Allemagne (65) Armée de terre (22)

Uniformes

Casques et coiffures

-Le casque était identique à celui adopté durant le premier conflit mondial, un casque inspiré des “bombes” du Moyen-Age, forme qui avait l’avantage de bien protéger la tête.

Casque d'acier (Stalhelm) modèle 1916 avec un camouflage de 1918

Casque d’acier (Stalhelm) modèle 1916 avec un camouflage de 1918

Si quelques casques modèles 1916 étaient encore en service dans certaines unités, l’immense majorité des soldats étaient équipés d’un modèle amélioré, le modèle 1935.

Comparaison entre le casque modèle 1916 et le casque modèle 1935

Comparaison entre le casque modèle 1916 et le casque modèle 1935

En temps de paix, il portait sur le côté droit l’écusson national noir-blanc-rouge et sur le côte gauche l’aigle noir, ses éléments étant généralement effacés au combat.

-Des casques tropicaux ont également été produits en petit nombre en cas de combat au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord aux côtés des italiens.

-Loin des premières lignes et au cantonement, plusieurs modèles de coiffures étaient utilisés, la casquette plate (Schirmmütze) pour les officiers, une casquette carrée (Bergmütze) pour les troupes de montagne et le calot ou bonne de police (Feldmütze) pour les sous-officiers et les hommes du rang jusqu’en 1938 quand les officiers jusqu’au grade de colonel pouvaient le porter.

Les troupes blindées portaient un béret noir assorti à leur uniforme.

Uniforme

-Il est de couleur feldgrau ou gris-vert, une teinte ancienne dans l’armée allemande car remontant au 19ème siècle. La teinte à cependant évoluée, le gris vert étant plus vert que gris pour la vareuse qu’il s’agisse de la vareuse du temps de paix (Waffenrock) ou de celle portée au combat (Feldbluse).

Vareuse (Waffenrock) de l'artillerie

Vareuse (Waffenrock) de l’artillerie

-Le pantalon était gris foncé pour toutes les armes sauf pour les troupes blindées. Les officiers généraux portaient un passepoil écarlate, les autres officiers portant un passepoil à la couleur de leur arme.

-Les chasseurs de montagne portaient un pantalon spécial adapté au milieu spécifique dans lequel il devait combattre.

-Certains corps comme la S.S et les troupes blindées portaient un uniforme entièrement noir.

Homme des troupes blindées (Panzertruppen)

Homme des troupes blindées (Panzertruppen)

-Les officiers possédaient une tenue de parade appelée Feldbluse mit Vorstössen,la vareuse et le pantalon disposant d’un passepoil rouge ou jaune. Ils possédaient en sus une tenue blanche appelée Weisser Rock qui se portaient uniquement au cantonnement, seules les promenades à cheval autorisant son port à l’extérieur.

-Le manteau de couleur feldgrau dispose d’un col de couleur bleu vert très foncé. Il devait être porté entièrement fermé à l’exception des officiers généraux qui pouvait le porter entre-ouvert ce qui permettait d’admirer la doublure écarlate.

-Existence de petits stocks d’uniformes adaptés au combat en milieu tropical et en milieu hivernal.
-Les marques de grade étaient portées sur le bras gauche, le col et les pattes d’épaules, les insignes de spécialisation se portaient sur l’avant-bras droit.

22-Armée de terre : armement et matériel (62)

Les marques de grade

-Pour les officiers, il est représenté par des gallons métallique en trait côtelé de la couleur du bouton (généralement or pour l’infanterie et argent pour la cavalerie même si il existe des exceptions). Les officiers des chasseurs alpins et parfois d’autres unités alpines portent leurs marques de grades en soutache métallique posée en fer de lance.

Le grade de sous lieutenant est symbolisé par une barrette, de lieutenant par deux barrettes, le grade de capitaine par trois barrettes, le chef de bataillon ou d’escadron par quatre barrettes, le grade de lieutenant-colonel et de colonel par cinq barrettes.

Le général de brigade porte deux étoiles, le général de division trois étoiles, le général de corps d’Armée trois étoiles et le général d’armée cinq étoiles.

-Les aspirants (grade le plus élevé chez les sous-officiers) portent une boucle en soutache métallique de la couleur du bouton mêlée d’un cinquième de soie rouge.

-Les adjudants portent un galon métallique en trait côtelé portant une ligne rouge en son centre. Le galon des adjudants-chefs est de la couleur bouton, celui de l’adjudant de la couleur opposé.

-Les sergents (ou maréchaux des logis) portent des galons métalliques en lézarde de la couleur du bouton selon une géométrie semblable à celle de la troupe.

-La troupe (1ère classe, caporaux ou brigadiers) disposent de galons en cul-de-dé (trame à damier) de laine, les galons sur la tenue de sortie étant d’une couleur distinctive et posés en fer de lance ou en V inversé à 55°.

En tenue de campagne, les galons de la troupe apparaissent sous la forme de barrettes obliques de 35mm de long de couleur vert kaki ou vert foncé pour la Légion Etrangère, les chasseurs et les chars de combat.

En tenue de sortie, le grade de caporal-chef est matérialisé par deux chevrons de laine au bas de la manche et une barette en lezarde métallique en haut de la manche, ces trois éléments étant réunis en bas de la manche pour la tenue de campagne.

En temps de paix, les caporaux et brigadiers chefs servant au delà de la durée légale portent une soutache en soie de la couleur des galons de laine en dessous de ces derniers.

P-Équipements collectifs

Dans cette partie,nous allons traiter de l’équipement individuel du soldat, des outils, du matériel de campement, des harnachements de la cavalerie, des équipements de ski et d’alpinisme, des équipements d’optique et de topographie, du matériel de transmission, de protection contre les gaz de combat et du matériel de santé, bref tout ce qui permet au soldat de combattre efficacement sur le terrain.

L’équipement individuel

Appelé également «Grand Équipement», ce terme désigne le paquetage du soldat, ce qui lui permet de tenir en campagne. Comme dans les autres domaines, on trouve en septembre 1939 plusieurs modèles de grands équipements, des version d’origine, des versions modifiées……. .

Après la démobilisation de l’été 1940, on assiste à un remplacement très progressif des anciens équipements par l’équipement modèle 1935 qui aurait pu devenir standard pour les troupes d’active sauf qu’en 1943, un nouveau type d’équipement apparaît, le grand équipement modèle 1943 réservé dans un premier temps comme la tenue du même modèle aux chasseurs et aux dragons portés.

Néanmoins, la situation à l’été 1948 est moins confuse que neuf ans plus tôt. En effet, la majorité des mobilisés vont recevoir l’équipement modèle 1935 et seuls quelques rares unités de série B devront se contenter des équipements anciens modèles généralement pour peu de temps.

L’équipement ancien modèle

C’est un héritage direct du premier conflit mondial, de la guerre des tranchées. Chargés comme des baudets, les fantassins qui se déplacent essentiellement à pied voient leur fardeau allégé avec la mise en place au niveau de la compagnie d’une camionnette d’allégement.

Il se compose d’une paire de bretelles de suspension modèle 1892/14, d’un ceinturon modèle 1903/14, de deux ou trois cartouchières, un porte-baïonnette, un havresac modèle 1893, deux étuis-musette modèle 1861, un bidon de deux litres modèle 1877 et un masque à gaz ANP 31.

Le paquetage en lui même se décline en trois configurations en fonction des situations :

-Le paquetage de route est un équipement complet moins le «ballot individuel», placé dans l’un des étuis-musette porté sur la voiture d’allègement de la compagnie tout comme la demi-couverture individuelle, les ustensiles de campement étant portés sur la cuisine roulante.

-Le paquetage de combat est similaire au paquetage de route mais les outils sur leur porte-outils sont fixés au ceinturon au lieu d’être sur le havresac qui peut recevoir les sac à terre et le matériel collectif de camouflage dont les différents éléments sont dispersés entre les différents soldats du groupe de combat.

-Le paquetage complet est exceptionnel avec en plus du ballot individuel placé au sommet du havresac, les ustensiles de campement collectif (sur le havresac) et la couverture dans le havresac contre le dos. Néanmoins en raison de l’encombrement de la toile de tente et de la couverture, ces derniers éléments sont généralement portés à l’extérieur en boudin.

Le ceinturon toutes armes modèle 1903/14 et les bretelles de suspension modèle 1892/14 sont en cuir fleur. L’étui-musette modèle 1892 est réalisé en toile cachou puis en kaki (vraisemblablement à partir de 1938) alors que les cartouchières sont en cuir. A noter que si le modèle 1916 est le plus courant, on trouve des modèle plus anciens datant de 1905 et de 1888.

Le havresac toutes armes modèle 1893 est de forme parallélépipédique. Il est monté sur un cadre en peuplier contreplaqué formé de quatre planchettes de 105mm de long pour 4mm d’épaisseur. Elles sont renforcées par un tasseau de section triangulaire à chaque angle. Le cadre est recouvert de toile claire de lin ou de chanvre collée sur le bois, le sac proprement dit étant confectionné en forte toile de lin ou de chanvre kaki.

