis (112) Armée de terre (2)

L’US Army dans le second conflit mondial (1950-1954)

Pacifique

«Japan First» tel est le slogan des américains après l’agression japonaise du 21 mars 1950. Les Etats-Unis ne vont pas pour autant négliger l’Europe comme nous le verrons.

Les premiers combats sont désastreux notamment aux Philippines. L’archipel censé tenir plus d’un an va tomber en quelques mois.

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Grande Bretagne (89) Armée de terre (14)

Uniformes

Les régiments de la Garde

Encore aujourd’hui la relève de la garde à Buckingham Palace est une attraction appréciée par les nombreux touristes qui visitent la capitale britannique.

Vêtus de leur redingote rouge et d’un bonnet de poil adopté après les guerres napoléoniennes, ces hommes n’en étaient pas moins des soldats d’élite et le second conflit mondial vit les différents régiments de la garde participer aux combats de l’armée britannique.

Les régiments de cavalerie participèrent également au conflit non sur les fiers destriers avec lesquels ils assurent des missions de parade et de représentation mais à bord de blindés.

Faute de temps, la création d’un Household Cavalry Regiment ne peut avoir lieu durant la guerre de Pologne mais en septembre 1948, ce régiment est mis en place suivit d’un deuxième formés par des éléments des Life Guards et des Royal Horse Guards. Equipés de chars Comet, ils vont être déployés au printemps 1949 sur le continent pour participer à la future offensive contre l’Allemagne.

Life Guard

Life Guard

La Household Brigade à connu sa première organisation au moment de la Restauration en 1660 avec d’abord trois régiments, les Life Guards (régiment de cavalerie), les Grenadiers Guards et les Coldstream Guard, ces deux régiments étant des régiments d’infanterie.

Grenadier Guard, acteur de la fameuse relève de la garde

Grenadier Guard, acteur de la fameuse relève de la garde

En 1686, les Scots Guards rejoignirent la Garde et il fallut attendre ensuite le 19ème siècle pour que la composition de la Garde évolue avec l’intégration en 1820 des Horse Guards suivis en 1900 des Irish Guards et en 1915 des Welsh Guards.

Coldstream Guard lors de la cérémonie annuelle "Trooping the colors"

Coldstream Guard lors de la cérémonie annuelle « Trooping the colors »

Chaque régiment se distingue par un uniforme chatoyant et coloré. Ainsi les Life Guards portent une tunique rouge, une culotte blanche et un casque à crinière de cheval blanche. Les Horse Guards portent une tunique bleue foncée avec une aiguillette d’or sur l’épaule droite pour les officiers, une culotte blanche, une cuirasse, un casque à crinière de cheval rouge et des bottes noires.

Scots Guard

Scots Guard

Les régiments d’infanterie (cinq en septembre 1948) portent tous une tunique rouge, un pantalon noir et un bonnet en poil d’ours (ourse pour les officiers) emprunté à l’armée napoléonienne, l’armée britannique ayant pour tradition d’adopter une coiffure issue d’une armée énnemie vaincue (seule exception, elle adopta le béret après le premier conflit mondial).

Irish Guard

Irish Guard

Pour les différencier, il faut faire attention au plumet et aux boutons de la tunique. Les Grenadier Guards dispose d’un plumet blanc à gauche et de boutons à espaces réguliers (car 1er régiment), les Coldstream Guards disposent d’un plumet rouge à droite et de boutons groupés par deux (car 2ème régiment), les Scots Guards n’ont pas de plumet et les boutons sont groupés par trois (car 3ème régiment).

Welsh Guard

Welsh Guard

Les Irish Guard disposentd’un plumet bleu à droite et de boutons groupés par quatre (car 4ème régiment) alors que les Welsh Guard disposent d’un plumet vert et blanc à gauche et de boutons groupés par 5 (car 5ème régiment).

Ces régiments de la garde vont être engagés dans les combats du second conflit mondial d’abord sous la forme de détachements (une compagnie des Irish Guard participe à la bataille de Tromso et une compagnie des Grenadiers Guards est engagée à Bergen) puis sous la forme d’une Household Infantry Brigade à deux régiments (1st et 2nd Household Infantry Regiment) formés sur le même modèle que les régiments de cavalerie.

A noter qu’au cours du conflit, le titre honorifique de Guard fût attribué aux régiments s’étant distingué au combat sans que cela ne change quoi que ce soit dans leur appartenance à leur division d’origine.

Il va s’en dire que ces unités d’élite combattaient avec l’uniforme de l’armée régulière et non avec leur uniforme de parade.

Les uniformes de l’armée régulière

A la différence de la France entrée en guerre avec un uniforme inadapté à la guerre moderne _tunique bleu, pantalon garance_, l’armée britannique disposait depuis très longtemps d’un uniforme basse visibilité de couleur kaki.

