Le Conflit (94) Europe Occidentale (60)

A L’HEURE DE LA GLACIATION

Et le front se figea

La Seine comme nouveau Limes

Généralités

Comme nous l’avons vu plus haut, La Seine devient un fleuve frontière, un fleuve qui se couvre de part et d’autre de solides fortifications de campagne. Ce n’est certes pas la Ligne Maginot mais ce ne sont pas, ce ne sont plus les abris et les tranchées du premier conflit mondial.

En fait cette Ligne Morice ressemble beaucoup à la Ligne Doumer qui couvre le nord de l’Indochine avec des ouvrages bétonnés garnis de mitrailleuses et de canons antichars, des tourelles démontables, des puits de mortier (que les servants ont rebaptisé «pots de chambre» car à chaque coup on allait se faire ch…. dessus), des tranchées, des obstacles antichars et antipersonnels, des barbelés et des mines.

Ces travaux sont menés par des unités du génie et des unités de travailleurs. Ils ne sont guère interrompus par les allemands même si parfois il y à quelques duels d’artillerie et quelques attaques aériennes qui provoquent la destruction de certains chantiers et la mort d’ouvriers du génie ou de travailleurs.

Pour tenir ces ouvrages le haut-commandement décide confier leur garde à des RIF, des Régiments d’Infanterie de Forteresse (RIF).

Si les CEO (Compagnies d’Equipages d’Ouvrages) ont été pour la plus tard détruites (la majorité de ces «preux du béton» ont tués ou faits prisonniers, seule une minorité à pu rejoindre non sans mal les territoires sous contrôle allié), les troupes d’intervalles et les unités de mitrailleurs sont parvenus à rallier un territoire allié.

Après avoir envisagé de transférer ses hommes dans des unités de campagne, le général Villeneuve soucieux du moral des troupes et voulant rendre hommage aux «preux du béton» décide de recréer plusieurs régiments d’infanterie de forteresse.

Le rôle de ces nouveaux régiments est différent. Il ne s’agit pas de tenir fermement et d’opposer une résistance farouche mais davantage de servir de sonnette pour contrer une nouvelle tentative de franchissement allemande. Ce dispositif se révélera précieux lors de NIBELUNGEN.

Bien entendu le choix des régiments recréés ne va pas sans querelles et déceptions. Pour montrer que symboliquement tous les RIF ont «bien mérité de la patrie» comme on disait jadis, on choisit un régiment par secteur fortifié ou secteur défensif.

C’est ainsi qu’ouest en est (hors place de Paris malgré le projet de créer un Régiment d’Infanterie de Forteresse de Paris) les régiments suivants sont déployés : 54ème RIF, 87ème RIF, 155ème RIF, 128ème RIF, 167ème RIF, 164ème RIF, 146ème RIF, 133ème RIF, 153ème RIF, 165ème RIF, 79ème RIF, 172ème RIF, 42ème RIF, 10ème RIF, 173ème RIF et 12ème RIF..

Ces régiments sont reconstitués selon un format allégé avec deux bataillons, un en position sur le fleuve ou sur le plateau du Morvan et un autre en réserve prêt à monter en ligne en cas de besoin même si nous le savons leur rôle n’était pas la défense ferme mais l’alerte et la surveillance.

Le haut-commandement ne fait d’ailleurs pas mystère de ces attentions : une fois la contre-offensive engagée, ces régiments seront soit dissous ou réintégrés aux unités de campagne pour participer à la libération du territoire national.

Ouvrages, Points d’Appui, la Ligne…. en détails (ou presque)

Comment donc s’organise la Ligne Morice. C’est clairement une ligne de fortifications de campagne, à mi-chemin entre les tranchées du premier conflit mondial et les ouvrages de la défunte «Muraille de France».

Elle est naturellement construire en profondeur sur plusieurs kilomètres pour encaisser l’énergie cinétique d’une offensive aussi décidée que l’opération HUBERTUS. Les plans n’ont pas été dressés avant guerre _on ne pouvait pas imaginer une France coupée en deux sur La Seine_ mais elle à bénéficié des travaux des Lignes Chauvineau et Doumer mais aussi du retour d’expérience des récents combats de la Campagne de France.

Elle commence les pieds dans l’eau avec des mines et des pieux enfoncés dans la vase, des pieux inclinés à 60° pour qu’une embarcation ne s’empale dessus avec les conséquences que l’on imagine surtout si ces pieux sont garnis de différents pièges explosifs.

Ce niveau «aquatique» ne concerne naturellement pas la partie à l’est de Paris où La Seine se fait plus discrète. A la place des dits obstacles on trouve plutôt un immense fossé antichar.

La rive était couverte de mines, d’obstacles antichars et antipersonnels avant une première tranchée avec des avant-postes bétonnés, des avant-postes disposant d’armes automatiques (mitrailleuses et fusils mitrailleurs).

Ce sont les véritables sonnettes de la Ligne Morice, les hommes présents ici ne doivent pas opposer une résistance acharnée mais doivent vite se replier vers l’arrière quand bien entendu ils le peuvent.

Ces avant-postes sont tenus par les RIF reconstitués tout comme la ligne de contact qui comprend des blockhaus type STG amélioré avec canons antichars de 47mm et mitrailleuses de 7.5mm, fusils mitrailleurs (7.5mm), des cloches d’observation et de tir, le tout accompagné par des puits à mortiers et des tourelles démontables (qui existaient en plusieurs modèles : mitrailleuse de 7.5mm, de 13.2mm, canon de 25mm et de 47mm).

La Ligne Principale de Résistance (LPR) était elle tenue par des unités de campagne. Elle disposait d’ouvrages similaires à ceux de la ligne de contact même si le temps avait permis de soigner davantage la construction.

Aux blockaus de combat s’ajoutaient des abris pour la troupe, des postes de commandement et d’observation, le tout relié entre eux par des tranchées dont une partie était souterraine.

Encore en arrière on trouve des positions d’artillerie pour l’artillerie lourde (105 et 155mm au niveau du corps d’armée mais aussi des pièces plus lourdes). Les positions sont bien aménagées et solidement camouflées, certaines étant des positions factices qui recevaient parfois les hommages de l’artillerie ou de l’aviation allemande.

Pour l’anecdote on verra certains artilleurs chambreurs placer des panneaux rédigés en allemand «Bravo vous avez détruit des canons en bois et des mannequins en mousse. Ne vous découragez pas vous y arriverez la prochaine fois». Si cette blague faisait beaucoup rire les français, elle provoquait plutôt chez allemands de l’énervement et de l’agacement.

En arrière des positions d’artillerie on trouve les zones de regroupement des unités motomécaniques, divisions légères mécaniques et divisions cuirassées.

On passe ensuite dans l’arrière du front avec des routes, des voies ferrées, des aérodromes, des dépôts, des hôpitaux et naturellement toute l’infrastructure de commandement. On trouvait aussi des camps pour les unités qui n’étaient pas en ligne.

Le tout est couvert par de nombreuses batteries de DCA qui saluaient à leur façon l’aviation allemande. Ces batteries d’abord constituées de positions de sac de sable vont se durcir notamment après l’opération NIBELUNGEN.

Si le canon est à l’air libre, les soutes à munitions et les casernements sont souterrains. On trouve également des postes d’observation, des stations radars, des postes de commandement.

Quant aux pièces utilisées on trouve des canons français de 25, 37, 75 et 90mm, des canons britanniques de 20, de 40, de 76.2 et de 94mm en attendant des pièces venues d’Outre-Atlantique.

Renaissance du pays

A l’automne 1949 le quart nord-est du territoire métropolitain est occupé par les allemands. Le territoire à été ravagé par les combats, les populations déplacées ne sont pas encore rentrées chez elles. L’hiver 1949/50 qui va se révéler assez froid va entrainer une disette, une quasi-famine.

En zone non-occupée, le gouvernement de la République Française s’est installé à Tours plutôt qu’à Bordeaux. Le gouvernement polonais s’est installé à Nantes, le gouvernement belge à Caen. Le haut commandement s’installe à Bourges dans un poste de commandement souterrain baptisé ATLANTIDE II.

Tout en réorganisant les institutions (dont le jeu est naturellement mis sous l’éteignoir conflit oblige), le gouvernement français doit également remettre sur pied une économie passablement perturbée par l’occupation d’une grande partie du territoire national.

Certes durant la Pax Armada le gouvernement à mené une politique de déconcentration industrielle en éloignant des frontières des industries sensibles. Certes durant la Campagne les usines ont été peu à peu déménagées au sud de la Loire voir sur la Loire elle même mais il va falloir du temps pour remettre la machine en route.

Des mesures dirigistes sont mises en place ce qui fait dire à certains que la France du PSF est devenue un régime communiste !

En réalité il y à certes une planification mais on laisse suffisamment de latitude aux industriels pour s’adapter.

C’est du pur pragmatisme. La capacité industrielle à été réduite ? Eh bien on va simplifier l’équipement en réduisant le nombre de modèles d’armes, de canons, de chars et d’avions à produire.

Si on prend les armes de l’infanterie, on décide de produire un seul modèle d’arme de poing (MAB modèle 1950 en 9mm), un seul modèle de pistolet mitrailleur (le MAT-49), un seul modèle de fusil en l’occurrence le MAS-40, le MAS-44 étant jugé trop cher à produire et n’apportant finalement qu’une plus-value limitée par rapport au fusil MAS modèle 1940. Naturellement les MAS-36 et 44 restent en dotation dans les unités équipées jusqu’à ce que les combats et leur impact ne nécessite un rééquipement majeur.

Dans le domaine des armes automatiques, le Chatelleraut continue à être produit en grande quantité pour équiper la France mais aussi ses alliés comme la Belgique avec un calibre particulier le 7.65mm. Même chose pour les mortiers (60, 81 et 120mm), les armes antichars (Lance-Roquettes Portables ou LRP).

Dans le domaine de l’artillerie, les pièces les plus anciennes et/ou les plus lourdes sont retirées du service et ferraillées sauf si les stocks de munitions sont encore importants et quand les stocks sont insuffisants mais pas insignifiants eh bien on s’en débarasse sur les allemands pour le plus grand «bonheur» de ces derniers.

Dans le domaine de l’artillerie de campagne et de l’artillerie de corps d’armée aucun nouveau modèle ne sont mis en service, l’artillerie française étant assez moderne dans ce domaine quand éclate le second conflit mondial.

Néanmoins le canon de 75mm TAZ modèle 1939 devient quasi exclusivement un canon antichar, laissant à l’artillerie divisionnaire l’obusier de 105C modèle 1935B et le canon de 155C modèle 1946, évolution du 155C modèle 1917S. De nouveaux modèles sont certes étudiés mais ne seront mis en service qu’après la guerre.

Dans le domaine de l’artillerie lourde, l’artillerie hippomobile devait totalement disparaître suite à la décision du 1er octobre 1948 de ne mettre sur pied que des régiments à tracteurs mais il y à toujours un fossé entre la théorie et la pratique et jusqu’à la fin du conflit il y aura quelques régiments hippomobiles mais dont le nombre sans cesse décroissant montrait que la volonté de motoriser entièrement l’artillerie lourde était toujours là.

Sur le plan des modèles on fait le ménage en conservant en production uniquement le 105L modèle 1936S, le 105L modèle 1941T (Tarbes) restant en service mais dans les nefs de la cité gascone désormais le modèle concurrent est monté.

En ce qui concerne les canons de 155mm, le GPF-T est privilégié par rapport au 155L modèle 1945S même si la production des deux modèles va continuer jusqu’en septembre 1952 quand le 155L modèle 1952 est mis en production, ce canon devant devenir après guerre le canon de 155mm standard de l’armée de terre.

Cela ne veut naturellement pas dire que les 155 plus anciens sont retirés du service, les trois modèles cohabitant jusqu’à la fin du conflit quand le dernier arrivé met à la retraite les anciens dont certains vont connaître une nouvelle carrière pour assurer la défense côtière.

En ce qui concerne l’artillerie automotrice, le Renault R-40 AU-105B reste l’obusier automoteur standars des divisions motomécaniques et de certaines divisions d’infanterie. Il va être complété par un nouvel automoteur de 155mm, le Renault G1R Au-155S qui comme son nom l’indique combine un châssis renforcé du Renault G1R avec un canon de 155L modèle 1945S.

Néanmoins contrairement à ce qui se passe aujourd’hui ce dernier automoteur sera mis en œuvre par l’artillerie de corps d’armée et par la Réserve Générale.

Pour l’artillerie plus lourde, la production du 194mm GPF est stoppée au profit d’un nouveau canon de 220mm, la production du 240mm TAZ modèle 1944 se poursuit à faible cadence mais les modèles plus gros ne sont plus produits. L’ALVF réduit également la voilure en ne concernant que fort peu de modèle (canon de 320mm et obusier de 400mm).

Dans le domaine antichar, le canon de 47mm est toujours là pouvant détruire la majorité des chars allemands, seul le Tigre échappant à sa puissance pour être mieux traité par le canon de 75mm. En revanche le canon de 25mm est peu à peu retiré du service et n’est plus utilisé que dans les fortifications.

Pour l’artillerie antiaérienne, il avait été initialement décidé de ne plus produire que des canons de 37 et des canons de 90mm mais là encore des problèmes industriels ont entrainé la poursuite de la production du canon de 25mm alors que pour les canons de 75mm on se contente d’alimenter un stock abondant de pièces détachées pour maintenir les pièces en service jusqu’à usure complète du tube et/ou épuisement des stocks des munitions.

Dans le domaine des chars et des véhicules blindés il est évidemment impossible de produire un modèle encore que l’idée d’un char de combat unique commence à émerger. L’ARL-44 continue à être produit tandis qu’un modèle amélioré est à l’étude mais la production peine à être lancée (elle le sera d’ailleurs après guerre).

Le char moyen modèle 1943R est toujours produit mais le G1R (son nom usuel) doit être progressivement remplacé par le G2R. En revanche la production du Somua S-45 est stoppée au grand dam de leurs utilisateurs qui le préférait au G1R «On va remplacer notre pur-sang par un percheron» dira un utilisateur du Somua dont l’histoire à oublié le nom.

Pour les chars légers il est impossible de continuer à produire l’AMX-42, l’AMX-44, le FCM-42, le FCM-44. Si le Hotchkiss H-39 à été vite éliminé, les autorités militaires ont longtemps hésité sur le modèle à maintenir en production. Finalement c’est l’AMX-44 qui va continuer à être produit au détriment des autres.

Cela signifie naturellement pas que les autres modèles ont été immédiatement retirés du service, les AMX-42, FCM-42 et 44 sont utilisés jusqu’à leur usure totale ou leur destruction sans parler des imposants stocks. Résultat encore en avril 1954 on trouvera des FCM-42 et 44 en service en petit nombre aux côtés de l’AMX-44 alors que l’AMX-42 n’était plus en service, certains ayant été transformés en chasseurs de chars et en canons d’assaut.

Pour les automitrailleuses, les stocks sont toujours importants malgré les pertes au combat. La production de l’AM modèle 1940P se poursuit dans un modèle amélioré baptisé AM modèle 1950P mais pour des raisons industrielles il est décidé de stopper la production des variantes. Aucune modèle 1950P n’est encore en service au moment de NIBELUNGEN. Des projets sont étudiés au cas où….. .

Les «Pan Pan» devaient être toutes retirées du service mais au final elles vont rester en ligne. A noter qu’il n’est pas exclu qu’une nouvelle AMD plus facile à produire que l’AMP ne soit finalement produite mais rien n’à encore été tranché à l’époque.

En ce qui concerne les canons d’assaut, il était prévu initialement de remplacer les ARL-39V et les Somua Sau-40 par des canons automoteurs mais le retour d’expérience à entrainé un revirement avec le maintien des canons d’assaut en service et le maintien d’une production limitée.

C’est ainsi que les divisions blindées vont conserver les canons d’assaut d’avant guerre, le Somua Sau-40 supplantant peu à peu l’ARL V-39.

En ce qui concerne l’infanterie, les différentes divisions vont recevoir de nouveaux canons d’assaut combinant un châssis de char déclassé (Hotchkiss H-39, Renault R-40 mais aussi AMX-42 et FCM-42) avec une caisse redessinée pour abriter un canon de 75mm ou un obusier de 105mm, les projets de canons d’assaut de 90 et 105mm n’aboutissant qu’après guerre.

En ce qui concerne les chasseurs de chars, toutes les divisions qu’elles soient d’infanterie ou motomécaniques vont recevoir des véhicules inspirés des GPM (Giens Projet Militaire) avec toujours un châssis de chars existant (essentiellement des chars issus des dépôts après revision mais il y eut également de plus en plus des châssis neufs de produits ).

Le chasseur de chars standard de l’armée français est le Chasseur de Chars modèle 1950 combinant un châssis de Somua S-40 renforcé avec un moteur suralimenté pour supporter le poids de la superstructure qui abrite un canon de 90mm modèle 1950, une adaptation antichar du canon antiaérien modèle 1939.

La caisse frustre sur les premiers modèles produits en urgence sera régulièrement améliorée ce qui permet aux spécialistes de distinguer huit lots de production avant qu’en décembre 1952 la production cesse au profit d’un chasseur de chars nettement plus efficient, le Chasseur de chars modèle 1953, un véhicule de conception entièrement nouvelle.

Ce premier modèle est efficace mais jugé perfectible et très vite apparaît un modèle 1951 combinant un châssis de G1R ou de Somua S-45 (en profitant du fait que peu à peu le G2R va supplanter le G1R) avec une superstructure soigneusement dessinée pour abriter un canon antichar de 90mm. Si les véhicules à châssis G1R sont les modèle 1951A, ceux à châssis Somua S-45 sont les modèle 1951B. La production de ce modèle cesse en même temps que celle du modèle 1950.

En ce qui concerne le transport de l’infanterie, la réduction du format de l’armée doit en théorie permettre d’obtenir une infanterie 100% motorisée. Certains rêvent d’une armée de terre disposant uniquement de DIM mais en réalité ce projet ne verra le jour qu’après guerre.

Si pour le transport de l’infanterie, des camions vont être utilisés pour le transport des chasseurs et des dragons portés, la question se pose : roues, chenilles ou semi-chenillés. Le semi-chenillé qui semble unir les inconvénients des deux modes de déplacement est rapidement abandonné.

En revanche la roue et la chenille ont chacun leurs partisans et leurs détracteurs. Finalement le regroupement des DLM et des Divisions Cuirassées sous une même dénomination à savoir la Division Blindée fait triompher la chenille même si on continue d’étudier des véhicules de transport à roues tout chemin toujours utile par exemple pour les missions de police coloniale.

En septembre 1948, deux modèles de véhicules chenillés de transport de troupes existent, le Renault VBCP-40 et le Lorraine 39L. Après le repli industriel, le haut-commandement veut choisir un seul modèle.

Pour se partager le gâteau, Renault et Lorraine propose un modèle commun, le Véhicule Blindé d’Infanterie (VBI) qui reprend les meilleurs éléments des deux constructeurs auxquels il faut ajouter des améliorations liées notamment au retour d’exérience.

Disposant d’une caisse entièrement fermée, d’une tourelle monoplace avec une mitrailleuse de 7.5mm, le VBI modèle 1950 peut embarquer un pilote, un mitrailleur et jusqu’à douze combattants équipés.

Très vite des variantes forment une véritable famille, Renault et Lorraine étant à l’écoute des demandes des opérationnels, multipliant les projets au point que le Ministère de l’Armement doit très vite rappeler les deux industriels à leurs priorités.

Certaines variantes resteront à l’état de projet, de prototype ou ne serront produites qu’après guerre.

Le VBI modèle 1950 très en avance pour son époque va inspirer des créations américaines, britanniques et même soviétique mais ceci se passe après guerre et cela sort du cadre de notre récit.

On assiste également à un effort de standardisation des modèles de camions, de véhicules légers et de motos, toujours pour compenser la perte de potentiel industriel et augmenter les capacités des usines encore disponibles.

Dans le domaine aéronautique, la volonté est identique même si le rêve de «un chasseur, un chasseur lourd, un avion d’assaut, un bombardier médian, un bombardier lourd, un avion de reconnaissance» ne pourra se réaliser pour des raisons de disponibilité, de planification industrielles et de rivalités entre constructeurs.

En ce qui concerne la chasse c’est l’Arsenal VG-52 Phenix qui est choisit pour devenir à terme le chasseur monomoteur standard (NdA il effectuera son premier vol le 17 janvier 1952, à l’époque son nom n’est pas connu).

La production du Dewoitine D-551 et du Bloch MB-159 est progressivement ralentie mais comme Emile Dewoitine et Marcel Bloch ont obtenu de poursuivre la production de pièces détachées, les unités équipées vont pouvoir retarder le rééquipement de leurs unités avec l’ultime évolution du VG-33. Résultat à la fin de la guerre, il y aura toujours des unités équipées de D-551, de Bloch MB-157 et 159.

Dans le domaine de la chasse lourde en dépit de ses performances, le Lockheed H-322 Eclair est peu à peu remplacé par le Farman F.275 qui ne rééquipera pas toutes les unités car le Bréguet Br700C2 va évoluer sous la forme de Br700bis et ter (il y eut bien un projet de Br696 mais le projet ne dépassa pas le stade prototypal, les améliorations n’apportant pas le gain de performances espéré). Même chose pour la chasse de nuit, le Hanriot NC-600 étant décliné en NC-600bis et NC-600ter.

Dans le domaine de l’attaque, le Potez 640 d’appui rapproché est retiré du service car n’ayant pas donné satisfaction tant sur le plan tactique que sur le plan technique. Même chose pour le Bréguet Brr698 de bombardement en piqué, les unités de ce type étant rééquipées de monomoteurs LN-435, ultime déclinaison du LN-420 (qui donna également naissance au LN-430 terrestre ainsi qu’au LN-425 embarqué). Le Bréguet Br697 va lui remplacer les Bréguet Br691 693 et 695 encore en service.

La question du remplacement des bombardiers légers Douglas DB-7 et Glenn-Martin 167F et 187F à été un temps débattue. Certains estimaient que les avions d’assaut faisaient double emploi et qu’il n’était pas nécessaire d’acquérir un nouveau modèle de bombardier léger.

Finalement la France qui avait mis des options sur le B-25 et le B-26 transforme ces options en commandes fermes avec 240 B-25 (120 B-25D, 80 B-25E et 40 B-25F) et surtout 1200 B-26 (400 B-26B, 600 B-26C, 100 B-26D et BB-26E).

Dans le domaine du bombardement médian sont conservés, le Léo 458 dans ses déclinaisons bis et ter mais aussi l’Amiot 371 plus connu sous sa désignation canadienne de Amiot Berry.

Dans le domaine du bombardement lourd, l’armée de l’air conserve ses Géant (B-24 Giant) commandés à 480 exemplaires en attendant ses 160 Géant II (B-32 Dominator) qui ne firent que compléter les précédents.

En ce qui concerne les bombardiers lourds, le Bloch MB-162 doit être remplacé par l’Amiot 374, une version quadrimoteur de l’Amiot 371 plus connu sous le nom de l’Amiot Berry. En ce qui concerne le Bréguet Br482 il fût un temps question d’un Br482bis voir d’un Br482ter mais finalement la décision est prise de remplacer le Br482 et le CAO-700 par le CAO-710, évolution du dernier nommé.

En ce qui concerne l’Amiot 415, cet élégant hexamoteur réponse au Ta-400 basé en Tunisie fût sous utilisé en raison de problèmes techniques récurrents pour ne pas dire constants. Après une ultime tentative, décision est prise de le retirer du service en mars 1952.

Dans le domaine de la reconnaissance, le MB-176 est maintenu notamment dans ses versions évoluées bis et ter. Il est complété par des évolutions du D-720 (D-720F) et de l’ANF-123 (ANF-123bis). L’Amiot 372 de reconnaissance un temps menacé va finalement remplacer le Bloch MB-178 comme avion de reconnaissance à haute altitude en profitant d’un équipage concentré dans un capsule pressurisée à l’avant.

