Etats-Unis (10) US Navy (6)

Destroyers

USS Clemson (DD-186)

Le USS Clemson (DD-186) l’un des nombreux flush-decker construit à la fin du premier conflit mondial par l’US Navy. 

Dans le domaine des destroyers, la marine américaine hérite du premier conflit mondial d’une importante flotte de flush-decker dont certains ont été mis en réserve dès leur achèvement faute de besoins une fois la paix revenue.

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Etats Unis (7) US Navy (3)

La montée en puissance dans les années trente

Paradoxalement c’est la crise économique consécutive au choc boursier d’octobre 1929 qui va être à l’origine de la modernisation de l’US Navy via notamment le National Industry Recovery Act qui injecte 3.3 milliards de dollars au profit des forces armées US.

Carl Vinson

C’est aussi l’action d’élus particulièrement concernés par la chose navale comme Carl Vinson qui avec son collège du sénat Park Trammell, le Vinson-Trammell Act voté en 1934 est considéré comme le texte décisif qui va permettre à l’US Navy d’entrer en guerre relativement bien préparée.

Dans l’impossibilité de construire des cuirassés, l’US Navy concentre ses efforts sur le dévellopement du porte-avions. Après avoir fait ses gammes en transformant le charbonnier Jupiter en porte-avions sous le nom de Langley, la marine américaine transforme deux croiseurs de bataille en porte-avions, les Lexington et Saratoga plus grands porte-avions du monde jusqu’à l’apparition des United States.

Ces deux porte-avions sont vus comme trop grands mais à l’usage, ce surdimensionnement se révélera bénéfique puisqu’il pourront acceuillir des avions toujours plus gros et toujours plus puissants.

Elle passe ensuite à l’étape de la construction neuve, hésitant entre quelques grosses unités et beaucoup (tout est relatif) de petites.

USS Ranger (CV-4), une demi-réussite

Le premier porte-avions construit dès l’origine comme tel se révélant un semi-échec ou une demi-réussite (le USS Ranger CV-4), les américains réalisent des navires plus gros, les deux premiers Yorktown (Yorktown CV-5 Enterprise CV-6) qui impose l’architecture américaine du porte-avions où le hangar est un supplément au navire et non une part du tout comme pour les anglais.

USS Essex (CV-9)

Ces deux porte-avions sont suivis _respect des traités oblige_ par une version plus petite, le USS Wasp (CV-7) qui se révèle là encore une demi-réussite à la différence du troisième Yorktown baptisé Hornet et frappé de la marque de coque CV-8.

Les Essex qui ne sont pas en service quand éclate la guerre de Pologne sont une évolution des Yorktown mais il serait réducteur d’imaginer les Essex comme des Yorktown plus gros.

Dans le domaine des cuirassés, les américains hésitent et tâtonnent. La course au cuirassé rapide, la course au «35000 tonnes» à été lancée par la réponse italienne aux Dunkerque et Strasbourg sous la forme de la construction des Littorio et des Vittorio Veneto.

Les français qui doivent contrôler la Méditerranée riposte en mettant également en chantier deux 35000 tonnes, les futurs Richelieu et Jean Bart entrainant l’Italie dans la construction de deux nouveaux cuirassés baptisés Impero et Roma.

Les autres pays majeurs ne tardent pas à suivre, la Grande-Bretagne commençant la construction de cinq King George V, l’Allemagne de deux Bismarck et le Japon de deux Yamato qui se révéleront bien plus gros que les autres 35000 tonnes puisqu’à pleine charge ils en déplacent le double avec un armement bien plus puissant à savoir neuf canons de 460mm en trois tourelles triples.

Les américains sont les derniers à partir dans cette course au cuirassé rapide, synthèse entre le cuirassé «classique» lent, bien protégé et bien armé et le croiseur de bataille rapide, bien armé mais peu protégé, concept qui sera encore présent dans l’US Navy sous la forme des Large Cruiser de classe Alaska.

USS North Carolina (BB-55)

L’US Navy va d’abord mettre en œuvre les deux North Carolina et les quatre South Dakota parmi les plus lents des «35000 tonnes». Songeant à combattre les Kongo et surtout à accompagner leurs porte-avions, les américains franchissent un cap avec quatre Iowa qui peuvent filer à 30 nœuds (la rumeur de cuirassés filant à 35 nœuds se révélant infondée).

Aucun de ces cuirassés n’est service en septembre 1939 (d’ailleurs aucun 35000 tonnes n’est en service quand éclate la guerre de Pologne), la Pax Armada voyant un sérieux renouvellement du corps de bataille avec la mise en service des cinq Montana armés de douze canons de 406mm en quatre tourelles triples.

Les quatre premiers Iowa

Deux autres Iowa sont commandés peu avant le début du second conflit mondial mais si leur construction est menée à bien, ils ne seront achevés qu’à la fin de la guerre, manquant les affrontements majeurs.

Un mot sur les Large Cruiser ou croiseurs de bataille de classe Alaska. Ces derniers sont construits pour contrer à la fois les cuirassés de poche allemands et les projets de croiseurs-tueurs japonais qui révéleront bien moins redoutables une fois achevés.

Six navires sont envisagés mais seulement quatre sont construits armés de canons de 356mm britanniques. Ces canons étaient une version produite sous licence du 14 Inch Gun Mk VII conçu pour les King George V pour pouvoir armer le Suleiman, le cuirassé commandé par la Turquie pour remplacer le Yavuz ex-Goeben.

Ces canons qui vont aussi réarmer les cuirassés brésiliens et argentins vont finalement armer les Alaska qui à la place de trois tourelles triples de 305mm vont recevoir trois tourelles doubles de 356mm.

Comme ces navires ne sont pas vraiment des cuirassés mais plus des croiseurs lourds, comme les noms d’Etats sont réservés aux premiers et que les noms de villes le sont pour les seconds, les Alaska vont recevoir des noms de territoires en l’occurence Alaska Guam Hawai Puerto Rico (le nom de Phillipines lui à été d’abord attribué mais comme le pays est devenu indépendant, il à été rebaptisé). Les deux derniers ne seront jamais baptisés ce qui prouve que dès le début leur sort était en suspens.

Dans le domaine des croiseurs, les croiseurs cuirassés sont désarmés au début des années vingt à la fois à cause de l’usure, du déclassement technique et de la nécessité de «faire de la place» pour l’enfant du traité de Washington à savoir le croiseur lourd ironiquement appelé Thinclad Battleship ou cuirassé en papier d’étain.

USS Pensacola (CA-24)

Plus ou moins bien protégés, les classes de croiseurs lourds se succèdent avec les Pensacola, les Northampton, les Portland, les New Orleans et le Wichita en attendant la construction des Baltimore considérés en septembre 1948 comme les meilleurs croiseurs lourds du monde en compagnie des Saint Louis français.

Aux côtés des croiseurs lourds, on trouve les croiseurs légers. Les Omaha construits dans le cadre du programme de guerre de 1916 pour accompagner des cuirassés et des croiseurs de bataille morts nés sont rapidement dépassés et déclassés, étant désarmés au cours des années quarante et rapidement démolis, aucun pays n’ayant montré un intérêt pour leur récupération.

USS Brooklyn

Les premiers croiseurs légers construits sont les Brooklyn, une réponse aux Mogami japonais avec leurs quinze canons de 152mm qui sont suivis par les Saint Louis _étroitement dérivés des Brooklyn_ en attendant les Cleveland qui ne disposent que de douze canons de 152mm sur une coque courte ce qui posera des problèmes de stabilité au cours du conflit à la manière des Crown Colony britanniques. Les classes suivantes reviendront à seulement neuf canons de 152mm sur une coque allongée et élargie avec une DCA plus importante.

La classe Atlanta à inspiré le projet CLAA français

On trouve également dans les croiseurs légers les Atlanta armés de canons de 127mm, des navires destinés à la défense antiaérienne mais également au commandement des flottilles de destroyers.

Dans le domaine des destroyers, l’abondance de biens nuit contrairement à ce que veut la sagesse populaire. Les nombreux flush-decker bloquent études et constructions. Il faut attendre les années trente pour l’US Navy mette en œuvre de nouveaux destroyers avec la classe Farragut.

Ils sont suivis par de nombreuses classes de navires qui apportent des amélioration en terme de puissance de feu, les derniers destroyers construits avant guerre atteignant un tonnage proche des contre-torpilleurs français (2300-2500 tonnes) avec un armement composé de six canons de 127mm en trois tourelles doubles. Des projets de destroyer-leader à huit canons de 127mm n’aboutissent pas.

Même chose dans le domaine des sous-marins où la flotte évolue avec la mise en service de classes successives qui apportent une amélioration par rapport à la précédente. A noter que la différence d’autres marines,l’US Navy ne renouvèle pas l’expérience du croiseur sous-marin ou du sous-marin croiseur préférant une flotte plus standard, plus de navires plutôt qu’une poignée de très grands submersibles dont la perte pourrait être préjudiciable pour la stratégie d’ensemble.

Dans le domaine des navires légers, la géographie rend les besoins de l’US Navy moindre que dans les autres marines. Ainsi pendant longtemps la marine américaine avait préféré la canonnière aux torpilleurs.

La mise en service des torpilleurs légers type Le Fier côté français, des Hunt côté britannique montrent l’utilité de ce type de navires, plus puissant que les escorteurs type PC/PCE mais soulageant les destroyers de missions de secondaire.

Des navires appelés Destroyer Light puis Destroyer Escort vont ainsi être construits, des navires de 1500 tonnes armés de deux ou trois canons de 127mm, de deux plate-formes triples lance-torpilles, d’une DCA légère et de grenades ASM.

Ils sont peu nombreux en septembre 1948 mais leur nombre va augmenter suite aux premières pertes dans l’Atlantique sous les coups des sous-marins allemands, les sous-marins japonais préférant (généralement) les navires de guerre aux navires de transport.

