Le Conflit (26) Norvège (26)

Ordre de Bataille Allemand

De solides fortifications

Un exemple de fortification allemande en Norvège remis en état et faisant le bonheur des touristes du monde entier

Dès la conquête de la Norvège les allemands se sont lancés dans d’imposants travaux de fortifications, travaux qui en dépit de l’action de la résistance norvégienne et des commandos alliés vont transformer le pays en une véritable forteresse, la Festung Norge.

Le pays se transforme en un véritable chantier à ciel ouvert. Face à ce déploiement le gouvernement en exil norvégien est partagé. Ils n’ont aucune envie de favoriser la défense du pays mais ces chantiers offre du travail aux norvégiens qui ne peuvent ou ne veulent quitter leur pays.

Finalement Haakon VII et son gouvernement ordonnera «de ne pas s’y opposer et de ne pas les favoriser». Des sabotages ont lieu mais c’est surtout une grève du zèle qui est menée ce qui poussera les allemands à mobiliser prisonniers de guerre et travailleurs forcés raflés dans toute l’Europe.

La priorité est de sécuriser et de fortifier les ports norvégiens pour permettre de protéger les unités appelées à être stationnées en Norvège pour empêcher un retour offensif des alliés, Berlin craignant une contre-offensive alliée immédiate.

Des batteries côtières de campagne sont aménagées. Dès la prise des quelques batteries côtières norvégiennes, les allemands les aménagent sommairement et installent des pièces médianes (150mm le plus souvent) pour repousser les unités légères alliées voir couler des transports et autres navires de charge.

La Campagne de Norvège (1948) terminée les allemands veulent mettre sur pied une véritable muraille pour rendre inexpugnable la Norvège.

Si les allemands avaient su que les alliés ne voulaient pas intervenir immédiatement en Norvège ils auraient peut être investit l’acier, le béton, les armes et les hommes ailleurs………ou pas.

Canon de 406mm utilisé pour défendre les côtes contre une intervention alliée

Après la sécurisation des ports avec des batteries légères, médianes et lourdes (des canons de 406mm destinés initialement aux cuirassés de type H sont ainsi convoyés en Norvège) complétées par des postes d’observation, des abris, des blockhaus d’infanterie, les allemands aménagent de nombreux aérodromes pour augmenter les moyens aériens déployés en permanence en Norvège.

Contrairement à ce que certains pilotes ont écrit après guerre, cette zone n’à pas été négligé et la légende d’unités sous-équipées et sous-entrainées doit être définitivement battue en brèche.

Quand il devient évident que les alliés voulaient débarquer en Norvège, les allemands décident de transformer le pays en forteresse, de faire de la Norvège le tombeau de la soldatesque alliée.

Des lignes fortifiées vont entourer Kristiansand et Oslo, le Telemark va devenir un véritable gruyère de galeries et de blockhaus. Encore aujourd’hui on redécouvre régulièrement des abris et des tranchées oubliées.

Ce n’est pas une Ligne Maginot nordique mais ce n’est pas une simple ligne de tranchées de campagne. Autant dire que les alliés n’allaient pas traverser le Telemark sans payer le prix du sang.

Comme le contrôle de la totalité du territoire était impossible, les allemands ont aussi pratiqué une sorte de terre brûlée en multipliant tranchées, abattis minés, maisons piégées (ce qui entrainera la mort d’un certain nombre de commandos alliés à la recherche d’un abri) pour rendre encore plus pénible l’avancée des troupes au sol.

Avec un tel dispositif les allemands espèrent tenir le plus longtemps possible, certains enthousiastes espérant faire de la Norvège une zone de repli pour préparer la contre-offensive décisive qui avec les armes miracles devra libérer le Vaterland. On connait la suite……. .

Kriegsmarine

Croiseurs et destroyers

Croiseur lourd Admiral Hipper

-Croiseurs lourds Admiral Hipper et Admiral Reuter, le premier est stationné à Trondheim, le second à Bergen

KMS Z.9 Wolfgang Zenker

-Zerstörer : Z.9 Wolfgang Zenker Z.14 Friedrich Ihn Z.15 Erich Steinbrick Z.19 Z.58 Z.60 Z.62 Z.66 Z.69 Z.71 Z.72.

Ils sont stationnés dans les différents ports, les Z.9 Wolfgang Zenker et Z.14 Friedrich Ihn sont stationnés à Narvik, le Z.15 Erich Steinbrick est stationné à Aalborg, le Z.19 est stationné à Bergen en compagnie du Z.58. Les Z.60 et Z.69 sont stationnés à Oslo, le Z.62 est stationné à Trondheim, le Z.66 est stationné à Namsos en compagnie du Z.71, le Z.72 à Kristiansand.

Torpilleurs et escorteurs

-Unités légères : torpilleurs T.43 T.51 T.52 T.53 T.54 Neue Geleitboote G.27 G.29 G.36 G.39 G.42 G.43 G.49.

Le T.43 est stationné à Trondheim en compagnie du T.51, le T.52 est stationné à Aalborg, le T.53 est stationné à Narvik, le T.54 est stationné à Bergen.

Le G.27 est stationné à Copenhague, le G.29 est stationné à Bergen le G.36 est stationné à Namsos, le G.39 est stationné à Oslo, le G.42 est stationné à Trondheim en compagnie du G.43 alors que le G.49 est stationné à Kristiansand.

Vedettes et «poussière navale»

Chargement d’une torpille G7 à bord d’une S-Boote

-Vedettes lance-torpilles : 10. Schnellboatflottille S.86/88/90/92/94/96/98/100 12. Schnellboatflottille S.102/104/106/108/110/112/114/116, la première flottille est stationnée à Bergen, la seconde à Namsos.

-R-Boote : 10. R-Flottille : R-50/52/54/56/58/60 12. R-Flottille : R-72/74/76/78/80/82 17. R-Flottille R.86/88/90/92/94/96, la première est stationnée à Narvik, la seconde à Trondheim et la dernière se partage entre Aalborg et Copenhague.

-M-Boote : M.63/66/67/68/69/70/71/72/74/76/78/80/82/84/97/99/101/103/105/107. Ces navires sont dispatchés dans les ports de Norvège et de Danemark selon le schéma suivant :

-Copenhague : M.63 M.66 M.107

-Aalborg : M.67 M.68

-Oslo : M.69 M.70 M.105

-Kristiansand : M.71

-Trondheim : M.72 M.74

-Namsos : M.76 M.78 M.103

-Bergen : M.80 M.82 M.99

-Narvik : M.84 M.97 M.101

Sous-marins

Type VII

Les moyens sous-marins sont sur le papier encore non négligeables mais tous les submersibles ne sont pas disponibles et surtout tous ne sont pas menés par des équipages expérimentés. La menace existe mais elle n’est pas aussi importante que jadis. De toute façon les alliés ont engagé de sérieux moyens d’escorte et de lutte anti-sous-marine.

33. U-Flottille stationnée à Trondheim : U-212 U-213 U-214 U-215 U-228 U-247 U-283 U-285

35. U-Flottille stationnée à Bergen : U-217 U-219 U-221 U-223 U-225 U-227 U-284 U-286

37. U-Flottille stationnée à Bodo : U-241 U-242 U-243 U-244 U-245 U-246 U-287 U-288

1. U-Flottile stationnée à Aalborg (depuis septembre 1950 pour désengorger Wilhelmshaven) : U-32 U-34, U-48, U-248 U-250 U-252 U-289 U-290

A ces trois flottilles stationnées en Norvège et à cette flottille stationnée au Danemark vont s’ajouter des sous-marins stationnés dans les bases allemandes encore sous contrôle de la Kriegsmarine notamment sur l’île d’Heligoland mais aussi à Wesermunde, l’estuaire de la Weser et la ville de Brême devenue une véritable Festung.

Sur l’île jadis possession britannique (Londres l’échangea contre Zanzibar en 1890), on trouvait trois flottilles, les 11. U-Flottile 13. U-Flottile et 29. U-Flottile.

La première alignait en septembre 1948 les U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92 alors que la seconde alignait les U-37, U-38,U-41 U-110 U-189 et U-190.

Naturellement en octobre 1953, la situation à sacrément évolué puisque nombre de ces loups gris ont fini au fond de la mer du Nord voir au fond de l’Atlantique. Résultat quand les alliés déclenchent l’opération BOREALIS les tois flottilles alignent les moyens suivants :

11. U-Flottile : U-218 U-220 U-222 U-226 U-289 U-290 U-291 U-293 U.296 U.322

13. U-Flottile : U.41 U.189 U.229 U.230 U.231 U.232 U.290 U.292 U.294 U.324

29. U-Flottile : U-193 U-195 U-196 U-198 U-233 U-234 U.297 U.298 U.299 U.300

A Wesermunde, trois flottilles de sous-marins étant encore stationnées même si les alliés bombardaient régulièrement la zone au point que les U-Boat qui ne pouvaient s’abriter dans les U-Bunker plongeaient la journée pour échapper aux attaques aériennes.

7. U-Flottile : U-83,U-85,U-87,U-249 U-251 U-253 U.301 U.302

15. U-Flottile : U-64 U-124 U-254 U-255 U-256 U-257 U-258 U-259

31. U-Flottile : U-203 U-204 U-263 U-264 U-265 U-266 U.303 U.304

A Wilhelmshaven on trouve encore deux flottilles de sous-marins, les 5. et 17. U-Flottile

5. U-Flottile : U-267 U-268 U-269 U-270 U-271 U-272 U-273 U-274 U.305 U.306 U.307 U.308

17. U-Flottile : U-275 U-276 U-277 U-278 U-279 U-280 U-281 U-282

Miscellanées

-MarineInfanterieSchift (MIS) : MIS-1/3/4/5/6/7/8/12. Les MIS-1 et 3 sont stationnés à Narvik, le MIS-4 à Namsos, le MIS-5 à Trondheim, le MIS-6 à Copenhague, le MIS-7 à Aalborg, les MIS-8 et 12 à Bergen.

