Pologne et Pays Neutres (108) Pologne (20)

Navires en service

Croiseurs

ORP Conrad ex-HMS Danae

-En 1944 deux croiseurs type D sont transférés à la marine polonaise libre, les HMS Danae et HMS Dragon. Si le second conserve son nom d’origine le premier devient l’ORP Conrad.

En dépit du fait qu’ils soient en passe d’être obsolètes, ces navires sont toujours stationnés en Europe, le gouvernement polonais en exil étant réticent à l’idée de déployer ailleurs des moyens navals somme toute limités.

En septembre 1948 les deux croiseurs sont déployés à Chatham en mer du Nord, couvrant le passage sur le continent des divisions britanniques du corps expéditionnaire destiné à combattre aux côtés des unités du GA n°1.

L’ORP Conrad est endommagé le 17 décembre 1948 par un échouage alors qu’il rentrait à Chatham mais les dégâts limités sont vite réparés.

Il participe ensuite à la Campagne de France opérant en Manche et en mer du Nord protégeant des navires de transport amenant des renforts (et évacuant des blessés), luttant contre l’aviation allemande, bombardant les troupes ennemies, assurant l’appui-feu lors des contre-attaques, le général Villeneuve commandant en chef des troupes alliées en Europe ayant fait passer le mot «On ne lâche rien et on leur prend tout !» (la légende prétend que le «Général Tornade» aurait utilisé un langage moins châtié mais impossible à reproduire ici car faisant explicitement référence à une partie de l’anatomie masculine).

Il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement à croire qu’il à un ange gardien. Cet ange gardien l’abandonne le 24 juin 1950 lors de l’opération Avalanche. A l’aube alors qu’il bombardait des positions allemandes il repère au radar des échos rapides.

L’alarme aux vedettes est déclenchée, la DCA légère déclenche un déluge de feu sur les huit (certaines sources disent douze) S-Boot attaquant le croiseur. Opérant à la japonaise, les vedettes larguent toutes leurs torpilles (dont le nombre exact est inconnu) qui filent dans le jour naissant.

Le croiseur se bat comme un beau diable, évitant trois, quatre peut être cinq torpilles. D’autres anguilles se perdent mais deux frappent le vieux croiseur qui coupé en deux coule rapidement ne laissant que peu de survivants qui parviennent à rallier la terre puis rejoindre les troupes alliées.

L’épave repose à faible profondeur au large de Dieppe mais son statut de tombe de guerre interdit toute plongée hors commémorations, chaque 24 juin une équipe de plongeur franco-polonaise se chargeant de remplacer le pavillon polonais et de déposer une couronne mortuaire.

ORP Dragon

Son sister-ship l’ORP Dragon ne participe pas aux premières opérations du second conflit puisqu’il est immobilisé jusqu’au mois de novembre 1948 par un carénage. Remis en service, il est détaché à Halifax sous commandement canadien pour couvrir les convois et traquer croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands.

De retour en Grande-Bretagne en mars 1949 il participe à la Campagne de France au cours de laquelle il est endommagé par deux bombes allemandes ce qui lui impose six mois de réparations de juin à décembre 1949, ces réparations étant l’occasion d’une modernisation, modernisation limitée par l’état du navire et notamment son ancienneté.

Voilà pourquoi le 17 juin 1952 l’ORP Dragon est désarmé après une nouvelle avarie. Cette avarie aurait pu être réparée mais l’ancienneté du navire la rend peu pertinente. Les polonais ne perdent pas au change puisqu’il est remplacé par un croiseur léger de classe Dido, le HMS Black Prince qui devient l’ORP Conrad en hommage au premier du nom.

Le HMS Black Prince

A noter qu’initialement les polonais voulaient le rebaptiser ORP Czarny Ksiaze qui signifie tout simplement Prince Noir en polonais mais les britanniques ont poliment décliné en disant que cela poserait des problèmes au niveau des transmissions.

Remis en service officiellement le 4 septembre 1952, il est loué pour cinq ans renouvelable à la marine polonaise qui va l’engager en mer du Nord, le croiseur polonais participant à des raids contre le trafic maritime allemande, couvrant des raids commandos……. .

Il participe à l’opération BOREALIS en octobre 1953, assurant la Défense Aérienne à la Mer (DAM) de la tête de pont de Trondheim où débarquent la 26ème DI américaine, la 10ème Division de Montagne américaine et la 4ème brigade norvégienne. Il assure une mission d’appui-feu ainsi que la coordination entre l’aviation et les troupes au sol.

Endommagé par une mine le 14 janvier 1954, le croiseur léger polonais était immobilisé pour réparations quand l’Allemagne capitule le 30 avril 1954. A nouveau opérationnel le 18 mai 1954, il se rend en mer Baltique où sa présence n’est guère goûtée par les soviétiques. Il rallie vite la mer du Nord et va opérer sous contrôle polonais à partir du 14 septembre 1954.

Un temps la Pologne envisage de l’acheter mais la Grande-Bretagne comme l’URSS n’ont pas intérêt pour des raisons différentes qu’un tel navire rejoigne la Baltique. Le 14 septembre 1957 il est rendu à la Grande-Bretagne, reprend son nom d’origine pour mieux être désarmé dès le 14 mars 1958 avant d’être vendu à la démolition deux ans plus tard en 1960.

Destroyers

Classe Wicher

Les deux unités de classe Wicher sont des torpilleurs d’escadre type Bourrasque modifiés, l’ORP Wicher (grand vent) étant mis en service en juillet 1930 alors que son sister-ship l’ORP Burza (tempête) était mis en service en mars 1932.

ORP Burza

Ces deux navires connaissent des sorts différents, le premier étant coulé le 3 septembre 1939 par l’aviation allemande (quatre bombes _trois au but et un coup à toucher_), l’épave relevée en novembre 1939 n’étant pas remis en service.

Le second est exfiltré vers la Grande-Bretagne suite à l’opération PEKING. Il est utilisé comme navire opérationnel et comme navire d’entrainement jusqu’à ce que son usure entraine sa mise en réserve en juin 1944.

Remis en service en septembre 1952 il est utilisé davantage comme transport rapide que comme destroyer. Rentré en Pologne en mai 1955, il est utilisé comme navire-école jusqu’en mars 1963 quand il est désarmé. Il sert de navire musée jusqu’en 1977 quand il est remplacé par le Blyskawica puis démoli.

Ces deux navire déplaçaient 1540 tonnes, mesuraient 106.9m de long pour 10.5m de large et 3.5m de tirant d’eau, pouvaient filer à 33.8 nœuds, étaient armés de quatre canons de 130mm, de deux canons de 40mm wz.40 (remplacés ensuite par quatre canons de 40mm Bofors et six canons de 20mm Oerlikon), de deux affûts triples lance-torpilles de 533mm, de quatre grenadeurs et pouvaient embarquer jusqu’à soixante mines, l’équipage se composant de 162 officiers et marins.

Classe Grom

ORP Grom et Blyskawica

Cette classe de destroyers est composée de deux unités de conception et de fabrication britannique, l’ORP Grom (tonnerre) et ORP Blyskawica (éclair) mis en service respectivement le 11 mai et le 25 novembre 1937. Deux autres unités baptisées Huragan et Orkan _ouragan et vent tempêtueux_ devaient être construits en Pologne mais aucun navire n’était encore sur cale quand les allemands ont envahit le pays.

Le Grom et le Blyskawica s’échappent du pays dans le cadre du plan Peking et rallient la Grande-Bretagne pour intégrer la marine polonaise libre et continuer la lutte même si il faudra pour cela attendre septembre 1948.

Stationnés à Devonport, les deux destroyers sont engagés au large de la Norvège au cours ils sont endommagés, le Grom plus sévèrement que son sister-ship. Si le Blyskawica participe à la campagne de France, le Grom endommagé sérieusement le 7 octobre 1948 par deux bombes n’est de retour au combat qu’en juillet 1949. ironie de l’histoire il revient au moment son sister-ship est endommagé par une mine allemande lui imposant six mois de réparations à Brest (juillet 1949-janvier 1950).

Ces navires sont redéployés en mer du Nord en juin 1950 pour maintenir la pression sur la Norvège, les destroyers polonais assurant notamment la protection de cuirassés et de porte-avions français et britanniques menant des raids contre la Norvège.

En mars 1952 ils rallient Chatham et vont davantage appuyer les troupes alliés progressant en Belgique puis aux Pays-Bas. Ils couvrent également le déminage du port d’Anvers.

Endommagés à plusieurs reprises jusqu’à la fin du conflit ils rentrent en Pologne en septembre 1955 dans un contexte de guerre fratricide entre le gouvernement polonais installé désormais à Londres et le gouvernement pro-soviétique dit comité de Lublin.

La marine polonaise comme les autres armées se déchirent entre pro-occidentaux et pro-soviétiques, ces derniers finissant par l’emporter.

Ces deux navires vont rester en Pologne et former le cœur de la nouvelle marine polonaise jusqu’à leur désarmement en septembre 1965 et juin 1966 respectivement. Si le Grom est démoli, le Blyskawica après un temps d’abandon est remis en état et transformé en musée flottant à Gdansk.

Ces navires déplaçaient 2144 tonnes (2560 tonnes en charge), mesuraient 114m de long pour 11.3m de large et 3.3m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 54000ch produite par des turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières ce qui leur permettait d’atteindre la vitesse maximale de 39 nœuds.

L’armement se composait de sept canons de 120mm (un affût simple en position «A», trois affûts doubles en position «B», «X» et «Y»), deux affûts doubles de 40mm (puis quatre affûts doubles), quatre affûts doubles de 13.2mm puis six canons de 20mm Oerlikon, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples et des grenades ASM, l’équipage se composait de 192 officiers et marins.

