Pologne et Pays neutres (77) Suède (12)

Chars et Véhicules blindés

Avant-propos

Au début de la Pax Armada l’armée suédoise est peu motorisée et surtout est très hippomobile. Elle ne dispose que de treize chars légers dont trois modernes. Le nombre va sérieusement augmenter tant dans le domaine des chars que dans celui des autos blindées. Cette augmentation est quantitative et qualitative avec des chars suédois et des chars étrangers.

Véhicules blindés

Pansarbil m/39 : auto blindée également exportée au Danemark. Les seize exemplaires utilisés par l’armée suédoise sont armés d’un canon de 40mm au lieu du canon de 20mm des dix-huit autos blindées exportées au Danemark. Retirées du service en 1962.

Landsverk L-180

Landsverk L-180/181/182 : La Landsverk L-180 était une auto blindée suédoise produit par la Landsverk AB, un modèle d’auto blindée à six roues robuste qui à été utilisée par l’armée suédoise et exportée aux Pays-Bas, au Danemark, en Estonie et en Irlande.

L’Armen à sélectionné ce modèle tardivement après avoir évalué des véhicules commandés par l’Irlande. Une première commande de seize véhicules passée en mars 1940 est honorée au printemps 1941. Deux autres commandes de seize et de vingt-quatre exemplaires portant le nombre de véhicules à cinquante-six exemplaires tous livrés en septembre 1945. Ces véhicules sont utilisés jusqu’en 1959.

-KP-Bil : La Terrängbil m/42 KP (Tgbil m/42 SKP/VKP) est un véhicule blindé tout-terrain utilisé par l’armée suédoise comme transport de troupes blindé. Deux prototypes sont commandés en 1942 mais ne débouchent pas immédiatement sur une production en série.

Les premières leçons du second conflit mondial montre l’utilité d’un transport protégé pour l’infanterie afin qu’elle suive les chars en terrain bouleversé. La production à été limitée avec environ 150 exemplaires utilisés jusqu’à leur remplacement par un APC chenillé.

-Le Terrangbil m/42 KP est un véhicule blindé suédois de 8500kg mesurant 6.30m de long pour une largeur de 2.30m. Protégé par un blindage allant de 4 à 20mm, il était armé d’une mitrailleuse dans une tourelle monoplace. A l’équipage de trois hommes (chef de véhicule, conducteur, tireur) s’ajoutait sept soldats équipés.

-Stormartillerivagn m/43 : canon d’assaut produit durant le second conflit mondial à trente-six exemplaires en combinant le châssis du Stridsvagn m/41 SII avec un canon de 75mm pour vingt-quatre premiers exemplaires et un canon de 105mm pour les douze derniers exemplaires. Ces véhicules furent d’abord considérés comme des canons automoteurs avant d’être transférés aux unités blindés et considérés comme des canons d’assaut.

Le Stormartillerivagn m/43 était un canon d’assaut de conception et de fabrication suédoise pesant 12.4 tonnes, mesurant 5.05m de long pour 2.14m de large et une hauteur de 2.29m. Propulsé par un moteur diesel de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 43km/h.. Il était servit par un équipage de quatre hommes qui mettait en œuvre un canon de 75mm ou de 105mm.

Chars

Landsverk L-120 utilisé pour des tests mais pas pour un usage opérationnel

Stridsvagn m/31 : trois exemplaires appelés également Landsverk L-10 ont été acquis en 1935 par l’armée suédoise. Ils ont été utilisés essentiellement pour l’entrainement jusqu’à leur mise en réserve en octobre 1940. En septembre 1948 deux véhicules encore en état sont remis en service pour protéger les institutions. Ils sont retirés du service en septembre 1952 et envoyés à la casse.

Le Stridsvagn m/31 est un char léger de conception et de fabrication suédoise pesant 10.4 tonnes, mesurant 5.2m de long pour 2m de large et 2.22m de haut. Propulsé par un moteur de 150ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 40km/h et franchir 201km. Il était armé d’un canon de 37mm Bofors et d’une mitrailleuse de 6.5mm ksp m/14-29, son équipage se composant de quatre hommes.

Stridsvagn m/37 : deux exemplaires de la chenillette AH-IV livrés par la Tchécoslovaquie et quarante-six construits sous licence.

Landsverk L-60 : Famille de chars qui forme le cœur de la force blindée suédoise avec quinze Strv m/38, vingt Strv m/39n 100 Strv m/40L et 80 Strv m/40K soit un total de 215 exemplaires. Ce char à aussi été exporté en Irlande, en Autriche et en Hongrie où il allait donner naissance au Toldi.

Le Landsverk L-60 était un char léger de 8.5 tonnes mesurant 4.8m de long pour une largeur de 2.075m et une hauteur de 2.05m. Propulsé par un moteur de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 45km/h et parcourir 270km. Protégé par un blindage variant de 5 à 15mm, il était armé d’un canon de 20mm associé à une mitrailleuse de 7.92mm, l’équipage se composant de trois hommes.

Stridsvagn m/41 : char léger TNH produit sous licence après la saisie de quatre-vingt dix chars produits en Tchécoslovaquie par les allemands.

Stridsvagn m/42 : Ce char de conception et de fabrication suédoise produit à 282 exemplaires durant la Pax Armada. Il est issu du Lago, un char de 16 tonnes armés avec un canon hongrois de 40mm et trois mitrailleuses produit pour l’armée hongroise, lui même issu du L-60.

Le nouveau char suédois pesait 22 tonnes et était armé d’un canon de 75mm de 31 calibres en tourelle. La mise au point à été longue en raison de problèmes techniques notamment concernant la transmission. Ce char est resté en service jusqu’en 1961 quand il est retiré du service et remplacé par des chars plus modernes.

Le Stridsvagn m/42 est un char moyen de conception et de fabrication suédoise pesant 22.5 tp,,es, mesurant 6.22m de long pour 2.34m de large et 2.585m de haut, un moteur de 380ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 42 à 45km/h. Son blindage est de 9 à 55mm, son armement composé d’un canon de 75mm modèle 1941 et de quatre mitrailleuses de 8mm m/39, l’équipage se composant de quatre hommes.

Pologne et Pays Neutres (75) Suède (10)

Armes de l’infanterie

Pistolet

Pistol m/40 & m/40b : 100000 exemplaires du pistolet finlandais Lahti L-35 produit sous licence.

Pistolets mitrailleurs

MP-18

Suomi KP/-31

Kpist m/37 : version produite sous licence de 35000 exemplaires du pistolet mitrailleur finlandais Suomi KP/-31

Carl Gustav M-45

Kpist m/45 : pour compléter le pistolet mitrailleur finlandais la Suède va mettre au point un pistolet mitrailleur moderne, le Carl Gustav, une arme produite à 300000 exemplaires entre 1945 et 2007.

Cette arme qui à été produite sous licence en Egypte et qui à aussi été utilisée par les américains est une arme qui s’est inspirée des MP-40, des Sten et des différents modèles de pistolets mitrailleurs soviétiques.

Le Carl Gustaf M-45 est une arme de conception et de fabrication suédoise pesant 3.35kg à vide (4.2kg chargée) mesurant 808mm (550mm crosse repliée) avec un canon de 212mm de long. Il tire la cartouche 9x19mm Parabellum à une distance maximale de 250mm et une cadence de tir maximale de 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 36 cartouches.

MP-35

-Kpist m/39 : désignation suédoise du pistolet mitrailleur allemand MP-35

Fusils

Fusil suédois Mauser modèle 1938

-Swedish Mauser

Sous cette désignation de Mauser suédois se trouve en réalité toute une famille de fusils de type Mauser utilisée par l’Armen aux côtés d’autres fusils plus (Automatgevär m/42) ou moins (Karabiner 98K) modernes.

Inspiré du Mauser modèle 1893 cette arme se distingue par son calibre (6.5mm) et une construction plus robuste avec des matériaux de très haute qualité.

Après des essais menés par un modèle 1892, le premier modèle mis en service est la Carabine modèle 1894 produite à 127000 exemplaires de 1898 à 1918 puis sporadiquement jusqu’en 1932 date à laquelle la production cesse complètement.

Elle est suivie par un fusil modèle 1896 produit à 535000 exemplaires, un fusil raccourci modèle 1938 produit à 143230 exemplaires (NdA par raccourci j’entends non pas une nouvelle version type carabine mais un fusil dont l’encombrement s’éloigne des fusils à répétition de la fin du 19ème siècle pour celui des fusils mis au point dans les années trente comme notre MAS 36) et enfin un fusil de sniper modèle 1941.

Ces différents modèles sont toujours en service en septembre 1948 aux côtés des armes citées plus haut. Les unités d’active cessent de les utiliser au début des années soixante mais certaines unités de réserve vont l’utiliser jusqu’en 1983. Le modèle 1938 est encore aujourd’hui l’arme de parade et de cérémonie de la Garde Royale suédoise.

Le fusil pèse 4kg et la carabine 3.4kg. Les dimensions varient également en fonction du modèle avec une longueur totale de 1260m pour le m/96 mais de 1120mm pour le m/38 et de 950mm pour le m/94.

Même chose pour le canon qui mesure 739mm pour le modèle 1896, 610mm pour le modèle 1938 et 450mm pour le modèle 1894. Les différents modèles tirent la cartouche suédoise standard (6.5x55mm) à une distance maximale de 600 à 800m sachant que l’alimentation se fait par des chargeurs de cinq coups.

Karabiner 98K

Automatgevär m/42

Automatgevär m/42

L’Automatgevär m/42 (fusil automatique modèle 1942) est un fusil automatique de conception et de fabrication suédoise destiné à remplacé les Swedish Mauser mais qui en raison de problèmes de mise au point ne le fit que partiellement. En effet avec seulement 30000 exemplaires produits on peut difficilement le considérer comme le fusil standard de l’infanterie suédoise.

En septembre 1948 les 30000 fusils sont en service mais la production à été suspendue le temps de trouver (ou pas) une solution sur les problèmes techniques. La production reprend en septembre 1949 avec une version modifiée baptisée Automatgevär m/42B qui sera produite à 45000 exemplaires jusqu’en mars 1955 quand elle cesse définitivement. Ces armes seront remplacées par un fusil d’assaut d’origine allemande.

Outre la Suède ce fusil va être utilisé en petit nombre par le Danemark, l’Irak, l’Egypte et la Norvège.

L’Automatgevär m/42 est un fusil de conception et de fabrication suédoise pèse 4.71kg mesurant 1214mm de long dont 622mm pour le canon permettant le tir d’une cartouche de 6.5x55mm à une distance maximale de 500 à 800m, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 10 cartouches.

Fusils mitrailleurs

-M1918 Browning Automatic Rifle (BAR)

-Kulsprutegevär m/1940

Le Kulsprutegevär m/40 (Kg m/40) est un fusil automatique lourd pouvant être considéré comme un fusil mitrailleur. Comparable au FG-42, ce fusil à été produit en petit nombre pour l’Allemagne qui ne l’utilisa guère pour des raisons obscurces.

La production est lancée à partir du 22 novembre 1933 pour cette arme disposant d’un double système d’emprunt de gaz et d’une double gachette.

Cette arme est mise en service à la fin des années trente produite à un nombre appréciable (les sources incertaines varient entre 25000 et 57000 exemplaires !). Elle est utilisée comme fusil mitrailleur aux côtés du Browning Automatic Rifle (BAR).

Le Kulsprutegevär m/40 est fusil lourd/fusil mitrailleur de conception et de fabrication suédoise pesant 8.5kg, mesurant 1257mm de long (685mm pour le canon), tirant la cartouche suédoise standard (6.5x55mm) à une distance maximale de 2000m à raison de 480 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 20 coups.

Mitrailleuses

-Kulspruta m/1914 : De 1914 à 1930 la Suède à produit sous licence 1300 mitrailleuses austro-hongroises Schwarzlose en calibre 6.5x55mm. Certaines étaient toujours en service en septembre 1948 mais pas au sein des unités d’infanterie.

Kulspruta m/36 désignation suédoise de la mitrailleuse moyenne américaine à refroidissement par eau Browning M1917 en calibre 8x63mm, les mitrailleuses de ce type produites en 6.5mm portant la désignation de Kulspruta m/14-29.

Kulspruta m/42

Sous cette désignation figure une version modifiée de la Browning M1919A6, une mitrailleuse tirant d’abord la cartouche suédoise standard (6.5x55mm) puis une cartouche plus lourde (8x63mm) en attendant la nouvelle cartouche standard du monde occidental (7.62x51mm). Après un premier modèle, un deuxième modèle plus léger à été produit sous la désignation de Ksp m/42B.