-Des patrouilleurs auxiliaires de différents types souvent des remorqueurs ou des chalutiers réquisitionnés

-Flak Panzerschip Nymphe (ex-Peter Tordenskjold) stationné à Oslo pour protéger la capitale norvégienne avec un armement composé de quatre tourelles doubles de 127mm, seize canons de 105mm sous masque, des pièces légères (24 canons de 20mm en douze affûts doubles et de 36 canons de 37mm avec vingt-quatre et trente-six .

-Quatre transports armés et deux forceurs de blocus

Aéronavale

Naturellement le Kriegsmarine FliegerKorps n’est pas oublié, déployant plusieurs unités de patrouille maritime, de lutte anti-sous-marine, d’assaut aéromaritime mais aussi de chasse. La principale unité est la 6. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader qui après avoir été stationnée sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List à rejoint la Norvège et le Danemark pour opérer en Mer du Nord. Cette escadre comprend les unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime baptisées 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

Junkers Ju-288

-Deux unités de bombardement-torpillage baptisées 16. et 18. KFK-Kampfgruppe regroupant un total de soixante-douze Junkers Ju-288.

Messerschmitt Me-109

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerschmit Me-109L répartis en trois staffel de huit appareils. Ils couvrent les bases navales norvégiennes de la Kriegsmarine.

A côté de cette escadre on trouve trois unités indépendantes dispersées sur le territoire norvégien mais aussi sur le territoire danoise :

Blohm & Voss Bv138

12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée au Danemark avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138M destinés à la patrouille maritime et à la lutte anti-sous-marine au large notamment des côtes du Jutland.

18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage avec pour équipement seize Heinkel He-117, l’évolution du He-115. Cette unité est stationnée dans les Lofoten

24. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Narvik avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138M

Le Conflit (17) Norvège (17)

Après la conquête de la Norvège et du Danemark les allemands vont transformer ces deux paisibles démocraties scandinaves en véritables forteresses en fortifiant les côtes, en aménagéant bases navales et bases aériennes, construisant dépôts et casernes non sans mal car les alliés bombardent les chantiers sans compter l’action de la Résistance qui sabote les chantiers ou vole plans et outillage sans parler des ouvriers norvégiens qui mènent une grève du zèle.

Tout comme la France et la Grande-Bretagne, l’Allemagne va mettre sur pied un programme de guerre mais cette mise en place va être plus tardive puisque le Programm für einen siegreichen Seekrieg (Programme pour une guerre navale victorieuse) est officialisé le 8 février 1949.

Il prévoit la construction de deux porte-avions, de six croiseurs légers, de douze Zerstörer type 48, de huit torpilleurs type 46, de douze sous-marins type XII, de douze sous-marins type XVII, de douze M-Boote, de douze Neue Geleitbotte, de trente-deux vedettes lance-torpilles, de douze R-Boote, de douze navires amphibies (Marine Infanterie Schiff MIS) et de deux pétroliers.

On note l’absence de cuirassés pour la simple et bonne raison que plusieurs unités sont encore en construction mais ni le Moltke ni le Goeben ne seront achevés. Cela n’aurait de toute façon pas changé grand chose si vous voulez mon avis.

Ce programme de guerre va être partiellement réalisé surtout qu’au bout d’un moment les allemands vont privilégier navires légers et surtout sous-marins au détriment des grandes unités de combat.

Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger. Les Lutzen et Bautzen en sont dérivés

En dépit des avantages, les deux porte-avions prévus ne seront pas achevés faute de temps et de moyens. Evolution du des Lutzen et Bautzen, les Gneisenau et Blücher sont mis sur cale en septembre 1949 et mars 1950 à Kiel mais leur construction ne bénéficie pas d’une grande priorité.

Si le premier est lancé en juin 1951 il ne sera jamais achevé et sera coulé à Kiel par l’aviation alliée, le second n’aura même pas l’honneur d’un lancement même technique, les éléments sur cale étant démantelés en octobre 1951 six mois après l’abandon de la construction.

Après avoir hésité les allemands décident de construire non pas des croiseurs lourds mais des croiseurs légers. Six unités du type Berlin modifié sont ainsi prévues mais seulement trois seront achevées et mises en service, deux unités étant mises sur cale mais jamais lancées et une dernière annulée avant d’être mise sur cale.

Ces croiseurs sont baptisés du nom de villes allemandes en l’occurence les KMS Köningsberg Strasburg Lübeck Stettin Stuttgart et Breslau.

Le KMS Köningsberg mit en service en décembre 1951 opère d’abord en Baltique jusqu’en mars 1953 avant de rallier la mer du Nord. Il est torpillé par le sous-marin français Mayotte le 14 juillet 1953, trois torpilles symboliquement baptisées LIBERTE EGALITE et FRATERNITE avec leurs têtes peintes en bleu blanc et rouge envoyant le croiseur par le fond.

Le KMS Strasburg mis sur cale en septembre 1950 à Brême est détruit sur cale par des bombardiers français le 14 juin 1952 à trois jours du lancement. La légende veut que des pilotes de l’unité venaient d’Alsace et on pris tous les risques pour détruire sur cale le navire portant le nom de la capitale alsacienne.

Le KMS Lübeck est mis en service le 17 mars 1952. Confiné en mer Baltique, il affronte la marine et l’aviation soviétique jusqu’à sa destruction par des bombardiers-torpilleurs soviétiques le 8 août 1953, deux torpilles l’envoyant par le fond.

Le KMS Stettin est mis en service le 8 octobre 1952, ralliant la mer du Nord pour renforcer les défenses de la Norvège alors que la pression alliée ne cesse de s’accentuer. Il mène plusieurs raids contre des convois alliés et contre des sorties des escadres alliées. Endommagé à plusieurs reprises il succombe sous les coups de l’aviation embarquée britannique à la veille de BOREALIS le 10 octobre 1953.

Le KMS Stuttgart mis sur cale en août 1953 voit sa construction stoppée en janvier 1954 alors que les travaux avaient peu avancé. C’est mieux que le Breslau qui lui ne sera jamais mis sur cale.

En septembre 1948 huit Zerstörer étaient en construction et donc ne peuvent participer à la Campagne de Norvège (1948). Si certains sont en achèvement à flot (Z.53 Z.54 Z.55 Z.56) les autres sont encore sur cale (Z.57 Z.58 Z.59 Z.60).

Les quatre premiers sont mis en service respectivement en avril 1949, juillet 1949, septembre et octobre 1949.

Les quatre derniers encore sur cale vont être mis en service au printemps 1950 avec plusieurs semaines de retard.

Ces huit destroyers vont former deux nouvelles divisions, les 17. et 18. Z-Division, la première composée des Z.53/55/57 et 59 opérant en Baltique alors que la seconde composée des Z.54/56/58 et 60 opère en mer du Nord depuis la Norvège.

Comme leurs homologues alliés ils vont à la fois escorter de grandes unités remplaçant leurs confrères coulés mais aussi mener des missions d’escorte de convois et des raids contre des navires isolés d’un convoi en liaison avec les sous-marins, l’aviation et d’autres unités de surface.

Sur ces quatre destroyers déployés en Norvège aux côtés d’autres unités (voir ci-après) trois sont coulés, le Z.54 victime de destroyers britanniques le 14 janvier 1952 (deux torpilles, une vingtaine d’obus de 114 et de 120mm), le Z.56 qui saute sur une mine allemande le 8 décembre 1952 et enfin le Z.58 qui est victime de l’aviation embarquée française le 10 octobre 1953 lors de l’opération BOREALIS.

Le Z.60 lui va survivre au conflit. Saisi dans le port d’Oslo par les norvégiens il est cependant en très mauvais état. Après avoir étudié sa remise en service la marine royale norvégienne préfère l’envoyer à la ferraille.

Dans le cadre du programme de guerre, d’autres destroyers pardon d’autres Zerstörer sont commandés, des Zerstörer type 48 qui sont une évolution du type 42.

Douze unités baptisées Z.61 à Z.72 sont ainsi prévues et seront toutes achevées non sans mal en raison de difficultés d’approvisionnement, de querelles entre décideurs et accessoirement des bombardements aériens alliés sur les chantiers de construction. Voilà pourquoi le projet de construire seize nouveaux destroyers sera abandonné à l’automne 1952.

Le Z.61 et le Z.62 sont mis en service en mai 1950, les Z.63 et Z.64 en août 1950, les Z.65 et Z.66 en mars 1951, les Z.67 et Z.68 en août 1951, les Z.69 et Z.70 en mars 1952, les Z.71 et Z.72 en janvier 1953.

Ces douze Zerstörer forment trois nouvelles divisions, des divisions numérotées 19. Z-Division, 20. Z-Division et 21. Z-Division. Si la 21ème division (Z.61/Z.63/65/67) reste en mer Baltique, les autres type 48 sont envoyés en Norvège, la 19ème division étant composée des Z.62/Z.64/Z.66/Z.68 et la 20ème des Z.69/Z.70/Z.71/Z.72.

Sur les huit Zerstörer déployés en Norvège, six sont coulés et deux ayant survécu (Z.62 et Z.72). Les autres ont été victimes de l’aviation (Z.64, Z.66, Z.68, Z.70), de sous-marins (Z.69), des mines (Z.71).

Le Z.62 est capturé à Trondheim par les américains après BOREALIS. Il est évalué par l’US Navy avant d’être coulé comme cible à l’été 1955. Le Z.72 capturé à Bergen également par les américains était en très mauvais état (un marin américain dira que son maintien à flot tenait du miracle) et est remorqué en haute-mer et coulé comme cible en février 1954.

Aux côtés des destroyers on trouve également des torpilleurs. En septembre 1948 des torpilleurs type 46 sont en construction en attendant la commande de nouvelles unités dans le cadre du programme de guerre.

Huit torpilleurs sont à différents stades de construction quand le second conflit mondial éclate, Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

Les T.45 et T.46 mis en service à la mi-octobre retrouvent les T.43 et T.44 (type 43) et forment la 10. Torpedobooteflottille, flottille qui va être engagée en mer du Nord au cours de la Campagne de Norvège notamment pour escorter des convois et assurer le contrôle de la bande littoral contre les unités légères alliées.

