Etats Unis (119) Armée de Terre (9)

Véhicules

Véhicules blindés légers

M-8 Greyhound

M-8 Greyhound 30

A l’automne 1940, l’US Army s’interrogea sur les conflits futurs et notamment l’emploi des chars de combat. Elle identifia le besoin d’un véhicule de reconnaissance rapide et bien armé pour éclairer les unités de char.

Après avoir hésité entre un châssis chenillé, un châssis mixte et un châssis à roues, l’US Army sélectionna en septembre 1943 le projet de Ford.

Baptisé à l’origine T22, il fût officiellement adopté en mars 1944 sous le nom de M8 Light Armored Car, son surnom «Greyhound» ayant été attribuée officiellement en mai 1950 sans que l’origine du nom (lévrier) ne soit connu avec exactitude.

Il s’agissait d’un véhicule 6×6, rapide (90 km/h sur route), bien protégé et armé d’un canon de 37mm qui constituait un bon compromis pour un véhicule de reconnaissance, permettant de détruire quasiment tous ses homologues adverses mais qui n’était pas trop puissant pour ne pas pousser les équipages à engager inconsidérément le combat.

Les premiers véhicules de série sont mis en service à l’été 1944. Toujours en service en septembre 1948 et a fortiori en avril 1950, le M-8 Greyhound est l’automitrailleuse standard des forces armées américaines, étant utilisée par l’US Army mais également par les Marines.

La production cesse en janvier 1953, lui succédant une automitrailleuse 8×8, la M-17. La M-8 reste en service jusqu’à la fin du conflit, étant définitivement remplacée par la M-17 en 1957 dans les unités d’active, la réserve la conservant jusqu’au milieu des années soixante.

M-20 Armored Utility Car 5.jpg

La seule variante de la M-8 fût un véhicule de transport blindé, la M-20 Armored Utility Car utilisé le transport logistique et le transport de troupes.

La M-20 disposait d’une caisse plus haute, sans tourelle avec pour tout armement une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier.

Le véhicule à été utilisé pendant et après la guerre par l’Arabie Saoudite, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, Chypre, Colombie, Corée, Ethiopie, France, Grèce, Guatemala, Haiti, Iran, Italie, Jamaïque, Madagascar, Mexique, Niger, Norvège, Paraguay,Pérou, Portugal, Royaume-Uni, Salvador, Chine, Thaïlande, Turquie, Venezuela, Vietnam et Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Poids en ordre de marche 7.940 tonnes Longueur 5m largeur 2.54m hauteur 2.248m

Motorisation : moteur à essence Hercules IXD de 110ch Vitesse maximale sur route 90 km/h vitesse maximale en tout terrain 48km/h Autonomie 640km Blindage 3 à 19mm

Armement : un canon de 37mm M6 avec 80 obus, une mitrailleuse coaxiale de 7.62mm Browning M1919A4 avec 1500 cartouches et une mitrailleuse antiaérienne de 12.7mm avec 400 cartouches

Equipage : quatre hommes (chef de char, canonnier/chargeur, pilote, copilote/radio)

M-17 Heavy Armoured Car «Staghound»

Comme nous venons de le voir, la M-8 était l’auto-blindée standard des forces armées américaines et pour ne rien gâcher un bon véhicule de reconnaissance et de combat. Néanmoins face aux automitrailleuses puissantes mises au point en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne, elle risquait d’être déclassée en terme de blindage et de puissance de feu.

Le projet qui allait aboutir à la Staghound est lancé au printemps 1945. Ford, Chevrolet et General Motors proposent plusieurs projets en différentes configurations 4×4 6×6 et 8×8, avec un blindage plus ou moins épais, un armement allant du canon de 37mm à la Greyhound au canon de 75mm du Sherman.

Parallèlement, des variantes sont étudiées : dépannage, commandement, défense antiaérienne, appui-rapproché, ravitaillement, le tout pour former une famille complète de véhicules pour faciliter la production.

Chaque constructeur reçoit en janvier 1946 la commande de deux prototypes, le Ford T24 6×6 armé d’un canon de 57mm, le Chevrolet T-26 4×4 armé d’un canon de 37mm à haute vitesse initiale et enfin le General Motors T-28 8×8 armé d’un canon de 75mm.

Après évaluation, l’US Army décide de choisir le chassis T-28 avec la tourelle du projet Ford, l’armée de terre américaine estimant le canon de 57mm suffisant pour les missions de reconnaissance.

La nouvelle automitrailleuse américaine est officiellement adoptée en mars 1947 sous le nom de M-17 Heavy Armored Car mais la production est d’abord lente et assez peu d’exemplaires sont en service en septembre 1948. Leur nombre augmente ensuite assez rapidement, supplantant la M-8 en Europe à partir de l’été 1952.

Rapide et puissante, la M-17 était un véhicule blindé rapide (75km/h), bien protégé (45mm de blindage aux endroits sensibles) et son canon de 57mm _identique au canon antichar de même calibre_ suffisamment puissant pour contrer les autos blindées adverses mais pas trop puissant pour tenter l’équipage d’engager le combat là où l’esquive serait plus profitable.

Contrairement la M-8, toutes les variantes étudiées ont été produites en série qu’il s’agit du véhicule de dépannage (superstructure à la place de la tourelle, moyens de treuillage, grue de 5 tonnes, outils et pièces détachées), commandement (tourelle à canon factice, moyens de communication supplémentaires), défense antiaérienne (deux versions, un avec un affût quadruple de 12.7mm et une avec deux canons de 20mm en tourelle), appui-rapproché (avec un obusier de 76.2mm britannique) et ravitaillement (pas de tourelle, armement limité à une mitrailleuse de 12.7mm sous bouclier).

Le conflit terminé, la M-17 reste la seule auto blindée en service en masse dans les forces armées américaines.

Exportée après guerre en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Yougoslavie, en Grèce, en Turquie, au Japon et en Inde, elle reste en service dans l’US Army jusqu’en 1971 quand un véhicule de reconnaissance chenillé le remplace.

Caractéristiques Techniques

Poids en ordre de combat : 10.4 tonnes Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.00m Hauteur 1.80m

Motorisation : un moteur essence General Motors de 150ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 à 100 km/h vitesse maximale sur terrain varié 25 à 40 km/h Autonomie 400km (145 litres de carburant)

Blindage : minimum 15m maximum 45mm

Armement : tourelle triplace avec un canon de 57mm alimenté à 80 projectiles associé à une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4 (1500 cartouches). Une mitrailleuse de 12.7mm est monté sur le toit avec 950 cartouches

Equipage : un pilote, un chef de bord, un tireur et un pourvoyeur/opérateur radio

M3 Scout Car

M-3 Scout Car 47.jpg

Le véhicule blindé léger M3 connu par son constructeur comme la White Scout Car était le véhicule léger à tout faire de l’US Army avant l’apparition de la jeep. Conçu comme un petit véhicule de reconnaissance destiné à la cavalerie, il allait être utilisé également pour des missions de patrouille, de commandement, d’ambulance et de traction d’armes lourdes.

Après la production de 64 M3, l’US Army décide de commander une version améliorée baptisée M3A1. Celle ci disposait d’une coque plus longue et plus large lui permettant d’embarquer jusqu’à sept fantassins.

Après la production de 8500 M3A1 de septembre 1940 à octobre 1948, une version M3A2 lui succède sur les chaines de montage.

Le moteur est plus puissant, le blindage renforcé et le véhicule peut recevoir une véritable tourelle armée de deux mitrailleuses de 12.7mm, faisant d’elle une véritable auto-blindée. Au final ce sont 20000 véhicules qui sont produits jusqu’en décembre 1953 quand la production s’arrête.

Ce véhicule va être utilisé sur tous les théâtre d’opérations du Pacifique à la Norvège en passant par l’Europe du Nord-Ouest et la Méditerranée. Outre l’US Army, le véhicule à été livré à la Chine, à l’URSS, à la Grande-Bretagne, à la Belgique, la République Dominicaine, l’Australie, le Brésil, le Cambodge, le Canada, le Chili, la Colombie, la Grèce, le Liban, le Laos, le Mexique, la Norvège, les Philippines, le Portugal, le Vietnam et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques de la M3 Scout Car

Poids : 4 tonnes Dimensions : longueur 5.6m largeur 2m hauteur 2m

Motorisation : un moteur diesel Hercules JXD 6 cylindres dévellopant 110ch Performances : vitesse maximale 89 km/h Distance franchissable 403km

Blindage : 6-13mm Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 et deux mitrailleuses Browning M1919A4 de 7.62mm

Equipage : conducteur + sept hommes

Autres véhicules légers

La M3 Scout Car n’était pas le seul véhicule léger de l’US Army, d’autres véhicules légers sont utilisés pour les liaisons, l’évacuation sanitaire, la traction d’armes lourdes…… .

