Etats-Unis (22) porte-avions (3)

Porte-avions classe Yorktown

USS Yorktown (CV-5) Hampton Roads 301037

Avant-propos

Architecte naval dans une période de respect des traités n’était pas une sinécure. Il fallait obtenir des navires performants en jonglant entre la vitesse, l’armement, la protection. A cela s’ajoute le fait que le porte-avions était un concept encore neuf aux possibilités inconnues ce qui entraîna des configurations pour le moins surprenantes comme deux voir trois ponts d’envol superposés.

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Grande Bretagne (77) Armée de terre (2)

Les grandes structures

Divisions d’infanterie

En dépit de l’augmentation des forces blindées-mécanisées, l’infanterie reste la reine des batailles avec un grand nombre de Grandes Unités (GU).

En septembre 1939, la division d’infanterie de la British Army (armée d’active) est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 40mm Bofors

-Un régiment de reconnaissance

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-Une unité de soutien logistique du Royal Army Service Corps avec trois compagnies de transport,

-Une compagnie du Royal Army Ordnance Corps (munitions)

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Au cours de la Pax Armada les structures évoluent à la marge, l’absence de contact avec le feu ennemi ne permet guère de faire évoluer les structures.

Néanmoins en septembre 1948, les structures de l’Infantry Division ont légèrement évolué :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 20mm Oerlikon/Polsten et de 40mm Bofors

-Le régiment de reconnaissance est devenu bataillon avec autos blindées et motos side-cars

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-La logistique est désormais assuré par un bataillon regroupant trois compagnies de transport, une compagnie de ravitaillement en munitions et une compagnie de maintenance

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Ce n’est qu’au cours de la guerre que les structures des divisions britanniques évolueront pour s’adapter aux leçons du conflit mais également au terrain, plusieurs divisions étant transformées en divisions de Montagne pour de futures opérations en Norvège ou en climat difficile.

Unités de Cavalerie et de Chars

Avant-Propos

Les britanniques ont été les premiers à utiliser le char au combat en 1916. L’engagement d’une poignée de chars losanges Mark I provoqua la panique chez les troupes allemandes même si un engagement massif aurait eu des effets nettement plus importants car le premier moment de stupeur passé, les allemands se ressaisissent et prennent des mesures passives et actives contre les chars.

Quand aux britanniques, ils ne tirent guère profit de cette première durant l’entre-deux-guerre où une poignée de passionnés comme Fuller ou Lidell-Hart ne parvient à déboucher sur une doctrine cohérente d’utilisation des chars.

Elle s’équipe ainsi de chars légers rapides, mal armés et mal protégés pour les missions de la cavalerie (éclairage, exploitation de la percée) et de chars d’infanterie bien protégés mais lents et mal armés, adaptés au soutien des fantassins mais inaptes à une chevauchée dans la profondeur.

La situation de l’arme blindée britannique est donc semblable à la France et son évolution va être comparable avec la création d’unités à base de chars.

En septembre 1939, le Royal Tank Corps dispose de deux divisions blindées, la Mobile Division devenue ultérieurement 1st Armoured Division stationnée en Grande-Bretagne et d’une Mobile Division (Egypt) rebaptisée 7th Armoured Division en mars 1940 et stationnée comme son nom l’indique en Egypte.

Des brigades de chars sont également formées durant ce court conflit. Citons la 1st Army Tank Brigade déployée avec le BEF mais également des unités mises sur pied par la Territorial Army à savoir les 21st 23rd 24th et 25th Army Tank Brigade.

Des brigades blindées indépendantes (Armoured qui se distingue des précédentes par la présence d’une infanterie organique) sont également mises sur pied comme la 4th Armoured Brigade stationnées en Egypte ou la 20th Light Armoured Brigade de la Territorial Army.

Durant la guerre de Pologne, une 2nd Armoured Division est formée en Grande-Bretagne sur le même modèle que la 1st Armoured Division. Est également formée une 1st Cavalry Division qui deviendra ultérieurement une 3rd Armoured Division, division composée de trois brigades de cavalerie (4th 5th 6th Cavalry Brigade).

Le Royal Tank Corps est totalement réorganisé à l’automne 1942 avec quatre divisions blindées et six brigades blindées indépendantes.

Si la 7th Armoured Division reste déployée en Egypte, les trois autres (1st 2nd 3rd Armoured Division) sont stationnées en Grande-Bretagne.

Les six brigades blindées indépendantes (4th 5th 6th 8th 9th 10th Independent Armoured Brigade) sont réparties en la Grande-Bretagne (5th 8th 10th), en Palestine Mandataire (4th), en Malaisie (6th) et en Inde (9th).

Quand éclate le second conflit mondial, deux divisions (1st 2nd Armoured Division) sont déployées sur le continent au sein du BEF, la troisième restant en réserve en Grande-Bretagne pour créér une cinquième division blindée qui pourrait gagner la Malaisie même si le tonnage et le temps nécessaire rend assez improbable cet envoi.

Organisation

En septembre 1948, la British Armoured Division est composée de la façon suivante :

-Un Etat-Major Divisionnaire

Char médian A-27M Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

-Deux brigades blindées avec un état-major, trois régiments de chars (un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell), un bataillon d’infanterie motorisé et une unité de soutien.

-Un groupe de soutien (Support Group) avec un état-major, un bataillon d’infanterie (Lorried Infantry Batallion), un régiment d’artillerie de campagne, un régiment d’artillerie antichar et un régiment d’artillerie antiaérienne.

-Des unités hors-rang avec un régiment d’autos blindées et de chars légers pour la reconnaissance, une unité sanitaire, une unité de transmissions, une unité du génie, une unité de service et une unité de police militaire.

Les Independent Armoured Brigade devaient à l’origine être équipées entièrement de chars Churchill mais au final elles seront considérées comme des divisions blindées allégées. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Deux régiments de chars moyens Cromwell

-Un batailllon de chars lourds Churchill

-Deux bataillons d’infanterie motorisée

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon antichar

-Un bataillon antiaérien

-Un batailllon de soutien logistique (deux compagnies de ravitaillement, une compagnie de maintenance, une compagnie sanitaire)

-Une compagnie de reconnaissance motorisée

-Un bataillon du génie

L’organisation des unités subalternes

Infanterie

A la différence de la France ou de l’Allemagne, les unités d’infanterie britanniques sont organisées en bataillons et en brigades au lieu de régiments.

Chaque brigade dispose d’une compagnie d’état-major et de trois bataillons d’infanterie. L’appui-feu est assuré par le bataillon de mitrailleuses moyennes et de mortiers lourds qui détachent auprès des bataillons un élément d’appui-feu. On peut ajouter également des sapeurs du génie et des moyens antichars fournit par le régiment d’artillerie antichar.

Ce modèle théorique connut ses limites durant les premières opérations du second conflit mondial et après la campagne de Norvège et surtout les opérations en Méditerranée et en Afrique du Nord, les brigades d’infanterie allaient devenir autonomes.

Le bataillon d’infanterie est organisé en un état-major, une compagnie d’état-major (transmissions et administration), quatre compagnies de combat (état-major et trois pelotons/section) et une compagnie d’appui avec un peloton de transport équipé de chenillettes Universal Carrier, un peloton de mortiers, un peloton antichar équipés de canons de 2 puis de 6 pouces et enfin un peloton de pionniers.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Le peloton de combat dispose d’un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio.

Cavalerie et Chars

Chaque brigade blindée dispose de trois régiments de chars, un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell.

Chaque régiment dispose d’un état-major, d’un squadron d’état-major (transmissions et administration), trois squadron à trois troops de cinq chars plus un troop de commandement avec deux chars (le commandant du squadron et son adjoint) et un squadron d’appui avec un troop de sept chars légers, un troop antiaérien, un troop de maintenance, un troop de ravitaillement et un troop EVASAN.

Chaque régiment de chars dispose de cinquante-huit chars soit un total de 348 chars légers, moyens et lourds.

Chaque régiment de reconnaissance dispose d’un état-major, d’un squadron de commandement, d’un squadron de soutien (transmission, logistique, ravitaillement) et de trois squadrons de combat avec des chars légers (un squadron) des autos blindées (deux squadrons) et des unités motocyclistes.

Artillerie

Les régiments d’artillerie sont majoritairement intégrés aux divisions d’infanterie et aux divisions blindées mais certains équipés de pièces lourdes forment l’équivalent britannique de la Réserve Générale, cette RG disposant également des pièces sur voie ferrée, concentrées en métropole dans le Sud-Est pour d’abord la défense côtière.

Le Royal Artillery Corps dispose également de régiments d’artillerie antichar et de régiments d’artillerie antiaérienne.

Le régiment d’artillerie de campagne (Field Artillery Regiment) des divisions d’infanterie et des divisions blindées disposent d’un état-major, d’une batterie de soutien (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire), d’une batterie de conduite de tir et de trois batteries de huit canons, des obusiers de 25 livres qui ont remplacé les 18 livres du premier conflit mondial.

L’organisation des régiments d’artillerie médiane et lourde est identique, seule variant le nombre de pièces inférieur pour les canons de moyen et de gros calibre.

La “Réserve Générale” de l’Armée britannique voit le jour en septembre 1946 sous le forme de quatre Royal Artillery Support Group (RASG) qui disposent chacun de six régiments médians à trois batteries de huit canons (576 pièces), de quatre régiments de siège à trois batteries de quatre canons (48 canons) et d’un régiment d’artillerie super-lourde sur voie ferrée (12 pièces).

Les 1st et 2nd RASG vont être déployés sur le Continent (moins l’ALVF) au sein du BEF tandis que les deux autres vont rester en Grande-Bretagne.

