Dominions (16) Canada (16)

Escorteurs, Dragueurs de Mines et vedettes lance-torpilles

Corvettes classe Flower

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La corvette HMCS Agassiz (K-129)

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des chalutiers armés.

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13-Sous-marins (10) sous-marins classe Pascal (6)

Le Tonnant

Le Tonnant en achèvement à flot à La Seyne sur Mer

Le Tonnant en achèvement à flot à La Seyne sur Mer

-Le Tonnant est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à La Seyne sur Mer le 10 janvier 1931 lancé le 15 décembre 1934 et mis en service le 1er juin 1937.

Le Tonnant l’un des quatre submersibles de la 1ère DSM (3ème escadrille 1ère FSM 2ème Escadre Flotte de la Méditerranée) subit un grand carénage en compagnie de son compère Conquérant, les deux «1500 tonnes» étant échoués au bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète du 5 août au 10 novembre 1940.

Les deux submersibles sont armés pour essais le 21 novembre, effectuant leurs essais réglementaires du 22 au 24  puis sortant pour remise en condition du 26 novembre au 5 décembre 1940, se préparant alors à repartir en patrouille ce que le Conquérant fait le 15 décembre 1940.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT, le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT  et donc la 1ère DSM pour une importante phase d’entraînement jusqu’au 6 novembre.

Du 1er Décembre 1943 au 7 février 1944, les sous-marins Le Tonnant et Le Conquérant subissent un grand carénage dans le même bassin qu’en 1940, les deux sous-marins subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires (appareil d’écoute, tubes lance-torpilles de 400mm débarqués et DCA renforcée).

Armés pour essais le 15 février, les deux submersibles exécutent leurs essais réglementaires du 16 au 18  puis sortent pour remise en condition du 20 février au 2 mars, date à laquelle rentrés à Toulon, ils préparent une nouvelle patrouille.

Du 6 au 13 juin 1944, Le Tonnant participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Inconstant et Lancier,  les trois navires faisant escale à Calvi du 14 au 19 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain, le sous-marin se ravitaillant pour repartir dans la foulée en patrouille.

Du 1er au 13 juillet 1945, Le Tonnant participe à l’exercice ASM «Némo» en compagnie de son compère Le Glorieux, des sous-marins de la 3ème DSM la Réunion et Le Crozet et des sous-marins Antigone et Aurore de la 13ème DSM, les six sous-marins ayant des plastron et des prédateurs de luxe en l’occurence le cuirassé Provence, le porte-avions Joffre, leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et Lancier sans oublier le PRE La Saône auxquels s’ajoutent les avions et les hydravions embarqués ainsi que l’aviation basée à terre.

Du 17 au 27 mars 1946, Le Tonnant et Le Conquérant participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne de la 1ère DCT. Six mois plus tard, les même sous-marins servant cette fois de plastron aux contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et ce du 9 au 17 septembre 1946.

Du 23 février au 30 Mai 1947, Le Tonnant et Le Conquérant sont échoués sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage destiné à prolonger de trois à quatre ans leur carrière opérationnelle soit jusqu’en 1950.

Totalement remis en état, les deux submersibles sont armés pour essais le 10 juin, exécutant leurs essais réglementaires du 11 au 13 puis leur remise en condition du 15 au 25 juin 1947, ralliant Toulon dans la foulée pour préparer une nouvelle patrouille.

Du 25 octobre au 2 novembre 1948, Le Tonnant effectue un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque.

Quand éclate le second conflit mondial, Le Tonnant rentrait d’une patrouille au large de la Sicile. A l’annonce des bombardements sur la Norvège, le sous-marin se ravitaille en vivres, carburant et munitions, procède à une relève d’une partie de l’équipage et reprend la mer pour prendre position en compagnie du Conquérant au large de Nice au cas où………. .

L’Agosta

L'Agosta

L’Agosta

-L’Agosta (Q-178) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 février 1931 lancé le 30 avril 1934 et mis en service le 1er février 1937.