Les principaux véhicules utilisés étaient les Dodge T207-WC3 et Dodge T215-WC27, des véhicules de la classe des une/deux tonnes. Ils vont être complétés par l’immortelle Jeep. Conçue par la firme Willys mais produite par de nombreux autres constructeurs tant la demande était forte.

Ce petit véhicule conçu pour des missions de transport léger et de liaison fût utilisé pour un nombre incroyable de missions comme l’évacuation sanitaire, la reconnaissance, les opérations commandos, le transport d’armes lourdes et même un lance-roquettes multiple léger…… .

Half-track

Si aujourd’hui, les véhicules à roues sont aussi mobiles et à l’aise en tout-terrain que les véhicules chenillés, à l’époque, la roue reignait en maitre sur la route, la chenille en tout terrain.

Cela avait son impact sur les opérations car si la roue pouvait aller vite et loin, la chenille n’était pas aussi rapide. D’où l’idée de combiner la roue et la chenille sous la forme d’un semi-chenillé ou half-track qui était censée combiner les avantages des deux. En réalité ce fût plus les inconvénients des deux systèmes qui furent combinés.

Résultat, une fois le conflit terminé, le semi-chenillé fût relegué au musée des systèmes militaires disparus, les différentes armées choisissant soit la roue soit la chenillé pour assurer le transport de troupes.

Si le M3 est le half-track le plus célèbre et le plus nombreux, d’autres modèles de semi-chenillés ont été utilisés par l’US Army comme nous l’avons le voir.

-Le M2 Halftrack est une production de la White Motor Company destiné à l’origine à être un tracteur d’artillerie mais il fût également utilisé comme véhicule de reconnaissance notamment au sein des unités de cavalerie.

A l’origine du choix du semi-chenillé par l’US Army figure l’évaluation de véhicules Citroen-Kégresse. Il s’agissait de trouver une solution aux pauvres performances en tout terrain des autos blindées alors utilisées par l’US Army.

La White Motor Company après l’échec de son T7 Half-track Car réussit à convaincre l’US Army de commander son semi-chenillé T14 devenu en 1940 la M2 Half-track car.

Après avoir été utilisé comme tracteur d’artillerie et comme véhicule de reconnaissance, le M2 fût un temps utilisé comme véhicule de transport de personnel (Armoured Personnal Carrier) avant d’être supplanté par son grand frère, le M3 plus gros et donc mieux adapté à cette mission. Les premiers M2 sont livrés au printemps 1941.

La production du M2 se poursuivit jusqu’en septembre 1954, permettant la sortie de 14500 véhicules. Ils ont été utilisés aux Philippines, dans le Pacifique, en Italie et en Europe (occidentale et du nord).

Outre la version de base, le M2 fût dévellopement en variante porte-mortier de 81mm (le tir pouvait se faire depuis le véhicule ou depuis la terre), antichar (canon antichar de 57mm remorqué ou utilisé sur le véhicule), antiaérien (avec un affût quadruple de 12.7mm) et Génie.

Outre les Etats-Unis, les M2 équipèrent la Grande-Bretagne, l’URSS, la Tchécoslovaquie, le Chili, la France, la Grèce, le Portugal, le Brésil, la République Dominicaine, le Paraguay, les Phillipines, la Pologne, le Mexique, la Belgique, les Pays-Bas, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, le Liban, l’Argentine et la Finlande.

Au sein de l’US Army, le M2 à été retiré du service dès 1957, laissant le M3 seul half-track en service jusqu’à l’arrivée en 1962 du mythique M-113.

Caractéristiques Techniques du M2 Half-track

Poids : 9 tonnes Dimensions : longueur 5.96m largeur 2.2m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX dévellopant 148ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h distance franchissable 350km

Blindage : 6-12mm

Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2. Embarquement de 14 mines et 10 grenades à main

Equipage : 2 hommes + sept passagers

M-3 Halftrack 22

-Le semi-chenillé le plus célèbre de l’armée américaine est sans contestation possible M3 Half-track. Il est issu du même mouvement de réflexion que celui ayant abouti à la mise au point du M2 en l’occurence l’évaluation de véhicules fournis par la firme Citroen, utilisant la licence Kegresse.

A la différence du M2, le M3 à été conçu dès l’origine comme un APC destiné à l’infanterie mécanisé, possédant une seule porte d’accès et des sièges pour douze hommes. Cinq sont installés dans le compartiment arrière sur les parois et trois dans la cabine. Généralement, les fantassins sont à l’arrière, la cabine accueillant le conducteur, un mitrailleur et le chef de groupe.

Standardisé début 1942 après la résolution de nombreuses maladies de jeunesse, le M3 est produit pour équiper les divisions blindées et les divisions d’infanterie, équipant également les Marines.

Toujours en production en septembre 1948, le M3 est remplacé sur les chaines de montage par le M3A1 en mars 1949 puis par le M3A2 en juin 1952 et enfin le M3A3 en septembre 1953.

Les différences entre les variantes concernant le moteur (plus puissant), un blindage renforcé et une maintenance rendue plus aisée, le RETEX permettant au fabriquant d’améliorer quasiment en continu le véhicule.

La production cesse en mars 1955, le véhicule restant en service jusqu’en mars 1962 quand il est définitivement remplacé par un nouveau battlefield taxi, un taxi du champ de bataille, le M113. Au total 44000 véhicules ont été produits.

Outre la variante de base utilisée pour le transport de troupes et le soutien logistique, le M3 à été décliné en de nombreuses variantes spécialisées comme commandement et contrôle, porte-mortier, antichar, antiaérien, génie, dépannage, évacuation sanitaire….. .

Outre les forces armées américaines, le M3 à été utilisé par la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Tchécoslovaquie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, l’Allemagne (après guerre), la Grèce, l’Italie (après guerre mais également avec l’armée co-belligérante), l’Inde, le Japon (après guerre), le Liban, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, les Phillipines, le Portugal, la Pologne, l’URSS, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques du M3

Poids : 9.07 tonnes Dimensions : longueur 6.17m largeur 1.96m hauteur 2.26m

Motorisation : un moteur White 160AX de 147ch

Performances : vitesse maximale 72 km/h sur route distance franchissable 320km

Blindage : 13.2 à 25.4mm

Armement : une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4

Equipage : un conducteur et douze passagers (généralement un mitrailleur et onze fantassins dont le chef de groupe)

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Etats Unis (116) Armée de Terre (6)

Armement de l’infanterie (4) grenades, mines, lance-roquettes et mortiers

Grenades et mines

-Grenade défensive à fragmentation Mk II avec soit 21g de poudre à canon ou 57g de TNT remplacée au cours du conflit par un modèle amélioré, la M-26

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Allemagne (39) Bases Navales (2)

Bases navales allemandes en mer Baltique

Base navale de Kiel

Avant-propos

-Kiel est la base navale majeure de l’Allemagne en mer Baltique. La ville est située à 90km au nord d’Hambourg, au sud de la péninsule du Jutland, devenue allemande en 1867 après trois ans de co-gestion germano-autrichienne.

-Dès 1865, le roi de Prusse avait décidé d’en faire la principale base de la marine prussienne mais Il faut cependant attendre 1871 pour que Kiel et Wilhelmshaven soient désignés officiellement comme des ports de guerre impériaux (Reichskrieghäfen).

-Port majeur de la puissante flotte de haute mer (Hochseeflot), le port balte relié à la mer du Nord par le canal de Kiel est frappé par des mutineries en novembre 1918, mutineries qui favorisèrent la chute du Deuxième Reich.

-Après une période de déclin, Kiel redevient un port militaire de premier ordre avec le stationnement d’unités majeures (cuirassés et porte-avions) mais également par la présence de l’Ecole Navale.

-Les installations sont modernisées, les bassins et les dépôts agrandis, les fortifications démantelées en 1919 pour laisser la Baltique libre d’accès sont reconstruites.

Le site est implanté sur une baie (baie de Kiel ou Kieler Butch) relié à la ville par un «fjord» ou baie étroite, le Kieler Forde, un «espace» de 17km qui relie la baie à la ville de Kiel.

La base navale est implantée sur la rive est du Kieler Forde mais le chantier naval ex-arsenal est implanté en face.

Principales installations

-15km de linéaires de quai avec un bassin principal pour les unités majeures (cuirassés, croiseurs de bataille, porte-avions et croiseurs lourds), un bassin secondaires pour les croiseurs légers, les contre-torpilleurs et les torpilleurs, un bassin pour les sous-marins et un bassin auxiliaire pour les navires de soutien.