Bien que la situation militaire soit difficile, le gouvernement prépare l’avenir en s’intéressant à la propulsion à réaction. Un accord trilateral anglo-américano-français rationnalise les projets de chasseur et de bombardier disposant d’un nouveau mode de propulsion, le moteur à piston ayant atteint les limites de son dévellopement technologique.

Cet accord signé dès le mois d’octobre 1948 va aboutir à la mise au point d’appareils aussi célèbres que le Gloster Meteor, le Bloch Ouragan, le Bell P-64 Airacomet, le Lockheed P-65 Shooting Star ou encore le Bréguet Vautour.

Ces appareils vont apparaître à la fin du conflit, menant quelques missions mais à une époque où la Luftwaffe était clairement affaiblie. Autant dire que l’impact des avions à réaction sur les opérations à été pour le moins limité. Il va néanmoins préparer le passage dans une nouvelle ère des différentes armées de l’air.

En ce qui concerne la construction navale, la perte des chantiers au nord de la Seine est durement ressentie. La construction des grandes unités est un temps remise en question au profit des unités légères.

Finalement la construction des unités majeures reprend avec les deux derniers cuirassés construits par la France et trois porte-avions d’un nouveau type plus gros, plus rapides et plus modernes.

Le Conflit (62) Europe Occidentale (28)

La Campagne de Belgique (1) : batailles aux frontières

La première phase de la Campagne de Belgique (1949) est une phase de combats à la frontière belgo-allemande, frontière couverte par des fortifications, la Position Fortifiée de Liège (PFL), des fortifications plus ou moins anciennes, modernisées durant l’entre-deux-guerre avec la construction de nouveaux ouvrages comme l’imposant fort d’Eben-Emael. Cette PFL est couverte au sud par la Position Fortifiée de Namur et au nord par la Position Fortifiée d’Anvers.

Initialement les belges ne voulaient pas défendre les Ardennes, les chasseurs ardennais devant couvrir des destructions pour gêner les mouvements allemands avant de se replier mais l’insistance des français et peut être des doutes sur une telle stratégie _rappelons qu’un obstacle ou une destruction non battue par les feux ne sert à rien_ ont provoqué un changement majeur : désormais les Ardennes seront défendues avec l’aide d’unités françaises placées sous commandement belge.

Ces unités comme nous le verrons par la suite seront la 18ème Division d’Infanterie (18ème DI), la 3ème Brigade de Spahis, le 3ème GRCA (chars légers Hotchkiss H-39, d’automitrailleuses puissantes modèle 1940P et de fusiliers motocyclistes) et la 16ème BCC (quarante-cinq chars légers Renault R-40), les autres unités du 3ème Corps d’Armée (3ème CA) restant en France prêts à pénétrer en Belgique (Nda récit des combats dans la partie (3)).

Tout comme en 1914 la défense de la Belgique repose sur des lignes fortifiées qui offrent un «triangle de fer» Liège-Anvers-Namur. La plupart de ces ouvrages étaient déjà là en 1914 et avaient offert une magnifique résistance aux troupes du Kaiser.

Si certains ouvrages avaient été modernisés a minima d’autres trop endommagés par les combats ou jugés inutiles n’avaient pas été remis en état et/ou modernisés.

Quelques ouvrages modernes avaient vu le jour dont le splendide fort d’Eben-Emael qui dominait de toute sa masse le canal Albert.

Les lignes fortifiées belges ont un rôle crucial dans la stratégie générale de Bruxelles : bloquer le plus longtemps possible les troupes allemandes pour donner le temps aux alliés d’arriver dans de bonnes conditions mais aussi appuyer les unités de manœuvres par leurs feux (sans oublier naturellement le soutien moral).

Je ne vais pas ici me lancer dans un panorama exhaustif des fortifications frontalières belges mais il semble quand même important d’effectuer une présentation a minima.

-Position Fortifiée de Liège (PFL) : construite entre 1888 et 1891 elle se compose initialement de douze forts en béton armé situé à 7km du centre-ville de l’ancienne capitale de la principauté épiscopale de Liège. A cette occasion la citadelle de Liège et le fort de la Chartreuse sont déclassés mais intégrés dans le schéma général.

Ces forts sont ceux de Barchon, d’Evegnée, du Fleron, de Chaudfontaine, d’Embourg, de Boncelles, de Flemalle, d’Hollogne, de Lancin, de Lantin, de Liers et du Pontice.

Tous sont attaqués par les allemands en août 1914, le fort d’Hollogne étant d’ailleurs tellement endommagé qu’il ne sera pas concerné par les travaux de modernisation décidés dans les années trente.

En effet durant la période 1919-39 des travaux importants sont menés pour moderniser ces forts avec le remplacement de l’armement obsolète, l’amélioration des locaux vie, le renforcement de la protection des zones sensibles…… .

Moderniser ne suffisant pas des forts neufs sont construits à l’écart de cette première ligne fortifiée comme le fort d’Eben-Emael pour couvrir le canal Albert et empêcher une nouvelle invasion allemande par ce qu’on appelle «la trouée du Limbourg», le fort d’Aubin-Neufchâteau, le fort de Battice ou le fort de Tancremont (appelé également fort Pepinster).

Ces nouveaux forts reprennent grosso modo le schéma des forts du XIXème siècle ce qui est un choix très conservateur par rapport à celui fait par exemple en France pour la ligne Maginot.

A noter que deux autres forts devaient être construits mais n’ont jamais vu le jour : le fort des Waides et le fort de Sougé-Remouchamps.

Durant la Pax Armada des travaux complémentaires ont été entrepris pour renforcer notamment la défense rapprochée de certains forts pour éviter une attaque surprise de type coup de main. Ces travaux ont été menés en liaison avec la construction de P.O à la frontière et d’une ligne antichar, la ligne KW (voir ci-après)

-Position Fortifiée de Namur (PFN) : Cette position est contemporaine de celle de Liège à savoir la fin du 19ème siècle (1888-1891). Elle se compose de neuf forts situés soit sur la rive gauche (Fort de Cognelée, Fort de Marchavelette, Fort de St Heribert, Fort de Malonne, Fort de Suarlée, Fort de l’Emires) ou sur la rive droite de la Meuse (Fort de Maizeret, Fort d’Andoy, Fort de Dave).

Ces forts ont été attaqués durant le premier conflit mondial avec la douloureuse chance que la chute de Liège avait libéré des moyens côté allemand et que les troupes du Kaiser avaient appris de leurs échecs.

Durant les années trente certains ouvrages ont été modernisés (les forts de Cognelée et de l’Empires sont restés si l’on peut dire dans leur jus), les travaux étant semblables à ceux menés à Liège avec le remplacement de l’armement obsolète par un armement moderne, l’amélioration des locaux-vie, l’augmentation de la protection.

Durant la Pax Armada des travaux sont menés mais les projets de construire de nouveaux forts comme au nord à Liège n’aboutissent pas.

De septembre 1948 à mai 1949 de nouveaux travaux sont menés avec le renforcement de la protection antiaérienne et antichar et la construction de petits ouvrages pour entraver les mouvements de l’infanterie allemande et rendre plus difficile et plus sanglante l’approche.

-Ligne Fortifiée d’Anvers : Les forts ont été construits entre 1859 et 1914, deux lignes de forts représentant 95km de circonférence. C’était la théorie du réduit national où le gouvernement belge espérait résister le temps qu’arrive l’aide alliée aka britannique.

En 1914 les allemands ont attaqué les forts avec les pièces les plus lourdes de leur arsenal (305 et 420mm), ces canons tirant des obus qui ne laissaient aucune chance aux forts anversois qui révélèrent les limites de la fortification. Néanmoins ce siège retint 150000 hommes loin de la Marne.

Après guerre les fortifications sont pour beaucoup déclassées mais certaines sont modernisées moins pour refaire d’Anvers une place-forte inexpugnable que pour permettre à l’armée en campagne d’y trouver un appui et une protection.

Comme pour les autres forts belges, les forts d’Anvers sont pour certains rénovés avec une protection améliorée, des locaux-vie plus moderne, un armement régénéré par le remplacement des armes obsolètes par des armes modernes. Signe qui traduit un changement de rôle : les pièces longue portée sont remplacés par des armes ayant une plus courte portée mais étant mieux adaptées à l’appui de l’infanterie.

Durant la période comprise entre septembre 1948 et mai 1949 de petits ouvrages supplémentaires ont été construits, un fossé antichar inondable aménagé….. .

-Ligne KW et postes d’alerte :

La Ligne KW est aménagée en 1939 et surtout en 1948/49 suivant le cours de la Dyle allant globalement d’Anvers à la frontière française en passant par Namur. Elle comprend plus de 400 bunkers.

Plus précisément elle part du fort de Koningshooikt (position fortifiée d’Anvers), passe par Lierre,Louvain, Wavre, Gembloux et Rhisnes où elle fait sa jonction avec la position fortifiée de Namur.

Elle était comparable à notre ligne Doumer ou la ligne Chauvineau avec des blockhaus tactiques couvrant un fossé antichar, des obstacles antichars (tétraedres) et antipersonnelles (barrières Cointet).

C’est sur cette ligne que les troupes alliées devaient se déployer pour soutenir les troupes belges à un délai de huit à dix jours.

Cette ligne KW est le cœur de la stratégie de défense belge en septembre 1948 avec également des éléments avancés sur la frontière même. Il s’agissait de prévenir le franchissement de la frontière plus que pour résister fermement même si certains «observateurs» ne se sont pas contentés de signaler l’invasion allemande.

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Le plan général de l’offensive à l’ouest est donc grosso modo une redite du plan Schlieffen à savoir une offensive en Belgique, un mouvement tournant pour prendre à revers les troupes alliées qui n’hésiteront pas à pénétrer en Belgique comme en 1914.

Plusieurs plans vont être envisagés donc prévoyant le largage sur la ligne Liège-Namur-Charleroi de trois divisions parachutistes pour déstabiliser le dispositif belge et faciliter l’avancée du corps de bataille que ce soit des divisions d’infanterie ou des divisions blindées.

Ce plan est rejeté car jugé trop audacieux. Les Fallschirmjäger vont être engagés mais uniquement dans un assaut contre le fort d’Eben-Emael sous la forme d’un Kampfgruppe Granit issu de la 5. Fliegerdivision engagée aux Pays-Bas.

Une fois ce fort neutralisé les allemands espèrent déborder le dispositif belge et foncer dans la profondeur du territoire belge avant l’arrivée des alliés qui ont besoin selon des calculs d’avant-guerre de huit à dix jours pour être sereinement en place et ne pas avoir à combattre pour se mettre en position sur la ligne KW.

Cela ne va pas se passer comme ça puisque le raid sur Eben-Emael est un semi-échec ou une demi réussite. Les troupes belges mises en alerte vont résister pied à pied en dépit d’une infériorité manifeste en terme de puissance de feu.

Les raisons de cette résistance sont multiples : volonté d’imiter les ainés de 1914, discours galvanisant de Léopold III mais aussi comme nous le savons les premières exactions allemandes qui rendent fou de rage les soldats et civils belges. Il y à aussi la promesse de l’intervention alliée, les premières unités françaises et britanniques recevant un accueil délirant sur les routes du plat-pays.

Pour frapper la Belgique, l’Allemagne va engager pas moins de cinq armées, douze corps d’armées (dont un S.S) et un Panzerkorps soit un total de trente-cinq divisions d’infanterie et quatre divisions blindées dont une S.S.

En face les moyens belges sont nettement moins importants ce qui aurait du rendre la campagne facile mais bien entendu à la guerre ce n’est jamais aussi simple que cela. De plus toutes les divisions ne sont pas engagées en même temps pour à la fois ménager un outil militaire pas extensible à l’infini et parce que la logistique allemande fonctionne toujours à flux tendu et connait de nombreux goulots d’étranglements.

La bataille des frontières commence aux premières heures du 10 mai 1949 quand des planeurs DFS-230 remorqués par des Heinkel He-111 s’approchent du fort d’Eben-Emael pour se poser sur le toit du fort qui domine de toute sa puissance le canal Albert et trois ponts vitaux pour la future offensive allemande.

L’approche des planeurs est bien signalée mais dans un premier temps comme sidérés les belges ne réagissent pas. Ils se reprennent assez rapidement et si douze planeurs se posent sur le toit de la forteresse, quatre sont abattus par la DCA belge même si lucides les artilleurs antiaériens d’outre-quievrain reconnaitront qu’il s’agissait davantage de chance que d’autre chose.

Les parachutistes allemandes neutralisent plusieurs coupoles amoindrissant la capacité de résistance du fort mais ne parviennent pas à le neutraliser complètement. Se repliant sur le toit ils en sont chassés par le tir de l’artillerie du 7ème Corps d’Armée puis par une contre-attaque de la 5ème DI.

Les paras allemands doivent se replier sur les ponts du canal Albert, deux d’entre-eux sautent (Kane Vroenhoven) mais un est capturé intact (Weldwezelt) ce qui permettra aux allemands de franchir la voie d’eau mais de manière moins confortable que si ils avaient pu neutraliser totalement la forteresse et si ils avaient pu s’emparer des trois ponts intacts.

Plus au sud des parachutistes allemands sont largués sur Aubin-Neufchauteau, Battice et Tancremont mais ils sont dispersés et sont quasiment tous anéantis par de vigoureuses contre-attaques des garnisons et des troupes de couverture.

Clairement l’assaut aéroporté est un échec. Si certains l’attribue au manque de moyens engagés d’autres estiment que les parachutistes seuls ne peuvent faire basculer le sort d’une campagne à eux seuls.

Dans la foulée de ces largages de parachutistes les bombardiers allemands escortés par la chasse se lancent dans une série de raids sur les aérodromes belges mais aussi français dans l’espoir de neutraliser au sol les aviations ennemis ou du moins de provoquer une telle pagaille que leur intervention serait aussi tardive qu’inefficace.

Là encore les résultats sont decevants surtout à la hauteur des moyens et des espoirs engagés. Non seulement les pertes d’avions au sol sont assez faibles mais en plus des avions sont en vol ou décollent et surprennent bombardiers et chasseurs allemands, en abattant certains.

Après l’aviation le «dieu de la guerre» entre en action en l’occurence l’artillerie sous la forme de pièces lourdes qui tentent de neutraliser les postes d’observation frontaliers, les lignes fortifiées de campagne, de couper les lignes de communication, de frapper les infrastructures routières et ferroviaires pour géner au maximum les mouvements des troupes belges.

L’artillerie en question est celle de la Heeres-Artillerie qu’il s’agisse de canons de 150mm, de 170mm, de 210mm mais aussi de lance-roquettes multiples (Nebelwerfer) et de pièces lourdes sur voie ferrée (280mm).

Cette préparation d’artillerie ressemble à celle du premier conflit mondial même si à la différence de celle qui ne fût pas la Der des ders la préparation d’artillerie est plus ciblée en visant des cibles particulières plutôt que tout vouloir écraser sous un déluge de feu.

Les troupes belges sont soumises à un déluge de feu qui provoquent des dégâts qu’ils soient physiques ou psychologiques. Certains craquent mais d’autres tiennent bon.

Comme le dira le caporal Edouard Demorel «J’ai tellement eu peur sous ce bombardement d’artillerie ! Mon dieu ! J’ai cru mourir un nombre incalculable de fois ! Quand le bombardement à cessé j’ai vu que j’étais encore en vie. Cela m’à vacciné contre le désespoir et contre toute tentative téméraire. Je n’avais qu’une hâte ! Que les allemands arrivent pour que je règle quelques contentieux familiaux avec eux».

Très vite les allemands passent à l’assaut. Pas une offensive massive mais des coups de sonde pour neutraliser les postes d’observation et les postes d’alerte situés sur la frontière.

A la différence de la France il n’y à pas vraiment de maisons fortes avec des moyens non-négligeables mais plutôt de simples bunkers, de simples blockhaus qui à part donner l’alerte ne permettent pas de faire grand chose. On trouve également des tourelles monoplaces dans des encuvements avec des mitrailleuses.

Selon les endroits de la frontière le comportement de ces unités frontalières et variables. Certains se rendent immédiatement sans la moindre résistance, d’autres préviennent le haut-commandement, tiraille avant de se replier (certains vont piéger l’accès à leur poste provoquant un certain nombre de pertes) alors que certains décident de combattre jusqu’à la mort, les allemands devant neutraliser certains blockhaus et certaines tourelles démontables au lance-roquettes, au lance-flammes ou au canon antichar.

La réaction des allemands sera également variable. Certaines brutes ne vont pas hésiter à exécuter sommairement un prisonnier de guerre alors que d’autres plus «chevaleresques» rendront les honneurs militaires à des prisonniers ou même à des corps de braves.

Cette résistance était tout simplement symbolique mais le symbole en temps de guerre est capital que ce soit pour le moral des troupes, le moral de l’arrière ou pour des questions de politique (confere le Luxembourg qui veilla à ne pas rééditer l’erreur de 1914 où les troupes allemandes ne connurent aucune opposition).

Les premiers combats majeurs de la Campagne de Belgique (1949) ont lieu dans le nord du pays opposant les 5ème et 7ème Corps d’Armée belges aux deux corps d’armée de la 5ème Armée allemande (6.AK 12.ID 13.ID 1.S.S Division Leibstandarte Adolf Hitler et 7.AK _27.ID 30.ID et 2. S.S Division Deutschland) soit quatre divisions belges contre six divisions allemandes.

En apparence les allemands doivent l’emporter facilement mais rien ne va se passer comme prévu, les belges se montrant bien plus mordants qu’espéré et côté allemand toute les divisions ne s’illustrent pas notamment les divisions S.S. Comme le dira un combattant de la Division Deutschland «Heureusement que nous avions un bon service de propagande pour masquer nos déficiences».

Comme expliquer un tel écart ? Les raisons sont multiples mais il y à un manque de motivation pour le combat, un niveau général médiocre, la Heer ne faisant rien pour aider ces divisions à devenir meilleures.

Avec le temps la sélection naturelle fera son œuvre et les divisions S.S verront leur niveau global s’améliorer.

Le 4ème Corps d’Armée belge est engagé à la marge pour épauler le 6ème CA et surtout éviter que les allemands ne prennent à revers le dispositif belge avec les conséquences que l’on imagine, aucun soldat n’aimant combattre en sachant que l’ennemi est devant et derrière.

Les combats sont âpres et violents, on ne se fait aucun cadeau notamment lors des combats rapprochés, les duels à l’arme blanche et à la grenade sont légions. On signale ainsi plusieurs charges belges à la baïonnette et plusieurs échanges de grenades d’un camp à l’autre !

Très vite le haut-commandement belge prend la décision de déployer la 1ère Division d’Infanterie (BEL) pour couvrir Anvers en vue d’une éventuelle évacuation ou pour éviter un effondrement trop rapide de la partie septentrionale du dispositif.

Cette division va bénéficier très vite du soutien de la 68ème Division d’Infanterie (FRA) qui va rallier Anvers par la mer (NdA dans le plan Dyle-Breda cette division devait rallier Breda), ces deux divisions vont donner du fil à retorde aux unités allemandes mais nous y reviendront.

La division française quitte Dunkerque à bord de ferrys transmanches réquisitionnés escortés par l’Escadre Légère du Nord (ELN) le 11 mai 1949 et parvient à Anvers le lendemain 12 mai. Son arrivée sera saluée par les allemands qui bombardent le port mais fort heureusement les pertes parmi les fantassins français sont limités. Ces deux division vont former le 1er Corps d’Armée Belgo-Français (1er CABF) à l’existence éphémère.

De son côté la 12ème Armée allemande bouscule le 3ème Corps d’Armée qui bénéficie très vite du renfort de la 14ème Division d’Infanterie (BEL) issue de la Réserve Stratégique.

Les belges parviennent à transférer leurs divisions jusqu’au front avec relativement peu de pertes ce qui est une véritable gageure quand on sait que très vite la Luftwaffe à dominé le ciel belge (hors zone où étaient déployées les unités franco-anglaises) et qui à provoqué une série de limogeage parmi les hautes sphères de l’armée de l’air allemande toujours pas en odeur de sainteté auprès du duo Himmler/Heydrich guerre civile passée oblige.

Plus au sud le 8ème Corps d’Armée Belge est engagé par les 9. et 11.ArmeeKorps (4ème Armée allemande) et sérieusement bousculé ce qui oblige le haut-commandement belge à engager le 1er Corps de Cavalerie (BEL) qui doit néanmoins se partager entre les 3ème et 8ème CA.

Il restait alors au haut-commandement belge deux divisions mais celles-ci se déploient dès le 12 mai pour couvrir Bruxelles (16ème et 18ème DI).

En clair dès cette époque la Belgique n’à plus aucune réserve opérationnelle disponible. Certes des jeunes conscrits sont mobilisés, certes des vétérans de l’armée reprennent du service mais il faudrait plusieurs semaines pour que ces unités soient opérationnelles avec un résultat pour le moins incertains.

Très vite d’ailleurs le gouvernement belge avec l’accord du roi Léopold III et du gouvernement français prend la décision de transférer les recrues en France pour anticiper une reconstitution d’une armée belge moins sur le territoire national qu’en France.

Voilà pourquoi les belges attendent avec impatience l’arrivée des alliés, des français et des britanniques.

Dès le premier jour le gouvernement belge solicite l’aide des alliés. Signe qui ne trompe pas, la demande belge transmise à 06.15 est acceptée à 07.30 par le président du conseil, le ministre de la Guerre et le général Villeneuve.

Ce dernier préssentait que l’offensive allemande était imminente, les informations recueillies allaient toutes dans le même sens.

Le «Général Tornade» qui devait se rendre aux Etats-Unis pour discuter avec des officiels américains avaient ainsi obtenu le report de ce voyage «Tant pis dira-t-il à sa femme Agnès nous prendront le Normandie une autre fois».

Il avait donc fait préciser les ordres de marche, avaient demandé à toutes les unités d’être capables de «décaler» le plus vite possible «Dans la journée de l’offensive allemande si cela était possible».

Les différentes unités firent des prodiges pour accéder aux demandes du généralissime. On vit même des permissionnaires renoncer à deux jours de perm pour être là «avec les copains». Inutile de préciser que jamais le prédécesseur de Villeneuve n’aurait obtenu un tel dévouement.

Si aujourd’hui on déploie très vite une division d’infanterie, à l’époque c’est plus compliqué, il faut plusieurs jours pour la transporter à bord de camions et surtout à bord de trains. Outre le temps incompressible, il faut compter sur la possibilité que les infrastructures soient bombardées par l’aviation.

Il faut donc gagner du temps et pour cela envoyer en avant des unités conçues pour aller le plus vite possible : des unités motomécaniques.

Pas surprenant que les premières unités alliées à franchir la frontière belge sont côté français les GRCA (Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée) et les GRDI (Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie) en attendant les Divisions Légères Mécaniques (DLM), des unités qui n’ont rien à envier aux Panzerdivisionen qu’aligne le camp adverse.

Les GRCA et les GRDI disposaient de chars légers, d’automitrailleuses puissantes (AMP) et de fusiliers motocyclistes.

Ces unités devaient éclairer et flanquer, ouvrir la voie aux Grandes Unités mais en théorie ne devaient pas combattre en l’absence des DI ou des DLM. Bien entendu ça c’est dans la théorie parce que dans la pratique ce sera différent.

En théorie les unités motomécaniques françaises et britanniques doivent rallier en trois ou quatre jours maximum la ligne KW pour soutenir les unités belges et freiner les unités allemandes toujours dans l’optique de gagner du temps pour permettre aux DI et aux DIM de s’installer sans avoir à combattre en même temps.

Ces mouvements vont se faire sous une solide couverture aérienne, les unités de la Luftwaffe persuadés de faire de jolis cartons sur les chars, les véhicules de dragons portés et autres automitrailleuses puissantes vont avoir la désagréable surprise de tomber sur une aviation alliée mordante.

