Etats Unis (71) Navires de soutien (6)

Transports de matériels (AK)

A coté des transports de munitions (AE), l’US Navy disposait de plusieurs cargos chargés du transport de matériel comme des pièces détachées, des vivres ou des véhicules. Ces navires sont classés AK (Cargo Ship).

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Etats Unis (62) navires légers (1)

NAVIRES LEGERS

Avant-propos

Une marine comme une armée de terre dépend très clairement de sa géographie. Elle dicte sa stratégie et ses tactiques. La marine américaine n’échappe pas à cette règle d’or, cette règle d’airain.

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Etats-Unis (10) US Navy (6)

Destroyers

USS Clemson (DD-186)

Le USS Clemson (DD-186) l’un des nombreux flush-decker construit à la fin du premier conflit mondial par l’US Navy. 

Dans le domaine des destroyers, la marine américaine hérite du premier conflit mondial d’une importante flotte de flush-decker dont certains ont été mis en réserve dès leur achèvement faute de besoins une fois la paix revenue.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (3)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

4-Le programme naval de 1941 et ses suites : un effort sans nul précédent (2)

-Avisos et aviso-dragueurs

*Avisos classe Aisne : trois encore en service en 1948 pour des taches auxiliaires : La Marne est en Indochine; La Somme pour des liaisons et des transports entre Toulon et Ajaccio et L’Yser pour des liaisons et des transports entre Cherbourg et Dunkerque.

*Canonnières classe Agile : L’Audacieuse en Nouvelle Calédonie, La Dédaigneuse et la Lurone en Indochine; L’Étourdi en Polynésie et la Tapageuse à Djibouti

*Canonnières classe Diligente : La Diligente sert de ravitailleur d’hydravions à Toulon et L’Engageante joue le même rôle à Bizerte.

 

Aviso Arras

*Avisos classe Amiens : L’Amiens et l’Arras basés à Brest servent à la mise au point de systèmes d’armes et de systèmes électroniques, le Calais sert de ravitailleur d’hydravions à Brest, le Coucy sert de transport à Mers-el-Kébir.

L’Ypres (ex-Dunkerque) à été envoyé à Diego Suarez pour des missions de transport et de soutien tout comme le Lassigny transformé en ravitailleur de sous marins et basé à Haïphong en Indochine .

Les Tahure et Epinal sont basés à Bizerte pour des missions de soutien. Le Vauquois est modifié pour devenir un mouilleur de mines et basé à Ajaccio pour miner les approches des bases italiennes. Il pourrait être appuyé par l’aviso Les Eparges destiné aux mêmes taches mais basés à Mers-El-Kébir. Enfin, le Nancy à été envoyé comme stationnaire en Indochine à Haiphong.

Ces différents navires sont cependant fin de vie et leur désarmement est prévu pour 1948 au plus tard afin de libérer notamment de la main d’œuvre pour armer des navires neufs même si les équipages ont été réduits pour la plupart.

 

Aviso-dragueur Commandant Bory

*Aviso-dragueurs classe Elan : Cette classe composée de treize navires est financée à la tranche 1934 (L’Elan), à la tranche 1936 (Commandant Bory, Commandant Delage, Commandant Duboc et Commandant Rivière) et à la tranche (L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Mouqueuse La Capricieuse et Le Commandant Dominé).

Ces avisos sont répartis en trois divisions de quatre et une division de deux baptisées Division d’Escorteurs Legers (DEL).

La 1ère DEL se compose de l’Elan, du Commandant Dominé et de La Capricieuse et basée à Toulon, la 2ème DEL basée à Mers el Kebir se compose du Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière, la 3ème DEL basée à Brest se compose de L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse tandis que la 4ème DEL basée à Ajaccio se compose des avisos La Gracieuse et La Moqueuse.

*Aviso-dragueur colonial classe Gazelle : Classe qui doit être composée à terme de 24 exemplaires et en juin 1940, cinq sont en service (Le Chamois Le Chevreuil La Gazelle L’Annamite et La Surprise), les autres sont à différents stades de construction.

 

Aviso-colonial Savorgnan de Brazza

*Avisos-coloniaux classe Bougainville :

Le Bougainville est stationné à Fort de France où il est placé sous la direction des FNFA ou Forces Navales Françaises aux Antilles.