Le premier sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Bévéziers Ouessant et Sidi-Ferruch, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 14 mai au 20 août, l’Agosta est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Ouessant pour un grand carénage destiné à une remise en état complète après un long déploiement aux Antilles durant la guerre de Pologne et prolongé jusqu’au printemps 1940.

Armés pour essais le 1er septembre, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4 septembre puis pour leur remise en condition du 6 au 20 septembre, date à laquelle ils rentrent à Brest pour préparer leur future patrouille.

Du 27 novembre au 2 décembre 1942, l’Agosta sert de plastron pour l’entrainement ASM du  cuirassé Jean Bart et de ses torpilleurs d’escorte L’Opiniâtre et L’Aventurier. Le sous-marin à pour cible le cuirassé mais doit échapper aux torpilleurs _l’un généralement assurant la protection rapprochée du cuirassé et l’autre servant de voltigeur_ et aux hydravions du cuirassé.

Du 2 Septembre au 7 novembre 1943, l’Agosta et l’Ouessant sont échoués dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète (moteurs, auxiliaires, coque, hélices…….) et modernisation avec le débarquement des deux tubes de 400mm, le renforcement de la DCA (un affût double de 25mm) et la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques.

Armés pour essais le 15 novembre, ils exécutent leurs essais officiels du 16 au 18  et pour remise en condition du 20 novembre au 2 décembre 1943, date à laquelle ils rallient Brest pour préparer leur future patrouille de guerre.

Le 5 janvier 1945, les sous-marin Agosta et Béveziers quittent Brest en compagnie du ravitailleur Jules Verne, du pétrolier ravitailleur La Seine et des contre-torpilleurs Vautour Milan et Epervier de la 6ème DCT.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca. Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Les deux sous-marins effectuent un entrainement en duo du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Casablanca le 26 janvier avant de rallier les autres navires engagés dans cet exercice pour une escale commune à Bordeaux du 1er au 7 février, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 8 février 1945.

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.
Du 23 octobre au 4 novembre 1945, l’Agosta entraine le contre-torpilleur Guépard à la lutte ASM en mer d’Iroise.

Du 8 Décembre 1946 au 13 février 1947, les sous-marins Agosta et Ouessant sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à les remettre totalement en état.

Ils sont armés pour essais le 21 février, exécutant leurs essais réglementaires du 22 au 24  puis leur remise en condition opérationnelle du 26 février au 6 mars, date de leur retour à Brest pour préparer leur nouvelle patrouille.

Le 8 février 1948, l’Agosta quitte Brest pour Dakar où il arrive le 14 février afin de participer à un entrainement ASM contre les contre-torpilleurs de la 11ème DCT (Mogador Volta Hoche) venue de Bizerte et ce du 18 au 23 février.

L’Agosta effectue une période d’entretien à flot à Dakar jusqu’au 3 mars 1948, quittant l’AOF le 5 mars en compagnie de la 11ème DCT pour rallier Brest où ils arrivent le 15 mars 1948.

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire.

L’Agosta est le premier à appareiller pour une patrouille opérationnelle dans l’Atlantique Sud le 5 septembre 1948 avec pour mission de traquer les raiders allemands qu’il s’agisse de navires de guerre et de croiseurs auxiliaires.

Le Bévéziers

Le Bévéziers à la mer

Le Bévéziers à la mer

-Le Bévéziers est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 janvier 1932 lancé le 14 octobre 1935 et mis en service le 4 juin 1937.

Le deuxième sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Agosta Ouessant et Sidi-Ferruch, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose pour la situation du Bévéziers qui reste intégré à la 8ème DSM qui désormais dépend de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 21 septembre au 30 décembre 1940, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de son compère Sidi-Ferruch pour une remise en état complète.

Les deux sous-marins sont armés pour essais le 7 janvier 1941, exécutant leurs essais réglementaires du 8 au 10 et pour remise en condition du 12 au 26 janvier 1941, date de leur retour à Brest pour préparer leur future patrouille opérationnelle

Du 26 novembre 1943 au 2 janvier 1944, les sous-marins Béveziers et Sidi-Ferruch sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète (moteurs, auxiliaires, coque, hélices…….) et modernisation avec le débarquement des deux tubes de 400mm, le renforcement de la DCA (un affût double de 25mm) et la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques.

