11-Torpilleurs d’escadre (65)

Le Soult

Nicolas Soult (1769-1851), maréchal d'Empire et Duc de Dalmatie

Nicolas Soult (1769-1851), maréchal d’Empire et Duc de Dalmatie

-Le Soult est mis sur cale le 4 juillet 1946 aux Chantiers Navals Français (CNF) sis à Caen et lancé le 9 décembre 1947.

Le 16 mars 1948, il quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient pour des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition et ce dès son arrivée dans le Morbihan le 19 mars.

Le torpilleur d’escadre Soult est officiellement admis au service actif le 12 août 1948

Il quitte Lorient le 13 août, ralliant en haute mer au large des côtes normandes son sister-ship Davout ce qui permet à leur arrivée à Dunkerque le 15 août  l’activation de la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN).

Le Soult et le Davout sortent pour une école à feux du 18 au 25 août, faisant escale au Havre du 26 au 29 août, reprenant la mer pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre, date à laquelle les deux torpilleurs accueillent en haute mer au large de Cherbourg leur sister-ship Masséna avec lequel ils rentrent à Dunkerque le 4 septembre 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, le Soult, le Davout et le Masséna appareillent pour une mission de chasse aux sous-marins dans le détroit du Pas de Calais.

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11-Torpilleurs d’escadre (64)

L’Augereau

Pierre Augereau (1757-181-), maréchal d'Empire Duc de Castiglione

Pierre Augereau (1757-1816), maréchal d’Empire Duc de Castiglione

-L’Augereau est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque  le 8 mars 1946 et lancé le 12 septembre 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 22 novembre 1947, le torpilleur d’escadre quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient le 25 novembre. Il y subit des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le 9 février 1948, il quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 11 au 14 février avant de pénétrer en Méditerranée ralliant en haute mer, le cuirassé Bourgogne et son sister-ship Lannes, les trois navires rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le torpilleur d’escadre Augereau est officiellement admis au service actif le 18 février 1948

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour entraînement du 26 mars au 11 mars avant de participer aux essais et à la remise en condition du Bourgogne (13 au 28 avril).

une école  feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du Bourgogne.

Le 1er mai 1948, le Augereau et le Lannes quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour entraînement du 1er au 24 juillet, faisant escale à Alger du 10 au 15 et du 25 au 30 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

L’Augereau et le Lannes passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège pour contrer une possible action italienne.

11-Torpilleurs d’escadre (63)

Le Davout

Le maréchal Davout (1770-1823)

Le maréchal Davout (1770-1823)

-Le Davout est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 21 février 1946 et lancé le 7 août 1947 pour subir une période d’armement à flot, assez brève en raison de l’état d’achèvement prononcé dans lequel il à été lancé.

Il quitte son chantier constructeur le 12 février 1948, faisant escale à Cherbourg du 12 au 14 avant de rallier Lorient le 15 février pour ses essais et sa mise en condition.

Le torpilleur d’escadre Davout est officiellement admis au service actif le 29 juin 1948.

Le Davout quitte Lorient le 30 juin 1948 et rallie son port d’attache Dunkerque le 1er juillet. Il ressort dès le lendemain pour un exercice de défense aérienne à la mer en compagnie du croiseur léger Waldeck-Rousseau du 2 au 9 juillet puis un exercice franco-néerlandais du 14 au 19 juillet, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 juillet 1948 après une escale au Den Helder du 20 au 25 juillet 1948.
Le Davout sort seul pour une école à feux du 2 au 9 août 1948, faisant escale au Havre du 10 au 13 août avant de reprendre la mer le lendemain 14 août pour accueillir au large des côtes normandes son sister-ship Soult ce qui permet à leur arrivée à Dunkerque le 15 août l’activation de la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN).

Le Davout et le Soult sortent pour une école à feux du 18 au 25 août, faisant escale au Havre du 26 au 29 août, reprenant la mer pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre, date à laquelle les deux torpilleurs accueillent en haute mer au large de Cherbourg leur sister-ship Masséna avec lequel ils rentrent à Dunkerque le 4 septembre 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, le Davout, le Soult et le Masséna appareillent pour une mission de chasse aux sous-marins dans le détroit du Pas de Calais.

