Mitteleuropa Balkans (139) Yougoslavie (27)

Mortiers

Mortier de 60mm modèle 1935

mortier de 60mm modèle 1935

Ce mortier est une version réduite du mortier de 81mm Brandt.

Elle est servit par cinq hommes et est toujours en service en septembre 1948 après que le projet initial de deux armes par compagnie soit devenue réalité avec un deuxième mortier nécessitant de réduire le groupe de chaque pièce à un chef de pièce, un tireur, un pourvoyeur-artificier et un conducteur soit huit hommes pour deux pièces.

Sur le plan industriel, 1500 mortiers de 60mm sont commandés pour équiper les unités d’active et les unités de série A. 350 sont disponibles en juin 1936, 1050 le 1er février 1937, 2100 au 1er janvier 1938 sur les 4200 jugés nécessaires.

Quand éclate la guerre de Pologne, 4646 mortiers de 60mm ont été livrés mais la production continue pour au moins constituer un volant de fonctionnement, la cadence étant de 150 pièces par mois, cadence qui aurait été portée à 300 au printemps 1940 si la guerre s’était poursuivit.

La production ne cesse qu’en septembre 1944. Au 1er mai 1940, on trouvait 4900 mortiers en ligne, chiffre porté à 5800 en décembre 1940, 7000 en décembre 1941, 8200 en décembre 1942, 8800 en décembre 1943 et 9250 en septembre 1944.

La production va reprendre à la mobilisation pour être sur de pouvoir équiper les unités françaises mais également des unités tchèques et polonaises.

L’armée yougoslave reçoit ce mortier pour rééquiper ses unités péniblement reconstituées en Egypte. Ces armes vont compléter les mortiers de 76.2mm d’origine britannique.

Au sein de la Compagnie d’infanterie type 1950, ce mortier va équiper chacune des quatre sections de combat à raison d’un groupe de deux mortiers de 60mm plus un groupe de mortiers de 60mm au sein de la section d’appui de la compagnie de combat.

Cette arme va être utilisée par l’armée de terre yougoslave jusqu’en 1964 quand ces mortiers sont remplacés par des mortiers soviétiques de même calibre.

Caractéristiques Techniques du mortier de 60mm Brandt modèle 1935

Calibre : 60mm Poids : 17.7kg Longueur du tube : 727mm Cadence de tir : 20 coups/minute Portée pratique : 1700m avec l’obus de 1.33kg, 1000m avec l’obus de 1.6kg

8.1cm M31/38

Mortier de 81mm modèle 1927/31

Sous sa désignation yougoslave de mortier de 8.1cm modèle 1931/38 se cache le célèbre mortier Brandt de 81mm modèle 1927/31.

Le mortier d’infanterie est apparu durant le premier conflit mondial sous la forme du mortier Stokes, une arme d’une simplicité biblique avec un tube, un bipied et une plaque de base. Cela explique sa formidable longévité alors que son cousin le mortier de tranchée qu’il soit appelé Crapouillot ou Minenwerfer n’à pas eu de descendance.

Perfectionné par la firme Brandt, le mortier d’infanterie allait devenir la principale arme d’appui des fantassins, le canon d’infanterie se révélant in fine une fausse bonne idée.

L’armée yougoslave à ainsi acquis 1600 mortiers, une partie ayant été produite en France et le reste sous licence dans le désormais très connu arsenal de Kragujevac. Ces armes étaient toujours en service en juillet 1949 et vont jouer le rôle qu’on attendait d’eux à savoir appuyer l’infanterie yougoslave aussi bien durant les phases offensives que durant les phases défensives.

Quelques mortiers ont pu échapper à l’enfer de la Campagne de Yougoslavie mais généralement en raison de l’encombrement les armes étaient sabotées ou démontées puis enterrées. Des décennies plus tard il n’est pas rare de retrouver un mortier démonté lors de travaux de terrassement.

Quand l’armée yougoslave se reconstitua en Egypte, elle ne reçut pas de nouveaux mortiers de 81mm comme on pouvait s’y attendre mais des mortiers de 3 pouces d’origine britannique ce qui encore aujourd’hui est assez incompréhensible.

Le mortier 8.1cm M31/38 était un mortier d’infanterie de conception française d’un calibre de 81mm, pesant 58.5kg en ordre de combat et disposant d’un tube de 1.267m. Tirant un projectile de 3.25kg, il pouvait atteindre une cible à une distance comprise entre 240 et 1200m à raison de 12 à 18 coups par minute, l’équipe de pièce se composant de six hommes. Le pointage se fait en site de °45° à +80° et en azimut sur 6°

Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II

Petite infidélité faite à la France, l’infanterie yougoslave choisit comme mortier d’infanterie non pas une arme de chez Brandt mais un mortier de 76.2mm de conception et de fabrication britannique.

Ce mortier est issu du Stokes et peut donc être considéré comme le cousin du précédent. Le Mark I était identique au Stokes mais d’un calibre inférieur à savoir 76.2mm au lieu de 81mm mais le Mark II apportait un certain nombre de modifications qui le rapproche du modèle 1927/31.

Ces mortiers sont livrés par les britanniques début 1950 pour participer à la montée en puissance des unités yougoslaves, une montée en puissance laborieuse comme nous le savons.

Avec ces mortiers, l’infanterie yougoslave va combattre dans les Balkans, le mortier de 3 pouces appuyant l’infanterie durant les phases offensives mais aussi pour briser les offensives ennemies.

Ce mortier est resté en service jusqu’en 1962 quand il est remplacé par des mortiers de 82mm de conception et de fabrication soviétique.

L’Ordnance ML 3 inch Mortar Mk II était un mortier de conception et de fabrication britannique de 76.2mm (3 pouces) pesant 57.2kg en ordre de combat et tirant un projectile explosif de 4.540kg à une distance maximale de 2515m à raison de douze coups par minute, l’équipe de pièce se composant de quatre hommes. L’arme peut pointer en site de +45° à +80° et en azimut sur 11°.

Armes antichars individuelles

Projector Infantry Anti-Tank (PIAT)

Projector Infantry Anti-Tank utilisé par des fantassins canadiens

Après l’apparition du char l’infanterie chercha la parade pour stopper ce monstre. Après des solutions de type bricolage (paquets de grenades par exemple) des armes adaptées furent mises en service notamment le fusil antichar, le premier exemple étant le Mauser Gewher-T, une arme d’un calibre de 13mm tirant des projectiles spéciaux.

Les britanniques mirent au point leur propre fusil antichar le fusil antichar Boys mais cette arme se révéla ratée ou du moins moyenne. Londres à remis l’ouvrage sur le métier aboutissant non pas à une grenade à fusil comme en France mais à un projecteur, un système muni d’un puissant ressort lançant une bombe de 1.1kg d’où le nom attribué à l’arme Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) en français Projecteur Antichar d’infanterie.

Cette arme se révéla plus efficace que le Boys mais n’étais pas sans défaut avec une portée réduite (110m) et un ressort qui devait parfois être réarmé manuellement ce qui nécessitait beaucoup de force. Néanmoins l’absence de fumée rendait le tireur plus discret.

Les premiers PIAT sont mis en service courant 1943 mais un temps la production est suspendue suite à plusieurs incidents au moment du lancement. Les problèmes sont résolus au printemps 1944 et la distribution peut se poursuivre pour remplacer le fusil antichar Boys.

Intégrée au niveau du platoon (équivalent de la section), cette arme était servie par deux hommes, un tireur et un pourvoyeur. Chaque platoon disposait de trois équipes ce qui offrait un duo antichar à chaque section (équivalent du groupe).

Cette arme à été exportée en Australie, au Canada, en Grèce, en Inde, en Nouvelle-Zélande et en Yougoslavie.

Après la production d’un PIAT MK I, un Mk II amélioré (ressort plus facile à réarmer, projectiles plus aérodynamiques ce qui permet d’augmenter la portée) est produit à partir de mars 1947.

Cette arme ne connaitra pas de descendance, la Grande Bretagne et la France mettant au point une arme appelée à un grand avenir : le lance-roquettes portatif.

La Yougoslavie à reçu quelques exemplaires avant guerre mais son utilisation durant l’opération MARITSA à été pour le moins limitée. Quelques armes ont été exfiltrés par l’Egypte mais la plupart des armes utilisées par l’armée yougoslave reconstituée étaient des exemplaires neufs fournis par des britanniques.

Cette arme fût utilisé aussi bien contre les chars que contre les véhicules blindés ou les positions fortifiées. Durant le conflit les PIAT furent remplacés par des lance-roquettes plus modernes.

Le PIAT Mk I était une arme de conception et de fabrication britannique pesant 14.52kg d’une longueur 991mm et tirant un projectile de 89mm de 1.13kg à une distance maximale de 300m (110m pratique) à raison de deux coups par minute.

Fire Crossbow

Bazooka

Face à l’augmentation du blindage des chars, l’infanterie en l’absence de chars ou de chasseurs de chars se trouvait fort dépourvue, subissant les afres de ce que les allemands ont appelé Panzerschreck (la peur du blindé).

Le canon antichar fût longtemps le protecteur de l’infanterie mais devant l’augmentation des blindages son poids le réservait à l’artillerie. Il fallait trouver une nouvelle arme, une arme portable d’un poids modeste pouvant détruire ou du moins neutraliser un char. C’est l’acte de naissance du Lance-Roquettes Portatif (LRP) plus connu sous le nom de Bazooka.

Sans se concerter les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont mis au point une arme semblable à savoir simple et efficace mais qui connu un destin paradoxal.

Enfin conçu initialement pour détruire des chars et ne pas laisser l’infanterie sans protection, il fût au final davantage utilisé pour neutraliser des bunkers et autres positions fortifiés. On verra certains sapeurs l’utiliser faire détonner des champs de mines !

Appelé Bazooka aux Etats-Unis, Fire Crossbow (arbalète de feu) en Grande-Bretagne et Metro en France (en référence au tube du métro parisien), le lance-roquettes portatif va être largement distribué aux alliés

A la fin du conflit des LRP (Lance-roquettes portatifs) de plus gros calibre furent mis au point. Si celui de 90mm fût d’un usage relativement courant, l’usage de celui de 120mm côté américain, de 107mm côté britannique et de 112mm côté français fût au mieux anecdotique.

Les yougoslaves ont reçu leurs premières «arbalète de feu» en septembre 1952 mais en petit nombre. C’est ainsi que lors du baptême du feu des troupes yougoslaves lors de l’opération SLEDGEHAMMER (mai 1953), le PIAT et la Fire Crossbow ont cohabité, la seconde remportant nettement plus de suffrages que le premier. Quelques mois plus tard tous les PIAT ont été remplacés dans les unités de première ligne.

Le LRP était une arme pesant 6.5kg mesurant 1.52m de long tirant une roquette de 90mm pesant 4.06kg à une distance maximale théorique de 913m qui en pratique tombait à 250 au mieux 300m, roquette pouvant percer 152mm de blindage à 0° d’incidence ce qui ne mettait aucun char allemand à l’abri de cette arme.

Mitteleuropa Balkans (138) Yougoslavie (26)

Mitrailleuses

TEŠKI MITRALJEZ M12/26

Mitrailleuse Schwartzlose

La TEŠKI MITRALJEZ M12/26 est la désignation yougoslave d’une version modernisée rechambrée de la célèbre mitrailleuse austro-hongroise Schwartzlose, célèbre moins pour ses performances que pour son allure inimitable. Elle à été mise en service comme sa désignation l’indique en 1912 en calibre 8mm, le calibre austro-hongrois standard.

Outre l’Autriche-Hongrie et les Pays-Bas, cette mitrailleuse à été utilisée par les états ayant succédé à la Double-Monarchie, l’Albanie, la Bulgarie, la Chine, la Colombie, la Finlande, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, l’Empire Ottoman, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la Suède et l’Espagne.

La Yougoslavie à récupéré un nombre inconnu d’exemplaires. Ce qui est certain en revanche c’est que 1000 exemplaires ont été modifiés dans le calibre yougoslave standard, le 7.92x57mm Mauser.

Arme obsolète en 1949 elle était néanmoins encore en service en raison du manque de mitrailleuses modernes pour la remplacer. Si quelques exemplaires ont accompagné les soldats yougoslaves dans leur exil en revanche aucune n’à été conservée une fois les unités reconstituées et réarmées par la France.

La TEŠKI MITRALJEZ M12/26 était une mitrailleuse moyenne pesant 42.7kg en ordre de combat (19.9kg pour l’arme, 19.8kg pour l’affût et 3kg pour l’eau de refroidissement) mesurant 1066mm avec un canon de 526mm qui permettait le tir de la cartouche Mauser à une distance maximale de 3500m (2000m en pratique) avec une cadence de tir de 520 coups par minute (200 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des bandes de 250 cartouches.

Lewis Automatic Machine Gun

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

A l’origine de cette mitrailleuse au look inimitable figure le colonel Isaac Newton Lewis de l’US Army qui échouant à faire adopter son arme dans son pays d’origine quitta les Etats-Unis en 1913 et s’installa en Belgique pour commercialiser une arme de son invention, une mitrailleuse à refroidissement par air fonctionnant par emprunt de gaz.

L’armée belge commanda un petit nombre de ces armes et la firme Birmingham Smalls Arms Company (BSA) finit par acquérir la licence en 1914, la production massive de l’arme mettant le colonel Lewis à l’abri du besoin (par le versement de généreuses royalties).

Le déclenchement du premier conflit mondial entraina une production importante notamment pour les forces armées britanniques qui adoptèrent la BSA Model 1914 sous le nom de Gun Lewis .303-cal. Outre la firme de Birmingham, l’entreprise Savage Arms la produisit aux Etats-Unis pour l’armée américaine.

D’abord utilisée comme mitrailleuse d’infanterie en remplacement de l’efficace mais lourde Vickers, elle fût ensuite utilisée comme mitrailleuse d’aviation.

Quand éclate la guerre de Pologne, la Lewis à largement été remplacé par le Bren dans l’infanterie britannique et par la Vickers K pour l’aviation. Quelques mitrailleuses furent ressorties des stocks à la mobilisation liée à la guerre de Pologne mais retournèrent vite dans les magasins.

La Royal Air Force (RAF) l’utilisa comme arme de défense antiaérienne rapprochée pour protéger ses terrains des mitraillages à très basse altitude, un rôle semblable fût attribué aux Lewis utilisés par la Royal Navy.

En septembre 1948, la Lewis n’est plus en service au sein des forces armées britanniques mais elle l’est encore dans les forces armées des Dominions et dans d’autres pays qui l’ont acquis.

En effet l’arme à été utilisée par l’Australie, la Belgique, le Canada, le Chili, la République de Chine, la Colombie, la Tchécoslovaquie, l’Estonie, la Finlande, la Géorgie, l’Allemagne (quelques exemplaires capturés durant le premier conflit mondial), le Honduras, l’Irlande, l’Italie, le Japon (qui la copia sous le nom de Type 92), le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Terre-Neuve (qui fût un dominion jusqu’en 1937), les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Russie Imperial, la Yougoslavie et la Lettonie.

La Yougoslavie à visiblement acquis cette arme dans l’immédiat après guerre sans que l’on sache si il s’agit d’une acquisition officielle ou d’achats auprès d’entreprises chargés de liquider les immenses surplus du premier conflit mondial.

Sa carrière à été courte puisqu’aucun projet de transformation en calibre 7.92mm n’à été étudié et encore moins mené à bien.

Pas impossible que quelques armes de ce type n’aient été réutilisés par la résistance yougoslave qu’elle soit royaliste ou communiste.

La Mitrailleuse légère Lewis pesait 13kg en ordre de combat, mesurant 1280mm de long (670mm pour le canon). D’un calibre de 7.7mm (.303) elle pouvait atteindre des cibles à une portée maximale de 3200m (800m en pratique) à raison de 500 à 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait soit par des chargeurs tambours de 47 ou 97 cartouches ou encore des chargeurs type Bren de 30 cartouches

Ckm wz. 30

Parmi les mitrailleuses utilisées par les forces armées yougoslaves figure la Ckm wz.30 (ciężki karabin maszynowy wz. 30 en français mitrailleuse lourde modèle 1930), une copie «pirate» de la mitrailleuse américaine Browning M1917A1.

Par rapport à la version américaine sa copie polonaise disposait d’un calibre plus important, d’un tube plus long et de différents équipements de visée. A partir de 1931 elle devient la mitrailleuse standard de l’armée polonaise.

Cette mitrailleuse est issue d’un long processus pour permettre à l’armée polonaise de disposer d’une mitrailleuse standard et mettre fin au cauchemar logistique provoqué par la présence de nombreux modèles de mitrailleuses venant de France, de Russie, d’Autriche-Hongrie et même d’Allemagne.

Dans un premier temps on décida d’adapter la mitrailleuse française Hotchkiss modèle 1914 qui avait donné toute satisfaction dans la guerre polono-russe dans un calibre polonais en l’occurence le 7.92mm qui remplaçait la cartouche de 8mm à bourrelet. Elle devient la mitrailleuse Ckm wz.25 Hotchkiss. 1250 exemplaires sont commandées en France en 1924 et 1925 mais le projet de la produire sous licence est abandonné suite à des performances décevantes.

Un nouveau concours est lancé en 1927. Quatre compagnies proposent leurs modèles : Colt avec son modèle 1928 (version export de la Browning M1917A1), la Schwarzlose-Janeček wz.25 (version produite en Tchécoslovaquie de la Schwarzlose M.7/12), une version calibre 7.92mm de la Vickers modèle 1912 et enfin une version améliorée de la Hotchkiss modèle 1925.

Tous les tests initiaux sont remportés par Browning et même chose en 1928. Le gouvernement polonais choisit d’acquérir la licence de production mais le prix demandé est très élevé (450000 $ soit l’équivalent aujourd’hui de 45 millions de dollars) et de plus Colt réclame une commande initiale dans ses usines de 3000 pièces qui ajoute un coût supplémentaire.

Il était clair que jamais Colt ou son représentant européen Vickers-Armstrong n’avait l’intention de laisser les polonais produire leur mitrailleuse dans leurs usines.

Pour ne rien arranger les documents destinés à la production sous licence du fusil mitrailleur BAR avaient été tronqués et incorrects ce qui avait entrainé de sérieux retards. Réponse du berger à la bergère, le gouvernement polonaise décida de réaliser une copie pirate de la mitrailleuse Browning.

En mars 1931 les 200 premiers modèles sont envoyés dans les unités pour différents tests opérationnels. Ces tests sont positifs et la production peut être lancée à la fin de l’année.

Par rapport à la mitrailleuse d’origine la mitrailleuse polonaise disposait d’un calibre différent, d’équipements de visée différents, des poignées de transport agrandies, un canon plus long, un système de changement du canon plus simple, l’affût était différent et pouvait être adapté au tir antiaérien, un suppresseur de flamme avait également été installé.

