Allemagne (39) Bases Navales (2)

Bases navales allemandes en mer Baltique

Base navale de Kiel

Avant-propos

-Kiel est la base navale majeure de l’Allemagne en mer Baltique. La ville est située à 90km au nord d’Hambourg, au sud de la péninsule du Jutland, devenue allemande en 1867 après trois ans de co-gestion germano-autrichienne.

-Dès 1865, le roi de Prusse avait décidé d’en faire la principale base de la marine prussienne mais Il faut cependant attendre 1871 pour que Kiel et Wilhelmshaven soient désignés officiellement comme des ports de guerre impériaux (Reichskrieghäfen).

-Port majeur de la puissante flotte de haute mer (Hochseeflot), le port balte relié à la mer du Nord par le canal de Kiel est frappé par des mutineries en novembre 1918, mutineries qui favorisèrent la chute du Deuxième Reich.

-Après une période de déclin, Kiel redevient un port militaire de premier ordre avec le stationnement d’unités majeures (cuirassés et porte-avions) mais également par la présence de l’Ecole Navale.

-Les installations sont modernisées, les bassins et les dépôts agrandis, les fortifications démantelées en 1919 pour laisser la Baltique libre d’accès sont reconstruites.

Le site est implanté sur une baie (baie de Kiel ou Kieler Butch) relié à la ville par un «fjord» ou baie étroite, le Kieler Forde, un «espace» de 17km qui relie la baie à la ville de Kiel.

La base navale est implantée sur la rive est du Kieler Forde mais le chantier naval ex-arsenal est implanté en face.

Principales installations

-15km de linéaires de quai avec un bassin principal pour les unités majeures (cuirassés, croiseurs de bataille, porte-avions et croiseurs lourds), un bassin secondaires pour les croiseurs légers, les contre-torpilleurs et les torpilleurs, un bassin pour les sous-marins et un bassin auxiliaire pour les navires de soutien.

-Les installations d’entretien qui dépendaient jusqu’en 1918 du Kiel Kaiserliche Werft sont toujours opérationnelles en 1948 mais en 1918, l’Arsenal Imperial de Kiel est fermé suite à la défaite avant de renaitre sous la forme d’une entreprise privée, les chantiers navals Deutsche Werke qui disposent des installations suivantes :

-Deux formes de 300m, une forme n°1 et une forme n°2 pour les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs lourds
-Deux formes de 175m, une forme n°3 et une forme n°4 pour les croiseurs légers et les contre-torpilleurs

-Cinq cales de 200m (Cale A, B,E,F et G)

-Deux cales de 300m (Cale C et D)

-Une cale H de 150m

Défenses côtières

Suite au traité de Versailles en 1919, les défenses côtières sur les côtes allemandes de la mer Baltique sont démantelées pour laisser la Baltique libre d’accès.

-Ces défenses sont reconstituées entre 1940 et 1943 avec des installations pour la défense rapprochée et des installations pour la défense lointaine.

-La défense rapprochée est assurée au niveau du Kieler Forde avec un groupement ouest (quatre canons de 280mm, six canons de 105mm, huit canons de 88mm, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm) et un groupement est (deux canons de 280mm, quatre canons de 105mm, huit canons de 88m, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm).
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-La défense de la baie est assurée par d’autres ouvrages implantées à l’ouest à Weidefeld et à l’est sur l’île de Fehrman.

-La position ouest dispose de deux canons de 280mm sur plate-forme rotative protégée par un blockhaus en béton, de quatre canons de 150mm en position fixe, de six canons antiaériens de 88mm, de douze canons de 37mm en affûts doubles et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense contre l’infanterie.

La position est implantée à l’extrémité orientale de l’île de Fehrman dispose de quatre canons de 150mm en position fixe en arc de cercle concave avec au centre de ce demi-cercle, deux canons de 280mm sur plate-forme rotative.

La défense antiaérienne est assurée par quatre canons de 88mm, seize canons de 20mm en affûts doubles et les mitrailleuses de 7.92mm servant à la fois de défense contre l’infanterie mais également d’arme antiaérienne pour certaines d’entre-elles.

Côté terre, il n’y à pas de véritables fortifications. Des hauts murs ceinturent la base navale mais il n’y à pas de véritables défenses. Tout juste de points de contrôle mais qui ne pourraient opposer qu’une résistance limitée à un ennemi décidé.

Navires stationnés à Kiel en septembre 1948

-Porte-avions légers Lutzen et Bautzen

-Cuirassés Ludendorff et Kaiser Wilhelm II

-Croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau

-Croiseurs lourds Admiral Hipper et Blücher

-Croiseurs légers Leipzig et Nurmberg

-Croiseurs légers Bremen et Emden

-Croiseur-école Postdam

-Croiseur léger antiaérien Salzburg

La base navale de Kiel dispose également de Zerstörerflottille avec des contre-torpilleurs/destroyers (Zerstörer) destinés principalement à l’escorte de grandes unités pour leur offrir une défense rapprochée contre leurs congénères ennemis, les sous-marins et les avions.

La 3.Zerstörerflottille d’abord stationnée à Swinenmünde est transférée à Kiel en septembre 1940 et dispose de deux divisions :

-5ème division (5. Z-Division) : Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann et Z.19 Hermann Kühne

Les deux premiers assurent l’escorte du cuirassé Ludendorff alors que le Z.19 est un solitaire, sans navire à escorter, pouvant renforcer une escorte, servir d’éclaireur pour mener une mission spéciale.

-7ème division (9. Z-Division) : Z.23 Z.24 Z.25 et Z.26

Les Z.23 et Z.24 assurent l’escorte du cuirassé Kaiser Wilhem II alors que les Z.25 et Z.26 assurent celle de l’Oldenburg

-La 5. Zerstörerflottille dispose de la 10ème Z-Division avec les Zerstörer Z.31 Z.32 Z.33 et de la 12ème Z-Division avec les Z.34 Z.35 Z.36.

