Pologne et Pays Neutres (86) Suède (21)

Torpilleurs et navires légers

Le torpilleur Spica futur Romulus

-En avril 1940 la Suède achète à l’Italie deux torpilleurs de classe Spica à la marine italienne, les Spica et Astore qui sont rebaptisés respectivement Romulus et Remus.

Ces navires qui avaient déjà cinq ans de service au sein de la Regia Marina sont modernisés en 1946/47 ce qui expliquent qu’ils ont été simplement désarmés en septembre 1958 (Romulus) et mars 1959 (Remus). Ils sont utilisés comme cibles de tir avant d’être envoyés à la casse.

Ces deux navires déplaçaient 808 tonnes (1040 tonnes à pleine charge), mesuraient 83.5m de long pour 8.1m de large et 2.55m de tirant d’eau.

Avec 19000ch de puissance propulsive (deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières, le tout entrainant deux hélices), ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 34 nœuds et franchir 700 miles nautiques à 30 nœuds et 1750 miles nautiques à 15 nœuds.

L’armement d’origine se composait de trois canons de 100mm en affûts simples sous masque (un à l’avant deux à l’arrière), onze canons de 20mm, deux mitrailleuses de 13.2mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux plate-formes doubles), 20 mines et des grenades ASM.

En Suède l’armement à été modifié avec trois canons de 105mm en affûts simples sous masque (un avant deux arrières), huit canons de 25mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux plate-formes doubles), 20 mines et des grenades ASM. L’équipage se composait de 116 officiers et marins.

Le HMS Munin

La Classe Mode composée de quatre torpilleurs ou destroyers légers (Mode Magne Munin Mjölner) mis en service respectivement en 1942, en 1942, 1943 et 1942. Modernisés après guerre entre 1955 et 1957 ils sont transformés en frégates pour continuer leur carrière jusqu’à leur désarmement survenu respectivement en 1982, 1983, 1978 et 1979. Ils sont tous ferraillés.

Ces navires déplaçaient 1135 tonnes (1320 tonnes en pleine charge), mesurant 78m de long pour 8.10m de large et 2.70m de tirant d’eau. Disposant de deux turbines De Laval et de deux chaudières, développant 16000ch et entrainant deux hélices, ils pouvaient filer à 31 nœuds et franchir 1200 miles nautiques à 20 nœuds.

Pour compléter les navires de classe Molde, la Suède décide de commander six navires de classe Ariete, une évolution des Spica. Comme les chantiers Ansaldo ont des capacités limitées, Stockholm décide de commander deux navires à construire en Ligurie suivis de quatre à produire à l’Arsenal de Karlskrona.

L’Ariete

Ces navires baptisés Komet Meteor Orkab Vind Virgo et Sirius sont mis en service respectivement en mars 1944, juin 1945, septembre 1945, mai 1946, septembre 1947 et juin 1948. Ils forment la 1ère flottille de torpilleurs.

Ces navires malgré leur conception méditerranéenne se montrent plutôt à leurs aises dans les eaux de la mer Baltique.

Endommagé par un échouage, le Komet est désarmé dès septembre 1953 et non réarmé en raison d’avaries trop importantes pour justifier une réparation à un coût décent.

Le navire est cannibalisé au profit de ces cinq sister-ship qui après une modernisation entre 1956 et 1958 vont être désarmés en mars 1964 (Meteor), en octobre 1965 (Orkab), en mars 1966 (Vind) et enfin en juin 1967 (Virgo Sirius). Ils sont tous démolis dans les années soixante-dix.

Ces navires déplaçaient 757 tonnes (1118 tonnes à pleine charge), mesuraient 83.5m de long pour 8.62m de large et un tirant d’eau de 3.15m.

Les 22000ch générés par deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières le tout entrainant deux hélices leur permettait d’atteindre la respectable vitesse de 31.5 nœuds et de franchir 2000 miles nautiques à 15 nœuds.

