Japon (9) Marine Impériale (2)

Vers un conflit inévitable

Quelle politique navale pour le Japon ?

Le traité de Washington du 6 février 1922 marque la fin de l’alliance anglo-nippone signée en 1902 à une époque où Londres comme Tokyo avait un ennemi commun en l’occurrence la Russie.

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Japon (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
TOME 5 : LE JAPON ET SES ALLIES

AVANT PROPOS

Après plus d’un an consacré aux Etats-Unis (septembre 2015-décembre 2016), je passe enfin à un nouveau tome de l’oeuvre d’une vie, une uchronie consacré à une seconde guerre mondiale alternative.

Après un tome 1 consacré à la France trop détaillé, un tome 2 à l’Allemagne commencé d’une certaine façon (aussi détaillée que la France) et terminée d’une autre (plus synthétique), j’ai trouvé avec le tome 3 consacré à la Grande-Bretagne un véritable équilibre, ni trop détaillé pour perdre le lecteur ni trop synthétique pour ne pas donner suffisamment de chair, de corps à un récit que j’espère vivant et passionnant.

Avec le Tome 4 consacré aux Etats-Unis, j’ai poursuivi le même modèle que le Grande-Bretagne mais en ajoutant des informations sur l’après guerre ce qui m’à conduit à devoir anticiper sur le conflit dans le Pacifique mais également sur le conflit en Europe ce qui va me pousser à mettre à jour certains faits avancés dans le tome 1 notamment les constructions navales.

J’espère ainsi avoir le temps (mais j’en doute) de mettre à jour le tome 1 sur la France pour que l’oeuvre soit la plus cohérente possible. Néanmoins si je n’ai pas le temps, je tiens à préciser que si il y à contradiction entre deux événements, c’est l’écrit le plus récent qui prime.

Avec ce Tome 5 consacré au Japon, j’espère atteindre enfin un vrai équilibre. J’espère surtout le rediger plus rapidement pour enfin pouvoir rédiger le récit du conflit.

L’organisation de ce tome sera semblable aux précédents avec tout d’abord une présentation historique, synthétique voir sommaire pour l’histoire avant le point de divergence (novembre 1939), plus détaillée ensuite.

La deuxième partie sera consacrée à la géopolitique du Japon, la volonté de créer une sphère de coprospérité (un empire colonial en termes moins hypocrites), les relations internationales avec les Etats-Unis, l’URSS, la France, la Grande-Bretagne _ennemis potentiels_ mais aussi les relations avec l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste _alliés plus ou moins importants_ . Il sera également l’occasion de parler des alliés japonais qu’ils soient officiels ou officieux.

La troisième partie sera consacrée à l’histoire de la Marine japonaise, les prémices lointains, l’histoire moderne (avec l’oeuvre d’un ingénieur maritime français Emile Bertin) et son évolution durant la Pax Armada.

La quatrième partie sera consacrée aux armes de la marine japonaise qui se distinguent guère des autres pays participants au conflit sauf peut être dans le domaine des torpilles et les redoutables «Long Lance».

La cinquième partie sera consacrée aux cuirassés et croiseurs de bataille japonais avec certains navires anciens mais aussi des navires modernes très puissants, les quatre Yamato avec leurs neuf canons de 460mm n’ayant aucun équivalent dans le monde.

Dans le domaine des porte-avions, les japonais n’ont rien à envier aux américains. L’Aéronavale japonaise est une arme d’élite avec des pilotes très entraînés qui allaient faire passer de sales moments aux navires et aux avions américains. Elle va cependant peiner à se renouveler et à croître ses moyens, son déclin contrastant cruellement avec l’expansion de l’aéronavale américaine.

La septième partie sera consacrée aux croiseurs lourds, objet d’une course remplaçant celle des cuirassés entre le Japon et les Etats-Unis après le traité de Washington. Ces puissants navires vont se heurter violemment à leurs homologues américains.

