Pologne et Pays Neutres (120) Turquie (10)

Armement

Armes de l’infanterie

Pistolets et Revolvers

FN modèle 1910

-Pistolets automatiques FN modèle 1910 et 1922

Pistolets Mitrailleurs

-MAT-49

-Sten Mk III

MP-40

-MP-40

Fusils

Fusil Mauser modèle 1898K

-Fusil Mauser 98K

-Fusil Mosin-Nagant modèle 1891

-Fusil Lebel modèle 1892

-Fusil Mannlicher modèle 1895

-Fusil Lee Enfield

Fusils mitrailleurs et mitrailleuses

Fusil mitrailleur Hotchkiss modèle 1922

-Fusils mitrailleurs : FM Madsen modèle 1922 Hotchkiss modèle 1922 (7.92x57mm) FM 1924/29 et ZB vz.26

mitrailleuse MG-08

-Mitrailleuses : MG-08, Breda modèle 1931, ckm wz.30/39T, Maxim M-1910

Armes antichars individuelles

-Des Fire Crossbows livrés par les britanniques durant le conflit

Mortiers

-Mortier de 81mm modèle 1942

Mortier lourd M2 4.2 Inch Mortar

-Mortier lourd M.2 4.2 Inch Mortar

Artillerie de Montagne

-Canon de montagne de 75mm Krupp M.1904 (138 exemplaires commandés en 1905 tous livrés en 1908)

-Canon de 75mm Skoda modèle 1915

-Canon de montagne de 75mm Bofors modèle 1934

-Obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916

Artillerie de Campagne

-Canon de 76mm modèle 1902

-8cm Feldkanone C/80

-Canon de 105mm Krupp M.1905

Obusier de 105C modèle 1934S

-Obusier de 105C modèle 1934S

Artillerie lourde

-Canon de 120mm Krupp M.1905

15cm Schwere Feldhaubitze 13

-15cm Schwere Feldhaubitze 13

-15cm Hruba Houfnice vzor.3

-15cm Kanone 39 (15cm K-39)

-Canon de 210mm K52

-Canon de 240mm K39

Artillerie antichar

Canon antichar allemand de 37mm conservé au musée militaire d’Helsinki (Finlande)

-Canon de 37mm Pak 36

-Canon de 50mm Pak 41

-Canon de 57mm (QF 6 Pounder)

Artillerie antiaérienne

-Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1938

-Canon de 40mm Bofors

Vickers modèle 1931

-Canon antiaérien de 75mm Vickers model 1931

Véhicules

Autos blindées

BA-6

-Soixante BA-6

-Livraison pendant le conflit de M-8 Greyhound (utilisées essentiellement pour l’entrainement), de Daimler Dingo et de Panhard AMD-178

Chars

-Renault FT acquis en 1928 pour l’entrainement et l’initiation à la chose blindée

-Soixante T-26

-Cinq T-27

Renault R-35

-100 Renault R-35 ont été livrés en mars 1940

-Un T-37A

T-28

-Deux T-28

-Deux Hotchkiss H-39 pour un projet de construction sous licence qui ne se concrétisa pas

-La Turquie reçoit des Panzer IV à canon court et à canon long

-Durant le second conflit mondial les Etats-Unis livrent des M-4 Sherman, la France quelques Renault G-1 et la Grande-Bretagne des Cromwell.

Autres véhicules

-Camions Zis-6, Ford, Nag III

-Tracteurs tchèques Praga

Pologne et Pays Neutres (119) Turquie (9)

Ordre de bataille de l’armée turque après mobilisation

-Etat-major général

Sous le commandement direct de l’état-major général

Zone de Kocaeli

6ème Corps d’Armée (7ème, 17ème et 41ème DI)

Frontière syrienne

17ème Corps d’Armée (20ème et 39ème DI, 68ème Brigade d’Infanterie, 14ème Division de Cavalerie qui comme la 3ème est partiellement motorisée)

-1ère Armée (Istanbul)

Zone de la Thrace

10ème Corps d’Armée : 46ème DI et un groupe de combat (K. Gr)

2ème Division de Cavalerie

-Brigade blindée indépendante

-26ème brigade d’infanterie

-Brigade de Kirklareli

Zone de Catalca

3ème Corps d’Armée : 1ère, 46ème, 61ème et 62ème DI

4ème Corps d’Armée : 8ème, 22ème, 28ème et 64ème DI

20ème Corps d’Armée : 23ème, 24ème, 33ème et 52ème DI

Commandement de la Zone fortifiée de Catalça

Zone d’Istanbul et du Bosphore

Commandement d’Istanbul : 11ème DI et 3ème division de cavalerie (partiellement motorisée)

Commandement de la zone fortifiée du Bosphore

-2ème Armée (Bahkesir)

Zone des Dardanelles et de la mer de Marmara

-1er Corps d »Armée : 16ème et 57ème DI

2ème Corps d’Armée : 4ème, 32ème, 66ème et 69ème DI, 72ème brigade d’infanterie

5ème Corps d’Armée : 5ème, 6ème et 25ème DI

Commandement de la Zone fortifiée de Demirkapi

Commandement de la zone fortifiée des Dardannelles

Côtes de la mer Egée et de la Méditerranée

12ème Corps d’Armée : 63ème, 70ème et 71ème DI

Zone fortifiée d’Izmir

-Brigade d’Antalya

-3ème Armée (Erzincan)

Zone orientale

7ème Corps d’Armée : 2ème, 10ème et 53ème DI

8ème Corps d’Armée : 12ème et 12ème DI

9ème Corps d’Armée : 3ème, 9ème et 29ème DI, 1ère division de cavalerie

18ème Corps d’Armée : 48ème, 51ème et 67ème DI

Commandement de la zone fortifiée de Kars

Commandement de la zone fortifiée d’Erzurum

Organisation des Grandes Unités

Division d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un bataillon de soutien logistique

-Une compagnie de reconnaissance montée ou motorisée pour huit divisions d’infanterie en l’occurrence les 4ème, 7ème, 8ème, 11ème, 20ème, 46ème, 52ème et 63ème DI

Canon antichar allemand de 37mm conservé au musée militaire d’Helsinki (Finlande). Ce modèle était en service dans l’armée turque

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

Division de Cavalerie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

BA-6. Soixante exemplaires était en service dans l’armée turque

-Une compagnie d’autos blindées

Canon de 25mm antiaérien Hotchkiss modèle 1938

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Trois régiments montés

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

Division de cavalerie

NdA : concerne les divisions de cavalerie partiellement motorisées

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Un bataillon de reconnaissance mixte avec un escadron d’autos blindées et deux escadrons montés

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Un régiment monté

-Un régiment blindé

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

Brigade d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie de reconnaissance montée

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Deux bataillons d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

Brigade blindée

-Un état-major

-Une compagnie d’état-major

-Une compagnie d’autos blindées

-Une compagnie antichar et antiaérienne

T-26

-Deux bataillons de chars

-Un bataillon d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

Pologne et Pays Neutres (118) Turquie (8)

Histoire de l’armée de terre turque

Soldats turcs dans une tranchée durant la guerre gréco-turque

Parfois l’histoire donne des coups de pouce pour l’amateur d’uchronie que je suis. Si pour le tome précédent sur la Pologne j’ai été obligé de faire des choix arbitraires là c’est plus simple et après avoir parlé de l’histoire de l’armée (de terre) ottomane je vais enchainer par l’histoire de l’armée turque.

Issue de l’armée de Mustapha Kemal, l’armée de terre turque va devenir un pilier du régime au point d’intervenir dans la vie politique en réalisant plusieurs coups d’état quand la Harika Sessiz estimait l’oeuvre d’Atatürk en péril.

En 1934 l’armée turque comprend neuf corps d’armées avec dix-huit divisions d’infanterie et cinq divisions de cavalerie (trois d’active et deux de réserve). Chaque corps d’armée comprend de la cavalerie, un régiment d’artillerie de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de transmissions et un bataillon de transport motorisé.

Chaque division d’infanterie comprend trois régiments d’infanterie et un régiment d’artillerie à deux bataillons comme éléments majeurs.

Chaque division de cavalerie comprend trois ou quatre régiments montés et un escadron d’artillerie à cheval avec deux ou trois batteries.

Les 54 régiments d’infanterie comprennent trois bataillons à quatre compagnies, trois compagnies de combat et une compagnie de fusils mitrailleurs/mitrailleuses. Les 24 régiments de cavalerie comprennent trois escadrons et un bataillon de mitrailleuses. L’artillerie c’est vingt-sept régiments.

Les effectifs globaux représentent 198000 hommes en été et 133000 hommes en hiver. En pratique les effectifs ne dépassent pas 120 à 150000 hommes. 175000 conscrits sont normalement appelés chaque année. 5000 officiers encadrent ces appelés.

En 1939 l’armée turque est une armée de conscription comme la majorité des armées du monde, une armée de conscription reposant sur un service militaire sélectif de trois ans ce qui signifie que tous le contingent annuel n’était pas forcément appelé sous les drapeaux.

Quand la guerre de Pologne commence l’armée de terre turque comprend 195000 hommes dont 20000 officiers, des effectifs comparables à ceux des Etats-Unis sauf que la Turquie à une population dix fois moins nombreuse (la population turque en 1940 est de 17.8 millions d’habitants).

L’armée de terre dépend du ministère de la Guerre et de l’Etat-Major général implantés tous les deux à Ankara. On trouve sous cette double autorité trois inspections qui en temps de guerre doivent former des état-majors d’armée (Ordu).

La 1ère Armée dont l’état-major est implanté à Istanbul à pour mission de défense la Thrace orientale contre une attaque grecque ou bulgare ou combinant les deux voisins. A noter que la défense d’Istanbul est placée sous l’autorité d’un gouvernorat particulier.

La 2ème Armée dont l’état-major est implanté à Balikesir (535km à l’ouest d’Ankara et 280km au sud-ouest d’Istanbul) est chargée de couvrir l’ouest de l’Anatolie, les côtes de la mer Egée et le détroit des Dardanelles.

La 3ème Armée dont l’état-major est implanté à Erzincan (679km à l’est d’Ankara sur le fleuve Euphrate) doit couvrir l’est de l’Anatolie, le Kurdistan et l’Arménie.

Cela regroupe au total neuf corps d’armée qui elles mêmes regroupent vingt divisions d’infanterie, trois divisions de cavalerie plus des brigades autonomes dont trois de montagne.

Cela représente 124 régiments de combat (21 de cavalerie, 60 d’infanterie, 6 de montagne, 20 d’artillerie de campagne, 10 d’artillerie lourde et 7 d’artillerie de forteresse).

Au moment de la mobilisation de 1939, deux divisions de cavalerie sont levées avec huit régiments de cavalerie supplémentaires portant le total à 132 régiments de combat.

En ce qui concerne le matériel c’est l’hétérogénéité la plus complète avec des armes essentiellement héritées du premier conflit mondial.

L’armée turque possédait des MG-08

On trouve par exemple des fusils Mauser et des mitrailleuses MG-08, des fusils austro-hongrois Mannlicher, italiens Martini, russes Mosin-Nagant, des Lebel français, des Lee-Enfield britanniques.

Les lacunes sont très importantes notamment en terme de DCA et de défense antichar mais aussi en terme de motorisation et de mécanisation.

Certes pendant la Pax Armada il y aura des améliorations avec la rationalisation du parc en matière d’armes et de véhicules mais les lacunes seront encore importantes en septembre 1948 ce qui explique également pourquoi la Turquie s’est bien gardé de s’engager dans le second conflit mondial.

Un premier bataillon de chars est créé en 1934 suivit d’une brigade en 1937 et un 1er régiment blindé (Zirhli Alayi) est créé en 1940.

En septembre 1948 la mobilisation générale voit une nette augmentation des effectifs avec un 1.3 millions d’hommes sous les drapeaux.

Quatre corps d’armée supplémentaires sont mis sur pied les 12ème, 17ème, 18ème et 20ème portant le total à quatorze corps d’armée (dix-sept étaient visiblement prévus), quarante-sept divisions (43 d’infanterie, deux de cavalerie et deux divisions partiellement mécanisées).

