Etats Unis (82) Aéronavale (9)

Les avions de l’Aéronavale américaine (5) : avions basés à terre

Avant-Propos

Opérer au dessus de l’océan avec des avions à la fiabilité incertaine ou limitée pouvant s’avérer dangereux, les différentes aéronavales privilégièrent pendant longtemps l’hydravion qui pouvait amerrir en cas de problèmes.

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Etats Unis (81) Aéronavale (8)

Les avions de l’Aéronavale américaine (4) : les hydravions embarqués et basés à terre

Avant-propos

Faire décoller un avion depuis la terre ferme est une chose facile mais depuis la surface des flots, cela est beaucoup plus compliqué, nécessitant une plate-forme dédiée qui n’arrivera à maturité qu’après une dizaine d’années de recherche et d’essais.

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Etats Unis (79) Aéronavale (6)

Les avions de l’Aéronavale américaine (2) : bombardiers en piqué

Avant-propos

La Grande-Bretagne, pays ayant créé le porte-avions et qui faillit perdre cette précieuse compétence au milieu des années soixante-dix mis au point le premier avion spécialement conçu pour être embarqué, le Sopwith Cuckoo et ce en dépit d’une envergure que nous qualifierons pudiquement d’imposante.

Sopwith Cuckoo 4.jpg

Sopwith Cuckoo

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Etats Unis (78) Aéronavale (5)

Les avions de l’Aéronavale américaine (1) : chasse et chasse-bombardement

Grumman F3F

Grumman F3F-1 2

Le Grumman F3F est le dernier chasseur biplan de la marine américaine. Issu du F2F et annonçant le F4F (bien que ce dernier ait été mis au point au final comme monoplan), il effectue son premier vol le 20 mars 1935 et est mis en service en 1936, remplaçant le F2F qui connaissait des problèmes de stabilité en vol.

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Etats Unis (66) Navires de soutien (1)

NAVIRES DE SOUTIEN

Avant-Propos

Longtemps le fardeau logistique imposé par la marine de guerre était pour le moins limité notamment en terme d’infrastructures. Les galères et autres trirèmes étaient tirées au sec sur la plage qui faisait office de base navale. Il fallait prévoir des vivres pour les rameurs et les soldats embarqués mais sorti de cela, point besoin de munitions ou de carburant.

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Etats Unis (65) Navires légers (4)

Destroyer Escort (DE) classe Island

USS Albert T. Harris (DE-447)

Entre le Destroyer et le Patrol Craft Escort

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, les forces légères, les flottilles d’escorte furent globalement négligées durant la période 1919-1939 la faute à un manque d’intérêt et à des budgets contraints qui obligeaient les amiraux à faire des choix souvent douloureux.

Néanmoins en septembre 1939 les marines européennes disposent toutes de navires légers plus ou moins bien adaptés à la mission d’escorte qu’il s’agisse de sloops pour les anglais, des aviso-dragueurs et des avisos pour la France, des torpilleurs légers pour notre marine nationale…. .

Côté américain la situation est moins nette. La flotte de destroyers à été modernisée, de nombreux flush-decker sont en réserve mais il manque des navires légers pour escorter des convois, tactiques qui laisse sceptiques beaucoup d’amiraux de l’US Navy alors construire des navires pour protéger ces formations…… .

Néanmoins la réalité rattrape les américains qui construisent des PCC et des PCE, équipant leurs dragueurs de mines d’armes ASM pour en faire des escorteurs de fortune. De plus en cas de guerre, ils prévoient d’utiliser des destroyers voir de réarmer des flush-decker en les modifiant avec un Asdic, une propulsion diminuée pour augmenter l’endurance au détriment de la vitesse, un armement ASM important….. .

Cette situation fait cependant pale figure face aux corvettes et destroyers légers britanniques ainsi qu’aux corvettes et torpilleurs légers français.

Les PCE ayant montré leurs limites en haute-mer et la flotte de flush-decker vieillissant, les américains se rendent à l’évidence qu’il manque un navire médian entre le PCE et le destroyer d’escadre, un navire chargé d’escorter des convois de navires marchands à travers l’Atlantique et le Pacifique.

Il doit être grand, pas forcément rapide mais endurant, une artillerie antisurface pour détruire des sous-marins _qui en l’absence de radar privilégient l’attaque au canon en surface_ , une DCA légère et des grenades ASM en abondance.

D’abord appelé Destroyer Light (DL), il devient Destroyer Escort (DE) pour éviter la confusion avec un projet de Destroyer Leader, de grands destroyers de 3500-4000 tonnes destinés à mener des flottilles de torpilleurs, projet qui n’aboutira pas avant guerre car le BuShip estime qu’il ferait doublon avec les Atlanta conçu comme conducteur de flottille.