Type N

-L’arrêt brutal de la guerre de Pologne met la marine britannique dans l’embarras, la Royal Navy qui s’était inscrite dans une guerre longue se retrouve avec de nombreux navires en construction dont elle ne sait que faire.

Voilà pourquoi les type N ne vont jamais combattre sous pavillon britannique mais sous pavillon australien (six) et polonais (deux) où ils remplacent un destroyer type Bourrasque usé par un usage intensif.

HMS Noble futur ORP Warsawa

C’est ainsi que le Noble (G-84) est mis en service le 2 juin 1942 sous le nom de ORP Warsazwa alors que le NonPareil (G-16) est lui mis en service le 30 octobre 1942 sous le nom d’ORP Kracow.

HMS Nonpareil futur ORP Krakow

Ces deux navires sont stationnés à Devonport et forment avec le HMS Amazon et des chalutiers armés un groupe de combat destiné à des missions de patrouille et d’escorte. En temps de paix ils assurent de nombreux exercices avec l’Escadre Légère du Nord (ELN) et d’autres unités de la marine britannique.

En temps ils doivent protéger les convois et les navires auxiliaires en Manche contre l’ennemi qu’il soit aérien, de surface ou sous-marin. L’ORP Warszawa participe par exemple à la Campagne de France au cours de laquelle il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Il à moins de chance le 17 septembre 1953. Menant une mission de recherche et de destruction au large des côtes allemandes, il est surpris par des chasseur-bombardiers allemands qui en dépit d’une DCA féroce placent deux bombes sur le destroyer qui coule rapidement ne laissant que fort peu de survivants.

Son sister-ship l’ORP Krakow participe lui aussi à la Campagne de France puis à la reconquête du nord-est de la France et du Benelux avant le franchissement du Rhin et la conquête de l’Allemagne. Survivant au second conflit mondial, il est vendu à la Pologne en mai 1955, utilisé jusqu’en 1970 puis démoli.

Les destroyers type N étaient des navires déplaçant 1717 tonnes (2367 tonnes à pleine charge), mesurant 108.7m de long pour 10.90m de large et 3.8m de tirant d’eau.

Propulsés par deux groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté développant 40000ch et entrainant deux hélices, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 36 nœuds (32 à pleine charge), et franchir 5500 nautiques à 15 nœuds et 1500 à 32 nœuds.

L’armement se composait de six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”), d’un Pom-Pom quadruple et de deux affûts quadruples de 12.7mm, ces deux derniers étant remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon, de deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm, d’un grenadeur axial et de deux projecteurs latéraux. L’équipage se composait de 163 officiers et marins (218 avec un état-major).

Pologne et Pays Neutres (95) Pologne (7)

FORCES ARMEES POLONAISES (1) : ARMEE DE TERRE

Une histoire militaire de la Pologne

Aux temps jadis

Parmi les premiers grands événements de l’histoire militaire de la Pologne figure la Bataille de Legnica survenue le 9 avril 1241 (NdA date incertaine) entre les polonais alliés aux chevaliers teutoniques face aux mongols.

C’est une déroute pour les troupes chrétiennes mais fort heureusement pour le reste de l’Europe les mongols mettent cap au sud-est renoncent à avancer plus à l’ouest. A noter que sur le plan tactique cette bataille montre la vulnérabilité de la cavalerie lourde aux archers, une leçon qui ne pas comprise par certains suivez mon regard.

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Représentation de l’Armée polono-lituanienne

La République des Deux Nations disposait naturellement d’une armée composée de plusieurs unités comme les Wojsko Kriarciane (unités régulières soldées), les Wojsko Komputowe (unités semi-régulières créées pour la durée d’une guerre qui sont intégrées en 1652 avec les premières dans une nouvelle armée permanente), la Pospolite Ruzzenie (levée en masse de la Szlachta), les Piechota lanowa et les Piechota wyzbraniecka (unités de paysans recrutés).

On trouve également des cosaques enregistrés (troupes formées par des cosaques utilisées surtout à l’infanterie, rarement à la cavalerie avec des tabors recrutés jusqu’en 1699), la Garde Royale, des Mercenaires et des armées privées dépendant des grands féodaux.

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La Guerre Nordique de Sept Ans à lieu de 1563 à 1570. La Suède est opposée à une coalition dano-polono-lübeckoise, l’élément déclencheur étant un contentieux dano-suédois depuis la fin de l’Union de Kalmar. Je cite ce conflit pour information car les troupes polonaises ne sont pas engagées !

De 1605 à 1618 les polonais affrontent les russes, de 1600 à 1629 les polonais affrontent les suédois et de 1620 à 1621 les ottomans.

Durant ce dernier conflit les ottomans défont les polonais la bataille de Tutoia (17 septembre au 7 octobre 1620), les polonais subissant de lourdes pertes.

L’année suivante une imposante armée ottomane (100 à 250000 hommes selon les sources !) repart en campagne avec premier objectif la conquête de l’Ukraine et pour les plus ambitieux d’atteindre la mer Baltique en détruisant la République des Deux-Nations !

Cette campagne sera un échec avec une défaite contre les polonais et les cosaques zaporogues à Khotin (2 septembre au 9 octobre 1621).

En 1633/34 11 à 30000 polonais et alliés affrontent 55000 ottomans et alliés dans une nouvelle guerre polono-ottomane.

De 1654 à 1667 les polonais et les russes s’affrontent, conflit se terminant par une victoire russe. A l’origine du conflit une révolte de cosaques contre la Pologne, révolte soutenue par la Russie.

En juillet 1654, 41000 russes envahissent la République des Deux-Nations. Les villes de Bely et de Dorogobsy sont prises, Smolensk assiégée. C’est ensuite la bataille de Chklow (12 août 1654) et de Szepielewicze (24 et 25 août 1654), les russes l’emportant à chaque fois. En revanche la bataille de Ochmatow (janvier/février 1655) se termine par un résultat indécis à la différence de la bataille de Jaehkiv qui est une victoire polono-tatare.

La Première Guerre du Nord à lieu de 1655 à 1660 opposant la Suède à la République des Deux-Nations.

En juillet 1655 l’Armée suédoise envahit la Pologne-Lituanie depuis la Poméranie suédoise à l’ouest et par la Livonie au nord. C’est 13650 hommes et 72 canons d’un côté, 21200 de l’autre. En face les polono-lituaniens n’alignent que 14000 hommes. Une partie de la noblesse polonaise rallie le roi de Suède après la bataille d’Ujscee le 25 juillet 1655. En août 1655, le Grand-Duché de Lituanie se place sous la protection suédoise, le 8 septembre 1655 Varsovie est occupée.

Les suédois sont victorieux à Zarnow le 16 septembre et Wojnicz le 3 octobre. Jean II Casimir est capturé et exilé en Silésie. Cracovie capitule le 19 octobre et le lendemain un traité est signé à Kedainiei, la Lituanie est unie à la Suède, la majorité de l’armée polonaise se rendant à la Suède.

Très vite l’occupation suédoise suscite une violente opposition en Pologne, entrainant une guerilla et en réponse une répression sanglante. A la bataille de Golab en février 1656, 11000 suédois défont 2400 polonais. Les suédois sont défaits à Zamosc puis le 7 avril 1656 à Warka.

Les suédo-brandebourgeeois l’emporte à Varsovie (28 au 30 juillet 1656), Jean II Casimir se retire à Lublin. La victoire polonaise à Leczyca le 4 octobre 1656 est sans lendemain.

De 1672 à 1676 les polonais affrontent les ottomans perdant à cette occasion la Podolie. Les polonais l’emporte à Khotin le 11 novembre 1673, une victoire remportée par le Hetman (chef de l’armée) Jean Sobieski. En revanche la bataille de Jouravno (25 septembre au 14 octobre 1676) se termine par une victoire ottomane.

De 1683 à 1699 c’est la Grande Guerre Turque, un conflit opposant le Saint-Empire Romain Germanique à l’Empire ottoman. La Maison d’Autriche n’est pas seule pouvant compter également sur l’aide de la Pologne (NdA bah oui sinon je parlerai pas de ce conflit), des Etats Pontificaux, de Venise, de Gênes, de la Toscane, de la Savoie, de l’Espagne et du Portugal, le tout formant la Sainte Ligue.

When the wing hussar arrive !

Le climax, l’apogée de ce conflit c’est naturellement le siège de Vienne et l’intervention décisive de l’armée du roi de Pologne Jean III Sobieski qui dégage la capitale du Saint-Empire. C’est surtout le début du déclin irrémédiable de la Sublime Porte.

Les 150000 hommes de l’armée ottomane franchissent la frontière le 29 juin. L’armée de Charles V de Lorraine (beau-frère de Léopold 1er) est battue le 2 juillet, la cour impériale quittant Vienne le 7 juillet pour Linz puis Passau. Vienne est assiégée à partir du 14 juillet 1683.

L’armée coalisée arrive sous les murs de Vienne le 3 septembre alors que la capitale autrichienne chancèle. Les 75000 hommes de Sobieski franchissent le Danube s’installent sur les hauteurs de Kahlenberg et de Leopoldsberg.

Les polonais et les impériaux attaquent le 12 septembre 1683, la cavalerie polonaise et notamment ses fameux hussards ailés (When the winged hussars arrive comme chante Sabaton) s’illustre mettant les ottomans en déroute. 15000 turcs sont tués, dix fois moins pour les coalisés.

La menace écartée, Léopold 1er est de retour à Vienne, ne pardonant pas à Jean III Sobieski d’être entré le premier dans sa ville.

Après un temps d’hésitation, les coalisés se lancent à la poursuite des ottomans, remportant une nouvelle victoire à Parkany le 9 octobre. La ville hongroise d’Esztergon tombe le 25 octobre suivie d’une ultime victoire le 1er novembre. L’armée polonaise se replie. Le 25 décembre 1683, Kara Mustafa et étranglé sur ordre du sultan. A noter que les polonais ne participent pas à la suite du conflit.

