Dominions (67) Australie (11)

Autres navires de surface

Corvettes classe Flower

Corvette HMS Myosotis

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des chalutiers armés.

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14-Navires légers (24)

G-Chalutiers armés classe L’Algéroise

La classe Bouvines

Surpris comme les britanniques par le sous-marin, la France va faire feu de tout bois pour tenter de mettre fin à l’hémorragie provoquée par les U-Boot de la Kaiserliche Marine.

Après avoir testé les bateaux-pièges et les corridors protégés par des champs de mines, les alliés ont vite compris que pour protéger les cargos et les pétroliers, le convoi escorté était la meilleur arme.

Qui dit convoi dit escorteurs. Les chantiers et les arsenaux français étant vites saturés (en partie à cause du fait qu’ils devaient produire munitions et véhicules pour l’armée de terre), décision est prise de commander 38 patrouilleurs aux Etats Unis.

Ces navires commandés à la Foundation Company de Savannah vont ainsi porté le nom de batailles pour certaines célèbres et d’autres plus confidentielles : Bouvines, Austerlitz, Fleurus, Jemmapes, Lodi, Magenta, Marengo, Valmy, Alma, Arcole, Auerstaedt, Bassano, Castiglione, Dego, Denain, Eckmühl, Essling, Hohenlinden, Hondschoote, Isly, Lens, Les Dunes, Les Pyramides, Lonato, Marignan, Minciao, Mondovi, Montebello, Montenotte, Poitiers, Rocroi, Sambre-et-Meuse, Solferino, Steinkerque, Tagliamento, Tilsitt, Wattignies et Zurich.

Cette commande ayant nécessité la construction d’un nouveau chantier, seulement huit navires sont livrés après l’armistice de 1918. La marine nationale n’ayant pas de rôle à attribué à ces navires, ils sont revendus à des armements de pêche. Les autres navires furent terminés en 1919 et achetés aux Etats Unis.

Le 19 février 1940, décision est prise d’acheter six de ses ex-patrouilleurs français, ces patrouilleurs sont baptisés L’Algéroise L’Oranaise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise  et La Cherbourgeoise.

L’Algéroise

Ce patrouilleur à été construit sous le nom de Valmy et achevé en février 1919. Revendu à East Coast Fisheries Co. Inc de Rockland (Maine), il est rebaptisé Coot, conservant ce nom mais changeant deux fois d’armateur.

Acheté par la marine nationale, il est rebaptisé L’Algéroise (P-54) et mis en service le 11 juin 1940 à Lorient. Il est affecté à Cherbourg qu’il rallie le 15 juin 1940, servant de patrouilleur ASM voir si nécessaire d’escorteur en Manche en compagnie de son sister-ship L’Oranaise.

L’Algéroise est mis en position de complément le 15 mars 1942, désarmé officiellement le 5 avril 1942 puis vendu à la démolition en septembre 1942 et démantelé à Dieppe.

La Cherbourgeoise

Ce patrouilleur à été construit sous le nom de Lonato pour la marine nationale mais livré en août 1919 à une époque où la France n’ayant pas l’usage le revend à East Coast Fisheries Co. Inc de Rockland (Maine), changeant deux fois d’armateur.

Racheté par la marine nationale, il est rebaptisé La Cherbourgeoise (P-55) et armé à Saint Nazaire aux Forges et Chantiers de l’Ouest.

Recevant son armement à Lorient, il connait d’importants problèmes mécaniques à tel point qu’on envisage de le désarmer mais le besoin en patrouilleurs est tel qu’il est finalement remis en état et mis en service en octobre 1940.

Affecté en Méditerranée et basé à Toulon, il quitte Lorient le 17 octobre 1940, fait escale à Casablanca du 21 au 23 octobre avant de rallier Toulon le 27 octobre 1940.

Il va rester déployé à Toulon comme patrouilleur et escorteur (et plus secondairement navire-école) jusqu’à sa mise en position de complément le 15 janvier 1943. Désarmé officiellement le 6 février 1943, il est coulé comme cible par l’aéronavale le 17 septembre 1943.

L’Oranaise

Ce patrouilleur à été construit pour la marine nationale sous le nom de Poitiers et livré en août 1919 mais immédiatement revenud à un armateur de pêche américains sous le nom de Brant.

Acheté par la France en février 1940, il est mis en service sous le nom de L’Oranaise (P-56) en mai 1940 et affecté à Cherbourg en compagnie de L’Algeroise.

L’Oranaise est mis en position de complément le 5 septembre 1942 et désarmée le 21 septembre 1942 à Cherbourg. L’ancien patrouilleur est remorqué à Landevennec au DNA, sa coque étant jugé en assez bon état pour servir en cas de conflit. Néanmoins, les plusieurs mois passés dans l’Aulne ont été fatals à l’ancien patrouilleur.