Cette mitrailleuse moderne à été produite de 1937 à 1947 à 15700 exemplaires pour armer aussi bien l’infanterie, que la cavalerie ou l’artillerie (défense antiaérienne rapprochée des batteries). Elle est restée en service jusqu’en 1962 quand elle à été remplacée par une mitrailleuse plus moderne.

La Kulspruta m/42 est une mitrailleuse moyenne pesant 16kg, mesurant 1351mm de long, disposant d’un canon de 607mm. Fonctionnant par court recul, elle peut tirer 600 à 720 coups par minute sachant que la portée maximale se faisant de 1800 à 2000m avec pour alimentation un système de bandes.

Mortiers

Granatkastare m/40

-Le mortier léger standard de l’Armen est le GRANATKASTARE m/40, une arme de conception et de fabrication suédoise mise en service en 1941.

Servie par trois hommes (chef de pièce, tireur et pourvoyeur), il était d’un calibre inhabituel pour un mortier (47mm). Disposant d’un tube de 669mm, il pesait 11.7kg pouvait tirer un projectile à une distance comprise entre 100 et 480m.

Granatkastare m/29

-Le mortier medium standard de l’armée suédoise durant le second conflit mondial était le GRANATKASTARE m/29, un mortier de type Stokes-Brandt bien modifié par la firme suédoise Tampella.

Cette arme était servie par cinq hommes, pesait 61kg en ordre de combat, disposait d’un tube de 994mm d’un diamètre standard de 81.4mm tirant un projectile de 3.25kg à une distance comprise entre 100 et 2650m à raison de 12 à 18 coups par minute, l’arme pointant en site de +40° à +90° et en azimut de 8° à 12°.

Granatkastare m/41

-Le mortier lourd standard de l’armée suédoise est le GRANATKASTARE m/41, un mortier de conception et de fabrication suédoise, un produit de la firme Tampella. Mis en service en 1941, il à été produit à 596 exemplaires.

Servit par huit hommes, d’un calibre de 120mm, il pesait 269kg en position de combat mais 625kg en configuration transport (avec un affût à deux roues), disposant d’un tube de 1890mm permettant le tir d’un projectile de 12.5kg à une distance comprise entre 600 et 5300m à raison de dix à huit coups par minute sachant que l’arme peut pointer en site de +45° à +85° et en azimut sur 35°

Pologne et Pays Neutres (74) Suède (9)

Ordre de bataille simplifié de l’armée de terre

Reconstitution d’un uniforme suédois modèle 1939

-Etat-major général de l’armée de terre

-Conseil Militaire Supérieur

Organe consultatif qui se met en disponibilité en temps de guerre

Zones Militaires

Suite à une réforme de septembre 1941, les zones militaires et les districts militaires sont fusionnés, le territoire suédois étant divisé en sept zones militaires chargées en temps de paix de gérer la formation des conscrits, le soutien et prépare la mobilisation des unités qui sont ensuite placées sous le commandement des corps d’armée.

Les zones militaires assurent la défense locale, la défense territoriale au travers de régiments spécifiques et en prennant sous son aile les unités de la Home Guard.

Les sept zones militaires ont leur état-major stationné à Kristianstad (zone militaire n°1), à Ostersünd (zone militaire n°2), à Skövde (zone militaire n°3), à Stockholm (zone militaire n°4), à Karlstadt (zone militaire n°5), à Böden (zone militaire n°6) et à Visby (zone militaire n°7).

Chaque zone militaire dispose de deux régiments d’infanterie, d’un bataillon de cavalerie, d’un régiment d’artillerie, de deux compagnies du génie et d’unités de la Home Guard.

Corps d’Armée

En septembre 1948 l’armée suédoise commence à mettre sur pied quatre corps d’armée qui vont engerber chacun deux divisions d’infanterie soit huit divisions d’infanterie. Aux deux unités d’infanterie vont s’ajouter des unités d’appui et de soutien selon le schéma suivant :

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major (soutien, ravitaillement et protection)

-Un groupement de soutien logistique

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un régiment du génie

-Un bataillon mobile (cavalerie et autos blindées)

-Un régiment de transmissions

Groupement mobile

Ce groupement mobile regroupe sous son commandement quatre brigades, des unités qui mélangent unités montées et unités motomécaniques, une version suédoise de nos divisions «pétrole-picotin».

Il semble qu’il s’agissait d’une situation provisoire en attendant la transformation en division motomécaniques mais cette transformation ne se fera qu’à la fin du conflit soit faute de temps ou de moyens ou de volonté.

Organisation des grandes unités

Infanterie suédoise durant le second conflit mondial

Division d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un bataillon de sécurité

-Un groupement de soutien logistique (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire) qui remplacent le bataillon de service et le bataillon médical.

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie d’autos blindées

-Un bataillon de cavalerie

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon du génie

Brigades mobiles

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un bataillon de service

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie d’autos blindées

-Deux bataillons de chars légers

-Deux régiments montés

-Un régiment d’artillerie (motorisée pour les 1ère et 3ème brigades, hippomobile pour les 2ème et 4ème)

-Une compagnie antichar et antiaérienne

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major (soutien, ravitaillement et protection)

Mortier de 81mm Granatskare m/29, un Stokes-Brandt profondément modifié par Tampella

-Une compagnie de mortiers et de mitrailleuses

-Une compagnie antichar

-Trois bataillons d’infanterie à trois compagnies de fusiliers, une compagnie d’éclaireurs et une compagnie d’appui

Régiment monté

-Un escadron de commandement et de soutien

-Trois escadrons montés

-Un escadron d’appui avec un peloton de mitrailleuses, un peloton de mortiers et un peloton de canons antichars

Régiment d’artillerie

-Une batterie de commandement et de soutien

-Une batterie de conduite de tir

-Trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit trente-six bouches à feu

Bataillon d’infanterie

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies de fusiliers

-Une compagnie d’éclairage

-Une compagnie d’appui (section de mortiers, section de mitrailleuses, section de canons automatiques)

Bataillon de cavalerie

-Un escadron de commandement et de soutien

-Trois escadrons montés à trois pelotons montés et un peloton de mitrailleuses

-Un escadron d’appui (un peloton de mortiers, un peloton de mitrailleuses et un peloton de canons antichars)

Bataillon de chars légers

Char léger Stridsvagn m/31

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies à trois pelotons de quatre chars et un peloton de quatre autos blindées soit dix-sept véhicules par compagnie, cinquante-trois au total répartit entre deux chars pour le commandant du bataillon et son adjoint, dix-sept véhicules par compagnie (douze chars légers, quatre autos blindées et un char léger pour le commandant de compagnie).

Bataillon du génie

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une compagnie de pontonniers

-Une compagnie de déminage

-Une compagnie de travailleurs (construction et aménagement)

Bataillon de service

-Une compagnie de maintenance

-Une compagnie de ravitaillement

-Une compagnie sanitaire

Compagnie d’autos blindées

-Un peloton de commandement et de soutien

-Un peloton motocycliste

-Trois pelotons de quatre autos blindées

Compagnie antiaérienne et antichar

Canon de 37mm Bofors

-Une section de commandement et de ravitaillement

-Deux sections de quatre canons antichars

-Deux sections de quatre canons antiaériens

Pologne et Pays Neutres (73) Suède (8)

Aux temps modernes : des guerres napoléoniennes à nos jours

Soldat suédois en uniforme modèle 1806

Du 31 octobre 1805 au 6 janvier 1810 à lieu la guerre franco-suédoise. La Suède est soutenue par la Grande-Bretagne et la Prusse va affronter la France, l’Espagne et la Hollande.

Le 9 août 1805 la Suède à rejoint la troisième coalition suite à l’exécution du duc d’Enghien le 21 mars 1804 («pire qu’un crime une faute»). Elle autorise la Grande-Bretagne à utiliser la Poméranie suédoise comme base en échange de subsides. Le 31 octobre 1805 Stockholm déclare la guerre à la France.

En novembre 1805 une offensive combinée suédo-anglo-russe (12000 hommes) est lancée pour récupérer le Hanovre occupé par la France. Après la défaite austro-russe à Austerlitz, les suédois sont laissés seuls et doivent évacuer le pays en avril 1806 et se replient sur la Poméranie suédoise. Un accord franco-prussien est signé peu après.

A l’été 1806 une quatrième coalition est mise sur pied. La Suède peut occuper le Lauenburg mais devant l’offensive française, les soldats suédois doivent se replier sur la ville hanséatique de Lübeck pour évacuer mais les soldats français avancent trop vite. Suite à la bataille de Lübeck, 1000 suédois sur 1800 sont capturés. Ils sont très bien traités par le maréchal Bernadotte qui pose ici (mais il ne sait pas encore) les premiers jalons qui allait le conduire au trône de Suède.

La Poméranie suédoise est envahie début 1807, les français mettant le siège devant la ville de Stralsund. Après un premier cessez le feu le 18 avril 1807, la Suède reprend la lutte le 8 juillet 1807 après avoir refusé de rejoindre le système continental. Stralsund tombe aux mains des français le 20 août 1807. Les troupes suédoises comme c’est souvent la coutume à l’époque rentrent au pays avec armes munitions et bagages.

Après sa défaite dans la guerre russo-suédoise, la Suède signe le 6 janvier 1810 le traité de Paris. En échange du retour sous souveraineté suédoise de la Poméranie, Stockholm doit rejoindre le système continental.

Le 17 novembre 1810 la Suède doit déclarer la guerre à la Grande-Bretagne les marchandises sont saisies. Une guerre pour la forme (17 novembre 1810 au 18 juillet 1812) sans combats une Bloodless War (guerre sans sang). Les seuls tués sont les victimes des émeutes de Klagerup quand la troupe tire sur des opposants à la conscription le 15 juin 1811.

En 1812 la France occupe la Poméranie suédoise et l’île de Rügen, la Suède fait la paix avec la Grande-Bretagne dans le cadre du Traité d’Orebro (18 juillet 1812). Le même jour la Grande-Bretagne et la Russie signe une paix.

Du 14 mars 1808 au 10 décembre 1809, le royaume de Danemark-Norvège affronte la Suède. Le casus belli c’est l’alliance du royaume de Danemark-Norvège avec la France et l’alliance de la Suède avec la Grande-Bretagne. C’est une guerre que personne ne veut ce qui explique qu’elle se termine par une trêve. La paix est conclue par un retour au status quo ante bellum le 10 décembre 1809.

L’armée suédoise de l’époque c’est 23000 hommes dont 7000 hommes dans le sud de la Suède avec 14000 à la frontière norvégienne et 2000 dans le Norrland. Elle est bien équipée et bien entrainée.

On trouve plusieurs régiments comme le régiment de Hälsinge (1630-1709, 1709-1713 et depuis 1713). En 1816 ce régiment à huit compagnies reçoit le numéro 14 ou encore le régiment de Skaraborg (1624-1709 et 1709-1939). Devenu en 1816 le 9ème régiment d’infanterie, il est transformé en 1939 en régiment blindé qui va intégrer une brigade mobile (mobil brigad).

Le régiment de Kalmar (1626-1709 et 1709-1927) est un régiment d’infanterie à huit compagnies qui devient le 20ème RI en 1816 puis le 21ème RI en 1892. En 1927 il fusionne avec le régiment de Jönköping pour former le régiment de Jönköping-Kalmar.

Le Live Grenadier Regiment en suédois Livgrenadjärregementet est créé en 1928. En 1791, les régiments d’infanterie et de cavalerie d’Östergötland fusionnent pour donner naissance à un régiment de Life Grenadier. En 1816 le régiment est divisé en deux, les 1stet 2nd Life Grenadier Regiment. En 1928 les deux régiments sont fusionnés pour redonner naissance à un régiment unique qui reçoit également une autre désignation, le 4ème RI. Le Bohuslan Regiment est créé en 1720 et est devenu en 1816 le 17ème RI.

En face on trouve une armée dano-norvégienne de 36000 hommes mais seulement 5000 peuvent être employés contre la Suède. A cela s’ajoute une armée française composée de 12500 français, de 14000 espagnols, 6000 néerlandais et 12500 danois.

Ce conflit se termine par le Traité de Jönköping (10 décembre 1809) qui prévoit aucune cession de territoires, les navires britanniques sont maintenus à distance des côtés suédois, les rénégats et crriminels doivent être extradés.

En 1814 le Traité de Kiel cédera la Norvège à la Suède non sans que les norvégiens ne tentent par les armes d’échapper à l’union prévue avec la Suède.

L’armée suédoise au 20ème siècle.

Uniforme modèle 1910

L’armée suédoise à longtemps reposé sur le mercenariat et un volontariat plus moins corseté par des pressions sociales et fiscales. En 1901 la Suède va mettre sur pied un service militaire universel qui va perdurer bien au delà du second conflit mondial.