Armés pour essais le 10 janvier, le Béveziers et le Sidi-Ferruch exécutent leurs essais officiels du 11 au 13 et pour remise en condition du 15 au 29 janvier 1944, ralliant Brest le lendemain pour préparer leurs futures patrouilles opérationnelles.

Du 15 au 22 mai 1944, les sous-marins Bévéziers et Ouessant participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 3ème DCT.

Le 5 janvier 1945, les sous-marin Béveziers et Agosta quittent Brest en compagnie du ravitailleur Jules Verne, du pétrolier ravitailleur La Seine et des contre-torpilleurs Vautour Milan et Epervier de la 6ème DCT.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca.

Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Les deux sous-marins effectuent un entrainement en duo du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Casablanca le 26 janvier avant de rallier les autres navires engagés dans cet exercice pour une escale commune à Bordeaux du 1er au 7 février, tous les navires rentrant à Brest le lendemain.

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.

Du 1er au 9 février 1947, le sous-marin Béveziers participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Milan et Epervier de la 6ème DCT.

Du 14 février au 21 mai 1947, les sous-marins Béveziers et Sidi-Ferruch sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète.

Les deux submersibles sont armés pour essais le 1er juin, exécutant leurs essais officiels du 2 au 4  et pour remise en condition du 6 au 20 juin, date de leur retour à Brest pour préparer leurs futures patrouilles.

Du 5 au 13 décembre 1947, les sous-marins Béveziers et Sidi-Ferruch participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Milan Epervier Vautour).

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire. Le Béveziers appareille ainsi pour sa première patrouille de guerre le 9 septembre 1948.

L’Ouessant
-L’Ouessant est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 30 janvier 1932 lancé le 30 novembre 1936 et mis en service le 1er janvier 1939.

Le troisième sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Bévéziers Agosta et Sidi-Ferruch, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 14 mai au 20 août, l’Ouessant est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de l’Agosta pour un grand carénage destiné à une remise en état complète après un long déploiement aux Antilles durant la guerre de Pologne et prolongé jusqu’au printemps 1940.

Armés pour essais le 1er septembre, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4 septembre puis pour leur remise en condition du 6 au 20 septembre, date à laquelle ils rentrent à Brest pour préparer leur future patrouille.

Du 2 Septembre au 7 novembre 1943, le Ouessant et l’Agosta sont échoués dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète et modernisation.

Armés pour essais le 15 novembre, ils exécutent leurs essais officiels du 16 au 18  et leur remise en condition du 20 novembre au 2 décembre 1943, date à laquelle ils rallient Brest pour préparer leurs futures missions

Du 15 au 22 mai 1944, les sous-marins Ouessant et Bévéziers participent à un exercice ASM avec les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Panthère et Lynx).

Du 28 janvier au 4 février 1945, l’Ouessant et son compère Sidi-Ferruch participent à l’entrainement ASM  avec les contre-torpilleurs Tigre Panthère et Lynx (3ème DCT).

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.

Du 24 juillet au 4 août 1946, le Ouessant sert de plastron pour un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau accompagné de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et du pétrolier ravitailleur Liamone.

Du 8 Décembre 1946 au 13 février 1947, les sous-marins Ouessant et Agosta sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à les remettre totalement en état.

Ils sont armés pour essais le 21 février, exécutant leurs essais réglementaires du 22 au 24 puis leur remise en condition opérationnelle du 26 février au 6 mars, date de leur retour à Brest pour préparer leur prochaine patrouille.

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire.
L’Ouessant reste au port pour quelques travaux suite à des avaries lors de la traversée, n’appareillant pour sa première patrouille que le 15 septembre 1948 direction le Golfe de Guinée où un croiseur auxiliaire allemand le Thor s’était signalé en détruisant un pétrolier canadien et un petit caboteur français.

