URSS (78) Armée de Terre (26)

Bystrokhodny Tank (BT)

Avant-propos

Les premiers chars de combat étaient de lourds et patauds engins, avançant à la vitesse d’un homme au pas ce qui après tout était logique puisque leur but était de protéger et d’appuyer l’infanterie sur le terrain bouleversé du no-man’s land.

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URSS (33) Sous-Marins (1)

SOUS-MARINS

Shchuka class submarine.jpg

Sous-Marins type Sch 

Avant-propos

Le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible apparaît à la fin du XIXème siècle sous l’impulsion notamment de deux pionniers, Maxime Laubeuf en France et John Holland aux Etats.

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Italie (72) Regio Esercito (22)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (5) : artillerie antiaérienne

Avant-propos

Dès qu’une arme moderne apparaît, une riposte apparaît également. Face à la menace aérienne, les différentes armées de terre cherchèrent des parades. Comme les premiers avions étaient uniquement destinés à l’observation, la première parade était le camouflage pour disparaître aux yeux des avions.

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Japon (63) Armée de Terre (3)

Organisations des grandes unités

Divisions d’infanterie

Comme toutes les armées du second conflit mondial, l’infanterie domine au sein de l’armée impériale japonaise. C’est encore plus vrai ici car les unités des autres armes sont rares puisqu’il existe seulement trois divisions de chars là où la France en possède seize en septembre 1948 (deux DLC _Tunisie et Indochine_ , six DC _Divisions Cuirassées_ et huit DLM _Divisions Légères Mécaniques_).

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Etats Unis (119) Armée de Terre (9)

Véhicules

Véhicules blindés légers

M-8 Greyhound

M-8 Greyhound 30

A l’automne 1940, l’US Army s’interrogea sur les conflits futurs et notamment l’emploi des chars de combat. Elle identifia le besoin d’un véhicule de reconnaissance rapide et bien armé pour éclairer les unités de char.

Après avoir hésité entre un châssis chenillé, un châssis mixte et un châssis à roues, l’US Army sélectionna en septembre 1943 le projet de Ford.

Baptisé à l’origine T22, il fût officiellement adopté en mars 1944 sous le nom de M8 Light Armored Car, son surnom «Greyhound» ayant été attribuée officiellement en mai 1950 sans que l’origine du nom (lévrier) ne soit connu avec exactitude.

Il s’agissait d’un véhicule 6×6, rapide (90 km/h sur route), bien protégé et armé d’un canon de 37mm qui constituait un bon compromis pour un véhicule de reconnaissance, permettant de détruire quasiment tous ses homologues adverses mais qui n’était pas trop puissant pour ne pas pousser les équipages à engager inconsidérément le combat.

Les premiers véhicules de série sont mis en service à l’été 1944. Toujours en service en septembre 1948 et a fortiori en avril 1950, le M-8 Greyhound est l’automitrailleuse standard des forces armées américaines, étant utilisée par l’US Army mais également par les Marines.

La production cesse en janvier 1953, lui succédant une automitrailleuse 8×8, la M-17. La M-8 reste en service jusqu’à la fin du conflit, étant définitivement remplacée par la M-17 en 1957 dans les unités d’active, la réserve la conservant jusqu’au milieu des années soixante.

M-20 Armored Utility Car 5.jpg

La seule variante de la M-8 fût un véhicule de transport blindé, la M-20 Armored Utility Car utilisé le transport logistique et le transport de troupes.

La M-20 disposait d’une caisse plus haute, sans tourelle avec pour tout armement une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier.

Le véhicule à été utilisé pendant et après la guerre par l’Arabie Saoudite, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, Chypre, Colombie, Corée, Ethiopie, France, Grèce, Guatemala, Haiti, Iran, Italie, Jamaïque, Madagascar, Mexique, Niger, Norvège, Paraguay,Pérou, Portugal, Royaume-Uni, Salvador, Chine, Thaïlande, Turquie, Venezuela, Vietnam et Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Poids en ordre de marche 7.940 tonnes Longueur 5m largeur 2.54m hauteur 2.248m

Motorisation : moteur à essence Hercules IXD de 110ch Vitesse maximale sur route 90 km/h vitesse maximale en tout terrain 48km/h Autonomie 640km Blindage 3 à 19mm

Armement : un canon de 37mm M6 avec 80 obus, une mitrailleuse coaxiale de 7.62mm Browning M1919A4 avec 1500 cartouches et une mitrailleuse antiaérienne de 12.7mm avec 400 cartouches

Equipage : quatre hommes (chef de char, canonnier/chargeur, pilote, copilote/radio)

M-17 Heavy Armoured Car «Staghound»

Comme nous venons de le voir, la M-8 était l’auto-blindée standard des forces armées américaines et pour ne rien gâcher un bon véhicule de reconnaissance et de combat. Néanmoins face aux automitrailleuses puissantes mises au point en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne, elle risquait d’être déclassée en terme de blindage et de puissance de feu.