Ce conflit se termine par le Traité de Karlowitz (26 janvier 1699), traité qui voit la Pologne récupérer la Podolie perdue en 1672.

La Grande Guerre du Nord (1700-1721)

La Pologne ne participe pas officiellement mais va être un enjeu de la lutte entre la Suède et la Saxe dont l’électeur est également roi de Pologne (1700-1709).

Après avoir neutralisé la Russie, Charles XII se tourne vers la Saxe et la Pologne d’Auguste II. La Pologne-Lituanie est envahie le 18 juillet 1701 quand l’armée du dernier roi de Suède impérialiste franchit la rivière Dagauva.

En 1702 la Suède affronte les troupes de l’hetman de Lituanie Michal Serwacy Wisniowicki et s’empare de Wilno au mois d’avril. L’armée saxo-polonaise est écrasée le 19 juillet 1702 à Kliszow à 50km au nord de Varsovie.

Auguste II se replie sur Sandormiez pendant que les suédois occupent Cracovie puis Varsovie. Le roi de Pologne n’à d’autre choix que de se retirer en Saxe. Charles XII fait élire comme nous l’avons vu un nouveau roi Stanislas Leczynskiy.

L’armée saxonne est à nouveau vaincue à Fraustadt (Wschowa) près de la frontière avec la Silésie, cette défaite entrainant le Traité de Altranstadt (24 septembre 1706). Auguste II reconnaît Stanislas comme roi de Pologne.

Charles quitte la Saxe en août 1707, laissant en Pologne 24000 homms pour aller avec 35000 hommes combattre en Russie. La suite est connue, Poltava tout ça tout ça. En 1710 l’armée suédoise se retire de Pologne direction la Poméranie. La mort de Charles XII entraine la division de la coalition, les différents protagonistes se disputant nombre de territoires, la menace russe étant un moteur majeur des négociations.

La guerre russo-polonaise (1792)

Du 18 mai au 27 juillet 1792 les polonais et les russes s’affrontent pour l’ultime épisode des guerres polono-russes, ce conflit aboutissant au deuxième partage de la Pologne, la République des Deux-Nations entrant en phase de décomposition et d’agonie. Le résultat du conflit était pour ainsi dire écrit d’avance, Saint-Pétersbourg engageant 106000 hommes, Varsovie 37000.

Les russes sont organisées en deux armées, l’Armée de Kakhavsky dispose de 64000 hommes répartis en quatre corps d’armée, l’Armée de Kretchetnikov comprend lui 38000 hommes avec quatre corps d’armée dont celui de la confédération de Targowice.

En face les polono-lituaniens peuvent en théorie aligner 48000 polonais et 15000 lituaniens mais en réalité seulement 37000 hommes sont engagés.

Le 14 juin 1792 les russes l’emporte à Boruszhowice, 5000 russes défaisant 1800 polono-lituaniens, ces derniers prennant leur revanche à Zielence (15357 polonais contre 11000 russes) le 18 juin 1792.

Les polonais l’emporte à nouveau à Dubienka le 18 juillet 1792, engageant 5000 hommes contre 18000 russes. Les russes l’emporte à Zelva (4 et 5 juillet 1792) après avoir engagé 6500 hommes contre 7000 polonais.

Les polonais l’emporte à Kzemien le 24 juillet 1792 après avoir engagé 12000 hommes contre 4500 russes. Les polonais remportent une ultime bataille le 26 juillet 1792 (Nda lieu inconnu)

Les unités de volontaires polonais au service de la France

Le 9 janvier 1797 deux légions polonaises sont créées pour intégrer l’Armée de la république lombarde, chaque légion comprenant trois bataillons à six compagnies de 125 hommes auxquelles on ajoute trois compagnies d’artillerie. Les effectifs atteignent très vite 5000 hommes.

Ces unités combattent en Italie et répriment de nombreuses révoltes bien loin de leur espoir de combattre pour libérer leur patrie. En mai 1798 les polonais occupent Rome. La même année les effectifs atteignent 10000 hommes, les polonais combattant les anglais dans le Royaume de Naples.

En 1799 les pertes sont particulièrement sévères, les polonais se retrouvant en première ligne, les meilleures troupes se trouvant en Egypte. Les polonais participent aux batailles de Novi et de Zurich.

Le 10 février 1800 les survivants des légions polonaises d’Italie sont réorganisées à Marseille sous la forme de la Légion italique censée aligner 9000 hommes mais les effectifs vont atteindre péniblement 5000 hommes.

Le 8 septembre 1799 est créée la Légion du Danube composée d’un état-major, d’unités d’artillerie, de quatre bataillons d’infanterie et d’un régiment de uhlans à quatre escadrons. Elle combat en Bavière et participe à la bataille de Hohenlinden (3 décembre 1800).

En 1801 les polonais sont envoyés dans le Royaume d’Etrurie et de Toscane. Le moral est très bas car ces soldats veulent combattre les partageurs de la Pologne et non réprimer les révoltes.

Le 21 décembre 1800 les légions polonaises sont dissoutes et transformées en trois demi-brigades, la légion polonaise d’Italie forme le gros des 1ère et 2ème demi-brigades étrangères, la Légion du Danube formant la 3ème demi-brigade étrangère. Ces unités intègrent ensuite l’armée française sous la forme des 113ème et 114ème demi-brigades de ligne.

Après l’Italie les polonais vont combattre aux Antilles à Saint-Domingue en 1802/03. 4000 polonais vont y mourir, 400 restant sur l’île, d’autres se sont dispersés dans les Caraïbes, 700 retournant en France.

En 1805 les polonais stationnés en Italie forment la 1ère légion polonaise et en 1806 les légions de Dombrowski et du Danube sont réduites à un régiment d’infanterie et de cavalerie, combattant en Italie.

Toujours en 1806, une Légion du Nord est formée, légion qui est bientôt accompagnée par une division polonaise à trois régiments. Les troupes dans cette unité sont cependant de piètre qualité. Une 2ème légion du Nord est mise sur pied le 23 septembre 1806 mais elle fusionne avec la première dès mars 1807.

En juin 1807 la Légion du Nord composée de quatre régiments d’infanterie et de trois régiments de cavalerie est à Varsovie, Kalisz et Cracovie.

La division polonaise (trois régiments d’infanterie et de trois régiments de chasseurs de Posen) est avec le 8ème Corps d’Armée du général Mortier participe à la bataille de Friedland (14 juin 1807). En mars 1808 la Légion du Nord est versée dans l’armée du Duché de Varsovie.

Le 5 avril 1807 une légion polacco-italienne est créée avec un régiment de lanciers et trois régiments d’infanterie.

Légion de la Vistule

Elle passe au service de la Westphalie en octobre 1807 puis à nouveau au service de la France en mars 1808. le 29 mars 1808 l’unité devient la Légion de la Vistule, le régiment de lanciers comprend quatre escadrons soit 47 officiers et 1171 hommes. Les trois régiments d’infanterie comprennent 140 hommes par compagnie, 840 par bataillons, 1680 par régiment, 5040 pour trois régiments. A la mi-1808 les effectifs sont passés à 6000 hommes.

Après la victoire de Wagram on tente de mettre sur pied une légion avec les prisonniers de guerre polonais de l’armée autrichienne mais faute d’effectifs suffisants elle fusionne avec la Légion de la Vistule. Cette dernière combat en Espagne puis s’illustre en Russie, en Allemagne et en France, 96000 polono-lituaniens participant à la campagne de Russie en 1812.

Quand la Grande Armée repasse le Niémen à la suite de la retraite, la légion sur la Vistule ne compte plus que 1500 hommes sur les 7000 du départ. Les polonais se sont illustrés à la bataille de la Moskova, à Winkowo et sur la Bérézina qui contrairement à ce qu’on pense souvent est une victoire française et non un désastre. En 1813 les polonais participent à la bataille de Leipzig et en 1814 à la campagne de France. Des polonais sont encore là sur l’île d’Elbe et pendant les Cent-Jours.

Parmi ces polonais figure le 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale, une unité créée le 6 avril 1807 et dissoute le 1er octobre 1815. Elle combat en Espagne, s’illustrant sur le col de la Somossiera, en Autriche (1809), en Espagne (1810/11), en Russie (1812), en Allemagne (1813), en France (1814) avant d’accompagner Napoléon dans son exil sur l’île d’Elbe puis lors de l’aventure des Cent Jours.

Les guerres de la 4ème coalition (1806/07)

Unité de l’armée du Duché de Varsovie

Cette guerre qui à la Prusse et la Pologne pour théâtre aboutità la création du Duché de Varsovie, un compromis entre le maintien de la domination étrangère sur la Pologne et la renaissance d’un véritable royaume de Pologne, un compromis qui ne satisfait guère les polonais, les plus optimistes y voyant une première étape.

Ce sont les victoires françaises de Saalfeld (10 octobre 1806), Iena et Auerstaedt (14 octobre) _Berlin tombant le 27 octobre 1806_ , Eylau le 8 février 1807 et Friedland le 14 juin 1807, ces combats aboutissant à la paix de Tilsit et à une éphémère alliance franco-russe.

Pologne et Pays Neutres (86) Suède (21)

Torpilleurs et navires légers

Le torpilleur Spica futur Romulus

-En avril 1940 la Suède achète à l’Italie deux torpilleurs de classe Spica à la marine italienne, les Spica et Astore qui sont rebaptisés respectivement Romulus et Remus.

Ces navires qui avaient déjà cinq ans de service au sein de la Regia Marina sont modernisés en 1946/47 ce qui expliquent qu’ils ont été simplement désarmés en septembre 1958 (Romulus) et mars 1959 (Remus). Ils sont utilisés comme cibles de tir avant d’être envoyés à la casse.