Les polonais mirent au point trois types d’affûts, le premier le wz.30 d’un poids de 29.3kg était destiné à l’infanterie et qui allait donner naissance au wz.34 amélioré, le troisième étant le wz.36, un modèle allégé (17kg) et destiné à la cavalerie.

Différentes modifications furent réalisées suite aux leçons tirées par les premières utilisateurs. Il s’agissait le plus souvent de modifications pratiques destinées à faciliter l’usage de la mitrailleuse.

La version améliorée baptisée ckm wz.30a servit également de base à la ckm wz.30/39T, un modèle export destiné à la Turquie et d’un calibre différent (7.65x53mm).

Entre 1931 et 1939 la Fabrique de Fusils (Fabryka Karabinow) de Varsovie produisit 8401 mitrailleuses pour l’armée polonaise et prêt de 1700 pour l’export en Roumanie, en Bulgarie, en Estonie, en Yougoslavie et Argentine mais le plus souvent en petit nombre uniquement pour des tests qui ne débouchèrent que rarement sur des commandes fermes.

Au final cette arme à été utilisée par l’Allemagne, la Roumanie, l’Espagne (républicains et nationalistes), la Turquie et la Yougoslavie.

Cette dernière va commander quelques pièces pour des tests mais ne passera pas la commande de masse espérée par les polonais. Le nombre est incertain mais les chiffres semble tourner autour de 200 pièces.

Les tests terminés, ces armes sont stockées et vont être ressorties en 1949 au moment de la mobilisation pour équiper les unités nouvellement créées. Elles vont donc participer à l’opération MARITSA où fort peu d’armes vont échapper à la destruction. A notre connaissance aucun exemplaire de cette arme à été réutilisé par les allemands ou par les italiens.

La ckm wz.30a était une mitrailleuse de conception et de fabrication polonaise pesant 65kg en ordre de combat (la mitrailleuse seule pèse 13kg), mesurant 1200mm de long dont 720mm pour le canon, tirant la cartouche yougoslave standard (7.92x57mm) à une distance maximale de 2000m (900m en pratique) à raison de 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des bandes de 330 cartouches.

TEŠKI MITRALJEZ M.1940

mitrailleuse ZB modèle 1937

Sous cette désignation proprement yougoslave se trouve la Zvrojovka Brno ZB-53, une mitrailleuse de conception et de fabrication tchécoslovaque.

Elle à été mise au point à la fin des années trente et mise en service en 1937 sous la désignation de TK vz.37 avant de connaître le succès à l’export puis d’être produite sous licence en Grande-Bretagne par la firme BESA.

Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie, l’Allemagne en manque d’armes automatiques récupéra ces mitrailleuses devenues des MG 37(t) avant de poursuivre la production moins pour elle que pour ses alliés.

Cette arme à été mise au point pour remplacer les Schwarzlose héritées de l’empire austro-hongroise et se basa sur un modèle précédent, la vz.35. Fonctionnant par emprunt de gaz, alimentée par bandes et refroidie par air la ZB-53 va être utilisée par l’infanterie comme arme d’appui, par les unités de char comme arme coaxiale et sur les fortifications.

Comme toutes les armes tchécoslovaques, la ZB-53 à connu un succès à l’export en état exportée en Roumanie, en Yougoslavie, en Argentine, en Afghanistan, en Iran et en Chine. Après guerre d’autres pays comme Cuba, le Chili et le Venezuela ont récupéré des armes de ce type.

La Yougoslavie à reçu 1000 exemplaires avant le démantèlement de la Tchécoslovaquie puis 2500 exemplaires supplémentaires après l’occupation allemande non sans délais anormaux et multiples vexations.

Sur les 3500 mitrailleuses livrées, il en restait 3100 en service en juillet 1949 aussi bien au sein de l’infanterie que dans les différents blockhaus qui assuraient la protection des frontières du royaume de Pierre II.

Ces armes ont été employées par les yougoslaves durant la Campagne de Yougoslavie mais aussi par les allemands et les italiens soit directement sur le champ de bataille ou après. Cette arme à aussi équipé les différentes unités militaires croates. Bien entendu cette arme à également été utilisée par les partisans communistes et les maquisards royalistes.

La nouvelle armée yougoslave à conservé un temps cette mitrailleuse avant que des mitrailleuses françaises ne les remplace. A notre connaissance cette arme n’à pas poursuivit sa carrière une fois la guerre terminée.

La TEŠKI MITRALJEZ M.1940 était une mitrailleuse moyenne de conception et de fabrication yougoslave pesant 21kg à vide et 37kg en ordre de combat, mesurant 1096mm de long avec un canon de 733mm tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 4000m (2500m effectif) à raison de 700 à 800 coups par minute (500 à 600 coups en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par bandes de 100 à 200 coups.

Mitrailleuse MAC (Manufacture d’Armes de Chatelleraut) modèle 1936

La MAC-36

La mitrailleuse MAC modèle 1936 symbolise les travers dans la politique d’armement de la France jusqu’aux débuts de la Pax Armada. Les besoins étaient correctement identifiés mais une volonté de perfectionisme tatillone, une bureaucratie envahissante provoquait des retards.

C’est ainsi que cette mitrailleuse adoptée en 1936 n’à été mise en service qu’en septembre 1941 avec des livraisons qui commencèrent réellement début 1942, les premiers exemplaires étant surtout destinés à former les formateurs qui allaient aider les mitrailleurs à se former au sein même des unités.

Le processus à été très lent, beaucoup trop lent avec de nombreux candidats que ce soit des dérivés du fusil mitrailleur modèle 1924/29 ou encore la mitrailleuse Darne, une arme innovante mais qui avait un défaut majeur : elle était issue du privé.

Finalement donc, le choix des services officiels se porta sur la MAC modèle 1936, une arme extrêmement sophistiqué avec notamment de deux cadences de tir différentes, l’une pour le tir terrestre et une autre pour le tir antiaérien.

La mise au point d’un système d’alimentation fiable et performant retarde la mise en service de l’arme qui n’est officiellement prononcée qu’en septembre 1941, les premières armes étant livrées peu après pour permettre la relève de la Hotchkiss modèle 1914 dont la production avait même été relancée en 1938 !

Cette arme va équiper tous les régiments d’infanterie à raison d’une compagnie de quatre sections de quatre mitrailleuses par bataillon soit seize armes par bataillon et quarante-huit pour l’ensemble du régiment.

Une version simplifiée, la MAC modèle 1936 modifiée 1944 voit le jour en 1944 selon le principe qui à vu en Allemagne la MG-42 succéder à la MG-34, très efficace mais chère et compliquée à construire. Elle se distingue par l’absence du système à double cadence, un bipied renforcé, un trépied simplifié et différentes modifications de détail pour accélérer la production.

La Yougoslavie reçoit ses premiers modèles 1936 lors de la reconstitution des forces armées yougoslaves mais les livraisons seront très lentes au point que le gouvernement en exil au Caire étudiera la possibilité de commander des mitrailleuses Browning. Finalement la situation va rentrer dans l’ordre et évitera à l’infanterie yougoslave de se trouver avec deux calibres différents entre le fusil et la mitrailleuse.

Arme appréciée par les mitrailleurs yougoslaves, elle resta en service dans l’immédiat après guerre, quelques exemplaires étant rechambrés en calibre 7.92mm. Cette arme à été remplacée au début des années soixante par des armes soviétiques plus conformes à la nouvelle orientation idéologique du pouvoir yougoslave.

La MAC modèle 1936 était une mitrailleuse de conception et de fabrication française pesant 14.6kg et pouvant être installée sur un affût de 12km. Mesurant 1160mm de long, elle disposait d’un canon de 700mm lui permettant de tirer la cartouche 7.5x54mm à une distance maximale théorique de 2500m à raison de 550 ou 950 coups par minute (700 pour le modèle 1936/44) sachant que l’alimentation se faisait par des bandes à maillon détachable de 250 cartouches.

Hotchkiss modèle 1929

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss en affût double

Cette mitrailleuse lourde à été mise au point dans les années vingt comme arme antiaérienne et antichar en s’inspirant des fusils antichars allemands Mauser, la Browning M2 américaine ayant la même filiation.

L’armée de terre française refusa cette arme pour l’infanterie en raison d’une cartouche trop lourde qui risquait de blesser les troupes en retombant au sol. Elle l’adopta néanmoins comme arme antichar sur la ligne Maginot notamment dans les casemates du Rhin mais également sur certains véhicules blindés légers notamment l’automitrailleuse AMR-35.

Cette arme va aussi être utilisée par la marine française comme mitrailleuse antiaérienne même si très vite elle à été remplacée par des canons de 25 et de 37mm.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux états-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur.

Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Cette arme va connaître également le succès à l’export. La société italienne Societa Italiana Ernesto Breda achète la licence pour la fabriquer au délà des Alpes sous la désignation de Breda Mod.31.

Elle fût utilisée essentiellement comme mitrailleuse antiaérienne à bord des navires de la Regia Marina mais aussi à bord des trains blindés. Des armes de ce type ont parfois armé des autos blindées et des véhicules légers.

En décembre 1935 la marine espagnole achète cette mitrailleuse et va l’utiliser depuis ses destroyers et ses croiseurs durant la guerre d’Espagne.

Ces armes ont été réutilisés par les nationalistes espagnols puis une fois le pouvoir de Franco affermit des armes supplémentaires et des munitions ont été fournies au régime franquiste pour acheter sa complicité et éviter qu’il ne rentre en guerre aux côtés des allemands.

Cette arme va également être utilisée par la Belgique, le Brésil, l’Allemagne (mitrailleuses capturées en 1949), la Grèce, le Japon, la Pologne, la Chine nationaliste, la Roumanie et donc la Yougoslavie même si le nombre exact d’armes livrées à Belgrade est incertain, les chiffres tournant entre 500 et 800 exemplaires. .

Ces armes furent essentiellement utilisées comme mitrailleuses antiaériennes mais aussi comme arme antichar contre les blindés légers. Quelques armes furent également installées dans des blockhaus aux frontières.

Peu de mitrailleuses ont survécu à la campagne de Yougoslave. Si les allemands ne se sont pas intéressés à cette arme en revanche les italiens pour des raisons évidentes ont récupéré des mitrailleuses de ce type pour leurs troupes occupant la Yougoslavie.

La Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1929 était une mitrailleuse lourde de conception et de fabrication française pensant 37.5kg à vide, disposant d’un canon de 1670mm lui permettant de tirer une cartouche de 13.2mm à une distance maximale de 2500m en tir horizontal et de 1600m en tir vertical à raison de 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 30 coups ou par des bandes de 150 cartouches.

TEŠKI MITRALJEZ M.1938

Sous cette désignation figure la mitrailleuse tchécoslovaque ZB-60, une évolution de la ZB-53 en calibre 15mm.

C’est donc clairement une mitrailleuse lourde plus qu’une mitrailleuse moyenne destinée à l’infanterie. A noter que la ZB-60 à été produite sous licence en Grande-Bretagne par la firme BESA, cette arme équipant surtout des véhicules blindés.

L’armée yougoslave à reçu 368 exemplaires avant le démantèlement de la Tchécoslovaquie. Elle echoua à acquérir d’autres armes auprès des allemands ou à la produire sous licence de manière pirate.

Ces armes ont été surtout installées dans des blockhaus ou sur des véhicules légers. Des armes de ce type ont accompagné les soldats yougoslaves dans leur exil, armes conservées car les britanniques produisaient les munitions nécessaires (15x104mm).

Ces armes furent surtout utilisées pour protéger les états-majors et les plots logistiques contre les attaques aériennes et terrestres. L’usure des armes à entrainé leur remplacement peu après la fin de la guerre par la Browning M-2 de 12.7mm, l’immortelle «Ma Deuce».

La TEŠKI MITRALJEZ M.1938 était une mitrailleuse lourde de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 258kg en ordre de combat (203 pour l’affût et 55kg pour l’arme), mesurant 2500mm de long avec un canon de 1400mm. Il tirait une cartouche de 15mm (15x104mm) à une distance maximale de 2500m (1000m en pratique) à raison de 430 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des bandes de 40 cartouches.

Mitteleuropa Balkans (137) Yougoslavie (25)

Fusils mitrailleurs

PUŠKO MITRALJEZ M.1926

Soldats tchèques servant un fusil mitrailleur ZB vz.26

Le PUŠKO MITRALJEZ M.1926 est un fusil mitrailleur plus connu sous sa désignation constructeur à savoir le fusil mitrailleur ZB vz.26. C’est d’ailleurs de ce fusil mitrailleur qu’est issu le célébrissime Bren.

Le ZB vz.26 est connu pour l’excellence de sa fabrication, sa fiabilité et la facilité à changer le canon de l’arme, un atout précieux au combat.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur sa future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le développement du futur ZB vz.26 commençant officiellement en 1923. La production est lancée en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de ttir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrés à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurrence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser).

Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et le ZB-39 destiné à Bulgarie.

le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm), la Bulgarie, le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, la Tchécoslovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

Cette dernière à reçu 5000 Zb vz.26 et ultérieurement 3700 ZB vz.30 soit 8700 fusils mitrailleurs ce qui offrait une puissance de feu appréciable à l’infanterie yougoslave. Ce fusil mitrailleur fût aussi utilisé sur des véhicules blindés légers. Des armes de ce type ont également été utilisés dans des blockhaus.

Si les soldats yougoslaves ont pu évacuer ces fusils mitrailleurs, le rééquipement par la France à entrainé le remplacement des ZB vz.26 par des fusils mitrailleurs Chatelleraut en calibre 7.5mm pour uniformiser les calibres utilisés au sein des unités de combat.

Néanmoins certaines unités ont conservé ces armes en faisant le pari que de retour en Yougoslavie ils n’auraient aucun mal à trouver les munitions et les pièces détachées nécessaires. Les commandos de la 7ème compagnie ont eux conservés leurs armes en 7.92mm car opérant souvent en soutien des maquisards et des partisans. Ces fusils mitrailleurs ont été retirés du service après guerre et mis en réserve.

Le fusil mitrailleur ZB vz.26 était une arme de conception et de fabrication tchèque pesant 10.5kg, chargé, mesurant 1150mm de long (672mm pour le canon) d’un calibre de 7.92 (7.92x57mm) d’une portée maximale de 2000m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 500 coups par minute (200 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 20 coups.

Fusil mitrailleur Breda modello 30 et modello 44

Durant le premier conflit mondial la mitrailleuse fût un membre du terrifiant triptyique «MTB» (Mitrailleuse, Tranchée, Barbelés) à l’origine de centaines de milliers de morts durant ce qui aurait du être la «Der des Ders».

Si la mitrailleuse était parfaitement à l’aise dans une position fixe, elle l’était nettement moins pour accompagner les troupes d’assaut. D’où la mise au point d’une mitrailleuse légère ou fusil mitrailleur capable de fournir un appui de feu appréciable aux troupes qui tentaient de franchir le no man’s land.

L’Italie ne parvint pas à mettre au point un fusil mitrailleur avant la fin du premier conflit mondial mais utilisa la mitrailleuse Lewis qui pouvait être considéré comme un fusil mitrailleur.

C’est en 1924 que le Regio Esercito lança un programme pour s’équiper d’un fusil mitrailleur. La firme Breda réussit à mettre au point une arme de ce type mais le modèle mis au point n’équipa pas l’armée royale italienne.

Breda persévéra pour aboutir à la mise au point du Fucile Mitriagliatori Breda modello 30, un fusil mitrailleur de conception classique disposant d’une crosse, d’un bipied et d’un chargeur fixé à demeure sur le côté de l’arme.

Cette arme qui va équiper l’armée italienne manquait d’une poignée, rendant son transport et le changement du canon périlleux.

Le chargeur fixe situé à droite pouvait se replier vers l’avant pour faciliter le transport. A l’intérieur on glissait des chargeurs en carton de vingt cartouches, cartouches qui étaient lubrifiées à leur entrée dans l’arme. Ce système inutilement compliqué rendait le fonctionnement de l’arme laborieux et souvent aléatoire dans des milieux secs, boueux et poussiéreux.

Outre la version standard en 6.5mm, la firme Breda à dévellopé deux version pour l’export, une version tirant la cartouche de 7mm et une autre tirant une cartouche de 7.5mm.

Au début des années quarante un fusil mitrailleur modèle 1944 à été mis au point. Outre l’adoption du nouveau calibre 7.35mm, une poignée à été installée pour faciliter le changement du canon. En revanche le système de chargement pourtant fortement décrié ne sera pas changé au profit de chargeurs amovibles.

Ces armes furent utilisés par l’Italie, l’Allemagne, la Grèce, la Yougoslavie, la Libye et l’Ethiopie. En ce qui concerne l’Italie, chaque bataillon d’infanterie disposait en théorie de 24 ou 27 fusils mitrailleurs par bataillon avec une ou deux armes par section soit six par compagnie, nombre parfois doublé quand suffisamment d’armes étaient disponibles.

Au combat cette arme ne brilla pas par son efficacité. Sa cartouche de 6.5mm n’était pas assez puissante, sa cadence de tir trop faible, son système de changement de canon difficile surtout au combat. De plus le système de lubrification était un nid à poussière, entrainant de nombreux enrayages.

La Yougoslavie à reçu quelques modello 30 en calibre 6.5mm puis quelques modello 44 en calibre 7.35mm. Ces livraisons étaient destinés à acheter la neutralité yougoslave sans succès comme nous le savons. Le nombre d’armes livré est incertain mais à été suffisamment significatif pour qu’un projet de transformation en calibre 7.92mm ait été sérieusement étudié mais pas mené à bien.

Les armes n’ont pas été évacuées par les soldats yougoslaves (sauf exception) mais de nombreuses armes de ce type ont été réutilisées par les partisans et les maquisards qui n’avaient aucun mal à récupérer pièces détachées et munitions. La carrière de cette arme ne s’est pas prolongée après guerre.

Le Fucile Mitriagliatori Breda modello 30 était un fusil mitrailleur de conception et de fabrication italienne pesant 10.32kg (10.6kg pour la version en calibre 7.35mm), mesurant 1230mm de long dont 450mm pour le canon, ayant une portée maximale théorique de 2800m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 500 coups par minute (150 coups en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de vingt cartouches.

PUŠKO MITRALJEZ M.1937

Le PUŠKO MITRALJEZ M.1937 est une évolution du PUŠKO MITRALJEZ M.1926. Certes le ZB vZ.26 était une bonne arme mais elle était perfectible. Cela explique la mise au point du modèle 1937 qui à été produit à 15500 exemplaires pour l’armée yougoslave, une partie en Tchécoslovaquie et le reste à l’Arsenal de Kragulevac.

