Mitteleuropa Balkans (82) Roumanie (12)

Navires

Croiseur léger NMS Miheai Viteazul

Lors du programme naval de 1937 la Marine Royale Roumaine prévoyait d’acquérir un croiseur léger mais ce navire qui allait être baptisé NMS Amiral Mugescu fût finalement achevé en mouilleur de mines pouvant également être utilisé comme navire de commandement et navire d’escorte lourd.

Finalement en juin 1942 la Roumanie sollicite différents chantiers navals pour un projet de croiseur léger. Ce projet est à la base roumain mais comme les architectes navals de la patrie de Cioran manquent d’expérience dans ce domaine, Bucarest souhaite une assistance étrangère.

C’est l’Allemagne qui l’emporte et envoie aux chantiers navals de Constansa une équipe d’ingénieurs et d’ouvriers spécialisés avec tout un lot de plans pour compléter et améliorer le plan roumain qui allait donner naissance à un croiseur léger semblable aux futurs unités de classe Berlin de la Kriegsmarine.

Semblable mais pas identique, l’unique croiseur léger de l’histoire roumaine étant plus petit, plus léger et moins armé que ses homologues allemands (Berlin, Frankfurt am Main, Dresden, Magdebourg, Emden, Bremen).

Il déplace en effet 7500 tonnes, mesurant 174m de long pour 14m de large et un tirant d’eau de 4.80m, un système propulsif comprenant des turbines à engrenages et des chaudières à vapeur développant 85000ch lui permettant d’atteindre la vitesse de 30 nœuds.

Son armement est composé de quatre tourelles doubles de 150mm, de six canons de 105mm en affûts simples sous masque, d’une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes.

Le projet d’embarquer une catapulte et un hydravion à été abandonné en raison d’une surcharge dans les hauts et du refus de réduire la puissance de feu.

Baptisé Miheai Viteazul (Michel 1er le Brave), il est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 4 septembre 1943 lancé le 14 mai 1945 et mis en service le 10 octobre 1947.

Navire-amiral de la marine roumaine, il va assurer des escortes de convois mais aussi des missions plus offensive comme l’attaque de la navigation soviétique et le bombardement de cibles à terre.

Il est endommagé à plusieurs reprises par l’aviation mais aussi lors d’échanges de tir avec une batterie côtière soviétique. Il est coulé le 14 janvier 1953 par l’aviation soviétique alors qu’il couvrait un convoi de renforts en direction d’Odessa.

Des bombardiers bimoteurs passent à l’attaque et touchent le croiseur léger à trois reprises. Le croiseur léger s’incline sur tribord puis sombre en quelques minutes ne laissant que fort peu de survivants.

Un sister-ship baptisé Cetatea Alba est mis sur cale en septembre 1948 mais sa construction n’est pas prioritaire ce qui fait qu’il n’est lancé qu’en octobre 1951 à une époque où son utilité est non seulement discutable sur le plan tactique mais aussi sur le plan logistique avec des problèmes d’effectifs pour la marine royale roumaine.

On décide tout de même de l’achever mais le 9 septembre 1952 il est victime d’un bombardement aérien français mené contre le port de Constansa. Douze bimoteurs Amiot 371 Berry escortés par des Arsenal VG.40 attaquent au crépuscule.

Des problèmes de détection et de coordination retardent l’intervention de la chasse de nuit et de la DCA. Cette dernière n’ouvre le feu que quand les premières bombes tombent sur le port.

Le futur croiseur pourtant bien camouflé n’échappe pas aux bombes françaises, trois d’entre-elles frappant le navire qui coule droit. Son épave sera relevée après guerre et démolie.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 7500 tonnes pleine charge 9500 tonnes

Dimensions : longueur 174m largeur 14m tirant d’eau 4.80m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières produisant de la vapeur surchauffée. Ce système fractionné (de l’avant à l’arrière chaufferie avant, machine avant, chaufferie arrière machine arrière) permet une puissance maximale de 85000ch entrainant deux hélices à pas variable triplace de 3.95m de diamètre.

Performances : vitesse maximale 30 nœuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 20 nœuds

Protection : ceinture 75mm pont principal 35mm tourelles 25mm bloc-passerelle 30mm

Armement : huit canons de 150mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), six canons de 105mm en affûts simples sous masque (trois à milieu tribord et trois à milieu bâbord), huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, six canons de 20mm en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plateformes triples

Aviation : aucune

Equipage : 457 officiers et marins

Destroyers et torpilleurs

Destroyers classe Regele Ferdinand

Le Regele Ferdinand

La classe Regele Ferdinand (classe Roi Ferdinand 1er _roi de Roumanie de 1914 à 1927) est une classe de deux destroyers de conception et de fabrication italienne. Baptisés Regele Ferdinand (roi Ferdinand [1er]) et Regina Maria (reine Marie, épouse de Ferdinand 1er), ils vont être les plus puissants destroyers de la marine roumaine, les unités de classe Maresti nouvelle version étant moins puissants que leurs ainés.

Ils sont commandés dans le cadre d’un programme naval de 1927 et sont destinés à compléter les deux destroyers de classe Maresti, deux des quatre destroyers de classe Vifor (voir ci-après) commandés par la Roumanie en 1914 mais que l’Italie avait réquisitionné au moment de son entrée en guerre.

Les deux unités de classe Regele Ferdinand sont inspirés des conducteurs de flottille britanniques de classe Skakespeare. Ils s’en différencient par la disposition de leur système propulsif, par un armement d’origine suédois et par la conduite de tir d’origine allemande. Quatre unités étaient prévues mais seulement furent finalement construites.

Regele Ferdinand (1935)

-Le Regele Ferdinand est mis sur cale en juin 1927 aux chantiers navals Pattison de Naples lancé le 1er décembre 1928 et mis en service le 7 septembre 1930.

Le Regina Maria

-Le Regina Maria est mis sur cale en 1927 aux chantiers navals Pattison de Naples lancé le 2 mars 1929 et mis en service le 7 septembre 1930.

Le 27 mai 1931, le roi de Roumanie Carol II et son premier ministre Nicolae Iorga visitent le navire à Constanza. En 1937 ils participent à Spitehead à la revue navale célébrant le couronement de George VI.

Ces deux navires sont modernisés entre 1941 et 1943 pour le premier et 1944 et 1946 pour le second. Outre une remise en état complète, ils recevoient un sonar de conception allemand, une DCA améliorée ainsi que différentes modifications de détail.

Toujours en service en septembre 1948 ils vont d’abord assurer la défense des côtes avant de participer à des escortes de convois, la RKKF se montrant assez agressive avant même le début de l’opération BARBAROSSA. Celle-ci commencée, les deux destroyers vont assurer des missions d’escorte, de patrouille, de lutte anti-sous-marine et d’appui-feu au profit des troupes au sol.

Le NMS Regele Ferdinand est torpillé par un sous-marin soviétique le 7 septembre 1950 (deux torpilles) au large des côtes de Roumanie, le destroyer traquant un sous-marin repéré par un hydravion qui avait tenté sans succès de l’attaquer. En revanche le NMS Regina Maria survit au conflit.

Saisi par les soviétiques au moment du coup d’état communiste, il est interné à Sébastopol puis rendu à la Roumanie en mars 1955. Devenu navire-école sous le nom de Romania, il va jouer ce rôle jusqu’en 1965 quand son usure entraine son retrait du service et sa vente à la démolition.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1422 tonnes pleine charge 1880 tonnes

Dimensions : longueur 101.9m largeur 9.6m tirant d’eau 3.51m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Thornycroft développant 52000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 37 nœuds distance franchissable avec 490 tonnes de mazour 3000 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : deux télémètres pour l’artillerie principal et un sonar S-Gerät.

Armement : cinq canons de 120mm Bofors en cinq affûts simples sous masque (deux à l’avant superposés, deux à l’arrière superposés, un derrière la cheminée arrière), un canon antiaérien Bofors de 76mm (remplacé ultérieurement par des canons de 20mm) entre les deux cheminées et un affût double de 40mm (remplacé par deux canons de 37mm et un affût double de 13.2mm), deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm. Ils peuvent emporter 50 mines ou 40 charges de profondeur

Equipage : 212 officiers et marins.