On trouve en septembre 1939, deux porte-baïonnette, le modèle 1888 et le modèle 1915. Cet équipement va peu à peu disparaître, le MAS et ses successeurs disposant d’un emplacement pour transporter la baïonnette.

L’équipement ancien modèle modifié

Dans le but de rendre plus ergonomique l’équipement ancien modèle, ce dernier est modifié au début des années trente et officialisé par le Bulletin Officiel (BO) du 8 juin 1934.

Dans un premier temps, l’infanterie, les dragons portés et les unités divisionnaires du génie sont concernées mais le 25 août 1936 cette mesure est étendue aux pelotons de mitrailleuses et d’engins d’unités portées et plus généralement, à toutes les formations de cavalerie normalement transportées en camions ou en motocyclettes et combattant à pied.

Les destinataires de cet équipement modifié sont les grenadiers VB, les servants d’armes collectives, les transmetteurs et les ordonnances.

Le havresac modèle 1893 modifié 1934 est semblable à son ainé mais les bretelles sont modifiées pour permettre un port lombaire. Les cartouchières sont modifiées pour permettre d’y accrocher la musette et le bidon, ce dernier étant lui aussi modifié. La cartouchière dorsale est supprimée et remplacée par un passant-coulant permettant de fixer l’arme ainsi que le bidon et la musette.

Cet équipement modèle 1934 est modifié en 1935 dans la voie d’une simplification, simplification plus économique que les précédentes.

L’équipement modèle 1935

La mise au point de ce nouvel équipement est lié en partie à l’adoption de la nouvelle tenue kaki mais également l’aboutissement de recherches destiné à simplifier le paquetage, à permettre à n’importe quel homme quelque soit son rôle de porter un même équipement.

Le nouvel équipement est également attribué le 21 avril 1937 aux unités de sapeurs (mineurs, pontonniers, télégraphistes et de chemins de fer). On le trouvera également dans l’artillerie et la cavalerie mais en nombre très limité voir infime.

Cet équipement se compose de bretelles de suspension ancien modèle 1892/1914, un crochet de suspension ancien modèle, un ceinturon ancien modèle 1903/14, une cartouchière droite, une cartouchière gauche, deux boucleteaux de suspension de bidon, une musette, un passant trapézoïdal, un sac supérieur et un sac inférieur. Elle est complétée le cas échéant du porte-baïonnette.
Le havresac est porté en campagne du soldat au sergent-chef compris, à l’exception des ordonnances montées et des infirmiers qui disposent d’un sac spécial. Les conducteurs de véhicules placent leur sac à bord.

D’autres catégories de personnel sont dispensées du port du havresac comme les chef de pièce de mortier de 81mm, les opérateurs radios chargés de l’ER-40. Ils placent dans la musette la marmite, la toile de tente sous la patelette, le bonnet de police roulé dans une poche et la boite à vivres de réserve dans l’autre.

Comme pour l’équipement ancien modèle, on trouve plusieurs configurations dans le domaine du paquetage :

-Le paquetage de route dit «normal» comprend les cartouchières, le sac supérieur avec l’outil, le bidon et la musette.

-Le paquetage de combat comporte en plus le couvre-pieds, les éléments de l’unité collective de camouflage ainsi que le campement collectif (plat à quatre, marmite collective de campement). Les outils sont portés au ceinturon à gauche (à droite pour les hommes munis de baïonnettes se portant au ceinturon).

-Le paquetage complet ou «exceptionnel» utilisé en principe pour de faibles parcours, il comporte en plus le sac inférieur normalement porté sur un véhicule.

Le sac supérieur continent la boite à vivres, la boite à graisse et la brosse d’armes (emballé dans un chiffon puis dans un sac étanche modèle 1939), le jersey modèle 1936, la toile de tente (sauf si le couvre-pied est embarqué, dans ce cas elle est glissée dans la double-patelette), la marmite individuelle de campement (parfois placé dans la musette), un bonnet de police (puis le béret), une serviette, un petit morceau de savon et les objets de toilette.

A l’extérieur, l’outillage ou les éléments de l’unité collective de camouflage, le campement collectif (chaque section dispose d’une marmite collective de campement, deux plats à quatre, deux seaux en toile, deux sacs à distribution et une lanterne pliante par groupe, un moulin à café) et un panneau de jalonnement pour deux hommes.

Dans les poches latérales, on trouve les munitions soit trois chargeurs de FM, une trousse de 75 cartouches dans chaque poche, huit grenades à fusil VB ou six grenades à main, les servants d’engins y mette une boite à graisse et brosses diverses.

-Le sac inférieur transporte la paire de chaussures de repos (qui peut être transportée dans un étui-musette) sous la patelette, une chemise, un caleçon, un mouchoir, une serviette, une cravate, une paire de chaussettes, une brosse, une trousse garnie, un morceau de savon et parfois le jersey modèle 1936.

-La musette comprend à l’intérieur la marmite individuelle de campement, le quart, les couverts, les vivres du jour et un couteau à conserve pour trois hommes, un ouvre-boîtes et une boite de conserve de viande. Dans les poches on trouve deux chargeurs de FM par poche et entre les deux poches la béquille ou le support de tir vertical du FM.

-Les cartouchières modèle 1935 sont réalisées en cuir fauve employé fleur à l’extérieur et peuvent emporter chacune 45 cartouches de 7.5mm par lame-chargeur. Les hommes non armés disposant de cartouchières, celles-ci servant à transporter du matériel.

-La musette comme les sac sont fabriquées en toile de lin ou de chanvre kaki avec une poche principale et donc deux poches sur le devant.

-Les boucleteaux de suspension de bidon mesurent 250mm de long et 18mm de largeur pour permettre le transport du seul bidon réglementaire en l’occurence du bidon modèle 1877.

En dépit de progrès importants, l’équipement modèle 1935 révèle à l’usage quelques défauts qui vont être corrigé en 1937 ce qui nous donne «l’équipement modèle 1935 modifié en 1937» essentiellement pour renforcer les différents éléments de cet équipement.

Un passant-coulant spécial est ajouté pour faciliter le port au ceinturon de certains accessoires spéciaux comme les jumelles et les appareils de pointage. Il remplace donc la cartouchière droite ou gauche tout en permettant le port des bretelles de suspension, du sac supérieur, de la musette ou du bidon.

Autres sacs

-Sac en toile cachou modèle 1902 pour l’artillerie de montagne et dans le train

-Sac d’homme monté d’artillerie modèle 1905

-Sac à paquetage en toile modèle 1935 pour les personnels des véhicules blindés, conducteurs de véhicules automobiles, motocyclistes et équipages de side-cars

-Sacoche pour cycliste et vaguemestre aux armées

-Différents sacs à dos pour troupes de montagne

L’équipement modèle 1943

En dépit de sa modernité, l’équipement modèle 1935 étant encore largement issu du premier conflit mondial. Il était bien adapté pour une infanterie se déplaçant à pied, combattant sur des positions fixes et préparées et non pour une infanterie mordante et manœuvrière, sautant d’un véhicule pour s’emparer d’un objectif.

Cela nécessitait un équipement léger et confortable et surtout d’éviter de charger les hommes des baudets pour les garder souples,félins et manœuvriers.

D’où la mise au point de l’équipement modèle 1943, un équipement véritablement révolutionnaire pour les soldats français mais également pour leurs alliés et leurs ennemis.

Destinés aux dragons et aux chasseurs portés, il se compose d’un gros ceinturon en cuir épais et très large. Muni de crochets, il permet le port de deux cartouchières pour 50 cartouches chacune, un étui à cartes (pour les officiers), le masque à gaz, les jumelles (pour officiers), l’étui pour arme de poing et le bidon.

C’est dans cette configuration que les soldats combattent, une tenue d’assaut légère comme elle est officiellement appelée. Un sac en toile modèle 1943 permet aux soldats de porter les équipements qu’ils veulent posséder sur le terrain pour quelques jours sans s’encombrer.

Les sacs inférieurs et supérieurs sont remplacés par un sac à dos unique à deux soufflets, une poche avant et deux poches latérales, un sac muni de deux anses en cuir et tissu et une ceinturon se fermant sur l’avant pour maintenir le sac le mieux calé possible, un système apprécié des soldats pour les marches en milieu difficile.

Le grand sac dispose de sangles pour porter la toile de tente, la couverture (sur le dessus du sac) et les outils qui sont installés latéralement. L’arme peut également être glissé dans un emplacement du sac comme pour les sacs d’éclaireurs skieurs.

22-Armée de terre : armement et matériel (61)

Blousons

-Les Sections d’Éclaireurs Skieurs (SES) des bataillons de chasseurs alpins et des bataillons alpins de forteresse disposent de blousons de skieur à une ou deux poches fabriquées en toile kaki clair puis en toile vert clair. Ce blouson forme un ensemble avec un pantalon de toile.

-Ces deux blousons vont inspirer le blouson de skieur modèle 1940 destiné aux troupes alpines. Il est fabriqué en croisé de coton ou en treillis coton avec trois boutons pour fermer une fente à mi poitrine. On trouve également une capuche amovible.

