Pologne et Pays Neutres (42) Irlande (3)

Figiúirí móra na hÉireann (Les Grandes figures de l’Irlande)

Saint Patrick

Vitrail représentant le saint patron de l’Irlande

Commençons naturellement ou pas par le saint patron de la verte Erin, Saint Patrick un personnage semi-légendaire. Les informations qui vont suivre sont donc à prendre avec pincettes.

Ses dates de naissance, de vie et de mort sont donc incertaines mais il existe un certain consensus pour fixer une date naissance au 4ème siècle (vers 386 sachant que les dates varient entre 373 et 390) en Bretagne insulaire, une mission en Irlande en 432 et une mort le 17 mars 461 à Down en Ultonie. Saint chrétien il est célébré le 17 mars, c’est le saint patron de l’Irlande, fondateur du christianisme irlandais ce qui en fait à la fois une figure de l’Eglise mais aussi du nationalisme irlandais.

Son père Calpurnius était un décurion (collecteur d’impôts) et diacre alors que sa mère serait d’origine gauloise (son nom est inconnu certains avançant le prénom de Concessa).

Selon la légende des pirates pictes l’aurait enlevé vers 405 à l’âge de seize ans. Il est vendu comme esclave, passant six ans en captivité. Berger pour un chef de clan irlandais, il aurait eu une révélation peu avant sa libération et devient un chrétien fervent. Il décide d’évangéliser les païens habitants sur l’île.

Il rentre en Bretagne insulaire en 411 année où les légions romaines quittent l’île laissant les bretons plus ou moins romanisés à la merci des différentes peuplades germaniques (jutes, saxons…… ).

Selon certaines traditions, il aurait été en Gaule de 415 à 432 pour se former mais cela reste incertain et spéculatif faute de preuves.

En 432 à la demande du pape Celestin 1er il se rend en Irlande pour évangéliser l’île et poursuivre l’oeuvre de Palladius qui ait échoué à mettre fin à l’hérésie pélagienne en Irlande. Selon d’autres sources il ne serait arrivé en Irlande que le 5 avril 456 (Jeudi Saint).

Son action est contestée à la fois par les chefs irlandais encore attachés au paganisme mais aussi par la hierarchie ecclésiastique bretonne. Il aurait créé le diocèse d’Armagh en 445 et serait aussi à l’origine du trèfle comme symbole de l’Irlande, cette plante à trois feuilles lui permettant d’expliquer le mystère de la Sainte Trinité.

En chassant les serpents il aurait également convaincu nombre d’irlandais de se convertir mais la encore nous sommes plus proches de la légende qu’autre chose. Il y eut cependant des conversions forcées. On peut néanmoins constater que l’Irlande à été evangélisé sans un seul martyr. Un siècle après sa mort toute l’organisation qu’il aura mise en place aura disparu, la vie religieuse irlandaise s’organisant autour de nombreux monastères dont le modèle va essaimer jusque sur le continent.

Brian Boru

Brian Boru (en vieil irlandais Brian Mac Cenneidigh) est né vers 941 à Thormond en Irlande et mort en 1014 à Clontarf est un roi irlandais qui règne sur toute l’île d’Irlande au début du 11ème siècle. Vainqueur des vikings à Limerick en 976, il soumet ensuite le Munster, le Leinster, le Royaume de Dublin et tente ainsi d’unifier l’Irlande. Il est roi du Munster de 978 à 1002 puis Haut-Roi d’Irlande (Ard Ri Erenn) de 1002 à sa mort.

Il est mentionné pour la première fois en 967 quand à l’âge de 25 ans il participe à une bataille victorieuse contre les vikings. Dix ans plus tard en 977 il s’attaque à la ville de Limerick. En 978 il devient roi du Munster, son ascension commence. En 982 et en 983 il effectue des raids en Osraige mais échoue à débarquer dans le Connacht. Il intervient également dans le royaume viking de Waterford, les deux royaumes échangeant alors des otages. En 987 il étend son autorité sur le Desmond mais échoue en 988 dans le Connacht.

Le début de la décennie 990 n’est pas très heureuse avec plusieurs revers militaires. La situation semble s’améliorer à partir de 993 avec plusieurs succès. Il semble avoir appris de ses revers. Au raid toujours aléatoire il préfère sécuriser son avancée en construisant des forteresses et des points d’appui.

En 999 il défait une armée composée d’hommes du Leinster et d’hiberno-norvégiens. Il s’empare et pille Dublin avant de repartir chez lui. Il partage un temps la domination de l’Irlande avec un autre roi mais finit par considérer que deux crocodiles dans le marigot c’est un de trop.

Il prend même un temps le titre «d’empereur des irlandais» , un titre unique dans l’histoire de la verte Erin. Cependant très vite on se rend que sa puissance est corrélée avec sa présence ce qui ne peut augurer que des difficultés une fois celui-ci disparu avec des successeurs qui n’auraient pas son charisme, sa présence et son énergie.

Le 23 avril 1014 à lieu la Bataille de Clontarf où l’armée de Brian Boru fait face à une coalition des royaumes de Dublin, du Leinster, de l’île de Mann, des Hebrides et des Orcades.

Les forces de Munster aidés par celle du Connacht du Sud l’emporte mais Brian Boru est tué sans que l’on sache si c’est au combat ou avant la bataille.

Si l’historiographie nationaliste irlandaise à fait de Brian Boru un résistance voulant chasser les Vikings il semble que ce soit plus compliqué et que le roi du Munster n’était semble-t-il intéressé uniquement par le pouvoir suprême.

Il à eu quatre épouses qui lui ont donné six fils et trois filles sans compter les enfants naturels issus d’épouses non-officielles.

Edouard Bruce

Edouard Bruce (v.1280-14 octobre 1318) comte de Carrick est le frère cadet de Robert Bruce, roi d’Ecosse (NdA qui est le véritable «Braveheart» et non William Wallace comme on le croit trop souvent à tort). Il soutien l’action de son frère entre 1306 et 1314 pour rendre à l’Ecosse son indépendance puis se lancer dans une folle aventure en Irlande. Proclamé Haut-Roi d’Irlande en 1315, il couronné en 1316 mais battu et tué deux ans plus tard par les forces anglo-irlandaises à la bataille de Faughart.

Sa date de naissance est inconnue et on sait fort peu de choses sur sa jeunesse mais certains historiens ont émis l’hypothèse qu’il aurait pu passer sa jeunesse en Ulster ce qui explique sa connaissance une fois adulte des us et coutumes de l’Irlande.

Durant la guerre d’indépendance écossaise il voir ses frères Nigel, Thomas et Alexandre être capturés et exécutés par les britanniques. Il participe par exemple à la bataille de Bannockburn (23-24 juin 1314) durant laquelle il commande un schiltrom, un carré de piquier qui va se montrer redoutable face à la cavalerie lourde. C’est entre 1309 et 1313 qu’il est fait comte de Carrick.

Depuis 1186 le titre de Haut-Roi d’Irlande est vaquant. En 1258 un roi est bien élu mais il est tué deux ans plus tard par les normands. Cinquante ans plus tard c’est donc autour du frère du roi d’Ecosse de revendiquer ce titre en mettant en avant ses ancêtres celtiques. C’est aussi un moyen de détourner finances, hommes et matériel du front écossais.

Edouard Bruce débarque en Irlande le 26 mai 1315 avec une force estimée à 6000 hommes. Il est proclamé Haut-Roi peu après mais son titre est purement nominal et les autres rois de l’île ne s’en soucient guère. Il ne contrôle guère qu’une partie de l’Ulster.

Le 14 octobre 1318 l’armée irlando-écossaise est écrasée à Faugarth par les troupes du Lordship of Ireland. Edouard Bruce est tué, son corps démenbré et dispersé dans plusieurs villes en guise d’avertissement. Sa tête fût livrée au roi Edouard II.

Jonathan Swift

Jonathan Swift (Dublin 30 novembre 1667 Dublin 19 octobre 1745) est un écrivain, satiriste, essayiste, pamphlétaire anglo-irlandais. Il est également prêtre. Il est surtout connu pour son roman Les Voyages de Gulliver (1726).

Il à également écrit les Lettres du Drapier (1724), Humble Proposition (1729) ou encore le Conte du Tonneau (1704).

Il effectue ses études au Trinity College de Dublin de 1681 à 1688 avant de s’installer en Angleterre en 1689 où il est initié à la franc-maçonnerie. Il devient docteur en théologie en 1692 puis est ordonné diacre en 1694 puis pasteur en 1695 près de Belfast mais il n’y reste que quelques mois sur place.

Doyen de la cathédrale Saint-Patrick de Dublin, il ne deviendra jamais évêque car la reine Anne n’à pas pardonné le Conte du Tonneau. En 1714 la chute des Tories rend définitif son exil en Irlande.

Toute sa vie Jonathan Swift à souffert d’une maladie associant vertiges, acouphènes et nausées, maintenant connue sous le nom de maladie de Menière. L’argent qu’il laissa à sa mort à permis la fondation d’un hôpital soignant les maladies mentales ( le St. Patrick’s Hospital for Imbeciles créé en 1757).

Theobald Wolfe Tone

Théobald Wolfe Tone (Dublin 20 juin 1763-19 novembre 1798) est un homme politique irlandais qui pour certains est l’initiateur du nationalisme républicain irlandais.

Issue d’une modeste famille protestante, il fait des études de droit au prestigieux Trinity College de Dublin mais il n’à aucunement envie de devenir avocat ou magistrat. Il veut devenir soldat.

En 1787 il arrive à Londres mais n’est pas très assidu pour terminer ses études. Il revient à Dublin en 1789 pour s’inscrire au barreau. Il s’intéresse alors à la politique et comme cela arrive souvent, ses convictions de réformiste modéré vont se transformer peu à peu en idées nettement plus radicales. Dès septembre 1791 il réclame l’indépendance de l’Irlande. Il participe à la création de la Société des Irlandais unis.