Destroyers classe Vifor

Le Marasesti

L’histoire de ces destroyers est particulièrement chaotique. Commandés en 1913 aux chantiers navals Pattison de Naples par et pour la marine roumaine ils vont être réquisitionnés par la Regia Marina, la marine royale italienne quand celle-ci rentre en guerre au printemps 1915. Achevés comme croiseurs-éclaireurs (esploratori), ils vont pour deux d’entre-eux connaitre une carrière sous pavillon roumain, les deux autres continuant à servir dans la marine italienne jusqu’à la fin des années trente quand ils sont transférés à la marine nationaliste espagnole.

Initialement baptisés Vifor Viscol Vârtej et Vijelie, ils devaient être armés de trois canons de 120mm, quatre canons de 75mm, cinq tubes lance-torpilles, une endurance de 10h à vitesse maximale ce qui entrainait une autonomie limitée mais comme ils devaient opérer en mer Noire cela n’était pas un immense problème. Ces quatre navires devaient être suivis de huit autres mais ce projet ne fût jamais mené à son terme.

Internés le 5 juin 1915, ils étaient achevés à 60% pour l’un, à 50% pour un autre, à 20% pour un troisième alors que le quatrième n’était pas encore sur cale.

Ils sont achevés et mis en service dans la marine italienne sous les noms d’Aquila,Falco, Nibbio et Sparviero respectivement le 8 février 1917, le 20 janvier 1920, le 15 mai 1918 et le 15 juillet 1917.

Les Sparviero et Nibbio sont vendus à la Roumanie le 1er juillet 1920 et rebaptisés respectivement Marasti et Marasesti.

Quand éclate la guerre de Pologne ces deux navires sont armés de cinq canons de 120mm quatre canons de 76mm, deux mitrailleuses, deux affûts doubles lance-torpilles de 457mm et une capacité de mouillage de mines avec cinquante armes de ce type. Jusqu’à la mise en service du croiseur léger se furent les navires de combat les plus puissants.

Ces navires sont modernisés a minima en 1940/41 avec un renforcement de la DCA au détriment de l’artillerie principale (réduite à quatre canons de 120mm et deux de 76mm), l’embarquement de deux lanceurs de charges de profondeur.

Ils sont cependant usés et dépassés et la marine roumaine choisit de les désarmer, le Marasti quittant le service actif en octobre 1944 et son sister-ship en mai 1945. Ils sont immédiatement démolis, l’acier récupéré alimentant l’industrie de guerre roumaine.

Un mot sur leurs sister-ship restés sous pavillon espagnol. Les Aquila et Falco sont cédés à la marine nationaliste en 1937 alors que le camp franquiste ne possédait plus qu’un destroyer, le Velasco.

Ces navires sont rebaptisés Melilla et Ceuta, deux villes du Maroc espagnol ce qui est tout sauf un choix innocent, les troupes de l’Armée d’Afrique (Tercio, Regulares, troupes marocaines) ayant permis au camp nationaliste de transformer un pronunciamento manqué en une guerre qu’ils finiront pas remporter. Ces deux navires vont servir dans la marine espagnole jusqu’au milieu des années soixante quand ils sont désarmés et démolis.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1620 tonnes pleine charge 1790 tonnes

Dimensions : longueur 94.3m largeur 9.5m tirant d’eau 3.6m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières Thornycroft développant une puissance maximale de 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 nœuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : trois canons de 152mm en affûts simples, quatre canons de 76mm, deux affûts doubles lance-torpilles de 457mm, 24 à 44 mines

Equipage : 146 officiers et marins.

Torpilleurs légers classe Marasesti

Pour moderniser leur marine les roumains décident de construire quatre torpilleurs de conception nationale avec l’aide discrète des italiens et des allemands.

Ces navires sont classés comme torpilleurs mais on peut les considérer comme des destroyers légers. La construction va se révéler très lente en raison du manque d’expérience des chantiers navals roumains.

Il s’agit d’élégants navires déplaçant 1100 tonnes avec un bloc-passerelle ramassé, deux cheminées inclinées et un armement composé de trois canons de 120mm en affûts simples (deux avant, un arrière), une DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm et des grenades ASM.

-Le NMS Marasesti est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 14 septembre 1942 lancé le 8 octobre 1944 et mis en service le 17 septembre 1945.

-Le NMS Marasti est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 14 janvier 1943 lancé le 8 août 1944 et mis en service le 30 septembre 1945.

-Le NMS Viscol est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 14 mars 1945 lancé le 8 novembre 1946 et mis en service le 31 décembre 1947.

-Le NMS Vifor est mis sur cale aux chantiers navals de Galati le 30 avril 1945 lancé le 24 septembre 1946 et mis en service le 21 octobre 1947.

Ces quatre navires vont opérer à la fois comme escorteurs mais aussi comme navire d’attaque contre les convois soviétiques. Ils vont également de servir de canonnière pour appuyer les troupes au sol.

Deux d’entre-eux vont être perdus durant le conflit. Le premier est le Marasesti qui saute sur une mine soviétique mouillée au large d’Odessa le 8 octobre 1952, la mine déchirant le navire à la hauteur de la première cheminée, l’avant coulant immédiatement ne laissant quasiment aucune chance aux marins présents dans cette zone.

En revanche l’arrière commence à s’incliner sur babord puis se stabilise de longue minutes permettant aux marins d’évacuer et d’être récupérés par des navires venus d’Odessa, l’explosion ayant été vue et aperçue par toute la ville. Comme si le navire n’avait attendu que cela, peu après le départ du dernier marin, le navire sombre dans les profondeurs de la mer Noire.

Le second à succomber est le Viscol victime le 11 septembre 1953 de l’aviation soviétique lors de bombardements préliminaires à l’opération PIOTR VELIKYI et plus précisément le volet aéroporté baptisé PETERHOF.

Alors qu’il naviguait au large d’Odessa pour couvrir l’arrivée d’un convoi venu de Constansa, le destroyer est attaqué par des bombardiers bimoteurs soviétiques Peltyakov Pe-2. En dépit d’une DCA furieuse le torpilleur encaisse deux bombes qui provoque un naufrage rapide et des pertes humaines très élevées.

Les deux dernières unités vont survivre au conflit. Ralliant le nouveau pouvoir communiste après le coup d’état, ils vont combattre aux côtés des soviétiques même si à l’époque la mer Noire est redevenu un lac sous contrôle soviétique. Le Marasti est désarmé en 1959 et le Vifor en 1961, les deux navires étant ensuite rapidement démolis.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1540 tonnes

Dimensions : longueur 85m largeur 11m tirant d’eau 3.80m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières développant 37000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : trois canons de 120mm en affûts simples sous masque (deux à l’avant et un à l’arrière), huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, six canons de 20mm en affûts simples, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm et vingt grenades ASM

Equipage : 185 officiers et marins

Torpilleurs légers classe Noduca (type Ariete)

Ariete

A l’origine des Ariete figure une initiative des chantiers navals Ansaldo de Gênes pour un nouveau modèle de torpilleur destiné aussi bien à la Regia Marina qu’à l’export.

Outre l’Italie ce modèle allait être exporté en Espagne (quatre exemplaires), en Suède (deux exemplaires plus quatre produits sous licence), Roumanie (quatre exemplaires construits en Roumanie) et en Thaïlande (quatre exemplaires), un vrai best-seller qui permis à l’Italie d’engranger des devises partagées entre les chantiers Ansaldo et le gouvernement italien.

Côté marine royale italienne ce sont seize exemplaires qui sont commandés pour compléter les Orsa et les Spica, portant le nombre de torpediniere da scorta à cinquante exemplaires en septembre 1948. Huit autres Ariete seront construits après le début du conflit et leur cas sera étudié dans le cadre du programme de guerre.

Sur le plan technique, les Ariete sont une version agrandie des Spica qui les précédent immédiatement. Ils restent armés de deux canons de 100mm, possèdent une DCA légère non négligeable (dix pièces de 20mm), une important armement en torpilles parfois réduit au bénéfice de l’armement anti-sous-marine. Ils conservent une capacité de mouillage de mines dont on peut se poser la question sur l’utilité.

-Le NMS Noduca est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 14 mai 1942 lancé le 9 juillet 1943 et mis en service le 17 septembre 1944.

-Le NMS Sborul est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 12 août 1943 lancé le 8 octobre 1944 et mis en service le 21 novembre 1945.

-Le NMS Smeul est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 4 mai 1944 lancé le 9 juillet 1945 et mis en service le 1er septembre 1946.