En septembre 1939, la majorité des unités britanniques ont déjà reçu la tenue modèle 1937 avec son célèbre battle dress (“blouson de combat”) accompagné d’un pantalon droit, une tenue simple et fonctionnelle.

A l’origine, il n’était prévu aucune marque distinctive pour des raisons de sécurité mais peu à peu aux marques de grade s’ajoutèrent les insignes du régiment.

battle-dress

Le Battle Dress dispose de deux poches à soufflet et patte boutonnée placé sur la poitrine. Tous les boutons (cinq devant, deux de poche et deux en bas des manches) sauf ceux des pattes d’épaule sont dissimulés. Sous le battle-dress se trouve une chemise en flanelle ou en coton

pantalon droit ou kilt pour les unités écossaises ou short pour les unités combattant en milieu désertique. Si le short est toujours largement usité en septembre 1948, le kilt est largement relégué à l’arrière et à la parade.

Avec le short on porte des fausses chaussettes et des guêtrons ou des chaussettes classiques en coton parfois accompagnées de bandes mollétières assez courtes.

Brodequins ferrés à bout rapporté. Ils sont entièrement confectionnés dans un cuir grenelé noirci, ces chaussures sont très appréciées

En matière de coiffure, on trouve le bonnet de police à bord rabattables peu populaire, le béret de couleur noir pour les blindés, marron pour les troupes écossaises (le fameux Tam O’ Shanter). Il faudra attendre le second conflit mondial pour voir apparaitre un nouveau béret, l’amarante des parachutistes et le vert des Royal Marines.

Casque Mk II

Casque Mk II

Quand au casque, il s’agit du casque Mark II, un casque en acier étroitement dérivé du Mark I du premier conflit mondial. En forme de plat à barbe, il était adapté aux coups venant du dessus mais pas vraiment des coups venant des côtés. Des essais sans lendemain pour le remplacer furent menés durant la période 1940-1948.

Le changement interviendra sous l’influence des parachutistes dont le casque était nettement plus couvrant pour protéger la tête des secousses de l’aterrissage. Certaines unités récupéreront ce casque de manière non-officielle avant qu’un nouveau casque ne remplace le “plat à barbe”.

Durant la période de la Pax Armada, la tenue évolue peu, de nouveaux effets apparaissent, l’équipement modèle 1937 reçoit de nouveaux sous-ensembles mais globalement la tenue du fantassin britannique en septembre 1948 est la même qu’en septembre 1939.

Fortifications

Avant-propos

Avec sa situation insulaire, on pourrait s’attendre à ce que l’armée britannique ne dispose d’aucune fortification permanente.

C’est vrai pour le territoire métropolitain (des plans sont dressés pour construire des blockhaus de campagne en cas de menace avérée sur le territoire national,quelques ouvrages construits pour protéger certains sites sensibles) mais pas pour l’outre-mer.

En effet, la British Expeditionnary Force (BEF) s’appuie sur des ouvrages construits par la France et améliorés par la 1st Infantry Division qui reste déployée en France durant la Pax Armada pour montrer la détermination britannique face à l’Allemagne mais également pour accélérer la montée en puissance du dispositif quand une nouvelle guerre éclatera.

Les divisions britanniques déployés au sein du GA2 s’appuient également sur les ouvrages de la ligne Maginot.

En réalité les seuls exemples de fortifications permanentes sont à chercher en Extrême-Orient avec une ligne fortifiée à la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande ainsi que des ouvrages isolés pour protéger Hong-Kong et des secteurs clés de la frontière indo-birmane.

Ces ouvrages ne sont cependant pas du niveau de la ligne Maginot, ils sont plus proches de la ligne Doumer, de gros ouvrages de campagne disposant de leurs propres armes (mitrailleuses, canons antichars, mortiers….) et mis en oeuvre par des unités de campagne ce qui nécessite un certain préavis pour occuper les ouvrages.

Si en temps de paix les ouvrages ne sont armés qu’au cours d’exercices ou par des unités manoeuvrant dans la région, dès que la tension montera d’un cran, il est prévu que les ouvrages soient armés, chaque régiment d’infanterie devant disposer d’hommes capables d’occuper rapidement ses ouvrages, des hommes capable d’utiliser les armes, les optiques mais également de savoir réparer un groupe électrogène…. .

Ouvrages fortifiés en Europe

Au printemps 1948, des travaux de fortifications sont menés en Grande-Bretagne pour protéger des sites sensibles.

Les bases aériennes, les bases aéronavales notamment sont protégés par des blockhaus par le Royal Engineer Corps, des ouvrages standardisés avec un ouvrage léger le Mark I équipé de deux mitrailleuses de 7.7mm, un ouvrage medium Mark II avec un canon antichar de 25mm français et une mitrailleuse de 7.7mm et un ouvrage lourd équipé de deux ou trois affûts combinant un canon de 2 livres et une mitrailleuse de 7.7mm, un mortier de 81mm et des fusils-mitrailleurs.

