Mitteleuropa Balkans (100) Roumanie (30)

Artillerie antiaérienne

TUNUL ANTIAERIAN 2cm Mod. 1938

Le canon antiaérien de 2cm modèle 1938 est un canon de conception et de fabrication allemande plus connu sous le nom de 2cm Flak 38, une pièce d’artillerie légère utilisée en affûts simples, doubles ou quadruples.

Pour les pièces de DCA légère, les allemands sélectionnèrent non pas un ni deux mais trois calibres à savoir 20,37 et 50mm même si dernier connu un dévellopement limité.

A l’origine de ces deux canons de 20mm _le second étant une version améliorée du premier figure le Flak 28_, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Mises hors la loi par le traité de Versailles, ces armes furent vendues à la Suisse.

Le Flak 30 à pour origine le Solothurn ST-5, un canon conçu pour la Kriegsmarine qui l’adopta sous le nom de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable.

Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre. D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg).

Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

2cm Gebirgsflak, version allégée du 2cm Flak 38

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande, la Lituanie et la Roumanie ont reçu ces canons. L’Armata Regala Romana à reçut 300 pièces commandées en septembre 1940 et livrées à partir de mai 1941, des canons eux aussi connus sous le nom de Gustloff du nom d’un des constructeurs de ces canons.

Ces canons sont remorqués par des véhicules légers mais vont aussi être montés sur des camions pour augmenter leur mobilité même si jamais la Roumanie ne mit en service de véritables canons automoteurs antiaériens. Ce canon à aussi été utilisé comme arme sol-sol en appui de l’infanterie, l’obus de 20mm (20x138R) étant redoutable contre les cibles molles et contre l’infanterie à découvert. Il à été retiré du service en 1961 et remplacé par des canons de 23mm d’origine soviétique.

Caractéristiques Techniques (2cm Flak 38)

Calibre : 20mm (20x138R) Poids : 751 en configuration transport 405kg en position de tir Projectile 0.136kg Longueur du tube : 1.3m (65 calibres) Champ de tir vertical : -20° à +90° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir maximale : 180 coups/minute en pratique (450 coups théorique) Portée effective : 2697m en tir sol-sol 2134 en tir antiaérien Alimentation : chargeurs de vingt-coups Equipe de pièce 5 hommes protégés par un bouclier de 5mm d’épaisseur.

TUNUL ANTIAERIAN 2.5cm Mod. 1939

Canon de 25mm antiaérien

Sous cette désignation se cache un autre produit de la firme Hotchkiss, le canon de 25mm modèle 1938, canon qui n’allait être adopté par l’armée française qu’en 1940 sous le nom de canon de 25mm CA (Contre-Avions) modèle 1940 soit après plusieurs ventes à l’export comme la Roumanie qui commanda soixante-douze exemplaires en 1939, exemplaires livrés courant 1940.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et va faire le coup de feu sur le front russe en protégeant les unités de mêlée mais aussi en appuyant l’infanterie en frappant cibles molles et personnel au sol. Peu de canons ont survécu au second conflit mondial et les survivants ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 25mm (25x163mm) Poids en configuration transport 1150kg Poids en batterie 850kg Poids du projectile 2.50kg (explosif) 3kg (perforant) Longueur du tube 3m (60 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +80° Cadence de tir 260 coups par minute (110 coups en pratique) Portée maximale 1600m en tir antiaérien 2500m en tir sol-sol Alimentation chargeurs de 15 coups Equipe de pièce : neuf hommes

TUNUL ANTIAERIAN 3.7cm Mod. 1939

Le Tunul Antiaerian 3.7cm Mod.1939 est une version produite sous licence par la Roumanie du 3.7cm Flak 36/37, un canon mis au point par la célèbre firme Rheinmetall.

Les premières pièces d’artillerie antiaériennes légères allemandes étaient des canons de 20mm, un calibre modeste mais utilisé par d’autres pays. Néanmoins, les allemands estimèrent ce calibre trop faible pour être efficace, imposant un calibre léger plus important.

Comme la France, les allemands sélectionnèrent le calibre 37mm et dévellopèrent plusieurs modèles.

Le premier est le 3.7cm Flak 18, un canon de 57 calibres qui lui offre une portée maximale de 4800m. Ce modèle est produit en faible quantité, la production étant stoppée dès 1936.

Au Flak 18 succède le 3.7cm Flak 36, un canon semblable au précédent mais la cadence de tir augmentée. Dès 1937, un modèle amélioré baptisé Flak 37 lui succède, ces deux variantes étant les canons de 37mm les plus produits.

Le 3.7cm Flak 43 est le dernier modèle de canon de ce calibre, un canon à la cadence de tir améliorée.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Roumanie va produire 540 exemplaires de ce canon antiaérien, une partie étant utilisée pour défendre les champs pétroliers de Ploesti aux côtés de canons de 75mm. Le reste fût utilisé sur le champ de bataille pour protéger les troupes au sol contre l’aviation soviétique. Ces canons ont été retirés du service au début des années soixante quand des canons plus modernes les ont remplacés.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 37mm (37×263) Poids en configuration transport 2414kg Poids en position 1544kg Poids du projectile 0.742kg Longueur du tube 2.112m (57 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +85° Cadence de tir 160 coups par minute (120 coups en pratique) Portée maximale 6585m en tir sol-sol et 4800m en tir antiaérien Alimentation chargeurs de huit coups Equipe de pièce : onze hommes (protégés par un bouclier de 10mm).

TUNUL ANTIAERIAN 4cm Mod. 1930

Sous cette désignation roumaine se cache le célèbre canon de 40mm Bofors, une véritable légende de l’armement puisqu’il suffit de dire «Bofors» pour que l’on sache de quel arme on parle. Ce canon à été mis au point initialement pour la marine suédoise mais cette dernière préféra un canon de 25mm.

C’est donc d’abord à l’export que le canon de 40mm va connaître le succès aux Pays-Bas pour sa version navale et en Belgique pour sa version terrestre. Très vite les commandes vont se multiplier et le Bofors devient une valeur sure de l’artillerie légère antiaérienne.

La Roumanie va produire le canon sous licence avec 665 exemplaires plus 54 exemplaires livrés par les allemands (il s’agissait essentiellement de canons capturés en Pologne et en Scandinavie), des canons utilisés essentiellement sur le front et pour couvrir les grandes villes de Roumanie contre les bombardements soviétiques et alliés. Quelques canons ont survécu au second conflit mondial mais n’ont pas réalisé une très longue carrière.

Caracteristiques Technique

Calibre : 40mm (40x311R) Poids en configuration transport 2400kg en position de tir 1730kg Poids du projectile 0.907kg Longueur du tube 2.24m (56 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +85° Cadence de tir maximale 120 coups par minute (90 en pratique) Portée maximale 2800m en tir antiaérien et 4275m en tir sol-sol Alimentation : clips de quatre obus Equipe de pièce : neuf à onze hommes.

TUNUL ANTIAERIAN 7.5cm Mod. 1936/39

Canon antiaérien de 75mm Vickers mis en oeuvre par des artilleurs néerlandais

En 1931 la firme Vickers dévellopa un canon antiaérien d’un calibre inhabituel pour les britanniques à savoir 75mm, un calibre assez courant en revanche sur le continent européen.

C’est l’acte de naissance du Vickers model 1931 qui allait connaître un grand succès à l’exportation puisqu’il fût vendu au Danemark (qui le produisit sous licence), aux Pays-Bas, à la Belgique, à la Lituanie, à la Turquie, au Portugal, à la Suisse, à la Finlande, à la Chine et donc à la Roumanie qui en 1936 acheta la licence pour produire 100 canons, la production se poursuivant jusqu’en 1950 avec la sortie de 450 exemplaires.

Principale pièce antiaérienne medium de l’armée roumaine, le Tunul Antiaérian 7.5cm Mod.1936/39 fût principalement utilisé pour la défense antiaérienne territoriale, protégeant les grandes villes, les centres industriels et naturellement les puis de pétrole et les raffinerie de Ploesti.

Quelques canons ont aussi combattu sur le front russe servant comme c’est souvent le cas avec ce type de pièce à la fois de canon antichar et de canon antiaérien.

A la fin du second conflit mondial il restait quarante-huit canons en service dans l’armée roumaine soit à peine 10% du parc d’origine. Ces canons furent stockés jusqu’en 1975 quand ils furent envoyés à la ferraille sauf quelques exemplaires conservés à titre patrimonial.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x495R) Poids en position de tir 2825kg Poids du projectile 6.5kg Longueur du tube 3.225m (45 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical 0° à +90° Cadence de tir 12 à 15 coups minute Portée maximale 5000m en tir antiaérien 10000m en tir sol-sol Equipe de pièce : onze hommes.

Mitteleuropa Balkans (99) Roumanie (29)

Artillerie antichar

TUNUL ANTITANC 3.7cm Mod. 1936

Sous cette désignation roumaine figure un canon antichar de conception suédoise, le canon antichar Bofors de 37mm, un canon apparu au milieu des années trente et qui allait connaître un grand succès à l’export étant utilisé par de nombreux pays européens dont la Roumanie encore que l’acquisition à été indirecte.

En effet ce n’est qu’à partir de 1939 que la Roumanie à mis en service ce canon et ce via deux sources : des canons ayant accompagné les troupes polonaises internées en Roumanie et surtout des canons capturés par les allemands en Pologne et revendus à la Roumanie. Sur les 675 canons acquis par la Roumanie près de 550 ont été acquis auprès des allemands.

Ces canons offraient certes une relative protection antichar, pouvait offrir un appui-feu aux fantassins mais dès le milieu des années quarante il était clairement dépassé. Les roumains en avaient parfaitement conscience mais c’était ça ou aucun canon antichar.

Ce canon à été utilisé par les roumains jusqu’à la fin de la guerre encore qu’à partir de 1952 ces pièces occupaient davantage des blockhaus sur le front plutôt que d’armer les unités antichars des troupes de mêlée. Quelques canons ont survécu au conflit mais n’ont probablement fait grande carrière une fois la paix revenue.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 37mm (37x257R) Poids en configuration transport 900kg en batterie 380kg Poids du projectile 2.015kg Longueur du tube : 1.740m (45 calibres) Champ de tir horizontal 50° Champ de tir vertical -10° à +25° Cadence de tir 12 coups par minute Portée maximale 7400m Performances : 33mm de blindage à 500m incidence 30° Equipe de pièce : 5 hommes protégés par un bouclier de 5mm d’épaisseur

Canon antichar de 45mm M1942

Le canon de 45mm modèle 1942 est le dernier modèle de canon antichar de ce calibre mis au point et mis en service au sein de la RKKA.

C’est une version améliorée du M1937 avec un tube plus long (66 calibres soit vingt de plus que le précédent), des obus plus puissants, un bouclier plus épais (7mm contre 4.5mm) ainsi que des modifications pour accélérer la production.

Ce canon adopté en 1942 commence réellement à entrer en service dans l’armée rouge fin 1943 début 1944 en raison de doutes sur l’utilité d’un canon de ce calibre alors que les soviétiques ont récupéré des informations sur l’épaisseur du blindage des futurs chars allemands. Ces informations en partie erronées explique la lenteur de la mise en service de ce canon toujours en service en juin 1950.

Bien évidemment à cette époque un canon de 45mm était inadapté à la destruction d’un Panther ou d’un Tigre mais pouvait être toujours efficace contre des chars plus légers voir des véhicules de reconnaissance. Comme des obus explosifs, canister et fumigènes ont été développées, ce canon comme ses prédécesseurs de même calibre pouvaient être utilisées pour l’appui de l’infanterie.

La production atteignit son pic à l’automne 1946 avant de progressivement décroitre jusqu’à s’arrêter au printemps 1948 après la sortie de 8520 pièces dont une grande partie était encore en service.

Ce canon à été rapidement retiré du service après guerre même si des unités de seconde ligne ont pu le conserver jusqu’à la fin des années cinquante voir le début des années soixante. Livré en masse aux armées des «démocraties populaires» ainsi qu’à la Chine communiste, il se retrouva à faire le coup de feu durant les deux guerres du Vietnam (1960-1967 pour la France 1970-1977 pour les Etats-Unis).

L’armée roumaine à récupéré près de 800 exemplaires du canon antichar de 45mm M1942 lors des premières phases de l’opération BARBAROSSA mais seulement une partie à été remise en service dans l’armée roumaine en dépit des limites de ses obus contre les chars les plus lourds.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 45mm (obus encartouché 45x386mm) Poids en ordre de combat 625kg poids des projectiles : perforant 1.43kg fragmentation 2.14kg Longueur du tube : 3.09m (66 calibres) Champ de tir vertical -8° à +25° Champ de tir horizontal 60° cadence de tir 15 à 20 coups par minute Portée maximale 4550m Performances : 71mm de blindage percé à 100m 28mm à 2000m Equipe de pièce : six hommes

TUNUL ANTITANC 4.7cm Mod. 1935 et TUNUL ANTITANC 4.7cm, Mod. 1939

Canon de 47mm Bohler

Sous ces noms se trouve respectivement le canon autrichien Böhler et sa version produite sous licence par Breda. Il à d’abord été conçu pour l’armée autrichienne. Si la lutte antichar est son rôle premier, le Böhler est aussi utilisable comme canon d’infanterie avec des obus explosifs, fumigènes et éclairants.

Produit sous licence par l’Italie dans de telles quantités que ce canon était souvent considéré comme une arme italienne, le modèle 1935 fût également embarqué sur des chars (M-13/40 M-14/41), une auto blindée (AB-41) et sur un canon automoteur antichar produit en petite quantité, le Semovente da 47/32.

Au modèle 1935 succèda ultérieurement un modèle 1935/39, ce dernier modèle disposant d’un canon amélioré, d’une suspension permettant d’augmenter la vitesse de traction.

A noter que le canon embarqué sur les chars disposait d’un canon au tube plus long (40 calibres soit 1.68m) tirant des projectiles disposant d’une puissance propulsive supérieur ce qui augmente la vitesse initiale et donc la portée et la force de pénétration.

Outre l’Italie et l’Autriche, ce canon à été utilisé par la Chine, les Pays-Bas, la Finlande, la Roumanie, l’Estonie, la Lettonie, l’URSS (d’anciens canons lettons),la Suisse et la Hongrie.

L’Allemagne réutilisa des canons anciennement autrichiens, néerlandais, sovietiques, cédant certains canons à l’Italie. En avril 1953 certains canons italiens furent récupérés par les allemands qui les utilisèrent sur des positions fixes.

