Mitteleuropa Balkans (175) Grèce (19)

Destroyers et torpilleurs

Classe Niki

Le Niki

Ces quatre torpilleurs sont des navires de conception et de fabrication allemande, construits par les chantiers navals Vulcan AG sis à Stettin.

Ils ont été commandés en 1905 pour reconstruire la flotte suite à la guerre gréco-ottomane de 1897 qui se termina par une humiliation nationale même si en mer Egée comme on dit la Vasilikon Naftikon à fait le boulot.

Le Niki est mis en service en 1905, le Doxa en 1906, le Velos et l’Aspis en 1907. Ces navires sont saisis par les français, utilisés sous pavillon tricolore en 1917 avant d’être rendu aux grecs en 1918 du moins pour trois d’entre-eux, le Doxa étant torpillé par le sous-marin allemand SMS UB-47 dans le détroit de Messine le 27 juin 1917 (29 tués).

Les trois autres terminent le conflit et sont naturellement conservés par la marine royale grecque qui modernise le Niki et l’Aspis, le Velos lui étant désarmé en 1926 puis démoli.

Ces deux survivants sont modernisés mais en septembre 1939 ils sont totalement obsolètes de véritables antiquités flottantes. Ils sont désarmés en 1943 et 1944.

Ils sont maintenus en réserve mais en septembre 1948 quand on étudie leur réarmement pour servir de patrouilleur et d’escorteur, leur état rend la remise en service impossible.

Ils sont remorqués et mis en place comme leurres pour protéger de véritables navires. Ils vont jouer parfaitement leur rôle puisqu’ils sont coulés par l’aviation de l’Axe. Les épaves sont relevées pendant la guerre et démolies.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 285 tonnes pleine charge 360 tonnes

Dimensions : longueur 67m largeur 6.1m tirant d’eau 2m

Propulsion : type non connu 6800ch et deux hélices

Performances : vitesse maximale 30 nœuds distance franchissable 1250 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : deux canons de 76mm (12 livres), quatre canons de 57mm, deux tubes lance-torpilles de 457mm

Equipage : 58 officiers et marins

Classe Aetos

L’Aetos

Au début des années 1910 une course aux armements opposent les principales puissances sud-américaines notamment le Brésil et l’Argentine.

Comme Rio de Janeiro et Buenos Aires ne possèdent pas de puissants chantiers navals, ils ont besoin de passer des commandes en Europe et aux Etats-Unis.

Les commandes les plus connues concernent les cuirassés avec les Minas Gerais et Sao Paulo brésiliens (mais aussi le Rio de Janeiro qui racheté par la Turquie sera utilisé par les britanniques sous le nom d’Agincourt), les Rivadivia et Moreno argentins ainsi que les cuirassés chiliens Almirante Lattore (ex-Valparaiso) et Almirante Cochrane (le futur porte-avions Eagle).

Qui dit cuirassés dit escorteurs et pour protéger ses nouveaux cuirassés, la marine argentine passe commande aux chantiers navals Cammell Laird de quatre destroyers de classe San Luis, des navires baptisés San Luis Santa Fe Santiago del Estero et Tucuman.

Ces navires mis sur cale en 1909 lancés respectivement en février, mars, avril et juillet 1911. Alors qu’ils étaient en achèvement à flot ils sont rachetés par la Grèce en octobre 1912 et mis en service au début de la première guerre balkanique.

Naturellement ils sont abandonnés leurs noms d’origine pour ceux d’Aetos (Aigle) (ex-San Luis), Ierax (Faucon) (ex-Santa Fe), Panthir (Panthère) (ex-Santiago del Estero) et de Leon (Lion) (ex-Tucuma).

L’Aetos, le Ierax et le Leon sont saisis par la France après les violents combats survenus à Athènes en décembre 1916.

Ils sont armés avec des équipages français et utilisés comme escorteurs. Quand la Grèce sous l’impulsion de Venizelos entrent en guerre aux côtés de l’Entente ils sont restitués même si il faudra attendre les derniers mois du conflit pour voir les grecs les reprendrent pleinement en main.

Ces navires sont modernisés dans les années vingt et les années trente. La chauffe au charbon est abandonnée au profit de la chauffe au mazout (ce qui entraine la réduction du nombre de cheminées de cinq à deux), le déplacement d’un canon de 102mm, le remplacement des quatre tubes lance-torpilles simples par deux plate-formes triples de 533mm, l’embarquement de deux canons antiaériens de 2 livres, la modification de deux d’entre-eux (Aetos et Panthir) pour la mise en place de champs de mines, les deux destroyers pouvant embarquer jusqu’à 40 mines.

Cela porte leur déplacement à 1067 tonnes standard et 1321 tonnes à pleine charge mais leur vitesse augmente passant à 34 nœuds.

Ces navires obsolètes en septembre 1939 sont désarmés en 1942 (Aetos), en 1943 (Ierax), en 1944 (Panthir) et en 1946 (Leon). Si les deux premiers sont démolis, les deux autres sont réarmés en septembre 1948 sous la forme d’escorteurs avec de nouveaux noms en l’occurence Evzone pour le Panthir et Hadjuk pour l’ex-Leon puisque leur nom d’origine à été repris pour des destroyers plus modernes.

