Allemagne (9) porte-avions

PORTE-AVIONS

Avant-Propos
-Allemagne longtemps rétive à l’aviation embarquée en raison d’une géographie peu propice à la mise en œuvre de porte-avions, l’absence de colonies et de routes commerciales à protéger sans oublier une mentalité continentale, peu à l’aise avec l’Océan.
-Quelques tentatives durant le premier conflit mondial mais la Kaiserliche Marine est bien en retard par rapport aux autres belligérants.

-Le réarmement naval engagé au début des années trente relance la question du porte-avions.

-Principal obstacle : la Luftwafe et son commandant, Goering qui par un impérieux « Tout ce qui vole m’appartient » bloque longtemps tout constitution d’une aéronavale autonome. Il faudra attendre son élimination politique et physique pour que l’aéronavale embarquée devienne au pays de Goethe une réalité tangible et concrète.

-Une fois l’ordre rétablit, la Kriegsmarine décide de développer son outil aéronaval moins en raison de besoins évidents qu’en raison du développement des aéronavales britanniques et françaises.
-Devant combattre sous un ciel disputé, l’utilité du porte-avions devient évidente pour couvrir la flotte de ligne mais également pour attaquer les cuirassés et les croiseurs de bataille ennemis.
-Quatre porte-avions, deux d’escadre et deux légers, projets de conversion de paquebots et de navires marchands pour fournir des porte-avions austere.
Les différents porte-avions allemands

Porte-avions classe Graf Zeppelin

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer avec un Ju-87C à l’appontage

-Le projet est dévellopé à partir de 1934, l’accès est mis sur la rapidité et un armement antisurface conséquent pour pouvoir affronter des croiseurs.

-Travail d’autant plus considérable que l’Allemagne n’à pu bénéficier d’essais menés à bord des navires pionniers que sont les Béarn, Furious, Langley et autres Hosho. Le Japon transmet de précieuses informations à son allié allemand.

-Le KMS Graf Zeppelin (Flugzeugträger A) est mis sur cale aux chantiers navals Deutsche Werke de Kiel le 28 décembre 1936 et lancé lé 8 décembre 1938 en présence d’Hitler et de Goering. Il est mis en service en le 23 février 1941.
Il intègre le BdL qui devint ultérieurement à la Hochseeflot, hors rang, en soutien des différentes escadres. La mise en service de son sister-ship Peter Strasser (septembre 1943) permet l’activation de la Flugzeugträger Division der Hochseeflot.

Cette FDH devient la Erste Flugzeugträger Division der Hochseeflot quand sont mis en service les porte-avions Lutzen et Bautzen qui forment une Zweite Flugzeugträger Division bien qu’elle soit intégrée au BdA (Befehshaber der Auflkärungsstreitkräfte _commandement des navires éclaireurs_) en compagnie des croiseurs lourds et légers.

Pour l’opération Weserübung, il est engagé à Trondheim en compagnie notamment du cuirassé Hindenburg et du croiseur lourd Tegetthoff.

-Le KMS Peter Strasser est mis sur cale aux chantiers navals Germaniawerft de Kiel le 8 septembre 1938 lancé le le 1er septembre 1941 et mis en service le 7 septembre 1943. Comme son sister-ship, il est stationné en Baltique à Swinnenmunde.

Dans le cadre de l’opération Weserübung, le porte-avions et deux destroyers d’escorte Z.37 et Z.38 gagnent la Baltique pour dissuader la marine soviétique d’intervenir.
Il effectue donc des ronds dans l’eau au large de Dantzig et de Memel jusqu’au 12 octobre 1948 quand il va accompagner en mer du Nord le cuirassé Tirpitz qui venait d’achever son grand carénage qui l’avait empêcher de participer aux premières opérations du second conflit mondial.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 31000 tonnes pleine charge 33500 tonnes

Dimensions : Longueur (hors tout) 257.50m avec l’étrave droite et 262.50m avec l’étrave Atlantique (Atlantikbüg) Largeur (hors tout) 31.50m Tirant d’Eau : 7.30m lège et 8.50m à pleine charge

Propulsion : Quatre turbines à vapeur Brown-Boveri alimentées en vapeur par seize chaudières La Mont (70 kg/cm² et 450°) dévellopant une puissance totale de 200000ch et entrainant 4 hélices.

