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Le Kléber

Le général Kléber (1753-1800)

Le général Kléber (1753-1800)

-Le Kléber est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 10 février 1942 et lancé le 17 juillet 1943 avant d’être remorqué à quai pour achèvement à flot.

Il quitte son chantier constructeur le 9 octobre 1943, faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 octobre avant de rallier Lorient le 17 octobre 1943 où il retrouve le Desaix. En dépit de la présence simultanée des deux sister-ships, les deux navires vont mener leur mise en condition séparément.

Il passe au bassin du 22 octobre au 4 novembre 1943 dans la forme de Lanester avant d’entamer sa campagne d’essais officiels. Il est à la mer du 5 au 22 novembre pour essais qui se passent bien en dépit de certains problèmes au niveau des turbines.

Il passe à nouveau au bassin du 23 novembre au 5 décembre avant d’entamer une deuxième campagne d’essais officiels du 8 au 30 décembre. Il entame ensuite ses essais artillerie, sortant pour cela du 2 au 14 janvier 1944 notamment en tirant sur l’ancien cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’île de Rhuys.

Après un ravitaillement à Lorient le 15 janvier, il rallie Brest le lendemain 16 janvier pour effectuer ses essais recette de torpilles et de grenades ASM avant de rentrer à Lorient le 18 janvier 1944. Il passe à nouveau au bassin, une ultime mise au sec pour des modifications et des travaux de peinture et ce du 20 janvier au 7 février 1944.

Après des essais finaux du 8 au 11 février, la clôture d’armement est prononcé le 12 février 1944 et le contre-torpilleur va entamer sa mise en condition avant de rallier Toulon son port d’attache.

Il quitte Lorient le 13 février 1944, fait escale à Lisbonne du 16 au 19 février, à Cadix du 20 au 23 février, à Casablanca du 24 au 27 février avant de traversée l’Atlantique, faisant escale à Caracas du 3 au 7 mars,  à Cayenne du 9 au 12 mars, à Rio de Janeiro du 15 au 21 mars avant de traverser l’Atlantique, faisant escale à Dakar 26 au 28 mars, profitant des installations du polygone de Rufisque pour réaliser une école à feux du 29 mars au 4 avril. Il quitte Dakar le 5 avril et rallie Toulon le 11 avril 1944.

Le contre-torpilleur Kléber est admis au service actif le 11 avril 1944, intégrant la 12ème DCT déjà composée du Marceau (Al) et du Desaix.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent et ce du 28 avril au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Kléber et le Desaix sortent une école à feux commune du 29 juin au 9 juillet, faisant escale à Marseille du 10 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Toulon. Le Kléber participe ensuite aux essais (16 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 7 août) du Marceau.

Le Kléber est indisponible du 8 au 30 août, sortant pour essais du 31 au 3 septembre avant de rallier les salins d’Hyères le 4 septembre où il retrouve ses deux compères de la 12ème DCT. Les trois contre-torpilleurs sortent pour sa remise en condition du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et Persée de la 2ème DSM, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue un entrainement de division du 12 octobre au 4 novembre avant de faire relâche à Dakar du 5 au 11 novembre puis s’enchainer par un entrainement commun avec la 2ème DSM du 12 au 18 novembre puis par un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre.

Le Kléber et ses deux compères de la 1éème DCT quittent Dakar en compagnie de L’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre 1944 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Kléber et le Desaix sortent pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 12 janvier, allant mouiller le 13 janvier 1945 aux salins d’Hyères où ils retrouvent leur sister-ship Marceau présent sur place depuis deux jours.

Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année. Cet entrainement va occuper les trois navires du 19 janvier au 7 mars 1945, date de leur retour à Toulon.

Le Kléber et le Desaix quittent Toulon le 17 mars pour un entrainement alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, entrainement qui s’achève le 5 avril avant un retour le lendemain à Toulon. Du 10 au 30 avril, le Kléber et le Desaix participent à la remise en condition du Marceau.

Le 7 mai 1945, le Kléber accompagné du Marceau et du Desaix quitte Toulon en compagnie des torpilleurs légers de la 1ère DT. Après un affrontement de division du 7 au 17 mai, les deux divisions font escale en Corse, la 12ème DCT à Calvi et la 1ère DT à l’Ile-Rousse (18 au 23 mai).

Les deux divisions vont ensuite manoeuvrer ensemble du 24 mai au 30 juin avant une escale à Marseille du 1er au 4 juillet, les deux divisons rentrant à Toulon le lendemain.

Le Kléber et le Marceau sortent pour entrainement du 11 au 19 juillet avec école à feux et lancement de torpilles, rentrant à Toulon le 25 juillet après un mouillage aux salins d’Hyères du 20 au 24 juillet.

Le Kléber est indisponible du 27 juillet au 17 août, sortant pour essais (18 au 21 août) et pour remise en condition (23 août au 7 septembre) en compagnie du Desaix, les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 16 septembre au 1er octobre à la remise en condition du Marceau.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal, entrainement qui l’occupe du 7 octobre au 10 décembre.

Le Kléber et le Desaix sortent une dernière fois pour entrainement du 15 au 27 décembre avant de subir une période d’entretien à flot du 28 décembre au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier et pour remise en condition du 17 janvier au 2 février.

La 12ème DCT réduite aux seuls Kléber et Desaix (Al) sort pour entrainement de division du 7 février au 3 avril 1946, date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent aux salins d’Hyères où ils retrouvent le Marceau qui venait de réaliser ses essais à la mer.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Kléber devient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

L’entrainement de division à lieu du 18 mai au 9 juin au large de Dakar avant une nouvelle phase d’entrainement dans le Golfe de Guinée du 17 au 25 juin avant une mission de présence dans les ports de l’AEF.

Les trois contre-torpilleurs et Le Liamone rallient le cargo rapide Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Le 1er octobre 1946, le Kléber et le Marceau quittent Toulon pour un entrainement de division automnal qui à cette fois lieu dans le Golfe du Lion et au large de la Corse et ce jusqu’au 21 novembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à La Ciotat du 22 au 27 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Kléber sort une dernière fois du 5 au 13 décembre, rentrant à Toulon le 14 décembre 1946. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes, avant d’être échoué au bassin n°2 du Missiessy du 16 décembre 1946 au 27 février 1947.

Il sort pour essais du 28 février au 2 mars en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT avant de se ravitailler pour participer du 3 au 10 mars à l’entrainement de la Force T qui sert également de remise en condition.

Outre la 12ème DCT, cet entrainement va engager le cuirassé Alsace, le porte-avions Joffre, le croiseur lourd Henri IV, les croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, les torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet Bombardier, les sous-marins Nivose Floréal Ile de Brehat ainsi que les pétroliers Elorn et Liamone.

La Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’œil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cette exercice imposant va occuper les deux marines du 16 au 21 mars, faisant une brève escale à Bizerte le 22 mars avant de rentrer à Toulon ou de rester en Tunisie, la 12ème DCT rentrant dans le port varois le 24 mars.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie, laissant le Kléber et le Desaix sortir pour une école à feux du 2 au 11 avril avant de mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Marceau. La 12ème DCT sort pour son entrainement de division du 22 avril au 12 juin, date du retour des trois navires à Toulon.

Le Kléber et le Desaix sortent pour une école à feux du 17 au 28 juin, faisant escale à La Ciotat du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain à Toulon. Le Kléber sort pour les essais (4 au 7 juillet) et remise en condition (8 au 24 juillet) du Marceau qui venait d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Kléber est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1947, sortant pour essais (17 au 20 août) et pour remise en condition (21 août au 5 septembre) en compagnie de ses sister-ships Desaix et Marceau.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale du 13 septembre au 8 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, le Kléber et le Desaix sortent ensemble pour entrainement au large de Toulon et ce du 20 au 27 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 28 novembre au 4 décembre, rentrant à Toulon le lendemain. Du 9 au 23 décembre, le Kléber accompagné par le Desaix participe à la remise en condition du Marceau.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier 1948 pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Kléber et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT (Annamite Hova Somali en attendant le Touareg) pour un exercice commun du 24 janvier au 5 mars, exercice marqué par une escale à Alger.

Le 17 mars 1948, le Kléber et le Desaix quittent Toulon en compagnie des torpilleurs légers Annamite Hova et Somali de la 4ème DT pour rallier Ajaccio le lendemain 18 mars. Mouillant en baie d’Ajaccio, ils retrouvent le Marceau et le Touareg, le dernier torpilleur à intégrer la 4ème DT.

La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Kléber sort pour une école à feux du 10 au 17 mai puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 mai, se ravitaillant à Toulon le 28 mai avant d’enchainer par la remise en condition du Desaix du 29 mai au 14 juin, date à laquelle les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères.

Le 17 juin, le Marceau y retrouve ses deux compères de la 12ème DCT et la division ainsi reconstituée sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Kléber sort pour entrainement au combat antisurface du 3 au 10 juillet, rentrant à Toulon le 15 juillet après une escale à Marseille du 11 au 14 juillet. Il est indisponible du 16 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 4 août  et pour remise en condition du 5 au 14 août en compagnie du Marceau.

Accompagné du Marceau, le Kléber participe aux essais (16 au 18 août) et à la remise en condition (19 au 29 août) du Desaix.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Kléber, le Desaix et le Marceau sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.

Caractéristiques Techniques de la classe Hoche

Déplacement : standard 2884 tW pleine charge 4018 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 137.50m largeur maximale de la coque 12.67m tirant d’eau moyen 4.60m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

-huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 (deux avant et deux arrière)

-huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et six canons de 25mm en trois affûts doubles

-dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales)

-deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

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10-Contre-torpilleurs (36)

Le Desaix

La statue du général Desaix (1768-1801) à Clermont Ferrand

La statue du général Desaix (1768-1801) à Clermont-Ferrand

-Le Desaix est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 13 octobre  1941. Il est lancé le 12 juin 1943 pour un achèvement à flot assez court comme tous les navires construits aux ACF qui étaient très avancés au moment du lancement.

Il quitte son chantier constructeur le 4 septembre 1943, fait une escale à Cherbourg du 4 au 7 septembre avant de rallier Lorient, son port d’armement le 8 septembre 1943.

Il passe au bassin dans la forme de Lanester du 9 au 22 septembre avant d’effectuer une première campagne d’essais du 23 septembre au 4 octobre, passant ensuite à nouveau au bassin du 5 au 21 octobre pour les démontages finaux.

Le Desaix effectue sa deuxième campagne d’essais officiels du 24 octobre au 7 novembre 1943 avant d’entamer les essais de son artillerie. Ils sort pour essais artillerie du 12 au 30 novembre puis du 3 au 9 décembre avant de gagner Brest le 10 décembre. Le contre-torpilleur teste ses torpilles du 11 au 20 décembre puis rentre à Lorient le 21 décembre pour un ultime passage au bassin pour d’ultimes modifications et des travaux de peinture et ce du 23 décembre 1943 au 5 janvier 1944.

Après des essais finaux du 6 au 8 janvier, la clôture d’armement est prononcé le 10 janvier 1944 et va préparer sa traversée de longue durée en direction des Antilles avant qu’il rallie Toulon, son futur port d’attache.

Le Desaix quitte Lorient le 12 janvier et traverse l’Atlantique, direction Fort de France où il arrive le 18 janvier. Après un exercice avec l’aviso colonial Bougainville du 19 au 24 janvier, le contre-torpilleur traverse à nouveau l’Atlantique, faisant escale à Casablanca du 30 janvier au 5 février avant de rallier Toulon le 10 février 1944.