-Les installations d’entretien qui dépendaient jusqu’en 1918 du Kiel Kaiserliche Werft sont toujours opérationnelles en 1948 mais en 1918, l’Arsenal Imperial de Kiel est fermé suite à la défaite avant de renaitre sous la forme d’une entreprise privée, les chantiers navals Deutsche Werke qui disposent des installations suivantes :

-Deux formes de 300m, une forme n°1 et une forme n°2 pour les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs lourds
-Deux formes de 175m, une forme n°3 et une forme n°4 pour les croiseurs légers et les contre-torpilleurs

-Cinq cales de 200m (Cale A, B,E,F et G)

-Deux cales de 300m (Cale C et D)

-Une cale H de 150m

Défenses côtières

Suite au traité de Versailles en 1919, les défenses côtières sur les côtes allemandes de la mer Baltique sont démantelées pour laisser la Baltique libre d’accès.

-Ces défenses sont reconstituées entre 1940 et 1943 avec des installations pour la défense rapprochée et des installations pour la défense lointaine.

-La défense rapprochée est assurée au niveau du Kieler Forde avec un groupement ouest (quatre canons de 280mm, six canons de 105mm, huit canons de 88mm, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm) et un groupement est (deux canons de 280mm, quatre canons de 105mm, huit canons de 88m, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm).
.
-La défense de la baie est assurée par d’autres ouvrages implantées à l’ouest à Weidefeld et à l’est sur l’île de Fehrman.

-La position ouest dispose de deux canons de 280mm sur plate-forme rotative protégée par un blockhaus en béton, de quatre canons de 150mm en position fixe, de six canons antiaériens de 88mm, de douze canons de 37mm en affûts doubles et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense contre l’infanterie.

La position est implantée à l’extrémité orientale de l’île de Fehrman dispose de quatre canons de 150mm en position fixe en arc de cercle concave avec au centre de ce demi-cercle, deux canons de 280mm sur plate-forme rotative.

La défense antiaérienne est assurée par quatre canons de 88mm, seize canons de 20mm en affûts doubles et les mitrailleuses de 7.92mm servant à la fois de défense contre l’infanterie mais également d’arme antiaérienne pour certaines d’entre-elles.

Côté terre, il n’y à pas de véritables fortifications. Des hauts murs ceinturent la base navale mais il n’y à pas de véritables défenses. Tout juste de points de contrôle mais qui ne pourraient opposer qu’une résistance limitée à un ennemi décidé.

Navires stationnés à Kiel en septembre 1948

-Porte-avions légers Lutzen et Bautzen

-Cuirassés Ludendorff et Kaiser Wilhelm II

-Croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau

-Croiseurs lourds Admiral Hipper et Blücher

-Croiseurs légers Leipzig et Nurmberg

-Croiseurs légers Bremen et Emden

-Croiseur-école Postdam

-Croiseur léger antiaérien Salzburg

La base navale de Kiel dispose également de Zerstörerflottille avec des contre-torpilleurs/destroyers (Zerstörer) destinés principalement à l’escorte de grandes unités pour leur offrir une défense rapprochée contre leurs congénères ennemis, les sous-marins et les avions.

La 3.Zerstörerflottille d’abord stationnée à Swinenmünde est transférée à Kiel en septembre 1940 et dispose de deux divisions :

-5ème division (5. Z-Division) : Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann et Z.19 Hermann Kühne

Les deux premiers assurent l’escorte du cuirassé Ludendorff alors que le Z.19 est un solitaire, sans navire à escorter, pouvant renforcer une escorte, servir d’éclaireur pour mener une mission spéciale.

-7ème division (9. Z-Division) : Z.23 Z.24 Z.25 et Z.26

Les Z.23 et Z.24 assurent l’escorte du cuirassé Kaiser Wilhem II alors que les Z.25 et Z.26 assurent celle de l’Oldenburg

-La 5. Zerstörerflottille dispose de la 10ème Z-Division avec les Zerstörer Z.31 Z.32 Z.33 et de la 12ème Z-Division avec les Z.34 Z.35 Z.36.

Les Z.31 Z.32 assurent l’escorte du croiseur de bataille Nassau ,les Z.33 et Z.34 assurent l’escorte du porte-avions léger Lutzen et les Z.35 et Z.36 assurent l’escorte de son sister-ship Bautzen.

-Aux côtés des Zerstörer, nous trouvons des torpilleurs (Torpedoboote) regroupés à Kiel en deux flottilles :

La 1. Torpedobooteflottille dispose à l’origine de six torpilleurs type 35 (T.1 T.2 T.3 T.4 T.9 et T.10) mais deux navires sont perdus avant le second conflit mondial (T.1 et T.3) réduisant la flottille à quatre navires.

La 6. Torpedobooteflottille est créee en avril 1939 avec les torpilleurs anciens Iltis Jaguar Seeadler et Wolf qui sont désarmés entre janvier et octobre 1943, étant remplacés par quatre torpilleurs type 39 (T.23 T.25 T.27 et T.29).

-En ce qui concerne les sous-marins, Kiel est une base majeure puisque c’est là qu’est implanté le commandement Baltique de l’U-Bootwafe. Elle accueille un certain nombre d’U-Flottille destinées à opérer en Baltique mais également en mer du Nord et dans l’Océan Atlantique.

-2. U-Flottile : U-93, U-95, U-97,U-132,U-133,U-134,U-136 et U-140

-4. U-Flottile : U-94, U-96, U-98, U-139, U-141, U-142, U-144,U-146

-Hors rang, sous-marins ravitailleurs U-191 et U-192

-On trouve également des navires légers de combat ou assimilés :

-Geleitboote F-8 utilisé comme auxiliaire

-1. Geleitboote Flottille avec les Geleitboote G.1, G.3, G.5,G.7,G.9 et G.11

-2. Minensucherboote Flottille qui dispose des M.2 M.6 M.9 M.10 M.11 et M.12 (type 1935)
-4. Minensucherboote Flottille des M.14 M.16 M.18 M.20 M.22 et M.24 (type 1935)
-3. Schnellbooteflottille avec les Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-8. Schnellbooteflottille avec les S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
-1. Raum-Boote Flottille R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11
-5. Raum-Boote Flottille R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30
-Des navires de soutien sont également stationnés à Kiel :
-Pétrolier-ravitailleur KMS Altmark
-Pétrolier-ravitailleur KMSFranken
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavel
-Ravitailleur rapide KMS Ostsee
-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles Tanga
-Ravitailleurs de sous-marins Mosel et Weichsel
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C16 et MT1
-Bâtiments hydrographes (Wermessungsschiffe) Hooge
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Claus Van Bevern, Störtebecker Nautilus
-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Otter
-Bâtiments cibles télécommandés (ex-cuirassés) Zähringen et Hessen
-Bâtiment-base (ex-croiseurs) Amazone ArconaHamburg Berlin et Medusa
-quatre navires type LSM, navires baptisés MarineInfanterieSchiff
Base navale de Swinenmünde

Avant-propos

La ville de Swinemünde est installée sur l’île de Usedom, une île qui avec celle de Wollin sépare la lagune de Stettin (Stettiner Haff) de la mer Baltique. Cette île à longtemps appartenu au duché de Poméranie puis occupée à partir de 1630 par la Suède mais entre 1648 et 1720, la Prusse et la Suède se disputèrent l’île, les premiers finissant par remporter le morceau.

A la fin du 18ème siècle, le royaume de Prusse lança une politique de dévellopement de l’île, élargissant la Swine, le bras de mer séparant la lagune de Stettin et la mer Baltique ce qui entraine la construction d’un port de mer. C’est l’acte de naissance de la ville de Swinemünde qui va être un port commercial et un port militaire.

Si le port civil est implanté sur la rive orientale de Swine, le port militaire est implanté sur la rive occidentale.

Il n’existe pas à proprement parlé d’arsenal mais deux formes de radoub ont été aménagées, une forme de 250m et une deuxième de 350m avec des grues de 7 tonnes, 15 tonnes et 25 tonnes. Le tout associé à des dépôts et des ateliers pour assurer la maintenance des navires stationnés.

Défenses côtières

Comme pour Kiel, les défenses côtières protégeant Swinemünde sont démantelées en 1919 pour respecter les termes du traité de Versailles. Elles sont reconstituées entre 1937 et 1940.

Les défenses principales sont implantées à l’ouest et à l’est de la ville, deux forts permettant une défense tout azimut. Chaque fort dispose de deux canons de 280mm en plate-forme rotative, quatre canons de 105mm _eux aussi sur plate-forme rotative_, six canons de 88mm antiaérien, contre-terre et antisurface, une DCA légère composée de canons de 37mm et de 20mm, des mitrailleuses et des mortiers pouvant assurer la défense contre l’infanterie.

