Allemagne (39) Bases Navales (2)

Bases navales allemandes en mer Baltique

Base navale de Kiel

Avant-propos

-Kiel est la base navale majeure de l’Allemagne en mer Baltique. La ville est située à 90km au nord d’Hambourg, au sud de la péninsule du Jutland, devenue allemande en 1867 après trois ans de co-gestion germano-autrichienne.

-Dès 1865, le roi de Prusse avait décidé d’en faire la principale base de la marine prussienne mais Il faut cependant attendre 1871 pour que Kiel et Wilhelmshaven soient désignés officiellement comme des ports de guerre impériaux (Reichskrieghäfen).

-Port majeur de la puissante flotte de haute mer (Hochseeflot), le port balte relié à la mer du Nord par le canal de Kiel est frappé par des mutineries en novembre 1918, mutineries qui favorisèrent la chute du Deuxième Reich.

-Après une période de déclin, Kiel redevient un port militaire de premier ordre avec le stationnement d’unités majeures (cuirassés et porte-avions) mais également par la présence de l’Ecole Navale.

-Les installations sont modernisées, les bassins et les dépôts agrandis, les fortifications démantelées en 1919 pour laisser la Baltique libre d’accès sont reconstruites.

Le site est implanté sur une baie (baie de Kiel ou Kieler Butch) relié à la ville par un «fjord» ou baie étroite, le Kieler Forde, un «espace» de 17km qui relie la baie à la ville de Kiel.

La base navale est implantée sur la rive est du Kieler Forde mais le chantier naval ex-arsenal est implanté en face.

Principales installations

-15km de linéaires de quai avec un bassin principal pour les unités majeures (cuirassés, croiseurs de bataille, porte-avions et croiseurs lourds), un bassin secondaires pour les croiseurs légers, les contre-torpilleurs et les torpilleurs, un bassin pour les sous-marins et un bassin auxiliaire pour les navires de soutien.

-Les installations d’entretien qui dépendaient jusqu’en 1918 du Kiel Kaiserliche Werft sont toujours opérationnelles en 1948 mais en 1918, l’Arsenal Imperial de Kiel est fermé suite à la défaite avant de renaitre sous la forme d’une entreprise privée, les chantiers navals Deutsche Werke qui disposent des installations suivantes :

-Deux formes de 300m, une forme n°1 et une forme n°2 pour les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs lourds
-Deux formes de 175m, une forme n°3 et une forme n°4 pour les croiseurs légers et les contre-torpilleurs

-Cinq cales de 200m (Cale A, B,E,F et G)

-Deux cales de 300m (Cale C et D)

-Une cale H de 150m

Défenses côtières

Suite au traité de Versailles en 1919, les défenses côtières sur les côtes allemandes de la mer Baltique sont démantelées pour laisser la Baltique libre d’accès.

-Ces défenses sont reconstituées entre 1940 et 1943 avec des installations pour la défense rapprochée et des installations pour la défense lointaine.

-La défense rapprochée est assurée au niveau du Kieler Forde avec un groupement ouest (quatre canons de 280mm, six canons de 105mm, huit canons de 88mm, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm) et un groupement est (deux canons de 280mm, quatre canons de 105mm, huit canons de 88m, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm).
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-La défense de la baie est assurée par d’autres ouvrages implantées à l’ouest à Weidefeld et à l’est sur l’île de Fehrman.

-La position ouest dispose de deux canons de 280mm sur plate-forme rotative protégée par un blockhaus en béton, de quatre canons de 150mm en position fixe, de six canons antiaériens de 88mm, de douze canons de 37mm en affûts doubles et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense contre l’infanterie.

La position est implantée à l’extrémité orientale de l’île de Fehrman dispose de quatre canons de 150mm en position fixe en arc de cercle concave avec au centre de ce demi-cercle, deux canons de 280mm sur plate-forme rotative.

La défense antiaérienne est assurée par quatre canons de 88mm, seize canons de 20mm en affûts doubles et les mitrailleuses de 7.92mm servant à la fois de défense contre l’infanterie mais également d’arme antiaérienne pour certaines d’entre-elles.

Côté terre, il n’y à pas de véritables fortifications. Des hauts murs ceinturent la base navale mais il n’y à pas de véritables défenses. Tout juste de points de contrôle mais qui ne pourraient opposer qu’une résistance limitée à un ennemi décidé.

Navires stationnés à Kiel en septembre 1948

-Porte-avions légers Lutzen et Bautzen

-Cuirassés Ludendorff et Kaiser Wilhelm II

-Croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau

-Croiseurs lourds Admiral Hipper et Blücher

-Croiseurs légers Leipzig et Nurmberg

-Croiseurs légers Bremen et Emden

-Croiseur-école Postdam

-Croiseur léger antiaérien Salzburg

La base navale de Kiel dispose également de Zerstörerflottille avec des contre-torpilleurs/destroyers (Zerstörer) destinés principalement à l’escorte de grandes unités pour leur offrir une défense rapprochée contre leurs congénères ennemis, les sous-marins et les avions.

La 3.Zerstörerflottille d’abord stationnée à Swinenmünde est transférée à Kiel en septembre 1940 et dispose de deux divisions :

-5ème division (5. Z-Division) : Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann et Z.19 Hermann Kühne

Les deux premiers assurent l’escorte du cuirassé Ludendorff alors que le Z.19 est un solitaire, sans navire à escorter, pouvant renforcer une escorte, servir d’éclaireur pour mener une mission spéciale.

-7ème division (9. Z-Division) : Z.23 Z.24 Z.25 et Z.26

Les Z.23 et Z.24 assurent l’escorte du cuirassé Kaiser Wilhem II alors que les Z.25 et Z.26 assurent celle de l’Oldenburg

-La 5. Zerstörerflottille dispose de la 10ème Z-Division avec les Zerstörer Z.31 Z.32 Z.33 et de la 12ème Z-Division avec les Z.34 Z.35 Z.36.

Les Z.31 Z.32 assurent l’escorte du croiseur de bataille Nassau ,les Z.33 et Z.34 assurent l’escorte du porte-avions léger Lutzen et les Z.35 et Z.36 assurent l’escorte de son sister-ship Bautzen.

-Aux côtés des Zerstörer, nous trouvons des torpilleurs (Torpedoboote) regroupés à Kiel en deux flottilles :

La 1. Torpedobooteflottille dispose à l’origine de six torpilleurs type 35 (T.1 T.2 T.3 T.4 T.9 et T.10) mais deux navires sont perdus avant le second conflit mondial (T.1 et T.3) réduisant la flottille à quatre navires.

La 6. Torpedobooteflottille est créee en avril 1939 avec les torpilleurs anciens Iltis Jaguar Seeadler et Wolf qui sont désarmés entre janvier et octobre 1943, étant remplacés par quatre torpilleurs type 39 (T.23 T.25 T.27 et T.29).

-En ce qui concerne les sous-marins, Kiel est une base majeure puisque c’est là qu’est implanté le commandement Baltique de l’U-Bootwafe. Elle accueille un certain nombre d’U-Flottille destinées à opérer en Baltique mais également en mer du Nord et dans l’Océan Atlantique.

-2. U-Flottile : U-93, U-95, U-97,U-132,U-133,U-134,U-136 et U-140

-4. U-Flottile : U-94, U-96, U-98, U-139, U-141, U-142, U-144,U-146

-Hors rang, sous-marins ravitailleurs U-191 et U-192

-On trouve également des navires légers de combat ou assimilés :

-Geleitboote F-8 utilisé comme auxiliaire

-1. Geleitboote Flottille avec les Geleitboote G.1, G.3, G.5,G.7,G.9 et G.11

-2. Minensucherboote Flottille qui dispose des M.2 M.6 M.9 M.10 M.11 et M.12 (type 1935)
-4. Minensucherboote Flottille des M.14 M.16 M.18 M.20 M.22 et M.24 (type 1935)
-3. Schnellbooteflottille avec les Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-8. Schnellbooteflottille avec les S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
-1. Raum-Boote Flottille R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11
-5. Raum-Boote Flottille R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30
-Des navires de soutien sont également stationnés à Kiel :
-Pétrolier-ravitailleur KMS Altmark
-Pétrolier-ravitailleur KMSFranken
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavel
-Ravitailleur rapide KMS Ostsee
-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles Tanga
-Ravitailleurs de sous-marins Mosel et Weichsel
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C16 et MT1
-Bâtiments hydrographes (Wermessungsschiffe) Hooge
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Claus Van Bevern, Störtebecker Nautilus
-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Otter
-Bâtiments cibles télécommandés (ex-cuirassés) Zähringen et Hessen
-Bâtiment-base (ex-croiseurs) Amazone ArconaHamburg Berlin et Medusa
-quatre navires type LSM, navires baptisés MarineInfanterieSchiff
Base navale de Swinenmünde

Avant-propos

La ville de Swinemünde est installée sur l’île de Usedom, une île qui avec celle de Wollin sépare la lagune de Stettin (Stettiner Haff) de la mer Baltique. Cette île à longtemps appartenu au duché de Poméranie puis occupée à partir de 1630 par la Suède mais entre 1648 et 1720, la Prusse et la Suède se disputèrent l’île, les premiers finissant par remporter le morceau.