Le contre-torpilleur Desaix est admis au service actif le 10 février 1944, formant la 12ème DCT en compagnie de son sister-ship Marceau, division officiellement activée le 13 février.

La division effectue sa première sortie du 16 au 21 février avec école à feux et simulation de lancement de torpilles. Du 26 février au 3 mars 1944, le Desaix et le Marceau effectuent un entrainement combiné en compagnie de la 9ème DCT et du croiseur lourd Saint Louis.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 4 au 12 mars, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 13 au 21 mars, faisant escale à Calvi du 22 au 27 mars avant de rallier Toulon le lendemain. Le Desaix et le Marceau sortent pour une école à feux du 5 au 10 avril.

Le 11 avril 1944, le Kléber est officiellement admis au service actif ce qui permet à la 12ème DCT d’atteindre son format définitif à trois navires.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent jusqu’au 12 juin, la division mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Desaix et le Kléber sortent pour une école à feux commune du 29 juin au 9 juillet, faisant escale à Marseille du 10 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Toulon.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 7 août 1944, sortant pour essais du 8 au 11 août puis pour remise en condition du 13 au 30 août, à chaque fois en compagnie du Marceau.

Les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 4 septembre par le Kléber dont il assure la remise en condition du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et Persée de la 2ème DSM venus de Brest, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue un entrainement de division du 12 octobre au 4 novembre avant de faire relâche à Dakar du 5 au 11 novembre.

Du 12 au 18 novembre, les trois contre-torpilleurs affrontent les sous-marins de la 2ème DSM notamment au cours d’un exercice de protection de convois, convoi formé par le ravitailleur rapide L’Adour et le Jules Verne.

Après un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre, le Desaix et ses deux compères de la 12ème DCT quittent Dakar en compagnie de l’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Desaix et le Kléber sortent pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 12 janvier, allant mouiller le 13 janvier 1945 aux salins d’Hyères où ils retrouvent leur sister-ship Marceau présent sur place depuis deux jours.

Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année du 19 janvier au 7 mars 1945, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.
Le Desaix et le Kléber quittent Toulon le 17 mars pour un entrainement alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique. Après un entrainement du 17 mars au 5 avril, le Desaix et le Kléber participent du 10 au 30 novembre à la remise en condition du Marceau.

Du 7 mai au 30 juin, la 12ème DCT au grand complet effectue un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 1ère DT au large des côtes occidentales de la Corse. Les sept navires font escale à Marseille du 1er au 4 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 juillet.

Le Desaix est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1945, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 17 août en compagnie du Marceau.

Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 7 septembre) du Kléber, les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 16 septembre au 1er octobre à la remise en condition du Marceau.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal qui va occuper le Desaix, le Marceau et le Kléber jusqu’au 29 octobre. L’escale à Tunis qui devait durer quatre jours (30 octobre au 4 novembre) se prolonge jusqu’au 11 novembre suite à l’avarie du Marceau. Cela n’empêche pas le Desaix et le Kléber de continuer l’entrainement en mer.

L’entrainement de division stricto sensu reprend par un entrainement ASM contre la 17ème DSM et ce du 13 au 18 et du 20 au 25 novembre. Après un nouveau ravitaillement à Bizerte le 26 novembre, la 12ème DCT effectue un exercice de synthèse du 27 novembre au 7 décembre avant de rallier Toulon le 10 décembre.

Le Desaix et le Kléber sortent une dernière fois pour entrainement du 15 au 27 décembre avant de subir une période d’entretien à flot du 28 décembre au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier et pour remise en condition du 17 janvier au 2 février.

Navire-amiral de la 12ème DCT depuis le 3 janvier (le Marceau étant en grand carénage), le Desaix sort en compagnie du Kléber pour un entrainement de division qui occupe les deux contre-torpilleurs du 7 février au 3 avril après escales à Marseille et à Nice.

Ils rallient alors les Salins d’Hyères où ils retrouvent le Marceau mouillé depuis le 29 mars. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Marceau redevient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relâche pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT exécute son entrainement de division du 18 mai au 5 juin.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, il est mis au sec au bassin n°2 du Missiessy du 30 septembre au 15 décembre 1946 pour une remise en état complète. Le Desaix sort pour essais du 16 au 18 décembre puis pour remise en condition du 20 décembre au 3 janvier, à chaque fois en compagnie du Marceau.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour la première fois de l’année 1947 du 10 au 21 janvier, effectuant un entrainement de routine avec école à feux, des lancements de torpilles. Après une escale à Marseille du 22 au 27 janvier, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 janvier 1947.

La 12ème DCT toujours réduite au Marceau et au Desaix quitte Toulon le 5 février, exécute un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 février puis après une escale à Port La Nouvelle du 13 au 17 février, exécute une école à feux du 18 au 23 février, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Du 28 février au 2 mars 1947, le Desaix et le Marceau participent aux essais du Kléber après son premier grand carénage. Sa remise en condition à lieu dans le cadre d’un entrainement engageant outre la 12ème DCT, le cuirassé Alsace, le porte-avions Joffre, le croiseur lourd Henri IV, les croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, les torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet Bombardier, les sous-marins Nivose Floréal Ile de Brehat ainsi que les pétroliers Elorn et Liamone.

Cette escadre baptisée Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’oeil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cette exercice imposant va occuper les deux marines du 16 au 21 mars, faisant une brève escale à Bizerte le 22 mars avant de rentrer à Toulon ou de rester en Tunisie, la 12ème DCT rentrant dans le port varois le 24 mars.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie, laissant le Desaix et le Kléber sortir pour une école à feux du 2 au 11 avril avant de mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Marceau. La 12ème DCT sort pour son entrainement de division du 22 avril au 12 juin, date du retour des trois navires à Toulon.

Le Desaix et le Kléber sortent pour une école à feux du 17 au 28 juin, faisant escale à La Ciotat du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain 3 juillet 1947 à Toulon.

Le Desaix est indisponible du 4 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 15 août en compagnie du Marceau. Le Desaix et le Marceau participent ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (21 août au 5 septembre) du Kléber.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale du 13 septembre au 8 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, le Desaix et le Kléber sortent ensemble pour entrainement au large de Toulon et ce du 20 au 27 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 28 novembre au 4 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 décembre. Du 9 au 23 décembre, le Desaix accompagné par le Kléber participe à la remise en condition du Marceau.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier 1948  pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Desaix et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT  pour un exercice commun de combat antisurface du 24 janvier au 4 février, date à laquelle ils arrivent à Ajaccio.

Après une escale de cinq jours (5 au 9 février), les trois contre-torpilleurs et les trois torpilleurs légers subissent les assauts des avions et des hydravions de l’armée de l’air et de la marine et ce du 10 au 19 février. Après une escale à Alger du 20 au 24 février, les six navires effectuent une école à feux commune du 25 février au 5 mars, date à laquelle ils rentrent à Toulon leur port d’attache.

Après une école à feux en solitaire du 10 au 15 mars, le Desaix appareille le 17 mars 1948 en compagnie du Kléber mais également des torpilleurs légers Annamite Hova Somali et arrivent à Ajaccio le lendemain 18 mars.

La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Desaix victime d’une avarie mécanique est indisponible du 7 au 23 mai, sortant pour essais du 24 au 27 mai puis pour remise en condition du 29 mai au 14 juin, en compagnie du Kléber, les deux contre-torpilleurs allant mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 17 juin par le Marceau qui venait de réaliser une école à feux. La 12ème DCT ainsi reconstitué sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Desaix réalise une école à feux du 5 au 12 juillet, participant ensuite aux essais (16 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 au 31 juillet) du Marceau qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.  Le Desaix est indisponible du 1er au 15 août, sortant pour essais (16 au 18 août) et remise en condition (19 au 29 août) en compagnie du Kléber et du Marceau.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Marceau, le Desaix et le Kléber sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.

10-Contre-torpilleurs (35)

Le Marceau

François Severin Marceau, général de la Révolution Française (1769-1796)

François Severin Marceau, général de la Révolution Française (1769-1796)

-Le Marceau est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 7 juin 1941 et lancé le 21 septembre 1942.

Après une période d’achèvement à flot rondement menée, le contre-torpilleur achevé à 97% quitte Nantes le 12 mars 1943, mouille dans l’estuaire de la Loire dans la nuit du 12 au 13 mars avant de rallier Lorient le 14 mars à l’aube.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 14 au 30 mars 1943 pour une première période de travaux, l’Arsenal de Lorient réalisant des travaux que le chantier constructeur n’avait pu réaliser en raison d’un calendrier serré. Il est armé pour essais le 1er avril 1943

La première campagne d’essais officiels à lieu du 2 au 11 avril, essais qui se déroulent sans avarie majeure.

Après un nouveau passage au sec dans la forme de Lanester du 12 au 30 avril, le Marceau effectue da deuxième campagne d’essais officiels du 1er au 15 mai, les essais étant perturbés par le mauvais temps.

Il sort à nouveau du 20 au 27 mai, exécutant au large de Quiberon ses premiers tirs d’artillerie sont marqués par des problèmes d’échauffement des tubes et certaines difficultés techniques pour les norias des tourelles II et IV.

La nécessité de réparer ses défaillances oblige le contre-torpilleur à repasser à nouveau au bassin et ce du 28 mai au 7 juin, toujours dans la forme de Lanester. Cela permet de réaliser des travaux sur les œuvres vives, travaux qui auraient du être réalisés à Toulon, le futur port d’attache du contre-torpilleur.

Après une ultime campagne d’essais du 8 au 20 juin,  le contre-torpilleur appareille pour sa traversée longue durée qui se résume au transit entre Lorient et Toulon.

Quittant le Morbihan le 21 juin, le Marceau fait escale à Lisbonne du 24 au 26 juin, à Casablanca du 28 au 30 juin avant de rallier Toulon le 4 juillet 1943.

Le contre-torpilleur Marceau est officiellement admis au service actif le 7 juillet 1943, placé hors rang au sein du groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Pour mémoire, à l’époque de l’admission au service actif du Marceau, le Groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre dispose de la 2ème DCT (Guépard Bison Lion), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux Le Malin) soit avec le Marceau une force non négligeable de dix contre-torpilleurs puissamment armés.

Après une sortie en solitaire du 10 au 13 juillet 1943, le Marceau fait escale à Nice du 14 au 17 juillet avant de rentrer à Toulon le 18 juillet. Le 20 juillet 1943, le Marceau sort en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) pour un exercice commun à vocation antisurface du 20 au 31 juillet et à vocation antiaérienne du 2 au 13 août, rentrant à Toulon le 18 août après une escale à Nice du 14 au 17 août 1943.

Le Marceau subit une période d’entretien à flot du 19 au 30 août, sortant pour essais du 31 août au 2 septembre puis pour remise en condition du 4 au 18 septembre. Rentré à Toulon le 19 septembre, il sort pour une école à feu au large de Toulon du 21 au 30 septembre, rentrant à son port d’attache le lendemain 1er octobre 1943.

Du 5 au 17 octobre 1943, le puissant contre-torpilleur (8 canons de 130mm et dix tubes lance-torpilles) manoeuvre avec la 5ème DCT composée des contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut), rentrant ce dernier jour à Toulon.