Les canonnières, les dragueurs de mines et les vedettes lance-torpilles ne sont pas oubliées, les premiers et les troisièmes étant surtout destinés à l’Asie du Sud-Est et notamment les Philippines, l’utilisation des vedettes lance-torpilles étant envisagée pour la protection de la baie de Manille où se trouve la base stratégique de Cavite.

La logistique n’est pas oubliée, les immenses distances du Pacifique imposant un solide train d’escadre. Comme le dira un amiral américain «Tu peux plus facilement perdre une bataille dans le Pacifique à cause de la logistique et du climat qu’à cause des coups de l’ennemi».

Outre les navires de soutien strictement militaires, l’US Navy peut s’appuyer sur une marine marchande qui à remonté la pente grâce notamment au travail de la Maritime Commission qui réussit à préserver un tonnage suffisant alors que la crise faisait rage et qui surtout à standardisé un certain nombre de composants et de plans pour faciliter la montée en puissance lorsque la guerre éclatera.

Dans le domaine de l’Aéronavale, on assiste à une montée en puissance qualitative et quantitative avec la modernisation logique du parc aérien et son augmentation liée notamment à la mise en service de nouveaux porte-avions, chaque porte-avions disposant de son groupe aérien auxquels il faut ajouter deux groupes aériens de réserve composés à 40% d’actifs et 60% de réservistes. Cette augmentation concerne également les unités d’hydravions et les unités de la PatMar.

Enfin dans le domaine des bases, les changements sont peu nombreux, les bases existantes sont modernisées, celles d’outre-mer mieux outillées mais il n’y à pas la construction de nouvelles bases comme pour la France (Mers-El-Kébir, Cam-Ranh) ou la Grande-Bretagne (Alor Setar, Kuching).

Grande Bretagne (75) Ordre de bataille et programme de guerre (4)

West African Station

En septembre 1939, les unités de la Royal Navy chargées de patrouiller dans l’Atlantique Sud pour protéger le trafic commercial et lutter contre les raiders allemands dépendaient du South Atlantic Command avec pour base principale pour ne pas dire exclusive, Freetown dans la colonie de Sierra Leone.

Le stationnement d’une escadre permanente dans cette région remontait au début du 19ème siècle quand la Royal Navy fût chargée de lutter contre le traite négrière illégale depuis 1817 (l’esclavage allait être abolit en 1833).

Cette escadre connaissait un très fort taux de mortalité en raison de la présence de la fièvre jaune ce qui lui valut le surnom de Coffin Squadron l’Escadre cercueil.

La situation était heureusement nettement meilleure en septembre 1939 et le South Atlantic Command joua un rôle majeur dans la traque des navires de guerre allemands lancés dans une guerre de course.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy au printemps 1944, décision est prise de supprimer les South et North Atlantic Command au profit d’une West African Station à l’aire de responsabilité gigantesque puisqu’allant de Gibraltar au cap de Bonne Espérance.

Très rapidement cette zone est bien trop étendue et un Gibraltar Command est créé pour permettre à Freetown de se concentrer sur l’Atlantique Sud.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Freetown :

HMS Colossus

HMS Colossus

-Porte-avions léger HMS Colossus

-8th Cruiser Squadron (8th CS) avec les croiseurs lourds type County HMS Shropshire et Berwick ainsi que le croiseur lourd HMS York

-5th Destroyer Flottilla 2nd Division avec les destroyers type K HMS Khartoum Kelvin Kipling Kimberley

-11th Patrol Flottilla : chalutiers armés HMS Bern, Biggal, Blackbird, Bressay, Brora, Bruray Bryher et Burra

-Deux vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers pour la protection rapprochée du port

-Pétroliers RFA Belgol (classe Belgol) et RFA War Bharata (classe War)

-Le navire-atelier HMS Resource et la 3rd Submarine Flottilla accompagné du ravitailleur de sous-marins HMS Andaman rejoignent le site après le déclenchement du conflit.

A ces navires s’ajoutent ceux stationnés à Simonstown même si l’éloignement rend son commandement très autonome par rapport à Freetown.

Ces navires sont deux sloops, le HMS Londonderry de classe Grimsby et le HMS Auckland de classe Egret ainsi que deux vedettes ASM et deux cannonières destinés à la protection rapprochée du port.

Fleet Air Arm-South Atlantic Command

Ce commandement créé en février 1948 à comme fleuron le porte-avions léger HMS Colossus chargé avec son 12th Carrier Air Group (12th CAG) et le 8th Seaplane Group, un groupe d’hydravions qui peut être embarqué sur des croiseurs de passage.

12th Carrier Air Group (12th CAG)

Fairey Albacore à l'appontage

Fairey Albacore à l’appontage

-Squadron 887 : six Fairey Albacore (torpillage et lutte anti-sous-marine)

-Squadron 889 : quatre Douglas Dauntless (bombardement en piqué/reconnaissance)

-Squadron 890 : six Grumman Martlet Mk III

-Squadron 892 : six Grumman Martlet Mk III

8th Seaplane Group

Appelé également le squadron 718, il dispose de huit Supermarine Walrus de reconnaissance et de surveillance maritime

Unités de soutien et de servitude

Squadron 917 équipé d’avions de liaison et de servitude avec deux Lockheed Hudson et quatre SNCAO SO-30P

Squadron 918 équipé d’hydravions de servitude avec quatre Saro London

Gibraltar Command

Ce commandement créé en septembre 1947 pour soulager la West African Station regroupe comme son nom l’indique tous les navires stationnés en permanence sur le rocher. Ces navires ont pour mission essentielle de sécuriser l’accès à la Méditerranée et de protéger les convois notamment ceux allant de Freetown à Liverpool.

Quand le second conflit mondial éclate, les navires suivants sont stationnés à Gibraltar :

-9th Destroyer Flottilla : huit destroyers type L, les HMS Laforey Lightning Lookout Loyal à canon de 120mm, les HMS Lance Larne Lively Legion à canon de 102mm

-13th Destroyer Flottilla : six destroyers légers type Hunt I, les HMS Fernie Garth Hambledon Holderness Cotswold et Cottesmore

-6th Escort Flottilla avec six frégates de classe River, les HMS Tay Test Teviot Trent Tweed Waveney en attendant les Wear et Aire.

-5th Minesweeping Flottilla avec des dragueurs de mines de classe Bangor, les HMS Brixham Clacton Cromarty Dormoch Dunbar Greenock Hartlepool et Harwich

-9th Minesweeping Flottilla équipée de chalutiers-dragueurs de mines classe Isle, les HMS Bute Cailiff Caldy Campobello Copinsay Crowlin Cumbrae et Damsay

-Deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et 4 HDML

-Pétroliers RFA Oligarch (classe Ol) RFA Darkdale (classe Dale) et RFA Brown Ranger (classe Ranger)

West Indies Station

En septembre 1939, on trouvait l’America & West Indies Station chargée de couvrir notamment les Antilles et l’Atlantique Nord.

Neuf ans plus tard, ce commandement est remplacé par la West Indies Station dont l’aire de responsabilité est limité aux Antilles, la couverture des convois depuis Halifax devant être assurée par la Royal Canadian Navy (RCN) avec véritable révolution le passage sous commandement canadien de navires de la Royal Navy.

Basée aux Bermudes, l’escadre des Indes Occidentales regroupe en septembre 1948 les moyens suivants :

la frégate Annan de classe River

la frégate Annan de classe River

-8th Escort Flottilla avec quatre frégates classe River (quatre en construction) avec les HMS Annan Avon Awe et Braid en attendant si les projets sont suivis les HMS Cam Deveron Dovey et Fal

-Sloop HMS Wellington classe Grimsby

-10th Patrol Flottilla : chalutiers armés Ailsa Craig, Annet, Anticosti, Arran, Baffin, Balta, Bardsey, Benbecula,

-Deux vedettes anti-sous-marines, Deux canonnières, deux dragueurs de mines légers

-Pétroliers RFA Abeydale et Broomdale (classe Dale)

-Citerne à eau RFA Freshet

A cela s’ajoute le Fleet Air Arm-West Indies Command qui regroupe les moyens navals stationnés aux Bermudes plus précisément à Boaz Island.

Il ne dispose pas de groupes aériens mais dispose du 7th Seaplane Group/squadron 717 qui dispose des hydravions des croiseurs lourds York Shropshire et Berwick soit six Supermarine Walrus auxquels s’ajoute le squadron 915 équipée d’avions de liaison et de transport (deux Lockheed Hudson et deux Douglas DC-3) ainsi que du squadron 918 équipé d’hydravions de servitude (quatre Supermarine Walrus).

PROGRAMME DE GUERRE

Avant-Propos

Comme tous les pays d’Europe, la Grande Bretagne investit massivement dans le domaine militaire entre 1940 et 1948 ce qui explique le nom donné à cette période, la Pax Armada en référence à la Pax Romana.

Le corps de bataille est renouvelé, la flotte de porte-avions se débarasse de ses navires pionniers souvent inaptes aux opérations de guerre au profit d’unités neuves. La situation est semblable pour les croiseurs, les destroyers et les sous-marins.

Bref en septembre 1948, la Royal Navy à fière allure et prête à en découdre avec une Kriegsmarine nettement plus musclée que neuf ans plus tôt.

Néanmoins au 5 septembre 1948, un certain nombre d’unités sont toujours en construction ou en achèvement à flot.

Dans un premier temps, toutes les constructions sont suspendues et seuls les navires en achèvement à flot pouvant être mis en service dans un délai raisonnable sont priorisés.

La guerre s’annonçant longue, les construction reprennent dans l’immense majorité des cas, des commandes d’urgence sont passées en attendant un vrai programme de guerre.