Ils protègent la navigation commerciale de septembre 1948 à mai 1949 puis protègent des convois une fois les hostilités ouvertes avec l’Italie.

Ils ne survivent pas à la campagne de Grèce, l’ex-Panthir étant victime de l’explosion de ses grenades ASM le 4 janvier 1950 et l’ex-Leon est coulé par des vedettes lance-torpilles italiennes le 16 mars 1950 à la veille de la bataille du golfe de Zanthe.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : (origine) standard 1000 tonnes pleine charge 1194 tonnes (après refonte) standard 1067 tonnes pleine charge 1321 tonnes

Dimensions : longueurs hors tout 89.3m longueur entre perpendiculaires 86.9m largeur 8.4m tirant d’eau 2.6m

Propulsion : deux turbines Parsons alimentées en vapeur par cinq chaudières Parsons développant 22000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 32 nœuds (34 nœuds après refonte)

Armement : (origine) quatre canons de 102mm en affûts simples sous masque, un canon de 76.2mm antiaérien, quatre tubes lance-torpilles de 533mm simples (après refonte) quatre canons de 102mm, deux canons de deux livres antiaériens, deux affûts triples lance-torpilles de 533mm, grenades ASM ou mines (escorteurs) un canon de 102mm, quatre canons antiaériens de 37mm, deux canons de 20mm, quatre mitrailleuses et 64grenades ASM

Equipage : 90 officiers et marins

Classe Thyella

Le Nafkratoussa

En 1905 la marine royale grecque commande quatre torpilleurs à la firme Yarrow, des navires baptisés Lonchi Nafkratoussa Sfendroni et Thyella, des navires mis en service respectivement en 1907, en 1906, en 1907 et en 1907.

Ces navires participent aux guerres balkaniques puis au premier conflit mondial. Saisis par les français à l’automne 1916 les quatre navires sont utilisés par la France en 1917/1918 avant d’être rendus aux grecs qui vont les utiliser pour des missions de patrouille et d’escorte toujours en mer Egée.

Ils connaissent des sorts différents, le premier désarmé en 1926 est démoli en 1931, le second s’échoue sur l’île de Milos en mars 1921, le troisième désarmé en 1945 démoli en 1947 et le quatrième désarmé en 1946 démoli en 1948.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 350 tonnes

Dimensions : longueur 67.1m largeur 6.2m tirant d’eau 1.8m

Vitesse maximale : 30 nœuds

Armement : deux canons de 76mm, quatre canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles de 457mm

Classe Kontouriotis

Le Freccia

Les quatre destroyers de Classe Kontouriotis sont de conception et de fabrication italienne en l’occurence des unités de type Freccia. Ils sont mis au point au moment où les Turbine sont mises en service et alors que les Navigatori sont en construction.

Selon les textes la classe Freccia se compose de huit navires (Dardo Freccia Saetta Strale Baleno Folgore Fulmine Lampo) ou alors de quatre quand certains auteurs regroupent les quatre derniers dans une classe Folgore.

Ces navires sont dérivés des Turbine mais sont plus longs (+2m), déplaçant plus de 2000 tonnes à pleine charge avec pour armement principal quatre canons de 120mm en deux affûts doubles, deux affûts identiques aux Navigatori. L’armement en torpilles est composé de deux plate-formes triples.

Cette classe adopte la cheminée unique, une cheminée massive derrière le bloc-passerelle ce qui libère les champs de tir pour l’artillerie, un détail capital pour la Défense Aérienne à la Mer (DAM).

Ces navires mis en service en 1931 (Freccia) et en 1932 (Dardo Saetta Strale Baleno Folgore Fulmine Lampo) se montrent très rapides aux essais mais instables avec un certain nombre de faiblesses structurelles ce qui impose des mesures pour rendre ces navires militairement utilisables.

Ces navires qui forment les 7ème ( Dardo Freccia Saetta et Strale) et 8ème escadrilles ( Baleno Folgore Fulmine Lampo) (5ème division de cuirassés Conte di Cavour Giulio Cesare) succombent tous au second conflit mondial

Trois sont victimes de l’aviation (Dardo Freccia Baleno), deux sont victimes de sous-marins (Saetta Folgore, le premier par un sous-marin britannique, le second par un sous-marin français) et trois lors d’affrontements avec les contre-torpilleurs français ou les destroyers britanniques (Strale Fulmine Lampo).

Les quatre destroyers commandés par la marine grecque en octobre 1929 aux chantiers navals Odiero sont dérivés des Freccia, la principale différence étant le remplacement des affûts doubles par des affûts simples. Ils forment la 1ère flottille.

Le Kontouriotis est mis en service en novembre 1932 tout comme l’Hydra alors que les Spetsai et Psara sont mis en service en 1933. Toujours en service en septembre 1948 ils connaissent des sorts différents, deux étant coulés et deux survivant.

Endommagé à plusieurs reprises durant le conflit Le Kontouriotis à moins de chance le 14 juin 1952 car il est victime d’une mine au large des Cyclades.

