Grande Bretagne (84) Armée de terre (9)

Matériel de l’Armée britannique (6) : chars de combat

Avant-Propos

Après l’échec de la guerre de mouvement et de la course à la mer à l’automne 1914, le front se fige dans un double réseau de tranchées allant de la mer du Nord à la frontière suisse, un réseau de tranchées séparé par un espace dont le nom est évocateur : no man’s land (l’espace où l’homme est absent), un espace de boue, de trous d’obus _parfois rempli de gaz de combat_ de barbelés battu par les feux croisés de mitrailleuses solidement retranchées.

Dans un premier temps, on lance de couteuses offensives frontales précédées de préparations d’artillerie censées tout écraser et ouvrir une voie royale à l’infanterie.

Au lieu de cela, l’artillerie aura bien du mal à détruire les réseaux de barbelés et les lignes allemandes solidement construites et aménagées feront mieux qu’encaisser les coups.

Et même quand la première ligne voir la seconde sont emportées, les difficultés à amener des renforts ou à exploiter la percée (la cavalerie à cheval montra là qu’elle était une arme du passé) permettait aux allemands de reconstituer une ligne cohérente.

Résultat, les pertes de l’infanterie sont absolument colossales. Le mécontentement grandit et une solution doit être trouvée pour obtenir la percée si ardement recherchée.

Comme vaincre la terrifiante trilogie Mitrailleuse/Barbelés/Tranchées ? La mobilité dans un terrain bouleversé est la clé pour obtenir cette percée recherchée, désirée, attendue.

La roue est exclue d’emblée, elle ne peut aller que sur route. Reste la chenille qui à fait ses preuves pour tracter de lourdes pièces d’artillerie.

Pourquoi ne pas monter une caisse blindée avec des mitrailleuses et/ou des canons pour franchir le no man’s land et ouvrir le chemin à l’infanterie puis à la cavalerie à cheval qui doit exploiter la percée et semer le chaos et le désordre sur les arrières de l’ennemi ?

C’est l’acte de naissance du char de combat connu à l’origine comme un cuirassé terrestre ou tank (réservoir), cette dernière appelation étant un subterfuge destiné à cacher aux espions allemands leur véritable rôle.

Char Mark I

Char Mark I

Le 15 septembre 1916, 49 Mark I sont engagés dans la Somme à Flers-Courcellette à la grande fureur des français qui auraient voulu attendre que le système soit au point et surtout disponible en grande quantité.

Sur ces 49 chars, 32 furent engagés, les autres étant paralysés par les pannes et la boue. Ils ne répondirent pas à toutes les attentes mais provoquèrent la panique dans les rangs allemands qui n’avaient aucune arme à s’opposer à de tels mastodontes.

Les allemands finirent par se resaisir (élargissement des tranchées, artillerie à proximité des premières lignes, fusils antichars) mais la présence du char allait donner aux alliés un avantage décisif.

Le 11 novembre 1918 survint l’Armistice qui stoppa les projets d’offensive qu’il s’agisse d’une offensive franco-américaine en Lorraine en novembre et surtout de la grande offensive alliée au printemps 1919, offensive qui devait permettre de porter la guerre sur le territoire allemand.

Cet armistice si dans un premier temps fût célébré par toute l’Europe comme la fin d’un cauchemar allait se révéler désastreux pour des raisons politiques et militaires.

Politiques car en l’absence de combats sur le sol allemand, les militaires allemands pouvaient se considérer comme une armée invaincue et faire courir la “légende du coup de poignard dans le dos” (Dolchlosslegend) où l’arrière avait trahit l’avant.

Militaires car l’offensive du printemps 1919 aurait du voir l’emploi massif de chars et d’avions, annonçant avec vingt ans d’avance la tactique allemande contre la Pologne et les grandes offensives du second conflit mondial.

Sur le plan technico-tactique, l’absence du concept de RETEX empêche d’exploiter pleinement les leçons du conflit qui s’achève. La présence du char est jugé nécessaire mais il n’est pas vu comme l’élément structurant des forces, une stratégie militaire ne peut s’organiser autour de lui.

L’apparition d’un nouveau vecteur militaire ne remet pas en cause la division classique du combat : à l’infanterie la conquête et l’occupation, à la cavalerie la poursuite et l’exploitation.

On imagine alors deux types de chars : un char rapide, véloce, peu protégé pour l’exploitation, un char de cavalerie et de l’autre un char lent, bien protégé destiné à appuyer l’infanterie.

Il est à noter que l’affrontement contre d’autres chars est peu ou pas considéré ce qui parait étonnant avec nos yeux de contemporains connaissant la suite des événements.

A ces problèmes conceptuels s’ajoute les problèmes industriels. L’arrêt de la production des chars, la faiblesse des budgets entraine une perte de compétences industrielles rendant illusoire la production rapide de blindés lourds et/ou puissants ce qui explique la prédilection pour les chars légers plus faciles et plus rapides à produire.

Résultat en septembre 1939, les chars britanniques sont globalement très inférieurs à leurs homologues français. Le Matilda II était ainsi très bien protégé mais lent et son canon de 40mm (2 pouces) était orienté uniquement vers l’antichar sans obus explosifs pour assurer l’appui de l’infanterie.

Les chars Cruiser étaient rapides, bien armés pour l’époque mais peu ou pas protégés ce qui réduisait leur durabilité. Ne parlons pas des Light Tanks issus des chenillettes Carden-Lloyd qui étaient de véritables cercueils roulants tout juste bons pour la reconnaissance et encore….. .

Les tankistes britanniques durent pousser un ouf de soulagement en apprenant la fin du conflit le 15 décembre 1939.

La Pax Armada permis au Royal Tank Corps britannique de rattraper son retard grâce à l’aide de la France, les années 1940/48 étant marquées par une intense coopération technique qui fonctionne dans les deux sens, le RTC recevant des chars français comme le Hotchkiss H-39, l’AMX-42 ou le B1bis qui furent parfois mis en service mais furent surtout utilisés pour améliorer les chars britanniques. Les britanniques transmirent eux leurs connaissances en matière d’ergonomie et de suspension.

Résultat en septembre 1948, le RTC dispose de chars nettement plus performants et modernes avec des chars lourds Churchill à armement dual (obusier de 3 pouces en caisse, canon de 6 livres en tourelle), des chars moyens Cromwell à canon de 75mm en tourelle et des chars légers de reconnaissance, un bon compromis entre mobilité, protection et armement avec un canon de 6 livres.

Chars légers Vickers

Avant-Propos

La fin du premier conflit mondial marqua la fin à la fois de la production mais également de la recherche sur de nouveaux blindés. Seuls les manufacturiers privés continuèrent de travailler sur des tank dans le but de les exporter, le marché n’était pas gigantesque mais suffisant pour justifier l’investissement dans des chars légers.

Parmi ces manufacturiers figure la firme Carden-Loyd qui avait suivit l’idée d’un ingénieur militaire britannique, le major Martel qui avait proposé un char monoplace, concept qui se révéla trop limité. Carden-Lloyd produisit également des petits chars biplaces appelés Carden-Loyd Tractor ou en français tankettes.