-Le NMS Vartej est mis sur cale aux chantiers navals de Constansa le 14 septembre 1945 lancé le 8 novembre 1946 et mis en service le 30 novembre 1947.

Ces navires vont opérer contre la navigation soviétique en compagnie des vedettes lance-torpilles mais aussi comme escorteurs et comme navires de surveillance côtière.

Le NMS Sborul est victime des éléments le 10 octobre 1952, une tempête d’une ampleur biblique l’envoyant par le fond entre Constansa et Odessa. Une poignée de survivants sera récupérée par un cargo roumain mais l’épave ne sera retrouvée qu’en 1975.

Le NMS Noduca est victime de vedettes lance-torpilles soviétiques au large de la Crimée le 7 mars 1953. Au crépuscule alors que le torpilleur roumain était l’affût d’un potentiel débarquement amphibie soviétique, il repère des échos sur son radar, six échos, six vedettes lance-torpilles qui passent immédiatement à l’attaque.

Les vedettes de la RKKF larguent leurs douze torpilles avant de décrocher. Le torpilleur roumain manœuvre avec l’énergie du désespoir, ouvrant le feu contre les vedettes (une détruite, une endommagée) et contre les torpilles (deux détruites).

Si deux anguilles se perdent pour des raisons techniques, deux autres frappent le torpilleur qui coulent en quelques minutes. Le sort des six autres torpilles est inconnu.

Le Smeul sévèrement endommagé par l’aviation ennemie lors de l’opération PIOTR VELIKY est saisi par les soviétiques lors de la prise d’Odessa qui l’envoient immédiatement à la casse alors que le Vartej refusant de suivre les nouvelles autorités roumaines se réfugiera en Turquie où son équipage sera interné et le navire remis en service dans la marine turque sous le nom d’Iskenderun, le navire étant désarmé en 1980 et démoli.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 757 tonnes pleine charge 1118 tonnes

Dimensions : longueur 83.5m largeur 8.62m tirant d’eau 3.15m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 22000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 31.5 nœuds distance franchissable nc

Armement : deux canons de 100mm en affûts simples dix canons de 20mm en affûts simples et doubles, six tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples, grenades ASM et vingt mines

Equipage : 115 officiers et marins

Scandinavie (45) Danemark (16)

Navires

Cuirassés garde-côtes

En guise d’avant propos

Le cuirassé garde-côtes est pour ainsi dire une spécificité scandinave puisqu’on retrouve peu de navires de ce type ailleurs qu’en Norvège, qu’au Danemark, qu’en Suède ou en Finlande, les seuls exemples que j’ai en tête étant ceux de la Thaïlande et des Pays-Bas encore que la Koniklijke Marine à basculé durant la Pax Armada vers le croiseur de bataille.

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Scandinavie (9) Norvège (9)

Navires

Cuirassés garde-côtes

En guise d’avant propos

Ilmarinen

Le cuirassé garde-côtes finlandais Illmarinen

Le cuirassé garde-côtes est pour ainsi dire une spécificité scandinave puisqu’on retrouve peu de navires de ce type ailleurs qu’en Norvège, qu’au Danemark, qu’en Suède ou en Finlande, les seuls exemples que j’ai en tête étant ceux de la thaïlande et des Pays-Bas encore que la Koniklijke Marine à basculé durant la Pax Armada vers le croiseur de bataille.

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Benelux (20) Pays-Bas (20)

Navires légers

Canonnières classe Thor

En septembre 1939, les canonnières de classe Thor sont encore en service. Qu’es-ce qu’il y à de si surprenant à cela ? Tout simplement c’est que ces navires ont été mis en service entre 1877 et 1894 ! La plus jeune des canonnières à donc déjà quarante-cinq ans de carrière !

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Benelux (17) Pays-Bas (17)

Croiseurs légers

Croiseurs légers classe Java

HMNLS Java 11

Le HMNLS Java

Les deux unités de classe Java ont été construites pour contrer les croiseurs légers japonais de classe Chikuma. Leur construction à été particulièrement longue (mis sur cale pendant le premier conflit mondial, mis en service dix ans plus tard !) ce qui explique qu’ils étaient déclassés et qu’ils vont rapidement devenir dépassés.

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Japon (63) Armée de Terre (3)

Organisations des grandes unités

Divisions d’infanterie

Comme toutes les armées du second conflit mondial, l’infanterie domine au sein de l’armée impériale japonaise. C’est encore plus vrai ici car les unités des autres armes sont rares puisqu’il existe seulement trois divisions de chars là où la France en possède seize en septembre 1948 (deux DLC _Tunisie et Indochine_ , six DC _Divisions Cuirassées_ et huit DLM _Divisions Légères Mécaniques_).

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Allemagne (39) Bases Navales (2)

Bases navales allemandes en mer Baltique

Base navale de Kiel

Avant-propos

-Kiel est la base navale majeure de l’Allemagne en mer Baltique. La ville est située à 90km au nord d’Hambourg, au sud de la péninsule du Jutland, devenue allemande en 1867 après trois ans de co-gestion germano-autrichienne.

-Dès 1865, le roi de Prusse avait décidé d’en faire la principale base de la marine prussienne mais Il faut cependant attendre 1871 pour que Kiel et Wilhelmshaven soient désignés officiellement comme des ports de guerre impériaux (Reichskrieghäfen).

-Port majeur de la puissante flotte de haute mer (Hochseeflot), le port balte relié à la mer du Nord par le canal de Kiel est frappé par des mutineries en novembre 1918, mutineries qui favorisèrent la chute du Deuxième Reich.

-Après une période de déclin, Kiel redevient un port militaire de premier ordre avec le stationnement d’unités majeures (cuirassés et porte-avions) mais également par la présence de l’Ecole Navale.

-Les installations sont modernisées, les bassins et les dépôts agrandis, les fortifications démantelées en 1919 pour laisser la Baltique libre d’accès sont reconstruites.

Le site est implanté sur une baie (baie de Kiel ou Kieler Butch) relié à la ville par un «fjord» ou baie étroite, le Kieler Forde, un «espace» de 17km qui relie la baie à la ville de Kiel.

La base navale est implantée sur la rive est du Kieler Forde mais le chantier naval ex-arsenal est implanté en face.

Principales installations

-15km de linéaires de quai avec un bassin principal pour les unités majeures (cuirassés, croiseurs de bataille, porte-avions et croiseurs lourds), un bassin secondaires pour les croiseurs légers, les contre-torpilleurs et les torpilleurs, un bassin pour les sous-marins et un bassin auxiliaire pour les navires de soutien.

-Les installations d’entretien qui dépendaient jusqu’en 1918 du Kiel Kaiserliche Werft sont toujours opérationnelles en 1948 mais en 1918, l’Arsenal Imperial de Kiel est fermé suite à la défaite avant de renaitre sous la forme d’une entreprise privée, les chantiers navals Deutsche Werke qui disposent des installations suivantes :

-Deux formes de 300m, une forme n°1 et une forme n°2 pour les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs lourds
-Deux formes de 175m, une forme n°3 et une forme n°4 pour les croiseurs légers et les contre-torpilleurs

-Cinq cales de 200m (Cale A, B,E,F et G)

-Deux cales de 300m (Cale C et D)

-Une cale H de 150m

Défenses côtières

Suite au traité de Versailles en 1919, les défenses côtières sur les côtes allemandes de la mer Baltique sont démantelées pour laisser la Baltique libre d’accès.

-Ces défenses sont reconstituées entre 1940 et 1943 avec des installations pour la défense rapprochée et des installations pour la défense lointaine.

-La défense rapprochée est assurée au niveau du Kieler Forde avec un groupement ouest (quatre canons de 280mm, six canons de 105mm, huit canons de 88mm, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm) et un groupement est (deux canons de 280mm, quatre canons de 105mm, huit canons de 88m, seize canons de 37mm en affûts doubles et des mitrailleuses de 7.92mm).
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-La défense de la baie est assurée par d’autres ouvrages implantées à l’ouest à Weidefeld et à l’est sur l’île de Fehrman.

-La position ouest dispose de deux canons de 280mm sur plate-forme rotative protégée par un blockhaus en béton, de quatre canons de 150mm en position fixe, de six canons antiaériens de 88mm, de douze canons de 37mm en affûts doubles et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense contre l’infanterie.

La position est implantée à l’extrémité orientale de l’île de Fehrman dispose de quatre canons de 150mm en position fixe en arc de cercle concave avec au centre de ce demi-cercle, deux canons de 280mm sur plate-forme rotative.