Cette arme participa à l’opération MARITSA puis à la Campagne de Yougoslavie. Les allemands et les italiens n’hésitèrent pas à retourner ces armes contre leur anciens propriétaires. Une fois les opérations majeures terminées, la carrière du modèle 1937 continua.

Il équipa les différentes unités collaborant avec les allemands et les italiens (notamment les croates et les slovènes), certaines unités allemandes présentes sur place et bien entendu la résistance yougoslave qu’il s’agisse de royalistes ou de communistes.

Le conflit terminé des armes de ce type sont encore utilisés mais peu à peu elles sont remisées dans les armureries. Certaines armes ont été encore vues au début des années quatre-vingt lors de manœuvres de l’armée yougoslave communiste.

Le PUŠKO MITRALJEZ M.1937 était un fusil mitrailleur de conception tchécoslovaque pesant 9.58kg chargé mesurant 1204mm de long (602mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (1000m en pratique) à raison de 600 coups par minute (200 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs droits de 20 coups.

Fusil mitrailleur MAC modèle 1924/29

Le fusil-mitrailleur modèle 1924/29

La France se chargeant de rééquiper l’infanterie yougoslave en armes modernes il était logique que le nouveau fusil mitrailleur standard de l’armée de Belgrade soit le Fusil mitrailleur modèle 1924 modifié 1929 familièrement connu sous le nom de «24/29».

Sa mise au point dans l’immédiat après guerre est une réponse au premier fusil mitrailleur français le Chauchat, une arme très décriée (même si visiblement pas si horrible qu’écrit par le passé) pour ses problèmes de fonctionnement.

Initialement connu sous le nom de MAC type 23, il est mis en production dès 1924 avec des livraisons aux unités dès 1925, un signe évident de l’urgence du besoin d’un fusil-mitrailleur surtout quand on connait la lenteur dans les décisions françaises en matière d’équipement militaire.

Initialement l’arme tirait la cartouche 7.5x58mm mais suite à plusieurs incidents de tir qui firent capoter plusieurs commandes étrangères, elle fût abandonnée au profit de la cartouche modèle 1929C (7.5x54mm).

Le nouveau fusil mitrailleur français est donc modiifé pour tirer la nouvelle cartouche devenant le Fusil Mitrailleur modèle 1924 modifié 1929.

Cette arme est d’une conception classique avec une crosse en bois, un bipied et un chargeur installé au dessus de l’arme. Elle est d’abord utilisée par l’infanterie puis par la ligne Maginot sur des positions fixes. Cette arme va équiper également l’infanterie de l’air ainsi que les troupes alliées (polonais, tchèques, britanniques) ainsi que la Turquie.

84000 fusils mitrailleurs sont en service sur les 94500 exemplaires jugés nécessaires mais avec une cadence de 3500 puis 5700 fusils mitrailleurs par mois le déficit est vite comblé.

En 1942 une nouvelle version apparaît, le modèle 1924/42. Il se distingue par une fabrication plus aisée et plus rapide, un canon plus lourd s’échauffant moins et différentes modifications de détail que seul un œil exercé peut repérer rapidement.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, le fusil-mitrailleur modèle 1924 modifié 29 est toujours en service à raison d’une arme par groupe de combat soit un total de trois par section, 36 par bataillon (plus neuf en réserve) et 112 par régiment d’infanterie.

A noter que les dragons et les chasseurs portés disposent eux de deux armes par groupe de combat.

La Yougoslavie qui s’était intéressée à l’arme dès le début sa mise au point va donc recevoir cette arme pour équiper son infanterie. Elle va recevoir d’autres armes pour équiper ces camions et ces véhicules blindés. Ce fusil mitrailleur est resté en service pendant quelques années après guerre avant d’être mis en réserve.

Le Fusil mitrailleur modèle 1924/29 était un fusil mitrailleur de conception et de fabrication française pedant 9.590kg à vide (10.490kg chargé), mesurant 1070mm de long (500mm pour le canon), d’un calibre de 7.5mm (7.5x54mm) ayant une portée maximale pratique de 1200m (600m à la hausse de combat) avec une cadence de tir maximale de 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs droits de 25 cartouches (chargeur également utilisé par le MAS-44).

Mitteleuropa Balkans (136) Yougoslavie (24)

Fusils

Mannlicher modèle 1895

Ce fusil austro-hongrois à été mis en service à la fin du XIXème siècle. Exporté dans les Balkans, il va être également utilisé par l’Italie soit via des armes capturées sur le terrible front de l’Isonzo ou cédées au titre des réparations de guerre.

Après le premier conflit mondial il à été utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie mais également la Bulgarie voir des pays extra-européens. La production totale est estimée à 3.7 millions d’exemplaires, un chiffre plus que respectable.

Outre la version standard, une version courte à été mise sur pied pour les chasseurs et autres unités d’élite ayant besoin d’une arme moins encombrante. On trouve également un fusil destiné aux tireurs de précision.

Après guerre, certains fusils furent transformés pour tirer une cartouche plus puissante en l’occurence le 8x56mm. Les armes transformées ont été essentiellement utilisées par l’Autriche et la Bulgarie

Pour résumer ce fusil à été utilisé par l’Autriche-Hongrie, l’Italie, l’Albanie, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, l’Ethiopie (ex-armes italiennes), l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Turquie, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Espagne (républicains durant la guerre d’Espagne),la Roumanie, la Russie, la Yougoslavie, la Somalie (ex-fusils italiens).

La Yougoslavie à donc récupéré des Mannlicher modèle 1895 pour armer ses unités d’infanterie à la création de son armée. Ils ont d’abord tiré la cartouche d’origine avant d’être modifié pour tirer la nouvelle cartouche standard de l’armée royale yougoslave à savoir le 7.92x57mm Mauser. Certains de ces fusils furent exportés en Grèce, capturés en 1949 par les allemands qui les rétrocédèrent à leurs unités supplétives. Une façon de boucler la boucle en quelque sorte.

Avec la mise en service des fusils ZB modèle 1924, les Mannlicher modèle 1895 même rechambrés quittèrent peu à peu le devant de la scène mais pas complètement le service, les fusils disposant encore d’un bon potentiel étant soigneusement stockés. Ils sont ressortis lors des manœuvres et surtout lors de la mobilisation générale de 1948.

En théorie ces fusils devaient être une situation transitoire en attendant la livraison de fusils plus modernes mais les retards ont fait que certaines unités de l’armée royale yougoslave ont combattu les italiens, les allemands ou les hongrois avec des fusils vieux de plus de cinquante ans.

Quelques fusils sont parvenus jusqu’en Egypte mais bien entendus ils ont été retirés du service et remplacés par des fusils plus modernes en l’occurence des MAS-36.

Le Mannlicher modèle 1895 était un fusil de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 3.78kg mesurant 1272mm de long dont 765mm pour le canon et tirant initialement la cartouche 8x50mmR Mannlicher. A l’aide de clips de cinq cartouches insérés à l’intérieur du corps de l’armé, ce fusil pouvait toucher une cible à 2000m (800m en pratique) avec une cadence de tir de 20 à 25 coups par minute.

Mannlicher-Carcano modèle 1891

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 est une création du lieutenant-colonel Carcano de l’Arsenal de Turin qui s’inspira du système Mauser et pour être plus précis du Mauser modèle 1889 utilisé par l’armée belge.

C’était une arme fiable, son seul point faible étant sa cartouche de 6.5mm qui bien que stable et précise manquait de puissance d’arrêt. Les italiens en étaient conscients mais il faudra du temps pour commencer le passage à la cartouche de 7.35mm, une cartouche à l’utilisation très limitée.

C’est avec ce fusil que la jeune armée italienne va participer à différentes interventions coloniales mais aussi au premier conflit mondial, à la guerre italo-abyssinienne, à la guerre d’Espagne, à l’expédition d’Albanie et bien entendu au second conflit mondial.

Au modèle standard se sont ajoutés une version carabine (Moschetto Mannlicher-Carcano modelo 1938), version plus courte avec un levier d’armement coudé, une petite hausse et une baïonnette repliable sous le canon.

Comme toutes les carabines, le recul est plus violent car l’arme est plus courte. La deuxième version est une version courte à crosse repliable mise au point pour les parachutistes mais sa production à été très limitée.

Ce fusil était toujours en service en septembre 1948 bien que depuis 1943 la décision avait été prise de remplacer le 6.5 par le 7.35mm plus puissant.

Ce fusil va donc participer à son second conflit mondial, étant toujours en service en avril 1954 moins dans l’armée co-belligérante (rééquipée par les anglo-saxons) que dans l’armée du régime pro-allemand largement rééquipée avec des armes saisies lors de l’opération Asche, les armes italiennes les plus modernes étant utilisées par les allemands qui n’avaient qu’une confiance limitée dans les troupes italiennes.

Cette arme à été utilisée également par l’Albanie, la Yougoslavie, la Libye, l’Ethiopie, la Grèce, généralement des armes capturées sur le champ de bataille ou dans l’immédiat après guerre notamment lors de la liquidation dans des circonstances douteuses des surplus militaires.

La Yougoslavie à récupéré des armes de ce type dans le chaos de l’immédiat après guerre en prennant sous son autorité les stocks laissés par l’armée austro-hongroise qui avait capturé des fusils de ce type notamment lors de la déroute de Caporetto.

A la différence du Mannlicher modèle 1895, ce fusil n’à pas été utilisé durablement dans l’armée yougoslave notamment en raison d’une cartouche peu courante et surtout de l’impossibilité de les transformer en 7.92mm. Ces fusils furent soit mis en réserve ou utilisés pour la parade. Son utilisation durant le second conflit mondial par les yougoslaves à été anecdotique.

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 était un fusil de conception et de fabrication italienne pesant 3.9kg à vide mesurant 1290mm de long (780mm pour le canon). Tirant la cartouche 6.5x52mm, il pouvait toucher une cible à 800m avec une cadence de tir de quinze coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des magasins de six cartouches.

Mosin-Nagant modèle 1891-30

Le Mosin-Nagant modèle 1891 (et son évolution le modèle 1891-30) était le fusil standard de l’armée russe en 1914 mais aussi de la RKKA en septembre 1939. En juin 1950 lors du déclenchement de l’opération BARBAROSSA il était loin d’avoir dit adieu aux armes.

Tirant les leçons de la guerre russo-ottomane de 1877/1878 la Russie lance en 1882 un programme de mise au point d’un nouveau fusil. Après un processus d’évaluation délicat, le gouvernement russe décide de combiner les éléments du projet du colonel Mosin et ceux du célèbre Léon Nagant donnant naissance au Mosin-Nagant.

La production est assurée par quatre sites, trois en Russie (Tula, Izhevsk,Sestrovyetsk) et le quatrième en France, la Manufacture d’Armes de Chatelleraut (500000 exemplaires).

Cette arme participe à la guerre russo-japonaise puis à la première guerre mondiale, des armes étant même produites aux Etats-Unis. Des armes ayant été capturées par les ennemis de la Russie, certains Mosin-Nagant vont être rechambrés pour tirer des munitions plus famillières à leurs nouveaux propriétaires.

Le fusil participe naturellement à la guerre civile russe et ce dans les deux camps. Il participe ensuite à la guerre de Pologne et enfin à la deuxième guerre mondiale, les nouveaux fusils étant en nombre trop faible pour permettre aux Mosin-Nagant de prendre leur retraite.

La production continuait toujours à cadence réduite quand le second conflit mondial éclate et augmente après juin 1950 pour fournir la quantité colossale d’armes nécessaires à la guerre moderne. On estime à 48 millions le nombre de fusil produits de 1891 à 1956.

Durant le second conflit mondial, le Mosin-Nagant dans ses différentes versions fût utilisé pour les unités régulières, par les partisans mais aussi par les tireurs d’élite. Les allemands ont capturé des armes de ce modèle mais les ont surtout cédés à leurs alliés ou à des unités de recrutement local.

Le second conflit mondial terminé, le Mosin-Nagant dans ses différents versions à été rapidement remplacé par des fusils plus modernes. Ce n’était pas pour autant la fin de sa carrière, le vénérable fusil étant utilisé dans de nombreux conflits en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie.

D’autres pays ont mis au point des variantes locales plus ou moins modifiées comme l’Estonie, la Finlande, la Tchécoslovaquie, la Chine, la Hongrie, la Roumanie et la Pologne.

Les autres utilisateurs sont l’Afghanistan, l’Angola (irréguliers), le Bangladesh (irréguliers), la Bulgarie, le Camdodge, Cuba, Egypte, Indonésie (irréguliers), Irak, Laos, Lettonie,Lituanie, Mongolie,Népal,Phillipines (armes américaines), Vénézuela, Albanie, Autriche-Hongrie, Autriche, Ethiopie, Italie (armes austro-hongroises reçues en dommages de guerre), Japon (armes russes capturées), Yougoslavie, l’Espagne (république) et la Turquie sans compter les différents groupes irréguliers alimentés par différents trafiquants.

La Yougoslavie à récupéré des Mosin-Nagant modèle 1891 via les stocks de l’armée austro-hongroise (armes capturées) ou dans l’immédiat après guerre quand des intermédiaires peu scrupuleux vendaient des armes au plus offrant. En ce qui concerne les Mosin-Nagant modèle 1891-30 on ignore comment ils sont arrivés dans les mains yougoslaves.

Rechambrée au calibre 7.92x57mm, cette arme cohabite un temps avec le Mannlicher modèle 1895 et avec le Puska M.1924. Tout comme le modèle 1895, le Mosin-Nagant à été ensuite stocké en réserve pour ressortir en cas de besoin. Néanmoins si la réutilisation de Mannlicher modèle 1895 durant l’opération MARITSA est attestée et documentée, celle des Mosin-Nagant est incertaine et sujette à caution.

Le Mosin-Nagant modèle 1891 était un fusil à répétition belgo-russe pesant 4.06kg mesurant 1302mm de long (dont 800mm pour le canon) tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale théorique de 1200m (900m en pratique) à raison de cinq à dix coups par minute sachant que l’alimentation en munitions se faisait soit par des magasins internes de cinq cartouches ou des lame-chargeurs de même capacité.

PUŠKA M.1924

Sous sa désignation yougoslave se cache le fusil FN (Fabrique Nationale d’Armes) modèle 1924, une évolution belge du Mauser Gewehr 98. Sembable au fusil tchèque vz.24, il fût décliné en plusieurs calibres, donnant naissance à une famille de fusils adaptés aux besoins de ses différents clients.

Exporté dans le monde entier il participa à la guerre du Chaco entre la Bolivie et le Paraguay (1932-1935), la deuxième guerre italo-abyssinienne, la guerre civile chinoise, la deuxième guerre sino-japonaise, la guerre de Pologne, la guerre entre l’Equateur et le Pérou et bien entendu le second conflit mondial.

L’armée royale yougoslave fût un utilisateur majeur de ce fusil puisqu’elle l’acheta directement à la Belgique avant de le produire sous licence à l’Arsenal de Kragujevac. Si les fusils achetés en Belgique étaient désignés modèle 1924 ceux produits en Yougoslavie étaient des M.24.

La production se poursuivit en Yougoslavie jusqu’en 1945 et bien que la Yougoslavie n’acheta aucun modèle 1930 un certain nombre d’améliorations ont été intégrées aux M.24 produits en très grand nombre pour équiper les unités d’active et préparer les stocks destinés aux soldats mobilisés en cas de combat.

Le chiffre total de la production est incertain mais il tourne autour de 210000 exemplaires. Le fusil standard de l’armée yougoslave va cohabité avec un fusil étroitement dérivé le Puskha M.1948.

Après la fin de la Campagne de Yougoslavie, ce fusil à accompagné les soldats yougoslaves évacués en Egypte pour permettre la reconstitution de l’armée royale. Ce fusil fût remplacé par le MAS-36 français (en attendant d(hypothétiques MAS-40 qui n’arrivèrent jamais).

Cependant certains tireurs de précision conservèrent leurs M.24. Sur le territoire yougoslave ce fusil fût utilisé aussi bien par les unités appuyant les allemands, les italiens et les hongrois que les maquisards et les partisans. Le second conflit mondial terminé, quelques fusils furent conservés pour la parade et la garde des monuments.

Le PUŠKA M.1924 était un fusil à répétition belgo-yougoslave pesant 4.2kg chargé, mesurant 1100mm de long (dont 590mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (500m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des clips de 5 cartouches.

PUŠKA M.1948

Le PUŠKA M.1948 est une évolution du précédent. Contrairement au M.1924 ce projet est 100% yougoslave. Il est lancé en 1941 et à pour objectif d’améliorer la précision et la cadence de tir du modèle 1924. La question de la production et de l’entretien sont également abordées.

Le nouveau fusil est prêt en septembre 1944 après un long processus. Les tests sont menés par la troupe jusqu’au printemps 1945 et se révèlent dans l’ensemble satisfaisants. La production est lancée fin 1945 et va se poursuivre jusqu’en 1949 s’achevant après la sortie de 49000 exemplaires.

Ces fusils vont participer à la campagne de Yougoslavie entre les mains des unités de l’armée royale yougoslave puis dans la guerre entre partisans et forces de répression des M.1948 servant au sein des unités de l’Etat indépendant de Croatie tout comme au sein des unités de maquisards et de partisans.

La carrière du fusil s’est poursuivie après guerre, la production reprennant même à l’Arsenal de Kragujevac, une mesure transitoire le temps qu’un fusil moderne marquant une nette rupture ne prenne le relais.

Ce sera chose faite en 1962 quand la Yougoslavie communiste obtient l’autorisation de produire sous licence l’AK-57. Au totla on estime le nombre de PUŠKA M.1948 produits à 78000 exemplaires.

Des fusils sont encore utilisés pour la parade et la garde symbolique de bâitiments officiels, d’autres ont rejoint les musées tandis que certains ont été transformés en arme de tir sportif.

Le PUŠKA M.1948 était un fusil à répétition de conception et de fabrication yougoslave pesant 4kg chargé, mesurant 1050mm de long (dont 570mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (6800m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des clips de 5 cartouches.

MAS-36

MAS 36

La France sort victorieuse du premier conflit mondial avec un gigantesque stock d’armes en calibre 8mm. En ces temps de paix, de pacifisme et de crise économique, rien ne presse pour changer d’arme et de calibre en dépit des défauts de la munition Lebel.

Outre sa surpuissance, la forme de sa cartouche la rend inadaptée à son utilisation par des armes automatiques comme l’avait démontré le calamiteux Chauchat.