Deux propulseurs retractables Voith-Schneider installés à l’étrave permettant de propulser le navire à 3 ou 4 noeuds ce qui facilite les manoeuvres portuaires et permet de maintenir le navire en position durant les opérations aériennes.

Performances : vitesse maximale 35 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 19 noeuds

Protection : Ceinture blindée de 135m de long et de 4m de haut d’une épaisseur maximale de 100mm réduite à 80mm sur les côtés. Pont blindé de 60mm, pont d’envol protégé par 20mm sauf autour de l’ascenseur arrière (22mm) de l’ascenseur central (38mm) et de l’ascenseur avant (25mm).

Le local barre est protégé par des plaques verticales de 60 à 80mm et des plaques horizontales de 60mmn et les Voith Schneider sont protégés par 20mm de blindage.

Au final la protection pèse 5000 tonnes soit 1/6 du navire.

Armement : 16 canons de 150mm SK C/28 en huit casemates doubles installés à tribord avant, tribord arrière, babord avant et babord arrière; 12 canons de 105mm antiaériens SKC/33 en six tourelles doubles installés devant et derrière l’ilôt; 22 canons de 37mm en onze affûts doubles et 28 canons de 20mm en sept affûts quadruples.
Installations Aéronautiques :

-Pont d’envol de 242m de long sur 30m de large

-Hangar supérieur de 185m de long sur 16m de large et 2.80m de haut

-Hangar inférieur de 172m de long sur 16m de large et 2.51m de haut

-Deux catapultes pneumatiques installés à l’avant. Alimentées par des bouteilles d’air comprimée, chaque catapulte ne peut lancer que 9 appareils avant que les bouteilles ne doivent être remplies ce qui prend cinquante minutes.

-Dix Brins d’arrêts

-Trois ascenseurs axiaux

Groupe aérien : à l’origine 50 appareils dont 10 chasseurs Messerchmit Me109T, 20 bombardiers en piqué Junkers Ju87C et 20 avions torpilleurs Fieseler Fi167.
Ultérieurement, le groupe est porté à 52 appareils avec 24 chasseurs Me 109T, de 16 bombardiers en piqué Junkers Ju-87C et de 12 avions-torpilleurs Fieseler Fi167 soit un total de 52 appareils.
Avant le déclenchement du second conflit mondial, les Me-109T sont remplacés par des Focke-Wulf Fw 195 _version embarquée du Fw 190_ alors que les Ju-87C et le Fi167 sont toujours en service.
Equipage : 1720 officiers et marins pour la conduite du navire et 306 hommes pour le groupe aérien soit un total de 2026 hommes
Porte-avions légers classe Lutzen

Les Lutzen sont l'équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Les Lutzen sont l’équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

-Les allemands se demandent quels porte-avions pour compléter les Graf Zeppelin. Une redite des Graf Zeppelin et Peter Strasser était rejetée, il fallait imaginer un porte-avions plus léger.
-Plusieurs projets furent concurrents : une version allégée des Graf Zeppelin, des porte-avions légers de défense aérienne embarquant uniquement des chasseurs et des porte-avions légers semblables aux Colossus/Alienor d’Aquitaine même si là il s’agit de vrais navires militaires.
Plusieurs projets s’opposèrent pour ces deux porte-avions légers. Les archives ayant été en partie perdues , il est difficile de connaître tout du projet mais ce qui est certain c’est que trois projets majeurs eurent un temps les faveurs des architectes et des opérationnels allemands :
-Le troisième projet est choisit, les navires baptisés Lutzen et Bautzen disposant d’une coque inspirée des croiseurs lourds classe Graf Spee avec une architecture américaine minorée par une étrave fermée.
-Le KMS Lutzen est mis sur cale aux chantiers navals Dantziger Werft le 8 septembre 1945 lancé le 14 mars 1947 et mis en service le 8 mars 1948. Il est stationné à Kiel en compagnie de son sister-ship.Pour l’opération Weserübung, il couvre la force d’assaut chargée de la prise de la petite ville de Bodo.
-Le KMS Bautzen est mis sur cale aux chantiers navals Germaniawerft de Kiel le 15 septembre 1945 lancé le 4 avril 1947 et mis en service le 1er juin 1948 à Kiel son port d’attache ainsi que celui Lutzen.

