Dominions (27) Canada (27)

Chars de combat

Ram Mk II 7

Char Ram I à canon de 6 livres

Durant le second conflit mondial, le Canada utilisa à la fois des chars britanniques, des chars américains et même un char de conception nationale, le Ram II.

Elle produisit la majeure partie des chars utilisés même si l’industrie canadienne restait partiellement tributaire de l’industrie américaine pour certains équipements dont la fabrication aurait été soit trop coûteuse ou redondante.

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Italie (74) Regia Esercito (24)

Fiat L-6/40

Fiat L6-40 6.jpg

Appelé également Carro Armato L-6/40, ce char léger était l’équivalent pour la Panzerwafe du Panzer II sauf que son homologue allemand est apparu au début des années trente et non en 1940 comme pour son homologue italien.

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Italie (73) Regio Esercito (13)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (6) : Chars de Combat

Avant-propos

En août 1914 ce qui était espéré ou redouté se produit : une nouvelle guerre majeure éclate en Europe, quarante-quatre ans après la guerre franco-allemande de 1870. Le geste insensé d’un étudiant serbe Gavrilo Princip précipite le Vieux Continent dans la guerre.

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Etats Unis (121) Armée de terre (11)

M2 Medium Tank

M-2 Medium Tank.JPG
Le char moyen M2 à été produit par le Rock Island Arsenal juste avant le déclenchement de la guerre de Pologne. Cent douze exemplaires (18 M2 et 94 M2A1) sont sortis des chaines de montage.

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Allemagne (62) Armée de terre (19)

Panzerkampfwagen V (Panzer V) Panther

Panzer V Panther dans un camouflage tardif

Panzer V Panther dans un camouflage tardif, les premiers Panther étaient généralement peint en vert olive foncé

Une règle tacite, non écrite, existe dans le domaine militaire : tout armement doit être adopté pourvu qu’il soit d’usage courant dans une seule armée. Le domaine des chars de combat ne fait pas exception à la règle.

La France et l’Allemagne vont ainsi se stimuler, se copier mutuellement dans ce domaine sur le plan tactique comme sur le plan technique, les forces blindées-mécanisées françaises n’ayant rien à envier à celles de la Panzerwafe.

Sur le plan de l’équipement, les chars français sont dans l’ensemble mieux protégés et mieux armés mais pas forcément rapides. Les chars allemands sont souvent rapides, plus rapides que leurs congénères français mais pas forcément les mieux armés et les mieux protégés.

En septembre 1939, les chars allemands peuvent être considérés comme inférieurs aux chars français et ce en raison de la présence importante de Panzer I et II dépassés ou en passe de l’être.

Le canon de 37mm du Panzer III atteint ses limites et le 75mm court du Panzer IV se révèle adapté à l’appui de l’infanterie mais peu à la destruction des chars de combats adverses.

Cet état de fait s’explique par des problèmes industriels, l’industrie allemande ayant été incapable de fournir rapidement des blindés modernes en grand nombre ce qui n’a rien d’infamant, l’industrie anglaise et l’industrie française ayant connu des difficultés à produire rapidement des chars modernes comme le B1bis un monstre au combat mais d’un entretien délicat et d’une fabrication fort longue.

La période de la Pax Armada voit la France prendre une longueur d’avance dans le domaine des chars de combat.

Sous l’impulsion du général Villeneuve, de jeunes officiers et des techniciens talentueux, l’arme blindée-cavalerie put recevoir des chars en avance sur leur temps comme le Renault G1 à canon de 75mm en tourelle (connu officiellement sous le nom de char modèle 1943R) et l’ARL-44 à canon de 90mm en tourelle.

L’apparition en 1943/44 de ces deux blindés obligèrent les allemands à des mesures d’urgence concernant leurs blindés existants et surtout à développer un nouveau char moyen et un char lourd.

En réalité le développement du futur Panther avait commencé bien avant mais la montée en puissance des forces de la Panzerwafe était prioritaire et les services officiels tentaient non sans mal de freiner la mise en chantier de nouveaux blindés pour privilégier la construction des blindés existants.

Le lancement officiel du programme du Panzerkampfwagen V à lieu au printemps 1943 quand les informations les plus complètes parviennent de France sur la nature exacte du Renault G1.

