Allemagne (75) Armée de l’Air (8)

Junkers Ju-88

Junkers Ju-88 en vol

Junkers Ju-88 en vol

Quand les nazis arrivent au pouvoir, le réarmement est lancé à grande échelle. En ce qui concerne la future Luftwafe, il faut partir de zéro. Un appel d’offres est lancé pour un bombardier moyen, la firme Junkers travaillant sur deux modèles, le Ju-85 à double-dérive et le Ju-88 avec dérive unique.

Les spécifications demandées par le RLM réclamaient un bombardier triplace rapide non-armé avec jusqu’à une tonne de bombes. Cinq prototypes donnant naissance au Ju-88 furent produits, le premier prototype effectuant son premier vol le 21 décembre 1936.

Au total neuf prototypes furent produits, certains modifiés pour servir de bombardier en piqué qui démontrèrent la polyvalence du concept du Ju-88 qui devait à terme être décliné en chasseur lourd (Ju-88C) et en bombardier en piqué (Ju-88B) mais ces versions ne furent pas produites.

Au Junkers Ju-88A succéda le Ju-88D une version améliorée avec un armement défensif renforcé, les Ju-88E étant des appareils destinés à l’export (Espagne, Finlande, Hongrie, Roumanie et Bulgarie) et le Ju-88F un projet de bombardier-torpilleur qui ne vit pas le jour mais qui fût dévellopé à partir du Ju-188. Le Ju-88G est une version de reconnaissance tactique qui équipa une escadre en attendant la disponibilité d’une version adaptée du Ju-188.

Si une poignée de Ju-88 sont en service en septembre 1939 avec un rôle négligeable durant la guerre de Pologne, neuf ans plus tard, quatre escadres de bombardement sont équipés de Ju-88, une encore équipée de Ju-88A et les trois autres de Ju-88D.

Quand le conflit éclate, une nouvelle version baptisée Ju-88H doit entrer en production pour remplacer les Ju-88A puis à terme équiper de nouvelles escadres.

Par rapport à ces prédécesseurs, l’appareil dispose de moteurs plus puissants, de nouveaux équipements radios et d’un armement défensif renforcé avec deux mitrailleuses de 7.92mm dans le poste vitré, mitrailleuses qui peuvent être remplacés par un canon de 20mm.

Les appareils en service eux vont mener des raids contre le Danemark et la Norvège, visant les ports, les aérodromes, les voies de communication pour faciliter les opérations aéroportées en attendant les débarquements amphibies.

Junkers Ju-88 9

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-88A

Type : bombardier rapide bimoteur multiplace

Masse à vide 9600kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 14.36m envergure 20.08m hauteur 5.07m

Motorisation : deux moteurs en ligne Junkers Jumo 211J de 1420ch chacun

Performances : vitesse maximale 510 km/h à 5300m en configuration lisse réduite à 433 km/h avec des bombes sous les ailes Distance franchissable 2430km Plafond opérationnel 9000m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm MG-81J à l’avant avec 1000 coups, une autre mitrailleuse avec 1000 coups en position ventrale arrière, une mitrailleuse MG-81J en position ventrale avant avec 1000 coups et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-81Z à l’arrière avec 1000 coups.

1400kg de bombes dans deux soutes à bombes internes ou 3000kg à l’extérieur

Equipage : quatre hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière et navigateur-mitrailleur ventral)

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

Le 21 décembre 1936, le premier prototype du Junkers Ju-88 décolle pour la première fois. Ce prototype de bombardier rapide se révèle suffisamment prometteur pour envisager tout une série de déclinaisons spécialement adaptées à la reconnaissance tactique, le bombardement en piqué, le bombardement-torpillage, la chasse lourde et la chasse de nuit.

Seule la version de reconnaissance tactique (Ju-88G) fût produite en compagnie des Ju-88E pour l’export. Et encore ces Ju-88G étaient une mesure intérimaire en attendant la disponibilité du Ju-188, version améliorée (vitesse, charge utile, armement….) du Ju-88.

Le prototype du Ju-88F effectue son premier vol le 9 juin 1942 mais le développement n’est pas poursuivie la Luftwafe qui contrôle encore à l’époque l’aéronavale basée à terre préfère développer une version de bombardement-torpillage du Ju-188, version qui effectue son premier vol le 8 septembre 1943 (Ju-188V1) et le 4 janvier 1944 (Ju-188V2). Les appareils vont être livrés au Kriegsmarine Fliegerkorps entre janvier 1945 et mars 1948.

Entre-temps l’armée de l’air décide de mettre sur pied une escadre de reconnaissance tactique et cherche un bimoteur rapide pour l’équiper. Le choix se porte sur le Ju-188 mais en attendant que le Ju-188A soit disponible, des Ju-88G sont produits comme solution intérimaire.