BL 4.5 Inch Medium Field

BL 4.5 Inch Medium Field

Des régiments d’artillerie médiane et lourdes indépendants sont également déployés au Moyen-Orient (quatre, trois équipés de canons de 4.5 Inch et un de canon de 5.5 Inch), au Proche-Orient (un de chaque calibre) ainsi qu’en Malaisie (deux régiments de 4.5 Inch et deux de 5.5 Inch).

B.L 5.5 Inch Medium Gun

B.L 5.5 Inch Medium Gun

Les régiments antichars ont une organisation différente. Si il dispose d’une batterie de commandement et une batterie de soutien, il aligne quatre batteries de douze canons d’abord des canons de 2 livres (ou des 25mm Hotchkiss de fabrication française) puis dès 1942 des canons de 6 livres (57mm) aux performances semblables au 50mm allemand et au 47mm français.

QF 6 Pounder

QF 6 Pounder

A l’instar des RAAC (Régiments d’Artillerie Antichar) français, des Anti-Tank (Heavy) Regiment sont mis sur pied, quatre en Grande-Bretagne et un en Egypte, des régiments organisés en un état-major, une batterie de commandement, une batterie de soutien et trois batteries à huit canons de 17 livres. Trois de ces régiments passent sur le continent en septembre 1948, le quatrième ralliant la Norvège.

Chaque division dispose également d’un régiment d’artillerie antiaérienne, des régiments à trois batteries avec des troops (pelotons) de quatre canons, nombre réduit ensuite à trois puis augmenté à six canons, chacune des trois batteries disposant de dix-huit canons Bofors de 40mm pour deux d’entre-elles, la troisième disposant de canons de 20mm.

Un Anti-Aircraft Command dispose en septembre de douze divisions d’artillerie antiaérienne équipées de pièces lourdes (76 et 94mm notamment), de projecteurs et de ballons.

A but territorial, elles sont peu mobiles et peu souples d’utilisation. Elles sont donc réorganisées au printemps 1945, chaque division disposant de trois brigades totalement autonomes capables de protéger seules un secteur.

Si huit divisions sont déployées sur le territoire britannique (quatre en Angleterre, une en Irlande du Nord, une au Pays de Galles et deux en Ecosse), une est déployée en Egypte, une à Malte et deux en Malaisie.

Pour couvrir le BEF, quatre brigades sont déployées sur le continent, renforçant par la même occasion l’action de la DAT française.

A noter l’absence de canons automoteurs à la différence de la France et de l’Allemagne. Ce n’est qu’au cours du conflit que des châssis de chars déclassés reçurent des pièces d’artillerie de 25 livres pour équiper les régiments d’artillerie des divisions et brigades blindées.

Unités de soutien

En dehors des divisions d’infanterie et des divisions blindées, il n’existe pas de grandes unités appartenant aux autres armes. Le génie ne dispose que de bataillons intégrés aux divisions, la logistique et les transmissions sont dans la même situation.

Les projets de créer des brigades du génie à partir des bataillons de pionniers existants n’aboutissent pas avant guerre.

Grande-Bretagne (57) Vedettes lance-torpilles et de servitude

VEDETTES LANCE-TORPILLES

Avant-propos

Coastal Motor Boat (CMB)

Coastal Motor Boat (CMB)

Durant le premier conflit mondial, la marine britannique à utilisé des vedettes lance-torpilles appelées Coastal Motor Boat (CMB). Les affrontements eurent lieu en Manche contre des vedettes allemandes stationnées à Zeebruge mais ils ne furent pas aussi célèbres que les MAS italiennes qui détruisirent un cuirassé austro-hongrois et s’illustrèrent en Adriatique.

Dans l’immédiat après guerre, des vedettes lance-torpilles britanniques opérèrent en mer Caspienne et en mer Baltique dans le cadre de l’intervention occidentale en soutien des Blancs contre les Bolchéviks avec les résultats que l’on sait.

Après cette intervention, les vedettes lance-torpilles tombèrent dans l’oubli, les budgets réduits et le besoin de navires capables de défendre l’Empire rendirent peu utiles les Motor Torpedo Boat (MTB).

Ce n’est qu’au milieu des années trente que la Royal Navy s’intéresse à nouveau aux vedettes lance-torpilles pour contrer les S-Boote allemandes.
Plusieurs modèles de vedettes lance-torpilles allaient être construits pour équiper de nombreuses flottilles. Si il y avait seulement deux flottilles en septembre 1939, sept étaient présentes en septembre 1948 soit un total de cinquante-six vedettes lance-torpilles.

Dans le cadre du programme de guerre, trente-deux vedettes lance-torpilles sont commandées, des pertes importantes étaient prévues dans ce domaine.

Sur le plan de l’organisation, les vedettes sont réimmatriculées en 1946 pour un système plus lisible, les cinquante-six vedettes étant désignées MTB-1 à MTB-56.

Les différentes modèles de vedettes lance-torpilles

Ayant abandonné toute construction de vedettes lance-torpilles pendant près de vingt-ans, la marine britannique se reposa sur des fabricants privés qui proposèrent plusieurs projets.

Ces modèles ne furent pas mis en service mais servirent de base de développement aux futures vedettes lance-torpilles de la Royal Navy.

Le premier modèle est le modèle proposé par British Power Boat, un navire de 18.34m avec une coque en bois, un pontage en aluminium, des bouchins vifs et pas de redan.

La MTB-2 était un des navires proposé par la firme BPB.

La MTB-2 était un des navires proposé par la firme BPB.

Ces navires furent commandés à dix-huit exemplaires dans une variante améliorée pour équipée la 1st Motor Torpedo Boat Flottilla (avec douze navires) et la 2nd Motor Torpedo Boat Flottilla (avec six navires), la première opérant en Méditerranée, la seconde en Extrême-Orient.

Ces navires restèrent en service jusqu’en 1946 quand ils furent remplacés par des Fairmile D plus puissantes et mieux armées.

Caractéristiques Techniques des BPB de 18.34m

Déplacement : 22 tonnes Longueur 18.36m largeur 4.10m tirant d’eau 0.86m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 1800ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable : 352 miles nautiques à 33 noeuds Armement : huit mitrailleuses Lewis de 7.7mm en deux affûts quadruples (un avant un arrière) et deux torpilles de 457mm Equipage : neuf officiers et matelots

Parallèlement au modèle proposé par BPB, la Royal Navy s’intéresse à un modèle plus grand proposé par Vosper, des navires de 21.34m qui ont pour origine une vedette de 20.70m, la MTB-102 une vedette à coque en bois et propulsée par des moteurs à essence permettant une vitesse de 44 noeuds.

La MTB-32

La MTB-32

Ce modèle de 21.34m fût d’abord commandé par la France, trente exemplaires qui firent le bonheur des Escadrilles légères. La Royal Navy commanda trente-deux vedettes qui équipèrent quatre flottilles (1st 3rd 5th et 6th), vedettes immatriculées MTB-1 à 32.

Ils étaient toujours en service en septembre 1948 dans les flottilles dans lesquelles elles ont été mises en service.

Caractéristiques Techniques des Vosper de 21.34m

Déplacement : 36 à 49 tonnes Longueur 21.34m largeur 5.94m tirant d’eau 1.68m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 4000ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale : 40 noeuds Autonomie : 250 miles nautiques à 40 noeuds Armement : deux canons de 20mm en affût double à l’avant, deux mitrailleuses de 12.7mm, deux mitrailleuses de 7.7mm

L’autre grand fabriquant de vedettes lance-torpilles est la firme Fairmile qui va produire plusieurs modèles de vedettes, quatre modèles, deux de vedettes de surêté portuaire (A et B) et deux de vedettes lance-torpilles (C et D).

La MTB-34

La MTB-34

Pour les Fairmile C produites à seize exemplaires (MTB-33 à MTB-48), il s’agissait de vedettes plus lentes (25 noeuds) mais nettement mieux armées. Ces vedettes vont équipées les 2nd et 7th MotorTorpedo Boat Flottilla. Ces vedettes sont toujours en service en septembre 1948.

A noter qu’à l’origine, elles ne devaient pas recevoir des torpilles

Caractéristiques Techniques des Fairmile C

Déplacement : 65 tonnes Longueur 34m largeur 5.31m tirant d’eau 1.73m Propulsion : deux moteurs essence Hall-Scott de 850ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 26.5 noeuds (25 en pratique) Distance franchissable : 500 miles nautiques à 12 noeuds Armement : deux canons de 2 livres (40mm) quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles et deux tubes lance-torpilles de 457mm Equipage : seize officiers et marins

Des Fairmile D au port

Des Fairmile D au port

Les Fairmile D ne sont pas des versions améliorées des C mais des navires plus gros, de véritables canonnières, des super-vedettes capables néanmoins de filer à 29 noeuds, une vitesse respectable.

Ces navires qui équipent la 4th Motor Torpedo Boat Flottilla avec huit navires doivent être suivis par d’autres exemplaires dans le cadre du programme de guerre. Elles sont immatriculées MTB-49 à 56.

Caractéristiques Techniques des Fairmile D

Déplacement : 90 tonnes Longueur : 33.53m largeur 6.40m tirant d’eau 1.58m Propulsion : quatre moteurs à essence dévellopant 5000ch et entrainant quatre hélices Vitesse maximale : 29 noeuds Autonomie : nc Armement : deux canons de 6 pouces (57mm), un affût double de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles, deux à quatre torpilles de 457mm Equipage : trente officiers et matelots

Les vedettes de sûreté

Avant le second conflit mondial, on imagine des eaux littorales infestées de sous-marins, attendant à la sortie des ports leurs cibles, décochant leurs torpilles et s’enfuyant.

Pour contrer cette menace, on eut l’idée de fabriquer de petits navires anti-sous-marins, des vedettes ou des chasseurs de sous-marins capables de sécuriser les approches immédiates des ports.

Dans la réalité, les sous-marins opéraient au large et les vedettes de sûreté servirent davantage à empêcher les incursions des commandos ennemis que de grenader des sous-marins à la sortie d’un port.