La huitième partie sera consacrée aux croiseurs légers. Si le Japon va s’illustrer dans le domaine des croiseurs lourds, dans le domaine des croiseurs légers, il va se montrer un peu en retrait, n’ayant guère d’appétence pour ce type de navires.

La neuvième partie sera consacrée aux destroyers. Avec la classe Fubuki, les japonais vont mettre en place une sorte d’étalon mondial du destroyer obligeant les autres grandes marines à réagir selon la maxime qui veut que l’adoption d’un système d’armes par un pays impose aux autres de s’en équiper. Les classes suivantes mis à part les Akitzuki ne seront que des redites des Fubuki.

La dixième partie sera consacrée aux sous-marins. Ces derniers occupent une place importante dans la stratégie navale nippone.

Les résultats vont être cependant décevants en raison de déficiences techniques, de classes multiples générant des problèmes logistiques et un choix contestable de viser les navires de guerre plutôt que les navires de soutien ou les navires marchands.

On verra même certains commandants de sous-marins être sanctionnés pour avoir utilisé leur pouvoir de nuisance et de destruction contre des navires de charge plutôt que contre des escorteurs !

La onzième partie sera consacrée aux navires légers. A la différence des américains, les japonais ne s’équiperont que de peu de navires légers qu’il s’agisse de véloces vedettes lance-torpilles, de patrouilleurs ou d’escorteurs, l’escorte étant méprisée par une marine où régnait un esprit offensif et quand la décision fut prise d’investir dans l’escorte, il était déjà trop tard……. .

Même chose pour les navires de soutien. Comme nous le verrons dans la douzième partie, la logistique sera négligée, le manque de navires de maintenance et de ravitaillement empêchant de tirer le maximum du potentiel de navires de combat dont les capacités n’avaient rien à envier à celles de leurs ennemis américains (sans compter l’entrainement de leurs équipages sans équivalent notamment dans le combat de nuit).

La treizième partie sera consacrée à l’aéronavale qu’il s’agisse de l’aviation embarquée, de l’hydraviation et d’unités basées à terre. La rivalité avec l’aviation de l’armée de terre va générer de regrettables doublons et faire perdre du temps et des moyens au Japon, doublons d’autant plus regrettables que le pays n’en à pas les moyens.

La quatorzième partie sera consacrée à l’infanterie de marine japonaise et aux navires amphibies, le Japon étant le premier pays à mettre en service un LSD.

La quinzième partie sera consacrée aux bases et aux arsenaux japonais. On parlera essentiellement des bases métropolitaines comme Kure Maizuru Sasebo et Yokosuka mais également des bases en outre-mer ainsi que des facilités offertes notamment par la Thaïlande.

Le Japon va également réutiliser des bases ennemies capturées mais faute de temps et de moyens, leur impact sur la stratégie et la logistique japonaise seront limitées.

La seizième partie sera consacrée à l’ordre de bataille de la marine japonaise en septembre 1948 ainsi que les constructions décidées durant le conflit.

La dix-septième partie sera consacrée à l’armée de terre japonaise, son histoire, l’organisation de ses grandes unités, ses uniformes, ses armes et ses véhicules.

Enfin la dix-huitième et dernière partie sera consacrée à l’armée de l’air qui comme pour les Etats-Unis est semi-autonome, dépendant du haut commandement de l’armée de terre.

On étudiera son histoire, son organisation, ses tactique et l’évolution de son parc aérien qui de bonne facture en septembre 1948 va peu à peu décliner, la faute à une industrie incapable de fournir autant d’avions que son homologue américaine.

Et comme d’habitude je vous souhaite une agréable lecture. N’hésitez pas à laisser des commentaires et à recommander ce blog à vos amis amateurs d’uchronie

Claus,maître d’Uchronia

Etats Unis (64) Navires légers (3)

Patrouilleurs et Patrouilleurs-Escorteurs

Avant-propos

Durant la période séparant la première guerre mondiale de la guerre de Pologne, les navires dédiées à l’escorte sont largement négligés. Les raisons sont multiples : budgets limités, manque d’intérêt des amiraux, oubli des leçons du conflit.