Ce petit modèle de char utile notamment pour l’outre-mer allait être largement utilisé par l’armée britannique mais également à l’étranger en Pologne, en Tchécoslovaquie, en URSS, en Bolivie, au Japon, au Canada, en France, en Italie, en Inde, aux Pays-Bas, en Chine, en Finlande, au Portugal, au Chili, en Belgique et en Thaïlande, la plupart des pays commandant des quantités réduites pour une production sous licence qui révéla rapidement la limite des tankettes dans la guerre moderne.

La production s’achèva en 1935, les deux dernières la production étant assurée non pas par la division de Vickers mais par la Royal Ordnance Factories.

En 1928, la firme Carden-Loyd fût rachetée par la firme Vickers. Les travaux sur les tankettes furent réutilisés par la firme Vickers-Armstrong pour dévelloper de nouveaux chars légers.

Les différents modèles : du Mk I au Mk VI

Light Tank Mk II

Light Tank Mk II

Le premier Light Tank (Light Tank Mk I) apparait en 1929. Il est quasi-identique au Carden-Loyd Mk VIII. Son blindage était symbolique et son armement était composé d’une mitrailleuse Vickers de 7.7mm dans une tourelle monoplace. Cinq exemplaires seulement furent produits et utilisés à des fins d’expérimentation.

Après un Mk IA de transition, apparaît en 1930 le Mk II, le premier véritable char léger Vickers qui était semblable au Mk I avec néanmoins une tourelle légèrement agrandie et un blindage plus épais, ce Mk II étant suivit des Mk IIA et Ml IIB qui n’introduisaient que des changements mineurs.

Light Tank Mk III

Light Tank Mk III

Le Light Tank Mk III produite à seulement 36 exemplaires est essentiellement destinée à l’export notamment aux Pays-Bas alors que le Mk IV lui aussi de production limitée servit surtout aux essais de la suspension Hortsmann.

Light Tank Mk V

Light Tank Mk V

Le Light Tank Mk V marquait de notables différences avec une tourelle biplace (l’équipage passant à trois hommes) et un armement renforcé avec une mitrailleuse .50 (12.7mm) et une mitrailleuse .303, le gain de poids améliorant la mobilité en plaquant davantage le véhicule au sol.

Light Tank Mk VI

Light Tank Mk VI

Le Mk VI apparait en 1936 et va être produit largement jusqu’en 1940 quand la production de ces chars légers trop légers cesse. Il est fort proche du Mk V mais la tourelle est encore agrandie pour accueillir un équipement radio, la coupelle de commandement apparue sur le Mk II destiné à l’Armée des Indes disparaît sur le Mk VIC. Cette dernière version est la mieux armée avec une mitrailleuse de 15mm et une mitrailleuse de 7.92mm de type Besa.

Des variantes spécialisées sont conçues notamment une version antiaérienne et une version tropicalisée pour les Indes mais elles sont peu utilisées.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Mk VI constitue l’essentiel de la flotte de chars britanniques avec 1002 exemplaires, les Cruiser et Infantry Tank étant très peu nombreux avec respectivement 79 et 67 exemplaires. Sur ce total seulement 196 chars légers et 50 chars d’infanterie étaient opérationnels.

Retiré de la majorité des unités de combat courant 1942, le Mk VI était encore présent dans l’Empire pour des taches de police coloniale. En Métropole, les Mk VI étaient présents en petit nombre dans les unités de reconnaissance mais étaient surtout utilisés pour l’instruction.

Quelques chars légers de ce type furent transférés à la RAF pour assurer la protection des terrains d’aviation contre un raid aéroporté allemand, une menace crédible, l’opération Weserübung ayant vu l’engagement massif des Fallschirmjäger qui s’emparèrent de plusieurs aérodromes norvégiens, permettant à la Luftwafe de conquérir rapidement la maitrise du ciel en dépit de la présence des porte-avions français et anglais.

Caracteristiques Techniques du Vickers Light Tank Mk V

Poids : 4.877 tonnes

Dimensions : longueur 3.97m largeur 2.08m hauteur 2.23m

Motorisation : un moteur Meadows ESTL essence 6 cylindres de 88ch

Performances : vitesse maximale 51.5 km/h autonomie 201km

Armement : une mitrailleuse Vickers .50 (12.7mm) associé à une Vickers.303 (7.7mm)

Equipage : trois hommes

Vickers Light Tank Mk VII Tetrach I et Mk VIII Tetrach II

Light Tank Mk VII

Light Tank Mk VII

A l’origine du Tetrach figure une initiative de la firme Vickers pour un char léger plus performant que la série des chars issus des tankettes Carden-Loyd. Lancé en 1937, le projet fût baptisé Purdah et avait pour objectif d’offrir à l’armée britannique et à d’éventuels clients étrangers un char léger mieux protégé et mieux armé que les Light Tank existants.

Le char était plus lourd (7.6 tonnes), était armé d’un canon de 2 livres (40mm) et d’une mitrailleuse de 7.92mm Besa dans une tourelle biplace avec un blindage de 14mm et un moteur de 165ch permettant au véhicule de filer à 65 km/h.

Le prototype est testé par le War Office en mai et juin 1938. Il est considéré comme un char léger potentiel mais pas comme une hypothèse d’équipement pour la catégorie cruiser. Une production limitée est autorisée en novembre 1938.

Le nombre fluctua en fonction des hésitations du Département de la Guerre, le nombre passant de 70 à 120 puis réduit à 70 avant de passer à 100 puis enfin à 220, la production n’est lancée qu’en septembre 1940, les premiers chars officiellement baptisés Light Tank Mk VII Tetrach sont livrés au printemps 1941, les derniers chars sortant des chaines de production en avril 1942.

Ces chars vont être utilisés pour la reconnaissance au sein des divisions blindées mais à l’usage ces blindés sont jugés trop vulnérables aux nouvelles armes antichars allemandes. Ces chars vont être ultérieurement transférés aux Royal Marines pour être les premiers chars amphibies britanniques.

Du Mk VII naquit le Mk VIII Tetrach +, une version alourdie et améliorée du Mk VII. Ce véhicule est clairement issu de l’intense coopération entre la France et la Grande-Bretagne, la firme AMX effectuant un voyage chez Vickers pour partager leurs propres recherches pour participer au dévellopement d’un nouveau char léger.

Deux prototypes sont commandés en septembre 1942 et présentés aux essais du War Office en mars 1943. Les essais se passent bien, les quelques problèmes (surchauffe anormale du moteur, problèmes d’embrayage) sont vites résolus.

Par rapport au Tetrach I, le Tetrach II ex-Tetrach + est plus gros (8.5 tonnes), plus rapide et surtout mieux armé avec un canon de 6 livres dérivé du canon antichar associé dans une tourelle biplace à une mitrailleuse Besa de 7.92mm.