Ces deux navires déplaçaient 808 tonnes (1040 tonnes à pleine charge), mesuraient 83.5m de long pour 8.1m de large et 2.55m de tirant d’eau.

Avec 19000ch de puissance propulsive (deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières, le tout entrainant deux hélices), ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 34 nœuds et franchir 700 miles nautiques à 30 nœuds et 1750 miles nautiques à 15 nœuds.

L’armement d’origine se composait de trois canons de 100mm en affûts simples sous masque (un à l’avant deux à l’arrière), onze canons de 20mm, deux mitrailleuses de 13.2mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux plate-formes doubles), 20 mines et des grenades ASM.

En Suède l’armement à été modifié avec trois canons de 105mm en affûts simples sous masque (un avant deux arrières), huit canons de 25mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux plate-formes doubles), 20 mines et des grenades ASM. L’équipage se composait de 116 officiers et marins.

Le HMS Munin

La Classe Mode composée de quatre torpilleurs ou destroyers légers (Mode Magne Munin Mjölner) mis en service respectivement en 1942, en 1942, 1943 et 1942. Modernisés après guerre entre 1955 et 1957 ils sont transformés en frégates pour continuer leur carrière jusqu’à leur désarmement survenu respectivement en 1982, 1983, 1978 et 1979. Ils sont tous ferraillés.

Ces navires déplaçaient 1135 tonnes (1320 tonnes en pleine charge), mesurant 78m de long pour 8.10m de large et 2.70m de tirant d’eau. Disposant de deux turbines De Laval et de deux chaudières, développant 16000ch et entrainant deux hélices, ils pouvaient filer à 31 nœuds et franchir 1200 miles nautiques à 20 nœuds.

Pour compléter les navires de classe Molde, la Suède décide de commander six navires de classe Ariete, une évolution des Spica. Comme les chantiers Ansaldo ont des capacités limitées, Stockholm décide de commander deux navires à construire en Ligurie suivis de quatre à produire à l’Arsenal de Karlskrona.

L’Ariete

Ces navires baptisés Komet Meteor Orkab Vind Virgo et Sirius sont mis en service respectivement en mars 1944, juin 1945, septembre 1945, mai 1946, septembre 1947 et juin 1948. Ils forment la 1ère flottille de torpilleurs.

Ces navires malgré leur conception méditerranéenne se montrent plutôt à leurs aises dans les eaux de la mer Baltique.

Endommagé par un échouage, le Komet est désarmé dès septembre 1953 et non réarmé en raison d’avaries trop importantes pour justifier une réparation à un coût décent.

Le navire est cannibalisé au profit de ces cinq sister-ship qui après une modernisation entre 1956 et 1958 vont être désarmés en mars 1964 (Meteor), en octobre 1965 (Orkab), en mars 1966 (Vind) et enfin en juin 1967 (Virgo Sirius). Ils sont tous démolis dans les années soixante-dix.

Ces navires déplaçaient 757 tonnes (1118 tonnes à pleine charge), mesuraient 83.5m de long pour 8.62m de large et un tirant d’eau de 3.15m.

Les 22000ch générés par deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières le tout entrainant deux hélices leur permettait d’atteindre la respectable vitesse de 31.5 nœuds et de franchir 2000 miles nautiques à 15 nœuds.

L’armement se composait de deux canons de 105mm en affûts simples sous masque, de quatre canons de 40mm en affûts simples et de six canons de 25mm en affûts doubles, de deux plate-formes triples lance-torpilles de 450mm, de grenades ASM et de 20 mines, le tout armé par 108 officiers et marins.

Vedettes lance-torpilles

Dans une mer aussi étroite et archipélagique que la Baltique la vedette lance-torpilles est une arme idéale surtout pour une marine défensive comme l’était la Svenska Marinen.

-Les premières torpedobat sont deux vedettes d’origine anglaise, les MTB-3 et 4 mises en service en 1925 et désarmées en août 1940. Elles sont ensuite utilisées comme auxiliaires portuaires, rôle de l’ombre qui s’achève par leur désarmement et leur démolition en 1952.

Du temps de leur carrière de vedette lance-torpilles, elles déplaçaient 12.5 tonnes, mesuraient 16.2m de long pour 3.40m de large et un tirant d’eau de 1.10m. Filant à 40 nœuds, elles étaient armées par sept hommes qui mettaient notamment en œuvre une mitrailleuse et les deux torpilles de 450mm embarquées.

-Les vedettes suivantes ont été baptisées T-3 et T-4. Mises en service en 1941 elles sont toujours là en septembre 1948 et même en 1954 quand le second conflit mondial se termine. Elles sont désarmées respectivement en 1964 et 1966.

Ces navires déplaçaient 20 tonnes pour une longueur de 18.3m, une largeur de 4.70m et un tirant d’eau de 1.50m. Avec leurs 2300 ch, les deux moteurs essence qui entrainaient chacun une hélice permettaient à ces navires de filer à 40 nœuds. L’armement se composait de deux mitrailleuses, de deux torpilles de 450mm, le tout manœuvré par huit hommes.

-A l’automne 1940 la Suède rachète à l’Italie quatre vedettes les MAS-513 514 515 et 516. Ces vedettes ne vont pas connaître une nouvelle carrière active mais vont servir aux ingénieurs suédois à mettre au point un nouveau modèle de torpedobat.

Précisons tout de même que ces vedettes italiennes déplaçaient 21.5 tonnes, mesuraient 17m de long pour 4.4m de large et un tirant d’eau de 1.30m, filaient à 44 nœuds (puissance propulsive de 2000ch assurée par deux moteurs diesels) avec un armement composée d’une mitrailleuse de 13.2mm, de deux torpilles de 450mm et de six grenades ASM, le tout mis en œuvre par dix hommes.

-Le travail mené sur les vedettes italiennes aboutit à la production de deux classes de vedettes lance-torpilles.

La première était composée de vedettes immatriculées T-15 à T-18 , des vedettes de 22.5t, mesurant 18.7m de long pour 4.60m de large et un tirant d’eau de 1.50m.

Propulsées par deux moteurs à essence développant 2300ch et entrainant deux hélices, elles pouvaient filer à 45 nœuds et étaient armées d’un canon de 20mm et de deux torpilles de 450mm, l’équipage se composant de 11 hommes.

La seconde était plus nombreuse car composée de vedettes immatriculées T-21 à T-31, des vedettes déplaçant 27 tonnes, mesurant 20m de long pour 5m de large et 1.50m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 3000ch (deux moteurs essence, deux hélices) leur permettant d’atteindre la vitesse maximale de 49 nœuds. L’armement était plus puissant avec un canon de 20mm, deux torpilles de 533mm mais l’équipage était toujours composé de onze hommes.

Durant le conflit ces vedettes n’auront pas l’occasion de combattre mais toutes ne sortiront pas indemnes du conflit, la T-15 étant perdue le 14 mars 1949 dans une collision avec un caboteur, la T-21 étant victime d’un incendie le 8 septembre 1952 alors que les T-29 et T-30 furent coulées dans leur collision mutuelle au large de Stockholm le 8 janvier 1954. Les autres vedettes ont été retirées du service actif au milieu des années soixante.

Patrouilleurs

-En 1942 après cinquante et un an de service, la cannonière Svenskund est désarmée puis démolie, sa préservation en réserve ne se justifiant pas en raison de son âge et de son usure. C’était un navire de 280 tonnes, mesurant 38.5m de long pour 7.90m de large et un tirant d’eau de 3m, une vitesse maximale de 12.5 nœuds et un armement composé de deux canons de 57mm auxquelles pouvaient s’ajouter des mines quand la canonnière se transformait en mouilleur de mines occasionnel.

-En 1931 et 1932 la marine suédoise met en service deux patrouilleurs de Classe Asköfjard, des unités baptisées Asköfjard et Baggensfjärd. Ces navires vont servir dans la Svenska Marinen jusqu’en 1958 et 1959 quand ils sont désarmés puis démolis.

Ces navires déplaçaient 25 tonnes, mesuraient 19.3m de long pour 3.80m de large et un tirant d’eau de 1.50m. Leur moteur diesel de 92ch leur permettait d’atteindre la formidable vitesse de……11.5 nœuds, l’armement se limitant à un canon de 37mm, l’équipage à sept hommes.

-Si la classe Asköfjard se composait de deux unités, la Classe Edofjärd se composait elle de trois unités mises en service en 1933 (Kanholmsfjörd Lidöfjard Edöfjard), des unités qui vont servir jusqu’à leur désarmement survenu en 1959.

Ces navires déplaçaient 28 tonnes, mesuraient 21.2m de long pour 3.80m de large et un tirant d’eau de 1.50m, un diesel de 92ch entrainant une hélice leur permettant d’atteindre la vitesse de 11.5 nœuds. L’armement était identique aux précédents tout comme le nombre de membres d’équipage.

-Dans cette catégorie nous trouvons également cinq patrouilleurs type SVK-1 logiquement baptisés SVK-1 à SVK-5, ces cinq navires étant mis en service en 1944. Ils vont servir au sein de la Svenska Marinen jusqu’en 1959 quand ils sont transférés aux Douanes suédoises.

Ces navires déplaçaient 19 tonnes, mesuraient 16.5m de long pour 3.70m de large et 1.20m de tirant d’eau. Leur unique diesel de 100ch entrainant une hélice leur permettant d’atteindre la vitesse maximale de 10.5 nœuds. Leur armement se composait d’un canon de 20mm et de deux mitrailleuses, l’équipage était de 12 hommes.

-Les six patrouilleurs Type V51 appartenaient eux à la Kustartilleriet, l’artillerie côtière. Ils sont mis en service en 1944 (V-51 V-55) et en 1945 (V-52/V-53/V-54/V-56) pour une carrière qui s’acheva dans les années soixante-dix.