Le projet qui allait aboutir à la Staghound est lancé au printemps 1945. Ford, Chevrolet et General Motors proposent plusieurs projets en différentes configurations 4×4 6×6 et 8×8, avec un blindage plus ou moins épais, un armement allant du canon de 37mm à la Greyhound au canon de 75mm du Sherman.

Parallèlement, des variantes sont étudiées : dépannage, commandement, défense antiaérienne, appui-rapproché, ravitaillement, le tout pour former une famille complète de véhicules pour faciliter la production.

Chaque constructeur reçoit en janvier 1946 la commande de deux prototypes, le Ford T24 6×6 armé d’un canon de 57mm, le Chevrolet T-26 4×4 armé d’un canon de 37mm à haute vitesse initiale et enfin le General Motors T-28 8×8 armé d’un canon de 75mm.

Après évaluation, l’US Army décide de choisir le chassis T-28 avec la tourelle du projet Ford, l’armée de terre américaine estimant le canon de 57mm suffisant pour les missions de reconnaissance.

La nouvelle automitrailleuse américaine est officiellement adoptée en mars 1947 sous le nom de M-17 Heavy Armored Car mais la production est d’abord lente et assez peu d’exemplaires sont en service en septembre 1948. Leur nombre augmente ensuite assez rapidement, supplantant la M-8 en Europe à partir de l’été 1952.

Rapide et puissante, la M-17 était un véhicule blindé rapide (75km/h), bien protégé (45mm de blindage aux endroits sensibles) et son canon de 57mm _identique au canon antichar de même calibre_ suffisamment puissant pour contrer les autos blindées adverses mais pas trop puissant pour tenter l’équipage d’engager le combat là où l’esquive serait plus profitable.

Contrairement la M-8, toutes les variantes étudiées ont été produites en série qu’il s’agit du véhicule de dépannage (superstructure à la place de la tourelle, moyens de treuillage, grue de 5 tonnes, outils et pièces détachées), commandement (tourelle à canon factice, moyens de communication supplémentaires), défense antiaérienne (deux versions, un avec un affût quadruple de 12.7mm et une avec deux canons de 20mm en tourelle), appui-rapproché (avec un obusier de 76.2mm britannique) et ravitaillement (pas de tourelle, armement limité à une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier).

Le conflit terminé, la M-17 reste la seule auto blindée en service en masse dans les forces armées américaines.

Exportée après guerre en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Yougoslavie, en Grèce, en Turquie, au Japon et en Inde, elle reste en service dans l’US Army jusqu’en 1971 quand un véhicule de reconnaissance chenillé le remplace.

Caractéristiques Techniques

Poids en ordre de combat : 10.4 tonnes Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur essence General Motors de 150ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : minimum 15m maximum 45mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 57mm alimenté à 80 projectiles associé à une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4 (1500 cartouches). Une mitrailleuse de 12.7mm est monté sur le toit avec 950 cartouches

Equipage : un pilote, un chef de bord, un tireur et un pourvoyeur/opérateur radio

M3 Scout Car

M-3 Scout Car 47.jpg

Le véhicule blindé léger M3 connu par son constructeur comme la White Scout Car était le véhicule léger à tout faire de l’US Army avant l’apparition de la jeep. Conçu comme un petit véhicule de reconnaissance destiné à la cavalerie, il allait être utilisé également pour des missions de patrouille, de commandement, d’ambulance et de traction d’armes lourdes.

Après la production de 64 M3, l’US Army décide de commander une version améliorée baptisée M3A1. Celle ci disposait d’une coque plus longue et plus large lui permettant d’embarquer jusqu’à sept fantassins.

Après la production de 8500 M3A1 de septembre 1940 à octobre 1948, une version M3A2 lui succède sur les chaines de montage.

Le moteur est plus puissant, le blindage renforcé et le véhicule peut recevoir une véritable tourelle armée de deux mitrailleuses de 12.7mm, faisant d’elle une véritable auto-blindée. Au final ce sont 20000 véhicules qui sont produits jusqu’en décembre 1953 quand la production s’arrête.