-A la mobilisation, les mobilisés des unités alpines qu’il s’agisse de cadres ou de membres des SES reçoivent une windjack en remplacement du blouson de skieur pas disponible en quantités suffisantes. C’est une veste trois-quart croisées fabriquée en coton imperméabilisé en blanc, en gris ou en kaki.

-Pour le combat en temps hivernaux, on trouve plusieurs vêtements comme la cagoule caoutchoutée pour éclaireurs skieurs modèle 1940, des sous-vêtement en peau fourrée modèle 1938, des surtout blanc, un paletot croisé canadien appelé également «canadienne», des blousons de cuir du commerce et des chape en peau fourrée.

-Les équipages des chars de combat et des escadrons d’automitrailleuses, de l’artillerie mobile et des compagnies automobiles du train portent un veston de cuir modèle 1920 remplacé peu à peu au sein des équipages de chars de combat par un veston de cuir modèle 1935.

Effets divers d’habillement

Si l’armée fournit les effets d’uniforme, elle ne donne pas tous aux soldats mobilisés qui doivent arriver dans leur corps d’affectation avec les effets suivants qui sont remboursés à leur arrivée au corps :

-une ou deux couvertures de laine

-une ou deux paires de brodequins lourds et une paire de brodequins plus légers dits de repos

-un jersey, tricot ou chandail

-deux chemises en flanelle-coton

-deux caleçons

-deux paires de chaussettes en laine ou laine et coton

-une paire de gants de laine

-deux mouchoirs

-deux serviettes de toilette

-une ceinture de laine ou de flanelle

-une paire de bretelles

-une cuillère et une fourchette

A cela s’ajoute un pantalon et une veste de toile (type vêtement de travail de teinte et modèle se rapprochant des effets réglementaires) et d’une ou deux musettes.

Dans cette catégorie nous trouvons néanmoins des équipements fournis par l’armée comme des chemise en flanelle de coton, une cravate en coton, une cravate modèle 1935, une chemise modèle 1935 en kaki ou en bleu, des ceintures de laine, de flanelle, des jersey modèle 1936 et 1940,des caleçons en toile de coton, un passe-montagne modèle 1935, des chaussettes de coton, des tour de cou en laine, des gants, des moufles, une chèche…. .

Pantalons et culottes

Modèles généraux

Composant indispensable de la tenue de campagne, le pantalon-culotte ou la culotte de drap sont portés en toutes circonstances , complétés par des bandes molletières puis par des jambières modèle 1940 voir par des jambières d’homme monté.

Cette dichotomie simpliste (pantalon-culotte pour les troupes à pied et culotte pour les troupes montées) sur le papier est plus complexe dans la réalité avec de multiples variantes notamment en ce qui concerne les troupes coloniales et les troupes d’Afrique.

Cet ensemble complexe verra une standardisation partielle avec le pantalon pour troupes à pied toutes armes modèle 1938 dit «golf» introduit durant l’hiver 1939-40 en attendant le pantalon pour troupes à pied modèle 1943.

Le pantalon standard des troupes à pied en septembre 1939 c’est le pantalon-culotte des troupes à pied modèle 1922, un pantalon-culotte fabriqué en drap cardé bleu clair puis kaki ou gris de fer foncé pour les chasseurs qui apposaient en corps de troupe un passepoil jonquille supprimé pourtant en 1921.

Lui succède le pantalon pour troupes à pied toutes armes modèle 1938 dont la distribution commence à la fin de la guerre de Pologne. Comme son devancier, il existe en couleur kaki ou gris de fer foncé pour les chasseurs, le drap peigné succédant au drap cardé qui reste utilisé mais en quantités limitées. Ce pantalon est dit de golf car bouffante aux genoux.

On trouve également d’autres modèles de pantalon-culotte en l’occurence le modèle 1915/27 pour les Troupes d’Afrique en drap cardé kaki, le pantalon-culotte en drap cardé (drap peigné à partir de 1939) kaki pour les troupes coloniales (avec des différences entre celui du personnel européen et celui destiné au personnel indigène) ou encore le pantalon-fuseau de ski en kaki ou en bleu.

Les Hommes Montés se distinguent des Hommes Non Montés par le port de la culotte. Le modèle le plus répandu en septembre 1939 est la culotte pour hommes montés modèle 1922 destinée à tous les hommes montés sauf les spahis. Il est fabriqué en drap cardé bleu clair puis en kaki.

Ce modèle est suivit par un modèle 1933 en drap cardé kaki qui est destiné à tous les hommes montés qu’ils soient déployés en Métropole et en Afrique. Les modèle 1922 et 1933 sont modifiés en 1936 avec cinq passants de ceinturon.
La culotte pour hommes montés des troupes coloniales (sans distinction entre européens et indigènes) est une adaptation des modèles 1922 et 1933 avec une ceinture plus étroite (60 au lieu de 90mm) et un bouton au lieu de deux.

Les spahis portent eux une culotte modèle 1915, une culotte bouffante en drap cardé kaki puis à partir de 1939 en drap peigné.

Les officiers et les adjudants portent des effets différents des hommes de troupes. La culotte modèle 1929 inspirée d’une mode venue d’Outre-Manche et remplaçant une culotte kaki avec un passepoil kaki foncé.

Apparue en juillet 1929, elle devient obligatoire le 1er janvier 1933. Elle est fabriquée en drap peigné kaki clair dit «mastic» ou toile kaki clair pour la culotte portée avec la vareuse assortie en tenue d’été.

Les officiers et les adjudants portent également un pantalon modèle 1921 en drap gabardine identique à celui de la vareuse, ce pantalon étant porté avec la tenue n°3 et n°4 ainsi qu’au repos et en cantonnement avec la tenue n°5.

Les officiers généraux ont un passepoil en kaki foncé entre deux bandes de drap de même teinte, les officiers une bande de drap kaki foncé de 5cm de large, les adjudants et adjudants-chefs ont un passepoil kaki foncé et enfin les officiers et adjudants de chasseurs ont sur leur pantalon en drap bleu un passepoil jonquille.

Pantalons et culottes de toile

Les pantalons de drap se révélant salissants et fragiles, des effets spécifiques existent pour protéger ou remplacer les pantalons de drap dans le cadre du combat ou de travaux d’entretien par exemple au sein des unités motomécaniques.

On trouve tout d’abord un pantalon de treillis en lin écru destiné aux troupes métropolitaines. Ce vêtement apparu avant 1900 à été à l’origine de couleur lin écru puis en bleu clair puis à partir de 1930, de nouveau en lin écru.

-Le Pantalon-salopette en toile modèle 1938 est fabriqué en croisé coton kaki ou écru. Ce vêtement va d’abord équiper les formations du territoire avec une veste assortie que nous avons traité.

Une fois les unités équipées, ce pantalon-salopette va remplacer peu à peu le bourgeron-pantalon en toile écru. Ce pantalon-salopette en toile modèle 1938 qui va remplacer le pantalon de treillis en lin écru est inspiré de la tenue modèle 1935 pour troupes motorisées.

-La salopette de toile modèle 1935 fabriquée en toile de lin ou de chanvre teinte en cachou puis en kaki foncé à partir du 23 juillet 1938.

Ce vêtement est distribué aux personnels des véhicules blindés et conducteurs de véhicules automobiles. Les officiers et sous-officiers des troupes de forteresse en sont équipés depuis le 27 juillet 1937.

-Le pantalon cuissard modèle 1940 à été mis au point à l’automne 1939 pour protéger les culottes de draps fragiles face aux barbelés et aux ronces. Ce vêtement n’est pas distribué en grande quantité, seules de rares unités en sont équipées, essentiellement à des unités d’active, la démobilisation approchant, il est jugé peu utile d’équiper des unités qui vont disparaître.
-La salopette imperméabilisée modèle 1938 est un vêtement spécifiquement destiné aux motocyclistes et dont la coupe s’inspire de la salopette modèle 1935 avec néanmoins l’utilisation de toile impérméabilisé de coton kaki foncé.

-Le pantalon de lin imperméabilisé modèle 1940 à été conçu pour les corps francs, ces unités «commandos» mis en œuvre dans les escarmouches opposants troupes françaises et allemandes durant la guerre de Pologne.

Peu de pièces de ce type dont le design s’inspire de la culotte d’homme monté modèle 1922 ont été distribuées mais la production à continué pour pouvoir constituer des stocks conséquents en vue d’une guerre prochaine.

-En Afrique et dans les colonies, plusieurs modèles de pantalons en toile ont été produits comme le modèle 1915/27 pour les troupes d’Afrique et la Légion Etrangère ou encore le pantalon-culotte modèle 1921/35 en toile pour les indigènes des troupes coloniales.

-On trouve également des effets en toile pour les officiers et les adjudants comme une culotte de coupe similaire au modèle 1929, un pantalon dont la coupe rappelle le modèle 1921 ou encore un pantalon assorti à la vareuse de toile modèle 1921/35 ou à la vareuse modèle 1935.