Les premiers Ju-188A sont livrés en mai 1948 et seulement 50 appareils sont livrés en septembre, l’unique escadre de reconnaissance tactique de la Luftwafe allait donc mettre en œuvre des Ju-88G et des Ju-188A.

A la mobilisation, une deuxième escadre de reconnaissance tactique va être mise sur pied, les Ju-188A et Ju-88G lançant des opérations de reconnaissance au dessus du Benelux et de la France ce qui occasionne les premières pertes.

Le 6 septembre 1948, un Ju-88G est abattu au dessus de Colmar par un Arsenal VG-36 de l’ERC-503 stationnée à Strasbourg-Etzinheim, son équipage qui à réussi à sauter est fait prisonnier.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-188A

Type : bimoteur de reconnaissance tactique

Poids : à vide 9900kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 15m envergure 22m hauteur 4.4m

Motorisation : deux moteurs radiaux BMW-801 G-2 de 1700ch chacun

Performances : vitesse maximale 540 km/h distance franchissable 2300km plafond opérationnel 9500m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm à l’avant de la gondole ventrale, une mitrailleuse de 7.92mm à l’arrière, une mitrailleuse de 13mm dans le poste supérieur et une mitrailleuse de 13mm (ou deux de 7.92mm) dans le nez vitré. Appareils photos dans la soute à bombes

Equipage : cinq hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière, navigateur-mitrailleur ventral, opérateur photo)

Allemagne (72) Armée de l’Air (5)

Messerschmitt Me-210

Deux Messerschmitt Me-210 en vol

Deux Messerschmitt Me-210 en vol

De tout temps, les militaires et les politiques ont rêvé d’un appareil polyvalent pouvant mener toutes les missions. On esperait gagner sur le plan de l’efficacité, de l’entrainement et du coût.

On peut parler du concept français BCR (Bombardement Combat Reconnaissance) qui donna naissance à des appareils médiocres (Amiot 143, Bloch MB-131), des appareils bons à rien et mauvais en tout.

En 1937, les ingénieurs de la firme Messerschmitt étudièrent un successeur au Bf-110 alors que les exemplaires de série du Zerstörer n’ont pas encore volé, les premiers appareils entrant en service en 1938.

maquette de l'Arado Ar-240

maquette de l’Arado Ar-240

Opposé à l’Arado Ar240, le projet de Messerschmitt baptisé Me-210 triompha. L’objectif était de disposer d’un chasseur lourd polyvalent pouvant mener de la chasse de nuit, de l’escorte, des missions de chasse-bombardement, de bombardement rapide voir de reconnaissance.

Il partageait ainsi de nombreux éléments de son prédécesseur. Sur le papier, les performances du nouvel appareil étaient impressionnantes avec une vitesse maximale de 620 km/h soit 80 km/h de plus que son prédécesseur.

Avant même que le prototype n’effectue son premier vol en septembre 1939, une commande de 1000 exemplaires est passée, façon de faire qui se révéla une erreur en raison de graves problèmes de stabilité, obligeant à de multiples modifications appliquées sur le deuxième prototype qui fût pourtant perdu en septembre 1940. Pas moins de seize prototypes et de 94 appareils de pré-série furent produits pour tenter d’obtenir un appareil convenable.

Le projet passa à deux doigts de l’abandon, seul l’entregent de Willy Messerschmitt et l’obsolescence à venir du Bf110 poussa le bureau d’étude de Messerschmitt à poursuivre le développement d’un appareil considéré comme un vilain petit canard.

Finalement deux nouveaux prototypes largement modifiés, largement remaniés effectuent leurs premiers vols respectivement le 4 septembre 1942 et le 7 mai 1943.

Si les performances sont moins brillantes qu’attendues, l’appareil est pilotable et utilisable au combat.

Les premiers appareils de série sont livrés en janvier 1944, la production perturbée par la guerre civile provoquant une série de retard ce qui fait que les 124 appareils de série (90 pour l’unique escadre équipée et 34 appareils de réserve pour entrainement, réserve d’attrition et essais) ne sont livrés qu’en mai 1945.

Les appareils de série sont la version -B, la désignation -A couvrant les appareils de pré-série qui ne furent jamais mis en ligne.

Des projets de version de reconnaissance (Me-210C), de bombardement en piqué (Me-210D) et de bombardement rapide (Me-210E) n’ont pas débouché tout comme une vente à l’export, la Hongrie n’ayant pas donné suite à un intérêt visiblement refroidit par les difficultés de mise au point.

Les appareils sont toujours en service en septembre 1948. Stationnés dans le nord-ouest de l’Allemagne, ils vont maintenir des patrouilles permanentes au dessus de la baie d’Heligoland, affrontant avions de patrouille maritime et bombardiers-torpilleurs britanniques et français.