Dans le cadre de l’opération Weserübung, le Bautzen doit participer à la couverture du flanc sud de la Norvège et plus précisément de la force d’assaut chargée de la conquête de Bergen.
Caractéristiques techniques des porte-avions légers classe Lutzen

Déplacement : standard 15000 tonnes pleine charge 18000 tonnes

Dimensions : longueur 210m largeur (flottaison) 24.00m tirant d’eau (en charge) 8.02m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées par quatre chaudières Brown-Boveri dévellopant une puissance totale de 52000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : 32 canons de 37mm en seize affûts doubles et 24 canons de 20mm en douze affûts doubles

Installations aéronautiques et Groupe aérien :

-Une catapulte à l’avant

-Deux ascenseurs axiaux

-Hangar de 135.63×15.84×5.33m

-Dix brins d’arrêt.

Groupe aérien : dix-huit Messerschmitt Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi169 soit un total de trente-deux appareils

Equipage : 42 officiers et 777 officiers mariniers et quartiers maitres et matelots pour la conduite du navire et environ 200 hommes pour le groupe aérien soit un total de 1019 hommes
Projets non aboutis avant guerre et études théoriques

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Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger

Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger

-Reprise du projet des Kleinen Flugzeugträger de 6000 tonnes qui devient les Neue Kleinen Flugzeugtrager avec une DCA légère et un groupe aérien composé de chasseurs et d’avions d’assaut. Six à douze navires sont envisagés.
-La construction de dérivés des Lutzen est également étudiée.

-Les projets suivants sont plus hypothétiques, plus fumeux dirons-nous avec des porte-avions d’escadre de 58000 tonnes (avec pont blindé de 100mm soit 24mm de plus que les Illustrious !), un groupe aérien de 100 appareils mais également des hybrides combinant aviation embarquée et des canons lourds de 203 ou de 280mm.

-Outre les constructions neuves, la conversion de paquebots et de navires marchands en porte-avions à été envisagée, une solution à moindre coût et espérée plus rapide que la construction d’un navire dédié. Les projets les plus sérieux concernent les paquebots Gneiseneau Postdam et Europa.

paquebot Gneisenau

paquebot Gneisenau

-Quand éclate la seconde guerre mondiale, les paquebots Europa, Gneiseneau et Postdam sont réquisitionnés par la marine allemande.

Le premier est transformé en navire-hôpital et rallie Oslo le 13 septembre 1948 où ancré dans le port, il va accueillir les blessés allemands et certains prisonniers alliés gravement blessés alors que les deux autres transformés en transport de troupes vont rallier Trondheim pour le premier et Bergen pour le second.

Si le Gneiseneau parvient à destination et y débarque ses 12000 hommes d’une division d’infanterie, le Postdam est torpillé par un sous-marin britannique. Le temps clément et la lenteur du naufrage explique que sur les 9000 hommes embarqués, seulement 125 ont été tués et 250 portés disparus.

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Allemagne (8) cuirassés et croiseurs de bataille

CUIRASSES ET CROISEURS DE BATAILLE

Avant-Propos

Quand elle nait, la marine impériale allemande, la Kaiserliche Marine était chétive, une petite marine destinée à la défense côtière, bien incapable d’inquiéter l’impérieuse Marine de Sa Gracieuse Majesté.

Sous l’impulsion de Guillaume II et de l’amiral Tirpitz, la marine impériale allemande connu une prodigieuse croissante qui lui permis non pas de surclasser la Royal Navy mais de poser des problèmes majeurs pour le contrôle de la mer du Nord.

Durant ce premier conflit mondial, les combats furent limités, la bataille du Jutland aux résultats indécis rendant les amiraux allemands prudents voir même pusillanimes.

Résultat, les cuirassés et les croiseurs de bataille allemands eurent bientôt des aussières en béton. Les équipages mutinés à Kiel accélérant la chute de Guillaume II.

Les navires de ligne allemands survivants rallièrent Scapa Flow dans les Orcades, restant plusieurs mois avant de se saborder le 21 juin 1919 pour ne pas être livrés aux alliés.

