Allemagne (41) Ordre de Bataille (2)

U-Bootwafe

Littéralement force sous-marine, cette escadre dont l’état-major est sis à Berlin est organisé de la manière suivante :

-Commandement supérieur des sous-marins (Oberkommando der U-bootwafe) installé à Berlin

-West kommando der U-Boot (Wilhelmshaven)

Le W-K dispose de quatorze flottilles de sous-marins soit un total de 110 sous-marins standards auxquels s’ajoutent les quatre croiseurs sous-marins, deux ravitailleurs et deux sous-marins mouilleurs de mines qui sont eux placés hors rang, directement sous l’autorité du commandement ouest des sous-marins.

Six flottilles sont stationnées à Wilhelmshaven, six à Wesermünde et les deux dernières sur l’île d’Heligoland.

Six sont équipées de type VII et huit autres sont équipées de type IX.

1. U-flottile (Wilhelmshaven) : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

3. U-flottille (Wesermünde) : U-29, U-31,U-33, (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)

5. U-flottile (Wilhelmshaven) : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

7. U-flottile (Wesermünde) : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)

9. U-flottile (Wilhelmshaven) : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

11. U-flottile (Heligoland) : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile (Heligoland) : U-37, U-38,U-41 (type IXA) U-110 (type IXB) U-189 U-190 (type XB)

15. U-Flottile (Wesermünde) : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)

17. U-Flottile (Wilhelmshaven) : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

19. U-Flottile (Wesermünde) : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)

21. U-Flottile (Wilhelmshaven) : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD)

23. U-Flottile (Wesermünde) : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)

25. U-Flottile (Wilhelmshaven) : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

27. U-Flottile (Wesermünde) : U-150, U-152,U-178,U-179, U-180,U-181,U-182 et U-183 (type IXC)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115) stationnés à Wilhelmshaven, placés hors-rang car destinés à la guerre de course.

-Deux ravitailleurs type XIV stationnés à Wesermünde, les U-185 et U-187. Eux aussi sont placés hors-rang, leur mission étant de ravitailler les U-Boot dans l’Atlantique.

Ost kommando der U-Boot (Kiel)

Commandant tous les U-Boot stationnés en mer Baltique, il dispose des moyens suivants :

-2. U-Flottile (Kiel) : U-93, U-95, U-97,U-132,U-133,U-134 (type VIIC),U-136 et U-140 (type VIID)

-4. U-Flottile (Kiel) : U-94, U-96, U-98, U-139, U-141, U-142, U-144,U-146

-6. U-Flottile (Rügen) : U-1, U-3, U-5 (type IIA) U-7,U-9,U-11,U-13 (type type IIB)

-8. U-Flottile (Rügen) : U-2, U-4, U-6 (type IIA), U-8, U-10, U-14 (type IIB)

-10. U-Flottile (Swinenmunde) : U-17, U-19,U-21,U-23 (type IIB), U-59, U-61, U-63 (type IIC) et U-137 (type IID)

-12. U-Flottile (Swinenmunde) : U-18, U-20,U-22, U-24 (type IIB), U-56, U-58, U-62 (type IIC) U-138 (type IID)

-14. U-Flottile (Rügen) : U-168, U-169,U-170,U-171, U-172 et U-173 (type III)

-Deux sous-marins mouilleurs de mines type XB, les U-191 et U-192

-Deux sous-marins ravitailleurs/transport de troupes type XIV, les U-186 et U-188

Oberkommando der Leichte Boot (OLB)

Ce commandement installé à Wesermunde regroupe les navires légers de combat et d’escorte de la Kriegsmarine qu’il s’agisse des torpilleurs, des vedettes lance-torpilles S-Boote, des R-Boote et des différents type d’escorteurs (Geleitboote et M-Boote).

Etat-Major OLB : Wesermunde

Befehshaber der Torpedoboote : Wilhelhmshaven

 

KMS T-9, un torpilleur type 35

KMS T-9, un torpilleur type 35

Ce commandement regroupe sous son autorité les flottilles de torpilleurs (Torpedobooteflottille) mais également les escorteurs construits pour protéger la navigation côtière et à terme les convois ravitaillant les conquêtes.

1. Torpedobooteflottille (Kiel): Torpilleurs type 35 : T.2 T.4 T.9 et T.10

2. Torpedobooteflottille (Wilhelhmshaven) : Torpilleurs type 35 : T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12

3.Torpedobooteflottille (Swinnenmunde) : Torpilleurs type 37 : T.15 T.17 T.19 et T.21

4. Torpedobooteflottille (Wilhelhmshaven) : torpilleurs type 39 T.22 T.24 et T.26

5. Torpedobooteflottille (Swinnenmunde) : torpilleurs type 37 T.14 T.16 T.18 et T.20

6. Torpedobooteflottille (Kiel): torpilleurs type 39 T.23 T.25 T.27 et T.29

7. Torpedobooteflottille (Rügen) : torpilleurs type 39 T.30, T.32, T.34 et T.36

8. Torpedobooteflottille (Heligoland) : trois torpilleurs type 39, les T.31 T.33 et T.35 complétés par les deux premiers type 1943, des torpilleurs T.37 et T.38.

9. Torpedobooteflottille (Rügen) : quatre torpilleurs type 1943, les T.39 T.40 T.41 et T.42

-Les deux derniers (T.43 et T.44) sont placés hors-rang et basés à Kiel où ils devaient sans le déclenchement former une 10. Torpedobooteflottille avec les premiers type 46. Avec les pertes du conflit, ils devraient remplacer les navires perdus au sein des flottilles existantes.

Befehshaber der Geleitboote

Ce commandement regroupe sous son autorité les flottilles d’escorteurs (Geleitbooteflottille) :

– 1. Geleitboote Flottille (Kiel) : G.1, G.3, G.5,G.7,G.9 et G.11

2. Geleitboote Flottille (Wilhelhmshaven) : G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

3. Geleitboote Flottille (Swinnenmunde) : G.13 G.15 G.17. Les G.19, G.21 et G.23 sont en achèvement à flot quand éclate le second conflit mondial. Leur intégration à la flottille n’est donc pas assurée, surtout en cas de pertes importantes dans les deux premières Geleitboote Flottille.

4. Geleitboote Flottille (Wilhelhmshaven) : G.14 G.16 G.18. Les G.20, G.22 et G.24 sont en achèvement à flot quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung. Leur situation est identique aux navires décrits plus haut.