-Enfin citons le pantalon de toile pour éclaireurs skieurs qui est assorti au blouson d’éclaireur skieur.

Effets de Chaussures

Contrairement à beaucoup d’autres effets, la standardisation des chaussures est la règle dans l’armée française. Il existe fort peu d’exceptions liées soit au rang (les officiers peuvent choisir des chaussures moins frustres que les brodequins) ou à la nécessite de s’adapter au milieu, les troupes alpines disposant de chaussures adaptées. En septembre 1939, la chaussure standard est le brodequin modèle 1917.

Ce dernier va être progressivement remplacé dans les unités d’active au moins par des chaussures montantes modèle 1942, des chaussures à mi-chemin entre les brodequins et les bottes, l’ancêtre de nos chaussures de randonnée, ces chaussures montantes parvenant à réaliser une prouesse : être solides, légères mais également confortables.

En septembre 1948, cependant, ces chaussures montantes sont l’apanage des troupes d’active, les mobilisés devant souvent se contenter de brodequins modèle 1917 ou de chaussures du commerce inspirées de la chaussure montante modèle 1942 mais de qualité souvent moindre.

Si ces brodequins ou chaussures montantes équipées toutes les armes (sauf les troupes montées qui restent très attachées aux bottes), les fantassins bénéficient d’une deuxième paire.

Les troupes de montagne et plus généralement tous les hommes combattant en milieu montagne utilisent des brodequins différents qu’il s’agisse du modèle 1930 (un modèle 1917 muni de clous pour une meilleur adhérence), du modèle 1940 qui allait inspirer les chaussures montantes modèle 1942 ou des brodequins de ski modèle 1935 peu populaires et à la diffusion restreinte.

On trouve également des chaussons à neige ainsi que des bottes et des surbottes de tranchées, les équipages des véhicules blindés utilisant parfois des espadrilles, mieux adaptées à leur milieu de travail par rapport aux brodequins modèle 1917.
Les officiers et les sous-officiers disposent des brodequins modèle 1919, les premiers de couleur fauve et les seconds de couleur noir.

Depuis 1920, les officiers montés peuvent remplacer à cheval l’ensemble brodequins et jambières et on trouve pour cela trois types de bottes : la botte Chantilly, classique pour l’équitation, la botte «coloniale» lassée uniquement sur le couvre pied et la botte-jambière, les bottes entièrement lacées étant plutôt portées par les officiers non-montés.

Les chaussures sont complétées par des molletières _standard ou du commerce_, des bandes-chevillères pour réaliser l’étanchéité entre le pantalon et la chaussure (elles sont donc essentiellement utilisées par les éclaireurs-skieurs), des bas sans pied sont parfois utilisés pour remplacer les molletières fragiles et délicates à mettre.

Les troupes montées disposent de jambières modèle 1916 et modèle 1921 qui vont inspirer un modèle toutes armes, le modèle 1940 qui va remplacer les bandes molletières. On trouve également des jambières en cuir modèle 1920 pour les officiers et des guêtres en toile pour la pratique du ski.

22-Armée de terre : armement et matériel (60)

Capotes et manteaux

Préambule

La capote est le vêtement de combat de tout soldat sauf des hommes montés (quelle soir leur arme ou leur subdivision d’arme) qui reçoivent le manteau, et de certains personnels motorisés qui disposent de tenues spéciales.

Le manteau est un vêtement qui ferme classiquement par une seule rangée de boutons alors que la capote en possède deux. Comme il y à toujours des exceptions, on verra que la capote modèle 1938 n’avait qu’une rangée de boutons.

En 1939, on trouve encore quelques capotes en bleu qu’il s’agisse des capotes modèle 1920, des capotes modèle 1915 voir de vénérables capotes Poiret.

La capote lourde et encombrante est vue par beaucoup de soldats comme un anachronisme. Le général Villeneuve était de cet avis et il décide de remplacer le manteau et la capote par un Manteau Toutes Armes modèle 1942.

De coupe moderne à une seule rangée de boutons or et argent, il donne un allure résolument moderne au soldat français qui peu à peu s’éloigne de la silhouette de son glorieux ainé pour écrire sa propre histoire.

Le modèle standard dit toutes saisons est en kaki mais il existe un modèle d’hiver fourré pour grands froids ainsi qu’un modèle blanc. On trouve également une version bleu foncé pour les chasseurs et les gendarmes.

Néanmoins, en septembre 1948, si les troupes d’active possèdent ce manteau, les mobilisés doivent se contenter des effets anciens modèles en attendant mieux…….. .

Capotes

La capote pour troupes à pied modèle 1920 est le vêtement de ce type le plus répandu en septembre 1939. de coupe croisée, il comporte deux rangées de six boutons, un crochet au col complétant la fermeture. On trouve deux poches sur le devant. Cette capote existe en bleu clair, en couleur moutarde, en kaki et en bleu foncé.

Le 12 septembre 1935, une décision ministérielle crée une tenue de sortie spécifique en drap kaki, la capote se porte alors col ouvert, le haut de chaque devant étant maintenu par le deuxième bouton opposé. Elle est adoptée sous le nom de modèle 1920/35.

Le 23 février 1939, les brides d’épaule sont rétablies pour la tenue de sortie mais sont passepoilées, la couleur garance concernant l’infanterie, les commis et ouvriers d’administration et les infirmiers militaires; le vert concerne les chars de combat et la Légion Etrangère; l’écarlate concerne l’artillerie et le génie et enfin le violet est porté par l’infanterie légère d’Afrique.

La capote modèle 1938 est destinée à remplacer le modèle 1920/35. de coupe droite à une rangée de cinq boutons de 25mm, un collet de plus grande dimension et le parement de manche passe à 100mm.Il existait une version de sortie passepoilée mais peu distribuée.

La capote modèle 1938 n’est distribuée qu’en petit nombre, le général Villeneuve décida comme nous l’avons vu de remplacer la capote et le manteau par le Manteau Toutes Armes. Les capotes produites vont être stockées et vont équiper les troupes mobilisées.

Manteaux

Le manteau pour troupes montées modèle 1920 existe en drap bleu clair et kaki. Ce dernier modèle est prévu à l’origine pour les troupes d’Afrique puis en réserve de mobilisation. Il comporte une seule rangée de six boutons avec deux autres boutons pour maintenir les pans relevés.

On trouve deux poches intérieures et deux poches latérales. Le collet est de forme chevalière avec un crochet pour le maintenir fermé. On trouve enfin une fente dans le dos et une doublure en lin sur le buste et aux manches.

Modifiée à plusieurs reprises sur des points de détail, elle sert de base à une tenue de sortie modèle 1920/35, subissant la même évolution que la capote que nous venons de voir (Décision Ministérielle du 12 décembre 1935).

Elle reçoit des pattes d’épaules et les parements de manches sont passepoilées avec le bleu ciel pour la cavalerie, le vert clair pour le Régiment Etranger Cavalerie, le garance pour le train des équipages et l’écarlate pour l’artillerie et le génie.

En 1938, apparaît un manteau pour troupes montées. Ce manteau modèle 1938 à cinq boutons, des parements bottes sur les manches plus grand et des volets de dissimulation sur le collet va connaître le même sort que la capote apparue la même année soit une diffusion restreinte au moment de son apparition et plus importante au moment de la mobilisation en août et surtout en septembre 1948.

Effets longs spécifiques

-Le surtout en toile avec doublure amovible en drap modèle 1935 est destiné aux conducteurs des véhicules automobile. Fermé par cinq boutons d’uniforme de 20mm de diamètre peint en kaki mat, il est doublé en drap kaki cardé ou dans les teintes grises.

Un temps, il est également mis en œuvre par les motocyclistes jusqu’à distribution du paletot modèle 1938. En dépit de l’apparition du MTA, le surtout reste largement distribué notamment aux conducteurs du train.

-Le manteau à capuchon modèle 1935 à été initialement mis au point pour les équipages de side-cars et les personnels de toutes armes transportés en véhicules mais combattant à pied comme les artilleurs, les dragons ou les chasseurs portés.

De couleur kaki, il est développé dans une version bleu foncé pour les chasseurs alpins, ce manteau à quatre boutons devenant un élément de leur tenue de sortie. Juste retour des choses puisque le modèle 1935 est issu en droite ligne du modèle 1892 développé spécifiquement pour les chasseurs alpins.

-La gandourah est un vêtement traditionnel utilisé principalement par les spahis mais également par capillarité par toutes les troupes indigènes nord-africaines opérant en Afrique du Nord.
Fabriqué en toile de coton kaki, il s’agit tout simplement d’une blouse longue munie de deux manches amples, sans col avec une ouverture sur le sommet de la poitrine fermée par un ruban avec deux poches intérieures. Il est largement utilisé en septembre 1948, les spahis portant assez peu le Manteaux modèle 1942 sauf au combat en remplacement du burnous.

-Les spahis utilisent également un autre type de vêtement traditionnel en l’occurence le burnous, une sorte de cape munie d’un capuchon. Il est de couleur bleu avec tombeau (morceau faisant la liaison entre les deux parties de la «cape») vert chez les spahis marocains mais garance pour leurs homologues tunisiens et algériens.