Du 21 au 31 octobre, le Marceau sort pour entrainement en compagnie du croiseur léger Primauguet, des 2ème et 5ème DCT  pour un exercice de combat antisurface,  destiné à intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

Après un rapide ravitaillement le 1er novembre, le Marceau quitte Toulon le lendemain 2 novembre en compagnie de la 5ème DCT mais également des cuirassés Richelieu et Clemenceau, de leurs torpilleurs d’escorte Corsaire Flibustier Rapière Hallebarde et du ravitailleur rapide L’Adour.

La petite escadre manoeuvre dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre quand les cuirassés, leurs torpilleurs d’escorte, les contre-torpilleurs et le ravitailleur font escale à Marseille jusqu’au 18 novembre.

Du 19 au 27 novembre, les contre-torpilleurs tentent d’intercepter les cuirassés qui protégeaient le ravitailleur avant un ravitaillement à la mer le 28 novembre. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 novembre au 4 décembre, les cuirassés font escale à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse et ce du 5 au 11 décembre. Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943.

Le Marceau est indisponible du 14 au 27 décembre pour permissions de l’équipage, sortant pour essais du 28 décembre au 2 janvier, date de son retour à Toulon.

Le 5 janvier 1944, le Marceau sort en compagnie de la 9ème DCT pour un entrainement en commun.  Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs font escale à La Ciotat du 13 au 15 janvier avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier, un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 janvier, un entrainement au mouillage de mines du 1er au 4 février et un entrainement ASM en compagnie des sous-marins Héros et Glorieux 5 au 11 février avant de rentrer à Toulon le 12 février 1944.

Le 10 février 1944, le contre-torpilleur Desaix est admis au service actif à son arrivée à Toulon. Le 13 février, la 12ème DCT est activée, division formée des Marceau (Al) et Desaix. La division effectue sa première sortie du 16 au 21 février avec école à feux et simulation de lancement de torpilles. Elle est de retour à Toulon le lendemain 22 février 1944.

Du 26 février au 3 mars 1944, le Marceau et le Desaix effectuent un entrainement combiné en compagnie de la 9ème DCT et du croiseur lourd Saint Louis. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 4 au 12 mars, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 13 au 21 mars, faisant escale à Calvi du 22 au 27 mars avant de rallier Toulon le lendemain 28 mars 1944. Le Marceau et le Desaix sortent pour une école à feux du 5 au 10 avril.

Le 11 avril 1944, le Kléber est officiellement admis au service actif lors de son arrivée à Toulon ce qui permet à la 12ème DCT d’atteindre son format définitif à trois navires.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent. Après une école à feux du 28 avril au 2 mai, les trois contre-torpilleurs mouillent aux salins d’Hyères du 3 au 8 mai, mouillage qui ne signifie pas dolce vita, les équipages continuant de s’entrainer avec notamment des exercices de sécurité, les compagnies de débarquement manœuvrant à terre.

Après un entrainement au combat antisurface du 9 au 15 mai, les trois contre-torpilleurs font escale à Bonifacio du 16 au 19 mai, enchainant ensuite par un exercice de défense aérienne à la mer au large du Cap Corse du 20 au 27 mai, faisant escale à Nice du 28 mai au 2 juin.

Après un ravitaillement exprès à Toulon le 3 juin, ravitaillement réalisé comme en temps de guerre (équipage aux postes de combat, DCA armée, machines sous pression), les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 3 au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Marceau est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet et pour remise en condition du 21 juillet au 7 août en compagnie du Kléber.

Il participe ensuite aux essais (8 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 30 août) du Desaix, les deux contre-torpilleurs allant alors mouiller aux salins d’Hyères. Le 4 septembre, le Kléber les y rejoint après ses essais à la mer, le Marceau et le Desaix sortant alors pour la remise en condition du Kléber et ce du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et  Persée de la 2ème DSM, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue une école à feux du 12 au 17 octobre au polygone de Rufisque puis enchaine par un entrainement au combat antisurface du 19 au 26 octobre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 4 novembre, faisant relache à Dakar du 5 au 11 novembre.

Du 12 au 18 novembre, les trois contre-torpilleurs affrontent les sous-marins de la 2ème DSM notamment au cours d’un exercice de protection de convois, convoi formé par le ravitailleur rapide L’Adour et le Jules Verne.

Après un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre, le Marceau et ses deux compères de la 12ème DCT quittent Dakar en compagnie de l’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Marceau sort seul du 4 au 11 janvier 1945 pour une école à feux au large de Toulon avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères où il rejoint par le Desaix et le Kléber le 13 janvier. Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année.

Après une école à feux du 19 au 25 janvier, les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT s’entrainent au combat antisurface du 27 janvier au 4 février, à la défense aérienne à la mer du 6 au 11 février, au mouillage de mines du 13 au 17 février, à la lutte ASM contre les sous-marins Venus et Cérès du 19 au 25 février avant un exercice de synthèse du 27 février au 7 mars 1945, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Victime d’une avarie technique, le Marceau est indisponible du 8 mars au 4 avril, sortant pour essais du 5 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 30 avril en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT.

Le 7 mai 1945, le Marceau accompagné du Kléber et du Desaix quitte Toulon en compagnie des torpilleurs légers de la 1ère DT. Après un affrontement entre les deux divisions du 7 au 17 mai, la 12ème DCT et la 1ère DT font escale en Corse, la 12ème DCT à Calvi et la 1ère DT à l’Ile-Rousse (18 au 23 mai).

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers mouillent en baie d’Ajaccio du 1er au 8 juin avant une école à feux commune du 9 au 16 juin.

Après une escale de ravitaillement à Ajaccio les 17 et 18 juin 1945, les deux divisions effectuent un exercice de synthèse du 19 au 30 juin avec le soutien de l’Adour, ravitaillant les navires à la mer pour leur éviter de rentrer au port. Les deux divisions font escale à Marseille du 1er au 4 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Marceau et le Kléber sortent pour entrainement du 11 au 19 juillet avec école à feux et lancement de torpilles, rentrant à Toulon le 25 juillet après un mouillage aux salins d’Hyères du 20 au 24 juillet.

Le Marceau participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 17 août) du Desaix qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Le navire-amiral de la 12ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 8 septembre, sortant pour essais du 9 au 11 septembre puis après un mouillage aux salins du 12 au 15 septembre, effectue sa remise en condition en compagnie du Desaix et du Kléber du 16 septembre au 1er octobre 1945, date du retour de la division à Toulon.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal. Après avoir embouteillé l’accès à la baie d’Ajaccio à l’aide de mines (7-8 octobre), les trois contre-torpilleurs échappent à la traque menée par l’Aviation Navale et parviennent à se réfugier à Alger où le Marceau et ses deux sister-ships font escale du 9 au 14 octobre.

Après une école à feux du 15 au 20 octobre, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 21 octobre puis enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 22 au 29 octobre.

L’escale à Tunis qui devait durer quatre jours (30 octobre au 4 novembre) se prolonge jusqu’au 11 novembre suite à l’avarie du Marceau.

Le temps n’est cependant pas perdu, des démonstrations au mouillage sont effectuées au profit du public nombreux sur les quais à admirer les contre-torpilleurs les plus puissants de notre flotte. Les compagnies de débarquement des trois contre-torpilleurs vont manoeuvrer avec les unités de l’armée de terre stationnées en Tunisie, notamment le 4ème RTT chargée de la défense de la base de Bizerte attaquée par les compagnies de débarquement des navires de la 12ème DCT.

Réparé, le Marceau effectue une courte sortie d’essais le 12 novembre, les résultats étant satisfaisants il est rejoint par ses deux compères en haute mer pour la suite du  programme d’exercice en l’occurence un entrainement ASM en compagnie d’unités de l’aéronavale basée à Karouba (hydravions) et Sidi-Ahmed (avions) avec pour plastron les trois sous-marins encore en service de la 17ème DSM ( l’Atalante, la Vestale et la Sultane, l’Arethuse venant d’être désarmée), exercice réalisé en deux temps du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre.

Après un nouveau ravitaillement à Bizerte le 26 novembre, la 12ème DCT effectue un exercice de synthèse du 27 novembre au 7 décembre avant de rallier Toulon le 10 décembre.

Le Marceau effectue une ultime sortie d’entrainement du 17 au 24 décembre avant de se préparer à son premier grand carénage. Le 3 janvier, il transmet son pavillon de navire-amiral de la 12ème DCT au Desaix puis est échoué au bassin n°2 du Missiessy le 5 janvier 1946 pour une remise en état complète, la modernisation concernant uniquement l’électronique qui évolue très rapidement à cette époque.

Remis à flot le 15 mars 1946, il subit des travaux complémentaires à flot puis est armé pour essais le 25 mars. Il sort pour essais du 25 au 28 mars avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 29 mars.

Le 3 avril, le Desaix et le Kléber rallient leur ainé après un entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Marceau redevient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relâche pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT entame son cycle d’exercice par une école à feux du 18 au 21 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 23 au 27 mai puis un exercice de défense et d’attaque de convois du 29 mai au 5 juin au cours duquel le Tlemcen et le Liamone sont alternativement protégés par deux contre-torpilleurs et attaqué par le troisième.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Le 1er octobre 1946, le Marceau et le Kléber quittent Toulon pour un entrainement de division automnal qui à cette fois lieu dans le Golfe du Lion et au large de la Corse. Après une école à feux du 1er au 6 octobre, les deux contre-torpilleurs font escale à Calvi du 7 au 10 octobre avant d’enchainer par un exercice d’entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 16 octobre.

Après une escale de ravitaillement à Toulon le 17 octobre, le Marceau et le Kléber effectuent un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 octobre puis un entrainement à la lutte ASM du 27 octobre au 4 novembre avec pour plastron les sous-marins Aurore et Antigone  et enfin un exercice de synthèse du 6 au 21 novembre, une escale à La Ciotat du 22 au 27 novembre avant un retour à Toulon le 28 novembre 1946.

Le Marceau subit une période d’entretien à flot du 29 novembre au 12 décembre, sortant pour essais du 13 au 15 décembre. Il participe ensuite aux essais (16 au 18 décembre) et à la remise en condition (20 décembre au 3 janvier) du Desaix qui venait de subir son premier grand carénage.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour la première fois de l’année 1947 du 10 au 21 janvier, effectuant un entrainement de routine avec école à feux, des lancements de torpilles. Après une escale à Marseille du 22 au 27 janvier, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 janvier 1947.

La 12ème DCT toujours réduite au Marceau et au Desaix quitte Toulon le 5 février, exécute un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 février puis après une escale à Port La Nouvelle du 13 au 17 février, réalise une école à feux du 18 au 23 février, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le 27 février, le Kléber quitte le bassin n°2 du Missiessy puis sort pour essais du 28 février au 2 mars, en compagnie de ses compères de la 12ème DCT.

Du 3 au 10 mars, les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT s’entrainent en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, de quatre torpilleurs d’escadre, de trois sous-marins et des pétroliers Elorn Liamone en vue d’un exercice commun avec la flotte britannique de la Méditerranée.

Cette escadre baptisée Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’oeil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

L’exercice commence par un exercice à terre le 16 mars pour s’accorder sur les règles lors des exercices et faire travailler la théorique. Les choses sérieuses commence le lendemain 17 mars par un exercice de lutte ASM.

Les sous-marins anglais et français vont ainsi tenter des attaques contre les navires français anglais selon plusieurs scénarios : soit des attaques contre des navires naviguant seuls ou des groupes occasionnels par exemple celui formé par les porte-avions Joffre et Indomitable, le cuirassé Alsace, les croiseurs légers De Grasse Jean Vienne et Belfast et plusieurs destroyers.