Ce véhicule va être utilisé sur tous les théâtre d’opérations du Pacifique à la Norvège en passant par l’Europe du Nord-Ouest et la Méditerranée. Outre l’US Army, le véhicule à été livré à la Chine, à l’URSS, à la Grande-Bretagne, à la Belgique, la République Dominicaine, l’Australie, le Brésil, le Cambodge, le Canada, le Chili, la Colombie, la Grèce, le Liban, le Laos, le Mexique, la Norvège, les Philippines, le Portugal, le Vietnam et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques de la M3 Scout Car

Poids : 4 tonnes Dimensions : longueur 5.6m largeur 2m hauteur 2m

Motorisation : un moteur diesel Hercules JXD 6 cylindres dévellopant 110ch Performances : vitesse maximale 89 km/h Distance franchissable 403km

Blindage : 6-13mm Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 et deux mitrailleuses Browning M1919A4 de 7.62mm

Equipage : conducteur + sept hommes

Autres véhicules légers

La M3 Scout Car n’était pas le seul véhicule léger de l’US Army, d’autres véhicules légers sont utilisés pour les liaisons, l’évacuation sanitaire, la traction d’armes lourdes…… .

Les principaux véhicules utilisés étaient les Dodge T207-WC3 et Dodge T215-WC27, des véhicules de la classe des une/deux tonnes. Ils vont être complétés par l’immortelle Jeep. Conçue par la firme Willys mais produite par de nombreux autres constructeurs tant la demande était forte.

Ce petit véhicule conçu pour des missions de transport léger et de liaison fût utilisé pour un nombre incroyable de missions comme l’évacuation sanitaire, la reconnaissance, les opérations commandos, le transport d’armes lourdes et même un lance-roquettes multiple léger…… .

Half-track

Si aujourd’hui, les véhicules à roues sont aussi mobiles et à l’aise en tout-terrain que les véhicules chenillés, à l’époque, la roue reignait en maitre sur la route, la chenille en tout terrain.

Cela avait son impact sur les opérations car si la roue pouvait aller vite et loin, la chenille n’était pas aussi rapide. D’où l’idée de combiner la roue et la chenille sous la forme d’un semi-chenillé ou half-track qui était censée combiner les avantages des deux. En réalité ce fût plus les inconvénients des deux systèmes qui furent combinés.

Résultat, une fois le conflit terminé, le semi-chenillé fût relegué au musée des systèmes militaires disparus, les différentes armées choisissant soit la roue soit la chenillé pour assurer le transport de troupes.

Si le M3 est le half-track le plus célèbre et le plus nombreux, d’autres modèles de semi-chenillés ont été utilisés par l’US Army comme nous l’avons le voir.

-Le M2 Halftrack est une production de la White Motor Company destiné à l’origine à être un tracteur d’artillerie mais il fût également utilisé comme véhicule de reconnaissance notamment au sein des unités de cavalerie.

A l’origine du choix du semi-chenillé par l’US Army figure l’évaluation de véhicules Citroen-Kégresse. Il s’agissait de trouver une solution aux pauvres performances en tout terrain des autos blindées alors utilisées par l’US Army.

La White Motor Company après l’échec de son T7 Half-track Car réussit à convaincre l’US Army de commander son semi-chenillé T14 devenu en 1940 la M2 Half-track car.

Après avoir été utilisé comme tracteur d’artillerie et comme véhicule de reconnaissance, le M2 fût un temps utilisé comme véhicule de transport de personnel (Armoured Personnal Carrier) avant d’être supplanté par son grand frère, le M3 plus gros et donc mieux adapté à cette mission. Les premiers M2 sont livrés au printemps 1941.

La production du M2 se poursuivit jusqu’en septembre 1954, permettant la sortie de 14500 véhicules. Ils ont été utilisés aux Philippines, dans le Pacifique, en Italie et en Europe (occidentale et du nord).

Outre la version de base, le M2 fût dévellopement en variante porte-mortier de 81mm (le tir pouvait se faire depuis le véhicule ou depuis la terre), antichar (canon antichar de 57mm remorqué ou utilisé sur le véhicule), antiaérien (avec un affût quadruple de 12.7mm) et Génie.

Outre les Etats-Unis, les M2 équipèrent la Grande-Bretagne, l’URSS, la Tchécoslovaquie, le Chili, la France, la Grèce, le Portugal, le Brésil, la République Dominicaine, le Paraguay, les Phillipines, la Pologne, le Mexique, la Belgique, les Pays-Bas, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, le Liban, l’Argentine et la Finlande.