Dans un contexte compliqué (guerre civile), les travaux avancèrent relativement rapidement, les grandes lignes du projet ayant été rapidement arrêtées :

-Un moteur essence le plus puissant possible pour anticiper une prise de poids

-Un canon de 75 ou de 88mm en tourelle

-Une nouvelle suspension pour améliorer les performances en tout-terrain

-Un blindage épais

Les travaux aboutirent à la présentation de deux prototypes en septembre 1944 dans un contexte toujours tendu. Le char obtenu pesant 35 tonnes est jugé réussi  même si les services officiels perfectionnistes vont réclamer un grand nombre de modifications qui vont retarder la mise en service d’un char baptisé Panther.

C’est le premier char allemand à recevoir un surnom. Ce choix est avant tout un choix de propagande pour muscler la puissance des Panzerdivisionen.

Les premiers exemplaires entrent en service en septembre 1946 au sein de la 4. Panzerdivision en remplacement de chars tchèques totalement dépassés.

Les 6. 7 et 8. Panzerdivisionen suivent ensuite soit quatre divisions équipées, totalisant un total d’environ 720 chars en service répartis en trois sous version Ausf A B et C qui ne se différencient que par des détails. .

Une seule version dérivée du Panther est mise au point en l’occurrence le Bergepanther, un char de dépannage.

Des projets de canons automoteurs de 150mm, de chars lance-flammes, de canons automoteurs antiaériens et de poseurs de pont sont étudiés mais ne dépassent le stade de la planche à dessin.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen V Panther

Poids  : 35 tonnes théoriques mais plus proche des 40 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 6.10m largeur hors tout : 2.65m hauteur avec tourelle 2.70m

Motorisation : moteur essence Maybach 8 cylindres dévellopant 700ch avec 600l de carburant

Performances : vitesse maximale sur route 60 km/h réservoir de 530 litres donnant une autonomie sur route de 190km

Blindage : 40mm maximum pour la caisse 60mm pour la tourelle

Armement : canon de 75mm kwK42 de 50 calibres dans une tourelle triplace avec 79 obus associé à une mitrailleuse de 7.92mm MG-34 avec 2500 cartouches. Une mitrailleuse de caisse de même modèle dispose de 2000 cartouches.

Equipage : un mécanicien pilote et un opérateur radio/mitrailleur en caisse, un chef de char, un pourvoyeur  et un tireur en tourelle

Panzerkampfwagen VI Tiger

Panzer VI Tiger

Panzer VI Tiger

Les premiers chars mis au point étaient de véritables monstres, de véritables mastodontes qu’il s’agisse des Mark britanniques, des Schneider et des Saint-Chamond français ou encore du confidentiel A7V allemand.

De la percée, la mission du char évolua dans la plupart des pays vers le soutien d’infanterie, mission où des chars plus légers pouvaient faire l’affaire. De plus ces derniers étaient moins chers et plus faciles à produire.

Quand l’Allemagne choisit de se réarmer, elle privilégia des chars légers faciles à produire en grand nombre pour former les pilotes, tireurs et chefs de chars de la Panzerwafe. Il y eut bien des projets de chars lourds (Grosstraktor Neubaufahrzeuge) mais cela ne déboucha pas sur la production en série.

Si les Panzer I et II sont suffisants pour défaire l’armée polonaise, ils sont bien insuffisants pour affronter les chars des autres pays ennemis du Reich. Même les Panzer III et IV pourraient être limités contre des chars aussi puissants que les KV russes ou les B1bis français.

Dès 1937, la firme Henschel reçoit une demande officielle pour développer un nouveau char, un char destiné à remplacer le Panzer IV mais plus lourd pour pouvoir être un “char de percée”.

L’industrie allemande étant déjà incapable de fournir suffisamment de chars de bataille comme le Panzer III et IV, la construction d’un char plus lourd vous pensez….. .

Le projet vivote mais n’est pas abandonné, le besoin d’affronter les chars français B1bis rendant obligatoire de disposer d’un char lourd capable au moins d’égaler en puissance les redoutables B1bis et ter.

Dans un premier temps, les ingénieurs allemands envisagèrent de copier ou de s’inspirer du char lourd français mais la conception dual de l’armement semblait une voie sans issue.

L’obusier de 75mm en casemate pouvait appuyer l’infanterie mais était incapable de détruire les chars ennemis alors que le canon de 47mm était à terme condamné par l’augmentation de l’épaisseur des blindages.