A cela s’ajoute une DCA qui si elle ne possède pas l’aura historique de la Flak est tout sauf à prendre à la légère.

Selon un processus imaginé avant-guerre et rodé par différentes exercices sur carte, les différentes unités du GA n°1 vont «décaler». Certaines unités vont cependant rester initialement en France au grand dam des principaux concernés qui regrettaient de ne pas participer à la «grande bagarre».

Les différents GRCA et GRDI vont former des groupements occasionnels prenant le nom du commandant du GRCA.

C’est ainsi que les unités du 1er Corps d’Armée (FRA) vont former le Groupement Marchand du nom du commandant du 1er GRCA. Ce dernier comprenait douze chars légers AMX-42, seize automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

A cela s’ajoute les 5ème et 27ème GRDI qui disposent pour le premier de chars légers Hotchkisss H-39 et des automitrailleuses puissantes et pour le second de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes. En revanche le 12ème GRDI reste en «réserve».

Ce groupement occasionnel bénéficie de l’aide du GAO-501 qui comprend comme les autres Groupements Aériens d’Observation des bimoteurs de reconnaissance tactique (en l’occurrence ici huit Bloch MB-175), des triplaces de travaille Dewoitine D-720 (douze appareils) et quinze petits monomoteurs à aile haute et train fixe ANF-Les Mureaux ANF-123.

Les Bloch MB-175 décollent en premier pour ouvrir la voie et repérer les grandes axes de progression, les Dewoitine D-720 doivent eux assurer davantage la coordination air-sol alors que les ANF-123 sont mis à la disposition du groupement Marchand pour lui permettre d’avoir un coup d’avance en repérant par exemple précocement l’ennemi.

La couverture aérienne est assurée par les Bloch MB-157 et les Lockheed H-322 Eclair de la 8ème Escadre de Chasse (8ème EC). En revanche les unités de bombardement et d’assaut sont conservées à l’écart, le haut-commandement allié voulant en savoir plus avant de lancer des attaques aériennes.

Les divisions d’infanterie de ce corps (25ème DIM et 21ème DI) suivent, la première par la route grâce à une motorisation totale et la seconde par la route et par la voie ferrée ce qui peut entrainer un découplage relançant l’idée de créer avant-guerre des corps d’armée entièrement motorisés vus par ces partisans comme le prolongement des Corps de Cavalerie et des Corps Cuirassés mais ceci est une autre histoire.

Au même moment le 18ème Corps d’Armée (FRA) franchit la frontière belge, le 18ème GRCA formant le Groupement Terrachini avec les 2ème, 68ème et 59ème GRDI qui doivent couvrir respectivement les 9ème Division d’Infanterie Motorisées, 60ème DI et 68ème DI, cette dernière comme on l’à vu ralliant Anvers par bateau mais son GRDI probablement pour des raisons logistiques prenant le chemin de la Belgique par la route sans qu’il soit question du moins pour l’instant de l’envoyer dans le grand port belge.

L’équipement de ce groupement est hétéroclite avec des AMX-42 (18ème GRCA), des Hotchkisss H-39 (2ème et 68ème GRDI) et des AMX-44 (59ème GRDI) mais uniquement des AM modèle 1940P sans oublier les différents modèles de motos side-cars utilisés par les fusiliers motocyclistes sans compter les véhicules légers pour remorquer les armes lourdes.

Le groupement Terrachini bénéficie lui aussi de «jumelles aéroportées» avec le GAO-518 qui dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123. Ces trente-cinq appareils vont être utilisés de manière nettement plus offensive puisque leur commandant le commandant Vatrillier va mener des missions de reconnaissance armée sur tout ce qui était allemand.

En ce qui concerne les divisions d’infanterie là encore risque élevé de découplage puisqu’on trouve une division d’infanterie motorisée (la 9ème DIM) et une division de type Nord-Est (60ème DI).

Le BEF engage lui aussi ses unités motorisées pour gagner le plus de temps possible et permettre aux divisions d’infanterie de se déployer le plus sereinement possible. Ces unités motorisées en question étant deux régiments de cavalerie qui ont depuis très longtemps abandonné le cheval pour des autos blindées, des canons portés et de l’infanterie portée, ces deux régiments ressemblant aux GRDI français.

Le 2ème GRCA forme le cœur du Groupement Pellosi avec ces douze AMX-44, ses seize AM modèle 1940P et ses fusiliers motocyclistes. Ce groupement intègre également les 7ème et 92ème GRDI qui disposant du même équipement permet au colonel Pellosi de disposer un équipement homogène.

Les deux divisions de ce corps d’armée ne tardent pas à se mettre en route, deux solides divisions d’actives, la 1ère DIM et la 2ème DINA (Division d’Infanterie Nord-Africaine).

Sur le plan aérien le groupement Pellosi bénéficie du soutien du GAO-502 (huit Bloch MB-175, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et des chasseurs Arsenal VG-33 de la 2ème EC.

Le Groupement Montanier porte le nom du commandant du 19ème GRCA chargé d’éclairer le 19ème Corps d’Armée (FRA) avec des chars légers AMX-42, des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

Il bénéficie de l’aide et de l’appui du 80ème GRDI (chars légers Hotchkiss H-39 et AM modèle 1940P) et du 4ème GRDI (FCM-42 et AM modèle 1940P), ces deux groupements assurant normalement l’éclairage de la 1ère Division Marocaine et de la 15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM).

Pour voir plus loin le groupement Montanier peut compter sur le GAO-520 (Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et comme une intervention de la Luftwaffe est toujours possible sur celle de la 2ème Escadre de Chasse et de ses Arsenal VG-33 (sans oublier le Lockheed H-322).

Le 20ème Corps d’Armée (20ème CA) n’est pas immédiatement engagé pour éviter de surcharger et d’engorger le réseau routier et ferroviaire belge. Il va ainsi se mettre en mouvement que le 13 mai 1949 (J+3) pour être en place le 21 mai 1949.

Une fois engagé il va former le Groupement Dutilleux avec le 20ème GRCA (Hotchkiss H-39 et AM modèle 1940P ainsi que fusiliers motocyclistes), le 3ème GRDI (AMX-42, AM modèle 1940P, fusiliers motocyclistes) et le 95ème GRDI (Hotchkiss H-39 et automitrailleuses de découverte AMD-178B), ces deux dernières entités assurant en temps normal l’éclairage de la 12ème DIM et de la 5ème DINA.

Ce groupement va être couvert par le GAO-520 (Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et par les Dewoitine D-520 de la 3ème Escadre de Chasse enfin engagée après plusieurs jours en retrait.

Le 3ème GRCA est lui engagée dans les Ardennes et placé sous commandement belge, ses Hotchkiss H-39 et ses AM modèle 1940P étant très appréciés des chasseurs ardennais qui ne sont pas aussi bien équipés en chars.

Ce groupement de reconnaissance de corps d’armée s’engage dans les sous-bois ardennais avec la 3ème brigade de spahis (qui se déplace à cheval mais combat à pied tels les dragons d’autrefois), le 30ème GRDI (chars légers FCM-42 et AM modèle 1940) et la 18ème DI. On trouve également le 16ème BCC (16ème Bataillon de Chars de Combat) qui dispose de quarante-cinq Renault R-40. Les autres unités du 3ème Corps reste en France.

Le GAO-503 est engagé au dessus des Ardennes avec ses huit Bloch MB-175, ses douze Dewoitine D-720 et ses quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 tout comme la 1ère Escadre de Chasse avec ses Arsenal VG-33 et ses Bréguet Br700C2.

Le 4ème GRCA est lui aussi engagé en Belgique mais reste sous commandement français. Cette unité d’éclairage du 4ème Corps d’Armée (FRA) forme le cœur du Groupement Moustier avec ses H-39 (qui remplacent les AMX-44 qui se font attendre), ses AM modèle 1940P et ses fusiliers motocyclistes.

Son action est relayée et renforcée par le 24ème GRDI (AMX-42 et AM modèle 1940P) et le 94ème GRDI (AMX-42 et AM modèle 1940P) qui normalement doit flanquer et éclairer respectivement la 22ème DI et la 4ème DINA.

Il bénéficie du soutien du GAO-504 (Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et de la 1ère Escadre de Chasse (1ère EC) (Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2).

A la base du Groupement Degravier figure le 21ème GRCA qui dispose encore de son matériel de mobilisation (H-39 et AMD-178B) à défaut du matériel prévu (AMX-44 et AM modèle 1940P). Ce groupement intègre également les 9ème et 66ème GRDI qui disposent pour le premier de H-39 et de AMD-178 alors que le second dispose d’AMX-42 et d’AM modèle 1940P. Ces deux GRDI doivent couvrir l’engagement des 61ème et 53ème DI.

Le Groupement Degravier est couvert par le GAO-521 (Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123) et par la 1ère Escadre de Chasse (1ère EC) (Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2).

Dans la foulée des différents groupements le 1er Corps de Cavalerie (1er C.C) décale pour atteindre le plus vite possible la Dyle voir la Meuse et ainsi affronter les allemands le plus loin possible de la ligne KW où doivent se déployer les troupes alliées.

La première unité à prendre la route est le 35ème GRCA qui dispose de chars légers AMX-42, d’automitrailleuses de découverte AMD-178B et de fusiliers motocyclistes. Il est suivit par le 329ème RATTT qui avec ses canons de 105L modèle 1936S doit couvrir l’engagement des deux DLM et si besoin appuyer les troupes belges en repli.

En dépit des progrès techniques, l’envoi de chars par la route est impossible sur d’aussi grandes distances. Si les chars et les canons d’assaut vont prendre place sur des wagons spéciaux, les véhicules à roues vont logiquement prendre la route.

La 1ère DLM répartit ses moyens sur trois colonnes mêlant automitrailleuses puissantes du 6ème Régiment de Cuirassiers, Voitures de Dragons Portés (VDP), véhicules antiaériens et antichars (des Laffly W15 disposant soit d’un canon antichar de 47mm ou d’un bitube de 25mm)

La 5ème DLM va faire pareille que son ainée, les chars et les canons d’assaut sur des wagons spéciaux, les véhicules à roues (VDP, chasseurs de chars, VDAA _Véhicules de Défense Anti-Aérienne_ , automitrailleuses puissantes du 11ème Régiment de Cuirassiers) prenant la route sous la forme de trois colonnes.

Le haut-commandement allié craint un embouteillage sur les routes belges voir des attaques aériennes et va donc veiller à protéger ces mouvements du mieux possible. On déploie des unités de DCA, des unités de chasse et surtout on donne de strictes consignes de camouflage et de dispersion pour échapper aux avions de reconnaissance et de bombardement à la Balkenkreuz.

Cette crainte explique probablement pourquoi le 2ème Corps de Cavalerie et le 1er Corps d’Armée Cuirassé sont préservés dans le nord de la France et pas engagés en Belgique.

Les mouvements des divisions d’infanterie vont se faire par la route et par voie ferrée. On étudiera même l’utilisation des voies fluviales avant d’y renoncer probablement pour des raisons techniques.

Si les DIM disposant de leurs propres moyens de transport pouvaient rallier plus vite le front, les DI type Nord-Est devaient être véhicules par les groupements du train de Corps d’Armée et par la voie ferrée.
Pour ne pas alourdir inutilement le récit je ne vais pas détailler le mouvement de chaque division mais en général les régiments d’infanterie partaient séparément, chaque régiment de la division (ou demi-brigade quand il s’agissait de chasseurs à pied) partant sur une colonne, l’artillerie étant également séparée.

Si les organes de commandement se trouvaient au milieu, les unités de soutien fermaient la marche avec généralement un détachement d’infanterie ad hoc pour protéger des éléments aussi précieux pour la résilience de la division.

Des mouvements aussi amples ne peuvent échapper aux allemands qui vont tenter de les contrer en engageant leur aviation contre les gares, les gares de triage, les aiguillages. Ils vont également tenter d’attaquer les colonnes en mouvement.

Ces opérations d’interdiction vont rencontrer quelques succès mais dans l’ensemble cette phase critique du mouvement allié s’est passé presque comme les planificateurs de Vincennes l’avait prévu.

C’est ainsi que des divisions d’infanterie parties de leurs garnisons et/ou de leurs bases avancées le 11 mai 1949 vont être en position dès le 17 mai soit à J+6 ce qui constitue un prodige.

Les alliés annoncent au gouvernement belge le 17 au soir qu’une solide position de repli peut accueillir les troupes belges mais à condition que les unités soient en mesure de combattre, le général Villeneuve refusant que ces hommes accueille des trainards et des fuyards qui font souvent plus de mal que de bien.

Voilà pourquoi les soldats belges isolés sont regroupés à l’arrière du front et fonction de leur état seront soit intégrés à des unités qui manquaient d’hommes ou évacués vers la France et la Grande-Bretagne en vue de préparer la reconstitution et la régénération d’une armée belge qui à passablement souffert des premiers combats.

Alors que le Corps de Cavalerie et certains groupements occasionnels vont combattre le Panzerkorps et d’autres unités allemandes les DI et les DIM vont pouvoir s’installer et préparer un solide comité d’accueil aux allemands qui vont apprendre que la conquête de la Belgique ne sera pas une partie de plaisir (NdA la suite dans la partie «d’une ville à l’autre mais jusqu’à quand)

Le Conflit (48) Europe Occidentale (14)

Ligne Maginot

Secteur Fortifié des Flandres (SFF)

Unités

-221ème régiment de travailleurs à cinq compagnies de 200 hommes chargés de l’entretien et de la garde des ouvrages en attendant le déploiement des unités de campagne.

-10ème et 11ème batteries du 161ème Régiment d’Artillerie de Position. La 10ème batterie reste équipée de canons de 75mm modèle 1897 alors que la 11ème à reçu des canons de 75mm TAZ modèle 1939.

-174ème bataillon de sapeurs mineurs

Principaux ouvrages du secteur

Dans cette partie je présenter de manière sommaire les principaux ouvrages du secteur. Dans ce secteur, il n’y à pas d’ouvrages puissants, la frontière franco-belge ayant été exemptée d’ouvrages puisque de 1920 à 1936, Paris et Bruxelles sont alliés.

Ce sont donc des ouvrages de campagne qui annoncent la ligne CEZF et qui sont plus proches des ouvrages des lignes Chauvineau et Doumer.

-La position de résistance dispose de six organisations de type Fortification de Campagne Renforcée (FCR) ou blocs Billote , de huit organisations type STG (Service Technique du Génie) , d’un blockhaus type Da, de cinq abris de tir et vingt-neuf tourelles démontables (dix-sept armées d’une mitrailleuse de 7.5mm et douze armés d’un canon de 25mm).

-La Bretelle de Cassel est elle couverte par huit blockhaus STG.

Secteur Fortifié de Lille

Unités

-16ème régiment de travailleurs

-1st Infantry Division [UK] restée sur le sol français après la démobilisation et durant la période dite de la Pax Armada.

Principaux ouvrages du secteur

Le Secteur Fortifié de Lille dispose au total de soixante-cinq blockhaus, de vingt-trois abris de tir et de neuf tourelles démontables (quatre équipées de canons antichars de 25mm et cinq équipés de mitrailleuses de 7.5mm).

Secteur Fortifié de l’Escaut (SFE)

Unités

-54ème régiment d’infanterie de forteresse (trois bataillons de mitrailleurs et trois compagnies d’équipage d’ouvrage ou CEO)

-17ème régiment de travailleurs

-1er groupe du 161ème RAP équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 en deux batteries et une batterie équipée de huit canons de 105L modèle 1913S, ces canons disposant d’un train de roulement sur pneumatique pour permettre la traction automobile.

-1ère compagnie du 212ème bataillon de Sapeurs-Mineurs

Principaux ouvrages du secteur

-La position de résistance dispose de vingt organisations type FCR, seize ouvrage type STG et cinq ouvrages type 1ère Région Militaire. Le vieux fort de la Maulde s’intègre à cette position tout comme un ouvrage type CORF (Commission d’Organisation des Régions Fortifiées).

-On trouve également vingt constructions type 1ère RM, un abri de tir, un blockhaus type STG, deux blockhaus type FCR et huit observatoires.

-La ville de Valenciennes est protégée par une série de quatorze ouvrages, douze étant du type FCR (et deux du type STG.

-La Commission d’Etudes des Zones Fortifiées (CEZF) réalise des travaux complémentaires dans le SFE avec quarante casemates type STG.

-La position de la forêt de Raismes dispose de douze constructions type CORF.

Secteur Fortifié de Maubeuge

Unités

Le 12 septembre 1948 le Secteur Fortifié de Maubeuge devient la 101ème Division d’Infanterie de Forteresse (101ème DIF)

-84ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (84ème RIF) disposant de trois bataillons de mitrailleurs et deux compagnies d’équipage d’ouvrage.

-87ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (87ème RIF) réactivé le 1er septembre 1948 à partir du régiment précédent. Il dispose de deux bataillons de mitrailleurs et de trois compagnies d’équipage d’ouvrages.

-1er régiment de mitrailleurs

-18ème régiment de travailleurs

-2ème groupe du 161ème RAP équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et 8 canons de 105mm modèle 1913S en une batterie.

-226ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

Principaux ouvrages du secteur

Dans le Sous-secteur Hainaut, la position de résistance dispose de cinq ouvrages CORF alors que la ligne d’arrêt comprend trente-six ouvrages répartis en différents types : six ouvrages type FCR, vingt-huit ouvrages type 1ère RM et deux ouvrages type STG.

La bretelle de la forêt de Mormal est tenue par quatre casemates simples flanquant vers l’est, six casemates simples flanquant vers l’ouest, trois casemates doubles et neuf observatoires.

Dans le Sous-Secteur Thierarche on trouve deux blockhaus type STG, sept ouvrages type FCR, six ouvrages type CORF, quarante-neuf type 1ère RM, trente-trois tourelles démontables,

Secteur Fortifié des Ardennes

Unités

Après le début de la guerre le SFA devient la 102ème Division d’Infanterie de Forteresse (102ème DIF)

-482ème régiment de pionniers

-42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

-52ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux officiellement réactivée à la fin du mois d’août

-148ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (148ème RIF) disposant de trois bataillons de mitrailleurs et d’une compagnie cycliste

-160ème régiment d’artillerie de position : 2ème groupe avec les 4ème et 6ème batteries disposant de canons de 75mm modèle 1897 et 3ème groupe (7ème 8ème et 9ème batteries) équipées de canons de 155C Saint Chamond modèle 1915 et de canons de 155L modèle 1877.

-141ème bataillon de génie de forteresse avec une compagnie de sapeurs mineurs, les 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile.

-227ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

Principaux ouvrages du secteur

-Dans la Région Trélon-Rocroi on trouve quatre ouvrages type FCR et vingt-six ouvrages type 1ère RM mais aussi vingt tourelles démontables (huit à canon de 25mm et douze armées de mitrailleuses) et quatre observatoires.

-La partie nord de la Forêt de Saint-Michel est couverte par vingt-neuf casemates type simplifié sur deux lignes parallèles

-La Forêt de Saint Michel et l’avancée de Rocroi située à l’est de la position précédente comprend trente-six ouvrages (quinze FCR et vingt et un STG),quatre-vingt cinq abris de différents types et quatre postes d’observation.

-Le cours de la Meuse situé à l’est de la position que nous venons de décrire est protégé par soixante-cinq abris de tir Barbeyrac ou fortifications de campagne et un poste d’observation.

-Le Sous-secteur de Sécheval couvre la région comprise entre le sud de Revin et le nord de Nouzonville. Il dispose d’une ligne de maisons fortes à proximité de la frontière belge et d’une LPR (Ligne Principale de Résistance) composée de vingt-sept abris de tir de différents types.

-Le Sous-secteur d’Etion situé à l’est du précédent englobe les villes de Nouzonville à Charleville-Mézières comprend quatre maisons fortes sur la frontière belge, huit blockhaus type STG et un abri de tir type Barbeyrac pour défendre la tête de pont de Charleville-Mézières et une LPR composée d’un unique casemate d’artillerie, de deux postes d’observation et de quarante abris de tir.

-Le Sous-secteur de Bouzicourt ne dispose pas de maisons fortes mais la LPR est symbolisée par trois casemates type STG et quarante abris de tirs de type divers.

Comme on peut le voir ce dispositif est clairement le point faible de la Ligne Maginot et les conséquences auraient pu être terribles si l’ennemi avait eu l’idée ingénieuse d’y appliquer son Schwerpunkt.

La période de la Pax Armada est propice pour de sérieux travaux de renforcement menés par la CEZF qui va réaliser trois fronts successifs. Ces fronts vont être encore renforcés durant la période septembre 1948-mai 1949. Cela nous donne le schéma suivant :

-Le Front Nord dit «Est du Chesne» dispose d’Omont à Stonne de quinze kilomètres d’obstacles antichars (rails doublé d’un fossé) et de dix-sept casemates pour battre l’obstacle par les feux car un obstacle non défendu ne sert STRICTEMENT A RIEN !

-Le Front Centre dit «Dun-sur-Meuse» dispose de la forêt de Belval à Brandeville de seize kilomètres d’obstacles antichars et de dix-huit casemates.

-Le Front Est dit «Etain-Spincourt» qui s’étend de la côte de Romagne à celle de Boismont dispose de vingt kilomètres d’obstacles antichars battus par les feux de vingt-deux casemates.

Durant la période septembre 1948-mai 1949 les troupes présentes sur place vont aménager de nouveaux obstacles, certaines unités se révélant particulièrement imaginatives pour parsemer leur dispositif de pièges savants qui vont provoquer de lourdes pertes parmi les Landser.

Secteur Fortifié de Montmedy

Unités

Devient ultérieurement la 103ème Division d’Infanterie de Forteresse (103ème DIF)

-132ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (132ème RIF)

-136ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (136ème RIF)

-147ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (147ème RIF)

-155ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (155ème RIF)

-169ème Régiment d’Artillerie de Position (169ème RAP) disposant des moyens suivants :

-Un groupe avec une batterie de 155mm et deux batteries de 105mm

-Un deuxième groupe avec deux batteries d’ouvrages (une pour les forts de Verdun et un autre pour les casemates du secteur) et une batterie de 105mm.

-Une batterie antichar de douze canons de 47mm modèle 1937

-211ème bataillon de sapeurs mineurs avec la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Sedan s’étend comme son nom l’indique de la ville de Sedan (plus précisément de la limite du SF des Ardennes) aux ouvrages de Paletto et du Grand-Pâquis, ce secteur ayant donc la Meuse comme colonne vertébrale.

Ce secteur dispose d’abord de huit maison-fortes qui doivent servir de sonnettes pour avertir la Ligne Principale de Résistance (LPR) qui s’étend de Grand-Condé à Longues-Orgières avec huit ouvrages type FCR et un ouvrage STG.

-Le Sous-secteur de Mouzion comprend une ligne de sept maisons fortes puis une LPR qui s’étend de Paletto à Fond-Dur avec huit blockhaus type FCR et douze blockhaus type STG. A cela s’ajoute 104 abris de tir, 4 postes d’observation et 3 postes de commandement.

Une Seconde ligne suit le cours de la Meuse avec quatorze abris de tir de type Barbeyrac. La ligne CEZF dans ce secteur est symbolisée par la présence de onze blockhaus type STG.

-Le Sous-secteur de la Tête de Pont de Montmedy comprend deux casernement de sûreté implantés à La Ferté et à Montmédy, treize abris de tir et un abri passif à Villy alors que la LPR comprend deux abris de tir type Barbeyrac, trois ouvrages type STG, un ouvrage type CFR et des ouvrages type CORF, les ouvrages qui symbolisent la «Muraille de France».

On trouve l’ouvrage de La Ferté (Petit Ouvrage à deux blocs), l’ouvrage du Le Chesnois (ouvrage d’artillerie à six blocs et entrée mixte) et l’ouvrage de la Thonnelle (ouvrage d’infanterie à quatre blocs) auxquels il faut ajouter trois ouvrages type CORF, trois ouvrages type STG et huit ouvrages type FCR.