Fairmile A

Fairmile A

Le modèle Fairmile A ne connu pas un succès important en raison de problèmes techniques et seulement douze exemplaires furent construits.

Elles furent utilisés jusqu’en 1944 quand la mise en service massive des Fairmile B et des HDML (Harbour Defence Motor Launch) _version réduite de ces dernieres_ permis leur transfert à la Royal Air Force (RAF) qui les utilisa comme vedette de sauvetage en mer.

Caractéristiques Techniques des Fairmile A

Déplacement : 58 tonnes longueur 33.53m largeur 5.31m tirant d’eau 1.83m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 1800ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 22 noeuds Armement : un canon de deux livres (40mm), deux mitrailleuses de 12.7mm, armement débarqué quand elles sont devenues vedettes de sauvetage Equipage : seize officiers et matelots

Aux Fairmile A succèdent des Fairmile B. A la différence de leurs prédécesseurs, ces navires avaient une coque à bouchains ronds qui lui donnait d’excellentes qualités nautiques. Ces navires étaient faciles à construire pour permettre à de petits chantiers de pouvoir les produire en grande série.

Ces navires polyvalents pouvaient servir de canonnières, de bateaux de sauvetage air-mer, de patrouilleurs anti-sous-marins, de dragueurs de mines côtiers, navires émetteurs de fumée, escorteurs littoraux….. .

Une première commande de quarante-huit vedettes (ML-1 à ML-48) est passée en mars 1940, ces navires sont mis en service entre janvier 1941 et septembre 1942.

Sur ces quarante-huit navires, vingt-quatre sont des canonnières, douze sont des patrouilleurs anti-sous-marins, huit en vedettes de sauvetage et quatre émetteurs de fumée pour protéger les navires des raids aériens.

Ces navires ne sont pas enrégimentés dans des flottilles mais placés sous l’autorité des bases navales, ils sont répartis de la façon suivante :

-Chatham : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage soit cinq navires

-Faslane : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et une vedette émettrice de fumée.

-Rosyth : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et une vedette émettrice de fumée

-Devonport : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage

-Gibraltar : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage

-Malte : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins et une vedette de sauvetage

-Alexandrie : deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Aden : deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Singapour : deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Alor Setar : deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Kuching : deux canonnières

-Hong-Kong : deux canonnières

En mars 1944, trente-deux nouvelles vedettes (ML-49 à ML-80) sont commandées et mises en service entre janvier 1945 et mars 1946. Elles sont réparties entre seize vedettes anti-sous-marines, huit canonnières et huit dragueurs de mines légers. Elles sont stationnées de les bases suivantes :

-Alexandrie : quatre vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Simonstown : deux vedettes anti-sous-marines et deux canonnières

-Freetown : deux vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Bermudes : deux vedettes anti-sous-marines, deux canonnières, deux dragueurs de mines légers

-Hong Kong : quatre vedettes anti-sous-marines, deux canonnières et deux dragueurs de mines légers

-Devonport : deux vedettes anti-sous-marines

Quatre-vingt vedettes Fairmile B sont donc en service en septembre 1948. Un modèle amélioré baptisé Fairmile E doit être commandé dans le cadre du programme de guerre.

Fairmile B

Fairmile B

Caractéristiques Techniques des Fairmile B

Déplacement : 67 à 85 tonnes selon les configurations, Longueur 34.14m largeur 5.56m tirant d’eau 1.52m Propulsion : deux moteurs à essence développant 1200ch et entrainant deux hélices
Vitesse maximale : 20 noeuds Distance Franchissable : 556 miles nautiques à 20 noeuds

Armement (canonnière) : un canon de 3-pounder Hotchkiss (57mm), deux mitrailleuses de 12.7mm en affût double et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm en affûts simples. Certaines embarquèrent un mortier de 3 pouces (76.2mm)

(patrouilleur anti-sous-marin) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm), un affût double de 12.7mm, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm et douze grenades ASM

(dragueur de mines légers) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm), un affût double de 12.7mm et des équipements de dragage

(vedette émettrice de fumée) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm) à l’avant, deux mitrailleuses de 7.7mm en affût simple, système d’émission de fumée sur la plage arrière

(sauvetage air-mer) : non armées, en temps de guerre, elles sont peintes en blanc avec de larges croix rouge sur les flancs et sur la plage avant

Equipage : seize officiers et matelots

Pour compléter les Fairmile B, on à également produit des vedettes de défense portuaire (Haarbour Defence Motor Launch HDML), une version réduite des Fairmile B. Trente-deux exemplaires (ML-81 à ML-113) sont commandées en juin 1944 et livrées entre janvier et décembre 1945.

Elles sont déployées à Faslane (quatre), à Devonport (quatre), à Douvres (quatre), à Chatham (quatre) à Rosyth (quatre), à Scapa Flow (quatre), à Gibraltar (quatre) et à Alexandrie (quatre).

La production de ce modèle ne doit normalement pas être poursuivie.

Une HDML

Une HDML

Caractéristiques Techniques des Harbour Defence Motor Launch

Déplacement : 54 tonnes Longueur : 21.95m largeur 4.82m tirant d’eau 1.68m Motorisation : deux moteurs diesel dévellopant 320ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 12 noeuds Distance franchissable: nc Armement : un canon de 40mm Bofors à l’avant, deux canons de 20mm Oerlikon, deux mitrailleuses de 7.7mm Lewis et huit grenades anti-sous-marines Equipage : dix officiers et marins.

Grande-Bretagne (44) destroyers (7)

Destroyers type O

Remplacer les type A

Jusqu’aux type M, les destroyers mis en service étaient destinés à renforcer la flotte de destroyers de la marine britannique.

Comme aucun navire est immortel, il faut se préoccuper de remplacer les type A et les type B mis en service au début des années trente avec une conception encore plus ancienne. A cela s’ajoute l’usure naturelle de navires amenés à opérer dans l’Atlantique et la mer du Nord, pas vraiment réputées pour leur tranquillité.
Comme le temps presse, les architectes navals britanniques décident de reprendre les plans du type M tout en apportant de nécessaires améliorations.

La coque est légèrement allongée (+1m50) et élargie de 48cm avec une structure renforcée pour supporter des charges supérieures.

Les superstructures sont réaménagées pour améliorer l’efficacité des radars dont l’embarquement n’est plus discuté.

L’armement principal fait l’objet de débats. On retient la même configuration que les type M à savoir trois tourelles doubles de 120mm (4.7 pouces)(deux avant et une arrière en position “A” “B” et “X”) mais deux autres configurations ont été étudiées : quatre canons de 114mm en affûts simples sous masque et huit canons de 102mm en quatre tourelles doubles.
La lutte anti-sous-marine devenant la mission principale pour ne pas dire prioritaire, l’armement en torpilles est réduit à deux plate-formes triples lance-torpilles pour permettre d’embarquer plus de grenades ASM (soixante-quatre).
La DCA légère se compose de deux affûts Pom-Pom quadruples de 2 livres (environ 40mm) et des canons de 20mm Oerlikon qui remplacent les mitrailleuses de 12.7mm.

Huit navires vont être commandés et vont remplacer les type A dans leur mission principale à savoir la protection des unités majeures de la Home Fleet.

Carrière opérationnelle

-Le HMS Onslow est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 17 mars 1942 lancé le 4 septembre 1943 et mis en service le 8 juin 1945.

-Le HMS Offa est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 21 mars 1942 lancé le 12 septembre 1943 et mis en service le 15 juin 1945.

-Le HMS Onslaught est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company sis à Fairfield le 4 juin 1942 lancé le 8 décembre 1943 et mis en service le 17 septembre 1945.

-Le HMS Oribi est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company sis à Fairfield le 22 juin 1942 lancé le 21 décembre 1943 et mis en service le 23 septembre 1945.

-Le HMS Obdurate est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 2 novembre 1942 lancé le 14 mai 1944 et mis en service le 21 janvier 1946.

-Le HMS Obedient est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 12 novembre 1942 lancé le 18 mai 1944 et mis en service le 31 janvier 1946.

-Le HMS Opportune est mis sur cale aux chantiers navals John Thornycroft de Woolston le 14 mai 1943 lancé le 21 novembre 1944 et mis en service le 6 juin 1946.

-Le HMS Orwell est mis sur cale aux chantiers navals John Thornycroft de Woolston le 19 mai 1943 lancé le 26 novembre 1944 et mis en service le 17 juin 1946.

Ils remplacent donc les type A au sein de la 18th Destroyer Flottilla basée à Rosyth et dont la mission essentielle mais pas exclusive est de protéger cuirassés et porte-avions de la Home Fleet.
Théoriquement, en septembre 1948 : l’Onslow et Offa assurent la protection du Lion l’Onslaught et l’Oribi assurent l’escorte du Conqueror, les Obdurate et Obedient protègent le Temeraire, les Opportune Orwell escortent le Thunderer.

En pratique le 5 septembre 1948, la situation de la 18th Destroyer Flottilla est la suivante :

-Le Onslow et le Offa sont à quai à Rosyth en compagnie de leur protégé, le cuirassé HMS Lion.

-Même chose pour les HMS Onslaugh et Oribi qui assurent la protection du HMS Conqueror

-Les HMS Obdurate et Obedient sont privés de leur protégé, le HMS Temeraire immobilisé pour un petit carénage. Si le premier est à la mer pour entrainement, le second est en entretien à flot.

-Les HMS Opportune et Orwell sont eux à la mer en compagnie du HMS Thunderer et pourraient être les premiers à destroyers à combattre dans ce second conflit mondial naissant.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1964 tonnes pleine charge 2730 tonnes

Dimensions : longueur 111.9m largeur 11.78m tirant d’eau 3.15m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 35 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds
Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M un radar de veille surface type 271

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), deux affûts Pom-Pom quadruples,six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm, soixante-quatre grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers type P

Avant-propos

Les huit destroyers type P sont les copies quasi-conformes des type O. La situation internationale devenant tendue surtout après la fin de la “guerre civile” allemande l’urgence commande de ne pas se lancer dans des aventures techniques.