Le choix de l’armement à été source d’hésitation. Si le 2 livres semblait écarté d’office en raison de performances déclinantes, d’autres canons ont été étudiés qu’il s’agisse de l’obusier de 3 pouces (utilisé notamment sur le char Churchill), du canon de 25mm français ou du 47mm lui aussi français mais il semble que ces deux dernières possibilités n’aient été que des hypothèses de travail.

Le choix du 6 livres tirant des obus explosifs (HE) et perforants s’explique par la volonté de choisir une arme capable de contrer les véhicules de reconnaissance ennemi mais une arme pas trop puissant pour ne pas laisser l’équipage engager le combat à tous les coups.

La production en série est lancée en janvier 1944, les premiers véhicules étant livrés en octobre de la même année, les derniers exemplaires de série sortant des chaines de montage en mars 1946.

Aux Tetrach II standard à canon de 6 livres figure également des versions dérivées : dépannage, appui-rapproché avec un obusier de 3 pouces (76.2mm) et une version antiaérienne avec un affût quadruple de mitrailleuses de 15mm Besa.

Chaque régiment de reconnaissance des quatre divisions blindées dispose d’un escadron de chars légers composé d’un état-major avec deux blindés (celui du commandant de l’escadron et de son adjoint), trois pelotons de sept blindés (quatre chars de reconnaissance, deux chars d’appui, un char de dépannage) disposant chacun de neuf motocyclistes et un peloton de soutien avec trois Tetrach antiaériens, un Tetrach de dépannage, des éléments de soutien logistique et de transmission.

Chaque escadron dispose donc de vingt-sept Tetrach soit un total de cent huit blindés en service au sein des Armoured Division, d’autres véhicules étant stationnés en outre-mer.

Ce petit blindé fût également exporté au Canada, en Afrique du Sud _où il constituait le seul char en service dans la Royal South African Army en septembre 1948_ , en Inde, en Australie, en Nouvelle-Zélande mais également en Colombie, en Argentine et au Chili. A noter que la commande thaïlandaise à été annulée officiellement suite à un non-paiement mais officieusement suite à l’intervention de la France.

Quand le conflit éclate, les parachutistes allemands montrent leur valeur et l’armée britannique réticente jusque là décide de mettre sur pied une brigade (plus tard division) aéroportée.

Pour la doter d’une composante char, le Tetrach I est d’abord choisit pour équiper un bataillon blindé léger, les véhicules étant puisés dans les stocks en attendant qu’une version adaptée du Tetrach II soit mise au point.

Caracteristiques Techniques du Tetrach I

Poids : 7.62 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.30m longueur de la caisse 4.12m largeur 2.31m hauteur 2.12m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 165ch

Performances : vitesse maximale sur route 64 km/h vitesse maximale en tout terrain 45 km/h

autonomie 220km

Blindage maximal : 10 à 15mm

Armement : un canon de 2 livres (40mm) associé à une mitrailleuse de 7.92mm Besa

Equipage : trois hommes

Caracteristiques Techniques du Tetrach II

Poids : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.45m longueur de la caisse 4.30m largeur 2.50m hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 180ch

Performances : vitesse maximale sur route 67 km/h vitesse maximale en tout terrain 48 km/h

autonomie 220km

Blindage maximal : 15mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 6 livres (57mm) et une mitrailleuse Besa de 7.92mm

Equipage : trois hommes

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23-Armée de terre Ligne Maginot (43)

Secteur Fortifié d’Altkirch

-171ème régiment d’infanterie de forteresse (171ème RIF)

-173ème régiment d’infanterie de forteresse (173ème RIF) créé à partir de la compagnie de gardiennage du 171ème RIF qui gardait le secteur délaissé par le 12ème RIF.

-3ème et 4ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position (159ème RAP) équipés de canons de 75mm et de 155mm plus un groupe antichar de 47mm

-205ème bataillon du génie de forteresse

Secteur Fortifié de Montbeliard

-12ème régiment d’infanterie de forteresse (12ème RIF)

-7ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position (159ème RAP) disposant de canons de 75mm et de 155mm

-différentes unités de soutien

Région Fortifié de Belfort

-371ème régiment d’infanterie

-5ème groupe du 159ème RAP équipés de canons de 75mm et de 155mm

108ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Jura)

-81ème bataillon alpin de forteresse

-91ème bataillon alpin de forteresse

-6ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position avec des canons de 75mm et de 155mm

Secteur Défensif du Rhône

-230ème demi-brigade alpine de forteresse (230ème DBAF) avec comme en 1939-40, les 179ème et 189ème BAF ainsi que le 199ème Bataillon de Chasseurs de Haute Montagne et la 2ème compagnie du 440ème régiment de pionniers pour des travaux de renforcement et d’entretien.

-1ère batterie du 164ème régiment d’artillerie de position avec six canons de 105mm et trois canons de 155mm

-Deux sections du génie

Secteur Fortifié de Savoie

-16ème demi-brigade alpine de forteresse (16ème DBAF) disposant de trois bataillons d’infanterie (101ème 111ème BAF 6ème BCM) créés à la mobilisation avec des éléments issus de la 30ème demi-brigade alpine de forteresse

-30ème demi-brigade alpine de forteresse (30ème DBAF disposant de trois bataillons d’infanterie
(70ème 71ème BAF et 8ème BCM)

-2ème et 3ème compagnie du 440ème régiment de pionniers

-Quatre groupes du 164ème RAP avec deux groupes de 75mm, un groupe de 155mm et un groupe antichar mixte (75 et 47mm).

-214ème bataillon de sapeurs mineurs

Secteur Fortifié du Dauphiné

-75ème demi-brigade alpine de forteresse avec les 72ème, 82ème et 92ème BAF

-157ème demi-brigade alpine de forteresse avec les 73ème, 83ème et 102ème BAF

-4ème et 5ème compagnies du 440ème régiment de pionniers

-154ème régiment d’artillerie de position (154ème RAP) avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et un groupe de 155mm

-162ème régiment d’artillerie de position (162ème RAP) disposant d’un groupe d’ouvrages et de deux groupes à trois batteries (une de 75mm, une de 105 et une de 155mm).

-216ème bataillon de génie de forteresse

Secteur Fortifié des Alpes Maritimes (SFAM)

-40ème demi-brigade alpine de forteresse (40ème DBAF) avec les 74ème, 75ème et 84ème BAF

-58ème demi-brigade alpine de forteresse (58ème DBAF) avec les 76ème, 86ème et 96ème BAF

-61ème demi-brigade alpine de forteresse (61ème DBAF) avec les 94ème, 95ème et 97ème BAF

-450ème régiment de pionniers

-157ème régiment d’artillerie de position (157ème RAP) avec un groupe équipé de canons de 105 et de 155mm, un groupe de 75mm, un groupe antichar équipé de canons de 47mm et deux groupes armant les forts

-158ème régiment d’artillerie de position (158ème RAP) réactivé à partir du précédent avec un groupe lourd (canons de 220mm), un groupe de 155mm, deux groupes de 75mm et un groupe antichar de 47mm

-Le 167ème régiment d’artillerie de position (167ème RAP) disposant d’un groupe de 155mm et deux groupes de 75mm