Les T.47 et T.48 sont mis en service en février 1949, les T.49 et T.50 lancés en mars 1949 et mis en service en octobre 1949 forment la 11. Torpedobooteflottille déployée en mer Baltique.

Les T.51 et T.52 sont mis en service en janvier 1950 et vont permettre l’activation de la 12. Torpedobooteflottille qui va être renforcée par les deux premiers type 46 du programme de guerre, les T.53 et T.54 mis en service en octobre 1950. Cette flottille va rallier également la mer du Nord pour combattre dans les eaux norvégiennes.

Les six derniers type 46 (T.55 T.56 T.57 T.58 T.59 T.60) mis en service respectivement en janvier 1951, mars 1951, juin 1951, août 1951, septembre 1951 et janvier 1952 forment une 13. Torpedobooteflottille qui va opérer en mer Baltique contre la marine soviétique.

Sur les huit torpilleurs engagés en mer du Nord, six sont perdus sous les coups des sous-marins alliés (T.43 T.44), des mines (T.45 T.46) et lors d’affrontements de surface (T.51 T.54), le T.52 est capturé par les danois à Aalborg (démoli sans être remis en service) et le T.53 capturé par les français coule lors de son remorquage en direction de la France en janvier 1954 suite visiblement à un sabotage (une enquête ne permettra pas de trouver le responsable).

Naturellement des sous-marins supplémentaires vont être commandés pour renforcer les moyens de l’U-Bootwaffe.

Schéma simplifié des Rolland Morillot. Les type XII sont semblables.

Quand la guerre éclate en septembre 1948 un certain nombre de U-Boot sont en construction dans les chantiers navals allemands. Deux types ont été choisis : le type XII comparable à nos Rolland Morillot et le type XVII comparable à nos Aurore/Phenix.

Sur les douze sous-marins type XII (U-193 à U-204) commandés en septembre 1942, les six premiers (U-193 à U-198) sont sur le point d’entamer leurs essais à la mer ou d’entrer en service. Les six autres sont encore en construction (U-199 à U-204) plus précisément en achèvement à flot leur mise en service ne pouvant avoir lieu avant le printemps ou l’été 1949.

-Sur les douze sous-marins type XVII commandés en janvier 1946 (U-205 à U-216), les six premiers sont sur le point d’entrer en service, les six autres sont encore en construction (trois sur cale et trois en achèvement à flot).

Ces sous-marins vont permettre l’activation de nouvelles flottilles de sous-marins à raison de six U-Boot par flottille. Comme avant guerre les flottilles en mer Baltique portent des numéros pair et celles déployées en mer du Nord des numéros impairs.

C’est ainsi que les U-193/U-194/U-195/U-196/U-197/U-198 mis en service respectivement en janvier (U-193 et U-195), février (U-194 et U-198) et mars 1949 (U-196 et U-197) sont regroupés au sein de la 29. U-Flottille stationnée à Heligoland pour opérer d’abord en mer du Nord puis dans l’Atlantique après un long et périlleux contournement des îles britanniques.

Les six autres unités (U-199/U-200/U-201/U-202/U-203/U-204) mis en service en septembre (U-199 et U-204), octobre (U-200 et U-201) et décembre 1949 (U-202 et U-203) vont former la 31. U-Flottille stationnée à Wesermunde pour opérer elle aussi en mer du Nord et secondairement dans l’Atlantique voir à l’entrée de la Manche notamment durant la Campagne de France alors que le barrage de mines est loin d’être en place et a fortiori étanche.

En ce qui concerne les douze sous-marins type XVII (U-205 et U-216), les six premiers mis en service en mars (U-205/U-207/U-209) et mai 1949 (U-206/U-208/U-210) vont former la 16. U-Flottille qui comme son nom l’indique va être déployée en mer Baltique pour faire face à la marine soviétique.

Les six autres étaient encore en construction. Le U-211 en achèvement à flot et mis en service en janvier 1950 suivit en février par le U-212 puis en mars par le U-213. Le U-214 est mis en service en juillet 1950 suivit en août par le U-215 et en septembre par le U-216. Ces trois derniers vont former la 3 3. U-Flottille déployée dès son activation en Norvège depuis la base sous-marine de Trondheim.

Dans le cadre du programme de guerre, douze type XII et douze type XVII supplémentaires sont commandés, des sous-marins baptisés U-217 à U-228 et U-229 à U-240 respectivement.

Ces sous-marins vont être mis sur cale à l’été 1949, la construction de sous-marins devenant peu à peu prioritaire pour la Kriegsmarine qui mettait en sourdine ses rêves de grandeur (abandon de la construction de cuirassés et de porte-avions, priorité moindre à la construction de croiseurs et de Zerstörer) au profit d’ambitions moindres.

En clair à la fin du conflit la marine allemande construisait des sous-marins et des unités légères de combat.

La construction des type XVII est effectuée avec plus de célérité et ces submersibles côtiers sont mis en service à l’automne 1950 et à l’hiver 1950/51 ne créant pas de nouvelles unités mais intégrant les U-Flottilles existantes.

Les type XII sont construits en parallèle mais leur mise en service à lieu au printemps 1951 là encore au sein d’unités existantes pour remplacer les U-Boot perdus par accident ou sous les coups de l’ennemi.

Les commandes vont ensuite se multiplier aboutissant au final à la construction de quatre-vingt douze type XII et de cent-vingt huit type XVII. D’autres sont surpris sur cale et ne seront jamais achevés, ces sous-marins étant immatriculés U-437 à U-499.

Quelques exemplaires seront capturés par les soviétiques, les français, les britanniques et les américains, certains remis en service moins comme sous-marins opérationnels que comme sous-marins d’essais mais ceci est une autre histoire.

Des navires légers et des navires de soutien vont également être construits. Les besoins allemands sont néanmoins différents des besoins alliés notamment dans les tâches d’escorte qui sont moins ardues que pour les alliés.

Voilà pourquoi le programme de guerre ne prévoir initialement que douze M-Boot (de grands dragueurs de mines également utilisables comme patrouilleurs et escorteurs), douze Neue Geleitbotte (ce qui se rapproche le plus des escorteurs utilisés par les alliés), de trente-deux S-Boote, de douze R-Boote, de douze Marine Infanterie Schift (MIS), de deux pétroliers mais aussi quatre ravitailleurs et deux navires-ateliers (ces deux dernières catégories concernaient des navires mis sur cale avant le début du conflit).

Le Geleitboote KMS F-9. Les Neue Geleitboote en sont dérivés

Les douze Neue Geleitboote bénéficient d’une grande priorité aussi haute que celle des sous-marins puisque les navires sont mis sur cale dès le mois de novembre 1948 pour les premières unités. Ce sont des navires d’une conception simple pour que la construction soit la plus rapide possible.

Voilà pourquoi ces douze unités que l’ont peut comparer aux River britanniques sont mis en service à l’automne 1949 pour les premières (G.25/G.26/G.28/G.29/G.31/G34) et au printemps 1950 pour les dernières (G.27/G.30/G.32/G.33/G.35/G.36).

Ces unités donnant toute satisfaction vingt-quatre nouvelles unités sont commandées mais pour différentes raisons seulement huit navires seront achevés avant la fin du conflit (G.37/G.38/G.39/G.42/G.43/G.47/G.49 et G.55), les autres étant soient annulées avant la construction pour des raisons industrielles (G.40/G.41/G.44/G.45/G.46/G.48) abandonnées après la commande des matériaux mais avant la mise sur cale (G.49/G.51/G.53/G.59) ou abandonnées après avoir été mises sur cale (G.50/G.52/G.54/G.56/G.57/G.58).

Les pertes vont être très lourdes. Sur les vingt navires construits et utilisés aussi bien en mer Baltique qu’en mer du Nord, seulement quatre vont survivre en l’occurrence les G.25 et G.26 capturés à Brème par les britanniques (ramenés au pays ces navires seront étudiés puis coulés comme cibles).

Le G.39 est capturé à Oslo par les norvégiens, remis en servir comme patrouilleur des pêches sous le nom de Frihet (liberté) jusqu’en 1975 quand il est coule dans une tempête. Le G.55 capturé en Pologne par les soviétiques est utilisé comme auxiliaire puis démoli en septembre 1958.

Les autres navires ont été victimes de l’aviation (G.27, G.28, G.35, G.36, G.47, G.49), de sous-marins (G.29, G.30), de mines (G.31, G.33) et de navires de surface (G.32, G.34, G.37, G.38, G.42 et G.43).

S-Boote en mer

Les trente-deux vedettes lance-torpilles (S.86 à S.117) sont toutes construites. D’autres unités sont ultérieurement commandées portant le total des vedettes lance-torpilles construites à cent-vingt quatre.

Sur ce total quatre-vingt seize ont été détruites ne laissant que vingt-quatre exemplaires qui sont pour beaucoup en trop mauvais état pour être réutilisées.

Les norvégiens ont capturé quatre vedettes réutilisées brièvement après guerre pour le déminage sous la désignation de O-1 à O-4 (O = Omtalt = vedette) avant d’être envoyés à la casse en 1960/61.

Les danois ont capturé quatre à Copenhague mais elles étaient dans un tel état de décrépitude qu’elles ont été immédiatement envoyées à la casse.

Les britanniques ont capturé cinq, les américains quatre et les français cinq mais toutes ont été envoyées à la casse là encore pour un état de décrépitude avancée.

R-Boote

En revanche le nombre de Raum-Boote construit sera plus faible. En effet aux douze navires immatriculés R.49 à R.60 et mis en service dès la fin 1949, il n’y aura que quarante-huit navires supplémentaires portant le total à soixante.

A la fin du conflit, les norvégiens ont capturé les R.50 et R.72 utilisés sous la désignation de O-5 et O-6 pour différentes travaux de remise en état des ports. Les danois ont capturé deux navires qui n’ont pas été réutilisés. D’autres navires ont été capturés dans les ports allemands et néerlandais par les alliés mais ils n’ont pas été non plus réutilisés.

