23-Armée de terre Ligne Maginot (35)

Secteur Fortifié de Savoie

Avant-propos

Le SFS s’etend de la frontière suisse au col des Rochilles, englobant les trois vallées savoyardes du Beaufortin, de la Tarentaise et de la Maurienne.

La défense de la Tarentaise et du Beaufortin à pour but de couvrir les directions de Bourg-Saint-Maurice et d’Albertville au débouché du col du Petit-Saint Bernard encadré par les cols muletiers de la Seigne et du Mont.

Dans un premier temps, la CORF ne s’intéresse pas à cette position et jusqu’en 1930, sa défense repose sur de vieux ouvrages de la génération précédente. En 1937, un barrage rapide est établit à Versoyen et de deux petits ouvrrages à Chatelard et à Cave-à-canon.

La défense de la Maurienne à pour but de couvrir la ville de Modane devant laquelle à été établit la position de résistance, s’appuyant au massif de la Vanoise et laissant la haute vallée de la Maurienne au delà de la zone des avant-postes.

Jusqu’en 1930, la défense de la Maurienne repose sur un barrage échelonné en profondeur pour tenir compte des différentes voies de communication de l’époque.

L’essentiel de la défense se consacre autour de Modane avec un barrage de vallée en avant de la ville (ouvrages de Saint-Antoine et Saint-Gobain) et l’interdiction des cols du Sud (Vallée-Etroite, La Roue et Fréjus) débouchant vers la vallée par l’implantation de deux ouvrages d’artillerie et d’un ouvrage d’infanterie.

Au centre du dispositif et implanté sur le vieux fort du même nom, l’ouvrage du Sapey assure l’interdiction lointaine dans les deux directions. La position se termine aux Rochilles (un ouvrage d’infanterie) où elle se raccorde au Secteur fortifié du Dauphiné.

En 1930, l’armée des Alpes entreprend d’établir sur la frontière une série d’Avant-Postes (AP) qui couvrent notamment les espaces de la Maurienne délaissées par le CORF.

En 1939-40, la création d’un barrage fortifié sur la 2ème position est l’oeuvre originale du génie du Secteur Fortifié de Savoie, un barrage fortifié est établi dans toutes les vallées.

Au niveau organisationnel, le SFS est subdivisé en six sous-secteurs, le sous-secteur du Beaufortin , le sous-secteur de Tarentaise, le sous-secteur du Palet-Vannoise, le sous-secteur de la Haute Maurienne, le sous-secteur de Moyenne Maurienne et le sous-secteur de Basse Maurienne

Ce Secteur Fortifié dispose à la mobilisation de septembre 1939, deux demi-brigades alpines de forteresse, la 16ème DBAF qui dispose des 70 et 80ème BAF ainsi que du 6ème BCM alors que la 30ème DBAF aligne les 71ème 81 èmeet 91ème BAF. Ces unités se répartissent de la façon suivante :

-Sous-secteur du Beaufortin : 80ème BAF et troisième bataillon du 215ème RI

-Sous-secteur de Tarentaise : premier bataillon du 215ème RI, 6ème BCM et 3ème CEO du 70ème BAF

-Sous-secteur du Palet-Vannoise : 1ère et 2ème compagnie du 70ème BAF

-Sous-secteur de la Haute Maurienne : 1er bataillon du 281ème RI et un détachement fournit par le 71ème BAF

-Sous-secteur de Moyenne Maurienne : deuxième bataillon du 281ème RI, le 71ème et le 81ème BAF plus des éléments du 343ème RI.

-Sous-secteur de Basse Maurienne : 1er bataillon du 343ème RI et le 91ème BAF

Suite à la démobilisation, seule la 30ème DBAF est maintenue avec les 70 et 71ème BAF qui vont se repartir la garde des différents secteurs, les trois premiers pour le 70ème et les trois autres pour le 71ème.