Le Dumont d’Urville est stationné à Dakar où il est placé sous le commandement de l’Escadre de l’Atlantique.

Le Savorgnan de Brazza est stationné à Djibouti où il est placé sous le commandement des FNAEF ou Forces Navales de l’Afrique Equatoriale Française.

Le D’Entrecasteaux est stationné à Diego Suarez où il est placé sous le commandement des FNAEF ou Forces Navales de l’Afrique Equatoriale Française.

Le Rigaux de Genouilly est stationné à Nouméa sous le commandement des FNFP ou Forces Navales Françaises du Pacifique.

Le La Grandière est le navire-amiral de la Division Naval du Levant (DNL) et basé à Beyrouth.

L’Amiral Charner est stationné à Cam-Ranh où il est placé sous le commandement des FNFEO ou Forces Navales Françaises en Extrême Orient.

Le D’Iberville est stationné à Papeete où il est placé sous le commandement des FNFP ou Forces Navales Françaises du Pacifique.

Le Lapérouse doit être stationné en Guyane (il est encore en construction en juin 1940)

Le Beautemps Beaupré est le seul navire de sa classe à être basé en métropole en l’occurence à Brest puisqu’il sert de navire hydrographique.

-Patrouilleurs et corvettes : aucune corvette ni patrouilleurs ne sont en service en juin 1940, des corvettes de type Flower sont en construction en Grande Bretagne, Londres ayant livré des chalutiers ASM avec Asdic.

-Vedettes lance-torpilles : douze vedettes lance-torpilles sont en service au printemps 1940, deux construits directement pour la France (VTB-11 et 12) et d’autres récupérés après avoir été à l’origine construits pour la République espagnole (VTB-23 à 32). Huit autres sont en construction.

-Chasseurs de sous-marins : Quatre chasseurs de sous-marins (CH1 à CH4) sont en service en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne. Ils sont bien vite rejoint par les douze navires du programme 1937 dont 9 sont en service le 1er juin 1940, trois autres étant sur le point de l’être. Les chasseurs du programme 1938bis sont encore en construction en juin 1940.

-Pétroliers et navires auxiliaires :

*Pétroliers

-Pétroliers Rhône, Garonne et Dordogne sont encore en service mais leur désarmement est prévu pour 1941. Le Rhône est basé à Brest, la Garonne à Lorient et le Dordogne à Bizerte.



Pétrolier L’Aube

-Pétroliers Aube Durance Nièvre (perdu en 1937) Rance : désarmement prévu pour 1945. En attendant, l’Aube est à Mers-El-Kebir en compagnie de la Durance, et la Rance est à Brest.

-Le Loing affecté aux Antilles est en juin 1940 en métropole pour carénage. Il doit y retourner début 1941.

-Le Mékong est basé à Bizerte

 

Le Niger

-Le Niger est basé en Indochine

-L’Elorn est basé à Toulon

-Le Var est basé à Brest

 

Le pétrolier Nivose sera rebaptisé Sèvre en 1942 lors de la mise sur cale du sous-marin du même nom

-La Sèvre (ex-Nivose) est basé à Toulon

Le ravitailleur rapide L’Adour

-Le ravitailleur d’escadre L’Adour est affecté à Toulon en vue de ravitailler le porte-avions qui y sera bientôt basé

-Le ravitailleur d’escadre Lot est affecté à Brest en vue de ravitailler le porte-avions qui y sera bientôt basé

-Le ravitailleur d’escadre Tarn est affecté à Mers-El-Kébir en vue de ravitailler le porte-avions qui y sera bientôt basé

-L’Odet est basé à Beyrouth

-Le Suroit est basé à Casablanca mais doit être ultérieurement redéployé à Dunkerque

(ces deux navires d’occasion doivent être remplacés par des pétroliers-caboteurs de 2500 tonnes, remplacement effectif en juin 1946 et en janvier 1948)

*Autres navires de soutien et auxiliaires

 

Le Jules Verne

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne basé à Brest

-Mouilleur de mines Castor basé à Toulon

-Mouilleur de mines Pollux basé à Bizerte

-Mouilleur de filets Gladiateur basé à Toulon

-Bâtiment cible télécommandé L’Impassible basé à Toulon et souvent utilisé au Levant