Hors-Rang :

-Chalutiers armés servant de piquet-radar en mer du Nord dans la baie d’Heligoland : Freyr Heimdal Munin Sigfrid Volker Wotan

-Garde-pêches Weser et Elbe utilisés en temps de guerre comme patrouilleurs de surveillance côtière
-patrouilleurs fluviaux (sur le Danube) Bechelaren et Birago

-Quatre patrouilleurs (P.1 P.2 P.3 et P.4) sur le Rhin accompagnés de douze vedettes
Befehshaber der Minensucherboote

Ce commandement des navires de guerre des mines à sous son autorité dix flottilles de guerre des mines :

M-Boote type M-1935

-1. Minensucherboote Flottille stationnée à Wilhelmshaven M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-2. Minensucherboote Flottille stationnée à Kiel qui dispose des M.2 M.6 M.9 M.10 M.11 et M.12

-3. Minensucherboote Flottille stationnée à Wilhelmshaven qui dispose des M.1 M.3 M.4 M.5,M.7 et M.8.

M-Boote type M-1940

-5ème Minensucherboote Flottille (Rugen) : M.27 M.29 M.31 M.33 et M.35

-6ème Minensucherboote Flottille (Cuxhaven) : M.26 M.30 M.32 M.34 et M.36

-7ème Minensucherboote Flottille (Swinenmünde) : M.37 M.39 M.41 M.43 et M.45

-8ème Minensucherboote Flottille (Rugen) : M.40 M.42 M.44 M.46 et M.48

M-Boote type M-1943

-9. Minensucherboote Flottille stationnée à Heligoland avec les dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59

-10. Minensucherboote Flottille stationnée à Wesermünde avec les dragueurs de mines M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60

Befehshaber der Schnellboote

Ce commandement regroupe à la fois les vedettes lance-torpilles mais également les R-Boote chargés de les appuyer. Les différentes flottilles sont regroupés dans commandements régionaux, un pour la Mer du Nord, un autre pour la Baltique.

S-Boote en mer

S-Boote en mer

1. Schnellbooteflottille (Swinenmunde) : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
2. Schnellbooteflottille (Heligoland) : S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 S.31 S.81

3. Schnellbooteflottille (Kiel) S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62

4. Schnellbooteflottille (Wilhelhmshaven) : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 S.82

5. Schnellbooteflottille (Rügen) : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84

6.Schnellbooteflottille (Wesermunde): S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85

7. Schnellbooteflottille (Rugen) : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78

8. Schnellbooteflottille (Kiel) : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79

1. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11

2. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.2 R.4 R.6 R.8 R.10 et R.12

3. Raum-Boote Flottille (Swinenmünde) R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
4. Raum-Boote Flottille (Wilhelmshaven) R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24

5. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30

6. Raum-Boote Flottille (Wesermünde) R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42

7. Raum-Boote Flottille (Rügen) R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41

8. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.43 R.44 R.45 R.46 R.47 et R.48.

Oberkommando der Unterstützung Schiff (Commandement supérieur des navires de soutien)

Ce commandement installé à Gotenhafen regroupe sous son autorité tous les navires de soutien de la marine allemande, essentiellement des pétroliers et des ravitailleurs. Fait étonnant, les navires amphibies construits avant guerre dans le cadre d’expérimentation dépendent de ce commandement.

Ce commandement à autorité sur deux commandements régionaux, un pour la mer du Nord et un pour la mer Baltique.

KMS Altmark

KMS Altmark

-Pétrolier-ravitailleurs classe Dithmarschen : Dithmarschen et Westerwald à Wilhelhmshaven, Altmark Havel et Franken à Kiel, Ermland et Havelland à Swinnenmunde, Uckermark et Nordmark à Rügen.

-Ravitailleurs classe OstSee : OstSee à Kiel, NordSee à Heligoland et Indischer Ozean à Wilhelhmshaven

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar Donau Mosel Weichsel Lech Isar Erwin Wassner Warnow et Memel, les deux premiers sont stationnés à Wilhelhmshaven, les deux suivants à Kiel, le Lech et l’Isar à Rugen, l’Erwin et le Wassner à Swinnenmunde, le Warnow à Heligoland et le Memel à Wesermünde

-Tenders pour les flottilles de sous-marin Acheron et Havel, ces deux navires étant d’anciens dragueurs de mines M.136 et M.113, ces deux navires sont stationnés à Wesermunde

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10 (stationnés à Wilhelhmshaven) C11 C13 C14 (Wesermunde) C16 MT1 (Kiel) MT2 C21 C22 (Swinemunde) C23 et C24 (Gotenhafen), les quatre derniers servant de tenders pour le transport de mines.

-Bâtiments hydrographes (Wermessungsschiffe) Meteor Norderoog Süderoog et Hooge, le premier étant stationné à Wilhelhmshaven, le second à Heligoland, le troisième à Rügen et le quatrième à Kiel

-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Strahl, Claus Van Bevern, Störtebecker Nautilus Arkona Otto Braun et Raule, ces quatre derniers navires étant d’anciens dragueurs de 1918, connaissant là une seconde carrière. Le Strahl et le Raule sont stationnés à Wilhelhmshaven, les trois suivants à Kiel, l’ Arkona Otto Braun sont eux stationnés à Swinemunde

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting Otter et Rhein, le premier est stationné à Wilhelhmshaven, le deuxième à Kiel

-Bâtiments cibles télécommandés Zähringen et Hessen stationnés en Baltique à Kiel

-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Pfeil Blitz stationnés à Rügen Komet et Ludwig Preusser déployés en Baltique, les deux derniers étant stationnés à Gotenhafen.

-A ces navires auxiliaires pouvant opérer en mer, s’ajoute des navires portuaires, des navires ne devant soit pas sortir du port ou rester à proximité d’une rade.

On trouve ainsi d’anciens torpilleurs utilisés comme tenders de sous-marins (T.155 T.156 T.158), comme tender de la flotte (T.196) ainsi que des dragueurs déclassés Brommy Von der Grösse et Nettelbeck.

On trouve aussi des navires déclassés utilisés comme bâtiments-dépôts, le prédreadnought Hannover à Wilhelmshaven, les croieurs Amazone Arcona Hamburg Berlin et Medusa à Kiel.