-251ème bataillon du génie de forteresse

Corse

Secteur Nord : 373ème régiment d’infanterie alpine avec trois compagnies + le 3ème régiment de mitrailleurs

Secteur Sud : 173ème régiment d’infanterie alpine («le régiment de Corse» avec trois compagnies

En cas de besoin, les 173ème et 373ème RIA pourraient devenir des demi-brigade nettement plus musclées

-30ème bataillon de chars de combat équipé de Renault R-40

-Groupement Motorisé de Corse (une unité type GRDI) équipé de Hotchkiss H-39

-92ème régiment d’artillerie de montagne avec deux groupes de 75mm (1er à Bastia et 2ème à Bonifaccio) et deux équipés de canons de 155C (3ème à Ajaccio et 4ème à Porto-Vecchio)

Tunisie

-5ème régiment de tirailleurs sénégalais à trois bataillons

-32ème régiment de tirailleurs tunisiens

-274ème régiment de travailleurs

-441ème régiment de pionniers

-380ème régiment d’artillerie d’Afrique avec deux groupes de 75mm et un groupe de 155C

 

23-Armée de terre Ligne Maginot (9)

Sud-Est

Comme dans le nord-est, la Ligne Maginot Alpine est divisée en secteurs défensifs et en secteurs fortifiés.

-Dans le Secteur Défensif du Rhône, l’infanterie à déployé lors de la mobilisation de septembre 1939, une unité de mobilisation la 230ème demi-brigade alpine de forteresse (230ème DBAF) qui dispose de deux bataillons alpins de forteresse, les 179ème et 189ème BAF ainsi que le 199ème BCHM. A cela s’ajoute la 2ème compagnie du 440ème régiment de pionniers.

Impossible de laisser ce secteur sans troupes mais comme ailleurs, on réduit la voilure avec la mise en sommeil de la 230ème DBAF en décembre 1940, ne laissant actif que le 179ème bataillon alpin de forteresse pour assurer la garde des ouvrages en compagnie de la 2ème compagnie du 440ème régiment de pionniers, les 189ème BAF et 199ème BCHM (Bataillon de Chasseurs de Haute Montagne) étant mis en sommeil mais prêts à être mobilisés en cas de nouvelle menace italienne.

L’artillerie était représentée par la 1ère batterie du 164ème RAP, ce régiment est un régiment de mobilisation mais il est activé comme les deux bataillons d’infanterie pour maintenir une défense dissuasive. Ces moyens sont néanmoins réduits avec trois canons de 105mm et quatre canons de 155mm. Sur les deux sections de génie existantes à la mobilisation, une seule est maintenue.

-Dans le Secteur Fortifié de Savoie, les troupes déployées sont nombreuses avec pour l’infanterie, deux demi-brigades alpines de forteresse, la 16ème DBAF qui dispose de trois bataillons (70ème 80ème BAF 6ème BCM) et la 30ème DBAF qui dispose elle aussi de trois bataillons (71ème 81ème et 91ème BAF) auxquelles s’ajoutent deux compagnies de pionniers (2ème et 3ème compagnie du 440ème régiment).

Suite à la démobilisation, la 16ème DBAF est dissoute (ou plutôt mise en sommeil), ne laissant que la seule 30ème DBAF qui dispose alors de deux bataillons alpins de forteresse, les 70ème et 71ème BAF. A noter que les numéros 81 et 91 sont attribués aux deux bataillons alpins de forteresse attribués à la Région Fortifiée de Belfort. Les pionniers sont toujours présents après la démobilisation.

Mortier de 280C modèle 1914

Mortier de 280C modèle 1914

Après la démobilisation, le 154ème RAP maintien les trois groupes réduits à deux batteries. Le 1er groupe dispose de deux batteries de 75mm (huit canons), le 2ème groupe dispose de deux batteries équipées de canons de 105L modèle 1913 (huit canons) et le 3ème groupe dispose de deux batteries, une de quatre obusiers de 280mm et une de quatre canons de 220C modèle 1916.. Le génie conserve sur place le 214ème bataillon de sapeurs mineurs plus des unités de soutien.

 
-Comme le secteur fortifié de la Savoie, le Secteur Fortifié du Dauphiné dispose de deux DBAF, la 75ème DBAF qui dispose de quatre bataillons alpins de forteresse, les 72ème 82ème 92ème et 102ème alors que la 157ème DBAF ne dispose que de deux bataillons, les 73ème et 83ème BAF. A cela s’ajoute les 4ème et 5ème compagnie du 440ème régiment de pionniers.

Après la démobilisation, on ne maintient en ligne que la 157ème DBAF _la demi-brigade d’active_ avec les deux bataillons alpins de forteresse d’active, les 72ème et 73ème BAF plus le 83ème BAF qui devient un bataillon d’active.

Après la démobilisation, le 162ème RAP est dissous ne laissant dans le secteur que le 154ème RAP qui conserve ses trois groupes. Le génie à déployé le 216ème bataillon de génie de forteresse plus quelques unités de soutien.

-Le Secteur Fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM) ne dispose plus à l’issue de la démobilisation que d’un bataillon alpin de forteresse ou une grande unité par sous-secteur, unité qui tient le secteur, unité souvent renforcée pour tenir compte de l’entretien et de la surveillance d’ouvrages non gardés en permanence.

C’est ainsi qu’on retrouve dans le sous-secteur Mounier le 74ème BAF (Bataillon Alpin de Forteresse), dans le sous-secteur Tinée-Vésubie, on trouve le 84ème BAF, une unité mobilisée à partir du 74ème BAF mais maintenue en ligne après l’automne 1940, le sous-secteur d’Authion est gardé par le 75ème BAF _une unité d’active_, le sous-secteur de Sospel est gardé par le 85ème BAF, une unité de mobilisation issue du 75ème BAF et le sous-secteur des Corniches est occupé après la démobilisation par le 76ème BAF _une unité d’active_.

En ce qui concerne l’artillerie, on trouve après démobilisation le seul 157ème RAP, les 158ème et 167ème RAP étant mis en sommeil à la différence du 251ème BGF qui reste en place.

Corse

Suite à la démobilisation, le dispositif défensif en Corse est constitué de deux régiments renforcés souvent appelés demi-brigade, la 373ème DBIA réduite à quatre bataillons et chargée de la défense du Nord de l’île, les autres unités étant dissoutes.

La défense du secteur sud est donc assuré par le 173ème RIA (également connue sous le nom de 173ème DBIA) en remplacement de la 363ème DBIA mise en sommeil.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

L’arme blindée cavalerie déploie dans l’île de beauté en remplacement du 43ème Escadron de Mitrailleuses et engins du 10ème Dragon, un bataillon de chars de combat, le 30ème BCC équipé de Renault R-40 stationnés près de Bastia et un GRDI connu sous le nom de Groupement Motorisé de Corse équipé notamment de Hotchkiss H-39.

L’artillerie est représentée par le Groupement d’Artillerie Coloniale de Corse qui redevient 92ème Régiment d’Artillerie Coloniale à quatre groupes, deux équipés de canons de 75mm (le 1er à Bastia, le 2ème à Bonifaccio) et deux équipés de canons de 155mm courts (le 3ème à Ajaccio et le 4ème à Porto-Vecchio).