Le Renault R-35 était l’un des chars de l’armée turque

Durant le second conflit mondial l’armée turque multiplie les manœuvres pour montrer les dents et dissuader les belligérants d’utiliser le territoire turc pour prendre l’avantage sur leur ennemi. Ces manœuvres montrent les nombreuses lacunes de l’armée turque ce qui limite l’impact d’une telle démonstration de forces.

De 1948 à 1950 l’Axe fournit des armes modernes à la Turquie aux côtés des alliés, Ankara faisant monter les enchères au risque d’indisposer l’un et l’autre le camp. Cela aggrave les contraintes logistiques en multipliant les modèles d’armes, de véhicules et de canons, nécessitant des dépôts et des ateliers.

Après 1950 les alliés ont clairement pris l’ascendant sur l’Axe et la Turquie se fournit uniquement auprès de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Elle simplifie sa logistique en réduisant les modèles d’armes, de canons et de véhicules en service.

Le second conflit mondial terminé l’armée turque rejoint clairement le camp occidental, réorganise et rééquipe son armée avec du matériel neuf et du matériel de surplus mais ceci est une autre histoire

Pologne et Pays Neutres (117) Turquie (7)

FORCES ARMEES TURQUES (1) : ARMEE DE TERRE

Une histoire militaire de l’Empire ottoman

L’acmé de la puissance militaire ottomane c’est le Siège de Vienne (1683), l’avancée maximale de la Sublime Porte en Europe, une armée de 100000 hommes composés de contingents musulmans (turcs, balkaniques, criméens et caucasiens) mais aussi de chrétiens (moldaves, valaques, transylvains et hongrois).

Le siège dure sept semaines, Vienne résiste mais l’arrivée d’une armée de secours la sauve de la chute, une armée dirigée par Charles de Lorraine et le roi de Pologne Jean III Sobieski.

Hussard ailé

Une première attaque de la coalition chrétienne (Sainte Ligue) est repoussée par les janissaires mais la charge de 20000 hussards polonais (les fameux hussards ailés) bouscule la cavalerie ottomane, le coup de grâce étant donné par une sortie de la garnison de Vienne. 15000 ottomans restent sur le terrain ainsi que toute leur artillerie. Début du recul des ottomans, l’empire entrant dans une phase de déclin, déclin qui se révélera impossible à contrer.

Bien entendu l’armée ottomane n’est pas née du jour au lendemain, elle est née, à évolué avant de disparaître dans les convulsions du premier conflit mondial. On peut diviser l’histoire de l’armée ottomane en cinq grandes périodes, un découpage totalement arbitraire bien entendu.

-Les bases (1299-1451)

-La période classique (1451-1606)

-La période des réformes militaires (1606-1826)

-La période moderne (1826-1861)

-Le déclin et la décadence (1861-1918)

Issu du monde de la steppe, l’armée ottomane à d’abord été essentiellement une armée composée de cavaliers et d’archers aussi redoutables que les mongols.

Longtemps les ottomans mènent des raids et des coups de main mais très vite doivent intégrer le concept de la bataille rangée. Ils utilisent des barricades et des retranchements.

Plus tard le réduit central sera renforcé par de l’artillerie et des chariots enchainés le Wagenburg (mur de chariot), l’infanterie devant et au centre, la cavalerie sur les ailes. Ils apprennent également la polieurcetique (guerre de siège). On assiste également à une utilisation croissante de mercenaires.

La puissance ottomane permet de tenir à l’ouest face aux habsbourgs et à Venise et à l’est contre la Perse des safavides. La guerre n’est pas le seul outil utilisé par les ottomans, la diplomatie étant également utilisée quand la guerre ne suffisait pas, ne suffisait plus.

Janissaires

L’empire ottoman met très tôt sur pied une armée de métier, une armée permanente soldée avec de la cavalerie et de l’infanterie, les noyaux durs étant composés des janissaires et des timariotes.

Les cavaliers ou timariotes sont titulaires d’une dotation en revenus fiscaux tirée de terres agricoles ou timar. Cela lui permet de financer son entrainement et ses campagnes. Ils sont équipés de casques et de côtes de maille mais aussi de lances et de masses d’armes.

Affectés dans les provinces, ils peuvent embarrquer sur les navires de la marine ottomane. Les fils peuvent hériter du timar. Le corps des timariotes décline à la fin du 16ème et au début du 17ème siècle.

Ils sont vites assoviés à de l’infanterie ou yaya mais ces derniers sont vite remplacés par les célèbres janissaires.

Aux côtés des timariotes on trouvait des unités de cavalerie retribuées par le sultan, les müsellems, des unités essentiellement composées de mercenaires étrangers.

Les sujets libres du Sultan forment des corps auxiliaires ou azab avec fantassins et cavaliers qui servent souvent comme éclaireurs. La cavalerie légère ou akinji déployée aux frontières mènent régulièrement des razzias en territoire autonome.

Cette cavalerie légère irrégulière non payée vivait donc sur le pays notamment sur le pays ennemi en menant des raids. En bataille rangée, ils harcelaient l’ennemi avec leur arc. Ils pouvaient également couvrir la retraite des unités amies. Les akinji disparaissent à la fin du 16ème siècle remplacés par d’autres irrégulières, les Deli et les Bashi-Bozouk.

Le corps le plus célèbre de l’armée ottomane est celui des janissaires (du turc yaniceri «nouvelle troupe») créé vers 1370. Il remplace les yaya qui n’ont pas donné satisfaction. Ils sont issus du devsirme, des chretiens enlevés enfants convertis de force à l’islam.

Coupés de la société ils forment un état dans l’état ce qui va poser de plus en plus de problèmes, la dernière levée étant datée de 1751.

Initialement c’est une avant-garde, une unité d’élite utilisant la fronde, l’arc, le sabre, la masse d’armes, la hache et la lance avant de passer également aux armes à feu ce qui entraine la création d’unités spécialisées : canonniers, train d’artillerie, armuriers, bombardiers et sapeurs-mineurs.

Les effectifs des janissaires passent entre la fin du 13ème et la fin du 15ème siècle de 3000 à 13000 hommes répartis en 196 sections très autonomes. Les janissaires sont 35000 en 1598, 70000 en 1683 et 100000 au 18ème siècle, le trésor ottoman peinant à suivre ce qui explique qu’une partie des janissaires sont davantage commerçants que militaires.

Ce corps d’élite (ou prétendu tel, l’augmentation constante des effectifs pas forcément compatible avec l’élitisme militaire), corporatiste voit sa discipline se relâcher. Les mutineries sont fréquentes, plusieurs sultans sont déposés et assasinés.

Après un premier échec en 1807, le corps qui se révolte à nouveau en 1826 est dissous, ses survivants massacrés, la dernière trace des janissaires étant enregistré à Alger en 1830 lors du débarquement du corps expéditionnaire du général Marmont.

En 1622 Osman II veut lever de nouvelles unités baptisées seklan. Non seulement il est renversé et assassiné par les janissaires mais en plus les nouveaux venus se taillent rapidement une sinistre réputation sur le modèle des écorcheurs de notre guerre de Cent Ans.

Les selkhan disparaissent dès 1718 soir un siècle avant les janissaires. L’arc est l’arme traditionnelle des janissaires, arcs complétés par des arbalètes utilisées depuis les forteresses. A cela s’ajoute des épées, des lances, des boucliers. Ils ont le monopole de l’arme à feu d’abord l’arquebuse puis le mousquet.

Les premiers fantassins ottomans disposant d’armes à feu sont les Peyade Topçu (littéralement «artillerie à pied» avec un pendant monté les Süvari Topçu Neferi («soldat artilleur monté») et d’autres unités comme les bombardiers (Humbaraci) lançant des projectiles explosifs appelés khimbara.

Ces derniers sont les premiers soldats de ce type en Europe voir dans le monde. Ils voient le jour au 16ème siècle, disparaissant en 1826 en même que toute l’ancienne armée ottomane.

Le corps des Humbaraci est officiellement créé en 1729 par Claude Alexandre de Bonneval qui créé également une école de humbara. En 1731 on compte un peu plus de 600 soldats répartis en équipes de 25 détachés aux différentes armées. Les humbara se repartissent en ceux lançant des projectiles à la main (Humbara-i dist) et ceux lançant des projectiles via une machine (Humbara-i Kebir).

Jusqu’au 18ème siècle, l’artillerie ottomane se maintient au niveau des européens. L’empire ottoman rate le virage du canon léger à tir rapide (où est donc le Gribeauval turc ?) et même de manière plus anecdotique la baïonnette.

Qu’es-ce qui à fait la puissance de l’armée ottomane ? Son nombre, la qualité de ses troupes d’élite et une bonne organisation notamment une bonne logistique, des dépôts ayant été mis en place sur la route en direction de la frontière.

Ce qui l’à fait décliner ? Un empire trop vaste à défendre, un poids financier trop important et un refus obstiné de toute réforme de la part des janissaires notamment.

A la période classique, on trouve les troupes régulières ou kapikulu («esclaves de la Porte») avec six «Divisions de Cavalerie» ou Kapikulu süvarileri (sipahis de la porte, Silahkdars, Sag Ulufeciler, Sol Ulfeciler, Sug Garipler et Sol Garipler).

Au côté des unités montées on trouve des «Divisions d’infanterie» avec les janissaires, les Solaklar (fantassins de droite), les Sakalar (fantassins de gauche), les Asceni (novices), les Topçu (tirailleurs), les Top Arabracilari (canonniers), les Cebeci (armuriers), les Humbaraci et les Legimci (mineurs).

On trouve également les divisions de garde à savoir les Botanci («jardiniers» gardes du serail de Topkapi) et les Baltadji («hommes à la hache» = gardes royaux).

Qui dit troupes régulières dit (ou pas) troupes irrégulières ou Yerlikulu (Azabs, Bachi-Bouzouks, Seklans, Tüfenkci, Icareli _artillerie_ ,Müsellem _génie_ , Serhat Kulu, Deliler _une cavalerie légère d’origine balkanique_ , Gönullü, Besli, Timarli Siphari ou timariotes, Akinci)

A la fin du 15ème siècle, l’armée ottomane regroupe environ 50000 cavaliers, 12000 fantassins et plusieurs milliers de janissaires.

A la fin du 18ème siècle alors que la Sublime Porte s’est enfoncé dans un déclin duquel elle ne sortira pas, Selim III tente de moderniser l’armée et pour cela fait appel à des conseillers militaires étrangers notamment français. Un certain capitaine Bonaparte fût pressenti mais retenu à Paris par le soulèvement royaliste de Vendémiaire il ne vit jamais les murailles de Constantinople.

En 1826 le corps des janissaires est supprimé à l’issue d’un nouveau soulèvement écrasé dans le sang, les sipahis disparaissent également. C’est la mise en place d’une nouvelle organisation militaire ou nizâm-i djedid.

C’est l’occasion pour Mahmoud II de créer enfin une armée moderne c’est-à-dire une armée organisée et équipée à l’européenne. Se méfiant de la France alliée du pacha d’Egypte Mehmet Ali, il confie cette tâche aux britanniques, aux prussiens et aux russes.

Le seraskir commande une armée dont l’uniforme allie l’Europe et l’Asie, le bleu de prusse pour l’uniforme et le fez comme couvre-chef. Les sujets ottomans doivent effecctuer cinq ans de service dans l’active et sept ans dans la réserve.

En 1834 une Ecole de guerre est créée (avec un enseignement inspiré de celui délivré à Saint-Cyr) suivie en 1838 d’une Ecole de Santé militaire. La même année un Conseil Militaire est créé pour coordonner la politique de défense ottomane. Un an plus tôt une Ecole d’Artillerie avait été créée.

En 1839 un corps de gendarmerie est créé sous le nom de Asâkir-i Muntazâma-i Hâssa. Le nom de Jandarma est adopté en 1879. En 1930 ce corps intègre l’armée même si depuis 1909 il dépendait du ministère de la Guerre.

En 1843 le sultan Abdulaziz réforme l’armée qui se rapproche du modèle occidental avec une armée d’active ou nizam et une armée de réserve ou redif, les sujets de la Sublime Porte passant comme nous le savons cinq ans dans la première et sept ans dans la seconde.

