Italie (72) Regio Esercito (22)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (5) : artillerie antiaérienne

Avant-propos

Dès qu’une arme moderne apparaît, une riposte apparaît également. Face à la menace aérienne, les différentes armées de terre cherchèrent des parades. Comme les premiers avions étaient uniquement destinés à l’observation, la première parade était le camouflage pour disparaître aux yeux des avions.

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Italie (50) OdB et Programme de guerre (2)

Programme de guerre

Avant-propos

Quand l’Italie entre en guerre en octobre 1948 la situation de la Regia Marina est en apparence plus favorable qu’en septembre 1939.

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Italie (40) Navires légers (2)

Avisos rapides classe Diana

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Carrière opérationnelle

Au début des années quarante, la marine italienne passe commande aux Cantieri Navali del Quarnaro (CNQ) de Fiume d’un aviso rapide baptisé Diana. Ce navire est mis en service au printemps 1941.

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Etats Unis (116) Armée de Terre (6)

Armement de l’infanterie (4) grenades, mines, lance-roquettes et mortiers

Grenades et mines

-Grenade défensive à fragmentation Mk II avec soit 21g de poudre à canon ou 57g de TNT remplacée au cours du conflit par un modèle amélioré, la M-26

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Etats Unis (70) Navires de soutien (5)

Transports de Munitions (AE)

Les Ammunition Ships (AE Auxiliary Explosive) sont apparus dans l’US Navy à la fin du premier conflit mondial mais leur mise en service se fait après l’armistice.

Si les pétroliers ont été rapidement adaptés au ravitaillement à la mer (en flèche et en couple), les ravitailleurs de charges solides, de munitions, de vivres et de pièces détachées ne le sont pas et le ravitaillement ne peut se faire qu’au mouillage.

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24-Armée de l’air (29)

L-Les équipements associés (1) : les pièces antiaériennes

Préambule

«Une marine sans ailes _c’est à dire sans bases_ appartient au passé». Cette phrase du théoricien naval américain Alfred Mahan peut très bien s’appliquer à l’armée de l’air qui à besoin d’installations bien aménagées pour mettre en oeuvre ses chasseurs, ses bombardiers et ses avions de reconnaissance même si en temps de guerre, la mise en oeuvre de terrains de dispersion oblige l’armée de l’air à en rabattre beaucoup sur la qualité.

Ces terrains doivent être protégés contre les raids aériens ennemis surtout que depuis la guerre de Pologne, l’armée de l’air à pu voir le processus opérationnel de la Luftwafe à savoir des raids aériens sur les aérodromes ennemis pour détruire le maximum d’avions au sol.

D’où la nécessite d’une DCA puissante pour rendre coûteux l’attaque des terrains par les bombardiers horizontaux et les bombardiers en piqué.

Cette DCA est intégrée au sein même du groupe de chasse, de bombardement et de reconnaissance avec une compagnie extérieure chargée de la défense du périmètre aussi bien contre les menaces terrestres que contre les menaces aériennes et une compagnie intérieure chargée de la défense des plots logistiques, de la tour de contrôle, des zones de stationnement des avions.

Quand plusieurs groupes partagent un même terrain, la DCA des différents groupes forme un groupement de marche sous l’autorité de l’officier spécialiste le plus ancien dans le grade le plus élevé. Quand un Groupe quitte le terrain, il récupère ses unités de DCA.

En ce qui concerne les unités de transport, on ne trouve qu’une compagnie et certaines unités déployées dans les colonies disposent de moins de pièces en raison d’une menace aérienne plus faible qu’en Europe ou en Afrique du Nord.

L’armée de l’air à aussi sous son contrôle la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) chargée de couvrir le territoire d’une toile infrachissable de canons antiaériens. Ca c’est dans la théorie, dans la pratique, les mailles sont nettement plus lâches, les batteries antiaériennes fixes et mobiles étant concentrées autour des sites stratégiques : grandes villes, industries stratégiques, ports majeurs…… .

Elle est organisée en Zones de Défense Antiaérienne dont le tracé est calqué sur celui des ZAM. Au niveau de chaque province, un district de défense antiaérienne regroupe les moyens avec des batteries fixes et mobiles.

En effet les ZDA ne sont que des organismes de commandement et de soutien, les moyens feu et de détection (projecteurs, radars, postes de guêts) et de défense passive (ballons) sont du ressort du DDA ou District de Défense Antiaérienne qui correspond à une des régions militaires de la ZDA.

Les DDA portent comme numéro celui de leur ZDA puis en fonction d’un ordre arbitraire le chiffre 1 et suivants.
Les 1ère, 2ème et 6ème ZDA disposent de plus de moyens en raison de menaces potentielles plus grandes que les 3ème, 4ème et 5ème ZDA (NdA plus de détails dans la partie P).

Pour ce qui est de l’Afrique du Nord et du Levant, il n’y à pas d’équivalent de DAT, la seule défense antiaérienne étant celle chargée de défendre les bases aériennes de l’armée de l’air en dépit de plusieurs projets d’unités coloniales de défense antiaérienne notamment pour l’Afrique du Nord, le Levant et l’Indochine plus menacées que l’AOF, les Antilles ou l’AEF.

Il faudra attendre le déclenchement du conflit pour que de véritables mesures soit prises notamment les premiers bombardements italiens sur la Tunisie et l’Algérie ainsi que des vols de reconnaissance japonais sur le nord de l’Indochine.

En ce qui concerne l’équipement, les unités de DCA partagent les mêmes pièces légères (canons de 25mm, de 37mm et de 40mm, mitrailleuses de 13.2 et de 20mm) mais les pièces lourdes sont du ressort de la DAT avec des canons de 75 et de 90mm, des projets de canons antiaériens d’un calibre plus élévé ayant été étudiés avant guerre mais non réalisés.

Mitrailleuses antiaériennes

Bien que rapidement dépassées en terme de portée, les mitrailleuses étaient toujours considérées comme des armes antiaériennes potentielles en septembre 1948. Leur importance avait décrue et l’époque où l’on pouvait imaginer un dispositif antiaérien entièrement composé de mitrailleuses (c’est-à-dire pour moi une armé d’un calibre égal ou inférieur à 20mm) appartenait au passé et désormais elles servaient à la défense rapprochée des pièces en cas d’attaques des batteries lourdes (75 et 90mm).

Dans cette catégorie, l’armée de l’air disposait d’une mitrailleuse de 13.2mm, la Hotchkiss modèle 1929 et une mitrailleuse de 20mm de la firme Oerlikon.

La première arme fût conçue comme mitrailleuse d’infanterie mais l’infanterie la refusa en raison d’une cartouche trop lourde vue comme une menace sur les troupes au sol lors de sa retombée au sol. Elle fût néanmoins fabriquée en série comme nous l’avons vu pour équiper certains casemates du Rhin ainsi que des véhicules légers. Elle fut également commandée par la DAT (Défense Antiaérienne du Territoire) qui dépendait à l’époque de l’armée de terre.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur. Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Quand à la DAT, elle disposait de 360 de ces armes réparties entre les différentes batteries à raison de six à neuf armes par batteries de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

Caractéristiques Techniques de la Hotchkiss de 13.2mm

Calibre : 13.2mm Longueur du canon 1.67m Poids (non chargé) 37.5kg Portée : 2500m en tir horizontal 1600m en tir vertical Cadence de tir 450 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 coups pour le modèle 1929, alimentation par bandes de 150 coups pour les mitrailleuses sur véhicule blindé

La seconde mitrailleuse de la DAT est la mitrailleuse de 20mm Oerlikon modèle 1939, une arme acquise en raison des retards du programme de mitrailleuse antiaérienne et antichar de 9mm MAC 37, un programme qui fût finalement abandonné avant toute production en série.

