Mitteleuropa Balkans (197) Grèce (41)

Canons automoteurs et Autres véhicules

M-7 Priest

Connu officiellement sous le nom de 105mm Howitzer Motor Carriage M-7 Priest, c’est le canon automoteur standard de l’armée américaine. Il combine un châssis de char moyen M-3 avec une superstructure abritant un obusier de 105mm. La présence d’un tourelleau avec une mitrailleuse de 12.7mm lui donna son surnom puisque cela ressemblait à une chaire d’Eglise d’où le surnom de Priest (prêtre).

Six prototypes sont commandés en mars 1945, prototypes intensivement testés avant qu’il ne soit officiellement adopté en janvier 1946.

Au sein de l’US Army il va être utilisé par l’artillerie des Armoured Division (Divisions Blindées) et au sein de groupes de réserve. Si l’artillerie des AD assure l’appui direct des chars par des tirs de barrage, de contrebatterie ou par une préparation préliminaire, les Priest de l’artillerie de réserve ont un rôle plus stratégique.

Les trois divisions de cavalerie et les seize divisions blindées regroupent au total soixante-seize groupes équipés de M7 Priest soit un total de 912 pièces auxquelles il faut ajouter 432 M7 de la «Réserve Générale» soit un total de 1344 automoteurs.

Prévoyant des pertes élevées, les américains vont commander pas moins de 5700 M7 Priest produits en trois variantes, la M7A1 produite à 2100 exemplaires, la M7A2 produite à 1800 exemplaires et la M7A3 produite à 1800 exemplaires également.

Outre les Etats-Unis, cet automoteur à été utilisé par la Grande-Bretagne (qui allait le remplacer rapidement par le Sexton), la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne et la Tchécoslovaquie, la Norvège et le Danemark _ces quatre pays occupés par les allemands disposaient néanmoins d’unités en exil combattant sous commandement français pour les deux premiers, sous commandement britanniques pour les deux suivants_, la Yougoslavie, la Grèce, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, la Chine, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Une fois le conflit terminé, le M7 Priest à été rapidement remplacé par de nouvelles pièces automotrices de 105 et de 155mm. Les unités de Réserve et de la Garde Nationale l’ont utilisé jusqu’au milieu des années soixante.

Comme dans beaucoup d’autres moments, des pays ont profité des surplus américains pour s’équiper en canons automoteurs à un prix défiant toute concurrence soit pour renouveler leur parc ou pour reconstituer leurs forces.

C’est ainsi que des M7 Priest ont été cédés au Portugal, à l’Espagne, à l’Italie, aux armées des Nouveaux Pays Allemands, à la Turquie, à l’Iran, à la Thaïlande, à la Birmanie et au Japon.

Il n’y à pas eu de variantes dédiées du M7. Certains Priest ont perdu leur canon pour servir de ravitailleur d’artillerie, de dépanneur, de véhicule de dépannage ou de transport de troupes mais il s’agissait d’improvisations sur le terrain et non de variantes mises au point à l’arrière et bénéficiant donc d’une appellation officielle.

L’armée grecque va acquérir ce véhicule pour équiper l’unique régiment d’artillerie de la 1ère division blindée grecque.

Ce régiment était organisé en un état-major, une batterie de conduite de tir, une batterie de soutien logistique et trois groupes de tir à trois batteries de quatre canons automoteurs soit un total de vingt-quatre pièces.

Aux 24 pièces en première ligne vont s’ajouter 16 pièces de réserve qui ont parfois remplacé les pièces de première ligne. Ces canons automoteurs vont couvrir les chars de la DB en menant de véritables préparations d’artillerie ou en réalisant des tirs de barrage pour bloquer une contre-attaque ennemie.

Ces canons automoteurs vont servir dans l’armée grecque jusqu’à leur remplacement au cours des années soixante par un canon automoteur de 155mm plus puissant et plus moderne.

Le M-7 Priest était un canon automoteur de conception et de fabrication américaine pesant 21.1 tonnes en ordre de combat, mesurant 5.7m de long sur 2.7m de large pour une hauteur sans mitrailleuse de 2.5m.

Motorisé par un moteur en étoile Wright R975C1 de 400ch, il pouvait atteindre une vitesse maximale de 40km/h avec un rayon d’action de 230km.

Protégé par un blindage d’une épaisseur maximale de 51mm à l’avant, il était armé d’un obusier de 105mm approvisionné à 57 coups (42 coups supplémentaires dans une remorque M-8) et d’une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2HB avec 300 coups assure la défense rapprochée. L’équipage se compose de sept hommes.

M-2 Half-Track

Le M-2 Halftrackest une production de la White Motor Company destiné à l’origine à être un tracteur d’artillerie mais il fût également utilisé comme véhicule de reconnaissance notamment au sein des unités de cavalerie.

A l’origine du choix du semi-chenillé par l’US Army figure l’évaluation de véhicules Citroen-Kégresse. Il s’agissait de trouver une solution aux pauvres performances en tout terrain des autos blindées alors utilisées par l’US Army.

La White Motor Company après l’échec de son T7 Half-track Car réussit à convaincre l’US Army de commander son semi-chenillé T14 devenu en 1940 la M2 Half-track car.

Après avoir été utilisé comme tracteur d’artillerie et comme véhicule de reconnaissance, le M2 fût un temps utilisé comme véhicule de transport de personnel (Armoured Personnal Carrier) avant d’être supplanté par son grand frère, le M3 plus gros et donc mieux adapté à cette mission. Les premiers M2 sont livrés au printemps 1941.

La production du M2 se poursuivit jusqu’en septembre 1954, permettant la sortie de 14500 véhicules. Ils ont été utilisés aux Philippines, dans le Pacifique, en Italie et en Europe (occidentale et du nord).

Outre la version de base, le M2 fût développement en variante porte-mortier de 81mm (le tir pouvait se faire depuis le véhicule ou depuis la terre), antichar (canon antichar de 57mm remorqué ou utilisé sur le véhicule), antiaérien (avec un affût quadruple de 12.7mm) et Génie.

Outre les Etats-Unis, les M2 équipèrent la Grande-Bretagne, l’URSS, la Tchécoslovaquie, le Chili, la France, la Grèce, le Portugal, le Brésil, la République Dominicaine, le Paraguay, les Philippines, la Pologne, le Mexique, la Belgique, les Pays-Bas, le Cambodge, le Vietnam, le Laos, le Liban, l’Argentine et la Finlande.

Au sein de l’US Army, le M2 à été retiré du service dès 1957, laissant le M3 seul half-track en service jusqu’à l’arrivée en 1962 du mythique M-113.

La Grèce va recevoir quelques M-2 pour reconstituer une armée en Egypte. Elle préféra cependant rapidement le M-3. Si les M-3 vont être surtout utilisés au combat pour l’infanterie, le M-2 vont être plus utilisées pour le transport, le ravitaillement et la maintenance. Ils ont été retirés du service en 1961.

Le M-2 Half-Track était un semi-chenillé de conception et de fabrication américaine pesant 9 tonnes, mesurant 5.96m de long pour 2.2m de large et 2.26m de long.

Motorisé par un moteur White 160AX de 148ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 72km/h avec une distaince franchissable de 350km.