Messerschmitt Me210 2

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-210B

Type : chasseur lourd bimoteur biplace

Masse : à vide 7070kg maximale au décollage 9706kg

Dimensions : longueur 11.30m envergure 16.45m hauteur 3.7m

Motorisation : deux moteurs en ligne Daimler-Benz DB-601F de 1332ch chacun

Performances : vitesse maximale 564 km/h à 5400m Distance franchissable 1820km Plafond opérationnel 8900m

Armement : deux canons de 20mm MG-151 et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans le nez, les deux mitrailleuses MG-131 de 13mm assurant la défense arrière est assurée par des affûts motorisés installés latéralement. Deux bombes de 500kg ou quatre de 250kg ou 8 de 50kg dans une soute interne.

Messerschmitt Me-410 Hornisse (Frelon)

Messerschmitt Me-410 Hornisse (Frelon)

Messerschmitt Me-410 Hornisse (Frelon)

Comme nous venons de le voir, le développement du Me-210 fût un véritable cauchemar pour les ingénieurs allemands qui rapidement se penchèrent sur un nouvel appareil tout en continuant le développement du Me-210 qui finit par rentrer en service en 1945, équipant un seul et unique Geschwader.

Après avoir envisagé un Me-310, les ingénieurs de la firme Messerschmitt travaillèrent sur le Me-410 Hornisse (Frelon) à partir du printemps 1943. Vaccinés par le projet Me-210, ils décidèrent de partir sur un appareil aux performances plus modestes mais avec nettement plus d’endurance et d’efficacité.

Néanmoins pour anticiper sur les futurs bimoteurs qui ne tarderaient pas à apparaître dans les pays potentiellement ennemis (notamment la Grande-Bretagne et la France), il fallait prévoir de meilleurs performances notamment en terme de vitesse et de maniabilité.

Destiné à remplacer le Bf-110, le Me-410 à été conçu comme un chasseur bimoteur lourd pouvant mener des missions de chasse de nuit, de chasse-bombardement voir d’escorte de bombardiers.

Néanmoins, il était prévu dès l’origine une version spécifique destiné à la reconnaissance et au bombardement rapide (SchnellBomber).

Le premier prototype effectue son premier vol le 27 juin 1945. Les performances sont excellentes et les pilotes d’essais qui avaient connu les déboires du Me-210 sont soulagés et ravis.

Le deuxième prototype décolle pour la première fois le 4 juillet 1945 mais s’écrase le 8 août (équipage tué) non pas suite à une défaillance mécanique mais à cause d’une collision avec un avion d’entrainement.

La production commence par six appareils de pré-série livrés entre octobre et décembre 1945 suivis de la commande de série qui permet le rééquipement deux Geschwader dont un précédemment équipé de Bf-110.

Pour une raison encore inconnue aujourd’hui, les deux autres Geschwader équipés de Bf-110 ne sont pas rééquipés avant le début du conflit, leur rééquipement se faisant au cours du conflit.

Le prototype de la version de reconnaissance (Me-410B) décolle pour la première fois le 4 janvier 1947 mais sa production en série n’est pas encore lancée en septembre 1948 tout comme la production de la version de bombardement rapide (Me-410C) dont le prototype décolle pour la première fois le 8 octobre 1947.

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-410A Hornisse (Frelon)

Type : chasseur lourd bimoteur biplace

Masse : à vide 6150kg maximale au décollage 10760kg

Dimensions : longueur 12.40m envergure 16.39m hauteur 3.7m

Motorisation : deux moteurs en ligne Daimler-Benz DB-603A de 1726ch chacun

Performances : vitesse maximale 624 km/h distance franchissable 2300km Plafond opérationnel 10000m

Armement : deux canons de 20mm MG-151 avec 350 coups et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 avec 1000 coups dans le nez; deux mitrailleuses de 13mm MG-131 tirant vers l’arrière avec des affûts motorisés latéraux. 1000Kg de bombes en soute ou sous les ailes, jusqu’à quatre roquettes de 21cm

Allemagne (71) Armée de l’Air (4)

Messerschmitt Me-110

Messerschmitt Bf-110 en vol

Messerschmitt Bf-110 en vol

Avec l’augmentation des performances des moteurs, la possibilité de mener des raids de bombardiers lourds massifs devinrent réalité. Naturellement se posa la question de la défense, la DCA semblant incapable de détruire les bombardiers. Quand aux chasseurs, ils devaient monter rapidement en altitude.

Les biplans monomoteurs semblant limités, on eut l’idée de développer un chasseur bimoteur capable d’intercepter des bombardiers à longue distance, de pouvoir patrouiller longtemps et fondre sur les bombardiers.