L’armement se composait de deux canons de 105mm en affûts simples sous masque, de quatre canons de 40mm en affûts simples et de six canons de 25mm en affûts doubles, de deux plate-formes triples lance-torpilles de 450mm, de grenades ASM et de 20 mines, le tout armé par 108 officiers et marins.

Vedettes lance-torpilles

Dans une mer aussi étroite et archipélagique que la Baltique la vedette lance-torpilles est une arme idéale surtout pour une marine défensive comme l’était la Svenska Marinen.

-Les premières torpedobat sont deux vedettes d’origine anglaise, les MTB-3 et 4 mises en service en 1925 et désarmées en août 1940. Elles sont ensuite utilisées comme auxiliaires portuaires, rôle de l’ombre qui s’achève par leur désarmement et leur démolition en 1952.

Du temps de leur carrière de vedette lance-torpilles, elles déplaçaient 12.5 tonnes, mesuraient 16.2m de long pour 3.40m de large et un tirant d’eau de 1.10m. Filant à 40 nœuds, elles étaient armées par sept hommes qui mettaient notamment en œuvre une mitrailleuse et les deux torpilles de 450mm embarquées.

-Les vedettes suivantes ont été baptisées T-3 et T-4. Mises en service en 1941 elles sont toujours là en septembre 1948 et même en 1954 quand le second conflit mondial se termine. Elles sont désarmées respectivement en 1964 et 1966.

Ces navires déplaçaient 20 tonnes pour une longueur de 18.3m, une largeur de 4.70m et un tirant d’eau de 1.50m. Avec leurs 2300 ch, les deux moteurs essence qui entrainaient chacun une hélice permettaient à ces navires de filer à 40 nœuds. L’armement se composait de deux mitrailleuses, de deux torpilles de 450mm, le tout manœuvré par huit hommes.

-A l’automne 1940 la Suède rachète à l’Italie quatre vedettes les MAS-513 514 515 et 516. Ces vedettes ne vont pas connaître une nouvelle carrière active mais vont servir aux ingénieurs suédois à mettre au point un nouveau modèle de torpedobat.

Précisons tout de même que ces vedettes italiennes déplaçaient 21.5 tonnes, mesuraient 17m de long pour 4.4m de large et un tirant d’eau de 1.30m, filaient à 44 nœuds (puissance propulsive de 2000ch assurée par deux moteurs diesels) avec un armement composée d’une mitrailleuse de 13.2mm, de deux torpilles de 450mm et de six grenades ASM, le tout mis en œuvre par dix hommes.

-Le travail mené sur les vedettes italiennes aboutit à la production de deux classes de vedettes lance-torpilles.

La première était composée de vedettes immatriculées T-15 à T-18 , des vedettes de 22.5t, mesurant 18.7m de long pour 4.60m de large et un tirant d’eau de 1.50m.

Propulsées par deux moteurs à essence développant 2300ch et entrainant deux hélices, elles pouvaient filer à 45 nœuds et étaient armées d’un canon de 20mm et de deux torpilles de 450mm, l’équipage se composant de 11 hommes.

La seconde était plus nombreuse car composée de vedettes immatriculées T-21 à T-31, des vedettes déplaçant 27 tonnes, mesurant 20m de long pour 5m de large et 1.50m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 3000ch (deux moteurs essence, deux hélices) leur permettant d’atteindre la vitesse maximale de 49 nœuds. L’armement était plus puissant avec un canon de 20mm, deux torpilles de 533mm mais l’équipage était toujours composé de onze hommes.

Durant le conflit ces vedettes n’auront pas l’occasion de combattre mais toutes ne sortiront pas indemnes du conflit, la T-15 étant perdue le 14 mars 1949 dans une collision avec un caboteur, la T-21 étant victime d’un incendie le 8 septembre 1952 alors que les T-29 et T-30 furent coulées dans leur collision mutuelle au large de Stockholm le 8 janvier 1954. Les autres vedettes ont été retirées du service actif au milieu des années soixante.

