URSS (33) Sous-Marins (1)

SOUS-MARINS

Shchuka class submarine.jpg

Sous-Marins type Sch 

Avant-propos

Le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible apparaît à la fin du XIXème siècle sous l’impulsion notamment de deux pionniers, Maxime Laubeuf en France et John Holland aux Etats.

Lire la suite

Grande-Bretagne (14) Royal-Navy (6)

Destroyers

Une légende biblique affirme qu’un jour David tua le géant Goliath d’une pierre habilement lancée par une fronde, le faisant passer ad patres quand le projectile le toucha au front.

Cette légende n’eut guère à s’appliquer dans le domaine du combat naval où les gros n’avaient guère à redouter des petits, des sans-grades, un 74 canons pouvant largement vaincre un brick de 12 canons ou une frégate armée d’une vingtaine de pièces. Bien sur il y à des exceptions mais cela reste des exceptions qui confirment la règle.

Il faut attendre le dix-neuvième siècle pour voir le petit menacer le gros avec l’apparition de la torpille automobile, une invention d’un officier austro-hongrois nommé Lupis perfectionnée par une firme anglaise installée à Venise, l’entreprise Whitehead.

D’abord filoguidées puis autonomes, ces torpilles promettent de rendre inutiles les grandes escadres qui font la fierté des grandes marines.

C’est le cas notamment de la France et d’un courant de pensée novateur par certains aspects (sous-marins) ineptes par d’autres (absence de cuirassés, navire-belier, croiseur porte-torpilleurs) qui vit dans le torpilleur le moyen de vaincre les cuirassés britanniques et américains.

Les espoirs furent vites douchés, le torpilleur était bien mal à l’aise en haute mer et même dans les eaux littorales, c’était loin d’être l’arme miracle espérée.

La construction de plusieurs dizaines de torpilleurs en France et en Russie inquiétant grandement en Grande-Bretagne où renaquirent les invasions scares, ces bouffées délirantes qui frappaient l’opinion britannique dès qu’une nouvelle arme était mise en œuvre chez les froggies.

Il fallait une riposte et après plusieurs tatonements, on découvrit que la meilleure arme contre le torpilleur était un torpilleur plus gros, aussi rapide si ce n’est plus et bien armé.

C’est l’acte de naissance du Torpedo Boat Destroyer rapidement abrégé en destroyer, un navire filant plus de 25 nœuds, propulsé par des machines alternatives puis des turbines, armés de canons médians et de plusieurs tubes lance-torpilles.

Comme souvent, les premiers navires d’un nouveau navire sont des créatures chétives, quasi-souffreteuses mais le torpilleur est un vigoureux adolescent qui prend peu à peu du poids et des forces.

C’est ainsi qu’à la fin du premier conflit mondial, les derniers destroyers britanniques sont des navires dépassant 1300 tonnes avec un armement composé de quatre canons de 102mm et quatre tubes lance-torpilles de 533mm.

Ces destroyers de classe V & W vont inspirer les torpilleurs d’escadre de classe Bourrasque ainsi que les Flottilla Destroyer, la fameuse série des A à I, des série de destroyers armés de quatre ou cinq canons de 120mm et de huit tubes lance-torpilles de 533mm.

L’apparition des Fubuki japonais avec six canons de 127mm en trois tourelles doubles oblige la Royal Navy à riposter en trouvant une riposte.

En dépit de leur réticence pour les grands destroyers, la marine britannique construit la classe Tribal, seize navires de 1850 tonnes armés de huit canons de 120mm en quatre tourelles doubles et quatre tubes lance-torpilles.

Véritable réponse aux Fubuki japonais, ces grands destroyers ne connurent pas de descendance, la Royal Navy revenant ultérieurement à des navires d’une taille plus raisonable.

En septembre 1939, quand éclate la guerre de Pologne, les destroyers suivants sont en service :

-Quelques destroyers anciens type V & W mais ces navires vont rapidement être envoyés en réserve, utilisés comme navires d’entrainement ou simplement démolis. Ils sont remplacés au sein des flottilles par des Hunt.