Ce firman met sur pied cinq armées permanentes : une armée pour la défense de Constantinople, une armée pour la défense de la Thrace orientale (Pachalik de Silistra), une armée pour la défense de la Roumélie, une armée pour la défense de l’Anatolie et une armée pour la défense des provinces arabes. Une 6ème armée est créée en 1848 pour assurer la défense de la Mésopotamie (eyalet de Bagdad).

Au moment de la guerre de Crimée l’armée ottomane est organisée en six corps d’armées (Ordous) commandé par un Muchir. Chaque corps d’armée comprend deux divisions à trois régiments d’infanterie, quatre régiments de cavalerie et un régiment d’artillerie.

Chaque régiment d’infanterie comprend quatre bataillons ce qui représente au moins sur le papier 3256 hommes.

Chaque régiment de cavalerie comprend six escadrons, les 1er et 6ème escadrons sont des escadrons de chasseurs ou de hussards alors que les quatre autres sont des escadrons de lanciers, les premiers servant pour l’éclairage, le flanquement le harcèlement, les seconds pour la charge et pour le choc.

A ces six escadrons s’ajoutent un état-major et une compagnie hors rang soit un total de 934 hommes (sachant que les six escadrons représentent 720 hommes).

Les régiments d’artillerie regroupent pas moins de onze batteries (3 à cheval et 8 à pied) avec un total de soixante-quatre pièces de campagne et quatre obusiers de montagne, le tout servit par 1765 hommes.

Au final chaque ordou comprend 21445 hommes et 68 canons. A cela il faut ajouter des garnisons et des unités du génie.

Au total on trouve trente-six régiments d’infanterie (100 800 hommes), vingt-quatre régiments de cavalerie (17280 hommes), six régiments d’artillerie (7800 hommes) et 40000 hommes pour les garnisons et les corps spéciaux.

En théorie le redif est organisé comme le nizam. A cela peuvent s’ajouter des corps auxiliaires comme la gendarmerie musulmane (zalties), les Tatars de la Dobroudja et les Bachi-Bouzouks.

En 1853 l’armée ottomane comprend 480000 hommes sur le papier. Les meilleures troupes sont 123000 hommes de l’armée d’active et notamment les douze bataillons de chasseurs (Sishaneci) armés du fusil français Minier tirant la balle du même nom.

En 1869 nouvelle réforme avec désormais quatre ans de service actif (nizâniye), six ans en réserve (redif) et huit ans dans la garde territoriale (Mustahfhiz). Les sujets non-musulmans en sont examptés en échange du paiement d’une taxe appelée bedel.

Les réformes successives peinent à produire les fruits espérés, les officiers formés au nouveau standard sont peu nombreux. L’organisation est très approximative, la corruption et la prévarication généralisée.

La guerre de Crimée terminée, la démobilisation sera menée en dépit du bon sens, gaspillant une expérience douloureusement acquise. De plus les milices tribales armées pour le conflit se garderont bien de rendre les armes distribuées ce qui constitue un facteur de désordre.

Vers 1870 l’armée ottomane compte 210000 hommes du nizâmiye, 190000 hommes du redif et 300000 hommes au sein du mustahfhiz.

En temps de paix l’armée ottomane comprend sept corps d’armée (NdA l’armée ottomane change souvent d’organisation non ?).

On trouve la garde impériale à Constantinople, le corps du Danube à Choumen, le corps d’armée de Roumélie à Monastir (Bitola), le corps d’armée d’Anatolie à Erzurum, le corps d’armée de Syrie à Damas, le corps d’armée d’Irak à Bagdad et le corps d’armée d’Arabie au Yémen.

En 1875 les Balkans se soulèvent. L’armée ottomane n’intervient pas directement en raison de graves problèmes financiers (la Sublime Porte connait une nouvelle banqueroute). La répression féroce est menée par les tcherkesses et les bachi-bouzouks.

Dans la foulée une nouvelle guerre russo-ottomane (1876-1878) se termine ô surprise par une nouvelle défaite de la Sublime Porte qui doit reconnaître une large autonomie, une quasi-indépendance de la Bulgarie (il faudra attendre 1908 pour cela). Le sultan Abdülaziz est renversé et retrouvé mort dans des conditions suspectes.

En 1877 l’Armée du Danube comprend cinq corps d’armée (état-major à Vidin, Roussé, Tutrakan, Silistre et Tulcea). Cela représente un total de 120 bataillons d’infanterie dont 30 de chasseurs, 64 escadrons de cavalerie régulière, 68 batteries d’artillerie à six pièces soit un total de 100000 réguliers et 400 plus canons 20000 hommes en réserve. A cela s’ajoute 50000 irréguliers.

Le Corps d’Armée de Bosnie-Herzégovine comprend 20000 hommes et 30 canons, le Corps d’Armée d’Albanie comprend 10000 hommes et 30 canons.

A Varna sont débarqués 9000 égyptiens (20000 sont attendus), 4000 tunisiens et tripolitains. En réalité l’Egypte renoncera à envoyer les renforts prévus, la Régence de Tunis enverra seulement quelques volontaires, la régence de Tripoli envoie un régiment d’infanterie, un régiment de cavalerie et un bataillon de chasseurs. Le Cherif de la Mecque envoie 4000 volontaires.

La Mustahfhiz doit mobiliser pour l’Armée du Danube 90 bataillons de 600 hommes (54000 hommes) et potentiellement 150000 «volontaires».

L’Armée d’Arménie comprend 90 bataillons d’infanterie dont 20 de chasseurs à pied, 18 escadrons de cavalerie, 23 batteries d’artillerie à six pièces (70000 hommes, 5000 chevaux et 138 canons) plus les garnisons des forteresses de Kars, de Trebizonde, de Batoumi, d’Erzurum et de Beyazit.

A l’issue du conflit une nouvelle organisation militaire est mise en place avec un service actif (nizâm) de quatre ans pour l’infanterie et de cinq ans pour la cavalerie et l’artillerie, deux ans en disponibilité (ichtiat), deux bans (convocations) dans le redif d’une durée de trois ans chacun et de huit ans de Mustahfhiz soit une durée totale de vingt ans pour l’infanterie et de vingt et un pour la cavalerie et l’artillerie.

Des conseilleurs prussiens arrivent pour réorganiser à nouveau l’armée ottomane, l’Ecole de Guerre étant réorganisée sur le modèle de la Kriegsakademie.

En 1891 une nouvelle unité de cavalerie est créée sur le modèle des cosaques russes. Les Hamidies recrutés chez les kurdes pour maintenir l’ordre sur les frontières et réprimer l’agitation arménienne.

Peu à peu l’armée se constitue une élite moderniste et nationaliste. C’est l’acte de naissance du mouvement Jeune-turc.

Les effectifs du temps de paix sont d’environ 100000 hommes auxquels il faut ajouter une gendarmerie. Le contingent annuel de conscrits censé être de 37000 hommes tombe à 11000 hommes pour des raisons budgétaires.

En temps de guerre les effectifs doivent passer à 350 à 400000 hommes avec 41 régiments turcs, 2 régiments bosniaques, 41 bataillons de chasseurs, 8 bataillons de garde-frontières, 26 régiments de cavalerie, 8 régiments d’artillerie de campagne, huit régiments d’artillerie de forteresse, deux régiments du génie et deux régiments d’ouvriers d’administration.

Un bataillon doit théoriquement aligner 1000 hommes mais en pratique les effectifs dépassent rarement 800 à 850. L’escadron de cavalerie censé regrouper 750 chevaux en aligne souvent dix fois moins. Seule l’artillerie est à effectifs à peu près complet.

En 1897 les ottomans remportent une guerre contre les grecs récupérant une partie de la Thessalie.

L’armée (re)devient un élément majeur de la vie politique ottomane avec la révolution de 1908 et la répression de la contre-révolution de 1909.

Les problèmes financiers sont constants. Il faut attendre 1884 pour qu’un budget prévisionnel soit mis en place. Le versement des soldes est très irrégulier, la corruption reste constante tout comme le détournement de fonds. Les officiers doivent davantage leur avancement à la faveur du sultan et de la cour qu’à leur compétence. De nombreuses mutineries ont lieu notamment aux périphéries de l’empire.

En 1908 au moment de la Révolution Jeune Turque l’armée ottomane est organisée en une 1ère Armée pour défendre Constantinople, le Bosphore et l’Asie Mineure, une 2ème Armée à Edirne, une 3ème Armée en Roumélie occidentale, une 4ème Armée dans le Caucase.

Les Jeunes-turcs n’ont pas plus de réussite dans leur volonté de réforme et de modernisation. En 1909 les sujets non-musulmans sont appelés pour la première fois et le service militaire en pays chaud (Yemen et Arabie notamment) est réduit de trois à deux ans.

Cette mobilisation des non-musulmans connait son épreuve du feu durant les deux guerres balkaniques. En dépit des vexations passés les kurdes comme les arméniens se montrent loyaux ce qui démonte le principal argument des organisateurs du génocide arménien.

Quand les guerres balkaniques commencent l’armée ottomane est organisée de la façon suivante :

-1ère Armée (Thrace) : 1er Corps d’Armée (1ère, 2ème et 3ème Divisions), 2ème Corps d’Armée (4ème, 5ème et 6ème Divisions), 3ème Corps d’Armée (7ème, 8ème et 9ème DI) et 4ème Corps d’Armée (10ème, 11ème et 12ème Divisions).

-2ème Armée (Balkans) : 5ème Corps d’Armée (13ème, 14ème et 15ème Divisions), 6ème Corps d’Armée (16ème, 17ème et 18ème DI) auxquelles s’ajoutent trois divisions en réseve d’armée les 22ème, 23ème et 24ème divisions.

-3ème Armée (Caucause) : 9ème Corps d’Armée (28ème et 29ème divisions), 10ème Corps d’Armée (30ème, 31ème et 32ème divisions) et 11ème Corps d’Armée (33ème et 34ème DI).

-4ème Armée (Mésopotamie) : 12ème Corps d’Armée (35ème et 36ème Divisions), 13ème Corps d’Armée (37ème et 38ème Divisions), 8ème Corps d’Armée (déployé en Syrie : 25ème, 26ème et 27ème Divisions) et le 14ème Corps d’Armée (Arabie ottomane et Yémen 39ème, 40ème 41ème et 43ème Divisions).

Le 12 mai 1914 la loi de recrutement abolit les divisions de réserve, les réservistes devant effectuer leurs périodes d’entrainement au sein des unités d’active. Cette réforme est à peine ébauchée quand le premier conflit mondial éclate.

Quand la première guerre mondiale éclate l’armée ottomane est loin d’être prête. Elle doit digérer les guerres balkaniques et doit faire face à d’insolubles problèmes financiers. En théorie elle peut aligner 36 divisions répartis en treize corps d’armée plus deux divisions indépendantes.

Les stocks de munitions sont faibles, on manque de cadres compétents en raisons des nombreux soubressauts politiques, on manque d’armes modernes, de chevaux, on manque de tout.

Cela n’empêche les ottomans d’attaquer dans le Caucase mais après quelques succès très vite l’offensive tourne au désastre. Même chose pour l’attaque mener contre le canal de Suez.

Durant la première campagne, les ottomans engagent la 2ème armée, la 3ème armée, l’armée islamique du Caucase et une armée azerbaïjanaise.

Durant la deuxième (campagne de Sinaï et de Palestine) on trouve sous le commandement du Djemal Pacha la 4ème armée ottomane avec notamment le 8ème Corps d’Armée du général Friedrich Kress von Kressenstein (oui un allemand pourquoi) qui comprend les 8ème, 10ème, 23ème, 25ème et 27ème DI mais aussi neuf batteries d’artillerie de campagne et une batterie d’obusiers de 150mm.

A noter que durant tout le conflit les pertes ottomanes seront supérieures en terme de maladie et de désertion qu’au combat comme si même à l’ère de la guerre industrielle, l’armée ottomane était restée bloquée à l’ère de Soliman le Magnifique.

La seule exception c’est la campagne des Dardanelles mais là les ottomans étaient en défensive ce qui facilitait le soutien logistique, le ravitaillement et les évacuations sanitaires. Au plus fort de la bataille les ottomans déploient 17 divisions dont la 19ème division commandée par le colonel Mustapha Kemal qui va refaire parler de lui.