Sous-secteur du Beaufortin

-L’ouvrage des Séloges est un avant-poste à sept blocs actifs et une entrée destinée à tenir les débouchés du col de la Seigne. Les blocs 1 et 2 sont des casemates pour un fusil-mitrailleur, le bloc 3 est un observatoire muni d’une cloche obs/AP, les bloc 4 et 6 sont des casemates pour une mitrailleuse, le bloc 5 est une issue de secours, le bloc 7 est une casemate pour deux fusils-mitrailleurs alors que le bloc 8 ne dispose que d’un fusil-mitrailleur. On trouve également des baraquements au lieu dit des Chapieux.

Sous-secteur de Tarentaise

A la différence du précédent, ce sous-secteur dispose d’installations fortifiées nettement plus nombreuses et nettement plus diversifiées. On trouve donc les constructions suivantes :

-Un abri d’avant poste et un barrage antichar de la côte 1909

-Le Fort de la Redoute-Ruinée construit entre 1891 et 1894 est renforcé en 1932 avec un abri de bombardement et un créneau au saillant ouest du fort disposant d’une mitrailleuse sous-casemate et de deux mortiers de 81mm à l’air libre. De petits abris FM sous roc sont égalemnt réalisés.

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

-Un avant-poste disposant d’une casemate de mitrailleuse (deux créneaux simples pour une mitrailleuse de 7.5mm) associé à une cloche GFM et un emplacement pour mortier de 60mm à l’air libre.

-Deux abris d’avant-poste

 Position de barrage de Bourg Saint Maurice

Cette position fortifiée dispose d’un barrage de route armé d’un créneau JM/AC 47 pour battre la vallée, un créneau FM/AC 25 (fusil mitrailleur et canon de 25mm) et deux FM défendant un fossé antichar qui est un fossé sec à profil trapézoïdal longé par un mur de 650m.

On trouve également deux ouvrages d’infanterie à un bloc actif qui est pour le premier est une casemate d’infanterie flanquant vers le sud alors que le second est une casemate d’infanterie flanquant vers le nord, les deux étant armés d’un créneau JM/AC 47, deux créneaux JM, une cloche GFM et un créneau projecteur.

Enfin on trouve un ouvrage d’action frontale à Villaroger armé d’un bloc FM et de deux casemates mitrailleuses frontales, un central téléphonique, des tourelles démontables en lisière de la forêt de Malgovert ainsi que la batterie du Leuchelet qui doit recevoir des mitrailleuses et des canons des troupes de campagne.

Organisation Seré de Rivières

Comme dans l’Est, la Tarentaise à été fortifié par Seré de Rivières et les forts construits avant le premier conflit sont intégrés au dispositif.

On trouve ainsi le fort de Vulmix/Vulmis construit de 1890 à 1891 avec 6 canons de 120mm, 2 canons de 95mm sous casemate, deux tourelles de mitrailleuses et un projecteur photo-électrique.

En 1940, le fort est armé par le 164ème RAP qui y déploie quatre canons de 75mm modèle 1897 et deux canons de 95mm modèle 1888 puis six canons de 75mm et deux de 155mm en remplacement des canons de 95mm.

Le fort Le Truc construit de 1891 à 1894 disposait en 1940 de quatre canons de 105L modèle 1913 remplacés ultérieurement par des canons de 155mm modèle 1917.

Le blockhaus de La Platte construit de 1892 à 1894 dispose de deux canons de 155mm Saint Chamond.

La batterie d’artillerie bétonnée du Courbaton dispose de deux canons de 75mm modèle 1897

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23-Armée de terre Ligne Maginot (6)

Les Alpes

Comme dans le nord-est, la ligne Maginot alpine est divisée en secteurs défensifs et en secteurs fortifiés.

-Le Secteur Défensif du Rhône est long de 180km. Très accidenté, il est ignoré des programmes initiaux et n’est couvert que de quelques ouvrages au cours de la guerre de Pologne. Ce n’est qu’avec les travaux du CEZF que ce secteur va être réellement fortifié et protégé.

Le SD-Rhône est subdivisé en trois sous-secteurs, le sous-secteur de la Faucille, le sous-secteur du Chablais et enfin celui de l’Avre supérieur.

