Grande Bretagne (56) sous-marins (5)

Sous-marins classe Undine (type U)

A l’origine, le sous-marin type U devait être un sous-marin d’entrainement non armé, destiné notamment à remplacer les type H mais très rapidement on décide de les armer de tubes lance-torpilles à l’exception des deux premiers qui ne disposaient pas de canon sur le pont ce qui explique que l’Undine et l’Unity bien qu’intégré à une flottille resteront sous-marins d’entrainement en septembre 1948.

Après les trois premiers conçus à l’origine comme sous-marins non armés, on trouve douze sous-marins appartenant au groupe II avant que dix-sept sous-marins appartenant au groupe III portant le total à trente deux navires qui sont répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

2nd Submarine Flottilla (Rosyth)

De part leur petite taille, les sous-marins type U sont particulièrement adaptés aux mers fermées comme la mer du Nord ou la Méditerranée.

-Le HMS Undine (N48) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 février 1937 lancé le 5 octobre 1937 et mis en service le 21 août 1938.

Dix ans plus tard, le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un carénage qui doit s’achever au mois d’octobre. A cette date, il devrait reprendre sa mission d’entrainement à moins que les besoins n’oblige son utilisation comme sous-marin opérationnel.

HMS Unity

HMS Unity

-Le HMS Unity (N66) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 février 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 5 octobre 1938.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai à Rosyth, attendant la suite des événements

HMS Ursula

HMS Ursula

-Le HMS Ursula (N59) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 février 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 20 novembre 1938.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour une session d’entrainement au profit de nouveaux sous-mariniers. L’entrainement est interrompu pour un retour prématuré à Rosyth.

-Le HMS Umpire (N82) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er juillet 1940 lancé le 30 décembre 1940 et mis en service le 10 juillet 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à la mer pour une patrouille de routine qui se poursuit avec de nouveaux objectifs.

HMS Una

HMS Una

-Le HMS Una (N87) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 7 mai 1940 lancé le 10 juin 1941 et mis en service le 15 février 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever à la fin du mois.

-Le HMS Unbeaten (N93) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 22 novembre 1939 lancé le 9 juillet 1940 et mis en service le 15 mai 1941.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Undaunted (N55) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 2 décembre 1939 lancé le 14 novembre 1940 e mis en service le 12 juillet 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de relever le Union en mer du Nord. La patrouille du temps de paix devient la première patrouille du temps de guerre.

-Le HMS Union (N56) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 9 décembre 1939 lancé le 15 octobre 1940 et mis en service le 14 avril 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait d’être relevé par son sister-ship Undaunted et ralliait donc Rosyth pour être reconditionné avant d’appareiller pour sa première patrouille de guerre.

4th Submarine Flottilla (La Valette,Malte)

Stationnée sur l’île forteresse, cette flottille doit principalement opérer au large de la Sicile voir de la Sardaigne en renforts des sous-marins français de la 4ème Escadre stationnée à Mers-El-Kébir.

HMS Unique

HMS Unique

-Le HMS Unique (N95) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 octobre 1939 lancé le 6 août 1940 et mis en service le 2 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé par un grand carénage

HMS Upholder

HMS Upholder

-Le HMS Upholder (P37) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 octobre 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 15 mars 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin étant en mer pour une patrouille de routine qui devient rapidement une patrouille de guerre ayant le détroit de Messine pour cadre.

-Le HMS Upright (N89) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 novembre 1939 lancé le 12 septembre 1940 et mis en service le 14 juin 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Urchin (N97) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 9 décembre 1939 lancé le 30 septembre 1940 et mis en service le 27 mai 1941

Le 5 septembre 1948, l’Urchin était comme l’Unique immobilisé pour un grand carénage.

HMS Urge

HMS Urge

-Le HMS Urge (N17) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 octobre 1939 lancé le 19 octobre 1940 et mis en service le 4 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement après une avarie de moteur diesel. L’entrainement se poursuit en attendant que l’on sache plus sur l’attitude de l’Italie.

-Le HMS Usk (N65) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 novembre 1939 lancé le 12 octobre 1940 et mis en service le 6 juin 1941.

-Le HMS Ulmost (N19) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 2 novembre 1939 lancé le 10 septembre 1940 et mis en service le 16 mai 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Uproar (P31) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 avril 1940 lancé le 12 février 1941 et mis en service le 10 octobre 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour une avarie de propulsion électrique

6th Submarine Flottilla (Alexandrie)

Cette flottille déployée dans le port egyptien doit opérer en Méditerranée orientale notamment contre l’archipel italien du Dodécanèse voir opérer dans l’Adriatique pour couper l’Italie de sa colonie d’Albanie.

HMS Ultimatum

HMS Ultimatum

-Le HMS Ultimatum (P34) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 juin 1940 lancé le 11 avril 1941 et mis en service le 20 décembre 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé depuis une semaine à Haïfa pour une avarie de moteur

-Le HMS Umbra (P35) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 juillet 1940 lancé le 15 mars 1941 et mis en service le 9 novembre 1941.

Quand le second conflit mondial éclate, le sous-marin opérait dans le canal d’Otrante.

-Le HMS Unbending (P37) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 août 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 4 janvier 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Unbroken

HMS Unbroken

-Le HMS Unbroken (P42) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 décembre 1940 lancé le 4 novembre 1941 et mis en service le 27 juillet 1942.

Quand le second confit mondial, le sous-marin était immobilisé depuis juillet dans un grand carénage prévu pour s’achever début octobre.

-Le HMS Unison (P43) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 décembre 1940 lancé le 5 novembre 1941 et mis en service le 4 août 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour surveiller la navigation italienne dans le Dodécanèse

HMS United

HMS United

-Le HMS United (P44) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 février 1941 lancé le 18 décembre 1941 et mis en service le 2 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Unrivalled (P45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 12 mai 1941 lancé le 16 mars 1942 et mis en service le 14 décembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage en voie de s’achever.

HMS Unruffled

HMS Unruffied

-Le HMS Unruffied (P46) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 février 1941 lancé le 18 décembre 1941 et mis en service le 10 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

8th Submarine Flottilla (Hong-Kong)

Cette quatrième flottille équipée de sous-marins type U est déployée en Extrême-Orient depuis la colonie britannique de Hong-Kong.

Elle à pour mission de dissuader le Japon de s’attaquer aux colonies occidentales et de perturber les liaisons avec les possibles conquêtes nippones.

Comme la conquête de la colonie semble inévitable, la flottille pourrait se replier sur Cam-Ranh, sur Cavite voir sur Singapour.

HMS Unruly

HMS Unruly

-Le HMS Unruly (P49) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 novembre 1941 lancé le 28 juillet 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour entretien après qu’une avarie eut abrégé prématurément sa dernière patrouille.

-Le HMS Unseen (P51) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 juillet 1942 lancé le 16 avril 1942 et mis en service le 21 mars 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Ultor (P53) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 décembre 1941 lancé le 12 octobre 1942 et mis en service le 8 août 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était en patrouille et reçoit des consignes de vigilance sur les mouvements de la flotte japonaise

HMS Unshaken

HMS Unshaken

-Le HMS Unshaken (P54) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 12 juin 1941 lancé le 17 avril 1942 et mis en service le 8 janvier 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Unsparing (P55) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newacstle-upon-tyne le 11 août 1941 lancé le 28 juillet 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage

-Le HMS Usurper (P56) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-tyne le 18 septembre 1941 lancé le 24 septembre 1942 et mis en service le 8 juillet 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin effectuait une escale de courtoisie à Batavia (Indes Néerlandaises).

Le sous-marin reçoit l’ordre de rallier Singapour pour se ravitailler en carburant, vivres et munitions. Jusqu’à la mi-septembre, il va assurer la sûreté des accès de la base navale avant de rallier Hong-Kong.