Si des études pour des destroyers à propulsion diesel sont lancées, l’idée de les produire en série n’à pas encore émergée.
Résultat les type P sont identiques aux O quelques légères différences notamment au niveau de la DCA avec des 40mm Bofors à la place des Pom-Pom, un retour aux plate-formes lance-torpilles quadruples et une réduction des grenades ASM à cinquante projectiles contre soixante-quatre pour les type O.

C’est la dernière classe de destroyers à etre mise en service avant le début du second conflit mondial, les type Q étant encore en construction quand les allemands envahissent la Norvège et le Danemark.

Carrière opérationnelle

-Le HMS Pakenham est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 14 mars 1944 lancé le 12 juillet 1945 et mis en service le 14 octobre 1946.

-Le HMS Paladin est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 24 mars 1944 lancé le 19 juillet 1945 et mis en service le 28 octobre 1946.

-Le HMS Panther est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 8 juin 1944 lancé le 28 septembre 1945 et mis en service le 17 janvier 1947.

-Le HMS Partridge est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 16 juin 1944 lancé le 2 octobre 1945 et mis en service le 1er février 1947.

-Le HMS Pathfinder est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 2 août 1944 lancé le 12 décembre 1945 et mis en service le 4 avril 1947.

-Le HMS Penn est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 13 août 1944 lancé le 18 décembre 1945 et mis en service le 14 avril 1947.

-Le HMS Petard est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 14 octobre 1944 lancé le 2 février 1946 et mis en service le 2 octobre 1947.

-Le HMS Porcupine est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 17 octobre 1944 lancé le 7 février 1946 et mis en service le 12 octobre 1947.

Si les type O remplacent les type A, les type P remplacent les type B au sein de la 19th Destroyer Flottilla basée comme la 18th DF à Rosyth.

Théoriquement, en septembre 1948, les Pakenham et Paladin protègent le King George V, les Panther et Partridge protègent le Anson, le Pathfinder et Penn escortent le Howe, les Petard et Porcupine protègent le Vanguard.

Dans la pratique le 5 septembre 1948, la situation de la 19ème flottille de destroyers est la suivante :

-Le HMS King George V achevant son grand carénage, le Pakenham et le Paladin se retrouvent sans navires à escorter. Si le premier est pleinement opérationnel, le second est en entretien à flot.

-Le HMS Anson étant immobilisé pour grand carénage, la Royal Navy en profite pour assurer l’entretien de ses deux escorteurs, un entretien marqué par un court passage au bassin, l’essentiel des travaux du Panther et du Partridge étant menés à flot ce que permet un retour au service actif plus rapide.

-Les Pathfinder et Penn sont à la mer en compagnie du HMS Howe

-Les Petard et Porcupine sont à quai alors que le Vanguard est en entretien à flot (artillerie, aériens des radars, installations d’hydraviation).

Caractèristiques Techniques

Déplacement : standard 1964 tonnes pleine charge 2730 tonnes

Dimensions : longueur 111.9m largeur 11.78m tirant d’eau 3.15m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 35 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M un radar de veille surface type 271

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), deux affûts quadruples de 40mm Bofors, six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, cinquante grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers type Q

Avant-Propos

Après la commande des type O et P, la Royal Navy décida de faire une pause pour la construction de ces destroyers, histoire de savoir quel était le meilleur modèle de navire pour remplacer les type D (les cinq type C ont vendus au Canada avant le début de la guerre de Pologne).
Plusieurs modèles furent étudiés, un destroyer à propulsion diesel, des torpilleurs plus légers construits en plus grand nombre, une reprise des Tribal.
Ces trois projets ne furent pas menés à terme pour des raisons différentes. Le premier projet fût jugé non mature quoi qu’intéressant à moyen ou long terme, le second donnait des navires militairement intéressant mais leur taille était jugée insuffisante pour combattre en mer du Nord et dans l’Océan Atlantique. Enfin le troisième modèle était jugé trop gros et trop coûteux.
Finalement, au printemps 1947, huit destroyer type Q furent commandés. Il s’agit de navires très semblables aux type P, les modifications sont mineures au point que certains ouvrages regroupent dans une même classe les destroyers type P et type Q.
Aucun n’est en service en septembre 1948, quatre sont en achèvement à flot et quatre encore sur cale.
Quand le second conflit mondial éclate, huit navires supplémentaires sont commandés suivis de huit autres. Les huit premiers restent des type Q avec des canons de 120mm mais les huit autres sont armés de canons de 114mm, ils deviennent donc des type R pour éviter toute confusion.
Carrière opérationnelle

-Le HMS Queenborough est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 14 septembre 1947 et lancé le 8 août 1948. Sa mise en service n’est pas prévue avant le printemps 1949.

-Le HMS Quadrant est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 7 septembre 1947 et lancé le 1er août 1948. Sa mise en service n’est pas prévue avant le printemps 1949.

-Le HMS Quail est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 12 septembre 1947 et lancé le 9 août 1948. Sa mise en service n’est pas prévue avant le printemps 1949.

-Le HMS Quality est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 1er septembre 1947 et lancé le 15 août 1948. Sa mise en service n’est pas prévue avant le printemps 1949.

-Le HMS Quentin est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 14 novembre 1947. Il est toujours sur cale le 5 septembre 1948.

-Le HMS Quiberon est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 8 novembre 1947. Il est toujours sur cale le 5 septembre 1948.

-Le HMS Quickmatch est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 2 août 1948. La construction est donc encore peu avancée le 5 septembre 1948.

-Le HMS Quilliam est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 5 août 1948. La construction est donc encore peu avancée le 5 septembre 1948.

Carrière opérationnelle

Déplacement : standard 1964 tonnes pleine charge 2730 tonnes

Dimensions : longueur 111.9m largeur 11.78m tirant d’eau 3.15m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 35 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds
Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M un radar de veille surface type 271

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), deux affûts quadruples de 40mm Bofors, six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, cinquante grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Grande Bretagne (43) destroyers (6)

Destroyers classe L

Avant-Propos
Depuis les type A, l’armement principal des destroyers britanniques était le canon de 4.7 pouces (120mm) en affût simple ou double (pour les Tribal, les J et les K), un canon médian comparable au 130mm des torpilleurs français, les torpilleurs italiens disposant du 120mm, les torpilleurs allemands utilisant le canon de 105mm.
Pour les type L, un féroce débat opposa les partisans d’un armement antisurface lourd à ceux partisan d’un armement antiaérien développé, la guerre d’Espagne ayant montré à échelle réduite que l’aviation pouvait être une menace majeure pour les bâtiments de surface.
Pragmatique, la Royal Navy coupa la poire en deux. Quatre type L reçurent le même armement que les J et les K à savoir trois affûts doubles de 120mm (Laforey Lightning Lookout Loyal) et quatre (Lance Larne Lively Legion) reçurent quatre affûts doubles de 102mm.
Comme les type M et surtout les suivants ont reçu des canons de 120mm on peut se demander si ce choix était un moyen d’assurer une sorte de paix dans les services techniques plutôt qu’une véritable remise en cause de l’armement des destroyers, le canon de 120mm étant abandonné au début du conflit au profit du 114mm d’abord pour des raisons de pénurie puis par un choix de faire du canon de 4.5 pouces le canon standard des destroyers britanniques comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
La coque est semblable aux type J, une cheminée unique, des superstructures ramassées, un mat tripode et un mat léger. Ces navires vont être mis en service en 1942
Carrière opérationnelle

HMS Laforey

HMS Laforey

-Le HMS Laforey est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 15 février 1941 et mis en service le 14 janvier 1942
-Le HMS Lance est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 16 janvier 1942.

-Le HMS Larne est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 18 octobre 1938 lancé le 17 août 1940. Victime d’un incendie le 4 mars 1941, sa mise en service n’à lieu que le 8 février 1942 soit six mois de retard sur le calendrier initial.

HMS Lively

HMS Lively

-Le HMS Lively est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead me 20 décembre 1938 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 17 février 1942.
-Le HMS Legion est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 1er novembre 1938 lancé le 1er juillet 1940 et mis en service le 21 février 1942.

HMS Lightning

HMS Lightning

-Le HMS Lightning est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 15 novembre 1938 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 8 mars 1942.
-Le HMS Lookout est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 4 décembre 1940 et mis en service le 4 avril 1942.

HMS Loyal

HMS Loyal

-Le HMS Loyal est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 5 novembre 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
La classe L intègre la 9th Destroyer Flottilla. Stationnée à Gibraltar, elle doit participer à la couverture des convois français et anglais entre la Grande-Bretagne, la France et l’Afrique du Nord ou de l’Ouest. Cette flottille dépend successivement du North Atlantic Command, de la West African Station puis du Gibraltar Command.
Au 5 septembre 1948, la situation opérationnelle de la flottille est la suivante :

-Le Loyal est immobilisé pour un grand carénage. Sa disponibilité n’est pas prévue avant octobre

-Le Lookout et le Lightning sont en patrouille, le premier à l’est du détroit en Méditerranée, le second à l’ouest pour éviter la pénétration en Méditerranée de sous-marins allemands.

-Le Legion est immobilisé pour entretien à flot de son artillerie et de ses radards

-Le Lively et le Larne sont à quai en alerte

-Le Laforey et le Lance sont à l’entrainement

Ils vont dès les premiers jours du conflit assurer l’escorte des convois voir prêter main forte aux groupes de chasse mis en place contre les raiders allemands.