Sur le continent, les divisions d’infanterie britanniques déployées vont s’appuyer sur les fortifications françaises qu’elles soient permanentes ou de campagne.

Le BEF déployé entre la 7ème et la 1ère armée française occupe le Secteur Fortifié de Lille (SFL), un secteur fortifié récent avec des petits ouvrages et non des ouvrages puissants comme en Alsace et en Lorraine.

Le SFL dispose des abris et des blockhaus suivants :

-onze blocs de type Da pour une mitrailleuse, un canon antichar et deux fusils-mitrailleurs

-huit type Db pour une mitrailleuse, un canon antichar et deux fusils-mitrailleurs

-quatre type Dc pour une mitrailleuse, un canon antichar et deux fusils-mitrailleurs

-six type Dd pour une mitrailleuse, un canon antichar et deux fusils-mitrailleurs

-six type Dsd pour une mitrailleuse, un canon antichar et trois fusils mitrailleurs

-cinq type Dsg pour une mitrailleuse, un canon antichar et trois fusils mitrailleurs

-Quatre type Gsd pour une mitrailleuse ou un canon antichar

-Six type Gsg pour une mitrailleuse ou un canon antichar

-Huit type G1 pour une mitrailleuse, un antichar et quatre fusils mitrailleurs

-Cinq type G2 pour une mitrailleuse, un antichar et quatre fusils mitrailleurs

-Deux type G3

On trouve également vingt-trois abris de tir, eux aussi de différents types :

-Trois type N1d pour une mitrailleuse ou un canon antichar (orienté à droite)

-Quatorze type N1f pour une mitrailleuse ou un canon antichar tirant en action frontale

-Quatre type N1g pour une mitrailleuse ou un canon antichar (orienté à gauche)

-Deux type N2g pour une mitrailleuse ou un canon antichar (orienté à gauche)

Enfin on trouve également neuf tourelles démontables (quatre équipés de canons antichars de 25mm et cinq équipés de mitrailleuses de 7.5mm).

Ce sont les seules armes du secteur à calibre français, les armes des abris et des blockhaus étant fournis par la 1st Infantry Division à savoir des canons antichars de 2 livres (puis de 6 livres _environ57mm_), des mitrailleuse Vickers et des fusils-mitrailleurs Bren.

Outre le BEF, l’armée britannique déploie sous commandement français deux corps d’armée, les 4th et 5th British Corps qui dépendent respectivement de la 3ème et de la 4ème armée.

Le 4th British Corps composée de deux divisions de mobilisation (51th Highland Division et 48th Northumberland Division) occupe le Secteur Fortifié de Faulquemont entre le Secteur Fortifié du Boulay à l’ouest et le Secteur Fortifié de la Sarre.

A la différence du Secteur Fortifié de Lille, le Secteur Fortifié de Faulquemont dispose de régiments d’infanterie de forteresse, les 146ème et 156ème RIF qui peuvent passer donc sous commandement britannique en temps de guerre.

Pour éviter des chevauchements préjudiciables en temps de guerre, il est prévu que le SF gère ses positions en cas d’attaque directe sur ses ouvrages, prennant sous son aile les Grandes Unités participant à la défense.

En revanche en cas d’offensive, le SF s’efface devenant une simple entité chargée de l’administration et du soutien logistique, le 4ème Corps d’Armée Britannique prenant alors le contrôle de toutes les unités de combat du secteur.

Le Secteur Fortifié de Faulquemont est subdivisé en deux sous-secteurs, le sous-secteur de Steinbesch et celui du Bois-des-Chênes.

Le premier secteur dispose d’un ouvrage d’infanterie à quatre blocs, de deux petits casemates d’artillerie type CEZF, d’un ouvrage d’infanterie à trois blocs, deux casemates d’artillerie pour deux canons de 75mm type RFM (Région Fortifiée de Metz), quatre casemates cuirassées, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, un ouvrage d’infanterie monobloc et un ouvrage mixte à quatre blocs.

Le second nommé dispose de deux casemates cuirassées, d’un ouvrage d’infanterie à trois blocs, et d’une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm type RFM.

On trouve sur l’ensemble du SF des organisations de campagne à savoir trente-trois blockhaus pour pour mitrailleuses et canons antichars (16 modèle 1935 et 17 modèle 1936, quatre casemates Pamart, sept cuves pour canons de 65mm, trente-quatre tourelles démontables (vingt-deux pour mitrailleuses et douze pour canons de 25mm), huit boucliers pour canon de 25mm, environ quarante PC et huit observatoires.

Le 5th British Corps qui dispose d’une division d’active (5th Infantry Division) et d’une division de mobilisation (42nd East Lancashire Division) couvre le Secteur Fortifié des Vosges.

Ce secteur aux ailes puissantes et au centre plus faible est encadré à l’est par le Secteur Fortifié d’Haguenau et à l’ouest par le Secteur Fortifié de la Sarre.