A la fin du 18ème siècle, le royaume de Prusse lança une politique de dévellopement de l’île, élargissant la Swine, le bras de mer séparant la lagune de Stettin et la mer Baltique ce qui entraine la construction d’un port de mer. C’est l’acte de naissance de la ville de Swinemünde qui va être un port commercial et un port militaire.

Si le port civil est implanté sur la rive orientale de Swine, le port militaire est implanté sur la rive occidentale.

Il n’existe pas à proprement parlé d’arsenal mais deux formes de radoub ont été aménagées, une forme de 250m et une deuxième de 350m avec des grues de 7 tonnes, 15 tonnes et 25 tonnes. Le tout associé à des dépôts et des ateliers pour assurer la maintenance des navires stationnés.

Défenses côtières

Comme pour Kiel, les défenses côtières protégeant Swinemünde sont démantelées en 1919 pour respecter les termes du traité de Versailles. Elles sont reconstituées entre 1937 et 1940.

Les défenses principales sont implantées à l’ouest et à l’est de la ville, deux forts permettant une défense tout azimut. Chaque fort dispose de deux canons de 280mm en plate-forme rotative, quatre canons de 105mm _eux aussi sur plate-forme rotative_, six canons de 88mm antiaérien, contre-terre et antisurface, une DCA légère composée de canons de 37mm et de 20mm, des mitrailleuses et des mortiers pouvant assurer la défense contre l’infanterie.

Navires stationnés à Swinemünde

-Porte-avions d’escadre KMS Graf Zeppelin

-Croiseurs lourds (ex-cuirassés) Lutzow et Admiral Scheer

-Croiseur léger antiaérien Hamburg

-I.Zerstörerflottille composée de deux divisions, la 1. Z-Division composée des Z.2 Georg Thiele Z.3 Max Schultz et Z.1 Leberecht Maas et la 3. Z-Division composée des Z.14 Friedrich Ihn Z.15 Erich Steinbrinck
Les destroyers Z.1 et Z.2 escortent le Graf Zeppelin, le Z.3 n’est pas affecté à l’escorte de grandes unités, pouvant renforcer une escorte ou servir d’éclaireur tout comme les Z.14 et Z.15.

-La 3.Torpedobooteflottille avec les Torpilleurs type 37 T.15 T.17 T.19 et T.21.

-La 5. Torpedobooteflottille est formée en octobre 1938 avec les torpilleur anciens Falke Greif Kondor et Möwe désarmés entre mars et septembre 1942, ces navires étant remplacés par quatre torpilleurs type 37, les T.14 T.16 T.18 et T.20.

-10. U-Flottile avec trois sous-marins type IIB, les U-17, U-19,U-21; trois sous-marins type IIC, les U-59, U-61, U-63 et un unique type IID, le U-137

-12. U-Flottile avec quatre sous-marins type IIB, les U-18, U-20,U-22, U-24; trois type IIC, les U-56, U-58, U-62 et le deuxième et dernier type IID, le U-138.

-Geleitboote F-5 utilisé comme auxiliaire

-3. Geleitboote flottille avec les G.15 et G.17, les trois derniers (G.19,G.21 et G.23) étant encore en achèvement à flot, leur affectation à cette flottille est donc théorique.

-7. Minensucherboote Flottille : M.37 M.39 M.41 M.43 M.45 (type M1940)
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-3. Raum-Boote Flottille : R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
-Pétrolier-ravitailleur KMSErmland
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavelland
-Ravitailleur de sous-marins Erwin et Wassner
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) MT2 C21 C22
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Arkona et Otto Braun
Base navale de Rügen
Avant-propos
-Plus grande île d’Allemagne (926 km²) au nord-ouest de Rostock. Deux villes majeures, Bergen et Sassnitz. Elle n’est allemande que depuis 1815 après avoir été successivement danoise et suédoise.
-L’île de Rugen avec ses 926 km² est la plus grande île d’Allemagne. Située en mer Baltique au nord-est de Rostock, cette île et ses dépendances de Hiddensee et Ummanz, elle dispose de deux villes majeures, Bergen et la ville portuaire de Sassnitz.

-Vivant depuis longtemps du tourisme, elle est reliée au continent par un pont et une station balnéaire gigantesque baptisée Prora est aménagée pour pouvoir accueillir jusqu’à 20000 personnes.
Principaux aménagements
-Les études sont lancées à partir de 1938, le site choisit est situé au sud (base navale) et au sud-ouest (Arsenal) de Sassnitz
-La base opérationnelle se situe au sud du port de Sassnitz avec un bassin à flot pouvant accueillir tous les navires de la Kriegsmarine y compris les porte-avions et les cuirassés.
Un canal relie la mer Baltique à une vaste baie ouverte naturellement vers l’ouest. C’est sur cette baie au sud-ouest/ouest de Sassnitz qu’est installé le Rugen Kriegsmarinewerft, l’Arsenal de la Kriegsmarine de Rügen.
-Arsenal ultra-moderne, construit entre le printemps 1939 et septembre 1943. Outre une base de ravitaillement en carburant, vivres et munitions, le Rugen Kriegsmarinewerft dispose de cales de construction et de formes de radoub.
-Il dispose ainsi de trois formes de radoub de 350m de long, d’une forme de 200m et de six cales de construction, trois de 200m, deux de 300m et une de 350m. Le premier navire construit par cet arsenal sera le croiseur de bataille Saschsen.
Défenses côtières
Les fortifications protégeant la base navale de Rügen sont elles aussi neuves puisqu’aucune position fortifiée moderne n’avait été installée auparavant, l’île n’ayant aucun intérêt stratégique et les voisins n’étaient pas une vrai menace.
-Quatre blocs indépendants sont chargés de protégés la base et l’Arsenal, quatre blocs qui se flanquent mutuellement.
Chaque bloc dispose de quatre canons de 150mm sous masque, de quatre canons de 88mm antiaériens et antisurface, de pièces légères de 20 et de 37mm pour la défense antiaérienne ainsi que de mitrailleuses et de mortiers en cas d’attaque terrestre.
Navires stationnés à Rügen
-Croiseurs légers Dresden et Magdeburg
-7. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.30 T.32 T.34 et T.36 (type 39)
-8. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.39 T.40 T.41 et T.42 (type 43)
-6. U-Flottile : U-1, U-3, U-5 (type IIA) U-7,U-9,U-11,U-13 (type type IIB)

-8. U-Flottile : U-2, U-4, U-6 (type IIA), U-8, U-10, U-14 (type IIB)
-14. U-Flottile (Rügen) : U-168, U-169,U-170,U-171, U-172 et U-173 (type III)
-Navire auxiliaire KMS F.2 (ex-Geleitboote)
-5. Minensucherboote Flottille : M.27 M.29 M.31 M.33 et M.35 (type M1940)
-8. Minensucherboote Flottille : M.40 M.42 M.44 M.46 et M.48 (type M1940)
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-7. Raum-Boote Flottille R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41
-Pétrolier-ravitailleur KMS Uckermark
-Pétrolier-ravitailleur KMS Nordmark
-Ravitailleur de sous-marins Lech et Isar
-Bâtiment hydrographe Süderoog
-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Pfeil Blitz
-Six pontons type MarineFährPrahm
Base navale de Gotenhafen

Avant-propos

-Ville située sur la baide de Dantzig à 16 km au nord-ouest de la ville éponyme. Ville allemande depuis 1772 moins un court intermède polonais de 1919 à 1939, Gdingen devenant Gdynia.