Les Z.31 Z.32 assurent l’escorte du croiseur de bataille Nassau ,les Z.33 et Z.34 assurent l’escorte du porte-avions léger Lutzen et les Z.35 et Z.36 assurent l’escorte de son sister-ship Bautzen.

-Aux côtés des Zerstörer, nous trouvons des torpilleurs (Torpedoboote) regroupés à Kiel en deux flottilles :

La 1. Torpedobooteflottille dispose à l’origine de six torpilleurs type 35 (T.1 T.2 T.3 T.4 T.9 et T.10) mais deux navires sont perdus avant le second conflit mondial (T.1 et T.3) réduisant la flottille à quatre navires.

La 6. Torpedobooteflottille est créee en avril 1939 avec les torpilleurs anciens Iltis Jaguar Seeadler et Wolf qui sont désarmés entre janvier et octobre 1943, étant remplacés par quatre torpilleurs type 39 (T.23 T.25 T.27 et T.29).

-En ce qui concerne les sous-marins, Kiel est une base majeure puisque c’est là qu’est implanté le commandement Baltique de l’U-Bootwafe. Elle accueille un certain nombre d’U-Flottille destinées à opérer en Baltique mais également en mer du Nord et dans l’Océan Atlantique.

-2. U-Flottile : U-93, U-95, U-97,U-132,U-133,U-134,U-136 et U-140

-4. U-Flottile : U-94, U-96, U-98, U-139, U-141, U-142, U-144,U-146

-Hors rang, sous-marins ravitailleurs U-191 et U-192

-On trouve également des navires légers de combat ou assimilés :

-Geleitboote F-8 utilisé comme auxiliaire

-1. Geleitboote Flottille avec les Geleitboote G.1, G.3, G.5,G.7,G.9 et G.11

-2. Minensucherboote Flottille qui dispose des M.2 M.6 M.9 M.10 M.11 et M.12 (type 1935)
-4. Minensucherboote Flottille des M.14 M.16 M.18 M.20 M.22 et M.24 (type 1935)
-3. Schnellbooteflottille avec les Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-8. Schnellbooteflottille avec les S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
-1. Raum-Boote Flottille R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11
-5. Raum-Boote Flottille R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30
-Des navires de soutien sont également stationnés à Kiel :
-Pétrolier-ravitailleur KMS Altmark
-Pétrolier-ravitailleur KMSFranken
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavel
-Ravitailleur rapide KMS Ostsee
-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles Tanga
-Ravitailleurs de sous-marins Mosel et Weichsel
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C16 et MT1
-Bâtiments hydrographes (Wermessungsschiffe) Hooge
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Claus Van Bevern, Störtebecker Nautilus
-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Otter
-Bâtiments cibles télécommandés (ex-cuirassés) Zähringen et Hessen
-Bâtiment-base (ex-croiseurs) Amazone ArconaHamburg Berlin et Medusa
-quatre navires type LSM, navires baptisés MarineInfanterieSchiff
Base navale de Swinenmünde

Avant-propos

La ville de Swinemünde est installée sur l’île de Usedom, une île qui avec celle de Wollin sépare la lagune de Stettin (Stettiner Haff) de la mer Baltique. Cette île à longtemps appartenu au duché de Poméranie puis occupée à partir de 1630 par la Suède mais entre 1648 et 1720, la Prusse et la Suède se disputèrent l’île, les premiers finissant par remporter le morceau.

A la fin du 18ème siècle, le royaume de Prusse lança une politique de dévellopement de l’île, élargissant la Swine, le bras de mer séparant la lagune de Stettin et la mer Baltique ce qui entraine la construction d’un port de mer. C’est l’acte de naissance de la ville de Swinemünde qui va être un port commercial et un port militaire.

Si le port civil est implanté sur la rive orientale de Swine, le port militaire est implanté sur la rive occidentale.

Il n’existe pas à proprement parlé d’arsenal mais deux formes de radoub ont été aménagées, une forme de 250m et une deuxième de 350m avec des grues de 7 tonnes, 15 tonnes et 25 tonnes. Le tout associé à des dépôts et des ateliers pour assurer la maintenance des navires stationnés.

Défenses côtières

Comme pour Kiel, les défenses côtières protégeant Swinemünde sont démantelées en 1919 pour respecter les termes du traité de Versailles. Elles sont reconstituées entre 1937 et 1940.

Les défenses principales sont implantées à l’ouest et à l’est de la ville, deux forts permettant une défense tout azimut. Chaque fort dispose de deux canons de 280mm en plate-forme rotative, quatre canons de 105mm _eux aussi sur plate-forme rotative_, six canons de 88mm antiaérien, contre-terre et antisurface, une DCA légère composée de canons de 37mm et de 20mm, des mitrailleuses et des mortiers pouvant assurer la défense contre l’infanterie.

Navires stationnés à Swinemünde

-Porte-avions d’escadre KMS Graf Zeppelin

-Croiseurs lourds (ex-cuirassés) Lutzow et Admiral Scheer

-Croiseur léger antiaérien Hamburg

-I.Zerstörerflottille composée de deux divisions, la 1. Z-Division composée des Z.2 Georg Thiele Z.3 Max Schultz et Z.1 Leberecht Maas et la 3. Z-Division composée des Z.14 Friedrich Ihn Z.15 Erich Steinbrinck
Les destroyers Z.1 et Z.2 escortent le Graf Zeppelin, le Z.3 n’est pas affecté à l’escorte de grandes unités, pouvant renforcer une escorte ou servir d’éclaireur tout comme les Z.14 et Z.15.