La France passa commande en décembre 1939 de 1253 mitrailleuses antiaériennes de 20mm livrées entre janvier 1940 et septembre 1941 à la Défense Aérienne du Territoire, l’armée de terre ayant changé d’idée sur l’équipement de ces unités. Sur les 1253 armes commandées, seules 900 furent mises en ligne, les autres étant stockées.

Ces armes complétèrent l’équipement des batteries de 40mm équipées de Bofors et servirent également à la défense rapprochée des pièces lourdes de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

Caractéristiques Techniques de la mitrailleuse antiaérienne de 20mm Oerlikon modèle 1939

Calibre : 20mm Longueur hors tout : 2.21m Poids de l’arme : 300kg Pointage en site : -10° à +75° Pointage en azimut : 360° Alimentation : boitiers-chargeurs de 20 cartouches Cadence de tir pratique : 280 coups/minute

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1940

Canon de 25mm antiaérien

Canon de 25mm antiaérien

Dès le milieu des années trente, l’armée de l’air s’inquieta de la défense de ses terrains et chercha une pièce moderne et performante pour empêcher les bombardiers ennemis de ravager ses terrains et de l’empêcher de mener à bien ses missions.

Elle sélectionna ainsi une pièce de 25mm fabriquée par la maison Hotchkiss (qui produisait également un canon antichar de même calibre mais tirant des projectiles différents) de Levallois en banlieue parisienne pour équier ses unités de DCA mais également à terme la DAT.

Bien qu’ayant choisit cette pièce en dernière, l’armée de terre (qui dans un premier temps avait fait confiance à un canon de 37mm de la firme Schneider) fût servie avant même l’armée de l’air qui du se battre également avec la marine pour obtenir suffisamment de pièces.

Les canons de 25mm utilisés par l’armée de l’air étaient regroupés en compagnies extérieures et intérieures intégrées aux Groupes qu’ils soient de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

Les soixante-deux groupes de chasseurs déployés en Métropole et en Afrique du Nord disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 2976 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployée en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de quatre canons de 37mm soit un total de trente-deux canons par groupe et un total général de 256 pièces.

Les seize Escadrilles Régionales de Chasse et les quatre escadrilles coloniales indépendantes
disposent d’une section de huit canons de 25mm soit un total de 160 pièces.

Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 4512 pièces.

Les trois escadrilles indépendantes de bombardement disposent d’une section de six pièces de 25mm soit un total de dix-huit canons.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de six canons de 37mm soit un total de trente-six canons par groupe et un total général de 2232 canons.

Les neuf GCRO disposent d’une compagnie de seize canons de 25mm soit un total de 144 canons.

Les quatre GTM et les treize GTL disposent d’une compagnie de douze canons de 25mm soit un total de 204 canons.

Au total l’armée de l’air dispose de 10502 canons de 25mm en service au sein de ces groupes de combat et de soutien. Ces canons sont tractés à l’origine mais plus les années passent et pour rendre le train du groupe plus mobile, ces canons sont montés dans des affûts doubles sur plateau.

Quand à la DAT, elle dispose de 24 batteries de douze canons de 25mm soit un total de 288 pièces.

Caractéristiques Techniques du canon Hotchkiss modèle 1940

Calibre : 25mm Longueur du canon : 1.50m Poids en batterie : 850kg Poids du projectile : 0.290kg

Portée maximale théorique 7500m (pratique : 3000m) Cadence de tir : 350 coups/minute Alimentation : boitiers-chargeurs de quinze coups.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Comme nous l’avons vu plus haut, le canon de 25mm proposé par la firme Hotchkiss avait été rejeté par l’armée de terre au profit d’un canon de 37mm proposé par la firme Schneider. Comme nombre de projets d’avant la guerre de Pologne, le dévellopement prit énormément de retard et n’était pas encore en service en septembre 1939.

En dépit des difficultés, le dévellopement du canon fût mené à bien, canon officiellement adopté en mars 1941 sous le nom de canon CA modèle 1941.

Comme pour son petit frère Hotchkiss, le canon de la firme Schneider fût sélectionné par l’armée de l’air pour la défense de ses terrains et par la marine nationale qui lassée d’attendre l’ACAD modèle 1935 décida de presser les choses en adoptant un canon complémentaire qui avait l’avantage d’être disponible rapidement et pouvant être embarqué sur les navires en affûts simples, doubles ou quadruples.

L’armée de l’air qui fût servit après l’armée de terre utilisa son canon aussi bien au sein des compagnies intérieures et extérieures des groupes de combat mais également au sein de la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT).

Il était utilisé en affûts tractés ou portés voir pour certaines batteries de la DAT en batteries fixes pour protéger les sites stratégiques.

Les soixante-deux groupes de chasse disposent de deux compagnies antiaériennes qui alignent un total de seize canons de 37mm soit un total de 992 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployé en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies avec un total de huit canons de 37mm soit un total de 64 pièces.
Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies totalisant seize canons de 37mm soit un total de 1504 pièces.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies totalisant douze canons de 37mm soit un total de 744 pièces.

La Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) dispose de 24 batteries de douze pièces soit un total de 288 pièces.

L’armée de l’air dispose au total de 3304 pièces pour les compagnies pour les groupes et de 288 pièces pour la DAT soit un total de 3592 canons en affûts simples ou doubles.

Caractéristiques Techniques du Schneider modèle 1941

Calibre : 37mm Longueur du canon : 2.220m Poids en batterie 1340kg Portée maximale théorique 6800m (pratique 3000m) Cadence de tir théorique : 150 coups/minute Pointage : en azimut sur 360° et en site de -10° à +90° Alimentation : lame-chargeurs de 25 cartouches

Canon de 40mm Bofors CA modèle 1938 et 1940

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

En 1938, manquant de matériel antiaérien, la France passe commande de 21 canons Bofors de 40mm adoptés sous le nom de matériels de 40 CA modèle 1938. Avec quatre canons récupérés auprès de l’armée républicaine espagnole, cinq batteries de cinq pièces furent mises sur pied, l’activation d’une sixième batteries réduisant le parc à quatre pièces par batteries sauf une équipée de cinq canons.

La livraison d’autres canons fabriqués en France et baptisés matériels de 40 CA modèle 1940 permis au total de mettre sur pied huit batteries de six pièces soit un total de 48 canons en ligne et de 36 en réserve.

Ces batteries affectées à la Défense Antiérienne du Territoire (DAT) pour six d’entre-elles à Paris, un sur le port des pétroles à Rouen et un pour la région du Creusot.

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948 et leur action est renforcée par les mitrailleuses de 20mm modèle 1939 fournis par Oerlikon.