HMS Aldenham (L-22)

Un destroyer léger type Hunt de la Royal Navy, le HMS Aldenham (L-22)

Après avoir envisagé la fabrication sous licence des River ou des Hunt britanniques, les américains choisissent un projet indigène, un navire de 1300 tonnes, filant à 23 nœuds avec un armement composé de deux canons de 127mm (ou 3 de 76mm ou 4 de 100/102mm, les américains envisageant de produire pour des marines étrangères), une DCA légère (Bofors de 40mm Oerlikon de 20mm) et un important stock de grenades ASM.

Un temps l’embarquement de tubes lance-torpilles est envisagé mais au final on y renonce.

Seize navires sont commandés en octobre 1945 (DE-1 à DE-16) stationnés dans l’Atlantique à Norfolk, Charleston et Mayport (respectivement huit, quatre et quatre).

Trente-deux nouveaux exemplaires (DE-17 à DE-48) sont commandés en septembre 1948 mais en dépit d’une mise sur cale précipitée, aucun n’est en service le 21 mars 1950.

Le programme de guerre prévoit une commande supplémentaire de soixante-quatre exemplaires (DE-49 à DE-112) suivit de deux nouvelles commandes de soixante-quatre exemplaires portant le total des DE à construire à 240 exemplaires, certains DE étant adaptés à d’autres missions que l’escorte de convois.

Si les seize premiers navires portent des noms d’îles américaines tout comme les trente-deux commandés en septembre 1948, les DE du programme de guerre porteront des noms de marins tués au début ou au cours du conflit.

Carrière opérationnelle

USS Howard F. Clark (DE-533) 2

Ces nouveaux venus dans le domaine militaires sont baptisés du nom d’îles des Etats-Unis, des îles situées aux Etats-Unis ou dans les colonies américaines.

Les seize premiers navires commandés en octobre 1945 sont mis sur cale au printemps 1946 et mis en service à l’automne 1947, ces navires étant tous stationnés sur la côte est.

Sont stationnés à Norfolk huit navires, les USS Adak (DE-1) Afognak (DE-2) Aiktak (DE-3) Alameda Island (DE-9) San Pedro Rock (DE-11) Favallon Island (DE-13) Staten Island (DE-15) Victoria Island (DE-16).

Sont stationnés à Charleston quatre navires, les USS Adugak (DE-4) Bayless (DE-6) Bogeslof (DE-7) Sugarloaf (DE-8)

Sont stationnés à Mayport quatre navires, les USS Aghiyuk (DE-5) Hog Island (DE-10) Sears Rock (DE-12) Jersey Island (DE-14)

Sur ces seize navires mis en service avant le début du conflit et employés durant tout le conflit dans l’Atlantique, six sont détruits, deux par les sous-marins allemands (Hog Island Sears Rock), deux lors d’une collision avec des cargos qu’ils escortaient (Afognak Jersey Island), un suite à un incendie accidentel à Halifax (Sugarloaf) et le dernier par l’aviation allemande au large de la Norvège alors qu’il participait à l’opération Borealis (Aghiyuk).

Les dix survivants sont utilisés par l’US Navy jusqu’en en 1957 puis désarmés. Quatre sont démolis ou coulés comme cible dans les années soixante (Aiktak, Alameda Island, Adugak Bogeslof) et les six autres transférés aux gardes-côtes pour servir de patrouilleur de souveraineté (San Pedro Rock, Favallon Island,Staten Island,Victoria Islans Bayless) jusqu’au milieu des années soixante-dix, étant remplacés par des cutter spécialement conçus pour ce rôle.

Quand la guerre éclate en septembre 1948 en Europe, les américains accélèrent leur réarmement et passent commande de trente-deux destroyers d’escorte supplémentaires, navires immatriculés DE-17 à DE-48 et principalement destinés à opérer dans l’Atlantique même si au final des DE seront engagés dans le Pacifique.

Devant l’urgence de la situation, les DE sont mis sur cale dès le début de 1949 mais en dépit d’une construction précipitée, aucun n’est en service en mars 1950 quand le Japon attaque. Les premiers sont mis en service en juin et les derniers en mars 1951, vingt-quatre étant engagés dans l’Atlantique et huit dans le Pacifique.