En 1915/16 les troupes ottomanes participent à la déportation des arméniens, profitant de la situation pour voler, violer et piller.

En février 1916 les russes attaquent dans le Caucase. Les ottomans sont sérieusement bousculés et devront attendre les Révolutions Russes pour reprendre les territoires perdues puis conquérir une bonne partie du Caucase, entrant à Bakou en septembre 1918. Ai-je besoin de préciser qu’il s’agit d’une victoire sans lendemain ?

Les combats en Syrie, en Irak et en Palestine sont plus disputés. Les ottomans remportent une bataille à Kut-El-Amaea (décembre 1915-avril 1916).

Des troupes ottomanes sont également déployées en Europe aux côtés des allemands, trois corps d’armée (6ème, 15ème et 20ème CA), des unités qui seront rapatriées au pays en 1917 quand la situation allait devenir vraiment dramatique pour la Sublime Porte.

Au printemps 1917 les britanniques attaquent à Gaza. En dépit de l’usage de chars et de gaz de combat cette offensive est repoussée. Parallèlement une offensive est ménée en Perse par le 13ème Corps d’Armée mais c’est un échec. Là encore c’est moins la résistance perse que les épidémies qui poussent les chefs ottomans à se replier.

Bagdad tombe en mars 1917 et en décembre 1917 après la chute de Jérusalem un ordre de retraite général est lancé. En 1918 la supériorité aérienne totale des alliés aggrave la situation morale des troupes ottomanes. La Syrie est abandonnée à la fin du mois d’octobre pour se concentrer sur la défense du plateau anatolien, défense qui devient bientôt sans objet en raison de l’Armistice de Moudros signé le 30 octobre 1918.

Aux côtés des unités militaires on trouve également des unités de travailleurs (anila tuburu) avec six bataillons en 1914, trente en 1915. en 1916 les 28 bataillons survivants sur les 33 existants sont réorganisés en 17 bataillons à effectifs pleins ce qui donne une idée à effectifs pleins.

Une organisation spéciale est également mise en place pour le renseignement et le sabotage.

Au total sur 2.6 millions d’hommes qui ont été mobilisés, 325000 hommes sont morts, 400000 blessés, 202000 faits prisonniers et 1 million ont déserte. Il ne restait que 323000 sous les drapeaux au moment de l’Armistice.

L’armistice ne signifie pas la fin des combats. Ils se poursuivent sur tout le territoire de l’empire ottoman. Nombre de soldats ottomans vont rallier Mustapha Kemal par nationalisme.

Pologne et Pays Neutres (101) Pologne (13)

Chars et Véhicules blindés

Chars

Chars de l’armée polonaise en septembre 1939

-Chenillettes Carden-Lloyd Mk VI

TK-3. La photo représente le regroupement par les allemands de matériels capturés

-Après avoir acquis des chenillettes Carden-Lloyd, la Pologne décide d’en tirer un modèle national. C’est l’acte de naissance de la famille TK avec deux modèles dominants, la TK-3 produite à 280 exemplaires et la TKS un modèle amélioré sortit à 250 exemplaires sans compter quelques prototypes et modèles expérimentaux produits en petite série.

Utilisées par la cavalerie ces chenillettes étaient adaptées pour la reconnaissance voir l’appui de l’infanterie mais pour le duel contre les chars ennemis on repassera comme la guerre de Pologne le montrera. Les polonais en était parfaitement conscients au point de réarmées vingt-quatre TKS avec un canon de 20mm. Le 18 septembre 1939 un véhicule de ce type détruisit deux Panzer 35(t) et un Panzer IV.

TKS

A l’issue de la guerre de Pologne de nombreuses chenillettes ont été réutilisées par les allemands pour l’entrainement, le maintien de l’ordre, le remorquage de pièces d’artillerie et d’avions.

Certaines étaient encore en service en septembre 1948 mais fort peu ont survécu au second conflit mondial et si c’était le cas c’était pour mieux finir sous les chalumeaux des ferrailleurs.

Un seul pays à acquis ce modèle en l’occurence l’Estonie qui à acquis en 1934 six TKS, chenillettes qui ont été récupérées par l’Armée Rouge en 1940 quand l’ancienne Livonie à été absorbée par la Russie.

Outre les deux modèles cités plus haut on trouve donc des projets, des prototypes ou des petites séries comme la TKF produite à 18 exemplaires avec un moteur et une nouvelle suspension, le tracteur d’artillerie C2P (200 exemplaires tout de même), les prototypes TK-1 et 2, l’automoteur léger TKD avec un canon de 47mm (4 exemplaires), le TKW prototype d’un char de reconnaissance à tourelle, un TK-3 à canon de 20mm et un TKS-D chasseur de char avec un canon de 37mm (deux exemplaires).

La chenillette TK-3 pesait 2.4 tonnes mesurait 2.65m de long pour 1.78m de large et 1.32m de haut, disposait d’un moteur essence Ford model A lui permettait d’atteindre la vitesse maximale de 20km/h en terrain libre et 45 km/h sur route, le carburant emporté lui permettant de franchir 100km en terrain libre et 200km sur route.

Disposant d’un blindage de 4 à 8mm d’épaisseur, elle était armée d’une mitrailleuse de 7.92mm Wz.25 (une Hochkiss modèle 1914 adapté au calibre 7.92mm) alimentée à 1800 cartouches, l’équipage se composant d’un conducteur et d’un commandant-mitrailleur.

La TKS pesait 2.6 tonnes, mesurait 2.65m de long pour 1.78m de large et 1.32m de haut, disposait d’un moteur essence Iski Fiat 122AC ou BC lui permettait d’atteindre la vitesse maximale de 18km/h en terrain libre et 40 km/h sur route, le carburant emporté lui permettant de franchir 110km en terrain libre et 180km sur route.

Disposant d’un blindage de 4 à 8mm d’épaisseur, elle était armée d’une mitrailleuse de 7.92mm Wz.25 (une Hochkiss modèle 1914 adapté au calibre 7.92mm) alimentée à 1920 cartouches, l’équipage se composant d’un conducteur et d’un commandant-mitrailleur.

Les vingt-quatre véhicules réarmés avec un canon de 20mm Wz.38 pesaient 2.8 tonnes, disposaient de 250 obus pour alimenter leur arme principale. A ma connaissance les autres données sont identiques.

-38 Vickers 6-Ton Tank Mark E (seize type A et vingt-deux type B) acquis en 1932

-Le 7TP (siedmiotonowy polski) est une évolution polonaise du précédent. Il à été produit à 149 exemplaires d’abord en version à double-tourelle (chacune armée d’une mitrailleuse de 7.92mm) puis dans une version disposant d’une tourelle unique combinant un canon de 37mm Bofors et une mitrailleuse de 7.92mm.

Par rapport à son «ancètre» anglais, le 7TP disposait d’un moteur diesel plus puissant et plus fiable, d’un armement différent, d’un blindage plus épais (17 au lieu de 13mm), d’une ventilation modifiée, un périscope Gundlacht et une radio.

Engagé en septembre 1939, ce char était disponible à 24 exemplaires en version à double-tourelle et le reste en version à tourelle unique. Ces chars sont supérieurs à la majorité des chars allemands mais ne peuvent changer le cours de la guerre.

A la fin de la campagne, on ne trouvait plus que 24 exemplaires, 20 capturés par les allemands et 4 par les soviétiques. Tous ont disparu dans la fournaise du second conflit mondial ou durant la Pax Armada.

Une version améliorée baptisée 9TP à été mise au point mais il n’existait que 13 exemplaires qui participent à la défense de Varsovie, étant tous détruits.

Le 7TP était un char léger de 9.9 tonnes, mesurant 4.6m de long sur 2.4m de largeur pour 2.27m de haut. Propulsé par un moteur diesel PZInz Z35 (Saurer VBLDd) de 110ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 37km/h et franchir 150km.

Protégé au maximum par 17mm de blindage, il disposait d’un équipage de trois hommes et était armé d’abord de deux mitrailleuses de 7.92mm (6000 cartouches) puis d’un canon de 37mm Bofors wz.37 (80 coups) et d’une mitrailleuse de 7.92mm Ckm wz.30 (3960 coups).

-Trois Hotchkiss H-39

-Cinquante Renault R-35, trente-quatre récupérés par la Roumanie après la capitulation polonaise

Les chars de l’armée polonaise reconstituée

-Hotchkiss H-39

-Renault R-40

-AMX-44

B-1bis

-B-1bis

-M-4 Sherman

-M-10 Tank Destroyer

SU-85

-Les divisions d’infanterie polonaises sous contrôle soviétique ont disposé un temps de T-34/76 au sein d’un bataillon également équipé de chars légers de reconnaissance T-70. A la fin du conflit ces chars ont été remplacés par des autos blindées et surtout des canons d’assaut SU-85.

Autos blindées

Autos blindées de l’armée polonaise en septembre 1939

-Autos blindées Austin

-Autos blindées Peugeot

-La Samochod Pancerny Wz.28 est une auto blindée semi-chenillée utilisant la technologie Citroën-Kergresse. Produite à 90 exemplaires (30 à canon de 37mm et 60 armés d’une mitrailleuse) elle ne donna jamais vraiment satisfaction à ses utilisateurs notamment en terrain libre.

Voilà pourquoi toutes sauf trois ont été transformées en véhicules à roues devenant des Samochod Pancerny Wz.34.

Ces autos blindées étaient utilisées par les brigades de cavalerie, les onze brigades de cavalerie disposant d’une compagnie blindée avec huit autos blindées et treize tankettes.

En version semi-chenillée, cette auto blindée pèse 2.3 tonnes, mesurant 3.50m de long pour 1.40m de largeur et 2.10m de haut, un moteur à essence B-10 lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 20km/h en tout terrain et 30 sur route, une distance franchissable de 200km en terrain libre et de 275km sur route.

Protégé par un blindage de 6 à 8mm, l’équipage de trois hommes servait notamment l’armement composé soit un canon de 37mm disposant de 90 projectiles ou d’une mitrailleuse de 7.92mm Wz.25 disposant de 2000 cartouches.

En version à roues, elle pesait 2.4 tonnes, mesurait 3.62m de long pour 1.91m de large et 2.20m de haut. Propulsé par un moteur de 20ch, il pouvait rouler à 20km/h en terrain libre et 54km/h sur route, franchir 90 à 150km en terrain libre et 180 à 250km sur route, l’armement ne changeant pas.

-La Samochod Panceny Wz.29 est une auto blindée 4×2 composée d’un châssis de camion et d’une caisse blindée adaptée. Mise en service en 1929, elle n’à été produite qu’à dix exemplaires. Il était toujours en service en septembre 1939 tous les véhicules étant détruits durant le conflit.

L’auto blindée modèle 1929 pesait 4.8 tonnes, mesurait 5.15m de long pour 1.85m de large et 2.47m de haut. Propulsée par un moteur à essence, elle pouvait atteindre la vitesse maximale de 25km/h en terrain libre et de 35km/h sur route, la distance franchissable étant de 250 (terrain libre) à 380km (route).

Protégé par un blindage épais de 4 à 10mm, l’équipage composé de quatre hommes (tireur-chef de char, conducteur, conducteur arrière et tireur arrière) mettait en œuvre un canon de 37mm Wz.18 disposant de 98 projectiles depuis la tourelle, une mitrailleuse de 7.92mm Wz.25 à l’arrière de la tourelle et une autre à l’arrière de la caisse, les deux armes disposant au total de 4032 projectiles.

Autos blindées de l’armée polonaise reconstituée

AMD Laffly 80 AM « Laffly-Vincennes »

-Laffly-Vincennes AM-80

Panhard AMD-178

-Panhard AMD-178

-Daimler Dingo

-Daimler Armoured Car

Humber Armoured Car

-Humber Armoured Car

-Marmon-Herrington

BA-64

-Les divisions d’infanterie polonaises sous contrôle soviétique disposaient d’autos blindées BA-20 et BA-64

Autres véhicules

Véhicules de l’armée polonaise en septembre 1939

-Motos CWS M55 et CWS M111 (Sokół 1000)

-Camion wz.29 Ursus

-Semi-chenillés Citroën-Kegresse P.14, French Citroën-Kegresse P.17 et French Citroën-Kegresse P.19

-Semi-chenillé C4P et wz.34

-Camion Polski FIAT 508/518 et PZInż.302 adaptation polonaise du précédent

-Camion Fiat 621L de 2.5 tonnes produit sous licence

-Tracteur d’artillerie C2P, C7P et Pzinz.342

-Ambulance Ursus A

-Bus Ursus AW et 4BLDP

-Camion Ursus A

-Transport de chars Ursus, Ursus A et 4BLDP

-Véhicules légers Fiat 508 et 518 produits sous licence.