Les douze M-Boot du programme de guerre (M-61 à M-72) sont mis en service à l’été 1950 et si quatre d’entre-eux vont rester en Baltique (M-61/62/64/65), les huit autres vont rallier la Mer du Nord et la Norvège (M-63/66/67/68/69/70/71/72). Ils seront suivis par trente-six autres exemplaires (M-73 à M-108) mis en service entre l’automne 1950 et le printemps 1953.

Sur les huit dragueurs de mines ayant rallié la mer du Nord, six sont perdus que ce soit sous les coups de l’aviation (M-63 M-70 et M-72) ou de mines (M-66 M-67 et M-71). Deux survivent (M-68 et M-69), navires remis en service respectivement dans la marine danoise et dans la marine norvégienne comme dragueur de mines jusqu’à leur désarmement survenu en 1967 et 1969 respectivement.

Des navires de soutien sont également prévus comme nous l’avons vu que ce soit quatre ravitailleurs type Siegfried, deux pétroliers type Dithmarschen, deux navires-ateliers et douze MarineInfanterieSchiff (MIS).

Au final seulement deux ravitailleurs seront achevés (Siegfried Thor) aux côtés d’un pétrolier type Dithmarschen (Ostmark), d’un navire-atelier (Loki) et de douze MarineInfanterieSchiff.

Si le Siegfried à été coulé par le sous-marin Casabianca en mer du Nord le 27 août 1951, le Thor à été capturé par les soviétiques à Dantzig. Sabordé en eau peu profondes il peut être relevé, réparé et remis en service au profit des sous-marins de la Flotte de la Baltique jusqu’à son désarmement dans les années soixante-dix.

L’Ostmark est capturé par les français à Brème après parait-il coups bas et coups fourés avec des marins britanniques est remis en service dans la marine française sous le nom de Durance inspirant la future génération de pétroliers-ravitailleurs de la marine nationale. Il est désarmé en 1977 et coulé comme cible lors de manœuvres communes impliquant les Escadres de l’Atlantique et de la Méditerranée en juin 1980.

Le navire-atelier Loki capturé sabordé à Kiel par les britanniques est relevé et sommairement remis en état pour être totalement transformé en Grande-Bretagne en navire-atelier de nouvelle génération mais ce projet étonnant ne vit jamais le jour car le navire sombra dans les détroits danois lors de son remorquage.

Sur les douze MarineInfanterieSchiff (MIS) construits, huit ont été détruits (MIS-1/2/4/7/8/9/10/11), quatre capturés (deux par les américains _MIS-3 et 5_ deux par les britanniques _MIS-6 et 12_).

Le Conflit (5) Norvège (5)

Allemagne

Kriegsmarine

Pour cette première opération du second conflit mondial la marine de guerre allemande, l’héritière de la Kaiserliche Marine effectue un immense effort, un effort concernant aussi bien l’Atlantique (envoie de grandes unités pour détourner l’attention des alliés en menant une guerre de course), la Baltique (surveillance d’une marine soviétique au comportement incertain) et bien entendu la mer du Nord pour transporter, protéger et appuyer le corps expéditionnaire envoyé à la conquête de la Norvège et du Danemark.

Même si cette partie concerne la Campagne de Norvège (1948) je vais citer pour information les navires engagés dans l’Atlantique et en mer Baltique (pour le détail de leurs opérations j’en parlerai ultérieurement plus précisément dans le volume 2).

En mer Baltique les grosses unités sont chargées comme on dirait aujourd’hui de monitorer les mouvements de la Flotte de la Baltique et dissuader Moscou de profiter de l’engagement allemand en Norvège pour avancer ses pions voir pire.

Dans l’Atlantique les capital ships de la Kriegsmarine doivent détruire le trafic commercial ennemi en attaquant les convois qui commencent déjà à traverser cette immense étendue d’eau.

Les alliés se doutent bien que les allemands vont lancer quelques grosses unités en enfants perdus dans l’Atlantique et vont mettre en place des groupes de chasse pour tenter de contrer cette menace.

Le cuirassé de poche KMS Deutschland en 1936

Parmi les unités engagées dans l’Atlantique nous trouvons le cuirassé de poche Deutschland mais aussi les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau. Ces deux inséparables ont reçu des surnoms évocateurs. Ce sont les Ugly Sisters pour les britanniques et les Soeurs Papin pour les français.

Si le premier avec ses six canons de 280mm peut difficilement s’opposer à plus qu’aux croiseurs lourds, les seconds avec leurs six canons de 380mm représentent une menace bien supérieure pour le trafic commercial allié.

Le passage des deux croiseurs de bataille dans l’Atlantique est couvert par quatre Zerstorer, les Z.21 Wilhelm Heidkamp K.22 Anton Schmitt Z.27 et Z.28. Cette mission terminée ces quatre navires de combat médian vont rallier la force B devant Kristiansand.

Le croiseur lourd Admiral Graf Spee est également envoyé dans l’Atlantique comme pour venger son ainé disparu en décembre 1939.

Le KMS Tirpitz peu après sa mise en service

En mer Baltique la Kriegsmarine déploie le cuirassé de poche Admiral Scheer, le cuirassé Friedrich der Gross, le croiseur bataille Bayern le croiseur de bataille Saschen (qui lui ne va pas tarder à rallier la mer du Nord). On trouve également le cuirassé Tirpitz, le porte-avions Peter Strasser (avec à son bord le Tragergruppe 188 composé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw-195, de douze Fieseler Fi-167 et seize Junkers Ju-87C) accompagnés comme pour chaque grosse unité de leurs destroyers pardon de leurs Zerstörer d’escorte.

KMS Hans Lody (Z-10)

On trouve par exemple les KMS Z.10 Hans Lody et Z.11 Bernd vont Armin qui protègent le sister-ship du Bismarck aka Tirpitz alors que les Z.29 et Z.30 assurent la protection antisurface, antiaérienne et anti-sous-marine du cuirassé Friedrich der Gross, les Z.37 et Z.38 protègent le porte-avions Peter Strasser. Les Z.43 et Z.44 assurent la protection rapprochée du croiseur de bataille Bayern alors que les Z.45 et Z.46 sont les garde du corps du Sachsen.

Les Z.47 et Z.48 opèrent en Baltique pour mener une mission de présence et se tenir prêts à attaquer les lignes de communication ennemies au canon et à la torpille. Même chose pour les KMS Z.49, Z.50, Z.51 et Z.52.

Même si tous ces navires ne sont pas disponibles en même temps nul doute que ce dispositif à éteindre les dernières velléités soviétiques si velléités il y eu.

A cela s’ajoute naturellement des sous-marins envoyés en éclaireurs, les «premiers de cordée» étant les U-93/U-136/U-144/U-146 (type VII) et le duo U-168/U-173 (type III), sous-marins régulièrement relevés pour maintenir dans la mesure du possible un dispositif permanent de surveillance. Ce dispositif sera allégé à la mi-octobre, la marine soviétique ne bougeant pas.

La Kriegsmarine engage donc le gros de ses moyens dans l’appui, l’escorte et la protection des opérations menées contre le Danemark et la Norvège.

Il s’agit moins de combattre les marines danoises et norvégiennes que les marines alliées qui ne tarderont pas à intervenir.

Force A (Bergen)

Messerschmitt Me-109T

-Porte-avions léger Bautzen disposant d’un groupe aérien (Tragergruppe 189) composé de 18 Messerchmit Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi-169.

-Cuirassé Bismarck

-Croiseur lourd Admiral Reuter

-Croiseur léger Dantzig

-Destroyers Z.8 Bruno Heinemann et Z.9 Wolfgang Zenker (escorte rapprochée du Bismarck) Z.12 Erich Giese Z.19 Hermann Kühne (protection rapprochée des navires de transport d’assaut) Z.35 et Z.36 (escorte rapprochée du porte-avions Bautzen)

KMS Z.36

-Six transports, un pétrolier, un transport d’eau et un navire-hôpital escortés par les torpilleurs T.22, T.24, T.26 et T.30

Force B (Kristiansand)

KMS Karlsruhe

-Croiseurs légers Karlsruhe Köln Leipzig

-Quatre transports, un pétrolier, un transport d’eau escortés par les T.23, T.25 et T.27

Force C (Trondheim)

-Cuirassé Hidenburg

-Porte-avions Graf Zeppelin dispsosant d’un groupe aérien (Tragergruppe 186) composé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw-195, douze Fieseler Fi-167 et seize Junkers Ju-87C.

-Croiseur lourd Tegetthoff

-Croiseur léger Hamburg

-Zerstörer KMS Z.1 Leberecht Maas Z.2 Georg Thiel (escorte rapprochée du Graf Zeppelin), Z.5 Paul Jacobi Z.6 Theodor Riedel Z.7 Heinan Schoemann Z.20 Karl Gaster (escorte rapprochée du cuirassé Hidenburg)

Un torpilleur allemand, le T.35 semblable aux T.29 et T.31.

-Huit transports, deux pétroliers, un transport d’eau, un navire-hôpital escortés par les torpilleurs T.29 et T.31

Force D (Bodo et îles Lofoten)

-Porte-avions légers Lutzen disposant d’un groupe aérien (Tragergruppe 187) composé de 18 Messerchmit Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi-169.

Junkers Ju-87C

-Croiseur léger Frankfurt am Main et Magdeburg

-Zerstörer Z.33 et Z.34 (escorte rapprochée du porte-avions Lutzen)

-Deux transports et un pétrolier escortés par les torpilleurs T.2, T.4 et T.9

Force E (Narvik)

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau

Kreuzer « Blücher »

-Croiseur lourd Blücher

-Zerstörer Z.25 et Z.26 (escorte du croiseur de bataille Oldenbourg), Z.31 et Z.32 (escorte du croiseur de bataille Nassau), Z.39 et Z.40 (escorte du Von der Tann) Z.41 et Z.42 (escorte du Derfflinger)

-Huit transports, un pétrolier et un navire-hôpital escortés par les torpilleurs T.5, T.6, T.7 et T.8

Force F (couverture des détroits danois)

-Cuirassés les KMS Kaiser Wilhem II et Ludendorff

-Zerstörer Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann (escorte rapprochée du cuirassée Ludendorff) Z.23 et Z.24 (escorte rapprochée du cuirassé Kaiser Wilhelm II)

Force G (Copenhague)

-Croiseur lourd Seydlitz

Croiseur léger Koeningsberg

-Destroyers KMS Z.3 Max Schultz et Z.15 Erich Steinbrick.