Patrouilleurs

-En 1942 après cinquante et un an de service, la cannonière Svenskund est désarmée puis démolie, sa préservation en réserve ne se justifiant pas en raison de son âge et de son usure. C’était un navire de 280 tonnes, mesurant 38.5m de long pour 7.90m de large et un tirant d’eau de 3m, une vitesse maximale de 12.5 nœuds et un armement composé de deux canons de 57mm auxquelles pouvaient s’ajouter des mines quand la canonnière se transformait en mouilleur de mines occasionnel.

-En 1931 et 1932 la marine suédoise met en service deux patrouilleurs de Classe Asköfjard, des unités baptisées Asköfjard et Baggensfjärd. Ces navires vont servir dans la Svenska Marinen jusqu’en 1958 et 1959 quand ils sont désarmés puis démolis.

Ces navires déplaçaient 25 tonnes, mesuraient 19.3m de long pour 3.80m de large et un tirant d’eau de 1.50m. Leur moteur diesel de 92ch leur permettait d’atteindre la formidable vitesse de……11.5 nœuds, l’armement se limitant à un canon de 37mm, l’équipage à sept hommes.

-Si la classe Asköfjard se composait de deux unités, la Classe Edofjärd se composait elle de trois unités mises en service en 1933 (Kanholmsfjörd Lidöfjard Edöfjard), des unités qui vont servir jusqu’à leur désarmement survenu en 1959.

Ces navires déplaçaient 28 tonnes, mesuraient 21.2m de long pour 3.80m de large et un tirant d’eau de 1.50m, un diesel de 92ch entrainant une hélice leur permettant d’atteindre la vitesse de 11.5 nœuds. L’armement était identique aux précédents tout comme le nombre de membres d’équipage.

-Dans cette catégorie nous trouvons également cinq patrouilleurs type SVK-1 logiquement baptisés SVK-1 à SVK-5, ces cinq navires étant mis en service en 1944. Ils vont servir au sein de la Svenska Marinen jusqu’en 1959 quand ils sont transférés aux Douanes suédoises.

Ces navires déplaçaient 19 tonnes, mesuraient 16.5m de long pour 3.70m de large et 1.20m de tirant d’eau. Leur unique diesel de 100ch entrainant une hélice leur permettant d’atteindre la vitesse maximale de 10.5 nœuds. Leur armement se composait d’un canon de 20mm et de deux mitrailleuses, l’équipage était de 12 hommes.

-Les six patrouilleurs Type V51 appartenaient eux à la Kustartilleriet, l’artillerie côtière. Ils sont mis en service en 1944 (V-51 V-55) et en 1945 (V-52/V-53/V-54/V-56) pour une carrière qui s’acheva dans les années soixante-dix.

Déplaçant 120 tonnes (145 tonnes à pleine charge), ils mesuraient 32m de long pour 5.30m de large et un tirant d’eau de 2.20m. Propulsés par une machine verticale à triple expansion alimentée en vapeur par une chaudière (puissance maximale de 400ch), ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 11 nœuds. Le rôle des douze membres d’équipage était notamment de mettre en œuvre l’armement en l’occurrence un canon de 20mm et une mitrailleuse de 8mm.

-Le patrouilleur TV-116 mis en service en 1935 déplaçait 36 tonnes, mesurait 24.4m de long pour 4.20m mais j’ignore tout du reste de ses capacités.

Navires de soutien

Durant la Pax Armada la Svenska Marinen renforce sa flotte de soutien même si ses besoins sont sans commune mesure avec ceux des grandes marines qui ont elles besoin d’un important train d’escadre.

Elle remplace notamment des navires antédiluviens par des unités modernes dont elles reprennent le nom comme pour transmettre le flambeau.

Parmi les navires concernés on trouve un navire-hôpital le Verdande mis en service en 1943 et qui succède à un navire de 1880 utilisé jusqu’en 1920 et qui après son désarmement avait passé des années à attendre qu’on décide de son sort.