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Etats Unis (62) navires légers (1)

NAVIRES LEGERS

Avant-propos

Une marine comme une armée de terre dépend très clairement de sa géographie. Elle dicte sa stratégie et ses tactiques. La marine américaine n’échappe pas à cette règle d’or, cette règle d’airain.

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Etats-Unis (10) US Navy (6)

Destroyers

USS Clemson (DD-186)

Le USS Clemson (DD-186) l’un des nombreux flush-decker construit à la fin du premier conflit mondial par l’US Navy. 

Dans le domaine des destroyers, la marine américaine hérite du premier conflit mondial d’une importante flotte de flush-decker dont certains ont été mis en réserve dès leur achèvement faute de besoins une fois la paix revenue.

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Etats-Unis (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.4 : LES ETATS-UNIS

AVANT-PROPOS

Ce n’était absolument pas fait exprès mais c’est donc le 11 septembre 2015 que je vais commencer le tome 4 de ma gigantesque et vertigineuse uchronie consacré aux Etats-Unis.

Pour ceux qui me suivent depuis le début soit depuis 2011, je dois vous avouer qu’à plusieurs reprises j’ai voulu tout envoyer balader.

Si j’avais su que quatre ans plus tard je ne serais même pas à la moitié de mon œuvre, j’aurais grandement hésité à me lancer là-dedans.

En même temps sans l’expérience d’un tome 1 interminable, comment aurais-pu aboutir à des tomes suivants plus équilibrés ?

Au sortir du tome 1, j’étais mentalement vidé. Plus de 2500 pages, deux ans de travail et un sentiment de profond écoeurement. Je pensai que le tome 2 sur l’Allemagne allait être plus court à faire à la fois parce que j’avais moins de source, parce que je ne suis pas germanophone mais également parce que je savais ce qu’il ne fallait pas faire.

Grossière erreur ! Je me suis à nouveau lancé dans un récit interminable, sans souffle, académique et pompeux qui me faisait moi même horreur alors les lecteurs du blog vous pensez….. .

Après avoir à nouveau envisagé de tout abandonner, je me suis décidé à faire une version austère, plus synthétique, trop puisqu’à la fin je suis revenu à un tome plus riche, plus solide.

Mine de rien j’avais enfin trouvé un bon équilibre dont bénéficia pleinement le tome 3 qui est riche d’informations mais sans être obèse comme le tome 1.

Je peux donc envisager sereinement la réalisation du tome 4 consacré aux Yankees, aux Etats-Unis d’Amerique.

Charles Lindbergh (1902-1974) 33ème président des Etats-Unis (1944-1952)

Dans cette uchronie, il y à un changement majeur notamment en matière politique. Roosevelt effectue bien trois mandats (1932-1936 1936-1940 et 1940-1944) mais point de quatrième mandat, étant battu par Charles Linbergh considéré comme le premier aviateur à avoir traversé l’Atlantique (certains estiment qu’il s’agit en réalité du duo Nungesser et Coli mais passons).

Ce choix je ne suis pas le premier à le faire en matière d’uchronie. Pourquoi alors imiter les autres ? Tout simplement parce que les sympathies de Linbergh pour l’Allemagne nazie et sa farouche volonté isolationiste peut laisser planer un doute sur la position de Washington en cas de conflit en Europe. Neutralité farouche ? Alliance avec l’Allemagne ? Engagement précoce avec les alliés ?

Sur le plan plus militaire, il n’y aura pas de véritable révolution, tout juste une adaptation au bouleversement uchronique.

Rien que pour l’US Navy, les modifications seront nombreuses et importantes.