La Roumanie à reçu 545 de la firme Bohler et 275 exemplaires de la part de la firme italienne Breda. Ces canons étaient utilisés par l’infanterie au sein des divisions via des compagnies indépendantes censées couvrir les unités de combat même si le nombre était trop limité pour cela.

Le canon à été très vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur des chars ce qui fait que très vite ce canon à été davantage utilisé comme canon d’infanterie et contre des cibles comme des chars légers et des autos blindées. Ces canons ont été retirés du service à la fin du conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 47mm (47x195mmR) Poids en configuration route 315kg Poids en batterie 277kg Poids du projectile : 1.44kg pour l’obus perforant 2.370kg pour l’obus explosif Longueur du tube : 1.525m (32 calibres) Champ de tir horizontal 62° Champ de tir vertical -15° à 56° Cadence de tir 18 coups par minute Portée maximale 7000m Performances : 43mm de blindage à 500m (incidence 30°)

TUNUL ANTITANC 4.7cm Mod. 1936

Ce canon antichar est un canon de conception française, commandé puis produit sous licence par la Roumanie. Œuvre de la firme Schneider il trouva à l’export un débouché que lui refusa la France qui lui préféra un canon de même calibre conçu par les Etablissements de Puteaux.

La Roumanie passe commande de 160 exemplaires et va en produire 200 sous licence portant son parc à 360 exemplaires. Ces pièces étaient remorquées par des chenillettes Malaxa UE qui n’était autre que la Renault UE produite sous licence.

Comme tous les canons antichars de ce calibre il était en voie de déclassement quand débute le second conflit mondial mais peut encore rendre de précieux services. A la fin du conflit les quelques pièces restantes ont finit à la ferraille car d’aucune utilité.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 47mm (47x343R) Poids en batterie 628kg Poids du projectile 1.48kg (2.3kg pour l’obus perforant) Longueur du tube 2.497m (44 calibres) Champ de tir horizontal 45° Champ de tir vertical -13° à +15° Cadence de tir 18 coups par minute Portée maximale 6700m Performances : 70mm de blindage à 400m incidence trente Equipe de pièce : 6 hommes protégés par un bouclier de 7mm

TUNUL ANTITANC 5cm Mod. 1950

canon antichar de 50mm allemand conservé au Canada

Sous cette désignation se cache un canon antichar allemand, le 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38).

Comme souvent à l’époque le canon antichar de 37mm Pak 36 était condamné à une rapide obsolescence en raison de l’augmentation croissante des blindages (sans parler de la qualité et des aciers et du travail sur l’inclinaison).

Aussi dès 1937 les allemands lancent un programme pour un nouveau canon antichar. Le 47mm est le calibre le plus courant mais Berlin choisit le 50mm pour une raison que j’ignore (peut être pour réaléser les 47mm de prise comme ils le faisait avec les 75 et les 76.2mm capturés durant le premier conflit mondial ce qui explique le choix du 77mm).

Le développement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appellation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces arrivent en automne 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable.

Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Les roumains ont reçu ce canon au printemps 1950 pour renforcer leurs capacités antichars en vue de l’opération BARBAROSSA en dépit du fait qu’à cette époque le canon était en voie de déclassement et se montrera trop limité face aux T-34 soviétiques sauf coup heureux qui immobilisait le char. Le nombre de pièce reçu est incertain mais aurait tourné aux alentours de 145 ce qui était peu mais Bucarest ne pouvait pas vraiment faire la fine bouche.

Tout comme le canon antichar austro-italien vu plus haut ce canon à été vite relégué à l’appui-rapproché de l’infanterie ainsi qu’à la destruction des autos blindées ou des blindés légers. Si quelques canons ont survécu au conflit il n’ont pas fait carrière dans l’après guerre.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 50mm (50x419R) Poids en configuration transport 1062kg Poids en batterie 986kg Poids du projectile 3.28kg (explosif) 4.13kg (perforant) Longueur du tube 3m (60 calibres) Champ de tir horizontal 65° Champ de tir vertical -8° à +27° Cadence de tir 13 coups par minute Portée maximale 6550m (2650m pour l’obus explosif) Performances : 57mm de blindage à 500m incidence 30° (101mm à 740mm pour l’obus au tungstène) Equipe de pièce : sept hommes (bouclier de 4mm)

TUNUL ANTITANC DT-UDR 26 7.5cm Mod. 1953

En dépit d’informations concordantes, l’Axe ne prend pas au sérieux les qualités du T-34 le nouveau char de la RKKA. Persuadés que les canons antichars de 47 et de 50mm seront suffisants ils négligent leur équipement en matière de canon antichar lourd (75 à 100mm) à moins qu’ils n’aient été obligés de faire un choix en matière d’équipement.

Les roumains engagés plus au sud vont moins rencontrer le T-34 que les allemands mais à chaque fois cette rencontre va se solder par quelques déconvenues. Des décisions doivent être rapidement prises.

Outre l’achat de canons antichars de 75mm auprès des allemands, Bucarest décide de mettre au point son propre canon antichar lourd. C’est l’acte de naissance du Tunul Antitanc DT-UDR 26 7.5cm mod.1953.

Comme nous sommes en temps de guerre et que la Roumanie ne possède pas des capacités industrielles extraordinaires on décide de récupérer différents éléments de canons existants pour mettre au point cette arme.

On reprend l’affût et le système d’absorbtion de recul du Zis-3 soviétique et le tube du canon antiaérien Vickers modèle 1931. Après quelques menues modifications, les deux prototypes sont prêts début 1951.

Signe de l’urgence ils vont être envoyés pour participer à l’opération FRIEDRICH pour un test grandeur nature de pure forme car la production en série est aussitôt lancée. Heureusement les tests se révèlent très positifs ce qui aurait été sinon synonyme de menus embarras.

La firme Resita va produire de février 1953 à septembre 1953 un total de 540 pièces de ce type qui vont être utilisées aussi bien pour la lutte antichar que pour le tir sol-sol. Ce canon va aussi équiper un projet de canon d’assaut qui ne sera produit qu’à une poignée d’exemplaires.

Ce canon va combattre sur le front russe mais aussi en Hongrie et en Tchécoslovaquie, l’armée roumaine alliée de l’URSS utilisant un mélange d’armes roumaines, d’armes allemandes et d’armes soviétiques avec une certaine efficacité.

A la fin du conflit ce canon antichar reste en service car il peut encore rendre certains service mais dès 1958 il est remplacé par un canon antichar soviétique de 100mm plus performant.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm Poids en configuration transport 1470kg en batterie 1430kg projectile 6.6kg Longueur du tube 2.501m (48 calibres) Champ de tir horizontal 70° Champ de tir vertical -7° à +35° Cadence de tir 15 à 20 coups par minute Portée maximale 11400m Performances : 100mm de blindage à 500m incidence 30° Equipe de pièce 7 hommes (protégés par un bouclier de 6mm d’épaisseur)

Tunul Antitanc 7.5cm Mod. 1952

Sous cette désignation roumaine se trouve un canon antichar de conception et de fabrication allemande, le 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 (7.5cm Pak 43) ou en français canon antichar de 75mm modèle 1943.

Le dévellopement de cette arme commence alors que le Pak 38 commence tout juste à arriver dans les unités. Cette fois c’est clair ce canon antichar est destiné à l’artillerie antichar (PakArtillerie) et non à l’infanterie en raison de son poids et de son encombrement.

Ce canon antichar doit couvrir les canons antichars de 37 et de 50mm et surtout doit être utilisé depuis des positions fixes pour couper une offensive blindée ennemie.

Curieusement si cette arme était conçue pour faire face aux chars anglais et français les chars soviétiques n’étaient pas inclus dans le processus de réflexion en dépit du fait que de nombreuses informations arrivaient à Berlin sur l’épaisseur des blindages soviétiques.

Les études ayant aboutit au Pak 43 commencent dès l’été 1941. C’est la firme Rheinmettall-Borsig AG qui reçoit le contrat. Après avoir envisagé un canon entièrement nouveau, la firme préfère partir du Pak 38 en réutilisant notamment l’affût qui rédessiné et renforcé. Le canon de 75mm est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon antichar pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Roumanie obtient à l’automne 1950 de commander 124 pièces de ce type. Ces derniers sont livrées entre mars 1951 et janvier 1952, un rythme assez lent qui exaspère les roumains mais Bucarest ne peut pas trop se plaindre.

Ces canons vont armer des batteries indépendantes détachées en fonction des besoins auprès des différentes unités de mélée de l’Armata Regala Romana. Ce canon bien employé pouvait créer des coupes sombres dans les rangs des unités motomécaniques soviétiques.

Parfois utilisé comme pièce d’artillerie de campagne, le Pak 43 va être employé aux côtés du canon antichar roumain de 75mm avec lesquels il partageait des performances similaires (la vitesse initiale du canon roumain était un poil plus faible).

A la fin du conflit quelques canons employés également contre les allemands après le retournement de septembre 1953 sont gardés en service. On ignore cependant la date de leur retrait du service.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 75mm Longueur du tube : 2.461m (32 calibres) Poids en ordre de route 1500kg En batterie 1425kg Poids du projectile perforant 6.800kg Poids de l’obus perforant AP 40 4.100kg Poids de l’obus explosif 5.740kg Pointage en direction : 45° Pointage en hauteur : -5° à +22° Cadence de tir 15 coups par minute Portée maximale de l’obus explosif 7680m Perforation : 98mm de blindage à 2000m.

Mitteleuropa Balkans (98) Roumanie (28)

Artillerie lourde

NdA Comme pour les autres volumes j’ai décidé de classer comme pièce d’artillerie lourde tout canon ou tout obusier d’un calibre supérieur à 105mm et ce quelque soit son usage (artillerie divisionnaire ou artillerie de corps d’armée).

OBUZIERUL 15cm Mod. 1934

Sous l’empire austro-hongrois, la firme tchèque Skoda était déjà réputée pour la qualité de ses productions dans le domaine de l’artillerie. Cette réputation se poursuivit sous la Tchécoslovaquie indépendante qui exportait des canons et des obusiers légers et lourds avec le même succès qu’auparavant.

Après avoir exploité l’expérience accumulée au cours du premier conflit mondial, Skoda commença à dévelloper des armes vraiment nouvelles dont le K1, un obusier de 149.1mm. Cet obusier fût modifié et amélioré pour aboutir au K4 qui fût adopté par l’armée tchécoslovaque sous le nom de 15cm hruba houfnize vzor 37.

Alors que la production commença à peine, les Sudètes furent annexées par les allemands privant Prague de ses fortifcations, la mettant à la merci d’une invasion allemande qui eut lieu au printemps suivant.

Connaissant la qualité des armes tchèques, les allemands firent tourner les usines d’armement à leur profit. Après avoir récupéré les K4 tchèques, ils continuèrent la production de ce modèle pour leur profit. Ces obusiers étaient naturellement toujours en service en septembre 1948.

La Roumanie à acheté 184 pièces entre 1936 et 1939. Si elle ne put produire l’obusier sous licence elle pu fabriquer de nouveaux tubes et quelques pièces ce qui permettait à la pièce de durer à défaut de remplacer les canons hors d’usage par des pièces neuves.

Avec le canon de 105L Schneider modèle 1936 cet obusier forma le cœur de l’artillerie de corps d’armée roumaine, assurant l’appui-feu des grandes unités mais aussi des tirs de contrebatterie pour faire taire l’artillerie ennemie.

Sur les 184 pièces acquises il en restait 48 en service en avril 1954, pièces qui furent utilisées pour l’entrainement avant d’être stockées pour équiper des unités en cas de mobilisation générale. Les dernières pièces de ce type n’ont été envoyées à la ferraillé qu’en 2005 ! Deux obusiers ont été préservés en Roumanie et une pièce à été rachetée par la France pour être exposée au musée de l’Artillerie de Draguignan.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 149.1mm Poids en ordre de route 5900kg en batterie 5260kg Poids de l’obus : 42kg Longueur du tube : 4.036m (27 calibres) Champ de tir horizontal : 45° Champ de tir vertical : -5° à +70° Portée maximale : 15100m Cadence de tir : 3 coups par minute Equipe de pièce : 11 hommes protégés par un bouclier de 4.7mm d’épaisseur

Obusier de 120mm modèle 1915TR

L’obusier de 120mm modèle 1915 à Tir Rapide (TR) était un obusier de conception et de fabrication française, un modèle mis au point par la firme Schneider.

Le modèle 1915TR est issu du modèle 1909, un obusier très mobile et très stable au tir ce qui était un plus évident pour augmenter la cadence de tir.

Exporté en Russie le modèle 1909 donna naissance à l’obusier de 122mm M1910. Le modèle 1909 fût également exporté en Serbie et en Bulgarie, une partie de la commande bulgare bloquée en France par le déclenchement de la première guerre mondiale fût finalement utilisée par l’artillerie française entrée en guerre avec de sérieuses lacunes en matière d’artillerie lourde.

Après guerre la Belgique et la Roumanie vont utiliser des pièces de seconde main pour renouveler leur parc d’artillerie à moindres frais. Quelques pièces ont encore en service en septembre 1948 mais leur carrière sera très limitée. Ce qui est sur c’est qu’aucune pièce n’à survécu au conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 120mm (120x142R) Poids 2228kg en configuration transport 1416kg en position de tir 21kg (obus type séparé) Longueur du tube 1.74m (13 calibres) Champ de tir horizontal 5° Champ de tir vertical -3° à +43° Cadence de tir 10 coups par minute Portée maximale 8300m

Obusier de 149mm modèle 1914 (Obice da 149/12 modello 14)

15cm Schwere Feldhaubitze M.14

Cet obusier de 150mm (149.1mm pour être précis) est une arme de conception et de fabrication austro-hongroise plus précisément tchécoslovaque puisque conçue et produit par la firme Skoda.

L’arme est ainsi initialement connue sous la désignation de 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 (obusier de campagne lourd de 15cm modèle 1914) va donc participer à la première guerre mondiale sous les couleurs de la Double-Monarchie.

Outre l’armée austro-hongroise, cet obusier à été utilisé par la république d’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et donc l’Italie qui récupéra un nombre appréciable d’obusiers au titre des dommages de guerre.

Ce canon est d’une facture classique avec deux sièges sur le bouclier pour deux servants, la possibilité d’être démonté en deux fardeaux pour faciliter le transport.

Après le modèle 1914, une variante améliorée baptisée modèle 1914/16 est mise au point, une variante guère différente de la variante d’origine.

Une fois le premier conflit mondial terminé certaines pièces furent transformées pour la traction automobile avec notamment l’installation de pneumatiques.