-Le Sous-secteur de Marville comprend la Ligne de Défense de la Chiers (sept ouvrages type STG et quatre ouvrages type FCR), une LPR comprenant deux ouvrages type STG, un ouvrage type FCR et huit ouvrages type RFM (Region Fortifiée de Metz) et la bretelle Mangiennes-Pierrepont avec douze casemates type STG et un fossé antichar continu.

Secteur Fortifié de la Crusnes

Unités

-128ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (128ème RIF) réactivé dès le 21 août 1948

-139ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (139ème RIF) réactivé le 30 août 1948

-149ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (149ème RIF)

-46ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (46ème RAMF) disposant de deux groupes de 75mm appuyant respectivement les 128ème et 139ème RIF et d’un groupe de 155C appuyant le 149ème RIF.

-152ème Régiment d’Artillerie de Position (152ème RAP) disposant de deux batteries de 155C et deux batteries de 155mm modèle 1877

-142ème bataillon du génie de forteresse (deux compagnies de génie, 81ème compagnie télégraphiste, 82ème compagnie radio et 83ème détachement colombophile)

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur d’Arrancy comprend pour commencer l’ouvrage de Ferme-Chappy (ouvrage d’infanterie à deux blocs) et l’ouvrage du Fermont (ouvrage d’artillerie à sept blocs et deux entrées).

Pour couvrir l’espace le séparant de l’ouvrage du Latiremont (un ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées) on trouve trois casemates simples flanquant vers l’est, un observatoire et quatre casemates simples flanquants vers l’ouest.

-Le Sous-secteur de Morfontaine comprend entre Latiremont et Mauvais-Bois cinq casemates et un observatoire de type CORF.

L’ouvrage de Mauvais-Bois est lui un ouvrage d’infanterie à trois blocs et entre cet ouvrage et celui du Bois-du-Four on trouve quatre constructions type CORF (une casemate double, deux casemates simples flanquant vers l’est et une casemate simple flanquant vers l’ouest).

L’ouvrage du Bois-du-Four est un ouvrage d’infanterie monobloc qui à reçu ultérieurement une casemate d’artillerie pour canon de 75mm pour compenser le fait que cet ouvrage n’ait pas été achevé comme ouvrage d’artillerie.

-On trouve ensuite six ouvrages type CORF avec deux casemates simples flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, une casemate cuirassée, une casemate double et un observatoire.

-Le Sous-secteur d’Aumetz comprend successivement d’ouest en est une casemate simple flanquant vers l’ouest, l’ouvrage du Brehain (un ouvrage d’artillerie à huit blocs et deux entrées), dix ouvrages type CORF (deux casemates simples flanquant vers l’ouest, quatre casemates flanquant vers l’est, trois casemates cuirassées et un observatoire), l’ouvrage d’Aumetz (un ouvrage d’infanterie à trois blocs), cinq casemates type CORF (une casemate simple flnaquant vers l’est, trois casemates simples flanquant vers l’ouest et un abri de surface) et des ouvrages de campagne à savoir sept cuves pour canons de 65mm, quarante-neufs tourelles démontables (dix-sept à canons de 25mm, trente-deux armées de mitrailleuses), neuf boucliers pour canons de 25mm, quinze PC, onze observatoires et deux casemates Pamart.

Secteur Fortifié de Thionville

Unités

-167ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (167ème RIF)

-168ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (168ème RIF)

-169ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (169ème RIF) mobilisé à partir du 168ème RIF comme en septembre 1939.

-151ème Régiment d’Artillerie de Position (151ème RAP) à cinq groupes répartis en deux groupes de 155L, un groupe disposant de deux pièces de 240, un groupe disposant de deux pièces de 220L, et un groupe regroupant les batteries d’ouvrages et l’artillerie d’anciens forts allemands.

-70ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (70ème RAMF) avec deux groupes de 75mm (ayant appartenu de septembre 1940 à août 1948 au 151ème RAP) et un groupe de 155C

-203ème bataillon du génie de forteresse qui dispose de deux compagnies de génie (1ère et 2ème), la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio.


Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur d’Angevillers comprend tout d’abord l’ouvrage de Rochonvilliers (ouvrage d’artillerie à neuf blocs et deux entrées), huit ouvrages couvrant l’espace compris entre l’ouvrage de Rochonvilliers et de Molvange (une casemate double, trois abri-cavernes, deux casemates simples flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est et une casemate cuirassée), l’ouvrage de Molvange (ouvrage d’artillerie à neuf blocs et deux entrées) et cinq ouvrages CORF (deux abris de surface, une casemate cuirassée, une casemate simple flanquant vers l’ouest et une casemate simple flanquant vers l’est).

-Le Sous-secteur d’Hettange-Grande comprend d’ouest en est un abri de surface, l’ouvrage de l’Immerhof (ouvrage à trois blocs et une entrée), trois abris de surface et deux observatoires, l’ouvrage de Soetrich (ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées), un observatoire, une casemate simple flanquant vers l’est, un abri de surface, l’ouvrage du Bois-Karre (ouvrage d’infanterie monobloc), trois abris, une casemate simple flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, l’ouvrage du Kobenbusch (ouvrage d’artillerie à sept blocs et deux entrées) et l’ouvrage d’Oberheide (ouvrage d’infanterie monobloc).

-Le Sous-secteur d’Elzange comprend d’ouest en est un observatoire, une casemate simple flanquant vers l’est, l’ouvrage du Galdenberg (ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées), l’ouvrage du Sentzrich (ouvrage d’infanterie monobloc), un blockhaus équipé d’un créneau JM/AC-47, un abri caverne, deux casemates simples flanquant vers le nord et deux casemates simples flanquant vers le sud, l’ouvrage du Métrich (ouvrage d’artillerie à dix blocs et deux entrées), l’ouvrage de Billig (ouvrage d’artillerie à sept blocs et une entrée) et des constructions de campagne (dix petits blockhaus pour mitrailleuses ou canons antichars, quatre cuves pour canons de 65mm, quarante tourelles démontables douze à canons de 25mm et vingt-huit armées de mitrailleuses , trois boucliers de 25mm, quinze PC et six observatoires).

Secteur Fortifié du Boulay

Unités

-160ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (160ème RIF)

-161ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (161ème RIF)

-162ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (162ème RIF)

-164ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (164ème RIF)

-23ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (23ème RAMF) disposant de deux groupes de 75mm d’un groupe de 155C et d’un groupe antichar équipé d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 47mm

-153ème Régiment d’Artillerie de Position (153ème RAP) disposant de deux groupes de 75mm, deux groupes de 105mm et un groupe équipé de pièces lourdes en l’occurrence quatre canons de 240L et 4 canons de 155L.

-202ème bataillon du génie de forteresse qui prend sous son aile également une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur d’Hombourg-Dudange comprend d’ouest en est un abri-caverne, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, l’ouvrage du Hackenberg (dix-sept blocs mais les plans initiaux prévoyaient trente blocs !), deux casemates simples (l’un flanquant vers le nord et l’autre vers le sud), un abri-caverne, l’ouvrage du Coucou (ouvrage d’infanterie à deux blocs), deux abris de surface deux abris-cavernes et un observatoire, l’ouvrage du Mont-Des-Welches (ouvrage d’artillerie à cinq blocs et deux entrées), une casemate double type CORF, un blockhaus type STG simple flanquant à gauche, l’ouvrage du Michelsberg (ouvrage d’artillerie à cinq blocs et une entrée), un blockhaus simple flanquant à droite type STG un abri de surface une casemate simple flanquant vers le nord, un casemate simple flanquant vers le sud et un abri de surface, l’ouvrage du Hobling (ouvrage d’infanterie à cinq blocs) et enfin un abri à caverne.

-Le Sous-secteur de Burtoncourt comprend d’ouest en est une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, un abri de surface, un observatoire, un abri-caverne, ‘louvrage de la Bousse (ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée), l’ouvrage d’Anzeling (ouvrage d’artillerie à sept blocs et deux entrées), l’ouvrage de Berenbach (ouvrage d’infanterie à trois blocs), un abri de surface et un PC de bataillon, un abri de surface et un abri-casemate de surface.

-Le Sous-secteur de Tromborn comprend d’ouest en est une casemate simple flanquant vers le nord, l’ouvrage du Bovenberg (ouvrage d’infanterie à six blocs bien loin des dix-huit blocs intialement prévus, une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm de campagne compensant l’absence d’ouvrage d’artillerie), une casemate d’artillerie, une casemate simple flanquant vers le nord une casemate simple flanquant vers le sud, l’ouvrage du Denting (ouvrage d’infanterie à trois blocs), l’ouvrage de Village-de-Coume (ouvrage d’infanterie à trois blocs) et enfin l’ouvrage Annexe Nord de Coune (ouvrage d’infanterie monobloc)

-Le Sous-secteur de Narbéfontaine comprend successivement l’ouvrage de la Coume (ouvrage d’infanterie à deux blocs), l’ouvrage annexe sud de la Coune (ouvrage mixte à quatre blocs), une casemate cuirassée, une casemate flanquant vers le nord, deux casemates simples flanquant vers le sud, l’ouvrage du Mottenberg (ouvrage d’infanterie à trois blocs), une casemate double et des ouvrages de campagne (trente et un blockhaus pour mitrailleuse et canon antichar, quatre casemates type STG, une casemate type Pamart, quatre cuves pour canons de 65mm, quarante-deux tourelles démontables trente pour mitrailleuses et douze pour canons de 25mm , dix boucliers pour canons de 25mm, dix-sept PC et dix observatoires)

Secteur Fortifié de Faulquemont

Unités

-146ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (146ème RIF)

-156ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (156ème RIF) réactivé le 2 septembre 1948 avec un noyau fournit par le 146ème RIF.

-163ème Régiment d’Artillerie de Position (163ème RAP) disposant en septembre 1948 de deux groupes de 75mm, un groupe de 155C Saint Chamond et un groupe d’artillerie lourde équipé de canons de 155L.

-39ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (39ème RAMF) disposant en septembre 1948 de deux groupes de 75mm et un groupe de 155C auquel s’ajoute rapidement un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-201ème bataillon de génie de forteresse qui prend sous son aile une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Steinbesch comprend successivement l’ouvrage du Kerfent (ouvrage d’infanterie à quatre blocs), deux casemates d’artillerie de campagne de 75mm (pour compenser le fait que l’ouvrage précédent n’avait pas été achevé comme ouvrage d’artillerie), l’ouvrage du Bambesch (ouvrage d’infanterie à trois blocs), une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm deux casemates cuirassées une casemate simple flanquant vers le nord, l’ouvrage d’Enseling (ouvrage d’infanterie monobloc), deux casemates cuirassées une casemate simple flanquant vers le sud et une casemate d’artillerie et l’ouvrage du Laudrefang (ouvrage mixte à quatre blocs)

-Le Sous-secteur du Bois-des-Chênes comprend successivement deux casemates cuirassées, l’ouvrage du Téting (ouvrage d’infanterie à trois blocs), un casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm type RFM pour couvrir l’ouvrage précédent et différents ouvrages dit de campagne à savoir trente-trois blockhaus pour mitrailleuses et canons antichars (16 modèle 1935 et 17 modèle 1936), quatre casemates Pamart, sept cuves pour canons de 65mm, trente-quatre tourelles démontables (vingt-deux pour mitrailleuses et douze pour canons de 25mm), huit boucliers pour canon de 25mm, environ quarante PC et huit observatoires.

Secteur Fortifié de la Sarre

Unités

-133ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (133ème RIF)

-69ème Régiment de Mitrailleurs d’Infanterie de Forteresse (69ème RMIF)

-82ème Régiment de Mitrailleurs d’Infanterie de Forteresse (82ème RMIF)

-174ème Régiment de Mitrailleurs d’Infanterie de Forteresse (174ème RMIF)

-41ème Régiment de Mitrailleurs de l’Infanterie Coloniale (41ème RMIC)

-51ème Régiment de Mitrailleurs de l’Infanterie Coloniale (51ème RMIC)

-166ème Régiment d’Artillerie de Position (166ème RAP) qui dispose d’un groupe équipé de canons de 75mm et de canons de 155C Saint Chamond, d’un groupe équipé de canons de 75mm et de canons de 155L et un groupe équipé de canons de 120, de 220 et de 280mm.

-49ème Régiment d’Artillerie Mobile de Région Fortifiée (49ème RAMRF) créé à partir du précédent en août 1948 dispose de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155C.

-208ème bataillon du génie de forteresse

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Lixing dispose de dix blockhaus type STG (dix double et deux simples) et deux blockhaus MOM abritant chacun un canon de 75mm modèle 1897 flanquant vers l’ouest. On trouve également les PAF (Points d’Appui Fortifiés) d’Altviller et d’Holbach.

-Le Sous-secteur de Leyviller comprend deux ouvrages MOM pour un canon de 75mm modèle 1897 flanquant vers l’est, neuf ouvrages type STG (quatre simples et cinq doubles) et les PAF d’Henriville et de Marienthal.

-Le Sous-secteur de Saint-Jean-Les-Rohrbach comprend dix ouvrages type STG (sept doubles et trois simples), quatre blockhaus CORF pour déclencher les inondations défensives et les PAF de Louperhouse, Guebenhouse et Ernestviller.

-Les Sous-Secteur de Kappelkinger et de Sarraube ne disposent d’aucune formation type CORF ou STG mais uniquement des organisations de campagne assez légères. Ces deux sous-secteurs disposent aussi de PAF, le premier celui de Grundviller et de la côte 252, le second à Willerwald et de Kisswald.

-Le Sous-secteur de Kalhausen dispose lui d’ouvrages CORF avec d’ouest en est deux casemates simples flanquant vers l’est, l’ouvrage du Haut-Poirier (ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée de type réduit), trois casemates doubles et vingt-deux casemates type CEZF (C1 à C22).

Secteur Fortifié de Rorbach

Unités

-37ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (37ème RIF)

-153ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (153ème RIF)

-7ème compagnie du 400ème régiment de pionniers

-59ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (59ème RAMF) équipé de deux groupes de 75mm, un groupe de 155C et un groupe antichar équipé de canons de 75mm.

-150ème Régiment d’Artillerie de Position (150ème RAP) qui dispose d’un groupe armés de canons de 155L et de 145L et un groupe équipé de 155L, 155C et 105C en remplacement des 120L De Bange.

-207ème bataillon du génie de forteresse

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Bining comprend successivement une casemate double, deux casemates simples flanquant vers l’ouest, l’ouvrage du Welschof (PO à trois blocs), une casemate double, l’ouvrage du Rohrbach (petit ouvrage à trois blocs), deux blockhaus modèle 1936 type RFM pour canons de 75mm, une casemate double type 1934, un abri de surface et un PC de compagnie.

-Le Sous-secteur du Légeret comprend une casemate simple flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, une casemate simple flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, un abri-caverne pour compagnie à trois coffres, deux casemates simples flanquant vers l’ouest, une casemate double, un abri-caverne, une casemate simple flanquant vers l’est, l’ouvrage du Simserhof (ouvrage d’artillerie à huit blocs et deux entrées), une casemate simple flanquant vers l’est, un abri-caverne, un observatoire, un abri-caverne, une casemate simple flanquant vers l’ouest, un abri-caverne, quatre avant-postes et une maison forte.

-Le Sous-secteur de Bitche comprend successivement l’ouvrage du Schiesseck (ouvrage d’artillerie à huit blocs et deux entrées), une casemate simple flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, un observatoire auxiliaire, l’ouvrage d’Otterbiel (ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée), une casemate simple flanquant vers l’est, une casemate simple flanquant vers l’ouest, un abri-caverne + PC de Bataillon, une casemate simple flanquant vers l’ouest, deux casemates simples flanquant vers l’est, un casemate flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est et un abri de surface.

Secteur Fortifié des Vosges

Unités

Devient ultérieurement la 104ème Division d’Infanterie de Forteresse (104ème DIF)

-154ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (154ème RIF)

-165ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (165ème RIF)

-5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers

-168ème Régiment d’Artillerie de Position (168ème RAP) avec un groupe à trois batteries équipées de canons de 75mm, un groupe à trois batteries équipées de canons de 155mm, un groupe antichar indépendant équipé de canons de 47mm.

-143ème bataillon du génie de forteresse (143ème BGF)

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Phillipsbourg comprend tout d’abord l’ouvrage du Grand-Hohékirkel un ouvrage d’artillerie à cinq blocs et deux entrées.

On trouve ensuite une série de petites positions de campagne : deux abris-cavernes à deux coffres, une casemate simple flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, une casemate d’artillerie type RFL pour deux canons de 75mm modèle 1897, quatre blockhaus doubles, une casemate simple, deux blockhaus simples, un blockhaus double, une casemate simple flanquant vers l’est, quatre casemates doubles, une casemate simple flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est et trois casemates doubles.

-Le Sous-secteur de Langensoultzbach comprend une casemate simple flanquant vers l’est, une casemate double, une casemate cuirassée, une casemate d’artillerie type RFL pour deux canons de 75mm modèle 1897, un blockhaus double, un blockhaus simple flanquant vers l’est et un blockhaus simple flanquant vers l’ouest.

On trouve ensuite un blockhaus simple flanquant vers l’est, un blockhaus simple flanquant vers l’ouest, un blockhaus double, deux blockhaus simples flanquant vers l’ouest, un blockhaus double, deux blockhaus simple flanquant vers l’est, un blockhaus double, un blockhaus simple flanquant vers l’ouest, un blockhaus simple flanquant vers l’est, une casemate double, trois blockhaus doubles, une casemate simple flanquant vers l’ouest.

C’est ensuite l’ouvrage du Lembach (PO à trois blocs et une entrée type réduit) et l’ouvrage du Four-à-Chaux (ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées).

Secteur Fortifié d’Haguenau

Unités

-22ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (22ème RIF)

-23ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (23ème RIF)

-68ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (68ème RIF)

-79ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (79ème RIF)

-6ème compagnie du 400ème régiment de pionniers

-156ème Régiment d’Artillerie de Position (156ème RAP) avec un groupe équipé de canons de 155mm, un groupe équipé de canons de 75mm et un groupe antichar équipé de canons de 47mm

-206ème bataillon du génie de forteresse

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Pechelbronn comprend d’ouest en est une casemate double, l’ouvrage du Hochwald (ouvrage d’artillerie à onze blocs, neuf casemates et trois entrées), ce monstre étant suivis par des ouvrages moins puissants que ce soit deux abris-cavernes pour deux sections, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud ces deux derniers étant reliés par une galerie souterraine , une casemate double reliée à une casemate simple flanquant vers le sud par une galerie souterraine.

On trouve ensuite l’ouvrage du Schoenenbourg (ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées), un abri-caverne, un abri de surface, une casemate simple flanquant vers l’est et une casemate simple flanquant vers l’ouest.

-Le Sous-secteur d’Hoffen comprend d’ouest en est une casemate double, un observatoire, deux casemates simples flanquant vers l’ouest, une casemate simple flanquant vers l’est, deux abris, une casemate simple flanquant vers l’ouest, deux casemates simples flanquant vers l’est, une casemate simple flanquant vers l’ouest, quatre casemates doubles et un observatoire.

-Le Sous-secteur de Soufflenheim comprend une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, une casemate double, un abri de surface, une casemate simple flanquant vers le sud, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, une casemate simple flanquant vers le nord, une casemate simple flanquant vers le sud, trois abris, une casemate simple flanquant vers l’est, un abri de surface, une casemate double, une casemate simple flanquant vers le nord et un abri de surface.

-Le Sous-secteur de Sessenheim comprend successivement une casemate simple flanquant vers le sud relié par une galerie souterraine au casemate simple flanquant vers le nord cité dans la partie précédente, deux casemate simples flanquant vers le nord.

-La Ligne du Rhin est défendue du nord au sud par une casemate double type M2F, deux abris, trois casemates doubles type M2F, une casemate double, deux casemates doubles type M2F et un abri type A Cl.

-Une ligne d’avant-postes est réalisée de Climbach à Niederroeden

-Durant la guerre de Pologne est réalisée une deuxième position entre Losbann et Rittershoffen sous l’autorité de la CEZF avec un total de onze blockhaus type STG répartis entre cinq casemates flanquant à droite et six flanquant à gauche

-Sont également construites des maisons fortes au nombre de dix-sept.

-Ce dispositif sera encore étoffé mais à la marge durant la période séparant le début du second conflit mondial de l’offensive allemande du 10 mai 1949.

Secteur Fortifié du Bas-Rhin (SFBR)

Unités

Devient ultérieurement la 105ème Division d’Infanterie de Forteresse (105ème DIF)

-70ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (70ème RIF)

-172ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (172ème RIF)

-34ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (34ème RIF)

-226ème Régiment d’Infanterie de Secteur Fortifié défendant la place de Strasbourg.

-155ème Régiment d’Artillerie de Position (155ème RAP) disposant d’un groupe de 75mm, deux groupes équipés de canons de 75mm, de 155mm, de mortiers de tranchées de 150T, d’un groupe armant les forteresses ex-allemandes du secteur et un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-228ème bataillon du génie de forteresse

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur d’Herllisheim comprend une première ligne composée de casemates de berges avec successivement du nord au sud deux casemates simples, deux casemates doubles et deux casemates simples, une deuxième ligne dite ligne des abris (trois abris) et une troisième ligne dite ligne des villages composée de cinq casemates doubles type SFBR.

-Le Sous-secteur de Strasbourg comprend du nord au sud cinq casemates doubles, un blockhaus de défense des ponts type STG, deux autres casemates doubles type M2F, deux casemates doubles, une casemate simple, deux casemates doubles, deux casemates simples et deux casemates doubles.

-Le Sous-secteur d’Erstein comprend une première ligne composée de cinq casemates simples, une deuxième ligne avec deux abris et une troisième ligne composée de neuf casemates type CORF.

Secteur Fortifié de Colmar

Unités

Devient ultérieurement la 106ème Division d’Infanterie de Forteresse (106ème DIF)

-28ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (28ème RIF)

-42ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (42ème RIF)

-242ème Régiment d’Infanterie de Secteur Fortifié à deux bataillons

-1er groupe du 170ème Régiment d’Artillerie de Position (170ème RAP) disposant d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 155mm

-229ème bataillon du génie de forteresse

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur d’Elsenheim comprend une première ligne avec du nord au sud trois abris, deux casemates simples, un abri, cinq casemates doubles, une deuxième ligne disposant de trois abris et une troisième ligne composée de quatre casemates CORF type SFBR, deux casemates CORF type SFBR Special et trois casemates type M2F

-Le Sous-secteur de Dessenheim comprend en première ligne deux casemates type M2F, un abri, une casemate type M1F, une casemate simple flanquant vers le sud et sept casemates type M2F, une deuxième ligne avec quatre abris et une troisième ligne composée de treize casemates type M2F et une casemate type spécial.

Secteur Fortifié de Mulhouse

Unités

Devient ultérieurement la 107ème Division d’Infanterie de Forteresse (107ème DIF)

-10ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (10ème RIF)

-2ème Groupe du 159ème Régiment d’Artillerie de Position (159ème RAP) avec un groupe disposant de canons de 75mm et de 155mm, une batterie de canons antichars de 47mm modèle 1937 et une batterie de mortiers de tranchée 150T remplacés avant mai 1949 par des mortiers de 120mm modèle 1942.

-230ème Bataillon de Génie de Forteresse (230ème BGF)

Principaux ouvrages du secteur

-La 1ère ligne ou ligne des berges est composée de deux casemates doubles type M2P et deux casemates doubles type M2F mais aussi de quatre abris

-La 2ème ligne ou ligne des abris comprend une casemate double et une casemate simple flanquant vers le sud.

-La 3ème ligne ou ligne des villages dispose de deux casemates doubles type CORF, de deux casemates doubles type CORF et de deux blockhaus doubles type STG.