Pour ce qui est des porte-avions et des cuirassés, certains navires présents OTL dans la seconde guerre mondiale ne seront plus là, d’autres qui n’ont jamais été construits le seront notamment les monstrueux Montana et les deux derniers Iowa (Illinois et Kentucky)

USS Essex (CV-9)

Les cuirassés les plus anciens seront désarmés et/ou démolis, les porte-avions également et si la flotte de classe Essex sera nombreuse, les Lexington seront désarmés, le Ranger et le Wasp seront relégués au statut de navire-école et à la place des Midway, nous aurons des porte-avions lourds de classe United States puisque dans mon uchronie, point de bataille de Midway.

Au niveau des croiseurs, les Alaska auront une allure et un armement différent alors que tous les Cleveland seront achevés comme croiseurs puisqu’il n’y aura pas de carrier gap à combler.

Point de flush-decker convertis en escorteurs, les «cinquante destroyers qui sauvèrent le monde» n’ont pas ici de raison d’être et si il y aura des escorteurs, ils seront nettement moins nombreux. Les destroyers seront construits en grand nombre mais il n’y aura pas 175 Fletcher.

Quand aux navires amphibies, autre génération spontanée, ils existeront mais leur usage sera essentiellement destiné au Pacifique.

Pour les sous-marins, la situation sera semblable à celle des destroyers, la flotte logistique n’étant pas non plus bouleversée par ce changement de prisme chronologique.

Quand à l’aéronavale, les avions existant OTL le seront également dans mon uchronie. Il y aura néanmoins quelques menues différences, le Bearcat par exemple participant au conflit alors que ce ne fût pas le cas dans le second conflit mondial tel que nous le connaissons.

Grumman F8F-1 Bearcat

Pour les autres forces armées, même situation, les changements ne seront que la conséquence des changements de chronologie. Par exemple le Mustang aura une tout autre histoire car il n’y aura pas cette fois de demande britannique pour un chasseur moderne.

En cequi concerne le plan, il sera semblable à celui des autres tomes.

La première partie sera consacrée à une histoire générale des Etats-Unis, très simplifiée, simplement pour poser les bases et entrer de plein pied dans l’uchronie.

La deuxième partie sera consacrée à la géopolitique des Etats-Unis, la rivalité avec le Japon, les relations avec ses alliés et ses ennemis qu’ils soient naturels ou potentiels.

La troisième partie sera consacrée à l’US Navy, son histoire brièvement jusqu’au début du 20ème siècle, plus détaillée après 1900. J’aborderai également l’organisation de l’US Navy en septembre 1939 et en septembre 1948.

Nous étudierons ensuite l’armement de la marine américaine, l’artillerie, les mines, les torpilles et les armes anti-sous-marines.

Les parties suivantes seront consacrées aux différentes classes de navires, les cuirassés, les porte-avions, les croiseurs lourds, les croiseurs légers, les destroyers, les sous-marins, les navires-légers, les navires de soutien.

Nous parlerons également de l’évolution de l’aéronavale américaine avec ses avions et ses hydravions avant de passer par les Leathernecks, le Corps des Marines des Etats-Unis. Il sera ensuite temps de parler des bases et des arsenaux américains.

Après une partie consacrée à l’ordre de bataille en septembre 1948 ainsi qu’au programme de guerre voté dès l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le second conflit mondial, nous terminerons ce tome 4 par les traditionnelles parties consacrées à l’Armée de terre et à l’Armée de l’Air encore semi-autonome en septembre 1948.

Pour terminer cet avant-propos, vous constaterez que pour la carrière de nombreux navires, je vais m’avancer sur leur sort durant la guerre et après le conflit. J’espère ainsi attirer de nouveaux lecteurs, curieux et interrogateurs mais également baliser le conflit que j’espère un jour écrire.