En 1795 il s’exile aux Etats-Unis mais en février 1796 il arrive à Paris où il rencontre le ministre des Relations Extérieures Charles Delacroix de Contaut pour le convaincre d’une intervention en Irlande pour affaiblir l’Angleterre. Il en profite pour s’engager dans l’armée du Directoire.

Le 15 décembre 1796 une escadre française de 45 navires transportant 13400 hommes quitte Brest mais elle est victime d’une tempête au large des côtes irlandaises. Une nouvelle expédition est planifiée avec à sa tête le général Hoche mais elle ne sera pas exécutée.

Le 21 juin 1798 la Société des Irlandais Unis lance un nouveau soulèvement mais c’est un nouvel échec cuisant notamment à Vinegar Hill. En septembre 1798 l’intervention français ne connait pas un meilleur sort. Capturé Wolfe Tone est condamné à mort le 10 novembre 1798.

N’ayant pu obtenir d’être fusillé plutôt que pendu, il se tranche la gorge mais va agoniser une semaine avant de passer de vie à trépas.

Robert Emmet

Robert Emmet (Dublin 4 mars 1778 ou 1780 20 septembre 1803) est un chef nationaliste irlandais qui tenta de secouer le joug britannique sur la verte Erin. Suite à son échec en 1803 il à été exécuté.

Issu d’une bonne famille anglaise, Robert Emmet est pourtant (ou pas) attiré par les idées les plus radicales et rêve de faire de l’Irlande une république indépendante. Autant dire qu’en cette fin 18ème cela détonne dans le paysage.

Etudiant au Trinity College de Dublin, il adhère à la Société des Irlandais Unis qui à l’origine débâtait en faveur d’une réforme parlementaire et de la fin des discriminations religieuses visant les catholiques (Emmet était protestant).

En avril 1798 il est expulsé du Trinity College. Suite à l’échec de la rébellion de 1798, la société des irlandais unis est pourchassée par les autorités ce qui entraine son passage dans la clandestinité et sa radicalisation. Emmet doit s’exiler en France et tente d’obtenir l’aide de Napoléon Bonaparte mais ce dernier refuse.

Quand la guerre reprend en mai 1803, Emmet rentre en Irlande pour organiser un soulèvement qui doit être déclenché prématurément pour éviter que trop de soupçons parviennent aux oreilles des autorités britanniques.

Le soulèvement éclate à Dublin dans la soirée du 23 juillet 1803. Très vite cela tourne au fiasco avec l’échec de la prise du château de Dublin et des émeutes généralisées dans toute la ville.

Emmet s’enfuit pour se cacher mais il est capturé le 25 août 1803. Jugé pour trahison le 19 septembre, il est condamné en partie parce que son avocat à été acheté. Condamné à mort il est pendu et décapité à Dublin. On ignore aujourd’hui où son corps repose.

Bram Stoker

Abraham Stoker dit Bram Stoker (Clontarf, quartier nord de Dublin 8 novembre 1847 Londres 20 avril 1912) est un écrivain britannique d’origine irlandaise mondialement célèbre pour son roman Dracula.

Il est le fils d’Abraham Stoker et de la féministe Charlotte Matilda Thornley, le troisième d’une famille de sept enfants. Enfant maladif et souffreteux, il passe beaucoup de temps alité où sa mère nourrit son imaginaire de contes et de légendes irlandaises, de récits historiques.

Entré au Trinity College en 1863 il en sort sept ans plus tard avec un diplôme en sciences et mathématiques. Tout en étant fonctionnaire il se met à écrire d’abord dans des revues puis publie ses propres nouvelles, ses propres romans, ses propres œuvres.

En 1878 il épouse Florence Balcombe dont Oscar Wilde était amoureux. Leur fils Noël Thornley naît en 1879.

Il se rend à plusieurs reprises aux Etats-Unis en tournée au sein du Lyceum Theatre.

Son œuvre majeure, iconique est publiée en 1897 après dix ans de travail et de nombreuses recherches même si naturellement l’historicité de Dracula est nulle. Le succès n’est pas forcément au rendez-vous et comme souvent c’est après la mort de son auteur que Dracula devient une œuvre majeure de la littérature occidentale, œuvre qui allait adaptée à de nombreuses reprises au cinéma et à la télévision.

Oscar Wilde

Oscar Finfal O’Flahertie Wills Wilde (Dublin 16 octobre 1854 Paris 30 novembre 1900) est un écrivain, romancier, dramaturge et poète irlandais.

Issu de la bourgeoisie irlandaise et protestant, il était le fils d’un chirurgien renomé et d’une mère poétesse pétrie des traditions nationalistes irlandaises. Il eut pour parrain le futur roi de Suède Oscar II. Il est le deuxième des trois enfants de Stephen Wilde et Jane Franesca Wilde, Oscar étant né après son frère ainé William et trois ans avant une fille prénommée Isola (morte à onze mois des suites d’une méningite).

Elève brillant, il à suivit des études au Trinity College, au Magdalen College de l’université d’Oxdord avant de s’installer à Londres où son personnage de dandy ne tarde pas à lui permettre de se faire une place au sein de l’élite culturelle de la capitale britannique.

Le 29 mai 1884 il épouse à l’Eglise St James Constance Lloyd en partie pour mettre fin aux rumeurs qui courent sur son homosexualité. Deux garçons naissant de cette union (Cyril et Vyvyan).

En 1890 il publie l’un de ses plus célèbres romans le Portrait de Dorian Gray (1890), l’histoire d’un jeune homme découvrant que son portrait vieillit et porte les stigmates d’une vie dissolue alors que lui reste éternellement jeune. En 1895 il publie sa pièce la plus célèbre L’Importance d’être constant (1895).

Il rencontre à Londres Lord Alfred Douglas de Queensbury qui devient son amant. Leur liaison homosexuelle fait scandale et il est condamné à deux ans de travaux forcés. Ruiné, il est libéré en mai 1897 et s’installe en France où il publie La Ballade de la geôle de Reading (1898) qui raconte son expérience éprouvante de la prison. Il meurt à Paris en 1900 dans le plus complet dénuement après s’être converti au catholicisme le 28 octobre 1900. Il est enterré au cimetière de Bagneux puis en 1909 son corps est transféré au cimetière du Père-Lachaise où il repose encore aujourd’hui.

James Connolly

James Connolly ( Séamas Ó Conghaile) (Edimbourg 5 juin 1868 Prison de Kilmainham, Dublin 12 mai 1916) est un marxiste, révolutionnaire et syndicaliste irlandais. Leader de la rébellion de Pâques 1916, il est jugé, condamné à mort et fusillé.

James Connolly est né à Edimbourg dans une famille d’origine irlandaise qui avait émigré suite à la grande famine de 1845 à 1849. Il étudie peu et travaille très jeune comme souvent dans les classes les plus modestes de la société de l’époque.

En 1882 il ment sur son âge et s’engage au 1er Bataillon du King’s Liverpool Regiment qui est alors déployé en Irlande. La verte Eirin est alors secoué par la Land War, la guerre agraire.

James Connolly hérite d’une haine profonde de l’armée britannique et de l’amour sans borne pour le pays d’origine de ses parents. Il y rencontre sa femme Lilie Reynolds qu’il épouse en 1889, union qui donnera six enfants.

Rentré en Angleterre, il déserte pour ne pas partir en Inde et s’exile en Ecosse. Ce sont les années d’apprentissage politique, Connolly s’initiant au marxisme et à d’autres doctrines révolutionnaires. Il se présente aux élections municipales en 1894 et 1895 mais c’est à chaque fois un échec.

Il s’installe définitivement en Irlande en 1896, créant l’Irish Socialist Republican Party, multipliant les ouvrages. Il participe au Congrès de la Deuxième Internationale en 1900. En 1902 il échoue à nouveaux élections à Dublin.

En 1905 il s’installe aux Etats-Unis mais rentre en Irlande en 1910, continuant son action de théoricien. C’est aussi un agitateur social, fondant l’Irish Labour Party (ILP) puis l’Irish Citizen Army (ICA) pour protéger les ouvriers et les grévistes contre les gros bras du patronat.

Comme tous les nationalistes irlandais il s’oppose à la partition de l’île et à toute guerre. Il participe au soulèvement de Pâques au cours duquel il est grièvement blessé. La loi martiale décrète seize exécutions capitales, 3226 arrestations, 1862 internements en Angleterre. Connolly est condamné à mort le 9 mai et fusillé trois jours plus tard sur une chaise ne pouvant se tenir debout.

Scandinavie (45) Danemark (16)

Navires

Cuirassés garde-côtes

En guise d’avant propos

Le cuirassé garde-côtes est pour ainsi dire une spécificité scandinave puisqu’on retrouve peu de navires de ce type ailleurs qu’en Norvège, qu’au Danemark, qu’en Suède ou en Finlande, les seuls exemples que j’ai en tête étant ceux de la Thaïlande et des Pays-Bas encore que la Koniklijke Marine à basculé durant la Pax Armada vers le croiseur de bataille.

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Scandinavie (43) Danemark (14)

Une longue période de paix : la marine danoise de la deuxième guerre du Schleswig à la première guerre mondiale (1864-1918)

Le Danemark l’ignore à l’époque mais quand cesse la deuxième guerre du Schleswig c’est le début de quatre-vingt quatre années de paix.

Cette période est marquée par le passage définitif à l’acier et à la vapeur qui remplace pour le combat le bois et la voile. De nouvelles armes complètent également l’artillerie à savoir les torpilles et les mines mais aussi de nouveaux navires comme les sous-marins, les dragueurs et les mouilleurs de mines.

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Scandinavie (40) Danemark (11)

Reconstruire une marine

Comme nous venons de le voir sans l’intervention de la marine néerlandaise, le royaume de Danemark-Norvège aurait été bien en peine face à la marine suédoise. Cette leçon est tirée et le roi Frédéric III décide de concentrer du temps, de l’énergie et surtout de l’argent à la marine.