HMS Loyal (G-15) 3

Caractèristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m
Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ou huit canons de 102mm en quatre affûts doubles (deux avant deux arrière), un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm remplacés ultérieurement par quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers type M

Avant-Propos
Les destroyers type M commandés en même temps que les type L sont donc semblables pour ne pas dire identiques aux type L. A la différence du Legion et de ses sister-ships, les huit classe M sont armés de six canons de 120mm en trois affûts doubles, l’armement standard des destroyers britanniques de la Pax Armada.

L’appareil propulsif est plus puissant, les chaudières à plus haute pression (sans pour autant être des chaudières à haute pression au fonctionnement et à la maintenance délicate) et le bloc-passerelle réorganisé pour pouvoir mettre en oeuvre les radars de la façon la plus efficace possible.

En ce qui concerne la DCA légère, les Pom-Pom et les affûts quadruples de 12.7mm cèdent rapidement la place aux Oerlikon de 20mm et aux Bofors de 40mm.

Un temps, on envisage de réduire à une plate-forme, l’armement en torpilles mais au final les type M vont recevoir comme leurs devanciers, huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples.

Ces huit navires sont financés au titre des 1939 Naval Estimates.

Carrière opérationnelle

HMS Milne

HMS Milne

-Le HMS Milne est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 24 janvier 1940 lancé le 30 décembre 1941 et mis en service le 17 octobre 1942.
-Le HMS Mahratta(ex-Marksman) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 7 juillet 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
-Le HMS Muskeeter est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 18 février 1943.

-Le HMS Myrmidon est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 5 mars 1943.

-Le HMS Matchless est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 12 juin 1941 lancé le 14 novembre 1942 et mis en service le 7 janvier 1944.

-Le HMS Meteor est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 14 septembre 1941 lancé le 14 janvier 1943 et mis en service le 8 mai 1944.

-Le HMS Marne est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 7 juillet 1942.

-Le HMS Martin est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 2 juillet 1941 et mis en service le 14 octobre 1942.

La classe M forme la 10th Destroyer Flottilla stationnée à Devonport pour des missions de patrouille dans les Western Approaches ainsi que des escortes de convois entre Halifax et Liverpool.
Le 5 septembre 1948, le Martin, le Marne, le Matchless et le Muskeeter sont à la mer en compagnie du croiseur léger HMS Minotaur pour couvrir le passage en Europe de deux divisions canadiennes destinées à participer à la défense de l’Europe du Nord-Ouest puis à une future offensive contre l’Allemagne provoquée ou non par l’attaque allemande.
La 1st Canadian Division doit se déployer en France au sein du BEF alors que la 2nd Canadian Division doit rejoindre la Grande-Bretagne pour parfaire sont entrainement.
Le Milne et le Mahratta est à la mer pour une patrouille de surveillance alors que le Myrmidon et le Meteor sont immobilisés pour carénage.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M
Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers classe N

Britanniques, australiens ou polonais ?

Les huit destroyers de classe N sont identiques aux J et aux K et pourtant ils n’ont jamais servis sous pavillon de la Royal Navy.

La raison est simple. S’attendant à une guerre longue, la marine britannique commande de nombreux destroyers à partir de 1937 quand la guerre devient une hypothèse de plus en plus probable.

Cette guerre s’achevant beaucoup plus rapidement, la marine de Sa Majesté se retrouve avec des destroyers neufs. Elle pourrait les armer mais cela nécessiterait des moyens jugés normaux en temps de guerre mais qui même en temps de paix armée pouvaient choquer.
Les démolir étaient hors de question et il fût un temps envisager de les mettre en réserve pour les réarmer en cas de nouveau conflit.
Finalement c’est l’Australie qui cherchait à remplacer ses V&W par des destroyers modernes qui proposa de les racheter ou de les louer sur une longue durée, les navires restant propriété nominale de la Royal Navy.
Six navires furent récupérés par la Royal Australian Navy qui avec huit Tribal et six type N se dotait d’une force de combat appréciable, force associée à deux croiseurs lourds, trois croiseurs légers et un porte-avions, la plus puissante marine de l’histoire de l’Australie, une marine que beaucoup d’Aussies regrette aujourd’hui.

Les deux derniers furent proposés à des pays neutres comme la Norvège ou la Suède avant finalement d’être cédés à la marine libre polonaise pour remplacer ses torpilleurs type Bourrasque vieillissants et difficiles à entretenir faute de pièces détachées en dépit du soutien français qui vendait des pièces issues de ses propres Bourrasque.

Si les type N australiens gardèrent leurs noms d’origine, les N polonais furent rebaptisés.

Carrière opérationnelle

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

-Le HMS Noble (G84) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1942 et mis en service le 12 juin 1942 au sein de la marine polonaise libre sous le nom de Warszawa (Varsovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Crakow (ex-Nonpareil) et de chalutiers armés. Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.
-Le HMS Nonpareil (G16) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1941 et mis en service le 30 octobre 1942 sous le nom de Cracow (Cracovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Warszawa et de chalutiers armés.
Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.

Les six autres sont loués à la Royal Australian Navy et stationnés à Perth, plus précisément à Garden Island, la nouvelle base de la marine australienne implantée sur les rives de l’Océan Indien. A la différence des deux destroyers de la Free Polish Navy, les six destroyers “Aussies” gardent leurs noms d’origine.

HMAS Napier

HMAS Napier

-Le HMAS Napier (G97) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 22 mai 1940 et mis en service le 7 juillet 1941.
-Le HMAS Nestor (G02) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 9 juillet 1940 et mis en service le 14 septembre 1941.

HMAS Nizam (G-38)

HMAS Nizam (G-38)

-Le HMAS Nizam (G38) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 27 juillet 1939 lancé le 4 juillet 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.
-Le HMAS Norman (G49) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 27 juillet 1939 lancé le 30 octobre 1941 et mis en service le 1er mars 1942.
-Le HMAS Norseman (G25) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 9 septembre 1939 lancé le 4 décembre 1941 et mis en service le 8 mars 1943.
-Le HMAS Nerissa (G65) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 26 juillet 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 22 septembre 1941.
Ces navires vont rallier l’Australie en un groupe accompagnés d’un pétrolier et d’un cargo pour assurer leur ravitaillement. Formant la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy (1st DF RAN), ils quittent Devonport le 10 mars 1943.
Ils traversent l’Atlantique font escale à Boston du 22 au 25 mars, à Jacksonville du 27 au 30 mars, à La Havanne du 2 au 5 avril, à Colon du 8 au 10 avril, franchissent le canal de Panama les 11 et 12 avril avant de relacher à Balboa du 13 au 17 avril.
Ils mettent cap au nord direction San Francisco où ils font escale du 24 au 30 avril, les marins australiens s’illustrant par leur consommation d’alcool et leur goût de la bagarre notamment contre les marins américains au point que le maire de San Francisco aurait dit qu’il aurait préféré un nouveau tremblement de terre comme celui de 1909 plutôt que l’escale des navires australiens.

Reprenant la mer, ils font escale à Pearl Harbor du 10 au 14 mai _sous très haute surveillance on se demande bien pourquoi_ avant de rallier Suva aux îles Fidji après dix jours de mers le 25 mai 1943. Ils quittent les Fidji le 28 mai, ralliant Sydney le 6 juin 1943.

L’équipage à droit à quinze jours de permission après cette longue traversée pendant que les navires subissent des réparations bien nécessaires après presque trois mois de mer.
Après un entrainement avec d’autres navires de la marine australienne du 25 juin au 7 juillet, la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy quitte Sydney pour rallier Perth sa nouvelle base. Ils arrivent à destination le 15 juillet 1943.
Le 5 septembre 1948, le Nerissa et le Norseman étaient à la mer pour entrainement, le Nizam et le Norman étaient immobilisés pour carénage, le Napier et le Nestor à quai.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1717 tonnes pleine charge 2367 tonnes

Dimensions : longueur 108.7m largeur 10.90m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenafes Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 noeuds (32 noeuds à pleine charge) 5500 miles nautiques à 15 noeuds 1500 miles nautiques à 32 noeuds

Armement :

-six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”),

-Un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers sont remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon

-Deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm

-Des charges de profondeur avec un grenadeur axial et deux projecteurs latéraux

Equipage : 163 officiers et maris (218 avec un état-major).

Grande Bretagne (40) destroyers (3)

Destroyers type E

Avant-propos

En compagnie des type F (construit au titre du programme naval de 1931 ou 1931 Naval Estimates), les type E (construit au titre du programme naval de 1932 ou 1932 Naval Estimates) ne marquent pas vraiment une révolution en matière de conception des destroyers (il faudra attendre les Tribal pour cela). Tout juste peut-on remarquer le retour à un leader de flottille plus long de 4m pour pouvoir embarquer les facilités nécessaires au captain et à son état-major. Cet allongement permet d’embarquer un cinquième canon de 4.7 pouces entre les cheminées.

Autre différence, les leaders de flottille ne sont pas équipés pour le mouillage ou le dragage de mines.

Carrière opérationnelle

Le HMS  Exmouth (flottilla leader) à Bilbao en 1936

Le HMS Exmouth (flottilla leader) à Bilbao en 1936

-Le HMS Exmouth (H.02) est mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 15 mai 1933 lancé le 7 février 1934 et mis en service le 9 novembre 1934.

-Le HMS Echo (H.23) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 20 mars 1933 lancé le 16 février 1934 et mis en service le 22 octobre 1934.

-Le HMS Eclipse (H.08) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 22 mars 1933 lancé le 12 avril 1934 et mis en service le 29 novembre 1934.

Le HMS Electra

Le HMS Electra

-Le HMS Electra (H.27) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 15 mars 1933 lancé l 15 février 1934 et mis en service le 13 septembre 1934.

-Le HMS Encounter (H.10) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 15 mars 1933 lancé le 29 mars 1934 et mis en service le 2 novembre 1934.