Caractéristiques Techniques du canon de 40mm Bofors

Calibre : 40mm Poids total : 1981kg Poids de l’affût : 522kg Longueur du projectile : 21.9cm Elevation en site : -5° à +90° (55° par seconde) En azimut : 360° (50° par seconde) Cadence de tir : 120 coups/minute Portée maximale : 7160m

22-Armée de terre : armement et matériel (34)

Char lourd modèle 1944L

Le monstrueux ARL-44 à canon de 90mm, la future terreur des chars allemands

Le monstrueux ARL-44 à canon de 90mm, la future terreur des chars allemands

Changement d’optique

Après des années d’hésitation, la production du B1bis avec atteint son rythme de croisière au printemps 1940 avec la sortie de trente à quarante chars par mois, une vraie prouesse quand on connait d’où est parti ce programme qui n’atteignit jamais les 1000 chars envisagés par le général Estienne.

Après le B1bis, avait été produit le B1ter, une version améliorée et plus simple à construire du précédent dont la conception en avait fait une véritable Rolls-Royce technologique, un petit bijou de technicité mais qui se payait par une construction et une maintenance difficile.

Il était ensuite prévu un char dérivé du B1ter baptisé B-40 mais ce char sorti sous la forme d’un prototype ne fût jamais produit en série en raison d’un changement de priorité au sein de l’arme des chars d’infanterie.

En effet après une gestation houleuse, les Divisions Cuirassées avaient fait leur trou et s’imposaient comme l’arme de la percée, de la manoeuvre décisive.

Avec ses quatre bataillons et ses 158 chars (90 légers et 68 lourds), elle présentait un instrument quantitativement inférieur au Panzerdivisionen (qui disposaient de plus de 200 chars) mais qualitativement sans équivalent, le B1bis restant hors de portée des allemands jusqu’à l’apparition du Tigre.

Paradoxalement c’est là où le bas blessait. Le B1bis était un excellent char mais connaissait un certain nombre de défauts notamment une autonomie limitée, une mécanique difficile à entretenir et nécessitant des équipages très entrainés et un armement dual plus adapté à l’appui de l’infanterie qu’à la lutte antichar en dépit de la présence d’un canon de 47mm.

L’obusier de 75mm était une arme puissante mais fait pour détruire les casemates et écraser l’infanterie adverse et non pour détruire des chars (canon court donc faible vitesse initiale, positionnement inadapté, pas d’obus perforants) alors que le canon de 47mm encore très efficace n’allait pas tarder à avoir du mal à percer le blindage des chars ennemis.

Il fallait donc envisager déjà le remplacement au sein des divisions cuirassés du B1bis par un char plus adapté à la manoeuvre, à la percée. Sans être forcément rapide, il doit avoir une autonomie importante, un bon blindage, un canon puissant et pouvoir être facile d’utilisation et de construction.

En septembre 1941, un premier appel à projet est lancé pour un char lourd de combat destiné à succéder au B1bis. Les premières spécifications sont prudentes avec pour base le B1ter en terme notamment de protection et de mobilité tout en réclamant un armement plus puissant et clairement orienté antichar.

Les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM), l’Atelier de construction de Rueil (ARL), Schneider et Renault proposèrent leurs projets sous la forme de maquettes début 1942.

Deux prototypes furent commandés à chacun des constructeurs, prototypes livrés début 1943.

Les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) proposèrent un B1ter amélioré sans obusier de 75mm en caisse (remplacée par une mitrailleuse de 7.5mm) avec la tourelle ARL destinée à équiper le futur Renault G1.

L’Atelier de construction de Rueil (ARL) propose un char de conception nouvelle avec une caisse en acier blindé-laminé, un moteur diesel et une tourelle biplace à canon de 75mm de 32 calibres.

Schneider propose un char lui aussi inspiré du B1ter mais avec un canon de 75mm puissant en tourelle triplace alors que Renault proposa une version surblindée de son futur G1.

Les projets Schneider et FCM éliminés, seuls restaient en liste le projet de l’atelier de construction de Rueil et le projet Renault.

Les tests étaient satisfaisants, les deux projets étaient murs techniquement parlant mais la commission en charge du concours dirigée par l’ingénieur Piret se posa la question de l’utilité d’armer un char lourd d’un canon de même calibre que le char moyen.

Entre-temps, Renault accaparé par la production du G1 ainsi que de celle d’autres véhicules se retira du programme, laissant donc l’ARL seule en piste pour son projet baptisé ARL-40.

En juillet 1943, décision est prise d’armer le nouveau char lourd d’un canon de 90mm. A l’époque existait une tourelle armée d’un canon de 90mm, celle équipant le FCM F1, le char de forteresse équipant le 51ème BCF.

Cette tourelle avait cependant été conçue pour un char de forteresse de 142 tonnes en ordre de combat et pas pour un char de 50 tonnes maximum.

Il fallait donc repartir à zéro, Schneider producteur du canon de 90mm modèle 1939 partant de ce canon pour développer une pièce compatible avec une tourelle triplace en terme de recul, d’évacuation des douilles et des fumées.

L’Atelier de Construction de Rueil profita de ce contretemps pour reprendre la caisse en amélioration la suspension hydropneumatique _gracieusement fournie par Renault_, la caisse en acier laminé _sans éléments boulonnés_ et l’ergonomie intérieure sur les conseils des britanniques.

La tourelle Schneider est prête en janvier 1944 et installée sur quatre prototypes de l’ARL-44. Les prototypes sont intensivement testés et se révèlent prometteurs sans réels problèmes techniques, un vrai petit miracle selon ses concepteurs.
Adopté le 30 janvier 1944 sous le nom de char lourd modèle 1944L, ce premier char produit par l’Atelier de Construction de Rueil est un monstre de 53 tonnes en ordre de combat, des lignes assez carrées, un «véhicule d’hommes» dirions nous qui reçoit le 8 mai 1944, le nom officiel d’Estienne.

A l’avant, on trouve le pilote à l’avant droite et à sa gauche un radio-mitrailleur chargé des transmissions et de la défense rapprochée du char avec une mitrailleuse de 7.5mm MAC 34 avec 2500 cartouches.

Au milieu du véhicule, on trouve une tourelle triplace avec quand on regarde le char de l’arrière, un chef de char à l’arrière gauche, le tireur pointeur devant lui et de l’autre côté du canon le pourvoyeur.

Cette tourelle intègre un canon de 90mm modèle 1944 (54 obus) associé à une mitrailleuse coaxiale de 7.5mm MAC 34 alimentée à 3000 cartouches, une autre mitrailleuse est installée en position antiaérienne.

A l’arrière, on trouve un moteur Renault de 720cv inspiré du moteur Renault 12 cylindres de 550ch utilisé pour le FCM F1 (qui en dispose de deux).

Convaincue de la qualité de son char, l’ARL avait lancé la production en série avant même l’adoption officielle ce qu’apprécièrent finalement les autorités militaires et politiques pour permettre d’équiper rapidement les Divisions Cuirassées.

Unités équipées

Chaque Division Cuirassée va recevoir deux bataillons de 34 chars ARL-44 qui vont remplacer nombre pour nombre les B1bis.

La 1ère Division Cuirassée rééquipe le 28ème Bataillon de Chars de Combat entre septembre et décembre 1944 suivit du 37ème Bataillon de Chars de Combat de janvier à mars 1945.

La 2ème Division Cuirassée rééquipe le 8ème Bataillon de Chars de Combat entre avril et juin 1945 suivit du 15ème Bataillon de Chars de Combat entre juillet et septembre 1945.

La 3ème Division Cuirassée rééquipe le 41ème Bataillon de Chars de Combat entre octobre et décembre 1945 suivit du 49ème Bataillon de Chars de Combat entre janvier et mars 1946.