Au sein de l’US Army, le M2 à été retiré du service dès 1957, laissant le M3 seul half-track en service jusqu’à l’arrivée en 1962 du mythique M-113.

Caractéristiques Techniques du M2 Half-track

Poids : 9 tonnes Dimensions : longueur 5.96m largeur 2.2m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX dévellopant 148ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 350km

Blindage : 6-12mm

Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2. Embarquement de 14 mines et 10 grenades à main

Equipage : 2 hommes + sept passagers

M-3 Halftrack 22

-Le semi-chenillé le plus célèbre de l’armée américaine est sans contestation possible M3 Half-track. Il est issu du même mouvement de réflexion que celui ayant abouti à la mise au point du M2 en l’occurence l’évaluation de véhicules fournis par la firme Citroen, utilisant la licence Kegresse.

A la différence du M2, le M3 à été conçu dès l’origine comme un APC destiné à l’infanterie mécanisé, possédant une seule porte d’accès et des sièges pour douze hommes. Cinq sont installés dans le compartiment arrière sur les parois et trois dans la cabine. Généralement, les fantassins sont à l’arrière, la cabine accueillant le conducteur, un mitrailleur et le chef de groupe.

Standardisé début 1942 après la résolution de nombreuses maladies de jeunesse, le M3 est produit pour équiper les divisions blindées et les divisions d’infanterie, équipant également les Marines.

Toujours en production en septembre 1948, le M3 est remplacé sur les chaines de montage par le M3A1 en mars 1949 puis par le M3A2 en juin 1952 et enfin le M3A3 en septembre 1953.

Les différences entre les variantes concernant le moteur (plus puissant), un blindage renforcé et une maintenance rendue plus aisée, le RETEX permettant au fabriquant d’améliorer quasiment en continu le véhicule.

La production cesse en mars 1955, le véhicule restant en service jusqu’en mars 1962 quand il est définitivement remplacé par un nouveau battlefield taxi, un taxi du champ de bataille, le M113. Au total 44000 véhicules ont été produits.

Outre la variante de base utilisée pour le transport de troupes et le soutien logistique, le M3 à été décliné en de nombreuses variantes spécialisées comme commandement et contrôle, porte-mortier, antichar, antiaérien, génie, dépannage, évacuation sanitaire….. .

Outre les forces armées américaines, le M3 à été utilisé par la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Tchécoslovaquie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, l’Allemagne (après guerre), la Grèce, l’Italie (après guerre mais également avec l’armée co-belligérante), l’Inde, le Japon (après guerre), le Liban, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, les Phillipines, le Portugal, la Pologne, l’URSS, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques du M3

Poids : 9.07 tonnes Dimensions : longueur 6.17m largeur 1.96m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX de 147ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h sur route distance franchissable 320km

Blindage : 13.2 à 25.4mm

Armement : une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4

Equipage : un conducteur et douze passagers (généralement un mitrailleur et onze fantassins dont le chef de groupe)

24-Armée de l’air (29)

L-Les équipements associés (1) : les pièces antiaériennes

Préambule

«Une marine sans ailes _c’est à dire sans bases_ appartient au passé». Cette phrase du théoricien naval américain Alfred Mahan peut très bien s’appliquer à l’armée de l’air qui à besoin d’installations bien aménagées pour mettre en oeuvre ses chasseurs, ses bombardiers et ses avions de reconnaissance même si en temps de guerre, la mise en oeuvre de terrains de dispersion oblige l’armée de l’air à en rabattre beaucoup sur la qualité.

Ces terrains doivent être protégés contre les raids aériens ennemis surtout que depuis la guerre de Pologne, l’armée de l’air à pu voir le processus opérationnel de la Luftwafe à savoir des raids aériens sur les aérodromes ennemis pour détruire le maximum d’avions au sol.

D’où la nécessite d’une DCA puissante pour rendre coûteux l’attaque des terrains par les bombardiers horizontaux et les bombardiers en piqué.

Cette DCA est intégrée au sein même du groupe de chasse, de bombardement et de reconnaissance avec une compagnie extérieure chargée de la défense du périmètre aussi bien contre les menaces terrestres que contre les menaces aériennes et une compagnie intérieure chargée de la défense des plots logistiques, de la tour de contrôle, des zones de stationnement des avions.

Quand plusieurs groupes partagent un même terrain, la DCA des différents groupes forme un groupement de marche sous l’autorité de l’officier spécialiste le plus ancien dans le grade le plus élevé. Quand un Groupe quitte le terrain, il récupère ses unités de DCA.