Déplaçant 120 tonnes (145 tonnes à pleine charge), ils mesuraient 32m de long pour 5.30m de large et un tirant d’eau de 2.20m. Propulsés par une machine verticale à triple expansion alimentée en vapeur par une chaudière (puissance maximale de 400ch), ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 11 nœuds. Le rôle des douze membres d’équipage était notamment de mettre en œuvre l’armement en l’occurrence un canon de 20mm et une mitrailleuse de 8mm.

-Le patrouilleur TV-116 mis en service en 1935 déplaçait 36 tonnes, mesurait 24.4m de long pour 4.20m mais j’ignore tout du reste de ses capacités.

Navires de soutien

Durant la Pax Armada la Svenska Marinen renforce sa flotte de soutien même si ses besoins sont sans commune mesure avec ceux des grandes marines qui ont elles besoin d’un important train d’escadre.

Elle remplace notamment des navires antédiluviens par des unités modernes dont elles reprennent le nom comme pour transmettre le flambeau.

Parmi les navires concernés on trouve un navire-hôpital le Verdande mis en service en 1943 et qui succède à un navire de 1880 utilisé jusqu’en 1920 et qui après son désarmement avait passé des années à attendre qu’on décide de son sort.

Même chose pour le bâtiment-dépôt Skagul qui succède à un navire utilisé dans ce rôle de 1923 à 1940, pour le bâtiment-base Skuld mis en service en 1940 et le bâtiment-base de sous-marins Skäggald mis en service en 1941.

Détail moderne pour l’époque ces différents navires partagent la même coque et la même propulsion ce qui explique que certains écrits regroupent tous ces navires dans une unique classe.

Cela explique aussi leurs dimensions semblables avec un déplacement standard de 6000 tonnes, une longueur de 108m pour 17m de large et un tirant d’eau de 5m. La propulsion est classique avec des turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières, la vitesse variant de 15 à 20 nœuds. Si le Verdande navire-hôpital oblige n’est pas armé, les autres disposent d’un armement composé de deux canons de 105mm, de canons de 25 et de 40mm et de mitrailleuses.

Ces navires vont aussi partager le privilège d’avoir une longue carrière puisque le Verdande n’est désarmé qu’en 1980, le Skagul en 1982, le Skuld en 1983 et le Skäggald en 1985. Si le navire-hôpital n’à pas été remplacé, les trois autres ont été remplacés par deux bâtiments de soutien polyvalent mais cela sort du cadre de l’histoire qui nous intéresse.

Navires de guerre des mines

-En 1940 et 1941 sont mis en service deux transports/mouilleur de mines baptisés Fällaren et Minören, des navires de 170 tonnes à pleine charge, mesurant 31.8m de long pour 6.20m de large et un tirant d’eau de 2.20m. Avec deux diesels de 120ch et une hélice, ces navires qui n’étaient pas armés pouvaient filer à 9 nœuds.

HMS Alvsnablen

-Deux ans plus tard en mai 1943 la marine suédoise met en service l’Alvsnablen, un mouilleur de mines hauturier. Son origine est singulière car il s’agissait d’une coque d’un cargo rachetée sur cale par la marine suédoise après la faillite de l’armateur qui l’avait commandé. Ce navire va servir de mouilleur de mines, de navire de transport et de bâtiment de soutien jusqu’à son désarmement en 1975.

Il déplaçait 4250 tonnes, mesurait 102m de long pour 13.6m de large et un tirant d’eau de 4.90m.

Propulsé par un moteur diesel de 3000ch entrainant une hélice, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 14 nœuds et franchir 12400 miles nautiques à 13 nœuds. Il était solidement armé avec quatre canons de 152mm, huit canons de 40mm en deux affûts doubles, six canons de 25mm et jusqu’à 380 mines.

-Satisfaite de ce navire, la marine suédoise en commande deux quasiment identiques, des navires baptisés Alvsborg et Visgborg mis en service respectivement en septembre 1945 et mai 1947, des navires qui vont servir sous le pavillon bleu et or jusqu’en 1977 et 1979 respectivement.

-La Kustartilleriet disposait aussi de mouilleurs de mines côtiers, des Angkranpramen, le n°3 déplaçait 190 tonnes pour une vitesse de 6.5 nœuds, les n°5,6,7 et 8 eux déplaçaient 120 tonnes pour une vitesse maximale de 7.5 nœuds alors que le n°9 lui déplaçait 120 tonnes pour une vitesse de 9.1 nœuds.

Le Mul.10 mis en service en 1939 déplaçait lui 166 tonnes, mesurait 27.4m de long pour 5.64m de large et 2.30m de tirant d’eau, une vitesse maximale de 9.5 nœuds et un armement défensif d’une puissance redoutable soit quatre mitrailleuses de 8mm.

-Les dragueurs de mines Sökaren Sveparen et Sprangaren mis en service en 1918 ont été transformés en 1930 en remorqueur (Sökaren) et en tender pour les deux autres.

Ces trois navires qui vont être retirés du service durant le second conflit mondial car trop usés déplaçaient 227 tonnes (266 tonnes à pleine charge), mesuraient 27.8m de long pour 6.80m de large et 3m, filaient à 10 nœuds avec un armement composé d’un canon de 57mm, d’un système de déminage et parfois de mines, l’équipage se composant de 17 hommes.

-Les dragueurs de mines littoraux (MSC Minesweeper Coastal) M-1 et M-2 ont été mis en service en 1938 et vont servir dans la marine suédoise jusqu’au milieu des années soixante avant de servir de bâtiment-école à quai avant d’être démoli au milieu des années quatre-vingt.

Ces navires déplaçaient 61 tonnes (62 pour le M-2), mesuraient 30m de long (29.8 pour le M-2) pour 4.30m de large (3.95m pour le M-2) et un tirant d’eau de 1m (1.03m pour le M-2).

Ces deux navires pouvaient atteindre une vitesse respectable pour des navires de ce type à savoir respectivement 16.5 et 18 nœuds, la différence s’expliquant par 30ch de différence en terme de puissance propulsive. L’armement était en revanche identique avec une mitrailleuse de 13.2mm, des charges de profondeur et un système de déminage, le tout mis en œuvre par onze hommes.

-La marine suédoise met en œuvre une flotte appréciable de dragueurs de moines côtiers avec le Type M-3 et le Type M-15.

Le premier type est composé de douze navires immatriculés (M-3 à M-14), des navires mis en service en 1940 (M-3/5/7/9/11) et 1941 (M-6/8/10/12/14) et qui vont servir dans la marine suédoise jusqu’au début des années soixante sauf le M-3 perdu sur une mine suédoise et le M-14 victime d’un incident et qui coula à son poste.

Cette version simplifiée du M-1 déplaçait 50 tonnes, mesurait 25m de long pour 5.10m de large et un tirant d’eau de 1.40m, deux moteurs diesels développant 400ch entrainant deux hélices lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 13 nœuds. Ils étaient armés d’un canon de 20mm et d’un système de dragage de mines. A noter que pendant la guerre ils ont reçu deux mitrailleuses pour renforcer (sic) leur armement défensif.

Le second type est composé lui aussi de douze navires immatriculés (M-15 à M-26), des navires inspirés des précédents, des navires mis en service en 1941 sauf le M-19 en 1942. Deux navires sont perdus durant la guerre, le M-15 qui s’échoue sur une roche non cartographiée près de Goteborg et le M-27 qui coula dans une tempête biblique le 30 mars 1952. Les autres ont été désarmés au milieu des années soixante.

Ces navires déplaçaient 70 tonnes, mesuraient 27.7m de long pour 5m de large et un tirant d’eau de 1.50m. Propulsés par deux moteurs diesels de 205ch entrainant deux hélices, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 13 nœuds, son armement étant identique aux précédents.

HMS Bremön

-Pour le dragage de mines océanique, la marine suédoise s’appuie sur les quatorze unités de la Classe Arholma.

Ces unités ont été mises en service en 1939 (Arholma Landsort), en 1940 (Bremön Holmön Koster Vinga) et en 1941 (Sandon Ulvön Bredskan Grönokar Ramskär örskär Kullen Ven). Modifiés et modernisés à la fin des années cinquante, ils ont été désarmés à la fin des années soixante et démolis.

A noter que ces dragueurs de mines servaient également de patrouilleur et d’escorteur côtier pour relayer des unités plus importantes et plus spécialisées

Ces navires déplaçaient 365 tonnes (442 tonnes à pleine charge), mesuraient 56.7m de long pour 7.60m de large et 2.10m de tirant d’eau, une propulsion composée deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières développant 3200ch et entrainant deux hélices permettant une vitesse maximale de 17 nœuds.

Ils étaient armés de deux canons de 105mm, de quatre canons de 25mm et deux canons de 40mm, deux mortiers, des mines et des systèmes de dragage des mines. L’équipage se composait de 37 hommes.

Pologne et Pays Neutres (84) Suède (19)

Navires de surface

Cuirassés garde-côtes

A l’instar des autres pays scandinaves, la marine suédoise à disposé de cuirassés mais des cuirassés d’un type particulier le cuirassé de défense côtière, un navire bien protégé bien armé mais lent et aux capacités hauturières qui à mon avis aurait rendu périlleuse toute traversée d’une autre mer que la Baltique (et encore……..).

HMS Svea

La première classe est la Classe Svea que je cite uniquement pour mémoire car pour l’époque qui nous intéresse les trois navires baptisés Svea Göta et Thüle ne sont plus en service ayant été désarmés en 1923 puis démolis dans les années suivante.

HMS Niord

Même chose pour les trois unités de la Classe Oden (Oden Niord Thor) désarmées respectivement en 1937, 1922 (après échouage) et 1937.

Le cas du HMS Dristigheten est différent. Mis en service le 5 septembre 1901, il est transformé en ravitailleur d’hydravions en 1927 avec un hangar et un pont d’envol pour trois hydravions. Il est transformé en bâtiment-cible en 1947 et finalement démoli en 1961.