HMS Ambuscade

HMS Ambuscade

-Les destroyers HMS Ambuscade et HMS Amazone sont les prototypes des futures Flottilla Destroyer, des etalons techniques pour permettre aux chantiers britanniques de se mettre à la page. Ils sont utilisés à partir du printemps 1940 comme navires-école et stationnaires.

HMS Acasta (H-09)

HMS Acasta (H-09)

-Neuf destroyers type A (Codrington _chef de flottille_ Acasta Achates Active Antelope Anthony Ardent Arrow Acheron). Deux ont été construits pour la marine canadienne (Saguenay Skeena)

Le HMS Keith (H-06) était le flottilla leader des type B

Le HMS Keith (H-06) était le flottilla leader des type B

-Neuf destroyers type B (Keith _chef de flottille_ Basilisk Beagle Blanche Boadicea Boreas Brazen Brilliant Bulldog)

HMS Daring (H-16)

HMS Daring (H-16)

-Si les cinq type C ont été transférés dès avant guerre à la marine canadienne, les neuf type D sont toujours en service dans la Royal Navy en septembre 1939 (Duncan _chef de flottille_ Dainty Daring Decoy Defender Deligh Diamond Diana Duchess)

HMS Electra (H-27)

HMS Electra (H-27)

-Neuf destroyers type E (Exmouth _chef de flottille_ Echo Eclipse Electra Encounter Escapade Escort Esk Express)

HMS Faulknor (H-62)

HMS Faulknor (H-62)

-Neuf destroyers type F (Faulknor _chef de flottille_ Fame Fearless Firedrake Foresight Forester Fortune Foxhound Fury)

HMS Grenville (H-03)

HMS Grenville (H-03)

-Neuf destroyers type G (Grenville _chef de flottille_ Gallant Garland Gipsy Glowworm Grafton Grenade Greyhound Griffin). Ce modèle à été exporté en Argentine avec les sept destroyers de classe Buenos Aires et en Grèce avec quatre navires armés de canons allemands de 127mm.

HMS Hardy (H-87)

HMS Hardy (H-87)

-Neuf destroyers type H (Hardy _chef de flottille_ Hasty Havock Hereward Hero Hostik Hotspur Hunter Hyperion ). Six navires formant la classe Havant ont été exportés au Brésil.

HMS Icarus (I-03)

HMS Icarus (I-03)

-Neuf destroyers type I (Icarus Ilex Imogen Imperial Impulsive Inglefield Intrepid Isis Ivanhoe). La Turquie à reçu quatre destroyers de ce type et en à construit quatre autres sous licence.

HMS Cossack (L-03)

HMS Cossack (L-03)

-Seize destroyers classe Tribal (Afridi Ashanti Bedouin Cossack Eskimo Gurkha Maori Mashona Matabele Mohawk Nubian Punjabi Sikh Somali Tartar Zulu). La marine canadienne en à utilisé huit, la marine australienne huit également .

HMS Jackal (F-22)

HMS Jackal (F-22)

-Sept destroyers type J (Jervis Jackal Juno Janus Javelin Jersey Jupiter), le huitième baptisé Jaguar entrant en service au cours de la guerre de Pologne

HMS Kelly (F-01)

HMS Kelly (F-01)

-Un destroyer type K, le Kelly, les autres étant à différents stades d’achèvement

En intégrant tous les classe K, nous arrivons au chiffre de 104 destroyers en service ou en service proche quand éclate la guerre de Pologne.

Durant ce court conflit, trois destroyers sont coulés, deux par mines (Blanche Gipsy) et un par une collision avec un cuirassé en l’occurrence le HMS Duchess avec le HMS Barham.

Avant même le début de la guerre, de nouvelles classes de destroyers étaient en construction pour augmenter la flotte et prévenir les premières pertes. Seulement la fin prématurée du conflit dès le mois de décembre bouleversa bien des plans.