Quand à utiliser des tourelles multiples, cela compliquait l’utilisation du véhicule au combat et ce n’est pas la prestation pitoyable des chars soviétiques dans la guerre d’Hiver qui allaient rendre ses lettres de noblesse aux tourelles multiples.

La seule solution était de monter un puissant canon antichar dans une tourelle. Le canon de 75mm étant déjà en service, les allemands hésitèrent entre le 88, le 105 et le 128mm. Les deux derniers étant beaucoup trop lourds pour obtenir un véhicule d’un poids décent, le 88mm connu pour ses performances antichars fût choisit.

Les travaux menés sans empressement furent brutalement accélérés quand lors du défilé du 14 juillet 1945, les premiers ARL-44 apparurent aux actualités.

L’existence de ce char était connue des allemands mais son apparition massive (pas moins de 48 exemplaires) provoqua un véritable électrochoc sur le programme du Panzerkampfwagen VI qui reçut quelques mois plus tard, le nom de Tiger (Tigre).

Le châssis était inspiré de celui du Panther mais adapté à un poids bien plus important. La caisse est de forme carrée, donnant de loin l’impression d’un Panzer IV sous stéroïdes. La tourelle est elle aussi carrée, accueillant un canon de 88mm de 56 calibres associé à une mitrailleuse de 7.92mm.

Une deuxième mitrailleuse est installée à droite du chauffeur, arme mise en œuvre par l’opérateur radio. La tourelle au centre abrite le tireur, le pourvoyeur et le chef de char, le moteur essence se trouvant à l’arrière.

Deux prototypes apparaissent à l’automne 1945. Ils sont bons mais perfectibles ce qui retarde la mise en fabrication alors que les ARL-44 Estienne équipent largement les Divisions Cuirassées françaises.

Au grand dam des opérationnels, les services officiels de la Panzer Commission se montrent extrêmement perfectionnistes et certains d’y voir une vengeance mesquine de Ferdinand Porsche qui avait vu son projet de char lourd retoqué au profit du projet Henschel nettement plus prometteur.

Finalement, les premiers véhicules de série sont livrés au printemps 1947. Ils vont équiper non pas les Panzerdivisionen mais des bataillons lourds indépendants affectés au gré des besoins aux divisions.

Cette situation contraste avec celle des Divisions Cuirassées qui bénéficient à temps plein de chars lourds avec deux bataillons de trente-quatre ARL-44. La souplesse recherchée avec ces bataillons indépendants se paye au prix de problèmes de coopération avec les autres unités de chars de la division.

Ce n’est qu’au cours du conflit que certaines divisions dont les Panzerdivision S.S (deux en formation en septembre 1948, huit divisions et quatre brigades à leur apogée) recevront des bataillons divisionnaires de chars Tigre.

Quand éclate le second conflit mondial, huit bataillons de trois compagnies de dix-sept chars soit un total de 458 chars sont équipés de Tigre accompagnés par des véhicules de dépannage, en l’occurrence deux par compagnie soit un total de 48 véhicules où la tourelle est remplacée par une superstructure et de puissants moyens de levage.

Des projets de canons automoteurs de 170 et de 240mm, des poseurs de pont, des véhicules de commandement et des véhicules du génie sont étudiés mais ne sont pas menés à bien.

En septembre 1948 apparait un prototype d’une version améliorée du Tigre, le futur Tigre Royal ou Königstiger. En conséquence, l’habitude est prise de baptiser les Sonderkraftahtzeug 181 Tigre I pour les différencier de successeurs qui n’apparaitront que deux ans de plus tard sur les champs de bataille.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen VI Tiger (Sonderkraftahtzeug 181)

Type : char lourd ou char de percée

Poids : 55 tonnes théorique dont 11 tonnes pour la tourelle triplace

Dimensions : longueur 6.20m (8.24m avec le tube à 12h) largeur de combat : 3.73m (3.15m avec les chenilles de transport) hauteur : 2.86m

Blindage maximal : 110mm

Motorisation : un moteur essence Maybach HL210 de 650ch puis à partir du 158ème exemplaire de série, un Maybach HL230 de 700ch

Performances : vitesse maximale sur route 38 km/h vitesse maximale en tout-terrain 20 km/h Autonomie sur route 100km en tout-terrain 60km

Armement : un canon de 88mm de 56 calibres Kw.K36 dans une tourelle triplace qui lui permet de pointer en azimut sur 360° (hydraulique et manuel) et en site de -6.5° à +17° avec une réserve de 92 obus associé à une mitrailleuse coaxiale de 7.92mm MG-34 et une de caisse qui se partagent les 4800 cartouches.