11-Torpilleurs d’escadre (62)

Le Lannes

Le maréchal Lannes (1769-1809)

Le maréchal Lannes (1769-1809)

-Le Lannes est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (cale n°1 Penfeld) le 4 octobre 1945 et lancé le 12 mars 1947 avant de connaître une période d’achèvement à flot à Brest même, dérogeant à la règle d’armer tous les navires légers à Lorient.

Le torpilleur d’escadre Lannes est officiellement admis au service actif le 19 janvier 1948.

Le 20 janvier 1948, le Lannes quitte Brest pour rallier Dakar le 24 janvier où il retrouve son futur protégé, le cuirassé Bourgogne, quatrième et dernière unité de la classe Alsace. Il quitte Dakar le 27 janvier avec le Bourgogne pour rallier Mers-El-Kébir le 3 février 1948.

Le 18 février 1948, le torpilleur Augereau qui avait rallié le Bourgogne et le Lannes en mer est officiellement admis au service actif, accompagnant donc désormais avec son compère le dernier né des cuirassés français puisque le Bourgogne se révélera in fine le dernier cuirassé français construit.

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour une école à feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du cuirassé.

Le 1er mai 1948, le Lannes et l’Augereau quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour un exercice ASM du 1er au 9 juillet, une escale à Alger du 10 au 15, un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 juillet et une autre escale à Alger du 25 au 30 juillet, le cuirassé rentrant avec ses deux torpilleurs à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

Le Lannes comme l’Augereau passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

Le Lannes

-Le Lannes est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (cale n°1 Penfeld) le 4 octobre 1945 et lancé le 12 mars 1947 avant de connaître une période d’achèvement à flot à Brest même, dérogeant à la règle d’armer tous les navires légers à Lorient.

Le torpilleur d’escadre Lannes est officiellement admis au service actif le 19 janvier 1948.

Le 20 janvier 1948, le Lannes quitte Brest pour rallier Dakar le 24 janvier où il retrouve son futur protégé, le cuirassé Bourgogne, quatrième et dernière unité de la classe Alsace. Il quitte Dakar le 27 janvier avec le Bourgogne pour rallier Mers-El-Kébir le 3 février 1948.

Le 18 février 1948, le torpilleur Augereau qui avait rallié le Bourgogne et le Lannes en mer est officiellement admis au service actif, accompagnant donc désormais avec son compère le dernier né des cuirassés français puisque le Bourgogne se révélera in fine le dernier cuirassé français construit.

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour une école à feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du cuirassé.

Le 1er mai 1948, le Lannes et l’Augereau quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour un exercice ASM du 1er au 9 juillet, une escale à Alger du 10 au 15, un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 juillet et une autre escale à Alger du 25 au 30 juillet, le cuirassé rentrant avec ses deux torpilleurs à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

Le Lannes comme l’Augereau passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

11-Torpilleurs d’escadre (61)

Le Ney

Michel Ney (1769-1815), maréchal d'Empire, un brave parmi les braves

Michel Ney (1769-1815), maréchal d’Empire, un brave parmi les braves

-Le Ney est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 15 janvier 1945 et lancé le 12 juin 1946 avant une période d’armement à flot, toujours dans son chantier constructeur.

Le 4 octobre 1946, le Ney quitte Caen direction Lorient, faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 octobre avant de rallier Lorient dans la journée du 10 octobre 1946.

C’est donc dans le Morbihan que le troisième torpilleur de classe Empire va subir des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le 12 mars 1947, le torpilleur d’escadre Ney quitte Lorient et est rallié en haute mer par son sister-ship Murat avec lequel il rallie Brest le 13 mars 1947.

Le torpilleur d’escadre Ney est officiellement admis au service actif le 14 mars 1947.

Le Ney et le Murat sortent pour un entrainement commun du 20 au 30 mars, les deux navires rentrant à Brest le soir même.