Maquette du HMS Äran

Les quatre unités de la Classe Äran sont elles toujours en service quand le second conflit mondial éclate. Ces navires sont mis en service en 1902 (Äran Wasa), en 1903 (Tapperheten) et en 1904 (Manlegheten).

Si le Wasa est désarmé dès mars 1940, les trois autres sont modernisés durant la Pax Armada pour compléter des cuirassés garde-côtes plus modernes.

L’Äran est désarmé en 1957 machines hors service et surtout changement de priorités. Il devient ponton-école à Karlskrona jusqu’en 1977 quand il est envoyé à la démolition. Le Manlegheten lui s’échoue le 21 mars 1950. Irrécupérable, il est démantelé sur place après récupération de tout ce qui est récupérable. Le Tapperheten lui est désarmé en mars 1957 vendu à la démolition en 1959 et démoli.

Les unités de classe Äran étaient des navires déplaçant 3650 tonnes, mesurant 89.7m de long (87.5m entre perpendiculaires) pour 15m de large et 5m de tirant d’eau, des machines verticales à triple expansion alimentées par huit chaudières développant 6500ch ce qui leur permettait d’atteindre la vitesse maximale de 17 nœuds et franchir 3000 miles nautiques à 12 nœuds.

La protection est plutôt solide avec une ceinture de 175mm, des tourelles blindées à 140/190mm, des barbettes à 190mm, des tourelles secondaires à 60/125mm, des barbettes secondaires à 100mm, un bloc-passerelle à 200mm et les ponts à 48mm.

L’armement comprend deux canons de 210mm en tourelles simples, six canons de 152mm en tourelles simples, dix canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles. L’équipage se composant de 285 officiers et marins.

Le Pansarskepp (navire blindé) HMS Oscar II à été mis en service le 3 avril 1907. En 1918 il participe à l’opération menée par la Suède sur les îles Aland. Il est ensuite mis en réserve jusqu’en 1929 avant de reprendre du service. Il est modernisé entre 1939 et 1941 pour continuer à porter fièrement le pavillon bleu et or.

Après avoir traversé le second conflit mondial sans une égratinure, l’Oscar II est désarmé en 1957 devenant alors ponton-école jusqu’en 1972 quand il est envoyé à la ferraille.

C’était un navire de 4584 tonnes, mesurant 95.6m de long sur 15.4m de large et 5.49m de tirant d’eau, des machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par dix chaudières Yarrow développant 9400ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 18 nœuds, la distance franchissable étant de 3550 miles nautiques à 11 nœuds.

Il était protégé par une ceinture blindée de 100 à 150mm, des barbettes de 175mm, des tourelles de 60 à 125mm, des ponts blindés à 22mm, un bloc-passerelle avant protégé par 157mm et un bloc-passerelle arrière protégé par 100mm.

L’armement se composait de deux canons de 210mm en tourelles simples, quatre canons de 152mm en deux tourelles doubles, dix canons de 57mm, trois canons de 37mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm. Son équipage était composé de 326 hommes (355 hommes en navire-amiral).

Ecole à feux pour le HMS Sverige

La Classe Sverige est composée de trois unités mises en service en 1917 (Sverige), en 1921 (Drottning Victoria) et en 1922 (Gustav V). Ces navires subissent une modernisation au milieu des années quarante pour leur permettre de tenir leur rang. A noter que le Gustav V à été reconstruit en 1929/30 et modernisé en 1937, le Drottning Victoria étant lui reconstruit en 1935.

Si le Sverige est désarmé dès le 30 janvier 1953 en raison de machines à bout de potentiel (il est démoli en 1958), le Drottning Victoria est désarmé en septembre 1957 (démoli deux ans plus tard en 1959) alors que le Gustav V désarmé en septembre 1959 est démoli entre octobre 1962 et février 1963.

Les unités de classe Sverige déplaçaient 7755 tonnes, mesuraient 121.6m (120m pour le Sverige) pour 18.6m de large et un tirant d’eau de 6.2m. Propulsés par des turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 23.5 nœuds (22.5 pour le Sverige).

Ils étaient protégés par une ceinture blindée de 200mm, des ponts blindés de 45mm, des tourelles protégés par 200mm, un bloc-passerelle protégé par 175mm.

L’armement se composait de quatre canons de 283mm (deux tourelles doubles), huit canons de 152mm (une tourelle double et six affûts simples), six canons de 75mm en affûts simples, deux canons de 57mm, deux mitrailleuses et deux tubes lance-torpilles de 450mm. L’équipage se composait de 427 officiers et marins (443 en navire-amiral).

Croiseurs

-Le plus ancien croiseur en service en septembre 1948 au sein de la marine suédoise est le HMS Fylgia, un vénérable navire mis en service en 1907. Plus petit croiseur cuirassé du monde, il est transformé en navire-école après 1918. Il est modernisé en 1939/40 pour à la fois rester un navire-école efficace mais aussi pour pouvoir servir éventuellement de croiseur opérationnel en dépit d’un relatif déclassement.

Désarmé en novembre 1953 en raison de machines usées et de faiblesses structurelles préoccupantes. Mouillé dans la base de Karlskrona, le vénérable croiseur coule en mai 1957 au cours d’une tempête. Relevé l’ex-croiseur est envoyé à la casse.

C’était un navire de 4980 tonnes, mesurant 117m de long 14.8m de large et 6.3m de tirant d’eau, propulsé par des machines verticales à triple expansion alimentés en vapeur par des chaudières lui permettant d’atteindre une vitesse maximale de 22 nœuds et de franchir 8000 miles nautiques à 10 nœuds.

Protégé par une ceinture de 100mm, le croiseur avait des tourelles possédant 50 à 125mm de blindage, les ponts étant épais de 22 à 35mm, le bloc-passerelle étant protégé par 100mm de blindage.

Son équipage de 322 hommes mettait notamment en œuvre l’armement composé de huit canons de 152mm, 14 canons de 57mm (dix casemates), deux canons de 37mm, deux tubes lance-torpilles de 450mm et 100 mines. Cet armement évolue et à la fin de sa carrière il était armé de huit canons de 152mm, quatre canons de 57mm, quatre canons de 40mm, deux canons de 25mm, un canon de 20mm, deux tubes lance-torpilles de 533mm et deux grenadeurs.

-Le HMS Clas Fleming était un croiseur mouilleur de mines mis en service dans la marine suédoise en février 1914. C’est le premier navire suédois à utiliser des turbines à engrenages en lieu et place des machines verticale à triple expansion. Il est reconstruit en 1939/40 avec notamment l’insertion d’un module de coque de 6m.

Au début du second conflit mondial il mouille des champs de mines défensifs puis sert de transport de troupes pour renforcer les garnisons des îles que Stockholm était bien décidé à défendre contre toute invasion étrangère. Mis en réserve en juin 1954, il est désarmé en septembre en 1959 puis démoli en 1961.

C’était un petit croiseur de 1575 tonnes, mesurant 80.2m de long sur 10.4m de large pour 4.3m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 6500ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 20 nœuds. Il était protégé par 16 à 25mm pour les ponts et 75mm pour le bloc-passerelle. Il était armé de quatre canons de 120mm et de 190 mines. L’équipage se composait de 161 officiers et marins.

-Le HMS Gotland mis en service le 14 décembre 1934 est un croiseur porte-hydravions embarquant six appareils Fairey Osprey. Entre septembre 1946 et juin 1948 il est immobilisé pour une refonte et une transformation substantielle de ses capacités devenant un croiseur léger antiaérien.

Il opère comme croiseur de 1948 à 1953 avant d’être modifié comme navire de direction de chasse pour cette mission qu’il va assurer jusqu’en 1957.

Navire-école de 1957 à 1962, il est désarmé après un incendie en septembre 1962. Il est démoli en 1964.

Le HMS Gotland était un navire de 4600 tonnes (5500 tonnes à pleine charge), mesurant 134.8m de long pour 15.4m de large et 4.5m de tirant d’eau, des turbines à engrenages, des chaudières et deux hélices lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 27.5 nœuds. Il était armé de six canons de 152mm (deux tourelles doubles et deux simples), quatre canons de 75mm, quatre canons de 25mm, huit canons de 40mm, six tubes lance-torpilles de 533mm et des mines. Son équipage était composé de 467 officiers et marins (plus 60 pour les hydravions).

Le Tre Kronor

-Les deux croiseurs les plus modernes de la marine suédoise sont les deux unités de classe Tre Kronor, le HMS Tre Kronor est mis en service en septembre 1945 et son sister-ship le Göta Lejon mis en service en juin 1947. Ces deux navires sont mis en service pour servir de leader de flottille pour les destroyers. Ces croiseurs sont réalisés sur plan italiens (CRDA).

Ces navires vont mener des patrouilles de neutralité pour sécuriser les eaux territoriales suédoises et montrer la détermination de Stockholm.

Le Tre Kronor est désarmé en 1964 et démoli trois ans plus tard alors que le Göta Lejon désarmé en 1968 est remis en état, vendu au Chili en 1971 où il va servir jusqu’en 1986 sous le nom d’Almirante Lattore.

Les croiseurs de classe Tre Kronor déplaçaient 7519 tonnes (9348 tonnes à pleine charge), mesuraient 182m de long (174m entre perpendiculaires) pour 16.45m de large et un tirant d’eau de 5.94m.

Disposant de turbines à engrenages et de quatre chaudières, ils pouvaient grâce à une puissance propulsive de 100000ch atteindre une vitesse maximale de 33 nœuds et franchir 4350 miles nautiques à 14 nœuds.

Protégés par une ceinture de 70mm, des ponts blindés à 30mm, des tourelles protégées par 50 à 127mm de blindage, un bloc-passerelle protégé par 20 à 25mm.