-La 3.Torpedobooteflottille avec les Torpilleurs type 37 T.15 T.17 T.19 et T.21.

-La 5. Torpedobooteflottille est formée en octobre 1938 avec les torpilleur anciens Falke Greif Kondor et Möwe désarmés entre mars et septembre 1942, ces navires étant remplacés par quatre torpilleurs type 37, les T.14 T.16 T.18 et T.20.

-10. U-Flottile avec trois sous-marins type IIB, les U-17, U-19,U-21; trois sous-marins type IIC, les U-59, U-61, U-63 et un unique type IID, le U-137

-12. U-Flottile avec quatre sous-marins type IIB, les U-18, U-20,U-22, U-24; trois type IIC, les U-56, U-58, U-62 et le deuxième et dernier type IID, le U-138.

-Geleitboote F-5 utilisé comme auxiliaire

-3. Geleitboote flottille avec les G.15 et G.17, les trois derniers (G.19,G.21 et G.23) étant encore en achèvement à flot, leur affectation à cette flottille est donc théorique.

-7. Minensucherboote Flottille : M.37 M.39 M.41 M.43 M.45 (type M1940)
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-3. Raum-Boote Flottille : R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
-Pétrolier-ravitailleur KMSErmland
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavelland
-Ravitailleur de sous-marins Erwin et Wassner
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) MT2 C21 C22
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Arkona et Otto Braun
Base navale de Rügen
Avant-propos
-Plus grande île d’Allemagne (926 km²) au nord-ouest de Rostock. Deux villes majeures, Bergen et Sassnitz. Elle n’est allemande que depuis 1815 après avoir été successivement danoise et suédoise.
-L’île de Rugen avec ses 926 km² est la plus grande île d’Allemagne. Située en mer Baltique au nord-est de Rostock, cette île et ses dépendances de Hiddensee et Ummanz, elle dispose de deux villes majeures, Bergen et la ville portuaire de Sassnitz.

-Vivant depuis longtemps du tourisme, elle est reliée au continent par un pont et une station balnéaire gigantesque baptisée Prora est aménagée pour pouvoir accueillir jusqu’à 20000 personnes.
Principaux aménagements
-Les études sont lancées à partir de 1938, le site choisit est situé au sud (base navale) et au sud-ouest (Arsenal) de Sassnitz
-La base opérationnelle se situe au sud du port de Sassnitz avec un bassin à flot pouvant accueillir tous les navires de la Kriegsmarine y compris les porte-avions et les cuirassés.
Un canal relie la mer Baltique à une vaste baie ouverte naturellement vers l’ouest. C’est sur cette baie au sud-ouest/ouest de Sassnitz qu’est installé le Rugen Kriegsmarinewerft, l’Arsenal de la Kriegsmarine de Rügen.
-Arsenal ultra-moderne, construit entre le printemps 1939 et septembre 1943. Outre une base de ravitaillement en carburant, vivres et munitions, le Rugen Kriegsmarinewerft dispose de cales de construction et de formes de radoub.
-Il dispose ainsi de trois formes de radoub de 350m de long, d’une forme de 200m et de six cales de construction, trois de 200m, deux de 300m et une de 350m. Le premier navire construit par cet arsenal sera le croiseur de bataille Saschsen.
Défenses côtières
Les fortifications protégeant la base navale de Rügen sont elles aussi neuves puisqu’aucune position fortifiée moderne n’avait été installée auparavant, l’île n’ayant aucun intérêt stratégique et les voisins n’étaient pas une vrai menace.
-Quatre blocs indépendants sont chargés de protégés la base et l’Arsenal, quatre blocs qui se flanquent mutuellement.
Chaque bloc dispose de quatre canons de 150mm sous masque, de quatre canons de 88mm antiaériens et antisurface, de pièces légères de 20 et de 37mm pour la défense antiaérienne ainsi que de mitrailleuses et de mortiers en cas d’attaque terrestre.
Navires stationnés à Rügen
-Croiseurs légers Dresden et Magdeburg
-7. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.30 T.32 T.34 et T.36 (type 39)
-8. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.39 T.40 T.41 et T.42 (type 43)
-6. U-Flottile : U-1, U-3, U-5 (type IIA) U-7,U-9,U-11,U-13 (type type IIB)

-8. U-Flottile : U-2, U-4, U-6 (type IIA), U-8, U-10, U-14 (type IIB)
-14. U-Flottile (Rügen) : U-168, U-169,U-170,U-171, U-172 et U-173 (type III)
-Navire auxiliaire KMS F.2 (ex-Geleitboote)
-5. Minensucherboote Flottille : M.27 M.29 M.31 M.33 et M.35 (type M1940)
-8. Minensucherboote Flottille : M.40 M.42 M.44 M.46 et M.48 (type M1940)
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-7. Raum-Boote Flottille R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41
-Pétrolier-ravitailleur KMS Uckermark
-Pétrolier-ravitailleur KMS Nordmark
-Ravitailleur de sous-marins Lech et Isar
-Bâtiment hydrographe Süderoog
-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Pfeil Blitz
-Six pontons type MarineFährPrahm
Base navale de Gotenhafen

Avant-propos

-Ville située sur la baide de Dantzig à 16 km au nord-ouest de la ville éponyme. Ville allemande depuis 1772 moins un court intermède polonais de 1919 à 1939, Gdingen devenant Gdynia.

-Travaux importants pour construire un port de haute mer, travaux lancés dès 1920 mais achevés seulement au cour des années trente. En 1938 c’est le port le plus moderne de la région. Suite à la guerre de Pologne, Gdynia est baptisée Gotenhafen.

-Le port de haute-mer fût transformé en base navale pour la Kriegsmarine et le chantier naval agrandit fût une annexe du chantier naval Deutsche Werke AG de Kiel.