Tunisie

La défense de la Tunisie contre une éventuelle attaque italienne est assurée notamment par la Région Fortifiée du Sud-Tunisien (RFST) officiellement créée le 1er mars 1940 et qui va rester en place après la démobilisation avec des moyens réduits comme partout ailleurs.

Dans le secteur est, on trouve toujours le 5ème régiment de tirailleurs sénégalais (5ème RTS) qui est pérénnisé avec ses trois bataillons. Un temps régiment de mitrailleurs de position, il redevient un régiment de tirailleurs comme les autres

Dans le secteur ouest, nous trouvons le 32ème régiment de tirailleurs tunisiens (32ème RTT) qui lui aussi dispose de trois bataillons, le 1er à Aïn Tounine, le second à Gouabsia et le troisième à Toujane.

Le 35ème régiment de tirailleurs algériens (35ème RTA) est lui mis en sommeil, la défense de Gabès ne reposant plus que sur les épaules du 3ème bataillon du 1er régiment étranger d’infanterie.

La 1ère DBIL devenue la 5ème DLI à considérablement renforcé les possibilités de manoeuvres des forces françaises en Tunisie au détriment de la défense des avancées du sud qui en temps de paix repose sur le 274ème régiment de travailleurs pour l’entretien et la garde et sur le 441ème régiment de pionniers (un régiment à trois compagnies) pour une occupation régulière mais allégée des ouvrages.

La cavalerie ne dispose plus d’unités en défense/appui direct de la ligne Mareth.

L’artillerie est représentée par le 380ème régiment d’artillerie d’Afrique et le 388ème régiment d’artillerie de position de Tunisie. Après la démobilisation, seul le premier reste en service.

22-Armée de terre : armement et matériel (103) ordre de bataille (37)

Unités tchècoslovaques

A la différence de la Pologne, il n’y eut pas de projet de création d’une Armée Tchèque autonome et ce pour deux raisons.

La première c’est un réservoir humain plus faible que les polonais et la seconde en raison de problèmes au sein des deux divisions tchècoslovaques existantes entre un corps des officiers majoritairement tchèque et des hommes du rang majoritairement slovaques, les premiers se montrant arrogants vis à vis des seconds.

La situation devint telle que la France menaça de dissoudre ses deux unités. Il fallut au gouvernement tchèque en exil (installé à Lyon) des trésors de patience, de diplomatie, de ruse (et quelques sanctions disciplinaires) pour que la situation rentre dans l’ordre.

Néanmoins, le gouvernement français avait peu confiance dans ces deux divisions au point de les maintenir loin du front Nord-Est, de l’aile marchante, la 2ème DIT restant déployée dans le Pays Basque et la 1ère DIT intégrée à la 8ème armée dont la mission principale serait d’intervenir en compagnie de la 58ème DIT _ces deux unités formant le 10ème CA_ en Suisse en cas d’attaque allemande, un scénario jugé peu crédible par le général Villeneuve.

A la mobilisation, deux divisions de travailleurs sont levées, des divisions destinées à des travaux de fortification complémentaires et d’aménagement au Havre pour protéger ce port pétrolier mais également à Paris pour compléter la ligne Chauvineau.

Ces travaux terminés, ces deux divisions sont transformées en 3ème et 4ème Divisions d’Infanterie Tchèque (3ème et 4ème DIT), divisions organisées sur le modèle des D.L.I avec un équipement français.

La 3ème D.I.T est envoyée au Levant en novembre 1948 et la 4ème D.I.T sera envoyée dans le sud de la France comme réserve pour un renforcement des défenses de la Corse.

Armée Polonaise en France

-Préambule

Nous venons de voir l’existence de quatre divisions d’infanterie polonaise et d’une brigade d’infanterie de montagne, les premières déployées au sein de Corps d’Armée français en métropole et la seconde déployée au Levant.

La présence d’une forte diaspora polonaise permet au gouvernement polonais en exil installé à Nantes de voir grand en proposant à la France de créer une armée polonaise autonome.

L’accord du gouvernement français est obtenu en janvier 1943 et l’L’Armée Polonaise en France (Armia Polska we Francji APF) est officiellement créée le 14 mars 1943.

La montée en puissance de cette armée est longue, laborieuse et difficile moins en raison du manque de personnel (il y à plutôt le trop plein) qu’en raison d’un manque de matériel, l’industrie française devant déjà équiper l’armée française et constituer de nouveaux stocks de mobilisation.

Néanmoins, en septembre 1948, l’APF à fière allure puisqu’elle aligne les éléments suivants :

-Un état-major installé à Compiègne

-Quatre régiments d’artillerie lourde

-Des unités du génie, de soutien et de transmissions

-Trois Corps d’Armée à deux divisions d’infanterie

-Un corps de cavalerie à deux divisions blindées

-Régiments d’Artillerie Lourde Polonais

Ces quatre régiments correspondent à la Réserve Générale. Il est théoriquement prévu que chaque corps d’armée bénéficie d’un régiment en propre mais il est plus probable que ces régiments détachent des groupes voir une simple batterie pour une mission spécifique.

A noter que ces régiments sont totalement motorisés, les pièces étant tractés par des camions anglais et américains acquis notamment grâce à la générosité de la diaspora polonaise installée dans le Nouveau Monde.

-Le 301ème RALPol est équipé de trois groupes de 155mm équipés de 155 GPF-T

-Le 302ème RALPol est équipé de trois groupes de 194mm équipé de 194 GPF-T

-Le 303ème RALPol est équipé de trois groupes de 155mm équipés de 155 GPF-T

-Le 304ème RALPol est équipé de trois groupes de 194mm équipé de 194 GPF-T

-Unités de soutien

-Deux régiments du génie à trois bataillons chacun, les 1er et 2ème RGPol

-Deux régiments du train

-Deux régiments de transmission

-Deux Antennes Chirurgicales d’armée

-Deux groupement d’intendance

-1er Corps d’Armée polonais

Canon de 47mm modèle 1937

Comme les unités françaises, le principal canon antichar de l’APF était le Canon de 47mm modèle 1937

-Une unité de reconnaissance comparable aux GRCA français équipé d’auto blindées anglaises

-Un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons de 40mm Bofors

-La 5ème Division d’Infanterie Polonaise (5ème D.I.P) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (13ème, 15ème et 17ème RIP), de deux régiments d’artillerie (5ème RAPol et 205ème RAPol), de la 5ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 5ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 5ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , la priorité étant naturellement donnée aux unités françaises.

-La 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (6ème RAPol et 206ème RAPol), de la 6ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 6ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 6ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléters.

-2ème Corps d’Armée polonais

-Une unité de reconnaissance comparable aux GRCA français équipé d’auto blindées anglaises Daimler Armoured Car

-Un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm

-La 6ème Division d’Infanterie Polonaise (6ème D.I.P) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (14ème, 16ème et 18ème RIP), de deux régiments d’artillerie (7ème RAPol et 207ème RAPol), de la 7ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 7ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 7ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Humber Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , le modèle prévu étant l’AMX-44, le dernier né des chars légers français.