Tous les pays majeurs ou presque développèrent des chasseurs lourds bimoteurs appelés en Allemagne Zerstörer _destructeur_ pour intercepter les bombardiers mais également d’assurer l’escorte des bombardiers amis en raison du rayon d’action insuffisant des chasseurs monomoteurs.

Bien que préoccupé par le développement des chasseurs monomoteurs, le RLM lança un appel d’offres pour un chasseur bimoteur triplace, armé de canons et disposant d’une soute à bombes pour lui permettre de mener des missions de chasse-bombardement.

Quatre firmes proposèrent leurs projets à savoir Messerschmitt, Focke-Wulf, Arado et Henschel, la première étant sélectionnée en dépit du fait que la soute à bombe demandée n’avait pas été implantée. Les performances bien supérieures à ses concurrents explique peut être ce choix mais aussi un changement de priorité, la chasse prennant le pas sur la chasse-bombardement.

Le premier prototype effectue son premier vol le 12 mai 1936. Il se révéla plus rapide que prévu mais moins manoeuvrable. En dépit de cette “déception”, quatre appareils de pré-série sont commandés et livrés en janvier 1937. Les tests firent définitivement triompher le Bf-110.

En raison de problèmes de moteurs, les DB-600 furent remplacés par des Junkers Jumo 210 équipant les versions A et B, la version C recevant le DB-601 qui permis à un accroissement des performances, le Bf110C étant la première version de série majeure.

Lui succède la version D au rayon d’action accru, la version E étant une version de chasse-bombardement et le F une version de reconnaissance mais les Bf110E et F ne sont produits qu’en petite série.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Zerstörer équipe quatre escadres (Geschwader) pour des missions de chasse lourde, d’escorte et secondairement de chasse-bombardement.

Messerschmitt Me-210

Messerschmitt Me-210

A l’origine, il était prévu de remplacer le Bf-110 par le Me-210 plus performant mais une mise au point interminable et des performances décevantes fit que le Bf-110 équipait encore trois des six escadres de chasse lourde en septembre 1948.

Les versions A,B et C sont retirés du service, restant la version -D équipant une escadre, les deux autres ayant reçu des -G, la dernière version de série du Bf-110, le Me-410 version dérivée du Me-210 (un peu comme le He-179 est issu du He-177) devant remplacer le Zerstörer. Cela sonne le glas du Me-110H.

Messerschmitt Me-410

Messerschmitt Me-410

A l’export, des appareils furent vendus à la Hongrie et la Roumanie mais en petit nombre.

Messerschmitt Bf110 5

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Bf-110 C-4

Type : chasseur lourd bimoteur triplace

Masse : à vide 4500kg en charge 6700kg

Dimensions : longueur 12.3m envergure 16.3m hauteur 3.3m

Motorisation : deux moteurs en ligne Daimler-Benz DB-601 de 1100ch chacun

Performance : vitesse maximale 560 km/h Distance franchissable 2410km (2800km en convoyage) Plafond opérationnel 10500m

Armement : deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans le nez ainsi qu’une mitrailleuse de 7.92mm MG-15 pour la défense arrière.

Allemagne (70) Armée de l’Air (3)

Focke-Wulf Fw-190

Focke-Wulf Fw-190A

Focke-Wulf Fw-190A

A l’origine du Fw-190 figure une demande du Reichsluftministerium (RLM) à différents constructeurs pour la mise au point d’un nouveau chasseur. Le Bf/Me-109 était un excellent appareil mais à l’époque l’aviation évoluait tellement vite qu’il fallait avoir deux ou trois coups d’avance.

L’un des constructeurs sollicité était la firme Focke-Wulf et son ingénieur en chef Kurt Tank qui proposa plusieurs projets tous proposés avec des moteurs en ligne ce qui suscita….aucun intérêt des services officiels.

Quand l’ingénieur proposa un projet propulsé par un moteur radial, le projet intéressa bien davantage le RLM.

En effet, les moteurs en ligne étaient très demandés et le choix d’un moteur refroidit par air permettait une production rapide des appareils sans problèmes (ou presque) pour la fourniture des moteurs.

L’appareil dessiné autour d’un moteur BMW était fin et élégant, un vrai pur-sang taillé pour la vitesse. Son train large le rendait moins soumis aux accidents à l’atterrissage qui causèrent la perte d’un grand nombre de Me-109.

Le premier prototype effectue son premier vol le 1er juin 1939 suivit par un second le 31 octobre suivant, les deux derniers prototypes ne volèrent jamais, les cellules utilisées pour des tests et des essais statiques.