Frédéric III (1648-1670) 23

Frédéric III

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Scandinavie (32) Danemark (3)

De l’Union de Kalmar au traité de Kiel : apogée et déclin de la puissance danoise (1397-1814)

L’Union de Kalmar

De 1397 à 1523 la Norvège, le Danemark et la Suède vont former un seul et même ensemble connu sous le nom de l’Union de Kalmar (Kalmarunionen).

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Scandinavie (2) Norvège (2)

HISTOIRE GENERALE

Chronologie étoffée

Avant-propos

Dans cette partie je vais aborder les principaux événements de l’histoire de la Norvège de manière très liminaire pour ne pas être long et surtout ne pas encombrer l’esprit du lecteur avec des événements qui n’ont pas de rapport avec mon uchronie.

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Dominions (28) Canada (28)

ROYAL CANADIAN AIR FORCE (RCAF)

Historique

Les origines

Le 23 février 1909 à lieu au Canada le premier vol d’un plus lourd que l’air, six ans après celui des frères Wright à Kitty Hawk en Caroline du Nord. Quelques officiers de la Milice s’y intéressent mais après plusieurs accidents, le soutien et l’intérêt officiel disparaît.

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Grande Bretagne (51) Navires légers (7)

Dragueurs de mines

Avant-propos

La mine marine apparait au cours du 19ème siècle notamment au cours de la guerre de Sécession, partageant une paternité commune avec la torpille avant que les deux engins ne divergent.

Si la mine resta un engin inerte, passif mais meurtrier, la torpille évolua comme nous l’avons vu avec une torpille filoguidée puis une torpille autonome.

Qui dit nouvelle arme dit riposte et face aux mines, on inventa le dragueur de mines, un navire de petite taille chargée de neutraliser cet engin de mort.

Ces navires appelés minesweepeer pour les marines anglo-saxonnes étaient contrairement à aujourd’hui des navires polyvalents capables de servir de patrouilleur et d’escorteur ce qui imposait un armement puissant (canon médian, solide DCA, charges de profondeur).

La Royal Navy n’y échappe pas et dispose en septembre 1939 de dragueurs de mines en l’occurrence trois chalutiers-dragueurs, vingt-trois dragueurs de mines classe Hunt et vingt et un dragueurs de mines classe Halcyon

Cette flotte modeste va connaitre une certaine croissance durant la Pax Armada avec la nécessité de renouveler la flotte et d’augmenter cette dernière, la mine étant une arme d’un rapport coût/efficacité impatable.

Si les Halcyon sont encore largement capables, les Hunt commencent à se faire vieux. D’où la commande avant même le début de la guerre de Pologne de deux nouvelles classes de dragueurs de mines, les classes Bangor et Algérine.

La première classe est une classe de coastal minesweeper, de dragueurs de mines côtiers. Ils sont commandés au printemps 1940, mis sur cale à l’automne 1940 (douze) et au printemps 1941 (douze).

Leur lancement s’échelonne entre le printemps 1942 et l’automne 1943 pour une mise en service prononcée en mai 1942 et septembre 1943. Cela permet de désarmer les vingt-trois Hunt et si la majorité est démolie, huit sont transférés à la marine polonaise libre.

La seconde est une classe de dragueurs de mines océaniques (minesweeper oceanic). Commandée en septembre 1943 à douze exemplaires, les navires sont mis sur cale entre le printemps 1944 et l’automne 1945, lancés entre septembre 1945 et mars 1947 avec une mise en service prononcée entre janvier 1947 et juin 1948.

Ainsi quand le second conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 21 dragueurs de classe Halcyon, de 24 dragueurs de classe Bangor et de 12 dragueurs de classe Algérine soit un total de cinquante-sept dragueurs de mines.

Le programme de guerre fait la part belle aux dragueurs de mines avec la commande de 24 Bangor et de 36 Algerine, ces commandes massives s’expliquant par la crainte de pertes importantes en raison des nombreux mouillages de mines et des pertes causées par une aviation allemande mordante.

Dragueurs de mines classe Hunt

HMS Albury

HMS Albury qui continua sa carrière sous pavillon polonais devenant l’ORP M.2

Les quatre-vingt huit dragueurs de mines (minesweeping sloop) de type Hunt sont construits entre 1916 et 1919. Ils peuvent être répartis en deux groupes (Belvoir et Aberdare) mais en septembre 1939 seulement vingt-trois navires sont encore en service.

Mis à part les huit navires transférés à la marine polonaise libre, aucun navire n’est encore en service en septembre 1948.

Sur les vingt navires du groupe Belvoir, seul le Tedworth est encore en service en septembre 1939, il est désarmé le 7 janvier 1944 et démoli, les autres sont démolis en 1922 ou 1923 sauf le Blackmorevale coulé par une mine au large de Montrose le 1er mai 1918.

A l’origine pour le groupe Aberdare, cent-vingt et un navires sont commandés mais trente-quatre sont annulés ne laissant que quatre-vingt sept sont construits. Sur les trente-quatre annulés, deux furent lancés mais jamais achevés.

Une majorité de navires sont désarmés durant l’entre-deux-guerre comme l’Appledore, le Badminton, le Bagshot, le Banchory, le Barnstaple, le Battle (jamais achevé), le Blackburn, le Bloxham (jamais achevé), le Bootle, le Bradfield, le Burslem, le Bury, le Caerleon, le Carstairs, le Cheam, le Clonne, le Craigie, le Cupar (perdu en 1919), le Dorking, le Fairfield, le Faversham, le Forfar, le Forres, le Gaddesden, le Gainsborough, le Gretna, le Havant, l’Instow, l’Irvine, le Kendal, le Kinross (perdu par mine), le Leamington, le Langford, le Mallaig, le Malvern, le Marazio, le Mailow, le Mistley, le Monaghan, le Menlochy, le Nailsea, le Newark, le Northolt, le Penhart (perdu en 1919), le Petersfield (perdu accidentellement le 11 novembre 1931), le Pontypool, le Prestatyn,le Repton, le Rugby ,le Sherborne, le Shrewsbury, le Sligo, le Stafford, le Swindon, le Tiverton, le Tonbridge, le Tralee, le Tring, le Truro, le Wern, le Weybourne et le Yeovil soit soixante-deux navires désarmés avant septembre 1939.

Il reste vingt-cinq navires en service en septembre 1939 (Aberdare Abingdon Albury Alresford Camberley CaterhamDerby Dorking Dunoon Elgin Fareham Fermoy Ford Goole Harrow Huntley Lydd Pangbourne Ross Salford Saltash Saltburn Selkirk Stoke Suton Widnes), navires qui quittent le service actif au sein de la Royal Navy entre septembre 1943 et mai 1945.

Huit de ces navires (Aberdare Albury Camberley Dorking Elgin Fermoy Goole et Huntley) sont transférés à la marine polonaise libre où ils deviennent les dragueurs de mines M.1 à M.8, unités formant la 1st Polish Minesweeping Flottilla stationnée à Scapa Flow pour protéger ce mouillage de toute action des sous-marins ou des avions mouilleurs de mines allemands.

Caracteristiques Techniques des dragueurs de mines classe Hunt

Déplacement : standard 721 tonnes

Dimensions : longueur 70.4m largeur 8.5m (8.7m pour les Aberdare) tirant d’eau 2.4m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Yarrow dévellopant 1800ch (2200ch pour les Aberdare) dévellopant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 1500 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) à l’avant, un canon à tir rapides de douze livres à l’arrière et deux mitrailleuses de 7.7mm.

Equipage : 74 officiers et marins

Dragueurs de mines classe Halcyon

Longtemps la flotte de guerre des mines de la Royal Navy s’est composé de navires datant du premier conflit mondial à la fois pour des raisons économiques et parce que la guerre de mines ne nécessitait pas à l’époque de navires de haute technicité.

Néanmoins au début des années trente, le remplacement des Racecourse devient nécessaire. C’est l’acte de naissance des Halcyon, une classe de vingt-et-un fleet minesweeping sloops (en français sloops dragueurs océaniques) qui vont participer à la guerre de Pologne mais également au second conflit mondial.

On peut distinguer deux groupes, un utilisant des machines verticales (sept) et le second des turbines (quatorze). Les quatre premiers sont commandés en 1932, deux en 1933, un en 1934, deux en 1935, neuf en 1936 et cinq en 1937.

Ces navires sont mis en service entre 1933 et 1939 et le sont toujours en septembre 1948, répartis en trois flottilles de sept navires :

HMS Halcyon

HMS Halcyon

-La 1st Minesweeping Flottilla stationnée à Rosyth dispose des Halcyon Harrier Speedwell Salamander (machines verticales) Franklin Gossamer Hebe (turbines). Le 5 septembre 1948, quatre sont disponibles (Hebe Halcyon Harrier Salamander), un (Speedwell) en mer et deux (Gossamer Franklin) en grand carénage.

HMS Hussar

HMS Hussar

-La 2nd Minesweeping Flottilla stationnée à Singapour dispose des Skipjack Hussar Niger (machines verticales) Gleaner Jason Seagull Bramble (turbine). Le 5 septembre 1948, trois sont disponibles (Skipjack Nigerin Gleaner), deux en mer pour entrainement (Hussar Jason) et les deux derniers (Seagull Bramble) sont immobilisés pour entretien.

HMS Hazard

HMS Hazard

-La 3rd Minesweeping Flottilla stationnée à Alexandrie dispose des Hazard Leda Sharpshooter Britomart Scoot Speedy et Sphinx. Le 5 septembre 1948, les Hazard Leda et Sharpshooter sont en mer, les Britomart Scoot Speedy sont à quai et le Sphinx en entretien.