Le Gotenhafen Kriegsmarinewerft dispose de trois cales de 250m et deux formes de même taille pour l’armement des navires et les carénages.

Défenses côtières

-Défenses tactiques pour protéger la base et l’arsenal d’un coup de main.

-Au sud et au nord de la ville, les fortins les plus puissants comprennent quatre canons de 150mm avec plate-formes rotatives sous bouclier chacun, canons appuyés par quatre pièces de 88mm, des canons de 20 et de 37mm sans oublier les mitrailleuses et les mortiers pour permettre aux fortins de se défendre contre l’infanterie.

Côté terre, six blocs isolés dont les feux se recoupent protègent les accès de la ville et du port depuis la terre, chaque bloc disposant de mitrailleuses, de mortiers et de canons antichars selon une disposition qui n’est pas sans rappeler la Ligne Maginot.

Navires stationnés à Gotenhafen

-Croiseurs lourds Prinz Eugen et Seydlitz

-Croiseurs légers Berlin et Frankfurt am Main

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C23 et C24

-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Komet et Ludwig Preusser

En dépit des installations importantes, peu de navires sont stationnés à Gotenhafen mais il est plus que probable qu’en temps de guerre, il servir de base de déconcentration ainsi que de base de départ pour des transferts de troupes.

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Allemagne (24) Navires légers (2)

Dragueurs de mines type M-Boote

Dragueur de mines (M-Boote) type 1935

Dragueur de mines (M-Boote) type 1935

Avant-Propos

-La mine et la torpille partage une ascendance commune mais une même efficacité surtout la mine qui avec un coût modique pouvait provoquer des dégâts considérables.

-Pour la lutte contre les mines, on utilisa rapidement des navires spécialisés ou on dotait des navires de guerre dont ce n’était pas la mission première d’équipements pour neutraliser les mines à orin, les mines à influence magnétique et acoustiques n’existant pas encore.

-Pour la lutte contre les mines, l’Allemagne s’équipa de navires bons à tout faire comme les Geleitboote et les R-Boote mais surtout de dragueurs de mines lourdement armés, les M-Boote, leur armement leur permettant de mener des missions de patrouille et d’escorte.

-Vingt-sept navires sont en service en septembre 1939, douze d’entre-eux étant un héritage du traité de Versailles. Neuf ans plus tard, soixante navires sont en service (vingt-quatre type 1935, vingt type 1940, douze type 1943) auxquels s’ajoutent huit autres navires en construction. Les navires plus anciens ont été démolis.

Les différentes classes

-Durant le premier conflit mondial, pas moins de 145 dragueurs de mines sont construits mais seulement 113 sont armés avant l’Armistice, ces navires se répartissant entre vingt-six unités type 1914 de 425 tonnes lancées en 1915, trente type 1915 de 480 tonnes lancés en 1916 et le reliquat appartenant au type 1916 soit quatre-vingt neuf navires.

-Douze navires encore en service en septembre 1939 mais ils sont désarmés entre septembre 1941 et juin 1942 et promptement démolis en raison d’un état matériel déplorable.

-Ces navires déplacent 500 tonnes, mesurent 59.3m de long, peuvent filer à 16 noeuds avec un armement composé de deux canons de 105mm en affûts simples.

-Ce n’est que dans les années trente, que la flotte de dragueurs de mines de la marine allemande est renouvellée avec les M-Boote type 1935.

-Vingt navires immatriculés M.1 à M.24 sont construits, la moitié seulement étant en service quand la guerre de Pologne éclate ( M.1 M.2 M.3 M.4 M.5 M.6 M.7 M.8 M.9 M.10 M.11 et M.12)
-Les douze dernières unités sont mises en service à la fin de la guerre de Pologne (M.13, M.14 et M.20), en 1940 (M.15, M.16, M.17,M.18,M.19, M.21,M.22 et M.23) et en 1941 pour le M.24, cette date d’admission tardive s’expliquant par des problèmes de propulsion.

-Navires de 693 tonnes (888 à pleine charge), mesurant 68.4m de long sur 8.5m de large avec un tirant d’eau de 2.65m
-Vitesse maximale de 18 nœuds

-Armement composé de deux canons de 105mm, d’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm. Il peut embarquer 30 mines et dispose de deux grenadeurs avec douze charges de profondeur.

-Aux M.35 succèdent les M-Boote type 1940 ou M.40. Ils sont quasiment identiques à leurs prédecesseurs. Vingt-quatre navires immatriculés M.25 à M.48 sont commandés.
Ces navires sont mis en service en 1940 (M.25, M.26,M.27,M.28 et M.29), en 1941 (M.30, M.31,M.32,M.33 et M.34), en 1942 (M.35, M.36,M.37,M.38 et M.39), en 1943 (M.40, M.41,M.42,M.43 et M.44) et en 1944 pour les derniers (M.45, M.46, M.47 et M.48).
-Plusieurs navires sont perdus : le M.25 suite à un incendie accidentel le 4 mars 1943,le M.28 coupé en deux par un cargo américain en mer du Nord le 4 septembre 1945, le M.47 dans des circonstances troubles le 3 janvier 1945 et le M.38 qui sauta au large de Rügen sur une mine héritée du premier conflit mondial.
-Navires de 700 tonnes (897 tonnes à pleine charge), mesurant 68.4m de long sur 8.5m de large pour un tirant d’eau de 2.65m.
-Vitesse maximale 17 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de 105mm en affûts simples (un avant et un arrière), des canons de 20 et de 37mm, jusqu’à 30 mines et pour l’escorte, deux grenadeurs de sillage avec douze charges de profondeur.
-Si les M.35 et M.40 ont permis le renouvellement de la flotte de guerre des mines ainsi que de l’augmenter, la Kriegsmarine ne s’arrête pas là en décidant de construire de nouveaux dragueurs de mines.
-Alors que la guerre s’annonce, il faut envisager le pire scénario pour l’Allemagne à savoir une guerre longue qui nécessite de simplifier les constructions pour privilégier la quantité sur la qualité même si il y aura toujours outre-Rhin la tentation de considérer qu’un modèle parfait pouvait triompher aisément de plusieurs exemplaires d’un modèle moins perfectionné.
-Coque en bois, superstructures minimales, un armement réduit avec un seul et unique canon de 105mm, de la DCA légère et aucune arme anti-sous-marine.
-Vingt navires commandés mais seulement douze sont en service depuis 1946 ou 1947, les huit autres étant encore en construction.
-Navires de 700 tonnes (850 tonnes à pleine charge), mesurant 67m de long sur 8.3m de large et un tirant d’eau de 2.50m.
-Vitesse maximale de 18.5 nœuds
-Armement composé d’un canon de 105mm en affût simple sous masque à l’avant et une DCA légère composée de quatre canons de 37mm et de neuf canons de 20mm.