-Voiliers Mutin, Zelée, La Belle Poule et l’Etoile basés à Brest

-Navires hydrographiques Astrolabe et Octant basés à Saïgon, Gaston Rivier (Cherbourg), Estafette (Bizerte), Sentinelle (Casablanca), La Pérouse (Haïphong), Amiral Mouchez (Cherbourg), Chimère, Austral et Boréal (Toulon) et Président Théodore Tissier (Brest)

-Dépanneurs d’hydravion Pétrel

Navires en essais et en construction

-Cuirassés : Richelieu en essais à Brest, Jean Bart en armement à Saint Nazaire, Clemenceau en construction à Brest

-Porte-avions : Joffre et Painlevé en construction à Saint Nazaire, le premier à Penhoët et le second chez les ACL.

-Croiseurs lourds : aucun des trois Saint Louis n’est encore sur cale en juin 1940. La mise sur cale du Saint Louis est prévue à Lorient après la mise à flot du De Grasse prévue pour juillet 1941. La deuxième unité devrait être mise sur cale au Havre et la troisième devait être mis sur cale soit à Dunkerque ou à La Ciotat.

-Croiseurs légers : De Grasse en construction à Lorient, le Chateaurenault en construction à La Seyne sur Mer, le Guichen à Bordeaux. La construction des trois autres croiseurs n’à pas encore été attribuée.

-Contre-torpilleurs : Aucun des quatre contre-torpilleurs de classe Hoche ne sont encore sur cale au mois de juin. La construction est prévue pour le Marceau et le Hoche aux ACB de Nantes et aux ACF de Dunkerque pour les Desaix et Kléber.

-Torpilleurs : Les douze Le Hardi sont tous mis sur cale en juin 1940, répartis entre ces trois chantiers :

-Aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes : Le Hardi et Mameluk

-Aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux : L’Epée, Lansquenet L’Opiniâtre L’Aventurier

-Aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer : Le Fleuret Le Casque Le Corsaire Le Flibustier L’Intrépide Le Téméraire

Le Le Hardi et Le Fleuret sont quasiment admis au service actif. Les Epée, Mameluk, Casque, Lansquenet, Le Corsaire, Flibustier et l’Intrepide ont été lancés et sont à différents stades d’achèvement à flot et d’essais. Seuls les Téméraire, Opiniâtre et L’Aventurier sont encore sur cale.

-Torpilleurs légers : La construction des Le Fier à été répartie de la façon suivante :

-Aux Ateliers et Chantiers de Bretagne : Le Fier L’Agile L’Alsacien Le Breton Le Saintongeais

-Aux Ateliers et Chantiers de la Loire : L’Entreprenant Le Farouche Le Corse Le Tunisien Le Normand Le Parisien Le Provençal

-Aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer : Le Niçois Le Savoyard

Sur les quatorze de classe Le Fier, sept sont en juin 1940 à différents stades de construction. Les Le Fier, L’Agile et l’Entreprenant ont été lancés et sont en achèvement à flot. Les Le Farouche, L’Alsacien, Le Breton et Le Corse sont encore en construction. Les sept autres navires ne sont pas encore sur cale.

A terme, ils formeront la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) basée à Toulon, la 3ème DT (L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) basée à Bizerte, la 5ème DT (Le Normand Le Parisien Le Provençal et Le Saintongeais) à Dunkerque et la 7ème DT (Le Niçois Le Savoyard Le Béarnais et Le Catalan) basée en Indochine.

-Sous-marins

-Sous-marins classe Rolland Morillot : onze sous-marins commandés, trois sur cale à l’Arsenal de Cherbourg (Rolland Morillot La Praya La Martinique)

-Sous-marins classe Aurore : quinze sous-marins commandés, L’Aurore est en service en juin 1940, les autres sont sur cale aux chantiers Normand au Havre (La Créole La Bayadère L’Artemis Hermione Gorgone), aux chantiers Worms du Trait (L’Andromaque La Favorite L’Africaine L’Armirde), aux chantiers Dubigeon de Nantes (L’Astrée L’Andromède Clorinde Cornélie) et aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône (L’Antigone).