Le 18 mars, c’est un exercice de défense aérienne à la mer avec le matin, les deux groupes nationaux attaqués par des chasseurs bombardiers Supermarine Spitfire et des bombardiers torpilleurs Bristol Beaufort basés à Malte mais l’après midi, la force navale britannique attaque avec des bombardiers en piqué Douglas Dauntless et des avions torpilleurs Fairey Albacore les navires français.

Les 19 et 20 mars, c’est un combat d’escadre qui oppose la force T à son homologue britannique, à tour de rôle les deux forces cherchant à défendre Malte d’un raid amphibie.

Le 21 mars, les deux escadres gagnent la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait appareiller pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie et doit laisser ses deux compères appareiller seuls pour une école à feux.

Réparé le 11 avril et après des essais satisfaisants, le Marceau rejoint le Desaix et le Kléber aux Salins d’Hyères le 15 avril pour un entrainement au mouillage jusqu’au 21 avril 1947.

La 12ème DCT effectue une école à feux du 22 au 27 avril puis après une escale à Nice du 28 avril au 1er mai, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 9 mai, une escale à  Bastia du 10 au 13 mai avant un entrainement ASM en compagnie d’unités aériennes et des sous-marins La Créole et La Bayadère du 14 au 21 mai, date à laquelle ils vont se ravitailler à Toulon.

L’entrainement de division entamé il y à plus d’un mois se poursuit avec un entrainement au mouillage de mines du 22 au 25 mai puis un exercice de synthèse du 27 mai au 12 juin quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Marceau est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 3 juillet 1947, sortant pour essais (4 au 7 juillet) et remise en condition (8 au 24 juillet) en compagnie du Kléber.

Le Marceau participe ensuite aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 15 août) du Desaix, le Marceau et le Desaix participant ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (21 août au 5 septembre) du Kléber.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale. Le Marceau et ses deux compères effectuent une école à feux du 13 au 17 septembre puis après une escale à Port-Vendres du 18 au 21 septembre un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 22 au 30 septembre quand les trois navires gagnent Sète. Quittant le port héraultais le 4 octobre, le Marceau et ses deux compères effectuent un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 octobre, date à laquelle ils vont ravitailler à Toulon.

Après un entrainement au mouillage de mines du 12 au 15 octobre, le Marceau, le Desaix et le Kléber achèvent leur entrainement de division par un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Aurore du 17 au 24 octobre puis un exercice de synthèse du 26 octobre au 8 novembre. Ils vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Victime d’une avarie mécanique, le Marceau est indisponible du 17 novembre au 4 décembre, sortant pour essais du 5 au 8 décembre puis pour remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT et ce du 9 au 23 décembre 1947.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Marceau et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT (Annamite Hova Somali en attendant le Touareg) pour un exercice commun de combat antisurface du 24 janvier au 4 février, date à laquelle ils arrivent à Ajaccio.

Après une escale de cinq jours (5 au 9 février), les trois contre-torpilleurs et les trois torpilleurs légers subissent les assauts des avions et des hydravions de l’armée de l’air et de la marine et ce du 10 au 19 février qu’il s’agisse des Léo 451 basés à Calvi ou des hydravions Latécoère Laté 298 stationnés à Aspretto.

Après une escale à Alger du 20 au 24 février, les six navires effectuent une école à feux commune du 25 février au 5 mars, date à laquelle ils rentrent à Toulon leur port d’attache.

Le Marceau sort le 13 mars 1948 pour accueillir en haute mer au large des Baléares le Touareg. Ce dernier, huitième torpilleur léger de la classe Colonie venait de Lorient son port d’armement.

Faisant leur jonction le 15 mars, les deux navires devaient manoeuvrer jusqu’au 21 mais la dégradation des conditions météo et une consommation de carburant plus élevée que prévue pour le torpilleur léger fait que les deux navires doivent rallier Ajaccio le 17 mars pour se ravitailler.

Le lendemain 18 mars, les contre-torpilleurs Desaix et Kléber plus les torpilleurs légers Annamite Hova Somali arrivent à Ajaccio. La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Marceau sort pour une école à feux du 12 au 16 juin, retrouvant ensuite au mouillage le Desaix et le Kléber. La 12ème DCT ainsi reconstitué sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Marceau est indisponible pour permissions de l’équipage du 1er au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet puis pour remise en condition du 21 au 31 juillet, à chaque fois en compagnie du Desaix.

Il participe ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 14 août) du Kléber qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale. Accompagné du Kléber, le Marceau participe aux essais (16 au 18 août) et à la remise en condition (19 au 29 août) du Desaix.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Marceau, le Desaix et le Kléber sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.

10-Contre-torpilleurs (34)

H-Contre-torpilleurs classe Hoche

Schéma de la classe Hoche (parfois connue sous le nom de classe Marceau)

Schéma de la classe Hoche (parfois connue sous le nom de classe Marceau)

Une longue gestation empreinte d’hésitations

Depuis la construction des Jaguar, la marine nationale à décidé d’employer ses contre-torpilleurs en division de trois navires. La logique aurait voulu qu’après le Mogador et le Volta, la marine nationale ne s’équipe de quatre contre-torpilleurs identiques pour permettre de compléter la 6ème DCT et de créer une nouvelle DCT. La réalité sera bien différente………. .

Le 2 mai 1938, une tranche complémentaire est votée. Baptisée Tranche 1938bis, elle prévoit la construction d’un contre-torpilleur de type Mogador. Ce programme est modifié le 13 avril 1939 quand est décidé le remplacement de quatre des cinq torpilleurs de type Le Hardi modifié par trois contre-torpilleurs de type Mogador modifiés baptisés. La tranche 1938ter votée le 12 avril avril 1939 prévoit la construction d’un quatrième contre-torpilleur de type Mogador.

A noter qu’un temps, ces navires ont reçu les noms de Dunois La Hire Bayard et Du Guesclin avant d’être au final baptisés le 22 mai Hoche Marceau Desaix Kléber, les noms initialement choisis n’étant pas perdu pour autant.

A l’origine, les quatre contre-torpilleurs des tranches 1938bis et ter  devaient être identiques aux deux premiers Mogador pour permettre de réaliser deux divisions homogènes mais le canon de 138mm modèle 1934 est jugé trop fragile pour être à nouveau construit et il ne peut tirer contre-avions alors que la menace aérienne prise de plus en plus en sérieux doit être contrée par un armement adapté.

La commande est confirmée le 23 mai 1939, les quatre navires doivent être construits par l’industrie _la construction navale privée_ : le Hoche et le Marceau à Nantes aux Ateliers et Chantiers de Bretagne alors que le Desaix et le Kléber doivent l’être par les Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque. Ils doivent tous être armés à Lorient.

La construction des quatre Hoche (ces navires ont parfois aussi été baptisés type Marceau mais dans ce domaine, cela tourne vite à la discussion sur le sexe des anges) est confirmée le 18 août 1939 mais le déclenchement de la guerre de Pologne entraine la suspension de la construction le 26 septembre 1939.

La suspension ne concernant que la construction, les discussions continuent. Une note en date du 20 décembre 1939 (soit cinq jours après la fin de la guerre de Pologne) demande d’étudier un contre-torpilleur armé de huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles, un affût ACAD modèle 1935 de 37mm, quatre ou six mitrailleuses de 13.2mm.

Ce projet est confirmé le 4 janvier 1940 quand il devient acquis que le canon de 138mm ne peut être adapté au tir contre-avions, les contre-torpilleurs type 1939 vont donc être armés de quatre tourelles doubles de 130mm pouvant tirer contre-avions.

Une dépêche du 23 février 1940  autorise la reprise de la construction des quatre torpilleurs qui en étaient au stade de l’approvisionnement en matériaux. Le projet est définitivement validé le 25 mars 1940.

Le contre-torpilleur type 1939 est un navire de 2980 tW, une vitesse maximale en service courant de 38 noeuds et un armement composé de huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles, huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles, six canons de 25mm en trois affûts doubles, dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles) et deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Sur le plan technique, les Hoche reprennent la coque des Mogador mais cette coque est renforcée pour supporter les contraintes posées par un armement et une électronique embarquée plus importante. Un gouvernail double est installé pour améliorer la manœuvrabilité insuffisante des Mogador.

Le système propulsif est toujours composé de turbines à engrenages et de chaudières à vapeur surchauffée. Si le Hoche et le Marceau vont disposer de turbines Rateau-Bretagne, le Desaix et le Kléber disposeront de turbines Parson.

Le Hoche

Lazare Hoche (1768-1797)

Lazare Hoche (1768-1797)

-Le Hoche est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sur la cale n°1 le 29 septembre 1940. La construction avance très vite et il est lancé le 27 février 1942, remorqué à quai pour achèvement à flot.

Il quitte son chantier constructeur le 17 septembre 1942, descendant la Loire et mouillant dans la nuit du 17 au 18 septembre dans l’estuaire avant de rallier Lorient le 18 septembre dans la soirée.

Il est mis au bassin du 19 au 27 septembre pour inspection et des travaux complémentaires qui n’avaient pas été réalisés à Nantes.

Armés pour essais le 28 septembre 1942, il effectue une première campagne d’essais au large de la Bretagne du 28 septembre au 5 octobre, du 6 au 17 octobre et du 19 au 30 octobre, revenant régulièrement à Lorient pour se ravitailler.

Il passe à nouveau au bassin pour démontages et modifications du 1er au 15 novembre, sortant pour des essais de vérification du 16 au 21 novembre 1942.

Le Hoche sort pour essais d’artillerie du 23 au 30 novembre, l’artillerie de 130mm se montrant efficace même si le tir contre avions n’à pas encore été essayé. Il est de nouveau à la mer du 2 au 9 décembre pour de nouveaux essais d’artillerie notamment contre avions ainsi que des essais de lancement de torpilles.

Après un rapide passage à Brest du 10 au 15 décembre, le Hoche effectue en mer d’Iroise des essais de lancement de grenades ASM et de mouillage de mines. Il rentre à Lorient le 17 décembre pour préparer sa traversée longue durée. Il passe ainsi encore au bassin du 18 au 26 décembre 1942.

Le Hoche quitte Lorient le 28 décembre, fait escale à Dublin du 30 décembre 1942 au 2 janvier 1943, à Belfast du 4 au 7 janvier 1943, à Glasgow du 8 au 11 janvier, à Aberdeen du 13 au 16 janvier, Newcastle du 18 au 21 janvier, à Cherbourg du 23 au 26 janvier avant de rentrer à Lorient le 27 janvier 1943.

Le 30 janvier 1943, le Hoche quitte Lorient pour rallier Bizerte, son futur port d’attache. Il se ravitaille à Casablanca du 2 au 5 février avant de reprendre la mer pour rallier la Tunisie.

Le 8 février en milieu de matinée, le Hoche fait sa jonction avec les croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne de la 2ème DC. les deux croiseurs légers et le contre-torpilleur manœuvrant ensemble jusqu’au 13 février quand ils retrouvent à Sfax les Mogador et Volta. Après un entrainement de la 11ème DCT (15 au 18 février), la 11ème DCT va affronter la 2ème DC du 21 au 27 février avant que les deux divisions ne rentrent ensemble à Bizerte le 1er mars 1943.

Le contre-torpilleur Hoche est officiellement admis au service actif le 1er mars 1943, formant la 11ème DCT en compagnie des contre-torpilleurs Mogador (Al) et Volta.  

Le Hoche effectue un premier entrainement de division en compagnie du Mogador et du Volta du 10 mars au 18 avril 1943.