13-Sous-marins (6) sous-marins classe Pascal (2)

L’Archimède

Le sous-marin Archimède

Le sous-marin Archimède

-L’Archimède (Q-142) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et mis en service le 22 décembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, l’Archimède est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord ainsi que des détroits danois.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Archimède qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Cyclone Mistral Siroco de la 6ème DTE en compagnie de son compère Pasteur.

Du 1er au 27 juin 1943, l’Archimède est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été ou l’automne 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Du 16 au 22 mars, le sous-marin Archimède participe à l’entrainement ASM d’un autre vétéran dont le désarmement est proche, le contre-torpilleur Jaguar.

A l’issue d’une ultime patrouille en mer du Nord, l’Archimède est mis en position de complément le 24 juin 1944. Désarmé officiellement le 8 juillet 1944, il reste mouillé dans la rade abri jusqu’au 15 septembre 1944 quand condamné et retrouvant son numéro constructeur (Q-142), il est remorqué à Landevennec où il reste jusqu’au 18 mars 1947, date à laquelle il est coulé comme cible au large d’Ouessant par l’aviation navale.

Le Fresnel

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

-Le Fresnel (Q-143) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Acteon et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Acheron pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Le Fresnel et l’Acheron sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins Fresnel et Protée qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 2 avril au 10 juin 1943, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Acheron, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Acheron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Fresnel et Acheron participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Revenu d’une ultime patrouille, le Fresnel est mis en position de complément le 7 mars 1945 puis désarmé le 22 mars suivant. Condamné le 14 mai 1945 sous le numéro Q-143, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve le Monge.  Il était toujours le 5 septembre 1948.

Le Monge
-Le Monge (Q-144) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Monge est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Pégase. Durant ce cours conflit, le Monge effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Monge participe avec ses compères L’Espoir et Pégase à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

Du 8 juin au 15 août 1940, le Monge est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage, une remise en état complète sans réelle modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 23 au 25 août puis pour remise en condition du 27 août au 4 septembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 10 septembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.
Du 5 septembre au 10 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°7 en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque (les deux navires sont cependant séparés par une porte intermédiaire) pour remise en état et modernisation succincte, son désarmement étant prévu pour l’été 1944.

Le Monge sort pour essais du 20 au 23 décembre puis pour remise en condition du 25 décembre 1943 au 2 janvier 1944, reprenant son cycle opérationnel le 7 janvier, jour de son appareillage pour une nouvelle patrouille.

Rentré à Toulon le 17 juin 1944, il est placé en position de complément le lendemain 18 juin 1944 et mouillé dans la Darse Vieille jusqu’au 7 juillet 1944 jour de son désarmement. Il est condamné le 17 septembre 1944 sous le numéro Q-144 et remorqué au DNM au Bregaillon, amarré à un coffre qu’il va partager avec son sister-ship Fresnel.

L’Achille
-L’Achille est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 29 juin 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Achille est intégré à la 2ème DSM, division composée également de ses sister-ships Persée Sfax et Casabianca, la dite division appartenant à la 4ème escadrille de sous-marins qui dépend de la 1ère Escadre (Flotte de l’Atlantique).

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Pasteur de la 6ème DSM pour une remise en état complète. Les deux sous-marins sortent pour essais du 20 au 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 2 septembre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change (presque) rien à la situation de l’Achille qui reste intégré à la 2ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème Escadrille mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 6 au 10 février 1942, l’Achille accompagné de son sister-ship Sfax participent à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit), les sous-marins servant de proies au profit des torpilleurs qui eux même servent de buts rapides aux submersibles.

Du 15 septembre au 30 décembre 1943, l’Achille est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage consistant en une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires : suppression des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 5 au 7 janvier 1944 puis pour remise en condition du 9 au 20 janvier, ralliant Brest le 21 janvier, l’Achille reprenant son cycle opérationnel à partir du 25 janvier quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 7 au 17 mars 1944, l’Achille participe en compagnie du Casabianca (appartenant à la 2ème DSM comme lui), de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.