-La Bretelle de Kembs disposent de quinze blockhaus STG

Secteur Fortifié d’Altkirch

Unités

-171ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (171ème RIF)

-173ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (173ème RIF)

-3ème et 4ème groupe du 159ème Régiment d’Artillerie de Position (159ème RAP) équipés de canons de 75mm et de 155mm plus un groupe antichar de 47mm modèle 1937.

-205ème Bataillon du Génie de Forteresse (205ème BGF)

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur de Franken comprend trente-deux blockhaus type STG avec successivement du nord au sud trois casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à droite, un blockhaus simple flanquant vers le nord, un blockhaus simple flanquant vers le sud, trois blockhaus doubles, un blockhaus simple flanquant vers le nord, huit blockhaus doubles, un blockhaus double allégé un blockhaus double, un blockhaus simple allégé flanquant vers le nord, deux blockhaus doubles allégés, un blockhaus double, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche, un blockhaus double, quatre blockhaus doubles allégés, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche et deux blockhaus doubles.

-Le Sous-secteur de l’Ill dispose de cinq casemates STG (une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche, un blockhaus double, une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75mm 97/33 flanquant à gauche, un blockhaus double et un blockhaus double allégé), des barrages de route avec canons de 47mm sous blockhaus et mitrailleuses de 8mm sous coupoles mobiles ainsi que quatre positions d’artillerie : Huit emplacements pour canons de 155L modèle 1916 avec six abris, quatre emplacements pour canons de 240 Saint Chamond avec 4 abris.

-Le Glaserberg est défendue par une ligne fortifiée type MOM avec treize blockhaus, deux observatoires et quatorze abris.

Secteur Fortifié de Montbéliard

Unités

-12ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (12ème RIF)

-7ème groupe du 159ème Régiment d’Artillerie de Position (159ème RAP) disposant de canons de 75mm modèle 1897 et de 155mm type GPF.

-Différentes unités de soutien

Principaux ouvrages du secteur

-Pas d’ouvrages spécifiques, on s’est contenté de moderniser les vieux forts Serré de Rivière construits à la fin du 19ème siècle.

Région Fortifiée de Belfort

Unités

-371ème Régiment d’Infanterie

-5ème groupe du 159ème RAP équipés de canons de 75mm modèle 1897 et de 155mm GPF.

Principaux ouvrages du secteur

-Pas d’ouvrages spécifiques, on s’est contenté de moderniser les vieux forts Serré de Rivière construits à la fin du 19ème siècle.

Secteur Fortifié du Jura

Unités

Devient ultérieurement la 108ème Division d’Infanterie de Forteresse (108ème DIF)

-81ème Bataillon Alpin de Forteresse (81ème BAF)

-91ème Bataillon Alpin de Forteresse (91ème BAF)

-6ème groupe du 159ème Régiment d’Artillerie de Position (159ème RAP) avec des canons de 75mm modèle 1897 et de 155mm GPF.

Principaux ouvrages du secteur

On trouve trois forts type Seré de Rivière (Larmont, Joux et Saint-Antoine), quelques bloc et sept casemates type STG.

Secteur Défensif du Rhône

Unités

-230ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (230ème DBAF) avec les 179ème et 189ème BAF, le 199ème Bataillon de Chasseurs de Haute Montagne et la 2ème compagnie du 440ème régiment de pionniers pour des travaux de renforcement et d’entretien des ouvrages du secteur.

-1ère batterie du 164ème Régiment d’Artillerie de Position (164ème RAP) avec six canons de 105mm modèle 1913S et trois canons de 155mm GPF.

-Deux sections du génie

Principaux ouvrages du secteur

Le Sous-secteur Faucille-Fort l’Ecluse comprend le Fort-L’Ecluse (un fort inférieur reconstruit de 1816 à 1828 et un fort supérieur construit de 1834 à 1848), ce fort étant complété par des petits ouvrages de campagne disposant de mitrailleuses et de canons antichars.

-Le Sous-secteur du Chablais dispose deux emplacements pour arme antichar, dix blockhaus pour arme antichar, six blockhaus pour fusil-mitrailleur, six blockhaus modèle 1936, dix-huit Briançon armé d’un ou deux fusils mitrailleurs et deux abris sous roc.

-Le Sous-secteur de l’Arve est assurée par un blockhaus pour arme antichar, quatre blockhaus pour FM, un abri sous-rocher en attendant six blockhaus type STG.

Secteur Fortifié de Savoie

Unités

-16ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (16ème DBAF) regroupant les 101ème et 111ème BAF ainsi que le 6ème BCM.

-30ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (30ème DBAF) regroupant les 70ème et 71ème BAF ainsi que le 8ème BCM.

-2ème et 3ème compagnie du 440ème Régiment de Pionniers (440ème RP)

-Quatre groupes du 164ème RAP avec deux groupes de 75mm, un groupe de 155mm et un groupe antichar mixte (75mm et 47mm).

-214ème Bataillon de sapeurs mineurs

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur du Beaufortin comprend l’ouvrage des Séloges, un avant-poste à sept blocs actifs et une entrée.

-Le Sous-secteur de Tarentaise comprend un avant-poste et un barrage antichar, le Fort de la Redoute-Ruinée (construit entre 1891 et 1894 renforcé en 1932), un avant-poste disposant d’une casemate de mitrailleuse (plus une cloche GFM et un emplacement pour mortier de 60mm), deux abris d’avant-poste, un barrage de route, deux ouvrages d’infanterie, un ouvrage d’action frontale, des tourelles démontables et des emplacements pour troupes de campagne.

Le sous-secteur récupère et intègre les fortifications imaginées par Séré de Rivières avec le Fort de Vulmis (1890-91 modernisé en 1940), le Fort de Truc (1891-94 modernisé en 1940), le Blockhaus de La Platte (1892-1894) et la batterie d’artillerie du Courbaton.

-Le Sous-secteur du Palet-Vanoise comprend un avant-poste et une seconde ligne pour protéger la Vanoise. La Vallée de l’Arly est défendue par seize Briançon, un bloc pour canon antichar

La Vallée du Doron de Beaufort est défendue par quatre Briançon et un bloc pour canon antichar de 25mm.

-La Vallée de la Tarentaise (position de la Villette) comprend sept Briançon et un bloc antichar pour canon de 25mm.

-La Vallée du Doron de Bozel est défendu par un bloc pour deux mitrailleuses, un bloc pour FCM et un total de onze Briançon

-Le Sous-secteur de la Haute-Maurienne comprend plusieurs dispositifs avec dans le quartier du Mont-Cenis deux abris de section, deux blockhaus pour deux mitrailleuses associés à un abri, un blockhaus type A2, un blockhaus type A3 et un abri.

-On trouve ensuite au Revets un avant-poste à trois blocs et une entrée (pour interdire le col du Mont Cenis).

-Le Fort de la Turra est un fort construit entre 1897 et 1910 puis modernisé durant la Pax Armada.

-Dans le quartier du Val d’Ambin on trouve le Fort de Mont Froid qui dispose d’un blockhaus Est, d’un blockhaus Ouest, quatre abris et un barrage antichar.

-Le Sous-secteur de Moyenne-Maurienne est défendu par des ouvrages de campagne type CEZF construits entre 1942 et 1946.

-Dans le quartier d’Amodon on trouve deux abris de type alpin, un abri caverne, un observatoire et un bloc de combat mais aussi des tourelles démontables.

-Dans le quartier de l’Arc on trouve au Sapey un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et une entrée, le Fort du Replaton (construit entre 1884 et 1892), l’ouvrage de Saint Gobain (ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée), l’ouvrage Saint-Antoine (un ouvrage d’artillerie à deux blocs et une entrée + une casemate d’infanterie en guise de casemates annexe).

Le Tunnel de Modane est défendu par un blockhaus-magasin.

-Dans le Quartier des Cols Sud on trouve quatre observatoires de campagne, un central téléphonique et surtout l’ouvrage du Lavoir qui est un ouvrage d’artillerie à cinq blocs et deux entrées.

On trouve également l’ouvrage du Pas du Roc, un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et une entrée mixte, un avant-poste sur Le Frejus (cinq blocs bétonnés pour interdire le col du même nom), un avant-poste destiné à interdire le col de la Roue (cinq blocs bétonnés), un avant-poste destiné à interdire le col de Vallée-Etroite et l’ouvrage d’Arrondaz (ouvrage d’infanterie).

-Le Sous-secteur de Basse-Maurienne comprend deux casemates légères pour fusils mitrailleurs dans le quartier de Valmeiner. Dans le quartier de Valloire, on trouve l’ouvrage des Rochilles un ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée plus une deuxième position avec trois verrous au col de la Portée, au pas du Roc et au col des Trois Croix. Ces verrous disposeront de petits blocs armés de mitrailleuses et de canons antichars. Cette position bénéficie également de l’appui du vieux Fort du Télégraphe avec des canons de 95 et de 155mm.

Secteur Fortifié du Dauphiné

Unités

-75ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (75ème DBAF) avec les 72ème, 82ème et 92ème BAF

-157ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (157ème DBAF) avec les 73ème, 83ème et 102ème BAF

-4ème et 5ème compagnies du 440ème Régiment de Pionniers (440ème RP)

-154ème Régiment d’Artillerie de Position (154ème RAP) avec deux groupes de 75mm TAZ modèle 1939, un groupe de 105mm modèle 1913S et un groupe de 155mm modèle 1945S

-162ème Régiment d’Artillerie de Position (162ème RAP) disposant d’un groupe d’ouvrages et de deux groupes à trois batteries (une de 75mm modèle 1897, une de 105 modèle 1913S et une de 155mm GPF).

-216ème Bataillon de Génie de Forteresse (216ème BGF)

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur Haute Clarée-Guisane est divisé en plusieurs quartiers à savoir celui du Chardonnet (aucun ouvrage spécifique), celui de Bufere-Granon qui comprend plusieurs ouvrages comme l’ouvrage du Col-de-Buffere (ouvrage d’infanterie à trois blocs et une cheminée), un blockhaus d’avant 1914 renové et un avant-poste composé d’une galerie avec un créneau JM.

-Le Sous-secteur Haute Durance-Cerveyrette comprend au sein du quartier Vachette-Janus l’ouvrage de La Vachette (ouvrage d’infanterie à deux blocs), un barrage antichar léger défendu par un ouvrage CORF, un observatoire de campagne, un emplacement pour canons de 75mm modèle 1897 pour couvrir Montgenèvre, l’ouvrage CORF du Janus implanté dans le fort du même nom composé de sept blocs, une entrée et deux cheminées et enfin l’ouvrage MOM du Chenaillet (deux galeries disposant de deux casemates de mitrailleuses).

Au sein du quartier Gondran-Aittes on trouve l’ouvrage de Gondran (ouvrage d’infanterie à cinq blocs), l’ouvrage des Aittes (ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée) mais aussi pas moins de 149 emplacements pour armes automatiques.

-Le Sous-secteur du Guil comprend au sein des quartiers du Péas, du Queyras, du Sommet-Bucher et du Ceillac des ouvrages MOM (blocs pour mitrailleuses, fusil-mitrailleur et des tourelles démontables). Un point fort est réalisé à Abriès avec six pilules armés chacune d’une fusil-mitrailleur.

-Le Sous-secteur Ubaye-Ubayette comprend au sein du quartier Saint Paul l’ouvrage de Plate-Lombarde, un ouvrage d’infanterie à quatre blocs, une entrée et une sortie de secours.

Au sein du quartier Meyronnes on trouve un barrage antichar léger défendu par un blockhaus, l’ouvrage de Larche (avant-poste à quatre blocs, une cheminée et une entrée), l’ouvrage de Saint Ours-Haut (ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée), deux abris passifs, l’ouvrage de Saint Ours-Bas (ouvrage d’infanterie monobloc), un observatoire, l’ouvrage de la Roche-la-Croix (ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée), un abri passif, une batterie du 19ème siècle reconstruite, des observatoires à la Duyère et aux Challanches (observatoires construits avant 1914 mais reconstruits), le Fort de Tournoux (un fort du 19ème siècle largement modernisé) et le batterie du Vallon Claous (une position du 19ème siècle largement modernisée).

-Le Sous-secteur Jausiers comprend au sein du quartier des Sagnes une série d’ouvrages MOM (six blocs, une entrée et une casemate active) alors qu’au sein du quartier de Restefond on trouve l’ouvrage Col-de-Restefond (abri actif à deux entrée), l’ouvrage du Restefond (ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée), l’ouvrage de Granges-Communes (ouvrage d’infanterie à deux blocs) et l’ouvrage des Fourches (avant-poste à cinq blocs)

Au sein du quartier Rougna on trouve l’ouvrage de la Moutère (ouvrage d’infanterie à deux blocs), un abri alpin à quatre entrées, l’ouvrage du Le Pra (avant-poste à quatre blocs et une entrée), le tout associé à des ouvrages de campagne à savoir trente-six blocs et dix-sept abris sans compter des tourelles démontables.

Secteur Fortifé des Alpes Maritimes (SFAM)

Unités

-40ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (40ème DBAF) avec les 74ème, 75ème et 84ème BAF

-58ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (58ème DBAF) avec les 76ème, 86ème et 96ème BAF

-61ème Demi-Brigade Alpine de Forteresse (61ème DBAF) avec les 94ème, 95ème et 97ème BAF

-450ème Régiment de Pionniers (450ème RP)

-157ème Régiment d’Artillerie de Position (157ème RAP) avec un groupe équipé de canons de 105L modèle 1913S et de 155mm GPF, un groupe de 75mm modèle 1897, un groupe antichar équipé de canons de 47mm modèle 1937 et deux groupes armant les forts.

-158ème Régiment d’Artillerie de Position (158ème RAP) avec un groupe lourd (canons de 220L modèle 1917), un groupe de 155mm disposant de canons de 155mm GPF-T, deux groupes de 75mm modèle 1897 et un groupe antichar de 47mm disposant de canons de 47mm modèle 1937.

-Le 167ème Régiment d’Artillerie de Position (167ème RAP) disposant d’un groupe de 155mm GPF et deux groupes de 75mm modèle 1897.

-251ème Bataillon du Génie de Forteresse (251ème BGF)

Principaux ouvrages du secteur

-Le Sous-secteur Mounier est subdivisé en plusieurs quartiers comme le Quartier du Haut-Var qui comprend un avant-poste sis à Saint-Dalmas-Selvage (cinq blocs) et si les ouvrages du Col-de-Jallorgues et du Col-de-Pal ne sont pas construits en revanche l’ouvrage du Col-de-Crous voit le jour sous la forme d’un ouvrage d’infanterie à quatre blocs accompagné à proximité par deux abris alpins.

Au sein du quartier Beuil on trouve l’avant-poste d’Isola, un AP à quatre blocs avec une entrée, l’ouvrage du Col-de-la-Valette (ouvrage d’infanterie à quatre blocs) associé à un abri alpin pour une section.

-Le Sous-secteur Tinée-Vesubie est subdivisé en deux quartiers avec d’abord le Quartier Gaudissart qui comprend l’avant-poste de Valabres Nord à trois blocs, l’avant-poste de Valabres Sud monobloc, l’ouvrage de Fressinea (ouvrage d’infanterie à trois blocs), l’ouvrage du Rimplas (ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée) et l’ouvrage de Valdeblore (ouvrage d’infanterie à trois blocs).

Le quartier Tournairet-Vesubie comprend l’ouvrage de la Séréna, un ouvrage d’infanterie à trois blocs, deux casemates type STG, l’ouvrage du Care-Gros (ouvrage d’infanterie à quatre blocs), l’ouvrage de Conchetas (avant-poste à sept blocs), une casemate type STG allégé, l’ouvrage du Col-Du-Fort (ouvrage d’infanterie à quatre blocs), l’avant-poste de Castel-Vieil (cinq blocs), une casemate type STG, l’ouvrage du Gordolon (ouvrage mixte à deux blocs et une entrée), l’ouvrage bas de Gordolon (deux petits blocs à créneau JM), une casemate type 1bis, l’avant-poste du Planet (six blocs), l’ouvrage de Flaut (ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée).

A cela s’ajoute des ouvrages dit de campagne pour compléter le dispositif à savoir deux casemates type STG allégé et quatre ouvrages supplémentaires durant la Pax Armada.

-Le Sous-secteur d’Authion est divisé en deux quartiers, le quartier Forca et le quartier de Cabanes-Vieilles.

Le premier comprend l’avant-poste du Col-de-Raus (cinq blocs), l’ouvrage CORF de Baisse-de-Saint-Veran (ouvrage d’infanterie à trois blocs), le blockhaus de Pointe-des-Trois-Communes (ouvrage de 1900 réarmé et modernisé en 1941), un blockhaus mixte et les vieux forts de La Lorca et de Mille-Fourches sommairement modernisés.

Au sein du second on trouve l’ouvrage de Plan-Caval (ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée), l’ouvrage de la Béole (ouvrage d’infanterie à trois blocs), un abri actif à trois blocs installé à La Déa, un autre abri actif à trois blocs est installé au Col-D’Agnon, le tout associé à des casemates d’intervalles.

-Le Sous-secteur de Sospel comprend trois quartiers avec tout d’abord le quartier Brouis qui comprend un avant-poste installé à la Croix de Cougoule (avant-poste à quatre blocs), l’ouvrage du Col de Brouis (ouvrage d’infanterie à trois blocs) et l’ouvrage du Monte Grosso (ouvrage mixte à sept blocs).

Le quartier Braus comprend d’abord une casemate STG allégé sur le Vallon de Nieva, une casemate armée d’une mitrailleuse et de deux fusil-mitrailleur, l’ouvrrage de l’Agaisen (ouvrage mixte à quatre blocs), un abri actif à trois blocs installé au Champ-de-Tir-de-l’Agaisen, un abri actif à trois blocs installé à La Tourraque, deux casemates barrant le lit de la Beverra, une casemate armée de deux FM pour barrer la trouée de Sospel, un avant-poste à cinq blocs installé à Caste-Ruines, deux casemates armés d’une mitrailleuse et de deux FM, l’ouvrage de Saint-Roch (ouvrage mixte à trois blocs).

On trouve également une casemate à Campaost (une mitrailleuse et deux FM), le Fort Suchet (1883-1886) modernisé et intégré à la Ligne Maginot en remplacement d’un ouvrage prévu à La Lavigna.

Le quartier Saint Jean ne possède pas d’organisations bétonnées.

-Le Sous-secteur des Corniches comprend lui trois quartiers. Le premier est le quartier du Castillon qui comprend cinq casemates MOM, l’avant-poste de Baisse-de-Scuvion (avant-poste à trois blocs), l’avant-poste de Pierre-Pointue (avant-poste à cinq blocs), l’ouvrage du Castillon (ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée), un observatoire installé à Pic-de-Garuche et un ouvrage de campagne installé à la côte 902.

Le quartier Sainte-Agnès comprend un abri actif à trois blocs installé au Col-des-Blanquettes, un avant-poste à trois blocs installé à La Péna, un avant-poste à cinq blocs installé à La Colletta, deux casemates type T1, l’ouvrage de Saint-Agnès (ouvrage mixte à cinq blocs), un point d’appui installé au Castellar (six abris bétonnés), deux casemates type T1 installé au Gorbio.

L’Ouvrage du Col de Garde est un ouvrage d’infanterie à quatre blocs suivit au Vallon de Gorbio par une casemate STG alors que l’ouvrage du Mont Agel est un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et trois entrées.

Le quartier Menton comprend l’avant-poste du Collet-du-Pilon (cinq blocs), l’observatoire du Mont-Gros-de-Ropuebrune complète l’observatoire du Mont-Agel. L’ouvrage de Roquebrune est un ouvrage mixte à trois blocs et une entrée, un abri actif, un abri passif, l’ouvrage du Cap-Martin (ouvrage mixte à trois blocs), un barrage de route installé à Pont-Saint-Louis couvert par un bloc actif.

-La LPR est renforcée en 1939-40 par la MOM qui construit un certain nombre de casemates de campagne.

-Le SFAM à également réalisé une deuxième position de résistance à base de casemates type STG (Service Technique du Génie) armés d’une ou deux mitrailleuses et d’un canon de 25mm voir d’une simple mitrailleuse. Quelques vieux forts et chiuses anciennes furent intégrées au dispositif.

Corse

Unités

Secteur Nord

-373ème Régiment d’Infanterie Alpine (373ème RIA) à sept bataillons (unité également appelée 373ème DBIA)

-3ème régiment de mitrailleurs

-Equipages d’ouvrages

Secteur Sud

-173ème Régiment d’Infanterie Alpine (173ème RIA) qui devient à la mobilisation la 173ème DBIA avec pas moins de ssix bataillons, le trois bataillons du temps de paix se dédoublant.

-Equipages d’ouvrages

-5ème régiment de mitrailleurs

-92ème Régiment d’Artillerie de Montagne : deux groupes de 75mm (1er à Bastia 2ème à Bonifaccio), deux groupes de 155mm courts (3ème à Ajaccio et 4ème à Porto-Vecchio).

-363ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (363ème RALP) avec deux groupes de 155mm longs équipés de canons de 155mm GPF-T, ce régiment basé à Ajaccio servant de régiment de réserve.

-30ème Bataillon de Chars de Combat (30ème BCC) équipés de quarante-cinq Renault R-40. Ce bataillon est stationné à Bastia.

-Groupement Motorisé de Corse (GMC) : unité équivalente aux GRDI avec douze chars légers Hotchkiss H-39 et huit automitrailleuses de découverte Panhard AMD-178 à canon de 25mm. Il est stationné à Ajaccio.

On trouve également des unités de génie et des transmissions, de l’intendance et du service de santé ainsi qu’un Régiment de Pionniers de Corse chargé de travaux d’aménagement et de fortifications.

Suite au déclenchement du second conflit mondial, la défense de la Corse en première ligne face à l’Italie est nettement renforcée avec l’envoi de la 3ème Division Marocaine, de la 27ème Demi-Brigade de Chasseurs Alpins et de la 4ème DIT, une DLI de recrutement tchécoslovaque.

Principaux ouvrages du secteur

-Pour la défense des plages, on trouve un point fortifié autour de Porto-Vecchio avec deux casemates d’artillerie (L’Aréna et Saint Cyprien) dont les feux se recoupent pour défendre la rade et deux casemates d’infanterie pour défendre les plages, l’un étant implanté à Georges-Ville et l’autre à Ziglione.

-Une casemate d’infanterie isolée interdisant la baie de Santa-Giulia

-Un point fortifié interdisant le Golfe de Santa-Manza avec une casemate d’artillerie à Santa-Manza appuyant les casemates de Rondinara, Capo Bianco Nord et Capo Bianco Sud

-Un point fortifié défendant la plage de Ventilegne et la route Sartène-Bonifacio avec une casemate d’infanterie à Ventilegne et un autre à Catarello.

-Pour la défense du front de terre de Bonifacio est organisé un barrage de route entre Porto-Vecchio et Bonifaccio, barrage s’appuyant sur les fortifications de Ventilègne et de Santa-Manza ainsi que sur deux casemates d’infanterie (Spinella est et ouest)

-Pour la défense de Pertusato, on trouve un point fortifié sur le plateau du même nom avec deux casemates d’infanterie (Pertusato I et V), cinq abris (Pertusato II III IV VI et VII) et deux batteries côtières disposant de quatre canons de 138mm modèle 1893 et six canons de 164mm, l’ensemble ayant été construit en 1928.

-Durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation de l’été/automne 1940, sont construits d’autres ouvrages pour compléter le dispositif de défense de la Corse.

Le nord de l’île jusque là négligé voit la construction de deux casemates doubles sur les plages de Saint Florent et de l’Arinella près de Bastia plus deux petits blockhaus.