Allemagne (23) Navires légers (1)

NAVIRES LEGERS

Avant-Propos

-La géographie dispense la marine allemande de devoir investir dans une force d’escorte aussi imposante que celle construite par les anglais et les français.

-En effet, en cas de conflit, la marine marchande allemande cesse de fonctionner, les seuls navires marchands en mer étant des forceurs de blocus opérant isolément et ne nécessitant donc pas d’escorte.

-Les besoins existent pour protéger une navigation côtière importante en mer du Nord et en Baltique sans oublier des missions de patrouille, de surveillance et de dragage de mines.

-Quand éclate la guerre de Pologne, on trouve des torpilleurs, des navires bons à tout faire (Geleitboote), des dragueurs pouvant servir d’escorteurs (M-Boote), des chalutiers armés utilisés comme patrouilleurs et navires-écoles.

-Neuf ans plus tard, on trouve les mêmes catégories de navires avec certaines classes désarmées et de nouvelles classes mises en service. Il n’y à cependant pas d’énormes bouleversements à signaler.

Geleitboote type F

Geleitboote type F

Geleitboote type F

-Besoins limités en escorteurs. Pas des escorteurs océaniques mais des escorteurs destinés à protéger la navigation littorale.

-Il fallait également penser aux missions de patrouille de surveillance, d’entraînement et de police des pêches.

-Décision est prise au milieu des années trente de construire dix navires d’escorte ou Geleitboote dans la langue de Goethe, des navires connus par un matricule composé d’une lettre (F) suivit d’un chiffre ou d’un nombre(F.1 à F.10).

-A l’usage ces navires se révèlèrent ratés notamment avec une propulsion expérimentale destinée aux futurs destroyers qui se révéléra capricieuse, une véritable «bête à chagrin» pour les «bouchons gras» allemands.

-Le F.1 est mis en service en décembre 1935et désarmé en août 1948, le F.2 en février 1936 et toujours en service comme auxiliaire en septembre 1948, le F.3 l’est en mars 1936 et toujours en service en septembre 1948, le F.4 mis en service en avril 1936 et toujours en service en septembre après une période en réserve de décembre 1945 à août 1948.

-Le F.5 est mis en service en mai 1936 et mis en réserve en juin 1945, étant réarmé en septembre 1948. Le F.6 est mis en service en mars 1936 et mis en réserve en décembre 1945. Le F.7 mis en service en février 1937 est coulé lors d’un affrontement fraticide avec le F.9 le 4 mars 1944, affrontement qui sera également fatal à ce dernier.

-Le F.8 mis en service en février 1937 est toujours en service en septembre 1948 à la différence donc du F.9 mis en service en août 1937 mais coulé le 4 mars 1944 des suites de l’affrontement avec le F.7. Quand au F.10, il est mis en service en août 1938 mais coulé sur une mine d’origine inconnue (soviétique ? WWI ? Faction hostile au duo Himmler/Heydrich ?) le 4 mai 1944.

-Navires de 712 tonnes (833 tonnes à pleine charge), mesurant 76m de long sur 8.80m de large avec un tirant d’eau de 2.50m

-Vitesse maximale 28 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de105mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière),quatre canons de 37mm en deux affûts doubles et quatre canons de 20mm en affûts simples.

Neue Geleitboote type G

-Les Geleitboote étaient des navires médiocres mais le concept de navire «bon à tout faire» s’était révélé utile. Des navires pouvant en temps de paix faire la police de pêche, surveiller les frontières et en temps de guerre d’escorter les convois, de protéger la navigation commerciale.

-Il fallait résoudre cependant les défauts les plus criants comme une propulsion peu fiable. Les machines à haute pression sont abandonnées au profit de diesels.

-La coque est allongée et élargie pour améliorer la tenue à la mer tandis que les superstructures sont construites en alliage léger, les échappements sont mieux pensés en vue de l’installation ultérieure de radars.

-Armement renforcé notamment au niveau de la DCA mais également de la lutte anti-sous-marin faisant des Neue Geleitboote de véritables escorteurs.

-Plus généralement, ces navires sont conçus pour être produits rapidement avec des formes simplifiées et un recours massif à la soudure.

Douze Neue Geleitboote (G.1 à G.12) sont commandés en septembre 1943. Leur construction est assurée pour les six premiers par les chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg et pour les six autres par les chantiers navals Deschimag de Brême.

Si ces douze navires sont en service en septembre 1948, ce n’est pas le cas de tous leurs successeurs (G.13 à G.24) construits au Rugen Kriegsmarinewerft et au Dantzigerwerft implantés respectivement sur l’île de Rugen et à Dantzig.

Si les six premiers navires (G.13 à G.18) sont en service, les autres sont en achèvement à flot sauf le G.24 qui est encore sur cale.