-Le HMS Universal (P57) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-tyne le 5 septembre 1941 lancé le 10 novembre 1942 et mis en service le 8 mai 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Untaned (P58) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-tyne le 9 octobre 1941 lancé le 8 décembre 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

Caracteristiques Techniques

Déplacement : surface pleine charge 630 tons (571 tonnes) plongée 730 tons (662 tonnes)

Dimensions : longueur 58m largeur 4.90m tirant d’eau 4.62m

Propulsion : deux moteurs diesels Paxman Ricardo de 615ch deux moteurs électriques deux hélices

Performances : vitesse maximale 11.25 noeuds en surface 10 noeuds en plongée

Armement : un canon de 76mm (3 pouces) (sauf sur les trois premiers) six tubes lance-torpilles à l’avant (quatre internes deux externes) 8 à 10 torpilles, deux mitrailleuses de 7.7mm antiaériennes

Equipage : 27 à 31 hommes

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Grande Bretagne (55) sous-marins (4)

Sous-marins type S

Avant-propos

Avec les sous-marins type U, les sous-marins de type S forment la colonne vertébrale de la flotte sous-marine britannique.

Ces sous-marins sont issus du type O mais tire les leçons des imperfections de leurs devanciers, les réservoirs rivetés installés en externe et qui avaient tendance à fuir (ce qui dévoilait la présence du sous-marin à l’ennemi) sont installés en interne.

Les premiers projets remontent à 1928 et pourtant le sous-marin avait toujours sa place en 1948 même si des sous-marins plus modernes étaient sur le point de lui succéder.

A l’origine des type S figure une demande de l’Amirauté pour un sous-marin de petite taille environ 600 tonnes en surface (soit l’équivalent de nos sous-marins de 2ème classe) mais pouvant patrouiller dix jours à 800km (400 miles) de sa base.

En dépit de leurs efforts, les premiers sous-marins dépassaient de 40 tonnes le tonnage autorisé mais il semble peu probable de pouvoir dessiner un sous-marin de moins de 600 tonnes avec les performances exigées. Le seuil de tolérance de l’amirauté se relevé sur les type S qui succèdent aux quatre premiers.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 (quatre type Swordfish et huit de type Shark) et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commadés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Cela permet la mise sur pied de trois flottilles de huit submersibles, deux stationnées en mer du Nord respectivement à Rosyth et à Chatham (7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla) et la troisième en Méditerranée la 9th Submarine Flottilla stationnée à Malte.

Dans le cadre du programme de guerre, seize nouveaux sous-marins de type S sont commandés mais à l’usage, seulement huit seront achevés sur ce modèle, les huit derniers devenant des type V, un sous-marin médian qui devait succéder aux type S et aux type U, la Royal Navy ayant décidé de rationaliser sa flotte sous-marine en construisant des sous-marins de grande patrouille de classe Amphion (seize) et des sous-marins médians type V.

7th Submarine Flottilla (Rosyth)

Cette flottille de huit submersibles est chargée d’attaquer la marine de guerre allemande en mer du Nord.

Craignant l’escalade, il n’abord pas question d’attaquer la marine marchande allemande (au fonctionnement de toute façon perturbé par la guerre) même si on peut imaginer que la perte d’un cargo ou d’un pétrolier avec son chargement pèse nettement plus à long terme que la perte d’un croiseur, d’un destroyer ou d’une unité plus importante.

Ils doivent également participer à des missions de mouillage de mines voir au ravitaillement d’hypothétiques mouvements de résistance dans les territoires occupés par l’ennemi même si en l’absence d’une tradition nationale de guérilla, l’Amirauté britannique ne sait guère comment soutenir ce type de mouvement en Europe et doit même se demander si cela est possible.

HMS Swordfish

HMS Swordfish

-Le HMS Swordfish (S61) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er décembre 1930 lancé le 10 novembre 1931 et mis en service le 28 novembre 1932.

A noter que durant la guerre de Pologne, il manque d’être torpillé par son sister-ship Sturgeon. Suite à cet incident et après la destruction du Oxley par le Triton, la distance opérationnelle entre deux sous-marins sera portée de 4 à 16 miles.

Le 5 septembre 1948, le Swordfish venait d’appareiller pour une mission d’entrainement. Cette mission est annulée et le sous-marin reçoit ordre de torpiller tout navire de guerre allemand ou tout cargo ou pétrolier militarisé passant à portée de ces torpilles et de son canon.

-Le HMS Sturgeon (S73) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er janvier 1931 lancé le 8 janvier 1932 et mis en service le 15 décembre 1932.

Quand la seconde guerre mondiale débute, le sous-marin était immobilisé depuis quatre mois dans un grand carénage prévu pour s’achever en décembre. Avec le début du conflit, il est probable que les travaux vont être accélérés.

HMS Seawolf

HMS Seawolf

-Le HMS Seawolf (S47) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 25 mai 1934 lancé le 28 novembre 1935 et mis en service le 12 mars 1936.

Quand l’opération Weserübung est déclenchée, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille au large des côtes norvégiennes. Il doit être reconditionné avant tout départ en patrouille de guerre.

-Le HMS Shark (S54) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 12 mai 1933 lancé le 31 mai 1934 et mis en service le 31 décembre 1934.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait d’appareiller pour une patrouille en relève du Seawolf, la patrouille du temps de paix se transforme en patrouille de temps de guerre.

HMS Syrtis

HMS Syrtis

-Le HMS Syrtis (P222) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 10 août 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 14 août 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever à la mi-octobre.

HMS Safari

HMS Safari

-Le HMS Safari (P211) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Barrow-in-Furness le 5 juin 1940 lancé le 18 novembre 1941 et mis en service le 24 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Scorcher (P258) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 décembre 1943 lancé le 18 décembre 1944 et mis en service le 16 juin 1945.
Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, mis en alerte, prêt à appareiller dès que l’ordre lui sera donné

HMS Scotsman

HMS Scotsman

-Le HMS Scotsman (P243) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 15 février 1943 lancé le 14 mars 1944 et mis en service le 24 mars 1945.

Quand le second conflit mondial éclate, le sous-marin était immobilisé pour une avarie sur un moteur diesel.

11th Submarine Flottilla (Chatham)

Cette flottille mène des missions semblables à la 7th Submarine Flottilla à savoir le contrôle de la mer du Nord par une action offensive contre la marine allemande, le minage…. .

HMS Seahorse

HMS Seahorse

-Le HMS Seahorse (S98) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 septembre 1931 lancé le 15 novembre 1932 et mis en service le 2 octobre 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever à la fin du mois d’octobre.

-Le HMS Starfish (S19) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 26 septembre 1931 lancé le 14 mars 1933 et mis en service le 3 juillet 1933.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement en mer du Nord.

HMS Snapper

HMS Snapper

-Le HMS Snapper (S39) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 18 septembre 1933 lancé le 25 octobre 1934 et mis en service le 14 juin 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin revenait d’une patrouille. Il devait donc être remis en état avant de reprendre la mer pour sa première patrouille de guerre.

-Le HMS Sahib (P212) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 5 juillet 1940 lancé le 19 janvier 1942 et mis en service le 22 décembre 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Saracen

HMS Saracen

-Le HMS Saracen (P247) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 juillet 1940 lancé le 16 février 1942 et mis en service le 11 janvier 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour une avarie mécanique

-Le HMS Scythian (P237) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 21 février 1943 lancé le 14 avril 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Quand est déclenchée l’opération Weserübung, le sous-marin faisait escale à Den Helder aux Pays-Bas après un entrainement en mer du Nord avec la participation discrète de la Koninklijke Marine, la marine royale néerlandaise.

Il se ravitaille et appareille direction Chatham pour préparer sa première patrouille de guerre.

HMS Sea Devil

HMS Sea Devil

-Le HMS Sea Devil (P244) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 5 avril 1943 lncé le 14 mars 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements

-Le HMS Spearfish (S69) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 28 mai 1935 lancé le 21 avril 1936 et mis en service le 11 décembre 1936

Le 5 septembre 1948, il était indisponible suite à une avarie

9th Submarine Flottilla (La Valette)

Stationnée à La Valette, la troisième et dernière flottille à être équipée de de sous-marins de type S. Depuis sa position stratégique, elle doit couper l’Italie de ses dépendances notamment de l’actuelle Libye, le tout en liaison avec les sous-marins français stationnés à Bizerte.