Il enchaine toujours avec le Mogador et le Volta par une tournée en Méditerranée orientale, appareillant de Bizerte le 26 avril. Après une école à feux du 26 au 30 avril, les trois contre-torpilleurs font escale à La Valette sur l’île de Malte du 1er au 4 mai avant un exercice avec des destroyers britanniques basés à Malte du 5 au 12 mai.

Après un ravitaillement à La Valette le 13 mai, les trois contre-torpilleurs traversent la Méditerranée, faisant escale à Patras du 15 au 20 mai puis à Heraklion du 22 au 25 mai. Ils manœuvrent ensuite avec la marine grecque du 26 au 30 mai, la 11ème DCT faisant escale au Pirée du 31 mai au 3 juin, à Thessalonique du 4 au 7 juin, à Istanbul du 8 au 11 juin puis après un exercice avec des destroyers turcs, à Izmir du 15 au 21 juin et à Antalya du 22 au 25 juin 1943.
Le Hoche et ses deux compères font escale à Lattaquié du 26 au 29 juin,  manœuvrent avec l’aviso colonial La Grandière du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet.
Les trois contre-torpilleurs font escale à Haïfa du 9 au 13 juillet, à Alexandrie du 15 au 18 juillet avant de rallier Bizerte le 22 juillet après presque trois mois de mer où le matériel s’est bien comporté sans avaries majeures.

Le Hoche et le Volta sortent pour entrainement du 30 juillet au 8 août, faisant escale à La Valette du 9 au 12 août, rentrant le lendemain 13 août à Bizerte. Il participe aux essais et à la remise en condition du Mogador, respectivement du 14 au 17 août et du 19 août au 3 septembre.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 décembre, sortant pour essais et remise en condition du 27 septembre au 20 octobre en compagnie du Mogador et du Volta.

Du 25 octobre au 4 novembre, le Hoche sort pour une école à feux commune avec le Volta et le Mogador, les trois navires de la 11ème DCT faisant escale à Tunis du 5 au 8 novembre, rentrant le lendemain à Bizerte.
Le 11 novembre 1943 pour le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice à lieu une revue navale sur le lac de Bizerte à laquelle participe le Hoche.

Le 20 novembre, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division au large de Dakar, soutenus par le pétrolier La Mayenne. Les navires arrivent ainsi à Dakar le 28 novembre sans avoir fait d’escale. L’entrainement de division à lieu du 1er décembre 1943 au 13 janvier 1944, la division rentrant à Bizerte le 25 janvier 1944.

Les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT sont indisponibles pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 26 janvier au 17 février 1944, sortant pour essais du 18 au 21 février avant d’effectuer sa remise en condition du 22 février au 8 mars en compagnie de la 3ème DT.

La 11ème DCT devait quitter Bizerte le 15 mars pour un entrainement de division mais cet entrainement est reporté suite à l’avarie du Mogador.

Cela n’empêche pas le Hoche et le Volta sortir pour entrainement du 17 mars au 17 avril, les deux puissants contre-torpilleurs ralliant Bizerte le lendemain.
L’entrainement de division commence enfin le 24 avril quand les trois contre-torpilleurs quittent le lac de Bizerte pour la haute mer où ils manoeuvre du 24 avril au 15 juin, rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Hoche et le Mogador sont à la mer pour entrainement généraliste du 23 juin au 2 juillet avec école à feux, lancement simulés et réels de torpilles, combat antisurface, faisant escale à Tunis du 3 au 6 juillet avant de rentrer à Bizerte le lendemain 7 juillet.
Le Hoche est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 9 au 30 juillet, sortant pour essais et remise en condition du du 31 juillet au 20 août. Il sort ensuite en compagnie du Volta du 21 au 24 août pour les essais et du 25 août au 8 septembre pour la remise en condition du Mogador.
Du 12 septembre au 18 octobre 1944, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un exercice commun en compagnie de la 7ème DCT et du croiseur léger Emile Bertin.

Le Hoche sort en compagnie du Volta pour un entrainement de division classique au large de la Tunisie du 23 octobre au 1er décembre, faisant escale à Sfax du 2 au 6 décembre, rentrant le lendemain 7 décembre à Bizerte.

La 11ème DCT termine l’année par un entrainement au large de Bizerte du 10 au 22 décembre, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Du 4 au 19 janvier 1945, le Hoche participe avec le Volta aux essais et à la remise en condition du Mogador. Le 21 janvier, la 11ème DCT sort en compagnie de la 7ème DCT et du croiseur léger Emile Bertin pour entrainement.

Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

Le 21 février 1945, la 11ème DCT sort pour le premier entrainement de division de l’année, entrainement qui occupe le Hoche, le Mogador et le Volta du 21 février au 3 avril, les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain 4 avril 1945.

Le Hoche et le Volta sortent pour un entrainement commun du 11 au 22 avril, faisant escale à Alger du 23 au 27 avril, à Tunis du 28 avril au 3 mai, rentrant à  Bizerte le lendemain 4 mai. Le Hoche et le Volta ressortent à nouveau du 11 au 17 mai pour une école à feux.

Du 19 au 27 mai, les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT affrontent le croiseur léger La Galissonnière et les torpilleurs légers de la 3ème DT.

Le Hoche et le Mogador sortent pour entrainement combiné avec l’armée de l’air et de l’aéronavale du 5 au 22 juin, les deux contre-torpilleurs effectuant un entrainement à la surveillance et au combat antisurface avec l’appui des avions et des hydravions basés à terre mais également avec l’opposition de l’aviation pour un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Parmi les unités engagées, nous trouvons les Bloch MB-175T de la 10B, les Lioré et Olivier Léo 456 de la 12B, les Grumman G-36A de la 4C mais également les Catalina de la 12R et les Bloch MB-481 de la 12T.

Les deux contre-torpilleurs font escale à Sfax du 23 au 28 juin, ils rentrent à Bizerte le lendemain 29 juin.

Le Hoche sort seul pour école à feux du 6 au 15 juillet, le contre-torpilleur faisant escale à La Valette du 16 au 19 juillet avant de rentrer à Bizerte le lendemain. Il est indisponible du 21 juillet au 12 août, sortant pour essais du 13 au 16 août puis pour remise en condition du 18  au 31 août 1945.

Le Hoche participe ensuite en compagnie du Mogador aux essais du Volta du 4 au 7 septembre puis à sa remise en condition du 8 au 23 septembre.

Le 1er octobre 1945, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division dans le bassin oriental de la Méditerranée. Après une école à feux du 1er au 8 octobre, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent au dépôt pétrolier de Gabès le 9 octobre avant de traverser la Méditerranée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 12 octobre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 17 octobre, la 11ème DCT effectue un exercice avec l’aviso-colonial La Grandière du 19 au 27 octobre avant une escale à Lattaquié du 28 au 30 octobre. Cet entrainement se termine avec un exercice de synthèse du 2 au 7 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrant le 10 novembre à Bizerte.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement en compagnie de l’Emile Bertin du 15 au 27 novembre, les quatre navires faisant escale à  Sfax du 28 novembre au 2 décembre 1945 avant de rentrer à Bizerte le 4 décembre 1945.

Le Hoche subit son premier grand carénage, étant échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 6 décembre 1945 au 12 mars 1946. Il est remis à flot le 12 mars, armé pour essais le 20 mars et sortant pour essais  du 20 au 24 mars. Il réalise sa remise en condition en compagnie de la 3ème DT du 26 mars au 12 avril. Les cinq navires sont à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain 24 avril 1946.

Le Hoche et le Volta sortent pour une école à feux du 3 au 10 juin puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 juin, faisant escale à Tunis du 21 au 26 juin et rentrant le lendemain 27 juin à Bizerte.

Il participe aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 20 juillet) du Mogador avant d’être indisponible du 21 juillet au 11 août. Il sort pour essais (12 au 15 août) et remise en condition (17 août au 1er septembre) en compagnie du Mogador et du Volta.

La division sort au complet du 8 au 17 septembre pour un entrainement de «routine» avec écoles à feux et lancement de torpilles, rentrant le 19 septembre 1946 à Bizerte après une escale à Tunis les 17 et 18 septembre.

Le 24 septembre 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie de la 7ème DCT, de la 3ème DT, de l’Emile Bertin, du transport Golo et du pétrolier Mékong pour un important cycle d’entrainement.

Après un entrainement dans le triangle Malte-Tunisie-Libye jusqu’au 2 octobre, la petite escadre fait escale à La Valette du 3 au 6 octobre avant un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 12 octobre.

Du 13 au 16 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs font escale à Zanthe pendant que l’Emile Bertin est à Patras. L’escadre se réunit à la mer le lendemain pour un ravitaillement auprès du Mékong, prélude à une escale du 21 au 25 octobre au Pirée puis à un exercice avec la marine du 26 au 30 octobre.

Après une escale à Thessalonique du 1er au 5 novembre, à Istanbul du 6 au 10 novembre, à Iskenderun du 13 au 17 novembre et à Beyrouth du 20 au 24 novembre, la petite escadre s’entraine avec la DNL du 25 au 29 novembre. Après une ultime escale à Haïfa du 30 novembre au 3 décembre, l’escadre rentre à Bizerte le 7 décembre.

Le 8 décembre 1946, le Mogador transmet son pavillon de navire-amiral de la 11ème DCT au Hoche avant de rentrer en grand carénage.

Alors que le Mogador est immobilisé pour son grand carénage, le Hoche sort en compagnie du Volta pour un dernier entrainement du 14 au 27 décembre, les deux navires étant ensuite indisponibles pour permettre à l’équipage de prendre ses perms.

Le Hoche et le Volta sortent pour la première fois de l’année du 10 au 21 janvier 1947  pour un entrainement de base au large de Bizerte, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Alger du 22 au 26 janvier, à Port Vendres du 28 au 31 janvier, à Propriano du 1er au 4 février avant de rallier Bizerte le 7 février à l’aube.

Du 10 au 17 février, le Volta et le Hoche effectuent un entrainement au combat antisurface, faisant escale à Tunis du 18 au 22 février avant d’enchainer par une école à feux du 23 au 27 février, rentrant le lendemain 28 février à Bizerte.

Le Hoche devait sortir avec le Volta le 7 mars mais ce dernier victime d’une avarie est immobilisé au port et le Hoche de sortir seul pour une école à feux du 7 au 14 mars, date de son retour à Bizerte.

Il est de nouveau à la mer pour entrainement du 17 au 23 mars, ralliant alors Tunis où il rejoint le surlendemain par le Mogador qui venait de réaliser ses essais après son grand carénage. Les deux navires sont en mer du 25 mars au 11 avril pour la remise en condition du Mogador qui redevient alors navire-amiral de la 11ème DCT.

Le Hoche et le Mogador sortent pour un entrainement de division qui les occupent du 20 avril au 6 juin, date du retour des deux contre-torpilleurs à Bizerte.

Du 13 juin au 9 septembre 1947, le Hoche subit son deuxième grand carénage pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 13 septembre, il sort du 13 au 17 septembre pour les essais réglementaires puis pour remise en condition du 19 septembre au 2 octobre, à chaque fois en compagnie de ses compères de la 11ème DCT.

Le Hoche termine l’année par un entrainement commun à la 11ème DCT et à l’Emile Bertin (7 au 24 octobre), un entrainement de division du 10 au 30 novembre, une escale à Sfax du 1er au 4 décembre avant un retour à Bizerte le lendemain et enfin un entrainement commun à la 11ème DCT, l’Emile Bertin et la 7ème DCT du 8 au 20 décembre, la petite escadre rentrant à Bizerte deux jours plus tard.