Les véhicules de l’armée polonaise reconstituée

-Dans un premier temps l’armée polonaise est entièrement rééquipée par la France, un rééquipement lent lié au contexte incertain de la Pax Armada mais aussi aux besoins de la France qui cherche naturellement à d’abord équiper ses unités avant les unités polonaises et tchèques.

-Quand la Campagne de France s’achève à l’automne 1949 par la glaciation du front sur la Seine, sur le plateau du Morvan, à l’ouest du Dijon, au nord de la Saone et sur le lac Léman, la France à perdu une partie de son industrie, son armée à besoin d’être rééquipée ce qui explique que la Pologne va bénéficier de l’aide militaire américaine en dépit du fait que Washington soit encore officiellement neutre.

C’est ainsi que la Division Blindée polonaise va désormais combattre sur M-4 Sherman appuyés par des chasseurs de chars M-10, des canons automoteurs M-7 Priest, des half-tracks M-2 et M-3. La France à continuer à équiper l’armée polonaise avec des véhicules et des chars légers, un geste politique cela va s’en dire.

-M-7 Priest

-M-2 Half-track

-M-3 Half-track

-Camions Studebaker acquis via une collecte auprès de la diaspora polonaise aux Etats-Unis

-Véhicules légers Laffly

-Les unités polonaises sous contrôle soviétique disposaient de Camions ZIS-5/5V mais aussi de véhicules légers GAZ

Pologne et Pays Neutres (99) Pologne (11)

Armes, Artillerie et Véhicules

Armes de l’infanterie

Pistolets et Revolvers

Avant 1939

-Revolver Nagant modèle 1895 utilisé par la Pologne sous la désignation de wz.30 et de wz.32.

-Pistolet Roth-Steyr M-1907

-Pistolet Steyr M-1912

-Pistolet automatique Ruby

-Pistolet automatique Radom (Vis wz.35), un pistolet type Browning de conception et de fabrication polonaise mis en service en 1935 dans l’armée polonaise. Produit à plus de 360000 exemplaires, il tirait la cartouche 9x19mm Parabellum, pesait 0.950kg à vide et 1.1223kg chargé, l’alimentation se faisant par un chargeur de huit coups.

Armée polonaise reconstituée

Pistolet automatique SACM modèle 1935

-SACM modèle 1935S

-Pistolet Webley

-Les unités polonaises sous commandement soviétique disposaient de revolvers Makarov et naturellement de l’incontournable pistolet automatique Tokarev TT-33

Pistolets mitrailleurs

Avant 1939

-Suomi KP/-31 utilisés essentiellement par la police polonaise

Armée polonaise reconstituée

-Sten Mk III

-Quelques Thompson ont également été acquises

-Les unités polonaises sous commandement soviétique utilisaient essentiellement le PPSh-41

Fusils

Avant 1939

-Fusil Mosin-Nagant modèle 1891

-Carabine modèle 1891/98/23 adaptation en carabine du fusil précédent

-Fusil Mannlicher modèle 1895 hérité de l’armée austro-hongroise

-Karabiner 98K

-Carabine modèle 1898a : adaptation polonaise du précédent

-Karabinek wz.1929 : Ce fusil à court recul est un fusil polonais ayant pour origine la Karabiner 98K mis en service en 1930.

Tirant la cartouche 8x57mm IS, d’un calibre de 7.92mm, il mesurait 1100mm de long (600mm pour le canon) pouvant tirer à 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de cinq cartouches.

-Le Kbsp wz. 1938M ( Karabin samopowtarzalny wzór 38M) est un prototype de fusil semi-automatique mis au point à partir de 1934 et mis en service en petit nombre (environ 150 exemplaires) pour la guerre de Pologne. Contrairement à certaines armes la production n’est pas reprise par les allemands.

Cette arme pèse 4.5kg chargée, mesurant 1134mm de long (625mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm Mauser à une distance maximale de 2000m, l’alimentation se faisait par un chargeur interne de dix coups.

Armée polonaise reconstituée

-Fusil MAS 36

-Quelques MAS-40 ont été utilisés à la fin du conflit

-Les unités polonaises sous commandement soviétique utilisaient le Mosin-Nagant modèle 1891 modifié 30 et quelques Tokarev semi-automatiques.

Fusils mitrailleurs

Avant 1939

-11000 fusils mitrailleurs modèle 1915 CSRG («Chauchat»)

-Fusil mitrailleur ou mitrailleuse légère Lewis

-Fusil mitrailleur wz.28 version polonaise du Browning Automatic Rifle (BAR) M1918

Armée polonaise reconstituée

Le fusil mitrailleur Manufacture d’Armes de Chatellerault modèle 1924 modifié 29 dit FM modèle 1924/29

-Fusil mitrailleur Chatellerault modèle 1924/29 et modèle 1924/42 pour les unités polonaises combattant sous commandement allié.

-Fusil mitrailleur Degtyarev DP-27 pour les unités polonaises sous commandement soviétique

Mitrailleuses

Avant 1939

-Mitrailleuse moyenne sMG-08

-Mitrailleuse moyenne Maxim M-1910

-Mitrailleuse de 7.7mm CKM wz.30, copie polonaise de la Browning M1917

-Mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929

Armée polonaise reconstituée

-Mitrailleuse moyenne MAC-36

-Mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929

-Les militaires polonais combattant sous commandement soviétique n’étaient pas trop dépaysés puisqu’ils mettaient en œuvre la Maxim M-1910.

Mortiers

DCF 1.0

-Le Granatnik wz.36 est un lance-grenades/mortier léger de conception et de fabrication polonaise mis en service en 1936, le wz.36 étant une évolution du wz.30. Naturellement l’arme était toujours en service en septembre 1939.

Il semble que les unités polonaises auraient voulu continuer à l’utiliser mais il manquait d’exemplaires et de munitions. C’est donc le lance-grenades de 50mm Brandt modèle 1937 qui l’à remplacé en compagnie du mortier de 60mm modèle 1935.

Produite à 3850 exemplaires, utilisés à 81 exemplaires par division et 3 par compagnies, cette arme pèse 8kg, mesurant 65cm de long (39cm pour le tube) tirait des projectiles de 46mm pesant 0.76kg à une distance maximale de 800m à raison de 15 coups par minute à une distance effective comprise entre 100 et 800m.

La Yougoslavie à été un temps intéressée par cette arme pour une production sous licence mais ce projet n’à pas aboutit.

-Lance-grenades de 50mm modèle 1937

-Mortier de 60mm modèle 1935

-Mortier de 81mm Brandt modèle 1927/31 avant et après 1939

-Les divisions d’infanterie polonaises sous commandement soviétique disposaient de mortiers de 50mm RM-38, de 82mm BM-38 et de 120mm M1938.

Armes antichars individuelles

Avant 1939

-Fusil antichar wz.35

Armée polonaise reconstituée

-Fusil antichar modèle 1942, adaptation au calibre français (7.5mm) du fusil antichar wz.35

-Des Lance-Roquettes Portables (LRP).

Pologne et Pays Neutres (98) Pologne (10)

Organisation et Ordre de Bataille

Organisation des grandes unités polonaises

Division d’infanterie (1939)

Défilé d’une unité polonaise

En septembre 1939 l’armée polonaise dispose de trente-neuf divisions d’infanterie dont trente d’active soit un total de 84 régiments d’infanterie de ligne et de six régiments de montagne. Chaque division est organisée de la façon suivante :

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie légère à trente-six pièces

-Un bataillon d’artillerie lourde à douze pièces

-Un bataillon du génie

-Une compagnie de transmissions

-Une batterie antiaérienne

Division d’infanterie (Armée Polonaise en France)

Fantassins polonais durant la campagne de France. Les combats sont violents _ le visage des combattants en ait la preuve_ mais le regard montre une grande détermination.

-Un état-major

-Des unités de soutien

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un régiment d’artillerie

-Une batterie divisionnaire antichar

-Un bataillon de défense antiaérienne polonais

-Un bataillon du génie

Brigade autonome des chasseurs de Podhale

Brigade autonome des chasseurs de Podhale

-Un état-major

-Deux demi-brigades à deux bataillons d’infanterie à quatre companies chacune

-Un régiment d’artillerie légère

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Des unités de soutien

Brigade de cavalerie

Tankette TK-3

Les onze brigades de cavalerie de l’armée polonaise en septembre 1939 sont organisées de la façon suivante :

-Trois ou quatre régiments montés

-Une compagnie blindée avec huit autos blindées et treize tankettes

-Un escadron d’artillerie de douze pièces

-Une batterie antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Des services

Unités de chars

Char polonais 7TP. En septembre 1939 il n’à rien à envier aux chars allemands auxquels il fait face

En septembre 1939 l’armée polonaise ne possède pas d’unités motomécanique sur le modèle de la DLM ou de la Panzerdivision. Elle dispose de trois bataillons et de cinq compagnies indépendantes, de deux brigades blindées qui ne sont qu’un regroupement de chars. Les brigades de cavalerie disposent d’une compagnie de chars tout comme onze DI.

Au total l’armée polonaise dispose de 139 7TP, 102 Renault FT, 38 Vickers 6-Ton, 574 chenillettes de reconnaissance, 100 automitrailleuses Wz.

Artillerie

En plus de l’artillerie divisionnaire, on compte des unités d’artillerie indépendantes :

-Vingt-trois groupes d’artillerie lourde

-Trois Groupes d’artillerie super lourde

-Vingt sections d’artillerie légère

Ordre de bataille au 1er septembre 1939

Armée des Carpathes

Elle est créée le 11 juillet 1939 et comprend les grandes unités suivantes :

-2ème brigade de montagne

-3ème brigade de montagne

-Demi-brigade carpathique de défense nationale

-1er régiment d’artillerie motorisée

-9ème régiment d’artillerie lourde

Le plan de mobilisation prévoit la création du Groupe Tarnow composé de la 22ème division d’infanterie de montagne et de la 38ème division d’infanterie. Le 4 septembre trois jours après l’attaque allemande, les 11ème et 24ème DI s’y ajoutent.

Armée de Cracovie

Elle est créée le 23 mars 1939 et comprend cinq divisions d’infanterie, une division d’infanterie de montagne, une brigade de cavalerie motorisée, une brigade de cavalerie et une brigade de montagne :

-6ème Division d’Infanterie (6ème DI)

-7ème Division d’Infanterie (7ème DI)

-11ème Division d’Infanterie (11ème DI)

-23ème Division d’Infanterie (23ème DI)

-55ème Division d’Infanterie (55ème DI)

-21ème Division d’Infanterie de Montagne

-Brigade de cavalerie de Cracovie

-10ème brigade de cavalerie motorisée

-1ère brigade de montagne

Armée de Lublin

Armée improvisée créée dans l’urgence le 4 septembre 1939 avec une brigade motorisée et différentes petites unités.

Armée de Lodz

Elle est mise sur pied le 23 mars 1939 et doit être placée entre les armées de Cracovie et de Poznan.

Elle dispose de quatre divisions d’infanterie (2ème division d’infanterie légionnaire, la 10ème DI, la 28ème DI et la 30ème dI), les brigades de cavalerie Kresoria et Wolynska et la brigade de Défense Nationale de Sieradz.