Comme le SF de Faulquemont, il est divisé en deux sous-secteurs avec chacun un régiment d’infanterie de forteresse mais si le 154ème RIF régiment de mobilisation est maintenu après l’automne 1940, ce n’est pas le cas du 165ème RIF qui est mis en sommeil, les ouvrages sous sa responsabilité étant entretenus et gardés par la 5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers.

Le sous-secteur de Phillipsbourg dispose d’un ouvrage d’artillerie à cinq blocs et deux entrées (le Grand-Hohékirkel), deux abris-cavernes à deux coffres, deux casemates simples flanquant vers l’ouest, trois casemates simples flanquant vers l’est, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm modèle 1897, cinq blockhaus doubles, une casemate simple, deux blockhaus simples, et trois casemates doubles.

Le sous-secteur de Langensoultzbach dispose d’une casemate simple flanquant vers l’est, d’une casemate simple flanquant vers l’ouest, de deux casemates doubles, d’une casemate cuirassée, d’une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75 modèle 1897, sept blockhaus doubles, cinq blockhaus simples flanquant vers l’est, quatre blockhaus simples flanquant vers l’ouest, d’un PO (Petit Ouvrage) à trois blocs (Lembach) et d’un ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées (ouvrage du Four-à-Chaux).

Ouvrages fortifiés en Extrême-Orient

Malaysian Line

La frontière entre la Thaïlande et la Malaisie mesure 506km de long sur un terrain assez difficile d’accès qui assure longtemps une quasi-protection naturelle.

Seulement à partir des années trente, les relations entre Londres et Bangkok se dégradent, le royaume de Thaïlande tout en proclamant sa neutralité se rapproche peu à peu de Tokyo espérant récupérer des territoires appartenant au protectorat français du Cambodge.

Si une attaque thaïlandaise contre la Malaisie est peu probable, l’utilisation du territoire thaïlandais par l’armée japonaise pour envahir la péninsule malaise est nettement plus probable.

En cas de guerre contre le Japon, la Malaisie est en première ligne et la période 1940-1948 voit le renforcement des moyens de défense déployés dans les territoires de la Fédération.

Les troupes sont mieux entrainées et mieux équipées, des unités de chars y sont déployés. La RAF déploie des avions plus modernes (Hurricane et Stirling notamment)la Royal Navy comme nous l’avons vu aménage une base à Alor Setar.

Pour protéger la frontière malaiso-thaïlandaise, décision est prise en juin 1941 de construire une ligne fortifiée, la Malaysian Line, une ligne discontinue de casemates, de blockhaus et d’abris armés de mitrailleuses, de fusils-mitrailleurs, de canons antichars et de mortiers.

Il n’est pas prévu d’ouvrages d’artillerie mais des emplacements pour des canons de campagne de 25 livres sont aménagés à l’arrière pour couvrir la ligne fortifiée.

Sur les 506km de frontière, on trouve près de 700 ouvrages de différents modèles, plus ou moins puissants.

Les Mark I sont les ouvrages de base avec deux créneaux de mitrailleuses, des Vickers de 7.7mm associé à une cloche d’observation inspirée des modèles installés par la France sur la ligne Maginot.

Les Mark II sont des ouvrages médians avec un créneau combinant un canon de 2 ou de 6 livres et une mitrailleuse de 7.7mm et un créneau équipé de deux mitrailleuses ou de deux fusils-mitrailleurs.

Les Mark III sont les ouvrages les plus puissants avec deux créneaux combinant un canon de 6 livres et une mitrailleuse, une cloche d’observation, une cloche à mitrailleuse et deux mortiers de 3 pouces (76.2mm) installés dans des cuvettes.

Ces ouvrages s’appuient sur le terrain accidenté, les ouvrages se couvrant mutuellement pour éviter les angles morts.

Au printemps 1948, la frontière est bouclée avec des champs de mines et des barbelés, les routes étant munis de barrières mobiles couvertes par des bockhaus.

Bangkok proteste auprès de Londres. Le Foreign Office demande à la Thaïlande de cesser d’encourager les séditions en Indochine et de montrer sa neutralité stricte et entière.

La Thaïlande n’ayant pas répondu à cette demande, les travaux sont poursuivis et mêmes augmentés.

Les mouvements de troupes laissent craindre un conflit armé mais au final les diplomates des deux pays parviennent à éviter un conflit ouvert.

Hong-Kong

D’autres fortifications sont construites sur la frontière entre Hong-Kong et la Chine. Sur 30km, des blockhaus armés de mitrailleuses et de canons antichars sont chargés de défendre la colonie contre une attaque japonaise.

Allemagne (66) Armée de terre (23)

Fortifications

Westwall (Ligne Siegfried)

Carte du Westwall appelée Ligne Siegfried par les alliés

Carte du Westwall appelée Ligne Siegfried par les alliés

L’un des objectifs majeurs des vainqueurs du premier conflit mondial était d’empêcher l’Allemagne de provoquer un nouveau conflit.