L’infanterie y à déployé la 230ème demi-brigade alpine de forteresse (230ème DBAF) qui dispose de deux bataillons alpins de forteresse, les 179ème et 189ème BAF ainsi que le 199ème BCHM (Bataillon de Chasseurs de Haute-Montagne). A cela s’ajoute la 2ème compagnie du 440ème régiment de pionniers.

Canon de 105L modèle 1913S

Canon de 105L modèle 1913S

L’artillerie du SD-Rhône est représentée par la 1ère batterie du 164ème Régiment d’Artillerie de Poisition (164ème RAP) qui dispose de quatre canons de 95mm modèle 1888, trois canons de 105 L13 et quatre canons de 155L modèle 1917. On y trouve également deux sections de génie.

-Le Secteur Fortifié de Savoie est situé au sud du SD-Rhône. Il est subdivisé en six sous-secteurs appelés Beaufortin, Tarentaise, Palet-Vanoise, Haute-Maurienne, Moyenne-Maurienne et Basse-Maurienne.

Le SF Savoie dispose de troupes nombreuses avec pour l’infanterie, deux demi-brigades alpines de forteresse, la 16ème DBAF qui dispose de trois bataillons (70ème 80ème BAF 6ème BCM) et la 30ème DBAF qui dispose elle aussi de trois bataillons (71ème 81ème et 91ème BAF) auxquelles s’ajoutent deux compagnies de pionniers (2ème et 3ème compagnie du 440ème régiment).

L’artillerie est représentée par quatre groupes du 164ème RAP (équipés de canons de 75mm, de 105mm, de 120mm,de 155mm plus des canons de 65mm et des canons de tranchée de 150mm) et le génie par le 214ème bataillon de sapeurs mineurs plus des unités de soutien.

-Le Secteur Fortifié du Dauphiné est connu à l’origine sous le nom de Secteur fortifié des Hautes Alpes (1924-33) et s’étend du camp des Rochilles (limite avec le SF-Savoie) à Bayasse au camp des Fourches/Le Pra qui sert de limite avec le Secteur Fortifié des Alpes Maritimes (SFAM). Il couvre ainsi les vallées de la Haute-Durance, du Guil et de l’Ubaye.

De 1935 à 1939, le SFD est commandé par le général commandant la 27ème DIAlp mais à la mobilisation générale de septembre 1939, le gouverneur militaire de Briançon le remplace.

Comme le secteur fortifié de la Savoie, le SF-Dauphiné dispose de deux DBAF, la 75ème DBAF qui dispose de quatre bataillons alpins de forteresse, les 72ème 82ème 92ème et 102ème alors que la 157ème DBAF ne dispose que de deux bataillons, les 73ème et 83ème BAF. A cela s’ajoute les 4ème et 5ème compagnie du 440ème régiment de pionniers.

L’artillerie est présente avec les 154ème et 162ème RAP alors que le génie à déployé le 216ème bataillon de génie de forteresse plus quelques unités de soutien.

Le Secteur Fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM) s’étend sur plus de cent kilomètres de la région de Restefond-Les Fourches jusqu’à la Méditerranée. Son rôle est capital car il doit couvrir Nice revendiquée comme terre irrédente par Mussolini et le régime fasciste.

Créé par décret le 24 octobre 1924, le SFAM dispose au printemps 1940 de nombreuses unités d’infanterie avec trois demi-brigades alpines de forteresse, la 40ème DBAF à trois bataillons alpins de forteresse numérotés 75ème 85ème et 95ème, la 58ème DBAF à trois bataillons (76ème 86ème et 96ème) et enfin la 61ème DBAF qui dispose des 74ème 84ème et 94ème BAF. On peut y ajouter le 450ème régiment de pionniers à trois bataillons et les 9ème et 10ème bataillons de mitrailleurs.

L’artillerie est elle aussi présente en force avec les 157ème 158ème et 167ème régiments d’artillerie de position (RAP) alors que le génie à déployé trois compagnies du 251ème bataillon de génie de forteresse.