Les conscrits suivent un service militaire d’un an puis suivent jusqu’à un âge avancé (50 puis 45 ans) des périodes de rafraichissement toutes les 4 à 6. Ceux décidant de devenir réservistes subissent eux des rappels annuels plus ou moins longs en fonction du grade acquis.

Durant les deux conflits mondiaux, le service est temporairement porté à deux ans pour augmenter le nombre de soldats disponibles mais le projet de pérenniser cette extension n’à jamais pu aboutir en raison de nombreu oppositions politiques.

Si la Suède est restée neutre durant le premier conflit mondial elle s’est tout de même engagé dans les îles Aland en 1918.

Ces îles de la mer Baltique sont russes depuis 1809 intégrant le Grand Duché de Finlande. En 1856 suite à la guerre de Crimée, le Traité de Paris les démilitarise. En 1914 la Russie y installe une base de sous-marins utilisée également par les britanniques. Des fortifications sont construites mais leur puissance inquiètent Stockholm qui craignent qu’elles ne servent pour envahir la Suède.

En décembre 1917 la Finlande est indépendante. La population des îles Aland veut rejoindre la Suède ou du moins une intervention pour rétablir l’ordre en raison de la dissolution des troupes russes suite aux révolutions de février et d’octobre.

Ces îles étaient alors occupées par les Rouges, la Suède intervenant en février 1918 suivis par les allemands en mars. Le conflit est aussi relié à la guerre civile finlandaise entre Blancs et Rouges.

Le 10 février 1918 la guerre civile finlandaise arrive à Aland avec l’arrivée des Blancs finlandais. Peu de résistance russe. Le 13 février, le gouvernement suédois décide d’envoyer des troupes dans les îles Aland. Les blancs finlandais pensent que les suédois de leur côté mais ce n’est pas le cas. On assistance à une alternance de combats et de négociations. Les suédois contrôlent toutes les îles le 2 mars 1918.

Les allemands capturent les Rouges en raison de la crainte de voir la Suède rejoindre les alliés. Le 6 mars 1918, un accord germano-suédois est signé pour le partage des îles. Le 14 mars la majorité des troupes suédoises sont évacuées, les derniers soldats de Stockholm quittant la zone le 26 mai 1918 quand la guerre civile finlandaise s’achève.

Les allemands quittent les îles en septembre 1918. Trois ans plus tard en 1921, les îles sont cédées à la Finlande où elles forment une région autonome de la Finlande et sont démilitarisées.

Sur le plan des effectifs on trouve 2150 russes (dont 150 militants bolchéviques) contre 700 à 800 suédois, 900 allemands et 460 finlandais blancs.

L’Acte de Défense de 1925 voté le 26 mai 1925 entre en application le 1er janvier 1928. Cet acte entame une politique de désarmement qui ne changera qu’avec l’Acte de Défense de 1936.

Le nombre de divisions est baissé à quatre, dix-sept unités militaires sont dissoutes, le service militaire réduit à 140 jours, de nombreux conscrits sont transférés à l’Armée de Réserve.

L’Armen passe donc de six à quatre divisions, la cavalerie est réduite de cinquante à douze compagnies, l’infanterie de 364 à 122, les troisièmes bataillons des régiments d’infanterie sont dissous, les compagnies de service sont réduites de dix-huit à douze compagnies, le génie de trente-deux à vingt-deux, les compagnies de soutien sont réduites à trois, deux compagnies blindées étant mises sur pied.

A la différence de nombre d’armées l’armée suédoise à longtemps été uniquement organisée en temps de paix de régiments, des gros régiments avec plusieurs bataillons qu’ils soient d’active ou de réserve. Ces régiments étaient des régiments d’infanterie, de cavalerie, d’artillerie et du génie.

Uniformes suédois modèle 1944

Armée de masse, la Suède choisit au début des années quarante de réorganiser son armée de terre pour l’adapter à l’époque. Les leçons de la guerre de Pologne sont tirées notamment la nécessité d’améliorer la mobilité des unités.

Le gouvernement suédois choisit une armée à deux vitesses, une armée territoriale au travers des zones militaires pour défendre le pays de manière ferme et décidée et une armée mobile capable d’intervenir sur tout le territoire rapidement. Elle comprend quatre corps d’armée et quatre brigades mobiles mélant des unités de cavalerie et des unités motomécaniques (NdA comment dit-on «pétrole-picton» en suédois). Les unités d’artillerie et du génie sont modernisées et voient leurs capacités accrues.

Jusqu’en 1937 le roi était le chef de l’armée, un rôle plein et entier et non symbolique comme dans d’autres pays. Cette année la poste de chef de l’armée (Chefen för armén) est créé, le roi restant le chef mais un chef sans pouvoir, un chef symbolique.

Le 30 novembre 1939 l’URSS envahit la Finlande. C’est le début de la Guerre d’Hiver. Face au Goliath soviétique, le David finlandais fait mieux que résister. Les finlandais ne sont pas seuls car des suédois sont à leurs côtés. L’armée suédoise ? Non un corps de volontaires de près de 10000 hommes qui allait intégrer également des danois et des norvégiens.

15000 suédois se présentent, 10000 sont sélectionnés mais seulement 8000 sont envoyés en Finlande pour combattre l’Armée Rouge. A cela se sont ajoutés des hommes qui ont rejoint individuellement le front.

A cela s’ajoute une aide humanitaire (nourriture, médicaments, vêtements) et des armes avec 135042 fusils,347 mitrailleuses, 450 fusils mitrailleurs,50 millions de cartouches, 144 canons, 100 canons antiaériens, 92 canons antichars,301846 obus de tous calibres, 300 mines marines et 500 charges de profondeur. On trouve également 17 chasseurs, 5 bombardiers légers, un DC-2 transformé en bombardier léger, trois avions de reconnaissance.

Les volontaires suédois s’illustrent lors de la Bataille de Salla (1939) et lors de la Bataille d’Honkaniemi (25 au 27 février 1940). Si la première est une victoire finlandaise, la seconde est une victoire soviétique.

Le Svenska Frivilligkaren à perdu trente-trois tués, dix disparus, cinquante blessés et cent-trente victimes d’angelures. A la fin du conflit ce corps comprennait 8260 suédois, 725 norvégiens et 600 danois.

Durant la Pax Armada des manœuvres en terrain libre sont organisées, des manœuvres massives à munitions réelles (ce qui génère un certain nombre d’accidents) qui permettent non seulement de régler différentes lacunes et surtout d’envoyer un message aux voisins de la Suède : si vous voulez conquérir notre pays cela vous coûtera très cher.

Quand la guerre devient évidente, la Suède prépare discrètement la mobilisation générale décrétée le 9 septembre 1948.

Outre la mobilisation générale des hommes en âge de combattre pour compléter et soutenir les unités d’active, une Home Guard est mise sur pied avec des hommes trop jeunes ou trop vieux pour combattre mais qui pouvaient soulager les unités de combat de missions secondaires.

Ce sont les prémices de la défense totale qui verra la Suède des années cinquante à quatre-vingt se transformer en un Etat-forteresse avec près d’un million de soldats potentiellement mobilisable, un pays transformé en forteresse géante, un pays bien décidé à faire payer le prix du sang à tout envahisseur.

Aujourd’hui la Home Guard tout en pouvant servir d’armée territoriale en complément d’une armée d’active aux effectifs plus réduits sert surtout pour l’intervention en cas de catastrophe naturelle ou en renfort de la police si celle-ci se retrouvait déborder.

Durant le conflit la Suède fait preuve d’une neutralité comme nous l’avons vu flexible avec un certain penchant pour l’Allemagne pour des raisons d’interdépendance économique.

Des trains sanitaires qui ont évacué des blessés allemands sous le contrôle de Croix Rouge ont en réalité transporté des armes, des munitions et même des renforts qui pour des raisons de discrétion portaient l’uniforme suédois ce qui est strictement prohibé par les conventions internationales.

Des incidents de frontière ont lieu entre la Suède et la Norvège après son occupation par les allemands. Il y eu la violation des eaux territoriales par des navires et des sous-marins officiellement non identifiés, des avions abattus, des pilotes internés.

Si l’armée suédoise n’à pour une raison évidente pas combattu durant le second conflit mondial des suédois ont pris les armes tant dans le camp de l’Axe que dans le camp allié, les premiers rejoignant la Waffen S.S et la division Nordland (théoriquement composée de scandinaves) alors que les seconds ont rejoint la Légion Etrangère, certains pilotes d’abord utilisés comme fantassins ce qui était un gaspillage de compétence se retrouvant dans l’Armée de l’Air.

A la fin du conflit l’armée suédoise s’est sérieusement modernisée en améliorant son équipement et son entrainement. De nouveaux programmes sont lancés en 1954/55 pour tirer la quintessence des leçons du second conflit mondial. La stratégie de défense totale est pérennisée pour faire face à la menace soviétique mais ceci est une autre histoire.

Pologne et Pays Neutres (72) Suède (7)

FORCES ARMEES SUEDOISES

Une histoire militaire de la Suède, une histoire de l’armée de terre suédoise

Aux temps jadis

L’histoire militaire de la Suède est ancienne avec des combats documentés depuis la Préhistoire et durant la période Viking où des roitelets suédois s’affrontaient pour le contrôle du pays.

Les armées étaient composées de levées d’hommes libres ou Ledung réalisées à la belle saison soit les deux ou trois mois d’été pour d’abord réaliser des raids en direction des îles britanniques et de l’Europe occidentale pour pour combattre sur terre.

Cette institution référencée depuis le 11ème siècle voyaient des hommes libres venir armés avec quelques jours d’approvisionnement. Ces hommes n’étaient donc pas parmi les plus pauvres des sociétés scandinaves.

Passionnés reconstituant la garde varègue

Approximativement à la même époque aux confins de l’Europe et de l’Asie, une unité militaire de recrutement scandinave entre au service des empereurs byzantins, la célèbre garde varègue.

La Tagma ta Varangon était composée de soldats venus d’abord du monde scandinave puis de plus du monde anglo-saxon.

En 874 les Rus (des vikings qui donnèrent naissance à la Russie) rentrent au service de l’Empire byzantin. La garde varègue est officiellement fondée en 988 par Basile II Bulgaroctone.

Ce dernier (NdA mon empereur byzantin favori) devait faire face aux rébellions de Bardas Phocas et de Bardas Skléros et n’avait pas confiance dans sa garde byzantine. Un traité signé avec la Russie kiévienne de Vladimir 1er permet l’envoi d’un contingent de 6000 hommes.

Jusqu’au 11ème siècle, les gardes varègues sont essentiellement scandinaves (Suède, Danemark, Norvège, Islande) mais après la conquête normande de l’Angleterre (1066) nombre d’anglo-saxons s’enfuient et s’engagent dans cette garde.

Outre la protection de l’empereur, cette garde à été engagée en Italie au 11ème siècle contre les normands et les lombards. La garde défend la ville de Constantinople en 1204, les croisés évitant les remparts défendus par les guerriers scandinaves et anglo-saxons.

Disparaissant suite à cet événement dont l’empire byzantin ne se révélera jamais vraiment, la garde varègue renait à Nicée sous la forme d’un régiment de porteurs de hache (Keltai Pelekophroi), l’un des cinq régiments de la garde. Ce régiment veille également sur le trésor impérial.

Les gardes varègues affichent une grande loyauté à l’empereur en fonction ce qui étonne les grecs habitués aux complots et au «machiavélisme». Je dis bien en fonction et non à l’homme car dès qu’un empereur était détrôné et/ou assassiné, les gardes prêtaient serment à son successeur surtout après avoir pu se servir dans le trésor impérial.

Les sources se font plus discrètes à partir du début du 15ème siècle, la garde varègue passant alors de l’histoire à la légende.

Aux temps modernes

Avant de devenir une pacifique et pacifiste social-démocratie, la Suède à connu de nombreux conflits notamment contre la Russie pour le contrôle des régions baltes et de la Finlande.

La première véritable guerre entre deux états constitués remonte au conflit russo-suédois de 1495-1497. Les russes alliés aux danois défont les suédois, Jean de Danemark récupérant le trône de Suède à cette occasion. Une paix est signée en 1508 entre la Suède et la Russie allait durer près de soixante ans.

C’est en 1521 dans le cadre de la guerre suédoise de libération que l’Armen, l’armée de terre suédoise voit officiellement le jour au travers d’un événement symbolique. Cet événement c’est le choix de seize jeunes nobles pour protéger Gustave Vasa, l’homme qui secoua la tutelle danoise pour permettre la renaissance de la Suède. Cette unité reçoit logiquement le nom de Svea Livgardet (Svea Life Guard), unité qui existe encore aujourd’hui pour protéger le roi de Suède et la famille royale suédoise.