La plateau de Corbo au sud est également mis en état de défense. C’est ainsi qu’entre les casemates de Spinella et de Catarello, trente-cinq créneaux pour arme automatique et quinze abris enterrés sont réalisés, le tout étant baptisé «Ligne Mollard» du nom du commandant supérieur de la défense de l’île.
La construction de la base aérienne de Solenzara sur la plaine orientale entraine également la construction par la CEZF d’ouvrages destinés à protéger ce véritable porte-avions pointé directement sur l’Italie.

L’entrée terrestre de la base est protégée par deux casemates type STG avec deux créneaux, un créneau équipé d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm et un créneau combinant un canon antichar de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

La défense depuis la plage est assurée par six petits casemates armés d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm.

23-Armée de terre ligne Maginot (37)

Secteur Fortifié du Dauphiné

D’abord appelé Secteur fortifié des Hautes-Alpes de 1924 à 1933, le SF Dauphiné s’étend du camp des Rochilles à Bayasse au camp des Fourches/Le Pra, englobant ainsi les vallées de la Haute-Durance, du Guil et de l’Ubaye.

On trouve deux grandes routes d’invasion, la première est la route Turin-Briançon-Grenoble via le col du Mont-Genèvre et la seconde est la route Coni-Barcelonnette-Gap via le col de Larche, routes qu’il faut barrer tout en se préoccupant des voies d’invasion secondaires entre ces deux axes.

La défense du Dauphiné repose donc essentiellement sur le barrage des débouchés des deux principaux cols ce qui est tout sauf novateur, Serré de Rivières et avant lui Vauban avaint compris l’importance capitale de Briançon pour défendre cette région.

Il était ainsi prévu pas moins de huit ouvrages pour protéger le Briançonnais mais dès mars 1930, les restrictions budgétaires et les choix politiques font que ce projet est remplacé par la modernisation du Janus et la construction par la MOM de petits ouvrages d’infanterie sur les cols secondaires.

De nombreuses «pilules» sont ainsi construites ainsi que des points d’appui fermés sur la ligne de résistance pour couvrir les ouvrages CORF d’un débordement par les hauts.

Etant davantage un souci pour l’état-major, le programme de fortification de l’Ubaye est réalisé en grande partie avec la construction de nouveaux ouvrages et la modernisation d’ouvrages anciens qui peuvent être toujours efficaces.

Pour ce qui est des travaux neufs, le CORF va réaliser de part et d’autre de la vallée deux ouvrages mixtes se flanquant réciproquement, un petit ouvrage d’interdiction de la vallée, trois abris et un observatoire. A cela s’ajoute un avant-poste à Larche couvert par le vieux fort de Viraysse alors que celui de Tournoux assure le rôle de verrou arrière.

Le col de la Bonnette bien que difficillement accessible n’est pas négligé avec jusqu’en 1930, deux casernements d’altitude et des redoutes en pierres sèches puis quelques avant-postes, un ouvrage mixte et trois petits ouvrages sur les cols annexes.

Au niveau organisationnel, le SFD est divisé en cinq sous-secteur, le sous-secteur Haute Clarée-Guisane défendu par le 82ème BAF, le sous-secteur Haute Durance-Cerveyrette défendu par le 72ème BAF, le sous-secteur du Gul défendu par le 107ème BCA, le 87ème BCA et le 92ème BAF, le sous-secteur Ubaye-Ubayette dispose du 299ème RIA et du 83ème BAF et le sous-secteur Jausiers défendu par 73ème BAF et une compagnie du 299ème RIA.

Durant la guerre de Pologne, le Secteur Fortifié du Dauphiné dispose de deux DBAF, la 75ème DBAF qui dispose de quatre bataillons alpins de forteresse, les 72ème 82ème 92ème et 102ème alors que la 157ème DBAF ne dispose que de deux bataillons, les 73ème et 83ème BAF. A cela s’ajoute les 4ème et 5ème compagnie du 440ème régiment de pionniers.

Après la démobilisation, on ne maintient en ligne que le 157ème DBAF _la demi-brigade d’active_ avec les deux bataillons alpins de forteresse d’active, les 72ème et 73ème BAF plus le 83ème BAF qui devient un bataillon d’active.

Le dispositif est réorganisé, le sous-secteur Haute Clarée-Guisane est défendu par le 83ème BAF, le sous-secteur Haute Durance-Cerveyrette défendu par le 72ème BAF, le sous-secteur du Gul défendu et le sous-secteur Ubaye-Ubayette par le 83ème BAF et le sous-secteur Jausiers défendu par une compagnie renforcée du 73ème BAF.

 Sous-secteur Haute Clarée-Guisane

Quartier du Chardonnet : pas d’ouvrages spécifiques

Quartier Bufere-Granon

ouvrage de Col-de-Buffere

ouvrage de Col-de-Buffere

-L’ouvrage de Col-de-Buffere est un ouvrage d’infanterie à trois blocs et une cheminée disposant d’un bloc 1 qui sert d’entrée armé d’un créneau FM en caponnière et d’une cloche GFM, d’un casemate d’infanterie (vers les Sagnes) ou bloc 2 disposant d’un créneau JM et en remplacement d’un bloc 3 identique au bloc 2, un blockhaus MOM muni d’une trémie FM. Le bloc 4 est la cheminée de l’ouvrage qui dispose également d’une sortie de secours et d’un bloc observatoire muni d’une cloche GFM.

-Un blockhaus d’avant 1914 rénové et armé de deux créneaux JM

-Un avant poste composé d’une galérie avec un créneau JM

Sous-secteur Haute Durance-Cerveyrette

Quartier Vachette-Janus

-L’ouvrage de La Vachette est un ouvrage d’infanterie à deux blocs disposant d’un Bloc 1 (entrée + casemate) armé d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM, deux mortiers de 81mm, une cloche AM et une cloche GFM et d’un bloc 2 équipé d’une cloche AM et d’une cloche GFM.

-Un barrage antichar léger sur la route de Montgenèvre défendu par un ouvrage CORF armé d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM (qui lui aussi peut s’effacer pour laisser la place au canon de 47mm), deux FM et une goulotte à grenades.

-Un observatoire de campagne

-Emplacement pour quatre canons de 75mm modèle 1897 pour couvrir Montgenèvre

-L’ouvrage CORF du Janus implanté sous l’ancien fort du même nom et dispose de sept blocs, une entrée et deux cheminées.

-Le Bloc 1 est une entrée de plain pied défendu par un créneau JM/AC 25 installé seulement en 1942 remplaçant un créneau JM.

-Le Bloc 2 est une casemate mixte flanquant vers le nord (agissant qsur la route de Montgenèvre avec deux créneaux JM et deux mortiers de 81mm

-Le Bloc 3 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord (action vers la vallée de Clarée) disposant de deux mortiers de 75mm modèle 1931

-Les blocs 4 et 5 sont des observatoires

-Le Bloc 6 est une casemate d’infanterie disposant d’un créneau JM et d’une chambre observatoire orientée vers le sud.

-Le Bloc 7 est une casemate d’infanterie flanquant vers le nord (Montgenèvre) avec pour équipement un créneau JM.
-Le Bloc 8 est l’ancienne batterie de 95mm du Janus intégré à l’ouvrage CORF ce qui est une chose unique en son genre.

-Les Blocs 9 et 10 servent à la ventilation de l’ouvrage

-L’ouvrage MOM du Chenaillet à une histoire compliquée puisqu’il à été commencé en 1931, abandonné entre 1932 et 1940 avant d’être finalement achevé avec deux entrées parallèles desservant des galeries se croisant et menant à deux casemates de mitrailleuses (un JM chacun) se couvrant mutuellement.

Quartier Gondran-Aittes

-L’ouvrage Gondran E est un ouvrage d’infanterie à cinq blocs qui dispose donc d’une entrée ou bloc 1 avec un créneau JM et une cloche GFM, d’une casemate d’infanterie ou bloc 2 dont le créneau JM croise avec le Janus, d’un observatoire ou bloc 3 munie d’une cloche Digoin puis d’une cloche GFM, d’un bloc cheminée ou bloc 4, une sortie de secours appelé bloc 5 et d’un bloc indépendant avec une cloche AM pour l’action frontale.

-L’ouvrage des Aittes est un ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée avec une entrée ou bloc 1 défendue par un créneau FM, d’un bloc 2 couvrant le col du Chabaud équipé d’un créneau JM, d’un bloc 3 couvrant le col de Gimont avec un créneau JM et enfin un bloc 4 couvrant le col de Bousson avec un créneau JM puis un créneau JM/AC 25, ce bloc servant aussi d’issue de secours.

-Durant la guerre de Pologne, on à réalisé 149 emplacements pour armes automatiques avec FM ou mitrailleuses qu’ils s’agisse de Briançon, de tourelles démontables (2) ou de huit abris.

Sous-secteur du Guil

-Les quartiers du Péas, du Queyras du Sommet-Bucher et du Ceillac n’ont pas d’ouvrages spécifiques type CORF mais une série d’organisations MOM ont été construites avec des blocs pour mitrailleuses, pour fusils-mitrailleurs ainsi que des tourelles démontables.

Un point fort est réalisé à Abriès, point fort tenu jusqu’à la démobilisation par deux sections du 87ème BCA, ce point fort étant composé de six pilules armés chacun d’un fusil-mitrailleur.

Sous-secteur Ubaye-Ubayette

Quartier Saint Paul

-L’ouvrage de Plate-Lombarde est un ouvrage d’infanterie à quatre blocs, une entrée et une sortie de secours. Le Bloc 1 est l’entrée défendue par un créneau FM, les blocs 2 et 3 sont munis de cloches Pamart modifiées FM alors que le bloc 4 est l’observatoire de l’ouvrage avec une cloche obs/VDP alors que le bloc 6 est une sortie de secours.

 Quartier Meyronnes

-Le Barrage du cimetière de Larche est un barrage antichar léger défendu par un blockhaus

-L’ouvrage de Larche est un avant poste à quatre blocs, une cheminée et une entrée disposant d’une entrée ou bloc 1, d’un bloc 2 armé d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur, d’un bloc 3 disposant de deux mitrailleuses, d’un bloc 4 ou casemate arrière disposanrt de trois FM et d’une sortie de secours, d’un bloc 5 qui est l’observatoire de l’ouvrage mais qui sert aussi d’issue de secours et d’un bloc 6 qui est la cheminée de l’ouvrage.

-L’ouvrage de Saint Ours-Haut est un ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée disposant donc d’une entrée ou bloc 1 avec un créneau JM, une cloche GFM et une cloche LG, une casemate d’artillerie ou bloc 2 muni d’un mortier de 75mm modèle 1931, de deux mortiers de 81mm, d’un créneau JM et d’un créneau mortier de 50mm, d’un bloc 3 servant d’observatoire avec une cloche GFM, d’un bloc 4 équipé d’une cloche GFM et d’un bloc 5 muni de deux créneaux de 81mm, de trois créneaux JM, d’un créneau de mortier de 50 et d’une cloche GFM.

-On trouve également à proximité de ce puissant ouvrage, deux abris passifs défendus par une cloche GFM.

-L’ouvrage de Saint Ours-Bas est un ouvrage d’infanterie monobloc disposant de six créneaux FM, un créneau mortier de 50mm, deux cloches M, une cloche AM et deux cloches GFM, le tout pour barrer la RN 100.

-Un observatoire implanté à Serre-La-Plate avec un bloc 1 qui est l’entrée de l’ouvrage et le bloc 2 qui dispose d’une cloche obs/VDP.

-L’ouvrage de la Roche-la-Croix est un ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée avec comme bloc 1 une entrée de type réduite défendue par deux créneaux FM,d’un coffre de flanquement des fossés ou bloc 2 disposant d’un créneau mortier de 50mm et de trois créneaux FM, d’un bloc 3 jouant un rôle similaire au bloc 2 avec un créneau pour mortier de 50 et deux créneaux FM, d’un bloc 4 qui sert d’observatoire avec une cloche obs/VDP et une cloche GFM, d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord ou un bloc 5 avec deux mortiers de 75mm modèle 1931, deux mortiers de 81mm en sous-sol, une tourelle de 75mm modèle 1933 et un créneau FM/observatoire.

Le bloc 6 est un observatoire auxiliaire qui n’avait été prévu dans les plans initiaux. On trouve à l’étage inférieur un créneau projecteur et un créneau FM pour mortier de 50mm et à l’étage supérieur quatre FM servant pour l’observation et d’une cloche GFM.

-Un abri passif

-A Roche Croix, une ancienne batterie (1884-89) reconstruite avec deux mitrailleuses et un mortier de 81mm

-Des observatoires à La Duyère et aux Challanches construits avant 1914.

-Le Fort de Tournoux est un ensemble de forts construits avant 1914 avec au niveau de la vallée, la batterie XII construite entre 1846 et 1862 disposant de 4 mortiers de 81mm et deux pièces de 95mm modèle 1888, à mi-hauteur le fort Grouchy (1846-62) disposant de deux mortiers de 150T, en haut le fort supérieur avec une section antiaérienne, la batterie Claus des Caures (1879-83) avec deux canons de 75mm modèle 1897 sous casemates, deux mortiers 150T et 4 pièces 155L modèle 1877.

La batterie du Vallon Claous (1880-85) dispose de deux canons de 75mm modèle 1897, au sommet de la crète, le fortin de Serre de Laut (1890-93) équipé d’un batterie antiaérienne et au village de Tournoux quatre canons de 155C modèle 1917.

A noter que le fort Grouchy aurait du recevoir trois canons de 145mm longue portée et que la batterie XII aurait du recevoir quatre canons de 155C mais ces deux projets ont été abandonnés.

Sous-secteur Jausiers

Quartier des Sagnes

-Aux Sagnes devait être implanté un ouvrage mixte pour assurer la liaison entre les ouvrages de la Trouée de Larche et ceux de Restefond armé de deux mortiers de 75mm et de deux mortiers de 81mm. Après l’échec d’un autre projet (ouvrage d’infanterie, une entrée et une casemate active), ce point haut est finalement occupé par des ouvrages MOM (six blocs, deux tourelles démontables et deux abris alpins).

Quartier de Restefond

-L’ouvrage Col-de-Restefond est un abri actif à deux entrées, un bloc actif et une cheminée avec un bloc 1 qui sert d’entrée avec pour armement un créneau JM et une cloche GFM (flanquement de l’ouvrage de Restefond), un bloc 2 qui est aussi une entrée mais qui n’est armée que d’un créneau FM, un bloc 3 qui est une casemate d’infanterie avec pour armement un créneau JM et une cloche GFM (flanquement de l’ouvrage de Granges-Communes) alors que le bloc 4 est la cheminée de l’ouvage.

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

-L’ouvrage du Restefond est un ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée avec un bloc 1 ou entrée défendue par un créneau FM, une cloche GFM et une cloche LG, une casemate d’artillerie flanquant vers le nord ou bloc 2 avec deux mortiers de 81mm et une cloche GFM (réalisé seulement en 1943), une casemate d’infanterie ou bloc 3 avec pour armement une cloche M pour couvrir le col de Pourriac et une cloche GFM, une casemate d’infanterie ou bloc 4 disposant d’une cloche M dirigée vers Saint-Etienne, une cloche GFM et une cloche obs/VDP, une casemate d’artillerie d’action frontale ou bloc 5 réalisée seulement en 1942 avec pour armement deux mortiers de 75mm modèle 1932 et un mortier de 75mm modèle 1931.

Le bloc 6 est une casemate d’artillerie d’action frontale équipée de deux obusiers de 75mm modèle 1932 (couverture des cols de Pourriac et du mont Vallonet) et un mortier de 75mm modèle 1931 (couverture du col de Pourriac). Enfin le bloc 7 est muni d’une tourelle de 75mm modèle 1905 et d’une cloche GFM type C, bloc construit tardivement en 1943.

-L’ouvrage de Granges-Communes est un ouvrage d’infanterie à deux blocs, le premier bloc à été paradoxalement réalisé après le bloc 2 avec une entrée, deux mortiers de 81mm pour flanquer le Restefond, un créneau JM/AC 25, une cloche GFM et une cloche LG alors que le bloc 2 est armé de deux cloches M puis d’une cloche M et d’une cloche AM, de deux cloches GFM et d’un créneau FM.

-L’ouvrage des Fourches est un avant-poste à cinq blocs et une entrée avec un bloc 1 armé d’un fusil-mitrailleur (c’est l’entrée), un bloc 2 équipé d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur, un bloc 3 armé d’une mitrailleuse, le bloc 4 qui est une issue de secours avec trois fusils mitrailleurs, un bloc 5 qui sert d’observatoire avec pour armement quatre fusils-mitrailleurs et enfin un bloc 6 disposant de deux FM et d’un observatoire destiné à l’artillerie de position.

Quartier Rougna

-L’ouvrage de la Moutère est un ouvrage d’infanterie à deux blocs, une entrée et une cheminée destiné à barrer le col du même nom avec pour armement, un bloc 1 muni de deux créneaux FM qui défendent ainsi l’entrée, une casemate d’infanterie ou bloc 2 armée d’un créneau JM, un bloc 3 muni d’une cloche GFM et un bloc 5 qui est la cheminée de l’ouvrage.

-A proximité de l’ouvrage, on trouve un abri alpin à quatre entrées construit entre 1932 et 1934

-L’ouvrage du Le Pra est un avant-poste à quatre blocs et une entrée composé d’un abri en tôle métro prolongé par une galerie coudée à chaque extrémité. Le bloc 1 qui est l’entrée de l’ouvrage dispose de deux FM et de quatre autres dans la galérie coudée, les blocs 2 et 3 sont des casemates pour deux mitrailleuses, le bloc 4 est la sortie de secours alors que le bloc 5 regroupe un observatoire et une galérie coudée, le tout armé de trois FM.

Au cours de la guerre de Pologne, la MOM réalise de Maurin au col de la Braisse trente-six blocs et 17 abris répartis entre le point d’appui de Maurin (cinq blocs et un abri alpin n°1), le point d’appui du châtelet (deux emplacements pour tourelles démontables, trois Briançon pour FM et deux abris alpins), à Fouillouze haut sont implantés un bloc FM, deux blocs mitrailleuses et deux abris alpins et à Trois-Mélèzes deux blocs et un abri sans oublier le point d’appui des Sagnes décrit plus haut.

23-Armée de terre Ligne Maginot (36)

Sous-secteur du Palet-Vanoise

-A La Vanoise, on trouve un avant-poste comprenant un abri alpin, deux entrées (dont une de secours) et trois blocs. Le bloc 1 est armé de deux mitrailleuses, le bloc 2 dispose d’une seule mitrailleuse alors que le bloc 3 est armé d’un fusil-mitrailleur.

-Une deuxième position est aménagée durant la guerre de Pologne pour donner de la profondeur au dispositif.

Vallée de l’Arly

On trouve ainsi au Chalets de Rafforts cinq Briançon pour mitrailleuses ou FM et un bloc pour canon antichar de 25mm destiné à appuyer les avant-postes. Sur la rive droite de la vallée on trouve six Briançon et cinq sur la rive gauche.

Vallée du Doron de Beaufort

A Billord, deux Briançon dont les tirs se recoupent au travers de la vallée, deux Briançon pour FM à Martel et au Le Billord, un bloc pour canon antichar de 25mm.

Vallée de la Tarentaise (position de la Villette)

La vallée de l’Isère se resserant, plusieurs petits blocs sont réalisés pour barrer la vallée et les routes qui la traversent. On trouve sept Briançon à Charves et Plan Villard, sur la rive droite un total de trois blocs pour deux mitrailleuses, deux blocs Briançon et un bloc antichar pour canon de 25mm.

Vallée du Doron de Bozel

On trouve un bloc pour deux mitrailleuses et un Briançon pour couvrir l’axe Notre Dame des Grâces à la Perrière alors que la rive droite est équipée de deux Briançon et un petit bloc pour FM et que la rive gauche dispose de huit Briançon.

Sous-secteur de la Haute-Maurienne

Quartier du Mont-Cenis

-Deux abris de section

-Deux blockhaus pour deux mitrailleuses associés à un abri

-Un blockhaus type A2 équipé d’une mitrailleuse et d’une arme antichar

-Un blockhaus type A3 équipé d’une mitrailleuse et d’une arme antichar

-Un abri

-Les Revets est un avant-poste à trois blocs et une entrée destiné à interdire le col du Mont Cenis avec une entrée défendue par un créneau FM, des blocs 1 et 2 équipés chacun d’une mitrailleuse et un bloc 3 qui sert d’observatoire. On trouve également un barrage antichar et un bloc avec barrière antichar.

-Le Fort de la Turra est un fort construit entre 1897 et 1910 qui dispose en 1939-40 de deux mitrailleuses, deux canons de 75mm modèle 1897 sous roc et quatre mortiers de 81mm à l’air libre.

Quartier du Val d’Ambin

On y trouve le fort de Mont Froid qui dispose des blockhaus Est et Ouest construits de 1897 à 1905 et utilisés comme position d’avant poste. On trouve également quatre abris de différents types, un barrage antichar à trois rangées est ébauché à l’été 1940 sur deux lacets successifs de la route.

Sous-secteur de Moyenne-Maurienne

L’avant-projet du 25 novembre 1930 «d’organisation défensive de la Savoie» établi par le colonel Caillod prévoit six ouvrages mixtes autour de Modane. Seul le renforcement du fort de Replaton, non retenu par le général Belhague et rejeté en deuxième urgence n’est pas réalisé ainsi que le projet de tourelle longue portée au Sapey.

Quartier d’Amodon

On y trouve deux abris de type alpin, un abri caverne, un observatoire et surtout un bloc de combat disposant d’un bloc de mortiers de 81mm (deux armes) et un bloc de mitrailleuses avec deux jumelages pour mitrailleuses et une cloche GFM. Des tourelles démontables sont installées en 1943 et 1945 pour augmenter le périmètre de sécurité.

Quartier de l’Arc

-On trouve un central téléphonique type caverne installé au Freney

-Le Sapey est un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et une entrée qui dispose donc de deux casemates cuirassées d’action frontale avec un canon obusier de 75mm modèle 1933 (blocs 1 et 2), un observatoire équipé d’une cloche obs./VDP et deux créneaux optiques (bloc 3) , une casemate d’artillerie flanquant vers le sud ou bloc 4 disposant de deux canons-obusiers de 75mm modèle 1929 et enfin une Entrée mixte disposant d’un créneau JM/AC 25 et d’une cloche GFM.

Canon-obusier de 75mm modèle 1929

Canon-obusier de 75mm modèle 1929

L’Issue de secours est aménagée par un ancien magasin à munitions d’avant 1914, cet ouvrage étant aménagé dans l’emprise de l’ancien fort du Sapey qui existe encore avec des abris.

-Le Fort du Replaton à été construit entre 1884 et 1892 pour interdire le tunnel de Fréjus fraichement percé. Il dispose de huit canons de 95mm modèle 1888 et de deux canons de 155C. Un projet de casemate équipé de canons-obusiers de 75mm n’aboutit pas et le fort sert de base pour huit canons de 75mm modèle 1897 armés par le 164ème RAP.

-L’ouvrage de Saint Gobain est un ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée avec successivement une casemate d’artillerie flanquant vers le sud équipé de deux mortiers de 81mm et une cloche GFM (bloc 1), une casemate mixte ou bloc 2 avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, deux mortiers de 81mm, une cloche M et une cloche GFM.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Le bloc 3 est un observatoire disposant d’un créneau FM, un créneau optique et une cloche GFM alors que le bloc 4 est une casemate d’infanterie disposant de deux créneaux JM et d’une cloche GFM, l’Entrée mixte est défendue par un créneau JM/AC 37 et une cloche GFM.

-L’ouvrage Saint Antoine est un ouvrage d’artillerie à deux blocs et une entrée disposant comme bloc 1 d’une casemate d’artillerie flanquant vers le nord avec deux mortiers de 75mm modèle 1931, quatre mortiers de 81mm, un créneau optique et deux cloches GFM alors que le bloc 2 est une casemate d’infanterie armée de deux cloches M et d’une cloche obs./VDP et que l’Entrée mixte est défendue par un créneau JM/AC 25.