Protégé par un blindage de 6 à 12mm d’épaisseur, il était armé d’une mitrailleuse de 12.7mm Browning M-2 et pouvait emporter deux hommes d’équipage et sept passagers.

M-3 Halftrack

A la fin du premier conflit mondial les différentes armées se heurtent à un problème. Les véhicules à roues sont rapides sur route mais lents et patauds en terrain bouleversé alors que les véhicules chenillés qui se déplacent avec aisance en terrain difficile _tout est relatif_ sont à la peine sur les routes.

Une solution idéale semble être de combiner roues et chenilles. C’est l’acte de naissance des semi-chenillés ou half-track dans la langue de Shakespeare. Toutes les armées ou presque vont s’équiper de ses véhicules pour le transport de troupes, le transport logistique, le soutien et parfois pour le combat.

A l’usage on découvrira qu’il s’agit d’une fausse bonne idée et l’après seconde guerre mondiale vera la disparition des semi-chenillés au profit de véhicules chenillés et de véhicules à roues, les deux catégories ayant connu de spectaculaires progrès.

L’un si ce n’est le plus célèbre des semi-chenillés est le M-3 Halftrack, un semi-chenillé de conception et de fabrication américaine.

Ce n’était pas le premier à équiper l’US Army puisque le M-2 conçu initialement comme tracteur d’artillerie et comme véhicule de reconnaissance de cavalerie l’avait précédé. Le M-3 à été conçu dès l’origine comme transport de troupes.

Il disposait d’une seule porte d’accès et des sièges pour douze hommes. Cinq sont installés dans le compartiment arrière sur les parois et trois dans la cabine. Généralement, les fantassins sont à l’arrière, la cabine accueillant le conducteur, un mitrailleur et le chef de groupe.

Standardisé début 1942 après la résolution de nombreuses maladies de jeunesse, le M-3 est produit pour équiper les divisions blindées et les divisions d’infanterie mais aussi les Marines.

Toujours en production en septembre 1948, le M-3 est remplacé sur les chaines de montage par le M-3A1 en mars 1949 puis par le M-3A2 en juin 1952 et enfin le M-3A3 en septembre 1953.

Les différences entre les variantes concernant le moteur (plus puissant), un blindage renforcé et une maintenance rendue plus aisée, le RETEX permettant au fabriquant d’améliorer quasiment en continu le véhicule.

La production cesse en mars 1955, le véhicule restant en service jusqu’en mars 1962 quand il est définitivement remplacé par un nouveau battlefield taxi, un taxi du champ de bataille, le M-113. Au total 44000 véhicules ont été produits.

Outre la variante de base utilisée pour le transport de troupes et le soutien logistique, le M3 à été décliné en de nombreuses variantes spécialisées comme commandement et contrôle, porte-mortier, antichar, antiaérien, génie, dépannage, évacuation sanitaire….. .

Outre les forces armées américaines, le M-3 à été utilisé par la Belgique, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, la Tchécoslovaquie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, les nouveaux pays allemands (après guerre), la Grèce, l’Italie (après guerre mais également avec l’armée co-belligérante), l’Inde, le Japon (après guerre), le Liban, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, les Philippines, le Portugal, la Pologne, l’URSS, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

L’AGL sélectionne le semi-chenillé M-3 pour équiper son infanterie portée et lui permettre de coller aux chars au sein de la Division Blindée. En revanche l’infanterie des DI/DLI était transportée dans des camions. Les M-3 ont été remplacés par des M-113 américains.

Le M-3 Half-track était un semi-chenillé de conception et de fabrication américaine pesant 9.047 tonnes, mesurant 6.17m de long pour 1.95m de large et 2.26m de haut.

Motorisé par un moteur White 160Ax de 147ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 72km/h sur route et franchir 320km. Il était généralement armé d’une mitrailleuse Browning M2 de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919A4 et son équipage se composait d’un conducteur et de douze passagers (généralement un mitrailleur et onze fantassins dont le chef de groupe).

Somua MCG-5

En 1938 l’armée de terre grecque à commandé 48 tracteurs d’artillerie semi-chenillés Somua MCG-5 utilisés pour les pièces d’artillerie des corps d’armée, l’artillerie des divisions d’infanterie étant hippomobile puisque composée d’artillerie de montagne.

A la fin de la Campagne de Grèce il restait une vingtaine de véhicules en relatif bon état. Ils sont remplacés par d’autres véhicules de ce type livrés par la France, ces canons remorquant aussi bien les pièces d’artillerie divisionnaire que les pièces d’artillerie de corps d’armée. Ces véhicules sont restés en service jusqu’à la fin des années cinquante.

Le Somua MCG-5 était un tracteur d’artillerie semi-chenillé de 6.8 tonnes, mesurant 4.45m de long pour 1.97m de large et 2.89m de haut. Motorisé par un moteur essence Somua de 55 à 60ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 36km/h et pouvait franchir 400km avec un plein. L’équipage était composé de deux hommes, huit artilleurs pouvant être transportés, la charge utile étant de 1500kg.

P4/100 & P4/110

En septembre 1948 l’armée grecque possédait 224 tracteurs d’artillerie Pavesi P4/100 et P4/110, un véhicule 4×4 de conception et de fabrication italienne. Ces véhicules acquis en 1935 étaient utilisés pour le remorquage des pièces d’artillerie les plus lourdes.

Ces véhicules vont subir de lourdes pertes durant la Campagne de Grèce, certains véhicules étant capturés par les italiens, les allemands et les bulgares et aussitôt réutilisés.

Les grecs de leur côté ne les ont pas réutilisés faute de pièces détachées en nombre suffisant, les véhicules italiens étant remplacés par des camions français, britanniques et américains.

Pesant 4600kg, il transportait le conducteur et l’équipe de pièce. Mesurant 4.10m de long pour une largeur de 2.05m et une hauteur de 1.45m, il était propulsé par un moteur essence Fiat lui permettant d’atteindre la vitesse sur route de 22km/h et de franchir toujours sur route 190km.

Universal Carrier

Universal Carrier Mk II

A l’origine du “transporteur universel” figure les chenillettes Carden-Loyd qui elles même venaient de la création du colonel Martel, un officier britannique qui avait créé des chars monoplaces alors que le tank connaissait au sein de l’armée britannique une véritable traversée du désert qui explique en partie l’état calamiteux du RTC en septembre 1939 avec des chars globalement inférieurs à leurs homologues continentaux.

En 1934 Vickers produit un véhicule chenillé léger, le Vickers-Armstrong D50 qui disposait d’un moteur à l’avant, d’un emplacement blindé pour un conducteur et un mitrailleur et d’un espace arrière non protégé pour le chargement.

Un petit nombre de ces véhicules furent acquis (soixante-neuf) pour être expérimentés avant de trouver un remplaçant aux tracteurs d’artillerie Dragon. Les véhicules sont livrés en 1936.

A l’origine il existait des modèles différentes adaptés à leur mission spécifique comme le Medium Machine Gun Carrier pour le transport d’une mitrailleuse Vickers et de leurs servants, le Bren Gun Carrier pour le transport d’un trio servant un fusil-mitrailleur Bren, le Scout Carrier pour le transport d’éclaireurs d’infanterie et enfin le Cavalry Carrier mais dès l’automne 1940 dans le but de rationnaliser production et utilisation un modèle unique est adopté baptisé Universal Carrier.