Sérieusement dégradée, l’ex-L’Oranaise est finalement condamné le 14 mars 1945 puis vendue à la démolition à un chantier de Saint Malo qui procède à son démantèlement sur une plage brestoise.

La Quimperoise

Ce patrouilleur à été construit pour la marine nationale sous le nom de Hondschoote et livré en août 1919 à la France.

En 1920, il est vendu à un armateur français et rebaptisé Bois des Buttes. Il à également porté les noms de Breeze et d’Honora mais c’est sous le nom de Kennebec qu’il est acheté par la marine nationale qui le rebaptise La Quimperoise (P-57).

Admis au service actif le 12 septembre 1940, il est affecté à Brest qu’il rallie le 15 septembre. Il va servir de patrouilleur et d’escorteur en compagnie de son sister-ship La Sablaise.

Il est mis en position de complément le 5 mars 1943 et désarmé le 2 avril 1943. Remorqué à Landevennec, il est condamné le 14 septembre 1945 et vendu à la démolition le 21 septembre. Il est démantelé sur une plage de Brest par un entreprise de Lannester.

La Sablaise

Ce patrouilleur à été construit par la marine nationale sous le nom d’Austerlitz, livré en juin 1919 mais aussitôt revendu à un armateur américain, East Coast Fisheries de Rockland (Maine) où il est rebaptisé Loon, changeant deux fois d’armateur mais pas de nom.

Acheté en février 1940 par la marine nationale, il est rebaptisé La Sablaise (P-58) et mis en service le 5 juillet 1940. Il quitte Lorient le 12 juillet pour rallier Brest où il est affecté en compagnie de La Quimperoise.
La Sablaise est mise en position de complément le 7 juillet 1942 et officiellement désarmé le 12 août 1942. Il est remorqué à Landevennec et confié aux bons soins du DNA où il était toujours en septembre 1948.

La Servannaise  

Ce patrouilleur contrairement aux autres n’à pas été construit à Savannah mais à Cleveland et n’était pas l’un des navires de la commande de 1917.

Baptisé Penguin, il est utilisé à partir de novembre 1919 par East Coast Fisheries de Rockland (Maine) jusqu’en février 1940 quand il est acheté par la marine nationale qui le rebaptise La Servannaise (P-59) et le met en service le 5 août 1940.

Affecté à Toulon, il quitte Lorient le 12 août 1940, fait escale à Casablanca du 16 au 20 août avant de rallier Toulon le 25 août 1940.

Il va rester déployé à Toulon comme patrouilleur et escorteur (et plus secondairement navire-école) jusqu’à sa mise en position de complément le 5 avril 1943.

Désarmé le 15 mai 1943, il est mouillé au Bregaillon au sein de la DNM jusqu’au 7 mars 1947 quand il est coulé comme cible par l’aéronavale.

Caractéristiques Techniques des patrouilleurs de classe L’Algéroise

Déplacement : 738 tonnes

Dimensions : longueur 42.50m largeur 7.50m tirant d’eau 4.30m

Propulsion : un moteur alternatif et une chaudière de 550ch entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 9.5 noeuds

Electronique : un Asdic

Armement : deux canons de 100mm modèle 1917, quatre mitrailleuses de 13.2mm et des grenades ASM

14-Navires légers (22)

E-Chalutiers armés classe La Cancalaise

Les grandes unités de surface sont les plus connus des navires de notre marine mais dans leur ombre, nous trouvons nombre de navires qui ne font que rarement parler d’eux mais dont le rôle est absolument capitale comme les chalutiers armés utilisés comme patrouilleurs et dragueurs.

Pour faire face à une probable guerre sous-marine massive  de la part des allemands, notre marine décide d’investir dans la lutte ASM et notamment en améliorant ses capacités de détection.

Les premiers essais de nos propres détecteurs s’étant révélés décevants, décision est prise de commander des Asdic aux britanniques pour équiper nos navires d’escorte ou appelés à le devenir (torpilleurs d’escadre, contre-torpilleurs, aviso-dragueurs……..) et d’en tirer les leçons pour dévelloper des détecteurs «nationaux» fonctionnels et opératifs.

En attendant la livraison des détecteurs, nos alliés britanniques nous livrent en novembre et décembre 1939 (soit à la toute fin de la guerre de Pologne), huit chalutiers équipés d’Asdic.