Le navire est endommagé mais on espère pouvoir le remorquer. Il est pris en remorque par un contre-torpilleur français mais suite à une alerte aérienne la remorque doit être larguée et quand la reprise peut être effectuée le navire à disparu même si heureusement l’équipage à pu évacuer sauf une soixantaine de tués et de disparus dont le destroyer est devenu la dernière demeure.

Son sister-ship Hydra s’illustre durant la Campagne de Grèce. Si le Bolzano survit aux torpilles du duo Hydra/Spetsai contrairement aux revendications héllènes, l’Emmanuelle Pessano est clairement coulé par l’Hydra et deux vedettes lance-torpilles, le croiseur léger encaissant cinq torpilles et une floppée d’obus de 120mm.

Il se réfugie en Crète puis en Egypte. Il opère dans le bassin orientale de la Méditerranée assurant des raids, des escortes de convois _il devient un habitué de la ligne Bizerte-Alexandrie-La Sude-Nauplie_ mais aussi des missions d’appui aux commandos.

Le 2 décembre 1953 alors qu’il participait à l’opération SWORD, il est surpris par Junkers Ju-188 qui profitant d’une troupée dans la couche nuageuse plaça deux bombes de 500kg malgré une DCA rageuse. Le navire est coulé en deux, coulant rapidement en ne laissant qu’une poignée de survivants.

Le Spetsai et Psara survivent au conflit sans grands dommages. Mis en réserve en 1956 après leur remplacement par des destroyers transférés par les américains, ils sont démolis au milieu des années soixante. A ma connaissance aucun projet de préservation n’à été sérieusement étudié.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1411 tonnes pleine charge 2080 tonnes

Dimensions : longueur 95.9m (92m entre perpendiculaires) largeur 9.5m tirant d’eau 3.65m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières dévellopant 44000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 30 nœuds en service courant (des pointes à 38/39 enregistrées aux essais) distance franchissable 5800 miles nautiques à 12 nœuds 680 miles nautiques à 32 nœuds

Armement : (origine) quatre canons de 120mm en quatre affûts simples, trois Pom-Pom simples, quatre mitrailleuses de 13.2mm, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples jusqu’à cinquante-quatre mines

(WWII) trois canons de 120mm en affûts simples sous masque, huit canons de 40mm Bofors en quatre affûts doubles (dont un en remplacement de la pièce III _supérieure arrière_ de 120mm), six canons de 20mm Oerlikon, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm et deux grenadeurs de sillage avec un total de 48 grenades. La capacité de mouillage à été supprimée au profit des grenadeurs.

Equipage : 165 hommes dont 16 officiers

Classe Vasilefs Georgios

Le Vasilissa Olga

Les quatre destroyers de classe Vasilefs Georgios sont semblables au Type G britannique. Ce modèle de destroyers est issu des 1933 Naval Estimates (programme naval de 1933) qui comprend huit destroyers et un leader de flottille portant un cinquième canon avec des installations de commandement.

Ils sont similaires aux type F mais un appareil propulsif plus compact permet une légère réduction des dimensions.

Les canons de 4.7 pouces qui peuvent pointer à 40° en site positif sont plus efficaces pour la lutte contre-avions.

Le Glowworm marque l’introduction d’une plate-forme lance-torpilles quintuple mais ses sister-ships vont conserver les affûts quadruples. Ces destroyers sont mis en service en 1936.

Ce modèle à connu un vrai succès à l’exportation, sept navires formant la classe Buenos Aires (Buenos Aires, Corrientes, Entre Rios,Missiones, San Juan, San Luiz et Santa Cruz) ont été vendus à la marine argentine alors que quatre ont été construits en Grèce avec un armement d’origine allemande.

Ces navires sont baptisés Vasilefs Georgios Vasilissa Olga Vasilefs Konstantinos et Vasilissa Sofia, des navires mis en service respectivement en 1939, 1939, 1942 et 1944, ces quatre navires formant la 2ème flottille.

Ils se diférencient des destroyers britanniques par leur armement qui se compose notamment de quatre canons de 127mm allemands au lieu des 120mm britanniques.

Le Vasilefs Georgios participe à la Campagne de Grèce au cours de laquelle il coule le cacciatorpidiniere Alpino qu’il surprend au large de l’île de Céphalonie le 8 janvier 1950 alors que le destroyer italien bombardait l’île encore occupé par les alliés. Le destroyer grec lance six torpilles puis ouvre le feu.

L’Alpino qui n’à rien vu venir est touché par trois torpilles et par une volée d’obus de 127mm ne lui laissant aucune chance.

Il survit à la Campagne de Grèce étant endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement et une fois replié sur la Crète il continue ses missions d’escorte, d’attaque et d’appui aux opérations commandos.

Le 15 septembre 1952 il participe au raid sur Thessalonique en préparation/diversion de l’opération ANVIL.

Il est gravement endommagé par une batterie côtière non repérée et parvient cahin caha à se replier sur la Crète.

«C’était une horreur, le destroyer était par endroit ouvert comme une boite de conserve, des câbles pendaient, des tuyaux éventrés d’où s’échappaient de la vapeur résiduelle, partout du sang, des petits foyers, cette image est restée gravée dans ma mémoire».