Dès le début du conflit, des officiers de liaison sont d’ailleurs échangés entre les deux marines pour faciliter la coopération et éviter de tragiques méprises.

-Le HMS Salmon (N65) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 15 juin 1933 lancé le 30 avril 1934 et mis en service le 8 mars 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin devait appareiller pour entrainement. L’entrainement est reporté en attendant de savoir l’attitude de l’Italie.

HMS Sealion

HMS Sealion

-Le HMS Sealion (S42) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 mai 1933 lancé le 16 mars 1934 et mis en service le 21 décembre 1934.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était à la mer dans le Golfe de Tarente. Il reçoit des consignes de vigilance et doit attendre l’ordre lui donnant l’autorisation d’envoyer par le fond tout navire de guerre italien en attendant éventuellement les navires civils et marchands.

-Le HMS Sterlet (S2) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 juillet 1936 lancé le 22 septembre 1937 et mis en service le 6 avril 1938.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour grand carénage. Les travaux sont accélérés mais même avec cette accélération, le sous-marin ne sera pas disponible avant la fin du mois.

HMS Sunfish

HMS Sunfish

-Le HMS Sunfish (S81) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 22 juillet 1935 lancé le 30 septembre 1936 et mis en service le 2 juillet 1937.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Satyr (P214) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 8 juin 1940 lancé le 28 septembre 1941 et mis en service le 4 novembre 1942.

Le cinquième jour du mois de septembre 1948, le Satyr était en mer en patrouille au large de la Sicile. Au cours de la vacation radio du soir, le sous-marin reçoit l’ordre d’être vigilant sur les mouvements de la flotte italienne.

HMS Sceptre

HMS Sceptre

-Le HMS Sceptre (P215) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 9 septembre 1941 lancé le 10 octobre 1942 et mis en service le 14 septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements

-Le HMS SeaDog (P216) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 juin 1941 lancé le 4 avril 1942 et mis en service le 15 mars 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille de huit jours en Adriatique et devait donc être reconditionné et son équipage reposé avant d’entamer une première patrouille de guerre.

HMS Sea Nymph

HMS Sea Nymph

-Le HMS Sea Nymph (P223) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 mai 1941 lancé le 29 juillet 1942 et mis en service le 4 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était en alerte. Il appareille en fin de journée pour prendre position au large de Tarente au cas où l’Italie deviendrait hostile.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 730 tonnes (768 tonnes pour le groupe II) plongée respectivement 927 et 960 tonnes

Dimensions : longueur 61.7m (63.6m pour le groupe II) largeur 7.3m tirant d’eau : nc

Propulsion : deux diesels de 1550ch deux moteurs électriques de 1300ch

Performances : vitesse maximale 13.5 nœuds en surface 10 nœuds en plongée distance franchissable 3700 miles nautiques à 10 nœuds (3800 miles pour le groupe II) en surface

Armement : un canon de 76.2mm à l’avant et un canon de 20mm Oerlikon (installé à partir de 1944) six tubes lance-torpilles avant avec six recharges ou douze mines

Equipage : 38 officiers et marins

Grande Bretagne (54) sous-marins (3)

Sous-marins classe Triton (type T)

Avant-propos

Les sous-marins de type T ont été conçus initialement pour remplacer les unités plus anciennes de classe Odin, Parthian et Rainbow. Les premières études sont lancées en 1934 avec les contraintes du traité de Londres de 1930 à savoir une flotte sous-marine limitée à 52700 tons (47808 tonnes métriques) avec un tonnage unitaire limité à 1800 tonnes et un armement maximal autorisé à un canon de 130mm.

Ces sous-marins dérivés des type P et appelés d’ailleurs à l’origine « Repeat P » étaient conçus pour pouvoir opérer en Extrême-Orient ce qui imposait des contraintes en terme de vitesse et surtout d’endurance.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre (un en 1935, quatre en 1936, sept en 1937 et trois en 1938) mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1941 et 1943. Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

Sur le plan de l’organisation, ils sont répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord, une dans l’Océan Indien depuis Aden et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie.

Dès le début du conflit, la flottille déployée à Aden va rallier l’Atlantique, étant déployée à Freetown avec la possibilité d’utiliser les facilités françaises implantées à Dakar.

1st Submarine Flottilla (Rosyth)

HMS Triton

HMS Triton

-Le HMS Triton (N15) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 28 août 1936 lancé le 5 octobre 1937 et mis en service le 9 novembre 1938.

Presque dix ans plus tard, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage. Il doit être disponible début octobre.

-Le HMS Trident (N52) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 12 janvier 1937 lancé le 7 décembre 1938 et mis en service le 1er octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement. Il rentre à sa base pour compléter ses soutes et appareiller pour sa première patrouille de guerre au large des ports allemands de la mer du Nord.

-Le HMS Tarpon (N17) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 5 octobre 1937 lancé le 17 octobre 1939 et mis en service le 8 mars 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements

HMS Triad

HMS Triad

-Le HMS Triad (N53) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 16 septembre 1939.

Le 5 septembre 1948 quand débute le second conflit mondial, le sous-marin est immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever mi-septembre.

-Le HMS Talisman (N78) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 27 septembre 1938 lancé le 29 janvier 1940 et mis en service le 18 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin vennait d’appareiller pour une patrouille qui devient de guerre, le Talisman recevant ordre de torpiller tout navire de guerre allemand en attendant que soit donné l’ordre d’attaquer cargos, paquebots et pétroliers.

HMS Tempest

HMS Tempest

-Le HMS Tempest (N86) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 juin 1940 lancé le 10 juin 1941 et mis en service le 14 mars 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Traveller (N48) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 17 janvier 1940 lancé le 27 août 1941 et mis en service le 10 avril 1942

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai. Il appareille le lendemain pour sa première patrouille de guerre

HMD Turbulent

HMS Turbulent

-Le HMS Turbulent (N98) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 15 mars 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 14 avril 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

3rd Submarine Flottilla (Aden)

Cette flottille est stationnée dans l’Océan Indien dans le port d’Aden d’où elle peut contrôler l’Océan Indien mais également la mer Rouge.

La position stratégique fait peu de doutes. Elle permet de contrôler l’accès à la mer Rouge et de là au canal de Suez. On peut également surveiller la Somalie italienne, l’Ethiopie et l’Eyrthrée alors sous contrôle italien (depuis la fin du dix-neuvième siècle pour la première et la troisième, depuis 1936 pour la seconde).

Cette flottille pourrait si besoin est s’appuyer sur les points d’appui français de Djibouti et de Diego-Suarez.

Elle n’en aura guère l’occasion car dès le mois de septembre, elle va rallier Freetown via le cap de Bonne Espérance pour participer à la traquer des raiders allemands et des U-Boot dans l’Atlantique Sud.

HMS Thetis

HMS Thetis

-Le HMS Thetis (N25) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 décembre 1936 lancé le 29 juin 1938 et mis en service le 26 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, en entretien à flot après une patrouille qui l’avait conduit dans le Golfe Persique et jusqu’au canal du Mozambique.

-Le HMS Triumph (N18) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 mars 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 2 mai 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à Singapour en grand carénage. Son immobilisation doit s’achever à la mi-octobre. Il pourrait être détaché en Extrême-Orient et non rejoindre ses compères en Afrique Noire.

HMS Thistle

HMS Thistle

-Le HMS Thistle (N24) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 7 décembre 1937 lancé le 25 octobre 1938 et mis en service le 25 octobre 1938.

Dix ans plus tard en septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-Le HMS Truant (N68) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 31 octobre 1939.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était en patrouille dans le canal du Mozambique. Il reçoit l’ordre de rallier Simonstown pour ravitaillement et entretien, devant être rejoint par les autres sous-marins de la 3rd SF.