La défense antiaérienne est assurée par quatre canons de 88mm, seize canons de 20mm en affûts doubles et les mitrailleuses de 7.92mm servant à la fois de défense contre l’infanterie mais également d’arme antiaérienne pour certaines d’entre-elles.

Côté terre, il n’y à pas de véritables fortifications. Des hauts murs ceinturent la base navale mais il n’y à pas de véritables défenses. Tout juste de points de contrôle mais qui ne pourraient opposer qu’une résistance limitée à un ennemi décidé.

Navires stationnés à Kiel en septembre 1948

-Porte-avions légers Lutzen et Bautzen

-Cuirassés Ludendorff et Kaiser Wilhelm II

-Croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau

-Croiseurs lourds Admiral Hipper et Blücher

-Croiseurs légers Leipzig et Nurmberg

-Croiseurs légers Bremen et Emden

-Croiseur-école Postdam

-Croiseur léger antiaérien Salzburg

La base navale de Kiel dispose également de Zerstörerflottille avec des contre-torpilleurs/destroyers (Zerstörer) destinés principalement à l’escorte de grandes unités pour leur offrir une défense rapprochée contre leurs congénères ennemis, les sous-marins et les avions.

La 3.Zerstörerflottille d’abord stationnée à Swinenmünde est transférée à Kiel en septembre 1940 et dispose de deux divisions :

-5ème division (5. Z-Division) : Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann et Z.19 Hermann Kühne

Les deux premiers assurent l’escorte du cuirassé Ludendorff alors que le Z.19 est un solitaire, sans navire à escorter, pouvant renforcer une escorte, servir d’éclaireur pour mener une mission spéciale.

-7ème division (9. Z-Division) : Z.23 Z.24 Z.25 et Z.26

Les Z.23 et Z.24 assurent l’escorte du cuirassé Kaiser Wilhem II alors que les Z.25 et Z.26 assurent celle de l’Oldenburg

-La 5. Zerstörerflottille dispose de la 10ème Z-Division avec les Zerstörer Z.31 Z.32 Z.33 et de la 12ème Z-Division avec les Z.34 Z.35 Z.36.

Les Z.31 Z.32 assurent l’escorte du croiseur de bataille Nassau ,les Z.33 et Z.34 assurent l’escorte du porte-avions léger Lutzen et les Z.35 et Z.36 assurent l’escorte de son sister-ship Bautzen.

-Aux côtés des Zerstörer, nous trouvons des torpilleurs (Torpedoboote) regroupés à Kiel en deux flottilles :

La 1. Torpedobooteflottille dispose à l’origine de six torpilleurs type 35 (T.1 T.2 T.3 T.4 T.9 et T.10) mais deux navires sont perdus avant le second conflit mondial (T.1 et T.3) réduisant la flottille à quatre navires.

La 6. Torpedobooteflottille est créee en avril 1939 avec les torpilleurs anciens Iltis Jaguar Seeadler et Wolf qui sont désarmés entre janvier et octobre 1943, étant remplacés par quatre torpilleurs type 39 (T.23 T.25 T.27 et T.29).

-En ce qui concerne les sous-marins, Kiel est une base majeure puisque c’est là qu’est implanté le commandement Baltique de l’U-Bootwafe. Elle accueille un certain nombre d’U-Flottille destinées à opérer en Baltique mais également en mer du Nord et dans l’Océan Atlantique.

-2. U-Flottile : U-93, U-95, U-97,U-132,U-133,U-134,U-136 et U-140

-4. U-Flottile : U-94, U-96, U-98, U-139, U-141, U-142, U-144,U-146

-Hors rang, sous-marins ravitailleurs U-191 et U-192

-On trouve également des navires légers de combat ou assimilés :

-Geleitboote F-8 utilisé comme auxiliaire

-1. Geleitboote Flottille avec les Geleitboote G.1, G.3, G.5,G.7,G.9 et G.11

-2. Minensucherboote Flottille qui dispose des M.2 M.6 M.9 M.10 M.11 et M.12 (type 1935)
-4. Minensucherboote Flottille des M.14 M.16 M.18 M.20 M.22 et M.24 (type 1935)
-3. Schnellbooteflottille avec les Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-8. Schnellbooteflottille avec les S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
-1. Raum-Boote Flottille R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11
-5. Raum-Boote Flottille R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30
-Des navires de soutien sont également stationnés à Kiel :
-Pétrolier-ravitailleur KMS Altmark
-Pétrolier-ravitailleur KMSFranken
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavel
-Ravitailleur rapide KMS Ostsee
-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles Tanga
-Ravitailleurs de sous-marins Mosel et Weichsel
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C16 et MT1
-Bâtiments hydrographes (Wermessungsschiffe) Hooge
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Claus Van Bevern, Störtebecker Nautilus
-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Otter
-Bâtiments cibles télécommandés (ex-cuirassés) Zähringen et Hessen
-Bâtiment-base (ex-croiseurs) Amazone ArconaHamburg Berlin et Medusa
-quatre navires type LSM, navires baptisés MarineInfanterieSchiff
Base navale de Swinenmünde

Avant-propos

La ville de Swinemünde est installée sur l’île de Usedom, une île qui avec celle de Wollin sépare la lagune de Stettin (Stettiner Haff) de la mer Baltique. Cette île à longtemps appartenu au duché de Poméranie puis occupée à partir de 1630 par la Suède mais entre 1648 et 1720, la Prusse et la Suède se disputèrent l’île, les premiers finissant par remporter le morceau.

A la fin du 18ème siècle, le royaume de Prusse lança une politique de dévellopement de l’île, élargissant la Swine, le bras de mer séparant la lagune de Stettin et la mer Baltique ce qui entraine la construction d’un port de mer. C’est l’acte de naissance de la ville de Swinemünde qui va être un port commercial et un port militaire.

Si le port civil est implanté sur la rive orientale de Swine, le port militaire est implanté sur la rive occidentale.

Il n’existe pas à proprement parlé d’arsenal mais deux formes de radoub ont été aménagées, une forme de 250m et une deuxième de 350m avec des grues de 7 tonnes, 15 tonnes et 25 tonnes. Le tout associé à des dépôts et des ateliers pour assurer la maintenance des navires stationnés.

Défenses côtières

Comme pour Kiel, les défenses côtières protégeant Swinemünde sont démantelées en 1919 pour respecter les termes du traité de Versailles. Elles sont reconstituées entre 1937 et 1940.

Les défenses principales sont implantées à l’ouest et à l’est de la ville, deux forts permettant une défense tout azimut. Chaque fort dispose de deux canons de 280mm en plate-forme rotative, quatre canons de 105mm _eux aussi sur plate-forme rotative_, six canons de 88mm antiaérien, contre-terre et antisurface, une DCA légère composée de canons de 37mm et de 20mm, des mitrailleuses et des mortiers pouvant assurer la défense contre l’infanterie.

Navires stationnés à Swinemünde

-Porte-avions d’escadre KMS Graf Zeppelin

-Croiseurs lourds (ex-cuirassés) Lutzow et Admiral Scheer

-Croiseur léger antiaérien Hamburg

-I.Zerstörerflottille composée de deux divisions, la 1. Z-Division composée des Z.2 Georg Thiele Z.3 Max Schultz et Z.1 Leberecht Maas et la 3. Z-Division composée des Z.14 Friedrich Ihn Z.15 Erich Steinbrinck
Les destroyers Z.1 et Z.2 escortent le Graf Zeppelin, le Z.3 n’est pas affecté à l’escorte de grandes unités, pouvant renforcer une escorte ou servir d’éclaireur tout comme les Z.14 et Z.15.

-La 3.Torpedobooteflottille avec les Torpilleurs type 37 T.15 T.17 T.19 et T.21.

-La 5. Torpedobooteflottille est formée en octobre 1938 avec les torpilleur anciens Falke Greif Kondor et Möwe désarmés entre mars et septembre 1942, ces navires étant remplacés par quatre torpilleurs type 37, les T.14 T.16 T.18 et T.20.

-10. U-Flottile avec trois sous-marins type IIB, les U-17, U-19,U-21; trois sous-marins type IIC, les U-59, U-61, U-63 et un unique type IID, le U-137

-12. U-Flottile avec quatre sous-marins type IIB, les U-18, U-20,U-22, U-24; trois type IIC, les U-56, U-58, U-62 et le deuxième et dernier type IID, le U-138.