Navires en construction en septembre 1948

Cuirassés

En septembre 1948, quatre cuirassés de classe Vanguard sont encore en construction, deux en achèvement à flot (HMS Saint Andrews HMS Saint David) et deux encore sur cale (HMS Saint George et HMS Saint Patrick).

La construction ou les travaux sur les quatre unités est suspendue le 5 septembre 1948. Ils reprennent sur le Saint Andrews et le Saint David dès le 20 septembre pour aboutir à la mise en service de ces navires le plus rapidement possible et faire face à la perte de plusieurs cuirassés, le HMS Centurion coulé le 7 octobre 1948 au large de la Norvège (endommagé par une mine puis achevé par l’aviation allemande) et le HMS Howe si gravement endommagé que sa remise en état semble inutile.

Quand au Saint George et au Saint Patrick, décision est prise le 8 novembre 1948 de les achever mais uniquement pour libérer les cales. Leur achèvement n’est pas prévu sauf pertes colossales dans le corps de bataille de la Royal Navy.

Porte-avions

Quand le second conflit mondial éclate, aucun porte-avions n’est en construction pour la Royal Navy.

Croiseurs lourds

La Royal Navy n’à jamais eu une forte appétence pour le croiseur lourd et c’est uniquement pour ne pas être déclassée que l’Amirauté à construit les County, les York puis les Admiral.

Deux croiseurs lourds de classe Admiral, les HMS Marlborough & Blenheim sont en achèvement à flot quand le conflit éclate. Leur achèvement est suspendu le 5 septembre mais il reprend dès le 15 septembre, les travaux étant proches de leur terme.

Croiseurs légers

Quatre croiseurs légers classe Minotaur sont en construction quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung en l’occurence les HMS Bellerophon Eagle Defence et Tiger.

Tous sont en achèvement à flot et leur mise en service doit selon les critères du temps de paix s’échelonner entre le printemps et l’automne 1949. Il est cependant plus que probable que les travaux vont être accélérés.

Destroyers

Le renouvellement de la flotte construite à partir de la fin des années vingt avait déjà été entamée avec la construction des destroyers type O et P qui remplacèrent les type A et B.

Les Type C avaient été eux vendus au Canada avant le début de la guerre de Pologne, la première classe à remplacer était le type D.

Huit destroyers type Q sont commandés au printemps 1947 pour remplacer les type D mais aucun n’est en service en septembre 1948, quatre sont en achèvement à flot et quatre encore sur cale.

Les HMS Queenborough Quadrant Quail et Quality ont été lancés au mois d’août. Ils sont donc loin d’être mis en service même en accélérant les travaux au maximum.

Les quatre autres (Quentin Quiberon Quickmatch Quilliam) sont encore sur cale et assez loin du stade du lancement.

Navires légers

Dans le domaine des navires légers, seules quatre frégates de classe River sont en construction quand le second conflit mondial éclate (HMS Cam Deveron Dovey Fal).

Au 5 septembre 1948, quatre cuirassés, deux croiseurs lourds, quatre croiseurs légers, huit destroyers et quatre frégates sont en construction pour la marine britannique.

Dès le début du conflit des commandes d’urgence vont être passées, commandes ultérieurement intégrées dans un War Emergency Programm voté par les Communes le 14 janvier 1949.

Les commandes immédiates

En temps de paix les résistances à l’investissement sont nombreuses et notamment sur le plan financier, les militaires sont souvent vus comme des gens éternellement insatisfaits, on mégote souvent sur l’investissement nécessaire.

Le déclenchement d’un conflit facilite souvent les choses. A l’annonce des débarquements allemands en Norvège et au Danemark, de nombreuses commandes d’urgence sont passées, commandes qui sont ultérieurement intégrées au War Emergency Programm qui pose déjà les bases d’une marine d’après guerre.

En attendant voici la liste des commandes passées par decret dès le début de la guerre :

-Huit porte-avions légers type Colossus

-Seize destroyers type Q, huit à canons de 120mm et huit à canons de 114mm, ces derniers devenant des type R.

-Seize frégates de classe River

-Douze destroyers légers type Hunt IV mais quatre sont rapidement rétrocédés à la jeune Royal South African Navy

Ces commandes étaient parfois bloquées depuis plusieurs mois mais le déclenchement du conflit à fait sauter les différents obstacles et résistances.

Ces commandes sont toutes intégrées dans le programme de guerre, aucun navire n’ayant été livré avant le vote du programme par le parlement britannique.

War Emergency Program

Comme nous l’avons vu plus haut, le programme de guerre est destiné à augmenter rapidement les moyens de la Royal Navy, de combler les pertes mais également d’anticiper sur une marine d’après guerre aux contours flous.

Ce programme voté le 14 janvier 1949 va être ultérieurement scindé en plusieurs tranches en fonction de leur urgence.

Cuirassés

-Aucun cuirassé n’est commandé dans le cadre du programme de guerre en raison de la construction en cours de quatre cuirassés, de l’absence de nouvelles constructions côté allemand et du délai pour la mise en service d’un tel navire (trois à cinq ans).

-Des études sont néanmoins lancées mais sans réelle conviction.

Porte-avions

-Si aucun cuirassé n’est commandé, de nombreux porte-avions sont commandés par la marine britannique, une véritable Carriermania, une frénésie de ponts plats.

Outre la commande de huit Colossus supplémentaires (Ocean Perseus Pioneer Theseus Triumph Venerable Vengeance Warrior) passée dès septembre et intégrée au PG (les fonds débloqués par le decret de commande ont permis l’achat d’une partie de l’acier, des auxiliaires et de l’armement), pas moins de quatorze nouveaux porte-avions légers, moyens et lourds sont commandés.

Deux porte-avions lourds de classe Malta mod. sont commandés. Les premières études prévoyaient la commande de six Malta mod. pour remplacer les Illustrious et les Indefatigable mais le coût tant financier que humain à rendu les amiraux anglais plus circonspects et seulement deux navires ont finalement été commandés, navires baptisés Glorious et Courageous.

Pour remplacer à moindre frais les Illustrious, l’Amirauté décide de commander des porte-avions moyens de classe Audacious, un compromis entre les Colossus/Majestic et les Malta.

Quatre navires sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires baptisés Audacious Irresistible Africa et New Zealand.

Enfin pas moins de huit Majestic sont commandés. Ces navires sont des dérivés des Colossus, plus grands, plus gros et plus rapides, ces navires exploitant le RETEX (Retour d’Expérience) des Colossus.

Ces huit navires sont baptisés Majestic Terrible Argus Hercules Leviathan Powerful Perseus et Pioneer.

Croiseurs légers

-Quand le conflit éclate, un nouveau modèle de croiseur léger provisoirement désigné comme le type F est en cours de développement dans les bureaux d’études de l’Amirauté. Cette étude lancée en 1946 est loin d’avoir aboutie.

Face à l’urgence, on décide de commander de nouveaux Minotaur, quatre croiseurs légers de 8000 tonnes, 33 noeuds et neuf canons de 152mm en trois tourelles triples.

Ces quatre navires baptisés Conquest Calliope Cambrian et Centaur doivent normalement être suivis par quatre autres navires soit de nouveaux Minotaur ou appartenant au type F si les plans sont prêts à temps.

Si ils appartiennent au type Minotaur, ces navires seront baptisés Canterbury Caledon Calypso et Ceres. Sinon ils recevront de nouveaux noms.

Destroyers

Dans le cadre du programme de guerre, ce sont seize destroyers type Q supplémentaires qui sont commandés pour en théorie remplacer les D mais plus vraisemblablement compenser les pertes du conflit.

La pénurie de canons de 120mm semblant devoir durer, il est décidé que huit des seize type Q supplémentaires seront armés de canons de 114mm, devenant des type R. C’est à cette occasion qu’il est décidé que le canon de 114mm sera désormais la pièce d’artillerie standard des destroyers.

Ces seize destroyers avaient été commandés dès le début du conflit. La Campagne de Norvège ayant vu la perte de six destroyers, la Royal Navy obtient dans le cadre du War Emergency Program la commande de seize destroyers supplémentaires de type S et T (huit chacun) portant le total à trente-deux unités.

Navires légers

Avant même le vote du programme de guerre, des commandes d’urgence sont passées par décret dans la catégorie de la “poussière navale”.

Cette commande s’explique par la crainte de pertes importantes dans les convois translatlantiques mais également durant l’envoi en Norvège du corps expéditionnaire et des navires chargés de le ravitailler.

Seize frégates de classe River et douze Hunt type IV sont commandés dès le 15 septembre, les premiers éléments de coques sont mis sur cale dès le mois d’octobre.

Face aux premières pertes de corvettes, de sloops, de frégates et de destroyers légers, de nouvelles commandes sont passées dans le cadre du War Emergency Programm, vingt-quatre frégates de classe River et seize destroyers type Hunt IV, une partie de ces navires pouvant être mis en oeuvre par les marines des Dominions.

Les dragueurs de mines (minesweeper) peuvent aussi être considérés comme des navires légers et leur cas n’est pas oublié puisque trente-six Algerine, des dragueurs de mines océaniques (Minesweeper oceanic) et vingt-quatre Bangor, des dragueurs de mines côtiers (Minesweeper Coastal).

Quand aux vedettes _lance-torpilles et de sureté_ , elles ne sont pas oubliées avec la commande de trente-deux vedettes lance-torpilles et de quarante-huit vedettes de sécurité (la répartition entre les différents emplois n’à pas été défini).

Sous-marins

Les sous-marins ou plutôt torpilleurs submersibles ne sont pas oubliés même si aucun sous-marin n’est en construction en septembre 1948. Seize type S sont commandés dans le cadre du programme de guerre et seize Amphion ou type A, des sous-marins dits à haute performances si mystérieux que de nombreux fantasmes vont courir sur eux jusqu’à leur mise en service.