-Le HMS Escapade (H.17) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 30 mars 1933 lancé le 30 janvier 1934 et mis en service le 30 août 1934.

-Le HMS Escort (H.66) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 30 mars 1933 lancé le 29 mars 1934 et mis en service le 30 octobre 1934.

-Le HMS Esk (H.15) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 24 mars 1933 lancé le 19 mars 1934 et mis en service le 28 septembre 1934.

Le HMS Express

Le HMS Express

-Le HMS Express (H.61) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 24 mars 1933 lancé le 29 mai 1934 et mis en service le 2 novembre 1934.

Ces neuf destroyers appartiennent à la 12th Destroyer Flottilla basée à Rosyth même si un temps une partie des navires ont été déployés à Portsmouth pour servir au mouillage des mines. Le reste de la flottille à participé à la guerre de Pologne depuis Portland.

Suite à la réorganisation de la marine britannique, la flottille est regroupée et redéployée à Rosyth, recevant pour mission principale l’escorte des cuirassés et des porte-avions de la Home Fleet.

Le développement de la «flotte métropolitaine» entraine le développement de la base navale de Faslane qui reçoit notamment des porte-avions, la Royal Navy voulant éviter de mettre tous ces œufs dans le même panier.

Théoriquement, l’Escapade assure la protection de l’Illustrious avec le Faulknor, l’Electra et l’Esk protègent le Formidable, l’Echo et l’Escort protègent le Victorious _tous ces navires sont stationnés à Rosyth_. L’Eclipse et Excounter protègent le Malta, l’Express et l’Exmouth protègent le Gibraltar, ces quatre étant déployés à Faslane dans l’estuaire de la Clyde.

Quand les premières bombes allemandes tombent sur la Norvège, la situation opérationnelle des destroyers type E est la suivante :

-L’Illustrious étant depuis mars 1948 en carénage, ses escorteurs Escapade et Faulknor sont immobilisés eux aussi pour carénage dans un bassin voisin du Rosyth Royal Dockyard.

-Les Electra et Esk sont à la mer pour protéger et assister le Formidable (notamment en récupérant les pilotes ayant manqué leur appontage ou leur catapultage)

-Le Victorious subissant un entretien à flot, l’Echo est immobilisé pour un carénage avancé suite à une avarie de turbine survenue le 1er septembre. L’Escort est lui opérationnel.

-Les Eclipse et Encounter sont eux à la mer en compagnie du Malta

-Le Gibraltar étant lui aussi en entretien à flot, seul l’Express est opérationnel, son sister-ship Exmmouth subissant lui aussi un entretien à flot concernant son artillerie et ses senseurs.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1428 tonnes pleine charge 1970 tonnes

Dimensions : longueur 100.3m (104m pour l’Exmouth) largeur 10.13m tirant d’eau 3.81m

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté dévellopant 36000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 35.5 nœuds (31.5 nœuds en charge) distance franchissable 6350 miles nautiques à 15 nœuds 1275 miles nautiques à 35.5 nœuds

Armement : quatre canons de 120mm (4.7 pouces) en affûts simples sous masque («A» «B» «X» et «Y»), le leader de flottille disposant d’un cinquième canon («Q») installé entre les deux cheminées, deux affûts quadruples de 12.7mm antiaériens, huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples et vingt grenades ASM.

L’Esk et l’Express utilisés comme mouilleurs de mines durant la guerre de Pologne avaient temporairement perdu leurs canons de 4.7 pouces «X» et «Y» au profit de soixante mines Mark XVI.

Quand le second conflit mondial éclate, les destroyers type E ont perdu leurs mitrailleuses de 12.7mm remplacés par huit canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Le projet de remplacer une plate-forme lance-torpilles par un affût quadruples Pom-Pom ou de 40mm Bofors n’est pas mené à bien de crainte de trop réduire leur puissance de feu antisurface.

Equipage : 145 officiers et marins

Destroyers type F

Carrière opérationnelle

Le HMS Faulknor

Le HMS Faulknor

-Le HMS Faulknor (H.62) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company à Scotsoun le 31 juillet 1933 lancé le 12 juin 1934 et mis en service le 24 mai 1935.

-Le HMS Fame (H.78) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness (contrat attribué à Parsons Marine Steam Turbine Company Wallsend,coque sous-traité au premier chantier cité) le 5 juin 1933 lancé le 28 juin 1934 et mis en service le 26 avril 1935.

-Le HMS Fearless (H.67) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 17 mars 1933 lancé le 12 mai 1934 et mis en service le 22 décembre 1934.

Le HMS Firedrake

Le HMS Firedrake

-Le HMS Firedrake (H.79) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness (contrat attribué à Parsons Marine Steam Turbine Company Wallsend,coque sous-traité au premier chantier cité) le 5 juillet 1933 lancé le 28 juin 1934 et mis en service le 30 mai 1935.

-Le HMS Foresight (H.68) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company le 21 juillet 1933 lancé le 29 juin 1934 et mis en service le 15 mai 1935.

-Le HMS Forester (H.74) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company sis à Cowes le 15 mai 1933 lancé le 28 juin 1934 et mis en service le 29 mars 1935.

-Le HMS Fortune (H.70) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 25 juillet 1933 lancé le 29 août 1934 et mis en service le 27 avril 1935.

Le HMS Foxhound

Le HMS Foxhound

-Le HMS Foxhound (H.69) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 21 août 1933 lancé le 12 octobre 1934 et mis en service le 6 juin 1935.

-Le HMS Fury (H.76) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 19 mai 1933 lancé le 10 septembre 1934 et mis en service le 18 mai 1935.

Formant la 8th Destroyer Flottilla, les neuf destroyers type F survivent à la guerre de Pologne et sont toujours en service en septembre 1948, étant intégrés à la Home Fleet avec Rosyth comme port d’attache.

Théoriquement en septembre 1948, Le Fearless et le Forester protègent l’Iron Duke, les Fame et Fortune assurent l’escorte du Royal Oak, les Firedrake et Foresight protègent le Centurion, le Fury et le Foxhound protègent à Faslane le porte-avions Hermes, le Faulknor (FL) assurant la protection de l’Illustrious avec un destroyer type E, l’Escapade.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, la situation opérationnelle de la 8ème flottille de destroyers est la suivante :

-Le Faulknor est immobilisé pour un grand carénage, sa remise en service n’était pas prévu avant le printemps mais avec le conflit, il est probable que les travaux vont être accélérés.

-Les Fearless et Forester sont à la mer avec le cuirassé HMS Iron Duke

-Les Fame et Fortune sont au mouillage à Scapa Flow en compagnie du cuirassé HMS Royal Oak

-Les Firedrake et Foresight sont au mouillage à Scapa Flow en compagnie de leur protégé, le cuirassé HMS Centurion

-Les Fury et Foxhound sont détachés à Faslane pour protéger le porte-avions lourd Hermes sont à quai le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1428 tonnes pleine charge 1970 tonnes

Dimensions : longueur 100.3m (104m pour le Faulknor) largeur 10.13m tirant d’eau 3.81m

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté dévellopant 36000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 35.5 nœuds (31.5 nœuds en charge) distance franchissable 6350 miles nautiques à 15 nœuds 1275 miles nautiques à 35.5 nœuds

Armement : quatre canons de 120mm (4.7 pouces) en affûts simples sous masque («A» «B» «X» et «Y»), le leader de flottille disposant d’un cinquième canon («Q») installé entre les deux cheminées, deux affûts quadruples de 12.7mm antiaériens, huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples et vingt grenades ASM.

Quand le second conflit mondial éclate, les destroyers type F ont perdu leurs mitrailleuses de 12.7mm remplacés par huit canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Le projet de remplacer une plate-forme lance-torpilles par un affût quadruples Pom-Pom ou de 40mm Bofors n’est pas mené à bien de crainte de trop réduire leur puissance de feu antisurface.

Equipage : 145 officiers et marins

Destroyers classe G

Avant-propos

Dans le cadre des 1933 Naval Estimates (programme naval de 1933), une nouvelle flottille de destroyers est commandée, le type G avec comme d’habitude huit destroyers et un leader de flottille portant un cinquième canon.

Ils sont similaires aux type F mais un appareil propulsif plus compact permet une légère réduction des dimensions. Les canons de 4.7 pouces qui peuvent pointer à 40° en site positif sont plus efficaces pour la lutte contre-avions. Le Glowworm marque l’introduction d’une plate-forme lance-torpilles quintuple mais ses sister-ships vont conserver les affûts quadruples.

Ce modèle à connu un vrai succès à l’exportation, sept navires formant la classe Buenos Aires ont été vendus à la marine argentine alors que quatre ont été construits en Grèce avec un armement d’origine allemande.

Carrière opérationnelle

Le HMS Grenville

Le HMS Grenville

-Le HMS Grenville (H03) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 29 septembre 1934 lancé le 15 août 1935 et mis en service le 1er juillet 1936.

-Le HMS Gallant (H.59) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 15 septembre 1934 lancé le 26 septembre 1935 et mis en service le 23 février 1936.

-Le HMS Garland (H37) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company le 22 août 1934 lancé le 24 octobre 1935 et mis en service le 3 mars 1936.
-Le HMS Gipsy (H63) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield de Govan le 4 septembre 1934 lancé le 7 novembre 1935 et mis en service le 22 février 1936. Il est coulé par une mine au large d’Harwich le 21 novembre 1939.

Le HMS Glowworm

Le HMS Glowworm

-Le HMS Glowworm (H92) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company sis à Woolston le 15 août 1934 lancé le 22 juillet 1935 et mis en service le 22 janvier 1936.

-Le HMS Grafton (H89) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company sis à Woolston le 30 août 1934 lancé le 18 septembre 1935 et mis en service le 20 mars 1936.