HMS Tetrach

HMS Tetrach

-Le HMS Tetrach (N77) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 24 août 1938 lancé le 14 novembre 1939 et mis en service le 15 octobre 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin avait appareillé en patrouille huit jours plus tôt. Il reçoit l’ordre de rallier Aden pour se ravitailler et se préparer à Simonstown.

HMS Thorn

HMS Thorn

-Le HMS Thorn (N11) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 20 janvier 1940 lancé le 18 mars 1941 et mis en service le 12 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Trooper (N91) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 7 mai 1940 ancé le 5 mars 1942 et mis en service le 2 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Tutankhamen (N311) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 avril 1946 lancé le 5 mars 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

5th Submarine Flottilla (Singapour)

Si le stationnement de la 3rd Submarine Flottilla à Aden à suscité de nombreux débats au sein de la Royal Navy (peu de menaces, difficultés pour l’entretien), celui de la 5th Submarine Flottilla n’à fait l’objet d’aucun débat.

D’abord parce que les Triton étaient conçus pour opérer en Extrême Orient et parce qu’un conflit avec le Japon était du domaine du possible voir du certain.

HMS Tribune

HMS Tribune

-Le HMS Tribune (N76) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 3 mars 1937 lancé le 8 décembre 1938 et mis en service le 17 octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille. Il doit être reconditionné avant de reprendre la mer

-Le HMS Taku (N38) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 18 novembre 1937 lancé le 20 mai 1939 et mis en service le 17 avril 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le Taku était immobilisé depuis juin pour un grand carénage qui doit normalement s’achever fin novembre.

HMS Tigris

HMS Tigris

-Le HMS Tigris (N63) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 11 mai 1938 lancé le 31 octobre 1939 et mis en service le 20 juin 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Tuna (N94) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 13 juin 1938 lancé le 10 mai 1940 et mis en service le 30 avril 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin venait de partir en patrouille en relève du Tribune et reçoit des consignes de vigilance vis à vis des mouvements de la flotte japonaise.

HMS Torbay

HMS Torbay

-Le HMS Torbay (N79) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 21 novembre 1938 lancé le 9 avril 1940 et mis en service le 14 janvier 1941.

En septembre 1948, le sous-marin était à l’entrainement en mer de Chine méridionale. Cet entrainement se poursuit mais dans un contexte différent bien évidément.

-Le HMS Thraser (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 novembre 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Trusty

HMS Trusty

-Le HMS Trusty (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 15 mars 1940 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 24 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Trespasser (N312) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 08 septembre 1946 lancé le 20 août 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1170 tonnes plongée 1415 tonnes

Dimensions : longueur 84.28m largeur 7.77m tirant d’eau 3.89m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2500ch deux moteurs électriques de 1450ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 8000 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : dix tubes lance-torpilles (six de proue quatre externes) avec seize torpilles un canon de 102mm (4 pouces) sur le pont

Equipage : 48 officiers et marins

Grande Bretagbe (53) sous-marins (2)

Classe Rainbow (type R)

HMS Rainbow (N-16)

HMS Rainbow (N-16)

Ces quatre sous-marins sont quasiment identiques aux Parthian. Mis en service au début des années trente, ils auraient du être à l’origine six (Rainbow Regulus Rover Regent Royalist Rupert) mais pour des raisons économiques, la construction des deux derniers est abandonnée.

Les quatre destinés en principe à l’Extrême-Orient vont servir dans la marine britannique jusqu’en septembre 1947 quand ils sont désarmés. Leur réarmement envisagé au moment du conflit ne se concrétise finalement pas.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : en surface 1791 tonnes en plongée 2060 tonnes

Dimensions : longueur 87m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques de 1635ch deux hélices

Vitesse maximale 17.5 noeuds en surface 8.6 noeuds en plongée

Armement : un canon de 120mm (4.7 pouces) QF Mark IX sur le pont à l’avant huit tubes lance-torpilles (six avant deux arrières) avec quatorze recharges. Des mines pouvaient remplacer des torpilles

Equipage : 53 officiers et marins

Classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Avec l’augmentation des performances des sous-marins, on envisagea la construction de sous-marins d’escadre capable de combattre en compagnie des cuirassés et des croiseurs de bataille ce qui imposait de bonnes capacités de navigation en haute mer mais surtout une vitesse de 20 noeuds en surface, la vitesse maximale des navires de ligne de l’époque.

Ce dernier point était particulièrement difficile à atteindre en raison de moteurs diesels peu puissants de l’époque. On envisagea ainsi l’utilisation de la vapeur pour obtenir une vitesse importante en surface, aboutissant aux type K surnomés Kalamity, six des dix-sept sous-marins construits étant perdus par accident.

HMS K-15

HMS K-15

L’existence de cette classe eut au moins le mérite de connaitre les limites des technologies de l’époque tout comme le fit le X1, un prototype de croiseur sous-marin de 2820 tonnes avec quatre canons de 5.2 pouces (132mm).

Le HMS X1

Le HMS X1

Dans l’immédiat d’après guerre on envisagea la construction de vingt sous-marins de 1800 tonnes mais les navires de surface devenant chaque jour plus rapide, la décision était sans cesse reportée.

Finalement au début des années trente, trois sous-marins furent commandés, des sous-marins baptisés Thames Clyde et Severn.

-Le HMS Thames (N71) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 janvier 1931 lancé le 26 janvier 1932 et mis en service le 14 septembre 1932.

-Le HMS Severn (N57) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 27 mars 1933 lancé le 16 janvier 1934 et mis en service le 12 janvier 1935.

-Le HMS Clyde (N12) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 15 mars 1933 lancé le 15 mars 1934 et mis en service le 12 avril 1935.

Les trois sous-marins opèrent ensemblent d’abord au sein de la Home Fleet puis au sein de la 1st Submarine Flottilla stationnée à Malte.

En septembre 1945, hors rang, ils sont redéployés en Extrême-Orient avec Singapour pour port d’attache.

Ils sont toujours en service en septembre 1948. Le 5 de ce mois, seuls les Thames et Clyde sont disponibles et opérationnels, le Severn étant en grand carénage.

Dès le 6, le Thames va appareiller direction la mer de Chine méridionale pour anticiper sur une éventuelle action japonaise, le sous-marin de Sa Majesté devant s’appuyer sur les bases de Cam-Ranh et de Cavite, une base française et une base américaine, des dépôts de torpilles et de carburant devant être installés par la RFA.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Thames

Déplacement : en surface 2165 tonnes en plongée 2680 tonnes

Dimensions : longueur 105.16m largeur 8.61m tirant d’eau 4.78m

Propulsion : deux diesels de 10000ch en surface et en plongée deux moteurs électriques de 2500ch pour la propulsion en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 22.5 noeuds en surface 10.5 noeuds en plongée distance franchissable 11515 miles à 8 noeuds en surface 136 miles nautiques à 4 noeuds en plongée

Armement : un canon de 102mm à l’avant, six tubes lance-torpilles à l’avant avec douze projectiles

Equipage : 61 officiers et matelots

Classe Grampus

HMS Seal

HMS Seal

Le moyen le plus simple de mouiller une mine c’est un navire de surface soit un navire spécialisé (minelayer mouilleur de mines), un navire de guerre dont ce n’est pas la mission première (croiseur, destroyers) ou un navire marchand réquisitionné sommairement aménagé.

Ce mode de mouillage était parfaitement adapté pour mouiller des champs de mines défensifs avec la protection de navires de surface et de l’aviation mais pour gêner le trafic commercial ennemi, les mouvements de sa flotte, ce n’était pas le moyen le plus efficace.

L’avion pouvait être utilisé mais le poids des mines marines nécessitait l’utilisation de beaucoup d’appareils. Restait donc le sous-marin qui après avoir dévellopé un modèle de torpilleur submersible dévellopa une variante de mouillage de mines.

Les premiers sous-marins mouilleurs de mines transportaient les mines à l’extérieur de la coque ce qui pouvait poser des problèmes de sécurité. D’autres sous-marins transportaient les mines dans leurs réservoirs avant qu’un système avec une chaine à vis sans fin ne permettent de concilier sécurité et efficacité du mouillage de mines.