Même chose pour le bâtiment-dépôt Skagul qui succède à un navire utilisé dans ce rôle de 1923 à 1940, pour le bâtiment-base Skuld mis en service en 1940 et le bâtiment-base de sous-marins Skäggald mis en service en 1941.

Détail moderne pour l’époque ces différents navires partagent la même coque et la même propulsion ce qui explique que certains écrits regroupent tous ces navires dans une unique classe.

Cela explique aussi leurs dimensions semblables avec un déplacement standard de 6000 tonnes, une longueur de 108m pour 17m de large et un tirant d’eau de 5m. La propulsion est classique avec des turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières, la vitesse variant de 15 à 20 nœuds. Si le Verdande navire-hôpital oblige n’est pas armé, les autres disposent d’un armement composé de deux canons de 105mm, de canons de 25 et de 40mm et de mitrailleuses.

Ces navires vont aussi partager le privilège d’avoir une longue carrière puisque le Verdande n’est désarmé qu’en 1980, le Skagul en 1982, le Skuld en 1983 et le Skäggald en 1985. Si le navire-hôpital n’à pas été remplacé, les trois autres ont été remplacés par deux bâtiments de soutien polyvalent mais cela sort du cadre de l’histoire qui nous intéresse.

Navires de guerre des mines

-En 1940 et 1941 sont mis en service deux transports/mouilleur de mines baptisés Fällaren et Minören, des navires de 170 tonnes à pleine charge, mesurant 31.8m de long pour 6.20m de large et un tirant d’eau de 2.20m. Avec deux diesels de 120ch et une hélice, ces navires qui n’étaient pas armés pouvaient filer à 9 nœuds.

HMS Alvsnablen

-Deux ans plus tard en mai 1943 la marine suédoise met en service l’Alvsnablen, un mouilleur de mines hauturier. Son origine est singulière car il s’agissait d’une coque d’un cargo rachetée sur cale par la marine suédoise après la faillite de l’armateur qui l’avait commandé. Ce navire va servir de mouilleur de mines, de navire de transport et de bâtiment de soutien jusqu’à son désarmement en 1975.

Il déplaçait 4250 tonnes, mesurait 102m de long pour 13.6m de large et un tirant d’eau de 4.90m.

Propulsé par un moteur diesel de 3000ch entrainant une hélice, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 14 nœuds et franchir 12400 miles nautiques à 13 nœuds. Il était solidement armé avec quatre canons de 152mm, huit canons de 40mm en deux affûts doubles, six canons de 25mm et jusqu’à 380 mines.

-Satisfaite de ce navire, la marine suédoise en commande deux quasiment identiques, des navires baptisés Alvsborg et Visgborg mis en service respectivement en septembre 1945 et mai 1947, des navires qui vont servir sous le pavillon bleu et or jusqu’en 1977 et 1979 respectivement.

-La Kustartilleriet disposait aussi de mouilleurs de mines côtiers, des Angkranpramen, le n°3 déplaçait 190 tonnes pour une vitesse de 6.5 nœuds, les n°5,6,7 et 8 eux déplaçaient 120 tonnes pour une vitesse maximale de 7.5 nœuds alors que le n°9 lui déplaçait 120 tonnes pour une vitesse de 9.1 nœuds.

Le Mul.10 mis en service en 1939 déplaçait lui 166 tonnes, mesurait 27.4m de long pour 5.64m de large et 2.30m de tirant d’eau, une vitesse maximale de 9.5 nœuds et un armement défensif d’une puissance redoutable soit quatre mitrailleuses de 8mm.

-Les dragueurs de mines Sökaren Sveparen et Sprangaren mis en service en 1918 ont été transformés en 1930 en remorqueur (Sökaren) et en tender pour les deux autres.

Ces trois navires qui vont être retirés du service durant le second conflit mondial car trop usés déplaçaient 227 tonnes (266 tonnes à pleine charge), mesuraient 27.8m de long pour 6.80m de large et 3m, filaient à 10 nœuds avec un armement composé d’un canon de 57mm, d’un système de déminage et parfois de mines, l’équipage se composant de 17 hommes.