A noter que du 27 juillet au 4 août 1944, le sous-marin Achille à participé à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Chacal de la 1ère DCT (également composée du Jaguar et du Léopard).

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, l’Achille accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM en compagnie des torpilleurs d’escadre Frondeur Fougueux et L’Adroit de la 2ème DT.

Placé en position de complément le 14 mai 1945, le sous-marin Achille est officiellement désarmé le 4 juin 1945, condamné le 12 juin sous le numéro Q-147 et remorqué à Landevennec le 15 juin 1945, l’ex-Achille étant toujours mouillé au DNA en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (8)

Le Siroco

Le torpilleur d'escadre Siroco à la mer

Le torpilleur d’escadre Siroco à la mer

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint-Nazaire. le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et armé pour essais le 21 juillet 1926. Il entre en armement définitif le 15 mai 1927, armé définitif le 1er juillet 1927 et le Siroco est admis au service actif le 5 février 1928.

A son admission au service actif, le Siroco est affecté à la 3ème flottille comme chef de flottille de deux escadrilles, la 5ème escadrille composée des Cyclone Mistral Simoun et la 7ème escadrille composée des Mars Le Fortuné La Railleuse et La Palme. Le Siroco reste chef de flottille (puis d’escadrille lors du changement de dénomination du 1er mars 1929) jusqu’au 30 mars 1930.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Siroco appartenant toujours à la 5ème division avec le Cyclone et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

La 6ème DT est engagée comme la majorité des navires de la marine nationale dans la guerre d’Espagne d’abord pour couvrir l’évacuation des ressortissants étrangers puis pour assurer un contrôle naval, contrôle qui se révélera bien vite illusoire, l’Allemagne, l’Italie et l’URSS étant juges et parties.

Quand éclate le second conflit mondial, le Siroco appartient toujours à la 6ème DT de la 2ème flottille intégrée à la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique. Le dispositif de guerre voit la mise en place d’une Force de Raid et des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) composées essentiellement par les torpilleurs d’escadre pour des missions d’escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe les trois navires du 6 au 25 janvier avant une série d’escales  (Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février et à Biaritz du 8 au 12 février) et une nouvelle phase d’entrainement du 13 au 27 février, la 6ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco, le Cyclone et le Mistral sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg. Ils vont manoeuvrer avec la 11ème DT du 4 avril au 12 mai, faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Siroco, Cyclone et Mistral sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe la division du 31 mai au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco effectue une école à feux du 1er au 9 juillet, rentrant à Brest le lendemain 10 juillet. Il participe ensuite aux essais (13 au 15 juillet) et à la remise en condition (17 au 27 juillet) du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 13 août, sortant pour essais (14 au 17 août) et pour remise en condition (19 août au 1er septembre) en compagnie de ses compères Cyclone et Mistral.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe les torpilleurs Siroco, Mistral et Cyclone du 12 septembre au 20 octobre 1940, ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Siroco et le Mistral sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui les occupent du 24 novembre au 12 décembre. Le Siroco et ses compères font escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rallier Brest le 21 à l’aube.

Le 24 janvier,  le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement, effectuant une école à feux du 24 au 31 janvier, font escale à Saint-Nazaire du 1er au 4 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 février, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 18 février 1941.  Le Siroco et le Mistral décidément inséparables sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant à Brest le lendemain 1er mars 1941.

Du 3 mars au 12 avril 1941, le Siroco est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Brest (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète et une modernisation de sa DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 22 avril, il sort en mer pour ses essais réglementaires du 23 au 27 avril puis pour sa remise en condition du 29 avril au 12 mai à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs faisant escale à Saint-Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 28 mai, le Siroco et le Cyclone quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à  la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Alors que le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Siroco et le Mistral sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet  1941.

Le Siroco est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, recevant à cette occasion deux canons de 37mm Schneider en remplacement des Hotchkiss qui sont cependant conservés à bord pour un éventuel renforcement de la DCA.