Dès le 10 septembre, douze nouveaux navires (G.25 à G.36) sont commandés et doivent être construits dans les chantiers ayant produits les Neue Geleitboote de la première série. Ils sortent donc du cadre de cette étude et seront étudiées dans la partie consacrée aux constructions de guerre.

-Les navires de la première série sont mis en service en 1945 (G.1, G.2, G.3,G5, G.7), en 1946 (G.4,G.8,G.9,G.10, G.12) et en 1947 (G.6, G.11). Tous sont disponibles en septembre 1948.

-Les navires de la deuxième série sont mis en service en 1947 (G.13, G.14, G.15, G.17) et en 1948 (G.16,G.18). Les G.19 G.20 G.21 G.22 et G.23 sont en achèvement à flot quand le conflit éclate alors que le G.24 est au stade préliminaire de la construction.

-Navires de 800 tonnes (1050 tonnes à pleine charge), mesurant 79.50m de long sur 9.50m de large avec un tirant d’eau de 3.10m.

-Vitesse maximale 26.5 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de 105mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière), douze canons de 37mm en affûts doubles, huit canons de 20mm en deux affûts quadruples, deux grenadeurs de sillage avec jusqu’à 36 projectiles.

Allemagne (22) sous-marins (7)

SOUS-MARINS RAVITAILLEURS TYPE XIV

Sous-marin ravitailleur type XIV

Sous-marin ravitailleur type XIV

-Plus encore que les navires de surface, les sous-marins nécessitent un soutien logistique très important qu’il s’agisse de l’entretien ou de ravitaillement.

-La guerre sous-marine menée par l’Allemagne se heurte à une géographie contraignante et une absence de bases pour permettre aux sous-marins de se ravitailler et d’être réparés.

Les croiseurs auxiliaires et des ravitailleurs prépositionnés pouvaient soutenir les sous-marins mais au prix d’une certaine vulnérabilité.

D’où l’idée de sous-marins ravitailleurs pouvant faire surface hors de portée de l’ennemi pour transférer carburant, vivres, torpilles et munitions. La possibilité de transporter des hommes est envisagé même si cela ne doit pas être la mission principale.

Quatre sous-marins ravitailleurs type XIV sont commandés. Sur le plan technique, la coque des type XB est reprise mais sans armement principal, le seul armement étant composé de pièces légères.

Comme pour les sous-marins croiseurs type XI, la construction des type XIV est assurée par les chantiers navals de Lübeck.

-Les U-185 et U-186 sont mis en service en juillet 1943, le U-187 en septembre, le U-188 l’étant en janvier 1945.

-Navires de 1850 tonnes en surface (2500 tonnes en plongée), mesurant 89.80m de long sur 9.20m de large avec un tirant d’eau de 4.71m

-Vitesse maximale de 16 noeuds en surface et de 7 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 220m

-L’armement se limite à deux affûts doubles de 37mm. Ils embarquent 500 tonnes de carburant, vingt torpilles et 250 tonnes de vivres.

SOUS-MARINS TYPE XII

-La technologie évolue vite surtout à l’époque ce qui oblige les bureaux d’études à avoir un, deux voir trois coups d’avance.

-Premières études lancées dès 1940 en partant des sous-marins existants, en exploitant ce qu’on appelle pas encore le retour d’expérience sans parler des informations recueillies à l’étranger, les type XII s’inspirant ainsi des Rolland Morillot de la marine française.

-Coque plus hydrodynamique, soudure pour les deux coques, kiosque profilé et une augmentation du nombre des batteries pour améliorer la vitesse en plongée.

-Douze navires (U-193 à U-204) sont commandés en septembre 1942 mais leur mise sur cale prévue au printemps 1943 est reportée en raison de la guerre civile.

-Les douze sous-marins ne sont mis sur cale qu’à l’automne 1946 et au printemps 1947, ce retard de près de quatre ans s’expliquant à la fois par la guerre civile mais également par une pénurie d’acier, une pénurie relative mais une pénurie quand même.

Quand le conflit éclate en septembre 1948, les premiers sous-marins sont sur le point d’être mis en service, la mise au point étant d’ailleurs accéléré, les type XII devant remplacés les premiers sous-marins perdus avec des équipages souvent novices.

-Quand éclate le second conflit mondiale, le U-193 entame ses essais à la mer tout le U-194 alors que le U-195 terminait ses essais à la mer.

-Les U-196 U-197 et U-198 sont sur le point d’entamer leurs essais constructeurs alors que les U-199 U-200 U-201 U-202 U-203 et U-204 sont en armement à flot

Douze autres sous-marins (U-217 à U-228) sont commandés le 20 septembre 1948 et mis sur cale quelques semaines plus tard mais ceci est une autre histoire.

-Navires de 2000 tW en surface et 2680 tW en plongée, mesurant 101m de long sur 8.24m de large avec un tirant d’eau de 5.20m

-Ils peuvent filer à 22 noeuds en surface et 9.5 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 80m. Leur armement se compose d’un canon de 105mm à l’avant avec 200 obus, d’une DCA légère composée de deux canons de 37mm et de dix tubes lance-torpilles (six AV quatre AR) avec 28 torpilles dont dix dans les tubes.

SOUS-MARINS TYPE XVII

-La construction des type XII entame le renouvellement de la composante océanique de l’U-Bootewafe, le modèle type XII devant à terme remplacer les type VII et les type IX.

-Le type XII était un sous-marin adapté aux océans, aux grands espaces maritimes mais beaucoup moins fait pour la mer du Nord, la Baltique et les autres mers resserées, un modèle de sous-marin plus petit était nécessaire.

-Néanmoins, ce nouveau modèle devait être plus gros que les type II et III qui n’étaient pas considérés comme des modèles réussis.