Navires stationnés à Swinemünde

-Porte-avions d’escadre KMS Graf Zeppelin

-Croiseurs lourds (ex-cuirassés) Lutzow et Admiral Scheer

-Croiseur léger antiaérien Hamburg

-I.Zerstörerflottille composée de deux divisions, la 1. Z-Division composée des Z.2 Georg Thiele Z.3 Max Schultz et Z.1 Leberecht Maas et la 3. Z-Division composée des Z.14 Friedrich Ihn Z.15 Erich Steinbrinck
Les destroyers Z.1 et Z.2 escortent le Graf Zeppelin, le Z.3 n’est pas affecté à l’escorte de grandes unités, pouvant renforcer une escorte ou servir d’éclaireur tout comme les Z.14 et Z.15.

-La 3.Torpedobooteflottille avec les Torpilleurs type 37 T.15 T.17 T.19 et T.21.

-La 5. Torpedobooteflottille est formée en octobre 1938 avec les torpilleur anciens Falke Greif Kondor et Möwe désarmés entre mars et septembre 1942, ces navires étant remplacés par quatre torpilleurs type 37, les T.14 T.16 T.18 et T.20.

-10. U-Flottile avec trois sous-marins type IIB, les U-17, U-19,U-21; trois sous-marins type IIC, les U-59, U-61, U-63 et un unique type IID, le U-137

-12. U-Flottile avec quatre sous-marins type IIB, les U-18, U-20,U-22, U-24; trois type IIC, les U-56, U-58, U-62 et le deuxième et dernier type IID, le U-138.

-Geleitboote F-5 utilisé comme auxiliaire

-3. Geleitboote flottille avec les G.15 et G.17, les trois derniers (G.19,G.21 et G.23) étant encore en achèvement à flot, leur affectation à cette flottille est donc théorique.

-7. Minensucherboote Flottille : M.37 M.39 M.41 M.43 M.45 (type M1940)
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-3. Raum-Boote Flottille : R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
-Pétrolier-ravitailleur KMSErmland
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavelland
-Ravitailleur de sous-marins Erwin et Wassner
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) MT2 C21 C22
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Arkona et Otto Braun
Base navale de Rügen
Avant-propos
-Plus grande île d’Allemagne (926 km²) au nord-ouest de Rostock. Deux villes majeures, Bergen et Sassnitz. Elle n’est allemande que depuis 1815 après avoir été successivement danoise et suédoise.
-L’île de Rugen avec ses 926 km² est la plus grande île d’Allemagne. Située en mer Baltique au nord-est de Rostock, cette île et ses dépendances de Hiddensee et Ummanz, elle dispose de deux villes majeures, Bergen et la ville portuaire de Sassnitz.

-Vivant depuis longtemps du tourisme, elle est reliée au continent par un pont et une station balnéaire gigantesque baptisée Prora est aménagée pour pouvoir accueillir jusqu’à 20000 personnes.
Principaux aménagements
-Les études sont lancées à partir de 1938, le site choisit est situé au sud (base navale) et au sud-ouest (Arsenal) de Sassnitz
-La base opérationnelle se situe au sud du port de Sassnitz avec un bassin à flot pouvant accueillir tous les navires de la Kriegsmarine y compris les porte-avions et les cuirassés.
Un canal relie la mer Baltique à une vaste baie ouverte naturellement vers l’ouest. C’est sur cette baie au sud-ouest/ouest de Sassnitz qu’est installé le Rugen Kriegsmarinewerft, l’Arsenal de la Kriegsmarine de Rügen.
-Arsenal ultra-moderne, construit entre le printemps 1939 et septembre 1943. Outre une base de ravitaillement en carburant, vivres et munitions, le Rugen Kriegsmarinewerft dispose de cales de construction et de formes de radoub.
-Il dispose ainsi de trois formes de radoub de 350m de long, d’une forme de 200m et de six cales de construction, trois de 200m, deux de 300m et une de 350m. Le premier navire construit par cet arsenal sera le croiseur de bataille Saschsen.
Défenses côtières
Les fortifications protégeant la base navale de Rügen sont elles aussi neuves puisqu’aucune position fortifiée moderne n’avait été installée auparavant, l’île n’ayant aucun intérêt stratégique et les voisins n’étaient pas une vrai menace.
-Quatre blocs indépendants sont chargés de protégés la base et l’Arsenal, quatre blocs qui se flanquent mutuellement.
Chaque bloc dispose de quatre canons de 150mm sous masque, de quatre canons de 88mm antiaériens et antisurface, de pièces légères de 20 et de 37mm pour la défense antiaérienne ainsi que de mitrailleuses et de mortiers en cas d’attaque terrestre.
Navires stationnés à Rügen
-Croiseurs légers Dresden et Magdeburg
-7. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.30 T.32 T.34 et T.36 (type 39)
-8. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.39 T.40 T.41 et T.42 (type 43)
-6. U-Flottile : U-1, U-3, U-5 (type IIA) U-7,U-9,U-11,U-13 (type type IIB)

-8. U-Flottile : U-2, U-4, U-6 (type IIA), U-8, U-10, U-14 (type IIB)
-14. U-Flottile (Rügen) : U-168, U-169,U-170,U-171, U-172 et U-173 (type III)
-Navire auxiliaire KMS F.2 (ex-Geleitboote)
-5. Minensucherboote Flottille : M.27 M.29 M.31 M.33 et M.35 (type M1940)
-8. Minensucherboote Flottille : M.40 M.42 M.44 M.46 et M.48 (type M1940)
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-7. Raum-Boote Flottille R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41
-Pétrolier-ravitailleur KMS Uckermark
-Pétrolier-ravitailleur KMS Nordmark
-Ravitailleur de sous-marins Lech et Isar
-Bâtiment hydrographe Süderoog
-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Pfeil Blitz
-Six pontons type MarineFährPrahm
Base navale de Gotenhafen

Avant-propos

-Ville située sur la baide de Dantzig à 16 km au nord-ouest de la ville éponyme. Ville allemande depuis 1772 moins un court intermède polonais de 1919 à 1939, Gdingen devenant Gdynia.

-Travaux importants pour construire un port de haute mer, travaux lancés dès 1920 mais achevés seulement au cour des années trente. En 1938 c’est le port le plus moderne de la région. Suite à la guerre de Pologne, Gdynia est baptisée Gotenhafen.

-Le port de haute-mer fût transformé en base navale pour la Kriegsmarine et le chantier naval agrandit fût une annexe du chantier naval Deutsche Werke AG de Kiel.

Le Gotenhafen Kriegsmarinewerft dispose de trois cales de 250m et deux formes de même taille pour l’armement des navires et les carénages.

Défenses côtières

-Défenses tactiques pour protéger la base et l’arsenal d’un coup de main.

-Au sud et au nord de la ville, les fortins les plus puissants comprennent quatre canons de 150mm avec plate-formes rotatives sous bouclier chacun, canons appuyés par quatre pièces de 88mm, des canons de 20 et de 37mm sans oublier les mitrailleuses et les mortiers pour permettre aux fortins de se défendre contre l’infanterie.

Côté terre, six blocs isolés dont les feux se recoupent protègent les accès de la ville et du port depuis la terre, chaque bloc disposant de mitrailleuses, de mortiers et de canons antichars selon une disposition qui n’est pas sans rappeler la Ligne Maginot.

Navires stationnés à Gotenhafen

-Croiseurs lourds Prinz Eugen et Seydlitz

-Croiseurs légers Berlin et Frankfurt am Main

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C23 et C24

-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Komet et Ludwig Preusser

En dépit des installations importantes, peu de navires sont stationnés à Gotenhafen mais il est plus que probable qu’en temps de guerre, il servir de base de déconcentration ainsi que de base de départ pour des transferts de troupes.

Allemagne (38) Bases navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

-Depuis le dévellopement des navires à voile soit le 16ème siècle, les marines ont besoin de bases outillés et équipés pour abriter, ravitailler et entretenir des escadres importantes.

-L’arrivée des coques en métal et des machines à vapeur nécessita plus que par le passé des bases capables de construire et de réparer des navires de guerre sans oublier la mission première d’abriter les navires des éléments et des coups de l’ennemi.

La marine allemande ne fait pas exception. Avant même l’unité allemande, la Prusse investit dans la construction de plusieurs bases pour abriter d’abord des navires de taille modeste puis des cuirassés et des croiseurs de bataille.