-Navires amphibies : quatre navires type LSM, navires baptisés MarineInfanterieSchiff stationnés à Kiel, six pontons type MarineFährPrahm stationnés à Rügen, quatre Ferry Siebel stationnés à Wilhelhmshaven.

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Allemagne (38) Bases navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

-Depuis le dévellopement des navires à voile soit le 16ème siècle, les marines ont besoin de bases outillés et équipés pour abriter, ravitailler et entretenir des escadres importantes.

-L’arrivée des coques en métal et des machines à vapeur nécessita plus que par le passé des bases capables de construire et de réparer des navires de guerre sans oublier la mission première d’abriter les navires des éléments et des coups de l’ennemi.

La marine allemande ne fait pas exception. Avant même l’unité allemande, la Prusse investit dans la construction de plusieurs bases pour abriter d’abord des navires de taille modeste puis des cuirassés et des croiseurs de bataille.

En septembre 1939, avant le déclenchement de la guerre de Pologne, les principales bases allemandes sont les suivantes :

-En mer du Nord : Wilhelmshaven et Wesermünde

-En mer Baltique : Kiel et Swinemünde

-La conquête de la Pologne permet à l’Allemagne de disposer d’une nouvelle base implantée à Gotenhafen, le nom allemand de la ville de Gdynia.

-Cette ville allemande jusqu’à la fin du premier conflit mondial avait été cédée à la Pologne renaissante qui avait entepris la construction d’un port de haute-mer et de chantiers navals que l’Allemagne ne tarda pas à mettre à profit.

-Toujours en mer Baltique, l’île de Rügen qui était jusque là connue pour ses stations thermales et sa station balnéaire est aménagée pour recevoir une base opérationnelle et un Arsenal destiné à construire et à entretenir des navires.

-En mer du Nord, c’est l’île d’Heligoland qui est aménagée comme base avancée. L’île devient une véritable forteresse sans population civile, une base de ravitaillement pour navires de surface et un abri pour sous-marins qui vont être abritée dans des alvéoles bétonnées, les rendant invulnérables aux bombes existantes.

Les bases existantes sont modernisées. Les capacités des grues sont augmentées, les bassins agrandis et approfondis, les dépôts étant également agrandis pour faire face à des besoins accrus en terme de pièces détachées, de vivres, de munitions et autres équipements.

Les défenses côtières sont également modernisées pour mettre à l’abri les bases d’un coup de main ennemi avec des pièces venant souvent d’unités désarmées sans oublier la défense antiaérienne, ces deux missions étant du ressort de bataillons spécialisés.

Bases navales allemandes en mer du Nord

Base navale de Wilhelmshaven

Historique,installations et défense côtière

-La baie de Jade est choisit en 1853 pour aménager une base. L’accès est cependant difficile en raison de forts courants et de bancs de sable. La base de Wilhelmshaven est inaugurée le 17 juin 1869.

-La base est régulièrement agrandie et modernisée en parallèle à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine.

-Avec le réarmement engagé par les nazis, la base est modernisée pour pouvoir accueillir des navires plus modernes ayant notamment un tirant d’eau plus important ce qui augmente les servitudes pour les unités de dragage.

Néanmoins, la construction d’un jeu d’écluses permet aux navires de sortir et de rentrer à Wilhelmshaven en dépit du milieu naturel difficile.

Les bassins sont agrandis et approfondis, les pompes sont protégées par des blockhaus tandis que les grues d’origine sont remplacées par des engins plus puissants. Les quais sont repris et renforcés.

Les défenses côtières sont également renforcées non pas pour faire de la base une forteresse inexpugnable mais pour empêcher un coup de main contre la base.

-Huit kilomètres de linéaires de quai et un arsenal parfaitement outillé le Wilhelmshaven Kriegsmarinewerft qui disposent de quatre bassins de radoub, le 1 et 3 mesurant 200m de long, les 2 et 4 mesurant 350m de long. On trouve également trois cales de construction (A B et C) mesurant respectivement 200,250 et 300m de long.

-Pour la défense côtière, il faut considérer deux échelles, la défense lointaine et la défense rapprochée. La première est assurée par l’île de Wangerrog (Frise Orientale), île fortifiée dès le 19ème siècle mais ces défenses ont été neutralisées après le premier conflit mondial.

Elles sont reconstituées entre 1944 et 1947 avec des fortifications modernes qui ne reprennent rien des fortifications passées (elles avaient été arrassées mais les fondations étaient toujours présentes).

-Un fort Nord et un fort Sud armés chacuns de quatre canons de 280mm appuyés par huit canons de 150mm (Nord) ou par quatre canons de 150mm et quatre canons de 170mm (Sud).

-Défense rapprochée assurée par des canons de 88mm, des pièces de 20 et de 37mm. Des blockhaus d’infanterie sont construits quand le conflit éclate.

-La défense des approches directes de Wilhelmshaven est assurée par des ouvrages indépendants construits entre 1942 et 1948.

-En septembre 1948, on trouve six ouvrages équipés de canons de 150mm (deux par ouvrage) et six ouvrages équipés de canons de 105mm (quatre par ouvrage), ces canons étant associés à quatre canons de 88mm, des pièces légères de 20 et de 37mm (généralement six et quatre) sans oublier des mitrailleuses de 7.92mm.

Quatre observatoires sont orientés en direction de la mer du Nord, observatoires équipés de télémètres pour le guidage des pièces côtières et deux blockhaus sont conçus pour abriter des organes de commandement.

Ultérieurement, après le début de l’opération Weserübung, des abris antiaériens sont construits pour protéger ouvriers, employés et marins des bombardements aériens franco-britanniques.

Navires stationnés à Wilhelmshaven

-Porte-avions Peter Strasser

-Croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau

-Cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff

-Croiseurs légers Königsberg Köln et Karlsruhe

-Croiseur léger antiaérien Dantzig

-Sont stationnés à Wilhelhmshaven, les destroyers de la 2ème flottille de destroyers (2. Zerstörerflottille). Cette flottille est composée des divisions suivantes :

-2ème division (2. Z-Division) : Z.5 Paul Jacobi Z.6Theodor Riedel et Z.7 Hermann Schoemann

-4ème division (4. Z-Division) Z.20 Kärl Galster Z.21 Wilhelm Heidkamp et Z.22 Anton Schmidt

-9ème division (9. Z-Division) Z.27 Z.28 Z.29 et Z.30

Tous ces navires assurent l’escorte anti-sous-marine, antiaérienne et antisurface de grandes unités :

Le cuirassé KMS Hidenburg dispose de pas moins de quatre destroyers d’escorte, les Z.5 Z.6 Z.7 et Z.20 même si le plus souvent, seulement deux destroyers l’accompagnait dans ses sorties.