Caractéristiques Techniques de la class Halcyon

Déplacement : standard 825 tonnes (machines à expansion) 828 à 848 tonnes standard 1310/1372 tonnes à pleine charge (turbines)

Dimensions : longueur 74.90m (74.75m pour les Niger et Salmander) largeur 10.21m tirant d’eau 2.7m

Propulsion : machines à expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant dévellopant 1770ch (2000ch pour Niger et Salamander) turbines Parsons et chaudières Amirauté dévellopant 1750ch et entrainant deux hélices

Performances : vitessse maximale 16.5/17 noeuds (Niger Salamander) distance franchissable 7200 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces (102mm) (un antiaérien et un sans capacité antiaérienne) huit mitrailleuses de 7.7mm. Les Niger et Salamander disposent de deux canons de 102mm polyvalents,, un affût quadruple de 12.7mm et huit mitrailleuses de 7.7mm

Equipage : 80 officiers et marins

Dragueurs de mines classe Bangor

Constructions de guerre, les Hunt devaient avoir une durée de vie limitée mais des circonstances diverses et variées (budgets limités notamment) font qu’en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, ils sont encore là.

Leur remplacement devient cependant urgent d’où la commande de nouveaux dragueurs de mines côtiers (coastal minesweepeer), la classe Bangor.

Ces navires ne se révéleront pas des plus réussis. Surchargés, ils se révéleront peu marins et donc aux capacités limitées. Néanmoins comme aucun autre modèle n’était disponible immédiatement, nécessité fit loi.

A l’origine il était prévu plusieurs types de propulsion en raison d’une pénurie redoutée mais au final la guerre ne s’étant déclenchée avant septembre 1948, tous les Bangor vont disposer de moteurs diesels.

Ils sont commandés au printemps 1940, mis sur cale à l’automne 1940 (douze) et au printemps 1941 (douze). Leur lancement s’échelonne entre l’automne 1941 et l’automne 1942 pour une mise en service prononcée entre mai 1942 et janvier 1944.

Le programme de guerre fait la part belle aux dragueurs de mines avec la commande de 24 Bangor et de 36 Algerine, ces commandes massives s’expliquant par la crainte de pertes importantes en raison des nombreux mouillages de mines et des pertes causées par une aviation allemande mordante.

Le retour d’expérience des premiers Bangor à cependant été pris en compte et les Bangor du programme de guerre à coque allongée et élargie se révéleront nettement plus stables et endurants que leurs devanciers.
Sur le plan de l’organisation, les vingt-quatre Bangor sont organisés en trois flottilles de huit navires, la 4th Minesweeping Flottilla stationnée à Faslane, la 5th Minesweeping Flottilla stationnée à Gibraltar et la 6th Minesweeping Flottilla stationnée à Malte.

4th Minesweeping Flottilla

Stationnée à Faslane dans l’estuaire de la Clyde, cette quatrième flottille de dragueurs de mines est chargée de protéger l’accès à la deuxième grande base de la Home Fleet, le pendant occidental de Rosyth mais également d’empêcher le minage de la mer d’Irlande et des eaux entourant l’Ulster, les Hebrides voir les Orcades.

les dragueurs de mines HMS Sidmouth et HMS Bangor

les dragueurs de mines HMS Sidmouth et HMS Bangor

-Le HMS Bangor (J00) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 19 septembre 1940 lancé le 23 septembre1941 et mis en service le 1er mai 1942.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était immobilisé pour un grand carénage

-Le HMS Blackpool (J27) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 19 septembre 1940 lancé le 12 septembre 1941 et mis en service le 20 avril 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le Blackpool était à la mer pour entrainement. Il reste en mer d’Irlande mais à l’entrainement succède une mission de détection de bouchons de mines qu’auraient pu mouiller des sous-marins allemands.

-Le HMS Bridlington (J65) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 25 septembre 1940 lancé le 2 octobre 1941 et mis en service le 8 avril 1942.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Bridport (J50) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 2 octobre 1940 lancé le 22 septembre 1941 et mis en service le 14 juin 1942.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Ardrossan (J131) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 7 octobre 1940 lancé le 12 octobre 1941 et mis en service le 8 juillet 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le navire était immobilisé pour un grand carénage.

-Le HMS Beaumaris (J07) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 14 novembre 1940 lancé le 27 octobre 1941 et mis en service seulement le 4 novembre 1942 suite à un incendie survenu le 4 mars 1942.

Le 5 septembre 1948, le navire était à la mer pour exercice.

-Le HMS Bootle (J143) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 4 décembre 1940 lancé le 23 novembre 1941 et mis en service le 12 novembre 1942 suite à un échouage au moment des essais à la mer.

Le 5 septembre 1948, le navire était à quai
-Le HMS Boston (J14) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 10 décembre 1940 lancé le 15 novembre 1941 et mis en service le 28 octobre 1942.

Le 5 novembre 1948, le navire était à quai.

5th Minesweeping Flottilla

Cette flottille stationnée à Gibraltar est chargée de couvrir le détroit, de faciliter le passage des convois en évitant qu’un minage ne bloque ou ne gène la navigation.

HMS Brixham

HMS Brixham

-Le HMS Brixham (J105) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 6 novembre 1940 lancé le 21 octobre 1941 et mis en service le 1er janvier 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai. Il appareille dans l’après midi pour une patrouille de sûreté.

-Le HMS Clacton (J151) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 24 novembre 1940 lancé le 30 octobre 1941 et mis en service le 12 janvier 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le dragueur de mines était immobilisé pour entretien, ne devant être disponible qu’à la mi-septembre.

-Le HMS Cromarty (J09) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 17 novembre 1940 lancé le 23 octobre 1941 et mis en service le 4 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Dornoch (J173) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 15 novembre 1940 lancé le 3 novembre 1941 et mis en service le 17 février 1943.

-Le HMS Dunbar (J53) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 4 mai 1941 lancé le 15 septembre 1942 et mis en service le 8 août 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le dragueur était immobilisé pour un grand carénage, ne devant pas être disponible avant le début du mois d’octobre.

-Le HMS Greenock (J182) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 17 mai 1941 lancé le 25 septembre 1942 et mis en service le 19 août 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur était à la mer pour patrouiller à l’ouest du détroit de Gibraltar.

-Le HMS Hartlepool (J155) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 2 juin 1941 lancé le 7 octobre 1942 et mis en service le 27 août 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Harwich (J190) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 12 juin 1941 lancé le 12 octobre 1942 et mis en service le 1er septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur était à quai, attendant la suite des événements.
6th Minesweeping Flottilla

Cette flottille déployée à Malte à pour mission de sécuriser les approches de cette île à l’emplacement stratégique puisqu’il permet d’attaquer les lignes de communication italiennes (notamment entre la péninsule et l’ASI) mais également de sécuriser le passage par le détroit de Sicile, le contrôle de la Tunisie par la France facilitant le passage des convois à destination de l’Egypte voir du Moyen et de l’Extrême-Orient via le canal de Suez.

HMS Hythe

HMS Hythe

-Le HMS Hythe (J194) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 14 avril 1941 lancé le 20 septembre 1942 et mis en service le 8 juin 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le dix-septième dragueur de mines de classe Bangor était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Ifracombe (J95) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 4 mai 1941 lancé le 5 octobre 1942 et mis en service le 15 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le deuxième dragueur de la 6ème flottille de dragueurs de mines était immobilisé pour un grand carénage qui doit théoriquement s’achever fin octobre mais avec le déclenchement du conflit, il est probable que les travaux vont être promptement accélérés.

-Le HMS Llandudno (J67) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 17 mai 1941 lancé le 2 décembre 1942 (travaux retardés par un incendie survenu le 4 juillet) et mis en service le 4 septembre 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le dragueur était immobilisé à Malte par une avarie survenu lors d’un échouage le 14 août 1948. On hésite à le remettre en état mais le déclenchement de la guerre le sauve d’une démolition au profit d’une remise en état.

-Le HMS Lyme Regis (J193) est mis sur cale aux chantiers navals Lobnitz de Renfrew (Clyde) le 14 mars 1941 lancé le 14 juin 1942 et mis en service le 8 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, il était à la mer pour un entrainement à la guerre des mines, entrainement qui se poursuit en attendant que l’Italie choisisse entre la neutralité comme en septembre 1939 et la guerre aux côtés de l’Allemagne.

-Le HMS Middlesbrough (J164) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 28 mars 1941 lancé le 2 juin 1942 et mis en service le 1er avril 1943.

Le 5 septembre 1948, le 21ème dragueur de mines de classe Bangor était à la mer pour exercice depuis une semaine. A court de munitions et de carburant, il rentre à Malte pour recompléter ses soutes et se tenir prêt à toute éventualité.

-Le HMS Newhaven (J199) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 2 avril 1941 lancé le 2 août 1942 et mis en service le 4 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, il était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Padstow (J180) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 12 juin 1941 lancé le 14 août 1942 et mis en service le 30 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Polruan (J97) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 14 juin 1941 lancé le 8 août 1942 et mis en service le 17 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines, dernier de sa classe était en escale de courtoisie à Corfou (Grèce). Il reçoit l’ordre de rallier Malte le plus vite possible.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 549 tonnes

Dimensions : longueur 49.4m largeur 8.5m tirant d’eau 2.51m

Propulsion : moteurs diesels dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 16 noeuds

Armement : un canon de 76mm (3 pouces ou 12 pounder) à l’avant et un affût quadruple de 12.7mm. En septembre 1948, l’affût quadruple à été remplacé par quatre canons de 20mm Oerlikon et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm (0.303)

Equipage : 60 officiers et marins

Dragueurs de mines classe Algerine

Avant-propos

Les Bangor étaient des dragueurs de mines côtiers, destinés aux mers fermés ou à opérer à proximité des côtes. Il y avait néanmoins besoin aussi de dragueurs de mines océaniques (minesweepeer oceanic MSO dans la classification américaine), des navires qui pouvaient si besoin est servir d’escorteurs.

Ce choix comparable à celui fait par notre marine nationale avec les différentes classes d’aviso-dragueurs ne se traduisit pas en pratique, la Royal Navy disposant de suffisamment d’escorteurs spécialisés pour se passer d’escorteurs de fortune.

La classe Algerine est commandée en septembre 1943 à douze exemplaires, les navires sont mis sur cale entre le printemps 1944 et l’automne 1945, lancés entre septembre 1945 et mars 1947 avec une mise en service prononcée entre janvier 1947 et juin 1948.