En ce qui concerne les unités de transport, on ne trouve qu’une compagnie et certaines unités déployées dans les colonies disposent de moins de pièces en raison d’une menace aérienne plus faible qu’en Europe ou en Afrique du Nord.

L’armée de l’air à aussi sous son contrôle la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) chargée de couvrir le territoire d’une toile infrachissable de canons antiaériens. Ca c’est dans la théorie, dans la pratique, les mailles sont nettement plus lâches, les batteries antiaériennes fixes et mobiles étant concentrées autour des sites stratégiques : grandes villes, industries stratégiques, ports majeurs…… .

Elle est organisée en Zones de Défense Antiaérienne dont le tracé est calqué sur celui des ZAM. Au niveau de chaque province, un district de défense antiaérienne regroupe les moyens avec des batteries fixes et mobiles.

En effet les ZDA ne sont que des organismes de commandement et de soutien, les moyens feu et de détection (projecteurs, radars, postes de guêts) et de défense passive (ballons) sont du ressort du DDA ou District de Défense Antiaérienne qui correspond à une des régions militaires de la ZDA.

Les DDA portent comme numéro celui de leur ZDA puis en fonction d’un ordre arbitraire le chiffre 1 et suivants.
Les 1ère, 2ème et 6ème ZDA disposent de plus de moyens en raison de menaces potentielles plus grandes que les 3ème, 4ème et 5ème ZDA (NdA plus de détails dans la partie P).

Pour ce qui est de l’Afrique du Nord et du Levant, il n’y à pas d’équivalent de DAT, la seule défense antiaérienne étant celle chargée de défendre les bases aériennes de l’armée de l’air en dépit de plusieurs projets d’unités coloniales de défense antiaérienne notamment pour l’Afrique du Nord, le Levant et l’Indochine plus menacées que l’AOF, les Antilles ou l’AEF.

Il faudra attendre le déclenchement du conflit pour que de véritables mesures soit prises notamment les premiers bombardements italiens sur la Tunisie et l’Algérie ainsi que des vols de reconnaissance japonais sur le nord de l’Indochine.

En ce qui concerne l’équipement, les unités de DCA partagent les mêmes pièces légères (canons de 25mm, de 37mm et de 40mm, mitrailleuses de 13.2 et de 20mm) mais les pièces lourdes sont du ressort de la DAT avec des canons de 75 et de 90mm, des projets de canons antiaériens d’un calibre plus élévé ayant été étudiés avant guerre mais non réalisés.

Mitrailleuses antiaériennes

Bien que rapidement dépassées en terme de portée, les mitrailleuses étaient toujours considérées comme des armes antiaériennes potentielles en septembre 1948. Leur importance avait décrue et l’époque où l’on pouvait imaginer un dispositif antiaérien entièrement composé de mitrailleuses (c’est-à-dire pour moi une armé d’un calibre égal ou inférieur à 20mm) appartenait au passé et désormais elles servaient à la défense rapprochée des pièces en cas d’attaques des batteries lourdes (75 et 90mm).

Dans cette catégorie, l’armée de l’air disposait d’une mitrailleuse de 13.2mm, la Hotchkiss modèle 1929 et une mitrailleuse de 20mm de la firme Oerlikon.

La première arme fût conçue comme mitrailleuse d’infanterie mais l’infanterie la refusa en raison d’une cartouche trop lourde vue comme une menace sur les troupes au sol lors de sa retombée au sol. Elle fût néanmoins fabriquée en série comme nous l’avons vu pour équiper certains casemates du Rhin ainsi que des véhicules légers. Elle fut également commandée par la DAT (Défense Antiaérienne du Territoire) qui dépendait à l’époque de l’armée de terre.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur. Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Quand à la DAT, elle disposait de 360 de ces armes réparties entre les différentes batteries à raison de six à neuf armes par batteries de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

Caractéristiques Techniques de la Hotchkiss de 13.2mm

Calibre : 13.2mm Longueur du canon 1.67m Poids (non chargé) 37.5kg Portée : 2500m en tir horizontal 1600m en tir vertical Cadence de tir 450 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 coups pour le modèle 1929, alimentation par bandes de 150 coups pour les mitrailleuses sur véhicule blindé

La seconde mitrailleuse de la DAT est la mitrailleuse de 20mm Oerlikon modèle 1939, une arme acquise en raison des retards du programme de mitrailleuse antiaérienne et antichar de 9mm MAC 37, un programme qui fût finalement abandonné avant toute production en série.