Le 8 janvier 1948, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division au large de Dakar en compagnie de La Mayenne ce qui permet aux trois contre-torpilleurs de rallier la capitale de l’AOF le 18 janvier sans avoir fait escale. L’entrainement occupe la division du 21 janvier au 5 mars.

Les trois contre-torpilleurs escortent le sous-marin Agosta jusqu’à Brest où ils arrivent tous le 15 mars 1948. Les trois contre-torpilleurs quittent Brest le 16 mars, relâchent à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rentrer à Bizerte le 28 mars 1948.

Du 6 au 24 avril, le Hoche et ses compères de la 11ème DCT participent à un exercice à double détente avec la 7ème DCT et l’Emile Bertin. La petite escadre rentre à Bizerte le 26 avril 1948.

Les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT sont en entretien à flot du 27 avril au 5 mai, sortant pour essais et remise en condition du 6 au 13 mai, rentrant le lendemain à Bizerte.

Du 15 mai au 20 juin 1948, Le Hoche accompagné de ses compères Volta et Mogador participent à un exercice commun avec le porte-avions Commandant Teste, le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg, les torpilleurs d’escadre Lansquenet Fleuret L’Eveillé L’Alerte Hussard et Spahi les sous-marins Minerve Junon Cornélie Amirde et les pétroliers Mékong et Tarn.

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les gros.

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie. Il termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur  à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre. La 11ème DCT est de retour à Bizerte le 21 juin 1948.

Le Hoche sort pour une école à feux en compagnie du Volta du 23 juin au 2 juillet, faisant escale à Tunis du 3 au 6 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte. Le Hoche participe ensuite du 13 juillet au 1er août aux essais à la remise en condition du Mogador. Il est ensuite indisponible du 4 au 24 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 5 septembre 1948…….. .

3-Industries et infrastructures (5)

NdA : il s’agit apparemment d’un article qui n’à pas dépassé le stade du brouillon. Je le reposte donc maintenant

D-Les autres industries liées à la construction navale

Les nationalisations voulues par le Front Populaire ont gravement entamé la compétitivité des industries qui doivent digérer un important bouleversement dans leurs structures profondes. Elles doivent également digérer le passage de l’artisanal ou semi-industriel à la production de masse qui ne laisse pas de place pour l’improvisation.

Si la géographie à permis à la France d’avoir des proportions harmonieuses, l’histoire à fait que les ressources de l’industrie lourde (charbon, minerai de fer) sont massivement concentrées aux périphéries du territoire, menacées par un pays hostile et en conséquence,  les industries de transformation qu’il s’agisse des hauts-fourneaux du Nord Pas de Calais ou de Lorraine sont également menacées.

Raoul Dautry

En 1942, Raoul Dautry quitte son poste de Ministre de l’Armement et de la Production de Guerre pour prendre la têtre de la Mission Française d’Achats aux Etats Unis (MFAE). Il est remplacé par un jeune normalien, Jean Bichelonne qui va passer la démultipliée en terme de production industrielle.

Jean Bichelonne

Bénéficiant de la confiance du président Tardieu et du président du conseil Reynaud, il va encore accélerer la production militaire. Plus que de prévoir le lendemain, il va également préparer l’avenir en favorisant notamment les travaux sur l’atome menés par Irène et Frédéric Joliot-Curie ou ceux sur la propulsion à réaction menés par René Leduc.

A l’époque de sa nomination en mars 1942, la société Schneider souhaite installer un nouveau haut fourneau soit en Lorraine à Pont-A-Mousson ou en Alsace à Fessenheim. Le jeune ministre y met son véto provoquant la colère de la firme du Creusot qui se ravise bien vite puisqu’une aide conséquente est débloquée pour permettre l’installation d’un haut fourneau à Port de Bouc en Provence sur l’Etang de Berre, à l’abri des bombardements allemands.

Ce coup d’éclat du jeune ministre marque le début d’une politique en vigueur jusqu’aux années quatre-vingt à savoir une politique de décentralisation industrielle qui voyait l’Etat décider de l’implantation de telle ou telle usine même si les grands groupes nationaux n’étaient pas les derniers à influencer de manière plus ou moins discrète telle ou telle décision.

C’est ainsi que janvier 1943, la société Wendel accepte sans rechigner d’implanter son nouvel haut-fourneau à Arzew près d’Oran.

 L’attention du ministre Bichelonne se porte également sur l’Empire à savoir en particulier l’Afrique du Nord. Les mines de charbon de Tunisie et du Maroc sont modernisées et parviennent à produire presque autant que les mines de métropole et ce dès 1946. La découverte de pétrole dans le Sud-Sahara permet à la France de réduire sa dépendance au pétrole arabe et texan.

Les premiers puits sont forés en 1940 et la production atteint son rythme de croisière en 1946, ce pétrole brut étant raffiné d’abord à Port de Bouc, faute de raffinerie en Afrique du Nord, le projet d’une raffinerie près d’Alger autorisé en 1946 étant encore dans les limbes quand éclate la seconde guerre mondiale.

L’action énergique de ce technocrate ambitieux permet à l’industrie française de faire jeu égal avec l’industrie allemande.

En ce qui concerne les moteurs, la marine souhaite une certaine standardisation. Après des négociations houleuses avec les différents chantiers (qui tenaient aux licences acquises vis à vis de différents constructeurs), la marine obtient la possibilité de choisir le modèle de turbine ou de moteurs diesels même si au final en raison des besoins, une classe des navires aura plusieurs modèles de turbines, les chaudières étant standardisées et fournies par la société Penhoët bien qu’en raison de la demande importante, la dite société choisie fût obligée de largement sous-traiter la production.

En 1942, Hans Pielstick, juif allemand quitta sa maison de Stuttgart où il était assigné à résidence pour se réfugier en France. Brillant ingénieur, il avait refusé de travailler pour le IIIème Reich. Il s’installa à Saint Nazaire aussi discrètement que possible mais sa présence ne passa pas inaperçue aussi bien pour l’Abwehr qui tenta de l’enlever que des autorités françaises qui bien informés par un efficace 2ème bureau connaissaient parfaitement les talents du sieur Pielstick..

A l’aide d’un groupe d’investisseurs français soutenus par la Banque Rotschild, il créa une société destinée à dévelloper de nouveaux moteurs diesels plus compacts mais surtout plus puissants et plus endurants.

La marine nationale sauta sur l’aubaine, privilégiant la Société Nazairienne de Motorisation (SNM) pour équiper les navires sortant de chantier mais également ceux sortant de carénage. La jeune entreprise disposa d’une première unité de production à Saint Nazaire suivit d’une seconde à Bordeaux et d’une troisième à Marignane près de Marseille.

Cela créa une saine émulation avec la société Sulzer permettant à la France de rattraper le retard important qui la séparait de l’Allemagne, pionnière de l’utilisation du moteur diesel pour la propulsion marine.

La SNM songea un temps à se lancer dans les moteurs d’avions avant de provisoirement renoncer officiellement par manque de financement, officieusement suite à l’intense lobbying d’Hispano-Suiza et de Gnôme et Rhone qui furent au moins obligés de dévelloper des moteurs plus puissants et surtout plus fiable. Il fallut attendre le D-555 pour que la SNM ne dévellope son premier moteur d’avion, le SNM Diamant de 2500ch.

Cela n’empêcha pas la France d’acheter des moteurs à l’étranger notamment des moteurs américains à la fois en raisons de besoins gigantesques mais également de crainte de voir les usines perdues en cas d’invasion du territoire. C’est ainsi qu’à partir de 1942, les prototypes devaient être devellopé avec un moteur produit en France et un moteur produit en Grande Bretagne ou aux Etats Unis.

En ce qui concerne les radars, c’est une entreprise nationale, la Generale d’Electronique qui reçut en 1943 le monopole dans la fabrication des détecteurs électromagnétiques même si dans le langage courant, le terme radar était le plus usite tout comme le mot Asdic à la place de détecteur sous-marin.

Message à mes lecteurs

Je suis actuellement entrain de mettre à jour le contenu du blog, certains sujets ayant profondément évolués avec l’apport de nouvelles sources d’information notamment la revue GBM.

Les nouvelles données sont en bleu foncé au lieu du noir d’origine

I am currently in the process of updating the blog content, some subjects deeply evolved with the addition of new sources of information including review GBM.

The new data are dark blue instead of black origin

 

10-Contre-torpilleurs (33)

Le Volta

Le contre-torpilleur Volta à la mer au large de Toulon

Le contre-torpilleur Volta à la mer au large de Toulon

-Le Volta est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes en décembre 1934 lancé le 26 novembre 1936 et mis en service le 21 mars 1939.

A son admission au service actif, il forme la 6ème DCT, une division de contre-torpilleurs de la 1ère Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Néanmoins quand éclate la guerre de Pologne, le Mogador et le Volta ont rejoint Brest pour intégrer la force de Raid.

Sous le commandement de l’amiral Gensoul, cette force occasionnelle regroupe les navires les plus récents de la flotte comme les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg qui sont chargés de faire sus aux raiders allemands.

A l’issue de cette guerre de Pologne, alors qu’une importante réorganisation se prépare, il est décidé de redéployer les deux plus puissants contre-torpilleurs à Toulon pour faire face aux italiens.

Le Volta et le Mogador  quittent Brest le 6 janvier, font escale à Bordeaux du 7 au 10 janvier, à Casablanca du 13 au 15 avant de rallier Toulon le 18 janvier 1940 au soir.

Les deux puissants contre-torpilleurs subissent une période de travaux à flot du 19 janvier au 3 février, sortant pour essais du 4 au 6 février avant un stage de remise en condition mené du 7 au 20 février.

L’Amirauté décide d’effectuer une tournée de propagande en Méditerranée avec ses deux plus puissants contre-torpilleurs, faisant escale successivement à Marseille, Sète, Port-Vendres, Ajaccio, Tanger, Oran,Alger,Bizerte,Tunis, La Valette, Heraklion,Le Pirée,Thessalonique,Istanbul, Izmir,Antalya,Lattaquié,Beyrouth,Haïfa et Alexandrie. Ils rentrent ensuite à Toulon le 16 mai après une courte escale de ravitaillement à Bizerte.

La 6ème DCT sort à nouveau pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion et au large de la Corse du 25 mai au 27 juin, date à laquelle le Volta et le Mogador rentrent à Toulon.

Le Volta effectue une école à feu du 2 au 7 juillet avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 13 juillet, sortant pour un nouvel entrainement du 14 au 22 juillet avant de rentrer le lendemain 23 juillet à Toulon.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 20 août, sortant pour essais du 21 au 24 août 1940. Retrouvant la 13ème DT et son sister-ship Mogador aux salins d’Hyères, il effectue sa remise en condition en leur compagnie du 25 août au 13 septembre.

Les deux divisions décidément inséparables vont manoeuvrer ensemble au cours d’un entrainement de division dans le Golfe du Lion et ce du 23 septembre au 10 octobre.

Les deux divisions vont mouiller aux salins d’Hyères du 11 au 17 octobre, sont à Marseille du 18 au 21 octobre, à Sète du 22 au 25 octobre et à Port-Vendres du 26 au 30 octobre avant de rentrer le 1er novembre 1940 à Toulon.

La 6ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 5 au 10 novembre, faisant escale à Ajaccio du 11 au 15 novembre, la compagnie de débarquement du Mogador et celle du Volta défilant dans les rues de la ville corse en compagnie d’une section de fusiliers marins de la BAN d’Aspretto, d’une section de fusiliers de l’air de la base aérienne de Calvi-Sainte Catherine et d’une section de la 173ème DBIA à l’occasion des célébration de l’armistice de novembre 1918.