Un nouveau conflit russo-suédois ou suédo-russe à lieu de 1554-1557 suivit de la Guerre de Livonie de 1558 à 1582, la Suède récupérant à cette occasion l’Estonie pendant que le condominium polono-lituanien récupère la Livonie, la Courlande et Semigallia, le royaume de Danemark-Norvège récupérant l’île d’Ösel.

La Russie prend sa revanche lors d’une nouvelle guerre entre 1590 et 1595 mais d’avril 1609 à juin 1611 les russes et les suédois sont pour une fois alliés mais sont battus par les forces du condominium polono-lituanien.

Durant ce conflit la Suède aligne 5000 hommes essentiellement…..finlandais alliés à des troupes russes plus nombreuses (entre 5 et 30000 hommes). Les pertes sont selon les chroniqueurs de l’époque très élevées (chiffres exacts inconnus).

En 1598/99, Sigismond III Vasa est déposé ce qui met fin à l’union entre la Pologne et la Suède (1592-1599). Une première guerre à lieu de 1600 à 1611 pour le contrôle de la Livonie et de l’Estonie, contrôle auquel il faut ajouter une lutte entre Charles IX et Sigsmond III pour le contrôle du trône de Suède. Ce conflit se termine par une trève.

La Guerre de Kalmar (1611-1613) oppose la Suède et le Danemark et se termine si on peut dire par un match nul.

De 1610 à 1617 à lieu la Guerre d’Ingrie et les choses rentrent dans l’ordre puisque suédois et russes s’affrontent.

La Russie est à nouveau vaincue devant céder à la Suède l’Ingrie, le Keexholm et la forteresse de Noteborg. A cela s’ajoute une indemnité de 20000 roubles. En échange Gustave II Adolphe rend Novgorod et reconnaît Michel III comme tsar de Russie. Pour près d’un siècle la Russie perd tout accès à la mer redevenant une pure puissance continentale.

Après deux conflits de faible importance en 1617/1618 et de 1621 à 1625, un nouveau conflit majeur à lieu entre la Suède et la Pologne de 1626 à 1629. Si les suédois engagent 47800 hommes, les polonais en engagent 49480 mais là encore les résultats sont maigres.

Un nouveau conflit polono-suédois à lieu de 1655 à 1660 dans le cadre plus générale de la 2ème guerre du Nord, la Suède récupérant la Scanie, le Halland, la Blekinge, le Bokuslan et l’île de Vens. A cela s’ajoute la reconnaissance de la souveraineté suédoise sur la Livonie mais la Nye Sverige est absorbée par la Nouvelle Néderlande.

Une nouvelle guerre russo-suédoise à lieu de 1656 à 1658 dans le cadre encore de la 2ème guerre du Nord, la Suède mobilisant des effectifs conséquents puisqu’ils sont rapidement multipliés par dix passant de 2230 à 25000 hommes. En face les russe sont 42 à 45000 hommes. Les pertes sont lourdes pour des gains particulièrement limités.

Quelques années après la mort de Gustave II Adolphe la Suède est toujours au sommet de sa puissance sous les règnes de deux derniers rois impérialistes à savoir Charles XI et surtout Charles XII.

C’est l’armée des karoliner (de carolus/karol/Charles), une armée de taille réduite en raison d’un réservoir démographique très limité. C’est probablement les pertes abominables de la Grande Guerre du Nord qui expliquent en partie le fait que les successeurs de Charles XII ont choisit d’abandonner l’impérialisme.

Les soldats sont fournis par un système d’alotements, un groupe de fermiers doit équiper un soldat ou un cavalier en échange d’exemptions fiscales. Cela donne une armée permanente de 7000 fantassins, de 3000 cavaliers et de 600 marins, l’armée est organisée en régiments permanents. A cela s’ajoute un corps de garde du corps héritier des Svea Livgardet appelé Livdrabanterna. C’est à cette époque qu’apparait le fameux uniforme bleu et jaune.

Chaque compagnie d’infanterie dispose d’un tiers de piquiers et de douze grenadiers. En 1704 tous les soldats disposent de baïonnettes. Les cavaliers disposent d’un mousquet, de deux pistolets et d’une épée.

Chaque régiment d’infanterie disposait de 1200 hommes répartis en deux bataillons de 600 hommes eux mêmes divisés en quatre compagnies de 150 hommes. Sur le champ de bataille les régiments étaient déployés en quatre ou six rangs.

Dans la première configuration les piquiers étaient au milieu flanqués par des mousquetaires, les grenadiers sur les ailes alors qu’en configuration six rangs, les piquiers étaient déployés sur les troisième et quatrième rangs.

Les régiments de cavalerie disposaient de 800 hommes et de 1000 chevaux. Le régiment était divisé en quatre compagnies de 200 hommes divisés en deux escadrons de 100 hommes.

On trouve également des unités irrégulières appelées Vlachs utilisées pour la reconnaissance et la poursuite.

La Grande Guerre du Nord (1700-1721) est probablement le conflit entre la Russie et la Suède ayant eu le plus grand impact puisque c’est non seulement la fin de la Suède comme puissance impérialiste mais surtout l’émergence de la Russie comme puissance européenne incontournable, la Russie de Pierre le Grand retrouvant un accès à la mer.

La Suède qui à mobilisé des effectifs particulièrement importants (77 puis 110000 hommes) à été saignée à blanc ce qui explique peut être pourquoi les successeurs de Charles XII ont tourné le dos à toute épopée impérialiste. Sur le plan territorial la Suède perd Brême-et-Verden, la Poméranie occidentale, le Schleswig-Holstein, la Carélie, l’Ingrie, l’Estonie et la Livonie.

Une nouvelle guerre russo-suédoise à lieu du 8 août 1741 au 18 août 1743. A l’époque la vie politique suédoise est divisée entre le parti des Chapeaux et le parti des Bonnets, les premiers rêvant de prendre leur revanche sur la Russie et de restaurer la grandeur suédoise.

Ce parti que l’on pourrait qualifier de nationaliste est en parti manipulé par la diplomatie française afin d’empêcher la Russie d’aider son allié autrichien. Une guerre éclair doit permettre de récupérer avec seulement 8000 hommes engagés les territoires perdus et favoriser un nouveau coup d’état. Malheureusement la nouvelle tsarine Elisabeth refuse de rendre à la Suède les provinces baltes. Très vite débordée la Suède perd de nouveaux territoires.

Les gardes du corps dans leur uniforme modèle 1765

La guerre russo-suédoise de 1788-1790 (juin 1788-août 1790) mobilise 38000 soldats côté suédois mais les combats sont peu nombreux. C’est le retour au statu quo ante bellum et cela entrainera l’assassinat de Gustave III Adolphe .

Le dernier conflit entre les deux pays à lieu du 21 février 1808 au 17 septembre 1809. 36000 suédois vont combattre 55000 russes avec de lourdes pertes (7000 tués d’un côté 10000 de l’autre).

Non seulement la Suède perd définitivement la Finlande mais la défaire entraine la déposition de Gustave IV Adolphe qui connait un sort plus enviable que celui de son père en étant exilé en Suisse.

La Suède dans la guerre de Trente Ans : efficacité maximale !

Reconstitution moderne d’un soldat suédois à l’époque de Gustave II Adolphe

La grande guerre de la Suède c’est naturellement la Guerre de Trente Ans (1618-1648), conflit dans lequel la Suède s’engage à partir de juin 1630, devenant le champion du camp protestant avec le soutien financier de la France qui cherche moins à aider les protestants qu’à lutter contre les espagnols. Voilà pourquoi j’ai décidé de l’aborder dans une partie à part.

La Suède à la chance d’avoir à sa tête un chef militaire de premier plan en la personne de Gustave II Adolphe qui ne tarde pas à hérité d’un surnom adapté à savoir Le Lion du Nord. Outre de réelles qualités de chef, il est le théoricien le plus en vue aux côtés d’un Maurice de Nassau.

Une véritable révolution militaire à lieu au cours de ce terrifiant conflit. L’armée suédoise dispose d’une artillerie plus légère et plus mobile, d’une infanterie où les mousquetaires (c’est-à-dire des fantassins armés de mousquets) sont plus nombreux que les piquiers et d’une cavalerie qui combine le choc et le feu en remplaçant la caracole par la charge. Pas étonnant que l’armée suédoise d’abord composée essentiellement de suédois avant de devoir avoir recours au mercenariat remporte une série de victoires.

Pour connaître le nombre de soldats disponibles le Lion du Nord confie à l’Eglise le recensement. Il s’agit d’obtenir le maximum d’hommes de 16 à 60 ans et veiller à leur éducation morale et religieuse, le roi de Suède espérant obtenir des hommes plus fidèles et plus motivés que les mercenaires qui sont souvent très efficaces mais dont la loyauté est toujours incertaine.

Chaque province du royaume de Suède doit maintenir un régiment de 3264 hommes divisé en douze compagnies de 272 hommes. Quatre régiments permanents sont ainsi sur pied en Suède ce qui représente 13056 hommes auxquels il faut ajouter deux régiments en Finlande ce qui nous donne une armée permanente de 19584 hommes.

A cela s’ajoute treize compagnies de cavalerie (six suédoises, quatre finlandaises et trois nobles) de 250 hommes chacun soit 3150 cavaliers.

En campagne les régiments du temps de paix sont divisés en régiments de campagne de 1176 hommes divisés en huit compagnies de 147 hommes avec toujours la prédominance du feu sur l’arme blanche avec 21 officiers, 54 piquiers et 72 mousquetaires.

Ce qui fait la supériorité des suédois durant ce conflit c’est aussi une indéniable supériorité tactique puisque le Lion du Nord va admirablement associer les différentes armes pour obtenir la supériorité sur le champ de bataille.

Néanmoins en dépit de la volonté de Gustave II Adolphe d’aligner une armée nationale les pertes et les besoins en hommes vont imposer le recours au mercenariat venant d’Angleterre (un réservoir qui se ferme avec le début de la guerre civile anglaise), d’Ecosse et d’Allemagne.

Son efficacité resta cependant bonne car les mercenaires et leurs chefs se mirent au diapason des tactiques et techniques scandinaves. De plus certains chefs mercenaires parvinrent à occuper de hauts postes au sein de l’armée suédoise ce qui est naturellement une source de motivation supplémentaire.

Les grands régiments suédois sont donc des régiments territoriaux avec le Norrlands Storegemente appelé également Landsregemtet i Noorland, un régiment existant entre 1615 et 1624, il est alors divisé en tre trois régiments, les régiments de Vasterbotten, Hälsinge et un régiment transféré à la marine suédoise.

Le Upplands Storegemente (Landsregemtet i Uppland) est un régiment existant en 1617 et de 1623 à 1626. C’est une grosse unité avec trois régiments de campagne à huit compagnies et un régiment de cavalerie ce qui en fait pour ainsi dire une brigade. Il est alors divisé en quatre régiments, les régiments de Uppland, de Vastmanland, de Dolarma et un régiment de cavalerie des Upplands.

Le Södermanlands storegemente (Landsregemtet i Södermanland) est opérationnel en 1614 et en 1622 à 1624. Il comprend lui aussi trois régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie ce qui le rend plus souple d’utilisation en campagne.

De 1624 à 1627 il est démantelé et divisé en trois régiments, les régiments de Sodermanlands, de Narks et de Varmlands.

Le Östergötlands storegemente (Landsregemtet i Östergötlands) est opérationnel de 1618 à 1623 avec trois régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie. Il est divisé en 1623 en trois régiments, deux régiments d’infanterie (Östergötlands Jönköping) et un de cavalerie (régiment de cavalerie d’Östergötlands).

Le Västergötlands storegemente (Landsregemtet i Vastergötlands) est opérationnel en 1613 et de 1621 à 1624. Il se compose de trois régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie. Cette grosse unité est divisée en quatre régiments, trois d’infanterie (Skaraborg Alvsborg Västergötland-Dasland) et un régiment de cavalerie (régiment de cavalerie de Västergötland).

Le Smalands Storegemente (Landsregemtet i Smalands) est un régiment opérationnel de 1616 à 1624, régiment ou plutôt brigade car composé de trois régiments de campagne et un régiment de cavalerie. Cette unité est divisée en trois entre deux régiments d’infanterie (Kronoberg Kalmar) et un régiment de cavalerie (régiment de cavalerie du Smaland)

On trouve également d’autres régiments sur lesquels j’ignore tout : Finland Storegemente, Karelska storegemente, Västra Finlands storegemente, Mellersta Finlands storegemente et östra Finlands storegemente..

La constitution suédoise de 1634 remplace ses storegemente par des Mannergsregementen au nombre de 21 régiments d’infanterie et de 8 régiments de cavalerie.

La première victoire à lieu le 13 avril 1631 à Francfort sur l’Oder, 13000 suédois défaisant 6400 impériaux pour des pertes relativement modestes (800 contre 3000 dans l’autre camp). Bis repetita le 1er août 1631 à Werbern où 16000 suédois défont 23000 impériaux.