La 4ème Division Cuirassée rééquipe le 46ème Bataillon de Chars de Combat entre avril et juin 1946 suivit du 47ème Bataillon de Chars de Combat entre juillet et septembre 1946.

A cette date, 272 ARL-44 sont alors en service. La production se poursuit à un rythme moins élevè pour constituer un volant de fonctionnement. 16 chars sortent en octobre, 12 en novembre, 10 en décembre 1946, 8 en janvier 1947, 10 en février, mars et avril 1947, 8 en mai et juin 1947 soit un total de 92 chars produits.

La création en septembre 1947 des 5ème et 6ème Division Cuirassées entraine la création de quatre nouveaux bataillons de chars de combat ce qui relance la production de l’ARL-44 en grand série, vingt chars sortant en juillet et vingt-autres en août 1947.

Cela permet d’équiper le 50ème Bataillon de Chars de Combat de la 5ème Division Cuirassée en septembre et octobre 1947, du 54ème Bataillon de Chars de Combat de la 6ème Division Cuirassée en novembre et décembre 1947, du 52ème Bataillon de Chars de Combat de la 5ème Division Cuirassée en janvier et février 1948 et du 56ème Bataillon de Chars de Combat de la 6ème Division Cuirassée entre mars et mai 1948.

Au total, on trouve 408 chars ARL-44 en ligne plus des chars en réserve en l’occurence les 92 chars produits entre octobre 1946 et juin 1947 puis de nouveaux chars de réserve produits en janvier 1948 (quatre), huit en février 1948, six en mars 1948, huit en avril 1948, dix en mai 1948, huit en juin 1948, neuf en juillet 1948 et douze en août 1948 soit un total de 65 chars portant le total à 157 chars de réserve.

La production se poursuit après mobilisation à raison d’une dizaine de chars par mois pour à terme rééquiper les bataillons de quartier général.

Une variante dépannage à été étudiée mais non produite, les B1bis détourellés étant tout à fait capable de dépanner leur successeur

Caractéristiques Techniques du char lourd modèle 1944

Poids en ordre de combat : 53.5 tonnes

Dimensions : longueur 8.99m largeur 3.75m hauteur 2.95m

Motorisation : un moteur diesel Renault 12 cylindres de 720ch

Performances : vitesse maximale 37 km/h pente 85% Autonomie : 290km

Blindage : maximum 80mm

Armement : tourelle triplace Schneider disposant d’un canon de 90mm modèle 1944 disposant de 54 obus associé à une mitrailleuse MAC 34 de 7.5mm avec 3000 cartouches. Une mitrailleuse de coque MAC 34 de 7.5mm avec 2500 cartouches. Une mitrailleuse de 7.5mm peut être installée en position antiaérienne avec 1500 cartouches

Equipage : pilote à l’avant droit, radio-mitrailleur à l’avant gauche et en tourelle un chef de char à l’arrière gauche, le tireur pointeur devant lui et de l’autre côté du canon le pourvoyeur.

FCM 2C

Char de forteresse ou de percée FCM 2C

Char de forteresse ou de percée FCM 2C

A l’origine : Saint Chamond et le Schneider

Après les sanglants combats de l’été 1914, l’échec du plan XVII en Alsace et en Lorraine, le «miracle de la Marne» ou la tentative de course à la mer, le front occidental se stabilise sur 700km de la mer du Nord à la frontière suisse. La guerre des tranchées avait débuté……. .

En dépit du retour d’expérience des premiers combats, le haut commandement tant français qu’anglais cherchait la percée au travers d’offensives frontales couteuses qui se brisaient sur les barbelés et le tir des mitrailleuses allemandes.

Le terrain bouleversé par l’artillerie, les barbelés et les tranchées rendait la percée illusoire voir impossible sans un véhicule adapté.
Côté français après des tentatives plus ou moins farfelues d’engins spécialisés, la raison revint au pouvoir. Ce qu’il fallait c’était un engin de combat disposant d’une protection suffisante, d’un armement performant et d’un moyen de locomotion adapté au terrain et là seule la chenille était à son affaire.

Le premier à dégainer fût la firme Schneider qui proposa en août 1915 un tracteur armé et blindé combinant un chassis de tracteur américain Baby Holt avec le coupe-fil Prétot. Le 20 décembre 1915, la rencontre entre son créateur, l’ingénieur Brillé et le général Estienne marque l’acte de naissance du cuirassé terrestre français.

Produit à 400 exemplaires, le Schneider CA (puis CA 1 suite à l’étude de dérivés) fût bientôt concurrencé par un produit sortit des arsenaux de l’état, le Saint Chamond qui sera lui aussi produit à 400 exemplaires.

Ces 800 chars lourds se révéleront des échecs techniques plus (Saint Chamond) ou moins (Schneider CA 1) cuisants notamment leur premier engagement à Berry au Bac le 16 avril 1917 se révélant être un fiasco (55 chars survivants sur 132, mort du commandant Bossut).

Le FCM 1A, un magnifique engin

Alors que les Schneider et les Saint Chamond sont en construction, français et anglais échangent sur les leçons tirées de l’utilisation par les anglais du tank, les Mark I britanniques avec leurs 28,5 tonnes étant plus lourds que les projets français en cours d’élaboration.

L’idée germa en France de dévelloper un char lourd, le général Mourret chef du service automobile et grand ennemi du général Estienne obtenant du sous-sécretaire d’Etat à l’Armement Louis Thomas la construction d’un prototype officiellement commandé le 20 octobre 1916 mais en réalité en chantier depuis juillet.

En Angleterre, la construction des cuirassés terrestres à été piloté par l’Amirauté ce qui poussa la France à commander ce char lourd à un chantier naval en l’occurence les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer et à Marseille.

Ce chantier n’à aucune expérience des véhicules blindés mais va utiliser son expérience dans le domaine des navires de guerre avec un blindage soigné, des appareillage électriques complexes, la conception, l’aménagement et la mise au point des tourelles.

Le 13 décembre 1916 est créé le Comité Consultatif de l’Artillerie d’assaut (CCAS) chargé de coordonner la mise au point des chars en France, mise au point rendu difficile par une guerre de boutons entre service et une rivalité Industrie d’Etat/Industrie privée.

On se pose alors la question de savoir si la production d’un char lourd est possible en France ou si il ne faut pas privilégier les chars légers en l’occurence le futur Renault FT. Au cours de la séance du 30 décembre, sont dévoilés les principales lignes du char FCM : 38 tonnes, tourelle blindée à 30mm, canon de 105mm court et un moteur de 220ch.

La séance du 17 janvier 1917 propose la construction de deux prototypes du char FCM, un avec une transmission mécanique et un autre à transmission électrique, l’armement au canon de 105mm est discuté, un armement à canon de 75mm ayant les préférences du général Estienne.

Trois chars sont commandés le 5 février 1917 mais en raison de problèmes de fourniture d’équipements chez Renault, la réalisation des prototypes prend énormément de retard. Ce n’est que le 20 décembre 1917 que le char effectue ses premiers essais sur la plage des Sablettes à Toulon.

Ces essais sont très satisfaisants et pousse le ministre Loucheur à demander la commande de 100 chars FCM 1A en espérant que quinze exemplaires pourraient être disponibles en juillet 1918 mais ce char est finalement rejeté au profit du FCM 2C plus lourd.