Si les seize Amphion seront tous achevés sur ce modèle, les seize type S connaitront un destin différent, seuls huit seront achevés comme des S, les huit derniers formant le type V, un sous-marin médian censé remplacé les type S et les type U.

Navires de soutien

La logistique n’est pas oubliée dans ce programme de guerre avec la commande de navires de charge militarisés et de véritables navires de soutien de type paramilitaire (navire-atelier, mouilleur de mines).

Au profit de la Royal Navy sont commandés quatre navire-ateliers (repair ship) inspirés du HMS Vulcan, deux mouilleurs de mines de type Abdiel (HMS Ariadne et Apollo) qui vont être davantage utilisés comme transports rapides et deux bâtiment-base d’aviation, des navires pouvant soutenir des hydravions au mouillage mais également capable de construire à terre des aérodromes.

Au profit de la Royal Fleet Auxiliary (RFA) sont commandés quatre pétroliers de 15000 tonnes type Dale, six pétroliers-caboteurs de type Ranger, quatre cargos rapides et huit cargos lents.

Grande Bretagne (70) Bases navales (2)

Les autres bases de la Royal Navy

Simonstown

Implantée à False Bay sur la face orientale de la péninsule du Cap, la ville de Simonstown et sa base navale jouent un rôle non négligeable pour la marine britannique, lui permettant de contrôler le Cap de Bonne Espérance. Son rôle à été réduit par l’ouverture du canal de Suez en 1869 mais il n’est pas nul pour autant.

Entre 1940 et 1948, des travaux sont menés pour augmenter les capacités d’accueil des navires, les capacités d’entretien et de ravitaillement.

Les navires stationnés à demeure sont peu importants puisqu’on ne trouve que deux sloops, le HMS Londonderry de classe Grimsby et le HMS Auckland de classe Egret ainsi que deux vedettes ASM et deux cannonières.

Quand le conflit éclate, Simonstown va devenir une escale importante pour certains convois de fret et de troupes mais également la base de la nouvelle Royal South African Navy (RSAN) qui voit le jour en 1945.

Longtemps sans véritables navires, elle se contente de détacher du personnel sur des navires de la Royal Navy ou de la RFA, d’armer des pièces de défense côtière, d’effectuer des taches administratives.

En septembre 1947, elle reçoit deux destroyers type V&W (les HMS Wakeful et Wryneck) pour former des équipages pour des navires de combat avant de mettre en oeuvre quatre Hunt IV commandés seulement en septembre 1948.

C’est donc à bord de navires de la RN que la marine sud-africaine va participer aux premières opérations du second conflit mondial.

Si elle renonce à armer un porte-avions léger type Colossus en l’occurence le Triumph, elle décide de commander quatre Hunt IV supplémentaires et deux destroyers type R pour former une petite mais efficace marine, efficacité augmentée par l’acquisition d’un pétrolier, d’un ravitailleur, de vedettes lance-torpilles et d’hydravions Consolidated Catalina.

Freetown

L’actuelle capitale de la Sierra Leone et son port en eau profonde à été fondée en 1792 par des esclaves affranchis par les abolitionnistes britanniques.

C’est la principale base navale britannique en Afrique noire et c’est de la que partent la majorité des convois venant d’Afrique et ralliant Liverpool.

Le rôle de Freetown augmente avec le déploiement d’un porte-avions léger, le HMS Colossus, véritable navire-amiral de la West African Station qui dispose de moyens importants pour protéger les convois et traquer les raiders allemands.

Comme dans nombre de ports coloniaux, point de base mais l’utilisation du port de commerce avec tout de même des dépôts mais pas de forme de radoub, les grands travaux devant être réalisées chez les froggies à Dakar ou sur le rocher à Gibraltar.

Ce n’est qu’après le début du conflit qu’un dock-flottant commandé aux Etats-Unis sera installé pour permettre de menus travaux.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Freetown :

-Porte-avions léger HMS Colossus

-8th Cruiser Squadron (8th CS) avec les croiseurs lourds type County HMS Shropshire et Berwick ainsi que le croiseur lourd HMS York

-5th Destroyer Flottilla 2nd Division avec les destroyers type K HMS Khartoum Kelvin Kipling Kimberley

-11th Patrol Flottilla : chalutiers armés HMS Bern, Biggal, Blackbird, Bressay, Brora, Bruray Bryher et Burra

-Deux vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Pétroliers RFA Belgol (classe Belgol) et RFA War Bharata (classe War)

-Le navire-atelier HMS Resource et la 3rd Submarine Flottilla accompagné du ravitailleur de sous-marins HMS Andaman rejoignent le site après le déclenchement du conflit.

Bermudes

Découvert en 1515 par le navigateur espagnol Bermudez (qui lui donna son nom),l’Archipel des Bermudes qui appartient encore aujourd’hui à la Grande-Bretagne (avec néanmoins une grande autonomie) à rapidement attiré l’oeil de Londres qui voyait là une zone stratégique pour le contrôle de l’Atlantique.

La première implantation britannique date de 1609 mais il faut attendre 1684 pour que cette colonisation soit officialisée.

Il faut cependant attendre 1795 pour que soit créé le Royal Navy Dockyard Bermuda destiné à remplacer les bases d’Amérique perdues suite à l’indépendance des treize colonies. En 1818, il devient le siège du commandement de la North American & West Indies Station en remplacement d’Halifax.

Cette base associée à une base de la FAA était toujours active en septembre 1948 pour pouvoir participer à la protection de la navigation commerciale dans l’Atlantique.

Les installations d’entretien sont améliorées. Le terrain ne se prêtant pas à la construction de formes en dur, les travaux sont menés depuis trois dock flottants, un de 250m, un de 170m et un troisième de 120m.

Sont augmentées la capacité des dépôts tandis que les défenses côtières sont régénérées pour éviter un coup de main ennemi.

Plus qu’une occupation en bonne et due forme, on craint un raid comparable aux descentes du temps de la marine à voile. Voilà pourquoi la garnison déployée par la British Army est également renforcée en qualité et en quantité.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés aux Bermudes :

-8th Escort Flottilla avec quatre frégates classe River (quatre en construction) avec les HMS Annan Avon Awe et Braid en attendant si les projets sont suivis les HMS Cam Deveron Dovey et Fal

-Sloop HMS Wellington classe Grimsby

-10th Patrol Flottilla : chalutiers armés Ailsa Craig, Annet, Anticosti, Arran, Baffin, Balta, Bardsey, Benbecula,

-Deux vedettes anti-sous-marines, Deux canonnières, deux dragueurs de mines légers

-Pétroliers RFA Abeydale et Broomdale (classe Dale)

-Citerne à eau RFA Freshet

Gibraltar

En 711, un chef berbère converti à l’islam prénommé Tarik franchit les Colonnes d’Hercules prend pied en Europe marquant le début de sept-cent quatre-vingt une années de domination arabe sur la péninsule ibérique, les différents régimes occupant jusqu’à 2/3 des territoires actuels de l’Espagne et du Portugal.

L’endroit où le conquérant berbère débarqua fût alors connu sous le nom de Djebel-Tarik (“le rocher de Tarik”) qui de déformation en déformation devint Gibraltar.

Sous contrôle castillan de 1309 à 1333, il redevient espagnol en 1492, cette zone stratégique est conquise par les britanniques durant la guerre de succession d’Espagne en 1704. La propriété mais non la souveraineté est reconnue par le traité d’Utrecht en 1714. L’Espagne tente de récupérer le Rocher entre 1779 et 1781 mais échoue.

Zone stratégique, Gibraltar est un point d’appui capital pour la Royal Navy aussi bien pour la longue traversée en direction des Indes que pour ses opérations en Méditerranée.

Sa position stratégique est encore renforcée avec l’ouverture du canal de Suez en 1869 qui permet à la Grande-Bretagne de contrôler les accès est et ouest de la Mare Nostrum.

La base est implantée à l’ouest du rocher, cette base étant baptisée HMS Rooke du nom du général ayant conquis le rocher alors que la base aéronavale qui sert également de base pour la RAF est baptisé HMS Cormoran.

Déjà bien outillée en 1939, elle subit que peu de travaux jusqu’en septembre 1948 (l’autre raison c’est le site très contraint). Tout juste améliore-t-on la capacité des dépôts, les moyens de levage et les équipements d’entretien.

En septembre 1948, les navires déployés à Gibraltar dépendent du Gibraltar Command, un commandement autonome dépendant directement du commandement de la marine britannique.

Ce commandement à pour mission principale la couverture des convois Le Cap-Freetown-Liverpool ainsi que la sécurisation de l’accès à la Méditerranée en liaison avec la marine française qui dispose de forces non négligeables dans son protectorat marocain.

Si aucune unité majeure (cuirassé, croiseur,porte-avions) n’est stationnée à Gibraltar, les forces du Gibraltar Command ne sont pas négligeables :

-9th Destroyer Flottilla : huit destroyers type L, les HMS Laforey Lightning Lookout Loyal à canon de 120mm, les HMS Lance Larne Lively Legion à canon de 102mm

-13th Destroyer Flottilla : six destroyers légers type Hunt I, les HMS Fernie Garth Hambledon Holderness Cotswold et Cottesmore

-6th Escort Flottilla avec six frégates de classe River, les HMS Tay Test Teviot Trent Tweed Waveney en attendant les Wear et Aire.