-Paradoxalement, le projet aboutit à un sous-marin d’un déplacement approchant de celui des type VII, des sous-marins considérés comme océaniques et non côtiers.

-Le projet final validé en septembre 1945 dessinait un sous-marin de 720 tonnes en surface (950 tonnes en plongée), un sous-marin disposant d’un armement solide en torpilles (six tubes avant et quatre à l’arrière) avec un canon de 88mm et un affût double de 37mm.

Douze sous-marins (U-205 à U-216) sont donc commandés en janvier 1946, la construction étant attribuée aux chantiers navals Howaldtswerke de Kiel qui les met sur cale au printemps 1946 pour les six premiers et quand éclate le second conflit mondial, ils sont sur le point pour ses six là (U-205 U-206 U-207 U-208 U-209 et U-210) d’entrer en service.

Les six autres (U-211 U-212 U-213 U-214 U-215 et U-216) mis sur cale à l’automne 1947 sont donc encore en construction quand éclate le second conflit mondial.

-Navires de 720 tonnes en surface et de 950 tonnes en plongée, mesurant 70m de longsur 6.10m de large et un tirant d’eau de 3.3m.

-Vitesse maximale de 18 nœuds en surface, de 10 nœuds en plongée avec une immersion maximale de 150m.

-Ils sont armés d’un canon de 88mm installé sur l’avant du pont avec 120 obus, un affût double de 37mm antiaérien, dix tubes lance-torpilles de 533mm (six avant et quatre arrière) avec dix torpilles dans les tubes et cinq de réserve.

Allemagne (21) sous-marins (6)

SOUS-MARINS CROISEURS TYPE XI

-Comme les torpilleurs, les premiers sous-marins sont des petits navires à l’habilité médiocre mais rapidement, les progrès techniques et technologiques ont permis de construire des sous-marins plus gros.

-Pour contourner le blocus britannique durant le premier conflit mondial, les allemands construisent sept sous-marins de transport (U-151 à U-157) ultérieurement armés de deux canons de 150mm.

-Ce concept inspira les marines étrangères notamment la France avec le Surcouf et ses canons de 203mm.

-Vingt-ans plus tard, les allemands étudient un nouveau croiseur sous-marin pour mener la guerre de course ce qui nécessitait une très grande endurance, un solide armement et un hydravion pour pouvoir répérer les convois ou échapper aux navires de guerre.

-La guerre de course était une stratégie de premier plan de la Kriegsmarine on aurait pu s’attendre à ce que ce projet soit prioritaire mais ce fût tout le contraire.

Commandés le 17 janvier 1939 aux chantiers AG Weser de Brême, leur construction est suspendue le 15 septembre 1939, suspension qui signifie presque annulation.

Le projet est cependant reprit un an plus tard quand les services de renseignement de la marine allemande recueillent des informations sur un sous-marin type W appelé à remplacer le Surcouf, projet abandonné mais qui fût un stimuli suffisant pour relancer le projet des type XI.

Quatre sous-marins type XI sont commandés le 8 juin 1941 aux chantiers navals Lübecker Flender-Werke de Lübeck mais ne sont mis sur cale qu’au printemps 1942.

-Le U-112 est mis en service en mai 1945, le U-113 en juin de la même année,le U-114 est mis en service en octobre 1945 et le U-115 en décembre 1945.

-Navires de 3140 tonnes en surface (3630 tonnes en plongée), mesurant 114.98m de long sur 9.52m de large avec un tirant d’eau de 6.17m

-Vitesse maximale de 23 noeuds en surface et de 7 noeuds en plongée, une autonomie supérieure à 15500 miles nautiques et une immersion maximale de 200m.

-Ils sont armés de quatre canons de 127mm en deux tourelles étanches (une avant et une arrière), deux puis quatre canons de 37mm en deux affûts doubles, huit tubes lance-torpilles (six avant et deux arrière) avec douze-torpilles + un hydravion d’éclairage.

Allemagne (20) Sous-marins (5)

SOUS-MARINS MOUILLEURS DE MINES TYPE XB

Sous-marin Type XB

Sous-marin Type XB

-Mines et torpilles ont une origine commune, elles étaient pour ainsi dire identiques. Ce n’est que plus tard qu’il y à eu une véritable différentiation, la mine devenant un objet inerte,explosant au contact en attendant la mise au point de mines magnétiques, acoustiques et à pression.

-Les mines furent d’abord mouillés par des navires de surface ce qui rendait périlleux les champs de mines offensifs ou les bouchons de mines pour perturber le trafic naval ennemi.

-Cette question fût résolue par le sous-marin qui permettait de déposer des bouchons de mines à proximité des bases navales ennemis ou sur les points de passage obligés.

-La Kaiserliche Marine à construit des sous-marins mouilleurs de mines

-Plusieurs projets qui auraient du déboucher sur la construction de sous-marins type XA de 2500 tonnes mais au final, ce sont des XB plus petits qui sont produits.

-Quatre sous-marins de ce type seulement seront construits, le mouillage de mines par sous-marin n’étant pas considéré comme prioritaire par l’U-Bootwafe.

-Le U-189 est mis en service en août 1942, le U-190 est mis en service en janvier 1943, le U-191 est admis au service actif en septembre 1943, le U-192 bouclant la boucle en février 1944.

-Navires de 1791 tonnes en surface (2212 tonnes en plongée), mesurant 89.80m de long sur 9.20m de large avec un tirant d’eau de 4.71m.

-Vitesse maximale de 17 noeuds en surface et de 7 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 220m

-Leur armement est composé d’un canon de 105mm avec deux-cents obus, deux tubes lance-torpilles avec quinze projectiles et soixante-six mines.

Allemagne (19) Sous-marins (4)

SOUS-MARINS TYPE IX

KMS U-37, un type IXA

-Le sous-marin type VII était une première étape dans le retour d’une capacité océanique pour l’U-Bootwafe.