Outre la limitation des effectifs et de l’équipement, une partie du territoire allemand en l’occurrence la Rhénanie, la fameuse “rive gauche du Rhin” était démilitarisé, mesure interdisant le stationnement temporaire et permanent de troupes allemandes et bien entendu l’interdiction de toute fortification.

En mars 1936, l’Allemagne fait pénétrer 3000 hommes légèrement armés en Rhénanie en violation du traité de Versailles sans réaction des français et des anglais au grand soulagement des généraux allemands.

Une fois la Rhénanie remilitarisé, se pose la question de sa défense contre une attaque franco-britannique.

Des projets sont lancés dès 1934 et des travaux sont même entamés mais ces premières tentatives ne sont pas menées à bien.

De nouveaux travaux sont menés officiellement à partir de 1938 (en réalité deux ans plus tôt) mais ces premières constructions sont vulnérables à l’artillerie ennemie.

Ce n’est qu’en 1937 qu’un programme plus cohérent est lancé, le Pionier-Program qui dessine une ligne continue de blockhaus, de fossés antichars, de réseaux barbelés de la frontière suisse jusqu’au Luxembourg. En 1938, la frontière belge et la frontière néerlandaise sont également couvertes.

A l’automne 1938, le “Limes-Program” succède au “Pionier-Program” pour obtenir un dispositif de protection cohérent.

Ce dispositif est considéré comme achevé en septembre 1939 après l’exécution des programmes « Aachen-Saar » et « Bruggen-Kleve« . Elle couvre la frontière allemande de Kleve sur la frontière germano-néerlandaise à Weil am Rhein sur la frontière entre la Confédération Helvétique et l’Allemagne.

Il se compose de 18000 ouvrages, de dents de dragons antichars. Pour accélérer les travaux, des modèles standardisés (Regelbau) sont dessinés qu’il s’agisse des blockhaus ou des obstacles antichars. Il existe cependant des différences entre les différentes du programme ayant présidé à la naissance du « Mur de l’Ouest ».

Les premiers ouvrages construits dans le cadre du Pioneering Program étaient des petites constructions avec une épaisseur de 50cm, les parois étant percées de trois embrasures orientées en direction de l’ennemi, les ouvrages les plus exposés ayant également des cloches d’observation et de tir.

Bunker type 10

Bunker type 10

Dans le cadre du Limes Programm, des ouvrages plus puissants sont construits. L’épaisseur des parois passe à 1.5m. 3471 Bunkers Type 10 sont construits sur les 630km. L’armement permet une couverture tous azimut.

Les ouvrages du Aachen-Saar Program sont similaires à ceux du précédents mais l’épaisseur des murs passe à 3.5m et les embrasures sont installées sur les côtés et non sur la face avant de l’ouvrage même si comme souvent dans la fortification il y à des exceptions. Ce programme planifie aussi la protection des villes de Sarrebruck et d’Aix-la-Chapelle, ville qui à l’origine étaient à l’ouest du tracé retenu.

A ces lignes de fortification s’ajoute des positions antiaériens, une zone occidentale de défense aérienne ou dans la langue de Goethe Luftverteidigungszone West (LVZ West). Elle se compose de positions antiaériennes fixes et de nids de mitrailleuse pour protéger les batteries contre un assaut terrestre.

Le programme « Bruggen-Kleve » voit la ligne Siegfried ou Westwall être prolongée vers le nord, le long de la frontière germano-néerlandaise. Les ouvrages sont similaires à celles du programme précédent.

La protection contre les chars est assurée par des obstacles appelés « dents de dragon » mais également par des hérissons, un assemblage de morceaux de métal dont la paternité doit être attribuée aux tchèques. Des inondations défensives sont également construites.

Si la propagande allemande à fait du Westwall le pendant oriental de notre Muraille de France, la réalité est différente. La ligne Siegfried est nettement moins solide et son rôle est différent.

Alors que la Ligne Maginot doit empêcher l’ennemi de percer notre frontière nord-est, la ligne Siegfried n’est vu que comme une ligne provisoire.

Un signe ne trompe pas, à la différence de la ligne Maginot, la ligne Siegfried ne dispose de troupes affectées en permanence. Point d’infanterie de forteresse au sein de la Heer, les ouvrages devant être occupées par des divisions d’infanterie classiques ce qui impose un certain délai.

La guerre de Pologne s’achevant rapidement sans attaque à l’ouest, le Westwall censé être provisoire devient une fortification semi-permanente.

La création d’unités de forteresse est semble-t-il étudié sérieusement par les généraux allemands mais au final on préfère affecter des compagnies d’infanterie des divisions déployées dans la région, une compagnie par régiment se spécialisant dans le combat sous béton. Autant dire des amateurs face à l’infanterie de forteresse française.