-La 2ème Division de Grenadiers de la Garde (2ème DGG) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (7ème, 8ème et 9ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (8ème RAPol et 208ème RAPol), de la 8ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 8ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 8ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter.

-3ème Corps d’Armée polonais

-Une unité de reconnaissance comparable aux GRCA français équipé d’auto blindées anglaises Humber

-Un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm

-La 7ème Division d’Infanterie Polonaise (7ème D.I.P) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (19ème, 20ème et 21ème RIP), de deux régiments d’artillerie (9ème RAPol et 209ème RAPol), de la 9ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 9ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 9ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Humber Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter.

-La 3ème Division de Grenadiers de la Garde (3ème DGG) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (10ème, 11ème et 12ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (10ème RAPol et 210ème RAPol), de la 10ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 10ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 10ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , la priorité étant naturellement donnée aux unités françaises.

-4ème Corps de Cavalerie

Bien qu’unique, le Corps de Cavalerie polonais reçoit le numéro 4 à la fois parce qu’il y à trois corps d’armée d’infanterie mais également trois Corps de Cavalerie français.

-Un état-major

-Des unités du génie et de soutien

-Un régiment d’artillerie à mettre sur pied à la mobilisation avec des canons de 105mm français soit des pièces anciennes (modèle 1913) ou des pièces plus modernes (modèle 1936S ou 1941T)

Ce corps de cavalerie regroupe deux divisions blindées, la 10ème et 21ème division blindée équipées de matériels français. Elle est organisée selon le schéma suivant :

-Un état-major

-Des unités de soutien

-Un régiment de reconnaissance, le 10 ou le 20ème régiment de uhlans équipé d’autos blindées Humber Armoured Car et de douze Hotchkiss H-39.

Char lourd B1bis

Char lourd B1bis

-Un bataillon de chars lourds équipés de 32 B1bis ex-français reconditionnés avant livraison

-Deux bataillons de chars moyens équipés chacun de 24 chars, la 10ème DB disposant de Renault R-40 et la 20ème DB de Hotchkiss H-39

-Un régiment d’artillerie équipé de canons de 75mm modèle 1897 sur pneumatiques en attendant la disponibilité de TAZ modèle 1939 voir de pièces plus lourdes de 105mm.

22-Armée de terre : armement et matériel (102) ordre de bataille (36)

Les troupes alliées : un bref aperçu

Préambule

Dans cette partie, je vais aborder dans les grandes lignes (sauf exceptions) le rôle des forces étrangères dans le dispositif français essentiellement en Europe occidentale mais parfois dans certaines contrées exotiques et éloignées.

Je vais successivement aborder la place du Corps Expéditionnaire Britannique (British Expeditionnary Force), de l’armée néerlandaise, de l’armée belge, d’unités tchècoslovaques et de l’Armée Polonaise en France.

Si je détaillerai le plus possible l’APF, les autres parties seront plus succinctes et la question sera largement étudié dans les chapitres correspondant aux différents pays.

British Expeditionnary Force (BEF)

-Le BEF première version : 1939

Comme vous le savez, la Grande Bretagne à déclaré la guerre à l’Allemagne en même temps que la France suite à des accords de défense passés avec la Pologne.

Ces accords prévoyant le déploiement de forces armées sur le continent, l’armée britannique arrive en France avec tout d’abord cinq divisions d’active puis avec l’aide de la conscription rétablie pour l’occasion six grandes unités supplémentaires sont envoyées en France.

La British Expéditionnary Force (BEF) est cependant loin d’être opérationnelle, son commandant, le général Lord Gort n’arrivant au Mans que le 14 septembre, ville qui deviens son état-major jusqu’au 22 septembre quand il s’installe à Arras.

Avec une hâte toute britannique, les deux premiers corps d’armée s’installent en octobre suivis d’un troisième corps en novembre alors que le conflit à pris une tournure étrange après l’assassinat du chancelier Hitler le 9 novembre 1939 dans le célèbre Attentat de la Brasserie.

Suite à la fin du conflit décrété unilatéralement par le Kaiser Guillaume II, deux écoles s’opposent en Grande Bretagne : ceux partisan d’un retour immédiat des soldats britanniques au pays et ceux partisan d’un maintien d’une force conséquente sur le continent pour dissuader l’Allemagne d’attaquer à nouveau en Europe.

Finalement, le BEF va rester sur le pied de guerre jusqu’au 1er juin 1940 même si dans le cadre de cas bien particuliers, des soldats ont regagné leur pays.

Au total, ce sont pas moins de treize divisions d’infanterie plus des unités blindées qui vont être déployées en France :

-Cinq Divisions d’active : 1st Infantry Division 2nd Infantry Division 3rd Infantry Division 4th Infantry Division et 5th Infantry Division

-Cinq divisions issues de la mobilisation : 42nd « East Lancashire Division », 44th «Home Counties Division», 48th « South Midland Division » 50th «Northumbrian Division» et 51th «Highland Division»

-Trois divisions de travailleurs : 12th «Eastern Division» , 23rd «Northern Division» et 46th «North Midland Division »

A ces divisions d’infanterie ou assimilées s’ajoute une division blindée, la 1st Armoured Division qui dispose de deux brigades blindées à trois régiments de chars plus des unités de soutien.

Au niveau du quartier général du BEF, on trouve un Royal Tank Corps qui dispose des moyens suivants :

-La 1st Armoured Brigade avec trois régiments de chars

-La 1st Cavalry Brigade

-La 2nd Cavalry Brigade

-Cinq régiments de reconnaissance issus de la cavalerie

-L’artillerie britannique déploie en France sept régiments d’artillerie légère, neuf régiments d’artillerie moyenne, trois régiments d’artillerie lourde, trois régiments d’artillerie super lourde et enfin deux régiments et deux batteries antichars.

-La défense antiaérienne est assurée par cinq brigade dont une fournie par la RAF auxquelles s’ajoute une brigade de projecteurs.

-Le génie royal déploie plusieurs compagnies notamment des unités comparables aux unités Z françaises

-On trouve également sept bataillons de pionniers et six bataillons de mitrailleurs

-Le BEF deuxième version (1948)

Suite à la démobilisation, la quasi-totalité des unités britanniques rentrent en Grande Bretagne à l’exception de la 1st Infantry Division qui reste déployée dans la région de Lille suite à un accord entre Paris et Londres. C’est la première fois depuis 1815 que des troupes britanniques sont stationnées de manière permanente en France.

La présence d’une division britannique dans le nord de la France va permettre un déploiement plus aisé des troupes britanniques, la 1ère division étant tout autant une division de combat qu’une unité de travailleurs, aménageant dès le mois d’août les installations nécessaires au transfert sur le continent des nombreuses divisions britanniques.

Le BEF nouvelle version est nettement plus musclé avec douze divisions déployées au sein du Groupe d’Armée n°1 comme son devancier mais auxquelles s’ajoutent quatre divisions placées sous contrôle opérationnel français, divisions regroupées en deux corps d’armée, le 4th British Corps déployé au sein de la 3ème armée et le 5th British Corps déployé au sein de la 4ème armée.