En septembre 1939, avant le déclenchement de la guerre de Pologne, les principales bases allemandes sont les suivantes :

-En mer du Nord : Wilhelmshaven et Wesermünde

-En mer Baltique : Kiel et Swinemünde

-La conquête de la Pologne permet à l’Allemagne de disposer d’une nouvelle base implantée à Gotenhafen, le nom allemand de la ville de Gdynia.

-Cette ville allemande jusqu’à la fin du premier conflit mondial avait été cédée à la Pologne renaissante qui avait entepris la construction d’un port de haute-mer et de chantiers navals que l’Allemagne ne tarda pas à mettre à profit.

-Toujours en mer Baltique, l’île de Rügen qui était jusque là connue pour ses stations thermales et sa station balnéaire est aménagée pour recevoir une base opérationnelle et un Arsenal destiné à construire et à entretenir des navires.

-En mer du Nord, c’est l’île d’Heligoland qui est aménagée comme base avancée. L’île devient une véritable forteresse sans population civile, une base de ravitaillement pour navires de surface et un abri pour sous-marins qui vont être abritée dans des alvéoles bétonnées, les rendant invulnérables aux bombes existantes.

Les bases existantes sont modernisées. Les capacités des grues sont augmentées, les bassins agrandis et approfondis, les dépôts étant également agrandis pour faire face à des besoins accrus en terme de pièces détachées, de vivres, de munitions et autres équipements.

Les défenses côtières sont également modernisées pour mettre à l’abri les bases d’un coup de main ennemi avec des pièces venant souvent d’unités désarmées sans oublier la défense antiaérienne, ces deux missions étant du ressort de bataillons spécialisés.

Bases navales allemandes en mer du Nord

Base navale de Wilhelmshaven

Historique,installations et défense côtière

-La baie de Jade est choisit en 1853 pour aménager une base. L’accès est cependant difficile en raison de forts courants et de bancs de sable. La base de Wilhelmshaven est inaugurée le 17 juin 1869.

-La base est régulièrement agrandie et modernisée en parallèle à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine.

-Avec le réarmement engagé par les nazis, la base est modernisée pour pouvoir accueillir des navires plus modernes ayant notamment un tirant d’eau plus important ce qui augmente les servitudes pour les unités de dragage.

Néanmoins, la construction d’un jeu d’écluses permet aux navires de sortir et de rentrer à Wilhelmshaven en dépit du milieu naturel difficile.

Les bassins sont agrandis et approfondis, les pompes sont protégées par des blockhaus tandis que les grues d’origine sont remplacées par des engins plus puissants. Les quais sont repris et renforcés.

Les défenses côtières sont également renforcées non pas pour faire de la base une forteresse inexpugnable mais pour empêcher un coup de main contre la base.

-Huit kilomètres de linéaires de quai et un arsenal parfaitement outillé le Wilhelmshaven Kriegsmarinewerft qui disposent de quatre bassins de radoub, le 1 et 3 mesurant 200m de long, les 2 et 4 mesurant 350m de long. On trouve également trois cales de construction (A B et C) mesurant respectivement 200,250 et 300m de long.

-Pour la défense côtière, il faut considérer deux échelles, la défense lointaine et la défense rapprochée. La première est assurée par l’île de Wangerrog (Frise Orientale), île fortifiée dès le 19ème siècle mais ces défenses ont été neutralisées après le premier conflit mondial.

Elles sont reconstituées entre 1944 et 1947 avec des fortifications modernes qui ne reprennent rien des fortifications passées (elles avaient été arrassées mais les fondations étaient toujours présentes).

-Un fort Nord et un fort Sud armés chacuns de quatre canons de 280mm appuyés par huit canons de 150mm (Nord) ou par quatre canons de 150mm et quatre canons de 170mm (Sud).

-Défense rapprochée assurée par des canons de 88mm, des pièces de 20 et de 37mm. Des blockhaus d’infanterie sont construits quand le conflit éclate.

-La défense des approches directes de Wilhelmshaven est assurée par des ouvrages indépendants construits entre 1942 et 1948.

-En septembre 1948, on trouve six ouvrages équipés de canons de 150mm (deux par ouvrage) et six ouvrages équipés de canons de 105mm (quatre par ouvrage), ces canons étant associés à quatre canons de 88mm, des pièces légères de 20 et de 37mm (généralement six et quatre) sans oublier des mitrailleuses de 7.92mm.

Quatre observatoires sont orientés en direction de la mer du Nord, observatoires équipés de télémètres pour le guidage des pièces côtières et deux blockhaus sont conçus pour abriter des organes de commandement.

Ultérieurement, après le début de l’opération Weserübung, des abris antiaériens sont construits pour protéger ouvriers, employés et marins des bombardements aériens franco-britanniques.

Navires stationnés à Wilhelmshaven

-Porte-avions Peter Strasser

-Croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau

-Cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff

-Croiseurs légers Königsberg Köln et Karlsruhe

-Croiseur léger antiaérien Dantzig

-Sont stationnés à Wilhelhmshaven, les destroyers de la 2ème flottille de destroyers (2. Zerstörerflottille). Cette flottille est composée des divisions suivantes :

-2ème division (2. Z-Division) : Z.5 Paul Jacobi Z.6Theodor Riedel et Z.7 Hermann Schoemann

-4ème division (4. Z-Division) Z.20 Kärl Galster Z.21 Wilhelm Heidkamp et Z.22 Anton Schmidt

-9ème division (9. Z-Division) Z.27 Z.28 Z.29 et Z.30

Tous ces navires assurent l’escorte anti-sous-marine, antiaérienne et antisurface de grandes unités :

Le cuirassé KMS Hidenburg dispose de pas moins de quatre destroyers d’escorte, les Z.5 Z.6 Z.7 et Z.20 même si le plus souvent, seulement deux destroyers l’accompagnait dans ses sorties.

Le croiseur de bataille KMS Scharnhorst est protégé par les Z.21 et Z.22 alors que son sister-ship Gneisenau est protégé des torpilleurs, des avions et des sous-marins ennemis par les destroyers Z.27 et Z.28 alors que les deux derniers destroyers de la 9. Z-Division, les KMS Z.29 et Z.30 protègent le cuirassé Friedrich der Gross, sister-ship de l’Hidenburg.

-La 6. Zerstörerflottille stationnée elle aussi à Wilhelhmshaven dispose de deux divisions de destroyers, la 11. Z-Division composée des Z.37 Z.38 Z.39 et la 13. Z-Division composés des Z.40 Z.41 et Z.42.

Les KMS Z.37 et Z.38 sont chargés de l’escorte du porte-avions KMS Peter Strasser _sister-ship du Graf Zeppelin_ , les KMS Z.39 et Z.40 sont chargés de l’escorte du cuirassé Von der Tann alors que les KMS Z.41 et Z.42 protègent le cuirassé Derfflinger.

-La grande base navale allemande de la mer du Nord dispose également de flottilles de torpilleurs, les Torpedobooteflottille :

La 2. Torpedobooteflottille dispose de six Torpilleurs type 35, les KMS T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12.

-Des flottilles de sous-marins sont également stationnés à Wilhelhmshaven :

1. U-flottile : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

5. U-flottile : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

9. U-flottile : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

17. U-Flottile : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

21. U-Flottile : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD

25. U-Flottile : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115)

Soit un total de 50 sous-marins stationnés à Wilhelhmshaven.

-Des navires légers sont également stationnés à Wilhelhmshaven, des navires d’escorte comme les Geleitboote et des navires d’attaque comme les S-Boote :

-2. Geleitboote Flottille : KMS G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

-4. Geleitboote Flottille : KMS G.14 G.16 et G.18. Les G.20 et G.22 sont en armement à flot
le 5 septembre, le G.24 encore sur cale

-1. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-3. Minensucherboote Flottille (dragage de mines) stationnée à Wilhelmshaven et disposant des M.1,M.3, M.4, , M.5,M.7 et M.8.

-A Wilhelhmshaven sont également stationnés des chalutiers armés au sein de la 1. Vorsposten-Flottille avec dix navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Sigfrid Volker Wotan).