22-Armée de terre : armement et matériel (85) ordre de bataille (19)

-11ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée couvre le Secteur Fortifié du Jura, l’extrémité sud du Groupe d’Armées n°2. Il dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’unités placées directement sous son commandement :

-611ème régiment de pionniers

Le Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité des FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm avec des 105L Schneider modèle 1936 et des groupes de 155mm avec des 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 11ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°511 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 54ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B qui dispose de trois
régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 57ème Division d’Infanterie est une division de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-27ème Corps d’Armée

A la différence de tous les corps d’armée que nous venons de voir, le 27ème CA est placé en réserve stratégique pour une possible intervention en Suisse à la demande du gouvernement helvétique en cas d’agression allemande.

Ce corps d’armée dispose de deux divisions, une division d’infanterie de série A et une division d’infanterie alpine de mobilisation. Il dispose également d’unités qui lui sont rattachés :

-627ème régiment de pionniers

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) qui dispose de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 27ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°527 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 7ème Division d’Infanterie est une unité de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 28ème Division d’Infanterie Alpine est elle aussi une unité de mobilisation qui dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

3ème Corps de Cavalerie

Le 3ème CC (connu également sous le nom de 37ème CA) regroupe les trois Divisions Légères Mécaniques affecté au soutien des quatre armées du GA n°2. Il regroupe la 2ème, la 4ème et la 8ème DLM.

Si les deux premières sont des unités expérimentées (bien que n’ayant pas été engagées au combat), la 8ème DLM est encore novice car créée seulement un an plus tôt en septembre 1947.

La mission de ce troisième corps de cavalerie est en phase défensive d’appuyer les quatre armées en repoussant les percées ennemies et les brèches dans notre dispositif et en phase offensive d’appuyer notamment le 2ème CAC.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 637ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 339ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés (105C modèle 1935B) ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 8ème cuirassiers

-3ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 13ème régiment de dragons et le 1er régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 3ème groupe de canons d’assaut, le 3ème escadron antichar, le 3ème escadron antiaérien porté et le 3ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 29ème régiment de dragons et le 6ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 4ème groupe de canons d’assaut, le 4ème escadron antichar porté, le 4ème escadron antiaérien porté et le 4ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-Le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 5ème cuirassiers

-7ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 8ème régiment de dragons et le 3ème régiment de dragons portés accompagnés par le 7ème groupe de canons d’assaut, le 7ème escadron antichar porté, le 7ème escadron antiaérien porté et le 7ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 18ème régiment de chasseurs à cheval et le 7ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 8ème groupe de canons d’assaut, le 8ème escadron antichar porté, le 8ème escadron antiaérien porté et le 8ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM)

-Le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont)

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 3ème cuirassiers

-La 15ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 2ème régiment de hussards et le 13ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut, le 15ème escadron antichar porté, le 15ème escadron antiaérien porté et le 15ème groupe de reconnaissance.

-La 16ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 3ème régiment de chasseurs à cheval, un régiment de dragons portés le 14ème régiment de dragons portés, le 16ème groupe de canons d’assaut, le 16ème escadron antichar porté, le 16ème escadron antiaérien porté et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-Un régiment d’artillerie, Le 77ème régiment d’artillerie de DLM (77ème RADLM)

-un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Une compagnie télégraphique et une compagnie radio

-Deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

22-Armée de terre : armement et matériel (84) ordre de bataille (18)

8ème Armée

La 8ème Armée est la quatrième armée appartenant du Groupe d’Armées n°2. Elle couvre le Secteur Fortifié de Montbéliard et le Secteur Fortifié du Jura avec trois corps d’armée à deux divisions ce qui permet de réserver un corps d’armée à une intervention éventuelle en Suisse.

La mission de cette armée est donc double : assurer la défense de la frontière et se préparer à une éventuelle intervention en Suisse sur demande du gouvernement helvétique.

-Comme les autres armées, la 8ème Armée dispose d’unités placées directement sous son commandement :

-Quatre régiments de pionniers : 408ème, 418ème, 428ème et 438ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 508  avec le     9ème BCC (45 FCM-42), le 22ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 33ème BCC (45 AMX-44)     et le 48ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 48ème BCC dispose de sa pleine dotation en chars, le 33ème BCC reste un bataillon de     papier jusqu’au début du mois d’octobre quand il reçoit ses premiers AMX-44 tout justes     sortis des chaines de montage de Gien.