Les appareils de pré-série ne sont commandés qu’en novembre 1940, vingt-huit appareils sont livrés en janvier 1941. Les premiers appareils de série entre en service (Fw-190A) en janvier 1942.

Cette première variante va équiper deux Geschwader avec différentes sous-variantes baptisées A-1 à A-5. Les différences sont minimes.

A la variante -A succède la variante -B apparaît mais produit en petit nombre équipant une escadre. La variante -C n’est finalement pas produite, cédant aussitôt la place à la variante -D au moteur plus puissant, la protection et l’armement renforcé.

Les premiers Focke-Wulf Fw-190D entrent en service en juin 1943, les D-1 à D-3 équipant deux escadres de chasse. Les sous-variantes D-4 à D-6 sont une version chasse-bombardement (Jagdbomber) qui équipent deux escadres de chasse-bombardement (Schlachtgeschwader).

Aux côtés du Focke-Wulf Fw-195 _version embarquée du Fw-190_ est produite une nouvelle variante, le Fw-190E, une version équipée deux escadres de chasse et une escadre de chasse-bombardement.

Fw-190 "long-nez"

Fw-190G « long-nez »

La variante -F ne dépasse pas le stade du prototype à la différence de la variante -G dite «long-nez» avec un capot allongé pour accueillir un moteur plus puissant. La production lancée en septembre 1947 à permis le rééquipement d’une des deux escadres équipées jusque là de Fw-190A, le rééquipement de l’autre étant suspendue quand le conflit éclate.

Une variante embarquée du Fw-190G baptisée Fw-195V (Verbesert améliorée) est en développement mais les prototypes n’ont pas encore volé en septembre 1948.

Le Focke-Wulf Fw-190 est exporté en Hongrie, en Espagne, en Roumanie, en Turquie et en Yougoslavie dans une tentative vaine pour rallier Belgrade à l’Axe.

Focke-Wulf Fw-190A8 trois vues

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-190

Type : chasseur-intercepteur et chasseur-bombardier

Masse : à vide 3200kg en charge 44417kg maximale au décollage 4900kg

Dimensions : longueur 9.00m envergure 10.51m hauteur 3.95m

Motorisation : un moteur radial BMW 801 D-2 de 1700ch

Performances : vitesse maximale 656 km/h à 5920m distance franchissable 800km Plafond opérationnel 11410m

Armement : deux mitrailleuses MG-131 de 13mm avec 475 coups chacune et quatre canons de 20mm MG-151 avec un total de 780 coups. 500 à 1000kg de bombes, de roquettes….. .

Allemagne (69) Armée de l’Air (2)

Les avions en service (1) : chasse

Messerschmitt Me-109

-Faut-il dire Bf109 ou Me-109 ?

Willy Messerschmitt travaille pour la firme Bayerische Flugzeugwerke AG à partir de 1927, firme qui devient la Messerschmitt AG en septembre 1938.

Il faut donc désigner les appareils conçus avant cette date avec le préfixe Bf et les appareils conçus après avec le préfixe Me ce qui donne Bf109A,B,C et D mais Me 109E.

L’origine du Bf/Me-109 remonte à 1933 et le lancement du programme Rüstungflugzeug III qui demandait un chasseur monoplace destiné à équiper la future Luftwafe qui ne vera le jour qu’en 1935.

-Quatre compagnies se proposèrent : Arado, Heinkel, Focke-Wulf et la Bayerische Flugzeugwerke qui comme son nom l’indique viens de Bavière.

Messerschmitt Me109B

Messerschmitt Me109B

Le Bf109 V1 effectua son premier vol en mai 1935 propulsé par un moteur anglais, un Rolls-Royce Kestrel, le moteur allemand prévu (Junkers Jumo puis Daimler Benz DB 600) n’étant pas encore prêt. Le deuxième prototype qui décolla en octobre 1935 était lui propulsé par un Junkers Jumo. Le troisième prototype qui était armé décolla seulement en mai 1936.

Arado Ar80, l'un des concurrents du Bf/Me109

Arado Ar80, l’un des concurrents du Bf/Me109

Le Bayerische Flugzeugwerke Bf109 fût opposé aux Arado Ar80, Heinkel He112 et Focke-Wulf Fw159. Si les deux premiers étaient des monoplans à aile baisse, le Fw159 était un monoplan à aile haute avec un train rétractable.

Dans un premier temps, le Bf109 ne fût guère apprécié par les pilotes d’essais en raison d’un train étroit et fragile et d’un cockpit à la vision limitée vers l’avant.

Heinkel He112

Heinkel He112 sous les couleurs roumaines

Finalement, il triompha du Heinkel He112 _produit en petite série_ et fût officiellement sélectionné en mars 1936 à l’époque où l’Angleterre commandait le Supermarine Spitfire ce qui accéléra la décision des opérationnels allemands.