Ils participent alors aux essais officiels du porte-avions léger, essais qui ont lieu  du 5 au 12 avril, du 14 au 19 avril et du 21 au 27 avril.

Alors que le porte-avions léger est immobilisé pour démontages et travaux complémentaires (28 avril au 5 juin), ses deux escorteurs sortent pour entrainement du 2 au 26 mai, rentrant le lendemain à Brest.

Le Ney et le Murat participent à nouveaux essais du porte-avions du 7 au 16 juin puis à sa mise en condition opérationnelle, les trois navires étant absents de Brest du 21 juin au 19 août, la phase active d’entrainement occupant les trois navires entre Casablanca et Dakar du 25 juin au 12 août 1947.

Comme le porte-avions qu’ils protègent, le Ney et le Murat sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 21 août au 12 septembre, sortant pour essais du 13 au 15 septembre avant de participer aux essais du porte-avions du 17 au 21 septembre.

Les deux TE protégeant le porte-avions léger participent ensuite à la traversée de longue durée du porte-avions, quittant avec lui Brest le 24 septembre avant des escales à Cherbourg, au Havre, à Dunkerque, Anvers, Rotterdam, Copenhague, Oslo, Bergen, Newcastle, Chatham, Douvres, Portsmouth avant un retour à Brest le 1er décembre.

Le lendemain 2 décembre,  le Ney et le Murat accompagnent le porte-avions à Lorient pour un ultime passage au bassin du 3 au 16 décembre, période durant laquelle les deux torpilleurs sortent pour une école à feux du 5 au 13 décembre avant de rentrer à Brest le 19 décembre en compagnie du porte-avions qui est admis au service actif le lendemain.

Du 12 au 18 février, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions engagé dans l’exercice «Centaure» avec le croiseur lourd Foch et les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Ils participent ensuite à l’escorte du porte-avions engagé dans une mission de transport d’avions en direction de Fort de France, les trois navires qui ont quitté Brest le 2 avril arrivent en Martinique le 9 avril, déchargent les avions puis sont ouverts au public du 11 au 15 avril avant de retrouver la rade-abri le 22 avril 1948.

Alors que le porte-avions léger subit un petit carénage (10 juin au 5 août), ses deux protecteurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juin au 1er juillet, sortant pour essais du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1948.

Les deux torpilleurs sortent à nouveau du 25 juillet au 2 août avant de participer aux essais du porte-avions du 6 au 10 août puis à sa remise en condition du 12 au 28 août 1948.

Passant le 30 août à l’effectif de guerre, le Ney et le Murat sortent à nouveau pour entrainement du 31 août au 4 septembre.

11-Torpilleurs d’escadre (60)

Le Murat

Joachim Murat (1767-1815), maréchal d'Empire et beau-frère de Napoléon

Joachim Murat (1767-1815), maréchal d’Empire, roi de Naples (1808 à 1815) et beau-frère de Napoléon

-Le Murat est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 4 décembre 1944 et lancé le 13 juin 1946 avant de connaître une période d’armement à flot d’autant plus courte que l’établissement de construction est également le port d’armement.

Cette construction est d’ailleurs un événement puisqu’il s’agit du premier torpilleur construit par les Arsenaux d’Etat depuis la première guerre mondiale puisque la construction de ce type de navire était jusque là réservé de fait à l’Industrie, les chantiers navals privés.

Le torpilleur d’escadre Murat est officiellement admis au service actif le 24 février 1947.

Avec son sister-ship Ney, le Murat va assurer la protection anti-sous-marine, antiaérienne et antisurface du porte-avions léger Henriette de France dont la principale mission de combat est de couvrir et d’appuyer les croiseurs et les contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le Murat quitte Lorient le 25 février pour rallier son port d’attache Brest le 26 février 1947 à l’aube après une traversée mouvementée en raison du mauvais temps mais mauvais temps qui ne génère aucune casse majeure.