-5th Minesweeping Flottilla avec des dragueurs de mines de classe Bangor, les HMS Brixham Clacton Cromarty Dormoch Dunbar Greenock Hartlepool et Harwich

-9th Minesweeping Flottilla équipée de chalutiers-dragueurs de mines classe Isle, les HMS Bute Cailiff Caldy Campobello Copinsay Crowlin Cumbrae et Damsay

-Deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et 4 HDML

-Pétroliers RFA Oligarch (classe Ol) RFA Darkdale (classe Dale) et RFA Brown Ranger (classe Ranger)

Grande-Bretagne (57) Vedettes lance-torpilles et de servitude

VEDETTES LANCE-TORPILLES

Avant-propos

Coastal Motor Boat (CMB)

Coastal Motor Boat (CMB)

Durant le premier conflit mondial, la marine britannique à utilisé des vedettes lance-torpilles appelées Coastal Motor Boat (CMB). Les affrontements eurent lieu en Manche contre des vedettes allemandes stationnées à Zeebruge mais ils ne furent pas aussi célèbres que les MAS italiennes qui détruisirent un cuirassé austro-hongrois et s’illustrèrent en Adriatique.

Dans l’immédiat après guerre, des vedettes lance-torpilles britanniques opérèrent en mer Caspienne et en mer Baltique dans le cadre de l’intervention occidentale en soutien des Blancs contre les Bolchéviks avec les résultats que l’on sait.

Après cette intervention, les vedettes lance-torpilles tombèrent dans l’oubli, les budgets réduits et le besoin de navires capables de défendre l’Empire rendirent peu utiles les Motor Torpedo Boat (MTB).

Ce n’est qu’au milieu des années trente que la Royal Navy s’intéresse à nouveau aux vedettes lance-torpilles pour contrer les S-Boote allemandes.
Plusieurs modèles de vedettes lance-torpilles allaient être construits pour équiper de nombreuses flottilles. Si il y avait seulement deux flottilles en septembre 1939, sept étaient présentes en septembre 1948 soit un total de cinquante-six vedettes lance-torpilles.

Dans le cadre du programme de guerre, trente-deux vedettes lance-torpilles sont commandées, des pertes importantes étaient prévues dans ce domaine.

Sur le plan de l’organisation, les vedettes sont réimmatriculées en 1946 pour un système plus lisible, les cinquante-six vedettes étant désignées MTB-1 à MTB-56.

Les différentes modèles de vedettes lance-torpilles

Ayant abandonné toute construction de vedettes lance-torpilles pendant près de vingt-ans, la marine britannique se reposa sur des fabricants privés qui proposèrent plusieurs projets.

Ces modèles ne furent pas mis en service mais servirent de base de développement aux futures vedettes lance-torpilles de la Royal Navy.

Le premier modèle est le modèle proposé par British Power Boat, un navire de 18.34m avec une coque en bois, un pontage en aluminium, des bouchins vifs et pas de redan.

La MTB-2 était un des navires proposé par la firme BPB.

La MTB-2 était un des navires proposé par la firme BPB.

Ces navires furent commandés à dix-huit exemplaires dans une variante améliorée pour équipée la 1st Motor Torpedo Boat Flottilla (avec douze navires) et la 2nd Motor Torpedo Boat Flottilla (avec six navires), la première opérant en Méditerranée, la seconde en Extrême-Orient.

Ces navires restèrent en service jusqu’en 1946 quand ils furent remplacés par des Fairmile D plus puissantes et mieux armées.

Caractéristiques Techniques des BPB de 18.34m

Déplacement : 22 tonnes Longueur 18.36m largeur 4.10m tirant d’eau 0.86m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 1800ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable : 352 miles nautiques à 33 noeuds Armement : huit mitrailleuses Lewis de 7.7mm en deux affûts quadruples (un avant un arrière) et deux torpilles de 457mm Equipage : neuf officiers et matelots

Parallèlement au modèle proposé par BPB, la Royal Navy s’intéresse à un modèle plus grand proposé par Vosper, des navires de 21.34m qui ont pour origine une vedette de 20.70m, la MTB-102 une vedette à coque en bois et propulsée par des moteurs à essence permettant une vitesse de 44 noeuds.

La MTB-32

La MTB-32

Ce modèle de 21.34m fût d’abord commandé par la France, trente exemplaires qui firent le bonheur des Escadrilles légères. La Royal Navy commanda trente-deux vedettes qui équipèrent quatre flottilles (1st 3rd 5th et 6th), vedettes immatriculées MTB-1 à 32.

Ils étaient toujours en service en septembre 1948 dans les flottilles dans lesquelles elles ont été mises en service.

Caractéristiques Techniques des Vosper de 21.34m

Déplacement : 36 à 49 tonnes Longueur 21.34m largeur 5.94m tirant d’eau 1.68m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 4000ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale : 40 noeuds Autonomie : 250 miles nautiques à 40 noeuds Armement : deux canons de 20mm en affût double à l’avant, deux mitrailleuses de 12.7mm, deux mitrailleuses de 7.7mm

L’autre grand fabriquant de vedettes lance-torpilles est la firme Fairmile qui va produire plusieurs modèles de vedettes, quatre modèles, deux de vedettes de surêté portuaire (A et B) et deux de vedettes lance-torpilles (C et D).

La MTB-34

La MTB-34

Pour les Fairmile C produites à seize exemplaires (MTB-33 à MTB-48), il s’agissait de vedettes plus lentes (25 noeuds) mais nettement mieux armées. Ces vedettes vont équipées les 2nd et 7th MotorTorpedo Boat Flottilla. Ces vedettes sont toujours en service en septembre 1948.

A noter qu’à l’origine, elles ne devaient pas recevoir des torpilles

Caractéristiques Techniques des Fairmile C

Déplacement : 65 tonnes Longueur 34m largeur 5.31m tirant d’eau 1.73m Propulsion : deux moteurs essence Hall-Scott de 850ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 26.5 noeuds (25 en pratique) Distance franchissable : 500 miles nautiques à 12 noeuds Armement : deux canons de 2 livres (40mm) quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles et deux tubes lance-torpilles de 457mm Equipage : seize officiers et marins

Des Fairmile D au port

Des Fairmile D au port

Les Fairmile D ne sont pas des versions améliorées des C mais des navires plus gros, de véritables canonnières, des super-vedettes capables néanmoins de filer à 29 noeuds, une vitesse respectable.

Ces navires qui équipent la 4th Motor Torpedo Boat Flottilla avec huit navires doivent être suivis par d’autres exemplaires dans le cadre du programme de guerre. Elles sont immatriculées MTB-49 à 56.

Caractéristiques Techniques des Fairmile D

Déplacement : 90 tonnes Longueur : 33.53m largeur 6.40m tirant d’eau 1.58m Propulsion : quatre moteurs à essence dévellopant 5000ch et entrainant quatre hélices Vitesse maximale : 29 noeuds Autonomie : nc Armement : deux canons de 6 pouces (57mm), un affût double de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles, deux à quatre torpilles de 457mm Equipage : trente officiers et matelots

Les vedettes de sûreté

Avant le second conflit mondial, on imagine des eaux littorales infestées de sous-marins, attendant à la sortie des ports leurs cibles, décochant leurs torpilles et s’enfuyant.

Pour contrer cette menace, on eut l’idée de fabriquer de petits navires anti-sous-marins, des vedettes ou des chasseurs de sous-marins capables de sécuriser les approches immédiates des ports.

Dans la réalité, les sous-marins opéraient au large et les vedettes de sûreté servirent davantage à empêcher les incursions des commandos ennemis que de grenader des sous-marins à la sortie d’un port.

Fairmile A

Fairmile A

Le modèle Fairmile A ne connu pas un succès important en raison de problèmes techniques et seulement douze exemplaires furent construits.

Elles furent utilisés jusqu’en 1944 quand la mise en service massive des Fairmile B et des HDML (Harbour Defence Motor Launch) _version réduite de ces dernieres_ permis leur transfert à la Royal Air Force (RAF) qui les utilisa comme vedette de sauvetage en mer.

Caractéristiques Techniques des Fairmile A

Déplacement : 58 tonnes longueur 33.53m largeur 5.31m tirant d’eau 1.83m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 1800ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 22 noeuds Armement : un canon de deux livres (40mm), deux mitrailleuses de 12.7mm, armement débarqué quand elles sont devenues vedettes de sauvetage Equipage : seize officiers et matelots

Aux Fairmile A succèdent des Fairmile B. A la différence de leurs prédécesseurs, ces navires avaient une coque à bouchains ronds qui lui donnait d’excellentes qualités nautiques. Ces navires étaient faciles à construire pour permettre à de petits chantiers de pouvoir les produire en grande série.

Ces navires polyvalents pouvaient servir de canonnières, de bateaux de sauvetage air-mer, de patrouilleurs anti-sous-marins, de dragueurs de mines côtiers, navires émetteurs de fumée, escorteurs littoraux….. .

Une première commande de quarante-huit vedettes (ML-1 à ML-48) est passée en mars 1940, ces navires sont mis en service entre janvier 1941 et septembre 1942.

Sur ces quarante-huit navires, vingt-quatre sont des canonnières, douze sont des patrouilleurs anti-sous-marins, huit en vedettes de sauvetage et quatre émetteurs de fumée pour protéger les navires des raids aériens.

Ces navires ne sont pas enrégimentés dans des flottilles mais placés sous l’autorité des bases navales, ils sont répartis de la façon suivante :

-Chatham : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage soit cinq navires

-Faslane : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et une vedette émettrice de fumée.

-Rosyth : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et une vedette émettrice de fumée

-Devonport : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage

-Gibraltar : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage

-Malte : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins et une vedette de sauvetage

-Alexandrie : deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Aden : deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Singapour : deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Alor Setar : deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Kuching : deux canonnières

-Hong-Kong : deux canonnières

En mars 1944, trente-deux nouvelles vedettes (ML-49 à ML-80) sont commandées et mises en service entre janvier 1945 et mars 1946. Elles sont réparties entre seize vedettes anti-sous-marines, huit canonnières et huit dragueurs de mines légers. Elles sont stationnées de les bases suivantes :

-Alexandrie : quatre vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Simonstown : deux vedettes anti-sous-marines et deux canonnières

-Freetown : deux vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Bermudes : deux vedettes anti-sous-marines, deux canonnières, deux dragueurs de mines légers

-Hong Kong : quatre vedettes anti-sous-marines, deux canonnières et deux dragueurs de mines légers

-Devonport : deux vedettes anti-sous-marines

Quatre-vingt vedettes Fairmile B sont donc en service en septembre 1948. Un modèle amélioré baptisé Fairmile E doit être commandé dans le cadre du programme de guerre.