-Geleitboote F-5 utilisé comme auxiliaire

-3. Geleitboote flottille avec les G.15 et G.17, les trois derniers (G.19,G.21 et G.23) étant encore en achèvement à flot, leur affectation à cette flottille est donc théorique.

-7. Minensucherboote Flottille : M.37 M.39 M.41 M.43 M.45 (type M1940)
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-3. Raum-Boote Flottille : R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
-Pétrolier-ravitailleur KMSErmland
-Pétrolier-ravitailleur KMSHavelland
-Ravitailleur de sous-marins Erwin et Wassner
-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) MT2 C21 C22
-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Arkona et Otto Braun
Base navale de Rügen
Avant-propos
-Plus grande île d’Allemagne (926 km²) au nord-ouest de Rostock. Deux villes majeures, Bergen et Sassnitz. Elle n’est allemande que depuis 1815 après avoir été successivement danoise et suédoise.
-L’île de Rugen avec ses 926 km² est la plus grande île d’Allemagne. Située en mer Baltique au nord-est de Rostock, cette île et ses dépendances de Hiddensee et Ummanz, elle dispose de deux villes majeures, Bergen et la ville portuaire de Sassnitz.

-Vivant depuis longtemps du tourisme, elle est reliée au continent par un pont et une station balnéaire gigantesque baptisée Prora est aménagée pour pouvoir accueillir jusqu’à 20000 personnes.
Principaux aménagements
-Les études sont lancées à partir de 1938, le site choisit est situé au sud (base navale) et au sud-ouest (Arsenal) de Sassnitz
-La base opérationnelle se situe au sud du port de Sassnitz avec un bassin à flot pouvant accueillir tous les navires de la Kriegsmarine y compris les porte-avions et les cuirassés.
Un canal relie la mer Baltique à une vaste baie ouverte naturellement vers l’ouest. C’est sur cette baie au sud-ouest/ouest de Sassnitz qu’est installé le Rugen Kriegsmarinewerft, l’Arsenal de la Kriegsmarine de Rügen.
-Arsenal ultra-moderne, construit entre le printemps 1939 et septembre 1943. Outre une base de ravitaillement en carburant, vivres et munitions, le Rugen Kriegsmarinewerft dispose de cales de construction et de formes de radoub.
-Il dispose ainsi de trois formes de radoub de 350m de long, d’une forme de 200m et de six cales de construction, trois de 200m, deux de 300m et une de 350m. Le premier navire construit par cet arsenal sera le croiseur de bataille Saschsen.
Défenses côtières
Les fortifications protégeant la base navale de Rügen sont elles aussi neuves puisqu’aucune position fortifiée moderne n’avait été installée auparavant, l’île n’ayant aucun intérêt stratégique et les voisins n’étaient pas une vrai menace.
-Quatre blocs indépendants sont chargés de protégés la base et l’Arsenal, quatre blocs qui se flanquent mutuellement.
Chaque bloc dispose de quatre canons de 150mm sous masque, de quatre canons de 88mm antiaériens et antisurface, de pièces légères de 20 et de 37mm pour la défense antiaérienne ainsi que de mitrailleuses et de mortiers en cas d’attaque terrestre.
Navires stationnés à Rügen
-Croiseurs légers Dresden et Magdeburg
-7. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.30 T.32 T.34 et T.36 (type 39)
-8. Torpedobooteflottille avec les torpilleurs T.39 T.40 T.41 et T.42 (type 43)
-6. U-Flottile : U-1, U-3, U-5 (type IIA) U-7,U-9,U-11,U-13 (type type IIB)

-8. U-Flottile : U-2, U-4, U-6 (type IIA), U-8, U-10, U-14 (type IIB)
-14. U-Flottile (Rügen) : U-168, U-169,U-170,U-171, U-172 et U-173 (type III)
-Navire auxiliaire KMS F.2 (ex-Geleitboote)
-5. Minensucherboote Flottille : M.27 M.29 M.31 M.33 et M.35 (type M1940)
-8. Minensucherboote Flottille : M.40 M.42 M.44 M.46 et M.48 (type M1940)
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-7. Raum-Boote Flottille R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41
-Pétrolier-ravitailleur KMS Uckermark
-Pétrolier-ravitailleur KMS Nordmark
-Ravitailleur de sous-marins Lech et Isar
-Bâtiment hydrographe Süderoog
-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Pfeil Blitz
-Six pontons type MarineFährPrahm
Base navale de Gotenhafen

Avant-propos

-Ville située sur la baide de Dantzig à 16 km au nord-ouest de la ville éponyme. Ville allemande depuis 1772 moins un court intermède polonais de 1919 à 1939, Gdingen devenant Gdynia.

-Travaux importants pour construire un port de haute mer, travaux lancés dès 1920 mais achevés seulement au cour des années trente. En 1938 c’est le port le plus moderne de la région. Suite à la guerre de Pologne, Gdynia est baptisée Gotenhafen.

-Le port de haute-mer fût transformé en base navale pour la Kriegsmarine et le chantier naval agrandit fût une annexe du chantier naval Deutsche Werke AG de Kiel.

Le Gotenhafen Kriegsmarinewerft dispose de trois cales de 250m et deux formes de même taille pour l’armement des navires et les carénages.

Défenses côtières

-Défenses tactiques pour protéger la base et l’arsenal d’un coup de main.

-Au sud et au nord de la ville, les fortins les plus puissants comprennent quatre canons de 150mm avec plate-formes rotatives sous bouclier chacun, canons appuyés par quatre pièces de 88mm, des canons de 20 et de 37mm sans oublier les mitrailleuses et les mortiers pour permettre aux fortins de se défendre contre l’infanterie.

Côté terre, six blocs isolés dont les feux se recoupent protègent les accès de la ville et du port depuis la terre, chaque bloc disposant de mitrailleuses, de mortiers et de canons antichars selon une disposition qui n’est pas sans rappeler la Ligne Maginot.

Navires stationnés à Gotenhafen

-Croiseurs lourds Prinz Eugen et Seydlitz

-Croiseurs légers Berlin et Frankfurt am Main

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C23 et C24

-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Komet et Ludwig Preusser

En dépit des installations importantes, peu de navires sont stationnés à Gotenhafen mais il est plus que probable qu’en temps de guerre, il servir de base de déconcentration ainsi que de base de départ pour des transferts de troupes.

Allemagne (38) Bases navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

-Depuis le dévellopement des navires à voile soit le 16ème siècle, les marines ont besoin de bases outillés et équipés pour abriter, ravitailler et entretenir des escadres importantes.

-L’arrivée des coques en métal et des machines à vapeur nécessita plus que par le passé des bases capables de construire et de réparer des navires de guerre sans oublier la mission première d’abriter les navires des éléments et des coups de l’ennemi.

La marine allemande ne fait pas exception. Avant même l’unité allemande, la Prusse investit dans la construction de plusieurs bases pour abriter d’abord des navires de taille modeste puis des cuirassés et des croiseurs de bataille.

En septembre 1939, avant le déclenchement de la guerre de Pologne, les principales bases allemandes sont les suivantes :

-En mer du Nord : Wilhelmshaven et Wesermünde

-En mer Baltique : Kiel et Swinemünde

-La conquête de la Pologne permet à l’Allemagne de disposer d’une nouvelle base implantée à Gotenhafen, le nom allemand de la ville de Gdynia.

-Cette ville allemande jusqu’à la fin du premier conflit mondial avait été cédée à la Pologne renaissante qui avait entepris la construction d’un port de haute-mer et de chantiers navals que l’Allemagne ne tarda pas à mettre à profit.

-Toujours en mer Baltique, l’île de Rügen qui était jusque là connue pour ses stations thermales et sa station balnéaire est aménagée pour recevoir une base opérationnelle et un Arsenal destiné à construire et à entretenir des navires.

-En mer du Nord, c’est l’île d’Heligoland qui est aménagée comme base avancée. L’île devient une véritable forteresse sans population civile, une base de ravitaillement pour navires de surface et un abri pour sous-marins qui vont être abritée dans des alvéoles bétonnées, les rendant invulnérables aux bombes existantes.

Les bases existantes sont modernisées. Les capacités des grues sont augmentées, les bassins agrandis et approfondis, les dépôts étant également agrandis pour faire face à des besoins accrus en terme de pièces détachées, de vivres, de munitions et autres équipements.