-L’Etat-major du BEF est installé à Lille et dispose d’unités qui lui sont directement rattachées en l’occurrence une réserve conséquente d’artillerie (six régiments d’artillerie légère, quatre régiments d’artillerie de campagne et quatre régiments d’artillerie lourde), des unités antiaériennes et antichar (cinq brigades AA et trois régiments antichars), deux régiments de cavalerie pour la reconnaissance et diverses unités de soutien.

-Les unités de combat sont réparties en cinq corps d’armée pour l’infanterie et un corps d’armée blindé regroupant les deux divisions blindées, corps blindé pouvant pourquoi pas opérer avec les CAC et les CC français.

-1st British Corps : trois divisions d’infanterie : 1st Infantry Division 1st Canadian Infantry Division et 44th «Home Counties Division»

-2nd British Corps : trois divisions d’infanterie : 2nd Infantry Division 3rd Infantry Division et 48th « South Midland Division

-3rd British Corps : trois divisions d’infanterie : 4th Infantry Division 6th Infantry Division et 50th «Northumbrian Division

-La 46th Nort Midland Division est une division de travailleurs mais aussitôt transformée en division d’infanterie ce qui explique qu’elle est en réserve, ne devant rejoindre le front qu’une fois bien entrainée.

-1st British Armoured Corps avec la 1st Armoured Division et la 2nd Armoured Division

-4th British Corps (3ème armée) : deux divisions d’infanterie, les 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division

-5th British Corps (4ème armée) : deux divisions d’infanterie, les 5th Infantry Division et d’une division territoriale, la 42nd East Lancashire Division.

Six autres divisions furent déployées dans le Sud-Est de l’Angleterre à la fois pour défendre le territoire national mais également renforcer le dispositif allié sur le continent.

Armée néerlandaise

En 1939, l’armée néerlandaise est loin d’être la plus puissante d’Europe. Si La Haye est une puissance coloniale avec les Indes Néerlandaises, elle est loin sans faut une puissance militaire de premier plan, n’ayant plus participé à un conflit majeur depuis les années 1830 et sa volonté d’empêcher l’indépendance du futur royaume de Belgique.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’armée néerlandaise comporte 270000 hommes répartis en quatre corps d’armée soit un total de huit divisions d’infanterie de ligne (numérotées 1 à 8), une unité de cavalerie baptisée une division légère (1ère division légère) et quatre divisions de réserve (A, B, G et Peel) auxquelles on peur ajouter une brigade du génie et une brigade de défense contre avions plus des positions fortifiées.

En dépit de sa neutralité, les Pays Bas décident de moderniser leur outil militaire surtout après qu’un officier antinazi ait transmis à l’attaché militaire néerlandais à Berlin, des documents prouvant que les Pays Bas devaient être envahis contrairement au premier conflit mondial.

Si le développement de la marine est le plus spectaculaire (Elle à envoyé aux Indes Néerlandaises deux croiseurs de bataille, un porte-avions légers de type Colossus, deux croiseurs légers, six destroyers, six sous-marins plus un train d’escadre laissant à Den Helder un croiseur léger, huit destroyers, douze torpilleurs légers, six sous-marins et des navires de soutien) et que l’armée de l’air aligne des chasseurs et des bombardiers performants, l’armée de terre se modernise également.

Les huit divisions d’infanterie sont mieux équipées en matière de moyens de transport sans pour autant être totalement motorisées comme les DIM françaises ou les Infantry Division britanniques.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39, principal char de l'armée néerlandaise en 1948

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39, principal char de l’armée néerlandaise en 1948

La division légère, l’unique unité de cavalerie est motorisée avec à la fois des véhicules de conception nationale mais également des chars français en l’occurence des Hotchkiss H-39 à raison 90 exemplaires répartis en deux bataillons de trente-deux véhicules, le reste étant stocké.

Les seize Renault R-40 livrés aux Pays Bas vont servir à mettre au point un char néerlandais, le gevechtstank modèle 1944 à canon de 47mm, char produit à vingt-quatre exemplaires qui irons renforcer les forces déployées aux Indes Néerlandaises en compagnies de leurs cousins français.

Quand aux fortifications, elles sont renforcées pour permettre aux néerlandais d’user les pointes allemandes, de canaliser leur avancée et de tenir en attendant l’arrivée de renforts français et britanniques.
Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, les Pays Bas réaffirment leur neutralité tout en assurant la mobilisation générale pour aligner en métropole un total de douze divisions d’infanterie, une division de cavalerie et diverses d’unités d’artillerie, du génie et de soutien.

En toute discrétion cependant, des officiers de liaison rejoignent les différents état-majors alliés notamment celui du général Villeneuve à Vincennes ou celui des forces britanniques du Sud-Est à Douvres.

Armée Belge

La fraternité d’armes franco-belge scellée durant le premier conflit mondial fût confirmée après celle qui aurait du être la «Der des ders» par un traité défensif en 1920 qui intégrait la Belgique au système défensif français.

A l’époque, la stratégie belge est une stratégie de défense totale qui prévoit de défendre la totalité du territoire, défense s’appuyant notamment sur une série de fortifications allant de l’abri de campagne aux puissants forts de Liège, d’Anvers et de Namur, forts de 1914 modernisés ou construction neuves comme le fort d’Eben Emael.

Craignant d’être engagée dans un conflit dont elle ne veut pas, la Belgique de Léopold III déclare unilatéralement sa neutralité au grand dam de la France qui perd là une option stratégique de premier plan et à la grande satisfaction de l’Allemagne qui divise là ses adversaires potentiels.

La guerre de Pologne s’achève sans que la Belgique n’ait été attaqués et certains de se féliciter du choix belge de la neutralité qui avait préservé le pays d’une nouvelle invasion.

Cette position triomphaliste fût brusquement refroidie quand le gouvernement néerlandais transmis par des voix encore aujourd’hui inconnues le plan d’attaque allemand à l’ouest (Fall Gelb Plan Jaune) prévoyant une redite de la manœuvre Schlieffen.

Ce plan suscita un débat passionné entre «neutralistes» et «engagistes», les premiers défendant la position du roi et les seconds voulant revenir à celle défendue par le père du roi actuel, le roi chevalier Albert 1er à savoir celle d’une alliance avec la France.

Sans renier la neutralité imposée en 1936, la Belgique se rapproche de la France, une neutralité bienveillante vis à vis des alliés avec l’envoi d’observateurs aux manœuvres de l’autre pays, l’échange d’officiers, la transmission de plans et d’informations.

Le général Villeneuve aurait aimé organiser de véritables manœuvres franco-belges pour préparer le plan Dyle-Breda mais cela fût impossible, Bruxelles craignant de provoquer le courroux de Berlin et précipiter une nouvelle invasion comme en 1914.

Au moment où éclate la guerre de Pologne, la Belgique mobilise et aligne une armée très importante par rapport à sa population soit 600000 hommes pour une population de dix huit millions d’habitants.