Bien qu’emporté dans le paquetage pour le combat en Europe, ce vêtement destiné à protéger du froid du désert n’est bien entendu pas utilisé pour le combat et remplacé à ce moment là par un manteau de cavalerie ou toutes armes.

Manteaux d’officier

Les officiers ayant les moyens et la possibilité de s’habiller à leurs frais, on trouve un certain nombre de vêtements type manteau non réglementaires mais tolérés ou admis de fait comme un élément de l’équipement de l’officier.

Outre des manteaux confectionnés par des tailleurs (ce qui entraine un certain nombre de différences de coupe), on trouve également une pelisse coloniale en drap ou molleton kaki, un intermédiaire en terme de taille entre le manteau et la vareuse. Cette pelise est autorisée comme tenue de jour, de travail ou de cantonnement en campagne.

Dans ces mêmes conditions, est autorisé un manteau en drap de coupe raglan ou un manteau de pluie en tissu imperméable. Durant la guerre de Pologne, apparaît également un manteau dit anglais («British Warm» dans l’armée de sa gracieuse majesté) de coupe croisée, à deux rangées de boutons et un col ouvert.

Vareuses et paletots

Avec la capote et le manteau, la vareuse est l’autre élément majeur de l’uniforme du soldat français de 1939. Quand éclate la guerre de Pologne, elle est portée par la cavalerie, l’artillerie, le génie (sauf les sapeurs-mineurs), le train des équipages et des unités de service.

L’infanterie brille par son absence. En effet, le 11 janvier 1937, dans le souci louable d’alléger le paquetage des hommes se déplaçant à pied, il est remplacée par le jersey de laine modèle 1936.

Un passage transitoire car au printemps 1940, décision est prise de la rétablir dans l’infanterie et les sapeurs mineurs, la vareuse voyant sa place sanctuarisée dans la tenue modèle 1943 dont elle est là encore un des éléments de base.

A la mobilisation d’août/septembre 1939, comme dans bien d’autres domaines, on trouve de nombreux effets anciens, sortis des stocks et distribués aux millions d’hommes mobilisés en attendant que les productions de guerre prennent le relais.

On trouve ainsi des vareuses toutes armes modèle 1914/15 de couleur bleu horizon à collet droit et cinq boutons avec deux poches sur le devant. Avec sa variante améliorée modèle 1919, elle est distribuée aux mobilisés de la Ligne Maginot et aux régiments territoriaux.
-La vareuse toutes armes modèle 1920 est distribuée à tous les corps de troupes à l’exception des troupes coloniales. Elle est fabriqué d’abord en drap cardé bleu clair puis kaki et en gris de fer bleuté pour les chasseurs à pied et les chasseurs alpins. Fermé par sept boutons, elle dispose de deux poches de hanche, une doublure en laine écru dans laquelle sont découpées deux poches intérieures.

Comme pour la capote et le manteau, la vareuse toutes armes modèle 1920 évolue en un modèle 1920 modifié 1935 pour servir de tenue de sortie pour toutes les armes sauf les troupes coloniales, recevant des ajouts de drap au collet pour le rendre plus pointu et aux pattes d’épaule passepoilées avec seulement six boutons.

-La vareuse toutes armes modèle 1938 est destinée à remplacer les vareuses modèle 1920 et modèle 1920/35. Comme ses devancières, elle est fabriquée en drap peigné kaki (ou drap cardé) ou bleu foncé pour les chasseurs.

Elle comporte cependant cinq boutons, dispose de volets de dissimulation et d’une doublure en laine écru ou en synthétique.

Sa diffusion à la différence des capotes et des manteaux modèle 1938 va être généralisée, toutes les unités d’active non équipées de la tenue modèle 1943 recevant cette vareuse qui va également équiper de nombreuses unités de mobilisation.

-La vareuse en toile kaki clair modèle 1921/35 est destinée aux troupes d’Afrique et Légion Etrangère. De coupe identique à la vareuse modèle 1920, il porte deux poches plaquées sur l’avant avec sept boutons pour le modèle 1921 puis six pour le modèle 1921/35.

-Le paletot modèle 1938 des troupes coloniales est inspiré de la vareuse modèle 1921, ce modèle ne disposant ni de parements de manche ni de poches de poitrine intérieures. Il n’est théoriquement pas porté en métropole.

-Le paletot de molleton kaki modèle 1921/35 pour indigènes est distribué uniquement aux troupes coloniales. Fabriqué en molleton de laine kaki, le paletot est une sorte de vareuse à deux rangées de bouton, un vêtement traditionnel de l’infanterie coloniale qui rappelle les vareuse de marine dont les marsouins et autres bigors sont issus. Jusqu’en juillet 1939, les modèles varient entre indigènes et européens mais à partir de cette date, elle est identique du moins en théorie car dans la pratique…… .

-Les sergents (qu’ils soient de carrière ou non) ont droit à une vareuse de tenue de sortie et de travail en drap cardé de SOC. De coupe similaire à celle des adjudants, elle en porte les brides en galon d’adjudant-chef aux épaules. Parfois, les brides d’épaule sont parfois remplacées par des pattes.

En campagne, les sous-officiers portent la vareuse de la troupe même si certains ont modifié leur vareuse par l’ajout de poches de poitrine.

-Les officiers eux portent une élégante vareuse que l’on soit en arrière du front ou en campagne. On trouve plusieurs modèles qui se différencient par la forme du col.

La vareuse modèle 1920/29 issue en droite ligne des vareuses du premier conflit mondial avec un col demi-saxe de faible dimension, type col de chemise et sept boutons sur le devant.

La vareuse modèle 1938 ne comporte plus que quatre ou cinq boutons suivant la taille et le col devient ouvert avec pattes de collet en losange.
La vareuse modèle 1939 voit la forme du col modifiée et les pattes de collet changent de forme, passant du losange au pentagone.

Si les officiers d’active disposent les vareuses à col ouvert, les officiers de réserve disposent de vareuses à col aiglon.

Plusieurs modèles de vareuses vont cohabiter au sein des millions d’hommes mobilisés en septembre 1939. Outre les modèles déjà présentés, on trouve également une vareuse en toile modèle 1935 à l’origine prévue uniquement pour les troupes coloniales mais peu à peu généralisé à l’ensemble des troupes y compris en métropole.

Certains corps (artillerie, génie et train) disposent également d’un bourgeron blouse qui est également mis en œuvre par les ordonnances des officiers montés, les conducteurs et les bouchers.

Ce vêtement apparu en 1895 dans la cavalerie et étendu en 1911 à l’infanterie est produit en toile de lin écru (ou bleue durant la première guerre mondiale) se ferme droit sur la poitrine par quatre boutons, un cinquième fermant le petit col droit. On trouve une poche de poitrine sur le côté gauche et des boutons sur les poignets, les boutons étant en zinc et en aluminium.

-On trouve également des vestes de travail en croisé de coton bleu puis treillis de lin bleu puis après l’adoption du kaki, en croisé de coton kaki.

Il est distribué aux ouvriers des corps de troupe et services ainsi que pour tous l’effectif des chars de combat, des automobilistes et des chemins de fer en campagne.

Disponible en trois tailles, ces vestes disposent d’un collet droit, de deux rangées de six boutons en os noir ou en plastique kaki avec deux poches latérales plus une poche intérieure à gauche.

On trouve également une veste en toile avec doublure amovible modèle 1935 destinée essentiellement aux personnels des véhicules blindés ou non ainsi qu’à partir de 1937 pour les officiers et les sous-officiers des troupes de forteresse.

Elle est fabriquée en toile de lin ou chancre teinte au cachou puis en kaki foncé avec cinq boutons, recevant une doublure amovible en drap cardé kaki (le même utilisé pour les bandes molletières) avec deux poches latérales.

-La veste-bourgeron en toile modèle 1938 est mise au point pour remplacer à terme le bourgeron-blouse décrit plus haut. Dans un premier temps, il à équipé les formations territoriales avant d’équiper les troupes du front. Elle s’inspire directement du vêtement décrit juste au dessus.

-On trouve également un paletot imperméabilisé avec doublure amovible de drap modèle1938, un vêtement fait en croisé ou en treillis de coton imperméabilisé avec deux rangées de bouton et une doublure de drap cardé kaki. C’est une alternative au blouson de ski modèle 1940.

-Les corps francs si le conflit s’était prolongé auraient reçu au printemps 1940 une blouse en lin en remplacement de la capote. Des blouses modèle 1940 ont été produites à plusieurs milliers d’exemplaires et distribuées aux corps francs des unités déployées en Alsace et en Lorraine.

22-Armée de terre : armement et matériel (59)

Coiffures

Les képis

Le képi est la coiffure militaire traditionnelle française apparue au milieu du 19ème siècle. Il succède au shako conservé uniquement par les cyrards (Saint-Cyr) et la Garde Républicaine.

Théoriquement, le képi n’est porté à la mobilisation que par les officiers et adjudants en tenue de jour et éventuellement par certains sous-officiers de réserve. Le règlement prévoit que les hommes de troupes le laissent à la caserne mais bien entendu, il y à souvent une différence entre la théorie et la pratique.