Le Tigre dispose également de cinq lance-pots fumigènes (trois à droite et deux  à gauche de la tourelle)

Equipage : pilote et opérateur radio-mitrailleur à l’avant, tireur, pourvoyeur et chef de char dans la tourelle.

Prototypes et véhicules d’essais

Entre 1920 et 1933, les allemands qui ne peuvent guère s’appuyer sur un retour d’expérience du premier conflit mondial cherchent et tâtonnent dans des bureaux d’études clandestins installés notamment en Suède tout en profitant des installations soviétiques pour tester leurs créations en vrai grandeur.

-En mars 1927, trois compagnies Daimler-Benz (Berlin-Marienfelde), Rheinmetall (Berlin-Tegel) et Krupp (Essen)reçoivent commande de deux chars expérimentaux qui pour des raisons évidentes sont connus dans les textes comme des Grosstraktor.

Ces “tracteurs lourds” (Grosstraktor I pour Daimler-Benz Grosstraktor II pour Rheinmetall-Borsig et Grosstraktor III pour Krupp) sont des véhicules de vingt tonnes (19.32 tonnes exactement), mesurant 6.60m de long sur 2.81m de large et une hauteur de 2.30m.

Leur blindage en acier doux est de 13mm et leur armement se compose d’un canon court de 7.5cm (24 calibres) avec trois mitrailleuses (une coaxiale, une de caisse et une troisième dans une tourelle arrière). Six hommes d’équipage sont nécessaires pour manœuvrer ces blindés.

Grâce à un moteur d’environ 250ch, ces véhicules peuvent aller à 40 km/h sur route, leur autonomie étant de 150km.
Leur construction terminée, ils sont envoyés à Kazan et intensivement testés au polygone de Kama ou allemands et soviétiques, unis à l’époque par un isolement diplomatique vis à vis des vainqueurs du premier conflit mondial testent leurs blindés.

Ils ne seront pas produits en série tout comme les Leichttraktor,des chars légers de six tonnes armés d’un canon de 37mm dont quatre exemplaires sont construits par Rheinmetall. Ils permettront néanmoins la mise au point du Kleinetraktor, ancètre direct du Panzer I.

-Au Grosstraktor succède le Panzer Neubaufahrzeuge VI (Nbfz VI), un modèle produit à cinq exemplaires par Rheinmetall et Krupp. C’est un véhicule de vingt tonnes qui apparait en 1934 avec un armement en deux tourelles, la première juxtaposant un canon de 75mm et un canon de 37mm alors qu’une tourelle inférieure abrite une mitrailleuse. Ces cinq véhicules sont intensivement testés puis relégués à l’écolage.

-Les prototypes VK 3001 et VK 3601 sont dérivés du Panzer IV et sont un maillon dans la chaine qui allait aboutir au Tigre I.

-Soucieux d’obtenir un char le mieux protégé possible, les allemands lancent en janvier 1947 l’étude d’une version plus lourde du Tigre I. Il s’agit d’anticiper sur les futurs chars lourds français et le développement des armements antichars.

Le châssis du Tigre I est repris mais le blindage est renforcé passant à certains endroits à 150mm ce qui impose un moteur plus puissant. L’armement est un canon de 88mm de 71 calibres en tourelle bien qu’on ait envisage un canon de 128mm en casemate, solution rejetée car peu apte au combat offensif.

Deux prototypes sont disponibles en septembre 1948 mais la priorité donnée à la production des chars existants (Panther, Panzer IV, Tiger) fait que les premiers Tiger II ou Königstiger ne sortent des chaines de production qu’au début de 1950 mais ceci est une autre histoire.

Allemagne (59) Armée de terre (16)

Armement (8) : chars de combat

AVANT-PROPOS

Pour vaincre la triade “tranchées + mitrailleuses + barbelés”, les alliés comprennent que la seule solution c’est un véhicule de combat blindé, armé de mitrailleuses et/ou de canons capable de franchir le no-man’s land et obtenir la percée tant recherchée depuis 1914.