On trouve le 8ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°8, parc de réparation des équipages et des ferrures n°8, le parc de     réparation automobile n°8, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°8 et le parc de     munitions d’armée n°8).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 808me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 821ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la huitième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 8ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 8ème armée, le GRAVIA-VIIIA et des GAO destinés eux à l’éclairage des Corps d’Armée.

Le GRAVIA VIII-A dispose pour assurer la couverture aérienne, l’appui-feu et la reconnaissance des moyens suivants :

-La 15ème Escadre de Chasse stationnée à Chissey dispose de deux groupes équipés d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-L’appui-feu est assurée depuis la base aérienne de Malbouhans par un groupe de bombardiers moyens, le GB III/11 équipé de Lioré et Olivier Léo 458 et deux groupes de bombardement légers, les GB II et GB III/62 équipés de Glenn-Martin 167/187F.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Dole-Tavaux par le GR IV/33 équipée de 36 Bloch MB-175.

Le GRAVIA VIIIA dispose au total de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 225 avions.

A ces avions s’ajoute trois Groupes Aériens d’Observation, les GAO-510, GAO-511 et GAO-527.

-Le Groupe Aérien d’Observation 510 stationné à Malbouhans dispose de dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 511 stationné à Dole-Tavaux dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 527 stationné à Chissey dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le nombre d’avions disponibles pour le GRAVIA VIII-A atteint le chiffre de 330 appareils avec 108 chasseurs (81 monomoteurs _54 Arsenal VG-36 et 27 Arsenal VG-39_ et 27 Bréguet Br700C2), 81 bombardiers (27 Lioré et Olivier Léo 458, 36 Glenn-Martin 167F et 18 Glenn-Martin 187F), de 44 Bloch MB-175, de 16 Bloch MB-176, de 36 Dewoitine D-720 et de 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La force vive de la 8ème armée est composé de trois corps d’armée, le 10ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié de Montbéliard avec deux divisions d’infanterie, le 11ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié du Jura avec deux divisions d’infanterie et le 27ème Corps d’Armée, gardé en réserve pour une éventuelle intervention en Suisse avec une division d’infanterie et une division d’infanterie alpine.

-10ème Corps d’Armée

Couvrant le Secteur Fortifié de Montbéliard, le 10ème CA dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’autres éléments de combat et de soutien :

-610ème régiment de pionniers

-10ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (10ème GRCA) équipé de chars  légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

-113ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (113ème RALH) disposant de deux     groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 10ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°510 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 58ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (204ème, 227ème et 334ème RI); de deux régiments d’artillerie (48ème et 248ème RALD), de la 658ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 658ème Bataillon de défense antiaérienne, du 87ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie de l’appui  du 61ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (61ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité d’AMX-44) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT) à été formée entre septembre 1939 et mai 1940 au camp d’Agde.

Un temps, elle devait restée stationnée dans le sud de la France pour dissuader l’Espagne d’une attaque surprise dans les Pyrénées (qui apparaît hautement improbable en 2014 mais c’était autre chose à l’époque) mais finalement, elle va rejoindre en septembre 1948 le 10ème Corps d’Armée.

Cette division est organisée comme les Divisions d’Infanterie françaises avec trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), deux régiments d’artillerie (1er régiment d’artillerie tchèque et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Un GRDI monté, le 1er groupe de cavalerie tchèque complète le dispositif, sa motorisation prévue n’à pas été réalisé avant septembre 1948.

22-Armée de terre : armement et matériel (83) ordre de bataille (17)

-9ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) doit assurer la défense d’une portion de frontière correspondant au Secteur Fortifié de Colmar.

-Il dispose pour cela de deux divisions d’infanterie mais également d’unités qui lui sont directement rattachées :

-609ème régiment de pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) équipés de chars
légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     d’automitrailleuses puissantes.