-Les dragueurs de mines littoraux (MSC Minesweeper Coastal) M-1 et M-2 ont été mis en service en 1938 et vont servir dans la marine suédoise jusqu’au milieu des années soixante avant de servir de bâtiment-école à quai avant d’être démoli au milieu des années quatre-vingt.

Ces navires déplaçaient 61 tonnes (62 pour le M-2), mesuraient 30m de long (29.8 pour le M-2) pour 4.30m de large (3.95m pour le M-2) et un tirant d’eau de 1m (1.03m pour le M-2).

Ces deux navires pouvaient atteindre une vitesse respectable pour des navires de ce type à savoir respectivement 16.5 et 18 nœuds, la différence s’expliquant par 30ch de différence en terme de puissance propulsive. L’armement était en revanche identique avec une mitrailleuse de 13.2mm, des charges de profondeur et un système de déminage, le tout mis en œuvre par onze hommes.

-La marine suédoise met en œuvre une flotte appréciable de dragueurs de moines côtiers avec le Type M-3 et le Type M-15.

Le premier type est composé de douze navires immatriculés (M-3 à M-14), des navires mis en service en 1940 (M-3/5/7/9/11) et 1941 (M-6/8/10/12/14) et qui vont servir dans la marine suédoise jusqu’au début des années soixante sauf le M-3 perdu sur une mine suédoise et le M-14 victime d’un incident et qui coula à son poste.

Cette version simplifiée du M-1 déplaçait 50 tonnes, mesurait 25m de long pour 5.10m de large et un tirant d’eau de 1.40m, deux moteurs diesels développant 400ch entrainant deux hélices lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 13 nœuds. Ils étaient armés d’un canon de 20mm et d’un système de dragage de mines. A noter que pendant la guerre ils ont reçu deux mitrailleuses pour renforcer (sic) leur armement défensif.

Le second type est composé lui aussi de douze navires immatriculés (M-15 à M-26), des navires inspirés des précédents, des navires mis en service en 1941 sauf le M-19 en 1942. Deux navires sont perdus durant la guerre, le M-15 qui s’échoue sur une roche non cartographiée près de Goteborg et le M-27 qui coula dans une tempête biblique le 30 mars 1952. Les autres ont été désarmés au milieu des années soixante.

Ces navires déplaçaient 70 tonnes, mesuraient 27.7m de long pour 5m de large et un tirant d’eau de 1.50m. Propulsés par deux moteurs diesels de 205ch entrainant deux hélices, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 13 nœuds, son armement étant identique aux précédents.

HMS Bremön

-Pour le dragage de mines océanique, la marine suédoise s’appuie sur les quatorze unités de la Classe Arholma.

Ces unités ont été mises en service en 1939 (Arholma Landsort), en 1940 (Bremön Holmön Koster Vinga) et en 1941 (Sandon Ulvön Bredskan Grönokar Ramskär örskär Kullen Ven). Modifiés et modernisés à la fin des années cinquante, ils ont été désarmés à la fin des années soixante et démolis.

A noter que ces dragueurs de mines servaient également de patrouilleur et d’escorteur côtier pour relayer des unités plus importantes et plus spécialisées

Ces navires déplaçaient 365 tonnes (442 tonnes à pleine charge), mesuraient 56.7m de long pour 7.60m de large et 2.10m de tirant d’eau, une propulsion composée deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 3200ch et entrainant deux hélices permettant une vitesse maximale de 17 nœuds.

Ils étaient armés de deux canons de 105mm, de quatre canons de 25mm et deux canons de 40mm, deux mortiers, des mines et des systèmes de dragage des mines. L’équipage se composait de 37 hommes.