L’étude d’une nouvelle cartouche est lancée, la cartouche 7.5×58 avec comme première arme utilisatrice, le fusil-mitrailleur modèle 1924. Suite à plusieurs incidents de tir, la cartouche est modifiée et raccourcie devenant le 7.5×54 modèle 1929C, le fusil-mitrailleur devenant le modèle 1924 modifié 1929.

Après un long processus de mise au point le 17 mars 1936 le fusil de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne soit adopté sous le nom de fusil de 7.5mm modèle 1936 plus connu sous le nom de MAS 36.

Les débuts de la fabrication sont très lents et en septembre 1939, seulement 63000 exemplaires ont été livrés aux unités de combat, chiffre qui passe à 430000 à la fin du mois de juin 1940. La production se poursuit pour rééquiper la majeure partie des unités de combat avec son lot de variantes.

On trouve ainsi le MAS 36/39, une version courte, l’équivalent d’un mousqueton destiné à équiper la cavalerie et l’artillerie ou encore le MAS 36 CR à crosse repliable destiné à l’infanterie de l’air.

La production du MAS 36 continua jusqu’en juin 1948 et atteignant le chiffre plus que respectable de 4.5 millions de fusils produits dont une grande partie est stockée pour la mobilisation des unités de réserve.

Quand éclate le second conflit mondial, le MAS-36 est encore en service, le MAS-40 et le MAS-44 étant réservés en priorité aux chasseurs et aux dragons portés des DC et des DLM même si certaines des meilleurs divisions d’infanterie l’ont également reçu notamment la 1ère DIM et la 1ère DINA.

Quand la Yougoslavie remet sur pied son armée la question du fusil se pose. Comme la France s’est chargée de rééquiper l’infanterie yougoslave, Belgrade espère recevoir le MAS-40 mais c’est finalement le MAS-36 qui va rééquiper les fusiliers yougoslaves.

Espérant qu’il s’agit d’une première étape, le gouvernement yougoslave accepte mais jamais les MAS-40 n’équiperont l’infanterie yougoslave. Le MAS-36 va rester en service en Yougoslavie jusqu’à la fin des années cinquante et rapidement mis en réserve pour une potentielle réutilisation ultérieure.

Le MAS-36était un fusil de conception et de fabrication française pesant 3.720kg à vide et 3.850kg chargé, mesurant 1020mm (1290mm avec baïonnette), disposant d’un canon de 575mm. D’un calibre de 7.5mm, il pouvait atteindre une cible à un portée pratique utile de 400m à raison de 10 à 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des magasins internes de cinq cartouches.

Mitteleuropa Balkans (135) Yougoslavie (23)

Armes de l’infanterie

Armes de poing

Nagant modèle 1895

Le revolver Nagant modèle 1895 est une arme de conception belge destinée à l’armée impériale russe mais qui en septembre 1939 était l’arme de poing standard de la RKKA (l’Armée Rouge des Ouvriers et Paysans ou Rabochny Krest’yanskaya Krasnaya Armiya).

Arme fonctionnant à l’emprunt de gaz, il est l’oeuvre de Léon Nagant qui avec son frère Emile avait participé à la mise au point du célèbre fusil Mosin-Nagant modèle 1891.

La production de ce puissant revolver commença à Liège mais dès 1898 l’Arsenal de Tula prit le relias, produisant 20000 exemplaires par an.

Jusqu’en 1918 le revolver fût produit en deux versions : une version à double action pour les officiers et une à simple action pour les hommes du rang.

La production continua après le changement de régime. La datation des armes est facile puisque les armes produites sous la période soviétique ont une étoile gravée dans la crosse, symbole que ne possèdent bien entendu as les armes produites sous les Romanov.

A partir de 1933, le pistolet semi-automatique Tokarev commence à remplacer le vénérable revolver dont la production cesse en 1945 après la sortie de 2 millions d’exemplaires.

Si les Nagant russes utilisaient le 7.62mm, d’autres armes furent produites dans des calibres différents, certains en calibre .32, d’autres en 7.5mm pour la Suède.

L’arme à été utilisée par la Russie et l’URSS, la Suède, la Norvège, la Pologne, la Grèce, l’Afghanistan, la Belgique, le Canada (armes capturées sur des bolchéviques lors de la guerre civile russe), la Géorgie, la Biélorussie, l’Iran, le Japon (armes capturées lors de la guerre russo-japonaise et de l’intervention en Sibérie), le Laos, la Lettonie, la Lituanie, la Mongolie, l’Allemagne (armes capturées durant les deux conflits mondiaux), la Corée, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, le Vietnam, la Yougoslavie.

La Yougoslavie à acquis cette arme via l’armée austro-hongroise qui avait capturé des exemplaires pendant le premier conflit mondial mais aussi via la police quand cette dernière saisissait des armes lors de descentes de police dans les milieux communistes.

En raison d’un calibre peu courant, cette arme ne devint jamais une arme standard ou de diffusion importante. Elle fût réservée aux officiers généraux qui avaient peu de chance de l’utiliser pour se défendre.

Quelques exemplaires ont survécu à l’opération MARITSA et quand la Yougoslavie bascula dans le camp communiste, quelques vénérables Nagant furent pieusement ressortis par les nouveaux maitres du pays des Slaves du Sud.

Le revolver Nagant modèle 1895 était un revolver à barillet de 7.62mm, pesant 0.8kg à vide, mesurant 235mm de long dont 114mm pour le tube, tirant la cartouche russe standard de 7.62x38mmR (barillet de sept cartouches) à une distance maximale de 46m pour une cadence de tir de 14 à 21 coups par minute.

Roth-Steyr M1907

Le Roth-Steyr M1907 était un pistolet automatique de conception et de fabrication austro-hongroise même si son inventeur était l’ingénieur tchèque Karel Krnka. Destinée initialement à la cavalerie, cette arme était le premier pistolet semi-automatique dévellopé en Europe.

La production est assurée par la Österreichische Waffenfabriksgesellschaft (OEWG) à Steyr et par la FEG à Budapest.

De 1908 à 1914 environ 99000 armes furent produites. Suite à la disparition de l’Autriche-Hongrie l’arme fût réutilisée par les pays successeurs comme l’Autriche, la Hongrie, la Tchécoslovaquie ou encore la Pologne et la Yougoslavie. L’Italie à également reçut des exemplaires au titre des dommages de guerre.

L’armée yougoslave à donc récupéré cette arme de feu l’armée austro-hongroise. Il n’à pas été longtemps l’arme de poing standard car très vite remplacée par des FN modèle 1910 et modèle 1922. Il à cependant été conservé par certains officiers qui le préférait au Nagant voir au Browning.

Le Roth-Steyr M1907 était un pistolet semi-automatique d’un calibre de 8mm pesant 1.03kg chargé et mesurant 230mm (130mm pour le canon). D’une portée maximale oscillant entre 50 et 100m, il pouvait tirer 10 à 20 coups par minute via un chargeur de 10 coups.

FN modèle 1910 et modèle 1922

En juillet 1949 au moment de l’opération MARITSA, le principal pistolet de l’armée yougoslave est le FN M.1922 plus connu sous le nom de Pistolet Automatique FN modèle 1922. Il est issu du FN modèle 1910, une autre création de l’armurier prolifique que fût John Browning.

D’abord produite aux Etats-Unis par la Colt Firearms, elle est ensuite produite en Europe, le Vieux Continent devenant la seule zone de production de cette arme au fonctionnement semblable à celui des Walter PPK et Makarov.

Après le modèle 1910 est apparu un modèle 1910/22 puis le modèle 1922. Outre la Belgique pays producteur, le pistolet automatique allait être utilisé par la Yougoslavie, les Pays-Bas, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la France, la Finlande, le Danemark, le Japon, le Pérou et le Venezuela ainsi qu’après guerre les Nouveaux Pays Allemands.

La Yougoslavie à acquis 60000 exemplaires de cette arme (principalement des modèle 1922 mais aussi des modèle 1910 qui était utilisé principalement par les officiers et par les servants d’armes lourdes.

Certains officiers ont conservé cette arme au moment de la reconstitution de l’armée yougoslave en Egypte mais plus par snobisme qu’autre chose.

Le FN modèle 1922 était un pistolet automatique pesant 700g à vide, mesurant 178mm et tirant la cartouche 9x17mm Browning, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 6 à 9 coups selon les modèles et les calibres. La portée maximale effective est de 50m et la cadence de tir pratique est de 18 coups par minute.

Beretta M1923

Ce pistolet automatique à été utilisé par l’armée de terre italienne de 1923 à 1954. C’est une version améliorée du Beretta M-1915. Sa production à cependant cessée en 1945. Outre l’Italie le pistolet à été utilisé par l’Allemagne, l’Espagne et la Yougoslavie. Il à principalement remplacé le Beretta M-1915.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 9mm (9mm Gisenti) Poids : 800g Longueur total 177mm longueur du tube 87mm Portée maximale effective 50mm

MAC modèle 1950

Comme nous l’avons vu plus haut les alliés se partagent les rôles pour reconstituer une armée yougoslave digne de ce nom. La France reçoit comme principale tâche de reconstituer des unités d’infanterie en l’occurence quatre divisions.

Qui dit divisions dit armements. La première arme à laquelle on pense quand on parle des fantassins peut être le fusil mais on peut aussi penser au pistolet automatique et au revolver.

Les besoins yougoslaves sont importants puisque désormais il s’agit de doter chaque fantassin qu’il soit fusilier, grenadier, porteur d’armes lourdes d’un pistolet. Après évaluation le choix yougoslave se porte sur le MAC (Manufacture d’Armes de Chatelleraut) modèle 1950.

Ce pistolet est une évolution du MAS modèle 1935S, un pistolet automatique caibre 7.65mm long qui allait compléter le SACM modèle 1935A avec un peu de moins de 15000 exemplaires produits en raison de la surcharge de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne (MAS).

Le MAC modèle 1950 se distingue par son calibre, la France ayant abandonné le 7.65mm au profit du 9mm plus puissant. Les premières armes sortent début 1950, les belges étant les premiers servis avant même les français, les yougoslaves suivant peu après les premières unités françaises.

Arme fiable et robuste, elle était très appréciée par le troupier yougoslave qui aimait savoir qu’en cas de perte du fusil il pouvait toujours compter sur un pistolet qui ne lâcherait pas au moment voulu.

Ce pistolet est resté en service en Yougoslavie jusqu’au début des années soixante quand le basculement dans le camp communiste entraina son remplacement par une arme plus compatible avec la nouvelle orientation idéologique du pouvoir en place à Belgrade.

Le MAC modèle 1950 est un pistolet automatique de 9mm mesurant 195mm de long (dont 111mm pour le canon), un poids à vide de 0.860kg (et 1.047kg chargé), un chargeur droit de 9 cartouches, une cadence pratique de 18 coups par minute et une portée pratique de 50m.

Pistolets mitrailleurs

Beretta Modèle 1938

Appelé également MAB 38 (Moschetto Automatico Beretta Modello 1938), le Beretta modèle 1938 est un élégant pistolet mitrailleur mis en service comme son nom l’indique en 1938 au sein des forces armées italiennes.

L’arme fût très appréciée tant de ses utilisateurs que de ses ennemis qui n’hésitèrent pas à retourner les modello 1938 contre leurs anciens propriétaires. Outre l’Italie, l’arme à été utilisée de manière officielle par la Roumanie, l’Argentine et l’Allemagne.

Après une première variante appelée modèle 1938, des variantes simplifiées furent produites comme le modèle 1938/42 mis en service comme son nom l’indique en 1942 et le modèle 1938/49 mis en service au printemps 1949.

Cette arme fût distribuée en prioritée aux Paracadutisti, aux Alpini et aux bersaglieri des divisioni corazzate où ils servaient comme infanterie portée. Le bataillon «San Marco» fût également équipé tout comme certaines unités de Chemises Noires ou mêmes certaines unités d’infanterie de ligne.

En dépit d’une production importante, les usines Beretta furent dans l’incapacité de produire suffisamment d’armes pour les forces armées italiennes.

Voilà pourquoi des projets d’armes beaucoup plus simples furent lancés, projets aboutissant après le basculement italien dans le camp allié au profit du Nouvel Etat Fasciste. Quand au Beretta modèle 1938/49, la production se poursuivit pour les forces allemandes déployées en Italie qui recevaient de moins en moins d’armes d’Allemagne.

A la fin du conflit la production de cette arme fût brièvement interrompue mais reprit dès le printemps 1955 pour équiper la nouvelle armée italienne qui préférait le MAB 38 à des pistolets mitrailleurs qui pour les plus esthètes ressemblaient davantage à des outils de garagiste qu’à de véritables armes.

Outre l’Italie, le MAB 38 à été utilisé par l’Albanie, le Costa Rica, la République Dominicaine, le Japon (petit nombre pour tests), l’Ethiopie, l’Allemagne, le Maroc (surplus italiens dans les années soixante), Roumanie, Yougoslavie, Yemen et Syrie, ces deux états utilisant des armes de troisième main puisqu’il s’agissait d’armes italiennes capturées par les yougoslaves et livrées à des guerilla via d’obscurs intermédiaires.

Les yougoslaves ont en effet utilisé ce pistolet mitrailleur en le capturant sur le champ de bataille durant l’opération MARITSA. Le nombre n’est pas connu avec certitude mais le recoupement de différents témoignages fait état d’un bon millier d’armes ce qui énorme surtout pour un pays attaqué et qui résistait à grand peine à l’assaut germano-italo-hongrois.

Avec des munitions en quantité suffisante (via notamment la capture de convois logistiques), les yougoslaves purent utiliser ces armes contre l’ennemi et même un temps après la reconstitution des forces armées le temps que les français fournissent suffisamment de pistolets mitrailleurs.

Le Beretta modèle 1938 était un pistolet mitrailleur pesant 4.2kg à vide et 5kg chargé d’un calibre de 9mm, mesurant 946mm de long dont 315mm pour le canon, tirant la cartouche aujourd’hui standard 9x19mm Parabellum à une distance maximale effective de 200m, la cadence de tir atteignant 600 coups par minute via des chargeurs de dix, vingt, trente ou quarante coups.

TZ-45

Le pistolet mitrailleur TZ-45 est apparu dès 1945 mais sa production n’à été lancée en masse qu’à partir de 1950 quand il devint évident que Beretta ne pourrait fournir suffisamment de MAB modèle 1938.

Produite entre 1950 et 1954 à 8000 exemplaires, cette arme à été utilisée par l’Italie, l’Allemagne, la Yougoslavie, la Hongrie, la Roumanie et après guerre par la Birmanie et la Thaïlande.

Le pistolet mitrailleur TZ-45 à aussi été utilisé de manière détournée par les yougoslaves qui capturèrent des exemplaires sur le champ de bataille. Son utilisation est cependant moins documentée que celle du Beretta. Son utilisation cessa à la fin de la Campagne de Yougoslavie.

Le pistolet mitrailleur TZ-45 était un pistolet mitrailleur de 3.2kg d’un calibre de 9mm (9mm Parabellum ou Fiocchi) mesurant 845mm (crosse déployée) et 550mm (crosse repliée), disposant d’un canon de 230mm, tirant les quarante cartouches de son chargeur à une distance maximale effective de 150m pour une cadence de tir de 800 coups par minute.

Manufacture d’Armes de Tulle (MAT) modèle 1942

Le pistolet mitrailleur MAT 42

Contrairement à ce qu’on lit parfois l’armée française avait parfaitement cerné les potentialités du pistolet mitrailleur mais une volonté absurde de perfectionnisme avait conduit au fait qu’en septembre 1939 aucun PM n’était en service dans les rangs français, le MAS-38 ayant vu sa production tout juste lancé et pour faire face au conflit qui venait de débuter on commanda des Thompson aux américains et on récupéra les armes laissées par les républicains espagnols qui s’étaient réfugiés en France lors de la Gran Retirada (La Grande Retraite).

Cela va changer durant la Pax Armada. Le MAS-38 était une arme fiable mais difficile à produire en masse en temps de guerre. De plus des doutes sur la puissance de la cartouche de 7.65mm s’était fait jour. Parallèlement, quelques MP-40 capturés au cours d’une descente contre un entrepôt clandestin d’armes en Alsace furent étudiés avec intérêt par l’armée française.

Tout ces facteurs allaient concourir à la naissance d’un pistolet mitrailleur fiable et facile à produire, le principal reproche qu’on pourrait lui faire étant un esthétisme qui tranchait avec les armes antérieures.

C’est la Manufacture d’Armes de Tulle (MAT) qui est chargée de mettre au point une arme destinée surtout aux sous-officiers et aux servants d’armes lourdes, les MAS-38 devant être rétrocédés à la Gendarmerie pour des tâches de sécurité.

Les premiers prototypes sont présentés en septembre 1941. Les tests officiels sont concluants mais une véritable ordalie attend la nouvelle arme qui va être littéralement maltraitée par les hommes du 65ème RI de Nantes et du 601ème GIA.

Cette fois pas de simples tests au champ de tir mais des tests en condition réelle lors de manœuvres où la consigne est claire : ne pas ménager les armes. Quelques problèmes sont relevés mais aucun qui menace l’avenir de l’arme.

La production en série est lancée en septembre 1942, les premières armes étant livrées avant la fin de l’année.

Le nouveau pistolet mitrailleur est baptisé MAT modèle 1942 rapidement simplifié en MAT-42. Il va principalement équiper le chef de section des compagnies d’infanterie, les corps francs _unités créées uniquement en temps de guerre avec les meilleurs éléments du régiment_, et les GRDI. De plus chaque régiment d’infanterie recevait à la mobilisation un stock à utiliser selon le bon vouloir du chef de corps.

Les yougoslaves vont recevoir des MAT-42 quand leur armée est reconstituée en Afrique du Nord en 1950. Les troupes de Belgrade ne vont pas faire preuve d’innovation dans l’utilisation de cette arme puisqu’elle va équiper les sous-officiers, les porteurs d’armes lourdes, des unités de choc comme l’infanterie portée. Toujours en service à la fin du conflit ce pistolet mitrailleur à été remplacé en 1960 par des armes de conception soviétique.

Le MAT-42 était un pistolet de conception et de fabrication française pesant 3.5kg à vide mais 4kg chargé, mesurant 630mm de long 220mm pour le canon. Tirant la cartouche 9x19mm Parabellum, cette arme pouvait toucher une cible à 200m (100m en pratique) à raison de 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de trente-deux cartouches.

Mitteleuropa Balkans (95) Roumanie (25)

Armes de l’infanterie (5) : mortiers

ARUNCĂTORULUI 6cm Mod. 1935

mortier de 60mm modèle 1935

Plus connu sous le nom de mortier de 60mm Brandt modèle 1935, ce mortier léger était le mortier standard de l’armée roumaine. De conception et de fabrication française il à été copié par d’autres pays comme les Etats-Unis et la Chine alors que la Roumanie va acheter des exemplaires aux usines Brandt avant d’acquérir la licence de fabrication.