Des réparations d’urgence sont menées mais uniquement pour maintenir le destroyer à flot. Une inspection montre qu’il faudrait deux ans pour remettre en état le destroyer ce que les grecs contestent. Comme seuls les britanniques ou les français peuvent réparer, les grecs n’ont pas le choix d’accepter la décision des alliés de ne pas remettre en état un navire qui est désarmé le 17 décembre 1952 et qui sera démoli après guerre.

Le Vasilissa Olga coule le sous-marin Agostino Barrbarigo en février 1950. Il n’à guère l’occasion d’en profiter car le 13 mars 1950 des chasseur-bombardiers Focke-Wulf Fw-190 l’envoient par le fond, deux bombes de 250kg entrainent l’explosion des munitions (torpilles, grenades ASM) embarquées ne laissant que fort peu de survivants.

Les Vasilefs Konstantinos et Vasilissa Sofia survivent au conflit même si ils sont endommagés à plusieurs reprises. Ils participent à la guerre civile grecque, étant désarmés respectivement en 1960 et 1962 et démoli respectivement en 1960 et 1970.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1371 tonnes pleine charge 1879 tonnes

Dimensions : longueur 97.5m largeur 9.7m tirant d’eau 2.7m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté développant 34000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 3760 miles nautiques à 20 nœuds

Electronique : durant le second conflit mondial les trois destroyers ayant survécu à la campagne de Grèce ont reçu un Asdic, un radar de veille air et un radar de veille navigation tous de conception et de fabrication britannique

Armement : (origine) Quatre canons de 127mm SK/C-38 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), quatre canons de 37mm en affûts simples, deux affûts quadruples de 12.7mm, deux plateformes quadruples lance-torpilles de 533mm et deux grenadeurs

(WWII) Les trois destroyers ayant survécu à la campagne de Grèce ont vu leur armement être modifié avec des canons de 120mm britanniques en remplacement des canons de 127mm d’origine (la raison étant un manque de munitions adaptées), un canon antiaérien de 76.2mm en remplacement de la plateforme quadruple lance-torpilles arrière et huit canons de 20mm en remplacement des canons de 37mm et des mitrailleuses de 12.7mm.

A la fin du conflit la DCA se composait de deux affûts quadruples de 40mm (qui remplaçaient le canon de 76.2mm initialement embarqué ainsi que le canon III de 120mm) et de douze canons de 20mm en affûts simples

Equipage : 168 officiers et marins

Destroyers classe Aetos

Les destroyers de classe Aetos au nombre de six ont été construits en Grèce, trois à l’Arsenal de Salamis et trois à Thessalonique.

Baptisés Aetos Ierax Leon Panthir Keravnos et Nea Genea, ces navires sont de conception grecque et sont souvent présentés comme une synthèse entre les Freccia italiens et les type G britanniques.

Ce sont des navires élancés et élégants avec un long gaillard d’avant mais un bloc-passerelle ramassé avec une cheminée unique ce qui permet de dégager au maximum les champs de tir de l’artillerie principale.

En ce qui concerne l’armement, les grecs espéraient acheter des canons de 127mm allemands supplémentaires mais cela se révéla impossible et ils se sont rabattus sur les canons de 120mm britanniques.

A ces quatre canons de 120mm en affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières) s’ajoute une DCA légère composée de canons de 37mm Schneider et de canons de 20mm Oerlikon, huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plateformes quadruples et deux grenadeurs avec trente-deux projectiles.

Ces six navires sont mis en service en 1943 (Aetos Ierax), en 1945 (Leon Keravnas) et en 1947 (Panthir Nea Genea). Ils forment la 3ème flottille.

L’Aetos participe le 7 février 1950 à la destruction du Muzzio Atendolo en compagnie de navires français et britanniques alors qu’il couvrait un débarquement tactique sur la côte occidentale grecque pour tenter de déborder le dispositif ennemi.

Le Leon lui coule le torpilleur Giuseppe Le Farina qui escortait un convoi entre Valona et l’île de Céphalonie. Une fois l’escorteur envoyé par le fond, les caboteurs ne tardent pas à suivre.

Deux sont coulés durant le second conflit mondial, l’Aetos victime d’un sous-marin italien le 7 février 1953 en Adriatique et le Nea Genea victime de chasseurs-bombardiers allemands le 8 octobre 1952 alors qu’il venait d’attaquer un convoi ravitaillant l’Eubée depuis le port d’Athènes.

Le Ierax gravement endommagé lors d’une collision avec un paquebot transformé en transport de troupes le 14 février 1954 finit par couler alors qu’il était en cours de remorquage vers Alexandrie.