Le Murat sort pour une école à feux du 28 février au 4 mars puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 12 mars, sortie au cours de laquelle il prend contact avec son compère Ney venu de Lorient, les deux torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 13 mars 1947 à la veille de l’admission au service actif de ce dernier.

Le Murat et le Ney sortent pour un entrainement commun du 20 au 30 mars, entrainement marqué par plusieurs écoles à feux, des lancements de torpilles et des grenadages. Les deux navires rentrent à Brest le 30 mars au soir.

Ils participent alors aux essais officiels du porte-avions léger, essais qui ont lieu  du 5 au 12 avril, du 14 au 19 avril et du 21 au 27 avril.

Alors que le porte-avions léger est immobilisé pour démontages et travaux complémentaires (28 avril au 5 juin), le Murat et le Ney sortent pour une école à feux du 2 au 7 mai puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 9 au 16 mai et enfin pour entrainement au combat antisurface du 18 au 26 mai, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Les torpilleurs d’escadre Murat et Ney participent à nouveaux essais du porte-avions du 7 au 16 juin puis à sa mise en condition opérationnelle.

Pour cela le porte-avions et ses deux escorteurs quittent Brest le 21 juin pour rallier Casablanca le 24 juin, le Henriette de France entrainant son groupe aérien entre Casablanca et Dakar du 25 juin au 12 août 1947 avant de rentrer à Brest via Gibraltar, Lisbonne et Verdon le 19 août 1947.

Comme le porte-avions qu’ils protègent, le Murat et le Ney sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 21 août au 12 septembre, sortant pour essais du 13 au 15 septembre avant de participer aux essais du porte-avions du 17 au 21 septembre.
Le Murat et le Ney participent ensuite à la traversée de longue durée du porte-avions, quittant avec lui Brest le 24 septembre avant des escales à Cherbourg, au Havre, à Dunkerque, Anvers, Rotterdam, Copenhague, Oslo, Bergen, Newcastle, Chatham, Douvres, Portsmouth avant un retour à Brest le 1er décembre.

Le lendemain 2 décembre,  le Murat et le Ney accompagnent le porte-avions à Lorient pour un ultime passage au bassin du 3 au 16 décembre, période durant laquelle les deux torpilleurs sortent pour une école à feux du 5 au 13 décembre avant de rentrer à Brest le 19 décembre en compagnie du porte-avions qui est admis au service actif le lendemain.

Du 12 au 18 février, le Murat et le Ney accompagnent le porte-avions engagé dans l’exercice «Centaure» avec le croiseur lourd Foch et les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Le 2 avril 1948, le porte-avions quitte Brest pour une mission de transport d’avions en direction de Fort de France, accompagné par le Murat et le Ney avec lesquels il rallie Fort de France le 9 avril, déchargeant aussitôt son chargement avant que les trois navires ne soient ouverts au public du 11 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 22 avril 1948.

Alors que le porte-avions léger subit un petit carénage (10 juin au 5 août), le Murat et le Ney sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juin au 1er juillet, sortant pour essais du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1948.

Les deux torpilleurs sortent à nouveau du 25 juillet au 2 août avant de participer aux essais du porte-avions du 6 au 10 août puis à sa remise en condition du 12 au 28 août 1948.

Passant le 30 août à l’effectif de guerre, le Murat et le Ney sortent à nouveau pour entrainement du 31 août au 4 septembre.

11-Torpilleurs d’escadre (59)

E-Torpilleurs d’escadre classe Empire

Avant-propos

Plus les années passaient et plus la guerre semblait proche. Le réarmement engagé depuis le printemps 1940 nécessitait de simplifier les constructions pour réduire les coûts et le temps de construction.

Par rapport aux Bourrasque/L’Adroit, les Le Hardi intégraient de nombreuses améliorations notamment le recours à la soudure et aux alliages légers.

Avec la classe Empire, la France va plus loin, simplifiant encore la construction et intégrant un début timide mais un début certes de préfabrication.

Sur le plan strictement technique, il y à peu de changements. Le schéma de coque reste le même moins des modifications de détail.