On trouve également une casemate annexe au fort Saint Antoine en l’occurence une casemate d’infanterie flanquant à gauche avec deux créneaux JM et une cloche GFM.

Le tunnel de Modane est sécurisé par un blockhaus-magasin avec un dispositif de mine dans le tunnel défendu par deux FM et un corps de garde avec un canon de 47mm et un fusil-mitrailleur.

Quartier des Cols Sud

-Quatre observatoires de campagne, un central téléphonique et surtout l’ouvrage du Lavoir qui est un ouvrage d’artillerie à cinq blocs et deux entrées.

Cet ouvrage dispose d’une casemate flanquant vers le sud ou bloc 1 disposant de deux mortiers de 75mm modèle 1931 et une cloche M, une casemate cuirassée d’artillerie d’action frontale ou bloc 2 équipé de deux mortiers de 75mm modèle 1931, un observatoire ou bloc 3 avec une cloche obs./VDP, une casemate d’infanterie ou bloc 4 avec deux cloches M et une cloche LG, une casemate cuirassée d’action frontale ou bloc 5 équipée de deux mortiers de 75mm, quatre mortiers de 81mm et deux cloches GFM, une Entrée supérieure (EH) disposant de deux créneaux FM et une Entrée inférieure (EM) défendue par un créneau JM/AC 25, un créneau JM, une cloche AM et une cloche GFM.

-L’ouvrage du Pas du Roc est un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et une entrée mixte disposant comme bloc 1 d’une casemate d’infanterie armée d’un créneau JM, de deux cloches M, d’une cloche GFM et d’une cloche LG, comme bloc 2 d’un observatoire disposant d’une cloche obs/VDP, comme bloc 3 d’une casemate d’artillerie flanquant vers le Lavoir avec deux mortiers de 75mm modèle 1931 et deux postes FM, d’un bloc 4 qui est une casemate d’artillerie d’action frontale bi-directionnelle (Fréjus et Arrondaz) disposant de quatre mortiers de 81mm, d’un mortier de 50mm et d’une cloche GFM. L’Entrée mixte achevée en 1942 est défendue par trois FM et une cloche GFM.

-Un avant poste sur Le Frejus est un avant-poste à cinq blocs bétonnés destiné à l’interdiction du col du même nom. Il comprend un bloc d’entrée défendu par un créneau FM, un bloc 1 disposant de deux fusils-mitrailleurs, un bloc 2 disposant d’une mitrailleuse, un bloc 3 bloc-observatoire avec quatre fusils-mitrailleurs et une cloche obs/AP, le bloc sortie de secours est défendu par deux créneaux FM.

-Un avant poste destiné à interdire le col de la Roue est un avant poste à cinq blocs bétonnés avec un bloc d’entrée disposant d’un créneau fusil-mitrailleur, un bloc 1 bloc observatoire avec une cloche obs/AP, un bloc 2 armé d’une casemate pour une mitrailleuse et un fusil mitrailleur, un bloc 3 armé d’une mitrailleuse et un bloc sortie de secours armé d’un créneau fusil-mitrailleur.

-Un avant poste destiné à interdire le col de Vallée-Etroite composé d’un abri alpin relié à trois émergences actives (bloc 2 : bloc observatoire et sortie de secours; bloc 3 avec une casemate pour deux mitrailleuses et bloc 4 lui aussi armé de deux mitrailleuses), une casemate isolée avec deux FM et un emplacement extérieur pour un mortier Stokes.

-L’ouvrage d’Arrondaz est un ouvrage d’infanterie en deux ouvrages disposant d’un ouvrage mitrailleuses composé d’un bloc 1 armé d’une cloche obs/VDP, d’un bloc 2 disposant de deux créneaux JM et une Entrée défendue par un fusil-mitrailleur sur porte tout comme l’est l’issue de secours et d’un ouvrage mortiers avec deux blocs armés chacun d’un mortier de 81mm Stokes puis Brandt et d’une cloche JM plus une Entrée et une Issue de Secours défendue par un créneau FM.

Quartier de la Bissorte : pas d’ouvrages spécifiques

 Sous-secteur de Basse-Maurienne

Quartier de Valmeiner

-Deux casemates légères pour fusils mitrailleurs

Quartier de Valloire

-On trouve ici l’ouvrage des Rochilles, un ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée qui dispose comme bloc 1 d’un observatoire avec une cloche Obs/VDP, comme bloc 2 d’une casemate d’infanterie équipée d’un créneau JM, d’un bloc 3 de même nature avec le même équipement et de deux entrées (une principale et une sortie de secours) munies d’un FM sur porte.

Deuxième position

Le barrage de Basse-Maurienne réalisé par le génie du SF Savoie comprend du nord au sud trois verrous : col de la Porte, vallée de l’Arc au pas du Roc et le col des Trois Croix au dessus de Valloire.

Le premier verrou est armé de trois blocs à deux étages, le premier dispose d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur, le deuxième de deux mitrailleuses et le troisième d’une mitrailleuse et d’un canon de 25mm).

Le deuxième verrou dispose de deux blocs, le bloc sur la rive droite est à trois niveaux et adossé à une falaise avec deux mitrailleuses superposées alors que sur la rive gauche, l’ouvrage à la fome d’une casemate sous roc avec façade en béton armé, le tout équipé d’une mitrailleuse et d’un canon de 25mm.

Le troisième verrou dispose d’un seul bloc à deux étages armé de deux mitrailleuses associés à trois Briançon.

Cette deuxième position bénéficie également de l’appui du vieux fort du Télégraphe construit entre 1885 et 1890 avec pour armement six canons de 155L modèle 1877 et quatre canons de 95mm modèle 1888.

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

23-Armée de terre Ligne Maginot (34)

Secteur Défensif du Rhône

Le Secteur Défensif du Rhône est le plus long (180km), le plus accidenté (nous sommes le long de la frontière suisse) et le moins bien organisé de toute la ligne Maginot, la faute à l’absence de menaces crédibles.

Des travaux sont finalement réalisés à partir de 1939 lors de la mobilisation liée à la guerre de Pologne pour barrer les grands axes en provenance de Suisse entre le Mont Blanc et la Faucille afin de protéger le flanc nord de l’armée des Alpes en liaison avec le Secteur fortifié de Jura.

C’est en janvier 1937 que les premiers travaux sont envisagés selon les projets dessinés par la 14ème Région Militaire avec trois zones prioritaires :

-L’ouvrage de Crêt Mourex au nord-ouest du lac Léman (une tourelle de 75mm)

-Quatre ouvrages à une tourelles et trois casemates de 75mm entre le lac et le Mont Blanc

-Un ouvrage implanté dans l’Argentière avec une casemate de 75 dans la vallée de l’Arve Supérieure-Chamonix.

La menace d’une percée allemande par la Suisse étant faible et les crédits pas illimités, ce projet n’est pas réalisé, le général Mittelhauser préfère des bouchons plutôt qu’un véritable réseau tendu le long de la frontière.

On trouve deux positions en Haute-Savoie avec une position frontalière Saint Gingolph-La Chapelle d’Abondance, une position de résistance dite des Dranses avec six blockhaus et onze tourelles démontables.

Ce projet est réalisé sans empressement à l’aide de la Maim d’Oeuvre Militaire (MOM) avec des blockhaus modèle 1936 pour canon antichar ou mitrailleuse et des blockhaus Briançon ou «pilule» avec mitrailleuse ou FM.

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

Quelques blockhaus STG vont également être réalisés entre 1943 et 1945, une douzaine armés d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une cloche GFM et d’un emplacement pour mortier de 60mm sous la forme d’une cuvette bétonnée.

Ce secteur est tenu par la 230ème demi-brigade alpine de forteresse (230ème DBAF) qui dispose de trois bataillons, le 179ème bataillon alpin de forteresse déployé dans le sous-secteur de la Faucille, le 189ème bataillon alpin de forteresse déployé dans le sous-secteur du Chablais et le 199ème bataillon de chasseurs de haute montagne déployé dans le sous-secteur de l’Avre Supérieure.

Suite à la démobilisation de l’été et l’automne 1940, la 230ème DBAF est dissoute et seul le 179ème BAF est maintenu en ligne pour tenir le secteur. Ce secteur est organisé et fortifié de la façon suivante :

Sous-secteur Faucille-Fort l’Ecluse

-Le Fort-L’Ecluse est destiné à barrer la route Lyon-Nantua-Genève et la voie ferrée Genève-Grenoble qui franchit le Rhône une centaine de mètres plus bas à la hauteur du fort par le viaduc de Longeray.

Il se compose d’un fort inférieur reconstruit de 1816 à 1828 (le fort précédent avait été démantelé en 1815) est un ouvrage d’interdiction qui jusqu’en 1939 était traversé par la RN 84. Après sa déviation via un tunnel, le fort à été modernisé avec la construction d’une casemate dite casemate du Tinnel avec deux canons de 47mm et deux FM. Un fort supérieur couvre le fort inférieur, il à été construit de 1834 à 1848.

De petits ouvrages de campagne sont réalisés à proximités pour recevoir des mitrailleuses, des mortiers et des canons antichars, faisant du Fort-L’Ecluse, un endroit difficile à dépasser.

Sous-secteur du Chablais

-Défense du Leman assurée par onze blockhaus/ouvrages fortifiés avec un emplacement pour arme antichar, cinq blockhaus pour arme antichar et cinq blockhaus pour FM

-La défense de la vallée venant du Pas de Morgins est assurée par un emplacement pour arme antichar, deux blockhaus modèle 1936 et un blockhaus FM.

-La défense de la rocade Thonon-les-bains-les Gets-vallée de l’Arve est assurée par cinq blockhaus ou emplacements antichars.

-La défense d’Annecy aménagée tardivement (printemps 1940) est assurée par quatre blockhaus modèle 1936 pour arme antichar et dix-sept Briançon armés d’un ou deux fusils-mitrailleurs (ligne Groisy-Chervonnex) alors que l’axe La Clusaz-Annecy l’est par un abri sous roc à un créneau pour un FM et un abri sous roc avec trois créneaux dont un pour canon de 25mm et un blockhaus type Briançon.

Sous-secteur de l’Arve

-La défense face à l’Italie est assurée par un blockhaus pour arme antichar, quatre blockhaus pour FM et un abri sous rocher, bientôt renforcés par six blockhaus STG tels que décrits plus hauts.

23-Armée de terre Ligne Maginot (27)

Secteur Fortifié de Faulquemont

Ce secteur fortifié qui s’étend du bois de Coume au village du Tetting (un temps une partie du SF Sarre fût intégré à ce Secteur Fortifié) est destiné à protéger Metz, les industries et le bassin houiller lorrain si important pour l’économie de guerre. En dépit de cette importance, les ouvrages du secteur sont loin d’être les plus puissants de la ligne, manquant notamment d’artillerie.
Pour défendre ce se secteur, on trouve notamment deux régiments d’infanterie de forteresse, les 146ème et 156ème RIF mais  le second mobilisé en septembre 1939 ne survit à la démobilisation de l’automne 1940. Ce SF est divisé entre le sous-secteur de Steinbesch et le sous-secteur du Bois-des-Chênes.

Sous-secteur de Steinbesch

-L’ouvrage du Kerfent est en septembre 1939 un ouvrage d’infanterie à quatre blocs qui dispose donc d’un Bloc 1 armé d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM, d’un bloc 2 (Entrée + casemate d’infanterie flanquant vers le sud) disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, deux cloches GFM et d’une cloche LG; d’un Bloc 3 (Casemate d’infanterie flanquant vers le sud) armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM alors que le Bloc 4 est un observatoire disposant d’une cloche obs./VP et de deux cloches GFM.

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

Cet ouvrage aurait du être la partie «infanterie» d’un ouvrage d’artillerie qui aurait du compter une EM, une EH, deux casemates de trois 75, une tourelle de 81mm, une tourelle de 135mm, une tourelle de 75/33 et quatre coffres.

Finalement sous l’impulsion de la CEZF vont être réalisés deux petits casemates d’artillerie disposant chacun de deux canons de 75mm de campagne adaptés au tir sous ouvrage avec chacun deux cloches GFM pour l’observation et la défense rapprochée.

-L’ouvrage du Bambesch est un ouvrage d’infanterie à trois blocs disposant donc d’un Bloc 1 armée d’une tourelle pour armes mixtes et d’une cloche GFM; d’un Bloc 2 (entrée +casemate d’infanterie flanquant vers le sud) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche GFM et une cloche LG alors que le Bloc 3 est une entrée et une casemate d’infanterie flanquant vers le nord avec pour armement un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM. Il était prévu également un bloc 3 avec une tourelle de 81mm mais elle n’à pas été réalisée.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-Entre l’ouvrage du Bambesch et celui d’Enseling, on trouve une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm type RFM, deux casemates cuirassées (deux cloches M, une cloche GFM A mod. B pour la première, une cloche M, une cloche GFM A mod B et une cloche GFM type A pour l’autre) et une casemate simple flanquant vers le nord avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM A mod. B.

-L’ouvrage d’Enseling est un ouvrage d’infanterie monobloc disposant d’un créneau JM/AC 47, d’une cloche M. mod. AM, d’une cloche M et de deux cloches GFM type A mod. B. N’ont pas été construits une entrée et une tourelle de 81mm.

-Entre Enseling et Laudrefang, on trouve deux casemates cuirassées disposant d’une cloche M ou d’une cloche M mod. AM, de deux cloches GFM ou d’une cloche GFM type A mod. B. On trouve également une casemate simple flanquant vers le sud armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et et d’une cloche GFM type A et une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm type RFM.

-L’ouvrage du Laudrefang est un ouvrage mixte à quatre blocs, le Bloc 1 est une casemate mixte avec une chambre de tir d’infanterie (un créneau JM/AC 47 et un créneau JM), une chambre de tir mortiers (deux créneaux pour mortiers de 81mm en sous-sol) et une entrée défendue par deux cloches GFM type A mod.B.

Le Bloc 2 dispose lui d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM alors que le Bloc 3 dispose d’une chambre de tir d’infanterie (un créneau JM/AC 47 et un créneau JM), une chambre de tir mortiers (deux créneaux pour mortiers de 81mm en sous-sol flanquant vers le sud), une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM.

Le Bloc 4 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches GFM et d’une cloche LG alors que le Bloc 5 est un observatoire disposant d’une cloche obs./VDP et d’une cloche GFM.

Le PO du Laudrefang aurait du être un ouvrage d’artillerie à quatorze blocs mais les ouvrages correspondants n’ont pas été réalisés à la différence de la galerie de liaison entre le bloc 3 et le reste de l’ouvrage ainsi que d’une entrée défendue par une cloche GFM type C et un créneau JM/AC 47.

Sous-secteur du Bois-des-Chênes

Cloche pour Arme Mixte

Cloche pour Arme Mixte

-Casemate cuirassée équipée d’une cloche M, d’une cloche M modifiée AM et d’une cloche GFM

-Casemate cuirassée équipée d’une cloche M modifiée AM, une cloche GFM type A et une cloche GFM type A modifiée en B

-L’ouvrage du Téting est un ouvrage d’infanterie à trois blocs. Le Bloc 1 (non relié au reste de l’ouvrage) est une casemate cuirassée armée de deux cloches M. mod AM et une cloche GFM alors que le Bloc 2 dispose d’une tourelle de mitrailleuses transformée en armes mixtes, une cloche GFM type A modifiée en B et une cloche LG et que le Bloc 3 combine une entrée et une casemate d’infanterie ce qui lui donne pour armement un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM . Il aurait du également recevoir une tourelle de 81mm et une entrée séparée mais les travaux n’ont pas été réalisés.

-On trouve également au Téting une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm type RFM.

-Des organisations de campagne ont également été construites : trente-trois blockhaus pour mitrailleuses et canons antichars (16 modèle 1935 et 17 modèle 1936, quatre casemates Pamart, sept cuves pour canons de 65mm, trente-quatre tourelles démontables (vingt-deux pour mitrailleuses et douze pour canons de 25mm), huit boucliers pour canon de 25mm, environ quarante PC et huit observatoires.

 

Casemate Pamart

Casemate Pamart

23-Armée de terre Ligne Maginot (26)

Sous-secteur de Tromborn

Ce troisième sous-secteur du SF du Boulay est défendu par le 161ème RIF, un régiment de mobilisation démobilisé en septembre 1940, le 160ème RIF étant chargé du gardiennage des ouvrages qui ne sont occupés qu’à une échelle réduite, la compagnie de gardiennage permettant une mise en oeuvre a minima en cas d’urgence. D’ouest en est, ce sous-secteur dispose des ouvrages et des constructions suivantes :

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

-Une casemate simple flanquant vers le nord armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une cloche M et d’une cloche GFM.

-Le Bovenberg est un ouvrage d’infanterie à six blocs avec un bloc 1 (Entrée + Casemate d’infanterie flanquant vers le nord) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM.

Le Bloc 2 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches GFM et une cloche LG alors que le Bloc 3 est une casemate d’infanterie double armée de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM, une cloche M et deux cloches GFM, ce bloc n’étant pas relié au reste de l’ouvrage.

Le Bloc 4 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M et d’une cloche GFM alors que le Bloc 5 est un observatoire équipé d’une cloche obs./VDP et d’une cloche GFM. Le Bloc 6 est armé d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM.

A l’origine le Bovenberg devait être aussi puissant que le Hackenberg avec dix-huits blocs, les blocs non construits étant l’EM, l’EH, un autre bloc 6, les blocs 7, 8 et 9 qui étaient des tourelles d’artillerie, les blocs 10 11 14 et 15 (coffres flanquants), les blocs 16bis et 17bis étant des annexes.

-Pour compenser l’absence d’ouvrages d’artillerie, est réalisé une casemate d’artillerie pour deux matériels de 75 modèle 1897 du type RFM, une cloche GFM assure le guêt et la défense rapprochée.

-Entre le Bovenberg et le Denting, on trouve une deuxième casemate d’artillerie pour deux matériels de 75 modèle 1897 du type RFM, une casemate simple flanquant vers le nord disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM ainsi que d’une casemate simple flanquant vers le sud disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM.

-L’ouvrage du Denting est un ouvrage d’infanterie à trois blocs disposant d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord (bloc 1) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM, d’une entrée et casemate d’infanterie flanquant vers le sud avec le même armement que le précédent alors que le Bloc 3 n’aligne qu’une tourelle de mitrailleuse et une cloche GFM. Etait également prévue une entrée (Bloc 4) mais elle n’à pas été réalisée.

-L’ouvrage de Village-de-Coume est un ouvrage d’infanterie à trois blocs, le bloc 1 étant une entrée et casemate d’infanterie flanquant vers le nord avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM. Le bloc 2 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M et de deux cloches GFM alors que le bloc 3 est lui armé d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM. Était également prévue une entrée (Bloc 4) mais elle n’à pas été réalisée.
-L’ouvrage appelé Annexe Nord de Coume est un ouvrage d’infanterie monobloc disposant d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord (un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM) + une tourelle de mitrailleuses.

Sous-secteur de Narbéfontaine

Ce sous-secteur est placé sous la responsabilité du 160ème RIF, un régiment mobilisé en septembre 1939 et pérennisé à l’issue de la démobilisation de l’été-automne 1940. Jusqu’à l’été 1948, il va également assurer le gardiennage des ouvrages tenus par le 161ème RIF qui lui avait été dissous.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-L’ouvrage de la Coume est un ouvrage d’infanterie à deux blocs disposant d’une casemate d’infanterie flanquant vers le nord ou bloc 1 armé d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM alors que la casemate d’infanterie flanquant vers le sud dispose d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM.

Cet ouvrage aurait du être à l’origine un ouvrage d’artillerie à douze blocs reçut entre 1941 et 1943 une galerie de liaison entre les deux blocs mais les ouvrages d’artillerie n’ont jamais été construits.

-L’ouvrage appelé «Annexe sud de la Coume» est un ouvrage mixte à quatre blocs disposant d’un Bloc 1 (casemate d’infanterie + issue de secours armé d’une cloche M et d’une cloche GFM, d’un Bloc 2 (casemate d’infanterie) armé d’une cloche M, d’une cloche GFM et d’une cloche LG, d’un Bloc 3 (entrée + casemate mixte) disposant d’une chambre de tir pour l’infanterie (un créneau JM/AC, d’un créneau JM) et d’une chambre de tir pour mortiers avec deux créneaux de 81mm en sous-sol flanquant vers le sud et deux cloches GFM.

Ouvrage d'artillerie avec en bas deux créneaux pour mortiers de 81mm, un créneau JM et un créneau AC 47 pour canon antichar de 47mm

Ouvrage d’artillerie avec en bas deux créneaux pour mortiers de 81mm, un créneau JM et un créneau AC 47 pour canon antichar de 47mm

-Entre l’ouvrage décrit et celui du Mottenberg, on trouve une casemate cuirassée disposant de deux cloches M et d’une cloche GFM, d’une casemate flanquant vers le nord armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM et de deux casemates simples flanquant vers le sud armées de la même façon que le casemate flanquant vers le nord.

-L’ouvrage du Mottenberg est un ouvrage d’infanterie à trois blocs, le Bloc 1 était une entrée et une casemate d’infanterie flanquant vers le nord ainsi su’un observatoire disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, de deux cloches GFM et d’une cloche obs./VDP. Le Bloc 2 est une casemate d’infanterie disposant de deux cloches M. et d’une cloche GFM alors que le Bloc 3 dispose d’une tourelle de mitrailleuses d’une cloche GFM. N’ont pas été construits : une entrée mixte, une tourelle de 81 et une tourelle de 135mm.

-On trouve également une casemate double armée de deux créneaux JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une cloche M et de deux cloches GFM.

-Durant la guerre de Pologne, des ouvrages de campagne ont également été construits en l’occurrence trente et un blockhaus pour mitrailleuse et canon antichar, quatre casemates type STG, une casemate type Pamart, quatre cuves pour canons de 65mm, quarante-deux tourelles démontables (trente pour mitrailleuses et douze pour canons de 25mm), dix boucliers pour canons de 25mm, dix-sept PC et dix observatoires.

 

Canon de 65mm modèle 1902 cédé par la marine pour améliorer la défense antichar de la Ligne Maginot

Canon de 65mm modèle 1902 cédé par la marine pour améliorer la défense antichar de la Ligne Maginot

23-Armée de terre Ligne Maginot (24)

Secteur Fortifié de Thionville

Ce secteur fortifié s’étend de l’ouvrage de Rochonvilliers à l’est du Hummersberg qui lui impartient au SF du Boulay. Il fait partie des premières réalisations et tout ou presque à été construit.

Parmi les travaux non réalisés, citons une bretelle Rochonvilliers-Métrich via les anciens forts de Thionville pour couvrir le saillant de Cattenom qui à été remplacée par une bretelle dite du Bois du Cattenom mais là encore tous les travaux n’ont pas été réalisés notamment la construction de quatre casemates et d’un ouvrage à tourelle.

Durant la guerre de Pologne, le secteur disposant de trois régiments d’infanterie de forteresse, les 167ème 168ème et 169ème RIF mais seul le premier et le deuxième ont été maintenus après la démobilisation.

A chaque régiment correspond un sous-secteur, le 169ème assurant la garde du sous-secteur d’Angevillers (ou Eutrange), le 168ème assure la garde du sous-secteur d’Hettange-Grande alors que le 167ème assure la garde du sous-secteur d’Elzange. La garde des ouvrages du secteur occupé par le 169ème RIF est partagée par les deux régiments maintenus en ligne.