La Roumanie à récupéré des obusiers de ce type à la fin du premier conflit mondial au titre des dommages de guerre. Elles les à modernisées pour les conserver le plus longtemps possible même si clairement en septembre 1948 l’arme était déclassée. Ne pouvant pas s’en passer les roumains vont la réutiliser jusqu’à la fin du conflit sur le front. Fort peu de pièces ont survécu à la guerre.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 149.1mm Poids en batterie : 2765kg Poids du projectile 41kg Longueur du tube : 2.09m (14 calibres) Champ de tir horizontal 6° Champ de tir vertical -5° à +70° Cadence de tir : 1 ou 2 coups par minute Portée maximale 8760m

Canon-obusier de 152mm M1937 (ML-20)

Le canon-obusier de 152mm modèle 1937 (ML-20) est considéré comme le meilleur canon soviétique du conflit. Il à été mis au point par le même bureau d’étude qui à procédé à la modernisation de l’obusier M1910 qui devint à cette occasion, le M1910/34.

Sa production lancée en 1937 s’est poursuivie jusqu’en 1957 avec parfois des interruptions. Sa qualité n’échappa ni aux allemands, ni aux finlandais, ni aux hongrois ni aux roumains qui s’empressèrent de les retourner contre leurs anciens propriétaires. Aux pièces tractées s’ajoutent l’armement de canons d’assauts et autres chasseurs de chars.

La dénomination de canon-obusier correspond à l’emprunt aux deux types d’arme de leurs meilleurs caractéristiques. C’est ainsi que le ML-20 disposait du long tube d’un canon mais d’un angle de pointage et d’instruments de visée qui en aurait fait un excellent obusier.

Le tube était selon les versions monobloc ou en deux parties, un frein de bouche permettait d’attenuer le recul qui était absorbé par un frein hydraulique et un récupérateur hydropneumatiques.

L’affût était bi-flèches avec un bouclier pour protéger les servants, des pneumatiques permettant la traction automobile. En configuration de transport, le tube était retracté sur son affût mais pour des courtes distances et à une vitesse limitée (4 à 5 km/h contre 20 km/h), on pouvait le remorquer avec le canon en position de tir. Il fallait 8 à 10 minutes pour mettre le canon-obusier en position de tir. A noter que cet affut était également utilisé pour le canon de 122mm modèle 1931/37 (A-19).

Le dévellopement de cette remarquable pièce d’artillerie commença en 1935/36 quand il devint évident que la modernisation des canons de siège hérités du tsar ne suffirait pas (mais qui pouvait sérieusement en douter ?).

Deux modèles furent proposés au directorat général de l’artillerie, le ML-15 et le ML-20. Le premier modèle fût testé en avril 1936, le second en décembre. C’est le second modèle qui fût sélectionné. Il est officiellement adopté le 22 septembre 1937.

Les raisons de ce choix ne vont pas clairs car le ML-15 était plus léger et plus mobile mais il semble que le ML-20 était plus proche du M1910/34 donc nécessitant moins de modifications des chaines de fabrication.

La production commença en 1937, prenant sa vitesse de croisière courant 1939. Elle s’interrompu brièvement entre juin et décembre 1950 en raison du déménagement des usines pour échapper à l’invasion allemande. Elle reprend début 1951 pour ne s’achever qu’en mars 1957.

Outre la sortie de 10450 ML-20 complet s’ajoutent environ 5200 ML-20S, des canons destinés à armer à la fois les canons d’assaut SU-152 et les canons automoteurs ISU-152.

Au sein de l’armée soviétique il à été remplacé par le D-20 dont les performances étaient semblables mais l’affût plus moderne avec notamment un petit moteur électrique pour faciliter les déplacements sur de très courtes distances.

Sur le plan de l’organisation, le canon-obusier M1937 était une pièce de corps d’armée et de la réserve générale.

Chaque corps d’armée disposant de deux régiments, des régiments homogènes ou mixtes selon les besoins et les disponibilités du moment. On trouvait aussi des régiments de réserve générale et des divisions de rupture qui concentraient une redoutable puissance de feu.

Le canon-obusier de 152mm M1937 connait son baptême du feu lors de la bataille de Khalkhin Gol contre les japonais avant d’être engagé contre la ligne Mannerheim lors de la guerre d’Hiver contre les finlandais.

Ce canon-obusier à donc été également utilisé durant le second conflit mondial par les allemands, les finlandais, les hongrois et les roumains.

Les chiffres exacts des pièces capturées sont incertaines mais selon des sources concordantes, les allemands auraient capturé 150 ML-20, les finlandais 48, les hongrois 16 et les roumains 8.

Le second conflit mondial terminé, le canon-obusier M1937 (ML-20) fût largement exporté pour équiper les armées des «démocraties populaires» mais aussi différents pays du tiers-monde.

Le canon-obusier s’est donc retrouvé en Afghanistan, en Algérie (après son indépendance), en Chine, à Cuba, en Egypte, en Irak, en Libye, en Mongolie, en Namibie, en Somalie et en Syrie.

Naturellement les républiques indépendantes ayant émergé après l’implosion de l’URSS ont continué à utiliser cette puissance pièce, le D-20 ne l’ayant pas totalement remplacé. Le ML-20 est encore en service dans certains pays.

La Roumanie n’à donc récupéré que huit pièces qui ont été utilisés en Crimée comme pièce de forteresse pour défendre l’est de la presqu’île contre un possible débarquement amphibie soviétique qui se produisit en septembre 1953 lors de l’opération PIOTR VELIKY. Il restait alors quatre pièces opérationnelles qui vont être sabotées par leurs servants une fois les obus épuisés.

Comme un pied de nez de l’histoire, l’armée roumaine allait réutiliser ce canon-obusier après la livraison de nombreux exemplaires par l’URSS, pièces utilisées jusqu’au début des années soixante-dix quand le D-20 l’à remplacé.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 152mm (réel : 152.4mm) Poids en configuration route 7930kg en ordre de combat 7270kg
Poids du projectile : 43.56kg Longueur du tube : 4.24m (27.9 calibres) Champ de tir vertical -2° à +65° Champ de tir horizontal 58° Portée maximale effective 17230m Cadence de tir 3 à 4 coups par minute

TUNUL DE CAMP 15.5cm Mod. 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Sous cette désignation se cache l’obusier de 155C modèle 1917S, un obusier de campagne créé par la firme Schneider pour concurrencer la firme Saint-Chamond et donner à l’artillerie française une pièce lourde de campagne capable de tir à contre-pente ce qui était capital dans un conflit où la guerre de mouvement avait cédé la place à la guerre de mouvement.

Cet obusier fût également utilisé par de nombreux pays étrangers qu’ils aient été équipés durant le premier conflit mondial ou après. On trouve l’Argentine, la Belgique, la Finlande, la Grèce, l’Italie, la Pologne, les Phillipines, le Portugal, la Pologne, la Russie, l’Espagne, les Etats-Unis, la Yougoslavie et donc la Roumanie.

Cette dernière à d’abord reçu douze exemplaires en 1917 puis d’autres canons par la suite sans que le chiffre exact des obusiers livrés ne soit connu. Toujours en service en septembre 1948 cet obusier va opérer sur le front russe au sein de batteries motorisées qui dépendaient théoriquement du corps d’armée mais qui étaient souvent détachées auprès des divisions. Aucune pièce de ce type n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 155mm Poids en configuration transport 9900kg en batterie 8956kg projectile 44.85kg Longueur du tube 4.686m (31.9 calibres) Champ de tir horizontal 5° Champ de tir vertical -0° à +42° Portée maximale 15900m Cadence de tir 3 coups par minute Equipe de pièce : onze hommes protégés par un bouclier de 4mm d’épaisseur

Mitteleuropa Balkans (97) Roumanie (27)

Artillerie de montagne

TUNUL DE MUNTE 76.2cm Mod. 1909

Le combat en milieu montagneux à toujours été complexe et toujours redouté par les différents état-majors. Ici la résistance aux éléments et un relief particulièrement escarpé rendait la manœuvre particulièrement difficile ce qui en faisait un lieu idéal pour la défense, défense qui voyait l’emploi de troupes spécialisées qui n’ont pour la plupart vu le jour qu’à la fin du XIXème siècle.

En dépit de progrès en matière de route et de chemins carossables il était impossible d’utiliser les pièces d’artillerie standards. Il fallait des canons ou des obusiers de petite taille, facile à utiliser et pouvant être démontés en plusieurs fardeaux pour par exemple être portés sur des animaux de bât.

Le canon de 76mm modèle 1909 est un canon français de la compagnie Schneider. Il est issu d’un canon de 75mm, le 75mm Schneider-Danglis 06/09, un canon mis au point par le colonel Danglis, un officier grec.

Ce canon par un étrange concours termina sa carrière en Finlande, quarante pièces étant vendues en 1939 à Helsinki par Athènes.

Ce canon intéressa les russes qui demandèrent une version compatible avec les calibres qu’ils utilisaient à savoir le 76.2mm. Il s’agissait de remplacer le canon de montagne de 3 pouces modèle 1909.

Ce canon mis en service comme son nom l’indique en 1909 va donner naissance à une variante de forteresse en 1910 et une variante à canon court en 1913. 2108 canons ont été produits dont 48 directement par Schneider et les autres sous licence par la Russie.

Remplacé par un canon de même calibre à partir de 1938, il n’était en théorie plus en service en juin 1950. Et pourtant quelques exemplaires ont été capturés par les allemands.

Les archives étant muettes sur l’origine de ces canons, l’hypothèse la plus célèbre est la capture par les troupes allemandes dans la région de Leningrad de canons de forteresse et non de pièces de montagne. On ignore également ce que les allemands ont fait des antédiluviennes pièces d’artillerie.

La Roumanie à acquis cette pièce auprès de la Russie un peu avant le début du premier conflit mondial mais aussi après guerre en profitant des années turbulentes qui permettaient d’acquérir rapidement des armes en raison des immenses surplus.

Ce canon bien qu’ancien était encore en service en septembre 1948 et va donc faire le coup de feu en soutien des vanatori de munte au combat sur le front russe. Aucune pièce n’à survécu au conflit.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 76.2mm (76.2x191mmR) Poids en configuration de route 1225kg en configuration de combat 627kg Poids du projectile 6.23kg Longueur du tube : 1.25m (16.5 calibres) Champ de tir vertical -6° à +28° Champ de tir horizontal 50° Portée maximale effective 8550m Cadence de tir dix coups par minute Equipe de pièce : six hommes (protégés par un bouclier de 3.5mm)

TUNUL DE MUNTE 7.5cm Mod. 1915

7.5cm Gebirgskanone 15 utilisé ici en octobre 1918 pour l’appui de l’infanterie

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre.

Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

La Roumanie à récupéré quelques canons durant le conflit et d’autres en profitant de dommages de guerre et de surplus. Sa carrière à duré jusqu’au milieu des années quarante, l’ancienne pièce de montagne austro-hongroise étant retirée du service en 1945. Visiblement aucune pièce n’à repris du service durant le second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x129R) Poids 620kg (transport) 614kg (batterie) 6.35kg (projectile) Longueur du tube 1.15m (15.4 calibres) Champ de tir horizontal 7° Champ de tir vertical -10° à +50° Portée maximale 8250m Cadence de tir 6 à 8 coups par minute Equipe de pièce : cinq ou six hommes (protégés par un bouclier 4.2mm)

TUNUL DE MUNTE 7.5cm Mod. 1939

Ce canon de 75mm de montagne est une autre pièce de conception et de fabrication tchèque conçue pour l’export qui allait être vendue en Roumanie mais aussi à l’Iran.

Comme toute pièce de montagne il pouvait être démonté en huit élements pour permettre le transport sur des animaux de bât.

La Roumanie à acquis suffisamment de pièces pour équiper deux bataillons d’artillerie de montagne qui vont faire le coup de feu en Russie mais pas vraiment en zone montagneuse sauf peut être en Crimée. Les troupes de montagne roumaines ont aussi combattu dans les Carpathes aux côtés des soviétiques après le basculement ce qui n’empêcha pas Moscou d’ordonner la dissolution des troupes de montagne roumaine. Les quelques pièces ayant survécu au second conflit mondial ont été envoyées à la ferraille peu après.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x212R) Poids en batterie 613kg Poids du projectile 6.38kg Longueur du tube 1.57m (21 calibres) Champ de tir horizontal 7° Champ de tir vertical -30° à +70° Portée maximale 8250m Cadence de tir 12 coups par minute Equipe de pièce : 6 hommes (protégés par un bouclier de 4mm).

TUNUL DE MUNTE 10cm Mod. 1916

Sous cette désignation nous trouvons l’obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916, une pièce d’artillerie mise au point pour l’armée austro-hongroise mais qui va connaître une très longue carrière dans de nombreux pays.

Outre son pays d’origine il à été utilisé par l’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, la Yougoslavie et la Turquie, cette dernière dans une variante en calibre 105mm.

Au sein de l’armée roumaine il équipait les bataillons d’obusiers de montagne qui complétaient les unités d’artillerie de montagne utilisant des canons de 75mm. Comme souvent au combat l’obusier de montagne de 100mm à connu un dépassement de fonction en servant également comme pièce de campagne en dépit des limites inhérentes à sa conception.

A la fin du conflit il restait encore quelques pièces en service dans l’armée roumaine mais il ne semble pas que la nouvelle armée populaire roumaines les aient réutilisés. Leur sort final est inconnu mais il ne sera guère surprenant d’apprendre qu’ils ont succombé sous les coups des chalumeaux des ferrailleurs.

La Roumanie à également utilisé la variante améliorée baptisée Tunul de Munte 10cm Mod.1916/19 et ce au sein des mêmes unités et dans le même cadre opérationnel.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 100mm (100x132R) Poids en position de tir 1235kg (1280kg pour le modèle 1916/19) Poids du projectile explosif 14kg (16kg pour le modèle 1916/19) Longueur du tube 1.9m (19 calibres) (2.4m soit 24 calibres pour le modèle 1916/19) Champ de tir vertical -8° à +70° (-7° à +70° pour le modèle 1916/19) Champ de tir horizontal 5° Portée maximale 8490m (9800m pour le modèle 1916/19) Cadence de tir 5 coups par minute Equipe de pièce 11 hommes protégés par un bouclier de 4.2mm d’épaisseur.

TUNUL DE MUNTE 10.5cm Mod. 1939

Le canon de montagne de 105mm modèle 1939 était également une pièce de montagne de conception et de fabrication tchécoslovaque utilisée par l’armée roumaine en complément des canons de 75mm.

Cette pièce n’à pas été directement livrée par les tchécoslovaques mais par les allemands qui après le démantèlement du pays ont fait main basse sur l’industrie militaire tchécoslovaque et ses stocks.