Armée de Modlin

Créée le 23 mars 1939, elle doit assurer la défense de Varsovie à l’aide des unités suivantes :

-8ème Division d’Infanterie (8ème DI)

-20ème Division d’Infanterie (20ème DI)

-Brigade de Cavalerie Nowogradzka

-Brigade de Cavalerie Mazowiecka

-Brigade de Défense Nationale de Varsovie

Armée de Poméranie

Cette arme qui assure la défense du corridor polonais comprend les unités suivantes :

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-9ème Division d’Infanterie (9ème DI)

-15ème Division d’Infanterie (15ème DI)

-16ème Division d’Infanterie (16ème DI)

-27ème Division d’Infanterie (27ème DI)

-Brigade de Défense Nationale de Poméranie

-Brigade de Défense Nationale de Chelno

-Brigade de Cavalerie de Poméranie

-Unités indépendantes Chojnice et Kosciezyna

Armée de Poznan

-14ème Division d’Infanterie (14ème DI)

-17ème Division d’Infanterie (17ème DI)

-25ème Division d’Infanterie (25ème DI)

-26ème Division d’Infanterie (26ème DI)

-Brigades de cavalerie Wielkopolska et Podolska

Armée de Prusse

-3ème Division d’Infanterie légionnaire

-12ème Division d’Infanterie (12ème DI)

-13ème Division d’Infanterie (13ème DI)

-19ème Division d’Infanterie (19ème DI)

29ème Division d’Infanterie (29ème DI)

-36ème Division d’Infanterie (36ème DI)

-39ème Division d’Infanterie (39ème DI)

-44ème Division d’Infanterie (44ème DI)

-Brigade de cavalerie Willenska

-1er Bataillon de chars

Armée de Varsovie

Créée le 10 septembre 1939

-2ème Division d’Infanterie légionnaire

-8ème Division d’Infanterie (8ème DI)

-13ème Division d’Infanterie (13ème DI)

-15ème Division d’Infanterie (15ème DI)

-20ème Division d’Infanterie (20ème DI)

-25ème Division d’Infanterie (25ème DI)

-28ème Division d’Infanterie (28ème DI)

-44ème Division d’Infanterie (44ème DI)

-Brigade de cavalerie combinée

-1er et 2ème régiments tchécoslovaques

Groupe opérationnel Wyszkow

-1ère Division d’Infanterie légionnaire

-35ème Division d’Infanterie (35ème DI)

-41ème Division d’Infanterie (41ème DI)

-Train blindé Bartosz Glawacki

-Eléments du 2ème régiment d’artillerie lourde

Groupe opérationnel indépendant de la Narew

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI)

-33ème Division d’Infanterie (33ème DI)

-Brigade de cavalerie Podlaska

-Brigade de cavalerie Suwalska

Groupe opérationnel indépendant de Polésie

Ce G.O comprend sept bataillons d’infanterie (Groupe Köbryn), cinq bataillons d’infanterie, deux compagnies de chars légers et deux trains blindés (Groupe Brzesc), trois bataillons d’infanterie (groupe Poleski Drohiczyn), un bataillon d’infanterie (groupe Jasiolda), la flottille fluviale de la marine polonaise. Le 29 septembre ce G.O comprend les 50ème et 60ème DI plus une division de cavalerie de marche.

Organisation de l’Armée Polonaise en France à sa création

-Etat-major installé Compiège

-Régiments d’artillerie lourde

-301ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise (301ème RALPol) disposant de canons de 155mm GPF-T

-302ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise (302ème RALPol) disposant de canons de 194mm GPF-T

-303ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise (303ème RALPol) disposant de canons de 155mm GPF-T

-304ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise (304ème RALPol) disposant de canons de 155mm GPF-T

-Régiments de soutien

-1er Régiment du Génie polonais

-2ème Régiment du Génie polonais

-Deux régiments polonais du train (3ème et 4ème RTPol)

-Deux régiments de transmission (5ème et 6ème RtransPol)

-Deux antennes chirurgicales d’armée

-Deux groupements d’intendance

-1er Corps d’Armée polonais

Daimler Dingo

-Un GRCA (autos blindées Daimler Dingo)

-Un groupement antichar à canons de 47mm

-Un groupement antiaérien à canons de 40mm

-5ème Division d’Infanterie Polonaise (5ème DIP)

-5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais avec Daimer Armoured Car et des AMX-42 à partir d’avril 1949.

-1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG)

-6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais avec des Daimler Armoured Car mais les chars légers prévus n’ont pas été livrés avant l’attaque allemande.

-2ème Corps d’Armée polonais

-Un GRCA équipé de Daimler Armoured Car

-Un groupement antichar à canons de 47mm

-Un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm

-6ème Division d’Infanterie Polonaise (6ème DIP)

-7ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais avec des Humber Armoured Car mais les AMX-44 prévus n’ont pas été livrés au moment de l’attaque allemande.

-2ème Division de Grenadiers de la Garde (2ème DGG)

-8ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais avec des Daimler Armoured Car mais pas de chars légers quand les allemands attaquent.

-3ème Corps d’Armée polonais

-Un GRCA équipé de Daimler Armoured Car

-Un groupement antichar à canons de 47mm

-Un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm

-7ème Division d’Infanterie Polonaise (7ème DIP)

-9ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie polonais avec des Humber Armoured Car et des AMX-44 livrés en avril 1949

-3ème Division de Grenadiers de la Garde (3ème DGG)

-10ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (10ème GRDI Pol) avec des Daimler Armoured Car mais à la différence du 9ème GRDI, les chars n’ont pas encore été livrés le 10 mai 1949.

-Corps de Cavalerie polonais (4ème Corps de Cavalerie)

-Un état-major

-Des unités de génie et de soutien

-Un régiment d’artillerie lourde, le 305ème RALPol équipé de canons de 105mm modèle 1941

-10ème Division Blindée

-21ème Division Blindée

NdA pour les unités polonaises placées directement sous commandement français je renvoi aux parties consacrées à la France

Pologne et Pays Neutres (95) Pologne (7)

FORCES ARMEES POLONAISES (1) : ARMEE DE TERRE

Une histoire militaire de la Pologne

Aux temps jadis

Parmi les premiers grands événements de l’histoire militaire de la Pologne figure la Bataille de Legnica survenue le 9 avril 1241 (NdA date incertaine) entre les polonais alliés aux chevaliers teutoniques face aux mongols.

C’est une déroute pour les troupes chrétiennes mais fort heureusement pour le reste de l’Europe les mongols mettent cap au sud-est renoncent à avancer plus à l’ouest. A noter que sur le plan tactique cette bataille montre la vulnérabilité de la cavalerie lourde aux archers, une leçon qui ne pas comprise par certains suivez mon regard.

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Représentation de l’Armée polono-lituanienne

La République des Deux Nations disposait naturellement d’une armée composée de plusieurs unités comme les Wojsko Kriarciane (unités régulières soldées), les Wojsko Komputowe (unités semi-régulières créées pour la durée d’une guerre qui sont intégrées en 1652 avec les premières dans une nouvelle armée permanente), la Pospolite Ruzzenie (levée en masse de la Szlachta), les Piechota lanowa et les Piechota wyzbraniecka (unités de paysans recrutés).

On trouve également des cosaques enregistrés (troupes formées par des cosaques utilisées surtout à l’infanterie, rarement à la cavalerie avec des tabors recrutés jusqu’en 1699), la Garde Royale, des Mercenaires et des armées privées dépendant des grands féodaux.

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La Guerre Nordique de Sept Ans à lieu de 1563 à 1570. La Suède est opposée à une coalition dano-polono-lübeckoise, l’élément déclencheur étant un contentieux dano-suédois depuis la fin de l’Union de Kalmar. Je cite ce conflit pour information car les troupes polonaises ne sont pas engagées !

De 1605 à 1618 les polonais affrontent les russes, de 1600 à 1629 les polonais affrontent les suédois et de 1620 à 1621 les ottomans.

Durant ce dernier conflit les ottomans défont les polonais la bataille de Tutoia (17 septembre au 7 octobre 1620), les polonais subissant de lourdes pertes.

L’année suivante une imposante armée ottomane (100 à 250000 hommes selon les sources !) repart en campagne avec premier objectif la conquête de l’Ukraine et pour les plus ambitieux d’atteindre la mer Baltique en détruisant la République des Deux-Nations !

Cette campagne sera un échec avec une défaite contre les polonais et les cosaques zaporogues à Khotin (2 septembre au 9 octobre 1621).

En 1633/34 11 à 30000 polonais et alliés affrontent 55000 ottomans et alliés dans une nouvelle guerre polono-ottomane.

De 1654 à 1667 les polonais et les russes s’affrontent, conflit se terminant par une victoire russe. A l’origine du conflit une révolte de cosaques contre la Pologne, révolte soutenue par la Russie.

En juillet 1654, 41000 russes envahissent la République des Deux-Nations. Les villes de Bely et de Dorogobsy sont prises, Smolensk assiégée. C’est ensuite la bataille de Chklow (12 août 1654) et de Szepielewicze (24 et 25 août 1654), les russes l’emportant à chaque fois. En revanche la bataille de Ochmatow (janvier/février 1655) se termine par un résultat indécis à la différence de la bataille de Jaehkiv qui est une victoire polono-tatare.

La Première Guerre du Nord à lieu de 1655 à 1660 opposant la Suède à la République des Deux-Nations.

En juillet 1655 l’Armée suédoise envahit la Pologne-Lituanie depuis la Poméranie suédoise à l’ouest et par la Livonie au nord. C’est 13650 hommes et 72 canons d’un côté, 21200 de l’autre. En face les polono-lituaniens n’alignent que 14000 hommes. Une partie de la noblesse polonaise rallie le roi de Suède après la bataille d’Ujscee le 25 juillet 1655. En août 1655, le Grand-Duché de Lituanie se place sous la protection suédoise, le 8 septembre 1655 Varsovie est occupée.

Les suédois sont victorieux à Zarnow le 16 septembre et Wojnicz le 3 octobre. Jean II Casimir est capturé et exilé en Silésie. Cracovie capitule le 19 octobre et le lendemain un traité est signé à Kedainiei, la Lituanie est unie à la Suède, la majorité de l’armée polonaise se rendant à la Suède.

Très vite l’occupation suédoise suscite une violente opposition en Pologne, entrainant une guerilla et en réponse une répression sanglante. A la bataille de Golab en février 1656, 11000 suédois défont 2400 polonais. Les suédois sont défaits à Zamosc puis le 7 avril 1656 à Warka.

Les suédo-brandebourgeeois l’emporte à Varsovie (28 au 30 juillet 1656), Jean II Casimir se retire à Lublin. La victoire polonaise à Leczyca le 4 octobre 1656 est sans lendemain.

De 1672 à 1676 les polonais affrontent les ottomans perdant à cette occasion la Podolie. Les polonais l’emporte à Khotin le 11 novembre 1673, une victoire remportée par le Hetman (chef de l’armée) Jean Sobieski. En revanche la bataille de Jouravno (25 septembre au 14 octobre 1676) se termine par une victoire ottomane.

De 1683 à 1699 c’est la Grande Guerre Turque, un conflit opposant le Saint-Empire Romain Germanique à l’Empire ottoman. La Maison d’Autriche n’est pas seule pouvant compter également sur l’aide de la Pologne (NdA bah oui sinon je parlerai pas de ce conflit), des Etats Pontificaux, de Venise, de Gênes, de la Toscane, de la Savoie, de l’Espagne et du Portugal, le tout formant la Sainte Ligue.

When the wing hussar arrive !

Le climax, l’apogée de ce conflit c’est naturellement le siège de Vienne et l’intervention décisive de l’armée du roi de Pologne Jean III Sobieski qui dégage la capitale du Saint-Empire. C’est surtout le début du déclin irrémédiable de la Sublime Porte.

Les 150000 hommes de l’armée ottomane franchissent la frontière le 29 juin. L’armée de Charles V de Lorraine (beau-frère de Léopold 1er) est battue le 2 juillet, la cour impériale quittant Vienne le 7 juillet pour Linz puis Passau. Vienne est assiégée à partir du 14 juillet 1683.

L’armée coalisée arrive sous les murs de Vienne le 3 septembre alors que la capitale autrichienne chancèle. Les 75000 hommes de Sobieski franchissent le Danube s’installent sur les hauteurs de Kahlenberg et de Leopoldsberg.

Les polonais et les impériaux attaquent le 12 septembre 1683, la cavalerie polonaise et notamment ses fameux hussards ailés (When the winged hussars arrive comme chante Sabaton) s’illustre mettant les ottomans en déroute. 15000 turcs sont tués, dix fois moins pour les coalisés.

La menace écartée, Léopold 1er est de retour à Vienne, ne pardonant pas à Jean III Sobieski d’être entré le premier dans sa ville.