Le Siroco sort pour essais (5 au 8 août) et pour remise en condition (9 au 25 août) à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris (classe Courbet) pour un entrainement commun du 21 septembre au 6 octobre, la division ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Siroco et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Siroco et le Mistral effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs de la 6ème DTE effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Siroco commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE s’entrainant du 15 janvier au 16 février 1942. le Siroco et ses deux compères de la 6ème DTE participent ensuite à un entrainement de flottille et ce du 26 février au 30 mars 1942, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

Le Siroco participe ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral, les trois navires de la 6ème DTE étant absents de Brest du 10 avril au 28 mai, l’exercice s’achève le 22 mai, les trois torpilleurs retardant leur retour à Brest jusqu’au 28 mai pour une escale à Saint-Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Siroco sort pour une école à feux du 5 au 15 juin, participant ensuite aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 8 juillet) du Cyclone qui venait de connaître sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Le Siroco est à son tour indisponible du 10 au 31 juillet pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (1er au 4 août) et pour remise en condition (6 au 21 août) à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Cyclone et Mistral.

Le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement du 12 au 21 septembre et du 27 septembre au 2 octobre, ces deux cycles d’entrainement étant séparés par une escale à Lorient du 22 au 26 septembre, les deux navires rentrant à Brest le 3 octobre 1942. Le Siroco et le Mistral participent du 6 au 20 octobre à la remise en condition du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité suite à une avarie de turbine.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard, la 6ème DTE manœuvrant du 27 octobre au 24 novembre 1942.

Le Siroco sort pour entrainement en solitaire au profit de ses nouveaux membres d’équipage du  30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Cyclone et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Siroco, le Mistral et le Cyclone quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars.

Le Siroco est échoué au bassin Tourville du 31 mars au 10 avril pour préparer son désarmement en obturant les prises d’eau, en débarquant l’armement (4 canons de 130mm, les canons de DCA, les affûts lance-torpilles……….) et l’électronique.
Le torpilleur d’escadre Siroco est officiellement désarmé le 11 avril 1943. Il est Condamné le 12 avril 1943 sous le numéro Q-08.

Remorqué à Landevennec le 22 avril 1943, il va y rester jusqu’au 10 avril 1946. Ce jour là, il est remorqué en mer d’Iroise au large d’Ouessant.

Le 12 avril 1946, il sert de cible aux avions du porte-avions Painlevé et des destroyers et sous-marins britanniques, coulant après avoir encaissé au moins une demi-douzaine de bombes et probablement trois ou quatre torpilles.

Le Siroco

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint Nazaire. le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et armé pour essais le 21 juillet 1926. Il entre en armement définitif le 15 mai 1927, armé définitif le 1er juillet 1927 et le Siroco est admis au service actif le 5 février 1928.

A son admission au service actif, le Siroco est affecté à la 3ème flottille comme chef de flottille de deux escadrilles, la 5ème escadrille composée des Cyclone Mistral Simoun et la 7ème escadrille composée des Mars Le Fortuné La Railleuse et La Palme. Le Siroco reste chef de flottille (puis d’escadrille lors du changement de dénomination du 1er mars 1929) jusqu’au 30 mars 1930.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Siroco appartenant toujours à la 5ème division avec le Cyclone et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

La 6ème DT est engagée comme la majorité des navires de la marine nationale dans la guerre d’Espagne d’abord pour couvrir l’évacuation des ressortissants étrangers puis pour assurer un contrôle naval, contrôle qui se révélera bien vite illusoire, l’Allemagne, l’Italie et l’URSS étant juges et parties.