La Roumanie à pu récupérer près de 300 pièces de ce type qui vont partiellement relever les pièces plus anciennes (modèle 1916 et modèle 1916/19). Elles vont opérer sur le front russe mais aussi dans les Carpathes aussi bien côté soviétique après le basculement de septembre 1953 que côté allemand, des unités de montagne ayant choisit de continuer le combat aux côtés des allemands.

Quelques pièces ont survécu au conflit. Elles ont été utilisées jusqu’au milieu des années soixante pour l’entrainement avant d’être envoyées à la casse.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 105mm Poids en batterie 1400kg Poids du projectile 15kg Longueur du tube : 2.51m (24 calibres) Champ de tir horizontal 6° Champ de tir vertical -7° à +70° Portée maximale 11000m Cadence de tir 5 coups à la minute Equipe de pièce : 11 hommes protégés par un bouclier de 4.2mm d’épaisseur

Mitteleuropa Balkans (96) Roumanie (26)

Artillerie de campagne

TUNUL DE CAMP 7.5cm Mod. 1902/36

Le canon de 75mm modèle 1902/36 était un canon d’origine russe (Putilov) utilisé par la Russie durant la première guerre mondiale et la guerre civile russe. Acquis par la Roumanie après 1918, il àété modernisé à la fin des années trente par l’industrie roumaine. Outre une modernisation le processus s’accompagne d’un rechambrage, le calibre passant du 76.2 au 75mm.

Ce canon qui était hippomobile (six chevaux) était utilisé par l’artillerie divisionnaire roumaine. Peu à peu remplacé par des pièces plus modernes, il était encore en service en septembre 1948 en petit nombre essentiellement dans des unités de seconde ligne.

Il fit le coup de feu en septembre 1953 lors de l’invasion de la Roumanie par l’URSS mais face à la puissance de l’artillerie soviétique ces vétérans furent impitoyablement chatiés ce qui explique qu’aucune pièce n’à survécu au second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm Poids 2380kg (configuration transport) 1092kg (position de tir) 7.45kg (projectile) Longueur du tube : 2.25m (30 calibres) Portée maximale 11000m Cadence de tir 15 coups par minute Champ de tir horizontal 3° Champ de tir vertical -6° à +17° Equipe de pièce : 6 hommes (protégés par un bouclier de 7mm).

TUNUL DE CAMP 7.5cm Mod. 1897

Certaines armes deviennent des mythes. Tel est le cas de l’arme qui nous intéresse maintenant avec le canon de 75mm modèle 1897, une pièce d’artillerie de conception et de fabrication française entourée d’une telle aura qu’il devint simplement le «75».

Mythe avant même le conflit il stérilisa quasiment tout dévellopement en matière d’artillerie car vu comme l’arme miracle capable de tout faire. On connait la suite…… . Durant le conflit cette remarquable pièce d’artillerie fût utilisée comme pièce de campagne, canon antichar et même canon antiaérien. Il fût même utilisé comme pièce de forteresse et même comme pièce de marine.

Il resta en service dans l’armée française longtemps après la fin du conflit et ne fût que tardivement remplacé par le canon de 75mm TAZ modèle 1939 plus moderne. C’est ainsi que l’artillerie divisionnaire fût entièrement rééquipée en 1944 mais des unités de mobilisation ont retrouvé le vénérable «75» en attendant la disponibilité de pièces modernes.

Ce canon à naturellement été utilisé par de nombreux alliés de la France, Paris équipant et rééquipant de nombreuses unités étrangères combattant du côté de l’Entente.

La Roumanie à reçu un grand nombre de canons de 75mm modèle 1897 dont 80 connurent une nouvelle modernisation dans les années trente avec un nouveau canon en acier doublé de chrome et de nickel. L’affût fût également modifié ce qui permettait d’augmenter la portée de 8.5 à 11.2km avec une cadence de tir pratique de 20 coups par minute.

Ce canon était encore en service en septembre 1948 et fit le coup de feu sur le front de l’est comme pièce de campagne et comme canon antichar. Aucune pièce n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x350R) Poids 1938kg (configuration route) 1190kg (batterie) 5.55kg (obus explosif) Longueur du tube 2.720m (36 calibres) Champ de tir horizontal 6° Champ de tir vertical -11° à +18° Portée maximale 11200m Cadence de tir maximale 28 coups par minute (20 en pratique) Equipe de pièce : six hommes protégés par un bouclier de 8mm.

TUNUL DE CAMP 7.5cm Mod. 1928

Sous cette désignation figure un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque, le canon de 75mm modèle 1928, un canon destiné principalement aux troupes de montagne mais utilisable également comme pièce d’artillerie de campagne légère.

Cette pièce à été utilisée par la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, l’Allemagne, l’Etat indépendant de Croatie, la Roumanie et la Colombie.

La Roumanie à principalement uitlisé cette pièce dans ses unités de montagne mais quelques unités d’artillerie divisionnaire ont reçu ce canon souvent à titre provisoire. Quelques pièces étaient encore en service en avril 1954. Deux d’entre-elles ont été conservées à titre patrimonial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x174R) Poids : 2977kg (transport configuration hippomobile) 2086kg (transport configuration automobile) 1816kg (en batterie) 8kg (projectile explosif) Longueur du tube 3.060m (40 calibres) Champ de tir horizontal 8° Champ de tir vertical -8° à +80° Portée maximale 13500m Cadence de tir 12 coups par minute Equipe de pièce : 6 hommes (protégés par un bouclier 4.2mm).

Canon de 76.2mm divisionnaire M1939 F-22 (USV)

Ce canon de 76.2mm (3 pouces pour nos amis anglo-saxons) est mis en service comme son nom l’indique en 1939 pour remplacer les canons plus anciens des modèle 1902 et 1902/30. Il équipait la division de fusiliers et plus précisémment l’unique ou les deux régiments d’artillerie.

Ce canon disposait d’un affût à double flèche pour faciliter le pointage, un bouclier et un tube de 42 calibres. Signe des temps il dispose de pneumatiques et non de roues en bois ce qui signifie qu’il est prévu dès l’origine pour la traction automobile.

La culasse est à ouverture verticale avec un mécanisme d’absorbtion du recul à fonctionnement hydraulique. Les systèmes de visée et les mécanismes de pointage sont placés de part et d’autre du tube.

Le dévellopement de ce canon commence en 1937 pour remplacer le modèle 1902/30 mais aussi le 76.2mm modèle 1936 (F-22) pourtant tout récent mais qui ne donnait visiblement pas satisfaction.

La RKKA émet une spécification en mars 1937 pour un canon capable d’atteindre une élévation de 45° avec un poids limité à 1500kg. Les munitions doivent être celles des canons précédents pour conserver une communauté logistique.

Trois bureaux d’étude (Kirovskiy, bureau de l’usine n°92 et le bureau AKB-43) se lancent dans le projet. C’est le bureau n°92 sous la direction de V.G. Grabin qui l’emporte. Bien que le canon soit désigné F-22 (USV), il s’agissait d’un canon d’une conception entièrement neuve.

La production est lancée en 1939 avec cette année là la production de 140 canons et 1010 en 1940, la production se poursuivant en 1941 (1500), 1942 (2000) et 1943 (2500). La production cesse donc après la sortie de 7150 canons.

Cet arrêt s’explique par la volonté pour la RKKA de passer au 107mm pour l’artillerie divisionnaire (un peu comme l’Allemagne abandonna rapidement le 77mm au profit du 105mm) mais ce plan n’était pas totalement achevé en juin 1950.

Voilà pourquoi nombre de divisions de fusiliers utilisaient aussi bien des canons de 76, de 107mm ou de 122mm au sein de leurs régiments d’artillerie ce qui se révéla une bonne solution.

Voilà pourquoi durant le conflit la production de canons de 76mm se poursuivit, ces canons équipés d’obus explosifs et d’obus perforants permettant de se servir de ces canons aussi bien pour l’appui-feu que pour la lutte antichar.

Selon l’organisation de 1939 chaque division de fusiliers disposait de deux régiments d’artillerie, un régiment léger avec un bataillon à trois batteries de quatre canons de 76mm et deux bataillons mixtes (une batterie de 76mm et deux batteries de 122mm) et un régiment d »obusiers avec 20 obusiers de 122 et de 152mm.

En mars 1942, les divisions de fusiliers virent leur composante artillerie totalement réorganisée avec deux régiments mixtes, un régiment disposant d’un bataillon de 76mm (trois batteries de quatre pièces) et de deux bataillons mixtes (une batterie de quatre canons de 76mm et deux batteries d’obusiers de 122mm), un deuxième régiment étant équipé de trois bataillons de trois batteries de quatre pièces, deux batteries de quatre canons de 107mm et une batterie de quatre obusiers de 152mm.

Attention néanmoins à ne pas prendre cette description au pied de la lettre, il y avait parfois des exceptions en raison d’un problème d’approvisionement de tel ou tel modèle de canon.

Le canon de 76mm modèle 1939 (F-22 USV) était aussi utilisé par l’artillerie de réserve au sein des divisions d’artillerie et des unités antichars.

Produit à 12700 exemplaires, ce canon à été aussi utilisé par les allemands, les finlandais, les hongrois et les roumains.

Si les premiers pour des raisons de communauté logistique préférait l’utiliser sur des positions fixes (bien que certains furent utilisés sur des chasseurs de chars et des canons d’assaut improvisés), les trois autres l’utilisaient au combat dès qu’il y avait suffisamment de munitions.

Ce canon à été retiré du service actif courant 1957, les soviétiques décidant d’unifier leur artillerie divisionnaire avec des canons de 107mm même si au final des obusiers de 122mm allaient équiper les divisions d’infanterie de l’armée soviétique.

La Roumanie à capturé pas moins de 750 exemplaires de ce canon qui finit par devenir pour ainsi dire le canon standard de l’artillerie divisionnaire roumaine. Ce canon à été utilisé aussi bien pour le tir sol-sol comme pour la lutte antichar notamment contre les chars soviétiques les plus lourds.

Ce canon était encore en service en avril 1954 mais n’à pas connu une très longue carrière en raison de son usure.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 76.2mm (76.2x385mm R) Poids en configuration de voyage 2500kg Poids en position de combat 1470kg Poids de l’obus 6.2kg (explosif) 5.28kg (perforant) Longueur du tube 3.2m (42 calibres) Champ de tir vertical : -6° à +45° Champ de tir horizontal 60° (30° de par et d’autre de l’axe) Portée maximale effective 13290m Cadence de tir : 15 coups par minute Equipe de pièce : 5 hommes

Canon de 76.2mm modèle 1942 (Zis-3)

Le canon de 76.2mm modèle 1939 (F-22 USV) était un bon canon mais les soviétiques n’étaient pas totalement satisfaits.

Un nouveau modèle ou plutôt une évolution du F-22 est lancée au printemps 1940 avec un nouvel affût inspiré de celui du canon antichar de 57mm Zis-2. Cet affût supportait une nouvelle évolution du F-22 avec un tube muni d’un frein de bouche pour réduire l’impact du recul.

Signe des temps la facilité de fabrication fût prise en compte pour produire toujours plus vite toujours plus d’armes. Les allemands ne prirent ce facteur en compte que trop tard pour renverser la vapeur même si cela n’aurait pas changé grand chose.

La production commence fin 1942 d’abord aux côtés du F-22 USV puis seul. 750 canons sont produits en 1942/43, 1200 en 1944, 1500 en 1945, 800 en en 1946, 1000 en 1947, 750 en 1948, 1200 en 1949 et 450 jusqu’en juin 1950 soit un total de 7650 canons.

La production se poursuit pendant le conflit pour équiper l’artillerie divisionnaire, les divisions d’artillerie, les unités antichars et ce n’est qu’une partie de l’utilisation puisque des canons Zis-3 furent utilisés à bord de canons d’assaut notamment le SU-76.

La production va littéralement exploser. Si en 1950 seulement 950 pièces ont été produites en raison du déménagement des usines, la production devient massive en 1951 avec la sortie de 18500 pièces, 25000 pièces en 1952, 17500 en 1953 et 12000 en 1954, la production ne cessant qu’en 1956 avec la sortie de 85750 canons.

Ce canon était très apprécié par les soldats soviétiques par sa fiabilité, sa robustesse et sa facilité d’utilisation même par des servants inexpérimentés. Comme les autres canons, le Zis-3 était utilisé au sein de batterie de quatre canons, un bataillon comprennant trois batteries, trois bataillons pouvant former un régiment.

Ce canon va aussi être utilisé par les allemands sur des positions fixes mais aussi sur des chasseurs de chars (Panzerjäger), les finlandais pour l’appui-feu de l’infanterie, les roumains l’utilisant comme canon antichar d’abord en pièce tractée puis en chasseur de char, montant sur le chassis du char R-2 et un Zis-3 en superstructure.

Un prototype de canon d’assaut utilisant ce même canon ne dépassant pas le stade du prototype suite au basculement roumain du côté soviétique, la RKKA livrant à son nouvel allié des canons d’assaut SU-76 déjà en voie de déclassement.

Le nombre de canons récupéré par l’armée de Bucarest est incertain. Il est supérieur à la centaine mais le chiffre exact faute d’archives reste nimbé de mystères.

Après le second conflit mondial ce canon équipa les armées des «Démocraties Populaires» (Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Albanie en attendant la Yougoslavie), la Chine et différents pays africains ayant adopté le modèle soviétique. Certains pays pauvres continuant d’utiliser ce canon en 2020.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 76.2mm (76.2x385mm R) Poids en configuration de voyage : 2150kg Poids en ordre de combat : 1116kg Longueur du tube : 3.4m (42.6 calibres) Champ de tir vertical : -5° à +37° Champ de tir horizontal 54° Portée maximale 13290m Cadence de tir : supérieure à 25 coups par minute Equipe de pièce : sept hommes

OBUZIERUL 10cm Mod. 1934

100mm Houfnice vz30

L’obuzierul 10cm Mod.1934 est un obusier de campagne tchécoslovaque connu sous le nom de 10cm houfnice vz.30. Variante modifiée de l’houfnice vz.28, il à été mis au point pour remplacer des pièces héritées de l’empire austro-hongrois.

Cette pièce va être utilisée par les allemands (158 exemplaires essentiellement par la S.S), par les slovaques (30 exemplaires) et surtout par la Roumanie qui commanda 720 pièces, 248 auprès de la Tchécoslovaquie et 472 exemplaires auprès des allemands durant la Pax Armada.

A noter que la production de pièces détachées en Roumanie ont permis à l’Armata Regala Romana de faire durer son parc jusqu’à la fin de la guerre.