C’est l’acte de naissance du char de combat dont l’apparition sur la Somme en 1916 à défaut de bouleverser la guerre provoque la panique des soldats allemands qui fort heureusement réagisse vite non pas en construisant des chars mais en prenant des contre-mesures comme l’élargissement des tranchées ou le rapprochement de l’artillerie pour tirer à vue sur les chars.

Ces mesures de bon sens ne résolvent pas la question de la lutte contre les chars. L’Allemagne se doit de posséder des chars de combat pour affronter les tanks britanniques et les chars français qui ne connaissent pas tout un succès fulgurant.

A7V capturé par les alliés

A7V capturé par les alliés

Ils mettent d’abord au point l’A7V, un mastodonte de 30 tonnes ainsi que deux modèles plus légers, le Leichte Kampfwagen I armé de mitrailleuses et le Leichte Kampfwagen II armé d’un canon de 57mm.

Le Leichte Kampfwagen I

Le Leichte Kampfwagen I

 

Leichte Kampfwagen II

Leichte Kampfwagen II

Le traité de Versailles interdisant le développement et la fabrication de chars de combat, les allemands tournent cette interdiction en installant des bureaux d’études dans des pays voisins comme la Suède ou profitent de l’accueil d’un autre “pestiféré” à savoir l’URSS, les deux pays coopérant dans la conception des chars de combat ainsi que sur la mise au point d’un corpus tactique.

Grosstraktor

Grosstraktor

Ces tests aboutissent à la construction de plusieurs prototypes comme les Grosstraktor de 20 tonnes armés d’un canon de 75mm court ainsi que la construction de chars d’entrainement appelés Kleinetraktor dont la version armé est baptisée Panzerkampfwagen I plus connu sous le nom de Panzer I un petit char de combat armé de deux mitrailleuses de 7.92mm.

Panzer I conservé dans un musée américain

Panzer I conservé dans un musée américain

Avec le Panzer II armé d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm, ils n’auraient du être que des chars de transition chargés de former les équipages de la Panzerwafe qui devaient mettre en oeuvre un char de combat, le Panzer III armé d’un canon de 37mm et un char d’appui, le Panzer IV armé d’un canon de 75mm court.

Panzer II conservé dans un musée militaire canadien

Panzer II conservé dans un musée militaire canadien

L’entrée en guerre précipitée en septembre 1939 (alors que les plans de réarmement prévoyaient un conflit en 1943) impose le maintien des Panzer I et II dans les divisions blindées, les Panzerdivisionen ainsi que l’utilisation de chars tchèques, devenus les Pz 35 (t) et Pz 38 (t) en attendant que suffisamment de Panzer III et IV soient disponibles.

Skoda LT vz.35 connu par les allemands sous le nom de PZ 35 (t)

Skoda LT vz.35 connu par les allemands sous le nom de PZ 35 (t)

Fort heureusement pour la Panzerwafe, la résistance limitée de la Pologne et l’absence d’offensive à l’ouest ne permet pas de mettre en valeur les limites des chars allemands.

Les huit années de Pax Armada vont permettre à la force blindée allemande de créer deux nouvelles divisions blindées mais également de renouveler son parc.

Les Panzer I et II sont retirés du service, utilisés comme chars d’entrainement ou transformés en véhicules d’appui. Les chars tchèques Pz 35(t) et 38 (t) sont également retirés du service actif, certains étant cédés à des pays alliés ou amicalement neutres.

Panzer III

Panzer III

Les Panzer III et Panzer IV devaient devenir les seuls chars des Panzerdivisionen mais ce ne fût pas le cas en raison de la mise au point en France d’un char moyen révolutionnaire, le Renault G-1 et d’un nouveau char lourd ARL-44.

Les allemands avaient bien envisagé un nouveau char moyen pour remplacer le Panzer III et un char de percée mais y avaient renoncé pour ne pas perturber la montée en puissance du réarmement, montée en puissance perturbée par la guerre civile.

Panzer IV Ausf C à canon de 75mm court

Panzer IV Ausf C à canon de 75mm court

L’apparition de ces chars français bouleversent leurs plans. Dans un premier temps, on prend des mesures d’urgence. Les Panzer III reçoivent un canon de 50mm (une mesure demandée par Guderian dès 1937 !) et les Panzer IV reçoivent un canon long de 75mm efficace pour la lutte antichar.