-Garde-pêche Weser qui va être utilisé en septembre 1948 comme patrouilleur côtier

-L’OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven et dispose d’une flottille de vedettes lance-torpilles qui dépend du Gruppe West. Cette flottile est la 4. Schnellbooteflottille qui dispose des vedettes S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.82. Elle est appuyée par la 4. Raum-Boote Flottille : R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-La base navale de Wilhelhmshaven abrite également des navires de soutien logistique :
-Pétroliers ravitailleurs KMS Dithmarschen et Westerwald (classe Dithmarschen)

-Pétroliers ravitailleurs KMS Indischer Ozean (classe OstSee)

-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles, KMS Tsingstau

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar et Donau

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10

-Bâtiment hydrographe Meteor

-Bâtiment pour expérimentations Strahl et Raule

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting

-Tender pour sous-marins T.155

-Bâtiment-dépôt Hannover

-Quatre Ferry Siebel

Base navale de Wesermünde
Historiques, installations et défenses côtières
-Wesermünde est issue de la fusion en 1924 de la ville de Geestemünde, un port en eaux profondes sur l’estuaire de la Weser construit par le royaume de Hanovre, la ville de Brême construisant sur l’autre rive, le port de Bremerhaven qui ne tarde pas à devenir une importante base navale. En 1939, la ville de Bremerhaven est placé sous l’autorité de Wesermünde.
-Pas d’arsenal à proprement parler mais deux formes de 300m utilisées aussi bien par les navires civils que par les navires militaires. Dix kilomètres de linéaires de quai, des dépôts de carburant, de munitions et de pièces détachées enterrés. Travaux pour une base sous-marine fortifiée semblable à celle d’Heligoland en cours en septembre 1948.
-Les défenses côtières assurent la protection de l’estuaire de la Weser avec un groupement ouest protégeant Wesermünde et un groupement est protégeant Bremerhaven.
Chaque groupement dispose de deux canons de 280mm sous masque sur une plate-forme rotative, de trois canons de 150mm, de six canons de 88mm, de pièces légères antiaériennes (six canons de 37mm et huit canons de 20mm) et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense rapprochée.
Deux observatoires sont construits pour diriger le tir de l’artillerie au large ainsi que deux abris pour état-major et ce dans chaque groupement.
Navires stationnés à Wesermünde
-Cuirassés Bismarck et Tirpitz
-Croiseurs de bataille Bayern et Saschsen
-Croiseurs lourds Admiral Reuter et Alexander van Humbolt
-Deux flottilles de Zerstörer (Zerstörerflottille) sont stationnés dans la base implantée dans l’estuaire de la Weser.
-La 4. Zerstörerflottille dispose de la 6ème division (6. Z-Division : Z.8 Bruno Heinemann Z.9 Wolfang Zenker et Z.11 Bend Von Armin) et de la 8ème division (8. Z- Division : Z.10 Hans Lody et Z.12 Erich Giese)
Les Z.8 et Z.9 assurent l’escorte du KMS Bismarck, les Z.10 et Z.11 protègent son sister-ship, le KMS Tirpitz. Le Z.12 n’assure aucune mission d’escorte et sera envoyé à Bergen en compagnie du Z.19.
-La 7. Zerstörerflottille aligne la 14ème division (14. Z-Division : Z.43 Z.44 et Z.45 ) ainsi que la 15ème division (15. Z-Division : Z.46 Z.47 et Z.48).
Les Z.43 et Z.44 assurent l’escorte du croiseur de bataille Bayern, les Z.45 et Z.46 assurent l’escorte de son sister-ship, le Sachsen. Les Z.47 et Z.48 n’ont pas de navires à escorter
-Aucun torpilleur (Torpedoboote) n’est stationné à Wesermunde
-Si aucun torpilleur n’est stationné à Wesermunde _ils se contentent de faire escale au cours d’exercices de tir_ , des flottilles de sous-marins sont stationnées à demeure dans l’estuaire de la Weser :
-3. U-flottille : U-29, U-31,U-33 (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)
-7. U-flottile : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)
-15. U-Flottile : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)
-19. U-Flottile : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)
-23. U-Flottile : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)
-Deux sous-marins ravitailleurs type XIV, les U-185 et U-187

Soit un total de 41 sous-marins

-La base de Wesermunde accueille également d’autres navires légers :
-10. Minensucherboote Flottille stationnée vec les dragueurs de mines type M.1943 M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60
-6.Schnellbooteflottille : S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-6. Raum-Boote Flottille : R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-La base de l’estuaire de Weser accueille également des navires de soutien :
-Ravitailleur pour sous-marins Memel
-Tenders pour sous-marins Acheron et Havel
-Bâtiment de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C.13 et C.14
Base navale d’Heligoland
Historique et description des installations
L’île d’Heligoland («terre sacrée» en bas allemand) est un archipel allemand situé dans le Sud-Est de la mer du Nord. Il à longtemps appartenu au Danemark avant d’être occupé par la Grande-Bretagne en 1807 (annexion formelle en 1814).

En 1890, le traité Heligoland-Zanzibar échange l’archipel contre certains territoires coloniaux allemands en Afrique de l’Est. Cette île ne tarde pas à être fortifiée et devenir une base avancée pour la marine allemande.
Si l’île de Düne est sablonneuse et inhabitée, l’île d’Heligoland stricto sensu est rocheuse et totalement artificialisée pour lutter contre l’erosion et accueillir des activités civiles et militaires.
D’importants travaux sont menés pour transformer l’île en forteresse (Festung) avec une base aérienne pour la Luftwafe et le Kriegsmarine Fliegerkorps; une base navale _destinée essentiellement au ravitaillement_ et une base sous-marine couverte, invulnérable aux bombes existantes en septembre 1948.
-Les défenses côtières d’origine ont été démantelées suite au traité de Versailles. Il faut donc tout reprendre à zéro pour protéger la baie d’Heligoland et les accès aux bases de Wilhelhmshaven et Wesermünde.
-Le port d’Heligoland transformé en véritable base militaire où les navires civils sont peu nombreux et dont les mouvements sont strictements limités se situe à l’est et pour couvrir la base, un puissant fort est construit à l’ouest.
Ce fort de forme pentagonale (qui selon les allemands aurait inspiré le tracé du Pentagone à Washington) dispose de cinq tourelles doubles de 150mm, huit canons de 88mm, des mitrailleuses de 7.92mm, des mortiers de 80mm ainsi qu’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm.
Navires stationnés à Heligoland
La base navale d’Heligoland n’à pas le même statut que Wesermunde et Wilhelhmshaven. Il s’agit plus d’une base de ravitaillement, d’une base avancée au profit notamment des unités de surface. Néanmoins, des navires sont stationnés de manière permanente sur l’île :

-8. Torpedobooteflottille (Heligoland) équipée de trois torpilleurs type 39 (T.31 T.33 et T.35) complétée par les deux premiers type 1943 (T.37 et T.38)

-2. Schnellbooteflottille avec les vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 S.31 et S.81

Dans une base bétonnée avec des alvéoles inondables pouvant servir donc de forme de radoub invulnérables, deux flottilles de sous-marins sont stationnées :

11. U-Flottile : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile : U-37, U-38,U-41 U-110 U-189 U-190

-Pour déminer les abord de l’île, on trouve la 9. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59, des navires type 1943. Ces navires servent également de patrouilleurs de sécurité.

-Le ravitailleurs KMS Nordsee est stationné sur l’île mais avant même le début du conflit, il rallie l’Atlantique Sud pour soutenir les raiders.

-Ravitailleur de sous-marins KMS Warnow

-Bâtiment hydrographe Norderoog

-Des remorqueurs

Allemagne (28) Navires légers (6)

Dragueurs de mines côtiers type R-Boote

R-Boote

R-Boote

Dragueur ou escorteur, patrouilleur ou navire de servitude ?