Le croiseur de bataille KMS Scharnhorst est protégé par les Z.21 et Z.22 alors que son sister-ship Gneisenau est protégé des torpilleurs, des avions et des sous-marins ennemis par les destroyers Z.27 et Z.28 alors que les deux derniers destroyers de la 9. Z-Division, les KMS Z.29 et Z.30 protègent le cuirassé Friedrich der Gross, sister-ship de l’Hidenburg.

-La 6. Zerstörerflottille stationnée elle aussi à Wilhelhmshaven dispose de deux divisions de destroyers, la 11. Z-Division composée des Z.37 Z.38 Z.39 et la 13. Z-Division composés des Z.40 Z.41 et Z.42.

Les KMS Z.37 et Z.38 sont chargés de l’escorte du porte-avions KMS Peter Strasser _sister-ship du Graf Zeppelin_ , les KMS Z.39 et Z.40 sont chargés de l’escorte du cuirassé Von der Tann alors que les KMS Z.41 et Z.42 protègent le cuirassé Derfflinger.

-La grande base navale allemande de la mer du Nord dispose également de flottilles de torpilleurs, les Torpedobooteflottille :

La 2. Torpedobooteflottille dispose de six Torpilleurs type 35, les KMS T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12.

-Des flottilles de sous-marins sont également stationnés à Wilhelhmshaven :

1. U-flottile : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

5. U-flottile : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

9. U-flottile : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

17. U-Flottile : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

21. U-Flottile : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD

25. U-Flottile : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115)

Soit un total de 50 sous-marins stationnés à Wilhelhmshaven.

-Des navires légers sont également stationnés à Wilhelhmshaven, des navires d’escorte comme les Geleitboote et des navires d’attaque comme les S-Boote :

-2. Geleitboote Flottille : KMS G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

-4. Geleitboote Flottille : KMS G.14 G.16 et G.18. Les G.20 et G.22 sont en armement à flot
le 5 septembre, le G.24 encore sur cale

-1. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-3. Minensucherboote Flottille (dragage de mines) stationnée à Wilhelmshaven et disposant des M.1,M.3, M.4, , M.5,M.7 et M.8.

-A Wilhelhmshaven sont également stationnés des chalutiers armés au sein de la 1. Vorsposten-Flottille avec dix navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Sigfrid Volker Wotan).

-Garde-pêche Weser qui va être utilisé en septembre 1948 comme patrouilleur côtier

-L’OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven et dispose d’une flottille de vedettes lance-torpilles qui dépend du Gruppe West. Cette flottile est la 4. Schnellbooteflottille qui dispose des vedettes S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.82. Elle est appuyée par la 4. Raum-Boote Flottille : R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-La base navale de Wilhelhmshaven abrite également des navires de soutien logistique :
-Pétroliers ravitailleurs KMS Dithmarschen et Westerwald (classe Dithmarschen)

-Pétroliers ravitailleurs KMS Indischer Ozean (classe OstSee)

-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles, KMS Tsingstau

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar et Donau

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10

-Bâtiment hydrographe Meteor

-Bâtiment pour expérimentations Strahl et Raule

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting

-Tender pour sous-marins T.155

-Bâtiment-dépôt Hannover

-Quatre Ferry Siebel

Base navale de Wesermünde
Historiques, installations et défenses côtières
-Wesermünde est issue de la fusion en 1924 de la ville de Geestemünde, un port en eaux profondes sur l’estuaire de la Weser construit par le royaume de Hanovre, la ville de Brême construisant sur l’autre rive, le port de Bremerhaven qui ne tarde pas à devenir une importante base navale. En 1939, la ville de Bremerhaven est placé sous l’autorité de Wesermünde.
-Pas d’arsenal à proprement parler mais deux formes de 300m utilisées aussi bien par les navires civils que par les navires militaires. Dix kilomètres de linéaires de quai, des dépôts de carburant, de munitions et de pièces détachées enterrés. Travaux pour une base sous-marine fortifiée semblable à celle d’Heligoland en cours en septembre 1948.
-Les défenses côtières assurent la protection de l’estuaire de la Weser avec un groupement ouest protégeant Wesermünde et un groupement est protégeant Bremerhaven.
Chaque groupement dispose de deux canons de 280mm sous masque sur une plate-forme rotative, de trois canons de 150mm, de six canons de 88mm, de pièces légères antiaériennes (six canons de 37mm et huit canons de 20mm) et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense rapprochée.
Deux observatoires sont construits pour diriger le tir de l’artillerie au large ainsi que deux abris pour état-major et ce dans chaque groupement.
Navires stationnés à Wesermünde
-Cuirassés Bismarck et Tirpitz
-Croiseurs de bataille Bayern et Saschsen
-Croiseurs lourds Admiral Reuter et Alexander van Humbolt
-Deux flottilles de Zerstörer (Zerstörerflottille) sont stationnés dans la base implantée dans l’estuaire de la Weser.
-La 4. Zerstörerflottille dispose de la 6ème division (6. Z-Division : Z.8 Bruno Heinemann Z.9 Wolfang Zenker et Z.11 Bend Von Armin) et de la 8ème division (8. Z- Division : Z.10 Hans Lody et Z.12 Erich Giese)
Les Z.8 et Z.9 assurent l’escorte du KMS Bismarck, les Z.10 et Z.11 protègent son sister-ship, le KMS Tirpitz. Le Z.12 n’assure aucune mission d’escorte et sera envoyé à Bergen en compagnie du Z.19.
-La 7. Zerstörerflottille aligne la 14ème division (14. Z-Division : Z.43 Z.44 et Z.45 ) ainsi que la 15ème division (15. Z-Division : Z.46 Z.47 et Z.48).
Les Z.43 et Z.44 assurent l’escorte du croiseur de bataille Bayern, les Z.45 et Z.46 assurent l’escorte de son sister-ship, le Sachsen. Les Z.47 et Z.48 n’ont pas de navires à escorter
-Aucun torpilleur (Torpedoboote) n’est stationné à Wesermunde
-Si aucun torpilleur n’est stationné à Wesermunde _ils se contentent de faire escale au cours d’exercices de tir_ , des flottilles de sous-marins sont stationnées à demeure dans l’estuaire de la Weser :
-3. U-flottille : U-29, U-31,U-33 (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)
-7. U-flottile : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)
-15. U-Flottile : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)
-19. U-Flottile : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)
-23. U-Flottile : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)
-Deux sous-marins ravitailleurs type XIV, les U-185 et U-187