Après des mesures d’urgence, il faut penser à l’avenir et le remplacement des Panzer III et IV par de nouveaux blindés, le Panzer III ne pouvant recevoir un canon de 75mm en tourelle alors que le Panzer IV allait être limité par ses organes mécaniques.

C’est l’acte de naissance du Panzerkampfwagen V baptisé Panther avec un canon de 75mm en tourelle et du Panzerkampfwagen VI baptisé Tigre armé du redoutable canon de 88mm en tourelle.

Néanmoins, en septembre  1948, seules quatre divisions sont entièrement rééquipées de Panther, les huit autres disposant de Panzer III et de Panzer IV, les Tigre équipant des bataillons indépendants qui doivent en temps de guerre renforcer les divisions.

Panzerkampfwagen I (Panzer I)

Panzer I en action durant la guerre de Pologne

Panzer I en action durant la guerre de Pologne

Dire que l’Allemagne part de zéro pour constituer sa Panzerwafe est un poil exagéré. Il y à eu des projets lancés à la fin du premier conflit mondial, projets qui furent améliorés en Suède et en URSS pour contourner les interdictions du traité de Versailles.

Plusieurs projets sont lancés et testés (Grosstraktor Leichttraktor) armés de canons de 75 et de 37mm mais cela n’aboutit pas à la production en série même après l’arrivée des nazis au pouvoir probablement pour des raisons techniques et industrielles.

En juillet 1933, la Heer passe commande de 150 Kleintraktor (petit tracteur), un véhicule chenillé réservé à l’entrainement car non armé.

En dépit de sa puissance industrielle, l’Allemagne ne pouvait produire rapidement un grand nombre de chars moyens ou lourds.

Il fallait donc limiter ses ambitions à des chars légers pour permettre une montée en puissance rapide des forces blindées allemandes.

L’appel d’offre demande un blindé de 4 à 7 tonnes et c’est Krupp qui l’emporte avec un dérivé direct du Kleintraktor avec pour armement deux mitrailleuses de 7.92mm MG-13 dans une tourelle installée à droite.

Ce char n’est pas une réussite avec une sous-motorisation, un blindage trop faible (13mm), trop fragile. Bref, un véhicule qui n’aurait jamais du combattre mais faute de mieux, les Panzerdivision durent s’en contenter.

Surclassé dans la guerre d’Espagne par le T-26 armés d’un canon de 45mm, les Panzer I participent à la guerre de Pologne, n’étant pas tous anéantis par la rapide désorganisation de l’armée polonaise.

La guerre de Pologne terminée, son sort est scellé, il doit être rapidement retiré du service mais entre la décision prise en décembre 1939 et la sortie des Panzer III et IV d’usine, il y à un délai incompressible.

1445 Panzer I sont en service en septembre 1939. 72 sont perdus durant la guerre de Pologne certains sous les coups de l’ennemi mais beaucoup par attrition mécanique. 1200 sont en service au printemps 1940 avant que la déflation de la flotte ne s’accélère avec 800 chars encore en service en janvier 1941, les derniers Panzer I sont retirés du service en mars 1942 !

Si il est déclassé comme char de combat _ce qu’il n’aurait jamais du être à l’origine_ , le Panzer I peut rendre des services pour des missions secondaires comme des essais d’armement (comme véhicule porteur ou comme cible), l’instruction mais également la sécurité intérieure, 250 Panzer I étant cédés à la police pour le maintien de l’ordre.

Son châssis va également servir de base à des véhicules de soutien et ce en dépit de ses imperfections.

Si le poseur de pont, le véhicule de DCA et le véhicule du génie ne dépassèrent pas le stade du prototype, les versions ravitailleurs de munitions dépannage et lance-flammes furent construits en assez grand nombre avec quelques constructions neuves et une reconversion des chars les moins usés.

Si le chasseur de chars à canon de 47mm et un canon automoteur de 150mmne ne furent que des véhicules d’études, la version de commandement fût produite en grand nombre. La tourelle fût remplacée par une superstructure avec une mitrailleuse de 7.92mm pour la défense rapprochée.