Cette arme était de conception classique pour un mortier avec une plaque de base, un tube et un bipied. Cela s’explique en partie parce que ce mortier de 60mm est la version réduite du mortier de 81mm modèle 1927/31 lui même étant un descendant du Stokes, le premier mortier d’infanterie.

La France avait produit 9250 exemplaires jusqu’en septembre 1944 pour équiper ses compagnies d’infanterie à raison d’une puis deux exemplaires le tout à effectifs constants. Des armes capturées par les allemands furent réutilisées au cours du second conflit mondial sous la désignation de 6cm Granatwerfer 225(f).

La Roumanie va donc acheter cette arme puis la produire sous licence chez Voina Works à Brasov, les chiffres exacts ne sont pas connus avec certitude mais les évaluations les plus fines donnent 1400 exemplaires produits jusqu’à la fin de la guerre.

Ces mortiers ont été utilisés pour la défense et pour l’attaque, menant parfois des missions de harcèlement contre les positions soviétiques tirant quelques obus avant de rapidement se replier pour semer le doute et le désordre chez l’ennemi.

Cette arme était toujours en service en avril 1954 et quelques exemplaires ont connu une nouvelle carrière dans l’armée populaire roumaine pour entrainer de nouveaux tireurs de mortiers avant que des mortiers soviétiques ne prennent le relais. Quelques pièces ont pu être stockés pour une éventuelle réutilisation en cas de conflit.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 60mm Poids 19.7kg Poids du projectile 1.3kg (2.2kg pour le projectile lourd) Longueur du tube 72.4cm Portée maximale effective 100 à 1700m pour l’obus standard 100 à 950m pour l’obus explosif lourd Cadence de tir maximale théorique 20 à 26 coups par minute Champ de tir vertical +40 à +83° Champ de tir horizontal 14° Equipe de pièce : trois à cinq hommes

ARUNCĂTORULUI 8cm Mod. 1939

Mortier de 81mm modèle 1927/31 mis en œuvre par des soldats français

Sous ce nom se cache le mortier de 81mm Brandt modèle 1927/31, le mortier pour ainsi dire standard de l’époque puisqu’issu du Stokes et largement produit pour la France et pour l’export.

Par rapport à son devancier, le mortier Brandt dispose d’un amortisseur de recul (disjoncteur) par le verrouillage du tube sur la plaque de base, par un appareil de pointage perfectionné et un bipied permettant de réaliser des corrections de devers qui élimine la nécessité d’un terrassement pour mettre l’engin en batterie.

Cette arme est issue du programme du 21 février 1921 qui demandait un poids total de 46kg (le Stokes pèse 54kg), une vitesse de tir maximale assortie d’une bonne précision, un nombre de charges réduit, un projectile ne dépassant pas 3kg avec une portée comprise entre 1500 et 1800m.

Six constructeurs se proposent, cinq avec un projet de mortier de 75mm et Brandt avec un projet de mortier de 81mm mais aucun n’atteint les spécifications demandées.

La mise au point d’un projectile plus sur pour le mortier Stokes (modèle 24) permet à Brandt de prendre une avance décisive avec un nouveau mortier de 81mm, le modèle 1927 qui modifié et adopté en octobre 1929 devient le mortier modèle 1927/31.

1573 mortiers sont commandés en 1930 mais seulement 602 sont livrés un an plus tard en raison de problèmes techniques nécessitant la modification de la plaque de base. Au 1er janvier 1937 cependant, 2600 mortiers sont en service, 2800 au 1er septembre 1939.

Les dotations atteintes la production se poursuit pour permettre d’équiper de nouvelles unités et surtout pour former un volant de fonctionnement.

C’est ainsi que la production se poursuit jusqu’en juin 1942 au rythme de 150 par mois d’octobre 1939 à mai 1940 portant le total de mortiers produit à 4000 en mai 1940, 5400 en décembre 1940, 7800 en décembre 1941 et donc au final 9000 mortiers en juin 1942 quand la production est stoppée.

Il est utilisé par la compagnie d’accompagnement des bataillons d’infanterie à raison de deux engins par compagnie, chaque mortier étant servit par cinq hommes (un chef de pièce, un pointeur, un télémetreur, un chargeur et un artificier) soit huit mortiers par régiment (deux pièces pour chaque compagnie d’accompagnement au sein du bataillon et deux à la compagnie régimentaire d’engins).

Il utilise trois types de projectiles : explosif non préfragmenté, explosif à grande capacité fumigène et un obus d’exercice fumigène.

Ce mortier à été progressivement remplacé à partir de 1942 au sein des unités d’infanterie par le mortier de 120mm mais avec la mobilisation, le vénérable mortier reprendra du service.

Ce mortier fût utilisé produit en Pologne (d’abord en copie pirate puis sous licence officielle) mais aussi en Roumanie. Il à été également exporté en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Chine, au Danemark, en Estonie, en Finlande, en Irlande, en Italie, au Japon, aux Pays-Bas, au Portugal, en URSS, aux Etats-Unis et en Yougoslavie

La Roumanie va d’abord acquérir 188 exemplaires auprès de la France avant d’acquérir la licence de fabrication pour produire 1000 exemplaires mais en septembre 1948 seulement 750 pièces ont été livrées à l’armée roumaine. Il faudra attendre mars 1950 pour que la commande soit enfin honorée.

De nombreux exemplaires sont perdus durant la première phase de l’opération BARBAROSSA. La production de quelques pièces permet de compenser un peu les pertes tout comme la livraison par l’Allemagne de mortiers de ce type capturés en France soit sur le champ de bataille ou alors dans des dépôts qui n’avaient été vidés à temps. Cette arme est restée en service jusqu’à la fin du conflit et pas impossible que quelques mortiers aient été un temps conservés dans les dépôts d’une armée roumaine qui n’était plus royale mais populaire.

Caractéristiques Techniques du mortier de 81mm modèle 1927/31

Calibre : 81mm Poids: 58.5kg (divisible en trois fardeaux) Longueur du tube : 1267mm Cadence de tir : 12 à 18 coups/minute Portée : 240 à 1200m avec l’obus à grande capacité de 6.5kg et 2000m avec l’obus standard modèle 1924 de 3.25kg Champ de tir vertical +45° à +85° Champ de tir horizontal 12° Equipe de pièce 5 hommes

ARUNCĂTORULUI 12cm Mod. 1952

Mortier de 120mm modèle 1938

Durant la période de la Pax Armada l’armée roumaine envisage d’acquérir le mortier de 120mm Brandt modèle 1942 mais ce projet n’aboutit pas du moins pas totalement puisque la Roumanie commande simplement douze pièces pour des tests avant de les stocker.

L’Armata Regala Romana entre donc en guerre en septembre 1948 avec un mortier de 60 et un autre de 81mm. Dès juin 1950 elle est confrontée au redoutable mortier de 120mm modèle 1938 de la RKKA, mortier qui ironie de l’histoire devait beaucoup au mortier Brandt que Bucarest n’à pas acquis en quantité suffisante.

La capture de quelques pièces fût l’occasion qui fit le larron. Impressionnés par les performances de l’arme soviétique, les roumains décidèrent purement et simplement de la copier mais aussi de remettre en service les mortiers français encore disponibles (en l’occurence dix des douze exemplaires, un ayant explosé au cours d’essais intensifs et un autre ayant été rayé car trop usé).

Les travaux furent menés avec toute la célérité possible et les premiers Aruncatorului 12cm Mod.1952 purent participer à l’opération FRIEDRICH à savoir l’offensive en direction du Caucase.

Elles se montrèrent à leur avantage et furent d’un précieux réconfort pour l’infanterie roumaine qui avait fort à faire en face d’Ivan qui en dépit de pertes abominables s’accrochait au terrain, ne reculant qu’à l’extrême limite de ses forces.

A la fin du conflit l’armée roumaine possédait environ 120 mortiers de ce type sur un total de 450 pièces produites en deux ans ce qui assez remarquable quand on connait l’état de l’industrie roumaine.

Ces pièces ont été stockées à la fin des années cinquante puis ressorties périodiquement dans les années soixante-dix lors de manœuvres et d’exercices de mobilisation. Les derniers mortiers de 120mm modèle 1952 ont visiblement été retirés du service en 1980 et envoyés à la casse sauf deux préservés à titre patrimonial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 120mm Poids en ordre de combat 285kg Poids du projectile 15.6kg Longueur du tube 1862mm Champ de tir vertical +45° à +85° Champ de tir horizontal 6° Portée 1300 à 6049m Cadence de tir 12 coups par minute (cinq en pratique) Equipe de pièce 6 hommes

Armes de l’infanterie (6) : armes antichars individuelles

PTRD-41

En septembre 1948 l’armée royale roumaine ne possède pas d’arme antichar individuelle, son infanterie devant compter sur les canons antichars avec toutes les limites inhérentes à ce type d’arme.

Voilà pourquoi les fantassins roumains utilisaient des armes improvisées comme le célèbre Cocktail Molotov, des paquets de grenades ou des fusils antichars soviétiques capturés et retournés contre leurs anciens propriétaires.

Le ProtivoTankovoye Ruzhyo Degtyaryova modèle 1941 (fusil antichar Degtyarev modèle 1941) est un fusil antichar tirant la puissante cartouche de 14.5x114mm.

Arme tirant au coup par coup, ce fusil est incapable de percer le blindage d’un Panther ou d’un Tiger mais peut le neutraliser en visant le moteur, les optiques voir un Borderfuhrer (chef de char) exposé en dehors de la tourelle. Voilà pourquoi certaines équipes de PTRD-41 furent sommairement exécutées sur le champ de bataille.

En ce qui concerne les chars et les véhicules plus légers il pouvait percer leur blindage et les détruire.

Au cours du conflit ce fusil antichar annonça les prémices du sniping lourd, le tir de précision lourd pour la destruction des points d’appui renforcés ou pour la neutralisation des sniper en milieu urbain. Je dis bien prémices car les résultats furent décevants en raison d’un manque d’expérience mais surtout de cartouches inadaptées au tir de précision.

Le développement de ce fusil commence en 1939 après la capture en Pologne de fusils antichar wzor modèle 1935, des fusils qui avaient prouvé leur efficacité au combat. Vassili Degtyarev s’est aussi inspiré du fusil antichar allemand Panzerbüchse 38.

Cette arme est présentée à l’été 1941. Les essais sont rapides et après quelques modifications pour la forme, la production est lancée. Les premières armes sont livrées en 1942, la production cessant en 1946 après la livraison de toutes les armes commandées.

Accompagné par le PTRS-41 (semi-automatique), le PTRD-41 est toujours en service en juin 1950 même si elle est en voie de déclassement. Elle va néanmoins rester en service jusqu’en 1960 quand les derniers fusils antichars sont retirés du service actif car obsolètes.

Des armes ont été capturées par les allemands, les finlandais, les hongrois et les roumains mais peu utilisés en raison du manque de munitions. Durant les conflits de la décolonisation, quelques PTRD-41 sont capturés par les français, les anglais, les portugais et les américains.

Le second conflit mondial terminé, des PTRD-41 sont livrés à la Bulgarie, aux communistes chinoises, à la Tchécoslovaquie et à la Pologne. La production totale est estimée à 140000 exemplaires.

Les roumains vont donc utiliser cette arme sur le champ de bataille dès que l’occasion s’en faisait sentir. Certains soldats roumains faisaient preuve d’une extrême témérité en plaçant un paquet de grenade sur un char et en tirant dessus avec un PTRD-41 pour provoquer l’explosion en espérant que cela suffise non pas à détruire le char mais au moins à l’immobiliser pour qu’il ne représente plus une menace majeure. Le nombre de fusils récupéré par les roumains est incertains mais tourne visiblement autour d’une centaine.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 14.5mm (14.5x114mm) Poids : 17.4kg à vide Longueur hors tout 2020mm Longueur du tube 1350mm Portée maximale effective : 300m sur du personnel à découvert Portée maximale : 1000m Performances : 35 à 40mm de blindage à 100m à incindence 0° Alimentation : coup par coup

Panzerschreck et Panzerfaust

La Roumanie va également recevoir quelques lance-roquettes réutilisables Panzerschreck et quelques lance-roquettes jetables Panzerfaust.

Ces armes ont été mises au point pour fournir à l’infanterie un moyen de se protéger contre les chars ennemis alors que l’augmentation de l’épaisseur des blindages avait entrainé le déclassement des canons antichars légers d’infanterie.

Les alliés comme les allemands imaginèrent une arme simple et légère combinant pour simplifier une charge creuse avec une fusée.

Les allemands inspirés du Bazooka américain (même si ils s’en défendaient) mirent d’abord au point un lance-roquettes réutilisable fonctionnant selon le même principe que ses homologues américains, français et britanniques avec un calibre plus élevé et un petit bouclier pour protéger le tireur d’un éventuel retour de flamme.

Cette arme se révéla efficace mais jamais l’industrie allemande ne fût capable d’en produire suffisamment pour répondre aux besoins colossaux de ses forces voir de celles de ses alliés.

Si la Roumanie à pu mettre en œuvre le Panzerschreck c’est visiblement selon une initiative locale et non une décision politique au sommet. En clair les troupes allemandes en dépit de leurs remarques acerbes sur leurs alliés (qui étaient les boucs-émissaires de toutes leurs débacles militaires) voulaient qu’ils puissent les appuyer ce qui explique l’utilisation par l’armée roumaine de quelques centaines (le chiffre de 250 est souvent avancé mais ne réponse sur aucun archive fiable) de ces lance-roquettes.

Ironie de l’histoire, ces armes tout comme le Panzerfaust que nous verrons après ont été davantage utilisées comme arme anti-bunker en combat urbain que comme arme antichar pure.

A la fin du conflit les roumains possédaient encore quelques armes de ce type et on ignore le sort final de ces armes.

Outre l’Allemagne et la Roumanie, cette arme à été utilisée par la Finlande, l’Italie (le gouvernement fasciste combattant aux côtés des allemands après le basculement de mars 1953), la Hongrie, la Bulgarie, l’URSS et la résistance intérieure polonaise.

Panzerschreck

Le Panzerschreck pesait 11kg à vide, mesurait 1640mm de long, affichait un calibre de 88mm et une portée maximale effective de 150m. Selon des tests réalisés après guerre, il pouvait percer 95mm de blindage à inclinaison de 30°.

Le Panzerschreck était sans conteste une bonne arme mais elle souffrait de deux défauts. Le premier c’est qu’elle était relativement longue à fabriquer et que son utilisation réclamait de nombreuses heures d’entrainement.

Or l’Allemagne reculait sur tous les fronts et manquait de temps pour produire des armes et pour former ses soldats. D’où l’idée d’un lance-roquettes facile à produire et à utiliser. Cela excluait donc un lance-roquettes réutilisable au profit d’un lance-roquettes jetable nécessitant une instruction minimale.

C’est l’acte de naissance du «poing blindé», une arme d’une simplicité biblique. On lance et on jette. Produit à plusieurs millions d’exemplaires, cette arme fût utilisée aussi bien comme arme antichar que comme arme anti-bunker et anti-bâtiment même si sur la défensive, les allemands n’avaient pas forcément beaucoup l’occasion d’attaquer des blockhaus ennemis.

Si la Roumanie n’à reçut que fort peu de Panzerschreck, en revanche l’Allemagne fût plus prodigue en ce qui concerne le Panzerfaust qui fût utilisé par les roumains à plusieurs milliers d’exemplaires, des armes utilisées avec succès contre les chars alliés et contre des positions fortifiées de campagne que les alliés aménageaient dès que le front se figeait ou était figé. Il semble que des usines roumaines ont produit des Panzerfaust pour les unités nationales mais aussi pour les allemands (chiffre exact inconnu)

Outre le nombre exact inconnu on ignore quels modèles ont été utilisés par les bulgares entre le Panzerfaust 30 klein, le Panzerfaust 30, le Panzerfaust 60 (la version la plus courante), le Panzerfaust 100, le Panzerfaust 150 et le Panzerfaust 250.

Outre l’Allemagne et la Roumanie, le Panzerfaust à été utilisé par la Finlande, la Hongrie, l’Italie pro-allemande, la résistance intérieure polonaise, la résistance intérieure tchécoslovaque, la Bulgarie, l’URSS (armes capturées), les Etats-Unis (armes capturées). Après guerre l’Argentine, la Pologne et la Suède produisirent des copies plus ou moins directes du premier lance-roquettes jetable de l’histoire.

Panzerfaust

Le Panzerfaust 60 pesait 6.8kg mesurait environ 1m pouvait atteindre une cible à 60m. Sa tête militaire de 149mm pouvait pénétrer 200mm de blindage homogène.

Mitteleuropa Balkans (94) Roumanie (24)

Armes de l’infanterie (4) : fusils mitrailleurs et mitrailleuses

Lekhy Zulomet vz.30

Fusil mitrailleur Vz.30

Le fusil mitrailleur standard de l’armée roumaine est le Lekhy Zulomet vz.30 connu au pays de Cioran sous la désignation de PUŞCA MITRALIERĂ ZB Mod. 1930. C’est une évolution du célèbre ZB vz.26 qui allait également donné naissance au Bren britannique.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur leur future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le dévellopement de la future ZB vz.26 commençant en 1923. La production commence en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de tir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrées à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser).

Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et le ZB-39 destiné à la Bulgarie.

Outre la Tchécoslovaquie, le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm),la Bulgarie, le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

La Roumanie va acquérir 17131 exemplaires depuis la Tchécoslovaquie à partir de 1933 suivit par une production sous licence, 17500 exemplaires sortant des chaines de montage jusqu’en octobre 1946 quand la production cesse car les besoins ont été largement couverts.

Tout comme les autres armées la Roumanie à utilisé ce fusil mitrailleur comme arme d’appui de l’infanterie mais aussi comme arme montée sur les véhicules souvent comme arme antiaérienne.

Ce fusil mitrailleur utilisé par deux hommes resté en service jusqu’à la fin de la guerre même si les divisions combattant aux côtés des soviétiques leurs anciens alliés allemands avaient été rééquipés avec des fusils mitrailleurs Degtyarev DP-27. Les vz.30 stockés ont été finalement éliminés dans les années quatre-vingt dix suite à un scandale de trafic d’armes.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (7.92x57mm Mauser) Poids en ordre de combat 9.1kg Longueur hors tout 1161mm longueur du canon 672mm Portée maximale 1500m (800m en pratique) Cadence de tir maximale 500 coups par minute (120 coups en pratique) Alimentation : chargeurs de vingt coups

Fusil mitrailleur Degtyarev modèle 1927

Le fusil mitrailleur Degtyarev modèle 1927 est le fusil mitrailleur standard de la RKKA quand commence le second conflit mondial. Sa mise au point commence dans les années vingt pour remplacer les différentes armes héritées de la période tsariste.