Douze dragueurs océaniques de type Algerine sont donc en service quand le second conflit mondial éclate. Ils équipent la 7th Minesweeping Flottilla stationnée à Devonport et la 8th Minesweeping Flottilla stationnée elle à Chatham.

Pas moins de trente-six dragueurs de mines océaniques de classe Algerine sont commandés dans le cadre du programme de guerre.
Carrière opérationnelle

HMS Acute

HMS Acute

-Le HMS Acute (J106) est mis sur cale le 21 mars 1944 lancé le 2 septembre 1945 et mis en service le 8 janvier 1947.

Affecté à la 7th Minesweeping Flottilla de Devonport, le premier Algerine était en mer quand éclate le second conflit mondial. Il rentre précipitement à son port d’attache pour se préparer à couvrir le convoi transport le corps expéditionnaire franco-anglo-polonais en Norvège (CEFAN).

-Le HMS Alarm (J140) est mis sur cale le 4 avril 1944 lancé le 13 septembre 1945 et mis en service le 15 février 1947.

A la différence du premier mais comme le quatrième, l’Alarm est affecté à la 8th Minesweeping Flottilla stationnée à Chatham. Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines océanique était immobilisé par une avarie de propulsion.

-Le HMS Albacore (J101) est mis sur cale le 30 mars 1944 lancé le 10 septembre 1945 et mis en service le 1er mars 1947.

Affecté à Devonport à la 7th Minesweeping Flottilla, le troisième des douze Algerine était à quai quand commence le second conflit mondial.

HMS Algerine

HMS Algerine

-Le HMS Algerine (J213) est mis sur cale le 21 mars 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 8 mars 1947.

Affecté à la 8th Minesweeping Flottilla, l’Algerine était en mer le 5 septembre 1948. Il rejoint sa base dès l’annonce des bombardements allemands sur la Scandinavie, se ravitaillant en carburant et en munitions avant de se tenir prêt à couvrir le passage en Norvège des flottes françaises et anglaises.

-Le HMS Antares (J282) est mis sur cale le 8 mai 1944 lancé le 25 octobre 1945 et mis en service le 18 avril 1947 au sein de la 7ème flottille de dragage.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines océanique était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-Le HMS Arcturus (J283) est mis sur cale le 15 mai 1944 lancé le 2 novembre 1945 et mis en service le 5 mai 1947.

Affecté à la 8ème flottille de dragage, le sixième Algerine était à quai quand éclate le second conflit mondial. Il recomplète des soutes (carburant, vivres, munitions, vêtements pour temps froids, équipements divers) pour se tenir prêt à appareiller le plus rapidement possible.

-Le HMS Aries (J284) est mis sur cale le 14 mars 1945 lancé le 3 novembre 1946 et mis en service le 14 février 1948.

Affecté à la 7th Minesweeping Flottilla, le dragueur de mines océanique était à quai, attendant le 5 septembre 1948 la suite des événements.

-Le HMS Bramble (J273) est mis sur cale le 8 mai 1945 lancé le 14 janvier 1947 et mis en service le 8 mars 1948.

Affecté à la 8th Minesweeping Flottilla, le dragueur de mines était immobilisé par une avarie de propulsion qui va nécessité un passage au bassin pour être réparée.

-Le HMS Brave (J305) est mis sur cale le 19 mai 1945 lancé le 25 janvier 1947 et mis en service le 25 février 1948.

A la différence du Bramble, le Brave est affecté à la 7th Minesweeping Flottilla et quand éclate le second conflit mondial, le dragueur était en mer pour une patrouille de surveillance qui continue mais dans un contexte bien différent.

-Le HMS Cadmus (J230) est mis sur cale le 12 octobre 1945 lancé le 14 mars 1947 et mis en service le 12 mai 1948.

Confié à la 8ème flottille de dragage de mines, le dixième Algerine était à quai à Chatham, attendant la suite des événements.

-Le HMS Chameleon (J387) est mis sur cale le 20 octobre 1945 lancé le 6 mars 1947 et mis en service le 5 juin 1948.

Au sein de la 7th Minesweeping Flottilla, le onzième dragueur de mines océanique de classe Algerine était en mer pour entrainement le 5 septembre 1948, entrainement qui se poursuit même si le contexte est bien différent.

HMS Cheerful

HMS Cheerful

-Le HMS Cheerful (J388) est mis sur cale le 27 octobre 1945 lancé le 12 mars 1947 et mis en service le 15 juin 1948.

Dernier navire de sa classe, le Cheerful est affecté à la 8th Minesweeping Flottilla et le 5 septembre 1948, il était à quai, attendant la suite des événements.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1162 tons (1055 tonnes métriques)

Dimensions : longueur 69m largeur 10.82m tirant d’eau 2.59m

Motorisation : machines à expansion alimentées par des chaudières à vapeur dévellopant 2000ch et entrainant dexu hélices

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds distance franchissable : nc

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) antiaérien à l’avant, quatre canons de 20mm Oerlikon et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm. En cas de missions d’escorte ils pourraient recevoir des charges de profondeur.

NdA : les différentes classes de mouilleurs de mines seront étudiées dans la partie consacrée aux navires de soutien

Grande-Bretagne (25) cuirassés et croiseurs de bataille (3)

Cuirassés classe Nelson

Adieu G3 et N3, bonjour Nelson et Rodney

Quand le premier conflit mondial éclate, la Royal Navy est la première marine du monde mais ce statut est contesté par l’Allemagne mais surtout par les Etats Unis et le Japon qui pour pouvoir contrôler le Pacifique se lance dans une nouvelle course au cuirassé et au croiseur de bataille, profitant d’une participation limitée au conflit (Japon) où une entrée tardive (Etats Unis).

Enlisé dans le premier conflit mondial, la Grande-Bretagne ne pouvait suivre le rythme infernal imposé par son allié extrême-oriental et par son ancienne colonie. Quand la première guerre mondiale s’achève, la Royal Navy est encore puissante mais elle est devenue un vrai théâtre d’ombres aux cuirassés en voie de déclassement.

Pour ne pas être totalement lâchée, la Grande-Bretagne planifie la construction de quatre cuirassés type N3 (neuf canons de 460mm en trois tourelles triples) et quatre croiseurs de bataille type G3 armés eux de neuf canons de 406mm en trois tourelles triples.

La construction de ces navires est abandonné en raison du traité de Washington qui limite le tonnage global et particulier des navires de ligne. Ce premier traité de limitation des armements navals autorise cependant la Royal Navy à construire deux cuirassés, les futurs Nelson et Rodney.

Voulant respecter les contraintes, la marine britannique choisit de privilégier la protection et l’armement sur la vitesse, une leçon tirée du Jutland.

Quand à l’armement principal, il est concentré à l’avant avec trois tourelles triples de 406mm pour alléger la protection.

Ces deux navires sont baptisés Nelson et Rodney et vont être les seuls cuirassés britanniques construit jusqu’ au milieu des années trente.

Carrière opérationnelle

Le HMS Nelson

Le HMS Nelson

-Le HMS Nelson est mis sur cale aux chantiers navals Armstrong Whitworth de Newcastle le 28 décembre 1922 lancé le 3 septembre 1925 et admis au service actif le 10 septembre 1930.

Dès sa mise en service, il est mêlé à la Grande Mutinerie de la flotte à Invergordon suite à la volonté du gouvernement d’union nationale de Ramsay MacDonald de réduire les traitements des marins et des officiers.

En septembre 1939, il appartient toujours à la Home Fleet appartenant au sein du 2nd Battle Squadron qu’il forme avec son sister-ship Rodney mais également les cuirassés de type R Royal Oak Ramillies et Royal Sovereign.

A partir de septembre 1945, le Nelson et le Rodney sont redéployés en Méditerranée au sein de la 6th Battleship Division du 1st Battle Squadron, la composante cuirassé de la Mediterranean Fleet.

Ces navires étaient toujours en service en septembre 1948, se préparant depuis Alexandrie à affronter la marine italienne en compagnie de la marine française.

Le HMS Rodney

Le HMS Rodney

-Le HMS Rodney est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead sur la rivière Mersey le 28 décembre 1922 lancé le 17 décembre 1925 et admis au service actif le 10 novembre 1927.

En septembre 1939, il appartient au 2nd Battle Squadron déployé à Scapa Flow en compagnie du Nelson et de trois cuirassés de classe Revenge (Royal Oak Ramillies Royal Sovereign).

En septembre 1945, il est redéployé en Méditerranée en compagnie du Nelson au sein de la 6ème division de la 2ème escadre de ligne.

Ces navires étaient toujours en service en septembre 1948, se préparant depuis Alexandrie à affronter la marine italienne en compagnie de la marine française.

Caracteristiques Techniques

cuirassé HMS Nelson schéma

Déplacement : standard 33313 tonnes (33730 tonnes pour le Rodney) pleine charge 41250 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 216.4m (entre perpendiculaires) 201.2m largeur 32.3m tirant d’eau : 8.6m (10.2m en charge maximale)

Propulsion : deux groupes de turbines Brown Curtiss alimentées par huit chaudières Admiralty dévellopant une puissance totale de 45000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 23 noeuds distance franchissable : 16500 miles nautiques à 12 noeuds 5500 miles nautiques à 23 noeuds

Schéma de protection des Nelson

Schéma de protection des Nelson

Protection : ceinture 330 à 356mm bulkheads 102 à 305mm protection des cheminées 178 à 229mm barbettes 305 à 381mm tourelles de 16 pouces 190 à 406mm bloc passerelle 159 à 356mm

Armement : neuf canons de 406mm en trois tourelles triples à l’avant, douze canons de 152mm en six tourelles doubles (trois à tribord, trois bâbord), six canons antiaériens de 120mm en affûts simples et trois affûts octuples Pom-Pom, deux tubes lance-torpilles de 622mm.

Quand le second conflit mondial éclate, les Nelson ont perdu leurs tubes lance-torpilles, les affûts Pom-Pom sont remplacés par quatre affûts quadruples Bofors de 40mm et vingt canons de 20mm Oerlikon en affûts doubles.