Huit navires sont mis en service en juin 1950 à savoir les USS Amak (DE-17) Biorka (DE-19), Besboro (DE-22) Aziak (DE-24) Ryer Island (DE-27) Merriott Island (DE-29) Anacapa (DE-31) et Begg Rock (DE-32) et déployés dans l’Atlantique puis en mer du Nord, trois étant coulés durant le conflit (Amak Ryer Island et Merriott Island), les cinq autres étant utilisés par l’US Navy jusqu’en 1957 avant d’être désarmés et placés sous cocon pour un éventuel réarmement.

Deux d’entre-eux, les USS Begg Rock et Aziak sont utilisés pour l’entrainement des réservistes de 1962 à 1967 puis comme navires d’expérimentation jusqu’à ce que l’usure ne les envoient à la casse en 1975 pour le premier, en 1982 pour le second. Les trois autres DE sont démolis dans les années soixante-dix.

Huit autres navires sont mis en service en septembre 1950 à savoir les USS Andreanof (DE-18) Beehive (DE-20) Bolrof (DE-21) Attu (DE-23) Chipps Island (DE-25) Roe Island (DE-26) Andrus Island (DE-28) et Woodward Island (DE-30).

Ces huit destroyers d’escorte sont envoyés dans le Pacifique où si les besoins d’escorte sont moindres, ils ne sont pas inexistants. Deux sont coulés durant le conflit (Andreanof Woodward Island), un tellement endommagé qu’il ne sera pas réparé et sabordé après guerre au large d’Okinawa (Chipps Island), les cinq autres étant désarmés en 1956 et mis sous cocon à Bremerton.

Le Beehive est transféré en 1964 aux forces d’autodéfenses japonaises récemment reconstituées en compagnie du Bolrof et de l’Attu, ces navires étant utilisés jusqu’en 1974 quand ils sont rendus aux Etats-Unis et démolis. Les Roe Island et Andrus Island devaient être transférés à l’Irak mais au dernier moment le projet tombe à l’eau.

USS Formoe (DE-509).jpg

Huit navires sont mis en service en janvier 1951 pour opérer dans l’Atlantique, les USS Caladesi Island (DE-33) Cayo Costa (DE-34) Santa Rosa Island (DE-35) Hutchinson Island (DE-36) Avoa Island (DE-37) Appledore (DE-38) Badger’s (DE-39) et Bustine (DE-40).

Sur ces huit navires, deux sont coulés par les sous-marins allemands (Caladesi Island Avoa Island), les six autres survivant au conflit. Trois sont transférés au Chili (Cayo Costa Santa Rosa Island Hutchinson Island) et les trois derniers après avoir été utilisés pour l’entrainement pour les réservistes sont désarmés en 1973 et démolis.

Les huit derniers affectés dans l’Atlantique sont mis en service en mars 1951, ces navires étant baptisés USS North Island (DE-41) Monasha Key (DE-42) Siesta Key (DE-43) St George Island (DE-44) Avery Island (DE-45) Allen Island (DE-46) Ayers (DE-47) et Black Rocks (DE-48).

Deux sont coulés lors de l’escorte de convois, un dans l’Atlantique (Black Rocks) et le second lors de l’opération Borealis (Siesta Key).

Les autres survivent au conflit, sont utilisés par l’US Navy jusqu’en 1960 puis transférés à des marines étrangères, trois à l’Italie (North Island, St George Island Avery Island et trois à l’Allemagne (Monasha Key, Allen Island Ayers) qui en dépit de réticences profondes notamment côté français avaient été autorisée à reconstituer des forces armées pour faire face à la menace soviétique.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1350 tonnes

Dimensions : longueur 95m largeur 11.17m tirant d’eau 2.87m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 12000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 24 nœuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 12 nœuds

Canon de 127mm 38 calibres US Navy 55

Canons de 127mm à bord d’un destroyer type Fletcher

Armement : deux canons de 127mm en affûts simples (un avant un arrière) quatre canons de 40mm Bofors en affûts doubles, dix canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, deux grenadeurs de sillage, huit mortiers. Ultérieurement s’ajouteront un lance-roquettes ASM appelé Herisson (Hedgehog en V.O) et une plate-forme triple lance-torpilles de 533mm

Equipage : 186 à 200 officiers et marins

Etats Unis (61) sous-marins (4)

Sous-marins classe Gato

USS Gato (SS-212) 6
Genèse

Comme nous venons de le voir, le concept de grand sous-marin rapide, puissant et endurant ne faisait pas l’unanimité dans la marine américaine, certains amiraux estimant qu’il fallait des sous-marins plus petits mais plus nombreux. En somme l’éternel débat de quelques grands ou beaucoup plus petits mais à l’échelle américaine.

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