Les Leon Panthir Keravnos survivent à la terrible ordalie que constitue du second conflit mondial. Ils sont modernisés par les britanniques entre 1955 et 1958 et désarmés respectivement en 1965, 1967 et 1970 avant d’être démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1450 tonnes pleine charge 1950 tonnes

Dimensions : longueur 99m largeur 11m tirant d’eau 3m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté développant 34000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34.5 nœuds distance franchissable 3760 miles nautiques à 20 nœuds

Electronique : durant le second conflit mondial les destroyers ont reçu un Asdic, un radar de veille air et un radar de veille navigation tous de conception et de fabrication britannique

Armement : (origine) Quatre canons de 120mm en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), quatre canons de 37mm Schneider en affûts simples, huit canons de 20mm, deux plateformes quadruples lance-torpilles de 533mm et deux grenadeurs

(WWII) Trois canons de 120mm, deux affûts quadruples de 37mm Schneider et douze canons de 20mm Oerlikon, une plate-forme quadruple lance-torpilles de 533mm et deux grenadeurs avec quarante-huit grenades Equipage : 168 officiers et marins

Equipage : 177 officiers et marins

Mitteleuropa Balkans (174) Grèce (18)

Navires

Cuirassé

En septembre 1948 la marine grecque ne possède qu’un seul et unique cuirassé ou plutôt un croiseur de bataille ou un grand croiseur puisque le cousin du Suleiman turc est issu des Large Cruiser de l’US Navy, la classe Alaska.

Ces frères ennemis qui ne s’affrontèrent jamais ont d’ailleurs été à l’origine du renforcement de l’armement des dits croiseurs puisqu’aux neuf canons de 305mm en trois tourelles triples, les grecs comme les turcs préférèrent des canons de 356mm, six canons en trois tourelles doubles.

Ces canons vont également armer les cuirassés brésiliens et argentins en remplacement de leurs canons de 305mm.

-Le Salamis est mis sur cale aux chantiers navals Newport News Shipbuilding & DryDock Company le 17 mars 1942 mis à flot le 8 septembre 1945 et commissioned le 17 juin 1946, jour de son arrivée en Grèce.

Navire-amiral de la marine grecque dont le roi est le commandant honoraire, le cuirassé constitue une menace claire pour la marine italienne.

A plusieurs reprises les grecs soupçonnent les italiens d’avoir tenté de neutraliser le cuirassé avant même le conflit.

Ils en auront la preuve quand la France transmettra à Athènes des documents découvert au siège des services de renseignement italiens à Rome qui prouvent que des plans de neutralisation ont été étudiés et certaines opérations menées à bien.

Il participe naturellement à la Campagne de Grèce moins en affrontant la marine italienne (qui de toute façon à fort à faire face aux marines françaises et britanniques) qu’en appuyant les troupes grecques qui apprécièrent les lourds obus de 356mm (721kg) quand les troupes italiennes et allemandes étaient sur le point de les déborder.

Naturellement une telle cible ne peut échapper à l’ennemi qui va tenter de l’envoyer par le fond à de nombreuses reprises. Selon certains marins grecs c’est la présence d’une icône de la Vierge qui à protégé le navire à plusieurs reprises.

Le 17 septembre 1949, un Savoia-Marchetti SM-79 Sparviero place deux bombes de 250kg sur le cuirassé, le premier projectile détruisant un affût double de 127mm tribord et le second provoquant un incendie du hangar hydravion.

Les dégâts sont limités et le cuirassé est rapidement réparé. Il retourne au combat, bombardant des cibles au sol et couvrant l’évacuation de troupes grecques d’îles en utilisant sa puissante DCA.

Le 12 décembre 1949 il est attaqué par un sous-marin italien qui lance quatre torpilles. Une anguille touche le cuirassé sans exploser, la deuxième explose à l’avant du navire au niveau du puit à chaine, les deux autres se perdant en mer.

Le navire parvient à se replier sur la Crète. Les dégâts sont importants mais pas irréparables. Par chance un dock flottant venant de Thessalonique s’était retrouvé à La Sude pour échapper aux bombardements. Mis au sec, le croiseur de bataille est réparé mais les grecs sont conscients que cette réparation est provisoire.

Le 4 mars 1950 il est sévèrement endommagé par l’aviation allemande qui place pas moins de six bombes sur le croiseur de bataille. Selon les officiers britanniques qui ont visité le navire à son arrivée à Alexandrie le 2 avril 1950 sa survie tient du miracle (Comme quoi les histoires sur la protection assurée par l’icone de la Sainte Vierge sont vraies).

Les britanniques sont sceptiques sur l’utilité et même la nécessité de le remettre en état mais finissent par accepter. Les travaux ont lieu à Alexandrie de juin 1950 à janvier 1952. Ces travaux de remise en état sont doublés d’une modernisation de ses capacités (radars, renforcement de la DCA notamment).

Il est utilisé un temps dans l’Océan Indien de mars à septembre 1952 pour couvrir la navigation dans l’Océan Indien avant de retourner en Méditerranée pour participer aux opérations ANVIL SLEDGEHAMMER et SWORD. Il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Victime d’un sabotage le 17 janvier 1955 il est endommagé par échouage. Remis à flot il est réparé et participe à la guerre civile grecque comme canonnière contre les maquisards communistes qui n’ont rien pour riposter à cette puissance de feu.