Miséricordieusement, les alliés accordèrent huit prédreadnought dont seulement six pouvaient être mis en œuvre simultanément. Autant préciser de suite que ces navires n’avaient aucune valeur militaire.

Cuirassé de poche Deutschland

Cuirassé de poche Deutschland

Il faut attendre le début des années trente pour assister au renouvellement du corps de bataille allemand avec la mise en service du Deutschland,un cuirassé de poche trop faible pour affronter les cuirassés orthodoxes mais qui surclassait les croiseurs lourds type Washington censés être les rois des mers en absence des cuirassés.

Ayant généré par ricochet la course aux cuirassés rapides (dit de 35000 tonnes), les Deutschland n’auront pas de descendance, les deux survivants de la guerre de la Pologne étant d’ailleurs reclassés schwere kreuzer (croiseurs lourds).

Croiseur de bataille KMS Scharnhorst

Croiseur de bataille KMS Scharnhorst

Avec les Scharnhorst et Gneiseneau, les allemands renouent avec des conceptions plus orthodoxe, des navires de 26000 tonnes armés de neuf canons de 280mm en trois tourelles triples, canons ultérieurement remplacés par des canons de 380mm en trois tourelles doubles.

Représentation du KMS Bismarck

Représentation du KMS Bismarck

Avec les deux Bismarck (Bismarck et Tirpitz), les allemands se rallient à l’orthodoxie mondiale avec deux 35000 tonnes rapides, bien protégés et bien armés (huit canons de 380mm en quatre tourelles doubles), faisant ensuite mieux que leurs ennemis français puisque les type H et les type H améliorés sont armés de huit canons de 406mm en quatre tourelles doubles.

Le Corps de Bataille allemand en septembre 1939

Cuirassés Schlesien et Schleswig-Holstein classe Deutschland en 1934

Cuirassés Schlesien et Schleswig-Holstein classe Deutschland en 1934

-Deux cuirassés type prédreadnought, le Schlesien et le Schleswig Holstein (1908,13120 tonnes,127.6×22.2×8.21,18 noeuds,4 canons de 280mm en deux tourelles doubles et 10 canons de 150mm)

KMS Admiral Scheer

KMS Admiral Scheer

-Trois cuirassés de poche classe Deutschland, le KMS Deutschland (1933,), le KMS Admiral Scheer (1934) et le KMS Graf Spee (1936) (10600 tonnes,186×20.69×5.81,26 noeuds,6 canons de 280mm en deux tourelles triples et 8 canons de 150mm en affûts simples).

Le KMS Gneiseneau se ravitaillant auprès du Westerwald (avril 1939)

Le KMS Gneiseneau se ravitaillant auprès du Westerwald (avril 1939)

-Deux croiseurs de bataille classe Scharnhorst, le KMS Scharnhorst (1939) et le KMS Gneisenau (1938) (31500 tonnes, 235x30x9.69, 32 noeuds, 9 canons de 280mm en trois tourelles triples et 12 canons de 150mm en affûts simples)

Par rapport à l’historique aucun changement puis qu’avant le point de divergence fixé au 9 novembre 1939

Evolution du Corps de Bataille allemand et sa situation en septembre 1948

-Les cuirassés prédreadnought Schlesien et Schleswig-Holstein sont désarmés respectivement en mars 1941 et juin 1942. L’artillerie est récupérée pour la défense côtière et le flotteur démoli, l’acier récupéré alimentant l’effort de guerre.

Le cuirassé de poche Admiral Graf Spee se saborde à Montevideo le 17 décembre 1939

Le cuirassé de poche Admiral Graf Spee se saborde à Montevideo le 17 décembre 1939

-Le cuirassé de poche Admiral Graf Spee interné à Montevideo après une bataille contre trois croiseurs britanniques est sabordé le 17 décembre 1939 faute de sauf conduit accordé par les alliés qui réclamaient son internement en Argentine ou en Uruguay.