Le FCM 2C : trop tard !

Après l’échec de l’offensive allemande du printemps 1918, il devint évident que l’Allemagne ne pourra gagner la guerre et que le temps allait jouer pour les alliés notamment avec l’arrivée par millions des Sammies venues d’Outre-Atlantique.

Après les contre-offensive de l’été 1918 qui vit le premier engagement massif des troupes américaines à Saint Mihiel et dans le bois de Belleau où les marines s’illustrent, les alliés planifient l’offensive finale pour le printemps 1919, une offensive ayant Berlin pour cible.

Voulant voir les choses en grand, ils planifient la construction d’un grand nombre de chars notamment de chars lourds pour pénétrer le plus rapidement possible en Allemagne.

Après avoir abandonné le projet FCM 1A, la France se concentra sur le projet FCM 2C, un char nettement plus lourd et plus grand que son devancier et pourtant produit par le même constructeur.

Ce char de 62 tonnes (presque le triple des Schneider et Saint Chamond !) se caractérise par la présence de deux tourelles et de douze hommes d’équipage !

Commandé à 300 exemplaires, ce char aurait pu combattre aux côté du Mark VIII Liberty, un char lourd interallié commandé par la France à 600 exemplaires et le Mark V* commandé à 300 exemplaires mais trop lent à produire, il ne voit pas le feu avant le 11 novembre 1918.

La commande est réduite à dix exemplaires livrés en 1922-23 mis en œuvre par la 7ème compagnie du 511ème RCC de Verdun. En 1934, ce matériel est déclassé et en 1939 deux chars réformés cèdent leurs tourelles à la ligne Mareth en Tunisie.

A noter que de 1923 à 1934, le char n°9 Champagne reçoit dans sa tourelle avant un canon de 155C, dans une nouvelle tourelle, un moteur Sautter-Harlé alors que les mitrailleuses sur rotules sont supprimées.

Les sept chars en ligne (plus un restant en parc pour essais et instruction) sont pourtant mobilisés au 51ème BCC devenu ultérieurement le 51ème Bataillon de Chars de Forteresse (51ème BCF).

Ils vont rester en service jusqu’en février 1944 quand sont mis en service les FCM F1 et les 2C sont tous feraillés sauf un exemplaire qui ironie de l’histoire retrouve à l’entrée de l’Ecole de l’Arme Blindée Cavalerie de Saumur l’unique prototype du FCM 1A (transféré de Versailles) avec lequel il monte la garde.

Caractéristiques Techniques du char de rupture FCM 2C

Poids en ordre de combat : 70 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 10.372m largeur 2.95m Hauteur 4.05m

Motorisation : d’abord deux Chenu de 210ch puis deux Mercedes de 200ch puis des Maybach de 250ch

Vitesse maximale : 12 km/h Pente 70% Autonomie 150 km (1280 litres d’essence à bord)

Blindage : maximum 30 puis 45mm

Armement : tourelle avant armé d’un canon de 75mm modèle 1897 raccourci avec 124 coups, tourelle arrière armée d’une mitrailleuse de 8mm Hotchkiss; trois mitrailleuses de 8mm montés sur rotules (une avant et deux latérales) avec pour les quatre un total de 9504 coups.

Equipage : douze hommes (chef de char, pilote, mécanicien, aide-mécanicien, électricien ,canonnier tireur, cannonier chargeur,mitrailleur avant, mitrailleur latéral droit, mitrailleur latéral gauche, mitrailleur tourelle arrière et radio-télégraphiste.

21-Armée de terre (72)

Les régiments d’artillerie de défense contre-avions (RADCA)

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Dans le domaine militaire comme dans le règne animal, chaque proie à son prédateur et l’avion devenant un prédateur pour les troupes au sol, celles-ci se devaient de réagir, étant bien décidées à ne pas être des proies sans défense.

C’est l’acte de naissance de la défense contre-avions sous la forme de RADCA (régiments de défense contre-avions) qui dépendent de l’Aéronautique Militaire, une branche de l’armée de terre qui passent sous le contrôle de l’artillerie entre avril 1923 et janvier 1924.

Les armes utilisées était la mitrailleuse Hotchkiss de 8mm pour contrer les avions d’assaut allemands qui appuyèrent l’opération Michel d’avril 1918 en mitraillant les troupes au sol et comme nous sommes en France, le «75» fût le premier canon antiaérien français, sa cadence de tir élevée en faisant un canon antiaérien tout à fait correct surtout vis à vis des performances des avions de l’époque.

En août 1939, l’artillerie antiaérienne française aligne les régiments suivants :

-401ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (401ème RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

-402ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (402ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-403ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (403ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-404ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (404me RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

-405ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (405ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-406ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (406ème RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

Ces régiments disposaient de trois groupes de 75mm soit remorqués soit montés sur camions ainsi que des batteries de 25mm. A la mobilisation, ces régiments éclatent en différents groupes pour former des groupes de DCA aux armées, des unités de Défense Aérienne du Territoire……. .
Alors que la démobilisation à ajouté trois régiments de défense contre-avions (407, 408 et 409ème RDCA), le général Villeneuve décide de totalement réorganiser la Défense Contre-Avions qui va avoir du pain sur la planche notamment pour protéger la pointe de diamant de l’armée de terre, les DC et DLM.

La défense contre-avions va connaître un véritable big-bang organisationnel. Les régiments sont dissous ainsi que les brigades, les compétences servant à armer de nouvelles unités :

-La Défense Aérienne du Territoire relève exclusivement de l’armée de l’air avec pièces lourdes de 75 et de 90mm ainsi que des pièces plus légères de 25 et de 37mm.

-Les divisions d’infanterie (à l’exception des DLI et des DIF) reçoivent un bataillon antiaérien organisé en un état-major, une batterie hors-rang et quatre batteries antiaériennes.

Pour le bataillon antiaérien des DLM et des DC, les quatre batteries dispose du matériel suivant :

-La 1ère batterie dispose de 12 canon antiaériens de 25mm montés en affûts doubles sur six véhicules tous chemins. Elle est plus destinée à protéger l’état-major et les unités de soutien.

-Les 2ème et 3ème batteries sont également équipées de canons de 25mm mais leurs huit affûts doubles (soit 16 canons) sont montés sur un chassis chenillé inspiré de celui d’une chenillette Renault UE ce qui leur permet de suivre les chars en tout terrain.

-La 4ème batterie est équipée de 12 canons de 37mm Schneider modèle 1941 montés en affûts doubles sur des camions tout-chemin.

Le BAAD Moto disposait donc au total de 56 canons antiaériens.

Le BAAD des DI et des DIM disposaient d’une 1ère batterie (12 canon antiaériens de 25mm montés en affûts doubles sur six véhicules tout-terrain Laffly) les 2ème et 3ème batterie disposaient chacun de 12 canons de 25mm tractés par des véhicules légers Laffly alors que la 4ème batterie disposait de de 12 canons de 37mm Schneider modèle 1941 montés en affûts doubles sur des camions tout-chemin.

Les DLI, les DIA et les DM disposent elles d’une compagnie antiaérienne avec un état-major, une section hors rang et deux batteries de huit canons de 25mm Hotchkiss tractés.

Les DC et les DLM disposent également d’un escadron antiaérien porté pour protéger les chars(voir ci-après).