Grande-Bretagne (45) Navires légers (1)

NAVIRES LEGERS (DESTROYERS LEGERS ET ESCORTEURS)

Avant-Propos

En 1914, le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible est un vecteur militaire aux performances encore inconnues. Certains officiers se demandent si il ne s’agit pas d’un gadget sans grande valeur militaire.
La destruction dès le mois d’août 1914 de trois croiseurs cuirassés britanniques se charge de montrer aux sceptiques que le sous-marin à sa place dans toute marine majeure.
Après l’attaque de navires militaires, les U-Boot s’attaquent aux navires marchands qui subissent des pertes abominables.
Face à cette menace d’un nouveau genre, on essaye, on teste plusieurs parades. Les bateaux-pièges ou Q-Ship marchent un temps mais leurs résultats ne sont pas aussi bons qu’espérés. La mise en place de corridors protégés par des champs de mines est une solution imparfaite, impossible de couvrir la mer de champs de mines.
Au final la seule parade est la navigation en convois protégés par des navires spécialisés dans la lutte contre les submersibles, des navires sans moyens de détection électroniques mais armés de grenades anti-sous-marines ou charges de profondeur.
Une terrible guerre d’usure à lieu dans l’Atlantique entre les convois et les sous-marins allemands qui sont à deux doigts d’asphyxier totalement la Grande-Bretagne mais qui entrainent les Etats-Unis dans le conflit suite au choix de la guerre sous-marine à outrance quand la Hochseeflot se montre incapable de menacer réellement l’emprise de la Grand Fleet sur les mers et notamment la mer du Nord.
Qui dit nouvelle guerre dit nouveaux navires. Les premiers escorteurs voient le jour, des navires appelées sloops ou canonnières pour la Royal Navy, avisos pour la marine française.
Malheureusement durant la période 1919-1939, la lutte anti-sous-marine n’est pas au cœur des préoccupations des amiraux britanniques. En partie par manque d’intérêt mais aussi en raisons de choix budgétaires fort contraints et d’une difficulté à prévoir le bon modèle d’escorteur.

En effet comment trouver un modèle unique d’escorteur quand il faut un navire affrontant les sous-marins et les éléments déchainés dans l’Atlantique Nord, des mines, des vedettes lance-torpilles et des sous-marins en Méditerranée, des grandes unités de surface sur les autres océans sans oublier l’aviation basée à terre.

Impossible donc de produite un unique modèle d’escorteur, il faut du sur-mesure, des navires adaptés aux menaces potentielles même si l’adage veut qu’une marine participe à un conflit avec des navires conçus pour un autre genre de confrontation.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de peu de navires d’escorte à savoir des chalutiers armés et trente-huit sloops répartis en différents modèles.

Si certaines marines disposent de torpilleurs faisant la jonction entre les navires d’escorte et les destroyers, la marine britannique ne dispose pas encore de ce type de navires en septembre 1939, la mise en service des Hunt étant postérieure.

Durant la Pax Armada, la Royal Navy va augmenter et renouveler ses forces d’escorte en construisant différents modèles de navires légers.

De nouveaux modèles de chalutiers armés sont construits pour disposer à peu de frais de patrouilleurs et de navires de présence notamment outre-mer où les menaces sont moindres.

Les différentes classes de sloops sont remplacées par les sloops de classe Black Swan plus modernes et plus efficaces, ces sloops étant complétées par deux nouveaux modèles d’escorteur, les corvettes de classe Flower (commandé en premier par la…..France) et par des frégates de classe River, les corvettes bien qu’efficaces ayant montré leurs limites.

Les navires légers ce sont également les dragueurs de mines et si aujourd’hui leur armement est léger, à l’époque, un dragueur de mine océanique était doté d’un armement important pour lui permettre de servir d’escorteur d’urgence.

Quand le second conflit mondial éclate, la marine britannique dispose d’une solide force d’escorte qui va mener la vie dure aux sous-marins, avions et vedettes lance-torpilles ennemies.

Chalutiers armés

Chalutiers armés classe Isles

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de quinze chalutiers armés répartis entre quatre chalutiers armés polyvalents, huit chalutiers ASM et trois chalutiers dragueurs. Ces navires anciens et usés vont être remplacés par vingt-quatre chalutiers de classe Isles, seize en version ASM et huit en version dragage de mines.