Aviation : Le Rodney à reçut sur la tourelle «Q» (n°3) une catapulte en 1936, catapulte débarquée en 1941/42.

Equipage : 1361 officiers et marins

Cuirassés classe King George V

Les premiers 35000 tonnes britanniques

Initiatrice de la conférence de Washington qui allait aboutir au traité du même nom, la Grande-Bretagne chercha durant l’entre-deux-guerre (entre le premier conflit mondial et la guerre de Pologne annonciatrice du second conflit mondial) à apparaître comme le bon élève.

Plusieurs explications peuvent être apportés à cette attitude. Outre le profond pacifisme de l’opinion et des élites politiques britanniques, on trouve des motifs économiques, la Grande-Bretagne n’ayant plus les moyens du passé où elle pouvait se permettre d’avoir une marine égale aux deux marines qui la suive plus 10% (two pounder standard plus ten).

Les Nelson furent ainsi parmi les rares à être en dessous des limitations des traités là où d’autres pays n’hésitaient pas à s’arranger avec les dites limitations qui étaient de toute façon sujettes à interprétation.

La construction des cuirassés était interdite jusqu’à l’expiration du traité de Washington à savoir le 31 décembre 1936, le Japon et la France l’ayant dénoncé avant le 31 décembre 1934.

Un nouveau traité signé à Londres limite le déplacement des cuirassés à 35000 tonnes et leur armement principal à des canons de 356mm même si une clause de sauvegarde _rapidement activée_ porte le déplacement autorisé à 45000 tonnes et leur artillerie principale à 406mm.

L’activation de cette clause était trop tardive pour revenir sur les King George V, les canons de 406mm allant équiper les Lion et les Vanguard.

Quand aux cinq “KGV” (on aurait du parler de KGVI mais le roi George V avait voulu rendre hommage à son père qui aurait aimé poursuivre une carrière dans la Royal Navy), ils furent équipés d’un canon de 356mm, un choix politique (tenter de fixer à la baisse l’armement des cuirassés, donner l’exemple) et technique, les amiraux britanniques préférant la cadence de tir à la puissance brute.

Les cinq navires sont baptisés King George V (roi d’Angleterre de 1910 à 1936), Prince of Wales (titre porté par l’héritier du trône d’Angleterre depuis 1301 quand Edouard 1er le donna à son fils le futur Edouard II. A noter que le navire aurait du être baptisé King Edward VIII), Duke of York (titre donné au deuxième fils du roi ou de la reine), Anson (de l’amiral George Anson (1697-1762) qui réalisa un tour du monde entre 1740 et 1744 et qui contribua à la rénovation de la Royal Navy, préparant ainsi le «Britannia rules the waves» du 19ème siècle ) et Howe (de l’amiral Richard Howe (1726-1799) qui s’illustra en particulier durant la guerre d’indépendance américaine et la guerre contre la France révolutionnaire ).

A noter que le Howe fût initialement baptisé Beaty et le Anson Jellicoe mais ils furent débaptisés en raison parait-il de la rancoeur de Churchill à propos des amiraux ayant commandé à la bataille du Jutland.

Carrière opérationnelle

Le HMS King George V en 1940

Le HMS King George V en 1940

-Le HMS King George V (41) est mis sur cale chez Vickers Armstrong à Newcastle-Upon-Tyne le 1er janvier 1937, lancé le 21 février 1939 et admis au service actif le 11 septembre 1940.

Le premier “35000 tonnes” est affecté dès sa mise en service à la Home Fleet, intégrant hors rang le 2nd Battle Squadron avec pour base Rosyth. La mise en service du Anson en janvier 1942 et du Howe en mai de la même année permet l’activation de la 3rd Battleship Division.

Toujours en service en septembre 1948, il était le 5 septembre en fin de carénage, n’étant pas totalement opérationnel même si la guerre va accélérer les essais et la remise en condition.

HMS Prince of Wales en mai 1941

HMS Prince of Wales en mai 1941

Le HMS Prince of Wales (53) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 1zer janvier 1937 lancé le 3 mai 1939 et admis au service actif le 23 juin 1941.

Déployé hors rang au sein de la Home Fleet, il forme la 7th Battleship Division en compagnie de son sister-ship Duke of York, division qui intègre en septembre 1943 le 1st Battle Squadron, la composante cuirassé de la Mediterranean Fleet, cette division étant stationnée à Alexandrie.

Le 5 septembre 1948, le cuirassé allait appareiller pour un exercice. Cette exercice est annulé et le cuirassé est mis en alerte prêt à appareiller pour affronter la marine italienne.

Le HMS Duke of York en Méditerranée

Le HMS Duke of York en Méditerranée

-Le HMS Duke of York (17) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Company sis à Clydebank le 5 mai 1937 lancé le 28 février 1940 et admis au service actif le 30 septembre 1941.

Sa mise en service permet l’activation de la 7th Battleship Division qu’il forme avec son sister-ship Prince of Wales. Cette division intègre le 1st Battle Squadron de la Mediterranean Fleet en septembre 1943. Cette division est stationnée à Alexandrie.

Le 5 septembre 1948, le cuirassé venait d’achever sa remise en condition après son deuxième grand carénage (premier en 1944 et le second en 1947/48).

Ecole à feux pour le HMS Anson

Ecole à feux pour le HMS Anson en mer du Nord

-Le HMS Anson (79) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 20 juillet 1937 lancé le 24 février 1940 et admis au service actif le 21 janvier 1942.

A sa mise en service, il forme la 3rd Battleship Division, l’une des divisions du 2nd Battle Squadron, la composante cuirassée de la Home Fleet stationnée à Rosyth mais se déployant régulièrement à Scapa Flow. Cette division est composée également de ses sister-ship King George V et Howe.

Au 5 septembre 1948, le cuirassé était immobilisé pour un grand carénage précipité pour permettre au cuirassé d’être rapidement remis en service.

Le HMS Howe en 1943

Le HMS Howe en 1943

-Le HMS Howe (32) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfields Shipbuilding and Engineering Company sis à Govan le 1er juin 1937 lancé le 9 avril 1940 et mis en service le 15 mai 1942.

A sa mise en service, il est affecté à la 3rd Battleship Division en compagnie de ses sister-ship King George V et Anson, sa base étant Rosyth avec de réguliers déploiements notamment pour des exercices à Scapa Flow.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer dans les Orcades. Accompagné de ses destroyers d’escorte, le cuirassé reçoit l’ordre de s’opposer à toute tentative allemande de contester le contrôle allié de la mer du Nord.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : Standard : 36727 tonnes Pleine Charge : 42076 tonnes

Dimensions: Longueur : 227m Largeur : 31m Tirant d’Eau : 9.9m

Propulsion : Quatre turbines à engrenages Parson alimentées par Huit chaudières Admiralty à surchauffe développant une puissance totale de 125000 ch et actionnant quatre hélices tripales de 4.42m de diamètre.

Performances : Vitesse maximale (aux essais) : 28 nœuds Distance franchissable : 5400 miles nautiques (environ 10800 km) à 18 nœuds, la consommation est de 11.9 tonnes de fuel par heure.

Protection : Ceinture principale de 374mm et ceinture inférieure de 137mm Pont blindé de 136mm
Tourelles de 356mm blindées à 324mm Barbettes blindées à 324mm

Armement : 10 canons de 356mm BL MkVII de 46 calibres répartis en deux tourelles quadruples (une avant et une arrière) et une tourelle double avant 16 canons de 133mm QF Mk1 en 8 tourelles doubles. DCA légère composée de quatre affûts octuples Pom-Pom soit 32 canons de 40mm

Aviation : Les installations aéronautiques débarquées au cours de la guerre comportait une catapulte et quatre hydravions Supermarine Walrus.

Equipage : 1422 à 1511 hommes

Cuirassés classe Lion

Le HMS Temeraire

Le HMS Temeraire

La Grande-Bretagne se rallie à la norme

Comme nous l’avons vu à propos des King George V, les britanniques firent tout pour apparaitre comme les bons élèves respectant les limites des traités qu’elle avait initié notamment celui de Washington mais également les deux traités de Londres, le premier en 1931 et le second en 1936.

En décembre 1934, la France et le Japon avaient dénoncé le traité de Washington qui allait donc cessé d’être actif le 31 décembre 1936.

Une nouvelle conférence se réunit à Londres le 9 décembre 1935 mais le Japon se retire le 15 janvier, limitant la portée du traité signé le 25 mars 1936.

Entré en vigueur le 22 août 1937, le second traité de Londres limite les cuirassés à 35000 tonnes mais une artillerie de 356mm, les porte-avions à 23000 tonnes et 155mm, les sous-marins à 2000 tonnes et 130mm.

Une clause de sauvegarde qui prévoit la modification du traité est activée le 30 juin 1938 par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne pour faire face au Japon qui lui peut construire des bâtiments hors-limites. Ce traité moins d’un après est donc caduc, les signataires pouvant désormais construire des cuirassés de 45000 tonnes à canon de 406mm.

Cette clause intervient trop tard pour modifier les King George V déjà sur cale mais les nouvelles limitations peuvent être appliquées aux nouveaux cuirassés destinés à remplacer les Revenge.

Faute de temps, les successeurs aux King George V Prince of Wales Duke of York Anson et Howe reprennent la même coque mais l’aménage de manière différente pour recevoir trois tourelles triples de 406mm soit neuf canons de 16 pouces, marquant un retour à un calibre apparu avec les Nelson.

Ils reçoivent une puissante DCA (canons de 133mm _qui se révéleront moyennement réussis_ canons de 20mm Oerlikon et de 40mm Bofors) et une suite radar complète. Ils reçoivent une catapulte et deux hydravions bien que ces installations d’hydraviation soient plus une source de gêne qu’autre chose.

Quatre navires sont financés, navires baptisés Lion Temeraire Conqueror et Thunderer

Carrière opérationnelle

-Le HMS Lion est mis sur cale aux chantiers Vickers de Walker le 4 juillet 1939 lancé le 17 mars 1942 et mis en service le 4 avril 1944.