-Sous-marins classe Phenix : treize sous-marins commandés, aucun n’est encore sur cale en juin 1940 mais ils ont été mis en chantier (rassemblement de l’acier et des équipements). La construction à été répartie entre l’Arsenal de Toulon (Phenix), les chantiers Normand du Havre (Vendémiaire Brumaire Frimaire Nivôse), les chantiers Worms du Trait (Pluviose Ventose Germinal Floréal) et les chantiers Dubigeon de Nantes (Prairial Messidor Thermidor Fructidor)

-Sous-marins de classe Emeraude : quatre commandés, l’Emeraude est en construction à l’Arsenal de Toulon mais les trois autres (L’Agate Corail Escarboucle) ne sont pas encore sur cale.

-Avisos et aviso-dragueurs :

-Tous les aviso-dragueurs de classe Elan sont en service en juin 1940 et assurent d’intense missions d’escorte

-Aviso-dragueur colonial classe Gazelle : Classe qui doit être composée à terme de 24 exemplaires et en juin 1940, cinq sont en service (Le Chamois Le Chevreuil La Gazelle L’Annamite et La Surprise), les autres sont à différents stades de construction ou de réalisation.

Aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc, sont en construction les Matelot Leblanc Rageot de la Touche amiral Sénès et Enseigne Ballande. Ce chantier doit encore mettre sur cale les aviso-dragueurs La Joyeuse et La Trompeuse.

Les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne-sur-Mer doivent construire les aviso-dragueurs La Furieuse et Amiral Gourdon.

A l’Arsenal de Lorient sont en construction les avisos L’Ambitieuse et La Malicieuse et doivent encore mettre sur cale les avisos La Sérieuse et Enseigne Bisson.

Aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux est en construction l’aviso-dragueur La Généreuse et doivent encore être mis sur cale les La Précieuse et La Victorieuse ainsi que le La Pérouse

Les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire doivent construire quatre avisos baptisés Amiral Duperré L’Heureuse La Rieuse et Alfred de Courcy.

-Patrouilleurs et corvettes : aucun navire de ce type encore en construction en juin, certains sont en construction en Grande Bretagne

-Vedettes lance-torpilles : aucune en construction en juin 1940.

-Pétroliers et navires auxiliaires :

Aux chantiers Worms du Trait (Seine Maritime) sont en construction les ravitailleurs de classe Adour La Charente La Mayenne La Baïse

Aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque sont en construction les pétrolier-ravitailleurs La Seine, La Saône La Medjerda et Liamone.

Aux Ateliers et Chantiers de la Loire sont également en construction deux ravitailleurs d’hydravions baptisés Sans Souci et Sans Pareil. Ces navires seront utilisés durant le conflit comme navire-ateliers tout comme leurs sister-ship Sans Peur et Sans Crainte en construction aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët

Voyons maintenant la répartition par chantiers :

-Arsenal de Brest : cuirassé Clemenceau dans la forme 4

-Arsenal de Lorient : croiseur De Grasse dans la forme de Lanester et les avisos L’Ambitieuse (cale n°1) et La Malicieuse (cale n°3). Les ouvriers de l’Arsenal doivent encore mettre sur cale les avisos La Sérieuse et Enseigne Bisson, le premier sur la cale n°2 et le second normalement sur la cale n°1 après lancement de L’Ambitieuse.

-Arsenal de Cherbourg : sous-marins Rolland Morillot La Praya (cale n°1 bassin Napoléon III) et La Martinique (cale n°2 bassin Napoléon III). Deux autres doivent être mis sur cale d’ici la fin de 1940 à savoir La Guadeloupe et La Réunion (cale n°3 bassin Napoléon III)

-Arsenal de Toulon : sous-marin mouilleur de mines Emeraude (cale de 110m n°1). Le Phenix doit être mis sur cale à l’automne sur la cale n°2

-Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque : les pétrolier-ravitailleurs La Seine (cale n°1), La Saône (cale n°2) et La Medjerda (cale n°3) et Liamone (n°4)

Les chantiers dunkerquois doivent construire également les contre-torpilleurs Desaix et Kléber (respectivement cale n°2 et cale n°3, mise sur cale prévue fin 1941 après le lancement de La Saône et de La Medjerda).

-Chantiers Normand du Havre : sous-marins de classe Aurore La Créole La Bayadère (cale n°1) L’Artemis (cale n°2) Hermione Gorgone (cale n°3). Il assurera ultérieurement la construction des sous-marins de classe Phenix Vendémiaire Brumaire Frimaire Nivôse.