Le modèle définitif était organisé avec deux membres d’équipage à l’avant, le moteur au centre et l’espace de chargement à l’arrière, un espace peu protégé ce qui rendait inconfortable son utilisation comme un véritable transport de troupes.

Les premiers véhicules sont livrés en 1937 et la production continue jusqu’en 1948 en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud et au Canada pour équiper les unités d’infanterie, de char, du génie, de la logistique.

En septembre 1945, Ford Motors acquis la licence du Universal Carrier pour produire un véhicule de transport à destination de l’US Army ainsi qu’un char ultraléger. Si le second projet ne dépassa pas le stade du prototype (blindage et armement trop faible _deux mitrailleuses calibre .50_), le premier remporta un franc succès auprès des G.I qui l’utilisèrent pour le transport des armes lourdes et le remorquage des canons antichars.

Si l’infanterie l’utilisait pour le transport de ses armes d’appui (mitrailleuses Vickers, fusil-mitrailleur Bren, mortiers), le remorquage des canons antichars de 2 et 6 livres, le transport de troupes (en dépit d’une protection faible de l’espace arrière), la cavalerie et les chars l’utilisait pour le transport de Scouts d’éclaireurs chargés de répérer les guets, les ponts, les éclaireurs étant intégrés aux unités de reconnaissance, utilisant parfois des motos side-car à la place des chenillettes.

Le génie va l’utiliser pour le transport des sapeurs, le transport du matériel de destruction, de franchissement, de minage et de déminage. L’artillerie va l’utiliser comme véhicule d’observation avancé. L’arme savante par excellence va également mettre en œuvre une version lance-flamme baptisé Wasp.

A la différence des chenillettes Renault UE, les Universal Carrier sont toutes armées en l’occurence un fusil mitrailleur Bren.

Un temps un véhicule par section du Carrier Platoon disposait d’un fusil antichar Boys mais à partir de 1943 cette particularité va disparaitre et le véhicule en question embarquait une Vickers ou un Bren.

Les Universal Carrier produites au Canada et en Australie notamment étaient identiques aux modèles britanniques. Ottawa à cependant produit une version baptisée Windsor plus longue de 76cm et qui allait servir de base au premier véritable APC du Commonwealth, le Kangaroo.

Outre les pays producteurs, la chenillette Universal Carrier à été exportée en Grèce, en Chine, en Argentine, au Brésil, aux Pays-Bas et en Suisse.

La Grèce va récupérer des chenilettes entre septembre 1948 et juillet 1949 pour remorquer les pièces d’artillerie lourde, les gros colis, des remorques…… .

L’AGL va recevoir d’autres véhicules de ce type pour des missions de transport logistique et de ravitaillement de l’avant c’est-à-dire un rôle plus proche des Renault UE que des Universal Carrier britanniques. Ces chenillettes sont restées en service dans l’armée grecque jusqu’au début des années soixante.

L’Universal Carrier Mk I était une chenillette de conception et de fabrication britannique pesant 3.19 tonnes à vide (mais 3.75 tonnes en charge), mesurant 3.65m de long pour 2.06m de large avec une hauteur de 1.57m.

Motorisée par un moteur Ford 8 cylindres essence de 85ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 48km/h avec une distance franchissable maximale de 250km.

Protégée par un blindage de 7 à 10mm elle à été généralement armée d’un fusil mitrailleur Bren.

Autres véhicules

-L’Armée Grecque de Libération (AGL) à reçu un grand nombre de véhicules motorisés, son format réduit permettant une motorisation totale, rêve totalement inaccessible pour les militaires héllènes avant 1948.

-Les militaires grecs ont utilisé la Jeep, un véhicule tout-terrain 4×4 utilisé pour la reconnaissance, la liaison, l’évacuation sanitaire et un grand nombre de missions auxquelles ses concepteurs n’avaient probablement pas pensé.

-Les camions militaires devenus indispensables étaient d’origine américaine (GMC Chevrolet), britannique (Bedford) et française (Renault).

A la fin du conflit pour mettre fin au cauchemar logistique d’un parc sur lequel s’était greffé des camions italiens et allemands de prise, l’armée grecque décida de ne conserver que les camions GMC qui vont rester en service jusqu’en 1969 quand ils sont remplacés par des véhicules plus modernes de conception et de fabrication allemande ce qui suscita une belle polémique en Grèce.

Mitteleuropa Balkans (179) Grèce (23)

Défenses Côtières et infanterie de marine

Défenses côtières

Principales positions de défense côtières grecques

En septembre 1948 la marine grecque dispose d’un Commandement de la Défense Côtière soit en version originale Διοίκηση παράκτιας άμυνας Dioíkisi paráktias ámynas.

Avec un littoral aussi découpé impossible pour la marine grecque de couvrir toutes ses côtes. Il fallait choisir des zones clés à protéger et abandonner le reste.

La marine grecque à sélectionné différents sites comme l’île de Corfou, l’île de Céphalonie, les accès au Golfe de Patras, les approches d’Athènes et de Thessalonique, les îles de Lemnos, de Lesbos, de Poros et d’Hydra et de la Crète pour protéger La Sude et Heraklion.

Ces batteries sont généralement composées de canons de 120 et de 152mm montés sous protection en béton, pièces dont l’action est relayé par des canons plus légers (100 et 75mm essentiellement), des canons antiaériens et des mitrailleuses.

Il y eut le projet d’installer des pièces lourdes à longue portée, de construire des blockhaus d’infanterie mais le temps et surtout les moyens ont manqué pour réaliser ces très (trop ?) ambitieux projets.

Durant la campagne de Grèce ces batteries vont être employées pour quelques tirs vers la mer mais elles vont se montrer moins efficaces lors des tirs contre-terre. Sabotées, elles sont parfois réarmées par les italiens et les allemands.

Pour défendre les côtés du Péloponnèse, de nouvelles batteries sont aménagées, des batteries nettement plus légères que celles présentes en septembre 1948 essentiellement faute de temps et parce qu’on espère que cette situation ne va pas durer.

Néanmoins entre mars 1950 et septembre 1952 les premiers emplacements se sont renforcés, se sont bétonnés avec des canons grecs, français et britanniques qui ouvraient régulièrement le feu au dessus du Golfe de Patras pour empêcher l’ennemi de s’installer dans le confort et prévenir toute préparation d’une offensive d’ampleur. Ai-je besoin de préciser que l’ennemi faisait pareil ?

Signe que le front durait, on déploya dans le Péloponnèse des pièces lourdes, souvent des pièces de marine qui provenaient parfois de navires usés ou trop endommagés pour être réparés à un coût raisonnable. Inutile de préciser que cela demanda un effort colossal de la part des troupes du génie pour un résultat assez modeste.

Une fois l’opération ANVIL déclenchée, ces batteries sont démontées pour parfois être réinstallées plus au nord et protéger les troupes terrestres de coups de main ou de bombardements navals même si l’affaiblissement de la marine italienne rendait ce type d’opérations de plus en plus rares.