La France passa commande en décembre 1939 de 1253 mitrailleuses antiaériennes de 20mm livrées entre janvier 1940 et septembre 1941 à la Défense Aérienne du Territoire, l’armée de terre ayant changé d’idée sur l’équipement de ces unités. Sur les 1253 armes commandées, seules 900 furent mises en ligne, les autres étant stockées.

Ces armes complétèrent l’équipement des batteries de 40mm équipées de Bofors et servirent également à la défense rapprochée des pièces lourdes de 75 et de 90mm.

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

mitrailleuse de 20mm Oerlikon

Caractéristiques Techniques de la mitrailleuse antiaérienne de 20mm Oerlikon modèle 1939

Calibre : 20mm Longueur hors tout : 2.21m Poids de l’arme : 300kg Pointage en site : -10° à +75° Pointage en azimut : 360° Alimentation : boitiers-chargeurs de 20 cartouches Cadence de tir pratique : 280 coups/minute

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1940

Canon de 25mm antiaérien

Canon de 25mm antiaérien

Dès le milieu des années trente, l’armée de l’air s’inquieta de la défense de ses terrains et chercha une pièce moderne et performante pour empêcher les bombardiers ennemis de ravager ses terrains et de l’empêcher de mener à bien ses missions.

Elle sélectionna ainsi une pièce de 25mm fabriquée par la maison Hotchkiss (qui produisait également un canon antichar de même calibre mais tirant des projectiles différents) de Levallois en banlieue parisienne pour équier ses unités de DCA mais également à terme la DAT.

Bien qu’ayant choisit cette pièce en dernière, l’armée de terre (qui dans un premier temps avait fait confiance à un canon de 37mm de la firme Schneider) fût servie avant même l’armée de l’air qui du se battre également avec la marine pour obtenir suffisamment de pièces.

Les canons de 25mm utilisés par l’armée de l’air étaient regroupés en compagnies extérieures et intérieures intégrées aux Groupes qu’ils soient de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

Les soixante-deux groupes de chasseurs déployés en Métropole et en Afrique du Nord disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 2976 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployée en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de quatre canons de 37mm soit un total de trente-deux canons par groupe et un total général de 256 pièces.

Les seize Escadrilles Régionales de Chasse et les quatre escadrilles coloniales indépendantes
disposent d’une section de huit canons de 25mm soit un total de 160 pièces.

Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies de seize canons de 25mm et de huit canons de 37mm soit un total de quarante-huit par groupes et un total général de 4512 pièces.

Les trois escadrilles indépendantes de bombardement disposent d’une section de six pièces de 25mm soit un total de dix-huit canons.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies de douze canons de 25mm et de six canons de 37mm soit un total de trente-six canons par groupe et un total général de 2232 canons.

Les neuf GCRO disposent d’une compagnie de seize canons de 25mm soit un total de 144 canons.

Les quatre GTM et les treize GTL disposent d’une compagnie de douze canons de 25mm soit un total de 204 canons.

Au total l’armée de l’air dispose de 10502 canons de 25mm en service au sein de ces groupes de combat et de soutien. Ces canons sont tractés à l’origine mais plus les années passent et pour rendre le train du groupe plus mobile, ces canons sont montés dans des affûts doubles sur plateau.

Quand à la DAT, elle dispose de 24 batteries de douze canons de 25mm soit un total de 288 pièces.

Caractéristiques Techniques du canon Hotchkiss modèle 1940

Calibre : 25mm Longueur du canon : 1.50m Poids en batterie : 850kg Poids du projectile : 0.290kg

Portée maximale théorique 7500m (pratique : 3000m) Cadence de tir : 350 coups/minute Alimentation : boitiers-chargeurs de quinze coups.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Comme nous l’avons vu plus haut, le canon de 25mm proposé par la firme Hotchkiss avait été rejeté par l’armée de terre au profit d’un canon de 37mm proposé par la firme Schneider. Comme nombre de projets d’avant la guerre de Pologne, le dévellopement prit énormément de retard et n’était pas encore en service en septembre 1939.

En dépit des difficultés, le dévellopement du canon fût mené à bien, canon officiellement adopté en mars 1941 sous le nom de canon CA modèle 1941.

Comme pour son petit frère Hotchkiss, le canon de la firme Schneider fût sélectionné par l’armée de l’air pour la défense de ses terrains et par la marine nationale qui lassée d’attendre l’ACAD modèle 1935 décida de presser les choses en adoptant un canon complémentaire qui avait l’avantage d’être disponible rapidement et pouvant être embarqué sur les navires en affûts simples, doubles ou quadruples.