Les quatre premières versions du Me109 (A B C et D) ne laissèrent pas un souvenir impérissable dans les annales en raison d’un moteur asmathique et la première version réellement efficace fût le Me109E, l’Emil ayant connu son baptême du feu au sein de la Legion Condor lors de la guerre d’Espagne.

Durant la guerre de Pologne, si quelques « Dora » étaient encore utilisés, l’immense majorité des Me-109 utilisés étaient donc des « Emil » plus modernes avec un moteur plus puissant.

A l’apogée de l’histoire opérationnelle du Me-109, sept escadres vont être équipées de cet appareil.

A l’Emil succède en 1943 le Friedrich qui voit l’appareil recevoir un moteur plus puissant, une cellule redéssinée et un armement plus puissant.

Les Gustav (Me-109G) et Herbert (Me-109H) poursuivent cette amélioration même si à terme l’architecture de l’appareil limite les évolutions potentielles.

Le Karl (Me-109K) n’est pas encore en service en septembre 1948, la production venant de démarrer pour remplacer les Me-109E.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, neuf Geschwader de 90 appareils sont équipés de Me-109 soit 810 appareils. Deux sont encore équipés de Me-109E, Cinq sont équipées de Me-109F, une équipée de Me-109G et une équipée de Me-109H.

L’appareil à également été exporté, à la fois des appareils neufs mais également des appareils utilisés par la Luftwafe, retirés du service et revendus après reconditionnement, ces appareils étant souvent utilisés pour l’entrainement et l’instruction plus que pour le combat.

La Finlande, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Hongrie, la Suisse, la Yougoslavie et l’Espagne ont utilisé cet appareil.

Messerschmitt Me109G-5

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-109G

Type : chasseur-intercepteur monoplace

Masse à vide 22247kg en charge 3148kg maximale au décollage 3400kg

Dimensions : longueur 8.95m envergure 9.92m hauteur 2.60m

Motorisation : un moteur en ligne douze cylindres Daimler-Benz DB 605A-1 de 1475ch entrainant une hélice tripale de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 620 km/h à 6300m Vitesse de croisière 580 km/h Distance franchissable 850km (1000km avec des réservoirs supplémentaires) Plafond opérationnel 12000m

Armement : deux mitrailleuses de 13mm synchronisées avec 300 coups par arme, un canon de 20mm dans le nez avec 200 coups, deux canons de 20mm peuvent être installés dans les ailes. 250kg de bombes ou un réservoir supplémentaire.

24-Armée de l’air (50)

Reconnaissance

Triplace de travaille (T-3) Dewoitine D-720

Triplace de travaille (T-3) Dewoitine D-720

-1er Groupe Colonial de Reconnaissance et d’Observaion équipé de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Fort de France (BA 227).

-2ème Groupe Colonial de Reconnaissance et d’Observation équipé de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Dakar-Ouakam (BA 212)

-3ème Groupe Colonial de Reconnaissance et d’Observation équipé de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Djibouti (BA 215)

-4ème Groupe Colonial de Reconnaissance et d’Observation équipé de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Mahajanga (BA 217)

-5ème Groupe Colonial de Reconnaissance et d’Observation équipé de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Beyrouth (BA 211)

-6ème Groupe Colonial de Reconnaissance et d’Observation équipé de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Nouméa-Tantouta (BA 226)

-GAO-535 (ex-7ème GCRO) équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Pursat (BA 222)

-GAO-536 (ex-8ème GCRO) équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné à Dong-Hoï (Annam) (BA 224)

Transport

Si les deux escadres de transport sont stationnées en Métropole, l’Empire n’est pas dépourvu de moyens de transport pour assurer les liaisons, le ravitaillement de postes isolés et en temps de guerre d’assurer le transport de troupes.

Douglas C-47 Skytrain

Douglas C-47 Skytrain

Dans l’Empire sont déployées, treize Groupes Légers de Transport (GLT). Chaque groupe dispose de cinq Douglas DC-3 Transporteur et de dix Dewoitine D-720bis, une version terrestre du D-720M de la marine.