Sur le plan technique, les ouvrages sont comparables à des P.O français ou à des blockhaus type CEZF avec des créneaux de tir, des cloches d’observation, des cloches à mitrailleuses, des cloches à mortier et même des lance-flammes.

Il n’existe pas d’ouvrages d’artillerie capable de prendre à partie l’ennemi avant qu’il n’arrive à portée de tir.

Durant la Pax Armada, quelques travaux sont menés, des ouvrages supplémentaires sont construits avec un armement antichar (canon de 50mm) associé à des mitrailleuses. Des emplacements pour de l’artillerie sont également construits mais en dépit de ces efforts le Westwall semble bien incapable de s’opposer à une offensive franco-britannique décidée.

Ostwall et Neue Ostwall

Cloches blindées du Ostwall

Cloches blindées du Ostwall

Si l’Allemagne à interdiction absolue de fortifier sa frontière occidentale, elle à l’autorisation de protéger sa nouvelle frontière orientale en établissant une ligne d’ouvrage fortifié la protégeant d’une hypothétique attaque de la Pologne qui renait après plus d’un siècle de disparition.

Les études sont lancées en 1927, les travaux commençant en 1932 et s’achevant en 1938. Cette ligne couvre l’espace compris entre l’Oder et la Warthe, un espace de 150km d’où le nom de Festungfront Oder-Warthe-Bogen qui lui est aussi attribué.

A la différence du Westwall, le Ostwall est une ligne fortifiée comparable à la Ligne Maginot avec une centaine d’ouvrages s’appuyant sur le relief, les rivières et les marécages. Ces ouvrages disposent de coupoles blindées abritant de l’artillerie, des casemates pour de l’artillerie antichar, des mitrailleuses et des lance-flammes fixes. Les ouvrages sont reliés entre-eux par des tunnels où circulent un chemin de fer permettant de transporter rapidement hommes, munitions et matériels.

Il est prolongé au nord par le Pommernwall ou mur de Poméranie construit entre 1930 et 1935. La construction est plus légère que le Ostwall et se rapproche du Westwall même si les ouvrages sont équipés de créneaux mitrailleuses, de casemates antichars, de mortiers, d’observatoires pour l’artillerie, d’abris pour l’infanterie.

La conquête de la Pologne et le partage du pays avec l’URSS rend « obsolète » le Ostwall. Le pacte germano-soviétique rendant hypothétique un conflit entre Berlin et Moscou (du moins à court terme), la nouvelle frontière n’est pas couverte pas une fortification.

La dénonciation de ce pacte en mars 1945 change la donne. Un Neue Ostwall (nouveau mur de l’est) est réalisé le long de la nouvelle frontière entre l’Allemagne et l’URSS.

La Prusse Orientale étant protégée par d’anciennes forteresses, priorité est donnée à la défense du gouvernement général dont la frontière est protégé par des barbelés, des champs de mines et des ouvrages comparables non pas à ceux du Ostwall mais plutôt à ceux du Westwall.

Il s’agit là bien davantage d’une ligne de contrôle que d’une fortification imprenable. L’objectif est d’éviter une attaque surprise de l’armée rouge que d ’empêcher une invasion du gouvernement général.

Les ouvrages sont armés d’un ou deux créneaux de mitrailleuse, d’une coupole d’observation et pour certains soit d’un canon antichar de 50mm ou d’un mortier de 8cm.

Manquant de profondeur, cette position n’aurait pas opposé de grande résistance à une attaque décidée. Cette attaque ne se produisant pas lors du déclenchement de Weserubung, des travaux de renforcement sont menés au printemps 1949 pour lui donner de la profondeur et ainsi rendre la tache de l’ennemi plus complexe.

Allemagne (55) Armée de terre (12)

Armement (4) : artillerie lourde sur voie ferrée

15cm et 17cm K (E) (Eisenbahn)

15cm Kanone (Eisenbahn)

15cm Kanone (Eisenbahn)

Ces pièces sur voie ferrées sont issues du Sofort-Programm lancé en 1936 et destiné à fournir à la Deutsche Heer une artillerie sur voie ferrée le plus rapidement possible.

Pour se faire, la firme Krupp installa sur de nouveaux affûts d’anciennes pièces de marine récupérées dans les stocks constitués après la démolition des cuirassés et des croiseurs de bataille.

Quatre 15cm K (E) et six 17cm K (E) vont être construits et mis en oeuvre par deux régiments d’artillerie sur voie ferrée. Ce faible nombre s’explique par un prix trop élevé au regard des services attendus et rendus.
Ils furent retirés du service en juin 1944 à une époque où des modèles plus lourds les ont remplacés.

Les pièces usées sont feraillées mais les affûts-trucks sont réutilisés pour former des trains de DCA équipés de canons de 88 et de 128mm chargés de protéger les grandes villes allemandes.