A la mobilisation, des groupes antiaériens de campagne (GAAC) sont mis sur pied pour protéger les arrières des armées, neuf GAAC disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

Les régiments autonomes antichars (RAAC)

Ces régiments qui reprennent les numéros des RDCA dissous (401 à 406) sont mis sur pied à la mobilisation générale à la fin septembre 1948 pour fournir au haut commandement une réserve antichar en cas de front défensif nécessitant un renforcement des moyens antichars des unités du front.

Ces régiments autonomes antichars sont des régiments antichars motorisés organisés de la façon suivante :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Trois groupes à quatre batteries organisés en un état-major, une colonne de ravitaillement et quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 47mm modèle 1939 et deux batteries équipées de canons de 75mm TAZ modèle 1939.

5-Artillerie et systèmes d’armes de la marine nationale (3)

C-Artillerie légère (25 à 100mm)

Canon de 100mm modèle 1925

Schéma du canon de 100mm modèle 1925

Ce canon est le premier canon de ce calibre développé après guerre. Il va équiper les sous-marins de 1500 tonnes et les pétroliers de classe Mékong (Mékong Niger Elorn Var). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 14.5kg à une distance maximale de 15000m à raison de huit coups par minute.

L’affût SMCA (Sous-marin Contre-Avions) modèle 1925 pèse 7.5 tonnes et permet au canon de pointer de 0° à +70°, la dotation en munitions étant de 100 coups pour les Requin et de 150 coups pour les Pascal.

 

Le sous-marin Casabianca équipé du canon de 100mm modèle 1925

L’affût CA modèle 1925 pèse 10 tonnes puisqu’il est muni d’un bouclier en acier léger et permet au canon de pointer en site de -10° à +70° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 10° par seconde, la dotation en munitions étant de 100 coups par canon soit un total de 200 obus.

Canon de 100mm modèle 1927

Transport d’hydravions Commandant Teste. Les canons de 100mm modèle 1927 sont clairement visible sur le bloc-passerelle

Le canon de 100mm modèle 1927 est une version améliorée du précédent. Il est utilisé sur le transport d’hydravions Commandant Teste sur un affût modèle 1927 pour le tir contre-avions et par les torpilleurs de classe Melpomène sur un affût ne permettant pas le tir contre-avions, donnant naissance au modèle 1932.

Ce canon de 45 calibres tire des obus de 14.95kg à une distance maximale de 15000m (+34°) à raison de dix coups par minute.

L’affût simple sous bouclier modèle 1927 permet au canon de pointer en site de -10° à +85°. La dotation en munitions est de 280 obus par canon soit un total de 3360 obus de 100mm dont 480 obus éclairants et 120 obus traçants.

L’affût simple modèle 1932 permet au canon de pointer en site de -10° à +34° et en azimut sur 135° avec 75 coups par canon soit 150 obus pour les Melpomène.

 Canon de 100mm modèle 1930 et 1932

Canons de 100mm modèle 1930 du cuirassé Richelieu. Photo prise à Dakar lors de la première école à feu du cuirassé sur le polygone de Rufisque

Ce canon est spécifiquement dévellopé pour le croiseur lourd Algérie qui va disposer de douze canons en six affûts doubles modèle 1931.

Au final, le cuirassé Lorraine va aussi recevoir quatre affûts doubles mais ces affûts quittent le bord lors de son entrée en reconstruction, remplaçant deux tourelles triples de 152mm à bord du Richelieu à cause d’une mise au point interminable des tourelles de 152mm qui se révélent inaptes au tir contre avions.

Ce canon modèle 1930 est un canon de 45 calibres tirant des obus de 15kg à une distance maximale de 15800m (+45°) et de 10000m en tir contre-avions (+80°) à raison de 10 coups par minute. L’affût double modèle 1931 pèse 13.5 tonnes permettant au canon de pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 80° de chaque côté. La dotation en munitions est de 180 coups par canon soit un total de 2160 coups.

Le canon de 100mm modèle 1932 est une version améliorée du modèle 1930 mais ces performances sont similaires au précédent. Il équipe les croiseurs de classe De Grasse, les torpilleurs légers de classe Le Fier et Colonie, les aviso-dragueurs type Elan et Chamois, les canons étant embarqués en affûts doubles modèle 1937, ce dernier pesant 29.8 tonnes et permettant aux canons de pointer en site de -10 à +90° et en azimut sur 80°.

Les corvettes classe La Malouine sont également équipés de canons de 100mm modèle 1932 montés en affûts simples modèle 1939, ce canon avec cet affût n’équipant les six premières corvettes qu’ultérieurement, leur armement d’origine étant le canon de 100mm modèle 1927 moins performant.

Canon de 100mm modèle 1934

Le sous-marin de 800 tonnes de classe Aurore disposait d’un canon de 100mm modèle 1934

Ce canon est spécifiquement développé pour les sous-marins de classe Aurore, Émeraude et Rolland Morillot. Ce canon est un canon 34 calibres tirant des obus de 15kg à une distance maximale de 15000m à raison de 8 coups par minute.

L’affût SMCA modèle 1934 permet au canon de pointer en site de -10 à +85° et en azimut sur 90° de chaque côté. La dotation en munitions est 150 coups pour les Émeraude et les Aurore et de 200 coups pour les Rolland Morillot.

Canon de 90mm modèle 1926

Canon de 90mm modèle 1926 en affût double sur le croiseur léger La Marseillaise

Ce canon antiaérien aux performances comparables au célèbre «88» allemand est développé en premier lieu pour les croiseurs lourds Colbert et Foch (affûts simples) et Dupleix (affûts doubles) avant d’équiper également le mouilleur de filets Gladiateur, le ravitailleur de sous-marins Jules Verne plus le croiseur léger Emile Bertin, ses dérivés de classe La Galissonnière et les chasseurs de sous-marins.

Affût double de 90mm installé sur le croiseur léger Emile Bertin

Suite à l’abandon du 75mm, le canon de 90mm va équiper les croiseurs lourds Duquesne Tourville Suffren ainsi que les Duguay-Trouin.

Ce canon de 50 calibres tire des obus de 18kg à une distance maximale de 15440m en tir antisurface (site +45°) et de 10600m en tir antiaérien (site +80°) à raison de 12 à 15 coups à la minute.

L’affût contre-avions double (CAD _Contre-Avions Double) peut pointer en site de -7° à +80° et en azimut de 20° à +180° sur chaque bord alors que les deux affûts contre-avions simples (CAS _Contre-Avions Simple) peuvent pointer en site de -7° à +80° et en azimut de 15° à +165° sur chaque bord.

Canon de 75mm modèle 1897-15 sur affût modèle 1925

Canon de 75mm installé sur le torpilleur d’escadre Tempête (classe Bourrasque)

Le «75» est le véritable couteau suisse de l’artillerie française. A l’origine simple et redoutable pièce de campagne, elle devint également canon de char, canon antiaérien et même canon antichar. La marine ne pu passer à côté et s’équipa de canons de 75mm pour différents usages.

Le canon de 75mm modèle 1897-15 sur affût SMCA modèle 1925 arme les premiers sous-marins de 2ème classe et les sous-marins mouilleur de mines. Ce canon de 50 calibre tire un obus de 5.9kg à 15000m à raison de 12 coups par minute. Le sous marin dispose de 150 coups dont 30 imméditatement prêt au tir et 120 en soute. L’affût peut pointer en site jusqu’à +70° ce qui permet le tir contre-avions.