Cette arme va naturellement combattre sur le front russe, assurant l’appui-feu des troupes roumaines aussi bien dans l’offensive que dans la défensive. Il y eut visiblement des tentatives d’emploi comme arme antichar mais avec la trajectoire courbe des projectiles cela était une gageure de toucher un char sauf coup heureux.

En mai 1954 il restait 250 pièces dont certaines furent conservées en ligne avant d’être remplacées par des pièces soviétiques. Les pièces encore en état vont être conservées en réserve en cas de besoin avant d’être envoyée à la ferraille durant les années soixante.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 100mm (100x241R) Poids : 3077kg (configuration transport) 1766kg (en batterie) 16kg (projectile) Longueur du tube : 2.5m (25 calibres) Champ de tir horizontal 8° Champ de tir vertical -8° à +80° Portée maximale 10600m Cadence de tir 6 à 8 coups par minute Equipe de pièce : onze hommes (protégés par un bouclier de 4.7mm)

TUNUL LUNG 10.5cm Mod. 1913

Canon de 105L modèle 1913S

Sous ce nom figure une arme que nous connaissons mieux sous la désignation de canon de 105L modèle 1913S, un canon de 105mm mis au point par la firme Schneider mais qui devait beaucoup au canon de 107mm Putilov ce qui s’explique par le fait que la firme française avait investit dans la firme russe avant le premier conflit mondial.

Ce canon à été utilisé par la France mais aussi après guerre par la Belgique, l’Italie, la Pologne, la Yougoslavie et la Roumanie qui à reçu 45 exemplaires qui étaient utilisés au niveau corps d’armée au sein de bataillons d’artillerie hippomobile. Ces canons étaient encore en service en septembre 1948 en petit nombre pour compléter les pièces plus modernes. Quatre canons étaient encore en service en avril 1954 mais envoyés à la ferraille à la fin des années cinquante.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 105mm (105x390R) Poids en configuration transport 2650kg Poids en batterie 2300kg Poids du projectile 16kg Longueur du tube : 2.987m (28.5 calibres) Champ de tir horizontal 6° Champ de tir vertical -5° à +37° Portée maximale 12700m Cadence de tir 4 coups par minute Equie de pièce : sept hommes (protégés par un bouclier de 4mm d’épaisseur).

TUNUL LUNG 10.5cm Mod. 1936

Le Tunul Lung 10.5cm Mod.1936 (canon long de 105mm modèle 1936) est le successeur du canon précédent. Il à été mis au point pour remplacer le 105L modèle 1913S.

Ce dernier avait certes été modernisé (avec notamment des pneumatiques en remplacement des roues en bois pour la traction automobile) mais sa portée était devenue insuffisante pour faire face aux nouvelles pièces d’artillerie de corps d’armée.

La Roumanie va passer commande de 180 canons de ce type qui vont équiper dans une version différente (pas de frein de bouche ni de bouclier) l’artillerie française qui elle aussi avait constaté l’usure et le déclassement de ses modèle 1936S.

En septembre 1939 la Roumanie n’à reçut que 132 exemplaires. Le reliquat ne sera livré qu’au cours de l’année 1940 soit après la fin de la guerre de la Pologne, la France priorisant l’équipement de son armée ne laissant que la portion congrue à l’exportation ce qui est hautement compréhensible.

La Roumanie à envisagé une commande supplémentaire durant la Pax Armada sans donner suite soit par manque de fonds soit parce qu’elle ne pensait pas obtenir gain de cause auprès d’une France qui avait compris la nouvelle orientation de la politique extérieure roumaine.

En septembre 1948 il restait 172 pièces en service, des pièces utilisées au sein des régiments d’artillerie de corps d’armée, des régiments motorisés qui devaient assurer l’appui-feu des troupes au sol mais aussi assurer la contrebatterie.

Engagés sur le front russe ces canons vont accompagner les troupes roumaines dans les plaines ukrainiennes, en Crimée, dans la steppe et jusqu’aux contreforts caucasiens.

Quelques pièces sont perdues durant la contre-offensive soviétique de la fin 1950 mais les soviétiques ne les ont visiblement pas réutilisés probablement en raison d’un manque de munitions ou parce qu’ils n’en voyaient pas l’utilité.

Le canon français va appuyer les troupes roumaines jusqu’à la fin de la guerre. Selon un inventaire effectué en mars 1955 il ne restait plus que trente-deux pièces en service. En dépit d’un calibre hétérodoxe, vingt-quatre d’entre-eux vont rester en service après modernisation jusqu’en 1967 date à laquelle ils ont été envoyés à la casse sauf deux préservés à titre patrimonial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 105mm (105x390R) Poids en batterie 3920kg Poids du projectile 15.7kg Longueur du tube 3.905m (37.6 calibres) Champ de tir horizontal 49° Champ de tir vertical 0° à +43° Portée maximale 16000m Cadence de tir 4 coups par minute Equipe de pièce : 7 hommes protégés par un bouclier de 4mm d’épaisseur.

Mitteleuropa Balkans (61) Bulgarie (25)

Artillerie antiaérienne

2cm Flak 30/38

2cm Flak 38

La pièce antiaérienne la plus légère de l’armée allemande était le 20mm, un calibre que l’on peut considérer comme international à la différence du 25mm français par exemple.

A l’origine de ces deux modèles de canons de 20mm figure le Flak 28, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Le traité de Versailles ayant interdit à l’Allemagne de dévelloper de nouvelles armes, les bureaux d’études allemands soient vende leurs projets ou alors continue leur dévellopement à l’étranger notamment en Suisse.

Comme les choses ne sont jamais simples, le Flak 30 à également pour origine le Solothurn ST-5 un canon suisse adopté par la Kriegsmarine sous l’a désignation de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable. Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre.

D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg). Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un châssis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie et donc la Bulgarie ont reçu ces modèles de canons et ce à partir de 1937/38 avec une première commande de 250 exemplaires suivit d’une deuxième de 162 exemplaires.

D’autres canons de ce type vont être commandés ce qui fait qu’en septembre 1948 l’armée bulgaire possédait 550 pièces de ce type. La majorité était tractée mais certaines pièces furent installées sur des camions. Ce n’est pas pleinement documenté mais il semble que d’autres canons de ce type ont été livrés durant le second conflit mondial en dépit du fait qu’elles étaient clairement déclassées.

Quand le second conflit mondial se termine l’armée bulgare possède encore environ 120 pièces de ce type, canons utilisées aussi bien pour le tir antiaérien que pour le tir sol-sol. Ces canons de 20mm ont été conservés en réserve, utilisés un temps pour l’entrainement et la formation de nouveaux artilleurs de la nouvelle armée bulgare en attendant l’arrivée de canons d’origine soviétiques.

Le 2cm Flak 30 était un canon léger antiaérien de 20mm de conception et de fabrication allemande pesant 470kg en configuration transport et 364kg en batterie et disposant d’un tube de 65 calibres (longueur : 1.3m) permettant le tir d’un projectile (20x138B) de 0.136kg à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2134m en tir antiaérien à raison de 280 coups par minute (120 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeur de vingt coups. A noter que l’obus perforant pouvait percer 20mm à 500m (30°).L’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -20° à +90° et en azimut sur 360°

3.7cm Flak 36/37/43

3.7cm Flak 37

Tous les pays à ma connaissance disposaient d’une DCA légère composée de deux calibres assez proches. Le duo standard était souvent composé du 20 et du 40mm mais d’autres pays préféraient le 25 et le 37mm ou encore le 20 et le 37mm pour l’Allemagne.

L’armée allemande à mis en service plusieurs modèles de canons de ce calibre dont le 3.7cm Flakabwehrkanone 36 (3.7cm Flak 36), une évolution du 3.7cm Flak 18 avec une cadence de tir améliorée. La production est lancée en 1936 mais dès l’année suivante en 1937 un modèle amélioré baptisé logiquement Flak 37 lui succède sur les chaines de montage. En 1943 lui succède le 3.7cm Flak 43.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Bulgarie reçoit en 1943 vingt-sept Flak 36 suivis en 1945 de trente-deux Flak 37 et enfin en 1949 de soixante-douze Flak 43 soit un total de 131 pièces. La Bulgarie aurait voulu plus de canons de ce type mais Berlin n’à pas donné suite à la demande de Sofia probablement pour des raisons politiques.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore selon un rapport de janvier 1954 un parc composé de quatre Flak 36, douze Flak 37 et quarante-deux Flak 43 soit un total de 59 pièces ce qui n’était pas négligeable.

Ces pièces ont été mises en réserve au moment du désarmement de l’armée bulgare, stockées jusqu’en 1969 quand décision est prise de détruire ce qui ressemblait à des antiquités militaires impropres à la guerre moderne.

Le 3.7cm Flakabwehrkanone 43 (3.7cm Flak 43) était un canon léger antiaérien automatique de 37mm. Pesant 2000kg en configuration transport, il disposait d’un tube de 57 calibres (longueur du tube 2.109m) permettant le tir d’un projectile d’un poids variant de 0.623 à 0.659 kg à une portée maximale de 6500m (4800m en pratique) à raison de 250 coups par minute (150 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de huit coups. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -7°30′ à +90° et en azimut sur 360°

8cm PL kanon vz.37

8cm PL kanon vz.37

Le 8cm PL kanon vz.37 est comme son nom l’indique un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque. Autre création de la firme Skoda, ce canon médian fit partie des nombreuses armes capturées par les allemands lors du démantèlement de la Tchécoslovaquie, les pièces capturées étant rebaptisées 7.65cm Flak M 37(t).

Quatre-vingt dix-huit pièces étaient disponibles au moment de la crise de Munich en septembre 1938. La production s’est poursuivie mais le nombre de pièces sorties des usines est inconnue, une partie des archives ayant été détruite durant le second conflit mondial.

La Bulgarie reçoit un certain nombre de pièces durant la Pax Armada en l’occurrence un premier lot de douze pièces suivit d’un deuxième lot de seize pièces et d’un troisième et dernier lot de quatorze pièces soit un total de quarante-deux canons utilisées principalement pour la défense territoriale en Bulgarie mais aussi en Macédoine et en Grèce.

Tout comme les canons de 88mm allemands, les canons tchèques d’un calibre de 76.5mm furent utilisées pour le tir antiaérien mais aussi pour le tir sol-sol avec les résultats que l’on peut aisement imaginer face à des chars ennemis.

A la fin du conflit il restait neuf pièces en état mais avec fort peu de munitions. Voilà pourquoi ces canons ont été rapidement ferraillés, une pièce étant conservée dans un musée à Sofia.

Le 8cm PL kanon vz.37 était un canon antiaérien lourd de 76.5mm de conception et de fabrication tchèque. Pesant 3800kg en position de tir, il disposait d’un tube de 52.8 calibres (longueur du tube 4.04m) perrmettant le tir d’un obus de 8kg (obus encartouché 76.5x346mm) à une distance maximale en tir antiaérien de 11470m à raison de dix à quinze coups par minute. Grâce à un affût cruciforme, l’équipe de pièce pouvait pointer en site de 0° à +85° et en azimut sur 360°

8.8cm Flak 18/36/37/45

Canon de 88mm Flak 36 préservé devant l’ouvrage du Fermont, un ouvrage sérieusement endommagé par les combats du printemps 1949 mais qui fût restauré dans les années soixante pour être transformé en musée et ainsi perpétuer la mémoire des soldats tombés dans les combats sur la Muraille de France.

Comme nous le savons maintenant le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 imposait de sérieuses limitations à l’Allemagne sur le plan militaire que ce soit en terme d’effectifs ou en terme d’armement.

Berlin ne pouvait par exemple par développer de nouvelles armes lourdes. Impossible donc de développer de nouvelles pièces d’artillerie antiaériennes. Ces limitations furent rapidement contournées en installant des bureaux d’études à l’étranger (Pays-Bas, Suède, Suisse, Finlande, Espagne……).

C’est ainsi que pour remplacer les canons de 88mm du premier conflit mondial, l’Allemagne installa un bureau d’études de la firme krupp en Suède qui travailla avec la firme Bofors.

Un canon de 75mm fût mis au point mais la Reichswher ne fût pas satisfaite et demandant la prise du projet ce qui permis aux ingénieurs d’aboutir à un canon de 88mm, le 8.8cm Flugabwehrkanone 18, canon qui entra en service à partir de 1933.

Il était toujours en service en septembre 1939 mais commençait déjà à être remplacé par des canons plus modernes, les 8.8cm Flak 36 et Flak 37. Ces deux derniers modèles se distinguaient par leur tube démontable en trois éléments pour faciliter la maintenance et la présence sur le second nommé d’un calculateur.

Les Flak 18, 36 et 37 furent utilisés en campagne par la Heer et la S.S, en emplacements statiques par la Luftwaffe et la Kriegsmarine. Outre la guerre de Pologne, il participa à la guerre d’Espagne où on découvrit à cette occasion son efficacité dans la lutte antichar.

Suite à ces trois modèles les allemands tentèrent de mettre au point l’arme parfaite, l’arme polyvalente capable d’être aussi bonne pour la lutte antichar que pour la lutte antiaérienne. Cela donnait naissance à une arme très complexe, trop complexe pour le temps de guerre.

A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces.

Le 8.8cm Flak 45 fût produit en grand série à partir du printemps 1946, la priorité allant à la Flakartillerie de la Luftwaffe, l’équivalent de notre DAT.

La Heer fût servie après ce qui généra rancœurs et jalousies au point qu’il y eut des détournements de matériel, des canons destinés à la Luftwaffe se retrouvant dans la Heer ou la S.S.

Cette situation s’aggrava durant le conflit au point que les convois sortant des usines devaient être escortés pour éviter les détournements !

Outre la version tractée, le 8.8cm Flak 45 fût monté sur des semi-chenillés, des camions, installé sur des positions fixes mais également sur des wagons plats pour assurer la défense du Reich.

La Bulgarie commande vingt 8.8cm Flak 18 en 1936 suivis de soixante-six 8.8cm Flak 36 puis par cinquante 8.8cm Flak 37 et enfin vingt-quatre 8.8cm Flak 45 soit un total de 160 pièces essentiellement destinées à la défense territoriale de la Bulgarie notamment les villes de Sofia, de Burgas et de Varna. Quelques pièces sont utilisées sur les arrières du champ de bataille.

Quand le conflit se termine il reste six Flak 18, douze Flak 36, seize Flak 37 et huit Flak 45 soit un total de quarante-deux pièces qui furent stockées et pour beaucoup démolies dans l’immédiat après guerre faute d’utilité, les soviétiques fournissant à leur nouvel allié bulgare des pièces de 85 et de 100mm.