-Chantiers Worms du Trait : ravitailleurs de classe Adour La Charente (n°1) La Mayenne (n°2) La Baïse (n°8) plus les sous-marins La Favorite (n°5) L’Africaine (n°6) L’Andromaque (n°7) et L’Amirde (n°3)

-Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) à Nantes : torpilleurs légers Le Fier L’Agile (en achèvement à flot) L’Alsacien Le Breton (encore sur cale respectivement sur la cale 2 et 3) Le Saintongeais (pas encore mis sur cale).

Les ACB doivent également construire les contre-torpilleurs Marceau et Hoche, le premier devant être mis sur la cale n°1 à la fin 1940 alors que le second le sera sur la cale n°3, la cale n°2 devant être théoriquement utilisée pour la construction du Saintongeais.

-Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes : sous-marins de classe Aurore L’Astrée (cale n°1) L’Andromède (cale n°2) Clorinde (cale n°3) Cornélie (cale n°4). Ils assureront ensuite la construction des sous-marins de classe Phenix Prairial Messidor Thermidor Fructidor quand les quatre sous-marins de classe Aurore seront lancés.

-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes : torpilleurs légers L’Entreprenant (achèvement à flot) Le Farouche Le Corse (sur cale respectivement sur la cale 1 et sur la cale 2) Le Tunisien Le Normand Le Parisien Le Provençal (pas encore mis sur cale, les deux premiers devant être normalement mis sur cale sur les cales n°3 et 4)

-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire : Painlevé sur le point d’être mis sur cale (cale n°1) tout comme les ravitailleurs d’hydravions Sans Souci et Sans Pareil (cale n°2 et 3) doivent construire les avisos Amiral Duperré L’Heureuse La Rieuse et Alfred de Courcy (qui doivent occuper les deux cales de 180m).

-Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët : Jean Bart en achèvement à flot ,porte-avions Joffre (cale n°1 de 340m), ravitailleurs d’hydravions Sans Peur et Sans Crainte (cale n°2 et 3). Ils devraient également construire le premier ou deuxième cuirassé de type Alsace.

-Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux : torpilleurs d’escadre (classe Le Hardi) L’Epée, Lansquenet (en achèvement à flot) L’Opiniâtre L’Aventurier (encore sur cale respectivement sur les cales 1 et 2); aviso-dragueur La Généreuse (sur la cale n°3) les avisos La Pérouse Précieuse et La Victorieuse (au stade de la mise en chantier)

-Aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan réunis à Bordeaux : croiseur léger Guichen sur la cale n°1, les deux autres cales étant vides et les ouvriers non occupés par la construction du Guichen prêtent volontiers main forte aux FCG fort occupés, anticipant sur la future fusion de 1955 (après la guerre) qui donnera naissance aux Chantiers Navals de la Gironde (CNG).

-Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) à Port de Bouc : aviso-dragueurs Matelot Leblanc (cale n°1) Rageot de la Touche (cale n°3) amiral Sénès (cale n°4) et Enseigne Ballande (cale n°5)(en construction) La Joyeuse et La Trompeuse(au stade de la mise en construction). La cale n°2 pourrait accueillir la construction du quatrième croiseur de classe De Grasse baptisé Latouche-Treville.

-Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer : torpilleurs d’escadre (classe Le Hardi) Le Fleuret (quasiment admis au service actif) Le Casque Le Corsaire Le Flibustier L’Intrépide (achèvement à flot) Le Téméraire (sur cale à la cale n°3).

Ils doivent ensuite construire les torpilleurs Le Niçois et Le Savoyard (classe Le Fier) et les aviso-dragueurs (classe Chamois) La Furieuse et Amiral Gourdon, une fois les Le Hardi livrés à la marine.

-Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat : croiseur léger Chateaurenault (classe De Grasse) sur la cale n°1. Les SPCN pourraient construire le cinquième croiseur de classe De Grasse.

-Chantiers Schneider de Chalons sur Saône : sous-marins Antigone (classe Aurore sur cale, cale n°1), sous-marins L’Agate Corail Escarboucle (classe Emeraude pas encore sur cale mais qui occuperont les cales n°2, 3 et 4)