-Le HMS Grenade (H86) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 3 octobre 1934 lancé le 12 novembre 1935 et mis en service le 28 mars 1936.

-Le HMS Greyhound (H05) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 20 septembre 1934 lancé le 15 août 1935 et mis en service le 1er février 1936.

Le HMS Griffin

Le HMS Griffin

-Le HMS Griffin (H31) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 20 septembre 1934 lancé le 15 août 1935 et mis een service le 6 mars 1936.

En septembre 1939, les type G forment la 1st Destroyer Flottilla stationnée à Harwich pour des missions d’escorte de convois. Durant le conflit, le Gipsy est coulé par une mine, réduisant la flottille à seulement huit navires.

Cette flottille est transférée en juin 1944 en Méditeranée pour participer à l’escorte des cuirassés et des porte-avions, la flottille étant stationnée à Alexandrie moins les Gallant et Garland déployés à Malte pour couvrir l’Ark Royal.

En septembre 1948, les destroyers type G assuraient les missions suivantes :

-Gallant et Garland détachés à Malte pour protéger le porte-avions Ark Royal

-Glowworm et Greyhound assurant la protection du cuirassé Nelson mais le 5 septembre, le premier nommé est immobilisé pour carénage

-Le Grafton qui assure avec le Dainty la protection du Rodney était immobilisé pour un carénage.

-Les Grenade et Griffin qui protègent des torpilleurs, des sous-marins et des avions le HMS Prince of Wales sont tous les deux opérationnels.

-Le Grenville qui assure avec l’Icarus la protection du Duke of York était lui aussi disponible quand les premières bombes tombent sur la Norvège et le Danemark.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1370 tonnes (Grenville 1488 tonnes) pleine charge 1913 tonnes (Grenville 2085 tonnes)

Dimensions : longueur 98.5m (Grenville 100m) largeur 10.1m (Grenville 10.5m) tirant d’eau 3.8m (3.89m)

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté dévellopant 34000ch (38000ch pour le Grenville qui dispose de chaudières Yarrow) et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5530 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : quatre canons de 120mm (4.7 pouces) en affût simples sous masque (deux avant et deux arrières), le chef de flottille, le HMS Grenville disposant d’un cinquième canon entre les deux cheminées. Deux affûts quadruples de 12.7mm ultérieurement remplacés par huit canons de 20mm Oerlikon, deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm et vingt grenades ASM avec un grenadeur axial et deux projecteurs.

Equipage : 137 officiers et marins (146 en temps de guerre) 175 officiers et marins pour le Grenville.

Grande-Bretagne (37) croiseurs légers (6)

Croiseurs légers classe Crown Colony

Avant-propos

Le traité de Washington était valable jusqu’au 31 décembre 1936 mais pouvait être reconduit automatiquement si aucun pays ne le dénonçait. Le Japon et la France le dénoncent fin 1934 et entament sérieusement leur réarmement, le premier se sentant suffisamment fort pour se lancer dans un réarmement destiné à contester aux Etats-Unis le contrôle du Pacifique, le second pour tenter de créer une marine pouvant combattre à la fois les allemands et les italiens.

Le 18 juin 1935 est signé l’accord naval anglo-allemand (Anglo-German Naval Agreement/Deutsch-britisches Flottenabkomen) qui officialisait la politique de réarmement naval et annulait de facto les clauses navales du traité de Versailles.

Selon ce traité, la Kriegsmarine pouvait aligner un tonnage correspondant à 35% du tonnage de la Royal Navy et 45% pour les sous marins ce qui signifie que les allemands pouvaient construire 183750 tonnes de cuirassés ou assimilés, de 51380 tonnes de croiseurs lourds, de 67720 tonnes de croiseurs légers, de 47250 tonnes de porte-avions, 52500 tonnes de destroyers et de 18445 tonnes de sous marins.

Les français sont ulcérés par cet accord d’autant que Londres n’à pas consulté son allié français. La seconde conférence navale de Londres s’ouvre le 9 décembre 1935 et aboutit au second traité naval de Londres signé le 25 mars 1936 et entrant en vigueur le 22 août 1937, l’Italie y adhéra le 16 novembre 1938.

Parmi les dispositions de ce traité, le déplacement des croiseurs est limité à 8000 tonnes et il est interdit jusqu’au 1er janvier 1943 de construire des croiseurs d’un calibre supérieur à 155mm. Une clause de sauvegarde permettant de revoir ces limites au cas où la sécurité des signataires serait affectée.

Cela obligea les britanniques pour la classe de croiseurs conventionnels succédant aux Town de revoir leurs plans. Globalement, les nouveaux croiseurs sont des dérivés à la baisse des Town avec néanmoins un schéma de protection revu avec une ceinture blindée plus longue mais aussi plus fine, un ravitaillement en munitions pour les canons de 102mm améliorés.

Onze croiseurs allaient au final être construits, tous portant le nom de territoires ayant le statut de colonies royales (Crown Colony) différent des Dominions, des protectorats ou encore des colonies à charte.

Deux sous-classes peuvent être identifiées : le type Fiji qui regroupe les huit premiers croiseurs et le type Ceylon qui regroupe les trois derniers croiseurs construits selon un design modifié avec seulement trois tourelles triples de 152mm pour permettre le renforcement de la DCA et améliorer la stabilité.

Carrière opérationnelle

Le HMS Bermuda

Le HMS Bermuda

-Le HMS Bermuda est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 30 novembre 1939 lancé le 11 septembre 1941 et complété le 21 octobre 1942.

Il est affecté à la Home Fleet au sein du 7th Cruiser Squadron où il sera rejoint ultérieurement par ses sister-ship Gambia et Kenya. Ces trois croiseurs sont stationnés à Rosyth.

Le 14 septembre 1944, il est endommagé dans une collision avec son sister-ship Kenya au cours d’un exercice d’évolution. Les deux navires sont assez sérieusement endommagés et les travaux de remise en état vont durer plus de six mois.

En septembre 1948, le Bermuda est immobilisé pour carénage, les travaux étaient prévus pour s’achever le 17 octobre mais avec le conflit, il est probable qu’ils seront accélérés.

Le HMS Fiji

Le HMS Fiji

-Le HMS Fiji est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 30 mars 1938 lancé le 31 mai 1939 et admis au service actif le 17 juillet 1940.
Il est d’abord affecté hors-rang au sein de la Home Fleet puis à la mise en service du Jamaica (septembre 1942), il forme le 14th Cruiser Squadron en sa compagnie, division stationnée à Aden au sein de l’India Station pour couvrir l’Océan Indien contre les raiders allemands.
En septembre 1948, il va entamer une série de patrouilles pour protéger le trafic commercial dans la région.

Le HMS Kenya

Le HMS Kenya

-Le HMS Kenya est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons de Glasgow le 18 juin 1938 lancé le 18 août 1939 et admis au service actif le 27 septembre 1940.

Affecté à la Home Fleet, il forme le 7th Cruiser Squadron en compagnie de ses sister-ships Gambia et Bermuda. Le 14 septembre 1944, il est sérieusement endommagé par une collision avec ce dernier, nécessitant huit mois de travaux.
Quatre ans plus tard, le croiseur était pleinement opérationnel, attendant à Rosyth la suite des événements.

Le HMS Mauritius

Le HMS Mauritius

-Le HMS Mauritius est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Newcastle-upon-Tyne le 31 mars 1938 lancé le 19 juillet 1939 et admis au service actif le 4 janvier 1940.
Affecté d’abord à la Home Fleet, il est ensuite redéployé en Extrême-Orient, étant stationné à Hong Kong au sein du China Squadron, formant le 15th Cruiser Squadron avec son sister-ship Ceylon.
En septembre 1948, le Mauritius est opérationnel. Il appareille dès le 6 septembre pour protéger la colonie britannique d’un éventuel raid japonais.

Le HMS Nigeria

Le HMS Nigeria

-Le HMS Nigeria est mis sur cale aux chantiers Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 8 février 1938 lancé le 18 juillet 1939 et mis en service le 30 septembre 1940.

A sa mise en service, il est affecté à la Home Fleet, au sein du 12th Cruiser Squadron retrouvant son sister-ship Trinidad à Chatham, son port d’attache.

Huit ans après sa mise en service, en septembre 1948, le croiseur léger est amarré dans sa base de Chatham. Mis en alerte, il se prépare à toute éventualité.

Le HMS Trinidad

Le HMS Trinidad

-Le HMS Trinidad est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 21 avril 1938 lancé le 21 mars 1940 et admis au service actif le 14 octobre 1941.

Affecté au 12th Cruiser Squadron, il est immobilisé pour carénage quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung.

HMS Gambia

HMS Gambia

-Le HMS Gambia est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Newcastle-upon-Tyne le 24 juillet 1939 lancé le 30 novembre 1940 et admis au service actif le 21 février 1942.

Affecté au 7th Cruiser Squadron en compagnie de ses sister-ship Kenya et Bermuda, le croiseur était opérationnel et prêt à toute éventualité.

Le HMS Jamaïca

Le HMS Jamaïca

-Le HMS Jamaica est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Barrow-in-Furness le 28 avril 1939 lancé le 16 novembre 1940 et admis au service actif le 9 septembre 1942.

Il forme le 14th Cruiser Squadron stationné à l’India Station avec Aden pour port d’attache, cette division étant composée également du HMS Fiji.

En septembre 1948, il est en entretien à flot et ne peut donc appareiller immédiatement pour protéger le trafic commercial dans la région.

Le HMS Ceylon

Le HMS Ceylon

-Le HMS Ceylon est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen de Govan près de Glasgow le 27 avril 1939 lancé le 30 juillet 1942 et admis au service actif le 13 juillet 1943.

Il est affecté en Extrême-Orient avec le HMS Mauritius formant le 15th Cruiser Squadron, division stationnée à Hong Kong.