-Quatre transports escortés par les T.32 et T.34

Force H (couverture côte occidentale du Danemark)

Croiseur lourd Alexander von Humbolt

-Croiseur léger Dresden

Force L (soutien logistique)

-Quatre pétroliers, quatre cargos, un navire-hôpital protégés par les torpilleurs T.33, T.35 et T.36.

Ecran sous-marin

Pour éviter les mauvaises surprises, la marine allemande va déployer des sous-marins comme piquets d’alerte (on ne parle pas encore de piquet radar) pour alerter rapidement les navires allemands en cas d’arrivée des flottes alliées, la Home Fleet mais aussi la Royale.

Les moyens ne sont pas illimités car certains U-Boot ont été envoyés dans l’Atlantique pour tenter d’attaquer la navigation alliée.

Pas moins de vingt-cinq torpilleurs submersibles sont envoyés dans l’Atlantique dès la fin du mois d’août mais tous ne sont pas aptes à l’attaque quand l’opération Weserubung est déclenchée. Ce sont les unités suivantes :

-Type VIIA : U-28, U-33 , U-34,

-Type VIIB : U-54, U-85, U-102,

-Type VIIC : U-78,U-79, U-88,U-90,U-92

Un sous-marin type IX au bassin

-Type IXB : U-64, U-65,U-108, U-110,

-Type IXC : U-68, U-105, U-125, U-150, U-155, U-156, U-159, U-166, U-183

-Type IXD : U-145,

Les sous-marins utilisés en écran pour «exercice Weser» sont les suivants :

-Type VIIB : U-48, U-53, U-75, U-76, U-100

-Type VIIC : U-82

-Type IXA : U-44

-Type IXB : U-109

-Type IXC : U-129, U-163, U-180

A noter que paradoxalement les quatre croiseurs-sous marins prévus pour la guerre de course n’appareillent pas à temps pour attaquer les premiers convois alliés.

A ces groupes occasionnels s’ajoute l’engagement en Baltique et en Mer du Nord des navires légers destinés à la sécurisation des côtes et l’engagement des unités du Kriegsmarine Fliegerkorps stationnées sur les côtes allemandes :

Pour couvrir les rivages de la mer du Nord, l’aéronavale allemande dispose des moyens suivants regroupés au sein du Kriegsmarine FliegerKorps NordSee Kommando :

Le 2. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

Le Condor en vol

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw200 Condor puis d’Heinkel He-179M, version de patrouille maritime du bombardier Heinkel He179, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime la 4. KFK-Aufklärungsgruppe équipée de vingt-sept Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

Junkers Ju-188

-Deux unités de bombardement-torpillage les 6. et 8. KFK-Kampfgruppe disposant chacune de vingt-quatre Junkers Ju-188 répartis en deux staffel de douze appareils.

-Une unité de chasse, le 10. KFK-Jagdgruppe composé de trois staffel de neuf Messerchmit Me-109F.

Au déclenchement du second conflit, le 10 KFK-Jagdgruppe rejoint l’île d’Heligoland pour en renforcer la défense aérienne contre de probables raids aériens britanniques. Deux staffel fournis par les 6. et 8. Kampfgruppe se joignent à ce déploiement avancé.

Le 4. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Hambourg et dispose des unités suivantes :

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime, les 10. et 12. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

-Deux unités de bombardement-torpillage baptisées 11. et 13. KFK-Kampfgruppe regroupant un total de quatre-vingt seize Junkers Ju-188.

Le 6. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime baptisées 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

-Deux unités de bombardement-torpillage baptisées 16. et 18. KFK-Kampfgruppe regroupant un total de soixante-douze Junkers Ju-188.

-Une unité de mouillage de mines rapides, le 19. SchnellMinenKampf Gruppe équipé de seize Junkers Ju-290M, ces appareils répartis en deux staffel de huit appareils peuvent également être utilisés pour la patrouille maritime.

Messerschmitt Me-109G

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerchmit Me-109G répartis en trois staffel de neuf appareils.

Arado Ar196

A ces 418 avions basés à terre s’ajoutent des hydravions embarqués (32 Arado Ar198 et 20 Ar196) et des hydravions basés à terre si l’on peut dire, hydravions regroupés au sein du NWG (NordSee Wasserflugzeug Geschwader)-Kustenfliegergruppe :

Blohm & Voss Bv138

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Wilhelhmshaven avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Wesermunde avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

Le Kustenfliegergruppe dispose au total de six staffel et de 80 hydravions.

Pour couvrir les côtes de la mer Baltique, l’aéronavale allemande dispose des moyens regroupées au sein du Kriegsmarine FliegerKorps OstSee Kommando avec comme en mer du Nord des avions basés à terre et des hydravions basés à terre.

Le 1. Marineflieger Geschwader (puis KriegsmarineFliegerKorps-Geschwader ou KFK-Geschwader) est stationné sur la base aéronavale de Dantzig, une base aménagée entre 1941 et 1943. Cette unité dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 1. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M,

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime les 3. et 5. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

-Deux unités de bombardement-torpillage les 7. et 9. KFK-Kampfgruppe équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188.

Le 1. KFK-Geschwader dispose donc de cinq gruppe et dix-sept staffel ainsi que de 174 appareils.

La base aéronavale de Dantzig se révélant saturée, une partie des moyens sont déployés à Rugen (7. KFK-Kampfgruppe) et à Memel (5. KFK-Aufklärungsgruppe), les autres unités restant à Dantzig.

L’OstSee Wasserflugzeug Geschwader (OWG) regroupe les hydravions embarqués et les hydravions basés à terre. Les hydravions embarqués sont au nombre de 48 (40 Arado Ar196 et 8 Arado Ar198) tandis que les hydravions basés à terre si l’on peut dire sont regroupés au sein des unités suivantes :

-11. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Rugen avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-13. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Memel avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-15. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Dievenow avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-17. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Dievenow en Poméranie avec pour équipement seize Heinkel He-117

Heinkel He-115

-19. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Rugen avec pour équipement seize Heinkel He-115.

-21. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Memel avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

L’OWG-Kustenflieggergruppe dispose au total de quatre-vingt hydravions chargés en temps de guerre de surveiller la Baltique, d’éclairer la flotte, d’attaquer la flotte ennemie, de mener des missions de mouillage de mines.

Luftwaffe

L’armée de l’air allemande à un rôle important à jouer. Même si le projet d’une opération aéroportée massive à été abandonnée au profit d’un assaut amphibie, la Luftwaffe doit engager d’importants moyens pour s’emparer de la maitrise de l’espace aérien et rendre la vie impossible aux troupes, aux aviations et aux marines ennemies.

Des bombardiers médians et lourds vont se lancer à l’assaut des aérodromes, des fortifications, des gardes de triage, des usines, des casernes, des postes de commandement le tout couvert par des chasseurs monomoteurs et bimoteurs, certains servant de chasseurs-bombardiers.

Des avions de reconnaissance sont rapidement déployés pour localiser l’arrivée des flottes alliées. Cette mission empiète sur les plates-bandes du KFK mais à part quelques récriminations et quelques critiques voilées, la coopération entre les deux rivaux est étonnamment bonne. Heureusement pour les alliés cela ne va pas durer.

Les moyens engagés sont issus des Luftflotte 1 (Berlin) et Luftflotte 2 (Braunschweig) qui s’occupent du nord et de l’est du Reich avec des escadres (Geschwader) de chasse, de bombardement et de reconnaissance, escadres regroupant un certain nombre de Gruppen eux mêmes divisés en Staffel (escadrilles).

Comme en septembre 1948 les Geschwader de chasse sont homogènes pour des raisons logistiques décision est prise d’engager en Norvège et au Danemark des Geschwader provisoires composés de gruppen venant des geschwader existants.

Cela avait certes l’avantage de créer des escadres sur mesure mais cela avait l’inconvénient de faire cohabiter des unités n’ayant pas l’habitude de combattre ensemble.

Visiblement ce choix controversé répondait surtout à la volonté d’offrir à un maximum de gruppen l’expérience du combat pour diffuser celle-ci à l’intérieur d’une armée de l’air jeune qui après une formidable expansion dans les années trente avait connu une sorte de glaciation liée à la Pax Armada et à la guerre civile allemande qui avait entrainé une série de purges au sein de la Luftwaffe.

Néanmoins décision sera prise à l’issue de la Campagne de Norvège (1948) de pérenniser ces Geschwader hétérogènes ce qui entrainera la dissolution de certains Geschwader ou leur réaffectation à d’autres missions.

L’échelon du Fliegerkorps sera également pérennisé, le «corps aérien» étant souvent activé pour une opération précise (par exemple pour l’opération MERKUR contre la Corse, les allemands déploieront un Fliegerkorps Korsika).

Avec le temps certains Fliegerkorps vont devenir permanents mais ceci est une autre histoire qui dépasse le cadre de ce tome.

Pour coordonner les opérations au dessus du Danemark et de la Norvège il était impossible de passer des geschwader aux Luftflotte. Voilà pourquoi dès le mois d’août dans le plus grand secret sont créés deux Corps Aériens ou Fliegerkorps, un pour les opérations au dessus du Danemark (X Fliegerkorps) et un autre pour les opérations au dessus de la Norvège (XI Fliegerkorps)

Ces corps aériens disposent d’une très large autonomie d’action pour mener leurs missions. Il y eut une tentative de placer sous leurs ordres les unités du KFK mais la marine allemande à refusé estimant que cela ferait trop pour les aviateurs.