Après guerre, la marine grecque s’interrogea sur l’utilité des défenses côtières. Elle réaménagea des batteries fixes pour défendre les approches de ses bases navales, mis sur pied des unités mobiles, son équipement évoluant avec notamment l’intégration de missiles antinavires capable d’interdire de larges zones à une flotte ennemie.

Infanterie de marine

Généralités

La marine grecque en septembre 1939 ne possédait pas d’unités d’infanterie de marine, les simples fusiliers étant intégrés aux compagnies de débarquement des navires soit peu de chose car un homme armé d’un fusil n’est pas forcément un fusilier.

En septembre 1945 un bataillon d’hoplites de la mer est créé soit en version originale 1. Tagma thalasso opliti. Un deuxième bataillon est mis sur pied mais il s’agit d’un bataillon-cadre activable en temps de guerre. Ce ne sera finalement pas le cas faute de temps et de moyens.

Ce bataillon est organisé en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de fusiliers et une compagnie d’armes lourdes (mitrailleuses et mortiers).

Initialement ce bataillon doit assurer la défense de la base de Salamis mais très vite on envisage pour lui des missions plus offensives ce qui lui permettra d’entrer dans la légende.

L’infanterie de marine grecque est ainsi déployée en mars 1949 à Patras et reste d’abord sur la défensive puis en l’absence de débarquement amphibie italien, les hoplites de la mer vont montrer aux italiens de quel bois ils se chauffent.

Ils vont pratiquer ce qu’on appelait jadis les descentes à savoir débarquer dans une zone, tout détruire et rembarquer. Ils vont utiliser des caïques, des vedettes voir des pontons motorisés. Les italiens sont d’abord surpris avant de muscler leur dispositif et de rendre les raids grecs plus compliqués.

Avec la dégradation de la situation le bataillon va opérer en défensive/offensive à savoir ralentir, freiner l’adversaire, permettre le repli des autres unités, éviter les paniques voir récupérer des soldats isolés et les ramener au bercail.

Les alliés comme les ennemis saluent leur bravoure, leur agressivité. Comme le dira un capitaine italien qui connu les Balkans et le front russe «Tout le monde nous parle des Houraaaaaaaaaaaaaaah des frontoviki, des frissons que vous ressentez en l’entendant, de la peur primale qui vous tenaille cela se voit que nous avez jamais entendu le Pros ta empros Oplitis ! (en avant hoplites !) qui annonçait l’assaut de ces diables de grecs».

Replié sur le Péloponnèse, le bataillon repousse plusieurs raids commandos menés par les italiens et par les allemands. En septembre 1951 le bataillon est transféré en Egypte pour être réorganisé et régénéré.

Aux côtés des vétérans de la Campagne de Grèce on trouve de jeunes marins certains venant de navires de surface qui veulent mener une forme de guerre différente.

A nouveau opérationnel en juin 1952, il va mener des opérations commandos aux côtés du bataillon sacré avec lequel se noue une sympathique et amicale rivalité. Il ne participe pas au raid sur Thessalonique mais prépare l’opération ANVIL par des raids de combat et de renseignement.

Il va ensuite opérer davantage dans des raids sur la côte grecque, en Albanie et voir même en Dalmatie parfois seuls ou en lien avec des opérations terrestres voir en soutien de la résistance qu’elle soit grecque, albanaise ou yougoslave.

A la fin du conflit le bataillon va participer aux opérations de la guerre civile grecque. En 2021, le bataillon est devenu brigade avec de l’infanterie, de la cavalerie, de l’artillerie et du génie pour permettre des opérations de haute intensité mais ceci est une autre histoire.

Organisation

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une section de commandement

-Une section de transmissions

-Une section de ravitaillement

-Une section sanitaire

-Trois compagnies de fusiliers

-Une section de commandement et de soutien avec un mortier de 60mm et deux fusils

mitrailleurs

-Quatre sections de fusiliers composées chacune de quatre groupes de combat, chaque

groupe étant divisé en deux squads organisés autour d’un fusil mitrailleur avec neuf fusiliers

mortier de 60mm modèle 1935

-Une section d’appui équipée soit de deux mortiers de 60mm ou deux canons antichars de 47mm

-Une compagnie d’armes lourdes

-Une section de mitrailleuses

-Une section de mortiers de 81mm

-Une section de tireurs de précision

-Une section d’éclaireurs

Equipement

L’armement individuel est identique au reste de l’armée grecque mais en matière d’uniformes c’est un peu différent et légèrement compliqué. En théorie les hoplites de la mer doivent porter l’uniforme de la marine quand ils sont à bord des navires mais la tenue de campagne de l’armée grecque quand ils servent sur la terre ferme.

Comme souvent on assiste souvent un panachage entre effets marine et effets terre ce qui fait aujourd’hui le bonheur des amateurs d’uniformologie.

Suite au rééquipement et à la réorganisation de septembre 1951 pilotée par les britanniques, les hoplites de la mer adoptent la tenue standard de l’infanterie britannique avec pour exception le casque, les thalasso oplitis préférant le casque américain M-1 voir pas de casque du tout.

En ce qui concerne l’armement, si le reste de l’armée grecque utilisait le MAS-36, les hoplites ont eu le privilège de recevoir le MAS-40. Néanmoins les tireurs de précision préféraient le MAS-36 avec une lunette de précision. Le fusil mitrailleur fût logiquement le Chatteleraut modèle 1924/29 alors qu’en matière de pistolet mitrailleur le Sten eut leur préférence.

Le fusil-mitrailleur modèle 1924/29

Les fusiliers marins disposaient également de lance-roquettes type Metro, de mortiers de 60mm et de 81mm français. Ils disposaient aussi de véhicules en l’occurence des Jeep et des camions bachés.

Mitteleuropa Balkans (104) Roumanie (24)

Autoblindat model 1941

L’Autoblindat model 1941 est fortement inspirée de la célèbre Panhard AMD-178

L’Autoblindat model 1941 est une tentative partiellement réussie de produire une auto blindée si ce n’est 100% roumaine du moins offrant à Bucarest une relative autonomie qui doit éviter une trop grande dépendance à l’Allemagne mais aussi montrer à Berlin souvent injustement sceptique que ses alliés balkaniques investissaient dans le domaine militaire.

Le projet émerge en 1941 et bien que la désignation laisse supposer une adoption en 1941 naturellement celle-ci est bien plus tardive. Ce n’est en effet qu’en septembre 1947 que les premiers véhicules sont enfin mis en service après une interminable mise au point liée en partie à l’inexpérience des ouvriers et des ingénieurs responsables.

La production de ce véhicule inspiré (mais point copié) de la célèbre «Pan Pan» française est très lente et en septembre 1948 seulement vingt-quatre exemplaires sont en service mais à peine la moitié est opérationnelle !

Après un temps d’hésitation, l’armée roumaine décide de commander un lot de quarante-huit véhicules d’un modèle amélioré baptisé model 1949. Ces véhicules vont être livrés à un train de sénateur entre septembre 1949 et juin 1953 soit quarante-cinq mois pour livrer 48 véhicules !

Au combat ce véhicule se révéla pourtant bon sans être excellent. En somme un honnête véhicule sans qualités extraordinaires mais sans défauts qui rendaient ses utilisateurs circonspects.