Navire-amiral de la marine grecque il sert de navire-école de 1962 à 1970 avant d’être mis en réserve en décembre 1970. Il est désarmé le 17 juin 1971 puis est finalement démoli en 1975 après l’échec d’un projet de préservation.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 29771 tonnes pleine charge 34253 tonnes

Dimensions : longueur 246.4m largeur 28m tirant d’eau 8.3m

Propulsion : 4 turbines à engrenages General Electric alimentées par 8 chaudières Babcox & Wilcox dévellopant une puissance totale de 150000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 31.4 à 33 noeuds distance franchissable : 12000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture de 127 à 228mm pont blindé 96 à 101mm pont principal 35mm troisième pont 15mm barbettes 279 à 330mm tourelles 325mm pour la face avant 127mm sur le toit 133 à 152mm pour les faces latérales et arrières. Passerelle : 269mm pour la face et 127mm pour le toit

Armement : six canons de 14 pouces (356mm) Mark 13 en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), seize canons de 127mm Mark 12 en huit tourelles doubles (trois à tribord, trois à babord et deux au dessus de la tourelle III de 356mm), vingt-quatre canons de 40mm Bofors en six affûts quadruples et 32 canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Lors de sa transformation en navire-école, seule la tourelle I et la tourelle III sont opérationnelles, la tourelle II étant débarquée mais le projet de le remplacer par des missiles surface-air ne s’est pas concrétisé. Les huit tourelles doubles de 127mm sont réduites à quatre, la DCA légère réduite également.

Aviation : Deux catapultes et un hangar pour un total de 2 hydravions Supermarine Walrus. Ces installations sont débarquées en 1957, une plate-forme hélicoptères est aménagée à la poupe.

Equipage : 1517 officiers et marins en version croiseur de bataille

Croiseurs

Le Georgios Averoff

Le Georgios Averoff est un croiseur cuirassé de conception et de fabrication italienne. C’est en effet la troisième unité de classe Pisa avec les Pisa et Amalfi (le premier à été démoli en 1937 et le deuxième coulé en 1915), le futur «Oncle Georges» comme l’ont appelé les grecs ayant été visiblement commandé sans demander l’avis de la marine italienne.

-Le Georgios Averoff est mis sur cale aux chantiers navals Cantiere Navale Fratelli Orlando sis à Livourne en 1907 lancé le 12 mars 1910 et mis en service le 16 mai 1911.

Il participe aux guerres balkaniques notamment la première où il joue un rôlé clé dans la maitrise de la mer Egée par les grecs ce qui empêcha les ottomans de transférer des troupes d’Asie en Europe.

Il joue un rôle mineur durant la première guerre mondiale puis durant la guerre gréco-turque entre 1919 et 1922.

Modernisé en France entre 1925 et 1927 il est clairement obsolète en septembre 1939 et que dire neuf ans plus tard. Il y eut des projets de le remplacer par un croiseur du même nom plus moderne mais ce projet ne dépassa pas le stade de l’intention.

Utilisé comme ambassadeur flottant et comme navire-école, il reste navire-amiral de la marine grecque jusqu’à la mise en service du Salamis.

Durant la campagne de Grèce il est endommagé à plusieurs reprises mais parvient à se réfugier en Crète puis à Alexandrie.

Il opère dans l’Océan Indien pour protéger la navigation puis retourne en Méditerranée quand les eaux devinrent plus sures pour le «Vieux» comme les marins grecs appelaient respectueusement ce navire.

Désarmé en mai 1956, il est mouillé dans un coin de la base navale de Salamis oublié pour ainsi dire de tous même si ça et là d’anciens marins ayant servit à son bord viennent l’entretenir.

Un projet de musée est étudié dès 1972 mais traine en longueur. L’échec de la préservation du Salamis fait figure d’électrochoc et tout est mis en œuvre pour préserver l’un des derniers croiseurs cuirassés de la planète. Le Musée flottant Georgios Averoff est officiellement créé le 14 mars 1982 et ouvert au public le 2 septembre suivant. Il trône fièrement à Phalère depuis.

Depuis 1996 le navire à été officiellement remis en service par la marine grecque qui y affecte un noyau d’équipage.

Tous les matins à lieu la cérémonie de levée des couleurs et des prises d’armes ont lieu pour célébrer la date de mise en service du navire (16 mai), de son désarmement (10 mai), des batailles d’Elli (16 décembre) et de Lemnos (16 janvier) sans oublier des dates comme la libération d’Athènes (17 décembre). Des détachements étrangers participent parfois lorsque des navires font escale à Athènes.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 10116 tonnes en charge 10400 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 140.13m largeur 21m tirant d’eau 7.18m

Propulsion : deux machines à vapeur à expansion (type compound) alimentées en vapeur par vingt-deux chaudières Belleville développant 19000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 23.5 nœuds (20 nœuds en pratique) distance franchissable 2480 miles nautiques à 17.5 nœuds

Protection : ceinture 200mm(80mm aux extrémités) Ponts blindés supérieur à 40mm Tourelles de 234mm : 200mm Tourelles de 190mm : 175mm Barbettes : supérieur à 180mm Bloc passerelle supérieur à 180mm

Armement : (origine) Deux tourelles doubles de 234mm (une avant et une arrière), Quatre tourelles doubles de 190mm latérales, seize canons de 76mm en affûts simples, quatre canons de 47mm en affûts simples et trois tubes lance-torpilles de 37mm AA.