Fairmile B

Fairmile B

Caractéristiques Techniques des Fairmile B

Déplacement : 67 à 85 tonnes selon les configurations, Longueur 34.14m largeur 5.56m tirant d’eau 1.52m Propulsion : deux moteurs à essence développant 1200ch et entrainant deux hélices
Vitesse maximale : 20 noeuds Distance Franchissable : 556 miles nautiques à 20 noeuds

Armement (canonnière) : un canon de 3-pounder Hotchkiss (57mm), deux mitrailleuses de 12.7mm en affût double et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm en affûts simples. Certaines embarquèrent un mortier de 3 pouces (76.2mm)

(patrouilleur anti-sous-marin) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm), un affût double de 12.7mm, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm et douze grenades ASM

(dragueur de mines légers) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm), un affût double de 12.7mm et des équipements de dragage

(vedette émettrice de fumée) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm) à l’avant, deux mitrailleuses de 7.7mm en affût simple, système d’émission de fumée sur la plage arrière

(sauvetage air-mer) : non armées, en temps de guerre, elles sont peintes en blanc avec de larges croix rouge sur les flancs et sur la plage avant

Equipage : seize officiers et matelots

Pour compléter les Fairmile B, on à également produit des vedettes de défense portuaire (Haarbour Defence Motor Launch HDML), une version réduite des Fairmile B. Trente-deux exemplaires (ML-81 à ML-113) sont commandées en juin 1944 et livrées entre janvier et décembre 1945.

Elles sont déployées à Faslane (quatre), à Devonport (quatre), à Douvres (quatre), à Chatham (quatre) à Rosyth (quatre), à Scapa Flow (quatre), à Gibraltar (quatre) et à Alexandrie (quatre).

La production de ce modèle ne doit normalement pas être poursuivie.

Une HDML

Une HDML

Caractéristiques Techniques des Harbour Defence Motor Launch

Déplacement : 54 tonnes Longueur : 21.95m largeur 4.82m tirant d’eau 1.68m Motorisation : deux moteurs diesel dévellopant 320ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 12 noeuds Distance franchissable: nc Armement : un canon de 40mm Bofors à l’avant, deux canons de 20mm Oerlikon, deux mitrailleuses de 7.7mm Lewis et huit grenades anti-sous-marines Equipage : dix officiers et marins.

Grande-Bretagne (50) Navires légers (6)

Destroyers légers classe Hunt

Avant-propos

Comme nous l’avons vu à propos des destroyers, les premiers navires armés de torpilles les torpilleurs étaient des navires de petite taille plus comparables à nos vedettes lance-torpilles modernes qu’à nos destroyers.

Prenant rapidement du poids, le torpilleur et son prédateur naturel le destroyer prirent du poids, dépassant très rapidement les 1000 tonnes, le poids moyen d’un destroyer des années trente étant de 1500/1800 tonnes, les contre-torpilleurs français étaient à l’époque hors-normes au point que les anglo-saxons les appelaient Superdestroyer ou small cruiser.

Si la majorité des marines disposaient de destroyers (ou torpilleurs d’escadre) et de torpilleurs, la Royal Navy préféra se concentrer sur des destroyers médians comparables par leurs tonnages à nos Bourrasque, L’Adroit ou Le Hardi.
Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

C’est l’acte de naissance des destroyers légers de type Hunt, des navires armés de six canons de 102mm en trois tourelles doubles et d’un armement appréciable en torpilles. C’est l’équivalent des Le Fier français.

Vingt-trois Hunt I sont commandés en 1939. Ils sont mis sur cale dans le courant cette année, lancée fin 1940 ou début 1941, les navires étant mis en service en 1942/43.

Neuf autres appartenant au type Hunt II sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

Dix autres appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Quarante-deux destroyers légers sont donc en service en septembre 1948 dans la Royal Navy. Huit sont commandés par la marine australienne en septembre 1943, construits à l’Arsenal de Cockatoo et mis en service en juin 1947.

Quand le conflit éclate, de nouveaux navires appartenant à un type Hunt IV sont commandés, douze navires, huit pour la marine britannique et quatre finalement revendus à la marine sud-africaine (Royal South African Navy), ces navires couvrant les convois dans l’Océan Indien et dans l’Atlantique Sud.

Comme pour les Flower et les River je ne vais parler ici que des Hunt de la Royal Navy qui remplacent au sein des Destroyer Flottilla les vénérables V&W datant du premier conflit mondial.

Carrière opérationnelle

Type I

Les Hunt furent dessinés à partir des sloops de classe Bittern. La volonté d’un design compact entraina cependant des problèmes de surcharge et de stabilité. Néanmoins vingt-trois Hunt I furent construits pour remplacer les V&W au sein des Destroyer Flottilla.

HMS Atherstone

HMS Atherstone

-Le HMS Atherstone (L05) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 8 juin 1939 lancé le 12 septembre 1940 et mis en service le 5 janvier 1942.

Il est affecté à la 11th Destroyer Flottilla stationnée à Portsmouth. En septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour carénage.

-Le HMS Berkeley (L17) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 8 juin 1939 lancé le 8 septembre 1940 et mis en service le 7 janvier 1942.

Tout comme les six premiers Hunt, le Berkeley est affecté à la 11th Destroyer Flottilla stationnée à Portsmouth.
En septembre 1948, le destroyer léger est à la mer pour entrainement. Cet entrainement est interrompu et le destroyer va participer aux opérations de guerre. Pour cela, il va rejoindre la mer du Nord pour protéger les cargos, paquebots et pétroliers transportant le corps expéditionnaire allié.

HMS Cattistock

HMS Cattistock

-Le HMS Cattistock (L35) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 9 juin 1939 lancée le 1er octobre 1940 et mise en service le 7 février 1942.

En septembre 1948, le destroyer léger était à quait. Il va rejoindre la mer du Nord en compagnie de trois de ses sister-ship (Berkeley Eglinton et Exmoor).

-Le HMS Cleveland (L46) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun le 7 juillet 1939 lancé le 15 octobre 1940 et mis en service le 15 février 1942.

En septembre 1948, le Cleveland affecté à la 11th Destroyer Flottilla était immobilisé pour un grand carénage.

-Le HMS Eglinton (L87) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Tyne le 8 juin 1939 lancé le 7 octobre 1940 et mis en service le 7 mars 1942.

En septembre 1948, le destroyer léger affecté à la 11th Destroyer Flottilla était à la mer pour exercice. A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, l’Eglinton rallie Portsmouth pour se ravitailler avant de rallier la mer du Nord.

HMS Exmoor

HMS Exmoor

-Le HMS Exmoor (L61) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Tyne le 8 juin 1939 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 1er mars 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le destroyer de la 11th Destroyer Flottilla était à quai mais ne va pas tarder à appareiller pour rejoindre la mer du Nord et la zone des combats.

-Le HMS Fernie (L11) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 8 juin 1939. Victime d’un incendie sur cale le 14 mars 1940, son lancement n’à lieu que le 17 janvier 1941 (trois mois de retard) et mis en service le 4 avril 1942.

Affecté à la 13th Destroyer Flottilla, le destroyer léger est stationné à Gibraltar était à la mer pour entrainement quand éclate le second conflit mondial. Il reste en mer, attendant de nouvelles consignes ou de nouveaux ordres.

Au cas où l’Italie entrerait en guerre, le destroyer léger pourrait pénétrer en Méditerranée pour protéger le trafic commercial ou participer à l’attaque des lignes de communication italiennes depuis Malte ou Bizerte.

HMS Garth

HMS Garth

-Le HMS Garth (L20) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 8 juin 1939 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1942.

Affecté à Gibraltar au sein de la 13th DF, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage quand éclate le second conflit mondial. Sa disponibilité n’est pas prévue avant la mi-septembre.

-Le HMS Hambledon (L37) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 8 juin 1939 lancé le 5 septembre 1940 et mis en service le 15 janvier 1942.

Affecté à la 13ème flottille de destroyers, le Hunt type I est à quai quand éclate le second conflit mondial. Mis en alerte, il reçoit ordre de se ravitailler en carburant et en munitions et d’attendre la suite des événements.

HMS Holderness

HMS Holderness

-Le HMS Holderness (L48) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 29 juin 1939 lancé le 1er octobre 1940 et mis en service le 15 mars 1942, mise en service retardé par une avarie de turbine.

Comme son sister-ship Hambledon, le Holderness était à quai le 5 septembre 1948, venant de rentrer la veille d’une escale dans la ville internationale de Tanger.

-Le HMS Cotswold (L54) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotstoun le 11 octobre 1939 lancé le 14 février 1941 et mis en service le 4 mai 1942.

Affecté à la 13th Destroyer Flottilla (13th DF), le Cotswold était immobilisé pour un entretien à flot quand éclate le second conflit mondial.

HMS Cottesmore

HMS Cottesmore

-Le HMS Cottesmore (L78) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotstoun le 12 décembre 1939 lancé le 4 avril 1941 et mis en service le 1er juillet 1942.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai à Gibraltar.