Grande Bretagne (43) destroyers (6)

Destroyers classe L

Avant-Propos
Depuis les type A, l’armement principal des destroyers britanniques était le canon de 4.7 pouces (120mm) en affût simple ou double (pour les Tribal, les J et les K), un canon médian comparable au 130mm des torpilleurs français, les torpilleurs italiens disposant du 120mm, les torpilleurs allemands utilisant le canon de 105mm.
Pour les type L, un féroce débat opposa les partisans d’un armement antisurface lourd à ceux partisan d’un armement antiaérien développé, la guerre d’Espagne ayant montré à échelle réduite que l’aviation pouvait être une menace majeure pour les bâtiments de surface.
Pragmatique, la Royal Navy coupa la poire en deux. Quatre type L reçurent le même armement que les J et les K à savoir trois affûts doubles de 120mm (Laforey Lightning Lookout Loyal) et quatre (Lance Larne Lively Legion) reçurent quatre affûts doubles de 102mm.
Comme les type M et surtout les suivants ont reçu des canons de 120mm on peut se demander si ce choix était un moyen d’assurer une sorte de paix dans les services techniques plutôt qu’une véritable remise en cause de l’armement des destroyers, le canon de 120mm étant abandonné au début du conflit au profit du 114mm d’abord pour des raisons de pénurie puis par un choix de faire du canon de 4.5 pouces le canon standard des destroyers britanniques comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
La coque est semblable aux type J, une cheminée unique, des superstructures ramassées, un mat tripode et un mat léger. Ces navires vont être mis en service en 1942
Carrière opérationnelle

HMS Laforey

HMS Laforey

-Le HMS Laforey est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 15 février 1941 et mis en service le 14 janvier 1942
-Le HMS Lance est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 16 janvier 1942.

-Le HMS Larne est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 18 octobre 1938 lancé le 17 août 1940. Victime d’un incendie le 4 mars 1941, sa mise en service n’à lieu que le 8 février 1942 soit six mois de retard sur le calendrier initial.

HMS Lively

HMS Lively

-Le HMS Lively est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead me 20 décembre 1938 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 17 février 1942.
-Le HMS Legion est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 1er novembre 1938 lancé le 1er juillet 1940 et mis en service le 21 février 1942.

HMS Lightning

HMS Lightning

-Le HMS Lightning est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 15 novembre 1938 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 8 mars 1942.
-Le HMS Lookout est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 4 décembre 1940 et mis en service le 4 avril 1942.

HMS Loyal

HMS Loyal

-Le HMS Loyal est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 5 novembre 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
La classe L intègre la 9th Destroyer Flottilla. Stationnée à Gibraltar, elle doit participer à la couverture des convois français et anglais entre la Grande-Bretagne, la France et l’Afrique du Nord ou de l’Ouest. Cette flottille dépend successivement du North Atlantic Command, de la West African Station puis du Gibraltar Command.
Au 5 septembre 1948, la situation opérationnelle de la flottille est la suivante :

-Le Loyal est immobilisé pour un grand carénage. Sa disponibilité n’est pas prévue avant octobre

-Le Lookout et le Lightning sont en patrouille, le premier à l’est du détroit en Méditerranée, le second à l’ouest pour éviter la pénétration en Méditerranée de sous-marins allemands.

-Le Legion est immobilisé pour entretien à flot de son artillerie et de ses radards

-Le Lively et le Larne sont à quai en alerte

-Le Laforey et le Lance sont à l’entrainement

Ils vont dès les premiers jours du conflit assurer l’escorte des convois voir prêter main forte aux groupes de chasse mis en place contre les raiders allemands.

HMS Loyal (G-15) 3

Caractèristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m
Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ou huit canons de 102mm en quatre affûts doubles (deux avant deux arrière), un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm remplacés ultérieurement par quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers type M

Avant-Propos
Les destroyers type M commandés en même temps que les type L sont donc semblables pour ne pas dire identiques aux type L. A la différence du Legion et de ses sister-ships, les huit classe M sont armés de six canons de 120mm en trois affûts doubles, l’armement standard des destroyers britanniques de la Pax Armada.