L’introduction de la tenue modèle 1943 entraine un recul très net de la place du képi. Si tous les corps de troupes ne reçoivent pas la tenue type 1943 stricto sensu, tous reçoivent le béret qui remplace le bonnet de police et le képi sauf pour la grande tenue notamment des officiers.

On trouve plusieurs modèles de képi, le modèle 1919 pour officiers et adjudants, le modèle 1920 pour les sous-officiers, le modèle 1926, le modèle 1933 pour les troupes coloniales et le modèle 1935, dernier modèle de képi avoir été mis en service dans l’armée française.

Le béret

Quand éclate la guerre de Pologne, seuls les chasseurs à pied, les chasseurs alpins, les troupes de forteresse et les chars de combat portent le béret.

Il s’agit soit de modèles officiels dument approuvés ou de bérets achetés dans le commerce, les officiers pouvant s’équiper à leurs frais sans parler que les besoins de la mobilisation entrainèrent des achats massifs dans le commerce.

En 1941, dans le but de moderniser la silhouette du soldat français, le général Villeneuve décide de remplacer le képi (sauf exceptions) et le bonnet de police (appelé aussi calot) par le béret.

Restait à choisir le modèle : la tarte des chasseurs alpins ou celui plus petit des chars de combat. Le deuxième type béret fût choisit avec un code couleur propre à chaque arme. A noter que les tirailleurs et les zouaves conservèrent la chéchia.

L’infanterie reçut un béret garance sauf les chasseurs à pied, les chasseurs alpins et l’infanterie de montagne qui conservèrent leur béret bleu, les troupes de forteresse conservèrent leur béret kaki tout comme les chars de combat leur béret noir qui devint la marque distinctive de tous les cavaliers y compris des spahis.

La Légion Etrangère reçut un béret vert aussi bien pour ses fantassins et ses cavaliers. Ce dernier mis du temps à convaincre des légionnaires attachés au képi blanc entouré d’une grande aura car désignant les vétérans des combats en Afrique.

Les artilleurs quelques soient leur arme reçurent un béret écarlate, les unités du génie un béret gris foncé, le train un béret amarante, les unités de santé un béret couleur sable et les unités assimilées à la logistique, un béret violet.

Ces béret faits en laine avait un diamètre de 26cm et disposaient sur le devant d’un attribut propre au corps, attribut déjà mentionné plus haut qu’il s’agisse de la grenade pour l’infanterie et la cavalerie, le corps de chasse pour les unités alpines………. .
Il pouvait recevoir un manchon blanc pour le combat en milieu froid et entre 1946 et 1948, on expérimenta des manchons camouflés sans succès. Quand le combattant portait le casque, il était porté sur l’épaule gauche à l’aide d’un passement qui le maintenait solidement attaché.

Bonnet de police

Le bonnet de police appelé également calot était la coiffure standard de la majorité des corps de troupes en 1939 quand il n’avaient ni béret ou chéchia. Plusieurs modèles cohabitaient, le modèle 1918 était le plus répandu mais il cohabitait avec des modèles fantaisie ou issu du commerce.

Bien qu’il ait été remplacé à partir de 1943 par le béret, le bonnet de police était encore présent en septembre 1948 essentiellement dans les unités de la mobilisation en attendant que suffisamment de bérets de couleur soit disponibles pour équiper tout le monde.

Comme pour le béret, quand le combattant portait le casque, il était porté sur l’épaule gauche à l’aide d’un passement qui le maintenait solidement attaché.

Chéchias

C’est la coiffure caractéristique des Troupes d’Afrique équipant les zouaves, les tirailleurs, l’artillerie et les chasseurs d’Afrique, les spahis. Les zouaves, les tirailleurs et les chasseurs d’Afrique conservèrent la chéchia, l’artillerie d’Afrique recevant le béret standard de l’artillerie et les spahis le béret noir de la cavalerie.

De couleur rouge (ou approchant), avec des bandes noires pour les chasseurs d’Afrique, il était recouvert d’un manchon kaki en campagne.

Casques

Casques standards

Casque modèle 1926 en teinte chocolat destiné aux Troupes d'Afrique

Casque modèle 1926 en teinte chocolat destiné aux Troupes d’Afrique

Entrée en guerre sans casque, l’armée française dote rapidement ses unités d’un casque en acier pour protéger ses soldats des balles ennemies ainsi que l’écroulement des abris soumis à l’impact de l’artillerie lourde ennemie.

Inventé par le général Louis Adrian (1859-1933) qui s’inspira de la bourguignote du Moyen-Age, le casque modèle 1915 couleur bleu horizon allait faire rentrer le poilu dans la légende. Il était réalisé en quatre parties : la bombe, le cimier, la visière et le couvre nuque. La mise en service de ce casque en septembre 1915 réduisit le taux de blessure à la tête de 72 à 22%.

L’intérieur est composé d’une doublure en feutre ou en drap usagé qui rend son port plus confortable, la doublure était fixé au casque par quatre pattes doublé d’aluminium. La jugulaire est en cuir très fin.

Outre le bleu horizon, des casques couleur kaki ou moutarde furent fabriqués pour équiper l’Armée d’Orient qui allait s’illustrer aux Dardanelles, à Galipoli et surtout dans les Balkans contre les bulgares et les allemands.

Des stocks importants explique qu’à la mobilisation de septembre 1939, une grande quantité de casques modèle 1915 furent sortis de leurs stocks, peints d’une couche de peinture kaki et distribués aux mobilisés.

Un nouveau modèle est testé en 1923. Il se compose de deux sous-ensembles : un ensemble bombe/visière/couvre nuque en acier au manganèse et un cimier en aluminium, le reste restant inchangé, la jugulaire était néanmoins confectionnée en cuir havane.

Peint en bleu clair, il reçoit une couleur kaki quand cette dernière couleur devient celle standard de l’armée de terre (1935) et était encore en service en septembre 1939 bien qu’il n’ait jamais reçu de dénomination officielle.

Il ouvre la voie au modèle au modèle 1926, identique au modèle que nous venons de voir avec néanmoins un nouveau modèle de fixation, une forte jugulaire en cuir fauve amovible (bouton double en laiton ou système à vis) et une coiffe en mouton glacé noir avec un épais bandeau de feutre.

Bien qu’adopté en 1926, il n’est officiellement distribué qu’à la fin de 1935 peint en kaki. C’était le casque standard, repris par la tenue modèle 1943 bien qu’amélioré en permanence jusqu’en 1948, les derniers casques sortis avant guerre étaient assez différents des premiers sortis au point qu’on envisagea une nouvelle dénomination.

Un couvre casque de couleur blanche ou kaki existaient tout comme une version en filet pour permettre de fixer un camouflage naturel. Des couvre-casques camouflés existaient en petit nombre en septembre 1948. A noter que certaines unités d’Afrique utilisaient la chèche comme couvre casque.

Casques spéciaux

Casque pour troupes motorisées

L’apparition des chars de combat entraina de nouvelles servitudes pour les fournisseurs de casques qui devaient fournir des casques adaptés au service dans les engins blindés notamment les chars légers Renault FT.

Le temps de guerre impose des solutions d’urgence et le premier casque destiné aux troupes motorisées est une adaptation du casque Adrian modèle 1915, un casque Adrian dont en atelier on à remplacé la visière par un bandeau de cuir. Utilisé durant le premier conflit mondial, il est officialisé en 1919, devenant donc le modèle 1919.

A ce casque bleu clair succède un autre casque bleu clair, une adaptation du casque expérimental apparu en 1923. Enfin, on trouve une adaptation du modèle 1926 qui allait devenir le casque standard.

Casque modèle 1935 destiné aux troupes motorisées

Casque modèle 1935 destiné aux troupes motorisées

Le premier casque conçu spécifiquement pour les troupes motorisées est le casque pour troupes motorisées modèle 1935. la bombe est toujours emboutie en une seule pièce, un épais bandeau frontal en cuir rembourré, une coiffe munie de bavolets et fermant par une boucle à ardillon, les motocyclistes y ajoutant un disque amortisseur, le bandeau et la coiffe étant normalement en cuir couleur havane.

Deux versions dérivées sont sorties ensuite, le casque modèle 1935/37 et le casque modèle 1935/40, ce dernier recevant des anneaux pour couvre casque pour permettre une utilisation plus générale du casque.

Ce casque est utilisé par les équipages de blindés, les motocyclistes puis les dragons et les chasseurs portés. Il va également être utilisé par les servants des canons antichars.
Autres casques spéciaux

Casque modèle 1936 destiné aux servants de DCA

Casque modèle 1936 destiné aux servants de DCA

On trouve également un casque adapté pour les opérateurs radios de blindés en l’occurence une adaptation du casque de motocycliste de gendarmerie et le casque modèle 1936 destiné au personnel de DCA, une adaptation du casque modèle 1935.