Ce canon non spécifiquement conçu pour le tir contre-avions sera ultérieurement remplacé par le canon de 75mm modèle 1928, une adaptation aux sous-marins du modèle 1922, le premier canon de 75mm spécifiquement conçu pour la défense contre-avions.

Canon de 75mm modèle 1922

Ce canon de 75mm est donc le premier canon ce calibre à être conçu pour la défense contre-avions et pour cela embarque sur les cuirassés de classe Bretagne (huit pièces), sur le porte-avions Bretagne (six pièces), les croiseurs lourds Duquesne, Tourville et Suffren (six pièces),les croiseurs légers Duguay-Trouin, Primauguet, Latouche-Treville et Jeanne d’Arc (quatre pièces), les Jaguar (deux pièces) et les Bourrasque (une pièce).

Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 8 à 15 coups par minute. L’affût simple permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 125 coups par canon soit un stock global allant de 500 à 1000 coups.

Les Bretagne ont perdu leurs canons lors de leur reconstruction puisqu’ils réapparurent avec des canons de 130mm à double usage en remplacement des canons de 75 et de 138mm. Si le Béarn à conservé ces canons jusqu’à son désarmement la Jeanne d’Arc, les Duquesne, Tourville et Suffren remplacèrent leurs six canons de 75mm par six canons de 90mm en six affûts simples

Canon de 75mm modèle 1928

Le sous-marin Argonaute était équipé d’un canon de 75mm sur la plage avant

Ce canon est une adaptation du canon modèle 1922 pour les sous-marins. Il arme pour la première fois les sous-marins de 2ème classe de type Amirauté avant de réarmer les sous-marins de 2ème classe et les sous-marins mouilleurs de mines équipés de canons de 75mm modèle 1897-15.

Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 8 à 15 coups par minute. L’affût simple permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 300 obus pour les sous-marins de 2ème classe et de 150 pour les sous-marins mouilleurs de mines.

Canon de 37mm modèle 1925 et modèle 1933

Canon de 37mm modèle 1925

Ces canons de 1.46 pouces sont les principaux canons antiaériens légers de la marine nationale en juin 1940.

Le canon de 37mm modèle 1925 est un canon de 60 calibres tirant un obus de 0.725kg à 8000m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute. Ces deux canons peuvent pointer en site de -15° à +80°. La dotation en munitions est de 500 coups par pièce.

Le Canon de 37mm modèle 1933 était en réalité deux canons de 37mm modèle 1925 monté sur un même affût

Le canon de 37mm modèle 1933 est un canon de 50 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance maximale de 5000m (8000m en théorie) à raison de 15 à 21 coups par minute. L’affût double permet à ce canon de pointer en site de -15° à +80° et en azimut sur 360°.

Ces canons sont dépassés en juin 1940 et sont remplacés soient par des canons Schneider modèle 1941 installés à plat pont avec munitions en parc pour les unités légères (torpilleurs, contre-torpilleurs………) ou des canons de 37mm ACAD (Automatique Contre-Avions Doubles) modèle 1935 pour les plus grosses unités.

Canon de 37mm ACAD modèle 1935 et ACAQ modèle 1943

Canon de 37mm ACAD modèle 1935 monté sur le vieil aviso Amiens lors des tests.

Lors de la guerre de Pologne, les escorteurs français ont souffert de ne pas disposer d’une DCA moderne en cas d’intervention de la Luftwafe ce qui ne fût heureusement pas le cas. Ce n’était pourtant pas faute d’y consacrer du temps, de la matière grise et de l’argent.

Cette intense recherche aboutit enfin en 1941 avec la production des premiers affûts ACAD (Automatique Contre-Avions Double) modèle………..1935 qui sont installés en priorités sur les nouveaux cuirassés et croiseurs de bataille à raison de cinq ou six affûts doubles.

Ce système d’arme extrêmement novateur est cependant lourd et encombrant ce qui interdit son installation en nombre sur des unités plus légères comme les contre-torpilleurs ou les torpilleurs d’escadre.

Une version quadruple _l’ACAQ modèle 1943_ est mise au point et sera installée sur les Alsace, le Commandant Teste et au cours du conflit sur les autres unités.

Le canon de 37mm modèle 1935 est un canon de 70 calibres tirant des obus/projectiles de 816g à une distance maximale théorique de 8000m à raison de 165/172 coups par minute. L’affût double ACAD pèse 8070kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. . La dotation en munitions est classifiée. L’affût quadruple ACAQ pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. . La dotation en munitions est classifiée.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941.

Canon Schneider de 37mm. C’est de ce canon terrestre que fût mis au point le canon de 37mm modèle 1941

Pendant que le STCAN (Service Technique des Constructions et Armes Navales) s’acharnait à développer le système ACAD, la firme Schneider décidait de prendre le contre-pied des services officiels en décidant de développer un canon simple, facile à produire et installable sur la plupart des navires de la marine sans qu’il y ait besoin de gros travaux.

Les services officiels voient naturellement cela d’un très mauvais œil et donnent un avis défavorable mais l’amiral Darlan passe outre et autorise la construction de quatre prototypes qui sont prêts en juillet 1940.

Après plusieurs semaines d’essais intensifs, la marine passe commande de 180 canons qui sont installés d’abord sur un affût simple, l’affût double n’étant prêt qu’en 1942 et l’affût quadruple qu’en 1944.

Le canon de 37mm modèle 1941 est un canon de 60 calibres tirant des obus/projectiles de 900g à une distance maximale théorique de 6800m à raison de 150 coups par minute. L’affût double peut pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est classifiée.

A l’usage, les performances du Schneider se révéleront moins brillantes que celle de l’ACAD considéré comme la «Rolls» des pièces de DCA légère mais la pièce Schneider se révélera plus endurante.

Comme le dira un canonnier du Strasbourg (équipé de l’ACAD) qui avait auparavant servit à bord du torpilleur d’escadre Le Hardi (équipé du Schneider) «la pièce de DCA légère idéale devra combiner les performances de l’ACAD avec l’endurance et la robustesse du Schneider.

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1940

Schéma du canon de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40

Outre les canons de 37mm, la DCA légère française était essentiellement composée de mitrailleuses de 8 et de 13.2mm de la firme Hotchkiss dont les performances étaient de moins en moins en corrélation avec ceux des avions ennemis potentiels.

La marine nationale décide de remplacer ses mitrailleuses par un canon léger. Le 37mm étant trop gros pour remplacer nombre pour nombre les mitrailleuses, la Royale chercha un canon plus léger, étudiant l’Oerlikon suisse de 20mm avant finalement de choisir comme l’armée de l’air le canon de 25mm Hotchkiss, canon qui outre les navires sera utilisé à terre pour la protection antiaérienne des bases.

Le canon de 25mm Hotchkiss modèle 1939/40 est un canon de 77 calibres tirant ses projectiles à une distance maximale de 7500m (pratique : 3500m) à raison de 250/300 coups par minute (350 à 400 coups pour le modèle 1940) avec des boitiers-chargeurs de 15 coups.

Les torpilleurs d’escadre reçoivent généralement des canons de 25mm en affût simple à raison d’un canon pour deux ou trois mitrailleuses mais les navires plus gros reçoivent des canons de 25mm en affûts doubles (contre-torpilleurs, croiseurs légers et lourds) ou quadruples (cuirassés, porte-avions).