Ces navires sont construits dans des chantiers habitués à construire des chalutiers pour la pêche hauturière mais incapables de construire de vrais navires militaires. De plus cela avait l’avantage de libérer les grands chantiers qui ne manquaient pas de travail.

Les seize premiers (Ailsa Craig, Annet, Anticosti, Arran, Baffin, Balta, Bardsey, Benbecula, Bern, Biggal, Blackbird, Bressay, Brora, Bruray Bryher et Burra) spécialisés dans la lutte ASM sont mis en service entre 1942 et 1944.

Armés d’un canon de 3 pouces (76mm) pour six d’entre-eux et d’un canon de 4 pouces (102mm) pour les autres, de deux affûts quadruples de 12.7mm et de vingt-quatre grenades ASM, ils sont déployés au sein d’une 1st Escort Flottilla déployée à Chatham et d’une second, la 2nd Escort Flottilla stationnée à Douvres pour opérer en Manche et en mer du Nord.

Ces navires sont redéployés en 1946/47 outre-mer, la 1st Escort Flottilla devenue la 10th Patrol Flottilla quitte Chatham pour les Bermudes alors que la 2nd Escort Flottilla devenue la 11th Patrol Flottilla quitte Douvres pour Freetown.

En septembre 1943, huit autres chalutiers armés type Isles sont commandés en version dragueurs de mines et mis en service en 1945 au sein d’une 9th Minesweeping Flottilla déployée à Gibraltar, ces navires (Bute Cailiff Caldy Campobello Copinsay Crowlin Cumbrae et Damsay) sont armés d’un canon de 4 pouces (102mm), de six canons de 20mm Oerlikon, de quatre mitrailleuses de 7.7mm et à la place des grenades ASM, des équipements de dragage de mines.

Caracteristiques Techniques de la classe Isles

Déplacement : standard 545 tonnes pleine charge 750 tonnes Dimensions : longueur 44.20m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.80m

Motorisation : machine à vapeur à triple détente dévellopant 850ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 12 noeuds

Armement : (version ASM) un canon de 3 pouces ou de 4 pouces, deux affûts quadruples de 12.7mm et vingt-quatre grenades ASM (version dragueur de mines) un canon de 4 pouces (102mm), six canons de 20mm, quatre mitrailleuses de 7.7mm, des équipements de dragage de mines.

Equipage : 40 hommes

Chalutiers armés classe Tree

En juin 1945, seize nouveaux chalutiers armés sont commandés. Outre les missions de combat (patrouille, lutte ASM), ils doivent servir de navire d’entrainement pour la réserve, formant un réservoir de marins de réserve entrainés pouvant être rapidement mobilisés.

Ces navires (Dochet Earraid Eday Egilsay Ensay Eriskay Fara Farne Fetlar Fiaray Filla Flatholm Flint Flotta Foula Foulness) sont mis en service en 1946/47.

Les Dochet Earraid Egilsay Eday sont affectés à la Royal Naval Reserve et stationnés à Belfast en Ulster pour servir principalement de navires d’entrainement.

Les douze autres sont répartis au sein d’une 12th Escort Flottilla (Ensay Fara Fetlar Filla Flotta Foulness) stationnée à Rosyth et la 13th Escort Flottila ( Eriskay Farne Fiaray Flatholm Flint Foula) stationnée à Faslane, ces deux flottilles étant chargées de la protection rapprochée des accès à ces deux bases.

Caracteristiques Techniques de la classe Tree

Déplacement : standard 555 tonnes pleine charge 760 tonnes Dimensions : longueur 45.50m largeur 8.40m tirant d’eau en charge 4.80m

Motorisation : machine à vapeur à triple détente dévellopant 850ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 11 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm), six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, quatre mitrailleuses de 7.7mm et vingt-quatre grenades ASM

Equipage : 40 hommes

Sloops

Avant-propos

Du temps de la marine à voile, le sloop était un petit navire à voile, rapide, maniable et légèrement armé souvent utilisé pour la protection du trafic commercial contre la piraterie et les corsaires.