Le Volta et Le Mogador effectuent une école à feux au large des îles Sanguinaires du 16 au 20 novembre. Après une escale à Calvi du 20 au 23 novembre, ils effectuent un exercice de combat antisurface du 24 novembre au 2 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Le Volta sort pour une école à feux du 10 au 15 décembre, mouillant aux salins du 16 au 20 décembre avant une nouvelle sortie d’entrainement du 21 au 28 décembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Le Volta commence l’année par une participation du 2 au 10 janvier 1941 à la remise en condition du Mogador,  les deux navires de la 6ème DCT rentrant à Toulon le 16 janvier après une escale à Marseille du 11 au 15.

La 6ème DCT quitte Toulon le 23 janvier, fait escale à Casablanca du 27 au 30 janvier avant de rallier Dakar le 4 février 1941 pour un entrainement de division qui occupe le Volta et son sister-ship jusqu’au 22 février.
La division de contre-torpilleurs enchaine alors par une tournée en Afrique Equatoriale et plus précisément dans le Golfe de Guinée,  faisant escale à Abidjan du 28 février au 2 mars, à Conakry du 5 au 8 mars, à Douala du 9 au 12 mars et à Pointe Noire du 14 au 17 mars.

Après une nouvelle école à feux du 18 au 22 mars, les deux contre-torpilleurs font escale à Lomé du 23 au 26 mars, à Dakar du 28 mars au 2 avril, à Casablanca du 6 au 9 avril avant de rentrer à Toulon le 15 avril 1941.

Le Volta et le Mogador sortent à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 22 au 26 avril avant de mouiller aux salins d’Hyères du 27 avril au 2 mai. Ils affrontent ensuite la 13ème DT du 3 au 10 mai, les deux divisions effectuant une escale commune à Nice du 11 au 15 mai, rentrant ensemble à Toulon le 16 mai 1941.

Le Volta est indisponible (avarie mécanique) du 18 au 28 mai,  sortant pour essais les 29 et 30 mai avant d’effectuer un exercice de combat antisurface contre son compère de la 6ème DCT du 2 au 12 juin, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Sète du 13 au 17 juin, à Barcelone du 18 au 21 juin, à Marseille du 22 au 25 juin, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Volta sort de nouveau pour une école à feux du 30 juin  au 3 juillet, faisant escale à La Ciotat du 4 au 8 juillet avant un entrainement au combat antisurface du 9 au 13 juillet, le contre-torpilleur participant le lendemain à la revue navale pour célébrer notre fête nationale. Il sort à nouveau du 15 au 20 juillet, dernière sortie avant sa période d’indisponibilité estivale.

Le Volta est indisponible du 21 juillet au 20 août 1941, sortant pour essais du 21 au 23 août, retrouvant ce même jour son sister-ship mouillé aux salins d’Hyères. Les deux contre-torpilleurs sont à la mer du 23 au 27 août, en escale à Bastia du 28 au 31 août, à nouveau la mer du 1er au 5 septembre, rentrant à Toulon le 9 septembre après une escale à Ajaccio du 6 au 8 septembre 1941.

Le 17 septembre 1941, la 6ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, entrainement qui occupe le Volta et son sister-ship du 17 septembre au 5 octobre avant des escales à Sète du 6 au 10 octobre, à Marseille du 11 au 15 octobre, à Porto-Ota du 16 au 20 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain 21 octobre 1941.

Le Volta sort pour entrainement du 26 octobre au 4 novembre, faisant escale à Sète du 5 au 9 novembre, rentrant le 10 novembre à Toulon. Il subit du 11 novembre au 1er décembre une période de travaux à flot consacré en particulier à la modernisation de la DCA.

Comme le Mogador, le Volta troque ses deux affûts doubles de 37mm modèle 1933 et ses quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles modèle 1932  contre huit canons de 37mm Schneider en quatre affûts doubles et six canons de 25mm Hotchkiss en trois affûts doubles.

Après ses essais à la mer, il retrouve le Mogador mouillé aux salins d’Hyères le 4 décembre.  Les deux contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 13 décembre puis après un mouillage aux Salins du 14 au 17 décembre, effectuent une dernière sortie du 18 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Toulon.

Le 1er janvier 1942, les divisions de contre-torpilleurs sont réorganisés. Le Mogador et le Volta sont redéployés à Bizerte où ils forment la 11ème DCT.

Le Mogador et le Volta quittent Toulon le 31 décembre 1941 et rallient Bizerte le 2 janvier 1942.

Alors que le Mogador subit son premier grand carénage, le Volta sort pour entrainement du 10 au 22 janvier, faisant escale à Alger du 23 au 27 janvier, à Tunis du 28 janvier au 1er février avant de rentrer à Bizerte le lendemain 2 février 1942.

Après une école à feux du 9 au 15 février, le Volta effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 17 au 26 février puis un entrainement au mouillage de mines du 28 février au 3 mars, faisant escale à Sfax du 4 au 8 mars avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 13 mars au 17 juin, le Volta est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour subir un grand carénage. Il est armé pour essais le 21 juin, sortant pour essais du 21 au 24 juin et pour remise en condition du 26 juin au 13 juillet, en compagnie du Mogador.

Après avoir participé du 22 juillet au 14 août à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 7ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul), le Volta et le Mogador sont indisponibles pour entretien et surtout permissions d’été de l’équipage du 15 août au 5 septembre 1942.

Ils sont à la mer pour essais du 6 au 8 septembre puis pour remise en condition du 10 au 25 septembre, faisant escale à Sfax du 26 au 30 septembre, à La Valette du 1er au 4 octobre, à Tunis du 5 au 8 octobre et à Alger du 9 au 14 octobre, rentrant le 16 octobre. La 11ème DCT sort pour une école à feux du 26 octobre au 2 novembre, faisant escale à Gabès du 3 au 7 novembre avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Le 14 novembre, la 11ème DCT qui Bizerte pour un important exercice d’entrainement en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise et de la 3ème DT (torpilleurs légers  L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien.), exercices qui les occupent du 15 novembre au 20 décembre, rentrant à Bizerte le 22 décembre et d’y passer le reste de l’année à quai.

La Volta et le Mogador quittent Bizerte pour le premier entrainement de division du 5 janvier au 3 février, rentrant à Bizerte le lendemain.
Le 11 février 1943, le Mogador et le Volta quittent Bizerte pour Sfax où ils arrivent le lendemain 12 février. A quai, ils retrouvent le lendemain 13 février les croiseurs légers de la 2ème DC et le contre-torpilleur Hoche, un demi-frère des Mogador.

Après un entrainement propre à la 11ème DCT du 15 au 18 février, la 11ème DCT va affronter la 2ème DC du 21 au 27 février avant que les deux divisions ne rentrent ensemble à Bizerte le 1er mars 1943.

La 11ème DCT à donc atteint son format définitif avec trois contre-torpilleurs. Elle sort pour son premier entrainement de division le 10 mars quand les trois lévriers des mers traversent le lac, le canal de Bizerte avant de déboucher en haute mer. Cet entrainement occupe la 11ème DCT du 11 mars au 18 avril 1943, date du retour des trois navires à Bizerte.
Le 26 avril, le Volta accompagné du Mogador et du Hoche quittent Bizerte pour une tournée en Méditerranée orientale. Cette tournée est une tournée diplomatique (fortifier les contacts entre les pays de la région), militaire (exercices bilatéraux) et commerciale, la France espérant pourquoi pas exporter quelques navires.

Après une école à feux du 26 au 30 avril, les trois contre-torpilleurs font escale à La Valette sur l’île de Malte du 1er au 4 mai avant un exercice avec des destroyers britanniques basés à Malte du 5 au 12 mai.

Après un ravitaillement à La Valette le 13 mai, les trois contre-torpilleurs traversent la Méditerranée, faisant escale à Patras du 15 au 20 mai puis à Heraklion du 22 au 25 mai. Ils manœuvrent ensuite avec la marine grecque du 26 au 30 mai, la 11ème DCT faisant escale au Pirée du 31 mai au 3 juin, à Thessalonique du 4 au 7 juin, à Istanbul du 8 au 11 juin puis après un exercice avec des destroyers turcs, à Izmir du 15 au 21 juin et à Antalya du 22 au 25 juin 1943.
Le Mogador et ses deux compères font escale à Lattaquié du 26 au 29 juin,  manœuvrent avec l’aviso colonial La Grandière du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet.
Les trois contre-torpilleurs font escale à Haïfa du 9 au 13 juillet, à Alexandrie du 15 au 18 juillet avant de rallier Bizerte le 22 juillet après presque trois mois de mer où le matériel s’est bien comporté sans avaries majeures.

Le Volta et le Hoche sortent pour entrainement du 30 juillet au 8 août, faisant escale à La Valette du 9 au 12 août, rentrant le lendemain 13 août à Bizerte.

Le Volta est ensuite indisponible du 14 août au 4 septembre, sortant pour essais du 5 au 8 septembre puis pour remise en condition du 9 au 26 septembre en compagnie du Mogador. Le Volta participe avec le Mogador aux essais et à la remise en condition du Hoche du 27 septembre au 20 octobre 1943.
Du 25 octobre au 4 novembre, la 11ème DCT exécute une école à feux, faisant escale à Tunis du 5 au 8 novembre, rentrant le lendemain à Bizerte.
Le 11 novembre 1943, le Volta participe avec ses compères de la 11ème DCT à la revue navale de la 6ème EL pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de l’armistice mettant fin au premier conflit mondial.

Le 20 novembre, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division au large de Dakar, soutenus par le pétrolier La Mayenne. Les navires arrivent ainsi à Dakar le 28 novembre sans avoir fait d’escale.

Cet entrainement de division à lieu du 1er décembre 1943 au 10 janvier 1944, les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 13 janvier, relâchent à Casablanca du 17 au 20 janvier avant de rentrer à Bizerte le 25 janvier 1944.

Les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT sont indisponibles pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 26 janvier au 17 février 1944, sortant pour essais du 18 au 21 février avant d’effectuer sa remise en condition du 22 février au 8 mars en compagnie de la 3ème DT.

La 11ème DCT devait quitter Bizerte le 15 mars pour un entrainement de division mais cet entrainement est reporté suite à l’avarie du Mogador.

Cela n’empêche pas le Volta et le Hoche sortir pour une école à feux du 17 au 27 mars puis pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 30 mars au 7 avril avant un entrainement au bombardement littoral du 9 au 17 avril, les deux navires rentrant à Bizerte le lendemain 18 avril 1944.

L’entrainement de division commence enfin le 24 avril quand les trois contre-torpilleurs quittent le lac de Bizerte, entrainement qui occupe la 11ème DCT du 24 avril au 15 juin 1944, les trois navires rentrant à Bizerte le 16 juin 1944.
Le Volta est indisponible (entretien et permissions d’été) du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 30 juillet,  à chaque fois en compagnie du Mogador qui entre à son tour dans ce cycle d’indisponibilité.

Le Volta sort alors pour les essais et la remise en condition du Hoche du 31 juillet au 20 août. Il sort ensuite en compagnie du Hoche du 21 au 24 août pour les essais et du 25 août au 8 septembre pour la remise en condition du Mogador.

Du 12 septembre au 17 octobre 1944, Le Volta accompagné du Mogador et du Hoche participent à un exercice commun avec la 7ème DCT et le croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin. Ils rentrent tous le lendemain à Bizerte.