-1er Groupe Léger de Transport (1er GLT) stationné à Guelmine au Maroc (BA 208)

-2ème Groupe Léger de Transport (2ème GLT) stationné à Oran en Algérie (BA 202)

-3ème Groupe Léger de Transport (3ème GLT) stationné à Tunis (BA 204)

-4ème Groupe Léger de Transport (4ème GLT) stationné à Dakar-Ouakham (BA 212)

-5ème Groupe Léger de Transport (5ème GLT) stationné à Fort-Lamy (BA 214)

-6ème Groupe Léger de Transport (6ème GLT) à Madagascar sur la base d’Ivato (BA 216)

-7ème Groupe Léger de Transport (7ème GLT) à Beyrouth (BA 211)

-8ème Groupe Léger de Transport (8ème GLT) à Damas-Mezzé (BA 210)

-9ème Groupe Léger de Transport (9ème GLT) à Nouméa-Tantouta (BA 226)

-10ème Groupe Léger de Transport (10ème GLT) à Viangchan (Laos) (BA 221)

-11ème Groupe Léger de Transport (11ème GLT) à Tourane (BA 225)

-12ème Groupe Léger de Transport (12ème GLT) à Do-Son (BA 219)

-13ème Groupe Léger de Transport (13ème GLT) à Fort de France (BA 227)

Unités étrangères sous contrôle de l’armée de l’air

Pologne

Bien que formant une entité autonome, la Force Aérienne Polonaise Libre (FAPL) ou dans la langue de Chopin, Darmowe Polskie Sily Powietrzne est placée sous le contrôle de l’armée de l’air qu’il s’agisse de ses deux escadres de chasse ou celle de bombardement léger.

Bloch MB-700. Faute de carrière sous les couleurs  françaises, il fût utilisé par la Pologne et la Tchécoslovaquie

Bloch MB-700. Faute de carrière sous les couleurs françaises, il fût utilisé par la Pologne et la Tchécoslovaquie

-La 1ère Escadre Polonaise de Chasse ou 21ème Escadre de Chasse dans la nomenclature de l’armée de l’air est stationnée à La Féré-Courbes (BA 231). Ses quatre groupes (GC I/21 Varsovie GC II/21 Cracovie GC III/21 Poznan et GC IV/21 Lublin) sont équipés de Bloch MB-700 Blysk (Eclair).

Supermarine Spitfire MkV

Supermarine Spitfire MkV sous les couleurs de la RAF

-La 2ème Escadre Polonaise de Chasse ou 23ème Escadre de Chasse dans la nomenclature de l’armée de l’air est stationnée à Betz-Bouyancy (BA 175). Ses quatre groupes (GC I/23 Gdansk GC II/23 Szczecin, GC III/23 Wroclaw et GC IV/23 Wilno) sont équipés de Supermarine Spitfire MkV.

-La 1ère Escadre Polonaise de Bombardement Léger ou 37ème Escadre de Bombardement Léger (37ème EBLg) pour l’armée de l’air est équipée de Douglas DB-7. Ses trois groupes (GB I/37 «Poméranie» GB II/37 «Silésie» et GB III/37 «Haute Pologne») sont stationnés à Romilly.

Tchécoslovaquie

L’escadre de chasse et l’escadre de bombardement moyen composées de pilotes tchèques sont placées directement sous les ordres de l’armée de l’air.

-La 1ère Escadre de Chasse Tchèque (le projet d’une deuxième escadre n’à pas aboutie faute de moyens financiers et humains) appelée 22ème Escadre de Chasse par l’armée de l’air est stationnée sur la base aérienne 160 de Toul-Croix de Metz.

Ses quatre groupes [ le GC «Cechy» (Bohème) (GC I/22), le GC «Rus» (Ruthènie) (GC II/22), le GC «Karpathy» (Carpathes) (GC III/22) et le GC «Tatras» (Monts Tatras) (GC IV/22)] sont équipés de Bloch MB-700CS Blesk (Foudre) qui se différencie des MB-700P Blysk par la présence de points d’attache sous les ailes pour servir de chasseurs bombardiers.

-L’Escadre de Bombardement Tchèque appelée 50ème EBM (Escadre de Bombardement Moyen) par l’armée de l’air est stationnée sur la base aérienne 171 de Wez-Thuizy avec ses trois groupes de bombardement [GB I/50 «Praha» (Prague), le GB II/50 «Bracislava» (Bratislava) et le GB III/50 «Liberec»] équipés d’Amiot 351.

 

Avec ce poste, je termine le postage du Tome 1 consacré à la France. Pour le Tome 2 consacré à l’Allemagne, il faudra attendre un peu car je suis loin d’avoir terminé. 

24-Armée de l’Air (49)

Unités déployées dans l’Empire

Chasse

Comparaison en l'Arsenal VG-36 (haut) et l'Arsenal VG-39 (bas)

Comparaison en l’Arsenal VG-36 (haut) et l’Arsenal VG-39 (bas)

-10ème Escadre de Chasse stationnée en Tunisie et équipée d’Arsenal VG-39 sur la base aérienne de 204 Tunis mais à la mobilisation, le GC III/10 rallie la base aérienne 205 de Sidi-Ahmed.