Soit un total de 41 sous-marins

-La base de Wesermunde accueille également d’autres navires légers :
-10. Minensucherboote Flottille stationnée vec les dragueurs de mines type M.1943 M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60
-6.Schnellbooteflottille : S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-6. Raum-Boote Flottille : R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-La base de l’estuaire de Weser accueille également des navires de soutien :
-Ravitailleur pour sous-marins Memel
-Tenders pour sous-marins Acheron et Havel
-Bâtiment de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C.13 et C.14
Base navale d’Heligoland
Historique et description des installations
L’île d’Heligoland («terre sacrée» en bas allemand) est un archipel allemand situé dans le Sud-Est de la mer du Nord. Il à longtemps appartenu au Danemark avant d’être occupé par la Grande-Bretagne en 1807 (annexion formelle en 1814).

En 1890, le traité Heligoland-Zanzibar échange l’archipel contre certains territoires coloniaux allemands en Afrique de l’Est. Cette île ne tarde pas à être fortifiée et devenir une base avancée pour la marine allemande.
Si l’île de Düne est sablonneuse et inhabitée, l’île d’Heligoland stricto sensu est rocheuse et totalement artificialisée pour lutter contre l’erosion et accueillir des activités civiles et militaires.
D’importants travaux sont menés pour transformer l’île en forteresse (Festung) avec une base aérienne pour la Luftwafe et le Kriegsmarine Fliegerkorps; une base navale _destinée essentiellement au ravitaillement_ et une base sous-marine couverte, invulnérable aux bombes existantes en septembre 1948.
-Les défenses côtières d’origine ont été démantelées suite au traité de Versailles. Il faut donc tout reprendre à zéro pour protéger la baie d’Heligoland et les accès aux bases de Wilhelhmshaven et Wesermünde.
-Le port d’Heligoland transformé en véritable base militaire où les navires civils sont peu nombreux et dont les mouvements sont strictements limités se situe à l’est et pour couvrir la base, un puissant fort est construit à l’ouest.
Ce fort de forme pentagonale (qui selon les allemands aurait inspiré le tracé du Pentagone à Washington) dispose de cinq tourelles doubles de 150mm, huit canons de 88mm, des mitrailleuses de 7.92mm, des mortiers de 80mm ainsi qu’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm.
Navires stationnés à Heligoland
La base navale d’Heligoland n’à pas le même statut que Wesermunde et Wilhelhmshaven. Il s’agit plus d’une base de ravitaillement, d’une base avancée au profit notamment des unités de surface. Néanmoins, des navires sont stationnés de manière permanente sur l’île :

-8. Torpedobooteflottille (Heligoland) équipée de trois torpilleurs type 39 (T.31 T.33 et T.35) complétée par les deux premiers type 1943 (T.37 et T.38)

-2. Schnellbooteflottille avec les vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 S.31 et S.81

Dans une base bétonnée avec des alvéoles inondables pouvant servir donc de forme de radoub invulnérables, deux flottilles de sous-marins sont stationnées :

11. U-Flottile : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile : U-37, U-38,U-41 U-110 U-189 U-190

-Pour déminer les abord de l’île, on trouve la 9. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59, des navires type 1943. Ces navires servent également de patrouilleurs de sécurité.

-Le ravitailleurs KMS Nordsee est stationné sur l’île mais avant même le début du conflit, il rallie l’Atlantique Sud pour soutenir les raiders.

-Ravitailleur de sous-marins KMS Warnow

-Bâtiment hydrographe Norderoog

-Des remorqueurs

Allemagne (31) Aéronavale (3)

Organisation du Kriegsmarine Fliegerkorps (2) : Mer du Nord

-Mer Baltique quasi-sanctuaire pour la Kriegsmarine à la différence de la mer du Nord qui est une zone disputée entre l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France avec le soutien anecdotique des Pays-Bas et de la Belgique.

-Menaces sous-marines et aériennes importantes ce qui explique entre-autre la présence d’unités de chasse qui permet une défense minimale, la défense aérienne étant davantage du ressort de la Luftwafe que de l’aéronavale.

Les forces du KFK déployées sur les côtes de la mer du Nord dépendent d’un commandement appelé Marineflieger NordSee Kommando (MNK) installé sur la base aéronavale aménagée à Hambourg.

Si il ne dispose que d’un groupe aérien embarqué, le Tragergruppe 188 embarqué sur le KMS Peter Strasser, le MNK dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader ainsi que d’un groupement d’hydraviation avec des hydravions destinés à des missions côtières et des hydravions destinés aux croiseurs et navires de lignes stationnés dans les bases navales de la mer du Nord.

Tragergruppe 188

Le TRG 188 est le seul groupe aérien embarqué stationné sur les côtes de la mer du Nord. Quand il n’est pas embarqué à bord du KMS Peter Strasser, le sister-ship du KMS Graf Zeppelin, il est basé à Hambourg dans une nouvelle base aéronavale aménagée dans ce but.

Sa composition issue des premiers essais menés par le Tragergruppe 186 à permis de faire évoluer la structure prévue, la structure du Tragergruppe 188 étant par la suite appliquée au TRG 186.

Quand le second conflit mondial éclate, le TRG 188 est organisé ainsi :

-13.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-15.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-16.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec douze Fieseler Fi167 d’éclairage-torpillage

-14.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement seize Junkers Ju87C

Au total ce sont 52 appareils qui sont embarqués sur le Peter Strasser. A cela s’ajoute deux Junkers Ju52 pour le transport logistique, deux appareils qui ne peuvent bien entendu pas apponter sur le porte-avions à la différence des quatre Bucker Bu183, des avions d’entrainement, une version navalisée du Bu181 Bestmann

L’aviation basée à terre

Comme nous l’avons vu plus haut, le Marineflieger NordSee Kommando dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader pour attaquer la navigation ennemie en mer du Nord, pour éclairer et appuyer la flotte, pour défendre les côtes.

Le 2. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw200 Condor puis d’Heinkel He-179M, version de patrouille maritime du bombardier Heinkel He179, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime équipée de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, une version améliorée du Fw200 ), unité baptisée 4. KFK-Aufklärungsgruppe, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 6. et 8. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Plan trois vues d'un Me-109F-2

Plan trois vues d’un Me-109F-2

-Une unité de chasse, le 10. KFK-Jagdgruppe composé de trois staffel de neuf Messerchmit Me-109F. Ces appareils sont identiques aux Friedrich de la Luftwafe et ne peuvent donc embarquer sur les porte-avions de la Kriegsmarine.
Le 2. KFK-Geschwader dispose de dix-sept staffel et d’un total de 126 appareils.

Au déclenchement du second conflit, le 10 KFK-Jagdgruppe rejoint l’île d’Heligoland pour en renforcer la défense aérienne contre de probables raids aériens britanniques. Deux staffel fournis par les 6. et 8. Kampfgruppe se joignent à ce déploiement avancé.

Le 4. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Hambourg et dispose des unités suivantes :

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, unités baptisées 10. et 12. KFK-Aufklärungsgruppe, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 11. et 13. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Le 4. KFK-Geschwader dispose donc de quatre gruppe et de quatorze staffel ainsi que de 150 appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, unités baptisées 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de trente-six Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 16. et 18. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de trois staffel à douze appareils

-Une unité de mouillage de mines rapides, le 19. SchnellMinenKampf Gruppe équipé de seize Junkers Ju-290M, ces appareils répartis en deux staffel de huit appareils peuvent également être utilisés pour la patrouille maritime.

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerchmit Me-109G répartis en trois staffel de neuf appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader dispose au total de sept gruppe, vingt staffel et 190 appareils.

Hydraviation

La dernière unité sous le contrôle du Marine NordSee Kommando est le groupe d’hydraviation de la Mer du Nord ou NordSee Wasserflugzeug Geschwader (NWG) qui regroupe à la fois des hydravions basés à «terre» mais également les hydravions embarqués sur les cuirassés, croiseurs de bataille et croiseurs de la Kriegsmarine.

Arado Ar196

Arado Ar196

Le groupe des hydravions embarqués (Bordfliegergruppe) stationné à Wesermunde dispose d’Arado Ar 196 ou Ar 198. Les premiers sont embarqués sur les croiseurs lourds et légers, les seconds étant embarqués sur les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Pour le cas des navires disposant de quatre hydravions, dans la pratique seuls deux sont embarqués, les deux autres restant à terre.

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose des moyens suivants :

-Les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar 198 chacun

-Les cuirassés Bismarck et Tirpitz stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Von der Tann et Derfflinger stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les croiseurs de bataille Bayern et Saschsen stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff sont stationnés à Wilhelmshaven et disposent de trois Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Amiral Reuter et Alexander von Humbolt stationnés à Wesermunde disposent de trois Arado Ar196 chacun

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose au total de 32 Arado Ar198 et de 20 Arado Ar196 soit un total de 52 hydravions.

Le groupe des hydravions basés à «terre» (Kustenfliegergruppe) regroupe dans un premier temps les unités stationnées sur les côtes de la mer du Nord en septembre 1939 soit les unités suivantes :

-1. (M)/KuFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des hydravions Heinkel He60 puis rapidement des Heinkel He 115

-2. (F)KüFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des Dornier Do18

-3. (Mz) 106 stationnée à Nordenay avec des Heinkel He59
-1. (M)KuFlGr 306 stationnée à Nordenay avec pour équipement des Heinkel He60

-1. (M)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He60 et He115

-2. (F)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Dornier Do18

-3.(Mz)/406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He59

-1. (M)/KüFiGr 706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He60

-3.(Mz)/706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He59

Le nombre d’unités augmente et le matériel est totalement renouvelé. En septembre 1948, le NWG-Kustenfliegergruppe dispose des unités suivantes

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Wilhelhmshaven avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Wesermunde avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

Le Kustenfliegergruppe dispose au total de six staffel et de 80 hydravions

***

Chaque Kommando du Kriegsmarine FliegerKorps dispose d’un Marine Transport Staffel de douze appareils équipés de Junkers Ju-52 ainsi que d’un groupe d’entrainement, des Marine Schule Staffel qui disposent chacun de huit Bücker Bu181 et de quatre Bücker Bu183.

Suite à des problèmes de navalisation de jeunes pilotes passant de l’avion d’entrainement à l’hydravion opérationnel, deux Marine Schule Staffel supplémentaires équipés d’hydravions sont créés, un par commandement régional, chaque MSS (Wasserflugzeug) disposant de douze hydravions, des Heinkel He59, des Heinkel He60 et des Dornier Do18

Les hydravions géants Blohm & Voss Bv222 Wiking sont regroupés au sein du Kriegsmarine Kampfgruppe (KKF). Ces appareils ne sont pas engagés dans l’opération Weserübung mais restent en Baltique en attendant l’évolution du conflit.

Au total en septembre 1948, la marine allemande dispose de 1170 avions et hydravions, 478 en Baltique et 692 en mer du Nord.

Allemagne (28) Navires légers (6)

Dragueurs de mines côtiers type R-Boote

R-Boote

R-Boote

Dragueur ou escorteur, patrouilleur ou navire de servitude ?

Si les Schnellboote sont célèbres, les R-Boote (Raumboote) n’ont pas la même célébrité auprès du grand public. La faute probablement à une guerre moins spectaculaire. Moins spectaculaires étaient également leurs performances, leur vitesse étant presque moitié moindre que celle des vedettes lance-torpilles.
En allemand, le mot Raum signifie déblayer ou enlever ce qui implique une mission de dragage de mines notamment au large des côtes, un bouchon de mines bien placé pouvant paralyser une flotte ennemi en nécessitant l’aménagement de nouveaux accès et à une prudence supplémentaire.
Néanmoins avec la construction des M-Boote, le besoin de dragueurs de mines côtiers ne parut plus aussi utile et l’usage des R-Boote évolua du dragage de mines à l’appui des S-Boote, une sorte de navire d’appui et de commandement pour coordonner l’action de plusieurs flottilles ou de groupes occasionnels.
Les R-Boote vont également servir de patrouilleur de surveillance, d’escorteur côtier pour protéger des caboteurs ou des grandes unités lors d’un transfert entre deux ports.
Certains Raum-Boote vont également servir de navires de servitude, remorquant par exemple des cibles pour les écoles à feux qu’il s’agisse des navires de surface ou des batteries côtières.
L’expansion de la flotte de R-Boote à lieu parallèlement à celle des S-Boote. C’est ainsi que les Raum-Boote sont financés au budget 1931-32 (quatre navires R.5 à R.8), au budget 1932-33 (huit navires R.9 à R.16), au budget 1933-34 (huit navires R.17 à R.24), au budget 1936-37 (huit navires R.25 à R.32), au budget 1937-38 (huit navires R.33 à R.40) et au budget 1938-39 (huit navires R.41 à R.48).
Cela porte le total de navires financés/construits avant guerre à quarante-quatre R-Boote en service quand éclate la guerre de Pologne.
En septembre 1939, les R-Boote sont répartis de la façon suivante :
-1. Raum-Boote Flottille avec douze navires R.11 R.12 R.13 R.14 R.17 R.18 R.19 R.20 R.21 R.22 R.23 R.24
-2. Raum-Boote Flottille avec huit navires R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 R.30 R.31 R.32 accompagnés par le dragueur Brommy (ex-M.550) qui sert de navire-dépôt
-3. Raum-Boote Flottille avec des navires encore en construction, les R-Boote R.1 R.2 R.3 R.4 R.5 R.6 R.7 R.8 R.9 R.10 R.15 et R.16.
20 navires sont donc en service et douze navires à différents stades de construction.
Durant la guerre de Pologne, les R-Boote R.18 R.19 R.20 R.21 R.22 R.23 et R.24 de la 1. Raum-Boote Flottille sont engagés au large de Dantzig et de Hela pour assurer la neutralisation des champs de mines. Ils vont aussi assurer des missions de transport de troupes.
L’évolution de la flotte
Le plan Z prévoit quarante-huit R-Boote répartis en huit flottilles de six navires même si au combat, ils ne sont pas destinés à opérer en flottilles.
En septembre 1940, les 32 R-Boote en service sont réorganisés en cinq flottilles de six navires, les deux derniers R-Boote étant placés hors rang en attendant la construction des seize derniers R-Boote prévus par le plan d’expansion naval.
-1. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11
-2. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.2 R.4 R.6 R.8 R.10 et R.12
-3. Raum-Boote Flottille (Swinenmünde) R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
-4. Raum-Boote Flottille (Wilhelmshaven) R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-5. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30
Hors rang, les R.31 et R.32 stationnées à Wesermünde
La mise en service de seize R-Boote (R.33 à R.48) permet de mettre sur pied de trois nouvelles flottilles de R-Boote.
-6. Raum-Boote Flottille (Wesermünde) R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-7. Raum-Boote Flottille (Rügen) R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41
-8. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.43 R.44 R.45 R.46 R.47 et R.48.
Si plusieurs navires sont endommagés durant la guerre civile, aucun n’est coulé et les quarante-huit navires construits depuis le milieu des années trente sont en service en septembre 1948.
La relève est cependant prévue avec un nouveau type R-Boote, type spécifiquement conçu comme navire d’appui des S-Boote. Douze navires (R.49 à R.60) sont commandés en septembre 1948 pour un achèvement prévu d’ici un an.
Quand aux R-Boote en service, ils vont assurer le commandement et l’appui des S-Boote en cas de combat contre leurs homologues ennemies ou contre des navires plus importants.
Caractéristiques Techniques des R-Boote
Déplacement : standard 140 tonnes
Dimensions : longueur 40m largeur 5.60m tirant d’eau 1.45m
Motorisation : deux moteurs Diesel dévellopant 2550ch entrainant deux hélices
Performances : vitesse maximale 20.5 nœuds autonomie 1101 miles nautiques à 15 nœuds
Armement : un canon de 37mm et six canons de 20mm puis deux canons de 37mm et quatre canons de 20mm. On trouve également des mitrailleuses, des charges de profondeur, des mines ou des moyens de dragage de mines.
Equipage : 38 officiers et marins

Allemagne (27) Navires légers (5)

Vedettes lance-torpilles (Schnell-Boot)

Situation en septembre 1939 et son évolution ultérieure
Quand éclate la guerre de Pologne, les vedettes lance-torpilles sont rattachés au commandement des torpilleurs selon le format suivant :
-1. Schnellbooteflottille crée en juin 1935 et basée à Kiel avec les vedettes S.11 S.12 S.13 S.18 S.19 S.20 S.21 S.22 S.23 et S.24 soutenues par le navire de soutien Tsingtau.
-2. Schnellbooteflottille crée en août 1938 et basée sur l’île d’Heligoland avec les vedettes S.9 S.10 S.14 S.15 S.16 S.17.
La vedette S.10 est rattachée à la première flottille à la fin du mois de septembre tandis que les vedettes S.7 et S.8 servent à l’entraînement.

Dix-neuf vedettes lance-torpilles sont donc en service quand éclate ce court conflit mais toutes ne sont pas disponibles, certaines parce qu’elles achèvent leur mise et d’autres parce qu’elles sont en réparations.
A l’origine, les premières moutures du plan Z prévoyaient la construction de quatre-vingt cinq S-Boote. Ce chiffre va être ramené à soixante-quatre en raison d’autres priorités notamment.

La chaine de commandement va également être réorganisée. Les flottilles vont être réduites à huit unités ce qui nous donne huit flottilles de huit navires, réparties de manière inégale en Baltique et en mer du Nord.
Soixante-quatre vedettes lance-torpilles sont en service en septembre 1948 mais un nombre supérieur de vedette à été construit en raison de l’usure et des pertes par accident ainsi qu’au cours de la guerre civile
Un commandement des flottilles de vedettes lance-torpilles est créée en mars 1943 (OberKommando der Schnellboote) avec deux groupements géographiques, Est et Ouest.
Le dispositif adopté est le suivant. A noter que toutes les vedettes lance-torpilles ne sont pas en service, les douze dernières (S.56 à S.67) étant encore en construction.
-OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven

Gruppe West dont le quartier général est implanté à Wilhelmshaven

-2. Schnellbooteflottille installée sur l’île d’Heligoland
-Vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 et S.31

-4. Schnellbooteflottille installée à Wilhelmshaven
-Vedettes lance-torpilles S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.30

-6.Schnellbooteflottille installée à Wesermünde
-Vedettes lance-torpilles S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.44 et S.46

Gruppe Ost dont le quartier général est implanté à Swinemunde

1. Schnellbooteflottille installée à Swinemunde
-Vedettes lance-torpilles S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.45 S.47
3. Schnellbooteflottille installée à Kiel
-Vedettes lance-torpilles S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
5. Schnellbooteflottille installée à Rugen
-Vedettes lance-torpilles S.49 S.51 S.53 S.55 S.57 S.59 S.61 et S.63

7. Schnellbooteflottille installée à Rugen
-Vedettes lance-torpilles S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille installée à Kiel
-Vedettes lance-torpilles S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.78
Guerre de Pologne et guerre civile

Durant la guerre de Pologne, la 1. Schnellbooteflottille engage les vedettes S.11 S.12 S.18 S.19 S.20 S.21 S.22 et S.23. En compagnie des Zerstörer Leberecht Maass Bernd von Arnim Wolfang Zenker, les vedettes lance-torpilles sont chargées de bloquer le golfe de Dantzig.

Pendant ce temps, les vedettes de la 2. Schnellbooteflottille effectuent des patrouilles de protection depuis l’île d’Heligoland.
Aucune vedette ne sera perdu durant ce court conflit ce qui ne sera pas le cas durant la guerre civile qui oppose trois pontes du régime nazi.

Le 7 septembre 1943, le torpilleur T.1 est coulé par la S.65 vedette pourtant ralliée comme lui au duo Himmler/Heydrich au cours d’une méprise.
Une torpille coupe le navire en deux, la partie avant coulant rapidement, la partie arrière restant plus d’une heure à flot avant de couler. Le bilan final est lourd : 27 morts, 43 blessés (dont dix décéderont des suites de leurs blessures) et 49 rescapés.
Le 4 mars 1944, les vedettes S.57 et S.59 ralliées à Goering endommagent gravement le destroyer Z.13 Erich Koellner. Ces deux vedettes échappent un temps à la poursuite avant d’être coulées dix jours plus tard.
Le jour même, le torpilleur T.28 est coulé par les vedettes S.18, S.20 et S.22 au large de Wilhelhmshaven.
Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une méprise mais d’un acte volontaire contre un commandant ayant rallié Borman en raison d’inimitiés personnelles avec le duo Himmler/Heydrich.
14 marins sont tués, les autres sauvés par des chalutiers étant emprisonnés pendant quelques semaines, les moins compromis étant réintégrés dans la marine.
Les vedettes S.27 et S.30 sont coulés au cours d’un combat fratricide entre les 2. et 4. Schnellbooteflottille. Les vedettes S.44 et S.45 sont coulées suite à un abordage accidentel.
Quand la guerre civile s’achève, les flottilles de vedettes lance-torpilles affichent le visage suivant :
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47
-2. Schnellbooteflottille S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 et S.31
3. Schnellbooteflottille S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-4. Schnellbooteflottille : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28
5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 et S.63
6.Schnellbooteflottille: S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 et S.46
7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
La flotte de vedettes lance-torpilles est donc réduite à l’issue de la guerre civile à cinquante-huit vedettes.
Pour compléter cette flotte, six nouvelles vedettes sont commandées en septembre 1945 aux chantiers Lurssen. Il s’agit d’un nouveau modèle qui annonce le renouvellement des flottilles.
Plus lourdes, mieux protégées avec une passerelle blindée, elles disposent d’un armement en canons renforcé.
Ces six vedettes numérotées S.80 à S.85 vont «boucher les trous» après qu’il eut été envisagé de créer une nouvelle flottille pour regrouper des navires entrés en service en juin 1947.
Quand le second conflit mondial éclate, les flottilles de vedettes lance-torpilles ont le visage suivant :
-1. Schnellbooteflottille : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
-2. Schnellbooteflottille S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 S.31 S.81
-3. Schnellbooteflottille S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62
-4. Schnellbooteflottille : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 S.82
-5. Schnellbooteflottille : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84
-6.Schnellbooteflottille: S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-7. Schnellbooteflottille : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78
-8. Schnellbooteflottille : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79
Elles ne sont pas directement concernées par l’opération Weserübung mais reçoivent des consignes de vigilance accrue, se tenant prêtes à repousser un raid amphibie ennemi ou un raid mené par des vedettes britanniques et français.
Il est néanmoins prévu qu’une fois la Norvège conquise, une ou deux flottilles de vedettes soient envoyées sur place pour assurer la défense des côtes.
Sur le plan industriel, une commande de trente-deux vedettes (S.86 à S.117) est passée le 7 septembre 1948 à différents chantiers pour remplacer les vedettes dont on imagine un taux de perte important.

 

Les différents modèles de vedettes
En septembre 1948, les soixante-quatre vedettes lance-torpilles en service se répartissent en trois modèles différents :
-De S.16 à S.38, les vedettes affichent les caractéristiques techniques suivantes :
-Déplacement : 93 tonnes standard 115 tonnes
-Dimensions : longueur 34.95m largeur 5.10m tirant d’eau 1.40m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 6000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 39.5 nœuds autonomie 1390 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles et deux canons de 20mm
Equipage : maximum 21 officiers et matelots
-De S.38 à S.79, les vedettes lance-torpilles affichent les caractéristiques techniques suivantes :
-Déplacement : 95 tonnes standard 118 tonnes
-Dimensions : longueur 35.55m largeur 5.15m tirant d’eau 1.55m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 6000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 37.5 nœuds autonomie 1300 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles, deux canons de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm
Equipage : maximum 21 officiers et matelots
-Enfin le troisième et dernier modèle concerne les six vedettes destinées à remplacer les pertes de la guerre civile et à plus long terme de remplacer les vedettes construites durant la période de paix armée.
-Déplacement : 110 tonnes standard 145 tonnes
-Dimensions : longueur 36.95m largeur 5.20m tirant d’eau 1.80m
-Propulsion : trois moteurs diesels dévellopant 7000ch et entrainant trois arbres
-Performances : vitesse maximale 38 nœuds autonomie 1290 miles nautiques à 35 nœuds
-Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm avec quatre projectiles, deux canons de 37mm en un affût double à l’avant, deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.92mm ou quatre canons de 20mm
Equipage : maximum 28 officiers et matelots