Si les Schnellboote sont célèbres, les R-Boote (Raumboote) n’ont pas la même célébrité auprès du grand public. La faute probablement à une guerre moins spectaculaire. Moins spectaculaires étaient également leurs performances, leur vitesse étant presque moitié moindre que celle des vedettes lance-torpilles.
En allemand, le mot Raum signifie déblayer ou enlever ce qui implique une mission de dragage de mines notamment au large des côtes, un bouchon de mines bien placé pouvant paralyser une flotte ennemi en nécessitant l’aménagement de nouveaux accès et à une prudence supplémentaire.
Néanmoins avec la construction des M-Boote, le besoin de dragueurs de mines côtiers ne parut plus aussi utile et l’usage des R-Boote évolua du dragage de mines à l’appui des S-Boote, une sorte de navire d’appui et de commandement pour coordonner l’action de plusieurs flottilles ou de groupes occasionnels.
Les R-Boote vont également servir de patrouilleur de surveillance, d’escorteur côtier pour protéger des caboteurs ou des grandes unités lors d’un transfert entre deux ports.
Certains Raum-Boote vont également servir de navires de servitude, remorquant par exemple des cibles pour les écoles à feux qu’il s’agisse des navires de surface ou des batteries côtières.
L’expansion de la flotte de R-Boote à lieu parallèlement à celle des S-Boote. C’est ainsi que les Raum-Boote sont financés au budget 1931-32 (quatre navires R.5 à R.8), au budget 1932-33 (huit navires R.9 à R.16), au budget 1933-34 (huit navires R.17 à R.24), au budget 1936-37 (huit navires R.25 à R.32), au budget 1937-38 (huit navires R.33 à R.40) et au budget 1938-39 (huit navires R.41 à R.48).
Cela porte le total de navires financés/construits avant guerre à quarante-quatre R-Boote en service quand éclate la guerre de Pologne.
En septembre 1939, les R-Boote sont répartis de la façon suivante :
-1. Raum-Boote Flottille avec douze navires R.11 R.12 R.13 R.14 R.17 R.18 R.19 R.20 R.21 R.22 R.23 R.24
-2. Raum-Boote Flottille avec huit navires R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 R.30 R.31 R.32 accompagnés par le dragueur Brommy (ex-M.550) qui sert de navire-dépôt
-3. Raum-Boote Flottille avec des navires encore en construction, les R-Boote R.1 R.2 R.3 R.4 R.5 R.6 R.7 R.8 R.9 R.10 R.15 et R.16.
20 navires sont donc en service et douze navires à différents stades de construction.
Durant la guerre de Pologne, les R-Boote R.18 R.19 R.20 R.21 R.22 R.23 et R.24 de la 1. Raum-Boote Flottille sont engagés au large de Dantzig et de Hela pour assurer la neutralisation des champs de mines. Ils vont aussi assurer des missions de transport de troupes.
L’évolution de la flotte
Le plan Z prévoit quarante-huit R-Boote répartis en huit flottilles de six navires même si au combat, ils ne sont pas destinés à opérer en flottilles.
En septembre 1940, les 32 R-Boote en service sont réorganisés en cinq flottilles de six navires, les deux derniers R-Boote étant placés hors rang en attendant la construction des seize derniers R-Boote prévus par le plan d’expansion naval.
-1. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11
-2. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.2 R.4 R.6 R.8 R.10 et R.12
-3. Raum-Boote Flottille (Swinenmünde) R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
-4. Raum-Boote Flottille (Wilhelmshaven) R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-5. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30
Hors rang, les R.31 et R.32 stationnées à Wesermünde
La mise en service de seize R-Boote (R.33 à R.48) permet de mettre sur pied de trois nouvelles flottilles de R-Boote.
-6. Raum-Boote Flottille (Wesermünde) R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-7. Raum-Boote Flottille (Rügen) R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41
-8. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.43 R.44 R.45 R.46 R.47 et R.48.
Si plusieurs navires sont endommagés durant la guerre civile, aucun n’est coulé et les quarante-huit navires construits depuis le milieu des années trente sont en service en septembre 1948.
La relève est cependant prévue avec un nouveau type R-Boote, type spécifiquement conçu comme navire d’appui des S-Boote. Douze navires (R.49 à R.60) sont commandés en septembre 1948 pour un achèvement prévu d’ici un an.
Quand aux R-Boote en service, ils vont assurer le commandement et l’appui des S-Boote en cas de combat contre leurs homologues ennemies ou contre des navires plus importants.
Caractéristiques Techniques des R-Boote
Déplacement : standard 140 tonnes
Dimensions : longueur 40m largeur 5.60m tirant d’eau 1.45m
Motorisation : deux moteurs Diesel dévellopant 2550ch entrainant deux hélices
Performances : vitesse maximale 20.5 nœuds autonomie 1101 miles nautiques à 15 nœuds
Armement : un canon de 37mm et six canons de 20mm puis deux canons de 37mm et quatre canons de 20mm. On trouve également des mitrailleuses, des charges de profondeur, des mines ou des moyens de dragage de mines.
Equipage : 38 officiers et marins

Allemagne (27) Navires légers (5)

Vedettes lance-torpilles (Schnell-Boot)

Situation en septembre 1939 et son évolution ultérieure
Quand éclate la guerre de Pologne, les vedettes lance-torpilles sont rattachés au commandement des torpilleurs selon le format suivant :
-1. Schnellbooteflottille crée en juin 1935 et basée à Kiel avec les vedettes S.11 S.12 S.13 S.18 S.19 S.20 S.21 S.22 S.23 et S.24 soutenues par le navire de soutien Tsingtau.
-2. Schnellbooteflottille crée en août 1938 et basée sur l’île d’Heligoland avec les vedettes S.9 S.10 S.14 S.15 S.16 S.17.
La vedette S.10 est rattachée à la première flottille à la fin du mois de septembre tandis que les vedettes S.7 et S.8 servent à l’entraînement.

Dix-neuf vedettes lance-torpilles sont donc en service quand éclate ce court conflit mais toutes ne sont pas disponibles, certaines parce qu’elles achèvent leur mise et d’autres parce qu’elles sont en réparations.
A l’origine, les premières moutures du plan Z prévoyaient la construction de quatre-vingt cinq S-Boote. Ce chiffre va être ramené à soixante-quatre en raison d’autres priorités notamment.

La chaine de commandement va également être réorganisée. Les flottilles vont être réduites à huit unités ce qui nous donne huit flottilles de huit navires, réparties de manière inégale en Baltique et en mer du Nord.
Soixante-quatre vedettes lance-torpilles sont en service en septembre 1948 mais un nombre supérieur de vedette à été construit en raison de l’usure et des pertes par accident ainsi qu’au cours de la guerre civile
Un commandement des flottilles de vedettes lance-torpilles est créée en mars 1943 (OberKommando der Schnellboote) avec deux groupements géographiques, Est et Ouest.
Le dispositif adopté est le suivant. A noter que toutes les vedettes lance-torpilles ne sont pas en service, les douze dernières (S.56 à S.67) étant encore en construction.
-OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven

Gruppe West dont le quartier général est implanté à Wilhelmshaven

-2. Schnellbooteflottille installée sur l’île d’Heligoland
-Vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 et S.31

-4. Schnellbooteflottille installée à Wilhelmshaven
-Vedettes lance-torpilles S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.30

-6.Schnellbooteflottille installée à Wesermünde
-Vedettes lance-torpilles S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.44 et S.46

Gruppe Ost dont le quartier général est implanté à Swinemunde

1. Schnellbooteflottille installée à Swinemunde
-Vedettes lance-torpilles S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.45 S.47
3. Schnellbooteflottille installée à Kiel
-Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
5. Schnellbooteflottille installée à Rugen
-Vedettes lance-torpilles S.49 S.51 S.53 S.55 S.57 S.59 S.61 et S.63

7. Schnellbooteflottille installée à Rugen
-Vedettes lance-torpilles S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille installée à Kiel
-Vedettes lance-torpilles S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.78
Guerre de Pologne et guerre civile

Durant la guerre de Pologne, la 1. Schnellbooteflottille engage les vedettes S.11 S.12 S.18 S.19 S.20 S.21 S.22 et S.23. En compagnie des Zerstörer Leberecht Maass Bernd von Arnim Wolfang Zenker, les vedettes lance-torpilles sont chargées de bloquer le golfe de Dantzig.

Pendant ce temps, les vedettes de la 2. Schnellbooteflottille effectuent des patrouilles de protection depuis l’île d’Heligoland.
Aucune vedette ne sera perdu durant ce court conflit ce qui ne sera pas le cas durant la guerre civile qui oppose trois pontes du régime nazi.