Curtiss H-81 plus connu sous son nom américain P-40 Warhawk

Curtiss H-81 plus connu sous son nom américain P-40 Warhawk

-11ème Escadre de Chasse stationnée au Levant dans les mandats (puis république) de Syrie et du Liban avec pour équipement le Curtiss H-81. Un groupe, le GC I/11 est stationné à Rayak en Syrie (BA 139) et le GC II/11 à Beyrouth sur la base aérienne 211.

Dewoitine D-520

Dewoitine D-520

-12ème Escadre de Chasse stationnée en Indochine avec trois groupes de chasse coloniaux équipés de Dewoitine D-520, le GC I/12 est stationné à Than-Son-Nhut (BA 223) près de Saïgon, le GC II/12 est stationné à Tourane (BA 225) et le GC III/12 stationnée à Kien-An (BA 220). En 1947, un GC IV/12 est créée avec des Hanriot NC-600, ce groupe de chasse sur multimoteurs étant stationné à Than-Son-Nut.

-Groupe de Chasse de l’AEF (GC-AEF), vingt-sept Bloch MB-155 stationnés à Djibouti (BA 215)

-Groupe de Chasse de l’AOF (GC-AOF), trente-six Morane Saulnier MS-410 stationnés sur la BA 212 de Dakar-Ouakham (1ère et 3ème escadrille) et sur la BA 213 Thiès (2ème et 4ème escadrille)

-Escadrille de Chasse de la Martinique : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Fort de France

-Escadrille de Chasse de la Guadeloupe : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Pointe à Pitre (BA 228)

-Escadrille de Chasse de la Guyane : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Cayenne (BA 229)

-Escadrille de Chasse de Madagascar : douze Morane-Saulnier MS-410 stationnés à Ivato (BA 216)

 Bombardement

Afrique du Nord

Schéma de l'Amiot 354

Schéma de l’Amiot 354

-25ème Escadre de Bombardement Moyen (25ème EBM) stationnée à Sfax (BA 209) avec pour équipement l’Amiot 354

-27ème Escadre de Bombardement Lourd (27ème EBL) stationnée à Tunis

-36ème Escadre de Bombardement Léger (36ème EBLg) équipée de Douglas DB-7D stationnée à Alger-Maison Blanche (BA 203).

-45ème Escadre de Bombardement Léger (45ème EBLg) équipée de Douglas DB-7D stationnée au Maroc à Marrakech (BA 207) puis à Casablanca pour des raisons de dispersion. Le GB II/45 rallie ensuite la base de Guelmine (BA 208) dans le sud marocain pour une double mission : bombardement et reconnaissance.

-46ème Escadre de Bombardement Moyen (46ème EBM) stationnée à Sfax avec pour équipement le Lioré et Olivier Léo 458.

-54ème Escadre de Bombardement d’Assaut (54ème EBA) stationnée à Sidi-Ahmed avec pour équipement, le Bréguet Br693 (GB I/54 et GB II/54) et le Bréguet Br695 (GB III/54)

-La 63ème Escadre de Bombardement Léger (63ème EBLg) est stationnée à Sidi-Ahmed avec pour équipement des Glenn-Martin 167F et 187F. Cette escadre ne tarde pas à rejoindre la Corse pour renforcer les défenses de l’île avec Calvi-Sainte Catherine (BA 167) pour base.

Levant

-19ème Escadre de Bombardement Moyen (19ème EBM) stationnée à Damas-Mezzé (BA 210) avec pour équipement des Lioré et Olivier Léo 454

-39ème Escadre de Bombardement Léger (39ème EBLg) stationnée à Rayak (BA 139) avec pour équipement des Glenn-Martin 167F et 187F

Indochine

-43ème Escadre de Bombardement en Piqué (43ème EBP) à deux groupes avec le GB I/43 équipé de Bréguet Br698 et stationné à Do-Son et le GB II/43 équipé de Loire-Nieuport LN-430 et stationné à Tourane.

-44ème Escadre de Bombardement d’Assaut (44ème EBA) disposant de trois groupes de Bréguet Br695 et stationnée à Tong (BA 218) dans le Tonkin.

-48ème Escadre de Bombardement Moyen (48ème EBM) équipée de Lioré et Olivier Léo 453 et stationnée à Tan-Son-Nhut près de Saïgon

Unités indépendantes ailleurs dans l’Empire

L'élégant Amiot 351

L’élégant Amiot 351

-Une escadrille indépendante de douze Amiot 351 déployée en Guyane

-Une escadrille indépendante de douze Amiot 351 déployée en Martinique
-Un groupe indépendant de vingt-sept Amiot 351 déployé à Djibouti qui reçoit en septembre 1948, le numéro GB II/49 (le GB I/49 étant un groupe déployé en Métropole avec Lioré et Olivier Léo 457 de bombardement à haute altitude.