Ces chalutiers sont baptisés du nom d’habitantes de la Métropole (La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise La Toulonnaise L’Ajacienne La Sétoise) et de l’Empire (La Bônoise de Bône en Algérie) et sont répartis en deux types : la classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise  La Bônoise) et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise)

La Cancalaise

Construit en septembre 1933, le chalutier Saint-Amandus est réquisitionné par la Royal Navy en septembre 1939 puis acheté par la France en novembre 1939. Il devient La Cancalaise avec P-132 comme marque de coque.

La Cancalaise est affecté à Toulon en compagnie de La Lorientaise, les deux patrouilleurs auxiliaires quittant Brest _où ils étaient arrivés le 13 décembre 1939_ le 5 janvier 1940, faisant escale à Casablanca du 9 au 12 janvier avant de rallier Toulon le 16 janvier 1940.

Ces deux patrouilleurs doivent sécuriser les approches du port de Toulon contre les sous-marins italiens. Il sert également de navire-école en embarquant régulièrement de jeunes officiers et officiers mariniers pour des stages de lutte anti-sous-marine. Il va également avec son compère La Lorientaise assurer la protection des sous-marins lors de leur appareillage et de leur retour à Toulon.

Il était toujours en service en septembre 1948 même si son désarmement était éminent, la marine nationale ne manqua pas de navires bien armés pour la lutte anti-sous-marine.

La Havraise

Construit en 1934 sous le nom de Saint-Attalus, il est réquisitionné en août 1939 par la Royal Navy en août 1939 puis acheté par la France en novembre 1939, devenant le La Havraise avec P-133.

Il quitte Ardrossan (Ecosse) le 25 novembre 1939 puis rallie Lorient le 28 novembre 1939 où il est affecté en compagnie de La Nantaise sur place depuis début octobre.

Ces deux patrouilleurs doivent sécuriser les approches du port de Lorient contre les sous-marins allemands voir espagnols. Il sert également de navire-école en embarquant régulièrement de jeunes officiers et officiers mariniers pour des stages de lutte anti-sous-marine.
Il était toujours en service en septembre 1948 même si son désarmement était éminent, la marine nationale ne manqua pas de navires bien armés pour la lutte anti-sous-marine.

La Lorientaise

Construit en décembre 1933 sous le nom de Saint Andronicus, il est réquisitionné par la Royal Navy en août 1939 et acheté deux mois plus tard par le France où il est rebaptisé La Lorientaise (P-134).

La Lorientaise est affecté à Toulon en compagnie de La Cancalaise, les deux patrouilleurs auxiliaires quittant Brest _où ils étaient arrivés le 13 décembre 1939_ le 5 janvier 1940, faisant escale à Casablanca du 9 au 12 janvier avant de rallier Toulon le 16 janvier 1940.

Ces deux patrouilleurs doivent sécuriser les approches du port de Toulon contre les sous-marins italiens.

Il sert également de navire-école en embarquant régulièrement de jeunes officiers et officiers mariniers pour des stages de lutte anti-sous-marine.

Il va également avec son compère La Cancalaise assurer la protection des sous-marins lors de leur appareillage et de leur retour à Toulon.

Il était toujours en service en septembre 1948 même si son désarmement était éminent, la marine nationale ne manqua pas de navires bien armés pour la lutte anti-sous-marine.

La Nantaise

Construit en juin 1933 sous le nom de Saint Arcadius, il est réquisitionné par la Royal Navy en août 1939 puis acheté en septembre 1939 par la marine nationale où il reçoit comme nom La Nantaise avec P-135 comme marque de coque.

Le 1er octobre 1939, il quitte Ardossan pour rallier Lorient le 4 octobre 1939. Il est rejoint le 28 novembre 1939 par La Havraise.

Ces deux patrouilleurs doivent sécuriser les approches du port de Lorient contre les sous-marins allemands voir espagnols. Il sert également de navire-école en embarquant régulièrement de jeunes officiers et officiers mariniers pour des stages de lutte anti-sous-marine.

Il était toujours en service en septembre 1948 même si son désarmement était éminent, la marine nationale ne manqua pas de navires bien armés pour la lutte anti-sous-marine.

Caractéristiques Techniques de la classe La Cancalaise

Déplacement : jauge brute 400 Tx (chalutier) 590 tonnes pleine charge (patrouilleur)

Dimensions : longueur 46.14m largeur 7.77m tirant d’eau 4.11m

Propulsion : une machine alternative, une chaudière dévellopant 750ch et entrainant une ligne d’arbre

Performances : vitesse maximale 10 noeuds

Electronique : un Asdic
Armement : un canon de 102mm remplacé ultérieurement par un canon de 100mm modèle 1917, quatre mitrailleuses de 13.2mm antiaériens remplacées en 1947-48 par deux canons de 25mm Hotchkiss et un grenadeur de sillage avec huit grenades

Equipage : 20 hommes