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HMS Mendip

HMS Mendip

-Le HMS Mendip (L60) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 10 août 1939 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 2 juillet 1942.
Il est affecté à la 14th Destroyer Flottilla, remplaçant à Portsmouth les vénérables destroyers type V&W transformés pour certains en escorteurs.
Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à la mer pour entrainement. Il reçoit l’ordre de regagner son port d’attache pour remise en état et ravitaillement en carburant, vivres et munitions. Il se tient prêt à toute éventualité.
-Le HMS Meynell (L82) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-tyne le 10 août 1939 lancé le 5 décembre 1940 et mis en service le 27 juin 1942.
Quand éclate le second conflit mondial, le destroyer léger était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Pytchley

HMS Pytchley

-Le HMS Pytchley (L92) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 26 juillet 1939 lancé le 1er décembre 1940 et mis en service le 7 juillet 1942.
Affecté lui aussi à la 14ème flottille de destroyers, le HMS Pytchley était le 5 septembre 1948 à quai, attendant la suite des événements.
-Le HMS Quantock (L58) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 26 juillet 1939 lancé le 1er décembre 1940 et mis en service le 7 juillet 1942.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un carénage dont l’achèvement est prévu pour la fin septembre même si le déclenchement du second conflit mondial pourrait accélérer les travaux.

HMS Quorn

HMS Quorn

-Le HMS Quorn (L66) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 26 juillet 1939 lancé le 12 décembre 1940 et mis en service le 21 juin 1942.
Affecté à la 14th Destroyer Flottilla , le destroyer était en mer pour une patrouille en Manche.

HMS Southdown

HMS Southdown

-Le HMS Southdown (L25) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 22 août 1939 lancé le 12 décembre 1940 et mis en service le 27 juin 1942. Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage qui devait s’achever à la mi-octobre.

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HMS Tynedale

HMS Tynedale

-Le HMS Tynedale (L96) est mis sur cale aux chantiers navals Stephens de Linthouse le 27 juillet 1939 lancé le 15 décembre 1940 et mis en service le 14 mars 1942.

Il est affecté à la 15th Destroyer Flottilla qui depuis Devonport est chargée de la sécurité des Western Approaches par des patrouilles et par l’escorte des convois arrivant d’outre-Atlantique.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage qui ne devait s’achever que la fin du mois d’octobre mais avec le déclenchement de la guerre, il est probable que les travaux seront accélérés ou que certains travaux d’entretien non essentiels/non urgents seront reportés pour permettre au navire d’être disponible le plus rapidement possible.

-Le HMS Whaddon (L45) est mis sur cale aux chantiers navals Stephens de Linthouse le 27 juillet 1939 lancé le 17 octobre 1940 et mis en service le 2 février 1942.

Affecté à la 15ème flottille de destroyers, le Whaddon était à quai quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung.

HMS Blankney

HMS Blankney

-Le HMS Blankney (L30) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 18 septembre 1940 lancé le 4 février 1942 et mis en service le 8 novembre 1942.

Affecté lui aussi à la 15ème flottille de destroyers, il était à quai quand débute la première conflit du second conflit mondial.

-Le HMS Blencathra (L24) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 18 novembre 1939 lancé le 14 janvier 1941 et mis en service le 2 février 1942.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever début octobre.

HMS Brocklesby

HMS Brocklesby

-Le HMS Brocklesby (L42) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 décembre 1939 lancé le 2 février 1941 et mis en service le 18 mai 1942.

Affecté à la 15ème flottille de destroyers, le vingt-troisième et dernier Hunt type I était en mer pour exercice quand le second conflit mondial éclate. L’entrainement est annulé et le destroyer rentre à Devonport pour recompléter ses soutes.

Type II

Les type I se révèlèrent trop chargés dans les eaux et assez instables. La situation était telle qu’on envisagea de reconstruire les derniers type I avant finalement de les alléger et d’améliorer leur ballastage. Cela résolu une partie des problèmes mais pas tout.

Très rapidement, un modèle amélioré, le Hunt type II est mis au point. Il se caractérise par une coque élargie qui va rendre les destroyers légers nettement meilleurs.

Neuf navires type Hunt II vont être construits. Ils vont être répartis entre la 15th Destroyer Flottilla (un navire), la 16th Destroyer Flottilla (six navires) et la 17th Destroyer Flottilla avec deux navires.

Ils sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

HMS Avon Vale

HMS Avon Vale

-Le HMS Avon Vale (L06) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 15 septembre 1940 lancé le 1er mars 1942 et mis en service le 2 mai 1943.

Il est affecté à la la 15th Destroyer Flottilla stationné à Devonport, le navire étant à quai le 5 septembre 1948.

Dès le 7, décision est prise de redéployée la flottille à Chatham pour lui permettre de participer aux opérations au large de la Norvège.

-Le HMS Zetland (L-59) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 10 septembre 1940 lancé le 5 mars 1942 et mis en service le 1er mai 1943.

Il est affecté à la 16th Destroyer Flottilla, flottille de destroyer stationnée à Portsmouth et le 5 septembre 1948, le destroyer était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Tetcott (L-99) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 septembre 1940 lancé le 15 mars 1942 et mis en service le 8 mai 1943.

Affecté à la 16th Destroyer Flottilla, le destroyer était immobilisé pour un grand carénage quand le second conflit mondial débute. Sa disponibilité est prévu pour la fin du mois de septembre.

-Le HMS Southwold (L10) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 19 septembre 1940 lancé le 10 mars 1942 et mis en service le 4 mai 1943.

Affecté lui aussi à la 16ème flottille de destroyer, le quatrième type II était à la mer pour entrainement quand les allemands envahissent la Norvège et le Danemark. L’entrainement est annulé et le destroyer léger rallie son port d’attache pour se ravitailler et être ainsi prêt à toute éventualité.

HMS Chiddingfold

HMS Chiddingfold

-Le HMS Chiddingfold (L31) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 21 septembre 1940 lancé le 30 mars 1942 et mis en service le 15 mai 1943.

Affecté à la 16th Destroyer Flottilla, le destroyer était à quai quand le second conflit mondial éclate.

-Le HMS Cowdray (L52) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 27 septembre 1940 lancé le 23 mars 1942 et mis en service le 10 mai 1943.
Affecté à la 16ème flottille de destroyers, le navire était immobilisé pour un grand carénage, ne devant être disponible qu’en octobre.

-Le HMS Croome (L62) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons le 30 septembre 1940 lancé le 28 mars 1942 et mis en service le 17 mai 1943.

Le 5 septembre 1948, le navire est à quai, attendant la suite des événements.

HMS Dulverton

HMS Dulverton

-Le HMS Dulverton (L63) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons le 20 septembre 1940 lancé le 18 mars 1942 et mis en service le 10 mai 1943.

Il est affecté à la 17th Destroyer Flottilla (17th DF) stationné à Devonport. En septembre 1946, la flottille est transférée en Méditerranée avec Malte pour stationnement.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger est à quai et on attend la réaction des italiens avant de savoir quelle attitude adopter.

-Le HMS Eridge (L68) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend-on-Tyne le 27 septembre 1940 lancé le 23 mars 1942 et mis en service le 14 mai 1943.

Affecté à la 17th DF, le destroyer léger était à la mer pour entrainement. A l’annonce des bombardements allemands sur la Scandinavie, l’Eridge déployé en Méditerranée rentre à Malte pour se ravitailler.

Type III

Dix autres navires appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Ces navires ne sont guère différents des type II, la coque est légèrement allongé mais à part cela, il est bien difficile de distinguer un type II d’un type III.

Ces dix navires sont répartis entre la 17th Destroyer Flottilla de Malte (quatre navires) et la 20th Destroyer Flottilla qui dispose de six type III.

-Le HMS Airedale (L07) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Shipbuilding & Engineering Company le 7 juin 1944 lancé le 2 septembre 1945 et mis en service le 8 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai attendant la suite des événements notamment l’attitude des italiens face à l’attaque allemande en Scandinavie.

HMS Albrighton

HMS Albrighton

-Le HMS Albrighton (L12) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Shipbuilding & Engineering Company le 5 juin 1944 lancé le 4 septembre 1945 et mis en service le 10 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était en mer pour entrainement. A l’annonce des bombardements allemands,il rentre à Malte pour se ravitailler en carburant et en munitions.

-Le HMS Aldenham (L22) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 15 juin 1944 lancé le 10 septembre 1945 et mis en service le 21 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le navire était immobilisé pour un entretien à flot (aériens des radars, artillerie, travaux de peinture) mais sa disponibilité sera rapide.

-Le HMS Belvoir (L32) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 25 juin 1944 lancé le 13 septembre 1945 et mis en service le 19 octobre 1946.

Le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai.

-Le HMS Blean (L42) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie le 17 juin 1944 lancé le 7 septembre 1945 et mis en service le 8 octobre 1946.

Affecté à la 20th Destroyer Flottilla (20th DF) et stationné à Portland et le 5 septembre 1948, le destroyer léger était à quai

-Le HM Bleasdale (L50) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 10 juin 1944 lancé le 4 septembre 1945 et mis en service le 4 octobre 1946.

Affecté à la 20ème flottille de destroyers, il était lui aussi à quai quand le second conflit mondial éclate.

-Le HMS Bolebroke (L65) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 29 juin 1944 lancé le 15 septembre 1945 et mis en service le 11 octobre 1946.

Affecté à la 20ème flottille de destroyers, le destroyer léger était à la mer pour entrainement quand le second conflit mondial éclate. L’exercice est annulé et le destroyer léger rentre à Portland pour se ravitailler.

-Le HMS Border (L67) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 25 juin 1944 lancé le 13 septembre 1945 et mis en service le 9 octobre 1946.

Affecté à la 20th Destroyer Flottilla (20th DF), le Border était immobilisé pour entrainement à flot, sa disponibilité étant prévu pour la mi-septembre.

-Le HMS Catterick (L81) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 21 juin 1944 lancé le 9 septembre 1945 et mis en service le 9 octobre 1946.

Affecté lui aussi à la 20th Destroyer Flottilla de Portland, le destroyer léger était à quai et attendait la suite des événements.