A l’export, il fût vendu en petit nombre à la Chine nationaliste, à l’Espagne et pour un nombre réduit à la Hongrie et à la Bulgarie.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen I Ausf B (Sonderkraftahtzeug 101)

Poids : 5.80 tonnes Longueur  : 4.42m Largeur : 2.06m Hauteur : 1.72m

Blindage maximal : 13mm

Moteur : moteur essence Maybach NL 38TR 6 cylindres refroidi par eau dévellopant 100ch

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie de 180km sur route et de 130km en tout-terrain

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-13 en tourelle (2250 cartouches), la tourelle permettant aux mitrailleuses de pointer de -12° à +18° en site et sur 360° en azimut

Equipage : deux hommes

Caractéristiques Techniques du Panzer Befehlwagen I (Sonderkraftahtzeug 265)

Version de commandement du Panzer I

Poids : 5.90 tonnes Longueur  : 4.42m Largeur : 2.06m Hauteur : 1.99m

Blindage maximal : 13mm

Moteur : moteur essence Maybach NL 38TR 6 cylindres refroidi par eau dévellopant 100ch

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie de 180km sur route et de 130km en tout-terrain

Armement : une mitrailleuse MG-13 ou MG-34 de 7.92mm avec 900 cartouches

Equipage : trois hommes (pilote, chef de char/servant de mitrailleuse opérateur radio)

Panzerkampfwagen II (Panzer II)

Panzer II et Panzer I dans des manœuvres en Forêt Noire (?) en 1941

Panzer II et Panzer I dans des manœuvres en Forêt Noire (?) en 1941

Les insuffisances du Panzer I s’étant vites révélées, les autorités militaires allemandes décidèrent de mettre au point dès 1934 un nouveau char de combat. Le futur Panzer II était de toute façon un autre char de transition, les “vrais” chars des Panzerdivisionen devant être les Panzer III et IV.

L’appel d’offres réclamait un char d’une dizaine de tonnes, pouvant filer à 40 km/h et capable de combattre des chars ennemis ce que ne pouvait faire le Pz I.

C’est la société MAN qui est choisit mais la production est lente pour des raisons industrielles comme pour des raisons techniques, le retour d’expérience de la guerre d’Espagne imposant un renforcement du blindage. Résultat le poids passe à 8.90 tonnes ce qui impose un changement du moteur déjà limité pour la première version (Ausf A).

Le Panzer II se révèle être un bon char léger, bien supérieur au Panzer I mais son canon de 20mm le rend impropre à la lutte antichar. De nouvelles versions sont mises au point (Ausf B à G) suivie d’une version nettement alourdie pesant 18 tonnes mais le Ausf J n’entre pas en service à la différence du Ausf L.

Version de reconnaissance du Panzer II et baptisée officieusement Luchs (Lynx), elle pèse 13 tonnes, dispose d’un équipage de 4 hommes et peut se déplacer à 60 km/h. Les premiers exemplaires sont armés d’un canon de 20mm mais les derniers reçoivent un canon de 50mm ce qui en fait un bon engin de reconnaissance mais aucunement un char de combat.

1223 Panzer II sont en service en septembre 1939, la production se poursuivant jusqu’en septembre 1940, portant la flotte à 1650 chars.

En défalquant les chars détruits ou trop endommagés pour être réparés, la flotte retombe à 1300 exemplaires, peu à peu remplacés par des Panzer III et des Panzer IV.

Les Panzer II Ausf A, B et C sont les premiers à être remplacés, servant de chars d’entrainement, certains étant cédés à des pays alliés ou neutres.

Les Panzer II Ausf D et suivants sont reconvertis en véhicule de soutien (dépannage, véhicule du génie, poseur de ponts, ravitailleur, chars lance-flamme, ravitailleur d’artillerie pour les Wespe) ou en automoteurs Wespe même si rapidement, les Wespe sont construits à partir de châssis neufs.

Les douze Panzerdivisionen disposant d’une compagnie lourde équipée de chars légers, seuls 216 Panzer II sont encore en service, des chars tous équipés d’un canon de 50mm. Leur remplacement par un nouveau char léger était cependant à l’étude.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen II Ausf C (Sonderkraftfahrzeug 121)

Poids : 8.90 tonnes Longueur de la caisse : 4.81m Largeur 2.28m Hauteur : 2.02m

Motorisation : un moteur Maybach 6 cylindres essence refroidi par eau dévellopant 140ch

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie 150km sur route et 100km en tout-terrain

Blindage maximal : 14.5mm

Armement : un canon de 20mm Kwk 30 L/55 en tourelle biplace alimenté à 180 coups (10 chargeurs de 18 coups) associé à une mitrailleuse MG-34 de 7.92mm disposant de 1425 cartouches

Equipage : trois hommes (Conducteur, chef de char/tireur et radio/chargeur)

22-Armée de terre : armement et matériel (90) ordre de bataille (24)

2ème CAC

Le 2ème Corps d’Armée est stationné à l’est de Paris dans les plaines champenoises en profitant des nombreux camps de manoeuvre comme celui de Mourmelon. La mission de ce Corps d’Armée Cuirassé appelé également 39ème Corps d’Armée est de se porter sur le Rhin.