Focke-Wulf Fw-190D

Le X Fliegerkorps comprend un Geschwader de chasse à trois Gruppen (un équipé de Messerschmitt Me-109, un équipé de Focke-Wulf Fw-190 et un équipé de Messerschmitt Me-110), un Geschwader de bombardement à trois Gruppen (deux équipés de Dornier Do-217 et un équipé de Junkers Ju-188) et un Kampfgruppen comprenant un Gruppen de reconnaissance (Focke-Wulf Fw-189) et un Gruppen de transport (Junkers Ju-52/3m).

Focke-Wulf Fw-189 en Finlande

Le XI Fliegerkorps comprend lui deux Geschwader de chasse à trois Gruppen chacun regroupant au total six Gruppen de chasse (trois de Messerschmitt Me-109, deux de Focke-Wulf Fw-190 et un de Me-110), un Geschwader de bombardement à trois Gruppen (trois Gruppen de Junkers Ju-188), un Geschwader de bombardement en piqué à trois Gruppen (trois Gruppen de Ju-87) et un Kampfgruppe disposant d’un groupe de reconnaissance volant sur Focke-Wulf Fw-189, un groupe d’observation sur Fieseler Fi-156 et un groupe de transport volant sur Junkers Ju-52.

Cela nous donne l’ordre de bataille suivant :

X Fliegerkorps (Fliegerkorps Danmark)

Jagdgeschwader 10 : I.Gruppe/Jdg-3 (1er groupe du JG-3) volant sur Messerschmitt Me-109, II.Gruppe/Jdg-51 (2ème groupe du JG-51) volant sur Focke-Wulf Fw-190 et IV.Gruppe/ZG-3 (4ème groupe de la 3ème escadrille de Zerstörer) volant sur Messerschmitt Me-110.

Messerschmitt Me-110

Kampfgeschwader 10 : I.Gruppe/KpfG-1 (1er groupe de la 1ère escadre de bombardement) volant sur Dornier Do-217, II.Gruppe/KpfG-4 (2ème groupe de la 4ème escadre de bombardement) volant également sur Dornier Do-217 et III.Gruppe/KpfG-76 (3ème groupe de la 76ème escadre de bombardement) volant sur Junkers Ju-188.

Kampfgruppen 10 : groupement temporaire regroupant sous son autorité l’Aufklärungruppe 132 disposant de Focke-Wulf Fw-189 et de Fieseler Fi-156 Storch et du 1er groupe de la 1ère escadre de transport (I.Gruppe/1.TransportGeschwader) volant sur Junkers Ju-52/3m.

XI Fliegerkorps (Fliegerkorps Norge)

Jagdgeschwader 11 : I.Gruppe/ZG-26 volant sur Messerschmitt Me-110, I.Gruppe/JdG-26 volant sur Messerschmitt Me-109 et I.Gruppe/JdG-27 volant lui aussi sur Messerschmitt Me-109

Jagdgeschwader 110 : III.Gruppe/JdG-54 volant sur Messerschmitt Me-109, I.Gruppe/JdG-2 volant sur Focke-Wulf Fw-190 et I.Gruppe/JdG-53 volant sur Focke-Wulf Fw-190

Kampfgeschwader 11 : I.Gruppe/KpfG-76 (Ju-188), II.Gruppe et II.Gruppe du Kampfgeschwader 3 (Junkers Ju-188)

Sturzkampfgeschwader 11 : I.Gruppe/SkpfG-1, II.Gruppe/SkpfG-2 et III.Gruppe/SkpfG-3 volant tous sur Junkers Ju-87.

Kampfgruppen11 : Aufklärunggruppe 121 volant sur Focke-Wulf Fw-189 et Aufklärunggruppe-123 volant sur Fieseler Fi-156, 2ème groupe de la 2ème escadre de transport (II.Gruppe/II.TransportGeschwader) volant sur Junkers Ju-52/3m.

Naturellement tous ces moyens ne sont pas immédiatement engagés notamment en raison de leur rayon d’action mais le contrôle rapidement des principaux aérodromes danois et norvégiens facilite grandement la tâche de la Luftwaffe.

Heer

Le corps expéditionnaire allemand envoyé pour l’opération WESERÜBUNG comprend cinq divisions d’infanterie, deux divisions d’infanterie de montagne, un groupement parachutiste de la 3. Fliegerdivision, un groupement blindé fournit par les 1. et 5. Panzerdivision. Des éléments d’artillerie et du génie sont également envoyées.

Ces moyens sont divisés en différentes forces portant des lettres de l’alphabet. Concernant la Norvège ce sont les moyens suivants qui sont engagés :

Panzer III Ausf G à canon de 50mm

La Force A est chargée de débarquer à Bergen. Elle comprend deux divisions d’infanterie (163 et 181.ID), deux bataillons de chars (un bataillon équipé de Panzer III à canon de 50mm et un bataillon équipé de Panzer IV à canon de 75mm fournis respectivement par les 1. et 5. Panzerdivision), une batterie antiaérienne équipée de canons de 20mm et une batterie antiaérienne équipée de canons de 37mm.

Panzer IV à canon de 75mm long

La Force B chargée de débarquer à Kristiansand comprend deux régiments d’infanterie de la 169.ID, un bataillon de Panzer III à canons de 50mm de la 1. PzD, une batterie de canons de 105mm, une batterie antichar équipée de canons de 50mm, une batterie antiaérienne équipée de canons de 20mm. A noter que le reste de la division d’infanterie est en alerte en Allemagne.

La Force C chargée de débarquer à Trondheim comprend une division d’infanterie la 196.ID, un régiment de montagne fournit par la 3. Gebirgsdivision, un bataillon de Panzer III à canons de 50mm de la 5. Panzerdivision et un bataillon de parachutistes fournit par la 3. Fliegerdivision.

Fallschirmjäger

La Force D chargée de prendre Bodo comprend un régiment de la 3ème division de montagne et un détachement motorisé comparable à un GRDI. Un régiment de la 5. LeichteDivision doit s’emparer des îles Lofoten.

La Force E chargée de s’emparer du port stratégique de Narvik comprend deux divisions d’infanterie (214.ID et 2. Gebirgsdivision), un bataillon de Panzer III à canons de 50mm et une compagnie de parachutistes de la 3. Fliegerdivision.

Ultérieurement d’autres unités vont être engagées, traversant le Danemark avant d’être transbordé par voie maritime en Norvège.

Outre le reliquat des unités déjà citées les allemands vont engager en Norvège deux divisions d’infanterie supplémentaires (25.ID 32.ID), des éléments d’artillerie et du génie. En ce qui concerne les Panzerdivisionen, si la 1. PzD conserve des éléments en Allemagne, la 5. PzD est entièrement engagée en Norvège.

Le Danemark justement l’Allemagne va engager le 31. ArmeeKorps (31ème Corps d’Armée) composé des unités terrestres suivantes :

-Deux divisions d’infanterie (4.ID et 8.ID)

-Un groupement blindé, le PanzerKampfGruppe Danmark fournit par la 3. Panzerdivision

-Un groupement parachutiste fournit par la 3. Fliegerdivision

-Des unités d’artillerie, du génie et de soutien

Mitteleuropa Balkans (32) Hongrie (32)

Messerschmitt Me-109

Messerschmitt Me109E-4 2

Messerschmitt Me-109E-4

Avant de présenter ce remarquable chasseur nous devons impérativement résoudre une question d’ordre sémantique. Faut-il dire Messerschmitt Bf109 ou Me-109. Pour une fois moi qui suis moitié breton je vais faire une réponse de normand : les deux mon général !

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Scandinavie (42) Danemark (13)

Reconstruire la flotte (bis) et l’engager : la marine danoise et le 19ème siècle

Danemark 23

Pavillon de la marine danoise

Le traité de Kiel signé en 1814 est en quelque sorte l’année zéro pour la marine danoise puisqu’elle doit faire le deuil de ses bases, de ses navires et de ses marins norvégiens. En clair tout est à reconstruire. Pour ne rien arranger les navires restants sont généralement en mauvais état en raison d’un manque d’entretien ou d’une construction avec du bois de mauvaise qualité.

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Scandinavie (41) Danemark (12)

Guerres napoléoniennes et guerre de la canonnière

Les guerre provoquées par la Révolution Française vont entraîner le royaume de Danemark-Norvège dans le conflit contre son gré. La faute en grande partie à la Grande-Bretagne qui voyait dans ces navires battant pavillon neutre des navires transportant des marchandises à destination de la France.

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Scandinavie (3) Norvège (3)

De l’Union avec la Suède à l’indépendance (1814-1905)

Le Traité de Kiel (1814)

Le 14 janvier 1814 est signé le Traité de Kiel qui met fin à presque trois siècle d’unité entre le Danemark et la Norvège, les deux royaumes étant dirigés par le même monarque depuis 1523 quand les deux pays quittent l’Union de Kalmar pour former un duo qui ne résistera pas aux conséquences des guerres napoléoniennes.

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Allemagne (41) Ordre de Bataille (2)

U-Bootwafe

Littéralement force sous-marine, cette escadre dont l’état-major est sis à Berlin est organisé de la manière suivante :

-Commandement supérieur des sous-marins (Oberkommando der U-bootwafe) installé à Berlin

-West kommando der U-Boot (Wilhelmshaven)

Le W-K dispose de quatorze flottilles de sous-marins soit un total de 110 sous-marins standards auxquels s’ajoutent les quatre croiseurs sous-marins, deux ravitailleurs et deux sous-marins mouilleurs de mines qui sont eux placés hors rang, directement sous l’autorité du commandement ouest des sous-marins.

Six flottilles sont stationnées à Wilhelmshaven, six à Wesermünde et les deux dernières sur l’île d’Heligoland.

Six sont équipées de type VII et huit autres sont équipées de type IX.