Après cinq ans de mise au point (1921-1926), l’arme est adoptée en 1927 d’où sa désignation de Degtyareva Pekhotnyi modèle 1927 mais comme des essais complémentaires ont été réalisés l’arme n’est vraiment considérée comme au point qu’en 1928 ce qui explique que dans les publications occidentales, le fusil mitrailleur de Degtyarev est connu sous le nom de DP-28.

Composé de seulement soixante-cinq pièces, ce fusil mitrailleur fonctionne par emprunt de gaz et si les premiers modèles avaient un canon fixe muni d’ailettes pour refroidir, les modèles ultérieurs disposaient d’un canon démontable.

Cette modification étant le résultat du retour d’expérience de la guerre d’Espagne où l’arme à été évaluée en conditions réelles. L’alimentation se faisait par un chargeur circulaire de 47 coups installé sur le dessus ce qui permet de reconnaître l’arme d’un seul coup d’oeil.

L’arme est utilisée au niveau du groupe de combat avec une arme servie par deux hommes, le tireur disposant comme arme personnelle d’un pistolet voir parfois d’un pistolet mitrailleur alors que le pourvoyeur dispose généralement d’un pistolet mitrailleur mais parfois il embarque un fusil pour servir comme fusilier.

Cette arme est utilisée durant la guerre d’Espagne par les républicains (quelques armes sont retournées par les nationalistes), lors de la guerre d’Hiver par les soviétiques comme par les finlandais qui comme nous le savons retournent toutes les armes capturées contre leurs anciens propriétaires.

Le Degtyarev est aussi utilisée par l’armée chinoise dans le cadre de la guerre civile, dans la guerre sino-japonaise, durant le second conflit mondial et dans la guerre civile d’après guerre (1955-1958).

Certaines armes utilisées par les chinois se sont retrouvées au Vietnam, des Degtyarev DP-27 (ou 28) étant capturés par les français (première guerre du Vietnam 1960-1967) et même par les américains (deuxième guerre du Vietnam 1970-1977).

Comme l’arme était toujours en service en septembre 1948, des fusils mitrailleurs Degtyarev ont été capturés par les allemands, les hongrois et les roumains et réutilisés quand les munitions étaient en quantité suffisante. La Hongrie et la Roumanie l’ont produit après guerre une fois que leurs gouvernements avaient basculé dans l’orbite communiste.

Cette arme à naturellement évolué durant sa longue carrière (qui se poursuit d’ailleurs aujourd’hui en Asie et en Afrique).

On trouve d’abord le Degtyarev DPM, une version modernisée adoptée en 1945 avec un bipied plus robuste, un système de refroidissement amélioré, un système de démontage du canon plus simple.

Cette arme à donné naissance également à des variantes destinées à l’aviation, le DA (Degtyaryova Aviatsionny) utilisé en affûts simples ou doubles, ce modèle étant progressivement remplacé par la ShKAS à la cadence de tir supérieure. Les DT (Degtyaryova Tankoy) et DTM sont des armes destinées aux véhicules avec pour le DA des variantes simples et doubles mais aussi des variantes à trois et quatre tubes.

Au cours du conflit apparaît l’ultime version. Baptisée Degtyarev RP-46, elle se distingue par son nouveau système d’alimentation utilisant des bandes de 150 coups pour augmenter le volume de feu.

Qui dit volume de feu plus importante dit échauffement supplémentaire. Voilà pourquoi le canon est plus lourd pour permettre un tir soutenu sur la durée que ce soit en position défensive ou lors d’un assaut pour permettre aux frontoviki d’effectuer des bons tactiques.

Si les Degtyarev DP et DPM ont été vite retirés du service une fois le conflit terminé, la variante RP-46 va rester en service jusqu’au début des années soixante-dix quand il est remplacé par le RPK-57, une variante «lourde» de l’AK-57 qui peut utiliser à la fois des chargeurs de 25 cartouches mais aussi des bandes de 250 cartouches comme une mitrailleuse moyenne.

Au total 1.7 millions de fusils mitrailleurs Degtyarev ont été produits en URSS et à l’étranger (Hongrie et Chine notamment).

Outre les pays déjà cités, le fusil mitrailleur Degtyarev à été utilisé par l’Afghanistan, l’Albanie, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, la Bulgarie, la République Centrafricaine, les Comores, le Congo-Brazzaville, Cuba, l’Egypte, la Guinée Equatoriale, l’Ethiopie, l’Irak, le Laos, la Libye, le Nigéria, la Pologne (unités polonaises de l’Armée Rouge puis nouvelle armée polonaise), les Seychelles, la Somalie, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, la Tanzanie, le Togo, le Vietnam (groupes irréguliers), le Yemen et la Zambie.

La Roumanie à utilisé le Degtyarev DP-27 au cours de la campagne de Russie sous la forme d’armes de prise souvent dans le feu d’action.

Après le basculement de la Roumanie, l’arme est devenu le fusil mitrailleur standard de l’armée roumaine. Il sera remplacé par le RPK-57 version lourrde du fusil d’assaut AK-57. Quelques Degtyarev ont été conservés dans les réserves pour une éventuelle mobilisation mais n’ont jamais été réutilisés jusqu’à leur destruction dans les années quatre-vingt.

Caractéristiques Techniques du Degtyarev DP-27

Calibre : 7.62mm Cartouche : 7.62x54mmR Poids : 9.12kg à vide 11.5kg chargé Longueur (DP et DPM) 1270mm (RP-46) 1272mm Longueur du tube 604mm (605mm pour le RP-46) Fonctionnement : emprunt de gaz Portée maximale effective 800m Cadence de tir : 550 coups par minute Alimentation : chargeurs circulaires de 47 cartouches (DP), chargeur tambour de 60 coups (DT et DTM) bandes de cartouches (RP-46)

Mitrailleuse Maxim modèle 1910

On ne le sait pas forcément mais Hiram Maxim le créateur de la mitrailleuse avait eut une volonté humanitaire en créant une arme qui symbolise plus que tout autre l’arme de la tuerie de masse. En effet à l’époque la majorité des soldats mouraient de maladies et non des combats.

En remplaçant dix fusils par une mitrailleuse on espérait réduire le nombre d’hommes en ligne et donc le nombre de victimes potentielles des épidémies. Ai-je besoin de préciser que cette noble intention est vite tombée en désuétude…… .

En 1887, Hiram Maxim se rend en Russie pour promouvoir sa mitrailleuse. Les essais des douze armes vendues sont décévants non pas parce que l’arme est mauvaise mais le calibre choisit _4.2 lignes Berdan soit 10.67mm_ n’est pas adapté.

En 1893, six mitrailleuses supplémentaires sont expédiées mais cette fois en calibre de 3 lignes soit 7.62mm. Cette fois c’est une réussite mais il faut attendre 1899 pour que des armes soit commandées.

Dans un premier temps les armes sont fabriquées en Allemagne à Spandau, les russes se contentant de fabriquer des canons (de rechange ?) à Toula.

La mitrailleuse Maxim est officiellement adoptée en 1903 et l’année suivante la première Maxim est fabriquée en Russie. Cette Maxim modèle 1905 est employée dans la guerre russo-japonaise où elle fait merveille.

A la même époque la Russie achète des mitrailleuses Maxim/Vickers modèle 1906 puis la licence de fabrication. De cette mitrailleuse découle la Maxim modèle 1910 reconnaissable entre toutes avec son affût monté sur roues et un bouclier.

Par rapport à la modèle 1905, le réservoir d’eau est en acier cannelé. Un couvercle sur le canon permet d’y glisser de la neige pour le refroidir. Le dit canon doit être changé tous les 10000 coups.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

En effet si sa production à cessé en 1943 au profit d’armes plus modernes, la production de ses remplaçantes n’à pas suffit pour remplacer totalement la modèle 1910. Si les finlandais se sont emparés de quelques armes lors de la guerre d’Hiver, les allemands aussi ont capturé des armes durant les premières semaines de l’opération BARBAROSSA.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

La Roumanie à récupéré des armes de ce type à la fin du premier conflit mondial puis durant les opérations suivant ce conflit. Cette arme rechambrée au calibre 7.92mm fût utilisée aux côtés de la Schwarzlose jusqu’au début des années trente quand elle fût retirée du service actif et stockée en attendant une éventuelle réutilisation. Les armes encore en état furent réutilisées au moment de la mobilisation en attendant la disponibilité de mitrailleuses modernes comme les ZB-53. Peu d’armes de ce type ont survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.62mm (7.62x54mmR) Poids de la mitrailleuse seule et sans muntions 23.8kg Poids de la mitrailleuse et de l’affût mais sans munitions 69kg Longueur totale 1107mm Longueur du canon 721mm Cadence de tir : 550 coups par minute Alimentation : bandes souples de 250 cartouches

sMG-08

mitrailleuse MG-08

Appelée également Spandau (du nom du quartier de Berlin où l’arme était produite), cette mitrailleuse était la cousine germanique de la Vickers modèle 1912, ces deux armes devant beaucoup aux premières armes produites par Hiram Maxim.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou sMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trépied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land. Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette solide et robuste mitrailleuse fût utilisée par l’Autriche-Hongrie, le Brésil, la Belgique, la Géorgie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Chine, la Finlande, le Mandchoukhouo, l’Empire ottoman (puis la Turquie), la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, la Norvège, la Pologne et la Lettonie.

Les roumains ont utilisé cette mitrailleuse à la fois en acquérant des armes avant 1914 (quand à Berlin on pouvait penser que la Roumanie resterait neutre voir basculerait dans le camp des Empires centraux) mais aussi sur le champ de bataille notamment à la fin de la guerre où la retraite des armées ennemies permettait parfois aux soldats roumains de récupérer des armes qui étaient soit envoyées à l’arrière ou réutilisées sur l’instant dans le feu de l’action.

Contrairement aux Schwartzlose il semble que ces mitrailleuses n’ont pas connu une grande carrière une fois le premier conflit mondial terminé. Quelques armes ont connu une brève utilisation durant le second conflit mondial mais cela restera secondaire.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (cartouche 7.92x54mm) Poids 62kg en ordre de combat (37.650kg pour l’affût-traineau) Longueur 1170mm Longueur du canon 710mm Portée maximale 3500m (2000m en pratique) Cadence de tir : 300 à 450 coups Alimentation : bandes souples de 250 cartouches

Ckm wz. 30

Parmi les mitrailleuses utilisées par les forces armées roumaines figure la Ckm wz.30 (ciężki karabin maszynowy wz. 30) en français mitrailleuse lourde modèle 1930), une copie «pirate» de la mitrailleuse américaine Browning M1917A1.

Par rapport à la base américaine sa copie polonaise disposait d’un calibre plus important, d’un tube plus long et de différents équipements de visée. A partir de 1931 elle devient la mitrailleuse standard de l’armée polonaise.

Cette mitrailleuse est issue d’un long processus pour permettre à l’armée polonaise de disposer d’une mitrailleuse standard et mettre fin au cauchemar logistique provoqué par la présence de nombreux modèles de mitrailleuses venant de France, de Russie, d’Autriche-Hongrie et même d’Allemagne.

Dans un premier temps on décida d’adapter la mitrailleuse française Hotchkiss modèle 1914 qui avait donné toute satisfaction dans la guerre polono-russe dans un calibre polonais en l’occurrence le 7.92mm qui remplaçait la cartouche de 8mm à bourrelet. Elle devient la mitrailleuse Ckm wz.25 Hotchkiss. 1250 exemplaires sont commandées en France en 1924 et 1925 mais le projet de la produire sous licence est abandonné suite à des performances décevantes.

Un nouveau concours est lancé en 1927. Quatre compagnies proposent leurs modèles : Colt avec son modèle 1928 (version export de la Browning M1917A1), la Schwarzlose-Janeček wz.25 (version produite en Tchécoslovaquie de la Schwarzlose M.7/12), une version calibre 7.92mm de la Vickers modèle 1912 et enfin une version améliorée de la Hotchkiss modèle 1925.

Tous les tests initiaux sont remportés par Browning et même chose en 1928. Le gouvernement polonais choisit d’acquérir la licence de production mais le prix demandé est très élevé (450000 $ soit l’équivalent aujourd’hui de 45 millions de dollars) et de plus Colt réclame une commande initiale dans ses usines de 3000 pièces qui ajoute un coût supplémentaire.

Il était clair que jamais Colt ou son représentant européen Vickers-Armstrong n’avait l’intention de laisser les polonais produire leur mitrailleuse dans leurs usines. Pour ne rien arranger les documents destinés à la production sous licence du fusil mitrailleur BAR avaient été tronqués et incorrects ce qui avait entrainé de sérieux retards. Réponse du berger à la bergère, le gouvernement polonaise décida de réaliser une copie pirate de la mitrailleuse Browning.

En mars 1931 les 200 premiers modèles sont envoyés dans les unités pour différents tests opérationnels. Ces tests sont positifs et la production peut être lancée à la fin de l’année.

Par rapport à la mitrailleuse d’origine la mitrailleuse polonaise disposait d’un calibre différent, d’équipements de visée différents, des poignées de transport agrandies, un canon plus long, un système de changement du canon plus simple, l’affût était différent et pouvait être adapté au tir antiaérien, un suppresseur de flamme avait également été installé.

Les polonais mirent au point trois types d’affûts, le premier le wz.30 d’un poids de 29.3kg était destiné à l’infanterie et qui allait donner naissance au wz.34 amélioré, le troisième étant le wz.36, un modèle allégé (17kg) et destiné à la cavalerie.

Différentes modifications furent réalisées suite aux leçons tirées par les premières utilisateurs. Il s’agissait le plus souvent de modifications pratiques destinées à faciliter l’usage de la mitrailleuse.

La version améliorée baptisée ckm wz.30a servit également de base à la ckm wz.30/39T, un modèle export destiné à la Turquie et d’un calibre différent (7.65x53mm).

Entre 1931 et 1939 la Fabrique de Fusils (Fabryka Karabinow) de Varsovie produisit 8401 mitrailleuses pour l’armée polonaise et prêt de 1700 pour l’export en Roumanie, en Bulgarie, en Estonie, en Yougoslavie et Argentine mais le plus souvent en petit nombre uniquement pour des tests qui ne débouchèrent que rarement sur des commandes fermes.

Au final cette arme à été utilisée par l’Allemagne, la Roumanie, l’Espagne (républicains et nationalistes) et la Turquie.

La Roumanie à récupéré ses armes en 1939 suite à l’internement de soldats polonais fuyant l’attaque soviétique. Ces mitrailleuses ont un temps cohabité avec la ZB-53 tchèque mais très vite ont été relégué aux unités de seconde ligne voir à l’entrainement. Très peu ont survécu au second conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre :7.92mm (7.92x57mm) Poids en ordre de combat 65kg Poids mitrailleuse seule 13.6kg Longueur 1200mm Longueur du canon 720mm Portée maximale 2000m (pratique 900m) Cadence de tir 600 coups par minute Alimentation : ceintures de 330 cartouches

ZB-53

La Zvrojovka Brno ZB-53 était une mitrailleuse de conception et de fabrication tchécoslovaque mise au point à la fin des années trente et mise en service en 1937 sous la désignation de TK vz.37 avant de connaître le succès à l’export puis d’être produire sous licence en Grande-Bretagne par la firme BESA.

Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie, l’Allemagne en manque d’armes automatiques récupéra ces mitrailleuses devenues des MG 37(t) avant de poursuivre la production moins pour elle que pour ses alliés.

Cette arme à été mise au point pour remplacer les Schwarzlose héritées de l’empire austro-hongroise et se basa sur un modèle précédent, la vz.35. Fonctionnant par emprunt de gaz, alimentée par bandes et refroidie par air la ZB-53 va être utilisée par l’infanterie comme arme d’appui, par les unités de char comme arme coaxiale et sur les fortifications.

Comme toutes les armes tchécoslovaques, la ZB-53 à connu un succès à l’export en état exportée en Roumanie, en Yougoslavie, en Argentine, en Afghanistan, en Iran et en Chine. Après guerre d’autres pays comme Cuba, le Chili et le Venezuela ont récupéré des armes de ce type.

La Roumanie s’intéresse très tôt à l’arme mais peine à obtenir les livraisons en raison de la mainmise des allemands sur les usines tchécoslovaques. Finalement en septembre 1943 une première commande de 5500 exemplaires est passée.

Cette commande est honorée en mars 1945. Entre-temps une nouvelle commande de 7500 mitrailleuses d’un modèle amélioré est passée en septembre 1944, les armes étant livrées entre juin 1945 et juin 1947. Une troisième commande est envisagée mais finalement n’aboutit pas avant le début du conflit.

En septembre 1948 l’armée roumaine dispose de 12850 pièces de ce type, 150 d’entre-elles ayant été réformées en raison de l’usure ou de problèmes techniques divers concernant aussi bien leur fabrication que leur utilisation.

Ces mitrailleuses furent utilisées par l’infanterie comme arme d’appui sur bipied et trépied, comme arme coaxiale sur certains chars (ces mitrailleuses ne sont pas intégrées dans le nombre cité plus haut) et sur les positions fortifiées. Certaines mitrailleuses furent installées sur des bâtiments officiels pour une DCA rapprochée dont on peu doûter de l’efficacité.

Une dernière commande de 4500 armes est passée en juin 1949 mais seulement 3000 armes vont être livrées avant le basculement roumain de septembre 1953. Cela très important s’explique par des problèmes de fabrication dans l’usine ZB mais aussi par le régulier détournement d’armes par les allemands en dépit des protestations roumaines.

Au total la Roumanie à utilisé 16000 exemplaires de cette mitrailleuse solide et efficace. Les unités roumaines combattant aux côtés des soviétiques utilisèrent davantage des mitrailleuses soviétiques comme la vénérable Maxim modèle 1910 ou encore la SG-43.

Des ZB-53 ont été conservés en réserve en cas de besoin mais un calibre incompatible rendait son utilisation problématique. Il semble que quelques armes ont été transformées en 7.62mm mais ce n’est pas certain. En 1985 les dernières armées encore en stock sont détruites sauf quelques pièces neutralisées et envoyées dans différents musées.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (7.92x57mm Mauser) Poids à vide 21kg pour la mitrailleuse Poids total en ordre de combat 37kg Longueur 1096mm Longueur du canon 733mm Portée maximale 4000m (2500m effectif) Cadence de tir 700 à 800 coups (500 à 600 coups en pratique) Alimentation : bandes de 100 ou 200 coups

SG-43 Goryunov

La mitrailleuse Maxim modèle 1910 était une arme efficace, solide, incrévable mais elle n’est pas éternelle. Son remplacement devient nécessaire et le processus est lancé au cours des années trente.