C’est ainsi que les huit destroyers de classe N tout en appartenant officiellement à la Royal Navy furent cédés à la marine australienne pour six d’entre-eux, les deux derniers renforçant la marine polonaise libre.

Les destroyers de classe L et M sont les derniers destroyers construits durant la Pax Armada et destinés à renforcer la flotte britannique de destroyers.

La classe L composée de huit navires est caractérisée par un armement différent pour une partie de la classe. A l’époque, un féroce débat oppose les partisans d’un armement anti-surface lourd et ceux partisans d’un armement dual ayant de bonnes capacités antiaériennes.

Voilà pourquoi quatre type L (Lance Larne Lively Legion) disposaient de huit canons de 102mm en quatre tourelles doubles alors que les quatre derniers (Laforey Lightning Lookout Loyal) disposaient de six canons de 120mm en trois tourelles doubles. Ces navires sont mis en service en 1942.

HMS Muskeeter (G-86)

HMS Muskeeter (G-86)

La classe M (Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor Marne Martin) mise en service entre 1942 et 1944 étaient armé de trois tourelles doubles de 120mm à double usage.

A partir de 1944, commence le renouvellement de la flotte des destroyers, le remplacement des classes mises en service au début des années trente.

Les neuf destroyers type A sont remplacés par les huit type O (Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune Orwell).

Ils reprennent la coque de la classe M en la renforçant, une propulsion plus moderne avec un armement composé de trois tourelles doubles de 120mm après qu’un armement composé de canons de 102 et de 114mm eut été envisagé.

Les type O sont mis en service en 1945/46, permettant le désarmement des type A qui sont mis en réserve, près à être réarmés au cas où…. .

Les huit destroyers de classe P (Pakenham Paladin Panther Partridge Pathfinder Penn Petard Porcupine) sont des copies quasi-conformes des type O, les différences sont minimes. Ils sont destinés à remplacer les type B (huit survivants, un coulé durant la guerre de Pologne).

Mis sur cale en 1944, ils sont mis en service fin 1946 et surtout en 1947. Cela permet le désarmement en 1947 des classe B qui sont mis en réserve en compagnie des type A.

La classe P est la dernière classe entrée entièrement en service avant le début du conflit. Le remplacement des type D devait être assuré par la classe Q, huit navires sont commandés au printemps 1947 et mis sur cale à l’automne 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, quatre sont lancés et en achèvement à flot, quatre autres encore sur cale.

Le conflit déclenché, huit nouveaux destroyers type Q sont commandés, le nombre est doublé dans le cadre du programme de guerre. Les huit premiers sont armés de canons de 120mm, les suivants sont armés en raison d’une pénurie de canons de 4.7 pouces de canons de 114mm en affûts doubles, des canons duals. Pour les différencier, ces huit destroyers de type Q sont redésignés type R.

Grande-Bretagne (12) Royal Navy (4)

Pax Armada : la Royal Navy redresse la tête

Avant-Propos

Quand la guerre de Pologne se termine en décembre 1939, les amiraux britanniques s’empressent de tirer les leçons de ce conflit.

Le HMS Illustrious (R-87)

Le HMS Illustrious (R-87)

C’est le cas notamment de l’aéronavale. Si les porte-avions modernes arrivent progressivement (quatre Illustrious et deux Implacable), les groupes aériens sont souvent équipés d’appareils dépassés. D’où le recours massif aux appareils américains en attendant que des appareils plus modernes et plus efficaces ne sortent des usines aéronautiques britanniques.

Dans les autres domaines, de nouveaux croiseurs lourds sont commandés après une certaine hésitation, les amiraux britanniques auraient préféré se concentrer sur les croiseurs légers armés de canons de 6 pouces. En ce qui concerne les destroyers, les premières séries de l’après guerre (type A à C notamment) commencent à être remplacés par des navires plus modernes. Même chose pour les sous-marins.

Les moyens de soutien logistique sont améliorés avec de nouveaux pétroliers et des cargos rapides utilisables pour le transport de la logistique mais également pour le transport de troupes.