Caractéristiques Techniques du 15cm K (E)

Calibre : 150mm Longueur du tube : 5.571m Poids total : 74000kg Poids des obus : 43 ou 52kg Portée maximale : 22500m

17cm Kanone (E)

17cm Kanone (E)

Caractéristiques Techniques du 17cm K (E)

Calibre : 170mm Longueur du tube : 6.90m Poids total : 80000kg Poids de l’obus : 62.800kg Portée maximale 26100m

21cm Kanone 21 (E)

21cm Kanone (E)

21cm Kanone (E)

Durant le premier conflit mondial, l’artillerie lourde allemande s’illustra avec le Paris Kanone , un super canon qui frappa la capitale française, provoquant la psychose de la population en dépit de pertes faibles.

Ce canon improprement appelé “Gross Bertha” laissa une trace mythique chez les artilleurs allemands qui considéraient comme utile d’avoir une pièce d’artillerie à très longue portée.

Longtemps les études furent théoriques et il fallut attendre plusieurs années avant que le “super-canon” ne voit le jour, un canon de 210mm, un calibre standard pour l’artillerie allemande mais la comparaison avec les Mörser 16 et 18 s’arrêtait là.

Un affût-spécial recevait un canon long de 33m (158 calibres), si long qu’il fallait un système de tendeurs et d’entretoises pour éviter qu’il ne s’effondre sous son propre poids.

Véritable arme d’ingénieur, ce canon produit à deux exemplaires eut un rapport coût/efficacité très faible. Les artilleurs allemands ne sachant qu’en faire, ces canons sont mis en réserve, planqués durant la guerre civile dans les Alpes Bavaroises.

Ressorties régulièrement pour la propagande, les deux pièces furent remises réellement en service en septembre 1948 pour tirer à longue portée en direction de l’ouest.

Caractéristiques Techniques du 21cm Kanone 12 (E)

Calibre : 211mm Longueur du tube : 33.34m Poids total : 309 tonnes Poids de l’obus : 107.500kg Portée maximale estimée : 115km

28cm Kanone 5 (E)

28cm Kanone 5 (E) en action

28cm Kanone 5 (E) en action

Comme nous l’avons vu, les premiers canons sur voie ferrée allemands sont des canons “d’occasion” avec des affûts neufs sur lesquels étaient installés des canons de marine récupérés dans les stocks.
Cette mesure d’urgence qui se révéla décevante (coût trop élevé pour le résultat) devait céder la place à la production de canons sur voie ferrée neufs.

Si le 305mm était le calibre standard pour les cuirassés type prédreadnought, les allemands préféraient le 280mm. Comme souvent les pièces d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée étaient d’anciens pièces de marine, il était logique de retrouver ce calibre dans l’ALVF allemande.

Le projet qui allait aboutir aux 28cm Kanone 5 (E) est lancé en 1934 par la firme Krupp, les premières pièces entrant en service en 1936.

Ce fût une vrai réussite. Le tube à été soigneusement conçu et l’affût à été dessiné pour supporter le canon, encaisser le recul et éviter de perdre les réglages.

Un régiment regroupe vingt-quatre canons de 280mm K5 bien que dans la pratique, seulement seize canons soient opérationnels, les autres étant utilisés pour l’instruction, les essais ou en entretien après une campagne de tir en Baltique.

La production se poursuivit jusqu’en septembre 1948 à cadence réduite même si la production d’une telle pièce n’était pas aussi facile et rapide qu’un obusier de campagne.

Quand le conflit éclate, des canons de 280mm retrouvent des pièces lourdes sur le front occidental et sur le front oriental, se préparant à appuyer une offensive ou à attaquer les arrières d’un ennemi mordant.

Caractéristiques Techniques du 28cm Kanone 5 (E)

Calibre : 280mm Longueur du tube : 21.538m Poids total : 21800kg Poids de l’obus : 255kg Portée maximale : 62400m

28cm Kurze et Lange Bruno

28cm Kurze Bruno

28cm Kurze Bruno

Ces canons étaient issus du Sofort-Programm destiné à fournir une artillerie lourde sur voie ferrée le plus rapidement possible. Comme pour les canons de 150 et de 170mm, ils combinaient un ancien canon de marine modifié avec un nouvel affût.

Au total ce sont huit kurze Bruno et trois lange bruno qui furent produits en 1937/38, une étape avant la mise au point des 28cm Kanone 5 (E) avec lesquels ils cohabitèrent un temps avant d’être relégués à l’instruction ou à l’expérimentation.

En septembre 1948, il ne restait plus que quatre kurze bruno et deux lange bruno en service, ces canons ralliant les côtes allemandes pour renforcer la défense côtière et repousser une potentielle tentative de blocus d’une escadre franco-britannique.