Sur les soixante-douze véhicules livrés à l’armée royale roumaine, cinquante-deux ont été détruits au combat ne laissant que vingt-deux véhicules quand la Roumanie change de camp après le désastre provoqué par l’opération PIOTR VELIKYI.

Ces véhicules sont stockés pour des raisons politiques, Moscou tenant à montrer les limites de son indépendance au nouveau gouvernement roumain d’obédience communiste ce qui ne chagrine pas encore les principaux intéressés.

Maintenus en réserve jusqu’en 1975, ces véhicules sont envoyés à la casse sauf deux exemplaires conservés à l’entrée d’une caserne de Brasov pour l’un et dans un musée de Constansa pour le second.

Caractéristiques Techniques de l’Autoblindat model 1941

Poids en ordre de combat : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.84m largeur hors tout 2.20m hauteur sans tourelle 1.75m (2.45m avec tourelle)

Motorisation : moteur essence dévellopant 105ch à 2200 tours/min

Performances : vitesse maximale sur route 70 km/h moyenne 45 km/h Autonomie : 300km sur route avec 140 litres d’essence

Blindage : 20mm maximum

Armement : tourelle biplace disposant d’un canon de 37mm tchèque et d’une mitrailleuse de 7.92mm

Equipage : quatre hommes (chef de voiture et tireur en tourelle, conducteur avant et inverseur en caisse)

BA-10

La Broneavtomobil 10 est une auto blindée soviétique mise au point en 1938 et produite jusqu’en 1945. Au final se sont 5600 véhicules qui sont sortis des chaines de montage en trois versions, la version de base BA-10, une version améliorée baptisée BA-10M (avec notamment de nouvelles radios) et la BA-10ZhD destinée à rouler sur les voies de chemin de fer.

La BA-10 est une descendante de la BA-6 avec un dessin de caisse différent, une plus grande puissance moteur ce qui permet une augmentation des performances du véhicules. Pour permettre aux autos blindées BA-10 d’opérer en tout terrain, les deux roues arrières peuvent recevoir des chenilles pour améliorer leurs performances en tout terrain.

La BA-10 connait son baptême du feu en Mandchourie contre les japonais lors de la bataille de Khalkin-Gol en 1939. Elle est également engagée dans la guerre d’Hiver même durant le second conflit mondial.

Progressivement remplacée par la BA-11, la BA-10 cesse globalement d’opérer en première ligne à l’été 1953. Elle est reléguée aux troupes du ministère de l’intérieur (NKVD) pour des missions de sécurité sur les arrières.

Au combat un certain nombre de véhicules à été capturée par les finlandais, les allemands, les hongrois et les roumains. Ces véhicules ont été généralement retournés contre leur ancien propriétaire après avoir plus ou moins de modifications.

Les roumains qui pour une fois ne manquent pas d’autos blindées vont d’abord les utiliser à l’arrière du front pour escorter des convois et protéger les dépôts logistiques contre les premières actions des partisans, actions qui seront plus du domaine de la nuisance que de la véritable menace sur la structure du front.

Vingt-cinq véhicules ont été capturés durant les premières semaines de BARBAROSSA mais seulement seize ont pu être remises en état et remises en service. Elles vont être utilisées jusqu’en décembre 1952 quand la dernière des seize à été perdue suite à sa destruction par une mine posée par des partisans ukrainiens alors qu’elle protégeait l’arrivée d’un convoi à Odessa.

Caractéristiques Techniques

Type : auto blindée

Poids : 5.14 tonnes

Dimensions : longueur 4.65m largeur 2m hauteur 2.20m

Motorisation : moteur essence GAZ-MM de 50ch

Performances : vitesse maximale 53km/h distance franchissable 300km

Blindage : 6 à 15mm

Armement : un canon de 45mm 20-K avec 49 coups et deux mitrailleuses de 7.62mm DT avec 2079 coups

Equipage : 4 hommes

BA-64

Au sein de l’armée rouge les chars sont très employés pour les missions de reconnaissance plus que dans certaines armées, la RKKA engageant aussi bien des chars conçus pour cette mission (T-60 et T-70 par exemple) que des chars dont ce n’était normalement pas le rôle premier (T-34).

En dépit de cette situation l’Armée Rouge décide en 1950 de développer une auto blindée pour des missions d’éclairage en liaison avec les chars. C’est l’acte de naissance de la Bronirovaniy Avtomobil 64 (BA-64) qui s’inspire clairement de la Sdkfz 221 en utilisant pour basse le châssis de deux véhicules comparables à la Jeep américaine à savoir la GAZ-64 ou de la GAZ-67.

Deux prototypes sont livrés au printemps 1951. Après quelques modifications mineures, la production est lancée. Elle est très rapide, les composants de base sont largement disponibles, le design conçu pour faciliter la production de masse.

Voilà pourquoi entre l’été 1951 et l’automne 1956, 9000 véhicules sont sortis, véhicules utilisés jusqu’au milieu des années soixante-dix quand elle est définitivement remplacée par les BRDM-1 et 2, des autos blindées amphibies.

Rapides, à l’aise sur tout type de terrain mais peu armées, ces autos blindées étaient destinés à l’éclairage, évitant les points de résistance, découvrant les faiblesses du dispositif ennemi pour faciliter l’avancée des chars et de l’infanterie et limiter l’impact de la «friction» chère à ce bon vieux Claus (Nda le penseur militaire prussien pas votre serviteur) .

Outre la reconnaissance et l’observation, la BA-64 était parfois chargée d’escorter des convois logistiques qui pouvaient tomber sur des éléments ennemis isolés. Elle pouvait également être utilisée pour la liaison en transportant sur le front des officiers.

Les 3780 premiers exemplaires sont produits sur le châssis du GAZ-64 avant que la production des BA-64 passe à un nouveau châssis le GAZ-67B qui possédait des essieux plus large. Cela entraine un changement de désignation, les nouveaux véhicules étant désignés BA-64B, certains véhicules remplaçant la mitrailleuse de 7.62mm par un fusil antichar automatique de 14.5mm.

Cette arme ne donnant pas franchement satisfaction, les BA-64M qui sont les derniers véhicules produits recevaient une mitrailleuse de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm dans une tourelle fermée.

Sur les 9000 exemplaires produits on trouve donc 3780 BA-64, 1250 BA-64B et 3970 BA-64M. Des projets de variantes (transport de troupes, appui-feu à canon de 37 ou de 45mm, version ferroviaire, semi-chenillé) ne dépassèrent pas le stade du projet.

Après guerre des BA-64 de différents modèles furent cédés à l’Albanie, la Bulgarie, la Chine communiste, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Roumanie et la Yougoslavie.

Jusqu’ici on pensait que les roumains n’avaient employé la BA-64 qu’après guerre mais en 1995 la découverte de photos et de documents dans les archives du ministère de la Défense à Bucarest à modifié notre perception en montrant clairement que trente-deux BA-64 ont été utilisés par l’armée royale roumaine.

Ces véhicules ont engagés sur le front où elles ont été toutes détruites voir pour certaines recapturées par les soviétiques qui généralement se contentaient de les cannibaliser pour récupérer des pièces.