Sur le plan des infrastructures, elles sont adaptées à des navires plus gros, plus puissants. Une nouvelle base est aménagée en Egypte à proximité d’Alexandrie. A Alor Setar, une base austere est aménagée pour relayer Singapour. Un dépôt logistique est construit à Kuching sur l’ile de Borneo.

Cuirassés : désarmement et mis en service

En septembre 1939, le corps de bataille britannique est comme les autres pays assez ancien avec des navires mis au point avant le premier conflit mondial. Seule exception, les deux Nelson et Rodney construit après guerre mais qui n’étaient pas considérés comme une véritable réussite.

Vue aérienne du HMS King George V, le premier "35000 tonnes" britannique

Vue aérienne du HMS King George V, le premier « 35000 tonnes » britannique

Quand la guerre de Pologne éclate, cinq cuirassés de classe King George V sont en construction, les HMS King George V et Prince of Wales sont en achèvement à flot, les trois autres (HMS Duke of York Anson et Howe) sont encore sur cale. Ils vont être mis en service entre l’automne 1940 et le printemps 1942.

La mise en service de ces puissants cuirassés (dix canons de 356mm) permet le désarmement des cuirassés de classe Revenge. Version austere des Queen Elizabeth, ils n’ont pas été refondus en raison d’un coup prohibitif par rapport au service attendu.

Le Revenge est désarmé en septembre 1942, le Resolution en mars 1943, le Royal Sovereign en juin 1943 et le Ramillies en décembre 1943. Si le Revenge et le Royal Sovereign sont maintenus en réserve avec un noyau d’équipage, les autres vont être privés de tout le matériel récupérable y compris de leurs canons.

Devenus des coques, les anciens Resolution et Ramillies vont devenir des pontons, le premier à Scapa Flow (en remplacement de l’Iron Duke) et le second à Alexandrie dans la nouvelle base.

Alors que les King George V étaient encore en construction, les bureaux d’études de la marine britannique étudièrent de nouveaux cuirassés plus puissants que les “KGV”.

Faute de temps, on reprend la coque des King George V en l’élargissant pour pouvoir recevoir neuf canons de 406mm en trois tourelles triples, une puissante DCA et une suite radar complète même si les appareils de détection n’étaient pas encore totalement au point.

Le HMS Temeraire

Le HMS Temeraire

Le HMS Lion et le HMS Temeraire sont mis sur cale à l’été 1939 et lancés respectivement en mars et septembre 1942. Ils sont mis en service en 1944.

Les deux autres mis sur cale fin 1939 (HMS Thunderer et Conqueror) sont mis en service en 1945 pour le premier et en 1946 pour le second.

La mise en service de ces navires permet le désarmement des trois croiseurs de bataille encore en service à savoir le Hood en 1945, le Renown et le Repulse en 1946, le premier étant définitivement désarmé, les deux autres mis en réserve avec un noyau d’équipage au cas où.

L’étape suivante était le remplacement des cinq cuirassés de classe Queen Elisabeth. Pour cela, on reprend les Lion en améliorant ce qui peut être notamment au niveau de la DCA et de la détection.

Pas moins de huit cuirassés sont commandés, les Lion étaient davantage destinés à renforcer le corps de bataille notamment contre les type H allemands.

Ils sont mis sur cale à partir de 1942 mais quand le second conflit mondial éclate, seuls les quatre premiers (Vanguard Royal Oak Iron Duke Centurion) sont en service, les quatre autres (St Andrew St David St George et St Patrick ) étant encore en construction. Ils sont armés de 9 canons de 406mm en trois tourelles triples, 16 à 24 canons de 133mm en tourelles doubles, 48 canons de 40mm en douze affûts quadruples, des canons de 20mm.

En septembre 1948, la Royal Navy dispose des deux cuirassés de classe Nelson, de cinq cuirassés de classe Queen Elisabeth, de cinq cuirassés de classe King George V, de quatre cuirassés de classe Lion et de quatre cuirassés de classe Vanguard soit vingt cuirassés en service.