Plus puissant cuirassé de la Royal Navy, il est naturellement affecté à la Home Fleet, d’abord hors rang au sein du 2nd Battle Squadron puis à partir de janvier 1946 au sein d’une 1st Battleship Division qu’il forme avec son sister-ship Conqueror.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Lion est à Rosyth près à appareiller dès que l’ordre lui sera donné.

-Le HMS Temeraire est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 1er juin 1939 lancé le 2 septembre 1942 et mis en service le 13 décembre 1944.

Affecté à la Home Fleet 2nd Battle Squadron, il forme avec le Thunderer la 2nd Battleship Division chargée comme les autres d’affronter la Kriegsmarine pour le contrôle de la mer du Nord.

En septembre 1948, il est immobilisé pour un petit carénage, promptement accéléré pour lui permettre d’être opérationnel le plus rapidement possible.

-Le HMS Thunderer est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield de Govan le 12 novembre 1939 lancé le 29 janvier 1943 et mis en service le 2 mai 1945.

Il forme la 2nd Battleship Division (2nd BatDiv), l’une des divisions du 2nd Battle Squadron, la force de ligne de la Home Fleet.

Le 5 septembre 1948, il était à la mer au large de l’Ecosse et reçoit des consignes de vigilance face une possible rencontre ennemi. Moins une escadre de la Hochseeflot qu’un raider tentant de passer dans l’Atlantique pour s’attaquer au trafic commercial allié.

-Le HMS Conqueror est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 12 octobre 1939 lancé le 4 février 1943 et mis en service le 23 janvier 1946.

Il forme la 1st Battleship Division 2nd Battle Squadron de la Home Fleet en compagnie du Lion et le 5 septembre 1948, il était à quai à Rosyth. Mis en alerte, il se prépare à appareiller si besoin.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 42500 tonnes pleine charge 46500 tonnes

Dimensions : longueur : 239m largeur : 32m tirant d’eau : 9m

Propulsion : Turbines à engrenages Parson alimentées par 8 turbines à trois tubes Admiralty dévellopant 130000ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds distance franchissable : 5400 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : ceinture : 140 à 381mm pont principal 152mm barbettes : 305 à 381mm

tourelles 152 à 381mm Tour : 51 à 115mm

Tourelle double de 133mm à bord du HMS King George V

Tourelle double de 133mm à bord du HMS King George V

Armement : 9 canons de 406mm (16 inch) Mark II en 3 tourelles triples Mk II, 16 canons de 133mm (5.25 inch) MK1 en 8 tourelles doubles Mk1 et 32 canons de 40mm en huit affûts quadruples

Aviation : catapulte et hangar pour trois hydravions Supermarine Walrus d’observation

Equipage : 1600 hommes plus un état major de 80 hommes.

Cuirassés classe Vanguard

King George V, Lion et après ?

Théoriquement, les Lion devaient remplacer les Revenge arrivés en fin de carrière et dont la modernisation n’avait pas été aussi complète que les Queen Elizabeth.

En réalité, ils ont permis le renforcement de la Home Fleet qui pouvait ainsi affronter sereinement les cuirassés type H de la Kriegsmarine.

Comme le cuirassé était encore vu comme le capital ship des marines majeures, le renouvellement du corps de bataille se poursuit, les nouveaux cuirassés devant remplacer à terme les Queen Elizabeth.

Le temps étant compté, les futurs cuirassés de classe Vanguard sont quasiment identiques aux Lion avec cependant des différences :

-Des machines plus puissantes pour anticiper sur une prise de poids inévitable

-L’installation dès l’origine de radars. A la différence des cuirassés précédents, l’installation à été prise en compte à une étape précoce de la conception ce qui va limiter (sans les supprimer) les interférences génératrices de parasites.

-Le remplacement des Pom-Pom par des Bofors de 40mm complétés par des Oerlikon de 20mm

On le voit les différences sont minimes mais jugées suffisantes pour permettre à ces huit navires commandés de former une classe différente, la classe Vanguard, la Royal Navy reprenant le nom d’un cuirassé victime d’une explosion accidentelle le 9 juillet 1917 à Scapa Flow.

Les sept autres navires sont baptisés Royal Oak (en hommage au cuirassé coulé lui aussi à Scapa Flow dans la nuit du 13 au 14 octobre 1939 par le U-47 mais également au chêne dans lequel se cacha le roi Charles II alors qu’il était traqué par Cromwell), Iron Duke (Duc de Fer, surnom de Arthur Wellesley, duc de Wellington), Centurion (le grade majeur de la légion romaine et synonyme de soldat d’élite).

Les quatre derniers sont baptisés Saint Andrew (saint-patron de l’Ecosse) Saint David (saint-patron du Pays de Galles), Saint George (saint-patron de l’Angleterre) et Saint Patrick (saint-patron de l’Irlande). Ces quatre noms furent envisagés pour les puissants cuirassés type N3 abandonnés suite au traité de Washington.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1939, seuls les quatre premiers sont en service, deux sont en achèvement à flot (Saint Andrew Saint David) et deux sont encore sur cale (Saint Patrick Saint George).

Carrière opérationnelle

-Le HMS Vanguard est mis sur cale aux chantiers navals Vickers de Walker le 14 avril 1942 lancé le 21 juillet 1944 et mis en service le 8 mai 1946.

Affecté à la Home Fleet, il forme au sein du 2nd Battle Squadron, la 4th Battleship Division (4th Bdiv) en compagnie de son sister-ship Iron Duke.

Le 5 septembre 1948, le cuirassé achève une période d’entretien à flot.

-Le HMS Royal Oak est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 5 mai 1942 lancé le 12 août 1944 et mis en service le 1er septembre 1946.

Affecté comme ses sister-ships à la Home Fleet, il forme la 5th Battleship Division en compagnie de son sister-ship Centurion et le 5 septembre 1948, il est mouillé à Scapa Flow, prêt à appareiller pour intercepter la flotte allemande ou un raider cherchant à passer dans l’Atlantique.

-Le HMS Iron Duke est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield de Govan le 23 mars 1943 lancé le 8 juin 1945 et mis en service le 18 septembre 1948.

Intégré à la Home Fleet, il permet l’activation de la 4th Bdiv qu’il forme avec le Vanguard. Le 5 septembre, le nouveau cuirassé était à la mer pour entrainement.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, il se ravitaille à Scapa Flow avant de reprendre la mer pour maintenir une garde vigilante en mer du Nord.

-Le HMS Centurion est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 12 septembre 1943 lancé le 8 octobre 1945 et mis en service le 21 mars 1948.

Son admission au service actif permet l’activation de la 5th Bdiv qu’il forme avec son sister-ship Royal Oak. Le 5 septembre 1948, les deux cuirassés étaient mouillés à Scapa Flow, placés en alerte pour intervenir en mer du Nord.

-Le HMS Saint Andrew est mis sur cale aux chantiers navals Vickers de Walker le 4 mars 1945 et lancé le 8 juin 1947. Au 5 septembre 1948, il est achevé à 64%. Les travaux sont suspendus le temps d’y voir plus clair mais il semble évident que l’achèvement du navire va être poursuivit jusqu’à son terme.

-Le HMS Saint David est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 8 mai 1945 et lancé le 12 septembre 1947. Au 5 septembre 1948, le cuirassé est achevé à 52% et comme le Saint Andrew, les travaux sont suspendus juste le temps d’y voir mais l’achèvement ne fait guère de doute.

-Le HMS Saint George est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield de Govan le 8 octobre 1946. Il est toujours sur cale le 5 septembre 1948. Les travaux sont suspendus et son achèvement est jugé comme peu probable sauf pertes importantes dans les rangs de la Royal Navy.

-Le HMS Saint Patrick est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 2 décembre 1946. Il est toujours sur cale le 5 septembre 1948. Les travaux sont suspendus et son achèvement est jugé comme peu probable sauf pertes importantes dans les rangs de la Royal Navy.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 42800 tonnes pleine charge 47000 tonnes

Dimensions : longueur : 239m largeur : 32m tirant d’eau : 9m

Propulsion : Turbines à engrenages Parson alimentées par 8 turbines à trois tubes Admiralty dévellopant 135000ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 31.5 noeuds distance franchissable : 5200 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : ceinture : 140 à 381mm pont principal 152mm barbettes : 305 à 381mm

tourelles 152 à 381mm Tour : 51 à 115mm

Armement : 9 canons de 406mm (16 inch) Mark II en 3 tourelles triples Mk II, 16 canons de 133mm (5.25 inch) MK1 en 8 tourelles doubles Mk1, 32 canons de 40mm en huit affûts quadruples et 24 canons de 20mm en douze affûts doubles.

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite

Aviation : catapulte et hangar pour trois hydravions Supermarine Walrus d’observation

Equipage : 1650 hommes plus un état major de 80 hommes.

Grande-Bretagne (11) Royal-Navy (3)

La guerre de Pologne

Ordre de bataille de la Royal Navy en septembre 1939

-Comme en 1914, la majorité des moyens navals britanniques sont rassemblés en mer du Nord pour faire face à l’Allemagne, Londres n’ayant plus les moyens de maintenir deux puissantes flottes en mer du Nord et en Méditerranée, laissant la garde de la Mare Nostrum à la Royale qui doit faire face à l’Italie qui restera neutre dans le conflit qui s’ouvre.

Home Fleet

Comme en 1914, la Home Fleet se rassemble à Scapa Flow dans les Orcades. Elle se compose des moyens suivants :

-Le 2nd Battle Squadron avec les cuirassés Nelson Rodney Royal Oak Royal Sovereign Ramillies

-Le Battlecruiser Squadron avec les croiseurs de bataille Hood et Repulse

-Le porte-avions Ark Royal

-18th Cruiser Squadron : croiseurs légers classe Town Newcastle Sheffield Edimburgh Belfast

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers Effingham Emerald Enterprise Cardiff Delhi Dunedin

-7th Cruiser Squadron : croiseurs légers Diomede Dragon Calypso Caledon

-Croiseur antiaérien Calcutta

-Poseur de filet Guardian

-Croiseur Aurora qui sert de navire de commandement pour les destroyers
-Deux flottilles de destroyers, la 6th Destroyer Flottilla avec huit navires et la 8th Destroye Flottilla avec neuf navires.