Caractéristiques Techniques

Type : auto blindée

Poids : 2.4 tonnes

Dimensions : longueur 3.66m largeur 1.74m hauteur 1.9m

Motorisation : un moteur GAZ-MM de 50ch

Performances : vitesse maximale 80km/h distance franchissable 500km

Blindage : inconnu

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm DT (1070 coups)

Equipage : 2 ou 3 hommes

Autres véhicules

Dans cette partie je vais parler rapidement des autres véhicules employés par l’Armata Regala Romana. Il s’agit essentiellement de véhicules de soutien et de ravitaillement.

MALAXA Tip UE

Renault UE avec des marques allemandes.

-L’armée royale roumaine à ainsi utilisé 126 Malaxa Tip UE, une chenillette de ravitaillement plus connue sous son nom français de Renault UE. Ces véhicules ont été produits sous licence en Roumanie.

D’abord utilisé comme tracteur d’artillerie pour une autre création française, le canon antichar de 47mm Schneider mais aussi comme ravitailleur au profit de l’infanterie. La Roumanie essaya d’en commander d’autres durant la Pax Armada voir de relancer la production sous licence mais ces deux projets ne se concrétisèrent pas.

Durant le conflit il semble que quelques chenillettes de ce type capturées par les allemands dans le nord de la France mais aussi en Belgique ont été rétrocédées aux roumains. Le chiffre de ces livraisons tardives est cependant très incertain, les sources donnant entre 12 et 72 véhicules !

Durant le second conflit mondial ces véhicules outre les rôles cités plus haut vont être utilisés pour évacuer des blessés mais aussi servir de canon antichar automoteur en installant dans le compartiment logistique un canon de 47mm ou de 50mm. Ces aménagements étant des bricolages de terrain elles n’ont fait l’objet d’aucune mise en service officielle.

A la fin du conflit il restait une trentaine de ces véhicules en service. Une partie à été réutilisée par les soviétiques à l’arrière du front comme engin de remorquage pour des véhicules légers endommagés ou comme tracteur d’aérodrome. Tous ces véhicules ont été rapidement ferraillés.

Caractéristiques Techniques

Type : chenillette de ravitaillement et de remorquage

Poids à vide 2640kg (3300kg en ordre de combat) remorque d’un poids total de 776kg qui pèse 1276kg à pleine charge

Dimensions : longueur 2.80m largeur 1.74m hauteur 1.25m. La remorque mesure 2.59m de long sur 1.62m de large pour 0.77m de haut.

Motorisation : un moteur essence Renault de 40ch à 2800 tours par minute

Performances : vitesse maximale 30km/h distance franchissable 100km Autonomie 5h

Blindage : 6 à 9mm

Armement : théoriquement aucun

Equipage : 2 hommes

FORD RUSESC DE CAPTURA

Tracteur d’artillerie Komsomolets capturé et réutilisé par les finlandais

Sous ce nom nous trouvons un tracteur léger d’artillerie de conception et de fabrication soviétique le Komsomolets. Les roumains ont capturé un grand nombre de ces véhicules solides et robustes mais pas toujours en très bon état.

Voilà pourquoi sur le total des véhicules capturés seulement une quarantaine (certaines sources disent 40 d’autres 46) à été remise en service pour remorquer des canons et des charges lourdes. Quelques véhicules ont survécu au conflit mais ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques

Type : tracteur d’artillerie léger

Poids en ordre de combat 3460kg

Dimensions : longueur 6.22m largeur 2.35m hauteur 2.74m

Motorisation : un moteur essence

Performances : vitesse maximale 48km/h sur route et 12 km/h en tout-terrain distance franchissable 200km sur route 150km en tout terrain

Protection : 7 à 16mm

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm DT

Equipage : deux hommes plus l’équipe de pièce du canon remorqué

Tracteur T-1

Le Tracteur T-1 (appelé également DT-1 pour Directia Tehnica 1) est un tracteur d’artillerie conçu pour tracter le canon de 75mm Resista. 1000 exemplaires furent commandés en décembre 1952 mais après la production de cinq prototypes et de vingt-cinq exemplaires l’armée roumaine ordonne l’arrêt du projet en juin 1953 pour privilégier la sortie du chasseur de char Maresal avec le succès que l’on sait.

Les trente exemplaires sont réceptionnés par l’Armée Royale Roumaine et employés pour remorquer des pièces d’artillerie mais aussi des remorques pour le ravitaillement de l’avant. Des exemplaires sont capturés par les soviétiques et au moment du grand basculement l’armée roumaine n’aligne plus que huit exemplaires qui sont stockés et ferraillés une fois le conflit terminé.

Caractéristiques Techniques

Type : tracteur d’artillerie

Poids : 7 tonnes charge utile 4 tonnes masse remorquable 6 tonnes

Dimensions : nc

Motorisation : moteur de 75ch à 1800 tours par minute

Performances : 32km/h

Blindage : aucun

Armement : aucun

Equipage : 2 hommes

Miscellanées

Comme la majorité des armées du second conflit mondial, l’armée roumaine n’était que très partiellement motorisée et n’alignait que fort peu de camions. Il s’agissait essentiellement de camions Ford produits en Allemagne, de camions Renault, Latil et Berliet importés de France et de camions tchécoslovaques Praga. Il y eut quelques tests de semi-chenillés mais son usage au sein de l’armée roumaine fût très limité.

Mitteleuropa Balkans (64) Bulgarie (28)

Autos blindées

Leichter Panzerspähwagen Sdkfz 222

Les premières automitrailleuses allemandes étaient des véhicules lourds et encombrants dont la puissance n’était pas toujours efficiente. Il fallait donc imaginer des autos blindées plus légères, plus compactes.

Au début des années trente apparait la Leichter Panzerspähwagen Sdkfz 221, un véhicule 4×4 entièrement neuf et non développé à partir d’un châssis civil. Cette automitrailleuse n’est armée que d’une mitrailleuse de 7.92mm en tourelle biplace.

Rapidement une version améliorée baptisées Sdkfz 222 est mise au point, cette version se distinguant par un armement nettement plus puissant avec un canon de 20mm et une mitrailleuse de 7.92mm.

Ces véhicules de reconnaissance furent déclinés en une version de commandement (Sdkfz 233), une version radio (Sdkfz 260 et 261) et une version de transport de troupes (Sdkfz 247) avec une simple mitrailleuse sous bouclier, l’habitacle pouvant abriter cinq hommes.

La version Sdkfz 222 est exportée en Chine (douze exemplaires sont vendus à la fin des années trente. Certains exemplaires reçurent des armes plus puissantes comme un canon antichar de 47mm sous bouclier en remplacement de la tourelle) mais aussi en Bulgarie qui récupère des véhicules neufs mais aussi d’anciens véhicules allemands reconditionnés.

Au total l’armée de Sofia à reçu 120 véhicules, des véhicules fiables très appréciés de leurs équipages. Il n’en restait plus que vingt-quatre à la fin du conflit. En mauvais état elles sont toutes envoyées à la casse.