L’armée de terre aligne ainsi un total de vingt-deux divisions : dix-huit divisions d’infanterie, deux de cavalerie et deux de chasseurs ardennais.

Les unités de combat sont réparties entre sept corps d’armée, le 5ème installé sur la Position Fortifiée d’Anvers avec les 13ème et 17ème DI, le 4ème (12ème et 15ème DI), le 2ème (9ème et 6ème DI), le Corps de Cavalerie (14ème DI et 1ère DI) et le 1er Corps d’Armée (4ème et 7ème DI) sur le Canal Albert.

Si la 18ème DI est chargée de la défense des canaux frontières dans une optique de retardement, la Position Fortifiée de Liège est défendue par le 3ème CA (3ème et 2ème DI), la Position Fortifiée de Namur l’est par le 7ème Corps d’Armée composée de la 2ème division de chasseurs ardennais et la 8ème division d’infanterie.

La défense de la «Position Avancée» au sud de la Meuse et de l’Amblève est assurée par le Groupement K composé de la 1ère Division de Cavalerie et la 1ère Division de chasseurs ardennais.

Enfin, en réserve de GQG, nous trouvons la 2ème division de cavalerie, la 11ème division d’infanterie et le 6ème CA qui dispose de la 5ème, de la 10ème et de la 16ème DI.

Le niveau matériel est relativement bon. L’artillerie n’à rien à envier à celles de ses voisins mais elle manque de pièces antiaériennes. Les chars belges ne sont que de petits blindés mal protégés, bien inférieurs à leurs homologues français.

Suivant une politique semblable à celle de son voisin néerlandais, la Belgique continue son effort de modernisation de ses unités militaires en tentant d’effacer les lacunes aperçues en 1939/40 qu’il s’agisse de l’entrainement de l’infanterie, de la DCA et des chars.

Pour la défense contre-avions, elle reçoit des canons de 90mm Schneider modèle 1939 et commande d’autres Bofors de 40mm pour la défense des armées en campagne.

Char T-13

Char T-13

En ce qui concerne les chars, elle décide de commander des blindés plus puissants et se tourne vers la France pour remplacer ses ACG-1 et ses chasseurs de chars T-13 et T-15 en commandant soixante-quatre Renault R-40 répartis entre les deux divisions de cavalerie (1ère et 2ème divisions) à raisons de deux bataillons de douze par division soit un total de quarante-huit chars en ligne plus seize en réserve.

Obtenant la licence de fabrication, l’usine Cockerill produisit un dérivé belge du Renault R-40, un char plus rapide car combinant la suspension Christie à la caisse du R-40 avec un canon de 47mm de la Fonderie Royale de Canon. Baptisé T-17, ce véhicule est produit à soixante-quatre exemplaires pour compléter les R-40.

Quand la tension devient extrême en Europe, la Belgique mobilise discrètement puis de manière plus visible à partir de la fin du mois d’août et le 5 septembre 1948, la Belgique rallie officiellement le camp allié par échange d’officiers de liaison suscitant la protestation écrite de Berlin.

Sur le plan du dispositif, il est semblable à celui de 1939 à la différence que les chasseurs ardennais sont regroupés dans les Ardennes en un corps d’armée autonome et que le Corps de Cavalerie regroupe les deux divisions de cavalerie, corps placé en arrière du front en soutien des sept autres corps d’armée déployés à la frontière.

22-Armée de terre : armement et matériel (94) ordre de bataille (28)

31ème Corps d’Armée

-631ème régiment de pionniers

-31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes. A noter que les AMX-42 ne sont livrés qu’à la fin du mois de septembre.

-144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°531 (GAO-531) ne doit être placé sous le commandement du 31ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 6ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 3ème DIP.

-La 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation qui dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (5ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (19ème et 22ème RTS); de deux régiments d’artillerie coloniaux (14ème RAC et 214ème RALC), la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne colonial, du 102ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 76ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP) est une division composée de polonais de France, volontaires ou conscrits.

Elle est organisée sur le modèle d’une DI française et dispose donc de trois régiments d’infanterie (7ème régiment d’infanterie polonaise, 8ème régiment d’infanterie polonaise et 9ème régiment d’infanterie polonaise); deux régiments d’artillerie (3ème RAPol et 203ème RAPol), de la 603ème Batterie Divisionnaire Antichar Polonaise, du 603ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 103ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 3ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

32ème Corps d’Armée

-632ème régiment de pionniers

-32ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (32ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 _reçus à la mi-octobre_ et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes.

-145ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (145ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°532 (GAO-532) ne doit être placé sous le commandement du 32ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 7ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 4ème DIP.

-La 7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation composée d’un régiment d’infanterie coloniale (7ème RIC), de deux régiments de tirailleurs sénégalais (20ème et 25ème RTS); de deux régiments d’artillerie (15ème RAC et 215ème RALC), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 104ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 77ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) dispose de trois régiments d’infanterie, les 10ème 11ème et 12ème RIP; deux régiments d’artillerie (4ème RAPol et 204ème RAPol), de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar polonaise, du 604ème Bataillon de défense antiaérienne polonais, du 105ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 4ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

22-Armée de terre : armement et matériel (93) ordre de bataille (27

16ème Corps d’Armée

-616ème régiment de pionniers

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-16ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (16ème GRCA) qui doit être équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrialleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant leur disponibilité, le 16ème GRCA reçoit douze Hotchkiss H-39 et des AMD 178.

-142ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (142ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°516 (GAO-516) ne doit être placé sous le commandement du 16ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Le 16ème Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie nord-africaine, deux divisions de mobilisation.

-La 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (6ème DINA) dispose de deux régiments de tirailleurs algériens, les 9ème et 10ème RTA et un régiment de tirailleurs marocains, le 12ème RTM; deux régiments d’artillerie (6ème RANA et 206ème RALNA), de la 6ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 6ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 98ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 96ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (96ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

-La 8ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (8ème DINA) dispose de trois régiments de tirailleurs à savoir le 17ème régiment de tirailleurs algériens, le 6ème et le 7ème régiment de tirailleurs tunisiens.

Elle dispose de deux régiments d’artillerie (8ème RANA et 208ème RALNA), de la 8ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 8ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 99ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 98ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (98ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

17ème Corps d’Armée

-617ème régiment de pionniers

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant leur disponibilité, les AMX-42 sont remplacés par des Renault R-35 et des automitrailleuses de découverte.

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°517 (GAO-517) ne doit être placé sous le commandement du 17ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Le 17ème Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie nord-africaine et une division d’infanterie coloniale.

-La 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA) est une division de mobilisation disposant d’un régiment de tirailleurs tunisiens (le 5ème RTS) et deux régiments de tirailleurs algériens (12ème et 16ème RTA); de deux régiments d’artillerie (81ème RANA et 281ème RALNA), de la 7ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 7ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 100ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 97ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (97ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC) est une division de mobilisation qui dispose de trois régiments de tirailleurs sénégalais (11ème, 21ème et 23ème RTS); de deux régiments d’artilerie coloniale (13ème RAC et 213ème RALC), de la 605ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 605ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 101ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 75ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (75ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 _tout juste sortis des chaines_ et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.