Le 7 septembre 1631 à lieu la Bataille de Breitenfeld, une victoire majeure des suédois et des saxons (respectivement 24 et 18000) contre 35000 impériaux. La répartition des effectifs suédo-saxons est révélatrice de la révolution militaire de l’époque avec 11319 mousquetaires, 4812 piquiers, 8700 cavaliers et 3928 officiers. Si les suédo-saxons ont 5500 pertes, les impériaux perdent 27000 hommes.

Le 9 mars 1632 à lieu la Bataille de Bomberg, une défaite suédoise les 12000 scandinaves ne faisant pas le poids face à 22000 impériaux.

Le 15 avril 1632 c’est la Bataille de Rain, les 37000 suédois remportant la bataille face à 21000 soldats impériaux. Elle est suivit le 16 août 1632 par la Bataille de Wiesloch (effectifs respectifs inconnus mais victoire suédoise), la Bataille d’Alte Veste (3-4 septembre 1632) (victoire impériale, l’Empire alignant à cette occasion 40000 hommes face à 46000 suédois.

Le 16 novembre 1632 à lieu la Bataille de Lutzen, une victoire suédoise mais une victoire à la Pyrrhus car le roi de Suède est tué à la tête de ses hommes, les effectifs étant cette fois identiques avec 19000 hommes de chaque côté.

Si le 8 juillet 1633 13000 suédois remportent la Bataille d’Oldendorf face à 4700 soldats impériaux, le 6 septembre 1634 à Nördlingen, les 25700 suédois (16000 fantassins et 9700 cavaliers 68 canons sont défaits par 34000 soldats impériaux et espagnols (20000 fantassins 13000 cavaliers 1000 artilleurs et 50 canons).

Pologne et Pays Neutres (69) Suède (4)

Les grands de Suède

Ansgar

Ansgar appelé aussi Oscar ou Anschaire de Brême est né le 8 septembre 801 à Fouilloy dans la Somme et mort à Brême le 3 février 865. C’est un homme d’Eglise du Haut Moyen-Age qui est le saint patron du Danemark et qui à été archevêque de Hambourg et évêque de Brême. C’est celui qui initié l’évangélisation de la Scandinavie.

Moine à l’abbaye de Corbie près d’Amiens, il forme et organise d’autres communautés monastiques dans la région.

Il arrive au Danemark en 826 pour profiter de la conversion du roi danois Harald Klak mais ce dernier est vite chassé du pays ce qui interrompt très vite l’action du moine picard. En 829 il arrive en Suède pour reprendre son action, une première communauté chrétienne de Suède voit le jour à Birka en 831.

Il est nommé archevêque de Hambourg en 831 mais manque de moyens pour sa mission d’évangélisation. En 845 il négocie la paix avec les vikings suite à un raid qui à dévasté Hambourg.

En 845 l’évêché de Brême est rattaché à l’archevêché d’Hambourg ce qui augmente les ressouces pour permettre à Anschaire d’évangéliser le Danemark. Il faudra cependant attendre deux siècles pour que la Scandinavie bascule définitivement au christianisme.

Gustav 1er Vasa

Gustave Vasa (12 mai 1496-29 septembre 1560) est roi de Suède (6 juin 1523 au 29 septembre 1560) après qu’il eut prit la tête de la révolte suédoise contre le tyran Christian II qui s’illustra tristement dans le Bain de Sang de Stockholm au cours duquel il perdit son père et son beau-frère.

Il est élu régent du royaume (Riksföreståndare) le 23 août 1521 par les révoltés et grâce au soutien de la Hanse les danois sont chassés de Suède en 1523. Le 6 juin 1523 il est élu roi de Suède brisant ainsi l’Union de Kalmar.

Il impose le luthéranisme, développe l’économie du pays et réforme les structures du royaume, augmentant le pouvoir du roi au détriment des nobles. Il réorganisé aussi l’Eglise. Si la Suède devient officiellement luthérienne dès 1536 en pratique il faudra attendre 1571 pour que la transformation soit réellement achevée.

On assiste par exemple en 1532 à la Révolte des Cloches quand les paysans se révoltent suite à la décision du roi de Suède de vendre les cloches pour rembourser la dette qu’il avait auprès des marchands de Lübeck.

En 1544 il impose la succession héréditaire dans la maison de Vasa, successeur ouverte aux femmes à partir de 1604.

Il met sur pied une armée permanente composée essentiellement de mercenaires, une armée dont l’entretien absorbe 70% du budget national.

Pour résoudre les problèmes financiers, il remplace les pièces rondes par des pièces carrées, il fait exploiter les mines d’argent et de cuivre et lance un plan de colonisation des terres en Suède.

Cette politique est un succès et quand il meurt en 1560 le premier roi de la dynastie Vasa laisse à son fils et successeur Eric XIV un royaume bien gouverné, bien géré et aux finances florissantes.

Côté vie privée il épouse en 1531 Catherine de Saxe-Lauenbourg qui lui donne un fils, le futur Eric XIV.

Il se remarie dès 1536 avec Marguerite Lejonhufvud qui lui donne plusieurs enfants dont Jean III futur roi de Suède, Catherine, Cécile, Magnus, Anne-Marie, Sophie Elisabeth et Charles IX.

Le troisième mariage avec Catherine Stenbock en 1552 est sans descendance.

Axel Oxenstierna

Axel Gustafsson Oxenstierna af Södermöre ( Fånö Uppland 16 juin 1583 Stockholm 28 août 1654) est un homme d’Etat suédois du 17ème siècle qui voit un rôle clé auprès de Gustave II Adolphe et de sa fille Christine.

Il devient membre du conseil privé suédois en 1609 et devient lord haut-chancelier en 1612 et ce jusqu’à sa mort. Il est considéré comme l’égal d’un Richelieu ou d’un Mazarin à savoir un homme d’Etat de premier plan.

Le 5 juin 1608 il se marie à Anna Akesdotter qui va lui donner treize enfants mais seulement ont atteint l’âge adulte dont l’ainé Johan qui suivit les traces paternelles.

En 1603 il devient valet de chambre (Kammarjunkare) de Charles IX. Pour l’anecdote il maitrise la langue écossaise car fréquentant l’importante communauté écossaise présente en Suède.

En 1606 il réalise sa première mission diplomatique en Allemagne tout en intégrant le conseil privé (Riksrådet), devenant un conseiller écouté du roi. En 1610 il échoue à convaincre le roi de Danemark de ne pas entrer en guerre. Les danois envahissent en 1611 la Suède (guerre de Kalmar).

Toujours en 1611 le roi Charles IX remplacé par son fils le célèbre Gustave II Adolphe alias le Lion du Nord. Connaissant parfaitement Axel Oxenstierna, il le nomme lord haut-chancelier de Suède le 6 janvier 1612.

Il impose très vite sa marque en réformant l’administration et en cherchant à mettre fin aux guerres dans lesquelles était engagée la Suède. Gustave II Adolphe étant régulièrement absent, Oxenstierna est un véritable vice-roi. En octobre 1617, le roi est couronné et Oxenstierna est fait chevalier.

Le 6 novembre 1632 le Lion du Nord est tué à la bataille de Lützen. Oxenstierna devvient le commandant en chef des troupes suédoises déployées en Allemagne même si en pratique ce sont ses généraux qui assuraient le commandement au quotidien.

Le nouveau roi de Suède est une reine à savoir la célèbre Christine de Suède alors âgée de six ans ce qui impose une longue régence, une période toujours sensible («malheur au royaume dont le prince est un enfant») pour une monarchie. Sans surprise c’est Oxenstierna qui devient régent à la tête d’un conseil de régence. En 1636 il quitte l’Allemagne pour retrouver Stockholm.

Quand Christine devint en âge de régner elle tenta de pousser son mentor sur les côtés mais sans succès. A la différence de son père, Christine de Suède ne fût jamais proche d’Oxenstierna. Et pourtant il tenta de s’opposer à l’abdication de la fantasque reine de Suède, un personnage fascinant qui fascine encore.

Axel Oxenstierna est mort quelques mois après l’avénement du nouveau roi le 28 août 1654. Il est enterré à Stockholm le 18 mars 1655.

Gustave II Adolphe

Gustave II Adolphe (Château Tre Kronor 19 décembre 1594 Lützen 6 novembre 1632) est avec Charles XII probablement le plus célèbre des rois de Suède notamment par son surnom (le Lion du Nord) et par sa mort à la bataille de Lützen.

Fils de Charles IX et de Christina de Holstein-Gottorp il règne du 30 octobre 1611 au 6 novembre 1632. De son mariage avec Maria-Eleonora de Brandenburg sont nés plusieurs enfants mais seule la flamboyante Christine de Suède à atteint l’âge adulte.

Il fait de la Suède une grande puissance par une série de réformes militaires qui fait du roi de Suède l’un des grands stratèges du 17ème siècle aux côtés d’un Maurice de Nassau. Disposant d’une armée réduite, il combine habilement infanterie, cavalerie et artillerie. Supportée par une excellente administration, l’armée suédoise fait l’admiration de toute l’Europe. Il bénéficie comme nous l’avons vu du soutien d’Axel Oxenstierna.

Il pilote les réformes administratives comme un rencesement très fin de la population ce qui permettait une taxtation et une conscription plus facile. Cela favorisa la modernisation des structures économiques de la Suède.

Christine de Suède

Christine de Suède en Minerve

Kristina Alexandra Vasa (Stockholm 18 décembre 1626 Rome 19 avril 1689) est la fille de Gustave II Adolphe et de Maria-Eleonora de Brandebourg, roi de Suède (et non reine) du 6 décembre 1632 à 6 juin 1654. Elle est également duchesse de Brême-et-Verden de 1648 à 1654.

Roi de Suède à six ans, elle est sous la régence d’Axel Oxenstierna, le conseiller de son père, un homme de la trempe et de l’envergure d’un Richelieu. Elle reçoit une éducation soignée qui explique probablement son insatiable curiosité intellectuelle pendant et surtout après son règne.

Oxenstierna éloigne sa mère de Christine, Maria-Eleonora ne parvenant pas à faire le deuil de son mari et donc le caractère névrosé était considéré comme une menace sur la jeune fille.

Majeure en 1644, elle s’oppose rapidement au chancelier Oxenstierna et l’écarte après le traité de Westphalie. Elle est favorable à la paix alors que le vieux chancelier est davantage belliciste.

Couronnée en 1650, son entourage la pousse à se marier mais comme Elisabeth 1ère d’Angleterre elle à le mariage en horreur. Elle s’illustre par un mécénat actif attirant les grands esprits du temps comme Descartes qui y meurt en février 1650.

Très vite impopulaire vis à vis de l’opinion, elle envisage dès 1651 l’abdication, obtenant de la diète la désignation de son cousin Charles-Gustave comme successeur puis comme prince héritier. Elle annonce son abdication le 11 février 1654, abdication effective le 6 juin 1654.

Les raisons en sont certainement complexes : lassitude et dégoût du pouvoir, difficultés financières proches de la banqueroute ou cheminement spirituel qui conduira cette fille d’un des champions protestants de la guerre de Trente Ans à se convertir au catholicisme.

Elle obtient des donations et une pension pour ne pas finir dans la misère. Elle quitte très vite la Suède faisant étape à Hambourg, Anvers et Bruxelles où elle se convertit secrètement au catholicisme. Après une abjuration publique, elle est accueillie à Rome par Alexandre VII le 20 décembre 1655.

Logée au palais Farnèse, elle entretien une relation avec le cardinal Decio Azzolino. Son comportement très libéré lui aliène bien des sympathie et le pape qui voulait l’utiliser politiquement prend très vite ses distances.

Présente en France pour renégocier ses revenus suédois, elle fait assassiner son écuyer Giovanni Monaldeschi persuadé de son double-jeu avec les espagnols (10 novembre 1657). Cette affaire embarasse Louis XIV et Mazarin mais la France ménage l’ancienne reine de Suède. Elle est de retour à Rome le 15 mai 1658.

Le 13 février 1660 son cousin Charles X Gustave meurt laissant la couronne à son fils de cinq ans Charles XI. Elle rentre en Suède en octobre 1660 et demande le rétablissement de ses droits héréditaires en cas de disparition du jeune roi. Une opposition unanime la pousse à reprendre le chemin de Rome en 1662. Elle fait une nouvelle tentative en 1666 mais c’est un nouvel échec.

En 1668 suite à l’abdication de Jean II Casimir, roi de Pologne, elle pose sa candidature à cette monarchie élective mais c’est un nouvel échec.