Les six Grampus (appelés également Porpoise du nom du prototype) furent les derniers sous-marins mouilleurs de mines de la Royal Navy, la mise au point de mines mouillables par les tubes lance-torpilles rendant inutiles des submersibles spécialisés.
Du fait de leur rôle particulier, ces navires étaient placés hors-rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée, un à Malte et le second à Alexandrie alors que les quatre submersibles déployés au sein de la Home Fleet étaient basés à Chatham où deux d’entre-eux ont d’ailleurs été construits.

-Le HMS Porpoise (N14) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in- furness le 22 septembre 1931 lancé le 30 août 1932 et mis en service le 11 mars 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, il est stationné à Malte, attendant de connaitre la position de l’Italie avant de mettre en oeuvre les plans de minages des principales bases navales et ports italiens notamment Naples, Cagliari, Tarente, Messine, Palerme et ce en liaison avec la marine française.

-Le HMS Cachalot (N83) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 12 mai 1936 lancé le 2 décembre 1937 et mis en service le 15 août 1938.

Quand le second conflit mondial éclate, le Cachalot était à quai à Alexandrie. Il venait d’achever une période d’entretien à flot. Comme le Porpoise, il attend de voir l’attitude de l’Italie avant de piéger les abords de Tarente, de Brindisi, des îles du Dodécanèse.

-Le HMS Grampus (N56) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 20 août 1934 lancé le 25 février 1936 et mis en service le 10 mars 1937.

Affecté en mer du Nord et basé à Chatham, le sous-marin était en grand carénage quand débute la seconde guerre mondiale. Il doit être à nouveau disponible à la fin octobre sauf si les travaux sont accélérés.

-Le HMS Narwhal (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 29 mai 1934 lancé le 29 août 1935 et mis en service le 28 février 1936.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai. Il appareille le 7 septembre 1948 pour aller miner les ports allemands et gêner l’arrivée des renforts allemands en Norvège.

-Le HMS Rorqual (N74) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 1er mai 1935 et mis en service le 10 février 1937.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai, devant miner des ports norvégiens aux mains des allemands.

-Le HMS Seal (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Chatham Dockyard le 9 décembre 1936 lancé le 27 septembre 1938 et mis en service le 24 mai 1939.

Basé à Chatham, le sous-marin était à l’entrainement le 5 septembre 1948. Il rentre à son port pour préparer une première opération de guerre.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1768 tonnes en plongée 2053 tonnes

Dimensions : longueur 88.09m largeur 9.09m tirant d’eau 4.88m

Propulsion : deux moteurs diesels de 3300ch pour la navigation en surface deux moteurs électriques de 1630ch pour la navigation en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 13240 miles nautiques à 8 noeuds en surface 76 miles à 4 noeuds

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) à l’avant, six tubes lance-torpilles de 533mm sur l’avant avec douze projectiles 50 mines Equipage : 59 officiers et marins

Grande-Bretagne (52) sous-marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-propos

Après avoir combattu sur les flots et avant de combattre au dessus des flots, l’homme combattit sous les mers avec l’invention du sous-marin qui fit cahin-caha ses premières armes durant la guerre de Sécession quand les confédérés tentaient par tous les moyens de desserrer le blocus nordiste mis en place par le plan Anaconda.

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour voir l’arrivée de sous-marins réellement efficaces avec l’action de pionniers comme John Holland ou Maxim Laubeuf.

Néanmoins quand éclate le premier conflit mondial si les performances du sous-marin sont connues, bien peu sont les amiraux qui imaginent que ce drôle d’engin qui fait ce que tout navire ne doit pas faire (à savoir couler) puisse bouleverser la guerre navale.

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Malheureusement, c’est la Royal Navy qui la première fit les frais avec la destruction de trois croiseurs cuirassés, les HMS Aboukir Hogue et Cressy au large des Pays-Bas le 22 septembre 1914 par le U-9.

La victoire tactique allemande n’ayant pas contrebalancé la victoire stratégique britannique au Jutland le 31 mai/1er juin 1916, la Kaiserliche Marine abandonna tout espoir de triompher avec ses cuirassés et préféra tout miser sur une guerre au commerce menée par les U-Boot.

Celle-ci échoua de peu à isoler la Grande-Bretagne mais entraina les Etats-Unis dans la guerre avec les conséquences que l’on sait.

Avec un tel impact sur sa flotte de commerce, la Grande-Bretagne chercha à de multiples reprises à interdire le sous-marin mais échoua toujours devant la détermination des autres puissances maritimes qui en avaient besoin dans leur stratégie globale.

Pour la France et l’Italie, il s’agissait de compenser le manque de cuirassés alors que pour les Etats-Unis et le Japon, il s’agissait d’affaiblir la flotte de bataille ennemie durant sa longue traversée en direction des Philippines où la bataille décisive était censée se dérouler.

N’ayant pu bannir le torpilleur submersible des océans, la Royal Navy construisit de nombreux sous-marins, des sous-marins de moyenne et de longue patrouille, des sous-marins mouilleurs de mines et succomba elle aussi au concept du croiseur sous-marin.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de soixante-deux submersibles, treize anciens et quarante-neufs modernes soir la plus faible des trois belligérants de la guerre de Pologne, l’Allemagne disposant de cinquante-sept submersibles et la France de soixante dix-huit.

Onze sous-marins type T sont en construction en septembre 1939 pour permettre le renouvellement et l’expansion de la flotte.

Une commande massive de vingt-quatre sous-marins est passée en septembre 1939 mais la guerre de Pologne s’étant terminé beaucoup plus rapidement que prévu, cette commande est étalée, étalement qui s’explique aussi par la charge importante de chantiers navals dont les méthodes de travail sont loin d’être à la pointe de la modernité.
Sur le plan de l’organisation, les sous-marins de la marine britannique sont répartis entre la Home Fleet (2nd Submarine Flottilla avec onze unités à Dundee, 6th Submarine Flottilla avec sept sous-marins à Blyth, Northumberland), la Mediterranean Fleet (1st Submarine Flottilla avec dix sous-marins) et la China Station (4th Submarine Flottilla avec quinze submersibles). Quatre sous-marins sont déployés dans l’Atlantique soit 47 sous-marins, les autres étant en réserve ou en entretien à l’époque.

Comme pour les autres catégories de navires la flotte en service en septembre 1939 évolue jusqu’en septembre 1948 avec le désarmement des navires les plus anciens et la mise en service de sous-marins neufs. A noter que durant la guerre de Pologne, le HMS Oxley est coulé par le HMS Triton au cours d’une terrible méprise.

Les sous-marins de classe Odin (type O), Parthian (type P) et Rainbow (type R) sont désarmés et remplacés notamment par les type S, cette classe devenant la classe majeure, la classe standard de la flotte sous-marine britannique mais pas numériquement la plus nombreuse, les type U la devançant.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commandés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

La classe River composée de trois sous-marins d’escadre (River Thames Clyde) aurait du être désarmée en 1945 mais au final ils sont prolongés et déployés en Extrême-Orient depuis Singapour.

-Les six sous-marins mouilleurs de mines de classe Grampus sont toujours en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, ils vont mouiller des bouchons de mine au large des ports allemands.

HMS Taurus, sous-marin type T

HMS Taurus, sous-marin type T

-La classe T est composée de sous-marins à long rayon d’action normalement destinés à combattre en Extrême-Orient mais dans la réalité, ils vont également combattre en mer du Nord.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1942 et 1943

Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

-La classe U est la dernière classe de sous-marins mise au point avant le début du second conflit mondial.