Le 8.8cm Flak 18 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 5150kg en batterie et 6861kg en ordre de route et disposant d’un tube de 56 calibres (longueur du tube 4.93m) permettant le tir d’un obus de 9.24kg à une distance maximale de 8000m. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +85° et en azimut sur 360°

Le 8.8cm Flak 45 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 7500kg en batterie et 8790kg en ordre de route et disposant d’un tube de 70 calibres (longueur du tube 6.10m) permettant le tir d’un obus de 9.4kg à une distance maximale de 14700m à raison de 15 à 20 coups par minute. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +90° et en azimut sur 360°

Mitteleuropa Balkans (60) Bulgarie (24)

Artillerie antichar

3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36)

Canon de 37mm Pak 35/36.

Ce petit canon antichar à été mis au point à partir de 1925 par la firme Rheinmetall pour l’armée de terre allemande. Il est prêt en 1928 d’abord dans une version hippomobile puis dans une version pour traction automobile où les roues d’origine sont remplacées par des roues munies de pneumatiques.

-Adopté officiellement en 1936 sous le nom de 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36, ce canon à été rapidement dépassé par l’augmentation de l’épaisseur des blindages des chars ennemis, français et anglais notamment.

Ce canon antichar reste malgré tout en service jusqu’en 1942 quand le 5cm Panzerabwehrkanone 38 à été produit en suffisamment grand nombre pour équiper les unités d’active.

Quand aux canons de 37mm, l’immense majorité est stocké au cas où il aurait fallu équiper en urgence des unités en dépit des limites de ce canon qui fût exporté en URSS, en Italie et aux Pays-Bas, les Etats-Unis s’inspirant de ce canon pour mettre au point leur canon antichar M3.

La Bulgarie reçoit 100 canons livrés en 1940. Ce sont les premiers canons antichars livrés à l’armée bulgare qui était jusqu’ici dépourvue d’armes de ce type. Ces armes étaient déjà dépassées au moment de la livraison mais Sofia n’avait pas vraiment le choix.

En septembre 1948 une soixantaine de pièces est en service mais ils n’ont pas être engagées au combat, l’armée bulgare connaissant ses limites. En 1954 seize pièces étaient encore disponibles mais elles sont rapidement envoyées à la casse.

Le 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 était un canon antichar de 37mm de conception et de fabrication allemande pesant 440kg en configuration transport et 328kg en configuration en batterie.

Disposant d’un tube de 45 calibres (longueur du tube 1.66m) il tire un obus de 0.685kg (37x249R) à une distance maximale effective de 300m à raison de 13 coups par minute, pouvant percer 31mm de blindage à 500m.

L’équipe de pièce composée de cinq hommes protégée par un bouclier de 4.4mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +25° et en azimut sur 30°.

3.7cm KPÚV vz. 37

Canon antichar de 37mm Skoda

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque, une autre création de la firme Skoda. Avant la désintégration de la Tchécoslovaquie, quelques pièces ont été exportées en Yougoslavie.

Les allemands ont récupéré un certain nombre de pièces dispsonibles au printemps 1939 pour leurs propres besoins. La Slovaquie à récupéré les pièces disponibles sur son territoire au moment de son indépendance en mars 1939.

Et la Bulgarie dans tout ça ? Elle à reçu 450 exemplaires en 1942 et 1943 pour compléter le canon de 37mm Pak 36. Dépassée en septembre 1948 elle était encore en service faute de mieux, 320 canons de ce type étaient encore en service à l’époque.

Il fût utilisé essentiellement contre les chars légers et les autos blindées car incapable de détruire les chars lourds voir même les chars moyens. A la fin du conflit il restait soixante-quatre pièces qui sont stockées puis détruites dans les années soixante sauf quelques pièces conservées dans des musées ou sur des monuments.

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de 37.2mm, pesait 370kg en position de tir, disposant d’un tube de 47.8 calibres (1.77m) permettant le tir d’un projectile encartouché (QF 37x268R) de 0.800kg à une distance maximale de 900m, percant 31mm à 500m (30°) à raison de douze coups par minute (vingt-trois en théorie). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4.7mm composée de cinq hommes pouvait pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

5cm Panzerabwehrkanone 38

5cm Pak 38

Alors que le canon de 37mm était à peine en service les allemands étudièrent son remplaçant bien conscients que ce calibre allait être vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur du blindage.

Le dévellopement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appelation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces n’arrivent en autonme 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable. Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Outre l’Allemagne, ce canon va être utilisé par la Hongrie, par la Roumanie et par la Bulgarie qui reçoit 492 pièces entre 1943 et 1947. Ces canons antichars vont servir en URSS et dans les Balkans où ils se montrèrent assez efficaces, les chars déployés en Grèce et en Yougoslavie étant le plus souvent des chars légers, des chars moyens voir des canons d’assaut. A la fin du second conflit mondial il restait une cinquantaine de pièces de disponible, pièces stockées un temps avant d’être envoyées à la ferraille.

Le 5cm Panzerabwehrkanone 38 (5cm Pak 38) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 50mm pesant 1000kg en batterie et 1062kg en configuration de route.

Il dispose d’un tube de 60 calibres (longueur du tube : 3m) permettant le tir d’un obus (QF 50x419mmR) de 0.925kg ou de 1.620kg à une distance maximale de 2650m, pénétrant 45mm de blindage à 1500m et 101mm à 740m (AP-40) à raison de 13 coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvait pointer le canon de -8° à 27° et en azimut sur 65°.

7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43)

7.5cm Pak 43

Le 7.5cm Pak 43 était un canon antichar de 75mm développé suite au Pak 38. C’était une excellente arme mais qui risquait lui aussi le déclassement face à l’augmentation de l’épaisseur du blindage des futurs chars français, anglais et soviétiques. Devant le poids de l’arme, ce n’était plus un canon antichar d’infanterie mais un canon antichar d’artillerie.

Les premières esquisses sont lancées à l’été 1941. Initialement Rheinmettall-Borsig voulait partir de zéro mais pour gagner du temps on préféra partir du Pak 38 en redessinant l’affût d’origine pour supporter un canon plus lourd. Le dit canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon de char pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Bulgarie va recevoir 240 pièces à partir de septembre 1947, la totalité de la commande étant honorée en août 1948. Ces canons vont être employés sur le front russe et dans les Balkans comme canon antichar et parfois comme pièce d’artillerie de campagne.

En avril 1954 les troupes bulgares disposaient encore de 96 pièces qui sont stockées. Certaines pièces vont être réutilisées pour l’entrainement de la nouvelle armée bulgare avant d’être envoyées à la ferraille. Une poignée à été préservée dans des musées en Bulgarie mais aussi à l’étranger.

Le 7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 75mm. Pesant 1425kg en batterie (1500kg en ordre de route), il disposait d’un tube de 46 calibres (longueur du tube 3.45m) permettant le tir d’un obus perforant de 6.8kg ou explosif de 5.74kg à une distance maximale de 7680m (tir indirect) ou de 1800m (tir direct), perforant 98mm de blindage à 2000m à raison de 14 coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer en site de -5° à +22° et en azimut sur 45°.

Mitteleuropa Balkans (59) Bulgarie (23)

Artillerie lourde

Canon de 120mm Schneider-Canet modèle 1897

Appelé 120мм нескорострелно оръдие Д/28 « Шнайдер » par les bulgares, le canon de 120mm Schneider-Canet modèle 1897 était une pièce d’artillerie lourde mise en œuvre au niveau du corps d’armée voir de l’armée.

Dix canons étaient encore en service en décembre 1939 à la fin de la guerre de Pologne mais ils sont remplacés par des canons de 150mm de conception et de fabrication allemande.

Ce canon à été vendu à la Serbie et donc à la Bulgarie qui avait reçu 24 canons, pièces lourdes utilisées durant les deux guerres balkaniques et durant la première guerre mondiale.

Le 120мм нескорострелно оръдие Д/28 « Шнайдер » était un canon de 3080kg en batterie (3450kg en configuration transport) disposant d’un tube de 28 calibres (longueur 3.360m) permettant le tir d’un obus de 18kg à une distance maximale de 8400m (obus explosif) et de 6000m (shrapnel). L’affût permet au canon de pointer en site de -12° à +28°.

Obusier de 120mm modèle 1915TR

L’obusier de 120mm modèle 1915 à Tir Rapide (TR) était un obusier de conception et de fabrication française, un modèle mis au point par la firme Schneider.

Le modèle 1915TR est issu du modèle 1909, un obusier très mobile et très stable au tir ce qui était un plus évident pour augmenter la cadence de tir.

Exporté en Russie le modèle 1909 donna naissance à l’obusier de 122mm M1910. Le modèle 1909 fût également exporté en Serbie et en Bulgarie mais une partie de la commande bulgare bloquée en France par le déclenchement de la première guerre mondiale fût finalement utilisée par l’artillerie française entrée en guerre avec de sérieux manques en matière d’artillerie lourde.

En réalité les modèle 1909 et modèle 1915 étaient quasiment identique. En septembre 1915 la Bulgarie s’engage du côté des empires centraux et ses obusiers de 120mm modèle 1915TR vont être engagés contre les serbes qui disposaient du même modèle d’obusiers.

Cet obusier va aussi être utilisé par la Roumanie et par la Belgique mais il s’agissait de pièces de seconde main et non d’obusiers fraichement sorties d’usine. Au final 1915 exemplaires ont été produits.

Pour en revenir à la Bulgarie, Sofia à reçut 36 modèle 1909 suivis de 24 modèle 1915 capturés sur les serbes en 1915 soit un total de soixante pièces. Trente-huit étaient encore disponibles à la fin du premier conflit mondial et trente-six à la fin de la guerre de Pologne.

Il était toujours en service en septembre 1948 et va être largement employé par l’artillerie bulgare notamment dans les Balkans. Il ne restait plus que 13 pièces disponibles au printemps 1954, pièces rapidement envoyées à la casse car trop usées pour justifier un quelconque usage ultérieure.

L’obusier de 120mm modèle 1915TR pesait 1416kg en position de tir (2228kg en configuration transport) et disposait d’un tube de 13 calibres (1.74m) permettant le tir d’un obus de type séparé (120x142R) de 21kg à une distance maximale de 8300m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -3° à +43° et en azimut sur 5°.

15cm Schwere Feldhaubitze 05

Connu sous la désignation turque de 15/14 sm. sahra obüsü, allemande de 15 cm schwere Positionhaubitze L/14 mit Rohrrucklauf et bulgare de 150-мм скорострелна гаубица Д-14 “Круп”, cet obusier de 150mm à connu un parcours tortueux pour arriver dans l’armée bulgare.

En effet ces obusiers sont des pièces d’artillerie de prise, l’empire ottoman ayant acquis trois batteries de six pièces en 1905, pièces livrées en 1908. Elles vont participer à la première guerre Balkanique et vont être capturées par les bulgares qui vont les réutiliser.

Quatorze sont disponibles au début de la première guerre mondiale et toutes sauf une sont encore là quand la première guerre mondiale se termine. Ces pièces sont mises en réserve de 1919 à 1939 et de 1944 à 1949 quand six d’entre-elles sont remises en ligne pour combattre en Grèce où elles sont toutes détruites.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 05 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel : 149.1mm) pesant 2290kg et disposant d’un tube de 14 calibres (longueur du tube 2.1m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 41kg (une à six charges propulsive) à une distance maximale allant de 2500 (une charge) à 7100m (six charges). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur peut pointer l’obusier en site de -5° à +43° et en azimut sur 5°.

15cm Schwere Feldhaubitze 13

Le 150мм скорострелна гаубица Д/14 “Круп-13” est tout simplement le 15cm Schwere Feldhaubitze 13, un obusier lourd de 150mm mis en service en 1913 et donc utilisé par l’armée de Guillaume II dans la première guerre mondiale. Pas moins de 3400 exemplaires sont sorties des usines allemandes.

Suite au traité de Versailles, cet obusier exporté en Turquie est livré à la Belgique et aux Pays-Bas au titre des réparations et conservé par la Reichswehr en petit nombre. Remplacé par le Schwere Feldhaubitze 18, le Sfh13 n’est plus en service dans l’armée allemande en septembre 1948 mais quelques pièces ont probablement été stockées.

Durant le premier conflit mondial Berlin transfert vingt-quatre pièces à l’armée bulgare mais seulement six survivent au second conflit mondial, les autres ayant été capturées par l’Entente lors de leur offensive de septembre 1918.

Les six pièces sont cachées durant l’entre-deux-guerres et remises en service en 1940 pour entrainer de nouveaux artilleurs en attendant la livraison de pièces plus modernes.

A ces 24 obusiers s’ajoutent huit pièces au canon plus long (17 calibres au lieu de 14) également transférées durant le premier conflit mondial. Elles vont également être utilisées durant le second conflit mondial sous la désignation de 150-мм скорострелна гаубица Д/17 “Круп”. Tous ces obusiers ont disparu durant le second conflit mondial.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 13 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel 149.1mm) disposant d’un tube de 14 (2087.4m) ou de 17 calibres (2534.7m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 42kg à une distance maximale de 8600m à raison de trois coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -4° à +45° et en azimut sur 9°.

15cm Schwere Feldhaubitze M.14

Le 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 était un obusier lourd mis au point pour l’armée austro-hongroise par la célèbre firme Skoda de Pilsen. Très vite une version améliorée voit le jour, version désignée 15cm Schwere Feldhaubitze M.14/16.

Après guerre les pays successeurs de la Double-Monarchie ont continué à utiliser cette pièce comme l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Hongrie mais aussi d’anciennes puissances ennemies comme la Roumanie et l’Italie.

La Bulgarie à reçu cinq pièces de ce type durant le premier conflit mondial, quatre d’entre-eux étant disponibles à la fin du premier conflit mondial. Elles ont été utilisées au tout début du second conflit mondial mais vite retirées du service et envoyées à la casse.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel 149.1mm) pesant 2765kg en batterie et disposant d’un tube de 14 calibres (soit une longueur de 2.12m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 41kg à une distance maximale de 8760m à raison de un ou deux coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer le tube de -5° à +70° en site et de 6° en azimut.

15cm Schwere Feldhaubitze 18

15cm Schwere Feldhaubitze 18

Le 15cm Schewere Feldhaubitze 18 était un obusier mis au point par l’armée allemande en combinant le canon Rheinmetall sur l’affût Krupp. Il rentre en service dans la Wehrmacht en mai 1935 et en septembre 1939 plus de 1300 canons sont en service, la production continuant durant la Pax Armada pour remplacer définitivement les obusiers de 150mm plus anciens décrits plus hauts.