La Stankovyy pulemet sistemi Goryunova (mitrailleuse moyenne conçue par Goryunov) est mise en service au milieu des années quarante. Cette arme va reprendre l’affût à roues et à bouclier de la Maxim mais l’arme est naturellement différente et plus moderne.

Elle à été conçue pour pouvoir être produite en grand nombre. Son canon lourd est facile à changer et peut tenir pendant des tirs prolongés. Le tube est chromé ce qui à deux avantages : limiter l’usure et réduire les besoins en entretien. La SG-43 se distingue aussi par le choix du mode refroidissement, l’air remplaçant l’eau.

Outre l’affût à roues, la SG-43 peut utiliser un trépied de conception plus classique et encore plus stable que l’affût à roues. Au cours du conflit une version améliorée du trépied permettra à la mitrailleuse d’être utilisée comme arme antiaérienne.

L’arme est testée intensivement en 1943 avec d’abord des tests officiels puis des essais en corps de troupes dans différents régiments avec douze armes de pré-série. Les essais sont concluants et l’arme est adoptée en novembre 1943.

La production commence presque aussitôt mais suite à un changement de priorité, toutes les Maxim modèle 1910 n’ont pas été remplacées en juin 1950 quand l’Allemagne et ses alliés attaquent. Globalement néanmoins les unités de première ligne ont perdu leurs vieilles Maxim pour de rutilantes SG-43.

Au cours du conflit une version modernisée est mise en production et donc en service. Baptisée SGM, elle se distingue par un canon plus lourd, plus simple à fabriqué et à changer, un mode d’alimentation permettant d’engager des bandes souples de 500 cartouches contre 200 pour la SG-43. La SGM va être aussi dévellopée en une version spécialisée adaptée à l’usage à bord des véhicules blindés et des chars, version baptisée SGMT (T = Tankovy).

Durant le second conflit mondial l’arme à été utilisée par l’URSS, par l’Allemagne, la Finlande, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. La deuxième guerre mondiale terminée, l’arme est massivement livrée aux pays du bloc communiste comme la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie en attendant la Yougoslavie.

Si la production cesse en URSS en 1961, elle va se poursuivre jusqu’à la fin des années soixante en Tchécoslovaquie et en Pologne, la Chine produisant l’arme sous licence jusqu’à la fin des années soixante-dix.

Le chiffre exact des SG-43/SGM produit est inconnu mais l’ordre est admis de plusieurs centaines de milliers d’armes. La carrière de la SG-43 s’achève en Russie à la fin des années soixante quand elle est remplacée par une nouvelle mitrailleuse, la PK plus proche de la mitrailleuse polyvalente allemande de la seconde guerre mondiale qu’une mitrailleuse moyenne «classique».

Cette arme à aussi été utilisée par d’autres états pas forcément communistes au sens strict. Ces pays ont soit utilisé cette arme lors des combats de la décolonisation ou ont reçu cette arme dans l’espoir qu’ils adhèrent à l’idéologie en vogue à Moscou.

On trouve ainsi dans cette catégorie l’Afghanistan, le Burundi, la république centrafricaine, Cuba, Chypre, le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa (armes chinoises), l’Egypte, l’Indonésie, l’Irak, la Libye, le Mali, la Mongolie, la Somalie, la Syrie, la Tanzanie, le Yemen et le Zimbawe.

La Roumanie à donc utilisé cette arme à la fois en capturant des armes sur le front russe et immédiatement retournées contre leurs anciens propriétaires mais aussi après le basculement de septembre 1953 quand les soviétiques décident d’engager des unités roumaines rééquipées à la russe à leurs côtés pour des raisons logistique. Sa carrière va s’achever au début des années soixante-dix quand elle est remplacée par la mitrailleuse PK.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.62mm (7.62x54mmR) Poids de la mitrailleuse vide : 13.5kg Poids de la mitrailleuse et de son affût sans munition 36.6kg Longueur 1120mm Longueur du canon 719mm Cadence de tir : 500 à 650 coups par minute Portée maximale 1100m (effective) 1500m (maximale) Fonctionnement : emprunt de gaz Alimentation : bandes souples de 200 cartouches

Hotchkiss modèle 1929

Cette mitrailleuse lourde à été mise au point dans les années vingt comme arme antiaérienne et antichar en s’inspirant des fusils antichars allemands Mauser, la Browning M2 américaine ayant la même filiation.

L’armée de terre française refusa cette arme pour l’infanterie en raison d’une cartouche trop lourde qui risquait de blesser les troupes en retombant au sol. Elle l’adopta néanmoins comme arme antichar sur la ligne Maginot notamment dans les casemates du Rhin mais également sur certains véhicules blindés légers notamment l’AMR-35.

Cette arme va aussi être utilisée par la marine française comme mitrailleuse antiaérienne même si très vite elle à été remplacée par des canons de 25 et de 37mm.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur.

Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Cette arme va connaître également le succès à l’export. La société italienne Societa Italiana Ernesto Breda achète la licence pour la fabriquer au délà des Alpes sous la désignation de Breda Mod.31.

Elle fût utilisée essentiellement comme mitrailleuse antiaérienne à bord des navires de la Regia Marina mais aussi à bord des trains blindés. Des armes de ce type ont parfois armé des autos blindées et des véhicules légers.

En décembre 1935 la marine espagnole achète cette mitrailleuse et va l’utiliser depuis ses destroyers et ses croiseurs durant la guerre d’Espagne. Ces armes ont été réutilisés par les nationalistes espagnols puis une fois le pouvoir de Franco affermit des armes supplémentaires et des munitions ont été fournies au régime franquiste pour acheter sa complicité et éviter qu’il ne rentre en guerre aux côtés des allemands.

Cette arme va également être utilisée par la Belgique, le Brésil, l’Allemagne (mitrailleuses capturées en 1949), la Grèce, le Japon, la Pologne, la Chine nationaliste, la Yougoslavie et donc la Roumanie.

Cette dernière reçoit 200 mitrailleuses avant la guerre de Pologne puis 450 nouvelles armes durant la Pax Armada. Ces 650 armes vont être essentiellement utilisées pour la défense contre-avions à basse altitude mais aussi comme mitrailleuse lourde, sa cartouche de 13.2mm étant très efficace contre l’infanterie à découvert voir les blindés légers.

En avril 1954 quand le conflit se termine il reste officiellement 77 exemplaires en service dans l’armée roumaine mais la majorité de ces exemplaires sont en très mauvais état et rapidement envoyées à la ferraille.

Caractéristiques techniques

Calibre : 13.2mm Longueur du canon 1.67m Poids (non chargé) 37.5kg Portée : 2500m en tir horizontal 1600m en tir vertical Cadence de tir 450 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 coups pour le modèle 1929, alimentation par bandes de 150 coups pour les mitrailleuses sur véhicule blindé

Mitteleuropa Balkans (93) Roumanie (23)

Armes de l’infanterie (3) : fusils

Fusil Mannlicher modèle 1888

Le Mannlicher modèle 1888 est un fusil à répétition développé pour l’armée austro-hongroise. Il à donc été utilisé par l’armée de la Double-monarchie, les pays lui ayant succédé et l’Italie qui récupéra une grande quantité d’armes soit au cours du conflit soit au titre des réparations de guerre.

La production à dépassé le million d’exemplaires, les fusils ayant été également utilisé par l’Equateur, la Bulgarie, la Chine, le Chili, l’Ethiopie, la Grèce (fusils bulgares capturés), la Perse, les Philippines, la Roumanie, la Russie, la Thaïlande, l’Espagne et même la Grande-Bretagne.

Côté italien ces fusils ont servit jusqu’au début des années quarante au sein notamment d’unités de seconde ligne, des unités de milice voir dans certaines régions de l’empire colonial italien ce qui explique que des fusils de ce type ont été capturés par les britanniques.

La Roumanie à utilisé ce fusil durant le premier conflit mondial aux côtés du modèle 1895 qui était son évolution. Il à été peu à peu remplacé après guerre par des armes plus modernes.

Remisé dans les dépôts au milieu des années trente il à repris du service à la mobilisation de septembre 1948 pour permettre l’entrainement des nouvelles unités avant que des fusils plus modernes ne prenne le relais. A la fin du second conflit mondial, les quelques exemplaires encore disponibles ont fini à la ferraille.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 8mm (cartouche 8x52mmR) Poids : 4.41kg Longueur : 1280mm Longueur du canon 765mm Alimentation : cinq cartouches dans un clip placé à l’intérieur du corps du fusil

Fusil Mannlicher modèle 1895

Le Mannlicher modèle 1895 est comme nous le savons une évolution du modèle 1888. Ce fusil à répétition est donc devenu l’arme standard de l’armée austro-hongroise et par voie de conséquence des pays lui ayant succédé. Cette arme à également été utilisée par l’Italie (armes capturées durant le premier conflit mondial, armes cédées au titre des réparations de guerre) et par d’autres pays qu’ils soient européens ou non. La production totale est estimée à 3.7 millions d’exemplaires !

Outre la version standard, une version courte à été mise sur pied pour les chasseurs et autres unités d’élite ayant besoin d’une arme moins encombrante. On trouvait également un fusil destiné aux tireurs de précision.

Après guerre, certains fusils furent transformés pour tirer une cartouche plus puissante en l’occurence le 8x56mm. Les armes transformées ont été essentiellement utilisées par l’Autriche et la Bulgarie alors que la Yougoslavie à transformé certains de ces modèles 1895 en fusil tirant la cartouche 7.92x57mm, certains fusils étant vendus à la Grèce et donc capturés par les allemands au cours du second conflit mondial.

Pour résumer ce fusil à été utilisé par l’Autriche-Hongrie, l’Italie, l’Albanie, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, l’Ethiopie (ex-armes italiennes), l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Turquie, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Espagne (républicains durant la guerre d’Espagne),la Roumanie, la Russie, la Yougoslavie et la Somalie (ex-fusils italiens).

Les roumains ont utilisé ce fusil en complément avec le modèle 1888. C’est ainsi que c’est avec des fusils d’origine austro-hongroise que l’Armata Regala Romana à combattu les armées austro-hongroises !

Peu à peu remplacé par le fusil ZB modèle 1924 d’origine tchécoslovaque, le modèle 1895 à pu reprendre ici et là du service mais très temporairement le temps que des fusils plus modernes ne prennent le relais. Quelques dizaines d’exemplaires existaient encore au printemps 1954 mais à part quelques exemplaires sauvés par des amateurs de souvenir ou des collectionneurs, la plupart ont finit à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 8mm (8x50mmR Mannlicher) Poids : 3.78kg Longueur totale 1272mm Longueur du canon 765mm Portée maximale : inconnue Cadence de tir 20/25 coups par minute Alimentation : clip de cinq cartouches interne au corps de l’arme

Karabiner 98K

Durant le premier conflit mondial le fusil standard de l’armée impériale allemande était le Gewehr modèle 1898. Ce fusil est conservé par la Reichswehr, l’armée de 100000 hommes imposée par le traité de Versailles signé le 28 juin 1919.

A partir de 1935 il commence à être remplacé par une version raccourcie et modernisée baptisée Karabiner 98K qui succède à des modèles plus anciens baptisés Karabiner 98a et b.

Es-ce la fin de la carrière du modèle 1898 ? Oui et non puisque le remplacement dans les unités de première ligne va prendre du temps et quand la mobilisation sera entamée en 1948 des unités de création récente recevront des Gewehr modèle 1898 en attendant des armes plus modernes.

Encore que c’est même plus compliqué puisque la variante tir de précision était toujours en service en septembre 1948 car très appréciée par les tirs de précision allemands.

La Karabiner 98K sera l’ultime déclinaison du Mauser modèle 1898. Cette arme qui sera exportée dans différents pays avec un calibre adapté aux désidératas des clients qu’il s’agisse de la Turquie, de la Chine, de la Belgique, de la Tchécoslovaquie, Espagne, Suède, Serbie, Chili ou du Mexique sera toujours en service en septembre 1948.

Arme clairement inférieure au MAS-40 et au MAS-44 elle sera partiellement remplacée au cours du second conflit mondial par des armes plus modernes. Outre la version standard, une version tireur d’élite et pour parachutiste fût également produite.

La production ne cessa qu’en 1953 suite à la destruction de l’usine par un bombardement aérien mais dès 1950 un modèle de guerre dit Kriegsmodell avait remplacé le modèle d’origine, le «modèle de guerre» étant simplifié en supprimant tout ce qui était accessoire et en utilisant des matériaux de moindre qualité ce qui en faisait des armes inférieures.

Outre l’Allemagne, cette arme à été utilisée par la Bulgarie, le Portugal, la Chine, le Japon, la Suède, l’URSS (armes capturées dont certaines allaient se retrouver aux mains des guérilleros vietnamiens et yougoslaves), l’Autriche, la Bolivie, la Croatie, la Tchécoslovaquie, le Danemark, l’Egypte (armes tchèques), la Finlande, l’Irak, l’Italie,le Luxembourg, le Mandchoukouo, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Roumanie, le Salvador, la Serbie, la Slovaquie, la Turquie.

Cette arme à été utilisée par la Roumanie durant le second conflit mondial notamment sur le front russe. Même après le basculement dans le camp soviétique cette arme est restée en service.

Quand la Roumanie est devenue une démocratie populaire, la «Karabine 98K» est retirée du service et remplacée par des fusils plus modernes et plus compatibles avec l’idéologie des nouveaux maitres de Bucarest.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (7.92x57mm) Poids 3.7kg à vide et 4.1kg chargé Longueur hors tout 1110mm longueur du canon 600mm Portée maximale théorique 4700m Portée maximale effective 500m (1000m avec une optique de précision) Cadence de tir : nc Alimentation : clip de cinq cartouches

Fusil ZB vz. 1924

Le fusil ZB vzor.1924 est comme son nom l’indique un fusil conçu et produit en Tchécoslovaquie à partir de 1928 et ce jusqu’en 1944 soit cinq ans après le démantèlement du pays.

Ce fusil n’est pas né de rien car il à eu pour base de travail le Gewehr modèle 1898 ce qui en fait un cousin de la Karabiner 98K.

Succédant au vz.98/22 (qui lui était un dérivé direct du Gewehr mod.1898), il est choisit pour devenir le fusil standard de l’armée roumaine en remplacement des Mannlicher modèle 1888 et 1895.

De 1924 à 1938 la Tchécoslovaquie à produit 775600 fusils de ce type qui sont entrés en service à partir de 1926. La production se poursuit alors pour la Slovaquie, un état en théorie indépendant mais en réalité véritable protectorat allemand. Le nombre d’exemplaires produits est incertain mais on l’estime à un peu moins de 15000 exemplaires jusqu’en 1944.

Le modèle initial tirait la cartouche 7.92x57mm Mauser mais les variantes exportation ont été adaptées aux besoins des clients, le vz.24 tirant également la cartouche 7x57mm mais aussi la cartouche 7.65x53mm.

L’Amérique du Sud à été un marché phare pour le fusil tchécoslovaque puisqu’il fût exporté en Bolivie (101000 exemplaires dont une partie allait être utilisée par les paraguayens qui capturèrent certains exemplaires durant la guerre du Chaco [1932-35]), en Colombie (10000 exemplaires), au Venezuela (nombre inconnu), au Brésil (15000 exemplaires), au Pérou (5000 exemplaires), en Equateur (30000 exemplaires) et en Uruguay (6000 exemplaires). Le fusil à aussi été exporté en Amérique Centrale (4000 au Guatemala, 1000 au Nicaragua, 300 au Salvador).

Ce fusil à aussi été exporté en Europe comme en Lituanie, en Yougoslavie, en Lettonie (15000 exemplaires troqués contre des Lee-Enfields de seconde main, fusil anciennement britanniques qui remis en état furent réexportés en Irak) et en Espagne (40000 exemplaires achetés par l’URSS et livrés aux républicains).

Le grand client à l’export fût la Chine qui acheta pas moins de 195000 exemplaires du vz.24 qui furent utilisés durant la deuxième guerre sino-japonaise. Ces armes furent pour beaucoup d’entre-elles capturées par les japonais qui les réutilisèrent pour eux mais surtout pour les unités chinoises pro-japonaises. Ces fusils furent également utilisés durant les phases finales de la guerre civile.

Le vz.24 à aussi été exporté en Iran avec 30000 exemplaires commandés en 1929 et prélevés sur les stocks de l’armée tchécoslovaque. 240000 exemplaires ont été commandés en 1930 dans une variante modifié suivit 30000 exemplaires en version raccourcie. Tous les exemplaires n’ont pas été livrés avant la disparition de la république de Tchécoslovaquie. Des exemplaires ont été produits sous licence en Iran.

Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie les allemands réutilisèrent toutes les armes qu’ils purent récupérer. Le vz.24 devenu le Gewehr 24(t) n’échappa pas à la règle même si il fût surtout utilisé par les unités de seconde ligne et non les unités de combat.

Naturellement si je parle de ce fusil c’est qu’il à été utilisé par la Roumanie qui décide de faire du ZB vzor 24 le fusil standard de son armée. Les premières commandes sont passées après la disparition de la Tchécoslovaquie en 1938 et la production va se poursuivre comme nous l’avons vu jusqu’en 1944.

A cette date 445640 exemplaires ont été produits avant que la Roumanie décide de poursuivre la production sous licence en Roumanie dans une variante modifiée et améliorée. Produit de 1945 à 1953 il à porté la production totale à 720560 exemplaires.

Ces fusils furent utilisés par l’infanterie comme fusil standard mais aussi comme arme de précision même si les snipers roumains préféraient le Mosin-Nagant modèle 1891/30 pour cette mission.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (7.92x57mm Mauser) 7x57mm 7.65x53mm Poids 4.2kg Longueur hors tout 1100mm longueur du canon 590mm Portée maximale : 2000m (théorique) Cadence de tir : nc Alimentation : clip de cinq cartouches

Miscellanées

Fusil Mosin-Nagant modèle 1891/30

-La Roumanie à également utilisé des Mosin-Nagant modèle 1891/30 en petit nombre comme fusil de précision avec une optique de conception allemande. Le nombre exact de fusil est inconnu.

Soldats soviétiques armés de fusils SVT-40

-Des SVT-40 ont également été capturés mais on ignore si ils ont réutilisés sur la durée. On à bien des témoignages mais qui ne confirment que l’utilisation dans le feu de l’action.

Mitteleuropa Balkans (92) Roumanie (22)

Armes de l’infanterie (2) : pistolets mitrailleurs

ZK-383

Le pistolet mitrailleur est apparu à la fin du premier conflit mondial. Il s’agissait à l’époque de résoudre le problème du combat dans les tranchées ou plus que la précision c’était la puissance de feu qui comptait.