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (121ème RALH) équipé de deux     groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de     155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 9ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°509 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 13ème Division d’Infanterie est une Division de type Nord-Est, une division d’active dont l’état-major est en temps de paix stationné à Besançon.

Elle dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (21ème et 60ème RI), d’un régiment de tirailleurs marocains (8ème RTM); de deux régiments d’artillerie (28ème RAD et 228ème RALD); de la 613ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 613ème bataillon de défense antiaérienne, du 25ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 17ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (17ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 32ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (7ème, 122ème et 143ème RI); de deux régiments d’artillerie (3ème RAD et 203ème RALD); de la 632ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 632ème bataillon de défense antiaérienne, du 84ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 38ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (38ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-12ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est déployé au sud du 9ème CA, assurant la défense du Secteur Fortifié de Mulhouse.

-Il dispose d’unités qui lui sont directement rattachées comme le 612ème régiment de pionniers ou le 12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) chargé d’assurer son éclairage.
Il aurait du être constitué avec des chars légers AMX-44 et des automitrailleuses puissantes mais en attendant leur disponibilité, le 12ème GRCA dispose d’automitrailleuses de découverte et des Hotchkiss H-39.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

Il dispose également du 112ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (112ème RALH) qui dispose  de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917 puis 1945 ainsi que des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 12ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°512 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 35ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie avec deux régiments de ligne (11ème et 123ème RI) et un régiment de la Légion Etrangère (8ème REI); deux régiments d’artillerie (14ème et 214ème RALD), la 635ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 635ème Bataillon Antiaérien, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Elle bénéficie également du soutien du 29ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (29ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes. Les FCM-42 n’étaient pas encore disponibles au 5 septembre 1948, des Renault R-40 lui sont livrés.

-La 40ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois demi-brigades de chasseurs à pied avec la 6ème demi-brigade de chasseurs à pied (43ème, 47ème et 51ème BCP), la 7ème demi-brigade de chasseurs à pied (44ème, 48ème et 52ème BCP) et la 8ème demi-brigade de chasseurs à pied (53ème, 54ème et 55ème BCP);

L’appui-feu est assuré par deux régiments d’artillerie (79ème RAD et 279ème RALD), de la 640ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 640ème bataillon de défense antiaérienne, du 86ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 43ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (43ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-28ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée mis sur pied par la 11ème région militaire (Lyon) couvre le Secteur Fortifié d’Altkirch avec deux divisions, deux divisions d’active, la 43ème Division d’Infanterie de Strasbourg et la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) de Grenoble.

La mission de ce corps d’armée est de couvrir la frontière jusqu’à la hauteur de Montbéliard et si nécessaire de tendre la main aux suisses en cas d’agression allemande même si cette dernière mission était davantage du ressort de la 8ème Armée déployée au sud.

-Comme tous les Corps d’Armée, le 28ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattaché :

-628ème régiment de pionniers

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.
-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) qui dispose de deux     groupes de 105mm équipés de Schneider modèle 1936 et de deux groupes de 155mm     équipés de canons de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 28ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°528 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 43ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose d’un régiment d’infanterie de ligne (le 158ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (la 4ème DBCP) et d’un régiment de tirailleurs (le 3ème Régiment de Tirailleurs Marocains); de deux régiments d’artillerie (12ème RAD et 212ème RALD), de la 643ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 643ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 32ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (32ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 27ème Division d’Infanterie Alpine dispose de la 53ème brigade d’infanterie alpine (99ème RIA et 5ème demi-brigade de chasseurs alpins) et de la 54ème brigade d’infanterie alpine (159ème RIA et 7ème demi-brigade de chasseurs alpins) ; de deux régiments d’artillerie (93ème Régiment d’Artillerie de Montagne et 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne); de la 627ème Batterie Divisionnaire Antichar; du 627ème Bataillon de défense antiaérienne, du 32ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 20ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (20ème GRDI) qui aligne des chars légers FCM-42 et des automitrailleuses de découverte.