Les défenses côtières sont également modernisées pour mettre à l’abri les bases d’un coup de main ennemi avec des pièces venant souvent d’unités désarmées sans oublier la défense antiaérienne, ces deux missions étant du ressort de bataillons spécialisés.

Bases navales allemandes en mer du Nord

Base navale de Wilhelmshaven

Historique,installations et défense côtière

-La baie de Jade est choisit en 1853 pour aménager une base. L’accès est cependant difficile en raison de forts courants et de bancs de sable. La base de Wilhelmshaven est inaugurée le 17 juin 1869.

-La base est régulièrement agrandie et modernisée en parallèle à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine.

-Avec le réarmement engagé par les nazis, la base est modernisée pour pouvoir accueillir des navires plus modernes ayant notamment un tirant d’eau plus important ce qui augmente les servitudes pour les unités de dragage.

Néanmoins, la construction d’un jeu d’écluses permet aux navires de sortir et de rentrer à Wilhelmshaven en dépit du milieu naturel difficile.

Les bassins sont agrandis et approfondis, les pompes sont protégées par des blockhaus tandis que les grues d’origine sont remplacées par des engins plus puissants. Les quais sont repris et renforcés.

Les défenses côtières sont également renforcées non pas pour faire de la base une forteresse inexpugnable mais pour empêcher un coup de main contre la base.

-Huit kilomètres de linéaires de quai et un arsenal parfaitement outillé le Wilhelmshaven Kriegsmarinewerft qui disposent de quatre bassins de radoub, le 1 et 3 mesurant 200m de long, les 2 et 4 mesurant 350m de long. On trouve également trois cales de construction (A B et C) mesurant respectivement 200,250 et 300m de long.

-Pour la défense côtière, il faut considérer deux échelles, la défense lointaine et la défense rapprochée. La première est assurée par l’île de Wangerrog (Frise Orientale), île fortifiée dès le 19ème siècle mais ces défenses ont été neutralisées après le premier conflit mondial.

Elles sont reconstituées entre 1944 et 1947 avec des fortifications modernes qui ne reprennent rien des fortifications passées (elles avaient été arrassées mais les fondations étaient toujours présentes).

-Un fort Nord et un fort Sud armés chacuns de quatre canons de 280mm appuyés par huit canons de 150mm (Nord) ou par quatre canons de 150mm et quatre canons de 170mm (Sud).

-Défense rapprochée assurée par des canons de 88mm, des pièces de 20 et de 37mm. Des blockhaus d’infanterie sont construits quand le conflit éclate.

-La défense des approches directes de Wilhelmshaven est assurée par des ouvrages indépendants construits entre 1942 et 1948.

-En septembre 1948, on trouve six ouvrages équipés de canons de 150mm (deux par ouvrage) et six ouvrages équipés de canons de 105mm (quatre par ouvrage), ces canons étant associés à quatre canons de 88mm, des pièces légères de 20 et de 37mm (généralement six et quatre) sans oublier des mitrailleuses de 7.92mm.

Quatre observatoires sont orientés en direction de la mer du Nord, observatoires équipés de télémètres pour le guidage des pièces côtières et deux blockhaus sont conçus pour abriter des organes de commandement.

Ultérieurement, après le début de l’opération Weserübung, des abris antiaériens sont construits pour protéger ouvriers, employés et marins des bombardements aériens franco-britanniques.

Navires stationnés à Wilhelmshaven

-Porte-avions Peter Strasser

-Croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau

-Cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff

-Croiseurs légers Königsberg Köln et Karlsruhe

-Croiseur léger antiaérien Dantzig

-Sont stationnés à Wilhelhmshaven, les destroyers de la 2ème flottille de destroyers (2. Zerstörerflottille). Cette flottille est composée des divisions suivantes :

-2ème division (2. Z-Division) : Z.5 Paul Jacobi Z.6Theodor Riedel et Z.7 Hermann Schoemann

-4ème division (4. Z-Division) Z.20 Kärl Galster Z.21 Wilhelm Heidkamp et Z.22 Anton Schmidt

-9ème division (9. Z-Division) Z.27 Z.28 Z.29 et Z.30

Tous ces navires assurent l’escorte anti-sous-marine, antiaérienne et antisurface de grandes unités :

Le cuirassé KMS Hidenburg dispose de pas moins de quatre destroyers d’escorte, les Z.5 Z.6 Z.7 et Z.20 même si le plus souvent, seulement deux destroyers l’accompagnait dans ses sorties.

Le croiseur de bataille KMS Scharnhorst est protégé par les Z.21 et Z.22 alors que son sister-ship Gneisenau est protégé des torpilleurs, des avions et des sous-marins ennemis par les destroyers Z.27 et Z.28 alors que les deux derniers destroyers de la 9. Z-Division, les KMS Z.29 et Z.30 protègent le cuirassé Friedrich der Gross, sister-ship de l’Hidenburg.

-La 6. Zerstörerflottille stationnée elle aussi à Wilhelhmshaven dispose de deux divisions de destroyers, la 11. Z-Division composée des Z.37 Z.38 Z.39 et la 13. Z-Division composés des Z.40 Z.41 et Z.42.

Les KMS Z.37 et Z.38 sont chargés de l’escorte du porte-avions KMS Peter Strasser _sister-ship du Graf Zeppelin_ , les KMS Z.39 et Z.40 sont chargés de l’escorte du cuirassé Von der Tann alors que les KMS Z.41 et Z.42 protègent le cuirassé Derfflinger.

-La grande base navale allemande de la mer du Nord dispose également de flottilles de torpilleurs, les Torpedobooteflottille :

La 2. Torpedobooteflottille dispose de six Torpilleurs type 35, les KMS T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12.

-Des flottilles de sous-marins sont également stationnés à Wilhelhmshaven :

1. U-flottile : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

5. U-flottile : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

9. U-flottile : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

17. U-Flottile : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

21. U-Flottile : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD

25. U-Flottile : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115)

Soit un total de 50 sous-marins stationnés à Wilhelhmshaven.

-Des navires légers sont également stationnés à Wilhelhmshaven, des navires d’escorte comme les Geleitboote et des navires d’attaque comme les S-Boote :

-2. Geleitboote Flottille : KMS G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

-4. Geleitboote Flottille : KMS G.14 G.16 et G.18. Les G.20 et G.22 sont en armement à flot
le 5 septembre, le G.24 encore sur cale

-1. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-3. Minensucherboote Flottille (dragage de mines) stationnée à Wilhelmshaven et disposant des M.1,M.3, M.4, , M.5,M.7 et M.8.

-A Wilhelhmshaven sont également stationnés des chalutiers armés au sein de la 1. Vorsposten-Flottille avec dix navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Sigfrid Volker Wotan).

-Garde-pêche Weser qui va être utilisé en septembre 1948 comme patrouilleur côtier

-L’OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven et dispose d’une flottille de vedettes lance-torpilles qui dépend du Gruppe West. Cette flottile est la 4. Schnellbooteflottille qui dispose des vedettes S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.82. Elle est appuyée par la 4. Raum-Boote Flottille : R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-La base navale de Wilhelhmshaven abrite également des navires de soutien logistique :
-Pétroliers ravitailleurs KMS Dithmarschen et Westerwald (classe Dithmarschen)

-Pétroliers ravitailleurs KMS Indischer Ozean (classe OstSee)