L’armée de l’air qui fût servit après l’armée de terre utilisa son canon aussi bien au sein des compagnies intérieures et extérieures des groupes de combat mais également au sein de la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT).

Il était utilisé en affûts tractés ou portés voir pour certaines batteries de la DAT en batteries fixes pour protéger les sites stratégiques.

Les soixante-deux groupes de chasse disposent de deux compagnies antiaériennes qui alignent un total de seize canons de 37mm soit un total de 992 pièces.

Le Groupe Régional de Chasse déployé en Corse et les sept Groupes Coloniaux de Chasse disposent de deux compagnies avec un total de huit canons de 37mm soit un total de 64 pièces.
Les quatre-vingt quatorze groupes de bombardement disposent de deux compagnies totalisant seize canons de 37mm soit un total de 1504 pièces.

Les soixante-deux groupes de reconnaissance déployés en métropole disposent de deux compagnies totalisant douze canons de 37mm soit un total de 744 pièces.

La Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) dispose de 24 batteries de douze pièces soit un total de 288 pièces.

L’armée de l’air dispose au total de 3304 pièces pour les compagnies pour les groupes et de 288 pièces pour la DAT soit un total de 3592 canons en affûts simples ou doubles.

Caractéristiques Techniques du Schneider modèle 1941

Calibre : 37mm Longueur du canon : 2.220m Poids en batterie 1340kg Portée maximale théorique 6800m (pratique 3000m) Cadence de tir théorique : 150 coups/minute Pointage : en azimut sur 360° et en site de -10° à +90° Alimentation : lame-chargeurs de 25 cartouches

Canon de 40mm Bofors CA modèle 1938 et 1940

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

En 1938, manquant de matériel antiaérien, la France passe commande de 21 canons Bofors de 40mm adoptés sous le nom de matériels de 40 CA modèle 1938. Avec quatre canons récupérés auprès de l’armée républicaine espagnole, cinq batteries de cinq pièces furent mises sur pied, l’activation d’une sixième batteries réduisant le parc à quatre pièces par batteries sauf une équipée de cinq canons.

La livraison d’autres canons fabriqués en France et baptisés matériels de 40 CA modèle 1940 permis au total de mettre sur pied huit batteries de six pièces soit un total de 48 canons en ligne et de 36 en réserve.

Ces batteries affectées à la Défense Antiérienne du Territoire (DAT) pour six d’entre-elles à Paris, un sur le port des pétroles à Rouen et un pour la région du Creusot.

Ces canons sont toujours en service en septembre 1948 et leur action est renforcée par les mitrailleuses de 20mm modèle 1939 fournis par Oerlikon.

Caractéristiques Techniques du canon de 40mm Bofors

Calibre : 40mm Poids total : 1981kg Poids de l’affût : 522kg Longueur du projectile : 21.9cm Elevation en site : -5° à +90° (55° par seconde) En azimut : 360° (50° par seconde) Cadence de tir : 120 coups/minute Portée maximale : 7160m

23-Armée de terre Ligne Maginot (42)

Secteur Fortifié du Boulay

-160ème régiment d’infanterie de forteresse

-161ème régiment d’infanterie de forteresse

-162ème régiment d’infanterie de forteresse

-164ème régiment d’infanterie de forteresse

-23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse équipé de deux groupes de 75mm d’un groupe de 155C et d’un groupe antichar équipé d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 47mm

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

Canon de 240L modèle 1884 Saint Chamond

-153ème régiment d’artillerie de position disposant de deux groupes de 75mm, deux groupes de 105mm et un groupe équipé de pièces lourdes en l’occurence quatre canons de 240L et 4 canons de 155L.

-202ème bataillon du génie de forteresse qui prend sous son aile également une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

Secteur Fortifié de Faulquemont

-146ème régiment d’infanterie de forteresse

-156ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé le 2 septembre 1948 avec un noyau fournit par le 146ème RIF.

-163ème régiment d’artillerie de position disposant en septembre 1948 de deux groupes de 75mm, un groupe de 155C Saint Chamond et un groupe d’artillerie lourrde équipé de canons de 155L.