Comme le terme frégate, le terme sloop fût repris pour désigner de nouveaux navires légèrement armés pour protéger les convois. C’est l’équivalent de l’aviso pour notre marine nationale.

En septembre 1939, on trouve un sloop type 24, deux classe Bridgewater, quatre classe Hastings, huit classe Shoreham, huit classe Grimsby, neuf classe Kingfisher, trois classe Bittern,trois classe Egret et huit classe Black Swan.

Entre septembre 1939 et septembre 1948, la flotte évolue, les sloops les plus anciens (type 24, Bridgewater Hastings et Shoreham) sont désarmés, démolis ou mis en réserve avec des réarmements périodiques pour essais et instruction.

Néanmoins en septembre 1948, tous ces navires sont définitivement désarmés pour libérer des équipages et récupérer de l’acier en les démolissant.

Les Grimsby, Kingfisher, Bittern, Egret et Black Swan sont toujours en service soit un total de trente et un navires.

Un seul modèle est commandé, la classe Black Swan mod., des navires plus longs et plus larges pour améliorer la stabilité. La DCA est renforcée.

Dix-sept navires sont commandés en mars 1941, mis sur cale courant 1941 et mis en service en 1943/44, portant la flotte de sloop à quarante-huit navires. La commande de huit autres envisagée en 1945 est abandonnée au profit de frégates de classe River supplémentaires.

Sloops type 24

Dans le cadre du programme d’urgence de 1916, la marine britannique passe commande de vingt-quatre sloops type 24 (en référence au nombre de navires commandés). Seulement vingt-deux navires furent achevés, ces navires portant les noms de célèbres pur-sang vainqueur des courses d’Epsom, l’équivalent britannique du prix d’Amérique.

Ces navires utilisables comme escorteurs et comme dragueurs de mines ne connurent qu’une carrière fort courte comme beaucoup de constructions de guerre.

En septembre 1939, il ne reste plus qu’un navire en service au sein de la Royal Navy, le HMS Herald (ex-Merry Hampton) qui sert depuis février 1923 comme navire auxiliaire à Singapour. Il est désarmé (machines à bout) en septembre 1947 et démoli.

Deux navires sont utilisés par la Royal Naval Reserve, le HMS Flying Fox et HMS Eaglet (ex-Sir Bevis) mais ils sont désarmés respectivement en mai 1945 et juin 1946.

La Royal Australian Navy (RAN) à récupéré en décembre 1924 le HMS Silvio devenu le HMAS Moresby, toujours utilisé comme navire-atelier en septembre 1948.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1341 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 81.53m longueur entre perpendiculaires 79m largeur 11m tirant d’eau 3.20m

Propulsion : machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières cylindriques dévellopant 2500ch et alimentant une hélice

Performances : vitesse maximale 17 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces (102mm) et trente-neuf charges de profondeur

Equipage : 82 officiers et marins

Sloops classe Bridgewater

Pour remplacer les sloops de classe Flower, la Royal Navy décide de construire un nouveau modèle de sloop, la classe Bridgewater, deux navires étant construits dans le cadre du programme naval de 1927 (1927 Naval Build Programm)

HMS Bridgewater

HMS Bridgewater

-Le HMS Bridgewater (L01/U01) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 19 septembre 1927 lancé le 14 septembre 1928 et mis en service le 14 mars 1929.

HMS Sandwitch

HMS Sandwitch

-Le HMS Sandwitch (L12/U12) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 19 septembre 1927 lancé le 9 février 1928 et mis en service le 23 mars 1929.

Déployés d’abord en Extrême-Orient (China Station), les deux sister-ships se séparent ensuite, le Bridgewater est redéployé au Cap pendant que le Sandwich reste déployé en Extrême-Orient.

En septembre 1939, le Sandwich est redéployé à Freetown pour couvrir l’Atlantique Sud jusqu’en juin 1940 quand il retourne à Hong Kong.