(refonte) Deux tourelles doubles de 234mm, Quatre tourelles doubles de 190mm, Huit canons de 76mm, Quatre canons de76mm et Six canons de 37mm tous antiaériens

(Second conflit mondiale) Deux tourelles doubles de 234mm, Quatre tourelles doubles de 190mm, Huit canons de 3 pouces antiaériens, douze canons de 20mm Oerlikon et huit canons de 40mm Bofors

Equipage : 670 officiers et marins

L’Elli (1912)

Au début des années 1910, la marine impériale chinoise passa commande aux chantiers navals de la New-York Shipbuilding Corporation de trois croiseurs protégés formant la classe Chao-Ho mais la révolution nationaliste de 1912 entraine l’annulation de la commande. Un des croiseurs baptisé Fei Hong va être achevé puis vendu à la Grèce sous le nom d’Elli.

-L’Elli est mis sur cale aux chantiers navals de la New-York Shipbuilding Corporation sis à Camden (New-Jersey) le 14 juin 1911 lancé le 9 mai 1912 et commissioned en 1914.

Il participe à la première guerre mondiale puis est modernisé dans les années vingt en compagnie du Georgios Averoff recevant des canons antiaériens et une capacité de mouillage de mines.

Un nouveau projet de modernisation envisagé est abandonné au profit de la construction de croiseurs légers modernes dont l’ainé va reprendre le nom de l’Elli qui est désarmé le 15 septembre 1940 puis démoli en 1943, l’artillerie étant réutilisée pour la défense côtière.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 2149 tonnes pleine charge 2642 tonnes

Dimensions : longueur 98m largeur 12m tirant d’eau 4.3m

Propulsion : nc

Performances : vitesse maximale 26 nœuds à la mise en service 18 nœuds en 1940 distance franchissable nc

Protection : nc

Armement : trois canons de 152mm en affûts simples sous masque, deux canons de 76mm, trois canonsde 40mm, deux tubes lance-torpilles de 483mm 100 mines marine

Equipage : 238 officiers et marins

Classe Elli

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF. Les croiseurs légers de classe Elli en sont très inspirés

A la fin des années trente la marine grecque se pose la question du remplacement des croiseurs Georgios Averoff et Elli.

Le remplacement du premier est considéré comme importante car le navire est militairement obsolète mais en revanche le remplacement du second fait plus débat même si ce navire n’est guère plus moderne qu’«Oncle George».

Ironie de l’histoire les croiseurs légers de classe Elli vont remplacer l’Elli alors que le Georgios Averoff va rester en service !

La Grèce lance le programme de nouveaux croiseurs à l’automne 1940. Elle souhaite une construction nationale mais le chantier naval de Phalère manque d’expérience dans le domaine des grandes unités de combat.

Aussi au printemps 1941 la Grèce signe un contrat d’assistance technique avec les chantiers navals français de la Ciotat qui va apporter son concours à la mise au point d’un croiseur léger.

Les projets sont ambitieux avec huit croiseurs légers mais finalement seulement deux baptisés Elli et Lemnos vont être mis en service.

Sur le plan technique, les croiseurs grecs s’inspirent des Arethusa britanniques avec trois tourelles doubles de 152mm (deux avant et une arrière), huit canons de 100mm français en quatre affûts doubles, une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples et une capacité de mouillage de mines. Ils devaient embarquer une catapulte avec une hydravion mais cela ne se produisit jamais.

-L’Elli est mis sur cale le 17 septembre 1942 lancé le 28 décembre 1943 et commissioned le 25 novembre 1945.

-Le Lemnos est mis sur cale le 4 février 1944 lancé le 17 juin 1946 et commissioned le 8 novembre 1947.

Ces navires doivent opérer seuls pour protéger la navigation, attaquer celle de l’ennemi, soutenir les destroyers……. .

En septembre 1948 suite au déclenchement du second conflit mondial les croiseurs grecs vont multiplier les patrouilles, portant des marques de neutralité sur les tourelles II et III de 152mm en l’occurrence des bandes bleues et blanches alors que sur le toit des tourelles on trouve le nom Hellas (Grèce). Cela n’empêche pas des avions officiellement non-identifiés (mais que tout le monde sait italiens) de se montrer très agressifs avec les croiseurs légers.

Quand l’opération Caesar est déclenchée le 5 mai 1949, l’Elli est seul opérationnel, son sister-ship étant immobilisé pour une avarie de chaudière.

Les deux croiseurs grecs vont opérer contre la marine italienne et quand il le fallait leurs obus de 152mm matraquaient durement les troupes italiennes.

Le 17 mars 1950 à lieu la Bataille du Golfe de Zanthe qui marque traditionnellement la fin de la Campagne de Grèce. L’Elli est engagé dans la bataille et va jouer un rôle clé dans la destruction du croiseur lourd Gorizia qui encaisse quatre obus du croiseur grec.

Il à moins de chance le 21 octobre 1950 en mer Egée. Menant un raid solitaire, il est informé par un hydravion français de la présence d’un convoi allemand parti du Pirée direction les Cyclades.

Ce convoi était composé de trois petits cargos, un pétrolier, quatre barges remorquées par des vedettes protégé par quatre R-Boot et deux petits escorteurs. Le croiseur grec attaque sans attendre l’arrivée de renforts.