Bonne arme mais assez lourde, plusieurs projets d’allègement furent étudiées. La plus prometteuse voyait l’utilisation d’alliages légers mais ces derniers étant très demandés autre-part ce projet n’alla pas plus loin que l’étude théorique.

Une version à canon allongée plus lourde que la version d’origine ne connu pas non plus la production en série. Un nouveau modèle d’obusier, le 15cm Schwere FeldHaubitze 47 devait être mise en production en septembre 1948 mais la guerre la reporte.

Avant même le début du second conflit mondial, le 15cm Schwere Feldhaubitze 18 à connu son baptême du feu en étant employé par la Chine nationaliste dans sa guerre contre le Japon. Ce canon à également été exporté en Amérique du Sud (Argentine et Chili), au Portugal, en Finlande et donc en Bulgarie.

L’armée bulgare à reçut 24 canons en 1939, 20 en 1940 et 32 autres en 1942 portant le parc à 76 pièces. Une nouvelle commande est envisagée mais n’aboutira finalement pas.

A la fin du second conflit il y avait encore une dizaine de pièces en service, pièces ferraillées à la fin des années cinquante car considérées en surplus.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 18 était un obusier lourd de 149.1mm pesant 5512kg en batterie (6304kg en transport) et disposant d’un tube de 29.5 calibres (longueur 4.440m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 43.52kg à une distance maximale de 13325m à raison de quatre coups par minute. L’équipe de pièce de 7 hommes peut pointer l’obusier de -3° à +45° en site et sur 64° en azimut.

Mitteleuropa Balkans (58) Bulgarie (22)

10.5cm Feldhaubitze 98/09

10.5cm Feldhaubitze 98/09

Le 10.5cm Feldhaubitze 98/09 (obusier de campagne de 105mm modèle 1898 modifié 1909) était comme son nom l’indique un obusier allemand conçu à la fin du 19ème siècle et modernisé peu avant le début du premier conflit mondial. 1260 pièces étaient en service en 1914 dont 148 au sein de l’armée bulgare. D’autres armes étaient utilisées par les armées roumaines et ottomanes.

Ce canon opéra durant tout le premier conflit mondial et quelques exemplaires furent autorisés par la commission de contrôle allié mais officiellement uniquement à des fins d’entrainement. Cela permettait au moins à l’armée bulgare de ptéserver un certain savoir faire en matière d’artillerie lourde de campagne.

Cet obusier était toujours en service en septembre 1948 mais en petit nombre, d’autres obusiers de ce type l’ayant supplié. Il n’est pas impossible que quelques obusiers modèle 1898 modifié 1909 aient été utilisés au combat. Ce qui est certain en revanche c’est qu’aucun de ces obusiers n’à survécu au second conflit mondial.

Le 10.5cm Feldhaubitze 98/09 était un obusier de campagne de 105mm de conception et de fabrication allemande (Krupp) pesant 1225kg en batterie mais 2260kg en configuration transport.

Disposant d’un tube de 15.5 calibres (longueur du tube 1.625m) il pouvait tirer un puissant projectile explosif de 15.5kg à une distance maximale de 6300m à raison de cinq coups par minute.

Protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur, l’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer l’obusier en site de -13° à +40° et en azimut sur 4°.

10cm K04

Le 10cm K04 est comme son nom l’indique un canon de 105mm mis en service dans l’armée allemande en 1904. Deuxième canon allemand à disposer d’un système moderne d’absoprtion du recul, il remplaçait les 10cm K99 et 15cm Kanone 92.

Les premières pièces produites ne disposaient pas de bouclier mais ultérieurement certaines pièces en reçurent un devenant des 10cm K04/12. 32 exemplaires étaient en service au début du premier conflit mondial et certaines pièces furent cédées à la Bulgarie qui les utilisa jusqu’à la fin des années trente, les 10cm K04 étant alors mis en réserve et utilisées uniquement pour l’entrainement. Elles ont été ferraillées à une date inconnue.

Le 10cm K04 était un canon de campagne de 105mm pesant 2428kg en batterie et disposant d’un tube de 35 calibres (longueur du tube 4.725m) permettant le tir d’un obus encartouché de 18.5kg à une distance maximale 10398m à raison d’un coup toutes les deux minute. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -5° à +30° et en azimut sur 3°59′.

10.5cm Feldhaubitze M.12

Cet obusier connu sous le nom de Obuzierul Krupp caliber 105mm model 1912 était comme son nom l’indique une version modernisée imaginée par les roumains de l’obusier précédent. L’Arsenalul Armatai de Bucarest transforma 120 obusiers (30 batteries) qui furent utilisés par l’armée roumaine mais aussi par l’armée bulgare qui s’empara d’une quarantaine de ces pièces.

Elles survécurent au premier conflit mondial et aux clauses du traité de Neuilly-sur-Seine pour servir durant les premiers mois et les premières années du second conflit mondial. Les dernières pièces ont été retirées du service en juin 1953. Toutes ont été ferraillées après guerre.

Le 10.5cm Feldhaubitze M.12 était un obusier léger de campagne de 105mm pesant 1155kg en batterie et disposant d’un tube de 14 calibres (1.47m) perrmettant le tir d’obus de type séparé de 15.5kg à une distance maximale de 6500m. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -5° à +60° et en azimut sur 6°.

10.5cm Belagerungskanone L/30 Krupp

Ce canon de 105mm de conception et de fabrication allemande est une autre pièce de prise pour les bulgares qui capturèrent dix-huit pièces à Edirne en 1913 lors de la prise de cette forteresse ottomane durant la première guerre Balkanique.

Douze pièces étaient disponibles en 1915 quand la Bulgarie est entrée en guerre et toutes ont survécu au conflit. Maintenues en service après le traité de Neuilly-sur-Seine, elles ont été modernisées à la fin des années trente mais peu à peu remplacées par les 10.5cm hruby kanone vz.35. En septembre 1948 il restait six pièces en service, pièces utilisées pour la défense côtière.

Ces pièces tiraient régulièrement pour l’entrainement mais l’absence de blocus serré des soviétiques elles n’ont pas eu l’occasion de tirer pour de vrai. Ces canons ont été sabotés par leurs servants pour ne pas tomber aux mains des soviétiques. Ils ont été envoyés à la casse dès la fin des années cinquante.

Appelé en bulgare 105мм (10.5см) скорострелно оръдие Д-30 “Круп”, en turc 10,5/30 sm. seri ateşli muhasara top et selon son constructeur 10.5cm Belagerungskanone L/30, ce canon pesait 2835kg en position de tir et disposait d’un tube de 30 calibres (3.150m) permettant le tir d’un obus de 16kg à une distance maximale de 11000m (7500m avec des obus à charge réduite). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +27° et en azimut sur 4°.

10cm K14

Le 10cm Kanone 14 est une autre création de la maison Krupp destinée à remplacer le 10cm K04 et pour faire simple on peut dire que c’est une version alourdie du canon qu’il devait remplacer. Une nouveauté : il était capable de prendre à partie des cibles terrestres et aérienne avec 15° d’élévation en site en plus pendant que sur le plan azimutal on pouvait pointer sur 360°.

Cependant à l’usage le système de recul à grand angle connaissait de sérieux problèmes ce qui explique son utilisation contre des cibles aériennes (ballons statiques et dirigeables plus qu’avions) était finalement peu efficace.

Mis en production au début du premier conflit mondial, les premières pièces sont livrées en mai 1915 d’abord à l’Allemagne puis à la Bulgarie qui va recevoir seize canons localement désignés 105мм (10.5см) скорострелно оръдие Д-35 “Круп”. Au total ce sont 724 exemplaires qui ont été produits entre 1915 et 1918.

D’autres pièces vont être livrées après guerre (NdA probablement après le départ de la commission de contrôle allié en 1928) puisque le parc atteignant 24 pièces au début de 1940. Ces canons ont été modernisés pour permettre notamment leur remorquage par véhicule automobile. Des projets plus ambitieux (nouveau tube, nouveaux équipements de pointage) n’ont pas été menés à bien faute de temps et de moyens.

Le 10cm K14 était un canon de campagne de 105mm pesant 2820kg en ordre de tir et disposant d’un tube de 35 calibres (4.725m) permettant le tir d’un obus de tir séparé de 16kg à une distance maximale de 12085m. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -5° à +45° et en azimut sur 6°.

10.5cm Leichte Feldhaubitze 16 (10.5cm LeFH 16)

10.5cm Leichte Feldhaubitze 16

Cet obusier léger (qui mérite vraiment son nom avec seulement 1525kg en batterie) et de conception plus ancienne que le LeFH 18 est destiné aux unités hippomobiles essentiellement en raison de son poids inférieur qui rend son remorquage par les chevaux moins éprouvant.

Un temps il équipe également les groupes automobiles mais quand la guerre éclate en septembre 1948, les versions à train rouleur pour permettre le remorquage par camion, tracteur d’artillerie ou semi-chenillé ne sont plus en service, remplacés par des LeFH18.

Cet obusier est toujours en service en septembre 1948, les différentes tentatives pour le remplaer n’ayant pas aboutit. Néanmoins au sein de l’armée allemande il va peu à peu être relégué en seconde ligne soit pour équiper des unités de réserve ou pour entrainer de nouveaux artilleurs.

Les bulgares ont récupéré cet obusier de campagne auprès de l’Allemagne mais aussi sur le champ de bataille en capturant des pièces initialement mises en œuvre par l’armée roumaine. Toujours en service en septembre 1948 il va également être peu après relégué dans des missions secondaires ce qui n’empêchera pas sa destruction, aucun obusier de ce type en service dans l’armée bulgare n’ayant survécu au conflit.

Le 10.5cm Leichte Feldhaubitze 16 était un obusier léger de campagne de 105mm de conception et de fabrication allemande.

Pesant 1525kg en batterie, il en pesait le double en configuration transport (3300kg). Avec son tube de 22 calibres (longueur 2.310m) il pouvait tirer un obus du type séparé de 14.81kg (explosif) et 14.25kg (perforant) à une distance maximale selon les charges de 3400 à 9200m à raison de 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer l’obusier en site de -4° à +40° et en azimut sur 4°.

10.5cm Leichte Feldhaubitze 18

10.5cm Leiche FeldHaubitze 18

Suite à la défaite de 1918 l’Allemagne doit sérieusement réduire la voilure en terme militaire, le traité de Versailles signé sept mois après l’Armistice de Rethondes réduit l’armée de terre à 100000 hommes avec peu d’armes lourdes.

Faisant contre mauvais fortune bon cœur, les allemands étudient avec soin le premier conflit mondial en tirant de nombreuses conclusions comme le fait que le 77mm est jugé comme état un calibre trop faible.

Le 105mm est choisit comme calibre de base pour l’artillerie de campagne (ce qui n’empêchera pas le canon de 77mm d’être encore présent en septembre 1939).

A l’époque la Reichswehr possédait 84 10.5cm Leichte Feldhaubitze 16, un obusier de campagne correct mais qui devait être remplacé par une pièce plus moderne. C’est l’acte de naissance du 10.5cm Leichte Feldhaubitze qui est mis en service à partir de 1935.

La Bulgarie va recevoir cet obusier léger mais aussi un obusier qui annonce le 10.5cm LeFH 18. Sofia va recevoir 84 mais aussi 380 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18 soit un total de 464 exemplaires qui vont être utilisées au niveau divisionnaire (généralement un bataillon de 105mm avec deux bataillons de 75mm au sein du régiment d’artillerie divisionnaire) mais aussi au niveau de l’armée même si sa portée n’était pas forcément adaptée aux missions de ce type d’artillerie.

Cet obusier va être engagé dans les Balkans mais aussi sur le front russe, servant aussi bien à préparer les offensives qu’à contrebattre l’artillerie ennemies, artillerie que les bulgares vont d’abord apprendre à respecter avant de la redouter.

A la fin du second conflit mondial l’armée bulgare disposait encore de 112 pièces de ce type, pièces stockées en attendant que l’armée bulgare soit reconstituée. Une fois la décision prise quelques obusiers vont être ressortis de la naphtaline pour entrainer de nouveaux artilleurs en attendant la livraisons de pièces soviétiques. Quelques obusiers de ce type vont être préservées dans des musées.

Le 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18 était un obusier léger de campagne de 105mm de conception et de fabrication allemand. Pesant 1985kg en batterie (3490kg en configuration transport), il disposait d »un tube de 28 calibres (2.94m) permettant le titre d’un obus de type séparé (jusqu’à six charges 105x155mmR) de 14.81kg à une distance maximale de 10675m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce permet à l’obusier de pointer en site de -5° à +42° et en azimut sur 56°.

10.5 cm hruby kanon vz. 35

Le 10.5cm hruby kanon vz.35 est un canon de 105mm mis au point au milieu des années trente par la dynamique industrie militaire tchécoslovaque.

Cette dernière qui s’appuyait sur la firme Skoda ainsi que d’autres manufacturiers moins prestigieux produisait des armes réputées qui avaient rencontré un très grand succès à l’export.

Les allemands ne s’y trompent et dès le démantèlement de la Tchécoslovaquie en mars 1939 ils s’emparent de tout aussi bien des usines que des armes fabriquées ou des projets alors en cours de dévellopement.

Parmi ces armes figure donc le 10.5cm hruby kanon vz.35 qui avait dééjà été exportée en Yougoslavie mais aussi en Bulgarie. La nouvelle armée slovaque va également recevoir trente-six exemplaires.

La Bulgarie commande quarante-huit pièces en septembre 1937, les livraisons s’effectuant au printemps 1948. Sofia aurait voulu commander d’autres canons de ce type mais les allemands nouveaux maitres des usines refusent dans un premier temps.

Ce n’est qu’en septembre 1943 que la Bulgarie peut commander de nouvelles pièces, une première commande de 96 exemplaires livrées entre janvier et septembre 1944 suivit d’une deuxième commande de 124 pièces passées en mai 1945, commande honorée entre septembre 1945 et février 1946.

Cela porte le parc bulgare à 268 exemplaires en septembre 1948. Une nouvelle commande est envisagée mais ne sera pas concrétisée, les allemands ayant choisit d’arrêter la production pour rationnaliser leur industrie sur le pied de guerre.

Les 10.5cm hruby kanon vz.35 bulgares vont opérer en Russie et surtout dans les Balkans. A la fin du conflit il restait une cinquantaine de pièces encore en état de tirer. Elles vont être stockées mais faute de munitions elles ne seront pas réemployées après guerre.