-Travaux importants pour construire un port de haute mer, travaux lancés dès 1920 mais achevés seulement au cour des années trente. En 1938 c’est le port le plus moderne de la région. Suite à la guerre de Pologne, Gdynia est baptisée Gotenhafen.

-Le port de haute-mer fût transformé en base navale pour la Kriegsmarine et le chantier naval agrandit fût une annexe du chantier naval Deutsche Werke AG de Kiel.

Le Gotenhafen Kriegsmarinewerft dispose de trois cales de 250m et deux formes de même taille pour l’armement des navires et les carénages.

Défenses côtières

-Défenses tactiques pour protéger la base et l’arsenal d’un coup de main.

-Au sud et au nord de la ville, les fortins les plus puissants comprennent quatre canons de 150mm avec plate-formes rotatives sous bouclier chacun, canons appuyés par quatre pièces de 88mm, des canons de 20 et de 37mm sans oublier les mitrailleuses et les mortiers pour permettre aux fortins de se défendre contre l’infanterie.

Côté terre, six blocs isolés dont les feux se recoupent protègent les accès de la ville et du port depuis la terre, chaque bloc disposant de mitrailleuses, de mortiers et de canons antichars selon une disposition qui n’est pas sans rappeler la Ligne Maginot.

Navires stationnés à Gotenhafen

-Croiseurs lourds Prinz Eugen et Seydlitz

-Croiseurs légers Berlin et Frankfurt am Main

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C23 et C24

-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Komet et Ludwig Preusser

En dépit des installations importantes, peu de navires sont stationnés à Gotenhafen mais il est plus que probable qu’en temps de guerre, il servir de base de déconcentration ainsi que de base de départ pour des transferts de troupes.

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Allemagne (38) Bases navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

-Depuis le dévellopement des navires à voile soit le 16ème siècle, les marines ont besoin de bases outillés et équipés pour abriter, ravitailler et entretenir des escadres importantes.

-L’arrivée des coques en métal et des machines à vapeur nécessita plus que par le passé des bases capables de construire et de réparer des navires de guerre sans oublier la mission première d’abriter les navires des éléments et des coups de l’ennemi.

La marine allemande ne fait pas exception. Avant même l’unité allemande, la Prusse investit dans la construction de plusieurs bases pour abriter d’abord des navires de taille modeste puis des cuirassés et des croiseurs de bataille.

En septembre 1939, avant le déclenchement de la guerre de Pologne, les principales bases allemandes sont les suivantes :

-En mer du Nord : Wilhelmshaven et Wesermünde

-En mer Baltique : Kiel et Swinemünde

-La conquête de la Pologne permet à l’Allemagne de disposer d’une nouvelle base implantée à Gotenhafen, le nom allemand de la ville de Gdynia.

-Cette ville allemande jusqu’à la fin du premier conflit mondial avait été cédée à la Pologne renaissante qui avait entepris la construction d’un port de haute-mer et de chantiers navals que l’Allemagne ne tarda pas à mettre à profit.

-Toujours en mer Baltique, l’île de Rügen qui était jusque là connue pour ses stations thermales et sa station balnéaire est aménagée pour recevoir une base opérationnelle et un Arsenal destiné à construire et à entretenir des navires.

-En mer du Nord, c’est l’île d’Heligoland qui est aménagée comme base avancée. L’île devient une véritable forteresse sans population civile, une base de ravitaillement pour navires de surface et un abri pour sous-marins qui vont être abritée dans des alvéoles bétonnées, les rendant invulnérables aux bombes existantes.

Les bases existantes sont modernisées. Les capacités des grues sont augmentées, les bassins agrandis et approfondis, les dépôts étant également agrandis pour faire face à des besoins accrus en terme de pièces détachées, de vivres, de munitions et autres équipements.

Les défenses côtières sont également modernisées pour mettre à l’abri les bases d’un coup de main ennemi avec des pièces venant souvent d’unités désarmées sans oublier la défense antiaérienne, ces deux missions étant du ressort de bataillons spécialisés.

Bases navales allemandes en mer du Nord

Base navale de Wilhelmshaven

Historique,installations et défense côtière

-La baie de Jade est choisit en 1853 pour aménager une base. L’accès est cependant difficile en raison de forts courants et de bancs de sable. La base de Wilhelmshaven est inaugurée le 17 juin 1869.

-La base est régulièrement agrandie et modernisée en parallèle à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine.

-Avec le réarmement engagé par les nazis, la base est modernisée pour pouvoir accueillir des navires plus modernes ayant notamment un tirant d’eau plus important ce qui augmente les servitudes pour les unités de dragage.

Néanmoins, la construction d’un jeu d’écluses permet aux navires de sortir et de rentrer à Wilhelmshaven en dépit du milieu naturel difficile.

Les bassins sont agrandis et approfondis, les pompes sont protégées par des blockhaus tandis que les grues d’origine sont remplacées par des engins plus puissants. Les quais sont repris et renforcés.

Les défenses côtières sont également renforcées non pas pour faire de la base une forteresse inexpugnable mais pour empêcher un coup de main contre la base.

-Huit kilomètres de linéaires de quai et un arsenal parfaitement outillé le Wilhelmshaven Kriegsmarinewerft qui disposent de quatre bassins de radoub, le 1 et 3 mesurant 200m de long, les 2 et 4 mesurant 350m de long. On trouve également trois cales de construction (A B et C) mesurant respectivement 200,250 et 300m de long.

-Pour la défense côtière, il faut considérer deux échelles, la défense lointaine et la défense rapprochée. La première est assurée par l’île de Wangerrog (Frise Orientale), île fortifiée dès le 19ème siècle mais ces défenses ont été neutralisées après le premier conflit mondial.

Elles sont reconstituées entre 1944 et 1947 avec des fortifications modernes qui ne reprennent rien des fortifications passées (elles avaient été arrassées mais les fondations étaient toujours présentes).

-Un fort Nord et un fort Sud armés chacuns de quatre canons de 280mm appuyés par huit canons de 150mm (Nord) ou par quatre canons de 150mm et quatre canons de 170mm (Sud).

-Défense rapprochée assurée par des canons de 88mm, des pièces de 20 et de 37mm. Des blockhaus d’infanterie sont construits quand le conflit éclate.

-La défense des approches directes de Wilhelmshaven est assurée par des ouvrages indépendants construits entre 1942 et 1948.

-En septembre 1948, on trouve six ouvrages équipés de canons de 150mm (deux par ouvrage) et six ouvrages équipés de canons de 105mm (quatre par ouvrage), ces canons étant associés à quatre canons de 88mm, des pièces légères de 20 et de 37mm (généralement six et quatre) sans oublier des mitrailleuses de 7.92mm.

Quatre observatoires sont orientés en direction de la mer du Nord, observatoires équipés de télémètres pour le guidage des pièces côtières et deux blockhaus sont conçus pour abriter des organes de commandement.

Ultérieurement, après le début de l’opération Weserübung, des abris antiaériens sont construits pour protéger ouvriers, employés et marins des bombardements aériens franco-britanniques.

Navires stationnés à Wilhelmshaven

-Porte-avions Peter Strasser

-Croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau

-Cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff

-Croiseurs légers Königsberg Köln et Karlsruhe

-Croiseur léger antiaérien Dantzig

-Sont stationnés à Wilhelhmshaven, les destroyers de la 2ème flottille de destroyers (2. Zerstörerflottille). Cette flottille est composée des divisions suivantes :

-2ème division (2. Z-Division) : Z.5 Paul Jacobi Z.6Theodor Riedel et Z.7 Hermann Schoemann

-4ème division (4. Z-Division) Z.20 Kärl Galster Z.21 Wilhelm Heidkamp et Z.22 Anton Schmidt

-9ème division (9. Z-Division) Z.27 Z.28 Z.29 et Z.30

Tous ces navires assurent l’escorte anti-sous-marine, antiaérienne et antisurface de grandes unités :

Le cuirassé KMS Hidenburg dispose de pas moins de quatre destroyers d’escorte, les Z.5 Z.6 Z.7 et Z.20 même si le plus souvent, seulement deux destroyers l’accompagnait dans ses sorties.

Le croiseur de bataille KMS Scharnhorst est protégé par les Z.21 et Z.22 alors que son sister-ship Gneisenau est protégé des torpilleurs, des avions et des sous-marins ennemis par les destroyers Z.27 et Z.28 alors que les deux derniers destroyers de la 9. Z-Division, les KMS Z.29 et Z.30 protègent le cuirassé Friedrich der Gross, sister-ship de l’Hidenburg.

-La 6. Zerstörerflottille stationnée elle aussi à Wilhelhmshaven dispose de deux divisions de destroyers, la 11. Z-Division composée des Z.37 Z.38 Z.39 et la 13. Z-Division composés des Z.40 Z.41 et Z.42.

Les KMS Z.37 et Z.38 sont chargés de l’escorte du porte-avions KMS Peter Strasser _sister-ship du Graf Zeppelin_ , les KMS Z.39 et Z.40 sont chargés de l’escorte du cuirassé Von der Tann alors que les KMS Z.41 et Z.42 protègent le cuirassé Derfflinger.

-La grande base navale allemande de la mer du Nord dispose également de flottilles de torpilleurs, les Torpedobooteflottille :

La 2. Torpedobooteflottille dispose de six Torpilleurs type 35, les KMS T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12.

-Des flottilles de sous-marins sont également stationnés à Wilhelhmshaven :

1. U-flottile : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

5. U-flottile : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

9. U-flottile : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

17. U-Flottile : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

21. U-Flottile : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD

25. U-Flottile : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115)

Soit un total de 50 sous-marins stationnés à Wilhelhmshaven.

-Des navires légers sont également stationnés à Wilhelhmshaven, des navires d’escorte comme les Geleitboote et des navires d’attaque comme les S-Boote :

-2. Geleitboote Flottille : KMS G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

-4. Geleitboote Flottille : KMS G.14 G.16 et G.18. Les G.20 et G.22 sont en armement à flot
le 5 septembre, le G.24 encore sur cale

-1. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-3. Minensucherboote Flottille (dragage de mines) stationnée à Wilhelmshaven et disposant des M.1,M.3, M.4, , M.5,M.7 et M.8.

-A Wilhelhmshaven sont également stationnés des chalutiers armés au sein de la 1. Vorsposten-Flottille avec dix navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Sigfrid Volker Wotan).

-Garde-pêche Weser qui va être utilisé en septembre 1948 comme patrouilleur côtier

-L’OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven et dispose d’une flottille de vedettes lance-torpilles qui dépend du Gruppe West. Cette flottile est la 4. Schnellbooteflottille qui dispose des vedettes S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.82. Elle est appuyée par la 4. Raum-Boote Flottille : R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-La base navale de Wilhelhmshaven abrite également des navires de soutien logistique :
-Pétroliers ravitailleurs KMS Dithmarschen et Westerwald (classe Dithmarschen)

-Pétroliers ravitailleurs KMS Indischer Ozean (classe OstSee)

-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles, KMS Tsingstau

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar et Donau

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10

-Bâtiment hydrographe Meteor

-Bâtiment pour expérimentations Strahl et Raule

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting

-Tender pour sous-marins T.155

-Bâtiment-dépôt Hannover

-Quatre Ferry Siebel

Base navale de Wesermünde
Historiques, installations et défenses côtières
-Wesermünde est issue de la fusion en 1924 de la ville de Geestemünde, un port en eaux profondes sur l’estuaire de la Weser construit par le royaume de Hanovre, la ville de Brême construisant sur l’autre rive, le port de Bremerhaven qui ne tarde pas à devenir une importante base navale. En 1939, la ville de Bremerhaven est placé sous l’autorité de Wesermünde.
-Pas d’arsenal à proprement parler mais deux formes de 300m utilisées aussi bien par les navires civils que par les navires militaires. Dix kilomètres de linéaires de quai, des dépôts de carburant, de munitions et de pièces détachées enterrés. Travaux pour une base sous-marine fortifiée semblable à celle d’Heligoland en cours en septembre 1948.
-Les défenses côtières assurent la protection de l’estuaire de la Weser avec un groupement ouest protégeant Wesermünde et un groupement est protégeant Bremerhaven.
Chaque groupement dispose de deux canons de 280mm sous masque sur une plate-forme rotative, de trois canons de 150mm, de six canons de 88mm, de pièces légères antiaériennes (six canons de 37mm et huit canons de 20mm) et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense rapprochée.
Deux observatoires sont construits pour diriger le tir de l’artillerie au large ainsi que deux abris pour état-major et ce dans chaque groupement.
Navires stationnés à Wesermünde
-Cuirassés Bismarck et Tirpitz
-Croiseurs de bataille Bayern et Saschsen
-Croiseurs lourds Admiral Reuter et Alexander van Humbolt
-Deux flottilles de Zerstörer (Zerstörerflottille) sont stationnés dans la base implantée dans l’estuaire de la Weser.
-La 4. Zerstörerflottille dispose de la 6ème division (6. Z-Division : Z.8 Bruno Heinemann Z.9 Wolfang Zenker et Z.11 Bend Von Armin) et de la 8ème division (8. Z- Division : Z.10 Hans Lody et Z.12 Erich Giese)
Les Z.8 et Z.9 assurent l’escorte du KMS Bismarck, les Z.10 et Z.11 protègent son sister-ship, le KMS Tirpitz. Le Z.12 n’assure aucune mission d’escorte et sera envoyé à Bergen en compagnie du Z.19.
-La 7. Zerstörerflottille aligne la 14ème division (14. Z-Division : Z.43 Z.44 et Z.45 ) ainsi que la 15ème division (15. Z-Division : Z.46 Z.47 et Z.48).
Les Z.43 et Z.44 assurent l’escorte du croiseur de bataille Bayern, les Z.45 et Z.46 assurent l’escorte de son sister-ship, le Sachsen. Les Z.47 et Z.48 n’ont pas de navires à escorter
-Aucun torpilleur (Torpedoboote) n’est stationné à Wesermunde
-Si aucun torpilleur n’est stationné à Wesermunde _ils se contentent de faire escale au cours d’exercices de tir_ , des flottilles de sous-marins sont stationnées à demeure dans l’estuaire de la Weser :
-3. U-flottille : U-29, U-31,U-33 (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)
-7. U-flottile : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)
-15. U-Flottile : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)
-19. U-Flottile : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)
-23. U-Flottile : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)
-Deux sous-marins ravitailleurs type XIV, les U-185 et U-187

Soit un total de 41 sous-marins

-La base de Wesermunde accueille également d’autres navires légers :
-10. Minensucherboote Flottille stationnée vec les dragueurs de mines type M.1943 M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60
-6.Schnellbooteflottille : S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-6. Raum-Boote Flottille : R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-La base de l’estuaire de Weser accueille également des navires de soutien :
-Ravitailleur pour sous-marins Memel
-Tenders pour sous-marins Acheron et Havel
-Bâtiment de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C.13 et C.14
Base navale d’Heligoland
Historique et description des installations
L’île d’Heligoland («terre sacrée» en bas allemand) est un archipel allemand situé dans le Sud-Est de la mer du Nord. Il à longtemps appartenu au Danemark avant d’être occupé par la Grande-Bretagne en 1807 (annexion formelle en 1814).

En 1890, le traité Heligoland-Zanzibar échange l’archipel contre certains territoires coloniaux allemands en Afrique de l’Est. Cette île ne tarde pas à être fortifiée et devenir une base avancée pour la marine allemande.
Si l’île de Düne est sablonneuse et inhabitée, l’île d’Heligoland stricto sensu est rocheuse et totalement artificialisée pour lutter contre l’erosion et accueillir des activités civiles et militaires.
D’importants travaux sont menés pour transformer l’île en forteresse (Festung) avec une base aérienne pour la Luftwafe et le Kriegsmarine Fliegerkorps; une base navale _destinée essentiellement au ravitaillement_ et une base sous-marine couverte, invulnérable aux bombes existantes en septembre 1948.
-Les défenses côtières d’origine ont été démantelées suite au traité de Versailles. Il faut donc tout reprendre à zéro pour protéger la baie d’Heligoland et les accès aux bases de Wilhelhmshaven et Wesermünde.
-Le port d’Heligoland transformé en véritable base militaire où les navires civils sont peu nombreux et dont les mouvements sont strictements limités se situe à l’est et pour couvrir la base, un puissant fort est construit à l’ouest.
Ce fort de forme pentagonale (qui selon les allemands aurait inspiré le tracé du Pentagone à Washington) dispose de cinq tourelles doubles de 150mm, huit canons de 88mm, des mitrailleuses de 7.92mm, des mortiers de 80mm ainsi qu’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm.
Navires stationnés à Heligoland
La base navale d’Heligoland n’à pas le même statut que Wesermunde et Wilhelhmshaven. Il s’agit plus d’une base de ravitaillement, d’une base avancée au profit notamment des unités de surface. Néanmoins, des navires sont stationnés de manière permanente sur l’île :

-8. Torpedobooteflottille (Heligoland) équipée de trois torpilleurs type 39 (T.31 T.33 et T.35) complétée par les deux premiers type 1943 (T.37 et T.38)

-2. Schnellbooteflottille avec les vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 S.31 et S.81

Dans une base bétonnée avec des alvéoles inondables pouvant servir donc de forme de radoub invulnérables, deux flottilles de sous-marins sont stationnées :

11. U-Flottile : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile : U-37, U-38,U-41 U-110 U-189 U-190

-Pour déminer les abord de l’île, on trouve la 9. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59, des navires type 1943. Ces navires servent également de patrouilleurs de sécurité.

-Le ravitailleurs KMS Nordsee est stationné sur l’île mais avant même le début du conflit, il rallie l’Atlantique Sud pour soutenir les raiders.

-Ravitailleur de sous-marins KMS Warnow

-Bâtiment hydrographe Norderoog

-Des remorqueurs

Allemagne (27) Navires légers (5)

Vedettes lance-torpilles (Schnell-Boot)

Situation en septembre 1939 et son évolution ultérieure
Quand éclate la guerre de Pologne, les vedettes lance-torpilles sont rattachés au commandement des torpilleurs selon le format suivant :
-1. Schnellbooteflottille crée en juin 1935 et basée à Kiel avec les vedettes S.11 S.12 S.13 S.18 S.19 S.20 S.21 S.22 S.23 et S.24 soutenues par le navire de soutien Tsingtau.
-2. Schnellbooteflottille crée en août 1938 et basée sur l’île d’Heligoland avec les vedettes S.9 S.10 S.14 S.15 S.16 S.17.
La vedette S.10 est rattachée à la première flottille à la fin du mois de septembre tandis que les vedettes S.7 et S.8 servent à l’entraînement.

Dix-neuf vedettes lance-torpilles sont donc en service quand éclate ce court conflit mais toutes ne sont pas disponibles, certaines parce qu’elles achèvent leur mise et d’autres parce qu’elles sont en réparations.
A l’origine, les premières moutures du plan Z prévoyaient la construction de quatre-vingt cinq S-Boote. Ce chiffre va être ramené à soixante-quatre en raison d’autres priorités notamment.

La chaine de commandement va également être réorganisée. Les flottilles vont être réduites à huit unités ce qui nous donne huit flottilles de huit navires, réparties de manière inégale en Baltique et en mer du Nord.
Soixante-quatre vedettes lance-torpilles sont en service en septembre 1948 mais un nombre supérieur de vedette à été construit en raison de l’usure et des pertes par accident ainsi qu’au cours de la guerre civile
Un commandement des flottilles de vedettes lance-torpilles est créée en mars 1943 (OberKommando der Schnellboote) avec deux groupements géographiques, Est et Ouest.
Le dispositif adopté est le suivant. A noter que toutes les vedettes lance-torpilles ne sont pas en service, les douze dernières (S.56 à S.67) étant encore en construction.
-OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven

Gruppe West dont le quartier général est implanté à Wilhelmshaven

-2. Schnellbooteflottille installée sur l’île d’Heligoland
-Vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 et S.31

-4. Schnellbooteflottille installée à Wilhelmshaven
-Vedettes lance-torpilles S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.30

-6.Schnellbooteflottille installée à Wesermünde
-Vedettes lance-torpilles S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.44 et S.46

Gruppe Ost dont le quartier général est implanté à Swinemunde

1. Schnellbooteflottille installée à Swinemunde
-Vedettes lance-torpilles S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.45 S.47
3. Schnellbooteflottille installée à Kiel
-Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
5. Schnellbooteflottille installée à Rugen
-Vedettes lance-torpilles S.49 S.51 S.53 S.55 S.57 S.59 S.61 et S.63

7. Schnellbooteflottille installée à Rugen
-Vedettes lance-torpilles S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille installée à Kiel
-Vedettes lance-torpilles S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.78
Guerre de Pologne et guerre civile

Durant la guerre de Pologne, la 1. Schnellbooteflottille engage les vedettes S.11 S.12 S.18 S.19 S.20 S.21 S.22 et S.23. En compagnie des Zerstörer Leberecht Maass Bernd von Arnim Wolfang Zenker, les vedettes lance-torpilles sont chargées de bloquer le golfe de Dantzig.

Pendant ce temps, les vedettes de la 2. Schnellbooteflottille effectuent des patrouilles de protection depuis l’île d’Heligoland.
Aucune vedette ne sera perdu durant ce court conflit ce qui ne sera pas le cas durant la guerre civile qui oppose trois pontes du régime nazi.

Le 7 septembre 1943, le torpilleur T.1 est coulé par la S.65 vedette pourtant ralliée comme lui au duo Himmler/Heydrich au cours d’une méprise.
Une torpille coupe le navire en deux, la partie avant coulant rapidement, la partie arrière restant plus d’une heure à flot avant de couler. Le bilan final est lourd : 27 morts, 43 blessés (dont dix décéderont des suites de leurs blessures) et 49 rescapés.
Le 4 mars 1944, les vedettes S.57 et S.59 ralliées à Goering endommagent gravement le destroyer Z.13 Erich Koellner. Ces deux vedettes échappent un temps à la poursuite avant d’être coulées dix jours plus tard.
Le jour même, le torpilleur T.28 est coulé par les vedettes S.18, S.20 et S.22 au large de Wilhelhmshaven.
Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une méprise mais d’un acte volontaire contre un commandant ayant rallié Borman en raison d’inimitiés personnelles avec le duo Himmler/Heydrich.
14 marins sont tués, les autres sauvés par des chalutiers étant emprisonnés pendant quelques semaines, les moins compromis étant réintégrés dans la marine.
Les vedettes S.27 et S.30 sont coulés au cours d’un combat fratricide entre les 2. et 4. Schnellbooteflottille. Les vedettes S.44 et S.45 sont coulées suite à un abordage accidentel.
Quand la guerre civile s’achève, les flottilles de vedettes lance-torpilles affichent le visage suivant :
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47
-2. Schnellbooteflottille S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 et S.31
3. Schnellbooteflottille S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-4. Schnellbooteflottille : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28
5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 et S.63
6.Schnellbooteflottille: S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 et S.46
7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
La flotte de vedettes lance-torpilles est donc réduite à l’issue de la guerre civile à cinquante-huit vedettes.
Pour compléter cette flotte, six nouvelles vedettes sont commandées en septembre 1945 aux chantiers Lurssen. Il s’agit d’un nouveau modèle qui annonce le renouvellement des flottilles.
Plus lourdes, mieux protégées avec une passerelle blindée, elles disposent d’un armement en canons renforcé.
Ces six vedettes numérotées S.80 à S.85 vont «boucher les trous» après qu’il eut été envisagé de créer une nouvelle flottille pour regrouper des navires entrés en service en juin 1947.
Quand le second conflit mondial éclate, les flottilles de vedettes lance-torpilles ont le visage suivant :
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-2. Schnellbooteflottille S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 S.31 S.81
-3. Schnellbooteflottille S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-4. Schnellbooteflottille : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 S.82
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-6.Schnellbooteflottille: S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
Elles ne sont pas directement concernées par l’opération Weserübung mais reçoivent des consignes de vigilance accrue, se tenant prêtes à repousser un raid amphibie ennemi ou un raid mené par des vedettes britanniques et français.
Il est néanmoins prévu qu’une fois la Norvège conquise, une ou deux flottilles de vedettes soient envoyées sur place pour assurer la défense des côtes.
Sur le plan industriel, une commande de trente-deux vedettes (S.86 à S.117) est passée le 7 septembre 1948 à différents chantiers pour remplacer les vedettes dont on imagine un taux de perte important.

 

Les différents modèles de vedettes
En septembre 1948, les soixante-quatre vedettes lance-torpilles en service se répartissent en trois modèles différents :
-De S.16 à S.38, les vedettes affichent les caractéristiques techniques suivantes :
-Déplacement : 93 tonnes standard 115 tonnes
-Dimensions : longueur 34.95m largeur 5.10m tirant d’eau 1.40m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 6000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 39.5 nœuds autonomie 1390 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles et deux canons de 20mm
Equipage : maximum 21 officiers et matelots
-De S.38 à S.79, les vedettes lance-torpilles affichent les caractéristiques techniques suivantes :
-Déplacement : 95 tonnes standard 118 tonnes
-Dimensions : longueur 35.55m largeur 5.15m tirant d’eau 1.55m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 6000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 37.5 nœuds autonomie 1300 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles, deux canons de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm
Equipage : maximum 21 officiers et matelots
-Enfin le troisième et dernier modèle concerne les six vedettes destinées à remplacer les pertes de la guerre civile et à plus long terme de remplacer les vedettes construites durant la période de paix armée.
-Déplacement : 110 tonnes standard 145 tonnes
-Dimensions : longueur 36.95m largeur 5.20m tirant d’eau 1.80m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 7000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 38 nœuds autonomie 1290 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles, deux canons de 37mm en un affût double à l’avant, deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.92mm ou quatre canons de 20mm
Equipage : maximum 28 officiers et matelots

Allemagne (25) Navires légers (3)

Les Autres navires légers 
-Comme les autres navires, la Kriegsmarine dispose de chalutiers armés pour sécuriser ses côtes, les conflits futurs étant imaginés comme ayant les eaux littorales infestées de sous-marins.

D’où le besoin de nombreux patrouilleurs et navires d’escorte. Il n’y à pas besoin de navires sophistiqués, un navire endurant et bien armé est suffisant pour chasser les submersibles ennemis de ces eaux.
A l’imitation de la France et de la Grande-Bretagne, l’Allemagne et sa marine de guerre va utiliser des chalutiers armés réquisitionnés et qui vont servir de patrouilleur mais également de dragueur auxiliaire (Hilfsminensuchboote).
En septembre 1939, la Kriegsmarine dispose d’une flottille de chalutiers armés, la 1. Vorsposten-Flottille stationnée à Wilhelhmshaven avec douze navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Beowulf Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Odin Sigfrid Volker Wotan).
Sur ces douze navires, deux sont perdus entre septembre 1939 et septembre 1948. le premier le Beowulf est détruit par un échouage sur une roche mal cartographiée à l’entrée du port de Brême le 4 mars 1945 et le second, l’Odin est détruit par un incendie d’origine indéterminée le 14 mars 1948.
Il reste donc dix navires en service mais les Frithjof Hagen Hildenbrand et Munin sont désarmés en octobre 1948 en raison d’une usure prononcée et de la nécessité d’armer de nouveaux navires.
Les autres servent de piquet de surveillance au large de Wilhelmshaven et d’autres ports de la mer du Nord.
Au moment de la guerre de Pologne, une deuxième Vorsposten-Flottille est créée avec huit chalutiers réquisitionnés, les Vp.201 Gebr-Kähler Vp.202 Herm-Bösch Vp.203 Carl-Röver VP.204 Zietchen Vp.205 Franz-Westermann Vp.206 Ottö Bröhan Vp.207 Heinrich Bühren Vp.208 Walther Darre.
Cette flottille déployée en Baltique va mener ses missions jusqu’en septembre 1941 quand les chalutiers sont rendus à leur propriétaire et la flottille dissoute.
Entre octobre et décembre 1939, quatre autres Vorsposten-Flottille sont créées elles aussi avec des chalutiers réquisitionnés, les 3. et 4. Vorsposten-Flottille sont stationnées à Wesermünde, les 5.et 7. Vorsposten-Flottille stationnées elles à Kiel.
Ces quatre flottilles ont une existence éphémère car dès mai 1940, elles sont dissoutes et les chalutiers rendus au rôle pour lesquels ils ont été construits.
En septembre 1939, la Kriegsmarine est dans l’enfance et doit faire feu de tout bois pour mener à bien ses missions dans un état d’infériorité manifeste vis à vis des marines françaises et britanniques.
Elle utilise donc des navires légers de provenance diverses aux capacités souvent limitées :
-Garde-pêches Weser et Elbe utilisés en temps de paix pour protéger les navires de pêche et assurer la police en cas de litige. En temps de guerre, ils servent de patrouilleurs.

-Quatre dragueurs de 1918 Störtebrecker Nautilus Arkona Otto Braun et Raule utilisés comme navires de patrouille jusqu’à leur désarmement en 1941.
-La marine allemande déploie également quelques unités de guerre fluviale d’abord sur le Danube (un patrouilleur de 185 tonnes le Bechelaren, un patrouilleur de 60 tonnes le Birago plus quelques vedettes) mais également sur le Rhin pour contrer les canonnières fluviales françaises basées à Strasbourg.
Cette Rhein Flottilla dispose de quatre patrouilleurs de 150 tonnes armés d’un canon de 88mm, d’un mortier de 81mm, de six canons de 20mm antiaériens et de mitrailleuses ainsi que de vedettes à l’armement symbolique (une mitrailleuse de 7.92mm).

Allemagne (19) Sous-marins (4)

SOUS-MARINS TYPE IX

KMS U-37, un type IXA

-Le sous-marin type VII était une première étape dans le retour d’une capacité océanique pour l’U-Bootwafe.

-Il fallait néanmoins un sous-marins plus gros et plus endurant pour supporter les opérations dans un océan qui peut connaitre de terribles colères mais également supporter le long transit autour des îles britanniques (dix-huit jours ce qui explique que la conquête de la Norvège est prioritaire pour réduire ce délai d’une semaine).

Après avoir construit des sous-marins adaptés à la mer du Nord et à la Baltique, la marine allemande décida de construire des sous-marins plus gros pouvant opérer dans l’Atlantique.

-Le projet part du type II auquel s’ajoute des éléments du U-81 de la première guerre mondiale et de l’AY construit pour la Turquie.

-Soixante-trois sous-marins vont être construits, des sous-marins mieux armés que les type VII (six TlT, canon de 105mm en remplacement du canon de 88mm)

-Comme le type VII, le type IX se subdivise entre un type IXA (huit navires immatriculés U-37 à U-44), un type IXB (quinze navires immatriculés U-64 U-65 U-122 U-123 U-124 U-103 U-104 U-105 U-106 U-107 U-108 U-109 U-110 U-111 et U-167) mais également un type IXC et un type IXD.

Ces deux dernières variantes regroupent plus de la moitié des type IX avec pour la première variante vingt-quatre submersibles (U-66 U-67 U-68 U-125 U-126 U-127 U-128 U-129 U-130 U-131 U-153 U-154 U-155 U-156 U-157 U-158 U-159 U-160 U-161 U-162 U-163 U-164 U-165 et U-166) et seize pour la seconde.

Appartiennent au type IXD les sous-marins U-145 U-146 U-147 U-148 U-149 U-150 U-151 U-152 U-177 U-178 U-179 U-180 U-181 U-182 U-183 U-184.

En septembre 1939, sept type IXA sont en service en l’occurence les sept des huit sous-marins de cette variante (U-37 U-38 U-39 U-40 U-41 U-42 et U-43).

Type IXA

-Les huit sous-marins de cette variante sont mis en service en 1938 (U-37 U-38 U-39 et U-43) et en 1939 (U-40 U-41 U-42 et U-44).

-Deux sous-marins sont coulés durant la guerre de Pologne, le U-39 le 14 septembre 1939et le U-42 le 13 octobre 1939, à chaque fois par les charges de profondeur de destroyers britanniques.

-Les autres sous-marins sont disponibles en septembre 1948

-Navires de 1032 tonnes en surface et de 1152 tonnes en plongée, mesurant 76.60m de long sur 6.51m de large avec un tirant d’eau de 4.70m

-Vitesse maximale de 18.2 noeuds en surface et de 7.75 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 230m

-Armement composé d’un canon de 105mm avec 110 coups, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm (puis deux canons de 20mm), six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrière) avec vingt-deux torpilles ou quarante-quatre mines ou un mélange des deux.

Type IXB

-Ces quinze navires sont mis en service en décembre 1939 (U-64), en 1940 pour treize autres navires (U-65 U-122 U-123 U-124 U-103 U-104 U-105 U-106 U-107 U-108 U-109 U-110 et U-111) et en juillet 1942 pour le U-167.

-Tous ces navires sont encore en service en septembre1948.

-Navires de 1051 tonnes en surface et 1178 tonnes en plongée, mesurant 76.50m de long sur 6.76m de large et un tirant d’eau de 4.70m.

-Vitesse maximale de 18.2 noeuds en surface et de 7.3 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 230m.

-Armement composé d’un canon de 105mm avec 110 coups installé à l’avant, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm (puis deux canons de 20mm), six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrières) avec 22 torpilles ou 44 mines ou un mélange des deux.

Type IXC

-A l’exception des U-165 et U-166 entrés en service en février et en mars 1942, tous les autres sous-marins de cette variante du type IX sont entrés en service en 1941.

-Les U-66 et U-67 sont mis en service en janvier, le U-68 en février, les U-125 et U-126 au mois de mars, le U-127 en avril suivit au moins de mai par les U-128 et U-129.

-Le mois de juin voit la mise en service du U-130 suivit au moins de juillet par trois submersibles, les U-131 U-153 et U-161, les U-154 et U-155 suivant au mois d’août.

-Quatre sous-marins sont encore mis en service en septembre (U-156 U-157 U-158 et U-16), trois sont admis au service actif en octobre (U-159 U-160 U-163) suivis au mois de novembre du U-164.

-Navires de 1120 tonnes en surface et 1232 tonnes en plongée, mesurant 76.76m de long sur 6.76m de large et un tirant d’eau de 4.70m.

-Vitesse maximale de 18.3 noeuds en surface et de 7.3 noeuds en plongée, pouvant plonger à 230m.

-Ils sont armés d’un canon de 105mm installé à l’avant sur le pont avec 110 coups, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm puis deux canons de 20mm, six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrières) avec vingt-deux torpilles ou quarante-quatre mines ou un mélange des deux.

Type IXD

-Les seize sous-marins de cette ultime variante du type IX sont mis en service en 1940 (U-145 U-146 U-147 U-148 U-149 et U-150), en 1941 (U-151 U-152) et en 1942 pour les huit derniers (U-177 U-178 U-179 U-180 U-181 U-182 U-183 et U-184)

-Ils sont tous en service en septembre 1948

-Navires de 1140 tonnes en surface et de 1252 tonnes en plongée, mesurant 76.80m de long sur 6.78m de large et un tirant d’eau de 4.73m.

-Vitesse maximale de 18 noeuds en surface et de 7 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 230m.

-Ils sont armés d’un canon de 105mm installé à l’avant sur le pont avec 110 coups, un canon de 37mm, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm puis deux canons de 20mm, six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrières) avec vingt-deux torpilles ou quarante-quatre mines ou un mélange des deux.

Allemagne (18) sous-marins (3)

SOUS-MARINS TYPE VII

Le KMS U-87 (type VIIB) dans une mer un peu formée

-Premiers sous-marins conçus pour la Baltique et la mer du Nord où les distances sont courtes et les ports à proximité des zones d’opération. Les type IA, II et III ne sont absolument pas adaptés à l’Atlantique où les distances imposent des sous-marins nettement plus endurants sans oublier les distances de transit entre les ports allemands et les zones de chasse.

-Le design du type VII s’inspire des derniers modèles du premier conflit mondial qu’il s’agisse d’un projet mort-né (UG) et d’un modèle ayant été construit, le modèle UB-III.

-Projets étudiés à l’étranger, aboutissant à des sous-marins comparables à nos sous-marins de 2ème classe soit 600 à 700 tonnes.

-Plusieurs variante, le type VIIA composé de dix navires (U-27 à U-36) suivis de vingt-quatre type VIIB (U-45 à U-55 , U-73 à U-76, U-83 à U-87, U-99 à U-102), vingt-quatre type VIIC (U-69 à U-72 U-77 à U-82, U-88 à U-98, U-132 à U-134) et enfin huit type VIID (U-135 U-136 U-139 à U-144) soit un total de soixante-huit unités.

-La majorité des type VII sont encore en service en septembre 1948. Quatre ont été coulés durant la guerre de Pologne (U-27 U-35 U-36 et U-45) et deux sont perdus accidentellement entre les deux conflits (U-135 U-143).

-Seulement soixante-deux sous-marins type VII sont encore en service quand éclate le second conflit mondial.

Type VIIA

-Les dix sous-marins de cette variante (U-27 à U-36) sont mis en service pour neuf d’entre-eux en 1936, deux en août (U-27 et U-30), le U-33 en juillet, le U-34 et le U-28 en septembre, les U-29 et U-35 en novembre, les U-31 et U-36 en décembre, seul le U-32 entra en service en avril 1937.

-Deux sous-marins coulés durant la guerre de Pologne, les U-27 et U-36.

-Navires de 626 tonnes en surface (745 tonnes en plongée), mesurant 64.50m de long sur 5.85m de large avec un tirant d’eau de 4.37m.

-Vitesse maximale de 17 noeuds en surface (8 noeuds en plongée) et une immersion maximale de 220m.

-Ils sont armés d’un canon de 88mm à l’avant, d’un canon de 20mm et de deux mitrailleuses de 7.92mm sur le kiosque et surtout cinq tubes lance-torpilles (quatre avant et un arrière) avec onze torpilles.

Type VIIB

-Sur les vingt-quatre sous-marins de cette variante, quatre sont mis en service en 1938 (U-45 U-46 U-47 et U-51), sept en 1939 (U-48, U-49, U-50, U-52, U-53,U-54 et U-55), sept en 1940 (U-73, U-74, U-76, U-99, U-100, U-101 et U-102) et les six derniers en 1941 (U-75, U-83, U-84, U-85, U-86 et U-87).

-Navires de 753 tonnes en surface (857 tonnes en plongée), mesurant 66.50m de long sur 6.20m de large avec un tirant d’eau de 4.74m.

-Vitesse maximale de 17.9 noeuds en surface et de 8 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 150m.

-Armement composé d’un canon de 88mm à l’avant, d’un canon de 20mm et de deux mitrailleuses de 7.92mm sur le kiosque, de cinq tubes lance-torpilles (quatre avant et un arrière) avec onze torpilles ou vingt-six mines.

Type VIIC

-Ces vingt-quatre sous-marins sont mis en service en 1940 (U-69 U-70 U-71 U-93 U-94 U-95 U-96 U-97 et U-98), en 1941 (U-72 U-77 U-78 U-79 U-80 U-81 U-82 U-88 U-89 U-90) et en 1942 (U-91 U-92 U-132 U-133 U-134).

-Ces navires sont toujours en service en septembre 1948

-Ces navires déplacent 769 tonnes en surface (871 tonnes en plongée), mesurant 67.10m de long sur 6.20m de large avec un tirant d’eau de 4.74m.

-Vitesse maximale de 17.7 noeuds en surface (7.6 noeuds en plongée) avec une immersion maximale de 220m.

-Ils sont armés d’un canon de 88mm installé sur le pont à l’avant (220 coups), un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm sur le kiosque, cinq tubes lance-torpilles (quatre avant et un arrière) avec quatorze torpilles ou vingt-six mines ou un mix des deux.

Type VIID

-Ces huit sous-marins sont mis en service en 1940 (U-139 U-140 U-141 U-142 U-143 U-144) et en 1941 (U-135 U-136)

-Le U-135 est perdu lors d’un accident de plongée en mer Baltique le 8 septembre 1942. Les autres sont toujours disponibles en septembre 1948.

-Navires de 780 tonnes en surface (893 tonnes en plongée), mesurant 67.70m de long sur 6.30m de large avec un tirant d’eau de 4.75m

-Vitesse maximale de 17.5 noeuds en surface, de 7.5 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 220m

-Armement : un canon de 88mm C35 à l’avant avec 220 coups, un canon de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm sur le kiosque 5 tubes lance-torpilles (quatre avant et un arrière) avec quatorzeze torpilles ou jusqu’à vingt-six mines

Allemagne (17) sous-marins (2)

Les différentes classes de sous-marins

Sous-marins type IA

Le U-25, sous-marin type IA

Le U-25, sous-marin type IA

-Premiers sous-marins construits pour la marine allemande depuis le premier conflit mondial, capitalisant sur l’expérience du premier conflit mondial, sur les projets étudiés à l’étranger et sur les sous-marins construits pour l’export.

-Premiers sous-marins océaniques de la marine allemande.

KMS U-24 mis en service en avril 1936, son sister-ship le KMS U-25 est admis au service actif un mois plus tard en mai.

-Ces sous-marins servent d’abord de sous-marins d’esssais et de propagande au régime nazi

-Plusieurs patrouilles de guerre durant la guerre de Pologne mais le conflit terminé, ils retournent à leur fonction de sous-marin-école en mer du Nord puis en Baltique quand le conflit éclata.

-Navires déplaçant 862 tonnes en surface et 982 tonnes en plongée, mesurant 72.39m de long sur 6.21m de large avec un tirant d’eau de 4.3m.

-Propulsion diesel-électrique vitesse maximale de 18.6 noeuds en surface et de 8.3 noeuds en plongée, Immersion 200m

-Armement composé d’un canon de 105mm, d’un canon de 20mm et de six tubes lance-torpilles (quatre avant et deux arrière) avec 14 torpilles ou 28 mines

Sous-Marins type II

Sous-marin type IIB

Sous-marin type IIB

-Les type II ont été conçus dans le même contexte que les deux type IA, en contournant les limitations du traité de Versailles par divers subterfuges.

-Plus précisément, les type II sont directement inspirés de trois sous-marins construits pour la Finlande qui eux mêmes avait été mis au point à partir des UC-III de la Kaiserliche Marine.

-Sous-marins côtiers, conçus pour opérer en mer du Nord et en mer Baltique, non pour la guerre de course dans l’Atlantique.

-Plusieurs variantes du type II, le type IIA (U-1 à U-6), le type IIB avec pas moins de dix-huits sous-marins (U-7 à U-24), le type IIC avec huit sous-marins (U-56 à U-63) et enfin le type IID réduit à deux unités (U-137 et U-138), la construction de quartorze autres navires étant abandonné au profit de six type III, une version améliorée des type II.

-En septembre 1939, six type IIA, dix-huit IIB et six IIC sont en service ou sont sur le point de l’être.

Neuf ans plus tard, si tous les type IIA et IID sont en service, deux type IIB (U-15 et U-16 coulés l’un par accident et l’autre au cours de la guerre de Pologne) et deux type IIC (U-57 et U-60) ont été perdus, le premier suite à un accident de plongée en Baltique et le second au cours de la guerre civile.

Type IIA

-Les sous-marins de cette variante sont tous mis en service en 1935 et tous disponibles en 1948 même si tous ne pourront pas participer aux opérations prévues pour eux.

-254 tonnes en surface et 303 tonnes en plongée, 40.90m de long sur 4.08m de large et un tirant d’eau de 3.83m.

-Vitesse maximale de 13 noeuds en surface et 6.9 en plongée avec une immersion maximale de 150m

-Armement composé de trois tubes lance-torpilles avant avec cinq torpilles (ou douze mines), un canon de 20mm et une ou deux mitrailleuses de 7.92mm

Type IIB

-Pour cette importante variante, les sept premiers (U-7 à U-13) ainsi que le U-17 sont mis en service au cours de l’année 1935, les autres (U-14 U-15 U-16 U-18 à U-24) sont mis en service en 1936, les U-15 et U-16 étant comme on l’à vu perdus durant la guerre de Pologne.

-Navires déplaçant 279 tonnes en surface et 328 tonnes en plongée, mesurant 42.70m de long sur 4.08m de large avec un tirant d’eau de 3.90m.

-Vitesse maximale de 13 noeuds en surface et 7 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 150m

-Armement composé de trois tubes lance-torpilles avant avec cinq torpilles (ou douze mines), un canon de 20mm et une ou deux mitrailleuses de 7.92mm, ces mitrailleuses étant ultérieurement remplacées par un deuxième canon de 20mm.

Type IIC

-Les huit sous-marins de cette troisième variante du type II sont mis en service en 1938 (U-56 et U-57), en 1939 (U-58,U-59, U-60,U-61 et U-62) et en 1940 pour le U-63.

-Deux sous-marins sont perdus entre la guerre de Pologne et le second conflit mondial, le U-57 perdu lors d’un accident de plongée au large de Memel le 4 mars 1943 et le U-60 coulé le 4 mars 1944 par un Heinkel He115 rallié à Borman alors que le submersible surveillait le port de Kiel.

-Navires déplaçant 279 tonnes en surface et 328 tonnes en plongée, mesurant 42.70m de long sur 4.08m de large avec un tirant d’eau de 3.90m.

-Vitesse maximale de 13 noeuds en surface et 7 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 150m

-Armement composé de trois tubes lance-torpilles avant avec cinq torpilles (ou douze mines), un canon de 20mm et une ou deux mitrailleuses de 7.92mm, ces mitrailleuses étant ultérieurement remplacées par un deuxième canon de 20mm.

Type IID

-Seize sous-marins de ce type sont à l’origine prévus mais suite à un changement de priorité, seulement deux submersibles seront construits. Leur remplaçant sera le type III.

-Les deux submersibles ont été mis en service en juin 1940 et sont toujours actif en septembre 1948, participant aux premières opérations du second conflit mondial.

-Navires déplaçant 314 tonnes en surface et 364 tonnes en plongée, mesurant 43.97m de long sur 4.92m de large avec un tirant d’eau de 3.93m.

-Vitesse maximale de 12.7 noeuds en surface et 7.4 noeuds en plongée avec une immersion maximale de 150m

-Armement composé de trois tubes lance-torpilles avant avec cinq torpilles (ou douze mines), un canon de 20mm et une ou deux mitrailleuses de 7.92mm, ces mitrailleuses étant ultérieurement remplacées par un deuxième canon de 20mm.

Sous-marins type III

-La Baltique est considérée comme un « lac allemand », une zone préservée utile pour l’entrainement.

-Si l’incursion d’une escadre franco-britannique est peu probable, l’URSS peut être considéré comme une adversaire plus que potentiel.

-Il faut des sous-marins capable de combattre dans cette mer fermée aux eaux peu profondes.

-Après avoir abandonné la construction de seize type IID sur les dix-huit initialement planifiés, la Kriegsmarine décide de construire des sous-marins plus gros, le type XVII de 900 tonnes ainsi que six sous-marins type III, ces sous-marins pouvant être considérés comme le chainon manquant entre les type II et les futurs type XVII.

-Un temps, on envisagea de produire pour l’export mais la guerre civile et l’instabilité politique de l’Allemagne jusqu’en 1945, refroidit des pays intéressés.

Néanmoins, les plans des type III furent vendus à la Suède et à la Finlande pour une construction sous licence. La Yougoslavie un temps intéressée ne donna pas suite à une demande d’information effectuée au printemps 1944.

-Ces six sous-marins sont mis en service en 1942, les deux premiers (U-168 et U-169) en janvier, le troisième en février, le quatrième en mars, le cinquième en octobre et le dernier, le U-173 en novembre.

-Navires de 480 tonnes en surface (594 tonnes en plongée), mesurant 53.97m de long sur 5.22m de large avec un tirant d’eau de 4.57m.

-Vitesse maximale de 13.5 noeuds en surface (9 noeuds en plongée) et une immersion maximale de 150m.

-Ils sont armés d’un canon de 37mm à l’avant et un de 20mm à l’arrière avec quatre tubes lance-torpilles de 533mm disposant de six torpilles qui peuvent être remplacés par douze mines type TMA.