L’appareil propulsif est plus puissant, les chaudières à plus haute pression (sans pour autant être des chaudières à haute pression au fonctionnement et à la maintenance délicate) et le bloc-passerelle réorganisé pour pouvoir mettre en oeuvre les radars de la façon la plus efficace possible.

En ce qui concerne la DCA légère, les Pom-Pom et les affûts quadruples de 12.7mm cèdent rapidement la place aux Oerlikon de 20mm et aux Bofors de 40mm.

Un temps, on envisage de réduire à une plate-forme, l’armement en torpilles mais au final les type M vont recevoir comme leurs devanciers, huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples.

Ces huit navires sont financés au titre des 1939 Naval Estimates.

Carrière opérationnelle

HMS Milne

HMS Milne

-Le HMS Milne est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 24 janvier 1940 lancé le 30 décembre 1941 et mis en service le 17 octobre 1942.
-Le HMS Mahratta(ex-Marksman) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 7 juillet 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
-Le HMS Muskeeter est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 18 février 1943.

-Le HMS Myrmidon est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 5 mars 1943.

-Le HMS Matchless est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 12 juin 1941 lancé le 14 novembre 1942 et mis en service le 7 janvier 1944.

-Le HMS Meteor est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 14 septembre 1941 lancé le 14 janvier 1943 et mis en service le 8 mai 1944.

-Le HMS Marne est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 7 juillet 1942.

-Le HMS Martin est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 2 juillet 1941 et mis en service le 14 octobre 1942.

La classe M forme la 10th Destroyer Flottilla stationnée à Devonport pour des missions de patrouille dans les Western Approaches ainsi que des escortes de convois entre Halifax et Liverpool.
Le 5 septembre 1948, le Martin, le Marne, le Matchless et le Muskeeter sont à la mer en compagnie du croiseur léger HMS Minotaur pour couvrir le passage en Europe de deux divisions canadiennes destinées à participer à la défense de l’Europe du Nord-Ouest puis à une future offensive contre l’Allemagne provoquée ou non par l’attaque allemande.
La 1st Canadian Division doit se déployer en France au sein du BEF alors que la 2nd Canadian Division doit rejoindre la Grande-Bretagne pour parfaire sont entrainement.
Le Milne et le Mahratta est à la mer pour une patrouille de surveillance alors que le Myrmidon et le Meteor sont immobilisés pour carénage.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M
Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers classe N

Britanniques, australiens ou polonais ?

Les huit destroyers de classe N sont identiques aux J et aux K et pourtant ils n’ont jamais servis sous pavillon de la Royal Navy.

La raison est simple. S’attendant à une guerre longue, la marine britannique commande de nombreux destroyers à partir de 1937 quand la guerre devient une hypothèse de plus en plus probable.

Cette guerre s’achevant beaucoup plus rapidement, la marine de Sa Majesté se retrouve avec des destroyers neufs. Elle pourrait les armer mais cela nécessiterait des moyens jugés normaux en temps de guerre mais qui même en temps de paix armée pouvaient choquer.
Les démolir étaient hors de question et il fût un temps envisager de les mettre en réserve pour les réarmer en cas de nouveau conflit.
Finalement c’est l’Australie qui cherchait à remplacer ses V&W par des destroyers modernes qui proposa de les racheter ou de les louer sur une longue durée, les navires restant propriété nominale de la Royal Navy.
Six navires furent récupérés par la Royal Australian Navy qui avec huit Tribal et six type N se dotait d’une force de combat appréciable, force associée à deux croiseurs lourds, trois croiseurs légers et un porte-avions, la plus puissante marine de l’histoire de l’Australie, une marine que beaucoup d’Aussies regrette aujourd’hui.

Les deux derniers furent proposés à des pays neutres comme la Norvège ou la Suède avant finalement d’être cédés à la marine libre polonaise pour remplacer ses torpilleurs type Bourrasque vieillissants et difficiles à entretenir faute de pièces détachées en dépit du soutien français qui vendait des pièces issues de ses propres Bourrasque.