Le 7 septembre 1943, le torpilleur T.1 est coulé par la S.65 vedette pourtant ralliée comme lui au duo Himmler/Heydrich au cours d’une méprise.
Une torpille coupe le navire en deux, la partie avant coulant rapidement, la partie arrière restant plus d’une heure à flot avant de couler. Le bilan final est lourd : 27 morts, 43 blessés (dont dix décéderont des suites de leurs blessures) et 49 rescapés.
Le 4 mars 1944, les vedettes S.57 et S.59 ralliées à Goering endommagent gravement le destroyer Z.13 Erich Koellner. Ces deux vedettes échappent un temps à la poursuite avant d’être coulées dix jours plus tard.
Le jour même, le torpilleur T.28 est coulé par les vedettes S.18, S.20 et S.22 au large de Wilhelhmshaven.
Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une méprise mais d’un acte volontaire contre un commandant ayant rallié Borman en raison d’inimitiés personnelles avec le duo Himmler/Heydrich.
14 marins sont tués, les autres sauvés par des chalutiers étant emprisonnés pendant quelques semaines, les moins compromis étant réintégrés dans la marine.
Les vedettes S.27 et S.30 sont coulés au cours d’un combat fratricide entre les 2. et 4. Schnellbooteflottille. Les vedettes S.44 et S.45 sont coulées suite à un abordage accidentel.
Quand la guerre civile s’achève, les flottilles de vedettes lance-torpilles affichent le visage suivant :
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47
-2. Schnellbooteflottille S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 et S.31
3. Schnellbooteflottille S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-4. Schnellbooteflottille : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28
5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 et S.63
6.Schnellbooteflottille: S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 et S.46
7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
La flotte de vedettes lance-torpilles est donc réduite à l’issue de la guerre civile à cinquante-huit vedettes.
Pour compléter cette flotte, six nouvelles vedettes sont commandées en septembre 1945 aux chantiers Lurssen. Il s’agit d’un nouveau modèle qui annonce le renouvellement des flottilles.
Plus lourdes, mieux protégées avec une passerelle blindée, elles disposent d’un armement en canons renforcé.
Ces six vedettes numérotées S.80 à S.85 vont «boucher les trous» après qu’il eut été envisagé de créer une nouvelle flottille pour regrouper des navires entrés en service en juin 1947.
Quand le second conflit mondial éclate, les flottilles de vedettes lance-torpilles ont le visage suivant :
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-2. Schnellbooteflottille S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 S.31 S.81
-3. Schnellbooteflottille S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-4. Schnellbooteflottille : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 S.82
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-6.Schnellbooteflottille: S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
Elles ne sont pas directement concernées par l’opération Weserübung mais reçoivent des consignes de vigilance accrue, se tenant prêtes à repousser un raid amphibie ennemi ou un raid mené par des vedettes britanniques et français.
Il est néanmoins prévu qu’une fois la Norvège conquise, une ou deux flottilles de vedettes soient envoyées sur place pour assurer la défense des côtes.
Sur le plan industriel, une commande de trente-deux vedettes (S.86 à S.117) est passée le 7 septembre 1948 à différents chantiers pour remplacer les vedettes dont on imagine un taux de perte important.

 

Les différents modèles de vedettes
En septembre 1948, les soixante-quatre vedettes lance-torpilles en service se répartissent en trois modèles différents :
-De S.16 à S.38, les vedettes affichent les caractéristiques techniques suivantes :
-Déplacement : 93 tonnes standard 115 tonnes
-Dimensions : longueur 34.95m largeur 5.10m tirant d’eau 1.40m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 6000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 39.5 nœuds autonomie 1390 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles et deux canons de 20mm
Equipage : maximum 21 officiers et matelots
-De S.38 à S.79, les vedettes lance-torpilles affichent les caractéristiques techniques suivantes :
-Déplacement : 95 tonnes standard 118 tonnes
-Dimensions : longueur 35.55m largeur 5.15m tirant d’eau 1.55m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 6000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 37.5 nœuds autonomie 1300 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles, deux canons de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm
Equipage : maximum 21 officiers et matelots
-Enfin le troisième et dernier modèle concerne les six vedettes destinées à remplacer les pertes de la guerre civile et à plus long terme de remplacer les vedettes construites durant la période de paix armée.
-Déplacement : 110 tonnes standard 145 tonnes
-Dimensions : longueur 36.95m largeur 5.20m tirant d’eau 1.80m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 7000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 38 nœuds autonomie 1290 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles, deux canons de 37mm en un affût double à l’avant, deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.92mm ou quatre canons de 20mm
Equipage : maximum 28 officiers et matelots

Allemagne (24) Navires légers (2)

Dragueurs de mines type M-Boote

Dragueur de mines (M-Boote) type 1935

Dragueur de mines (M-Boote) type 1935

Avant-Propos

-La mine et la torpille partage une ascendance commune mais une même efficacité surtout la mine qui avec un coût modique pouvait provoquer des dégâts considérables.

-Pour la lutte contre les mines, on utilisa rapidement des navires spécialisés ou on dotait des navires de guerre dont ce n’était pas la mission première d’équipements pour neutraliser les mines à orin, les mines à influence magnétique et acoustiques n’existant pas encore.

-Pour la lutte contre les mines, l’Allemagne s’équipa de navires bons à tout faire comme les Geleitboote et les R-Boote mais surtout de dragueurs de mines lourdement armés, les M-Boote, leur armement leur permettant de mener des missions de patrouille et d’escorte.

-Vingt-sept navires sont en service en septembre 1939, douze d’entre-eux étant un héritage du traité de Versailles. Neuf ans plus tard, soixante navires sont en service (vingt-quatre type 1935, vingt type 1940, douze type 1943) auxquels s’ajoutent huit autres navires en construction. Les navires plus anciens ont été démolis.

Les différentes classes

-Durant le premier conflit mondial, pas moins de 145 dragueurs de mines sont construits mais seulement 113 sont armés avant l’Armistice, ces navires se répartissant entre vingt-six unités type 1914 de 425 tonnes lancées en 1915, trente type 1915 de 480 tonnes lancés en 1916 et le reliquat appartenant au type 1916 soit quatre-vingt neuf navires.

-Douze navires encore en service en septembre 1939 mais ils sont désarmés entre septembre 1941 et juin 1942 et promptement démolis en raison d’un état matériel déplorable.

-Ces navires déplacent 500 tonnes, mesurent 59.3m de long, peuvent filer à 16 noeuds avec un armement composé de deux canons de 105mm en affûts simples.

-Ce n’est que dans les années trente, que la flotte de dragueurs de mines de la marine allemande est renouvellée avec les M-Boote type 1935.

-Vingt navires immatriculés M.1 à M.24 sont construits, la moitié seulement étant en service quand la guerre de Pologne éclate ( M.1 M.2 M.3 M.4 M.5 M.6 M.7 M.8 M.9 M.10 M.11 et M.12)
-Les douze dernières unités sont mises en service à la fin de la guerre de Pologne (M.13, M.14 et M.20), en 1940 (M.15, M.16, M.17,M.18,M.19, M.21,M.22 et M.23) et en 1941 pour le M.24, cette date d’admission tardive s’expliquant par des problèmes de propulsion.

-Navires de 693 tonnes (888 à pleine charge), mesurant 68.4m de long sur 8.5m de large avec un tirant d’eau de 2.65m
-Vitesse maximale de 18 nœuds

-Armement composé de deux canons de 105mm, d’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm. Il peut embarquer 30 mines et dispose de deux grenadeurs avec douze charges de profondeur.

-Aux M.35 succèdent les M-Boote type 1940 ou M.40. Ils sont quasiment identiques à leurs prédecesseurs. Vingt-quatre navires immatriculés M.25 à M.48 sont commandés.
Ces navires sont mis en service en 1940 (M.25, M.26,M.27,M.28 et M.29), en 1941 (M.30, M.31,M.32,M.33 et M.34), en 1942 (M.35, M.36,M.37,M.38 et M.39), en 1943 (M.40, M.41,M.42,M.43 et M.44) et en 1944 pour les derniers (M.45, M.46, M.47 et M.48).
-Plusieurs navires sont perdus : le M.25 suite à un incendie accidentel le 4 mars 1943,le M.28 coupé en deux par un cargo américain en mer du Nord le 4 septembre 1945, le M.47 dans des circonstances troubles le 3 janvier 1945 et le M.38 qui sauta au large de Rügen sur une mine héritée du premier conflit mondial.
-Navires de 700 tonnes (897 tonnes à pleine charge), mesurant 68.4m de long sur 8.5m de large pour un tirant d’eau de 2.65m.
-Vitesse maximale 17 nœuds

-Ils sont armés de deux canons de 105mm en affûts simples (un avant et un arrière), des canons de 20 et de 37mm, jusqu’à 30 mines et pour l’escorte, deux grenadeurs de sillage avec douze charges de profondeur.
-Si les M.35 et M.40 ont permis le renouvellement de la flotte de guerre des mines ainsi que de l’augmenter, la Kriegsmarine ne s’arrête pas là en décidant de construire de nouveaux dragueurs de mines.
-Alors que la guerre s’annonce, il faut envisager le pire scénario pour l’Allemagne à savoir une guerre longue qui nécessite de simplifier les constructions pour privilégier la quantité sur la qualité même si il y aura toujours outre-Rhin la tentation de considérer qu’un modèle parfait pouvait triompher aisément de plusieurs exemplaires d’un modèle moins perfectionné.
-Coque en bois, superstructures minimales, un armement réduit avec un seul et unique canon de 105mm, de la DCA légère et aucune arme anti-sous-marine.
-Vingt navires commandés mais seulement douze sont en service depuis 1946 ou 1947, les huit autres étant encore en construction.
-Navires de 700 tonnes (850 tonnes à pleine charge), mesurant 67m de long sur 8.3m de large et un tirant d’eau de 2.50m.
-Vitesse maximale de 18.5 nœuds
-Armement composé d’un canon de 105mm en affût simple sous masque à l’avant et une DCA légère composée de quatre canons de 37mm et de neuf canons de 20mm.