Trois sont en service en septembre 1939 mais douze sont commandés en septembre 1939 suivis de dix-sept autres en 1941 (huit), en 1942 (sept) et en 1943 (deux), portant la flotte totale à trente-deux sous-marins en 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte sous-marine de la Royal Navy affiche le visage suivant :

un sous-marin de type S

un sous-marin de type S

-Vingt-quatre sous-marins type S répartis en trois flottilles de huit submersibles (deux en mer du Nord une à Rosyth et la seconde à Chatham _7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla, une en Méditerranée à Malte la 9th Submarine Flottilla)

 

-Les six sous-marins mouilleurs de mines classe Grampus sont déployés hors rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée orientale

-Les trois sous-marins de classe River sont déployés depuis Singapour. Ils vont pouvoir s’appuyer sur les bases alliées de la région pour attaquer la flotte de guerre et la marine marchande de l’Empire du Japon. Ils sont placés hors-rang.

-Vingt-quatre sous-marins type T répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord (1st Submarine Flottilla), une dans l’Océan Indien depuis Aden (3rd Submarine Flottilla) et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie (5th Submarine Flottilla).

HMS Ultor (type U)

HMS Ultor (type U)

-Trente-deux sous-marins type U répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

Cela nous donne un total de 89 sous-marins en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, les sous-marins en patrouille et ceux prêts à appareiller, prennent la mer pour s’attaquer moins au trafic commercial allemand puis italien qu’aux navires de guerre. Les sous-marins en Extrême-Orient reçoivent des consignes de vigilances mais comme le Japon se tient pour le moment tranquille….. .

Les différentes classes de sous-marins

Classe Odin (type O)

HMS Oberon

HMS Oberon

Ces sous-marins de moyenne patrouille comparable à nos Redoutable (les fameux “1500 tonnes”) sont conçus pour combattre en Extrême-Orient. Sept sous-marins sont commandés par la Royal Navy et deux par la Royal Australian Navy mais la carrière de ces derniers est fort courte et sont rapidement intégrés à la marine britannique. Trois sont exportés au Chili où ils vont servir jusqu’au milieu des années soixante.

L’Oberon est mis en service en août 1927, c’est le seul exemplaire de son type, il est donc considéré comme un prototype, le groupe 1 regroupant les deux sous-marins destinés à l’Australie, les AO-1 et AO-2 ainsi que les trois sous-marins vendus au Chili (Almirante Simpson Capitan O’Brien Capitan Thompson) mis en service en 1929.

HMS Oxley

HMS Oxley

Le premier mis en service en juillet 1927 arrive en Australie en février 1928, est désarmé pour des raisons budgétaires en mai 1930 avant d’être remis en service dans la marine britannique sous le nom d’Oxley en avril 1931. Sorti de sa zone de patrouille, il est coulé par le Triton le 10 septembre 1939 au large de la Norvège.

Le second connait la même courte carrière dans la marine australienne (septembre 1927-mai 1930 avec une arrivée en Australie en février 1928). Il est remis en service dans la Royal Navy en avril 1931 sous le nom d’Olway.

HMS Osiris

HMS Osiris

Le groupe 2 se compose de six sous-marins mis en service en 1929 (Osiris en février, Otus et Oswald en juillet, l’Orpheus en septembre et l’Odin en décembre) et en 1930 (Olympus en juin).

Ces sous-marins dérivés des type L connaissent des fuites de carburant fréquentes pouvant révéler leur position. Ils sont les premiers sous-marins à recevoir un Asdic.

Peu à peu rélégués à des missions d’entrainement, ils sont désarmés en 1945 (Oberon en janvier, Olway en mars, Osiris en avril, Otus en juin) et 1946 (Oswald en février, Odin en mars, Olympus en mai et Orpheus en septembre 1946)

Mouillés dans le loch Ewe en Ecosse, ils attendent un potentiel réarmement, effectif en septembre 1948 pour l’Oberon et l’Osiris, réarmement motivé pour permettre aux type U de mener des opérations de guerre. Les autres sont feraillés ou utilisés comme leurres, trop usés pour être réarmés même pour des missions de formation.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Odin

Déplacement : surface 1311 tonnes plongée 1892 tonnes (Oberon) standard 1349 tonnes plongée 1872 tonnes (australiens/groupe I) standard 1781 tonnes pleine charge 2030 tonnes (groupe II)

Dimensions longueur 83.8m (84.9m pour les australiens 86.4m pour le groupe II) largeur 8.5m (9.1m pour le groupe II) tirant d’eau : nc

Propulsion : deux moteurs diesels de 4600ch pour la propulsion en surface et deux moteurs électriques de 1350ch pour la propulsion en plongée. Deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface (15 noeuds pour les australiens 17.5 noeuds pour le groupe II) 9 noeuds en plongée rayon d’action 8400 miles nautiques à 10 noeuds en surface 70 miles à 4 noeuds en plongée Immersion 91.4m

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) sur le pont à l’avant, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm, six tubes lance-torpilles avant et deux arrière avec seize torpilles.

Equipage : 54 officiers et marins
Classe Parthian (type P)

Les six Parthian sont une version améliorée des Odin et destinés à opérer en Extrême-Orient. Plus longs de deux mètres, leurs habitabilité à été améliorée par rapport à leurs devanciers.

HMS Pandora

HMS Pandora

Six navires sont mis en service en 1929 (Pandora Parthian Perseus Phoenix Poseidon Proteus) mais le Poseidon est coulé le 9 juin 1931 lors d’une collision avec un navire marchand.

Les cinq sous-marins survivants sont désarmés en 1946 (Pandora Phoenix Proteus) et 1947 (Parthian Perseus) et sont mouillés à Scapa Flow attendant un hypothétique réarmement.

Après inspection seul le Pandora sera réarmé pour servir de but sonar à l’Ecole des détecteurs implantée à Aberdeen. Les autres en trop mauvais état vont servir de leurres pour les reconnaissance ou être démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1790 tonnes en plongée 2070 tonnes

Dimensions : longueur 88m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques dévellopant 1635ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17.5 nœuds en surface 8.6 nœuds en plongée

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) QF Mk II sur le pont à l’avant, huit tubes lance-torpilles de 533mm (six avant deux arrières) avec 14 recharges, torpilles qui peuvent être remplacées par des mines

Equipage : 53 officiers et marins

Grande-Bretagne (16) Royal Navy (8)

Sous-Marins

Avant-Propos

Le sous-marin apparait au cours de la guerre de Sécession quand les confédérés cherchent l’arme magique pour déserrer l’étau du blocus nordiste. Le premier submersible, le CSS Hunley détruit un navire nordiste mais finit par couler en rade.

Après cette première tentative, il faut attendre la fin du 19ème siècle pour qu’apparaisse le sous-marin moderne sous l’impulsion d’ingénieurs de talents comme John Holland aux Etats-Unis ou Maxime Laubeuf en France.

Les performances de ces drôles d’engins sont encore largement nimbées de mystère quand commence le premier conflit mondial.

Le réveil est cinglant. Les U-Boot de la Kaiserliche Marine coulent le même jour trois croiseurs cuirassés au large des Pays-Bas avant de se lancer dans une guerre au commerce, provoquant l’entrée en guerre des Etats-Unis après avoir faillit étrangler l’économie britannique, fort dépendante des importations.

Voilà pourquoi durant les négociations dans les traités de limitation des armements navals, les britanniques tentèrent d’obtenir l’abolition, l’interdiction du sous-marin, chose que ne pouvait accepter les français, les japonais et les américains qui pour des raisons différentes avaient besoin du submersible.

Ne pouvant obtenir gain de cause, la Grande-Bretagne continue de construire des sous-marins disposant en septembre 1939 de soixante-deux sous-marins de différents modèles. Onze sous-marins de type T étaient en construction.

Vingt-quatre sous-marins s’y ajoutent au cours d’un programme de guerre décidé en septembre 1939. La fin prématurée de la guerre de Pologne entraine un étalement de cette commande massive.

Les sous-marins sont stationnés à Dundee (2nd Submarine Flottilla 11 sous-marins), à Blyth (6th Submarine Flotilla 7 sous-marins), en Méditerranée est déployée la 1st Submarine Flottilla avec 10 sous-marins alors que la China Station disposait de la 4th Submarine Flottilla avec quinze sous-marins. Quatre sous-marins sont déployés dans l’Atlantique soit 47 sous-marins, les autres étant en réserve ou en entretien à l’époque.