Attributs de casque

Les attributs de casque sont définis pour leur immense majorité au moment de la mise au point du casque modèle 1915. Le 12 janvier 1937, des modèles plus petits reprenant le même graphisme mais sur une plaque circulaire en tôle de 50mm de diamètre. Il va remplacer peu à peu les modèles d’origine.

La grenade à flammes frappée des lettres R.F est l’attribut de l’infanterie (à l’exception des chasseurs), de la cavalerie (sauf spahis), le train, la Légion Etrangère, secrétaires d’état-major, section de commis et ouvriers militaires d’administrations, interprètes militaires, trésorerie aux armées, poste aux armées et service géographique.

Le cor de chasse frappé des lettres R.F est l’attribut des chasseurs à pied, des chasseurs alpins et de l’infanterie légère d’Afrique. Le croissant _toujours frappé des lettres R.F_ est l’attribut des zouaves, des tirailleurs nord-africains, des spahis et des compagnies sahariennes.

L’infanterie coloniale disposait à l’origine de la grenade à flammes montée sur un ancre mais en 1929, un insigne commun à toute la coloniale voit le jour en l’occurence l’ancre de marine. L’artillerie reçoit elle comme attribut deux canons croisés frappés de la grenade à flammes.

Le génie, les sapeurs forestiers, le service militaire des chemins de fer, les sections de chemin de fer de campagne et le service de télégraphie militaire reçoivent comme attribut une cuirasse frappée des lettres R et F surmontée d’un casque antique.

Les chars de combat ont pour attribut deux canons croisés frappés d’un heaume médiévale, les lettres R et F se trouvant entre les deux angles latéraux formés par les deux canons. A partir de 1937, les unités d’automitrailleuses portent comme attribut le visage de Minerve surmontant les lettres R et F.

Le service de santé et les sections d’infirmiers militaires ont pour insigne la caducée entourée de feuilles de lauriers avec les lettes R et F.

Le corps des officiers de l’Intendance Militaire portent comme attribut un faisceau de licteur frappé de deux haches et encadré par une couronne de laurier.

A partir de 1937 (mais en réalité seulement au milieu des années quarante), de nouveaux insignes voient le jour comme celui de la justice militaire (faisceau et drapeaux) , le corps des vétérinaires militaires (faisceaux, drapeaux et palmes), le corps des officiers d’administration (grenades et palmes), le service des poudres (faisceau de flammes et foudres) et l’Ecole Militaire Spéciale de Saint Cyr qui dispose de la grenade et d’une banderole «ECOLE SPECIALE MILITAIRE».

22-Armée de terre : armement et matériel (58)

Artilleurs, génie et services

-Les officiers artilleurs portent sur leur uniforme de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleu foncé et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret de l’artillerie ou un casque modèle 1926 (sauf les unités antichars disposant du casque modèle 1935 ou du casque modèle 1936 pour les artilleurs antiaériens).

-Les officiers artilleurs des divisions de cavalerie portent sur leur uniforme de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleu foncé, un numéro et une étoile en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret de l’artillerie ou un casque modèle 1926 (sauf les unités antichars disposant du casque modèle 1935 ou du casque modèle 1936 pour les artilleurs antiaériens).

-Les officiers du génie portent sur leur uniforme de campagne un écusson couleur velours noir avec deux soutaches écarlates et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret du génie ou un casque modèle 1926.

-Les officiers du train portent sur leur uniforme de campagne un écusson de couleur vert avec deux soutaches garance et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret du train ou un casque modèle 1926.

-Les officiers médecins portent sur leur uniforme de campagne un écusson couleur velours cramoisi sans soutache avec un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot ou un casque avec sur le bras, un brassard blanc à croix de Genève.

-Les officiers pharmaciens portent des un écusson de couleur velours vert avec un attribut et des galons or, un calot ou un casque et un brassard blanc à croix de Genève.
-Les officiers de l’administration du service de santé portent un écusson de couleur velours cramoisi avec un attribut et des galons or, un calot ou un casque et un brassard blanc à croix de Genève.

-Les officiers vétérinaires portent un écusson de couleur velours grenat avec un attribut et des galons argent, un calot ou un casque.

-Les officiers de l’Intendance portent un écusson de couleur velours bleu avec un attribut et des galons en or, un calot ou un casque.

-Les officiers de l’Administration portent un écusson kaki avec un attribut et des galons en or, un calot ou casque.

-Les officiers de Justice Militaire portent un écusson couleur velours noir sans soutaches avec un attribut en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot ou un casque.

Marques distinctives des troupes françaises en tenue de campagne

Infanterie

-Les fantassins de ligne portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec deux soutaches et des chiffres en bleu, l’attribut du casque étant une grenade marquée RF.

-Les fantassins de forteresse (Nord-Est) portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec deux soutaches et des chiffres en bleu,l’attribut du casque étant une grenade marquée RF. Ils portent également un béret brun avec pour insigne une casemate «On ne passe pas».

-Les fantassins de forteresse (Alpes) portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec trois soutaches et des chiffres en bleu,l’attribut du casque étant une grenade marquée RF. Ils portent également un béret bleu avec pour insigne une casemate «On ne passe pas».

-L’Infanterie de Montagne porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki avec deux soutaches et le numéro en bleu, une grenade marqué RF orne le casque, la coiffure standard étant le béret bleu avec une grenade garance.

-Les chasseurs alpins portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu avec deux soutaches couleur jonquille tout comme le numéro et le cor de chasse. Le casque (fort peu porté) est frappé d’un cor de chasse marqué RF, la coiffure standard étant la «tarte», le large béret alpin bleu frappé d’un cor de chasse jonquille.

-Les chasseurs à pied portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu avec deux soutaches couleur jonquille tout comme le numéro et le cor de chasse.

Le casque est frappé d’un cor de chasse marqué RF, la coiffure standard étant la «tarte», le large béret alpin bleu frappé d’un cor de chasse jonquille. Ils portent sur leur capote kaki un écusson kaki avec deux chevron, un cor et des chiffres en vert.

-Les fantassins coloniaux (Européens _Colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches écarlates, sans numéro mais avec une ancre rouge verticale. Le casque est frappé d’une ancre verticale, ancre que l’on retrouve également sur les boutons.

 

-Les fantassins coloniaux (Indigènes _Colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutache mais avec une ancre couleur jonquille. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons. Ils portent la chéchia kaki sauf pour les coloniaux indigènes déployés en Indochine.

-Les fantassins coloniaux (Européens _France Levant et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches garances avec sous le numéro en garance, une ancre rouge. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons.

-Les fantassins coloniaux (Indigènes _France Levant et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutache mais avec une ancre couleur jonquille. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons. Ils portent la chéchia kaki comme coiffure de base.

-Les zouaves portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches garances, le numéro étant de même couleur. Leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF avec comme coiffure de base une chéchia kaki.

-Les tirailleurs algériens et tunisiens portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches bleu clair, le numéro étant de même couleur. Leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF avec comme coiffure de base une chéchia kaki.

-Les tirailleurs marocains portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et d’un n° bleu clair avec une étoile sous le numéro. Ils portent une chèche kaki et leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF.

-L’infanterie légère d’Afrique porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki frappé de soutaches violettes, la même couleur étant utilisée pour le numéro. Le casque est frappé d’un cor de chasse (que l’on retrouve parfois sur l’écusson, cette variante étant tolérée) avec les lettres RF.

-La Légion Etrangère porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et de chiffres vert. Le casque est frappée d’une grenade marquée RF et les boutons sont marqués «Légion étrangère».

-Les chars de combat portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et de chiffres gris clair. Le casque est frappé d’un casque et de canons croisés. Le béret noir est frappé d’un heaume et de canons croisés.

-Les Ouvriers de chars portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutaches avec des chiffres gris clair. Le casque est frappé d’un casque et de canons croisés. Le béret noir est frappé d’un heaume et de canons croisés.

-Les hommes des régiments régionaux portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki avec une soutache blanche avec des chiffres bleus. L’attribut de casque représente un casque et des canons croisés.
Cavalerie

-Les cuirassiers portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et des chiffres garance. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les cuirassiers motorisés portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance et une soutache violette. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les dragons portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et un numéro et le tout en blanc. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les dragons portés portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches, une étoile et un numéro, le tout de couleur blanche. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les chasseurs à cheval portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro de même couleur. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les hussards portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et le numéro en bleu clair. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les hommes servant dans les groupes d’automitrailleuses portent sur leur tenue de campagne deux soutaches et un numéro de couleur violet. Le casque est frappé d’une tête de Minerve et de rayons divergents.

-Les chasseurs d’Afrique portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur. Ils portent une chéchia kaki ou un casque de même couleur frappé de la grenade et des lettres RF.

-Les spahis algériens et tunisiens portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur. Ils portent une chéchia kaki ou un casque de même couleur frappé d’un croissant et des lettres RF.

-Les spahis marocains portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur avec une étoile sous le numéro. Ils portent une chèche kaki avec bande blanche au pourtour inférieur avec filet coloré distinguant les escadrons. Le casque est frappé du croissant et des lettres RF.