Porte-avions

Créatrice du premier porte-avions avec le Furious et première marine à engager un raid aéronavale en 1918, la marine britannique développe son outil aéronaval a minima avec peu de porte-avions neufs et surtout des groupes aériens handicapés par des appareils dépassés, le contrôle de la Fleet Air Arm par la Royal Air Force jusqu’en 1939 rendant problématique l’équipement en avions efficaces.

En septembre 1939, sont en service les vénérables Furious Argus Eagle Hermes Glorious Courageous ainsi qu’un petit nouveau, l’Ark Royal qui annonce les porte-avions blindés de classe Illustrious.

Les Illustrious et Formidable sont alors en achèvement à flot, le Victorious encore sur cale tout comme l’Indomitable. Ils sont mis en service respectivement en septembre 1940 (Illustrious), en juin 1941 (Formidable) en octobre 1941 (Victorious) et en janvier 1942 (Indomitable).

Les quatre Illustrious sont suivis par deux classe Implacable (Implacable Indefatigable), une version dérivée, ces deux navires étant mis en service respectivement en juin et en septembre 1944.

Quatre porte-avions de classe Illustrious sont en construction ainsi que les deux Implacable _version dérivée des Illustrious_ alors que des projets de porte-avions sont en cours d’étude bien que le cuirassé reste le navire majeur de la Royal Navy comme du reste dans toutes les marines du monde.

La mise en service de ces navires permet le désarmement progressif des unités les plus anciennes à savoir les Furious et Argus en 1944, l’Eagle et l’Hermes en 1946 et le Glorious en 1945, tous étant démolis à l’exception de l’Hermes maintenu en réserve à Rosyth et qui servait de temps à autre de porte-avions école. Suite à la mise en service du Hermes (classe Malta), il est rebaptisé Commander Edward Dunning du nom d’un pionnier de l’aéronavale britannique.

Les porte-avions blindés se révélant limités en terme de groupes aériens, la Royal Navy décide de construire des porte-avions lourds moins protégés. C’est l’acte de naissance de la classe Malta, quatre navires lourds capable d’embarquer entre soixante et quatre-vingt appareils.

Plan sommaire des Malta

Plan sommaire des Malta

Quatre navires (Malta Gibraltar, Furious _ex-New Zealand_ et l’Hermes _ex-Africa_) sont mis en service en septembre 1946, mai 1947, décembre 1947 et mars 1948.

Cela porte la flotte de porte-avions d’escadre à onze navires avec deux porte-avions en Extrême Orient, trois stationnés en Méditerranée et six déployés au sein de la Home Fleet.

La construction de porte-avions d’escadre prenant du temps, on eut l’idée de construire des porte-avions économiques. C’est l’acte de naissance des Colossus, des porte-avions légers rapides (25 noeuds) avec un armement composé d’une DCA légère.

Paradoxalement, c’est la marine française qui est la première à passer commande pour deux navires, un déployé en Indochine (Alienor d’Aquitaine) et un autre déployé en Bretagne (Henriette d’Angleterre).

HMS Colossus

HMS Colossus

Deux sont commandés par la Royal Navy et mis en service en 1947, le premier le HMS Colossus mis en service en mars 1947 est déployé à Freetown alors que le second baptisé HMS Glory mis en service en septembre 1947 est lui déployé à Aden pour couvrir l’Océan Indien.

Huit autres ( Ocean Perseus Pioneer Theseus Triumph Venerable Vengeance et Warrior) sont commandés quand le conflit éclate, certains pouvant être mis en œuvre par les dominions même si le Canada et l’Australie ont passé commande de porte-avions de ce type peu après la première commande franco-britannique, deux pour la RCN et un pour la marine australienne.

A noter qu’un porte-avions est également construit pour l’Argentine baptisé ARA Independencia et qu’un autre est fabriqué sous licence par les Pays-Bas, le Guillaume d’Orange (Willem van Oranje)

.