Ses canonniers expérimentés détruisent deux R-Boote, un escorteur, incendie le pétrolier (qui survivra miraculeusement) et coule un cargo. Avertit par des écoutes d’une attaque aérienne il se replit à grande vitesse en direction de la Crète.

En début d’après midi, une vigie repère un périscope mais c’est trop tard. Deux anguilles frappent le croiseur qui se casse en deux, coulant rapidement. Moins de la moitié de l’équipage à survécu.

Le Lemnos est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement. Il va survivre au conflit, participant à des escortes de convois, étant détaché dans l’Océan Indien pour escorter des transports de troupes contre des raiders allemands.

Après le lancement des offensives stratégiques dans les Balkans, le croiseur léger escorte des convois, bombardent des positions ennemies pour débloquer une situation et couvrant des positions amies avec sa DCA.

Survivant au second conflit mondial, il est sérieusement endommagé durant la guerre civile grecque en octobre 1957 quand trois bombes explosent à bord du navire. Un incendie mal maitrisé reprend à plusieurs reprises. Le navire finit par couler suite aux paquets d’eau envoyés par les pompiers. Le bilan humain est lourd avec 77 officiers et marins tués. Les responsables de l’attentat capturés en 1962 seront condamnés à mort et exécutés.

Le croiseur est relevé, mis au bassin mais sa remise en état est abandonnée. Le navire est vendu à la démolition à un chantier turc ce qui suscite un beau scandale. Certains y verront un signe de la providence quand le croiseur prit en remorque coulé en mer Egée.

Au sein de la marine grecque il va être remplacé par le Gabriele d’Annunzio qui est rebaptisé Elli qui va servir dans la marine grecque jusqu’en 1974 quand il est désarmé après l’abandon d’un projet de transformation en croiseur lance-missiles. Il devait être préservé comme musée mais suite à un manque de fond, le croiseur est mis à l’écart à Salamis puis vendu à la démolition en 1985.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : Standard 5500 tonnes Pleine Charge : 6900 tonnes

Dimensions : longueur hors tout : 151.52m longueur entre perpendiculaires 144.3m largeur 15.54m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : ceinture 70mm ponts blindés 30mm soutes à munitions 48mm

Armement : 6 canons de 152mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), huit canons de 100mm modèle 1937 en quatre affûts doubles latéraux sous masque, huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, six canons de 20mm en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples

Aviation : aucune

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix

Scandinavie (46) Danemark (17)

Destroyers et torpilleurs

Les unités anciennes

En septembre 1948 les torpilleurs de classe Springeren sont les torpilleurs danois les plus anciens en service (voir ci-après) ce qui signifie que les classes les plus anciennes de torpilleurs de la marine royale danoise ont été désarmés.

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Scandinavie (11) Norvège (11)

Sous-marins

Sous-marins type A

KNM_A-4

Le sous-marin A-4

En 1909, les norvégiens ont mis en service le HNoMS Kobben, leur premier sous-marin. Ce navire n’à été désarmé qu’en 1933 mais dès avant le premier conflit mondial Oslo passe commande auprès de Krupp Germania de Kiel de quatre sous-marins baptisés A-2, A-3,A-4 et A-5.

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Scandinavie (10) Norvège (10)

Destroyers et torpilleurs

En guise d’avant-propos

En septembre 1939, la marine norvégienne dispose de dix destroyers, quatre de classe Draug et six de classe Sleipner. Enfin destroyer il faut dire vite car ils sont plus proches des torpilleurs des autres marines que de destroyers britanniques, de Zerstörer allemands ou encore de contre-torpilleurs français.

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Scandinavie (9) Norvège (9)

Navires

Cuirassés garde-côtes

En guise d’avant propos

Ilmarinen

Le cuirassé garde-côtes finlandais Illmarinen

Le cuirassé garde-côtes est pour ainsi dire une spécificité scandinave puisqu’on retrouve peu de navires de ce type ailleurs qu’en Norvège, qu’au Danemark, qu’en Suède ou en Finlande, les seuls exemples que j’ai en tête étant ceux de la thaïlande et des Pays-Bas encore que la Koniklijke Marine à basculé durant la Pax Armada vers le croiseur de bataille.

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Scandinavie (8) Norvège (8)

Organisation

Organisation en septembre 1948

-Un état-major implanté à Oslo

-Des groupements indépendants dans lesquels en théorie le commandement pioche pour former des groupes occasionnels adaptés à une mission précise mais dans la pratique c’est beaucoup moins évident.

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Dominions (96) Nouvelle-Zélande (7)

Corvettes classe Flower

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La corvette HMS Bluebell (K-80)

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des armed trawler ou chalutiers armés.

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Dominions (68) Australie (12)

Navires amphibies

En septembre 1948 la Royal Australian Navy (RAN) ne fait pas exception à la règle : elle ne possède aucun navire amphibie alors qu’elle est pourtant appelée à opérer dans un milieu archipélagique.

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Dominions (66) Australie (10)

Destroyers

«The British Antiquities»

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HMAS Stuart

C’est sous ce nom (antiquités britanniques) que sont désignés cinq destroyers transférés au milieu des années trente par la Royal Navy à sa petite sœur australienne pour remplacer d’autres destroyers.

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