Mitrailleuses

Deux modèles de mitrailleuses sont en service sur les navires de la marine nationale en juin 1940 : la vieille Hotchkiss de 8mm déjà utilisé durant le premier conflit mondial et les plus modernes Hotchkiss ou Browning de 13.2mm.

La mitrailleuse de 8mm Hotchkiss modèle 1914 tire des cartouches de 13 grammes utilisés en bandes rigides de 24 cartouches ou en bandes articulées de 250 cartouches. La portée maximale est de 2400m. Elle est utilisé en affûts simples ou en affûts doubles modèle 1916, les deux mitrailleuses étant alors superposées.

Schéma de la mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en affût double

La mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 dispose d’un canon de 76 calibres ayant une portée maximale de 3500m, une cadence de tir pratique de 250 coups/minute (lié au système d’alimentation, des boitiers chargeurs de 30 cartouches). Elles sont montées en affûts simples, doubles ou quadruples.

La mitrailleuse de 13.2mm Browning était à l’origine une arme en calibre 12.7mm rechambrée par la Fabrique Nationale d’armes de Herstal en Belgique suite à des marchés passés en 1939 et 1940. Elle est alimentée à bandes de 500 cartouches avec un débit de 1000 coups par minute et une portée efficace de 2000m. L’arme est utilisé en affût simples.

Le remplacement des mitrailleuses par des canons pour la DCA n’entraine pas la fin de la présence des mitrailleuses à bord des navires. Les plus grosses unités vont conserver plusieurs mitrailleuses lourdes pour la protection rapproché des espaces sensibles, les unités les plus légères conservant une ou deux mitrailleuses de 8mm pour la protection au mouillage, ces mitrailleuses étant ultérieurement remplacés par des mitrailleuses de 7.5mm. A noter que les compagnies de débarquement disposaient généralement d’un ou deux fusils-mitrailleurs Chatellerault MAC 24/29.

D-Torpilles

En juin 1940, la marine nationale dispose de deux calibres de torpilles : la torpille de 550mm pour les navires de surface et les sous-marins et la torpille de 400mm pour les sous-marins et les avions et les hydravions.

Les torpilleurs d’escadre utilisent principalement des torpilles de 550mm modèle 1919D longues de 8.22m avec une charge militaire de 237 ou 250 kg et une portée comprise entre 6000m à 35 noeuds et 14000m à 26 noeuds.

Ils utilisent également des torpilles modèle 19V longues de 6.60m pesant 1385kg avec une charge militaire de 238kg et une portée comprise entre 2000m à 42 noeuds et 4000m à 35 noeuds.

Les contre-torpilleurs et les croiseurs (légers et lourds) utilisent des torpilles de 550mm modèle 1923DT pesant 2068kg avec une charge militaire de 310kg. Mesurant 8.280m de long, elles peuvent atteindre des cibles entre 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds.

Les sous-marins utilisent des torpilles de 550mm modèle 1924V et M pesant 1490kg avec une charge militaire de 310kg. Mesurant 8.280m de long, elles peuvent atteindre des cibles entre 3000m à 45 noeuds et 7000m à 35 noeuds.

Les sous-marins et les aéronefs utilisent également des torpilles de 400mm modèle 1926. Pesant 674kg dont une charge militaire de 144kg, ils mesurent 5.140m et peuvent atteindre des cibles entre 2000m à 44 noeuds et 3000m à 35 noeuds.

Les nouveaux sous-marins ne disposent plus de tubes lance-torpilles de 400mm, le calibre étant unifié à 550mm. Désormais seuls les aéronefs et les vedettes lance-torpilles disposeront de torpilles de 400mm.

En 1944, une nouvelle torpille de 550mm est mise en service, une torpille propulsée par un moteur à oxygène sans sillage. Elle pèse 1900kg avec une charge militaire de 280kg, mesurant 7.90m de long avec une portée variant de 9000m à 48 noeuds à 15000m à 30 noeuds.

Cette torpille est d’abord utilisée par les navires de surface avant d’être adaptée aux sous-marins en 1947 ce qui n’empêchera pas les sous-mariniers français de regretter les bonnes vieilles torpilles modèle 1924V et M plus fiables.Il est à noter que les autres belligérants ont connu d’importants problèmes avec leurs torpilles. 

Les aéronefs et les vedettes lance-torpilles vont mettre en œuvre une torpille à la technologie semblable, le modèle 1946. Pesant 720kg dont une charge militaire de 160kg, elles mesurent 5.50m et peuvent atteindre des cibles entre 2000m à 45 noeuds et 5000m à 25 noeuds.

E-Mines et Armes ASM

Mines

En juin 1940, la marine nationale dispose uniquement de mines à orin fournies par trois constructeurs : Bréguet (B), Sautter-Harié (H et HS pour sous-marins).

Bréguet a fournit cinq modèles (B1 à B5) dont la charge militaire est respectivement de 60, 100,110,80 et 220kg.

Sautter-Harié à fourni cinq modèles H1 H3 H4 H5 H6 et H7 dont la charge militaire est de 80kg (H1), 110kg (H3) 220kg (H4 H5) 300kg (H6) et 100kg (H7).

La firme précédemment cité à fourni pour les sous-marins les HS1 (60kg), HS1M (113kg), HS2 (220kg), HS4 (220kg), HS5 (200kg) et H6 (200kg). Toutes ces mines sont des mines à orin mais en septembre
1942 apparaît une mine magnétique mouillable par avion et sous-marins.

Armes ASM

-Les torpilles Ginocchio sont définitivement débarquées en 1941 et retirées du service

-Grenades sous-marines Guiraud modèle 1922 de 260kg avec une charge militaire de 200kg à mise à feu hydrostatique à 30,50,75 ou 100m de profondeur mais également des grenades de 130.4kg avec 100kg de tolite et de 52kg avec une charge de 35 kilos. Ces grenades sont mises à l’eau par des grenadeurs axiaux ou des projecteurs latéraux.

-De nouvelles grenades ASM sont mises en service en 1943, des grenades de 150kg avec 130kg d’explosif, ces grenades plus légères permettent aux navires d’augmenter leur capacité de 30 à 45%.

Armes Spéciales

Des tests ont été menés en 1939/40 sur des bombes de 50,75 et 125kg munies d’ailettes leur permettant de planer sur plusieurs kilomètres ce qui pourrait permettre aux avions de larguer les bombes hors de la DCA.

Aucune réalisation concrète n’à aboutit tout comme des armes radioguidées même si la recherche se poursuit notamment sous la direction du brillant ingénieur qu’est René Leduc qui travaille parallèlement sur un projet de propulsion révolutionnaire.

Ce n’est pas le cas des roquettes air-air qui lointaines descendantes des fusées Prieur utilisés pour incendier les saucisses allemandes font leur apparition au sein de l’aéronavale au printemps 1947 avec néanmoins une efficacité trop faible pour effacer le scepticisme qui les entourent.

Néanmoins, certains partisans enthousiastes testèrent les roquettes en mode air-sol, rôle dans lequel elles se montrent particulièrement efficaces.

 NdA : encore désolé pour ce changement de police dont j’ignore la raison. Cela me navre car cela gâche un peu le postage de mon uchronie. En espérant que ce problème soit solutionné un jour……. .