Quand éclate le second conflit mondial, le Siroco appartient toujours à la 6ème DT de la 2ème flottille intégrée à la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique. Le dispositif de guerre voit la mise en place d’une Force de Raid et des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) composées essentiellement par les torpilleurs d’escadre pour des missions d’escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe les trois navires du 6 au 25 janvier avant une série d’escales (Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février et à Biaritz du 8 au 12 février) et une nouvelle phase d’entrainement du 13 au 27 février, la 6ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco, le Cyclone et le Mistral sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg. Ils vont manoeuvrer avec la 11ème DT du 4 avril au 12 mai, faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Siroco, Cyclone et Mistral sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe la division du 31 mai au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco effectue une école à feux du 1er au 9 juillet, rentrant à Brest le lendemain 10 juillet. Il participe ensuite aux essais (13 au 15 juillet) et à la remise en condition (17 au 27 juillet) du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 13 août, sortant pour essais (14 au 17 août) et pour remise en condition (19 août au 1er septembre) en compagnie de ses compères Cyclone et Mistral.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe les torpilleurs Siroco, Mistral et Cyclone du 12 septembre au 20 octobre 1940, ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Siroco et le Mistral sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui les occupent du 24 novembre au 12 décembre. Le Siroco et ses compères font escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rallier Brest le 21 à l’aube.

Le 24 janvier, le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement, effectuant une école à feux du 24 au 31 janvier, font escale à Saint Nazaire du 1er au 4 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 février, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 18 février 1941. Le Siroco et le Mistral décidément inséparables sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant à Brest le lendemain 1er mars 1941.

Du 3 mars au 12 avril 1941, le Siroco est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Brest (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète et une modernisation de sa DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 22 avril, il sort en mer pour ses essais réglementaires du 23 au 27 avril puis pour sa remise en condition du 29 avril au 12 mai à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 28 mai, le Siroco et le Cyclone quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Alors que le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Siroco et le Mistral sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet 1941.

Le Siroco est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, recevant à cette occasion deux canons de 37mm Schneider en remplacement des Hotchkiss qui sont cependant conservés à bord pour un éventuel renforcement de la DCA.

Le Siroco sort pour essais (5 au 8 août) et pour remise en condition (9 au 25 août) à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris (classe Courbet) pour un entrainement commun du 21 septembre au 6 octobre, la division ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Siroco et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Siroco et le Mistral effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs de la 6ème DTE effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Siroco commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE s’entrainant du 15 janvier au 16 février 1942. le Siroco et ses deux compères de la 6ème DTE participent ensuite à un entrainement de flottille et ce du 26 février au 30 mars 1942, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

Le Siroco participe ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral, les trois navires de la 6ème DTE étant absents de Brest du 10 avril au 28 mai, l’exercice s’achève le 22 mai, les trois torpilleurs retardant leur retour à Brest jusqu’au 28 mai pour une escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Siroco sort pour une école à feux du 5 au 15 juin, participant ensuite aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 8 juillet) du Cyclone qui venait de connaître sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Le Siroco est à son tour indisponible du 10 au 31 juillet pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (1er au 4 août) et pour remise en condition (6 au 21 août) à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Cyclone et Mistral.

Le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement du 12 au 21 septembre et du 27 septembre au 2 octobre, ces deux cycles d’entrainement étant séparés par une escale à Lorient du 22 au 26 septembre, les deux navires rentrant à Brest le 3 octobre 1942. Le Siroco et le Mistral participent du 6 au 20 octobre à la remise en condition du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité suite à une avarie de turbine.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard, la 6ème DTE manoeuvrant du 27 octobre au 24 novembre 1942.

Le Siroco sort pour entrainement en solitaire au profit de ses nouveaux membres d’équipage du 30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Cyclone et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Siroco, le Mistral et le Cyclone quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relache à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars.

Le Siroco est échoué au bassin Tourville du 31 mars au 10 avril pour préparer son désarmement en obturant les prises d’eau, en débarquant l’armement (4 canons de 130mm, les canons de DCA, les affûts lance-torpilles……….) et l’électronique.

Le torpilleur d’escadre Siroco est officiellement désarmé le 11 avril 1943. Il est Condamné le 12 avril 1943 sous le numéro Q-08.

Remorqué à Landevennec le 22 avril 1943, il va y rester jusqu’au 10 avril 1946. Ce jour là, il est remorqué en mer d’Iroise au large d’Ouessant.

Le 12 avril 1946, il sert de cible aux avions du porte-avions Painlevé et des destroyers et sous-marins britanniques, coulant après avoir encaissé au moins une demi-douzaine de bombes et probablement trois ou quatre torpilles.