Si ce terrifiant conflit se termine avant la mise en service massive de ce que les anglo-saxons appellent une submachine gun en revanche ce concept est largement dévellopé durant l’entre-deux-guerre, rares étant les armées à snober le pistolet mitrailleur.

Certains pays vont cependant mettre du temps à l’adopter à la fois par crainte de ne pouvoir fournir suffisamment de munitions ou par une volonté de perfectionnisme qui pouvait confiner à l’absurde (NdA je ne vais citer aucun pays pour éviter de froisser les fiertés nationales).

Cette arme était souvent utilisée par les sous-officiers et les servants d’armes lourdes mais très vite au combat, nombre de soldats notamment en combat urbain n’hésitaient pas à abandonner leur lourd et encombrant fusil pour un pistolet mitrailleur nettement plus maniable.

Sous l’empire austro-hongrois, la firme Skoda était rénomée pour la qualité de ses armes notamment dans le domaine de l’artillerie.

Cette réputation se poursuivit sous l’égide de la République Tchécoslovaque qui continua à faire confiance à ce fabriquant tout en laisser se développer d’autres manufacturiers comme la Československá zbrojovka akc.spol, installée à Brno. Cette dernière proposa un pistolet mitrailleur à l’armée tchécoslovaque qui l’accepta.

Arme de facture classique la ZK-383 elle se distinguait par la présence d’un bipied en vue d’une utilisation comme mitrailleuse légère ! Ai-je besoin de préciser que cet usage n’aurait été guère concluant au combat…….. .

Outre l’armée tchécoslovaque, cette arme à été utilisée par l’Allemagne (reprise de la production après la disparition de la Tchécoslovaquie), la Bulgarie, la Bolivie, le Brésil, la Roumanie, la Slovaquie, le Venezuela mais aussi différents groupes de partisans et de maquisards qui réutilisaient toutes les armes capturées.

La production totale est estimée à 57000 armes et selon la plupart des sources l’armée roumaine en à utilisé environ 8000. Cette arme à donc d’abord été utilisée par les servants d’armes lourdes, les sous-officiers voir les officiers mais au combat certains fantassins (unités d’assaut, éclaireurs, infanterie portée) n’hésitèrent pas à l’employer surtout quand ils avaient besoin davantage de puissance de feu que de portée et de précision.

Quelques armes ont survécu au second conflit mondial et ont fini par être stockées dans les dépôts de l’armée roumaine. Lors d’un inventaire réalisé en 1990 après la chute du régime communiste on à retrouvé 124 ZK-383 dont certains encore en parfait état de marche ! Si certaines armes ont été envoyés à la ferraille, certaines ont été neutralisées pour être exposées dans des musées en Roumanie ou à l’étranger.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 9mm (9x19mm Parabellum) Poids 4.83kg Longueur 875mm Longueur du tube : 325mm Portée maximale théorique 250m (70m en pratique) Cadence de tir 500 à 700 coups/minute (120 coups en pratique) Alimentation : chargeurs de trente ou quarante cartouches

Beretta modèle 1938

Appelé également MAB 38 (Moschetto Automatico Beretta Modello 1938), le Beretta modèle 1938 est un élégant pistolet mitrailleur mis en service comme son nom l’indique en 1938 au sein des forces armées italiennes. L’arme fût très appréciée tant de ses utilisateurs que de ses ennemis qui n’hésitèrent pas à retourner les modello 1938 contre leurs anciens propriétaires.

Après une première variante appelée modèle 1938, des variantes simplifiées furent produites comme le modèle 1938/42 mis en service comme son nom l’indique en 1942 et le modèle 1938/49 mis en service au printemps 1949.

Cette arme fût distribuée en priorité aux Paracadutisti, aux Alpini et aux bersagliers des divisioni corazzate où ils servaient comme infanterie portée. Le bataillon «San Marco» fût également équipé tout comme certaines unités de Chemises Noires ou mêmes certaines unités d’infanterie de ligne.

En dépit d’une production importante, les usines Beretta furent dans l’incapacité de produire suffisamment d’armes pour les forces armées italiennes.

Voilà pourquoi des projets d’armes beaucoup plus simples furent lancés, projets aboutissant après le basculement italien dans le camp allié au profit du Nouvel Etat Fasciste. Quand au Beretta modèle 1938/49, la production se poursuivit pour les forces allemandes déployées en Italie qui recevaient de moins en moins d’armes d’Allemagne.

A la fin du conflit la production de cette arme fût brièvement interrompue mais reprit dès le printemps 1955 pour équiper la nouvelle armée italienne qui préférait le MAB 38 à des pistolets mitrailleurs qui pour les plus esthètes ressemblaient davantage à des outils de garagiste qu’à de véritables armes.

Outre l’Italie, le MAB 38 à été utilisé par l’Albanie,l’Argentine, le Costa Rica, la République Dominicaine, le Japon (petit nombre pour tests), l’Ethiopie, l’Allemagne, le Maroc (surplus italiens dans les années soixante), Roumanie, Yougoslavie, Yemen et Syrie, ces deux états utilisants des armes de troisième main puisqu’il s’agissait d’armes italiennes capturées par les yougoslaves et livrées à des guerilla via d’obscurs intermédiaires.

La Roumanie à reçu 5000 exemplaires de cette arme généralement utilisée par les sous-officiers et les servants d’armes lourdes même si comme toujours en temps de guerre certains fantassins abandonnaient leurs fusils standards pour des armes plus compactes quand la situation l’exigeait comme lors du combat urbain. Cette arme n’à pas été conservée dans la nouvelle armée communiste en raison du manque de pièces détachées et d’un calibre peu utilisé par les soviétiques.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 9mm (9x19mm Parabellum) Poids à vide : 4.2kg (3.25kg pour le modèle 1938/42 et 3.25kg pour le modèle 1938/49) 5kg chargé Longueur 946mm (modèle 1938) 800mm (modèle 1938/42) 798mm (modèle 1938/49) Longueur du tube : 315mm modèle 1938, 213mm pour le modèle 1938/42, 210mm pour le modèle 1938/49 Portée maximale effective 200m Cadence de tir 600 coups/minute Alimentation : chargeurs de dix, vingt, trente ou quarante coups

MP-40

MP-40

Jusqu’à une période relativement récente les armes à feu étaient produites en masse mais tout en respectant un cahier des charges imposant l’utilisation de matériaux de première ordre et une faible tolérance. Cela donnait des armes parfaitement construites, très robustes mais avec pour inconvénient d’en renchérir sérieusement le coût.

Déjà durant le premier conflit mondial on assista à l’utilisation de techniques de fabrication favorisant la simplicité et la rapidité au détriment de la finition ce qui donnait des armes dont l’esthétisme n’était pas la qualité première. Cela avait tendance à faire sursauter d’horreur les amoureux des belles armes même si cela virait parfois à un snobisme de mauvais aloi.

Le MP-40 faisait partie de cette catégorie d’arme, une arme utilisant la tole et l’emboutissage ce qui permettait de produire rapidement une arme solide, robuste et mine de rien pas si moche que cela.

Comme tous les pistolets mitrailleurs de l’époque, cette arme à été initialement conçue pour être utilisée par les sous-officiers, les servants d’armes lourdes ainsi que les équipages de blindés. Très vite les fantassins vont l’utiliser en combat rapproché et dans le combat urbain. L’évolution du MP-40 au sein de l’armée roumaine est assez similaire.

Cette arme fût utilisée également par la Chine, la Croatie, Chypre, la Tchécoslovaquie (après guerre), la France (armes capturées), la Grèce, le Guatemala (ex-Tchécoslovaquie), la Hongrie, l’Indonésie, le Japon, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, l’URSS, l’Espagne (copie pirate et quelques exemplaires fournis par l’Allemagne), le Vietnam, la Corée, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis (armes capturées).

Caracteristiques Techniques

Calibre : 9mm (9x19mm Parabellum) Poids à vide : 3.97kg Longueur 833mm (crosse repliée 630mm) Longueur du tube : 251mm Portée maximale effective 200m Cadence de tir 500 à 550 coups/minute Alimentation : chargeurs de trente-deux ou de soixante-quatre cartouches

TZ-45

Le pistolet mitrailleur TZ-45 est apparu dès 1945 mais sa production n’à été lancée en masse qu’à partir de 1950 quand il devint évident que Beretta ne pourrait fournir suffisamment de MAB modèle 1938.

A la différence du Beretta modèle 1938 c’était une arme de conception simple conçue pour être produite rapidement dans des ateliers pas forcément bien outillés et par un personnel à la formation sommaire. En somme tout le contrainre des armes Beretta réputées pour la qualité de leur fabrication.

En dépit de ces précautions seulement 8000 exemplaires ont été produits, armes qui vont équiper l’Italie, l’Allemagne, la Yougoslavie, la Hongrie, la Roumanie et après guerre par la Birmanie et la Thaïlande.

La Roumanie à récupéré 2400 armes, des armes essentiellement issues du Corpo Speditionnario Italiano in Russia (CSIR) lors de son rapatriement en 1952. Ces armes étaient pour beaucoup en relatif mauvais état en raison d’une utilisation intensive ce qui explique probablement pourquoi leur utilisation dans l’armée roumaine à été assez limité.

Une poignée d’armes de ce type à survécu au conflit mais pour peu de temps puisqu’elles ont été envoyés à la ferraille ou revendus dans des conditions assez obscures. Pas impossible que des TZ-45 aient fini aux mains de différents groupes armés aux motivations plus ou moins avouables.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 9mm (9x19mm Parabellum 9mm Fiocchi) Poids : 3.2kg Longueur 845mm (crosse déployée) 550mm (crosse repliée) Longueur du tube 230mm Portée maximale effective 150m Cadence de tir 800 coups par minute Alimentation : chargeurs de 40 cartouches

Orita M1951

Durant la période de la Pax Armada la Roumanie chercha à augmenter son autonomie en matière de fourniture d’équipements militaires en développant une industrie nationale de défense avec une certaine réussite même si le rêve d’une armée roumaine équipée à 100% d’armes fabriquées en Roumanie resta du domaine du rêve voir de la chimère.

Parmi les priorités relevées figure un pistolet mitrailleur de conception et de fabrication nationale pour compléter les armes étrangères en service comme le Beretta M1938, le ZK-383 ou encore le MP-40.

Les travaux commencent en 1947 mais ne vont aboutir qu’en 1950. La production est lancée début 1951, les premiers des 6750 exemplaires produits jusqu’en janvier 1954 arrivent à temps pour équiper les unités roumaines engagées dans l’opération FRIEDRICH.

L’Orita M1951 était ce qu’on pourrait appeler une honnête arme sans défauts importants mais sans qualités extraordinaires. En même temps on demande à une arme de fonctionner correctement par tous les temps et non d’avoir des performances sensationnelles.

Comme les autres pistolets mitrailleurs ils ont été utilisés par les servants d’armes lourdes, les cadres (officiers et sous-officiers) mais aussi par l’infanterie notamment l’infanterie portée accompagnant les chars roumains.

Cette armée est restée en service après guerre dans les unités de la Milice Populaire et dans les unités spéciales de la redoutable police secrète roumaine, la tristement célèbre Securitate. Ces armes ont été retirées du service au cours des années soixante-dix. Quelques exemplaires ont fini dans les musées.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 9mm (9x19mm Parabellum) Poids en ordre de combat 4kg Longueur 894mm longueur du canon 278mm Poids Portée maximale 200m (150m pratique) Cadence de tir 600 coups par minute (200 coups en pratique) Alimentation : chargeurs de trente-deux coups.

Mitteleuropa Balkans (91) Roumanie (21)

Armement

Armes de l’infanterie (1) : armes de poing

Revoler Nagant modèle 1895

Revolver Nagant modèle 1895

Le revolver Nagant est l’arme de poing standard de la RKKA en septembre 1939 et même si le pistolet automatique Tokarev TT-33 avait commencé à le remplacer dès les années trente et durant la décennie suivante.

Ce revolver à barillet est une création d’un industriel belge Léon Nagant qui produisit un revolver à emprunt de gaz _système peu courant pour une arme de poing_ pour l’armée tsariste, une arme tirant la cartouche 7.62x38mmR. Les frères Nagant (Léon et Emile) étaient connus à la cour des Romanov pour avoir participé à la mise au point du fusil russe standard , le célèbre Mosin-Nagant modèle 1891.

Outre l’armée, la police russe fût équipée de ce puissant mais encombrant revolver. La production commença d’abord à Liège mais dès 1898, Saint-Petersbourg acheta la licence de production qui continua à l’Arsenal de Tula avec 20000 exemplaires produits par an.

Jusqu’en 1918 le revolver fût produit en deux versions : une version à double action pour les officiers et une à simple action pour les hommes du rang.

La production continua après le changement de régime. La datation des armes est facile puisque les armes produites sous la période soviétique ont une étoile gravée dans la crosse, symbole que ne possèdent pas les armes produites sous les Romanov.

A partir de 1933, le pistolet semi-automatique Tokarev commence à remplacer le vénérable revolver dont la production cesse en 1945 après la sortie de 2 millions d’exemplaires.

Si les Nagant russes utilisaient le 7.62mm, d’autres armes furent produites dans des calibres différents, certains en calibre .32, d’autres en 7.5mm pour la Suède.

L’arme à été utilisée par la Russie et l’URSS, la Suède, la Norvège, la Pologne, la Grèce, l’Afghanistan, la Belgique, le Canada (armes capturées sur des bolchéviques lors de la guerre civile russe), la Géorgie, la Biélorussie, l’Iran, le Japon (armes capturées lors de la guerre russo-japonaise et de l’intervention en Sibérie), le Laos, la Lettonie, la Lituanie, la Mongolie, l’Allemagne (armes capturées durant les deux conflits mondiaux), la Corée, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, le Vietnam, la Yougoslavie.

Cette arme à été acquise par la Roumanie en profitant des surplus d’après guerre mais aussi de l’occupation d’une partie de la Russie ce qui à permis à l’armée roumaine de récupérer de nombreuses armes qui pour beaucoup ont été stockées et souvent réutilisées dans les années trente et les années quarante.

Pour beaucoup il s’agissait d’armes acquises par des officiers roumains préférant le revolver au pistolet automatique ce qui dans certains pays ressemblait à une forme de snobisme.

Caractéristiques Techniques

Calibre 7.62mm (cartouche 7.62x38mmR) Poids à vide 0.8kg Longueur 23.5cm longueur du tube 11.4cm Cadence de tir 14 à 21 coups Portée maximale 46m Alimentation barillet de sept cartouches

Steyr modèle 1912

-Le Steyr modèle 1912 était un pistolet automatique datant du début du XXème siècle est également une arme mise au point et produite initialement pour l’armée austro-hongroise.

Outre les armées de la Double-Monarchie et les pays ayant succédé, le pistolet à été utilisé par l’Allemagne, la Pologne, la Chine, le Chili, la Roumanie.

Cette arme dévellopée à partir de 1911 utilise comme base technique le mécanisme du Roth-Steyr M1907. Comme son nom le suggère il à été adopté par son utilisateur principal en 1912.

Arme solide, elle pouvait fonctionner dans des conditions difficiles et dieu que dans les tranchées les armes souffraient de la pluie, de la boue, du froid…… .

L’armée roumaine à récupéré pas moins de 50000 exemplaires de cette arme produite à plus de 300000 exemplaires ce qui représente une part non négligeable. Pistolet automatique standard de l’armée roumaine durant le premier conflit mondial, cette arme était toujours en service en septembre 1948 bien que des pistolets plus modernes soient arrivés. En revanche cette arme n’à pas été conservée dans la nouvelle armée roumaine communiste

Caractéristiques Techniques

Calibre : 9mm (9mm Steyr et Luger) Poids : 1.2kg Longueur totale 216mm longueur du tube 128mm Portée maximale effectiva 50m Alimentation : chargeur de 8 cartouches

Beretta M-1934

Le Beretta M-1934 était un pistolet semi-automatique compact, arme standard de l’armée de terre italienne. C’est une nouvelle production de la célèbre firme Beretta dont la qualité des produits n’est généralement pas à prouver.

A l’origine de ce pistolet figure un intérêt de l’armée italienne pour le Walter PP, un pistolet allemand. Pour éviter de perdre un gros contrat, la firme Beretta proposa son M-1934, modèle accepté en 1937 par le Regio Esercito Italiano.

Cette arme efficace va être utilisée principalement par le Regio Esercito Italiano mais également par la Regia Marina et la Regia Aeronautica sans oublier les Chemises Noires.

L’arme va aussi être exportée en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en Allemagne et après leur indépendance et/ou leur libération par la Libye, l’Ethiopie, la Somalie et l’Erythrée.

Cette arme va être produite jusqu’en 1992, le total étant de 1.2 million d’exemplaires. La datation est facile puisque les armes produites sous la période fasciste possède leur date de production en chiffres arabe et en chiffres romains.

La Roumanie à reçu plus de 50000 exemplaires (chiffre exact inconnu) qui va peu à peu remplacer le Steyr modèle 1912 sans totalement le supplanter. Si aujourd’hui l’arme de poing peut être employée par tout le monde à l’époque le pistolet automatique n’armait que les officiers et les servants d’armes lourdes. Cette arme à été retirée du service à la fin des années cinquante.

Caractéristiques Techniques

Calibre : .380 ACP (9mm Corto) Poids à vide 660g Longueur 152mm longueur du canon 94mm Alimentation : sept cartouches

FN modèle 1910 et modèle 1910/22

Cette arme (et son évolution) est une autre création de John Browning produite aux Etats-Unis par Colt Firearms et en Europe par la Fabrique Nationale d’armes implantée à Herstal en Belgique.

Rapidement la firme Colt stoppa la production et le pistolet américain fût produit uniquement en Europe. Son mode de fonctionnement est semblable à celui des Walter PPK et Makarov.

Outre la Belgique et l’Allemagne, ce pistolet automatique à été utilisé par la Yougoslavie, les Pays-Bas, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la France, la Finlande, le Danemark, le Japon, le Pérou et le Venezuela ainsi qu’après guerre les Nouveaux Pays Allemands.

Pour l’anecdote ce revolver à été utilisé pour trois assassinats politiques : l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914, le président français Paul Doumer en 1932 et le gouverneur de Louisiane Huey Long en 1935.

La Roumanie à acquis cette arme dans l’immédiat après guerre pour compléter ces Steyr modèle 1912. Ils étaient encore en service en septembre 1948.

Le FN modèle 1910 pèse 590 grammes à vide (700 pour le modèle 1922), mesurant 153mm de long (178mm pour le modèle 1922), disponible principalement en deux calibres : 9x17mm Browning et 7.65x17mm, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 6 à 9 coups selon les modèles et les calibres.