Christine de Suède s’installe définitivement à Rome en octobre 1668. Elle fait preuve d’une intense activité de mécène, accumulant les tableaux, les sculptures, les dessins, les objets et les ouvrages avec une bibliothèque de 5000 volumes. Plus généralement elle fait preuve d’une intense curiosité intellectuelle, une soif d’apprendre jamais rassasiée.

Sa conversion la rend très tolérante ce qui ne passe pas toujours dans des temps où les passions religieuses sont encore vives. A la fin de sa vie elle critique vigoureusement la France et sa politique de conversion forcée des protestants. A sa mort en 1689 elle est enterrée dans la crypte de la basilique Saint-Pierre.

Charles XII

Charles XII de Suède Karl von Pfaz-Zweibrücken-Kleeburg (Stockholm 17 juin 1682 Halden 11 décembre 1718) est roi de Suède et duc de Brême-et-Verden du 5 avril 1697 au 30 novembre 1718.

Dernier monarque absolu ayant régné en Suède, il est aussi le dernier qui anime une politique impérialiste, ses successeurs malgré quelques tentatives devront enteriner le fait que la Suède comme grande puissance avait clairement vécue.

Appelé également Karl XII mais aussi Carolus Rex (NdA je vous recommande la chanson du groupe suédois Sabaton) ou Demirbas Sarl (Charles tête de fer) par les ottomans, son règne est marqué par la Grande Guerre du Nord.

A la mort de son père il n’à que 15 ans. Il doit faire face à l’alliance entre la Russie, la Saxe (dont l’électeur est aussi roi de Pologne) et le Danemark qui veulent s’emparer des possessions de l’empire suédois.

Charles XII prend l’ascendant sur le Danemark en 1700, la Pologne en 1704 et la Saxe en 1706. Il échoue face à la Russie à la bataille de Poltava (1709) ce qui lui impose un exil dans l’empire ottoman jusqu’en octobre 1714 quand il est autorisé à quitté le territoire de la Sublime Porte. Il est parvenu à provoquer l’entrée en guerre des ottomans contre les russes mais la Suède n’en tire aucun avantage.

Rentré en Suède, il se lance dans une nouvelle guerre contre le Danemark, étant tué au siège de Fredriksten. Officiellement il à été tué par un tireur isolé mais selon une autre théorie il aurait été tué volontairement par un tir d’artillerie puis son corps trainé dans une tranchée où il à été déclaré abattu. Ce complot ayant été piloté par le prince allemand Frederic de Hesse, époux de Ulrique-Éléonore, sœur de Charles XII qui lui succède sur le trône de Suède avant d’abdiquer en faveur de son mari.

Charles XII se révéla un chef militaire talentueux, un excellence tacticien et un bon politique. Il n’était pas belliciste mais déclara dans une phrase citée par Voltaire dans son Histoire de Charles XII «J’ai résolu de ne jamais faire une guerre injuste, mais de n’en finir une légitime que par la perte de mes ennemis».

Anders Celsius

Anders Celsius (Uppsala 27 novembre 1701-25 avril 1744) est un savant suédois, professeur d’astronomie à l’université d’Uppsala.

Il est surtout connu pour avoir donné son nom à une échelle des températures majoritairement utilisé dans le monde, le degré celsius. A noter que contrairement à ce que l’on fait de nos jours le degré d’ébullition était de 100 et le degré de solidification était de 0 et ce n’est qu’après sa mort qu’on à inversé l’échelle des températures.

Issu d’une famille de savants (ses deux grands-pères étaient professeurs d’astronomie à l’université d’Uppsala, son père lui aussi professeur d’astronomie), il est réputé pour sa basse des mathématiques. En 1730 à l’âge de 29 ans il devient professeur d’astronomie.

En 1732 il effectue un long voyage d’études à travers l’Europe (Allemagne, Italie, France, Angleterre). Devenu célèbre il parvient à convaincre les autorités suédoises à financer un observatoire astronomique qui est achevé en 1741 à Uppsala. C’est grâce à lui que la Suède adopte le calendrier grégorien même si il faudra attendre 1753 pour ce que cela devienne effectif.

Pologne et Pays Neutres (62) Suisse (12)

Fusils mitrailleurs et mitrailleurs

-Fusil mitrailleur Leichtes Maschinengewehr Modell 1925

En septembre 1948 le fusil-mitrailleur standard de l’armée suisse est le Leichtes Maschinengewehr modell 1925 (Lmg 25) connu également sous le nom de Furrer M-25 du nom de son concepteur Adolf Furrer qui eut moins de succès avec un pistolet mitrailleur héritant du système interne de l’arme le Lmg.-Pistole Mod. 1941/44.

Cette mitrailleuse légère modèle 1925 est la première arme automatique suisse utilisable par un seul homme. Elle mettait en œuvre la cartouche suisse standard de 7.5mm via un chargeur incurvé de 30 cartouches installé sur le côte droit. Cette arme est restée en service jusqu’en 1960 dans l’armée suisse quand elle à été remplacée par une version lourde du fusil d’assaut suisse Stgw modèle 1965.

Ce fusil mitrailleur était utilisé essentiellement par l’infanterie et ce à plusieurs niveaux. On trouve par exemple dans chaque bataillon d’infanterie une compagnie de mitrailleuses qui dispose de trois mitrailleuses moyennes et de neuf fusils mitrailleurs.

A cela s’ajoute au niveau de la section de combat une arme servit également par trois hommes qui assurent l’appui de neuf fusiliers (puis de sept fusiliers, un fusilier-grenadier et un tireur de précision).

Chaque bataillon d’infanterie suisse était organisée en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie de mitrailleuses.

La compagnie de mitrailleuses disposait d’une section de mitrailleuses avec six mitrailleuses moyennes et trois fusils-mitrailleurs alors que la compagnie de combat dispose de trois sections de combat plus une section de mortiers.

La compagnie d’infanterie dispose de neuf fusils mitrailleurs au sein des trois sections de combat et de deux armes au sein de la section de combat soit un total de onze fusils mitrailleurs pour la compagnie.

Le bataillon dispose de trente fusils-mitrailleurs et de six mitrailleuses moyennes soit pour le régiment un total de 133 fusil-mitrailleurs et mitrailleuses.

Outre l’infanterie cette arme était utilisée par la cavalerie comme arme d’appui, par l’artillerie (défense rapprochée des batteries) mais aussi par les unités cyclistes et les unités de forteresse.

Outre la version standard (Standardversion) s’ajoute une version adaptée pour la cavalerie (Spezialausführung für die Kavallerie mit Klappschaft) et une version munie d’un rail de visée télescopique (LmG 25 mit Zielfernrohrschiene)

Le Leichtes Maschinengewehr modell 1925 (Lmg 25) est un fusil-mitrailleur de conception et de fabrication suisse. D’un calibre de 7.5mm, pesant 8.65kg, il mesurait 1163mm de long, disposait d’un canon de 585mm. Tirant la cartouche de 7.5x55mm, il pouvait toucher une cible à une distance maximale de 2000m à raison de 500 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur courbé de trente cartouches installé sur la droite de l’arme.

Maschinengewehr modell 1911

En septembre 1948 la mitrailleuse moyenne standard de l’armée suisse est la Maschinengewehr modell 1911 ou MG-11. Certes des mitrailleuses plus modernes avaient été mis en service depuis mais l’ainée restait toujours bon pied bon œil.

Cette mitrailleuse est issue de la mitrailleuse à refroidissement par eau Maxim, une arme développée initialement par Hiram Maxim à des fins humanitaires (à l’époque les hommes mouraient davantage à la guerre de maladies que des combats, Hiram Maxim souhaitant remplacer dix fusils par une mitrailleuse soit dix fois moins d’hommes pouvant succomber aux épidémies qui ravageaient également les pays traversés) sous la forme d’un modèle 1895.

La Suisse fait partie des pionniers dans l’utilisation des mitrailleuses puisqu’entre 1891 et 1894 la confédération helvétique à acquis soixante-douze mitrailleuses auprès de Maxim, de Nordenfelt et de Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), des armes désignées MG-94.

Ces armes furent utilisées par les troupes de forteresse et les troupes de montagnes. Elles ont été utilisées jusqu’en 1944 par des unités territoriales. Cette mitrailleuse à d’abord tiré la cartouche 7.5×53.5mm GP-90 puis la 7.5x55mm GP-11. A noter que six de ces mitrailleuses ont été modifiées en arme à refroidissement par air pour être utilisées par l’aviation.

En 1899 la Suisse à acquis soixante-neuf mitrailleuses désignées MG-00, des armes essentiellement fournies par Vickers, Sons & Maxim de Londres. Munies d’un tripode ces armes ont été conçues pour être utilisées par la cavalerie. Quelques exemplaires étaient encore en service au sein des régiments légers en septembre 1948.

Les MG-11 ont été d’abord fournies par la société berlinoise Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM) mais le déclenchement de la première guerre mondiale interrompt logiquement les livraisons. Le relais est prise en 1915 par la Eidgenössischen Waffenfabrik W+F Bern.

C’était toujours une mitrailleuse refroidies par eau montée sur tripode tirant dès l’origine la nouvelle cartouche de 7.5mm, la 7.5x55mm GP-11 plus puissante que sa devancière. Elle fût utilisée par l’infanterie, la cavalerie, les unités de forteresse, les chars et les avions.

Pour la variante forteresse, le refroidissement par eau se faisait via un réservoir interne au bunker et l’affût était muni de caoutchouc pour empêcher l’entrée dans le blockhaus de l’essence d’un lance-flammes.

En 1934/35 les mitrailleuses modèle 1911 sont modernisées notamment par le remplacement des ceintures de munitions en tissu par des ceintures de munitions en métal. Un suppresseur de flash lumineux est installé sur le canon ainsi qu’une nouvelle détente pour permettre de tirer avec une main. Pour les distinguer des mitrailleuses non modernisées, les armes modifiées ont reçu une bande blanche sur toute la longueur du manchon de refroidissement.

Les MG-11 et les MG-11/34 (ou MG-11/35) sont restées en service jusqu’en 1957 quand la Maschinengewehr modell 57 à commencé à entrer en service. Quelques armes sont restées stockées jusqu’en 1980 quand les armes encore stockées ont prit une retraite bien méritée.

La Maschinengewehr modell 1911 est une mitrailleuse moyenne pesant 18.7kg mesurant 1100mm de long, disposant d’un canon de 721mm pour permettre le tir de la cartouche 7.5x55mm GP-11. La portée maximale est de 1000 à 2000m, la cadence de tir étant de 500 coups par minute, l’alimentation se faisant par des bandes de cartouches de 250 ou 500 cartouches.

Mitrailleuse Maschinengewehr 30 (MG-30)

Fusils antichars

Fusil antichar Solothurn MSS-41 : version produite sous licence du PzB MSS-41, un fusil antichar germano-tchécoslovaque. Tirant la cartouche 7.92×94 Patr.318, l’arme de type bullpup pesait 13kg, mesurait 1360mm (1100mm pour le canon) et pouvant percer 30mm de blindage à 100m et 20mm à 300m.

-Fusils antichars Solothurn S-18 S-18/100 et S-18/1100

Mortiers

Lance-mines 8.1cm modèle 1933 version modifiée et produite sous licence par la Waffenfabrik de Berne du mortier Brandt modèle 1927/31.

-La Suisse à envisagé l’acquisition ou la mise au point de mortiers plus lourd mais ce projet ne s’est concrétisé qu’après guerre.

Pologne et Pays Neutres (61) Suisse (11)

Fusils

Fusils Schmidt-Rubin

Schmidt Rubin modèle 1889

Les fusils Schmidt-Rubin sont une famille de fusils à répétition mis en service entre 1889 et 1958 date à laquelle les derniers modèles ont été remplacés par un fusil de la SIG, un fusil automatique qui annoncent les fusils d’assaut. Fusils à répétition, ils tiraient la cartouche 7.5x55mm Schmidt-Rubin. Naturellement avec une telle durée de service (soixante-neuf ans) de nombreux modèles ont été mis au point, les derniers étant très éloignés du modèle d’origine au point qu’on les considère souvent comme des modèles indépendants.

Le premier modèle est le fusil Schmidt-Rubin modèle 1889. Le nom est la combinaison du concepteur du fusil (le colonel Rudolf Schmidt) et le concepteur de la munition (le colonel Eduard Rubin). La production commence en 1891 et ce fusil est plutôt avancé pour l’époque. Il à été remplacé par plusieurs modèles que ce soit le modèle 1896, le modèle 1896/11, la carabine modèle 1911 et le K-31.

Le modèle 1889 pesait 4.43kg mesurait 1302mm de long, disposait d’un canon de 780mm tirant la cartouche suisse 7.5×53.5mm via un magazine de douze cartouches.