-Le Deutschland est rebaptisé Lutzow le 25 novembre 1939 et reclassé croiseur lourd (schwere kreuzer) en juin 1941. Son sister-ship Admiral Scheer est lui aussi reclassé croiseur lourd

Schéma de refonte des Scharnhorst, les tourelles triples de 280mm ont cédé la place à des tourelles doubles de 380mm

Schéma de refonte des Scharnhorst, les tourelles triples de 280mm ont cédé la place à des tourelles doubles de 380mm

-Les croiseurs de bataille KMS Scharnhorst et Gneiseneau sont réarmés avec trois tourelles doubles de 380mm (NdA travaux prévus OTL mais jamais réalisés) en remplacement des tourelles triples de 280mm revendues aux néerlandais pour armer leurs croiseurs de bataille destinés aux Indes Néerlandaises. Travaux réalisés du 15 octobre 1940 au 2 novembre 1942 (Scharnhorst) et du 5 décembre 1942 au 20 janvier 1944 (Gneisenau).

-Comme je l’ai précisé dans l’introduction, l’Allemagne se rallie au concept du cuirassé rapide, du 35000 tonnes, un croisement alliant la protection des cuirassés lents avec la rapidité des croiseurs de bataille, un concept que certains considèrent comme remontant aux Queen Elizabeth britanniques.

Le KMS Tirpitz peu après sa mise en service

Le KMS Tirpitz peu après sa mise en service

-Les deux premiers « 35000 tonnes » germaniques sont les KMS Bismarck (1940,45451 tonnes,250.50x36x8.71m,30.8 noeuds,huit canons de 380mm en quatre tourelles doubles et douze canons de 150mm en six affûts doubles) et KMS Tirpitz (1941,45474 tonnes,253.60x36x8.92m,30.8 noeuds,huit canons de 380mm en quatre tourelles doubles et douze canons de 150mm en six affûts doubles).

-A l’origine, il était prévu un troisième Bismarck mais au final la Kriegsmarine préfère investir dans la classe H, une classe de cuirassés mieux armés avec des canons de 406mm en remplacement des pièces de 380mm.

-Six type H furent initialement envisagés mais au final, seulement quatre furent construits.

-Ces navires sont baptisés KMS Hidenburg Friedrich der Gross Ludendorff et Kaiser Wilhelm II et sont mis en service en 1943 pour le premier, en 1944 pour le second, en 1945 pour le troisième et en 1944 pour le dernier.

-A la différence de la clase Bismarck, ils sont identiques pour les caractéristiques générales (55453 tonnes, 277.80×37.10×10.20m,29 noeuds,8 canons de 406mm en quatre tourelles doubles, 12 canons de 150mm en six affûts doubles).

-Le plan Z planifie également la construction de quatre croiseurs de bataille (Schlachtkreuzer) destinés initialement à la guerre de course mais qui vont en réalité participer à la guerre d’Escadre.

-Le KMS Oldenburg est mis en service en 1943 en compagnie du KMS Nassau, le KMS Sachsen est mis en service en 1945 et le KMS Bayern en 1946.

-Caractéristiques Techniques identiques pour les quatre (28900 tonnes,256.50x30x8.02m,33.8noeuds,six canons de 380mm en trois tourelles doubles, huit canons de 105mm en quatre tourelles doubles).

Allemagne (7) Artillerie et systèmes d’armes (4)

Torpilles

-La torpille inventée au milieu du 19ème siècle à révolutionné la guerre navale. C’est une arme absolument indispensable et l’Allemagne ne fait pas exception.

Chargement d'une torpille G7 à bord d'une S-Boote

Chargement d’une torpille G7 à bord d’une S-Boote

-Pour les torpilles antisurfaces, on trouve tout d’abord la torpille G7a T1 de 533mm fonctionnant à l’air comprimé avec une charge explosive de 300 kilos avec une portée allant de 6000m à 44 nœuds à 14000m à 30 nœuds. Elle est mise en œuvre par les navires de surface qu’il s’agisse des torpilleurs, des destroyers, des croiseurs et même des cuirassés.

La torpille G7e et ses dérivés est à propulsion électrique. C’est l’arme de prédilection des sous-marins et des vedettes lance-torpilles, les fameuses S-Boote. La charge explosive varie entre 280 et 300 kilos d’explosif et la portée est plus réduite avec une portée maximale de 5000m à 30 nœuds.

Ce modèle est régulièrement amélioré et en septembre 1948, le modèle le plus courant est le G7e T3a dont la portée maximale est de 7500m à 30 nœuds.