Comme pour les autres catégories de navires la flotte en service en septembre 1939 évolue jusqu’en septembre 1948

Evolution de la flotte

Le HMS Oberon classe Odin

Le HMS Oberon classe Odin

-La classe Odin ou type O était composée de neufs navires mis en service en 1926, 1928 et 1929. Le HMS Oxley est coulé le 10 septembre 1939 par le HMS Triton au cours d’une méprise. Les onze autres navires sont désarmés en 1945/46.

Le HMS Parthian

Le HMS Parthian

-La classe Parthian ou type P composée de six navires mis en service en 1929 (cinq après la perte du Poseidon en 1931) n’est plus en service en septembre 1948.

HMS Regent classe Rainbow

HMS Regent classe Rainbow

-La classe Rainbow ou type R composée de quatre sous-marins mis en service en 1930 n’est plus en service en septembre 1948.

Le HMS Seahorse type S

Le HMS Seahorse type S

-La classe S va devenir la classe “standard” de la flotte sous-marine britannique. Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 et cinq sont commandés dans le cadre du programme de guerre décidé en septembre 1939 alors que l’on s’attend à un conflit long.

Cela porte la flotte à dix-sept sous-marins, sept nouveaux sous-marins sont commandés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

HMS Clyde classe River (ou classe Thames)

HMS Clyde classe River (ou classe Thames)

-La classe River composée de trois sous-marins d’escadre (River Thames Clyde) aurait du être désarmée en 1945 mais au final ils sont prolongés et déployés en Extrême-Orient depuis Singapour.

-Les six sous-marins mouilleurs de mines de classe Grampus sont toujours en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, ils vont mouiller des bouchons de mine au large des ports allemands.

Le HMS Tally Ho ou type T

Le HMS Tally Ho ou type T

-La classe T est composée de sous-marins à long rayon d’action normalement destinés à combattre en Extrême-Orient mais dans la réalité, ils vont également combattre en mer du Nord.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1944 et 1945. Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

Le HMS Upholder ou type U

Le HMS Upholder ou type U

-La classe U est la dernière classe de sous-marins mise au point avant le début du second conflit mondial. Trois sont en service en septembre 1939 mais douze sont commandés en septembre 1939 suivis de dix-sept autres en 1941 (huit), en 1942 (sept) et en 1943 (deux), portant la flotte totale à trente-deux sous-marins en 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte sous-marine de la Royal Navy affiche le visage suivant :

-Vingt-quatre sous-marins type S répartis en trois flottilles de huit submersibles (deux en mer du Nord, une en Méditerranée à Malte)

-Les six sous-marins mouilleurs de mines classe Grampus sont déployés hors rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée orientale

-Les trois sous-marins de classe River sont déployés depuis Singapour. Ils vont pouvoir s’appuyer sur les bases alliées de la région pour attaquer la flotte de guerre et la marine marchande de l’Empire du Japon. Ils sont placés hors-rang.

-Vingt-quatre sous-marins type T répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord, une dans l’Océan Indien depuis Aden et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie.

-Trente-deux sous-marins type U répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) et la dernière à Hong Kong.

Cela nous donne un total de 89 sous-marins en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, les sous-marins en patrouille et ceux prêts à appareiller, prennent la mer moins pour s’attaquer au trafic commercial allemand puis italien que pour lutter contre les navires de guerre. Les sous-marins en Extrême-Orient reçoivent des consignes de vigilances mais comme le Japon se tient pour le moment tranquille….. .

Grande-Bretagne (9) Royal Navy (1)

UNE BREVE HISTOIRE DE LA ROYAL NAVY

Avant-Propos

Encore aujourd’hui, la Royal Navy est la fierté du Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Certes elle n’est plus que l’ombre de la flotte du premier conflit mondial aux somptueuses escadres de cuirassés mais elle représente encore une force avec laquelle il faut compter.

Si dès le 9ème siècle, il existe des forces navales, si les Tudors sont les premiers monarques à se préoccuper de constituer une puissante marine de guerre (tout en gardant un œil sur des possessions continentales comme Calais redevenu français uniquement en 1558), la Royal Navy voit officiellement le jour en 1660 au moment de la restauration des Stuarts avec Charles II, le fils du roi martyr Charles 1er.

Charles II de Grande-Bretagne

Charles II de Grande-Bretagne

En 1707, elle intègre les navires de la Royal Scots Navy, les navires de la marine écossaise bien que depuis 1603 et l’union personnelle des deux royaumes, les deux marines opéraient ensemble.

Elle va rapidement s’opposer aux différentes marines européennes, d’abord la marine espagnole défaite en 1588 (Invincible Armada,un nom ironique attribué par les anglais) puis la marine des Provinces Unies et la marine royale française.

Composée de navires performants,manœuvrés par des marins compétents et des chefs énergiques et choisis sur des critères de compétence (à la différence de la France où les critères de noblesse provoquaient parfois la nomination d’incompétents notoires ou d’amiraux trop vieux pour être efficaces), elle va s’imposer au 18ème comme la première marine mondiale même si au cours de plusieurs conflits, elle subit des pertes non négligeables.

Durant la guerre de Sept Ans (1756-63), elle impose sa supériorité sur les marines françaises et espagnoles ce qui n’empêche pas les échecs comme celui de l’amiral Byng lors de la bataille de Minorque, échec qu’il paiera de sa vie.

La France prit néanmoins sa revanche durant la guerre d’indépendance américaine. La splendide marine de Louis XVI l’une des plus belles de l’histoire de la France (avec celle de Napoléon III et celle du second conflit mondial) infligea une série de défaites qui obligèrent la Grande-Bretagne à renoncer à ramener dans le giron impérial les treize colonies insurgées.

La Révolution Française entraine une totale désorganisation de la marine française, les officiers nobles émigrent, les équipages peuvent élire leurs officiers _rarement une bonne chose, la démagogie et l’idéologie prenant le pas sur la discipline et la compétence_,se montrent revendicatifs et prompts à crier à la trahison.

La Royal Navy devient une marine supérieure à tout ce que les pays européens peuvent lui opposer, la compétence, de bons navires, l’expérience des marins et des officiers sans oublier une politique continue rend cet outil redoutable.

Voilà pourquoi Napoléon maitre en Europe ne pourra jamais faire défiler ses grognards de la garde sur White Hall ou devant Buckingham Palace, la défaite de Trafalgar le 21 octobre 1805 scellant les espoirs de la France impériale de contester la supériorité de la Royal Navy sur les mers même si des corsaires causèrent des pertes au commerce britannique.

Cette puissance colossale permet à la Grande-Bretagne d’étendre son emprise coloniale, annonçant le Britannia rules the waves, cette puissance permet à Londres de maintenir une armée de terre réduite, les risques d’invasion étaient nuls. La guerre de 1812 contre les Etats-Unis marque la dernière utilisation majeure des corsaires pour augmenter la puissance de la marine britannique.

Sans rival, la Royal Navy établit une véritable Pax Britannica, marquant le début d’une domination mondial qui allait perturber jusqu’au premier conflit mondial.

Pax Britannica

Jusqu’au premier conflit mondial, il n’y eut guère de conflits majeurs dans laquelle s’illustrèrent les navires portant fièrement la White Ensign.

Bataille de Navarin (1827)

Bataille de Navarin (1827)

Il y eut bien la bataille de Navarin en 1827 mais cette bataille opposa la France, la Russie et la Grande-Bretagne à la Turquie mais en dehors de cette bataille, l’essentiel des opérations furent des missions de police coloniale et de diplomatie de la canonnière, une escadre chargée de mettre la pression au sens propre comme au figuré en bombardant des places fortes comme celles des Barbaresques en Afrique du Nord ou la Chine durant les deux guerres de l’Opium.