Le 19 octobre, Le Volta remplace le Mogador comme navire-amiral de la 11ème DCT. Avec le Hoche, il sort pour un entrainement de division du 23 octobre au 1er décembre, faisant escale à  Sfax du 2 au 6 décembre avant de rentrer le lendemain 7 décembre 1944 à Bizerte.

La 11ème DCT termine l’année par un entrainement au large de Bizerte du 10 au 22 décembre, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Du 4 au 19 janvier 1945, le Volta participe avec le Hoche aux essais et à la remise en condition du Mogador qui venait d’achever son grand carénage.

Le 21 janvier, la 11ème DCT sort en compagnie de la 7ème DCT et du croiseur léger Emile Bertin pour entrainement. Cet entrainement qui occupe ces sept navires du 21 janvier au 5 février est consacré aussi bien à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface qu’à l’attaque et à l’escorte de convois. Après une escale à La Valette du 6 au 9 février, le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Bizerte le 10 février 1945.

Le 21 février 1945, la 11ème DCT sort pour le premier entrainement de division de l’année, entrainement qui va occuper les trois puissants contre-torpilleurs jusqu’au 3 avril 1945, le Volta et ses deux compères rentrant à Bizerte le lendemain.

Le Volta et le Hoche sortent pour un entrainement commun du 11 au 22 avril, faisant escale à Alger du 23 au 27 avril, à Tunis du 28 avril au 3 mai, rentrant à  Bizerte le lendemain 4 mai. Le Volta et le Hoche ressortent à nouveau du 11 au 17 mai pour une école à feux.

Du 19 au 27 mai 1945, la 11ème DCT  affronte le croiseur léger Emile Bertin et les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT, les trois contre-torpilleurs  accompagnés par le croiseur léger et les quatre torpilleurs rentrant à Bizerte jusqu’au 28 mai.

Du 1er juin au 1er septembre 1945, le Volta est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage. Armé pour essais le 4 septembre, il sort pour essais du 4 au 7 septembre et pour remise en condition du 8 au 23 septembre en compagnie du Mogador et du Hoche.

Le 1er octobre 1945, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division dans le bassin oriental de la Méditerranée, entrainement qui va occuper la division jusqu’au 7 novembre avec notamment un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 19 au 27 octobre. Ils sont de retour à Bizerte le 10 novembre.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement en compagnie de l’Emile Bertin du 15 au 27 novembre, les quatre navires faisant escale à  Sfax du 28 novembre au 2 décembre 1945 avant de rentrer à Bizerte le 4 décembre 1945.

Le Volta et le Mogador terminent l’année par une école à feux doublé d’un exercice de combat antisurface du 8 au 20 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 21 décembre.

Le Volta et le Mogador sont indisponible jusqu’au 3 janvier 1946 pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions. Les deux contre-torpilleurs sortent pour essais et remise en condition du 4 au 30 janvier, rentrant à Bizerte le 5 février après une escale à Tunis du 1er au 4 février.

Le 12 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division en compagnie du pétrolier La Mayenne. Durant le transit jusqu’à Dakar où les trois navires arrivent le 19 février, les trois contre-torpilleurs et leur ravitailleur sont attaqués par les avions de l’armée et de l’aéronavale déployés en Algérie et au Maroc sans oublier des contacts sous-marins réguliers.

Après une relâche de quelques jours, les deux contre-torpilleurs entament leur cycle d’entrainement qui va les occuper du 24 février au 12 avril. Ils enchainent alors par une mission de présence dans les colonies.

Quittant Dakar le 16 avril, la 11ème DCT est à Abidjan du 19 au 22 avril, à Douala du 24 au 27 avril, à Conakry du 29 avril au 3 mai, à Libreville du 5 au 8 mai, à Pointe Noire du 10 au 15 mai.

Les Volta et le Mogador quittent l’AEF le 15 mai, font escale à Abidjan du 18 au 21 mai avant de rallier Dakar le 24 mai où ils retrouvent La Mayenne qui avait profité des installations du port pour un passage au bassin.

Quittant la capitale de l’AOF le 27 mai, les deux contre-torpilleurs rallient Bizerte le 6 juin après une traversée sans escale, étant ravitaillés à la mer par La Mayenne.

Le Volta sort pour une école à feux du 3 au 10 juin puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 juin, faisant escale à Tunis du 21 au 26 juin et rentrant le lendemain 27 juin à Bizerte.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 20 juillet. Il sort pour essais (21 au 23 juillet) et remise en condition (25 juillet au 10 août) en compagnie du Mogador, le Volta et son sister-ships participant ensuite aux essais (12 au 15 août) et à la remise en condition (17 août au 1er septembre) du Hoche.

La division sort au complet du 8 au 17 septembre pour un entrainement de «routine» avec écoles à feux et lancement de torpilles, rentrant le 19 septembre 1946 à Bizerte après une escale à Tunis les 17 et 18 septembre.

Le 24 septembre 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie de la 7ème DCT, de la 3ème DT, de l’Emile Bertin, du transport Golo et du pétrolier Mékong pour un important cycle d’entrainement.

Après un entrainement dans le triangle Malte-Tunisie-Libye jusqu’au 2 octobre, la petite escadre fait escale à La Valette du 3 au 6 octobre avant un exercice de défense aérienne à la mer du 7 au 12 octobre.

Du 13 au 16 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs font escale à Zanthe pendant que l’Emile Bertin est à Patras. L’escadre se réunit à la mer le lendemain pour un ravitaillement auprès du Mékong, prélude à une escale du 21 au 25 octobre au Pirée puis à un exercice avec la marine du 26 au 30 octobre.

Après une escale à Thessalonique du 1er au 5 novembre, à Istanbul du 6 au 10 novembre, à Iskenderun du 13 au 17 novembre et à Beyrouth du 20 au 24 novembre, la petite escadre s’entraine avec la DNL du 25 au 29 novembre. Après une ultime escale à Haïfa du 30 novembre au 3 décembre, l’escadre rentre à Bizerte le 7 décembre.

Le Volta et le Hoche sortent pour un entrainement du commun du 14 au 27 décembre avant une période d’indisponibilité pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions.

Le Volta et le Hoche sortent pour la première fois de l’année du 10 au 21 janvier 1947  pour un entrainement de base au large de Bizerte, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Alger du 22 au 26 janvier, à Port-Vendres du 28 au 31 janvier, à Propriano du 1er au 4 février avant de rallier Bizerte le 7 février à l’aube.

Du 10 au 17 février, le Volta et le Hoche effectuent un entrainement au combat antisurface, faisant escale à Tunis du 18 au 22 février avant d’enchainer par une école à feux du 23 au 27 février, rentrant le lendemain 28 février à Bizerte.

Victime d’une avarie mécanique, le Volta est indisponible dès le 7 mars alors qu’il devait appareiller pour entrainement avec le Hoche. Cette immobilisation permet à l’équipage de préparer le grand carénage en débarquant les munitions (obus de 130mm, cartouches de 25 et de 37mm, torpilles, grenades ASM) et en vidangeant les soutes.

Du 16 mars au 12 juin, Le Volta subit un grand carénage dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Armé pour essais le 17 juin, le Volta sort pour ses essais réglementaires du 17 au 21 juin en compagnie du Mogador qui participe également à sa remise en condition et ce du 22 juin au 7 juillet. Les deux navires rentrent le lendemain à Bizerte.

Alors que le Mogador et le Hoche sont indisponibles _respectivement pour indisponibilité estivale et grand carénage_, le Volta sort en solitaire pour une école à feux du 12 au 23 juillet puis après une escale à Tunis du 24 au 29 juillet rentre à Bizerte le lendemain. Il sort pour les essais et la remise en condition du Mogador, respectivement du  31 juillet au 3 août et  du 5 au 21 août.

Le Volta et le Mogador sortent pour entrainement du 28 août au 8 septembre, rentrant le lendemain 9 septembre à Bizerte. Le même jour, le Hoche quitte le bassin n°4 à l’issue de son grand carénage.

Le Volta et le Mogador participent aux essais du Hoche du 13 au 17 septembre puis à sa remise en condition du 19 septembre au 2 octobre 1947. Du 7 au 24 octobre, la 11ème DCT manoeuvre avec l’Emile Bertin, les quatre navires rentrant à Bizerte le 2 novembre après une escale à La Valette du 26 au 30 octobre.

La 11ème DCT sort pour entrainement du 10 au 30 novembre, entrainement composé aussi bien d’écoles à feux que de lancements de torpilles, de mouillage de mines. Les trois contre-torpilleurs font escale à Sfax du 1er au 4 décembre avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 8 au 20 décembre 1947, le Volta et ses deux compères de la 11ème DCT manoeuvre avec la 7ème DCT et l’Emile Bertin. Ils rentrent à Bizerte le 22 décembre et restent au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 8 janvier 1948, la 11ème DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division au large de Dakar en compagnie de La Mayenne ce qui permet aux trois contre-torpilleurs de rallier la capitale de l’AOF le 18 janvier sans avoir fait escale. L’exercice occupe la division du 21 janvier au 5 mars

Les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 7 mars en compagnie de l’Agosta qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 15 mars. Les trois contre-torpilleurs repartent de Brest le 16 mars, relâchent à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rentrer à Bizerte le 28 mars 1948.

Du 6 au 24 avril, la 11ème DCT effectue un exercice à double détente avec la 7ème DCT et l’Emile Bertin, la petite escadre rentrant à Bizerte le 26 avril 1948.

Les trois contre-torpilleurs de la 11ème DCT sont en entretien à flot du 27 avril au 5 mai, sortant pour essais et remise en condition du 6 au 13 mai, rentrant le lendemain à Bizerte.

Du 15 mai au 20 juin 1948, Le Volta accompagné de ses compères Hoche et Mogador participent à un exercice commun avec le porte-avions Commandant Teste, le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg, les torpilleurs d’escadre Lansquenet Fleuret L’Eveillé L’Alerte Hussard et Spahi les sous-marins Minerve Junon Cornélie Amirde et les pétroliers Mékong et Tarn

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les gros.

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie. Il termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur  à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre. La 11ème DCT est de retour à Bizerte le 21 juin 1948.

Alors que le Mogador est indisponible, le Volta sort pour une école à feux en compagnie du Hoche du 23 juin au 2 juillet, faisant escale à Tunis du 3 au 6 juillet avant de rentrer le lendemain à Bizerte

Le Volta est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juillet au 3 août, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 24 août en compagnie du Mogador. Du 25 août au 5 septembre, il participe avec le Mogador et le Volta à la remise en condition du Hoche, remise en condition accélérée en raison du déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.

Caractéristiques Techniques de la classe Mogador

Déplacement : standard 2884 tW pleine charge 4018 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 137.50m largeur maximale de la coque 12.67m tirant d’eau moyen 4.60m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

(Originel) :  8 canons de 138mm modèle 1934 en quatre pseudo-tourelles doubles, deux affûts doubles de 37mm modèle 1933, deux affûts doubles de 13.2mm modèle 1932, dix tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles toutes latérales, deux grenadeurs de sillage avec seize grenades de 240kg et jusqu’à 40 mines

(En septembre 1948) :  8 canons de 130mm modèle 1930 en quatre tourelles doubles modèle 1936, huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles, six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles, dix tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles toutes latérales, deux grenadeurs de sillage avec vingt-huit grenades légères et jusqu’à 40 mines

Equipage : 238 officiers et marins