Si les type N australiens gardèrent leurs noms d’origine, les N polonais furent rebaptisés.

Carrière opérationnelle

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

-Le HMS Noble (G84) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1942 et mis en service le 12 juin 1942 au sein de la marine polonaise libre sous le nom de Warszawa (Varsovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Crakow (ex-Nonpareil) et de chalutiers armés. Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.
-Le HMS Nonpareil (G16) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1941 et mis en service le 30 octobre 1942 sous le nom de Cracow (Cracovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Warszawa et de chalutiers armés.
Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.

Les six autres sont loués à la Royal Australian Navy et stationnés à Perth, plus précisément à Garden Island, la nouvelle base de la marine australienne implantée sur les rives de l’Océan Indien. A la différence des deux destroyers de la Free Polish Navy, les six destroyers “Aussies” gardent leurs noms d’origine.

HMAS Napier

HMAS Napier

-Le HMAS Napier (G97) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 22 mai 1940 et mis en service le 7 juillet 1941.
-Le HMAS Nestor (G02) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 9 juillet 1940 et mis en service le 14 septembre 1941.

HMAS Nizam (G-38)

HMAS Nizam (G-38)

-Le HMAS Nizam (G38) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 27 juillet 1939 lancé le 4 juillet 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.
-Le HMAS Norman (G49) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 27 juillet 1939 lancé le 30 octobre 1941 et mis en service le 1er mars 1942.
-Le HMAS Norseman (G25) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 9 septembre 1939 lancé le 4 décembre 1941 et mis en service le 8 mars 1943.
-Le HMAS Nerissa (G65) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 26 juillet 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 22 septembre 1941.
Ces navires vont rallier l’Australie en un groupe accompagnés d’un pétrolier et d’un cargo pour assurer leur ravitaillement. Formant la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy (1st DF RAN), ils quittent Devonport le 10 mars 1943.
Ils traversent l’Atlantique font escale à Boston du 22 au 25 mars, à Jacksonville du 27 au 30 mars, à La Havanne du 2 au 5 avril, à Colon du 8 au 10 avril, franchissent le canal de Panama les 11 et 12 avril avant de relacher à Balboa du 13 au 17 avril.
Ils mettent cap au nord direction San Francisco où ils font escale du 24 au 30 avril, les marins australiens s’illustrant par leur consommation d’alcool et leur goût de la bagarre notamment contre les marins américains au point que le maire de San Francisco aurait dit qu’il aurait préféré un nouveau tremblement de terre comme celui de 1909 plutôt que l’escale des navires australiens.

Reprenant la mer, ils font escale à Pearl Harbor du 10 au 14 mai _sous très haute surveillance on se demande bien pourquoi_ avant de rallier Suva aux îles Fidji après dix jours de mers le 25 mai 1943. Ils quittent les Fidji le 28 mai, ralliant Sydney le 6 juin 1943.

L’équipage à droit à quinze jours de permission après cette longue traversée pendant que les navires subissent des réparations bien nécessaires après presque trois mois de mer.
Après un entrainement avec d’autres navires de la marine australienne du 25 juin au 7 juillet, la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy quitte Sydney pour rallier Perth sa nouvelle base. Ils arrivent à destination le 15 juillet 1943.
Le 5 septembre 1948, le Nerissa et le Norseman étaient à la mer pour entrainement, le Nizam et le Norman étaient immobilisés pour carénage, le Napier et le Nestor à quai.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1717 tonnes pleine charge 2367 tonnes

Dimensions : longueur 108.7m largeur 10.90m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenafes Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 noeuds (32 noeuds à pleine charge) 5500 miles nautiques à 15 noeuds 1500 miles nautiques à 32 noeuds

Armement :

-six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”),

-Un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers sont remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon

-Deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm

-Des charges de profondeur avec un grenadeur axial et deux projecteurs latéraux

Equipage : 163 officiers et maris (218 avec un état-major).