Après un temps d’hésitation, les coalisés se lancent à la poursuite des ottomans, remportant une nouvelle victoire à Parkany le 9 octobre. La ville hongroise d’Esztergon tombe le 25 octobre suivie d’une ultime victoire le 1er novembre. L’armée polonaise se replie. Le 25 décembre 1683, Kara Mustafa et étranglé sur ordre du sultan. A noter que les polonais ne participent pas à la suite du conflit.

Ce conflit se termine par le Traité de Karlowitz (26 janvier 1699), traité qui voit la Pologne récupérer la Podolie perdue en 1672.

La Grande Guerre du Nord (1700-1721)

La Pologne ne participe pas officiellement mais va être un enjeu de la lutte entre la Suède et la Saxe dont l’électeur est également roi de Pologne (1700-1709).

Après avoir neutralisé la Russie, Charles XII se tourne vers la Saxe et la Pologne d’Auguste II. La Pologne-Lituanie est envahie le 18 juillet 1701 quand l’armée du dernier roi de Suède impérialiste franchit la rivière Dagauva.

En 1702 la Suède affronte les troupes de l’hetman de Lituanie Michal Serwacy Wisniowicki et s’empare de Wilno au mois d’avril. L’armée saxo-polonaise est écrasée le 19 juillet 1702 à Kliszow à 50km au nord de Varsovie.

Auguste II se replie sur Sandormiez pendant que les suédois occupent Cracovie puis Varsovie. Le roi de Pologne n’à d’autre choix que de se retirer en Saxe. Charles XII fait élire comme nous l’avons vu un nouveau roi Stanislas Leczynskiy.

L’armée saxonne est à nouveau vaincue à Fraustadt (Wschowa) près de la frontière avec la Silésie, cette défaite entrainant le Traité de Altranstadt (24 septembre 1706). Auguste II reconnaît Stanislas comme roi de Pologne.

Charles quitte la Saxe en août 1707, laissant en Pologne 24000 homms pour aller avec 35000 hommes combattre en Russie. La suite est connue, Poltava tout ça tout ça. En 1710 l’armée suédoise se retire de Pologne direction la Poméranie. La mort de Charles XII entraine la division de la coalition, les différents protagonistes se disputant nombre de territoires, la menace russe étant un moteur majeur des négociations.

La guerre russo-polonaise (1792)

Du 18 mai au 27 juillet 1792 les polonais et les russes s’affrontent pour l’ultime épisode des guerres polono-russes, ce conflit aboutissant au deuxième partage de la Pologne, la République des Deux-Nations entrant en phase de décomposition et d’agonie. Le résultat du conflit était pour ainsi dire écrit d’avance, Saint-Pétersbourg engageant 106000 hommes, Varsovie 37000.

Les russes sont organisées en deux armées, l’Armée de Kakhavsky dispose de 64000 hommes répartis en quatre corps d’armée, l’Armée de Kretchetnikov comprend lui 38000 hommes avec quatre corps d’armée dont celui de la confédération de Targowice.

En face les polono-lituaniens peuvent en théorie aligner 48000 polonais et 15000 lituaniens mais en réalité seulement 37000 hommes sont engagés.

Le 14 juin 1792 les russes l’emporte à Boruszhowice, 5000 russes défaisant 1800 polono-lituaniens, ces derniers prennant leur revanche à Zielence (15357 polonais contre 11000 russes) le 18 juin 1792.

Les polonais l’emporte à nouveau à Dubienka le 18 juillet 1792, engageant 5000 hommes contre 18000 russes. Les russes l’emporte à Zelva (4 et 5 juillet 1792) après avoir engagé 6500 hommes contre 7000 polonais.

Les polonais l’emporte à Kzemien le 24 juillet 1792 après avoir engagé 12000 hommes contre 4500 russes. Les polonais remportent une ultime bataille le 26 juillet 1792 (Nda lieu inconnu)

Les unités de volontaires polonais au service de la France

Le 9 janvier 1797 deux légions polonaises sont créées pour intégrer l’Armée de la république lombarde, chaque légion comprenant trois bataillons à six compagnies de 125 hommes auxquelles on ajoute trois compagnies d’artillerie. Les effectifs atteignent très vite 5000 hommes.

Ces unités combattent en Italie et répriment de nombreuses révoltes bien loin de leur espoir de combattre pour libérer leur patrie. En mai 1798 les polonais occupent Rome. La même année les effectifs atteignent 10000 hommes, les polonais combattant les anglais dans le Royaume de Naples.

En 1799 les pertes sont particulièrement sévères, les polonais se retrouvant en première ligne, les meilleures troupes se trouvant en Egypte. Les polonais participent aux batailles de Novi et de Zurich.

Le 10 février 1800 les survivants des légions polonaises d’Italie sont réorganisées à Marseille sous la forme de la Légion italique censée aligner 9000 hommes mais les effectifs vont atteindre péniblement 5000 hommes.

Le 8 septembre 1799 est créée la Légion du Danube composée d’un état-major, d’unités d’artillerie, de quatre bataillons d’infanterie et d’un régiment de uhlans à quatre escadrons. Elle combat en Bavière et participe à la bataille de Hohenlinden (3 décembre 1800).

En 1801 les polonais sont envoyés dans le Royaume d’Etrurie et de Toscane. Le moral est très bas car ces soldats veulent combattre les partageurs de la Pologne et non réprimer les révoltes.

Le 21 décembre 1800 les légions polonaises sont dissoutes et transformées en trois demi-brigades, la légion polonaise d’Italie forme le gros des 1ère et 2ème demi-brigades étrangères, la Légion du Danube formant la 3ème demi-brigade étrangère. Ces unités intègrent ensuite l’armée française sous la forme des 113ème et 114ème demi-brigades de ligne.

Après l’Italie les polonais vont combattre aux Antilles à Saint-Domingue en 1802/03. 4000 polonais vont y mourir, 400 restant sur l’île, d’autres se sont dispersés dans les Caraïbes, 700 retournant en France.

En 1805 les polonais stationnés en Italie forment la 1ère légion polonaise et en 1806 les légions de Dombrowski et du Danube sont réduites à un régiment d’infanterie et de cavalerie, combattant en Italie.

Toujours en 1806, une Légion du Nord est formée, légion qui est bientôt accompagnée par une division polonaise à trois régiments. Les troupes dans cette unité sont cependant de piètre qualité. Une 2ème légion du Nord est mise sur pied le 23 septembre 1806 mais elle fusionne avec la première dès mars 1807.

En juin 1807 la Légion du Nord composée de quatre régiments d’infanterie et de trois régiments de cavalerie est à Varsovie, Kalisz et Cracovie.

La division polonaise (trois régiments d’infanterie et de trois régiments de chasseurs de Posen) est avec le 8ème Corps d’Armée du général Mortier participe à la bataille de Friedland (14 juin 1807). En mars 1808 la Légion du Nord est versée dans l’armée du Duché de Varsovie.

Le 5 avril 1807 une légion polacco-italienne est créée avec un régiment de lanciers et trois régiments d’infanterie.

Légion de la Vistule

Elle passe au service de la Westphalie en octobre 1807 puis à nouveau au service de la France en mars 1808. le 29 mars 1808 l’unité devient la Légion de la Vistule, le régiment de lanciers comprend quatre escadrons soit 47 officiers et 1171 hommes. Les trois régiments d’infanterie comprennent 140 hommes par compagnie, 840 par bataillons, 1680 par régiment, 5040 pour trois régiments. A la mi-1808 les effectifs sont passés à 6000 hommes.

Après la victoire de Wagram on tente de mettre sur pied une légion avec les prisonniers de guerre polonais de l’armée autrichienne mais faute d’effectifs suffisants elle fusionne avec la Légion de la Vistule. Cette dernière combat en Espagne puis s’illustre en Russie, en Allemagne et en France, 96000 polono-lituaniens participant à la campagne de Russie en 1812.

Quand la Grande Armée repasse le Niémen à la suite de la retraite, la légion sur la Vistule ne compte plus que 1500 hommes sur les 7000 du départ. Les polonais se sont illustrés à la bataille de la Moskova, à Winkowo et sur la Bérézina qui contrairement à ce qu’on pense souvent est une victoire française et non un désastre. En 1813 les polonais participent à la bataille de Leipzig et en 1814 à la campagne de France. Des polonais sont encore là sur l’île d’Elbe et pendant les Cent-Jours.

Parmi ces polonais figure le 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale, une unité créée le 6 avril 1807 et dissoute le 1er octobre 1815. Elle combat en Espagne, s’illustrant sur le col de la Somossiera, en Autriche (1809), en Espagne (1810/11), en Russie (1812), en Allemagne (1813), en France (1814) avant d’accompagner Napoléon dans son exil sur l’île d’Elbe puis lors de l’aventure des Cent Jours.

Les guerres de la 4ème coalition (1806/07)

Unité de l’armée du Duché de Varsovie

Cette guerre qui à la Prusse et la Pologne pour théâtre aboutità la création du Duché de Varsovie, un compromis entre le maintien de la domination étrangère sur la Pologne et la renaissance d’un véritable royaume de Pologne, un compromis qui ne satisfait guère les polonais, les plus optimistes y voyant une première étape.

Ce sont les victoires françaises de Saalfeld (10 octobre 1806), Iena et Auerstaedt (14 octobre) _Berlin tombant le 27 octobre 1806_ , Eylau le 8 février 1807 et Friedland le 14 juin 1807, ces combats aboutissant à la paix de Tilsit et à une éphémère alliance franco-russe.

Pologne et Pays neutres (77) Suède (12)

Chars et Véhicules blindés

Avant-propos

Au début de la Pax Armada l’armée suédoise est peu motorisée et surtout est très hippomobile. Elle ne dispose que de treize chars légers dont trois modernes. Le nombre va sérieusement augmenter tant dans le domaine des chars que dans celui des autos blindées. Cette augmentation est quantitative et qualitative avec des chars suédois et des chars étrangers.

Véhicules blindés

Pansarbil m/39 : auto blindée également exportée au Danemark. Les seize exemplaires utilisés par l’armée suédoise sont armés d’un canon de 40mm au lieu du canon de 20mm des dix-huit autos blindées exportées au Danemark. Retirées du service en 1962.

Landsverk L-180

Landsverk L-180/181/182 : La Landsverk L-180 était une auto blindée suédoise produit par la Landsverk AB, un modèle d’auto blindée à six roues robuste qui à été utilisée par l’armée suédoise et exportée aux Pays-Bas, au Danemark, en Estonie et en Irlande.

L’Armen à sélectionné ce modèle tardivement après avoir évalué des véhicules commandés par l’Irlande. Une première commande de seize véhicules passée en mars 1940 est honorée au printemps 1941. Deux autres commandes de seize et de vingt-quatre exemplaires portant le nombre de véhicules à cinquante-six exemplaires tous livrés en septembre 1945. Ces véhicules sont utilisés jusqu’en 1959.

-KP-Bil : La Terrängbil m/42 KP (Tgbil m/42 SKP/VKP) est un véhicule blindé tout-terrain utilisé par l’armée suédoise comme transport de troupes blindé. Deux prototypes sont commandés en 1942 mais ne débouchent pas immédiatement sur une production en série.

Les premières leçons du second conflit mondial montre l’utilité d’un transport protégé pour l’infanterie afin qu’elle suive les chars en terrain bouleversé. La production à été limitée avec environ 150 exemplaires utilisés jusqu’à leur remplacement par un APC chenillé.

-Le Terrangbil m/42 KP est un véhicule blindé suédois de 8500kg mesurant 6.30m de long pour une largeur de 2.30m. Protégé par un blindage allant de 4 à 20mm, il était armé d’une mitrailleuse dans une tourelle monoplace. A l’équipage de trois hommes (chef de véhicule, conducteur, tireur) s’ajoutait sept soldats équipés.

-Stormartillerivagn m/43 : canon d’assaut produit durant le second conflit mondial à trente-six exemplaires en combinant le châssis du Stridsvagn m/41 SII avec un canon de 75mm pour vingt-quatre premiers exemplaires et un canon de 105mm pour les douze derniers exemplaires. Ces véhicules furent d’abord considérés comme des canons automoteurs avant d’être transférés aux unités blindés et considérés comme des canons d’assaut.