1. U-flottile (Wilhelmshaven) : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

3. U-flottille (Wesermünde) : U-29, U-31,U-33, (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)

5. U-flottile (Wilhelmshaven) : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

7. U-flottile (Wesermünde) : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)

9. U-flottile (Wilhelmshaven) : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

11. U-flottile (Heligoland) : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile (Heligoland) : U-37, U-38,U-41 (type IXA) U-110 (type IXB) U-189 U-190 (type XB)

15. U-Flottile (Wesermünde) : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)

17. U-Flottile (Wilhelmshaven) : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

19. U-Flottile (Wesermünde) : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)

21. U-Flottile (Wilhelmshaven) : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD)

23. U-Flottile (Wesermünde) : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)

25. U-Flottile (Wilhelmshaven) : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

27. U-Flottile (Wesermünde) : U-150, U-152,U-178,U-179, U-180,U-181,U-182 et U-183 (type IXC)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115) stationnés à Wilhelmshaven, placés hors-rang car destinés à la guerre de course.

-Deux ravitailleurs type XIV stationnés à Wesermünde, les U-185 et U-187. Eux aussi sont placés hors-rang, leur mission étant de ravitailler les U-Boot dans l’Atlantique.

Ost kommando der U-Boot (Kiel)

Commandant tous les U-Boot stationnés en mer Baltique, il dispose des moyens suivants :

-2. U-Flottile (Kiel) : U-93, U-95, U-97,U-132,U-133,U-134 (type VIIC),U-136 et U-140 (type VIID)

-4. U-Flottile (Kiel) : U-94, U-96, U-98, U-139, U-141, U-142, U-144,U-146

-6. U-Flottile (Rügen) : U-1, U-3, U-5 (type IIA) U-7,U-9,U-11,U-13 (type type IIB)

-8. U-Flottile (Rügen) : U-2, U-4, U-6 (type IIA), U-8, U-10, U-14 (type IIB)

-10. U-Flottile (Swinenmunde) : U-17, U-19,U-21,U-23 (type IIB), U-59, U-61, U-63 (type IIC) et U-137 (type IID)

-12. U-Flottile (Swinenmunde) : U-18, U-20,U-22, U-24 (type IIB), U-56, U-58, U-62 (type IIC) U-138 (type IID)

-14. U-Flottile (Rügen) : U-168, U-169,U-170,U-171, U-172 et U-173 (type III)

-Deux sous-marins mouilleurs de mines type XB, les U-191 et U-192

-Deux sous-marins ravitailleurs/transport de troupes type XIV, les U-186 et U-188

Oberkommando der Leichte Boot (OLB)

Ce commandement installé à Wesermunde regroupe les navires légers de combat et d’escorte de la Kriegsmarine qu’il s’agisse des torpilleurs, des vedettes lance-torpilles S-Boote, des R-Boote et des différents type d’escorteurs (Geleitboote et M-Boote).

Etat-Major OLB : Wesermunde

Befehshaber der Torpedoboote : Wilhelhmshaven

 

KMS T-9, un torpilleur type 35

KMS T-9, un torpilleur type 35

Ce commandement regroupe sous son autorité les flottilles de torpilleurs (Torpedobooteflottille) mais également les escorteurs construits pour protéger la navigation côtière et à terme les convois ravitaillant les conquêtes.

1. Torpedobooteflottille (Kiel): Torpilleurs type 35 : T.2 T.4 T.9 et T.10

2. Torpedobooteflottille (Wilhelhmshaven) : Torpilleurs type 35 : T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12

3.Torpedobooteflottille (Swinnenmunde) : Torpilleurs type 37 : T.15 T.17 T.19 et T.21

4. Torpedobooteflottille (Wilhelhmshaven) : torpilleurs type 39 T.22 T.24 et T.26

5. Torpedobooteflottille (Swinnenmunde) : torpilleurs type 37 T.14 T.16 T.18 et T.20

6. Torpedobooteflottille (Kiel): torpilleurs type 39 T.23 T.25 T.27 et T.29

7. Torpedobooteflottille (Rügen) : torpilleurs type 39 T.30, T.32, T.34 et T.36

8. Torpedobooteflottille (Heligoland) : trois torpilleurs type 39, les T.31 T.33 et T.35 complétés par les deux premiers type 1943, des torpilleurs T.37 et T.38.

9. Torpedobooteflottille (Rügen) : quatre torpilleurs type 1943, les T.39 T.40 T.41 et T.42

-Les deux derniers (T.43 et T.44) sont placés hors-rang et basés à Kiel où ils devaient sans le déclenchement former une 10. Torpedobooteflottille avec les premiers type 46. Avec les pertes du conflit, ils devraient remplacer les navires perdus au sein des flottilles existantes.

Befehshaber der Geleitboote

Ce commandement regroupe sous son autorité les flottilles d’escorteurs (Geleitbooteflottille) :

– 1. Geleitboote Flottille (Kiel) : G.1, G.3, G.5,G.7,G.9 et G.11

2. Geleitboote Flottille (Wilhelhmshaven) : G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

3. Geleitboote Flottille (Swinnenmunde) : G.13 G.15 G.17. Les G.19, G.21 et G.23 sont en achèvement à flot quand éclate le second conflit mondial. Leur intégration à la flottille n’est donc pas assurée, surtout en cas de pertes importantes dans les deux premières Geleitboote Flottille.

4. Geleitboote Flottille (Wilhelhmshaven) : G.14 G.16 G.18. Les G.20, G.22 et G.24 sont en achèvement à flot quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung. Leur situation est identique aux navires décrits plus haut.

Hors-Rang :

-Chalutiers armés servant de piquet-radar en mer du Nord dans la baie d’Heligoland : Freyr Heimdal Munin Sigfrid Volker Wotan

-Garde-pêches Weser et Elbe utilisés en temps de guerre comme patrouilleurs de surveillance côtière
-patrouilleurs fluviaux (sur le Danube) Bechelaren et Birago

-Quatre patrouilleurs (P.1 P.2 P.3 et P.4) sur le Rhin accompagnés de douze vedettes
Befehshaber der Minensucherboote

Ce commandement des navires de guerre des mines à sous son autorité dix flottilles de guerre des mines :

M-Boote type M-1935

-1. Minensucherboote Flottille stationnée à Wilhelmshaven M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-2. Minensucherboote Flottille stationnée à Kiel qui dispose des M.2 M.6 M.9 M.10 M.11 et M.12

-3. Minensucherboote Flottille stationnée à Wilhelmshaven qui dispose des M.1 M.3 M.4 M.5,M.7 et M.8.

M-Boote type M-1940

-5ème Minensucherboote Flottille (Rugen) : M.27 M.29 M.31 M.33 et M.35

-6ème Minensucherboote Flottille (Cuxhaven) : M.26 M.30 M.32 M.34 et M.36

-7ème Minensucherboote Flottille (Swinenmünde) : M.37 M.39 M.41 M.43 et M.45

-8ème Minensucherboote Flottille (Rugen) : M.40 M.42 M.44 M.46 et M.48

M-Boote type M-1943

-9. Minensucherboote Flottille stationnée à Heligoland avec les dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59

-10. Minensucherboote Flottille stationnée à Wesermünde avec les dragueurs de mines M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60

Befehshaber der Schnellboote

Ce commandement regroupe à la fois les vedettes lance-torpilles mais également les R-Boote chargés de les appuyer. Les différentes flottilles sont regroupés dans commandements régionaux, un pour la Mer du Nord, un autre pour la Baltique.

S-Boote en mer

S-Boote en mer

1. Schnellbooteflottille (Swinenmunde) : S.33 S.35 S.37 S.39 S.41 S.43 S.47 S.80
2. Schnellbooteflottille (Heligoland) : S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 S.31 S.81

3. Schnellbooteflottille (Kiel) S.48 S.50 S.52 S.54 S.56 S.58 S.60 et S.62

4. Schnellbooteflottille (Wilhelhmshaven) : S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 S.82

5. Schnellbooteflottille (Rügen) : S.49 S.51 S.53 S.55 S.61 S.63 S.83 S.84

6.Schnellbooteflottille (Wesermunde): S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85

7. Schnellbooteflottille (Rugen) : S.64 S.66 S.68 S.70 S.72 S.74 S.76 et S.78

8. Schnellbooteflottille (Kiel) : S.65 S.67 S.69 S.71 S.73 S.75 S.77 et S.79

1. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.1 R.3 R.5 R.7 R.9 et R.11

2. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.2 R.4 R.6 R.8 R.10 et R.12

3. Raum-Boote Flottille (Swinenmünde) R.13 R.15 R.17 R.19 R.21 et R.23
4. Raum-Boote Flottille (Wilhelmshaven) R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24

5. Raum-Boote Flottille (Kiel) R.25 R.26 R.27 R.28 R.29 et R.30

6. Raum-Boote Flottille (Wesermünde) R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42

7. Raum-Boote Flottille (Rügen) R.31 R.33 R.35 R.37 R.39 et R.41

8. Raum-Boote Flottille (Heligoland) R.43 R.44 R.45 R.46 R.47 et R.48.

Oberkommando der Unterstützung Schiff (Commandement supérieur des navires de soutien)

Ce commandement installé à Gotenhafen regroupe sous son autorité tous les navires de soutien de la marine allemande, essentiellement des pétroliers et des ravitailleurs. Fait étonnant, les navires amphibies construits avant guerre dans le cadre d’expérimentation dépendent de ce commandement.

Ce commandement à autorité sur deux commandements régionaux, un pour la mer du Nord et un pour la mer Baltique.

KMS Altmark

KMS Altmark

-Pétrolier-ravitailleurs classe Dithmarschen : Dithmarschen et Westerwald à Wilhelhmshaven, Altmark Havel et Franken à Kiel, Ermland et Havelland à Swinnenmunde, Uckermark et Nordmark à Rügen.