Le 10.5cm hruby kanon vz.35 était un canon de 105mm pesant 4200kg en batterie et disposant d’un tube de 42 calibres (longueur du tube 4.4m) permettant le tire d’un projectile de 14.81kg à une distance maximale de 18100m à raison de six à huit par minute. L’affût permet au canon de pointer en site de -6° à +42° et en azimut sur 50°.

10cm Schwere Kanone 18

Le 10cm Schwere Kanone 18 (canon lourd de 105mm modèle 18) était une pièce de conception et de fabrication allemande destinée à remplacer le 10cm Kanone 17 plus ancien. Mis en service en 1934 il était toujours en service en septembre 1948. Il était issu de la synthèse de deux projets concurrents proposés par Rheinmetall et Krupp, le canon du premier installé sur l’affût du second.

La Bulgarie commande dix-huit pièces en juin 1939 qui une fois livrés sont suivies d’autres portant le total à 116 pièces pour équiper essentiellement des unités d’artillerie lourde au sein des brigades d’artillerie même si une partie du parc sera gardée en réserve pour permettre à la flotte de durer alors que l’on sait que les allemands ne pouvaient en livrer d’autres. 1433 pièces ont été produites au total.

A la fin du conflit il restait 32 105мм Д/52 и Д/56 « дълго оръдие » Круп en service, canons promptement mis sous clés par les soviétiques. Ces pièces sont gardées en réserve jusqu’en 1980 quand elles sont envoyées à la ferraille.

Le 10cm Schwere Kanone 18 était un canon de 105mm pesant 5642kg et disposant d’un tube de 52 calibres (longueur du tube 5.460m) permettant le tir d’un obus de type séparé (une à trois charges) de 15.14kg à une distance maximale de 19075m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de 0° à +48° et en azimut sur 64° de part et d’autre de l’axe.

Mitteleuropa Balkans (57) Balkans (21)

Artillerie de campagne et de montagne

7.5cm M.1915

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre. Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

La Bulgarie à reçut 144 exemplaires durant le premier conflit mondial, des armes employées dans le tourmenté relief balkanique où il fit merveille. Cette arme fût utilisée comme pièce d’artillerie classique mais aussi comme canon d’infanterie lors des offensives bulgares locales.

83 pièces furent perdues (dont 54 capturées par l’Entente) réduisant le parc à la fin du premier conflit mondial à seulement 61 canons mais des pièces récupérées dans le chaos de l’après guerre fit remonter le parc à 120 pièces en septembre 1939 avant une décroissance liée à l’usure. 75 pièces étaient encore en service en septembre 1948 et 42 en avril 1954 quand le second conflit mondial se termine. l »immense majorité est envoyée à la ferraille.

Le 7.5cm M.1915 était un canon de 75mm disposant d’un tube de 15.4 calibres (longueur du tube 1.15m) pesant 614kg en position de tir (620kg en configuration transport) Il tire un obus (75x129R) de 6.35kg à une distance maximale de 8250m à raison de 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce de cinq ou six hommes protégée par un bouclier de 4.2mm d’épaisseur peut pointer le canon en site de -10° à +50° et en azimut sur 7°.

7.5cm M.1936

Pour compléter à défaut de devoir remplacer le canon précédement présenter la Bulgarie à acquis en 1936 auprès de la firme Bofors un nouveau canon léger de montagne désigné par ses soins 7.5cm M.1936.

Sous cette désignation se cache une évolution du canon de montagne Bofors de 75mm modèle 1934, un canon notamment utilisé par la Belgique, les Pays-Bas et la Chine mais aussi par l’Allemagne (douze canons pour évaluation) et donc dans un modèle amélioré par la Bulgarie.

Ce canon également vendu en Argentine, au Brésil, au Paraguay, en Perse et en Suisse à été engagé au combat par les Pays-Bas aux Indes Néerlandaises, par la Belgique dans les Ardennes et par la Bulgarie dans les Balkans où le petit canon suédois fit merveille par sa robustesse et sa fiabilité.

Bien entendu avec 48 canons les artilleurs bulgares ne pouvaient pas faire de miracles mais ils sont parvenus à appuyer les troupes bulgares et ont surtout rendu plus difficile l’avancée des troupes alliées dans les Balkans où il à été exclusivement employé.

Il y eut bien le projet d’envoyer une batterie en Russie pour soutenir les deux divisions bulgares mais les canons restèrent à Varna en raison de la surcharge du cargo devant les emporter avec munitions et servant. Ce fût une heureuse chose car le cargo en question fût coulé par un sous-marin soviétique. Les canons auraient pu rallier la Crimée ultérieurement mais ce ne fût pas le cas.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore seize canons de ce type qui furent stockés puis brièvement réutilisés comme pièces d’entrainement pour les nouveaux artilleurs bulgares. Deux pièces furent utilisées comme canon de salut à Sofia jusqu’en 1975 quand l’un d’eux explosa entrainant leur réforme, le canon endommagé étant envoyé à la ferraille, le second préservé dans un musée.

Le 7.5cm M.1936 était un canon léger de montagne de 75mm pesant 928kg en position de tir. Il dispose par ailleurs d’un tube de 24 calibrres (longueur du tube 1.8m) permettantt le tir d’un obus de 6.59kg (obus encartouché QF 75x212mm) à une distance maximale efficace de 9300m à raison de 15 à 25 coups par minute. L’équipe de pièce composée de neuf hommes et protégée par un bouclier pouvait pointer le canon en site de -10° à 50° et en azimut sur 7°54′.

7.5cm Gebirgsgeschütz 36 (désignation bulgare : 7.5cm M.1944)

Le 7.5cm Gebirgskanone 15 n’était autre qu’une pièce austro-hongroise produite par la firme Skoda, utilisée en petit nombre par l’armée allemande durant le premier conflit mondial et dont des exemplaires supplémentaires ont été commandés par la Reichswehr pour servir de canon de montagne (alors que les pièces commandées avaient été davantage utilisées pour le soutien rapproché de l’infanterie).

Ce canon déjà ancien devait être remplacé par une pièce plus moderne. Après avoir évalué des canons Bofors de 75mm (pièces exportées en Belgique et aux Pays-Bas) sous le nom de Gebirgseschütz 34, les allemands mirent au point leur propre canon, le 7.5cm Gebirgseschütz 36.

Mis au point par Rheinmettall, ce canon entra en service à partir de 1938 mais la production fût assez lente ce qui explique qu’il fallut attendre 1943 pour que les derniers Gebirgskanone 15 soient remplacés et relégués à l’instruction.

Ce canon était naturellement toujours en service en septembre 1948 et n’allait pas tardé à faire parler la poudre en Norvège en appuie des troupes de montagne allemandes.

La Bulgarie devient le seul client d’avant-guerre de ce canon de montagne. Pour compléter leurs Bofors de 75mm, ils vont passer commande de 60 exemplaires qui sont livrés entre 1944 et 1947 pour compléter les canons suédois mais aussi les canons austro-hongrois qui faisaient de la résistance en dépit d’une usure prononcée.

Ces canons vont opérer dans les Balkans pour appuyer les troupes bulgares aussi bien dans leurs combats conventionnels contre les alliés que lors des sinistres opérations de nettoyage.

A la fin du conflit il restait 23 pièces en service. Certaines ont été stockées jusqu’en 1975 quand décision est prise de purger les stocks des armes dépassées. Ces canons de montagne sont tous envoyées à la ferraille sauf deux préservées dans des musées.

Le 7.5cm M.1944 était un canon de montagne de 75mm pesant 750kg disposant d’un tube de 19 calibres (longueur du tube 1.45m) permettant le tir d’un obus de 5.75kg à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvant pointer le canon en site de -2° à +70° et en azimut sur 40° de part et d’autre de l’axe.

7.5cm M1903

Le 7.5cm M1903 était un canon de 75mm comparable au M1904 ci-après mais de conception et de fabrication allemande, un produit de la firme firme Krupp. Ce canon acquis en 1913 était toujours en service au début du second conflit mondial même si il était en cours de retrait.

Il n’y eut pas de témoignage de son utilisation sur le front balkanique mais comme des partisans yougoslaves ont capturé un exemplaire il est évident qu’il à été utilisé dans les tristements célèbres opérations de nettoyage menées en Macédoine par les troupes bulgares.

Quelques rares exemplaires ont survécu jusqu’au printemps 1954 mais c’était pour mieux subir les foudres des chalumeaux des démolisseurs.

Le 7.5cm M1903 était un canon léger de 75mm pesant 1070kg en batterie mais 1770kg en configuration transport disposant d’un tube de 30 calibres (longueur 2.25m) permettant le titre d »un obus explosif de 6.35kg à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +15° et en azimut sur 3°

Canon de 75mm Schneider-Canet

Le 7.5cm M1904 était un canon produit pour la Bulgarie par la firme française Schneider-Canet, un des grands «marchands de canon» d’avant le premier conflit mondial avec son concurrent allemand Krupp.

324 exemplaires du modèle 1904 sont commandées par la Bulgarie en 1906 ett livrées jusqu’en 1909. Avec un tel nombre vous n’allez pas être surpris chers lecteurs d’apprendre que ce canon sera la principale pièce d’artillerie de campagne de l’armée bulgare durant les deux guerres balkaniques et la première guerre mondiale.

A ces canons vont s’ajouter 180 canon de 75mm Schneider-Canet modèle 1907, des canons d’origine serbe capturés sur le champ de bataille en 1915 (180) mais aussi auprès de l’Armée d’Orient qui perdit neuf canons en 1916.

Et ce n’est pas finit puisque la Bulgarie va également récupérer des canons de 75mm Schneider-Canet modèle 1908, huit de ces canons capturés sur les troupes grecques en 1916 étant promptement remises en service au sein de l’armée bulgare.

Ces canons vont opérer au sein de l’armée bulgare durant tout le conflit et vont rester en service durant la période où les effectifs et les moyens de l’armée du tsar Boris III sont sévèrement contingentés. Nombre de pièces sont modernisées notamment en vue de les adapter à la traction automobile mais clairement en septembre 1948 ces différentes pièces étaient dépassées.

Elles vont néanmoins faire le coup de feu durant tout le conflit et en mai 1954 il restait encore une cinquantaine de ces pièces encore en service. Usées jusqu’à la corde elles n’ont pas été conservées par la suite et ont toutes finies sauf une sous les chalumeaux des ferrailleurs.

Le 7.5cm M1904 était un canon léger de 75mm pesant 1017kg en batterie (mais 1700kg en configuration transport) disposant d’un tube de 31.4 calibres (longueur 2.4m) lui permettant de tirer un projectile de 6.5kg (obus 75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes était protégée par un bouclier de 5mm ce qui lui permettait de pointer en site de -5° à +16° et en azimut sur 3°.

7.5cm M1910

Le 7.5cm M1910 était une autre création de la maison Krupp mais plus récente car datant comme sa désignation l’indique de 1910. Ces canons ont été acquis non pas légalement mais sur le champ de bataille, capturées au cours de différents conflits.

C’est ainsi que l’artillerie bulgare récupéra des M.1910 auprès des turcs (aux côtés de M.1904, M.1908 et M.1913) lors des deux guerres balkaniques, des M.1910 auprès de la Serbie en 1915 et des M.1910 auprès de la Grèce, ces canons étant d’anciennes pièces ottomanes !

Toujours en service dans l’armée bulgare en septembre 1948, ce canon était surtout utilisé depuis des positions fixes, des positions de campagne soigneusement aménagées pour casser l’avance alliée, la canaliser et l’user pour permettre la contre-attaque par des unités mobiles, unités de plus en plus rares au fur et à mesure que la guerre durait.

En mai 1954 il restait une poignée de pièces en service. Les chiffres sont incertains variant selon les sources entre 4 et 9. Ce qui est certain c’est que à part une pièces préservée dans un musée toutes les autres ont été envoyées à la ferraille.

Le 7.5cm M1910 était un canon léger de 75mm pesant 1079kg en batterie (mais 1770kg en configuration transport) disposant d’un tube de 30 calibres (2.250m) permettant le tir d’obus de 6.5kg (75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes protégée par un bouclier de 4mm pouvait pointer le canon de -5° à +16° en site et sur 7° en azimut.

7.7cm FK-16

Quand l’armée allemande décida de développer une artillerie de campagne moderne elle choisit le calibre de 77mm. Pourquoi un tel calibre ? Visiblement il s’agissait de pouvoir si besoin est réaléser les canons de 75mm français et de 76.2mm russes pour leur permettre de tirer des obus allemands.

Ce canon mis en service en 1896 sous la désignation de 7.7cm FK96 n.A va être supplanté durant le premier conflit mondial par le 7.7cm Feldkanone 16, un canon disposant d’un tube plus long, d’une élévation plus importante et un système de munition séparé pour réduire la consommation de poudre et ainsi l’usure des tubes.

Des canons de ce type ont été livrés à l’armée bulgare durant le premier conflit mondial en l’occurence vingt exemplaires. Dix-huit sont toujours là en novembre 1918 et 14 sont toujours en service à la fin de la guerre de Pologne mais en septembre 1948 les quatre survivants étaient utilisées uniquement pour l’entrainement. Ils sont été ferraillées durant le conflit à une date inconnue pour nous.

Le 7.7cm Feldkanone 16 était un canon léger de 77mm pesant 1318kg en position de tir et disposant d’un tube de 35 calibres (longueur du tube 2.695m) permettant le tir d’un obus de type séparé (77x230mm) de 7.2kg à une distance maximale de 10700m (9100m en pratique). L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -10° à +40° et en azimut sur 4°.

8cm Feldkanone C/80

Le 8cm Feldkanone C/80 était un canon de conception et de fabrication allemande mis au point par Krupp à la fin du XIXème siècle. Cette arme à été utilisée par l’armée allemande mais aussi es pays étrangers à savoir l’Albanie, la Bulgarie, le Brésil, le Chili, la Grèce, le Monténégro, l’Etat libre d’Orange, l’empire ottoman, la Roumanie et la Serbie. Au total 1880 pièces ont été produites pour l’Allemagne et pour l’export.

Les bulgares vont utiliser cette arme durant les guerres balkaniques, la première guerre mondiale et dans l’entre-deux-guerres. Quelques pièces étaient encore en service en septembre 1939 mais en septembre 1948 le canon n’était plus en service. Tous ces canons ont été envoyés à la casse à une date inconnue probablement durant le second conflit mondial.

Le 8cm Feldkanone C/80 était une pièce d’artillerie de campagne de 75mm pesant 850kg et disposant d’un tube de 27 calibres (longueur du tube 2m) permettant le titre d’un obus de type séparé de 4.3 (standard ou shrapnel) ou 4.9kg (canister) à une distance maximale de 6000m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -8° à +24°.