Le Stormartillerivagn m/43 était un canon d’assaut de conception et de fabrication suédoise pesant 12.4 tonnes, mesurant 5.05m de long pour 2.14m de large et une hauteur de 2.29m. Propulsé par un moteur diesel de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 43km/h.. Il était servit par un équipage de quatre hommes qui mettait en œuvre un canon de 75mm ou de 105mm.

Chars

Landsverk L-120 utilisé pour des tests mais pas pour un usage opérationnel

Stridsvagn m/31 : trois exemplaires appelés également Landsverk L-10 ont été acquis en 1935 par l’armée suédoise. Ils ont été utilisés essentiellement pour l’entrainement jusqu’à leur mise en réserve en octobre 1940. En septembre 1948 deux véhicules encore en état sont remis en service pour protéger les institutions. Ils sont retirés du service en septembre 1952 et envoyés à la casse.

Le Stridsvagn m/31 est un char léger de conception et de fabrication suédoise pesant 10.4 tonnes, mesurant 5.2m de long pour 2m de large et 2.22m de haut. Propulsé par un moteur de 150ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 40km/h et franchir 201km. Il était armé d’un canon de 37mm Bofors et d’une mitrailleuse de 6.5mm ksp m/14-29, son équipage se composant de quatre hommes.

Stridsvagn m/37 : deux exemplaires de la chenillette AH-IV livrés par la Tchécoslovaquie et quarante-six construits sous licence.

Landsverk L-60 : Famille de chars qui forme le cœur de la force blindée suédoise avec quinze Strv m/38, vingt Strv m/39n 100 Strv m/40L et 80 Strv m/40K soit un total de 215 exemplaires. Ce char à aussi été exporté en Irlande, en Autriche et en Hongrie où il allait donner naissance au Toldi.

Le Landsverk L-60 était un char léger de 8.5 tonnes mesurant 4.8m de long pour une largeur de 2.075m et une hauteur de 2.05m. Propulsé par un moteur de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 45km/h et parcourir 270km. Protégé par un blindage variant de 5 à 15mm, il était armé d’un canon de 20mm associé à une mitrailleuse de 7.92mm, l’équipage se composant de trois hommes.

Stridsvagn m/41 : char léger TNH produit sous licence après la saisie de quatre-vingt dix chars produits en Tchécoslovaquie par les allemands.

Stridsvagn m/42 : Ce char de conception et de fabrication suédoise produit à 282 exemplaires durant la Pax Armada. Il est issu du Lago, un char de 16 tonnes armés avec un canon hongrois de 40mm et trois mitrailleuses produit pour l’armée hongroise, lui même issu du L-60.

Le nouveau char suédois pesait 22 tonnes et était armé d’un canon de 75mm de 31 calibres en tourelle. La mise au point à été longue en raison de problèmes techniques notamment concernant la transmission. Ce char est resté en service jusqu’en 1961 quand il est retiré du service et remplacé par des chars plus modernes.

Le Stridsvagn m/42 est un char moyen de conception et de fabrication suédoise pesant 22.5 tp,,es, mesurant 6.22m de long pour 2.34m de large et 2.585m de haut, un moteur de 380ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 42 à 45km/h. Son blindage est de 9 à 55mm, son armement composé d’un canon de 75mm modèle 1941 et de quatre mitrailleuses de 8mm m/39, l’équipage se composant de quatre hommes.

Pologne et Pays Neutres (75) Suède (10)

Armes de l’infanterie

Pistolet

Pistol m/40 & m/40b : 100000 exemplaires du pistolet finlandais Lahti L-35 produit sous licence.

Pistolets mitrailleurs

MP-18

Suomi KP/-31

Kpist m/37 : version produite sous licence de 35000 exemplaires du pistolet mitrailleur finlandais Suomi KP/-31

Carl Gustav M-45

Kpist m/45 : pour compléter le pistolet mitrailleur finlandais la Suède va mettre au point un pistolet mitrailleur moderne, le Carl Gustav, une arme produite à 300000 exemplaires entre 1945 et 2007.

Cette arme qui à été produite sous licence en Egypte et qui à aussi été utilisée par les américains est une arme qui s’est inspirée des MP-40, des Sten et des différents modèles de pistolets mitrailleurs soviétiques.

Le Carl Gustaf M-45 est une arme de conception et de fabrication suédoise pesant 3.35kg à vide (4.2kg chargée) mesurant 808mm (550mm crosse repliée) avec un canon de 212mm de long. Il tire la cartouche 9x19mm Parabellum à une distance maximale de 250mm et une cadence de tir maximale de 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 36 cartouches.

MP-35

-Kpist m/39 : désignation suédoise du pistolet mitrailleur allemand MP-35

Fusils

Fusil suédois Mauser modèle 1938

-Swedish Mauser

Sous cette désignation de Mauser suédois se trouve en réalité toute une famille de fusils de type Mauser utilisée par l’Armen aux côtés d’autres fusils plus (Automatgevär m/42) ou moins (Karabiner 98K) modernes.

Inspiré du Mauser modèle 1893 cette arme se distingue par son calibre (6.5mm) et une construction plus robuste avec des matériaux de très haute qualité.

Après des essais menés par un modèle 1892, le premier modèle mis en service est la Carabine modèle 1894 produite à 127000 exemplaires de 1898 à 1918 puis sporadiquement jusqu’en 1932 date à laquelle la production cesse complètement.

Elle est suivie par un fusil modèle 1896 produit à 535000 exemplaires, un fusil raccourci modèle 1938 produit à 143230 exemplaires (NdA par raccourci j’entends non pas une nouvelle version type carabine mais un fusil dont l’encombrement s’éloigne des fusils à répétition de la fin du 19ème siècle pour celui des fusils mis au point dans les années trente comme notre MAS 36) et enfin un fusil de sniper modèle 1941.

Ces différents modèles sont toujours en service en septembre 1948 aux côtés des armes citées plus haut. Les unités d’active cessent de les utiliser au début des années soixante mais certaines unités de réserve vont l’utiliser jusqu’en 1983. Le modèle 1938 est encore aujourd’hui l’arme de parade et de cérémonie de la Garde Royale suédoise.

Le fusil pèse 4kg et la carabine 3.4kg. Les dimensions varient également en fonction du modèle avec une longueur totale de 1260m pour le m/96 mais de 1120mm pour le m/38 et de 950mm pour le m/94.

Même chose pour le canon qui mesure 739mm pour le modèle 1896, 610mm pour le modèle 1938 et 450mm pour le modèle 1894. Les différents modèles tirent la cartouche suédoise standard (6.5x55mm) à une distance maximale de 600 à 800m sachant que l’alimentation se fait par des chargeurs de cinq coups.

Karabiner 98K

Automatgevär m/42

Automatgevär m/42

L’Automatgevär m/42 (fusil automatique modèle 1942) est un fusil automatique de conception et de fabrication suédoise destiné à remplacé les Swedish Mauser mais qui en raison de problèmes de mise au point ne le fit que partiellement. En effet avec seulement 30000 exemplaires produits on peut difficilement le considérer comme le fusil standard de l’infanterie suédoise.

En septembre 1948 les 30000 fusils sont en service mais la production à été suspendue le temps de trouver (ou pas) une solution sur les problèmes techniques. La production reprend en septembre 1949 avec une version modifiée baptisée Automatgevär m/42B qui sera produite à 45000 exemplaires jusqu’en mars 1955 quand elle cesse définitivement. Ces armes seront remplacées par un fusil d’assaut d’origine allemande.

Outre la Suède ce fusil va être utilisé en petit nombre par le Danemark, l’Irak, l’Egypte et la Norvège.

L’Automatgevär m/42 est un fusil de conception et de fabrication suédoise pèse 4.71kg mesurant 1214mm de long dont 622mm pour le canon permettant le tir d’une cartouche de 6.5x55mm à une distance maximale de 500 à 800m, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 10 cartouches.

Fusils mitrailleurs

-M1918 Browning Automatic Rifle (BAR)

-Kulsprutegevär m/1940

Le Kulsprutegevär m/40 (Kg m/40) est un fusil automatique lourd pouvant être considéré comme un fusil mitrailleur. Comparable au FG-42, ce fusil à été produit en petit nombre pour l’Allemagne qui ne l’utilisa guère pour des raisons obscurces.

La production est lancée à partir du 22 novembre 1933 pour cette arme disposant d’un double système d’emprunt de gaz et d’une double gachette.

Cette arme est mise en service à la fin des années trente produite à un nombre appréciable (les sources incertaines varient entre 25000 et 57000 exemplaires !). Elle est utilisée comme fusil mitrailleur aux côtés du Browning Automatic Rifle (BAR).

Le Kulsprutegevär m/40 est fusil lourd/fusil mitrailleur de conception et de fabrication suédoise pesant 8.5kg, mesurant 1257mm de long (685mm pour le canon), tirant la cartouche suédoise standard (6.5x55mm) à une distance maximale de 2000m à raison de 480 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 20 coups.

Mitrailleuses

-Kulspruta m/1914 : De 1914 à 1930 la Suède à produit sous licence 1300 mitrailleuses austro-hongroises Schwarzlose en calibre 6.5x55mm. Certaines étaient toujours en service en septembre 1948 mais pas au sein des unités d’infanterie.

Kulspruta m/36 désignation suédoise de la mitrailleuse moyenne américaine à refroidissement par eau Browning M1917 en calibre 8x63mm, les mitrailleuses de ce type produites en 6.5mm portant la désignation de Kulspruta m/14-29.

Kulspruta m/42

Sous cette désignation figure une version modifiée de la Browning M1919A6, une mitrailleuse tirant d’abord la cartouche suédoise standard (6.5x55mm) puis une cartouche plus lourde (8x63mm) en attendant la nouvelle cartouche standard du monde occidental (7.62x51mm). Après un premier modèle, un deuxième modèle plus léger à été produit sous la désignation de Ksp m/42B.

Cette mitrailleuse moderne à été produite de 1937 à 1947 à 15700 exemplaires pour armer aussi bien l’infanterie, que la cavalerie ou l’artillerie (défense antiaérienne rapprochée des batteries). Elle est restée en service jusqu’en 1962 quand elle à été remplacée par une mitrailleuse plus moderne.

La Kulspruta m/42 est une mitrailleuse moyenne pesant 16kg, mesurant 1351mm de long, disposant d’un canon de 607mm. Fonctionnant par court recul, elle peut tirer 600 à 720 coups par minute sachant que la portée maximale se faisant de 1800 à 2000m avec pour alimentation un système de bandes.

Mortiers

Granatkastare m/40

-Le mortier léger standard de l’Armen est le GRANATKASTARE m/40, une arme de conception et de fabrication suédoise mise en service en 1941.

Servie par trois hommes (chef de pièce, tireur et pourvoyeur), il était d’un calibre inhabituel pour un mortier (47mm). Disposant d’un tube de 669mm, il pesait 11.7kg pouvait tirer un projectile à une distance comprise entre 100 et 480m.

Granatkastare m/29

-Le mortier medium standard de l’armée suédoise durant le second conflit mondial était le GRANATKASTARE m/29, un mortier de type Stokes-Brandt bien modifié par la firme suédoise Tampella.

Cette arme était servie par cinq hommes, pesait 61kg en ordre de combat, disposait d’un tube de 994mm d’un diamètre standard de 81.4mm tirant un projectile de 3.25kg à une distance comprise entre 100 et 2650m à raison de 12 à 18 coups par minute, l’arme pointant en site de +40° à +90° et en azimut de 8° à 12°.

Granatkastare m/41

-Le mortier lourd standard de l’armée suédoise est le GRANATKASTARE m/41, un mortier de conception et de fabrication suédoise, un produit de la firme Tampella. Mis en service en 1941, il à été produit à 596 exemplaires.

Servit par huit hommes, d’un calibre de 120mm, il pesait 269kg en position de combat mais 625kg en configuration transport (avec un affût à deux roues), disposant d’un tube de 1890mm permettant le tir d’un projectile de 12.5kg à une distance comprise entre 600 et 5300m à raison de dix à huit coups par minute sachant que l’arme peut pointer en site de +45° à +85° et en azimut sur 35°