-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles, KMS Tsingstau

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar et Donau

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10

-Bâtiment hydrographe Meteor

-Bâtiment pour expérimentations Strahl et Raule

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting

-Tender pour sous-marins T.155

-Bâtiment-dépôt Hannover

-Quatre Ferry Siebel

Base navale de Wesermünde
Historiques, installations et défenses côtières
-Wesermünde est issue de la fusion en 1924 de la ville de Geestemünde, un port en eaux profondes sur l’estuaire de la Weser construit par le royaume de Hanovre, la ville de Brême construisant sur l’autre rive, le port de Bremerhaven qui ne tarde pas à devenir une importante base navale. En 1939, la ville de Bremerhaven est placé sous l’autorité de Wesermünde.
-Pas d’arsenal à proprement parler mais deux formes de 300m utilisées aussi bien par les navires civils que par les navires militaires. Dix kilomètres de linéaires de quai, des dépôts de carburant, de munitions et de pièces détachées enterrés. Travaux pour une base sous-marine fortifiée semblable à celle d’Heligoland en cours en septembre 1948.
-Les défenses côtières assurent la protection de l’estuaire de la Weser avec un groupement ouest protégeant Wesermünde et un groupement est protégeant Bremerhaven.
Chaque groupement dispose de deux canons de 280mm sous masque sur une plate-forme rotative, de trois canons de 150mm, de six canons de 88mm, de pièces légères antiaériennes (six canons de 37mm et huit canons de 20mm) et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense rapprochée.
Deux observatoires sont construits pour diriger le tir de l’artillerie au large ainsi que deux abris pour état-major et ce dans chaque groupement.
Navires stationnés à Wesermünde
-Cuirassés Bismarck et Tirpitz
-Croiseurs de bataille Bayern et Saschsen
-Croiseurs lourds Admiral Reuter et Alexander van Humbolt
-Deux flottilles de Zerstörer (Zerstörerflottille) sont stationnés dans la base implantée dans l’estuaire de la Weser.
-La 4. Zerstörerflottille dispose de la 6ème division (6. Z-Division : Z.8 Bruno Heinemann Z.9 Wolfang Zenker et Z.11 Bend Von Armin) et de la 8ème division (8. Z- Division : Z.10 Hans Lody et Z.12 Erich Giese)
Les Z.8 et Z.9 assurent l’escorte du KMS Bismarck, les Z.10 et Z.11 protègent son sister-ship, le KMS Tirpitz. Le Z.12 n’assure aucune mission d’escorte et sera envoyé à Bergen en compagnie du Z.19.
-La 7. Zerstörerflottille aligne la 14ème division (14. Z-Division : Z.43 Z.44 et Z.45 ) ainsi que la 15ème division (15. Z-Division : Z.46 Z.47 et Z.48).
Les Z.43 et Z.44 assurent l’escorte du croiseur de bataille Bayern, les Z.45 et Z.46 assurent l’escorte de son sister-ship, le Sachsen. Les Z.47 et Z.48 n’ont pas de navires à escorter
-Aucun torpilleur (Torpedoboote) n’est stationné à Wesermunde
-Si aucun torpilleur n’est stationné à Wesermunde _ils se contentent de faire escale au cours d’exercices de tir_ , des flottilles de sous-marins sont stationnées à demeure dans l’estuaire de la Weser :
-3. U-flottille : U-29, U-31,U-33 (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)
-7. U-flottile : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)
-15. U-Flottile : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)
-19. U-Flottile : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)
-23. U-Flottile : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)
-Deux sous-marins ravitailleurs type XIV, les U-185 et U-187

Soit un total de 41 sous-marins

-La base de Wesermunde accueille également d’autres navires légers :
-10. Minensucherboote Flottille stationnée vec les dragueurs de mines type M.1943 M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60
-6.Schnellbooteflottille : S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-6. Raum-Boote Flottille : R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-La base de l’estuaire de Weser accueille également des navires de soutien :
-Ravitailleur pour sous-marins Memel
-Tenders pour sous-marins Acheron et Havel
-Bâtiment de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C.13 et C.14
Base navale d’Heligoland
Historique et description des installations
L’île d’Heligoland («terre sacrée» en bas allemand) est un archipel allemand situé dans le Sud-Est de la mer du Nord. Il à longtemps appartenu au Danemark avant d’être occupé par la Grande-Bretagne en 1807 (annexion formelle en 1814).

En 1890, le traité Heligoland-Zanzibar échange l’archipel contre certains territoires coloniaux allemands en Afrique de l’Est. Cette île ne tarde pas à être fortifiée et devenir une base avancée pour la marine allemande.
Si l’île de Düne est sablonneuse et inhabitée, l’île d’Heligoland stricto sensu est rocheuse et totalement artificialisée pour lutter contre l’erosion et accueillir des activités civiles et militaires.
D’importants travaux sont menés pour transformer l’île en forteresse (Festung) avec une base aérienne pour la Luftwafe et le Kriegsmarine Fliegerkorps; une base navale _destinée essentiellement au ravitaillement_ et une base sous-marine couverte, invulnérable aux bombes existantes en septembre 1948.
-Les défenses côtières d’origine ont été démantelées suite au traité de Versailles. Il faut donc tout reprendre à zéro pour protéger la baie d’Heligoland et les accès aux bases de Wilhelhmshaven et Wesermünde.
-Le port d’Heligoland transformé en véritable base militaire où les navires civils sont peu nombreux et dont les mouvements sont strictements limités se situe à l’est et pour couvrir la base, un puissant fort est construit à l’ouest.
Ce fort de forme pentagonale (qui selon les allemands aurait inspiré le tracé du Pentagone à Washington) dispose de cinq tourelles doubles de 150mm, huit canons de 88mm, des mitrailleuses de 7.92mm, des mortiers de 80mm ainsi qu’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm.
Navires stationnés à Heligoland
La base navale d’Heligoland n’à pas le même statut que Wesermunde et Wilhelhmshaven. Il s’agit plus d’une base de ravitaillement, d’une base avancée au profit notamment des unités de surface. Néanmoins, des navires sont stationnés de manière permanente sur l’île :

-8. Torpedobooteflottille (Heligoland) équipée de trois torpilleurs type 39 (T.31 T.33 et T.35) complétée par les deux premiers type 1943 (T.37 et T.38)

-2. Schnellbooteflottille avec les vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 S.31 et S.81

Dans une base bétonnée avec des alvéoles inondables pouvant servir donc de forme de radoub invulnérables, deux flottilles de sous-marins sont stationnées :

11. U-Flottile : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile : U-37, U-38,U-41 U-110 U-189 U-190

-Pour déminer les abord de l’île, on trouve la 9. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59, des navires type 1943. Ces navires servent également de patrouilleurs de sécurité.

-Le ravitailleurs KMS Nordsee est stationné sur l’île mais avant même le début du conflit, il rallie l’Atlantique Sud pour soutenir les raiders.

-Ravitailleur de sous-marins KMS Warnow

-Bâtiment hydrographe Norderoog

-Des remorqueurs

Allemagne (21) sous-marins (6)

SOUS-MARINS CROISEURS TYPE XI

-Comme les torpilleurs, les premiers sous-marins sont des petits navires à l’habilité médiocre mais rapidement, les progrès techniques et technologiques ont permis de construire des sous-marins plus gros.

-Pour contourner le blocus britannique durant le premier conflit mondial, les allemands construisent sept sous-marins de transport (U-151 à U-157) ultérieurement armés de deux canons de 150mm.

-Ce concept inspira les marines étrangères notamment la France avec le Surcouf et ses canons de 203mm.

-Vingt-ans plus tard, les allemands étudient un nouveau croiseur sous-marin pour mener la guerre de course ce qui nécessitait une très grande endurance, un solide armement et un hydravion pour pouvoir répérer les convois ou échapper aux navires de guerre.

-La guerre de course était une stratégie de premier plan de la Kriegsmarine on aurait pu s’attendre à ce que ce projet soit prioritaire mais ce fût tout le contraire.

Commandés le 17 janvier 1939 aux chantiers AG Weser de Brême, leur construction est suspendue le 15 septembre 1939, suspension qui signifie presque annulation.

Le projet est cependant reprit un an plus tard quand les services de renseignement de la marine allemande recueillent des informations sur un sous-marin type W appelé à remplacer le Surcouf, projet abandonné mais qui fût un stimuli suffisant pour relancer le projet des type XI.

Quatre sous-marins type XI sont commandés le 8 juin 1941 aux chantiers navals Lübecker Flender-Werke de Lübeck mais ne sont mis sur cale qu’au printemps 1942.

-Le U-112 est mis en service en mai 1945, le U-113 en juin de la même année,le U-114 est mis en service en octobre 1945 et le U-115 en décembre 1945.

-Navires de 3140 tonnes en surface (3630 tonnes en plongée), mesurant 114.98m de long sur 9.52m de large avec un tirant d’eau de 6.17m

-Vitesse maximale de 23 noeuds en surface et de 7 noeuds en plongée, une autonomie supérieure à 15500 miles nautiques et une immersion maximale de 200m.

-Ils sont armés de quatre canons de 127mm en deux tourelles étanches (une avant et une arrière), deux puis quatre canons de 37mm en deux affûts doubles, huit tubes lance-torpilles (six avant et deux arrière) avec douze-torpilles + un hydravion d’éclairage.

Allemagne (12) destroyers (1)

DESTROYERS

Avant-Propos

-L’apparition de la torpille automobile permettait d’envisager la victoire du David face à Goliath, du petit face au gros.