L’armement de ces croiseurs se composait de sept canons de 152mm (une tourelle triple et deux tourelles doubles), vingt canons de 40mm Bofors, sept canons de 25mm, six tubes lance-torpilles de 533mm et 160 mines. L’équipage se composait de 618 officiers et marins.

Pologne et Pays Neutres (78) Suède (13)

Armée de l’Air

Blason de la Svenska Flygvapnet

Historique

Après avoir évalué le plus léger que l’air la Suède s’intéresse à l’aviation militaire au début de la décennie 1910. Un premier vol militaire à lieu à Stockholm en 1912. Parallèlement la marine s’y intéresse également en ouvrant une Ecole de pilotage à Vaxholm.

A noter qu’au sein de l’armée de terre, c’est l’arme des Transmissions qui pilote l’acclimatation de l’avion en Suède.

Dès 1913 les aviateurs suédois s’installent à Malmen près de Linköping.

Le 1er juillet 1926 l’armée de l’air suédoise est créée par fusion de l’Aviation de l’Armée de Terre et de celle de la marine.

Longtemps la Svenska Flygvapnet à été sous-équipée, sous-entrainée et sans but réel. Il faudra attendre l’Acte de Défense du 11 juin 1936 pour qu’enfin les aviateurs suédois se voient fixer un but et des missions. En 1937 la firme Saab est mise sur pied pour permettre à la Suède de produire ses propres avions et trouver une certaine autonomie.

Au moment de la guerre de Pologne l’armée de l’air suédoise dispose de moyens limités d’autant plus limités si on les comparent avec l’étendue du territoire suédois (1572km du nord au sud et 499km d’est à l’ouest).

En septembre 1939 le Junkers Ju-86 est le principal bombardier de l’armée de l’air suédoise

On trouve 40 bombardiers moyens (majoritairement des Junkers Ju-86), 30 bombardiers légers (majoritairement des Hawker Hart), 50 chasseurs (majoritairement des Gloster Gladiator), 50 avions de reconnaissance (majoritairement des Fokker C.V) et dix avions torpilleurs. Autant dire que si le personnel était de qualité et bien entrainé, l’équipement était obsolète ou du moins périmé.

Gloster Gladiator

Tout en restant neutre durant ce conflit la Suède va participer à la Guerre d’Hiver entre la Finlande et l’URSS sous la forme d’un corps de volontaire, des unités terrestres mais aussi le 19ème régiment, une unité composée de douze chasseurs Gloster Gladiator, de huit bombardiers Hawker Hart, de trois avions de transport et donc de 250 hommes.

Hawker Hart

L’unité connue sous le nom de 5ème régiment d’aviation par les finlandais est opérationnel en janvier 1940. Il va combattre jusqu’à la fin du conflit et va acquérir une expérience précieuse pour la modernisation de la Svenska Flygvapnet durant la Pax Armada.

De nombreuses unités vont être créées, des avions acquis à l’étranger et produits au pays grâce aux efforts de la firme Saab.

En septembre 1948 la Svenska Flygvapnet aligne huit divisions de chasse, quatre divisions de bombardement et d’attaque, quatre divisions de reconnaissance, une division de coopération navale et de torpillage et une division d’entrainement et de transport soit un total de dix-huit divisions et quasiment 700 appareils de tous type soit une force de combat plus que respectable.

Durant le conflit le nombre d’unités augmente pour sécuriser toujours davantage le pays contre les potentielles incursions venant de l’Axe et des alliés. Des incidents opposent la chasse suédoise à des avions de reconnaissance et des bombardiers. Des appareils abattus et des pilotes tués et capturés.

Les pilotes capturés sont internés dans des camps que certains vont comparer à des camps de vacances où il est plus facile de ne pas s’évader que le contraire ! Les pilotes alliés restaient souvent en Suède même si certains furent évadés par des sous-marins qui s’étaient glissés en mer Baltique pour une évacuation rapide.

Les pilotes allemands étaient confiés à la Croix Rouge mais regagnaient souvent l’Allemagne pour reprendre le combat. En ce qui concerne les autres nationalités il n’y eut aucune politique cohérente c’était un peu au cas par cas.

Des suédois qu’ils soient déjà pilotes ou non vont quitter la Suède neutraliste pour s’engager selon leurs convictions politiques et idéologiques.

280 suédois se sont engagés dans la Waffen S.S au sein de la Division Nordland (certains ont obtenu non sans mal leur transfert dans la Luftwaffe) tandis que 742 suédois ont choisit le camp opposé et la Légion Etrangère, certains opérant comme fantassins tandis que d’autres étant transférés à l’Armée de l’Air et servant comme pilote.

Le plus célèbre d’entre-eux est Wilhem Livnsson de père allemand et de mère suédoise. Il déserta de la Svenska Flygvapnet pour rejoindre la Légion Etrangère. D’abord simple fantassin il demande son transfert dans l’Armée de l’Air ce qui est rapidement accepté. Il remportera vingt-sept victoires entre mars 1949 et octobre 1953 date de sa mort au combat.

A la fin du second conflit mondial la Svenska Flygvapnet alignait douze divisions de chasse, six divisions de bombardement, deux divisions d’attaque, deux divisions de reconnaissance à longue distance, quatre divisions de reconnaissance tactique, une division de coopération navale, une division de torpillage, une division de transport et de liaison, une division d’entrainement soit un total de 30 divisions et un nombre d’avions dépassant le millier !

C’est naturellement l’apogée de la puissance aérienne suédoise qui va sensiblement décroitre suite au retour de la paix. Sans la guerre froide cela aurait été encore plus important mais finalement après la démobilisation l’armée de l’air suédoise va disposer de six divisions de chasse, quatre de bombardement, trois de reconnaissance, deux d’aviation navale, une de transport et une d’entrainement soit dix-sept divisions et environ 600 appareils modernes qu’ils soient suédois ou étrangers.

Pologne et Pays Neutres (21) Portugal (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.2 : PORTUGAL

AVANT-PROPOS

Le 24 juin 2021 j’ai terminé après tout de même un mois de travail une fiche synthétique (sic) de 91 pages sur l’Espagne portant le total des pages écrites dans cette monstrueuse uchronie à 9908 pages !

Quand j’ai commencé mon uchronie en 2011 je ne pensai pas y être encore en 2021. Les choses ont beaucoup évolué, l’œuvre est devenu un monstre tellement tentaculaire que j’ai du mal parfois à m’y retrouver.

Il y à naturellement de nombreuses contradictions, des erreurs qui sont liés à la fois à mon propre manque de vigilance mais aussi parce que j’apprends parfois par de nouvelles recherches que telle arme, tel char, tel avion à finalement été utilisé par ce pays (le cas inverse arrive parfois).

A l’origine j’avais prévu pas moins de quinze tomes que l’ont peu classer en deux catégories, les majeurs et les mineurs.

Les sept premiers sont les majeurs puisqu’ils concernent la France (Tome 1), l’Allemagne (Tome 2), la Grande-Bretagne (Tome 3), les Etats-Unis (Tome 4), le Japon et ses alliés (Tome 5), l’Italie (Tome 6) et l’URSS (Tome 7).

Les tomes suivants dits tomes mineurs concernent soit des pays belligérants et des pays neutres que ce soit le Canada et l’Afrique du Sud pour le Tome 8, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le Tome 9, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas pour le Tome 10, la Turquie pour le Tome 11, l’Espagne et le Portugal pour le Tome 12, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Suisse et la République d’Irlande pour le Tome 13, la Grèce, la Yougoslavie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie pour le Tome 14 et enfin un Tome 15 concernant l’Amérique Centrale et Latine (Brésil, Argentine, Chili, Uruguay Paraguay, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie, Venezuela, Mexique et les petits états)

Au final le nombre de Tomes va tomber à seulement douze. Si les sept premiers tomes dit tomes majeurs ne vont pas évoluer, les tomes dits mineurs vont être différents.

Le Tome 8 va ainsi regrouper les quatre Dominions (Canada, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), le Tome 9 va aborder les pays ayant formé après guerre le Benelux alors que le Tome 10 ne va plus parler de la Turquie mais de la Scandinavie (Norvège, Danemark et Finlande).

Le Tome 11 à dit adieu à la péninsule ibérique au profit d’une autre péninsule, la péninsule balkanique avec son extension de l’Europe du Milieu ou Mitteleuropa. Ce sera le plus gros tome avec six volumes (Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce et Slovaquie).

Enfin le Tome 12 va regrouper la Pologne en exil et les pays neutres. J’ai hésité à maintenir ce tome pour gagner du temps mais je me suis dit que d’une je n’étais pas à quelques semaines près et que ces pays neutres ont aussi joué un rôle dans le conflit, un rôle d’influence, un rôle d’intermédiaire entre les belligérants.

Pour ce dernier tome j’ai décidé de réaliser des fiches synthétiques pour cadrer leur position qui sera assez semblable à celle historique puisqu’aucun événement ne peut par exemple pousser la Suisse à entrer en guerre aux côtés des alliés ou de l’Axe (la neutralité helvétique est précieuse pour les deux belligérants).

Cette remarque s’applique aussi à l’Irlande, à la Suède, à la Turquie, au Portugal et à l’Espagne. Pour le Portugal de Salazar l’important est la survie du régime et le madré Antonio de Oliveira n’à aucun intérêt à entrer en guerre à l’exception peut être d’une attaque de ses colonies ou des îles. Pour l’Espagne c’est la situation économique qui est certes meilleure qu’OTL mais encore difficile. L’Axe n’à guère d’intérêt à attirer l’Espagne et les alliés non plus.

Du 12 avril au 8 mai 2021 j’ai réalisé mon volume 6 sur la Slovaquie et j’ai décidé d’intégrer des éléments de l’histoire de la Tchécoslovaquie ce qui m’à fait dire que je devais aussi parler de la Pologne.