Caractéristiques Techniques du 28 cm Kurze Bruno K (E)

Calibre : 280mm Longueur du fût : 11.20m Poids total : 130000kg Poids de l’obus 240kg Portée maximale : 29500m

Caractéristiques Techniques du 28cm Lange Bruno K (E)

Calibre : 280mm Longueur du fût : 12.735m Poids total : 123000kg Poids de l’obus : 302kg Portée maximale 28500m

40cm Kanone 6 (E)

Le calibre dominant de l’artillerie sur voie ferrée allemande était le 280mm. Des calibres plus importants étant mis en œuvre par les pays ennemis _France et Grande-Bretagne_ , l’Allemagne voulut suivre.

Après avoir étudié des canons de 380mm, de 520mm et même de 800mm (!), l’artillerie sur voie ferrée allemande décida d’adapter à un usage terrestre, le canon de 406mm qui armait les cuirassés type H.

La priorité donné à la marine et la guerre civile provoqua un important retard et sur les seize pièces initialement prévues, seulement huit étaient opérationnelles en septembre 1948 et quatre en construction chez Hanomag à Hanovre, pièces dont l’achèvement est d’ailleurs suspendu, les canons prévus pour les affûts étant remis à la marine pour permettre le remplacement éventuel de canons usés.

Les pièces opérationnelles vont comme leurs homologues de 280mm vont se déployer le long de la frontière occidentale de l’Allemagne.

Caractéristiques Techniques du 40cm Kanone 6 (E)

Calibre : 406mm Longueur du tube : 21.5m Poids total : 145 000kg Poids de l’obus : 255kg Portée maximale : 44550m  

Obusiers automoteurs Karl

Mörser Gerät 040

Mörser Gerät 040

Pour protéger la frontière nord-est d’une invasion allemande, la France avait construit l’une des plus formidables ligne fortifiée de l’histoire, la Ligne Maginot, un ensemble homogène de casemates, d’ouvrages et de blockhaus, formant une barrière quasi-impénétrable jusqu’aux Ardennes même si ça et là, les dépassements de budget obligèrent les français à sacrifier certains ouvrages.

Bien que les premiers plans d’attaque à l’ouest prévoyaient un passage par la Belgique, il fallait envisager le pire des scénarios à savoir une attaque frontale contre la Ligne Maginot ce qui nécessitait le développement d’une « super-artillerie » pour neutraliser les ouvrages dessinés par la CORF.

D’où la mise au point d’obusiers automoteurs, les Mörser Gerät 040  plus connus sous le nom de Karl. Ces obusiers automoteurs de 600mm étaient en réalité peu mobiles, les manœuvres étaient strictement locales, le transport sur de longues distances se faisant par train ou en démontant l’obusier en deux pour les transporter sur des remorques spéciales.

Sept obusiers furent construits mais en septembre 1948, il n’en restait plus que cinq, deux avant été réformés suite à une usure prononcée rendant dangereux le tir .
Caractéristiques Techniques

Calibre : 600mm Poids : 137 tonnes Poids de l’obus : 2170kg Longueur : 11.15m Longueur du tube 4.2m Largeur 3.16m Hauteur : 4.38m Champ de tir horizontal : 8° Champ de vertical : 55° à 70° Cadence de tir : un coup toutes les dix minutes Moteur diesel de 580h Vitesse : 6 à 10 km/h Distance franchissable : 42 à 60km

Trains blindés

Déplacer rapidement des troupes sur de longues distances paru longtemps une gageure. En l’absence de moyens de transports performants, le seul moyen de transport s’était les jambes des soldats ce qui impose de sévères limites en terme de distances parcourues.

L’apparition du chemin de fer permis d’envisager de transporter vite et loin des troupes qui arrivaient sur le champ de bataille fraiches et dispos. Ce moyen de communication reposait sur des infrastructures imposantes et vulnérables qui fallait protéger.

D’où l’apparition rapide de trains blindés pour protéger les voies de communication des coups de l’ennemi.

L’Allemagne n’échappe pas à la règle et dispose de quarante-huit trains blindés en septembre 1939, des trains composés d’une locomotive _souvent précédée d’un tender pour faire exploser les obstacles ou les mines_, de wagons blindés armés de canons et de mitrailleuses, de wagons de marchandise pour le transport de troupes…… . On trouve également des wagons plats pouvant porter un char qui pouvait descendre du train pour opérer à proximité.

On trouve également des trains de commandement à destination des grands chefs de l’armée, leur permettant de commander au plus près du front. Ils sont protégés comme les trains blindés mais les locaux-vie et les locaux de travail sont nettement plus luxueux.

Enfin ajoutons les Panzerdraisine, de petits véhicules ferroviaires chargées de patrouiller sur les voies pour les protéger des sabotages et des coups de main.

Différents modèles existent, certains armés d’une simple mitrailleuse (notamment pour ces véhicules récupérés en Pologne et en Tchécoslovaquie) mais d’autres plus lourdement armées, les plus puissantes disposant d’une tourelle de Panzer IV avec un canon de 75mm long et une mitrailleuse de 7.92mm.