En septembre 1948, le croiseur est opérationnel prêt à défendre la colonie britannique.

Le HMS Uganda

Le HMS Uganda

-Le HMS Uganda est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 20 juillet 1939 lancé le 7 août 1941 et admis au service actif le 3 janvier 1943.

Dès sa mise en service, il rallie la Méditerranée, formant le 13th Cruiser Squadron stationné à Alexandrie, cette division étant également formée par le HMS Newfoundland.

En septembre 1948, le croiseur est disponible pour toute mission en Méditerranée orientale.

Le HMS Newfoundland accompagnant un porte-avions

Le HMS Newfoundland accompagnant un porte-avions

-Le HMS Newfoundland est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Newcastle-upon-Tyne le 9 novembre 1939 lancé le 19 décembre 1941 et admis au service actif le 31 décembre 1942.
Dès sa mise en service, il rallie la Méditerranée où il va former avec son sister-ship Uganda le 13th Cruiser Squadron, les deux navires étant disponibles en septembre 1948 pour contrer les actions hostiles de l’Italie.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard environ 8000 tonnes pleine charge 10725 tonnes (10840 tonnes pour les Ceylan Newfoundland et Uganda)

Dimensions : longueur hors tout 169.32m largeur 19m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 72500ch (80000ch pour les Ceylan Newfoundland et Uganda) et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 31.5 noeuds (32 noeuds pour le Ceylan, le Newfoundland et l’Uganda) distance franchissable : 10100 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture de 3.25 inch (82.6mm) au niveau des machines et de 3.5inch (89mm) au niveau des soutes à munitions ponts blindés 2inch (51mm) tourelles 1 ou 2 inch (25 à 51mm) bulkheads 1.5 à 2 inch (38 à 51mm)

Electronique : Les croiseurs légers type Crown Colony disposent d’un radar de veille aérienne type 279, d’un radar de veille combinée type 290, d’un radar d’acquisition de cibles type 273, d’un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère et d’un radar de conduite de tir type 284 pour l’artillerie principale.
Armement :

Sous-groupe Fiji : armement d’origine : 12 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en quatre tourelles triples XXIII (deux avant et deux arrières), 8 canons de 102mm QF Mark XVI en quatre affûts doubles HA Mark XIX installés latéralement deux par deux derrière la cheminée n°2, 8 canons de 2 livres Mark VIII en deux affûts quadruples Mark VII et Deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm

Sous-groupe Ceylon : armement d’origine : 9 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en trois tourelles triples XXIII (deux avant et une arrière en position «A» «B» et «Y»), 8 canons de 102mm QF Mark XVI en quatre affûts doubles, 12 canons de 2 livres Mark VIII en trois affûts quadruples Mark VII et Deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm

Modifications :

Si il faut attendre le conflit pour voir le débarquement de la tourelle X des Crown Colony possédant quatre tourelles, en septembre 1948, la DCA légère est composée désormais de deux affûts quadruples Pom-Pom ou de huit canons de 40mm Bofors en affûts doubles ainsi que de seize canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Aviation : une catapulte axiale entre les deux cheminées et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 730 officiers et marins

Croiseurs légers classe Minotaur

Avant-Propos

Avant le second conflit mondial, la Royal Navy à toujours été corsetée par des budgets limités par les moyens financiers, la politique d’apeasement qui donna raison (temporairement) à Winston Churchill (“Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre vous avez choisit le déshonneur et vous aurez la guerre”) et la répugnance à construire des navires trop gros disponibles en trop petit nombre par rapport aux besoins estimés.

L’exemple des Town _les plus puissants croiseurs légers d’Europe avec leurs douze canons de 152mm en quatre tourelles triples_ est parlant. Succédant aux Arethusa et leurs six canons de 152mm en trois tourelles doubles, ils furent une réponse à la menace extérieure posée par les Mogami japonais. Ironie de l’histoire, les Town étaient tous déployés au sein de la Home Fleet où ils avaient bien peu de change d’affronter les Mogami Mikuma Suzuya et Kumano.

A la suite des dix croiseurs légers les britanniques construisent onze croiseurs légers de classe Crown Colony, des navires armés de douze (ou neuf pour le Ceylon Newfoundland Uganda) canons sur une coque plus courte que les Town.

Les architectes navals britanniques se rendirent compte qu’ils avaient atteint les limites, les huit premiers navires de classe “colonie royale” avaient la plus petite coque pouvant recevoir douze canons de six pouces.

Résultat les trois derniers n’embarquèrent que neuf canons de 152mm et les autres (à part ceux qui ne furent pas coulés dans les premiers mois de la guerre) perdirent la tourelle X et leurs installations d’hydraviation pour recevoir une DCA supplémentaire et améliorer leur stabilité.

L’expansion de la flotte de croiseurs légers continue avec la commande en septembre 1943 de huit croiseurs légers de classe Minotaur.

Ils marquent un retour à la coque des Town soit 183.50m (en réalité une coque dont la longueur est situé à mi-chemin entre les huit premiers Town et les deux derniers) avec seulement trois tourelles triples mais douze canons de 102mm en six affûts doubles sont embarqués. La DCA légère est fournie et après une hésitation, une catapulte est embarquée, l’hydravion étant jugé irremplaçable en dépit des difficultés de récupération et de la présence de radars.

En dépit d’une commande passée cinq ans plus tôt, seulement quatre navires sont en service en septembre 1948, les quatre derniers étant en achèvement à flot avec une mise en service prévue pour le courant de 1949.

Carrière opérationnelle

Le HMS Minotaur

Le HMS Minotaur

-Le HMS Minotaur est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 4 mai 1944 lancé le 13 décembre 1945 et mis en service le 14 juillet 1947.

Il est affecté à la Home Fleet, hors rang en attendant la mise en service de trois sister-ship. A la mise en service du Swiftsure (septembre 1947), il intègre le 16th Cruiser Squadron dont les quatre navires sont stationnés à Faslane sur la côte occidentale de l’Ecosse.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Minotaur venait en compagnie de quatre destroyers type M (10th Destroyer Flottilla) de prendre en charge au large de l’Irlande un convoi de quatre cargos et deux paquebots transportant en europe deux divisions canadiennes, la 1st et la 2nd Canadian Division, la première devant être déployée en France au sein du BEF et la seconde devant être engagée en Norvège ce qui sera uniquement le cas pour une partie des forces qui formeront une division de marche destiné à freiner la conquête allemande et couvrir l’évacuation du corps expéditionnaire allié.

Le HMS Swiftsure

Le HMS Swiftsure

-Le HMS Swiftsure est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 2 juin 1944 lancé le 18 décembre 1945 et mis en service le 12 septembre 1947.

Sa mise en service permet l’activation du 16th Cruiser Squadron (16th CS) et un an plus tard quand les allemands envahissent la Norvège, le Swiftsure était à quai à Faslane. Il est mis en alerte, embarquant vivres, munitions et vêtements chauds, confirmant pour les marins que la guerre ne tarderai pas à éclater.

Le HMS Superb

Le HMS Superb

-Le HMS Superb est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 14 septembre 1944 lancé le 12 mars 1946 et mis en service le 8 janvier 1948.

Basé à Faslane au sein du 16th CS, le Superb était en mer pour entrainement quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung. L’entrainement se poursuit même si l’ambiance à bord est plus lourde.
-Le HMS Vigilant est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 12 octobre 1944 lancé le 4 mai 1946 et mis en service le 12 avril 1948.

Affecté au 16th Cruiser Squadron (16th CS), il était à quai le 5 septembre 1948 et comme l’ensemble de la Home Fleet, il est mis en alerte, prêt à appareiller dans un bref delai.

-Le HMS Bellerophon est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 janvier 1946 et lancé le 8 novembre 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, le croiseur léger est en achèvement à flot. Sa mise en service est prévue pour mars 1949.

-Le HMS Eagle est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 17 mars 1946 sous le nom de Mars. Rebaptisé Eagle le 7 septembre 1946, il est lancé le 14 octobre 1947 et en achèvement à flot quand le second conflit mondial éclate, sa mise en service en service étant prévue pour juin 1949.

-Le HMS Defence est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 8 juillet 1946 lancé le 14 janvier 1948. En achèvementà flot, sa mise en service n’est pas prévue avant l’automne 1949 même si le conflit pourrait accélérer les choses.

-Le HMS Tiger est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 4 novembre 1946 lancé le 4 mai 1948. Sa mise en service n’est pas prévue avant l’automne 1949

L’affectation des quatre derniers Minotaur n’est pas décidée mais avec le déclenchement de la guerre en Europe, il est probable que la Home Fleet sera prioritaire.

Caractéristiques Techniques

Classe Swiftsure
Déplacement : standard environ 8900 tonnes pleine charge 11125 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 183.50m largeur 19.80m tirant d’eau 5.083m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 85000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable : 10500 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture de 3.25 inch (82.6mm) au niveau des machines et de 3.5inch (89mm) au niveau des soutes à munitions ponts blindés 2inch (51mm) tourelles 1 ou 2 inch (25 à 51mm) bulkheads 1.5 à 2 inch (38 à 51mm)

Electronique : Les croiseurs légers type Minotaur disposent d’un radar de veille aérienne type 279, d’un radar de veille combinée type 290, d’un radar d’acquisition de cibles type 273, d’un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère et d’un radar de conduite de tir type 284 pour l’artillerie principale.

Armement : 9 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en trois tourelles triples XXIII* (deux avant et une arrière en position «A» «B» et «Y»), 12 canons de 102mm QF Mark XVI en six affûts doubles installés latéralement, 16 canons de 40mm Bofors (deux affûts quadruples et huit affûts doubles) et 24 canons de 20mm Oerlikon en douze affûts doubles, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte axiale entre les deux cheminées et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 730 officiers et marins