Caractéristiques Techniques du Leichter Panzerspähwagen Sdkfz 222

Type : automitrailleuse légère

Poids : 4.8 tonnes en ordre de combat

Dimensions : longueur hors tout 4.80m largeur : 1.95m hauteur (grille pare-grenades incluse) : 2m

Motorisation : in moteur essence Horch/Auto-Union de 81ch

Performances : vitesse maximale sur route 80 km/h vitesse maximale en tout-terrain 40 km/h Rayon d’action sur route 300km Rayon d’action tout-terrain : 180 km

Armement : un canon de 20mm et une mitrailleuse MG-34 de 7.92mm

Equipage : trois hommes

Schwere Panzerspähwagen Sdkfz 231 (6 rad)

Automitrailleuse Sdkfz 231 (6 rad)

Les autos blindées reprenaient souvent un châssis d’origine civile ce qui avait ses avantages mais aussi ses inconvénients.

C’est ainsi que l’auto blindée lourde (Schwere Panzerspähwagen) Sdkfz 231 qui combinait un châssis de camion (Daimler-Benz puis Bussing-NAG et Magirus) avec une caisse blindée surmontée d’une tourelle armée d’abord d’une unique mitrailleuse puis d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm.

Les premiers véhicules de série furent livrés en 1932 et pas moins de 1000 véhicules furent produits jusqu’en 1935 quand les chaines de montage furent fermées, la production des Sdkfz 231 étant stoppée au profit de la construction de véhicules plus modernes.

A l’origine, ce véhicule devait être un 6×6 tout-terrain mais pour des raisons de coût, il fût finalement produit en configuration 6×4, une configuration adapté à la route mais fort peu aux terrains bouleversés.

Si les Sdkfz 231 armés d’une simple mitrailleuse furent rapidement reversées à l’instruction ou à la police, celles armées d’un canon de 20mm et d’une mitrailleuse de 7.92mm étaient toujours en service au sein des divisions d’infanterie et du groupe de reconnaissance divisionnaire.

La Bulgarie à récupéré durant le conflit seize Schwere Panzerspähwagen Sdkfz 231 armés d’un canon de 20mm pour améliorer les capacités d’éclairage de ses unités même si le caractère défensif des combats menés par les bulgares rendait le besoin de tels véhicule moins prégnant que dans les armées alliées qui pour s’éviter de longs et coûteux combats d’usure devaient connaître le dispositif ennemi pour en trouver les faiblesses et les exploiter le plus rapidement possible.

Aucune de ces autos blindées n’à survécu au second conflit mondial, la dernière étant détruite en janvier 1954 à Sofia lors du coup d’état qui provoqua le changement de camp de la Bulgarie.

Caractéristiques Techniques

Type : automitrailleuse de reconnaissance 6×4

Poids : en ordre de bataille 5.7 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 5.57m largeur 1.82m hauteur 2.25m

Motorisation : un moteur essence de 80ch

Performances : vitesse maximale sur route 65 km/h rayon d’action sur route 250km rayon d’action tout terrain 200km

Blindage : nc

Armement : un canon de 20mm KwK30 ou 38 assoxié à une mitrailleuse de 7.92mm de MG-34, une deuxième mitrailleuse de ce même modèle est disponible pour servir d’arme antiaérienne

Equipage : quatre hommes

Autres autos blindées

-L’armée bulgare à utilisé également une auto blindée de conception et de fabrication autrichienne, la PHÄNOMEN GRANIT 30, une auto blindée 4X4 produite à 62 exemplaires pour l’armée bulgare.

Ces véhicules vont d’abord opérer comme véhicule de reconnaissance puis après la livraison des autos blindées allemandes reléguées à l’instruction. Elles vont reprendre du service pour certaines d’entre-elles durant le conflit pour la lutte anti-partisans. Elles disparaissent toutes durant la guerre.

-Comme toutes les armées ayant du mal à obtenir l’équipement nécessaire les bulgares vont réutiliser des véhicules de prise. En raison du manque de preuves il n’est pas aisé d’avoir une vision exhaustive du sujet. Il semble que quelques Daimler Dingo et quelques AM modèle 1940P ont été un temps réutilisées par les bulgares moins contre leurs anciens propriétaires que contre les partisans et autres maquisards yougoslaves pour éviter de funestes tirs fratricides.

Camions et autres véhicules

Fiat 626

Fiat 626 réutilisés par des allemands. La date sur le cliché est erronée

-Bien entendu l’armée bulgare n’était pas une armée 100% motorisée mais une armée très dépendante de la «plus noble conquête de l’homme».

Cela ne l’empêchait pas de disposer d’une petite capacité de transport motorisée pour notamment remorquer les pièces d’artillerie lourdes.

Parmi les véhicules utilisés figure le Fiat 626. C’est le camion médian standard de l’armée italienne. Mis au point en 1938, il à été produit pendant quinze ans à un nombre particulièrement important puisque ce sont 12500 véhicules qui ont été produits faisant du modelo 626 le camion italien le plus produit.

Ce camion à été utilisé pour le transport logistique, la maintenance, le transport de troupes, le remorquage de pièces d’artillerie. Il va opérer sur tous les fronts sur lesquels sera engagé l’armée italienne (Afrique, Balkans, péninsule italique, front russe).

Premier camion FIAT à cabine avancée, il à remplacé les Fiat 621 et 633 de conception et de fabrication plus ancienne. Les 12500 Fiat 626 peuvent être répartis entre plusieurs variantes, le Fiat 626N (N = Nafta/Diesel) plus destiné au marché civil, le Fiat 626NL (NL = Nafta Long/Diesel Long) et enfin le Fiat 626NLM (NLM = Nafta Lungo Militare/Diesel long militaire).

Outre l’Italie ce camion va être utilisé par la France, l’Allemagne, la Bulgarie et la Hongrie. La production stoppée en février 1954 après la sortie de 12500 exemplaires va reprendre uniquement pour le marché civil en mars 1956, 1600 exemplaires sortant de l’usine FIAT jusqu’à la fin définitive de la production en mars 1960.

La Bulgarie va utiliser 150 Fiat 626N, 50 Fiat 626NL, 50 Fiat 626NLM mais aussi 100 Fiat 626NM, un camion blindée utilisée surtout pour le transport de troupes notamment pour ce qui concerne la Bulgarie pour les troupes menant les sinistres opérations de nettoyage dans les Balkans.

A la fin du conflit il restait un certain nombre de véhicules qui furent réutilisés par les soviétiques puis par la nouvelle armée bulgare avant que des camions soviétiques voir des camions isssus du Prêt-Bail ne les remplacent.

Caracteristiques Techniques

Poids : 3 tonnes environ

Dimensions : longueur 6.21m largeur 2.18m hauteur 2.675m

Suspension : 4×2 puis 4×4

Motorisation : diesel Fiat de 65ch à 2200 tours/minute

Performances : vitesse maximale 65 km/h autonomie 340km

Equipage : cabine pour un conducteur et un ou deux passagers, le compartiment arrière peut embarquer 21 passagers au maximum

Ursus A

Parmi les autres camions utilisés par l’armée bulgare figure des camions d’origine polonaise, les Ursus A. Encore que polonais c’est un bien grand mot puisqu’il s’agit de véhicules italiens, des SPA 25C Polonia construits sous licence.