Sous-secteur d’Angevillers

-L’ouvrage de Rochonvilliers est un puissant ouvrage, un ouvrage d’artillerie à neuf blocs et deux entrées organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 armé d’une tourelle de mitrailleuses, d’une cloche M et d’une cloche GFM

tourelle de 75mm modèle 1932R (Raccourci)

tourelle de 75mm modèle 1932R (Raccourci)

-Bloc 2 armé d’une tourelle de 75mm modèle 1933

-Bloc 3 armé d’une tourelle de 75mm modèle 1932R et deux cloches GFM

-Le Bloc 4 est l’observatoire de l’ouvrage avec une cloche obs./VDP et une cloche GFM

-Le Bloc 5 est une casemate d’artillerie flanquant vers l’est avec trois canons de 75mm modèle 1929, un créneau de 135mm, une cloche GFM et une cloche LG

-Le Bloc 6 est armé d’une tourelle de 135mm, d’une cloche LG et d’une cloche GFM

-Le Bloc 7 est armé d’une tourelle de 135mm et deux cloches GFM

-Le Bloc 8 est une casemate d’infanterie à une chambre de tir flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 37 et un créneau JM, une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM

-Le Bloc 9 est armé d’une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-L’Entrée des Hommes (en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM alors que l’Entrée des Munitions (type A plan incliné en descendant) est défendue par un créneau JM/AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG.

-Entre l’ouvrage de Rochonvilliers et celui de Molvange, on trouve huit ouvrages conçus et construits par la CORF.

On trouve une casemate double armée de deux créneaux JM/AC 47, deux créneaux JM et deux cloches GFM, trois abri-cavernes ( un pour deux sections, un autre pour deux sections et un PC, un troisième pour une section défendu par une cloche M et une cloche GFM ) armé de deux cloches GFM, deux casemates simples flanquant vers l’ouest armées d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM, une casemate simple flanquant vers l’est armé d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM et une casemate cuirassée avec une cloche M et une cloche GFM.

-L’ouvrage de Molvange est aussi puissant que celui de Rochonvilliers avec neuf blocs et deux entrées. Il est organisé de la façon suivante :

-Le Bloc 1 est l’observatoire de l’ouvrage avec une cloche obs./VDP, une cloche M et une cloche GFM

-Le Bloc 2 est armé d’une tourelle de mitrailleuses et de deux cloches GFM
-Le Bloc 3 est armé d’une tourelle de 81mm, d’une cloche GFM et d’une cloche LG

Tourelle de 135mm à éclipse

Tourelle de 135mm à éclipse

-Le Bloc 4 est armé d’une tourelle de 135mm et d’une cloche GFM

-Le Bloc 5 est armé d’une tourelle de 75mm modèle 1932R

-Le Bloc 6 est armé d’une tourelle de mitrailleuses, une cloche M et une cloche GFM

-Le Bloc 7 est un autre observatoire avec une cloche obs./VDP et une cloche GFM

-Le Bloc 8 est armé d’une tourelle de 75mm modèle 1933 et de deux cloches GFM

-Le Bloc 10 est armé d’une tourelle de 75mm modèle 1933, une cloche GFM et une cloche LG

-L’Entrée des Hommes (en puits) est défendu par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM alors que l’Entrée des Munitions (type A en plan incliné descendant) est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM.

-Enfin on trouve cinq ouvrages CORF répartis entre un abri de surface pour une section et un abri de surface pour deux sections défendus tous les deux par deux cloches GFM, une casemate cuirassée armée d’une cloche M et une cloche GFM, une casemate simple flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 37, un créneau JM et une cloche GFM et une casemate simple flanquant vers l’est armée de la même façon.

Sous-secteur d’Hettange-Grande

Ce sous-secteur aligne d’ouest en est les ouvrages et organisations suivantes :

-Un abri de surface pour une section défendu par deux cloches GFM

-L’ouvrage de l’Immerhof est un ouvrage à trois blocs et une entrée organisé ainsi :

-Bloc 1 et 2 : une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM

-Le Bloc 3 est un bloc mixte combinante une casemate d’infanterie avec un créneau JM et
une tourelle de 81mm ainsi qu’une cloche GFM.

-L’Entrée est défendue par un créneau JM/AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG

-Entre l’ouvrage d’Immerhof et celui du Soetrich, on trouve trois abris de surface (deux pour deux sections et un PC et un pour deux sections) armés de deux GFM et deux observatoires disposant d’une cloche obs./VP et une cloche GFM.

-L’ouvrage de Soetrich est un ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées qui est organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 : tourelle de mitrailleuses, une cloche M et une cloche GFM

-Bloc 2 : tourelle de mitrailleuses, un observatoire, une cloche obs./VDP et une cloche GFM

-Bloc 3 : bloc mixte à une chambre d’infanterie (un créneau JM/AC 47, un créneau JM) et une chambre mortiers en sous-sol avec deux créneaux de 81mm flanquant vers l’est et 2 cloches GFM.

-Bloc 4 : tourelle de 135mm et une cloche GFM

-Bloc 5 : tourelle de 75mm modèle 1932R et une cloche GFM

-Bloc 6 : tourelle de 75mm modèle 1932R et une cloche GFM

-L’Entrée des Hommes (en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47 et une cloche GFM
alors que l’Entrée des Munitions (type B en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47 et
deux cloches GFM.

-Un observatoire équipé d’une cloche obs./VP et une cloche FM

-Une casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 37, un créneau JM et deux cloches GFM

-Un abri de surface pour deux sections, abri défendu par deux cloches GFM

-L’ouvrage du Bois-Karre est un ouvrage d’infanterie monobloc qui dispose de deux chambres de tir disposant chacune d’un créneau JM/AC 47 et d’un créneau JM, le tout surmontées d’une tourelle de mitrailleuses et de trois cloches GFM.

-Entre l’ouvrage du Bois-Karre et celui du Kobenbusch, on trouve trois abris (un abri pour une section, un autre pour deux sections et un abri pour deux sections et un PC), une casemate simple flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 37, un créneau JM et une cloche GFM et une casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 37, un créneau JM et une cloche GFM.

-L’ouvrage du Kobenbusch est un ouvrage d’artillerie à sept blocs et deux entrées organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 : tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-Bloc 2 : casemate d’infanterie flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM

-Bloc 3 : observatoire avec une cloche obs./VDP et une cloche GFM

-Bloc 4 : tourelle de mitrailleuses, une cloche M et une cloche GFM

-Bloc 5 : tourelle de 75mm modèle 1932R et une cloche GFM

-Bloc 6 : tourelle de 81mm et une cloche GFM

-Bloc 7 : casemate d’artillerie flanquant vers l’est avec trois créneaux de 75mm modèle 1932 et deux cloches GFM

-L’Entrée des Hommes (en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47 et une cloche GFM alors que l’Entrée des Munitions (type A en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM.
-L’ouvrage d’Oberheide est un ouvrage d’infanterie monobloc avec deux chambres de tir chacune armées d’un créneau JM/AC 47 et un créneau JM auxquelles s’ajoutent une tourelle de mitrailleuse et quatre cloches GFM.

Sous-secteur d’Elzange (167ème RIF)

D’ouest en est, ce sous-secteur dispose des ouvrages et des constructions suivantes :

Cloche à Vision Directe et Périscopique (VDP)

Cloche à Vision Directe et Périscopique (VDP)

-Un observatoire équipé d’une cloche obs./VP et une cloche GFM

-Une casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 37, un créneau JM et une cloche GFM

-L’ouvrage du Galdenberg est un ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées qui s’organise de la façon suivante :

-Le Bloc 1 est une casemate d’infanterie flanquant vers l’ouest équipé d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM

-Le Bloc 2 est une casemate d’infanterie flanquant vers l’est équipé d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et d’une cloche GFM

-Le Bloc 3 est équipé d’une tourelle de mitrailleuses et d’une cloche GFM

-Le Bloc 4 est armé d’une tourelle de 81mm et d’une cloche GFM

-Le Bloc 5 est un observatoire équipé d’une cloche obs./VDP, une cloche M et une cloche
GFM

-Le Bloc 6 est équipé d’une tourelle de 135mm, d’une cloche GFM et une cloche LG

-L’Entrée des Hommes (en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM alors que l’Entrée des Munitions (type B de plain pied) est défendue par les mêmes armes.

-L’ouvrage du Sentzrich est un ouvrage d’infanterie monobloc équipé de deux chambres de tir, la Nord équipée d’un créneau JM/AC 37 et d’une cloche GFM alors que la Sud dispose d’un créneau JM/AC 37, d’un créneau JM et d’une cloche GFM, une tourelle de mitrailleuses étant installée en superstructures.

-Entre les ouvrages du Sentzrich et celle du Métrich, on trouve un blockhaus équipé d’un créneau JM/AC 47, un abri caverne pour deux sections défendu par deux cloches GFM, deux casemates simples flanquant vers le nord armés d’un créneau JM/AC _l’un armé d’un canon de 37 et l’autre d’un canon de 47mm_, d’un créneau JM et d’une cloche GFM et deux casemates simples flanquant vers le sud armés d’un créneau JM/AC _l’un armé d’un canon de 37 et l’autre d’un canon de 47mm_, d’un créneau JM et d’une cloche GFM.

-L’ouvrage du Métrich est un ouvrage d’artillerie à dix blocs et deux entrées organisé de la façon suivante :

-Le Bloc 1 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord équipé de trois créneaux de 75mm modèle 1932R et deux cloches GFM

-Le Bloc 3 est une casemate d’infanterie flanquant vers le nord armé d’un créneau JM/AC37, un créneau JM, une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM

-Le Bloc 4 est armé d’une tourelle de mitrailleuses

-Le Bloc 5 est armé d’une tourelle de 81mm et de deux cloches GFM

-Le Bloc 7 est un observatoire équipé d’une cloche obs./VDP et une cloche GFM

-Le Bloc 8 est un bloc mixte avec une chambre de tir flanquant vers le sud (un créneau JM/AC 37 et un créneau JM) + une tourelle de 75mm modèle 33 et deux cloches GFM

-Le Bloc 10 est armé d’une tourelle de 75mm modèle 1933 et une cloche LG

-Un Bloc armé d’une tourelle de 135mm, une cloche GFM et une cloche LG

-Le Bloc 14 est chargé de la défense des pentes sud-ouest de l’ouvrage à l’aide de trois cloches GFM

-Le Bloc 15 est un bloc mortier tirant vers l’arrière avec deux créneaux de 81mm et deux cloches GFM

-L’Entrée des Hommes (en plan incliné légèrement descendant) et l’Entrée des Munitions (type A de plein pied) sont défendue par un créneau JM/AC 37, un créneau JM et deux cloches GFM

-L’ouvrage de Billig est un ouvrage d’artillerie à sept blocs et une entrée organisé de la façon suivante :

-Le Bloc 1 est une casemate d’infanterie flanquant vers le nord avec deux créneaux JM et
deux cloches GFM

-Le Bloc 2 est armé d’une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-Le Bloc 3 est une casemate d’infanterie flanquant vers l’est avec deux créneaux JM et deux
cloches GFM

-Le Bloc 4 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord avec deux créneaux de 75mm modèle 1932R, une tourelle de 75mm modèle 1932R, une cloche LG et une cloche GFM

-Le Bloc 5 est une casemate d’artillerie flanquant vers l’est avec deux créneaux de 75mm modèle 1932R et une cloche GFM

-Le Bloc 6 est armé d’une tourelle de 81mm et d’une cloche GFM

-Le Bloc 7 est un observatoire équipé d’une cloche obs./VP et d’une cloche GFM

-L’ouvrage n’à pas reçu d’EH et ne dispose que d’une EM type A en plan incliné descendant défendue par un créneau JM/AC 37, un créneau JM et deux cloches GFM

-Des constructions de campagne ont également été réalisées dans ce secteur : dix petits blockhaus pour mitrailleuses ou canons antichars, quatre cuves pour canons de 65mm, quarante tourelles démontables (douze à canons de 25mm et vingt-huit armées de mitrailleuses), trois boucliers de 25mm, quinze PC et six observatoires.

 

Tourelle démontable pour mitrailleuse Hotchkiss

Tourelle démontable pour mitrailleuse Hotchkiss

23-Armée de terre Ligne Maginot (23)

Secteur Fortifié de Crusnes

Ce secteur fortifié à été durant la guerre de Pologne le 42ème Corps d’Armée de Forteresse (CAF) et couvre la frontière de l’est entre Longuyon et à l’ouest de l’ouvrage de Rochonvilliers qui lui dépend du Secteur Fortifié de Thionville.

Le SF de Crusnes n’était à l’origine pas prévu par la CORF. Il à fallut pour cela le lobbying intensif du sénateur (et futur président de la république) Albert Lebrun et des industriels soucieux de ne pas laisser aux mains des allemands les usines de la région.

Ce secteur fortifié bénéficie à la fois des leçons tirées des premières constructions mais subit également les premières coupes budgétaires ce qui entraine l’abandon de certaines constructions ou la construction austère de certains ouvrages.

Dans sa conception la plus lourde englobant la ville industrielle de Longwy (juin 1930), le SF Crusnes aurait du compter cinq ouvrages, cinq PO (Petits Ouvrages) et dix-huit organisation d’intervalles (casemates et tourelles isolées).

Dans sa version plus légère et évitant la ville de Longwy (août 1930), il comportait cinq ouvrages, deux PO et huit casemates. Finalement dans sa forme définitive (juillet 1931), le SF de Crusnes va disposer de trois ouvrages, quatre PO, trente-six casemates, cinq observatoires et un abri.

La ville de Longwy est donc exclue de ce dispositif et il faudra attendre 1939-40 pour que soit réalisée la Position Avancée de Longwy (PAL) pour protéger la ville et les installations industrielles attenantes.

Le SF de Crusnes est subdivisé en trois sous-secteurs chacun armés par un régiment d’infanterie de forteresse, le sous-secteur d’Arrancy est armé par le 149ème RIF _maintenu en ligne après la démobilisation_ , le sous-secteur de Morfontaine armé par le 139ème RIF et le sous-secteur d’Aumetz armé par le 128ème RIF, les deux régiments étant mis en sommeil en septembre 1940, des équipes de gardiennage d’ouvrage étant maintenues pour entretenir les ouvrages, équipes rattachées temporairement au 149ème RIF dont étaient issus les 139ème et 128ème RIF.

Sous-secteur d’Arrancy

Comme indiqué plus haut, le 149ème RIF assure la garde du sous-secteur d’Arrancy et en temps de paix le gardiennage des autres sous-secteurs du SF de Crusnes. Pour mener à bien sa mission, il dispose des ouvrages suivants :

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

On trouve d’abord l’ouvrage de Ferme-chappy qui est un ouvrage d’infanterie à deux blocs qui dispose d’un bloc 1 composé d’une entrée et d’une casemate double armée donc de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM, d’une cloche M et de deux cloches GFM et d’un bloc 2 qui dispose d’une tourelle mitrailleuses, d’une cloche M et d’une cloche GFM.

Il est appuyé par un observatoire (qui dispose d’une cloche obs./VP, d’une cloche M et d’une cloche GFM) et par une casemate simple flanquant vers l’ouest armée d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM et de deux cloches GFM.

A l’est de Ferme-Chappy, se trouve l’imposant ouvrage du Fermont, un ouvrage d’artillerie à sept blocs et deux entrées. Il est organisé selon le schéma suivant :

-Bloc 1 : tourelle de 75mm modèle 1933, une cloche GFM et une cloche LG

-Bloc 2 : tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-Bloc 3 : observatoire avec une cloche obs/VDP), deux cloches M. et une cloche GFM

-Bloc 4 : casemate à trois pièces de 75mm modèle 1932 flanquant vers l’est, une cloche M. et une cloche FM

-Bloc 5 : tourelle de 81mm et une cloche GFM

-Bloc 6 : tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM

-Bloc 7 : casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM, une cloche GFM et une cloche LG

L'Entrée des Hommes (EH) de l'ouvrage A10 de l'Himmerhof avec un créneau de défense

L’Entrée des Hommes (EH) de l’ouvrage A10 de l’Himmerhof avec un créneau de défense

-L’Entrée des Hommes en puits est défendue par un créneau JM/ AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG alors que l’Entrée des munitions (type A en puits) est défendue par un créneau JM/AC 47, deux cloches GFM et une cloche LG.

Il était également prévu la construction de deux tourelles d’action frontale (l’une de 75 et l’autre de 135mm) mais elles n’ont pas vu le jour tout comme deux blocs d’infanterie.

Entre les puissants ouvrages du Fremont et celui de Latiremont, on trouve une série de casemates d’infanterie au nombre de sept associés à un observatoire.

On trouve trois casemates simples flanquant vers l’est armés d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M (pour un d’entre-eux qui dispose une cloche GFM) ou deux cloches GFM pour ceux dépourvus d’une cloche M.

L’unique observatoire qui dispose d’une cloche obs./VP et d’une cloche GFM alors que les quatre casemates simples flanquant vers l’ouest tous armés d’un créneau JM/AC 47 et d’un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM pour deux d’entre eux et deux cloches GFM pour les deux autres.

-L’ouvrage du Latiremont est un ouvrage d’artillerie à six blocs et deux entrées qui est organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 : casemate cuirassée avec deux cloches M et une cloche GFM

-Bloc 2 : tourelle de mitrailleuses, une cloche M, une cloche GFM et une cloche obs./VDP

-Bloc 3 : tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM

-Bloc 4 : casemate d’infanterie avec une tourelle de 81mm, la casemate d’infanterie disposant
d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM

-Bloc 5 : casemate d’artillerie à trois matériels de 75mm modèle 1932 flanquant vers l’est, deux cloches GFM

-Bloc 6 : casematte d’artillerie à trois matériels de 75mm modèle 1932 flanquant vers l’ouest avec deux cloches GFM (rattachée à Fremont)

-L’Entrée des Hommes est une entrée en puits avec un créneau JM/AC 47, une cloche GFM et une cloche LG alors que l’Entrée des munitions du type A en puits est défendue avec un créneau JM/AC 47 et deux cloches GFM.

Entrée des Munitions (EM) de l'ouvrage du Schoenenbourg

Entrée des Munitions (EM) de l’ouvrage du Schoenenbourg

L’ouvrage du Latiremont aurait du également recevoir deux tourelles d’action frontale (une de 75 et une de 135mm).

Sous-secteur de Morfontaine (139ème RIF)

-Entre Latiremont et Mauvais-Bois, on trouve cinq casemates et un observatoire de type CORF.

Les casemates sont du type casemate simple flanquant vers l’est (un exemplaire avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM et une cloche GFM), une casemate simple flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM, une cloche M et une cloche GFM, deux casemates cuirassées avec une ou deux cloche M, une cloche GFM ou une cloche obs./VDP et un casemate double avec deux créneaux JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M. et deux cloches GFM. L’observatoire est équipé d’une cloche obs./VP et une cloche GM.

-L’ouvrage de Mauvais-Bois est un ouvrage d’infanterie à trois blocs qui dispose d’une entrée et d’une casemate simple flanquant vers l’est (bloc 1) avec un créneau JM/AC 47, une cloche M et deux cloches GFM, une casemate simple flanquant vers l’ouest (bloc 2) avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM et deux cloche GFM et un bloc 3 équipé d’une tourelle de mitrailleuses et deux cloches GFM.  N’ont pas été réalisés : une entrée à munitions, une entrée des hommes et deux tourelles de 75mm modèle 1932 R.

-L’intervalle entre l’ouvrage de Mauvais Bois et celui de Bois-du-Four est occupé par quatre constructions type CORF : une casemate double (deux JM/AC 47, deux créneaux JM et deux cloches GFM), deux casemates simples flanquant vers l’est (un JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM) et une casemate simple flanquant vers l’ouest ( un JM/AC 47, un créneau JM et une cloche GFM).

-L’ouvrage du Bois-du-Four est un ouvrage d’infanterie monobloc disposant d’une chambre de flanquement ouest avec un créneau JM/AC 47 et un créneau JM, une chambre de flanquement est avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux mortiers de 81mm en sous-sol, une chambre de tir de défense de l’entrée avec un créneau JM/AC 47 et comme superstructures une tourelle mitrailleuses, trois cloches GFM, une cloche obs.VDP.

Cet ouvrage d’infanterie aurait du être un ouvrage d’artillerie, les constructions destinées aux artilleurs auraient du comprendre une EH, une EM, quatre tourelles d’artillerie (deux de 75/33, une de 75R 32 et une de 135) plus un bloc d’infanterie.

Finalement une casemate d’artillerie pour deux canons de 75mm de campagne est construite pour offrir à cet ouvrage une capacité de riposte face à l’artillerie allemande. Cet ouvrage dispose d’une cloche d’observation et d’une cloche GFM type C.

-Enfin on trouve six ouvrages type CORF pour couvrir la fin du sous-secteur de Morfontaine répartis entre deux casemates simples flanquant vers l’ouest (un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM), une casemate simple flanquant vers l’est (un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M. et une cloche GFM), une casemate cuirassée (une cloche M et une cloche GFM), une casemate double (deux créneaux JM/AC 47, deux créneau JM et deux cloches GFM) et un observatoire (une cloche obs./VP et une cloche GFM).

Sous-secteur d’Aumetz (128ème RIF)

D’ouest en est, on trouve successivement dans ce sous-secteur :

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

Créneau JM (Jumelage de Mitrailleuses)

-Une casemate simple flanquant vers l’ouest (qui aurait du être connecté au Brehain) avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM)

-L’ouvrage du Brehain est le «gros morceau» du secteur puisqu’il s’agit d’un ouvrage d’artillerie à huit blocs et deux entrées organisé de la façon suivante :

-Bloc 1 : tourelle mitrailleuses est + une cloche GFM

-Bloc 2 : tourelle mitrailleuse ouest + une cloche GFM

-Bloc 3 : observatoire avec une cloche VDP et une cloche GFM

-Bloc 4 : tourelle de 75mm modèle 1933

-Bloc 5 : tourelle de 135mm et une cloche GFM

-Bloc 6 : tourelle de 75mm modèle 1933 et une cloche LG

-Bloc 7 : tourelle de 81mm et une cloche GFM

-Bloc 8 : casemate cuirassée avec une cloche M et deux cloches GFM

-L’Entrée des Hommes en puits est défendue par un créneau JM/AC 47 et deux GFM alors que l’Entrée des munitions (en puits type A) est défendue par un créneau JM/AC 47, deux GFM et une cloche LG.

Une deuxième tourelle de 135mm était prévue mais elle n’à pas été réalisée.

-Entre l’ouvrage de Brehain et celui d’Aumetz, on trouve dix ouvrages concçus et réalisés par la CORF qui se répartissent entre deux casemates simples flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM; quatre casemates simples flanquant vers l’est avec le même armement; trois casemates cuirassées disposant d’une cloche M et de deux cloches GFM pour un, un cloche M et une cloche GFM et un observatoire avec une cloche obs/VP et une cloche GFM.

-L’ouvrage d’Aumetz est un ouvrage d’infanterie à trois blocs. Le Bloc 1 est une entrée avec une cloche M et une cloche GFM, le Bloc 2 est équipé d’une tourelle de mitrailleuses ensuite transformée en tourelle pour armes mixtes et deux cloches GFM et enfin le bloc 3 qui est une casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et deux cloches GFM.

-A l’est, ce sous-secteur dispose de cinq casemates type CORF répartis entre un casemate simple flanquant vers l’est (un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM), trois casemates simples flanquant vers l’ouest tous armés d’un créneau JM/AC 47, un créneau JM, deux cloches M et une cloche GFM pour l’un, une cloche M et deux cloches GFM pour un autre équipé d’un mortier de 50mm en sous-sol et enfin une cloche M et une cloche GFM pour le troisième et enfin un abri de surface défendu par deux cloches GFM pour pouvoir abriter deux sections et un PC de quartier.

Dans ce sous-secteur ont également été réalisés des ouvrages de campagne : sept cuves pour canons de 65mm, quarante-neufs tourelles démontables (dix-sept à canons de 25mm, trente-deux armées de mitrailleuses), neuf boucliers pour canons de 25mm, quinze PC, onze observatoires et deux casemates Pamart.

 

Casemate Pamart

Casemate Pamart