-La multiplication des torpilleurs entraine une riposte vec la création en Grande-Bretagne du Torpedo Boat Destroyer (TBD) rapidement appelé Destroyer.

-Les premiers destroyers sont des navires de petite taille, très rapides, aux jambes courtes avec des canons légers et un ou deux tubes lance-torpilles.

-Pas de nom mais une lettre désignant le chantier constructeur suivit d’un chiffre ou d’un nombre.

Le SMS S-123

Le SMS S-123

-Les survivants du premier conflit mondial sont soit démolis soit livrés aux alliés ou pour un petit nombre maintenus en service au sein de la nouvelle Reichsmarine.

KMS Falke, un destroyer puis torpilleur type 23

KMS Falke, un destroyer puis torpilleur type 23

-Nouvelles unités construites dès 1924 avec six type 1923 (classe Möwe) et six type 1924 (classe Wolfe) mais ces navires sont ultérieurement reclassés torpilleurs.

-Il faut attendre le début des années trente pour voir la construction de destroyers, de contre-torpilleurs par la marine allemande, des navires que la langue de Goethe connait sous le nom de Zerstörer.

-Aux quatre type 1934 succèdent les douze type 1934A, seuls destroyers allemands à recevoir un nom, les autres se contentant de la lettre Z. et d’un chiffre ou d’un nombre.

-Volonté de rupture technique avec des chaudières très haute pression qui vont devenir la bête à chagrin des chauffeurs allemands. Les canonniers eux devaient mettre en œuvre des canons de 150mm. Les problèmes multiples poussent les allemands à revenir à des standards moins élevés mais plus endurants.

-Attaque au canon et à la torpille des lignes de communication ennemies sans oublier l’escorte des cuirassés, des croiseurs de bataille et de porte-avions.

-En septembre 1939, la Kriegsmarine disposait de dix-neuf contre-torpilleurs avec les seize type 1934 et 1934A mais également trois type 1936, trois autres sont mis en service durant le conflit.

Les tranches initiales de l’expansion navale allemande prévoyaient vingt-huit contre-torpilleurs/destroyer, six autres type 1936A sont financés avant même le plan Z.

La tranche 1938-39 finance la construction de six nouveaux type 1936A et la tranche 1939-40 pourvoit à la construction de deux type 1936A et de huit type 1939 qui remplace le type 1938B initialement prévu (ce modèle était destiné à opérer essentiellement en Baltique).

Cela porte le total des destroyers à quarante-quatre unités. Le plan Z stricto sensu augmente cette flotte déjà importante de six unités type 1939 (tranche 1940-41) et de seize unités type 1942 répartis entre les tranches 1941-42 (quatre unités), 1942-43 (quatre unités) et 1945-46 (huit unités) soit un total prévisionnel de soixante-six

Néanmoins sur ce total, trois unités ont été perdues durant la guerre civile et huit sont encore en construction ce qui laisse seulement «seulement» cinquante-cinq navires sont en service, les huit dernières unités étant à différents stades d’achèvement quand éclate le second conflit mondial.

Les différentes classes de Zerstörer

-Type 1934 (classe Leberecht Maas) : 4 navires

KMS Leberecht Maas (Z-1)

KMS Leberecht Maas (Z-1)

Premiers véritables destroyers allemands capables avec leurs canons de 127mm (cinq en affûts simples) de combattre leurs homologues français et britanniques.

Navires non dénués de défaut avec des faiblesses structurelles, une tenue à la mer médiocre,des machines performantes sur le papier mais difficiles à mettre en oeuvre et à entretenir. Sans oublier un rayon d’action limité et une capacité en munitions faible.

-Le KMS Z.1 Leberecht Maas est mis en service en janvier 1937, le KMSZ.2 Georg Thiele est mis en service en février 1937, le KMS Z.3 Max Schultz est mis en service en avril 1937 et le KMS Z.4 Richard Betzen l’est en mai 1937.

-Les trois premiers sont toujours en service en septembre 1948 mais le Z.4 est perdu par l’explosion d’une torpille le 14 mai 1946 qui l’endommage si gravement qu’on préfère le désarmement et la démolition.

-Navires déplaçant 2230 tonnes (3160 tonnes à pleine charge), mesurant 119m de long sur 11.30m de large avec un tirant de 3.80m.

-Vitesse maximale de 38 noeuds

Schéma du canon de 127mm SKC34

Schéma du canon de 127mm SKC34

-Armement composé de cinq canons de 127mm en affûts simples sous masque (deux avant et trois arrière), DCA légère composée d’un nombre évolutif de canons de 20 et de 37mm, de huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples, de deux grenadeurs de sillage avec 48 projectiles et d’une capacité de mouillage de mines avec soixante-mines.

Type 1934A (classe Paul Jacobi)

Le Zerstörer KMS Paul Jacobi (Z-5)

Le Zerstörer KMS Paul Jacobi (Z-5)

-Version améliorée des précédents, les différences sont minimes

-Le KMS Z.5 Paul Jacobi est mis en service en juin 1937 et toujours actif en septembre 1948, le KMS Z.6 Theodor Riedel est mis en service en juillet 1937 et toujours en service en septembre 1948 tout comme le KMS Z.7 Hermann Schoemann mis en service en septembre 1937.

-Le KMS Z.8 Bruno Heinemann est mis en service en janvier 1938 et toujours en service dix ans plus tard tout comme le KMS Z.9 Wolfang Zenker qui lui était entré en service en juillet de la même année.

-Le KMS Z.10 Hans Lody est mis en service en septembre 1938 suivit deux mois plus tard par le KMS Z.11 Bernd von Armin, ces deux navires étant toujours en service en septembre 1948 tout comme le KMS Z.12 Erich Giese qui avait été mis en service en mars 1939.

-Le KMS Z.13 Erich Koellner mis en service en mars 1939 est gravement endommagé au cours de la guerre civile le 4 mars 1944 par des vedettes lance-torpilles ralliées à Goering. Chavirant à quai, il est relevé, désarmé officiellement le 2 avril 1944 et démoli.

-Le KMS Z.14 Friedrich Ihn est mis en service en avril 1938 et toujours en service dix ans plus tard tout comme le KMS Z.15 Erich Steinbrinck mis en service lui un mois plus tard en mai 1938.

-Le KMS Z.16 Friedrich Eckoldt est mis en service en juillet 1938 mais coulé le 4 janvier 1944 par des avions de la Luftwafe ralliés à Borman alors qu’il patrouillait au large de Stettin. Encaissant trois bombes, il coule rapidement ne laissant que fort peu de survivants non sans avoir abattu deux avions sur les huit qui l’ont attaqué.

-Navires déplaçant 2230 tonnes (3160 tonnes à pleine charge), mesurant 119m de long sur 11.30m de large avec un tirant de 3.80m.

-Vitesse maximale de 38 noeuds

-Armement composé de cinq canons de 127mm en affûts simples sous masque (deux avant et trois arrière), DCA légère composée d’un nombre évolutif de canons de 20 et de 37mm, de huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples, de deux grenadeurs de sillage avec 48 projectiles et d’une capacité de mouillage de mines avec soixante-mines.

Type 1936

KMS Dieter von Roeder (Z-17)

KMS Dieter von Roeder (Z-17)

-Ces six navires sont assez peu différents des type 1934/1934A et héritent donc de leurs défauts.

-Le KMS Z.17 Diether von Roeder est mis en service en août 1938 et toujours en service quand éclate le second conflit mondial tout comme le KMS Z.18 Hans Ludemann mis en service en octobre 1938 et le KMS Z.19 Hermann Kühne mis en service en janvier 1939.

-Le KMS Z.20 Karl Galster est mis en service en mars 1939, le KMS Z.21 Wilhelhm Heidkamp en juin de la même année et le KMS Z.22 Anton Schmitt en septembre 1939. Ces trois navires sont toujours en service en septembre 1948.

-Navires déplaçant 2411 tonnes (3415 tonnes à pleine charge), mesurant 123.4m de long sur 11.8m de large avec un tirant d’eau de 4.51m.

-Vitesse maximale de 38 noeuds.

-Armement composé de cinq canons de 127mm en affûts simples sous masque (deux avant et trois arrières), DCA légère composée de canons de 20 et de 37mm, huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples, deux grenadeurs de sillage avec 48 grenades et une capacité maximale de 60 mines.