Le Bridgewater est désarmé le 14 juin 1945 et maintenu comme ponton au Cap. Il y était toujours en septembre 1948 tandis que le Sandwich est désarmé le 4 janvier 1946 à Hong Kong, servant lui aussi comme ponton, les deux pontons recevant des pièces de DCA pour renforcer la protection des ports où ils sont mouillés.

Caractéristiques Techniques de la classe Bridgewater

Déplacement : standard 1062 tonnes pleine charge 1600 tonnes

Dimensions : longueur 81.18m largeur 10m tirant d’eau : 3.48m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces (102mm), deux affûts quadruples de 12.7mm Vickers. Ils embarquent également des grenades ASM.

Equipage : 96 officiers et marins

Sloops classe Hastings

Les cinq sloops de classe Hastings (appelés également Folkestone) succèdent aux Bridgewater. Quatre navires ont été construits pour la Royal Navy et un cinquième pour la Royal Indian Navy.

Ces navires sont conçus initialement comme dragueurs de mines vont être utilisés comme navires polyvalents, patrouilleurs, escorteurs et dragueurs de mines.

HMS Hastings

HMS Hastings

-Le HMS Hastings (L27) est mis sur cale au His Majesty Dockyard Devonport le 29 juillet 1929 lancé le 10 avril 1930 et mis en service le 26 novembre 1930.

Il est déployé dans le Golfe Persique et en mer Rouge jusqu’en 1937 quand il retourne en métropole pour servir au sein du Fishery Protection Squadron pour assurer la police des pêches.

Quand éclate la guerre de Pologne, il est immobilisé pour carénage, recevant un Asdic pour lui permettre de mener des opérations de lutte anti-sous-marine.

Disponible au printemps 1940, il est redéployé à Rosyth jusqu’à son désarmement survenu le 14 mars 1946. Mis en réserve, son réarmement est étudié en septembre 1948 mais devant son mauvais état matériel, le réarmement n’aura jamais lieu.

-Le HMS Folkestone (L22/U22) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson Ltd de Wallsend-on-tyne le 21 mai 1929 lancé le 12 février 1930 et mis en service le 25 juin 1930.

Déployé en Métropole durant toute sa carrière, il est victime d’un échouage dans les Hebrides le 14 mai 1944. Gravement endommagé, il est désarmé le 21 juin et démoli.

-Le HMS Penzance (L28) est mis sur cale au His Majesty Dockyard de Devonport le 29 juillet 1929 lancé le 10 avril 1930 et mis en service le 15 janvier 1931.

Après seize ans de carrière, le Penzance est désarmé le 15 janvier 1947. En bon état en septembre 1948, il pourrait être réarmé si le besoin se fait sentir.

HMS Scarborough

HMS Scarborough

-Le HMS Scarborough (L25) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 28 mai 1929 lancé le 14 mars 1930 et mis en service le 31 juillet 1930.

Il est stationné aux Bermudes, dépendant du North America & West Indies Squadron, effectuant de nombreuses opérations de représentation au profit des autorités.

A partir de mai 1939, il est déployé comme auxiliaire à Ceylan, étant réarmé comme patrouilleur en septembre 1942, servant jusqu’en septembre 1947 date à laquelle il est désarmé et mis en réserve.

HMIS Hindustan

HMIS Hindustan

-Le HMIS Hindustan est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 4 septembre 1929 lancé le 12 mai 1930 et mis en service le 10 octobre 1930.

A la différence de ces quatre sister-ships l’Hindustan est toujours en service en septembre 1948, ayant Calcutta pour base.

Caractéristiques Techniques des classe Hastings

Déplacement : standard 1210 tonnes

Dimensions : longueur 90.22m largeur 10.67m tirant d’eau 3.51m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces, quatre canons 3-Pounder de salut, des grenades ASM. Durant la Pax Armada, un ou deux affûts quadruples de 12.7mm s’ajoutent

Equipage : 119 officiers et marins.