Bataille de Sinope qui ouvre la guerre de Crimée

Bataille de Sinope qui ouvre la guerre de Crimée

La guerre de Crimée s’ouvrit bien sur la bataille navale de Sinope mais cette bataille opposa la Russie à la Turquie. Quand aux bombardements en Baltique, ils n’eurent que peu d’influence sur les opérations à terre, l’apport essentiel de ce conflit qui marqua le retour de la France au premier plan fût l’intégration de nouvelles technologies comme les obus explosifs Paixan qui allaient ringardiser les coques en bois ainsi que la propulsion à vapeur qui ouvrait de nombreuses possibilités.

Durant la deuxième moitié du 19ème siècle, une rivalité navale oppose la France et la Grande-Bretagne. La marine française revitalisée par Napoléon III et un grand ingénieur comme Dupuy de Lôme mis en service le premier cuirassé _La Gloire_ et de nombreux torpilleurs, obligeant la Royal Navy à réagir en construisant des cuirassés (appelés cuirassés à coque en fer pour les distinguer des futures pré-dreadnought) et à inventer le Torpedo Boat Destroyer rapidement connu sous le simple nom de destroyer (destructeur).

Conquêtes coloniales et expansion navales sont plus jamais étroitement liées. L’importance de Gibraltar augmente encore avec l’ouverture du canal de Suez en 1869, économisant l’épuisant contournement par le cap de Bonne Espérance.

Les britanniques sont les premiers à ma connaissance à comprendre la relative inutilité des empires immenses mais l’importance de contrôler les passages obligés, les détroits.

Ce n’est pas un hasard si ils refusent avec la dernière énergie de rendre Gibraltar revendiquée par l’Espagne ou si ils s’installent au Cap de Bonne Espérance, à Aden, à l’entrée du détroit d’Ormuz et à Singapour.

Quand ils ne peuvent pas s’installer sur un passage obligé, ils font tout pour empêcher qu’une puissance rivale ne le contrôle.

C’est ainsi qu’ils empêchent les russes de démanteler l’empire ottoman pour reconstituer l’empire byzantin ce qui aurait donné le contrôle à la marine tsariste du détroit du Bosphore et des Dardannelles.

Si ils appuient la France durant les crises de Tanger et d’Agadir c’est à la fois suite à l’Entente Cordiale mais également pour empêcher l’Allemagne de s’installer en face de Gibraltar. Même situation en Tunisie où ils appuient les revendications françaises pour empêcher l’Italie de contrôler les deux rives du détroit de Sicile qui sépare le bassin méditerranéen en deux.

Si la vapeur apparait dès les années 1820, les machines à vapeur ne sont pas encore suffisamment fiables pour les voyages au long cours.

Résultat, la vapeur est utilisée au combat, la voile servant pour le transit et les voyages à longue distance. Les navires sont soit des constructions neuves ou des conversions. Les coques en acier s’imposent peu à peu, la course entre le boulet et la cuirasse reprenant avec toujours plus de vigueur.

The Two power standard et la rivalité avec l’Allemagne wilhelhmienne

La merveilleuse marine de Napoléon III n’est hélas d’aucune utilité durant la guerre de 1870 ce qui va discréditer l’idée de la puissance navale en France, la jeune Ecole vouant un culte au sous-marin et au torpilleur (jugé plus “républicain) et dénigrant le cuirassé (vu comme “réactionnaire”), la trop fameuse flotte d’échantillon voyant la Royale se doter de cuirassés périmés dès la construction, des navires comme le Hoche sûrement plus dangereux pour leurs utilisateurs que pour l’ennemi.

La Royal Navy ne connait pas ce problème. Le Naval Defence Act de 1889 impose le concept de “two power standard” à savoir que la Royal Navy doit être aussi puissante que les deux marines qui la suivent à savoir la France et la Russie.

Comme il est impossible que les deux marines regroupent toutes leurs forces en Europe, cela revient en pratique à une supériorité très nette dans les eaux européennes. Sur le plan pratique, ce sont dix cuirassés et trente-huit croiseurs qui sont financés. Un autre programme est proposé en 1894 mais Gladstone échoue à convaincre les Communes de le financer.

Le contexte géopolitique ne tarde pas à évoluer en défaveur de Londres. En 1893, une alliance formelle unie la France et la Russie renforçant les inquiétudes de l’opinion publique.

Et si seulement il y avait que cela car au même moment l’Allemagne de Guillaume II entame la création à marche forcée d’une puissante marine océanique, les Etats-Unis et le Japon faisant de même.

Amiral Fisher

Amiral Fisher

Cette course aux armements navals devient couteuse pour la Grande-Bretagne et en 1904, l’amiral Fisher est nommé First Sea Lord pour faire des économies, le budget de la Royal Navy ayant été baissé, un comble au pays de Nelson !

Avec énergie, le bouillant Fisher réforma la Royal Navy, mettant à la casse des navires obsolètes (too old to figth too slow to run _trop vieux pour combattre, trop lents pour fuir_ 154 navires dont 17 cuirassés sont ainsi rayés des registres) et obtenant la construction de nombreux cuirassés dont deux innovations, le dreadnought et le croiseur de bataille.

Le premier est l’application du concept all big gun battleship, le cuirassé avec une artillerie à calibre unique ce qui devait améliorer la puissance des navires mais également faciliter la conduite de tir ainsi que le stockage des munitions.

Le HMS Dreadnought

Le HMS Dreadnought

Si le HMS Dreadnought est le premier navire de ce type à entrer en service, il s’en fallut de peu pour qu’il soit américain.

Le HMS Invincible, premier croiseur de bataille de l'histoire

Le HMS Invincible, premier croiseur de bataille de l’histoire

Le croiseur de bataille est une création issue de l’imagination fertile de Fisher (speed is armour) qui comme tous les observateurs mondiaux avait vu la vitesse des cuirassés japonais surclassés les navires russes, oubliant un peu vite que la malheureuse escadre était partie de Baltique, avait contourné le cap de Bonne Espérance avant de rejoindre la zones des opérations avec des navires usés, des équipages en état de quasi-mutinerie.

Le Battlecruiser était né, un navire qui disposait d’une artillerie aussi puissante que celle d’un cuirassé mais sans véritable protection, sa vitesse supérieure devant lui permettre d’éclairer la flotte, de si nécessaire attaquer les premiers navires ennemis mais jamais l’amiral Fisher avait envisagé que ces croiseurs de bataille combattent dans la ligne de bataille.

Une course aux armements dantesque oppose Berlin à Londres. A une construction chez l’un répond une construction chez l’autre, l’armement augmentant, les allemands passant du 280 au 305 puis au 380mm, les britanniques du 305 au 343 puis au 381mm.

La supériorité britannique ne sera jamais vraiment remise en cause en raison des limites financières de l’Allemagne qui devait entretenir une importante armée de terre. De plus les alliances avec le Japon (1902) et la France (1904) permettait aux britanniques de concentrer leurs moyens en mer du Nord, une situation fort différente de celle prévalant à la fin du 19ème siècle.

Les dominions apportent également leur contribution, une marine canadienne et une marine australienne voyant le jour en 1911.

Si la marine allemande ne peut sérieusement remettre en cause la supériorité de la marine britannique, c’est un adversaire à prendre au sérieux avec des navires bien armés, bien protégés et servis par des équipages compétents, les canonniers allemands ayant remporté de nombreux concours de tir avant guerre en s’appuyant sur leur compétence mais également sur des optiques de haut niveau et un système de conduite de tir performant.

Ainsi quand le premier conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 74 navires de ligne avec 64 cuirassés (dont 40 pré-dreadnought à la valeur militaire douteuse) et 10 croiseurs de bataille, la Kaiserliche Machine ne disposant que de 46 navires de ligne avec 39 cuirassés (dont 22 pré-dreadnought) et 7 croiseurs de bataille.

Outre les cuirassés et les croiseurs de bataille, la Royal Navy s’équipe de sous-marins, des torpilleurs submersibles qui ne tardèrent à faire preuve de leur efficacité au détriment des navires de la White Ensign et surtout ceux portant le Red Ensign à savoir la marine marchande.