Le Schmidt-Rubin model 1889/96 est le premier modèle destiné à remplacer le modèle 1889. La principale différence est une modification du système de verrouillage. Adopté en 1896, cette arme devrait plutôt être désigné Vogelsgang-Rebholz car le colonel Rudolf Schmidt avait refusé cette modification l’estimant impossible à faire.

Les modèles 1889/96 sont par la suite modifiés en 1911 donnant naissance au modèle 1896/11, la principale différence étant une augmentation de la vélocité de la cartouche.

Le Schmidt-Rubin Modèle 1897 est un fusil à un coup utilisant une cartouche à puissance réduite car prévu pour les cadets soit des adolescents qui n’étaient pas encore suffisament formés pour utiliser un fusil d’adulte. 7900 exemplaires ont été produits.

Le fusil court Schmidt-Rubin modèle 1899/1900 est un modèle destiné à remplacer la carabine Mannlicher modèle 1893. Il était destiné à l’artillerie et à d’autres unités n’ayant pas besoin d’un fusil mais ayant besoin d’une arme plus puissante qu’un revolver ou un pistolet. 18750 exemplaires ont été produits entre 1901 et 1911. Il fût au final utilisé par les troupes de forteresse, l’artillerie, les unités cyclistes et les compagnies de ballons. La majorité des modèles produits ont été modifiés ultérieurement en carabines modèle 1911.

Ce fusil pesait 3.8kg mesurait 1105mm de long avec un canon de 592mm et tirait la cartouche suisse de 7.5×53.5mm

Le Schmidt-Rubin modèle 1896/11 est une adaptation du modèle 1896 avec une cartouche plus puissante que les modèles Schmidt-Rubin précédents. Le modèle 1896/11 disposait d’un canon rayé à quatre rainures au lieu de trois, une poignée pistolet, un magazin de six cartouches déjà utilisée par le modèle 1899/1900 et le changement des systèmes de visée.

Ce fusil pesait 4.5kg, mesurait 1300mm, disposait d’un canon de 780mm tirant la cartouche 7.5x55mm (GP-11) via un magazine détachable de six cartouches.

Soldats suisses armés de Schmidt-Rubin modèle 1911

Le Schmidt-Rubin modèle 1911 est une adaptation pour l’utilisation d’une cartouche plus puissante avec d’autres modifications comme l’installation d’une poignée pistolet. Une mirée graduée est également installé. Ces armes étaient toujours en service en septembre 1948.

La Carabine modèle 1911 («K-11») est destinée aux unités de soutien et à la cavalerie. Arme réussie, elle allait servir de base au futur modèle 1931. Outre des modèles neufs vont s’ajouter la conversion de modèles plus anciens (modèle 1900 et 1905).

Au total ce sont 1 366 228 exemplaires ont été produits par la Waffenfabrik de Berne.

-Karabiner modell 31

Mousqueton modèle 1931

Le mousqueton modèle 1931 est en septembre 1948 le fusil standard de l’armée suisse. Mis en service en 1933 il à été retiré du service à partir de 1959 remplacé par un fusil automatique fortement inspiré du MAS-40 français, une première étape avant la mise au point de fusils d’assaut qui ne devaient cette fois rien à personne.

Remplaçant le modèle 1911, le mousqueton modèle 1931 était le dernier rejeton de la grande famille des Schmidt-Rubin même si le fusil est suffisamment différent pour justifier d’être considéré comme une nouvelle arme.

Cette arme est plus compacte que ses devanciers ce qui la rendait plus facile à utiliser par des hommes ayant besoin d’une arme plus petite qu’un fusil d’infanterie. Cela simplifiait la logistique puisqu’un seul modèle pouvait remplacer plusieurs ce qui est toujours appréciable.

Cette arme était donc utilisée par l’infanterie au sein des unités de fusiliers mais aussi par la cavalerie, l’artillerie et le génie sans oublier les troupes de forteresse. Certaines unités de police furent équipés de cette arme tout comme la garde suisse pontificale.

Au modèle standard s’ajoute des adaptations pour le tir de précision que ce soit le modèle 1931/42 ou encore le modèle 1931/43. Ces deux modèles quasiment identiques étaient munis d’une lunette grossissement x6, une lunette de fabrication suisse.

Une variante améliorée le modèle 1931/45 est mis en service en 1947 mais n’était disponible qu’en petit nombre en septembre 1948. Cette arme à été simplifiée pour faciliter la fabrication et l’entretien en temps de guerre.

Après le retrait du service les armes encore en état sont stockées pour être réutilisés en cas de besoin notamment en cas de conflit majeur. Les dernières armes ont été déstockées en 1995, certaines vendues à des musées et d’autres à des collectionneurs après neutralisation. Au final ce sont 724520 exemplaires qui ont été produits.

Le mousqueton modèle 1931 était un fusi à répétition de conception et de fabrication suisse. D’un calibre de 7.5mm, il pesait 4kg à vide. Mesurant 1105mm de long, disposant d’un canon de 652mm il tirait la cartouche suisse 7.5x55mm GP-11 à une distance maximale effective de 500m sachant que les éléments de visée sont reglés de 100 à 1500m et que la cartouche peut atteindre en théorie la distance maximale de 5500m. Il à été alimenté par des chargeurs internes détachables de 6 cartouches et pouvait mettre en œuvre des grenades à fusil.

Pologne et Pays Neutres (59) Suisse (9)

Armement d’infanterie

Armes de poing

Revolver d’ordonnance modèle 1872/1878

Ce revolver à une origine belge, le modèle 1872 ayant été fabriqué en Belgique par Pirlot Frères alors que le modèle 1878 à été produit par la Waffenfabrik Bern.

Ces révolvers fonctionnent en simple et double action avec éjection individuelle des étuis vides. Il utilise le système Chamelot-Delvigne et est donc très proche du revolver français MAS modèle 1873/74.

Ces deux révolvers ont été rapidement remp lacés par les modèles 1882 et 1882/29 mais quelques exemplaires étaient encore en service en 194!

Ce revolver de 10.4mm pèse 1kg à vide mesurant 280mm de long dont 150mm pour le canon alimenté par un barillet de six cartouches pouvant toucher une cible à 25m avec une cadence de tir à douze coups par minute.

Revolver modèle 1882 et modèle 1882 modifié 1929

Le Revolver modèle 1882 est une arme de conception et de fabrication suisse. Conçue par le colonel Rudolph Schmidt elle à été produite par la Waffenfabrik de Berne et par la firme SIG. Remplaçant le modèle 1872/78 Il à été suivit par un modèle modernisé et simplifié le modèle 1929 qui était le revolver d’ordonnance standard de l’armée suisse quand éclate le second conflit mondial et qui ne sera retiré du service qu’au cours des années soixante-dix.

C’était une arme pesant 0.8kg à vide mesurant 235mm (228mm pour le modèle 1929) dont 114mm (116mm pour le modèle 1929). Tirant la cartouche de 7.5mm modèle 1882, il pouvait toucher une cible à 40m, l’alimentation se faisant par un barillet à six coups.

Revolver pour cycliste modèle 1882/1893

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cette arme est une évolution du précédent pour permettre son utilisation par les troupes cyclistes, des unités qui voient le jour lors des manœuvres de 1890 mais qui ne sont officiellement mises sur pied que le 3 juin 1891.

Comme jadis les cyclistes devaient fournir leur monture. Les effectifs prévus étaient de 232 hommes sachant que les hommes qui avaient accompli leurs école des recrues pouvait rejoindre cette nouvelle unité après un passage par l’école de cyclistes et ce pour une période de 22 jours. En revanche l’uniforme, l’armement et l’équipement étaient fournis par l’armée.

Ce revolver ne fût que brièvement utilisé car dès 1901 il était prévu qu’il soit remplacé par un fusil court mais cela ne signifie pas bien entendu que dès 1901 ce revolver à quitté le service actif. 337 exemplaires ont été livrés par la Waffenfabrik de Berne. Peu d’armes sont parvenues jusqu’à nos jours car nombre d’entre-eux ont été retransformés en modèle 1882.

Le revolver pour cycliste modèle 1882/1893 était une arme de conception et de fabrication suisse mesurant 235mm de long (dont 115mm pour le canon). D’un calibre de 7.5mm, il pesait 750 grammes à vide et ses performances étaient identiques au modèle 1882.

Pistolet automatique Luger modèle 1906

En dépit de son nom cette arme à été adoptée par l’armée suisse dès le 4 mai 1900. C’est l’ancètre immédiat du célèbre P-08. Les principales différences sont un calibre différent, un canon plus long et une surêté de poignée.

Cette arme aurait du entièrement remplacer le revolver modèle 1882 mais ce ne fût pas complètement le cas. Toujours en service en septembre 1948 il devait être entièrement remplacé par le P-210 (voir ci-après) mais le temps, les moyens voir la volonté ont manqué. Ce n’est qu’en 1960 que les dernières armes ont quitté le service actif essentiellement en raison du manque de pièces détachées.

Ce pistolet automatique de conception et de fabrication allemande pesait 890g à vide (mais 975 chargé), mesurait 238mm de long, disposait d’un canon de 122mm de long lui permettant de tirer une cartouche de 7.65mm. Alimenté par un chargeur de huit coups, il pouvait toucher une cible à 50m.

Pistolet automatique SIG P-210

Le SIG P-210 officiellement connu sous le nom de Pistolet 49 était une arme de conception et de fabrication suisse destinée à remplacer le Luger P06/29.

Cette arme est dérivé du SACM modèle 1935A, la SIG (Schweizerische Industrie Gesellschaft) ayant acquis la licence en 1937 moins pour produire l’armée stricto sensu que pour développer un nouveau pistolet automatique pour remplacer le Luger.

La mise au point fût laborieuse sans que l’on sache si il s’agissait d’un problème inhérent à la reprise du système Petter ou d’un perfectionnisme pointilleux. Ce qui est certain c’est qu’après une petite production lancée en 1944 celle-ci fût immédiatement stoppée pour une reprise des travaux.

Résultat en septembre 1948 quand le second conflit mondial éclate le pistolet automatique n’est pas encore en service et ne le sera qu’en 1949. Il à peu à peu remplacé le Luger, devenant le principal pistolet militaire suisse dès le milieu des années cinquante.

Après guerre cette arme fût adoptée par le Danemark et la principauté de Monaco. La Suisse à utilisé ce pistolet jusqu’au milieu des années soixante-dix. Cette arme à aussi été développé en version civile et pour le tir sportif.

Le SIG P-210 était un pistolet automatique de conception et de fabrication suisse pesant 970grammes à vide mesurant 215mm de long, disposant d’un canon de 120mm. Tirant la cartouche 7.65x21mm Parabellum, il pouvait atteindre une cible à environ 50m sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de huit coups.

Pologne et Pays Neutres (58) Suisse (8)

Organisation des grandes unités

Division d’infanterie

Reconstitution d’une unité d’infanterie suisse du 20ème siècle

Les Divisions d’Infanterie de l’armée suisse ont une organisation classique avec un état-major, des unités de soutien, trois régiments d’infanterie et un régiment d’artillerie. Sur le plan opérationnel elles peuvent prendre sous leur autorité les brigades frontalières.

-La 1ère Division d’Infanterie (1ère DI) comprend les 2ème et 3ème régiments d’infanterie de ligne, le 7ème régiment d’infanterie de montagne et le 1er Régiment d’Artillerie. La 1ère brigade frontalière peut passer sous son autorité en cas de combat.

-La 2ème Division d’Infanterie (2ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (1er, 8ème et 13ème régiments d’infanterie de ligne) et un régiment d’artillerie, le 2ème RA. Sur le plan opérationnel il peut prendre sous son aile les 2ème et 3ème brigades frontalières.

-La 4ème Division d’Infanterie (4ème DI) comprend un état-major, trois régiments d’infanterie de ligne (11ème, 21ème et 22ème régiments) et le 4ème régiment d’artillerie.

-La 5ème Division d’Infanterie (5ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (4ème, 23ème et 24ème RI) et du 5ème régiment d’artillerie.

-La 6ème Division d’Infanterie (6ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, de quatre régiments d’infanterie (25ème, 26ème, 27ème et 28ème RI) et du 6ème régiment d’artillerie.

-La 7ème Division d’Infanterie (7ème DI) comprend un état-major, des unités de soutien, trois régiments d’infanterie (4ème RI, 23ème RI et 31ème RI) et du 7ème régiment d’artillerie.

Division de montagne

Troupes de montagne suisse

-La 3ème Division d’Infanterie de Montagne comprend un état-major, des unités de soutien, les 14ème 15ème et 16ème régiments d’infanterie de montagne et le 3ème régiment d’artillerie.

-La 8ème Division d’Infanterie de Montagne comprend un état-major, des unités de soutien, le 9ème régiment d’infanterie de ligne, les 20ème et 37ème régiments d’infanterie de montagne ainsi que le 8ème régiment d’artillerie.