22-Armée de terre : armement et matériel (79) ordre de bataille (13)

-7ème Corps d’Armée

-Outre les deux divisions sous ses ordres, le 7ème Corps d’Armée qui occupe la partie occidentale de la zone de responsabilité de la troisième armée dispose d’unités qui lui sont directement rattachées en l’occurence les suivantes :

-607ème régiment de pionniers (défense du poste de commandement, travaux d’infrastructure)

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnommée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-7ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (7ème GRCA) avec des chars
légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses de découverte AMD 178.

-107ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée (RALT) disposant de deux groupes de 105L
Schneider modèle 1936 et de deux groupes de 155 GPF-T

-Diverses unités du génie, des transmissions, du train, de l’intendance, de la santé.

Bloch MB-175

Bloch MB-175

-L’armée de l’air détache au profit du 7ème CA, le Groupe Aérien d’Observation n°507 équipé comme les autres unités de de ce type de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 36ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie type Nord-Est, une division d’active donc dont l’état-major est en temps de paix installé loin d’ici à Bayonne.

Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (14ème, 18ème et 57ème RI), de deux régiments d’artillerie (24ème et 224ème RALD), de la 636ème batterie divisionnaire antichar, du 636ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 39ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (39ème GRDI) qui dispose de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 1ère Division d’Infanterie Polonaise (1ère DIP) est une division composée essentiellement de polonais vivant en France qui après la mobilisation auraient du rallier leur pays d’origine mais la défaite foudroyante de la Pologne ne le permis pas.

Levée et entrainée en France, équipée entièrement de matériel français, la 1ère DIP est intégrée au 7ème Corps d’Armée en compagnie d’une division d’active, la 36ème DI.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie appelés grenadiers, le 1er régiment de grenadiers de Varsovie (1er RIP), le 2ème régiment de grenadiers de Grande Pologne (2ème RIP) et le 3ème régiment de grenadiers de Silésie (3ème RIP);

L’appui des régiments d’infanterie est assurée par deux régiments d’artillerie (1er Régiment d’artillerie polonaise ou régiment d’artillerie légère de Vilnius et le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise ou régiment d’artillerie lourde de Poméranie).

Quand à la lutte antichar et à la lutte antiaérienne, elle est du ressort de la 1er batterie divisionnaire antichar polonaise et du 1er bataillon de défense antiaérienne polonais.

On trouve également un bataillon du génie (1er BGPol ou 76ème BG) et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 8ème régiment de Uhlans qui assure le même rôle que les GRDI à la différence qu’ici, cette unité reste une unité montée et n’est que partiellement motorisée.

Sa motorisation est prévue au printemps 1949. En attendant les cavaliers polonais ne disposent que de quelques camions légers pour remorquer et/ou transporter les pièces antichars.

-23ème Corps d’Armée ou Corps d’Armée Colonial (CACol)

En dépit de sa dénomination, seule la présence du 11ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Hippomobile (11ème RALCH) atteste du caractère colonial de ce corps d’armée.

Au sein du dispositif de la 3ème armée, il s’installe à l’est du 7ème CA, encadrant le 4th British Corps avec le 24ème Corps d’Armée.

Outre les deux divisions d’infanterie, nous trouvons le 623ème régiment de pionniers, le 23ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (23ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P, le 11ème RALCH qui dispose de deux groupes de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917.

On trouve également des unités du génie et de soutien ainsi qu’un groupe aérien d’observation, le GAO n°523.

-La 2ème division d’infanterie est une unité de série A composée de réservistes jeunes, souvent des appelés libérés depuis moins de cinq ans.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (33ème, 73ème et 127ème RI), de deux régiments d’artillerie (34ème RAD et 234ème RALD), de la 602ème batterie divisionnaire antichar, du 602ème bataillon de défense antiaérienne, du 77ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 11ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (11ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178.

-La 56ème division d’infanterie est une unité de série B composée de réservistes plus âgés que la précédente. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (294ème, 306ème et 332ème RI), de deux régiments d’artillerie (26ème RAD et 226ème RALD), de la 656ème batterie divisionnaire antichar, du 656ème bataillon de défense antiaérienne, du 78ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 63ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (63ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178.