-39ème régiment d’artillerie mobile de forteresse disposant en septembre 1948 de deux groupes de 75mm et un groupe de 155C auquel s’ajoute rapidement un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-201ème bataillon de génie de forteresse qui prend sous son aile une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

Secteur Fortifié de la Sarre

-133ème régiment d’infanterie de forteresse

-69ème régiment de mitrailleurs d’infanterie de forteresse

-82ème régiment de mitrailleurs d’infanterie de forteresse

-174ème régiment de mitrailleurs d’infanterie de forteresse

-41ème régiment de mitrailleurs de l’infanterie coloniale

-51ème régiment de mitrailleurs de l’infanterie coloniale

Mortier de 280C modèle 1914

Mortier de 280C modèle 1914

-166ème régiment d’artillerie de position qui comme durant la guerre de Pologne dispose d’un groupe équipé de canons de 75mm et de canons de 155C Saint Chamond, d’un groupe équipé de canons de 75mm et de canons de 155L et un groupe équipé de canons de 120, de 220 et de 280mm.

-49ème Régiment d’Artillerie Mobile de Région Fortifiée créé à partir du précédent en août 1948 dispose de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155C.

-208ème bataillon du génie de forteresse

Secteur Fortifié de Rorbach

-37ème régiment d’infanterie de forteresse

-153ème régiment d’infanterie de forteresse

-7ème compagnie du 400ème régiment de pionniers : entretien des ouvrages, travaux de renforcement……. .

-59ème régiment d’artillerie mobile de forteresse équipé de deux groupes de 75mm, un groupe de 155C et un groupe antichar équipé de canons de 75mm.

-150ème régiment d’artillerie de position qui dispose d’un groupe armés de canons de 155L et de 145L et un groupe équipé de 155L, 155C et 105C en remplacement des 120L De Bange.

-207ème bataillon du génie de forteresse

104ème division d’infanterie de forteresse (104ème DIF) (ex-Secteur Fortifié des Vosges)

Après avoir été durant la guerre de Pologne le 43ème CAF, le Secteur Fortifié des Vosges devient la 104ème DIF qui jadis avait remplacé le SF de Colmar. Cette division dispose des unités suivantes :

-154ème régiment d’infanterie de forteresse (154ème RIF)

-165ème régiment d’infanterie de forteresse (165ème RIF) créé à partir du précédent avec un noyau d’actif, des réservistes, des rappelés et des jeunes recrues.

-5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers : entretien des ouvrages, travaux de renforcement……. .

-168ème régiment d’artillerie de position (168ème RAP) avec un groupe à trois batteries équipées de canons de 75mm, un groupe à trois batteries équipées de canons de 155mm, un groupe antichar indépendant équipé de canons de 47mm.

-143ème bataillon du génie de forteresse (143ème BGF)

Secteur Fortifié d’Haguenau :

-22ème régiment d’infanterie de forteresse (22ème RIF)

-23ème régiment d’infanterie de forteresse (23ème RIF) réactivé à partir du précédent

-68ème régiment d’infanterie de forteresse (68ème RIF)

-79ème régiment d’infanterie de forteresse (79ème RIF) réactivé à partir du précédent

-6ème compagnie du 400ème régiment de pionniers

-156ème régiment d’artillerie de position (156ème RAP) avec un groupe équipé de canons de 155mm, un groupe équipé de canons de 75mm et un groupe antichar équipé de canons de 47mm
-206ème bataillon du génie de forteresse

105ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Bas-Rhin)

-70ème régiment d’infanterie de forteresse

-172ème régiment d’infanterie de forteresse

-34ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé et remplaçant le 226ème RR

-226ème régiment d’infanterie de secteur fortifié défendant la place de Strasbourg.

-155ème régiment d’artillerie de position (155ème RAP) disposant d’un groupe de 75mm, deux groupes équipés de canons de 75mm, de 155mm, de mortiers de tranchées de 150T, d’un groupe armant les forteresses ex-allemandes du secteur et un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-228ème bataillon du génie de forteresse

106ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Colmar)

-28ème régiment d’infanterie de forteresse (28ème RIF)

-42ème régiment d’infanterie de forteresse (42ème RIF)

-242ème régiment d’infanterie de secteur fortifié à deux bataillons

-1er groupe du 170ème régiment d’artillerie de position (170ème RAP) disposant d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 155mm

-229ème bataillon du génie de forteresse

107ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Mulhouse)

-10ème régiment d’infanterie de forteresse

-371ème régiment d’infanterie de secteur fortifié démobilisé en septembre 1940 et remobilisé fin août 1948

-2ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position (159ème RAP) avec un groupe de 75mm et de 155mm, une batterie de canons de 47mm (de marine puis antichar modèle 1937) et une batterie de mortiers de tranchée 150T

-230ème bataillon de génie de forteresse