-Les cavaliers du Régiment Etranger de Cavalerie portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes, un numéro et une grenade de même couleur. Les boutons sont marqués «Légion étrangère» et le casque est frappé d’une grenade marquée RF..

-Les Groupes de Reconnaissance portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec trois soutaches blanches et un numéro de même couleur. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.
Artillerie et Services

-Les artilleurs portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleus et un numéro de même couleur. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les artilleurs des divisions de cavalerie portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleus et un numéro qui surmonte une étoile de même couleur. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les ouvriers d’artillerie portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec des chiffres jaunes. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les artilleurs coloniaux (Européens _colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et une ancre de couleur bleue. Le casque est frappé avec une ancre verticale, ancre présente sur les boutons.

-Les artilleurs coloniaux (Européens _France et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et une ancre de couleur bleue. Le casque est frappé avec une ancre verticale, ancre présente sur les boutons.

-Les artilleurs coloniaux (Indigènes _colonies et Chine) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate une ancre de couleur jonquille. Ils portent une chéchia kaki et le casque est frappé avec une ancre verticale.

-Les artilleurs coloniaux (Indigènes _France et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate une ancre de couleur jonquille. Ils portent une chéchia kaki et le casque est frappé avec une ancre verticale.

-Les artilleurs de montagne portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et un numéro, le tout de couleur bleu. Ils portent un béret bleu frappé d’une grenade écarlate, le casque lui étant frappé d’un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les hommes du génie portent sur leur tenue de campagne un écusson noir frappé de deux soutaches et d’un numéro de couleur écarlate qui surmonte un cor de chasse rouge. Le casque est frappé d’un insigne représentant une cuirasse et un casque antique.

-Les sapeurs forestiers portent sur leur tenue de campagne un écusson noir frappé de deux soutaches et d’un numéro de couleur écarlate. Le casque est frappé d’un insigne représentant une cuirasse et un casque antique.

-Les hommes du train et les secrétaires d’état-major portent sur leur tenue de campagne un écusson vert frappé de chiffres garance avec sur le casque la grenade et les lettres RF.

-Les commis et ouvriers d’administration militaire portent sur leur tenue de campagne un écusson gris clair frappé de chiffres garance avec sur le casque la grenade et les lettres RF.

-Les infirmiers militaires portent sur leur tenue de campagne un écusson garance frappé de chiffres bleu clair avec sur le casque une caducée.

22-Armée de terre : armement et matériel (57)

Les Écoles Militaires _Tenue des Élèves_

-Les élèves de l’École enfantine Heriot portent une vareuse et un pantalon gris bleu, des brides d’épaulette, un béret bleu foncé avec une grenade rouge. Le collet est rabattu.

-Les élèves de l’École d’enfants de troupe portent une vareuse et un pantalon gris bleu, des brides d’épaulette, un képi rouge avec un bandeau et des soutaches bleu foncé, une grenade rouge ornant le képi. Le collet est rabattu. Ils disposent également d’une rotonde gris bleu.

-Les élèves de l’École militaire de La Flèche portent une vareuse et un pantalon bleu foncé, un képi rouge avec un turban bleu foncé orné d’une grenade rouge. Le collet est rabattu et les élèves de cette Ecole disposent également d’un manteau capote bleu foncé.

-Les élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr portent une tunique bleu noir, un pantalon garance avec une bande bleu ciel, des boutons or, des épaulettes rouges, un shako bleu ciel avec une plaque de cuivre jaune, le collet et les pattes de collet étant bleu ciel tout comme les pattes de parements. Les «Cyrard» portent également un manteau bleu noir.

-Les élèves de l’École Polytechnique portent une tunique et un pantalon bleu noir à double bande écarlate, des tresses d’épaules et des boutons or, un bicorne ou un képi, un collet droit et des pattes de parement bleu noir tout comme le manteau.

-Les élèves de l’École du service de santé (Bordeaux et Lyon-Bron) portent une tunique bleu noir, un pantalon rouge à bandes noires, une caducée or sur le collet, un bicorne ou un képi à bandeau cramoisi, un collet en velours cramoisi avec des pattes de collet bleu noir, les pattes de parement étant bleu noir tout comme le manteau porté par les élèves.

-Les élèves de l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent, de l’École militaire d’artillerie de Poitiers et de l’École militaire du génie de Versailles pour leur tenue d’origine avec un képi d’adjudant.

-Pour ce qui est de l’École d’application de la cavalerie de Saumur, les élèves de 1ère année portent leur tenue d’origine mais en 2ème année, ils portent une tenue d’officier avec un pantalon garance à double bande et passepoil bleu. Cette tenue ne change pas quand lui succède en 1943 l’École d’application de l’Arme Blindée-Cavalerie.

Marques distinctives des officiers en campagne

En campagne, la grande tenue chatoyante est bien entendue rangée au placard au profit d’une tenue identique aux hommes du rang dans un terne mais plus sécurisant kaki.

Infanterie

-Les officiers de l’infanterie portent un écusson kaki avec deux soutaches bleu foncé, un numéro et des galons en or, une vareuse, un manteau et un képi kaki.

-Les officiers de l’infanterie de forteresse type Nord-Est portent un écusson kaki avec deux soutaches et un numéro bleu foncé, des galons en or, une vareuse, un manteau et un béret kaki frappé d’une grenade or.

-Les officiers de l’infanterie de forteresse alpine portent un écusson kaki avec trois soutaches et un numéro bleu foncé, des galons or, une vareuse, un manteau kaki, un béret bleu foncé frappé d’une grenade or.

-Les officiers de l’Infanterie de montagne portent un écusson kaki avec deux soutaches et un numéro bleu foncé, des galons or, une vareuse et un manteau bleu foncé, un béret bleu foncé frappé d’une grenade or.

-Les chasseurs alpins portent un écusson noir avec deux soutaches en soie jonquille frappé d’un cor et d’un n° en argent, des galons en argent, une vareuse et une pèlerine bleu clair, un béret bleu foncé frappé d’un cor de chasse en argent.

-Les chasseurs à pied portent un écusson noir avec deux soutaches en soie jonquille avec un cor et un n° en argent, des galons en argent, une vareuse et un manteau bleu foncé (bien qu’en temps ils doivent normalement porter un manteau kaki). Les galons sont en argent et le béret comme le casque sont en bleu foncé avec comme attribut un cor de chasse en argent.

-Les officiers de l’infanterie coloniale (Européens, France, Afrique du Nord ) portent un écusson kaki avec deux soutaches écarlates, une ancre or et un numéro écarlate. Ils portent des galons or, une vareuse et un manteau kaki ainsi qu’un casque kaki.
-Les officiers de l’infanterie coloniale (Européens, France, Afrique du Nord ) portent un écusson kaki avec deux soutaches garances, une ancre or sous le n° garance. Ils portent des galons or, une vareuse et un manteau kaki ainsi qu’un casque kaki.

-Les officiers des zouaves portent un écusson kaki avec deux soutaches garances et un n° en or tout comme les galons. La vareuse, le manteau et le casque sont kaki.

-Les officiers des tirailleurs algériens et tunisiens portent un écusson kaki avec deux soutaches bleu clair et un n° or tout comme les galons. La vareuse, le manteau, la chéchia et le casque sont kaki.

-Les officiers des tirailleurs marocains portent un écusson kaki avec deux soutaches bleu clair, un n° et une étoile en or tout comme les galons. Ils portent une vareuse, un manteau, un képi et une chèche kaki.

-Les officiers de l’Infanterie légère d’Afrique portent un écusson kaki avec deux soutaches violettes et un numéro argent avec des galons dans le même métal. Ils portent une vareuse, un manteau, un képi et une chèche kaki.

-Les officiers des chars de combat portent un écusson kaki avec deux soutaches gris clair avec un numéro argent tout comme les galons. Ils portent un casque spécial, le casque des troupes motorisées modèle 1935.

Cavalerie

-Les cuirassiers portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance avec un numéro et des gallons argent. Ils portent un calot (bonnet de police) ou un casque.

-Les cuirassiers motorisés portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance et une violette avec un numéro et des gallons argent. Ils portent un calot (bonnet de police) ou un casque.

-Les dragons portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches blanches avec un numéro et des gallons argent. Ils portent une calot (bonnet de police) ou un casque.

-Les dragons portés portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches blanches et une violette avec numéro et des gallons argent. Ils portent un calot (bonnet de police) puis un béret noir de cavalerie ou un casque.

-Les officiers des chasseurs à cheval portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un calot puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des hussards portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches bleu ciel et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un calot puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des unités d’automitrailleuses portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches violettes et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un calot puis le béret noir standard de la cavalerie ou le casque modèle 1935 des troupes motorisées.

-Les officiers des chasseurs d’Afrique portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquille et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure une chéchia ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des spahis algériens et tunisiens portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquille et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des spahis marocains portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquille et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers du Régiment Étranger Cavalerie portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi kaki puis le béret vert de la Légion ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des Groupes de Reconnaissance portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec trois soutaches blanches et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi ou le casque modèle 1935 des troupes motorisées.