-Il fallait néanmoins un sous-marins plus gros et plus endurant pour supporter les opérations dans un océan qui peut connaitre de terribles colères mais également supporter le long transit autour des îles britanniques (dix-huit jours ce qui explique que la conquête de la Norvège est prioritaire pour réduire ce délai d’une semaine).

Après avoir construit des sous-marins adaptés à la mer du Nord et à la Baltique, la marine allemande décida de construire des sous-marins plus gros pouvant opérer dans l’Atlantique.

-Le projet part du type II auquel s’ajoute des éléments du U-81 de la première guerre mondiale et de l’AY construit pour la Turquie.

-Soixante-trois sous-marins vont être construits, des sous-marins mieux armés que les type VII (six TlT, canon de 105mm en remplacement du canon de 88mm)

-Comme le type VII, le type IX se subdivise entre un type IXA (huit navires immatriculés U-37 à U-44), un type IXB (quinze navires immatriculés U-64 U-65 U-122 U-123 U-124 U-103 U-104 U-105 U-106 U-107 U-108 U-109 U-110 U-111 et U-167) mais également un type IXC et un type IXD.

Ces deux dernières variantes regroupent plus de la moitié des type IX avec pour la première variante vingt-quatre submersibles (U-66 U-67 U-68 U-125 U-126 U-127 U-128 U-129 U-130 U-131 U-153 U-154 U-155 U-156 U-157 U-158 U-159 U-160 U-161 U-162 U-163 U-164 U-165 et U-166) et seize pour la seconde.

Appartiennent au type IXD les sous-marins U-145 U-146 U-147 U-148 U-149 U-150 U-151 U-152 U-177 U-178 U-179 U-180 U-181 U-182 U-183 U-184.

En septembre 1939, sept type IXA sont en service en l’occurence les sept des huit sous-marins de cette variante (U-37 U-38 U-39 U-40 U-41 U-42 et U-43).

Type IXA

-Les huit sous-marins de cette variante sont mis en service en 1938 (U-37 U-38 U-39 et U-43) et en 1939 (U-40 U-41 U-42 et U-44).

-Deux sous-marins sont coulés durant la guerre de Pologne, le U-39 le 14 septembre 1939et le U-42 le 13 octobre 1939, à chaque fois par les charges de profondeur de destroyers britanniques.

-Les autres sous-marins sont disponibles en septembre 1948

-Navires de 1032 tonnes en surface et de 1152 tonnes en plongée, mesurant 76.60m de long sur 6.51m de large avec un tirant d’eau de 4.70m

-Vitesse maximale de 18.2 noeuds en surface et de 7.75 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 230m

-Armement composé d’un canon de 105mm avec 110 coups, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm (puis deux canons de 20mm), six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrière) avec vingt-deux torpilles ou quarante-quatre mines ou un mélange des deux.

Type IXB

-Ces quinze navires sont mis en service en décembre 1939 (U-64), en 1940 pour treize autres navires (U-65 U-122 U-123 U-124 U-103 U-104 U-105 U-106 U-107 U-108 U-109 U-110 et U-111) et en juillet 1942 pour le U-167.

-Tous ces navires sont encore en service en septembre1948.

-Navires de 1051 tonnes en surface et 1178 tonnes en plongée, mesurant 76.50m de long sur 6.76m de large et un tirant d’eau de 4.70m.

-Vitesse maximale de 18.2 noeuds en surface et de 7.3 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 230m.

-Armement composé d’un canon de 105mm avec 110 coups installé à l’avant, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm (puis deux canons de 20mm), six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrières) avec 22 torpilles ou 44 mines ou un mélange des deux.

Type IXC

-A l’exception des U-165 et U-166 entrés en service en février et en mars 1942, tous les autres sous-marins de cette variante du type IX sont entrés en service en 1941.

-Les U-66 et U-67 sont mis en service en janvier, le U-68 en février, les U-125 et U-126 au mois de mars, le U-127 en avril suivit au moins de mai par les U-128 et U-129.

-Le mois de juin voit la mise en service du U-130 suivit au moins de juillet par trois submersibles, les U-131 U-153 et U-161, les U-154 et U-155 suivant au mois d’août.

-Quatre sous-marins sont encore mis en service en septembre (U-156 U-157 U-158 et U-16), trois sont admis au service actif en octobre (U-159 U-160 U-163) suivis au mois de novembre du U-164.

-Navires de 1120 tonnes en surface et 1232 tonnes en plongée, mesurant 76.76m de long sur 6.76m de large et un tirant d’eau de 4.70m.

-Vitesse maximale de 18.3 noeuds en surface et de 7.3 noeuds en plongée, pouvant plonger à 230m.

-Ils sont armés d’un canon de 105mm installé à l’avant sur le pont avec 110 coups, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm puis deux canons de 20mm, six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrières) avec vingt-deux torpilles ou quarante-quatre mines ou un mélange des deux.

Type IXD

-Les seize sous-marins de cette ultime variante du type IX sont mis en service en 1940 (U-145 U-146 U-147 U-148 U-149 et U-150), en 1941 (U-151 U-152) et en 1942 pour les huit derniers (U-177 U-178 U-179 U-180 U-181 U-182 U-183 et U-184)

-Ils sont tous en service en septembre 1948

-Navires de 1140 tonnes en surface et de 1252 tonnes en plongée, mesurant 76.80m de long sur 6.78m de large et un tirant d’eau de 4.73m.

-Vitesse maximale de 18 noeuds en surface et de 7 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 230m.

-Ils sont armés d’un canon de 105mm installé à l’avant sur le pont avec 110 coups, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm puis deux canons de 20mm, six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrières) avec vingt-deux torpilles ou quarante-quatre mines ou un mélange des deux.