La propulsion reste classique (turbines à engrenages et chaudières à vapeur) et pour la première fois standardisée sur les douze navires de la flotte avec des turbines Parsons.

Il y à de tout de même la nouveauté d’un rouf continu, permettant de se déplacer d’un bout à l’autre du navire sans sortir ce qui se révélera précieux par très mauvais temps et le positionnement des logements situés à proximité du poste de travail et ce quelque soit la grade. Le mat principal est renforcé pour supporter le poids des radars. L’armement évolue peu.

Quatre navires sont financés à la tranche 1945, quatre navires à la tranche 1946 et quatre navires à la tranche 1948, ces derniers étant construits dans un chantier américain en l’occurence les chantiers Ingalls de Pascagoula dans le Mississippi.

Ces derniers navires entreront cependant en service après le début de la guerre en Europe et qu’un temps, l’US Navy envisagea de les racheter. Seuls un armement non conforme préservera ses navires d’une carrière américaine au lieu d’une carrière française.

Le Berthier

Louis-Alexandre Berthier (Versailes 1753-Bamberg 1815)

Louis-Alexandre Berthier (Versailes 1753-Bamberg 1815)

-Le Berthier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 14 juin 1944 et lancé le 12 décembre 1945 pour un période d’armement  flot.

Le Berthier quitte son chantier constructeur le 20 juin 1946 pour rallier Lorient en fin de son journée. Outre des travaux complémentaires, le torpilleur va subir ses essais officiels et sa mise en condition  opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Berthier est officiellement admis au service actif le 14 janvier 1947.

Avec le Tirailleur, le Berthier va assurer la protection du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine destiné aux FNEO.

Le Berthier quitte Lorient le 15 janvier et rallie Brest le lendemain 16 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais du porte-avions du 25 janvier au 3 février puis du 10 février au 5 mars avant l’entrainement du groupe aérien du 22 mars au 4 mai 1947, les deux navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 12 mai au 15 juin, le porte-avions léger est indisponible pour modifications à flot, le Berthier sortant pour une école à feux du 15 au 23 mai puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 6 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Il participe aux essais et à l’entrainement du groupe aérien du porte-avions léger du 24 juillet au 4 septembre en Manche, le torpilleur et le porte-avions faisant escale à Saint-Malo du 31 juillet au 2 août, à Cherbourg du 9 au 13 août, au Havre du 20 au 25 août. Ils rentrent à Brest le 5 septembre 1947.

Après une sortie du 15 au 30 septembre, le Berthier et l’Alienor d’Aquitaine font escale à La Rochelle du 1er au 8 octobre où est accueillie une délégation de sa ville marraine, Poitiers, longtemps capitale du duché d’Aquitaine. Ils rentrent à Brest le lendemain.

Le Berthier participe à la traversée de longue durée du porte-avions en direction de la Méditerranée, les deux navires faisant escale à Vigo du 14 au 15 octobre, à Lisbonne du 18 au 21 octobre, Gibraltar du 23 au 25 octobre, Oran du 26 au 28 octobre puis Ajaccio du 29 au 31 octobre 1947.

Il repartent alors pour Brest, ne faisant escale que quelques heures pour se ravitailler à Casablanca le 1er novembre avant de rejoindre au large de Lorient le porte-avions Painlevé et les cuirassés Normandie et Lorraine pour un important exercice aéronaval réalisé jusqu’au 21 novembre qui permet au groupe aérien du porte-avions léger de se roder notamment face à un groupe aérien expérimenté.

Tout comme le porte-avions léger, le Berthier passe au bassin du 22 au 30 novembre (bassin Tourville) pour inspection et réparations. Il sort pour essais du 1er au 4 décembre, accueillant le 3 décembre au large d’Ouessant le Tirailleur venu de Lorient.

Le 10 décembre 1947, le Berthier quitte Brest en compagnie du Tirailleur et du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine pour rallier l’Indochine et leur base de Cam-Ranh où les trois navires arrivent le 19 janvier 1948.