-La 9ème Division d’Infanterie de Montagne comprend un état-major, des unités de soutien, deux régiments d’infanterie (12ème et 29ème régiments d’infanterie de montagne), le 11ème régiment d’artillerie lourde motorisée et le 12ème régiment d’obusiers motorisés.

Brigade légère

Cavalier suisse début 20ème siècle

Ces brigades montées comprennent deux régiments à trois compagnies de cavalerie et un bataillon cycliste, une compagnie de mitrailleuses motorisée, une compagnie motorisée de canons d’infanterie et une compagnie motorisée du génie. Durant la Pax Armada des chars légers intègrent ces brigades sous la forme d’une compagnie de douze chars par brigade.

LT vzor.38

-La 1ère brigade légère comprend le 1er régiment léger (1ère, 3ème et 4ème compagnies de cavalerie, 1er bataillon cycliste), le 2ème régiment léger (5ème, 6ème et 7ème compagnies de cavalerie, 2ème bataillon cycliste), la 1ère compagnie motorisée de mitrailleuses, la 31ème compagnie motorisée de canons d’infanterie et la 1ère compagnie motorisée du génie.

-La 2ème brigade légère comprend le 3ème régiment léger (8ème, 10ème et 13ème compagnies de cavalerie et 3ème bataillon cycliste), le 4ème régiment léger (9ème 11ème 12ème compagnies de cavalerie et 4ème bataillon cycliste), la 2ème compagnie motorisée de mitrailleuses, la 32ème compagnie motorisée de canons d’infanterie et la 2ème compagnie motorisée du génie.

-La 3ème brigade légère comprend le 5ème régiment léger (17ème 18ème et 24ème compagnies de cavalerie et 5ème bataillon cycliste), le 6ème régiment léger (16ème 19ème et 20ème compagnies de cavalerie et 6ème bataillon cycliste), la 3ème compagnie motorisée de mitrailleuses, la 33ème compagnie motorisée de canons d’infanterie et la 3ème compagnie motorisée du génie.

Brigade de montagne

Les brigades de montagne sont organisées en un état-major, des unités d’appui et de soutien et surtout deux régiments d’infanterie de montagne.

-La Brigade de Montagne n°9 est rattachée pour emploi auprès de la 9ème Division d’Infanterie de Montagne.

-La Brigade de Montagne n°10 comprend les 5ème et 6ème régiments d’infanterie de montagne

-Brigade de Montagne n°11

Brigade frontalière

Cette brigade est composée d’un état-major, de deux ou trois régiments d’infanterie frontalières, une compagnie de douze fusils-mitrailleurs, une compagnie de douze canons d’infanterie de 47mm, une compagnie de douze mitrailleuses et une unité sanitaire.

-La 1ère brigade frontalière comprend les 41ème et 42ème régiments d’infanterie frontalière

-La 2ème brigade frontalière comprend les 43ème, 44ème et 45ème régiments d’infanterie frontalière

-La 3ème brigade frontalière comprend les 46ème, 230ème et 231ème régiments d’infanterie frontalière.

-5ème brigade frontalière

-9ème brigade frontalière

-La 10ème brigade frontalière qui partage ses unités de commandement et d’appui avec la brigade de montagne n°10 (NdA ce qui explique son absence de la liste plus haut) comprend les 67ème et 68ème régiments d’infanterie frontalière de montagne.

Régiment d’infanterie

Chaque régiment d’infanterie helvétique se compose d’un état-major, des unités d’appui (une compagnie d’armes lourdes avec quatre mortiers de 81mm et deux canons d’infanterie de 47mm, une compagnie de mitrailleuses avec douze mitrailleuses lourdes et quatre mitrailleuses antiaériennes) et de trois bataillons d’infanterie soit trois bataillons d’active ou deux bataillons d’active et un bataillon issu de la mobilisation (Landwehr Bataillon) sachant que chaque bataillon dispose d’un état-major, de trois compagnies d’infanterie et d’une compagnie de mitrailleuses (9 fusils mitrailleurs et trois mitrailleuses)

En septembre 1948 l’armée suisse comprend les régiments d’infanterie suivants (NdA liste incomplète):

-1er Régiment d’Infanterie (1er RI) : 3ème bataillon de fusiliers, 17ème bataillon d’infanterie de montagne et 101ème bataillon d’infanterie de réserve.

-2ème Régiment d’Infanterie (2ème RI) : 1er bataillon de fusiliers 4ème et 5ème bataillons de fusiliers

-3ème Régiment d’Infanterie (3ème RI) : 3ème bataillon d’infanterie (Landwehr), 10ème, 13ème bataillons d’infanterie

-4ème Régiment d’Infanterie (4ème RI) : 103ème, 104ème et 105ème bataillons d’infanterie (les deux premiers d’active le troisième de réserve)

-8ème Régiment d’Infanterie (8ème RI) : 18ème 19ème et 20ème bataillons d’infanterie (les deux premiers d’active, le troisième de réserve)

-9ème Régiment d’Infanterie (9ème RI) : 21ème, 22ème et 24ème bataillons d’infanterie

-11ème Régiment d’Infanterie (11ème RI) : 49ème, 50ème et 51ème bataillons d’infanterie (les deux premiers d’active le troisième de réserve)

-13ème Régiment d’Infanterie (13ème RI) : 25ème, 26ème et 27ème bataillons d’infanterie ( les deux premiers d’active le troisième de réserve)

-14ème Régiment d’Infanterie (14ème RI)

-15ème Régiment d’Infanterie (15ème RI)

-16ème Régiment d’Infanterie (16ème RI)

-21ème Régiment d’Infanterie (21ème RI) : 52ème bataillon d’infanterie, 53ème et 90ème bataillons d’infanterie de montagne

-22ème Régiment d’Infanterie (22ème RI) : 54ème, 97ème et 99ème bataillons d’infanterie

-23ème Régiment d’Infanterie (23ème RI) : 55ème 56ème et 57ème bataillons d’infanterie

-24ème Régiment d’Infanterie (24ème RI) : 4ème Bataillon de fusiliers, 46ème bataillon d’infanterie et 102ème bataillon d’infanterie de réserve

-25ème Régiment d’Infanterie (25ème RI) : 62ème, 98ème et 106ème bataillons d’infanterie (les deux premiers sont des bataillons d’active et le troisième de réserve)

-26ème Régiment d’Infanterie (26ème RI) : 63ème 65ème et 107ème bataillons d’infanterie (les deux premiers sont des bataillons d’active et le troisième de réserve)

-27ème Régiment d’Infanterie (27ème RI) : 67ème, 68ème et 69ème bataillons d’infanterie

-28ème Régiment d’Infanterie (28ème RI) : 66ème, 70ème et 71ème bataillons d’infanterie

-Le 31ème Régiment d’Infanterie (31ème RI) comprend les 73ème, 74ème et 76ème bataillons d’infanterie sachant que le dernier nommé est un bataillon de réserve.

-Le 33ème Régiment d’Infanterie (33ème RI) comprend les 80ème, 81ème et 82ème bataillons d’infanterie

-le 34ème Régiment d’Infanterie (34ème RI) comprend les 79ème, 83ème et 84ème bataillons d’infanterie sachant que le premier nommé est un bataillon de réserve.

Régiments d’infanterie de montagne

Les régiments d’infanterie de montagne sont organisées comme les régiments de ligne.

-Le 5ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 7ème, 8ème et 9ème bataillons sachant que le premier est un bataillon de réserve et les deux suivants des bataillons d’active.

-Le 6ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 6ème, 11ème et 12ème bataillons

-Le 7ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 14ème, 15ème et 16ème bataillons

-Le 10ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 40ème et 110ème bataillons, deux bataillons de réservistes

-Le 12ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 10ème, 87ème et 109ème bataillons sachant que les deux premiers sont des bataillons d’active et le troisième un bataillon de réserve.

-Le 14ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 28ème, 29ème et 30ème bataillons

-Le 15ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 31ème, 32ème et 33ème bataillons

-Le 16ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 37ème, 38ème et 39ème bataillons

-Le 17ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 34ème, 35ème et 36ème bataillons

-Le 18ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 88ème et 89ème bataillons

-Le 19ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 41ème, 42ème et 43ème bataillons

-Le 20ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 44ème, 45ème et 46ème bataillons

-Le 29ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 72ème, 86ème et 109ème bataillons sachant que si les deux premiers sont des bataillons d’active le suivant un bataillon de réserve.

-Le 30ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 94ème et 95ème bataillons

-Le 32ème régiment d’infanterie de montagne comprend le 9ème bataillon de fusiliers de montagne et le 96ème bataillon

-Le 35ème régiment d’infanterie de montagne comprend le 8ème bataillon de fusiliers, les 85ème et 111ème bataillons d’infanterie de montagne.

-Le 36ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 91ème, 92ème et 93ème bataillons

-Le 37ème régiment d’infanterie de montagne comprend les 6ème et 11ème bataillons de fusiliers ainsi que le 48ème bataillon de fusiliers de montagne.

Régiment de cavalerie

Les régiments de cavalerie des brigades légères sont organisés en un état-major, trois compagnies montées et un bataillon cycliste.

-1er régiment léger (1ère, 3ème et 4ème compagnies de cavalerie, 1er bataillon cycliste)

-Le 2ème régiment léger (5ème, 6ème et 7ème compagnies de cavalerie, 2ème bataillon cycliste),

-Le 3ème régiment léger (8ème, 10ème et 13ème compagnies de cavalerie et 3ème bataillon cycliste)

-Le 4ème régiment léger (9ème 11ème 12ème compagnies de cavalerie et 4ème bataillon cycliste),

-Le 5ème régiment léger (17ème 18ème et 24ème compagnies de cavalerie et 5ème bataillon cycliste)

-Le 6ème régiment léger (16ème 19ème et 20ème compagnies de cavalerie et 6ème bataillon cycliste)

Régiment d’Artillerie de Campagne

Les régiments d’artillerie de campagne intégrés aux divisions d’infanterie sont organisés en un état-major régimentaire, trois compagnies de parc (maintenance et ravitaillement) et trois bataillons à trois batteries de quatre pièces soit trente-six bouches à feu auxquelles il faut ajouter au niveau du bataillon un état-major et une compagnie de ravitaillement.

-Le 1er Régiment d’Artillerie (1er RA) comprend les compagnies de parc 1 2 et 3 ainsi que les 1er, 2ème et 3ème bataillons d’artillerie

-Le 2ème Régiment d’Artillerie (2ème RA) comprend les compagnies de parc 4 5 et 6 ainsi que les 4ème, 5ème et 6ème bataillons d’artillerie

-Le 3ème Régiment d’Artillerie (3ème RA) comprend les compagnies de parc 7 8 et 9 ainsi que les 7ème, 8ème et 9ème bataillons d’artillerie.

-Le 4ème Régiment d’Artillerie (4ème RA) comprend les compagnies de parc 10 11 et 12 ainsi que les 10ème, 11ème et 12ème bataillons d’artillerie.

-Le 5ème Régiment d’Artillerie (5ème RA) comprend les compagnies de parc 13 14 et 15 ainsi que les 13ème, 14ème et 15ème bataillons d’artillerie.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie (6ème RA) comprend les compagnies de parc 16 17 et 18 ainsi que les 16ème, 17ème et 18ème bataillons d’artillerie.

-Le 7ème Régiment d’Artillerie (7ème RA) comprend les compagnies de parc 19 20 et 21 ainsi que les 19ème, 20ème et 21ème bataillons d’artillerie.

-Le 8ème Régiment d’Artillerie (8ème RA) comprend les compagnies 22 23 et 24 ainsi que les 22ème, 23ème et 24ème bataillons d’artillerie.

Régiment d’Artillerie Lourde

Les régiments d’artillerie lourde motorisés sont organisés en un état-major, une compagnie de ravitaillement en munitions et deux bataillons à deux batteries de quatre canons de 120mm soit un total de seize bouches à feu.

-Le 12ème régiment d’artillerie lourde motorisée comprend la 26ème compagnie de ravitaillement en munitions, les 13ème et 14ème bataillons d’artillerie lourde motorisée.

-Le 13ème régiment d’artillerie lourde motorisée comprend la 27ème compagnie de ravitaillement en munitions, les 15ème et 16ème bataillons d’artillerie lourde motorisée.

-Le 14ème régiment d’artillerie lourde motorisée comprend la 28ème compagnie de ravitaillement en munitions, les 17ème et 18ème bataillons d’artillerie lourde motorisée.

Régiment d’obusiers de campagne

Les régiments d’obusiers de campagne comprennent une compagnie de ravitaillement en munitions, deux compagnies de parc et deux bataillons à trois batteries de quatre obusiers de 120mm soit vingt quatre bouches à feu par régiment.