HMS Derwent

HMS Derwent

-Le HMS Derwent (L83) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 21 juin 1944 lancé le 9 septembre 1945 et mis en service le 9 octobre 1946.

Affecté à la 20ème flottille de destroyers, le destroyer léger était à la mer pour entrainement quand le second conflit mondial éclate. L’exercice est annulé et le destroyer léger rentre à Portland pour se ravitailler.

Caractéristiques Techniques

Type I

Déplacement : 1020 tonnes standard 1360 tonnes pleine charge

Dimensions : longueur 85m largeur 8.8m tirant d’eau 3.27m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27.5 nœuds (26 nœuds à pleine charge) distance franchissable 3500 miles nautiques à 15 nœuds 1000 miles nautiques à 26 nœuds

Armement : quatre canons de 4 pouces (102mm) en deux affûts doubles (un avant et un arrière), un affût quadruple Pom-Pom, deux canons de 20mm, quarante charges de profondeur avec deux projecteurs et un grenadeur de sillage

Equipage : 146 officiers et marins

Type II

Déplacement : standard 1050 tonnes pleine charge 1430 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 85.34m (80.46m entre perpendiculaires) largeur 9.54m tirant d’eau 2.36m

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 nœuds (25 nœuds pleine charge) distance franchissable 2560 miles nautiques à 20 nœuds 1100 miles nautiques à 25.5 nœuds

Armement : six canons de 102mm (4 pouces) en trois affûts doubles (un avant et deux arrières), un Pom-Pom quadruple, deux canons de 20mm et 110 charges de profondeur

Equipage : 9 officiers et 155 hommes d’équipage

Type III

Déplacement : standard 1050 tonnes pleine charge 1545/1630 tonnes

Dimensions : longueur 85.30m largeur 9.60m tirant d’eau 3.04m (pleine charge)

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 nœuds (25 nœuds à pleine charge) distance franchissable 2400 miles nautiques à 20 nœuds 1050 miles nautiques à 25.5 nœuds

Armement : quatre canons de 102mm (4 pouces) en deux affûts doubles (un avant un arrière) un affût quadruple Pom-Pom, trois canons de 20mm, deux tubes lance-torpilles de 533mm, 100 charges de profondeur (70 en pratique) avec deux mortiers

Equipage : 9 officiers et 159 hommes d’équipage

Grande-Bretagne (17) Royal Navy (9)

Vedettes lance-torpilles

L’apparition de la torpille automobile et du torpilleur pu laisser croire à la réalisation de la légende de David qui de sa fronde tua le géant Goliath.

Un des nombreux numérotés de la marine française

Un des nombreux numérotés de la marine française

Ces navires prirent cependant rapidement du poids, les éléments rendant nécessaire des navires plus robustes, donnant tort à la Jeune Ecole qui voyait ses “numérotés” semer la terreur le long des côtes américaines alors qu’ils étaient parfois incapables de sortir du port lorsque la mer était un peu formée !

Vedettes lance-torpilles britanniques

Vedettes lance-torpilles britanniques

L’apparition du moteur diesel permis d’envisager de petits navires armés de torpilles, des vedettes lance-torpilles ou pour la Royal Navy, des Motor Torpedo Boat ou bateau-torpilleur à moteur.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de dix-huit vedettes lance-torpilles stationnées en Méditerranée (1st Motor Torpedo Boat Flottilla avec douze vedettes lance-torpilles) et en Extrême-Orient (2nd Motor Torpedo Boat Flottilla avec six vedettes lance-torpilles) auxquelles s’ajoutent cinq vedettes anti-sous-marines (1st Flottilla Anti-Submarine Boat) déployées au sein de la Home Fleet.

De nouvelles flottilles sont mises sur pied pour couvrir les océans où leur intervention est utile et c’est ainsi qu’en septembre 1948, la Royal Navy dispose de nombreuses flottilles de vedettes lance-torpilles.

-1st Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Portsmouth avec huit vedettes lance-torpilles

-2nd Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Malte avec huit vedettes lance-torpilles

-3rd Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Portsmouth avec huit vedettes lance-torpilles

-4th Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Malte avec huit vedettes lance-torpilles

-5th Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Singapour avec huit vedettes lance-torpilles

-6th Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Hong-Kong avec huit vedettes lance-torpilles

-7th Motor Torpedo Boat Flottilla stationnée à Singapour avec huit vedettes lance-torpilles

Cela nous donne un total de cinquante-six vedettes lance-torpilles. Le programme de guerre prévoit également la commande de nombreuses vedettes, les pertes dans cette catégorie risquant d’être nombreuses.

Au côté de ces vedettes lance-torpilles, on trouve également des vedettes de surêté, les plus nombreuses étant les Fairmile A et B.

Navires de Soutien

le théoricien américain Alfred T. Mahan

le théoricien américain Alfred T. Mahan

Le grand théoricien Alfred Mahan disait qu’une marine sans ailes _c’est à dire sans bases_ appartenait au passé. On peut aisement étendre cette réflexion au penseur majeur de la politique navale américaine aux navires de soutien.

L’apparition de la vapeur à considérablement augmenté les servitudes logistiques d’une flotte encore plus dépendantes de ses bases. Désormais il faut ravitailler les navires en carburant, en vivres, en munitions, en pièces détachées mais également assurer leur entretien.

La Royal Navy puissance navale majeure du 18ème au début du 20ème siècle battit une partie de sa puissance sur un réseau de bases judicieusement placées qui rendait le besoin en navires de soutien moindre qu’un pays dépourvu de bases outre-mer comme l’Allemagne.

Néanmoins le développement des porte-avions et la possibilité que certaines bases soient prises ou détruites par l’ennemi rendit indispensable le développement d’une force logistique importante capable de ravitailler et de réparer les nouveaux cuirassés et les nouveaux porte-avions.

En septembre 1939, la marine britannique dispose des navires de soutien suivants :

-Deux poseurs de filets, les HMS Guardian et HMS Protector

Navire-atelier HMS Resource

Navire-atelier HMS Resource

-Navire-atelier HMS Resource

-Navire-dépôt pour sous-marins HMS Medusa HMS Forth HMS Titania HMS Maidstone HMS Medway

-Navire-dépôt pour destroyers HMS Woolwich

-Navire-dépôt pour vedettes lance-torpilles HMSVulcan
-Trois Mouilleur de mines de classe Linnet

-Porte-hydravions HMS Albatros HMS Pegasus HMS Dumana HMS Manela

Alors que le conflit débute, quatre mouilleurs de mines rapides de classe Abdiel sont en construction. Tout comme l’infortuné Pluton de notre marine nationale, ils vont servir aussi bien de mouilleur de mines que de transport rapide voir de navire de commandement.

HMS Albatross ex-HMAS Albatross

HMS Albatross ex-HMAS Albatross

Est également en construction le navire de maintenance aéronautique Unicorn qui doit assurer le maintien en état des groupes aériens en assurant la maintenance lourde et le transport d’appareils neufs.

Le programme de guerre de septembre 1939 ne prévoit pas la commande de navires auxiliaires, la priorité étant donnée aux navires de guerre. Le retour rapide à la paix (même si il s’agit d’une Paix Armée) permet aux britanniques de voir plus loin que le conflit immédiat.

Si la marine britannique dispose de navires de soutien, la majorité des navires auxiliaires dépendent de la Royal Fleet Auxiliary (RFA) créée en 1905 pour regrouper des navires de type marchand, des navires soit construits dès l’origine pour cette mission ou adaptés après réquisition/rachat.

Disposant en décembre 1914 d’un transport de produits pétroliers, d’un charbonnier et de dix pétroliers, la RFA va disposer de cent-soixante navires dont les plus célèbres furent les Q-Ship, les bateaux-pièges chargés de traquer les U-Boot. Le conflit terminé la flotte est considérablement réduite.

En 1936, la flotte de la RFA est composée de quarante-un pétroliers, de douze pétroliers portuaires, de trois navires-dépôts, d’un navire-hôpital, de trois Spirit Carrier et de deux Fuel Hulk.

En septembre 1939, la flotte est assez ancienne mais son renouvellement/expansion à commencé avec l’acquisition de nouveaux navires comme les pétroliers de classe Dale (dix-huit pétroliers), de huit pétroliers portuaires (qui remplacent les huit plus anciens), des ravitailleurs rapides classe Fort, des citernes à eau de classe Fresh,

En septembre 1947, on envisage de transférer les navires de soutien de la Royal Navy à la Royal Fleet Auxiliary mais ce projet n’est pas mené à bien.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte auxiliaire royale aligne donc trente-six pétroliers, douze pétroliers portuaires, huit citernes à eau ,six cargos rapides, trois navires-dépôts, un navire-hôpital, trois Spirit Carrier, deux Fuel Hulk soit un total de soixante-dix sept navires de soutien.

La Royal Fleet Auxiliary (RFA) n’est pas strictement concernée par le programme de guerre mais une partie de la marine marchande britannique va être réquisitionnée pour être transformée en croiseurs auxiliaires mais également en navires-dépôts, en navire-ateliers et tout autre configuration destinée au soutien de la Royal Navy.

Du côté de la Royal Navy, on construit cinq ravitailleurs de sous-marins pour permettre à chaque flottille de disposer d’un navire-dépôt. Ces navires sont plus petits que les navires-dépôts en service en septembre 1939 mais pas moins capables.

La Royal Navy dispose en septembre 1948 de quatre mouilleurs de mines rapides, un navire-atelier, cinq navires-dépôts de sous-marins, cinq ravitailleurs de sous-marins , un navire-dépôt pour destroyers, un navire-dépôt pour vedettes lance-torpilles, trois mouilleurs de mines, quatre porte-hydravions et un navire de maintenance aéronautique, le HMS Unicorn et deux poseurs de filets