22-Armée de terre : armement et matériel (76) ordre de bataille (10)

-5ème Corps d’Armée

Ce 5ème Corps d’Armée mis sur pied par la 5ème région militaire de Poitiers dispose de deux divisions avec une division d’active, la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) et une division de réserve de série B, la 55ème Division d’Infanterie.

-Le 5ème CA dispose d’unités qui lui sont propres avec le 605ème régiment de pionniers, le 12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponbilité du FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 à canon de 47mm en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

Canon de 155mm long Schneider modèle 1917

Canon de 155mm long Schneider modèle 1917

Il dispose également d’un régiment d’artillerie lourde, le 110ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial Hippomobile disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm modèle 1917 ainsi que de diverses unités de soutien.

Dewoitine D-720

Dewoitine D-720

L’armée de l’air déploie au profit de ce corps d’armée, le 505ème Groupe Aérien d’Observation (505ème GAO) équipé de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir soit un total de trente-cinq appareils.

-La 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) est une unité d’active dont l’état-major est implanté à Poitiers. Cette division dispose de deux régiments de tirailleurs, les 14ème et 15ème régiments de tirailleurs algériens ainsi qu’un régiment de zouaves, le 12ème régiment de zouaves.

Elle dispose également de deux régiments d’artillerie (20ème RANA et 220ème RALNA), de la 603ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 603ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 41ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 93ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (93ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 55ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série B disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (213ème, 295ème et 331ème RI), de deux régiments d’artillerie (45ème RAD et 245ème RALD), de la 655ème batterie divisionnaire antichar, du 655ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 64ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (64ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-6ème Corps d’Armée

Le 6ème Corps d’Armée dispose d’unités qui lui sont directement rattachées en l’occurence les unités suivantes :

-606ème régiment de pionniers

-Le 6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) mis sur pied par     le CMC n°23 de Bayonne dispose de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité de FCM-42) et d’automitrailleuses de     découverte AMD 178.

-Le 118ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (118ème RALH) dispose de deux groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917

-Diverses unités de soutien (génie, transmissions, train, intendance et santé)

-L’armée de l’air détache au profit du 6ème Corps d’Armée, le Groupe Aérien d’Observation n°506 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et   d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC) est une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Bordeaux. Elle dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (3ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (12ème et 14ème RTS).

Elle aligne également deux régiments d’artillerie (1er Régiment d’Artillerie Colonial et 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale), de la 601ème batterie divisionnaire antichar coloniale, du 601ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 35ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 71ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (71ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 41ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation (série A) disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (101ème, 103ème et 104ème RI), de deux régiments d’artillerie (13ème RAD et 213ème RALD), de la 641ème batterie divisionnaire antichar, du 641ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 36ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (36ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’AM modèle 1940P.

-22ème Corps d’Armée

Le 22ème Corps d’Armée dispose comme unités directement rattachées du 622ème régiment de pionniers, du 22ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (22ème GRCA) équipés de chars légers FCM-42 (Hotchkiss H-39 en attendant leur disponibilité) et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178.

Il dispose également du 180ème régiment d’artillerie lourde tractée (180ème RALT) qui aligne deux groupes de 105mm (105L modèle 1941S) et deux groupes de 155mm (155L GPF-T) ainsi que diverses unités du génie, des transmissions, du train, de l’intendance, de la santé.

L’armée de l’air détache au profit du 22ème CA, le Groupe Aérien d’Observation n°522 équipé comme les autres unités de de ce type de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC) est une solide unité d’active dont l’état-major est stationnée en temps de paix à Paris dispose de trois régiments d’infanterie coloniale (1er, 21 et 23ème RIC), de deux régiments d’artillerie (3ème RAC et 203ème RALC),  la 603ème batterie divisionnaire antichar coloniale, du 603ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 37ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 73ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (73ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 71ème Division d’Infanterie est une unité de mobilisation de série B composée donc de réservistes expérimentés. Elle dispose de trois régiments d’infanterie (120ème, 205ème et 246ème RI), de deux régiments d’artillerie (38ème RAD et 238ème RALD), la 671ème batterie divisionnaire antichar, du 671ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle dispose également du soutien du 60ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (60ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.