-navire-dépôt Greenwich

-1st Minesweeping Flotilla avec sept dragueurs océaniques

Le reste des moyens de la Home Fleet sont basés à Rosyth avec le porte-avions Furious qui ne sert plus que de porte-avions d’entrainement, à Dundee où se trouve la 2nd Submarine Flottilla (navire-dépôt Forth et quatorze sous-marins, à Blyth avec la 6th Submarine Flottilla (navire-dépôt Titania et sept sous-marins) et surtout dans l’estuaire de la Humber avec la Humber Force.

Cette force stationnée dans l’estuaire formé par les rivières Ouse et Trente est destinée à empêcher les raids allemands sur la côte est de la Grande-Bretagne. Elle dispose des moyens suivants :

-2nd Cruiser Squadron : croiseurs légers Southampton et Glasgow

-7th Destroyer Flottilla avec neuf destroyers

-Deux dragueurs de mines

Channel Force

Cette “Force de la Manche” est distincte de la Home Fleet. Elle est chargée de la défense de La Manche en liaison avec la Flotte de l’Atlantique et de l’Escadre Légère du Nord (ELN), deux formations de notre marine nationale. Elle dispose des moyens suivants :

-Cuirassés Resolution et Revenge

-Porte-avions Courageous et Hermes

-Croiseurs légers Ceres Caradoc Cairo (ce dernier est antiaérien)

-18th Destroyer Flottilla : neuf destroyers

Home War Organisation

Cette organisation mise en place au moment du déclenchement de la guerre de Pologne répartit dans des différents ports des flottilles de destroyers pour la défense locale et la couverture des convois.

-A Devonport sont stationnées deux flottilles de destroyers, le 11ème avec dix destroyers et la 17ème avec huit destroyers

-A Portland (comté de Dorset), la 12th Destroyer Flottilla dispose de six destroyers

-A Portsmouth, la 16th Destroyer Flottilla dispose de dix navires dont quatre attachés

-A Rosyth et Milford Haven, la 15th Destroyer Flottilla dispose de huit destroyers

-A Douvres, la 19th Destroyer Flottilla

Home Command

Sous ce commandement se trouvent des moyens d’escorte et de protection :

-Le Nore Command dispose à Douvres de trois dragueurs, dans l’Estuaire de la Tamise de douze dragueurs dont neuf chalutiers.

-Le Portsmouth Command dispose de huit dragueurs dont quatre chalutiers et de cinq chalutiers anti-sous-marins

-Le Western Approaches Command aligne six escorteurs, trois chalutiers ASM et trois chalutiers-dragueurs, tous stationnés à Devonport

-Enfin le Rosyth Command dispose de huit escorteurs

Mediterranean Fleet

Cette flotte chargée de couvrir la Méditerranée et le passage de convois en direction de l’Extrême-Orient via le détroit de Gibraltar et le canal de Suez dispose de moyens assez importants mais ses bases sont inadaptées soit parce qu’elles sont trop proches de l’ennemi (Malte), manquent d’infrastructures (Alexandrie) ou trop éloignée (Gibraltar).

La priorité de la Royal Navy sera d’ailleurs d’arracher les crédits pour améliorer les infrastructures égyptiennes de la marine britannique, une lutte de longue haleine qui finira par payer par l’installation d’une base moderne créée ex-nihilo à proximité d’Alexandrie.

En attendant en septembre 1939, elle dispose des moyens suivants :

-1st Battle Squadron avec les cuirassés Warspite Barham Malaya

-Porte-avions Glorious

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds Devonshire Shropshire Sussex

-3rd Cruiser Squadron : croiseurs légers Arethusa Penelope Coventry (CLAA)

-Le commandement des destroyers est assuré par le croiseur léger Galatea et le navire-dépôt Woolwich. Sous leur autorité, on trouve quatre flottilles destroyers, les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème avec respectivement, 9, 5, 9 et 8 navires mais la 2nd Destroyer Flottilla ne va pas tarder à rejoindre l’Angleterre.

-Quatre navires d’escorte

-1st MTB Flottilla avec le navire-dépôt Vulcan et douze vedettes lance-torpilles

-Poseur de filets Protector

-Mouilleur de mines Medusa

-3rd Minesweeping Flottilla avec cinq dragueurs

-Navire-atelier Resource

China Station

La Station de Chine dispose de moyens importants en raison de la menace japonaise. Elle s’appuie sur une base installée à Hong Kong ainsi que sur le “Gibraltar de l’Extrême-Orient”, Singapour, la base d’Alor Setar en Malaisie _vitale pour verrouiller le détroit de Malacca_ ainsi que les ports des dominions _Australie et Nouvelle-Zélande_ .

Les ports indiens peuvent servir de base mais ils sont mal équipés et surtout bien trop éloignés pour être utiles.

Durant la période de Pax Armada, la coopération avec les autres puissances coloniales de la région se dévellope et la China Station peut espérer s’appuyer sur les bases françaises (Haiphong, Saïgon et surtout Cam-Ranh _la base la mieux équipée de la région_), américaines (Manille et son arsenal de Cavite) et néerlandaises, la marine néerlandaise étant la seule déployant à titre permanent des navires de ligne.

Une base tactique de ravitaillement (sans installations de carénage) est installée sur l’île de Borneo à Kuching

En septembre 1939, cette force aligne les moyens suivants :

-5th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Kent Cornwall Dorsetshire ainsi que le croiseur léger Birmingham

-Porte-avions Eagle

-21st Destroyer Flottilla (appelée en Méditerranée) avec neuf destroyers

-Cinq navires d’escorte

-4th Submarine Flottilla avec le navire-dépôt Medway, un destroyer et quinze sous-marins

-Cinq destroyers affectés à la défense de Hong-Kong

-Mouilleur de mines Redstart

-2nd Motor TorpedoBoat Flottilla (2nd MTB Flottilla) avec six vedettes lance-torpilles

-Vingt canonnières fluviales

-Monitor Terror

South Atlantic Commandand (Freetown, actuelle Sierra Leone)

-6th Cruiser Squadron avec le croiseur léger Neptune

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Despatch Dauntless Danae Durban
-4th Destroyer Division (2nd Destroyer Flottilla) avec quatre navires

-Porte-hydravions Albatros

-Quatre navires d’escorte

-Deux sous-marins

North Atlantic Command (Gibraltar)

-Croiseurs Colombo et Capetown

-13th Destroyer Flottilla avec neuf destroyers

-Deux sous-marins

-Deux dragueurs de mines

American and West Indies Station (Halifax et Bermudes)

-8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Berwick et York ainsi que les croiseurs légers Orion et Perth (ce dernier appartenant à la marine australienne).

-Deux navires d’escorte

Autres formations

-En Inde est déployé le 4th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Gloucester Liverpool Manchester en compagnie de sept navires d’escorte dont cinq appartenant à la Royal Indian Navy.

-Des navires sont en réserve ou servant pour l’entrainement :

-Croiseurs lourds Hawkins et Frobisher

-Porte-avions Argus

-Croiseur mouilleur de mines Adventure

-Cinq destroyers

-Dix dragueurs de mines

-Porte-hydravions Pegasus

-La 5th Submarine Flottilla assure la formation des sous-mariniers avec un navire-dépôt
et huit sous-marins d’entrainement

-Croiseur-école Vindictive

-1st Flottilla Anti-Submarine Boat avec cinq vedettes anti-sous-marines

-Il ne faut pas oublier la participation des dominions qui en septembre 1939 disposent de moyens limités :
-Canada : six destroyers

-Australie : croiseurs lourds Canberra et Australia croiseurs légers Sydney Hobart Adelaïde trois destroyers et deux navires d’escorte

-Nouvelle-Zélande : croiseurs légers Leander et Achilles plus deux navires d’escorte

Si les deux premières disposent de marines indépendantes, la dernière n’en dispose pas encore, il faudra attendre 1944 pour que ce soit le cas.

En septembre 1939, d’autres navires sont en refonte ou en entretien et donc non opérationnels :

-Cuirassés Queen Elizabeth et Valiant

-Croiseur de bataille Renown

-Croiseurs lourds Suffolk London Norfolk

-Croiseurs légers antiaériens Curlew Curacoa Carlisle.

-Un navire d’escorte et quatorze destroyers

La Royal Navy dans la guerre de Pologne

Quand éclate le conflit le 3 septembre 1939, la priorité pour la marine britannique est de couvrir le passage en France du Corps Expéditionnaire Britannique (British Expeditionnary Force BEF) en France en les protégeant contre l’aviation et les sous-marins allemands. Une mission réussie.

Elle met en place comme en 1914 le blocus des côtes allemandes pour empêcher le trafic commercial allemand et forcer la Kriegsmarine à accepter un combat en haute-mer. Cette dernière bien inférieure en nombre et en puissance se dérobera toujours à cet affrontement espéré.

Naufrage du HMS Courageous sous les coups du U-29

Naufrage du HMS Courageous sous les coups du U-29

Plusieurs sous-marins allemands sont coulés durant ce bref conflit mais les U-Boot prennent leur revanche en détruisant le porte-avions HMS Courageous le 17 septembre 1939 (U-29) puis le cuirassé HMS Royal Oak par le U-47 du commandant Gunther Prien qui se glisse dans la nuit du 13 au 14 octobre 1939 dans la rade réputée inviolable de Scapa Flow pour détruire au mouillage le vénérable cuirassé.

La chasse aux raiders allemands est peu fructueuse mais marquée par la destruction du cuirassé de poche Admiral Graf Spee le 17 décembre 1939. Ce dernier réfugié à Montevideo doit se saborder, les alliés ayant refusé un sauf-conduit pour permettre au cuirassé de rentrer en Allemagne.

Quand le conflit se termine, la marine britannique à donc perdu un porte-avions, un cuirassé et plusieurs sous-marins.