Tout comme en 1924 quand le gouvernement polonais ordonne d’importantes commandes de camions de deux modèles, le Berliet CBA de 3 tonnes et le SPA 25C Polonia de 1.5 tonnes.

La firme Ursus était chargée de la production des 1050 camions en trois lots composés chacun de 200 Berliets et de 150 SPA. Le premier lot devait être importé de France et de l’Italie, le second de camions assemblés en Pologne avec des éléments venus des constructeurs alors que le troisième lot devait être entièrement produit en Pologne.

Je n’ai je crois même pas besoin de préciser que ce plan ambitieux ne va pas être réalisé. Une usine est bien installée à Czechowice près de Varsovie mais les retards s’accumulent.

Devant ces retards l’armée bulgare décide de commander 400 camions Berliet en France pour laisser Ursus se concentrer sur la production des camions italiens. Le 11 juillet 1928 un premier lot de cinquante-deux Ursus A sort d’usine. Pour faire simple il s’agit de SPA 25C Polonia adaptés aux routes et aux conditions météo polonaises. Ultérieurement d’autres modifications plus importantes eurent lieu.

La production se poursuivit jusqu’en 1931 quand le Polski Fiat 621 le remplaça sur les chaines de montage. 884 véhicules furent produits dont 509 pour le marché civil. Nous sommes donc loin des 450 véhicules uniquement destinés à l’armée polonaise.

L’armée bulgare à acquis ces véhicules par l’intermédiaire des allemands après l’occupation de la Pologne par Berlin. Tout le matériel récupérable fût ainsi soigneusement regroupé et inventorié et parmi ces camions figuraient quelques Ursus A que les allemands cédèrent bien volontiers à leur allié bulgare qui les utilisa jusqu’à la fin du conflit. Le nombre exact de véhicules est inconnu.

Krupp-Protze L2H42

Ce camion 6×4 de conception et de fabrication allemande à été produit à 120 exemplaires pour l’armée bulgare à partir de 1935. Fiable et robuste, ce véhicule pesait 2600kg en ordre de combat, mesurait 5.10m de long pour une largeur de 1.93m et une hauteur de 1.96m.

Motorisé par un moteur Krupp M304 à essence, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 70km/h sur route et franchir entre 360 et 450km. Son équipage était composé de deux hommes.

Opel Blitz 3.6-36

L’Opel Blitz 3.6-36 était un autre camion de conception et de fabrication allemande utilisé par l’armée bulgare. Pesant 5800kg en ordre de combat c’était un véhicule 4×2 (deux roues motrices) mesurant 6.10m de long sur 2.26m de large pour une haute de 2.56m. Propulsé par un moteur essence Opel il pouvait atteindre la vitesse maximale de 85km/h sur route et de 35km/h en tout terrain. Il pouvait parcourir 234km en terrain difficile et 328km sur route. Son équipage était composé de deux hommes.

P4-100 PC30 & PC30A

L’armée bulgare à également utilisé le 25M P4-100, un tracteur d’artillerie de conception et de fabrication italienne. Ce véhicule œuvre de la firme Pavesi était un 4×4 capable de remorquer les canons et les obusiers lourds.

Il à été mis en service dans l’armée bulgare dans les années trente en compagnie de dérivés plus modernes, les PC-30 et PC-30A reçus respectivement à 100 et 50 exemplaires par Sofia, véhicules reçus en 1935 pour le premier modèle et en 1938 pour le second. Ils étaient fort peu différents du P4-100.

Pesant 4600kg, ils transportaient le conducteur et l’équipe de pièce. Mesurant 4.10m de long pour une largeur de 2.05m et une hauteur de 1.45m, il était propulsé par un moteur essence Fiat lui permettant d’atteindre la vitesse sur route de 22km/h et de franchir toujours sur route 190km.

SPA TL.37

L’armée bulgare à utilisé un autre camion léger italien (ou plutôt un tracteur d’artillerie) le SPA (Sociéta Piemontese Automobili) TL.37, une filiale de la firme FIAT.

A l’origine de ce véhicule figure un concours lancé par le Regio Esercito Italiano (armée royale italienne) pour un tracteur léger d’artillerie. Cette compétition opposa SPA à Breda Meccanica Bresciana.

Ce véhicule fût une vraie réussite étant utilisée par l’Italie, l’Allemagne, la Hongrie et donc la Bulgarie. Au total 200 exemplaires ont été produits mais j’ignore le nombre de véhicules livrés à l’armée bulgare. Ces véhicules ont été brièvement utilisés après guerre avant de faire le bonheur des ferrailleurs.

Le TL-37 servit de base à un projet de canon automouvant le Cannone da 75/27 et surtout de base à un camion à usage général, le Fiat-SPA AS.37 ainsi qu’à deux autos blindées, les Fiat-SPA S37 et Fiat-SPA AS43.

Le SPA TL.37 était un véhicule 4×4 de 3560kg mesurant 4.13m de long pour 1.83m de large et 2.18m de haut. Disposant d’un équipage de quatre hommes, il disposait d’un moteur de 52ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 38km/h pendant que sa distance franchissable était de 170km.

Mitteleuropa Balkans (27) Hongrie (27)

Autos blindées

Avant-propos

Tout comme dans le domaine des chars et des canons d’assaut, l’armée hongroise à utilisé des autos blindées de conception nationale mais aussi des modèles étrangers qu’ils aient été acquis légalement ou capturés sur le champ de bataille.

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Scandinavie (22) Norvège (22)

Véhicules Blindés

Daimler Dingo

daimler-dingo

Daimler Dingo

En 1938, le War Office lança un appel d’offres pour un véhicule de reconnaissance (Scouting Vehicle), appel d’offres auquel répondit Alvis, BSA Cydes et Morris.

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Dominions (79) Australie (23)

Autos blindées

L’armée australienne utilise plusieurs modèles d’autos blindées pour des missions de reconnaissance, de flanc-garde, de retardement. Ces véhicules sont utilisées au niveau divisionnaire mais aussi au sein des régiments de chars, les premiers servant surtout à la reconnaissance tactique alors que les seconds sont destinés davantage à éclairer les chars du régiment.

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Dominions (27) Canada (27)

Chars de combat

Ram Mk II 7

Char Ram I à canon de 6 livres

Durant le second conflit mondial, le Canada utilisa à la fois des chars britanniques, des chars américains et même un char de conception nationale, le Ram II.

Elle produisit la majeure partie des chars utilisés même si l’industrie canadienne restait partiellement tributaire de l’industrie américaine pour certains équipements dont la fabrication aurait été soit trop coûteuse ou redondante.

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URSS (61) Armée de Terre (9)

Organisation

Structures générales

L’organisation de la RKKA est classique avec un un état-major organisé en cinq sections (opérations, organisation-mobilisation, communications, renseignements, préparation au combat et règlement de combat _cette dernière section correspondant aux inspections dans d’autres armées_).

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Italie (76) Regio Esercito (16)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (8) : autos blindées et camion, les autres véhicules de l’armée italienne

Avant-propos

De tout temps le renseignement à été la clé de la guerre. Un adversaire supérieurement informé l’emportera toujours sur un adversaire moins bien informé à condition bien sur de bien exploiter les renseignements recueillis.

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