J’ai donc décidé dans ce Tome 12 d’intégrer une partie sur la Pologne avec normalement une chronologie étoffée sur la période avant septembre 1939, une brève description de la guerre de Pologne, la mise en place d’un gouvernement polonais en exil à Nantes, la reconstitution d’une armée polonaise qui disposera d’unités terrestres, aériennes et navales, les premières sous commandement français alors que la marine polonaise libre était placée sous l’autorité de la Royal Navy car opérant en mer du Nord.

Ces F.S ou Fiches Synthétiques vont s’organiser de la façon suivante :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Je serai un peu plus prolixe, un peu plus volubile si le modèle est un modèle national ou un appareil peu connu. Inutile par exemple de présenter le Messerschmitt Me-109 en service en Suisse ou le Panzer IV utilisé par l’armée espagnole.

En même temps suis-je fiable ? En 2018 alors que j’achevai le T7 sur l’URSS je me disai que d’ici un an je pourrai enfin (?) passer à autre chose et en 2021 je suis encore là.

Néanmoins je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Je ne vous cache pas chers lecteurs que je suis à la fois impatient et anxieux de voir la fin de cette œuvre approcher. C’est probablement ce que ressentent tous les écrivains quand ils arrivent au bout de leur œuvre.

Une fois le Tome 12 terminé, je pense réaliser un gros travail préparatoire que je conserverai pour moi (notamment un document cadre sur le conflit), je rédigerai peut être des annexes que je publierai en alternance avec les récits du conflit. Je pense aussi à une chronologie générale du conflit qui elle pourrait être publiée.

Je rédigerai ensuite le récit du conflit en m’inspirant je le reconnais de l’uchronie « 1940 La France continue » qui imagine une France continuant la guerre en juin 1940 plutôt que de se vautrer dans le renoncement avec peut être des personnages fictifs dont on pourrait suivre les aventures. Là encore le récit se découpera en différents tomes (sous réserve d’éventuelles modifications) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont équiper notamment l’armée française.

Ce dernier tome aura un format différent des autres. En effet comme les pays souverains de ce tome ne seront pas engagés dans le second conflit mondial il n’y aura pas de récit de batailles héroïques, d’affrontements titanesques en mer Baltique ou en mer d’Irlande.

Cela commencera par une chronologie étoffée avec d’abord une chronologie généraliste avec les grandes dates à retenir dans l’histoire de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de la Turquie. Ce sera ensuite des petites chronologies thématiques avec des chronologies politiques, militaires voir si j’ai suffisamment d’informations et de données, des chronologies économiques et culturelles.

Une fois ce cadre fixé je basculerai sur la partie uchronique c’est à dire après le point de divergence de novembre 1939. Il n’y aura visiblement pas de grands changements par rapport à l’histoire telle que nous la connaissons.

Ensuite je parlerai tout de même de l’armée avec quelques informations historiques, des informations sur l’organisation et son équipement. Je ne présenterai en détail une arme, un véhicule ou un avion que si cela est nécessaire c’est-à-dire un engin que je n’ai pas abordé dans les tomes précédents. Je ferai probablement une exception pour les navires de guerre.

En ce qui concerne la Pologne ce sera un peu différent puisque dans la partie historique 1939-1954 et la partie militaire il sera question de combats et d’opérations militaires, les troupes polonaises opérant en Norvège, sur le front occidental, dans les Balkans et même en Italie.

Comme depuis le début chers amis lecteurs, chers amis suiveurs bonne lecture. C’est vous par vos réactions, vos commentaires qui me donnent envie de continuer et d’achever cette œuvre monumentale au point que je crains un grande vide une fois celle-ci terminée. Peut être pourrai-je enfin me lancer sérieusement dans l’écriture d’un roman, un projet que je caresse depuis cinq six ans maintenant.

*

**

J’ai commencé par l’Espagne et donc logiquement je passe à son voisin occidental, son voisin lusitanien le Portugal. Ce petit pays qui se considère comme le plus ancien état nation d’Europe à longtemps souffert d’un complexe d’infériorité vis à vis de son puissant voisin oriental, un complexe qui s’explique par plusieurs facteurs.

Et pourtant si il y à bien un pays qui n’à pas à rougir de son histoire c’est bien le Portugal avec une construction liée avec le mouvement général de la Reconquista, les grandes découvertes, la colonisation.

Sébastien 1er.

Au 16ème siècle suite à la bataille de Ksar-El-Kébir (4 août 1578) et la mort du roi Sébastien 1er, le Portugal connait une éclipse en étant unie avec l’Espagne, Philippe II devenant Philippe 1er du Portugal.

En 1640 suite à une révolte, le pays redevient indépendant et va le rester jusqu’à nos jours sauf la rare éclipse de l’époque napoléonienne.

Longtemps puissant le pays va s’arrimer à l’Angleterre devenant pour certains une colonie anglaise et surtout comme l’Espagne va manquer la révolution industrielle.

Charles 1er du Portugal

Le 19ème siècle portugais est marqué à la fois par un processus de colonisation qui donne une illusion de puissance et par une instabilité politique qui sera fatale à la monarchie. En 1908 le roi Charles 1er est assassiné en compagnie du prince héritier Louis-Philippe. Le nouveau roi Manuel II n’allait régner que deux ans avant que le 5 octobre 1910 la République soit proclamée.

Es-ce le dépit de la «régénération» du pays ? Hélas non puisque l’instabilité continue, instabilité aggravée par la participation du Portugal à la première guerre mondiale.

Antonio de Oliveira Salazar

Es-ce à dire que la monarchie va être restaurée ? Non puisqu’en 1926 les militaires prennent le pouvoir mais cela ne change rien jusqu’à ce qu’arrive au pouvoir un jeune professeur de l’université de Coimbra, un certain Antonio de Oliverai Salazar.

Nommé ministre des Finances ce dernier va non seulement remettre le budget de l’Etat portugais en ordre mais surtout devenir le chef de l’Etat avec un régime «national-catholique» entré dans l’histoire sous le nom d’Estado Novo.

Ce dernier rusé et madré va jouer un habile jeu d’équilibriste entre l’Axe et les alliés à la fois pour permettre la survie de son état mais aussi parce qu’il connait les liens profonds qui lient la nation lusitanienne à la Grande-Bretagne.

Si par exemple il soutient les nationalistes espagnols dans la guerre d’Espagne (soutien financier et médiatique, envoi de volontaires les Viriates) il se garde bien comme Franco de s’engager dans la guerre de Pologne puis dans le second conflit mondial.

Durant la Pax Armada ce jeu d’équilibriste continue ce qui est favorise par Paris et Londres qui ont tout intérêt à ce que la péninsule ibérique reste neutre.

Cette neutralité portugaise sera comme la neutralité espagnole du genre élastique avec par exemple les Açores servant de base à partir de 1951 pour les aviations alliées traquant sous-marins, raiders et forceurs de blocus alors qu’au même moment des sous-marins allemands étaient (discrètement) ravitaillés et tout aussi discrètement réparés.

Cette situation baroque cessa fin 1952 quand non seulement les U-Boot peinaient à pénétrer dans l’Atlantique mais aussi parce que les alliés ont gentillement sifflé la fin de la recré.

Quand le second conflit mondial se termine en septembre 1954 le Portugal à préservé sa neutralité et si Franco peut craindre un temps (qui ne dure pas) que son régime soit renversé, Salazar sait qu’il est intouchable.

Reste à savoir ce que va devenir le pays de Viriatos, de Camoes et d’Henri le Navigateur. Une nation pluricontinentale et multinationale comme le pense les thuriféraires de l’Estado Novo ? Un pays qui doit faire sa mue et se raccrocher à l’Europe ? Les années soixante et soixante-dix seront révélatrices à ce sujet mais c’est une autre histoire comme on dit……. .

Scandinavie (98) Finlande (36)

Polikarpov Po-2

Polikarpov Po-2 37

Le Polikarpov Po-2 (appelé également U-2 en raison de son rôle initial d’avion d’entrainement _uchebnyy en russe_, le nom Po-2 à été adopté en 1944, deux ans après la mort de Vladimir Polikarpov) était un avion d’usage général mis au point à la fin des années vingt et utilisés pendant près de vingt-cinq ans avant, pendant et même après le second conflit mondial !

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Scandinavie (70) Finlande (8)

MARINE FINLANDAISE (SUOMEN MERIVOIMAT)

Suomen Merivoimat

Histoire

Des origines à la deuxième guerre mondiale

La marine finlandaise est née en 1918 mais ses origines, ses traditions sont plus anciennes. En effet durant la période suédoise de l’histoire finlandaise il existait aux côtés de la marine suédoise une deuxième marine très dépendante de l’armée de terre en l’occurrence l’Armens Flotta ou flotte de l’Armée.

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Scandinavie (66) Finlande (4)

Enfin indépendante !

La Finlande dans la première guerre mondiale

Finlande 1920

La Finlande en 1920

Quand le premier conflit mondial éclate à l’été 1914, les russes craignent que les sujets finlandais de l’empire russe ne se révoltent et déstabilisent ce colosse aux pieds d’argile.

Ce scénario n’est pas si ahurissant que cela puisque durant la guerre russo-japonaise, un cargo chargé de fusils japonais s’était échoué sur la côté ce qui montre la volonté du Kagal de privilégier l’action directe et violente. Si le scénario d’une attaque suédoise relevait du domaine de la science fiction, en revanche la possibilité d’un bombardement allemand sur Helsinki était plus crédible.

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Scandinavie (49) Danemark (20)

Hydravions

Arado Ar196

Arado Ar196A-2

Normalement le Heinkel He-60 aurait du être l’hydravion de reconnaissance standard de la Kriegsmarine. Cet appareil se révélant décevant, un nouveau projet fût lancé sous la forme du Heinkel He-114 mais là encore, la Kriegsmarine ne trouva pas son compte et remis l’ouvrage sur le métier.

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