Le Berthier passe au bassin du 20 au 27 janvier, sortant pour essais les 28 et 29 janvier et pour remise en condition du 31 janvier au 7 février, à chaque fois en compagnie du Tirailleur.

Les deux torpilleurs effectuent une école à feux du 9 au 17 février, participant ensuite aux essais (17 au 22 février) et à la remise en condition du porte-avions léger en compagnie également du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay Trouin (24 février au 6 mars).

Le Berthier et le Tirailleur accompagnent le porte-avions dans une croisière dans les ports amis de la région. Ils quittent Cam-Ranh le 12 mars, font escale à Hong Kong du 16 au 20 mars, à Manille du 22 au 25 mars, Singapour du 28  mars au 4 avril et enfin Batavia du 5 au 10 avril avant de mettre cap sur Cam-Ranh où ils arrivent le 17 avril 1948.

Les torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions pour un entrainement du 24 avril au 2 mai, du 7 au 17 mai, du 24 mai au 3 juin et du 10 au 18 juin pour des entrainements à l’attaque antisurface et pour des missions de défense aérienne avec des duels contre les avions de l’armée de l’air.

Les trois navires ressortent pour entrainement du 30 juin au 12 juillet, faisant escale à Subic Bay du 13 au 15 juillet avant de manoeuvrer avec l’Asiatic Fleet (US Navy) du 16 au 22 juillet puis de rentrer à sa base le 25 juillet 1948.

L’Alienor d’Aquitaine sort pour entrainement du 29 juillet au 7 août, faisant escale à Saïgon du 8 au 11 août avant une nouvelle phase d’entrainement du 12 au 27 août. Il rentre à Cam-Ranh le 30 août 1948. Il sort à nouveau du 2 au 9 septembre 1948, à chaque fois en compagnie du Berthier et du Tirailleur.

E-Torpilleurs d’escadre classe Empire

Avant-propos

Plus les années passaient et plus la guerre semblait proche. Le réarmement engagé depuis le printemps 1940 nécessitait de simplifier les constructions pour réduire les coûts et le temps de construction.

Par rapport aux Bourrasque/L’Adroit, les Le Hardi intégraient de nombreuses améliorations notamment le recours à la soudure et aux alliages légers.

Avec la classe Empire, la France va plus loin, simplifiant encore la construction et intégrant un début timide mais un début certes de préfabrication.

Sur le plan strictement technique, il y à peu de changements. Le schéma de coque reste le même moins des modifications de détail.

La propulsion reste classique (turbines à engrenages et chaudières à vapeur) et pour la première fois standardisée sur les douze navires de la flotte avec des turbines Parsons.

Il y à de tout de même la nouveauté d’un rouf continu, permettant de se déplacer d’un bout à l’autre du navire sans sortir ce qui se révéléra précieux par très mauvais temps et le positionnement des logements situés à proximité du poste de travail et ce quelque soit la grade. Le mat principal est renforcé pour supporter le poids des radars. L’armement évolue peu.

Quatre navires sont financés à la tranche 1945, quatre navires à la tranche 1946 et quatre navires à la tranche 1948, ces derniers étant construits dans un chantier américain en l’occurence les chantiers Ingalls de Pascagoula dans le Mississipi.

Ces derniers navires entreront cependant en service après le début de la guerre en Europe et qu’un temps, l’US Navy envisagea de les racheter. Seuls un armement non conforme préservea ses navires d’une carrière américaine au lieu d’une carrière française.

Le Berthier

-Le Berthier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 14 juin 1944 et lancé le 12 décembre 1945 pour un période d’armement flot.

Le Berthier quitte son chantier constructeur le 20 juin 1946 pour rallier Lorient en fin de son journée. Outre des travaux complémentaires, le torpilleur va subir ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Berthier est officiellement admis au service actif le 14 janvier 1947.

Avec le Tirailleur, le Berthier va assurer la protection du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine destiné aux FNEO.