-Comme tous les corps d’armée, le 2ème CAC dispose de moyens qui lui sont directement rattachés :

-Le 639ème régiment de pionniers pour des travaux d’infrastructure et de protection d’état- major

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

-Le 39ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (38ème GRCA) avec des  chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-Le 122ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs créé en septembre 1948 avec deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions et de soutien

-Le 2ème CAC ne dispose pas de GAO mais peut bénéficier du soutien des quatre groupes aériens indépendants d’observation équipés de Bréguet Br694, chaque groupe disposant de quatre escadrilles de neuf appareils, ce triplace étant un rejeton du Bréguet Br690.

 -2ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 9ème régiment de cuirassiers

-2ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens le 14ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 8ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 17ème BCP accompagnés et appuyés par le 18ème groupe de canons d’assaut, le 18ème escadron antichar porté, le 18ème escadron antiaérien porté et le 18ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 27ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 15ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 6ème BCP accompagnés et appuyés par le 20ème groupe de canons d’assaut, le 20ème escadron antichar porté, le 20ème escadron antiaérien porté et le 20ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 309ème RAAP

-Le 10ème bataillon du génie à quatre compagnie (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphiste et une compagnie téléphoniste)

-Un bataillon de réparations divisionnaires regroupant la compagnie automobile de quartier- général, la compagnie automobile de transport, le groupe d’exploitation divisionnaire et le 20ème escadron de réparations divisionnaire.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-4ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 12ème régiment de cuirassiers

-6ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 19ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 46ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs porté, le 11ème BCP accompagnés et appuyés par le 22ème groupe de canons d’assaut, le 22ème escadron antichar porté, le 22ème escadron antiaérien porté et le 22ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 44ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 47ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 12ème BCP accompagnés et appuyés par le 24ème groupe de canons d’assaut, le 24ème escadron antichar porté, le 24ème escadron antiaérien porté et le 24ème groupe de reconnaissance.

-Le 322ème Régiment d’Artillerie Tractée Tout Terrain qui devient fin 1945, le 322ème Régiment d’Artillerie AutoPortée (RAAP) avec des pièces automotrices de 105mm.

-12ème bataillon du génie à quatre compagnie avec trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers mineurs

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphiste et une compagnie radio)

-Un bataillon de réparations divisionnaires regroupant la compagnie automobile de quartier- général, la compagnie automobile de transport, le groupe d’exploitation divisionnaire et le 22ème escadron de réparations divisionnaire.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-6ème Division Cuirassée

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 14ème régiment de cuirassiers

-10ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 55ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 54ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 14ème BCP accompagnés et appuyés par le 26ème groupe de canons d’assaut, le 26ème escadron antichar porté, le 26ème escadron antiaérien porté et le 26ème groupe de reconnaissance.

-12ème brigade cuirassée avec un état-major de brigade, un bataillon de chars moyens, le 57ème BCC équipé de Renault G1, un bataillon de chars lourds, le 56ème BCC équipé d’ARL-44, un bataillon de chasseurs portés, le 18ème BCP accompagnés et appuyés par le 28ème groupe de canons d’assaut, le 28ème escadron antichar porté, le 28ème escadron antiaérien porté et le 28ème groupe de reconnaissance.

-Le 349ème Régiment d’Artillerie Autoportée (RAAP) équipé de canons automoteurs de 105mm sur chassis Renault R-40.

-Le 14ème bataillon du génie à quatre compagnie (trois de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Deux compagnies de transmission (une compagnie télégraphique et une compagnie radio)

-Un bataillon de réparations divisionnaires regroupant la compagnie automobile de quartier- général, la compagnie automobile de transport, le groupe d’exploitation divisionnaire et le 24ème escadron de réparations divisionnaire.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire