22-Armée de terre : armement et matériel (65)

Le matériel de ski et d’alpinisme

Afin d’évoluer en haute montagne, l’élite des troupes Alpines, les Sections d’Eclaireurs Skieurs (SES) disposent d’un matériel adapté issu du marché civil qu’il s’agisse d’un matériel destiné à la pratique du ski ou à la pratique de l’alpinisme.

Pour ce qui est de la pratique du ski, les skis militaires sont en frêne ou en hickory verni sans peinture blanche. Rares sont les skis munis de marques d’unités.

Ils sont munis de carrés métalliques vissées sur la semelle qui peut être fartée pour faciliter la glisse. Pour l’ascension, des «peaux de phoque» (officiellement peluches anti-recul) sont fixées sous les skis
Les fixations sont des modèles à cadre métallique apparus en 1935 alors que les battons sont duralumin. Le bambou un temps utilisé à été proscrit car en cas de cassure, il forme des échardes dangereuses pour son porteur.

Pour ce qui est de l’alpinisme on trouve tout d’abord des cordes en chanvre blanc à trois torons classables en trois catégories : cordes d’attache pour l’encordement classique, des cordes de rappel et des anneaux de corde pour poser un rappel.

Le piolet est une petite pioche composée d’une tête et d’un pique en acier réunis par un manche en frêne. Il est utilisé pour créer des marches dans la glace, pour assurer la montée et peut également servir de canne en tout terrain.

On en distingue trois modèles : le piolet ordinaire dont le manche fait la moitié de la taille de son porteur soit entre 75 et 95cm, la longueur de la pointe est de 17cm depuis l’axe et son poids moyen est d’un kilo, le piolet de chef de cordée dispose d’une pointe de 19cm et pèse 1.2kg et enfin le piolet court pour les courses à ski avec une longueur de 50 à 60cm et son poids de 900 grammes.

Les crampons sont destinés à assurer la stabilité sur les pentes de neige dure ou de glace. Réalisés en deux parties, ils comportent généralement dix pointes et s’attachent à la chaussure à l’aide de lanière en chanvre (le plus souvent blanches à liteaux rouges).

Les pitons servent à exploiter les fissures du rocher afin d’y planter un point d’ancrage pour l’assure et il en existe de diverses formes. On passe dans leur trou un mousqueton dans lequel glissé la corde d’assurance, les pitons à rocher ou à glace s’enfoncent à l’aide d’un marteau.

Pour l’escalade, on trouve des chaussons d’escalade en fait des espadrilles à tige montante du commerce.

A la différence des matériels précédemment étudiés, les battons ferrés pour troupes alpines sont utilisés par toutes les unités de montagne qu’il s’agisse de l’infanterie, de l’artillerie, des formations hippomobiles du train du type montagne (muletiers), génie.

Il en existe de deux sortes avec une canne à poignée recourbée existant avant 1914 et le bâton droit existant apparemment avant le premier conflit mondial mais identifié seulement en 1927.

On trouve également des raquettes à neige utilisé par les SES et les troupes alpines, des lunettes pour opérer sur neige (où la reverbération ssur le soleil peut provoquer des ophtalmies) et des moufles pour skieur en coton.

Unité de collective de Camouflage

Cet ensemble d’accessoires est distribué avec plusieurs armes collectives et à certains personnels pour camoufler les emplacements.

Unité collective de camouflage «petit modèle»

Elle comprend un filet en mailles de 4cm (en pratique, 3cm) de 3 mètres sur 3.5m, quatre piquets à deux éléments, une trousse contenant douze fiches.

Ce matériel est transporté sur véhicule mais en cas de besoin, il peut être réparti entre les hommes du groupe de combat :

-Le chef de groupe transporte la trousse à fiches qui est portée au ceinturon

-Le caporal transporte le filet dans la musette

-Les pourvoyeurs et les voltigeurs transportent les piquets arrimés sur le sac ou suspendus au ceinturon par la courroie d’assemblage

Unité collective de camouflage «grand modèle»

Elle comprend un filet de mailles de 3cm de 3.5m sur 4.5m, quatre piquets à trois éléments et une trousse contenant seize fiches.

Les éléments sont ordinairement transportés sur véhicule mais lorsque c’est nécessaire ils sont répartis entre les hommes du groupe de combat :

-Le chef de groupe transporte la trousse à fiches qui est portée au ceinturon

-Le caporal transporte le filet dans la musette

-Les pourvoyeurs et les voltigeurs transportent les piquets arrimés sur le sac ou suspendus au ceinturon par la courroie d’assemblage

Optique et topographie

Les instruments de précision présentés ici sont de deux natures. D’une part les instruments d’optique permettant d’observer des objectids éloignés et d’autre part, les divers instruments permettant d’effectuer des travaux de repérage sur le terrain afin de se situer ou de régler le tir.

Jumelles

Les modèles les plus fréquents en septembre 1939 sont des jumelles 6×24 avec micromètre orientable en décigrades ou en millimètres, le grossissement X6 étant plus adapté à l’infanterie qu’à la cavalerie; les jumelles 8×30 (modèle 1925, 1930 et 1935) avec micromètres orientable ou fixe et les jumelles d’observation de 16×50.

On trouve également des jumelles sans micromètre (6×20 à 30, 8×19 à 30, 12×30 à 51, 16×42 et 50) et des jumelles avec micromètres (6×30, 7×24, 8×22à 31, 12×31 à 36), des modèles 8×32 avec réticule simple et des modèles 8×22 à 27 à télémètre et des modèles antérieurs à 1925 (jumelles à prisme et jumelles de Galilée).

Longues vues monoculaires

Ces longues vues sont destinées à l’observation à longue distance et donc utilisées par l’artillerie. On en trouve trois modèles : le type X de campagne modèle 1916R avec goniomètre divisé en 6000 millièmes, le type X de campagne modèle 1917 avec goniomètres divisé en 6400 millièmes et le type X de siège ou de place qui dispose d’un goniomètre divisé en 4000 décigrades.

La majorité de ces longues vues disposent de trois oculaires grossissement x15, x23 et x30 montés sur barillet et elles se fixent sur un goniomètre support modèle 1916 ou modèle 1917 montré sur le trépied modèle 1917.
Longues-vues binoculaires

En septembre 1939, il existe deux types de longues-vues binoculaires. Des modèles anciens antérieurs à 1916 et d’autre part des modèles plus récents même si datant de 1916 et 1917.

Les anciens modèles sont désignés par des lettres A, B,C,BC,D,E,F,DD,G,H et I. Ces modèles ne sont utilisés qu’en l’absence de modèles plus récents car ces binoculaires n’ont ni sitomètre ni dispositif de pointage en hauteur et sont montés sur un goniomètre type STA. Quand au trépied, c’est un modèle à douille type modèle 1912 ou antérieur.

Les nouveaux modèles comprennent les types 1916 «de campagne» ou de «siège et de place» et 1917 de campagne. Ces nouveaux modèles sont accompagnés du trépied modèle 1917 ou modèle 1939 et quand les anciens modèles sont mis aux nouvelles normes, ils sont rebaptisés modèle 1927.

Il existe enfin un type «état-major», une simplification des modèles 1916 et 1917 dans un but d’économie mais il ne peut être utilisé que pour les observations.

On trouve également un périscope modèle 1930 pour voir par dessus un masque, un support de jumelles modèle 1933, des cercles de visée pour remplacer les binoculaires par des jumelles tout en restant capables de faire des mesures angulaires (ancien modèle, modèle 1924, modèle 1930 et modèle 1939).

Télémètres

Comme leur nom l’indique ces instruments optiques sont destinés à l’évaluation des distances à la fois pour des travaux topographiques (génie) ou pour le réglage des tirs (infanterie et artillerie). Ils sont souvent désignés par la distance séparant les deux objectifs et que l’on appelle «base» et plus cette dernière est importante et plus on peut mesurer des distances importantes.

On trouve tout d’abord des modèles anciens encore en service mais en faible nombre :

-Télémètre de 0.80m modèle 1909 (infanterie)

-Télémètre de 0.80m modèle 1909-1912 avec trépied modèle 1912

-Télémètre de 1m modèle Barr & Stroud (artillerie)

-Télémètre Bausch & Lomb avec trépied modèle 1912

Le génie utilise un télémètre de 0.30m de base Som et un télémètre de 0.40m modèle 1939 type IA.

L’infanterie et la cavalerie utilisent plusieurs modèles différents :

-Télémètre de 0.70m modèle 1925 G1 pour la cavalerie et l’infanterie

-Télémètre de 0.70m modèle 1931 G2 pour la cavalerie et l’infanterie

-Télémètre de 0.80m modèle 1925 G1 (infanterie)

-Télémètre de 0.80m modèle 1931 G2 pour l’infanterie

(G1 monoculaires et sans poignées, G2 binoculaires avec poignées)
-Télémètre de 0.80m modèle 1931 G2 sur petit trépied pour position couchée

Matériel de topographie

Outre les cartes d’état-major au 1/50000, l’armée de terre utilise de nombreux outils et instruments pour la topographie.

On trouve tout d’abord des goniomètre-boussole utilisés par l’artillerie pour préparer le tir et orienter les pièces. On trouve un modèle 1916, un modèle 1917 et un modèle 1923. Pour cette mission est aussi utilisé le théodolite simplifié modèle 1933 et le modèle 1935.

On trouve également un baromètre altimétrique modèle 1934, une alidade nivélatrice simple, une alidade nivélatrice à rallonge (pour les troupes de montagne), une règle éclimètre modèle 1931 (détermination des directions, la mesure des pentes et des distance avec la planchette topographique), un clisimètre pour la mesure rapide des angles, des pentes et des distances dans le génie, un jalon-mire, un ruban d’acier de 20m, un stéréoscope à miroirs modèle 1923 pour l’étude des prises de vues aériennes et un déclinatoire à aiguille aimantée.

Le matériel de topographie et d’optique est reparti dans l’ensemble des unités de combat d’infanterie de la section au régiment :

-Au niveau de la section, le chef de section utilise des jumelles périscopiques 8×24 ou 6×24, les observateurs et les chefs de groupe se partageant quatre périscopes modèle 1930. Le matériel topographique utilise se limite à une boussole modèle 1922.

-Au niveau des sections de mitrailleuses et d’engins, le chef de section dispose de jumelles 8×30 et d’une boussole modèle 1922 alors que les chefs de groupe disposent chacun de deux jumelles périscopiques 8×24, une boussole modèle 1922, un télémètre de 0.80m et un prisme rétroviseur.

-Au niveau de la compagnie de fusiliers voltigeurs, le commandant de compagnie dispose de jumelles 8×30 et d’un périscope modèle 1930, les observateurs disposent de jumelles 6×24 et le chef de la section de mortiers de 60mm dispose de jumelles périscopiques 8×24. Le matériel topographique comprend trois boussoles modèle 1922.

-Au niveau des compagnies d’accompagnement et des compagnies régimentaires d’engins, le commandant de compagnie et les chefs de section disposent de jumelles 8×30, de deux télémètre de 0.80m et du goniomètre boussole; les chef de groupes et les observateurs disposent de jumelles périscopiques 8×24, d’un périscope modèle 1930, de deux boussoles modèle 1922 et d’un lot topographe.

-Au niveau du bataillon, les observateurs ainsi que les sous-officiers renseignement disposent de longues-vues binoculaires et jumelles 16×50 montées sur support modèle 1935 ainsi que onze boussoles (dix modèle 1922 et une modèle 1926). Les officiers (sauf le médecin) disposent de jumelles 8×30, 6×24 et 8×24, des loupes et des montres chronographes.

-Au niveau du régiment, l’officier de renseignement dispose d’une paire de jumelles 16×50 sur support modèle 1933, le sous-officier adjoint d’une longue-vue binoculaire, le sergent, un caporal et les quatre observateurs disposent de 4 jumelles 6×24. Pour la topographie, dix boussoles modèle 1922, une modèle 1926, lots topographiques, stéréoscopes, loupes et montres chronographes.

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22-Armée de terre : armement et matériel (63)

Étuis pour armes de poing et équipement associé au fusil-mitrailleur

Comme dans les autres domaines, il existe différent type d’étuis pour arme de poing, certains récents, d’autres plus anciens sans oublier les anciens modèles adaptés à une nouvelle arme ou au nouvel équipement modèle 1935.

On trouve l’étui de pistolet automatique modèle 1916 _spécialement conçu pour le pistolet Ruby_, l’étui de pistolet automatique modèle 1916 modifié 1937 (pour s’adapter au grand équipement modèle 1935) et l’étui de pistolet automatique modèle 1937 _conçu pour les PA modèle 1935 A et S_.

Pour ce qui est des révolvers, on trouve un étui modèle 1893 modifié 1909 destiné à toutes les armes sauf la cavalerie qui utilise un étui modèle 1916. Ces étuis sont modifiés pour s’adapter à l’équipement modèle 1935.

Des cartouchières destinées aux pistolets mitrailleurs sont également mises au point.

La mise au point de l’équipement modèle 1935 permet d’unifier l’équipement au niveau du groupe de combat quelque soit la fonction du combattant au sein du groupe de combat.

Auparavant, des effets spécifiques sont mis au point pour adapter tant bien que mal l’équipement ancien modèle au fusil-mitrailleur modèle 1924 modifié 1929 et pour quelques rares unités encore équipées du Chauchat.

Pour le fusil mitrailleur modèle 1915 (nom officiel du Chauchat), on voit l’introduction d’une musette porte-cartouches fabriquée dans le même matériau que celui utilisé pour le havresac en l’occurence de la forte toile. Elle peut contenir quatre chargeurs et une trousse ou huit chargeurs.

On trouve également un havresac pour fusil mitrailleur (BO du 25 mai 1917) qui peut contenir huit chargeurs et une trousse de 64 cartouches ou douze chargeurs. Comme pour la musette décrite plus haut, ce matériel existe en une version pour le Châtellerault modèle 1924 modifié 1929.

Pour le fusil-mitrailleur de la Manufacture d’Armes de Châtellerault, on trouve un havresac modèle 1924 porté par le chargeur de l’arme avec un total de huit chargeurs et par les trois pourvoyeurs qui emportent quatre chargeurs chacun alors que la musette modèle 1924 est portée par le caporal adjoint ou chef de groupe, par le tireur et par le chargeur avec deux ou trois chargeurs dans la musette.

Les cavaliers et les dragons portés utilisent une cartouchière modèle 1924 pouvant transporter deux chargeurs de FM avec les balles vers le bas.

 

On trouve pour toutes les armes des musettes porte-grenades apparues durant le premier conflit mondial. Chaque groupe de combat disposent de deux musettes par groupe de combat d’infanterie, transportées dans les voiturettes à munitions et 80 musettes par régiment de cavalerie, transportées sur la voiture à grenades régimentaire.

Les outils

Devant vivre sur le terrain, les fantassins et les cavaliers embarquent des outils pour creuser, couper et aménager le terrain surtout à une époque où la guerre des tranchées est dans toutes les têtes et où l’un des premiers réflexes du combattant est de s’enterrer. Quand aux hommes du génie, les outils sont leur raison de vivre.

Parmi les outils individuels on trouve la pelle ronde portative modèle 1916, la pioche portative d’infanterie modèle 1916 (qui remplace un modèle antérieur plus petit), la pelle-pioche modèle 1909, le pic à tête portatif, la bêche portative emmanchée, la hache portative à main emmanchée, la hache portative ordinaire emmanchée, la serpe portative et le coupe-coupe sénégalais.

On trouve également une scie égoïne portative, une scie égoïne modèle 1929, une scie articulée modèle 1879 et plusieurs modèles de cisailles portatives.

Le génie utilise un pic à tête, une pioche portative ordinaire, une pelle ronde portative, une hache de parc, une pince à main, un exploseur boulanger et enfin une trousse d’artificier avec tout le nécessaire pour manipuler les explosifs.

Les différents outils sont répartis de la façon suivante au sein de l’infanterie, de la cavalerie et du génie :

-Au sein du groupe de combat d’infanterie, le sergent-chef de groupe dispose d’une cisaille renforcée, le caporal adjoint une hache portative à main, le grenadier VB (puis un voltigeur) une pelle pioche, les quatre voltigeurs disposent de chacun d’une pelle, le tireur FM une bêche, le chargeur une pelle pioche et les trois pourvoyeurs disposent de deux bêches et une serpe.

-Au niveau de la section, l’agent de transmission dispose d’une bêche, l’observateur d’une pelle-pioche et le caporal VB une scie égoïne et un mètre pliant en cuivre.

-Au niveau de la section de commandement de compagnie, le sergent transmissions/renseignements dispose d’une scie égoïne, le sergent comptable dispose d’une cisaille renforcée, le caporal comptable d’une cisaille à main, les quatre agents de transmissions se partagent deux bêches et deux pelles-pioches, un signaleur à une pelle modèle 1916 et son collègue une hache portative à main, un observateur à une pelle modèle 1916 et son collègue une hache portative à main, le caporal d’ordinaire dispose d’une serpe, les quatre cuisiniers se partagent deux pelles modèle 1916, une pioche modèle 1916 et une hache portative ordinaire, le tailleur, le coiffure et l’ordonnance d’un officier monté ont une pelle modèle 1916, le cordonnier une pioche modèle 1916.

-Au niveau de la section de commandement du régiment, les sous-officiers de liaison possèdent
chacun une cisaille à main portative, le sergent téléphoniste une scie égoïne, les quatre caporaux téléphonistes se partagent deux serpes et deux cisailles renforcées.

Les vingt téléphonistes se partagent huit bêches, huit pelles-pioches et quatre haches portatives à main, le sergent radio dispose d’une scie égoïne, les trois caporaux radio se partagent deux serpes et une cisailles renforcée et les onze radios se partagent quatre bêches, quatre pelles-pioches et trois haches portatives à main.
Le sous-officier renfort transmissions dispose d’une cisaille renforcée, les deux caporaux renfort transmissions disposent chacun d’une serpe et les vingt-six soldats renfort transmissions se partageaient onze bêches, onze pelles-pioches et quatre haches portatives à main.

Le sergent signaleur dispose d’une cisaille renforcée, le caporal signaleur une serpe et les quatre signaleurs se partagent deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16 et une hache portative à main.

Les deux colombophiles disposent d’une bêche ou d’une pelle-pioche, le sous-officier adjoint OR dispose d’une cisaille renforcée, le sergent observateur dispose d’une cisaille renforcée, le caporal observateur dispose d’une serpe, les quatre soldats observateurs disposent de deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16 et une hache portative à main, les six ordonnances d’officier montés se partageant trois pelles modèle 16 et trois pioches modèle 16.

-Au niveau de la section de commandement du bataillon, le caporal adjoint dispose d’une cisaille à main portative, le caporal téléphoniste dispose d’une cisaille renforcée, les cinq téléphonistes se partagent deux bêches, deux pelles-pioches et une hache portative à main.

Le caporal radio dispose d’une serpe, les trois radios se partagent une bêche, une pelle-pioche et une hache portative à main; les quatre signaleurs, les deux colombophiles et les deux coureurs se partagent deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16, deux bêches, deux pelles-pioches et une hache portative à main.

Le sergent renseignement dispose d’une cisaille renforcée, les quatre observateurs se partagent deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16 et une hache portative à main; les deux cuisiniers disposent pour l’un une pelle modèle 16 et une hache portative ordinaire; le caporal manutentionnaire dispose d’une serpe, les quatre manutentionnaires se partagent trois pelles modèle 16 et une pioche modèle 16; les quatre sous-officiers en réserve disposent chacun d’une cisaille renforcée et les dix caporaux en réserve se partagent cinq haches portatives à main et cinq pioches modèle 16.

-au sein du groupe de combat (monté) de cavalerie, tous les cavaliers possèdent une pelle-pioche, quatre hommes disposant d’un second outil.

Le brigadier chef d’escouade disposent d’une cisaille à main ou d’une pince universelle; l’un des pourvoyeurs dispose d’une serpe, le brigadier chef de l’escouade d’éclaireurs dispose d’une scie articulée modèle 1879 et l’un des trois éclaireurs dispose d’une cisaille renforcée.

Des pelles portatives du génie, des haches portatives à main et des pioches portatives petites sont transportées dans les voitures et peuvent transportées attachés à la selle, les autres outils sont fixés sur le ceinturon au côté droit pour le combat à pied. Les chasseurs d’Afrique et les spahis disposent également de coupe-coupe sénégalais.

-La compagnie de sapeurs mineurs dispose au total de 24 haches portative ordinaire, 16 scies articulées, 8 cisailles portatives modèle 1930, 4 pinces à pied de biche de 0.60m, 48 pelles rondes portative, 48 pioche portative ordinaire, 8 pic à tête portatif modèle 1929, 4 hache à main d’ouvrier en bois, 12 scies égoïnes modèle 1929, 8 tarières, 4 marteaux et tenailles de charpentier, 4 clés à molette de 30mm d’ouverture et pince universelle, 4 masses à tranche avec burin et 4 trousses d’artificier.