Le Berthier quitte Lorient le 15 janvier et rallie Brest le lendemain 16 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais du porte-avions du 25 janvier au 3 février puis du 10 février au 5 mars avant l’entrainement du groupe aérien du 22 mars au 4 mai 1947, les deux navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 12 mai au 15 juin, le porte-avions léger est indisponible pour modifications à flot, le Berthier sortant pour une école à feux du 15 au 23 mai puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 6 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Il participe aux essais et à l’entrainement du groupe aérien du porte-avions léger du 24 juillet au 4 septembre en Manche, le torpilleur et le porte-avions faisant escale à Saint Malo du 31 juillet au 2 août, à Cherbourg du 9 au 13 août, au Havre du 20 au 25 août. Ils rentrent à Brest le 5 septembre 1947.

Après une sortie du 15 au 30 septembre, le Berthier et l’Alienor d’Aquitaine font escale à La Rochelle du 1er au 8 octobre où est accueillie une délégation de sa ville marraine, Poitiers, longtemps capitale du duché d’Aquitaine. Ils rentrent à Brest le lendemain.

Le Berthier participe à la traversée de longue durée du porte-avions en direction de la Méditerranée, les deux navires faisant escale à Vigo du 14 au 15 octobre, à Lisbonne du 18 au 21 octobre, Gibraltar du 23 au 25 octobre, Oran du 26 au 28 octobre puis Ajaccio du 29 au 31 octobre 1947.

Il repartent alors pour Brest, ne faisant escale que quelques heures pour se ravitailler à Casablanca le 1er novembre avant de rejoindre au large de Lorient le porte-avions Painlevé et les cuirassés Normandie et Lorraine pour un important exercice aéronaval réalisé jusqu’au 21 novembre qui permet au groupe aérien du porte-avions léger de se roder notamment face à un groupe aérien expérimenté.

Tout comme le porte-avions léger, le Berthier passe au bassin du 22 au 30 novembre (bassin Tourville) pour inspection et réparations. Il sort pour essais du 1er au 4 décembre, accueillant le 3 décembre au large d’Ouessant le Tirailleur venu de Lorient.

Le 10 décembre 1947, le Berthier quitte Brest en compagnie du Tirailleur et du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine pour rallier l’Indochine et leur base de Cam-Ranh où les trois navires arrivent le 19 janvier 1948.

Le Berthier passe au bassin du 20 au 27 janvier, sortant pour essais les 28 et 29 janvier et pour remise en condition du 31 janvier au 7 février, à chaque fois en compagnie du Tirailleur.

Les deux torpilleurs effectuent une éccole à feux du 9 au 17 février, participant ensuite aux essais (17 au 22 février) et à la remise en condition du porte-avions léger en compagnie également du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay Trouin (24 février au 6 mars).

Le Berthier et le Tirailleur accompagnent le porte-avions dans une croisière dans les ports amis de la région. Ils quittent Cam-Ranh le 12 mars, font escale à Hong Kong du 16 au 20 mars, à Manille du 22 au 25 mars, Singapour du 28 mars au 4 avril et enfin Batavia du 5 au 10 avril avant de mettre cap sur Cam Ranh où ils arrivent le 17 avril 1948.

Les torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions pour un entrainement du 24 avril au 2 mai, du 7 au 17 mai, du 24 mai au 3 juin et du 10 au 18 juin pour des entrainements à l’attaque antisurface et pour des missions de défense aérienne avec des duels contre les avions de l’armée de l’air.

Les trois navires ressortent pour entrainement du 30 juin au 12 juillet, faisant escale à Subic Bay du 13 au 15 juillet avant de manoeuvrer avec l’Asiatic Fleet (US Navy) du 16 au 22 juillet puis de rentrer à sa base le 25 juillet 1948.

L’Alienor d’Aquitaine sort pour entrainement du 29 juillet au 7 août, faisant escale à Saïgon du 8 au 11 août avant une nouvelle phase d’entrainement du 12 au 27 août. Il rentre à Cam-Ranh le 30 août 1948. Il sort à nouveau du 2 au 9 septembre 1948, à chaque fois en compagnie du Berthier et du Tirailleur.