-Etude précoce de torpilles à influence acoustique, aboutissant à la G7e T5 à la portée réduite de 3000m. Des essais de torpilles filoguidées ne débouchent pas avant septembre 1948.

-Comme toutes les torpilles alliées comme ennemies, les torpilles allemands ont deux détonateurs, un détonateur à l’impact et un détonateur magnétique.

-Les torpilles aéroportées sont plus légères d’un calibre de 450mm, la torpille standard étant….norvégienne, la torpille F5 d’une portée maximale de 2000m à 40 noeuds et de 6000m à 25 noeuds. Elle subit des modifications régulières, la portée maximale étant passée à 3000m à 40 noeuds et de 7000m à 25 noeuds.

Comme les autres torpilles, elle est régulièrement améliorée et en septembre 1948, la hauteur maximale pour le lancement à été portée à 40m et la portée maximale est passée de 3000m à 40 nœuds à 7000m à 25 nœuds.

Grenades et armes ASM

Grenades ASM allemandes

Grenades ASM allemandes

-La lutte contre les submersibles ennemis est assurée par des charges de profondeur à gravité (WBD et WBG de 180 kilos, WBF de 139 kilos et WBH de 240 kilos ainsi que des charges légères de 60kg pour les R-Boote et les chalutiers).

-Des mortiers ASM sont également mis au point, des mortiers d’un calibre de 305mm tirant des projectiles de 100 ou 250 kilos. C’est l’arme principale des Neue Geleiboote.

Mines

Mines embarquées sur le destroyer KMS Z.1 Leberecht Maas

Mines embarquées sur le destroyer KMS Z.1 Leberecht Maas

-Septembre 1939 : l’Allemagne possède 2000 mines conventionnelles et 1500 mines magnétiques

-Mines classiques à orin EMA EMB EMC EMD et EMG

-Mine EMS : mine dérivante destinée à détruire les chasseurs de sous-marins

-Mines FMB et FMC mines à contact utilisables par petit fond

-Mine EMF : mine magnétique à orin.

-Les mines UMA et UMB sont des mines à orin de petites dimensions destinées à être mouillées dans de faibles profondeurs.

-Entre les deux guerres, de nouveaux modèles sont mis au point comme la mine KMA destinée à protéger les plages d’un débarquement ou encore les mines de fonds à influence magnétique RM.

-La marine allemande dispose également de mines mouillées par puit, les mines SMA rapidement déclassées par des mines mouillées par tubes qu’elles soient magnétiques ou acoustiques (TMA) ou de fond (TMB et TMC).

-Mines aéroportées LMA et LMB

-Ultérieurement apparaissent la BM-100 disposant d’une charge militaire de 735kg et une mine à orin LMF sur fond de 50 à 300m. On trouve également une BM 1000, une mine de fond aéroportée à charge de 680 kilos eet une mine BMC, une mine aéroportée à orin et à contact avec une charge de 500 kilos.

Enfin, au cours de la guerre, apparaîtra une mine de fond RMA à charge de 820 kilos contrôlées depuis la terre.

Sur le plan de l’emploi, des champs de mines défensifs sont mouillés à proximité des bases navales de la Kriegsmarine pour en assurer la protection et éviter une démonstration de force des marines anglaises et françaises. Des bouchons de mines offensifs sont déposés par avions et par sous-marins pour paralyser le trafic maritime ennemi.

Armes spéciales en service et/ou en projet

-Outre les armes conventionnelles, la marine allemande dispose d’armes spéciales dont l’immense majorité est entourée avant septembre 1948 du secret le plus absolu.

-On trouve des roquettes air-sol, utilisées par les chasseurs-bombardiers embarqués sur les quatre porte-avions de la Kriegsmarine.

-Un modèle d’un calibre de 88mm à tête explosive ou semi-perforante, un autre modèle de 128mm et un dernier de 140mm, ces roquettes disposant d’un charge explosive qui pouvait être remplacé par une explosive semi-perforante, une incendiaire et une explosive.

-Bombes planantes de 50, 100 et 150kg

-Armes radioguidées

-A la différence des roquettes, ces deux dernières catégories sont entourées d’un secret absolu. Si un petit stock de bombes planantes à été constitué, les armes radioguidées sont encore au stade expérimental.