-La compagnie de mineurs artificiers dispose au total de 24 haches portatives ordinaires, 1é scies articulées, 8 cisailles portatives modèle 1930, 4 pinces à pied de biche de 0.60m, 4 pistolets de mine de 0.70 et curette de 0.70m, 44 pelles rondes portatives, 44 pioches portatives ordinaires, 8 pic à tête portatif modèle 1929, 4 hache à main d’ouvrier en bois, 12 scies égoïne modèle 1929, 8 tarières, 4 marteau et tenaille de charpentier, 4 clé à molette de 30mm d’ouverture et pince universelle, 4 masses à tranche avec burin et 12 trousses d’artificier.

-La compagnie de sapeurs pontonniers dispose au total de 24 haches portatives ordinaires, 1é scies articulées, 8 cisailles portatives modèle 1930, 4 pinces à pied de biche de 0.60m, 40 pelles rondes portatives, 40 pioches portatives ordinaires, 8 pic à tête portatif modèle 1929, 8 hache à main d’ouvrier en bois, 16 scies égoïne modèle 1929, 12 tarières, 8 marteau et tenaille de charpentier, 8 clé à molette de 30mm d’ouverture et pince universelle, 4 masses à tranche avec burin et 4 trousses d’artificier.

Le matériel de campement

A part l’équipement apparu avec le modèle 1935, tous les effets décrits dans ce chapitre étaient déjà en service avant 1914, ou depuis la fin de la première guerre mondiale pour la boite à vivres.

Outre le matériel individuel, on trouve du matériel collectif comme une gamelle de campement (deux par groupe de combat), une marmite de campement (deux par groupe de combat), un sceau en toile (deux par groupe de combat), un moulin à café (un par section), une lanterne pliante (une par section), un couteau à conserves (un pour trois hommes), une brosse à habits, une brosse à laver et une brosse à chaussures pour trois hommes.

-On trouve ainsi des sacs et sachets pour vivres en différents modèles plus ou moins grand avec un sac à distribution, un sachet à vivres collectifs (artillerie), un sachet à pain de guerre et un sachet pour vivres de réserve.

-On trouve également une serviette (60x70cm), un seau en toile apparu en 1876 avec une hauteur de 30cm pour un diamètre extérieur de 23cm. Pour le campement, on trouve des lanternes pliante système Montjardet fabriquée en fer blanc et lucarnes en mica.

-Pour le campement, les hommes disposent d’un morceau de tente individuelle modèle 1897. Cela permet de réaliser un abri de fortune mais pour réaliser une vraie tente pour six soldats, il faut six toiles (quatre pour le toit et deux pour les portes). Une tente individuelle apparaît en 1935 mais ce nouveau modèle est quasiment identique à son devancier.

-Les soldats bénéficient également d’une demi-couverture de campement (couvre-pieds) est destiné à protéger la partie de l’homme qui n’est pas abritée par la capote d’où le nom de couvre-pieds. Elle mesure 180 sur 135cm en laine marron.

-Pour les repas, les hommes disposent de gamelle individuelle modèle 1852 _remplacée progressivement par une gamelle modèle 1935_, un quart ou tasse modèle 1865 qui accompagne le bidon de deux litres modèle 1877 et le quart modèle 1935 qui accompagne la marmite modèle 1935.

-Pour boire, le bidon de deux litres modèle 1877 défini pour les troupes d’Afrique et généralisé pour tous en 1915. Un nouveau bidon modèle 1935 apparaît avec le nouvel équipement pour remplacer son ainé.

-On trouve la gamelle et marmite pour quatre hommes (bouthéon) et un moulin à café filtre klepper modèle 1866 et une boite à vivres de réserve apparue en 1918.
Cette dernière contient la ration de réserve qui se compose 450 grammes de pain de guerre, 80 grammes de sucre, 36 grammes de café torréfié en tablettes, 175 grammes de chocolat en tablette type commerce, 20 grammes de tabac et deux boites de 300g de viande stockée au fond du havresac. On trouve également un peu d’alcool (thé pour les nord-africains, café et sucre pour les indigènes).

L’allocation normale est de deux rations sauf dans l’infanterie qui reçoit une ration et un repas composé de 200 grammes de pain de guerre, 300 grammes de viande en conserve et 125 grammes de chocolat.

-Les soldats bénéficient également d’une trousse garnie pour des travaux de couture, un sac de petite monture pour les travaux de cirage avec tout le matériel nécessaire.