-Ravitailleurs classe OstSee : OstSee à Kiel, NordSee à Heligoland et Indischer Ozean à Wilhelhmshaven

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar Donau Mosel Weichsel Lech Isar Erwin Wassner Warnow et Memel, les deux premiers sont stationnés à Wilhelhmshaven, les deux suivants à Kiel, le Lech et l’Isar à Rugen, l’Erwin et le Wassner à Swinnenmunde, le Warnow à Heligoland et le Memel à Wesermünde

-Tenders pour les flottilles de sous-marin Acheron et Havel, ces deux navires étant d’anciens dragueurs de mines M.136 et M.113, ces deux navires sont stationnés à Wesermunde

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10 (stationnés à Wilhelhmshaven) C11 C13 C14 (Wesermunde) C16 MT1 (Kiel) MT2 C21 C22 (Swinemunde) C23 et C24 (Gotenhafen), les quatre derniers servant de tenders pour le transport de mines.

-Bâtiments hydrographes (Wermessungsschiffe) Meteor Norderoog Süderoog et Hooge, le premier étant stationné à Wilhelhmshaven, le second à Heligoland, le troisième à Rügen et le quatrième à Kiel

-Navires pour expérimentations (Versuchsboote) Strahl, Claus Van Bevern, Störtebecker Nautilus Arkona Otto Braun et Raule, ces quatre derniers navires étant d’anciens dragueurs de 1918, connaissant là une seconde carrière. Le Strahl et le Raule sont stationnés à Wilhelhmshaven, les trois suivants à Kiel, l’ Arkona Otto Braun sont eux stationnés à Swinemunde

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting Otter et Rhein, le premier est stationné à Wilhelhmshaven, le deuxième à Kiel

-Bâtiments cibles télécommandés Zähringen et Hessen stationnés en Baltique à Kiel

-Conducteurs-remorqueurs de cibles (ex-torpilleurs) Pfeil Blitz stationnés à Rügen Komet et Ludwig Preusser déployés en Baltique, les deux derniers étant stationnés à Gotenhafen.

-A ces navires auxiliaires pouvant opérer en mer, s’ajoute des navires portuaires, des navires ne devant soit pas sortir du port ou rester à proximité d’une rade.

On trouve ainsi d’anciens torpilleurs utilisés comme tenders de sous-marins (T.155 T.156 T.158), comme tender de la flotte (T.196) ainsi que des dragueurs déclassés Brommy Von der Grösse et Nettelbeck.

On trouve aussi des navires déclassés utilisés comme bâtiments-dépôts, le prédreadnought Hannover à Wilhelmshaven, les croieurs Amazone Arcona Hamburg Berlin et Medusa à Kiel.

-Navires amphibies : quatre navires type LSM, navires baptisés MarineInfanterieSchiff stationnés à Kiel, six pontons type MarineFährPrahm stationnés à Rügen, quatre Ferry Siebel stationnés à Wilhelhmshaven.

Allemagne (38) Bases navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

-Depuis le dévellopement des navires à voile soit le 16ème siècle, les marines ont besoin de bases outillés et équipés pour abriter, ravitailler et entretenir des escadres importantes.

-L’arrivée des coques en métal et des machines à vapeur nécessita plus que par le passé des bases capables de construire et de réparer des navires de guerre sans oublier la mission première d’abriter les navires des éléments et des coups de l’ennemi.

La marine allemande ne fait pas exception. Avant même l’unité allemande, la Prusse investit dans la construction de plusieurs bases pour abriter d’abord des navires de taille modeste puis des cuirassés et des croiseurs de bataille.

En septembre 1939, avant le déclenchement de la guerre de Pologne, les principales bases allemandes sont les suivantes :

-En mer du Nord : Wilhelmshaven et Wesermünde

-En mer Baltique : Kiel et Swinemünde

-La conquête de la Pologne permet à l’Allemagne de disposer d’une nouvelle base implantée à Gotenhafen, le nom allemand de la ville de Gdynia.

-Cette ville allemande jusqu’à la fin du premier conflit mondial avait été cédée à la Pologne renaissante qui avait entepris la construction d’un port de haute-mer et de chantiers navals que l’Allemagne ne tarda pas à mettre à profit.

-Toujours en mer Baltique, l’île de Rügen qui était jusque là connue pour ses stations thermales et sa station balnéaire est aménagée pour recevoir une base opérationnelle et un Arsenal destiné à construire et à entretenir des navires.

-En mer du Nord, c’est l’île d’Heligoland qui est aménagée comme base avancée. L’île devient une véritable forteresse sans population civile, une base de ravitaillement pour navires de surface et un abri pour sous-marins qui vont être abritée dans des alvéoles bétonnées, les rendant invulnérables aux bombes existantes.

Les bases existantes sont modernisées. Les capacités des grues sont augmentées, les bassins agrandis et approfondis, les dépôts étant également agrandis pour faire face à des besoins accrus en terme de pièces détachées, de vivres, de munitions et autres équipements.

Les défenses côtières sont également modernisées pour mettre à l’abri les bases d’un coup de main ennemi avec des pièces venant souvent d’unités désarmées sans oublier la défense antiaérienne, ces deux missions étant du ressort de bataillons spécialisés.

Bases navales allemandes en mer du Nord

Base navale de Wilhelmshaven

Historique,installations et défense côtière

-La baie de Jade est choisit en 1853 pour aménager une base. L’accès est cependant difficile en raison de forts courants et de bancs de sable. La base de Wilhelmshaven est inaugurée le 17 juin 1869.

-La base est régulièrement agrandie et modernisée en parallèle à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine.

-Avec le réarmement engagé par les nazis, la base est modernisée pour pouvoir accueillir des navires plus modernes ayant notamment un tirant d’eau plus important ce qui augmente les servitudes pour les unités de dragage.

Néanmoins, la construction d’un jeu d’écluses permet aux navires de sortir et de rentrer à Wilhelmshaven en dépit du milieu naturel difficile.

Les bassins sont agrandis et approfondis, les pompes sont protégées par des blockhaus tandis que les grues d’origine sont remplacées par des engins plus puissants. Les quais sont repris et renforcés.

Les défenses côtières sont également renforcées non pas pour faire de la base une forteresse inexpugnable mais pour empêcher un coup de main contre la base.

-Huit kilomètres de linéaires de quai et un arsenal parfaitement outillé le Wilhelmshaven Kriegsmarinewerft qui disposent de quatre bassins de radoub, le 1 et 3 mesurant 200m de long, les 2 et 4 mesurant 350m de long. On trouve également trois cales de construction (A B et C) mesurant respectivement 200,250 et 300m de long.

-Pour la défense côtière, il faut considérer deux échelles, la défense lointaine et la défense rapprochée. La première est assurée par l’île de Wangerrog (Frise Orientale), île fortifiée dès le 19ème siècle mais ces défenses ont été neutralisées après le premier conflit mondial.

Elles sont reconstituées entre 1944 et 1947 avec des fortifications modernes qui ne reprennent rien des fortifications passées (elles avaient été arrassées mais les fondations étaient toujours présentes).

-Un fort Nord et un fort Sud armés chacuns de quatre canons de 280mm appuyés par huit canons de 150mm (Nord) ou par quatre canons de 150mm et quatre canons de 170mm (Sud).

-Défense rapprochée assurée par des canons de 88mm, des pièces de 20 et de 37mm. Des blockhaus d’infanterie sont construits quand le conflit éclate.

-La défense des approches directes de Wilhelmshaven est assurée par des ouvrages indépendants construits entre 1942 et 1948.

-En septembre 1948, on trouve six ouvrages équipés de canons de 150mm (deux par ouvrage) et six ouvrages équipés de canons de 105mm (quatre par ouvrage), ces canons étant associés à quatre canons de 88mm, des pièces légères de 20 et de 37mm (généralement six et quatre) sans oublier des mitrailleuses de 7.92mm.

Quatre observatoires sont orientés en direction de la mer du Nord, observatoires équipés de télémètres pour le guidage des pièces côtières et deux blockhaus sont conçus pour abriter des organes de commandement.

Ultérieurement, après le début de l’opération Weserübung, des abris antiaériens sont construits pour protéger ouvriers, employés et marins des bombardements aériens franco-britanniques.

Navires stationnés à Wilhelmshaven

-Porte-avions Peter Strasser

-Croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau

-Cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff

-Croiseurs légers Königsberg Köln et Karlsruhe

-Croiseur léger antiaérien Dantzig

-Sont stationnés à Wilhelhmshaven, les destroyers de la 2ème flottille de destroyers (2. Zerstörerflottille). Cette flottille est composée des divisions suivantes :

-2ème division (2. Z-Division) : Z.5 Paul Jacobi Z.6Theodor Riedel et Z.7 Hermann Schoemann

-4ème division (4. Z-Division) Z.20 Kärl Galster Z.21 Wilhelm Heidkamp et Z.22 Anton Schmidt

-9ème division (9. Z-Division) Z.27 Z.28 Z.29 et Z.30

Tous ces navires assurent l’escorte anti-sous-marine, antiaérienne et antisurface de grandes unités :

Le cuirassé KMS Hidenburg dispose de pas moins de quatre destroyers d’escorte, les Z.5 Z.6 Z.7 et Z.20 même si le plus souvent, seulement deux destroyers l’accompagnait dans ses sorties.

Le croiseur de bataille KMS Scharnhorst est protégé par les Z.21 et Z.22 alors que son sister-ship Gneisenau est protégé des torpilleurs, des avions et des sous-marins ennemis par les destroyers Z.27 et Z.28 alors que les deux derniers destroyers de la 9. Z-Division, les KMS Z.29 et Z.30 protègent le cuirassé Friedrich der Gross, sister-ship de l’Hidenburg.

-La 6. Zerstörerflottille stationnée elle aussi à Wilhelhmshaven dispose de deux divisions de destroyers, la 11. Z-Division composée des Z.37 Z.38 Z.39 et la 13. Z-Division composés des Z.40 Z.41 et Z.42.

Les KMS Z.37 et Z.38 sont chargés de l’escorte du porte-avions KMS Peter Strasser _sister-ship du Graf Zeppelin_ , les KMS Z.39 et Z.40 sont chargés de l’escorte du cuirassé Von der Tann alors que les KMS Z.41 et Z.42 protègent le cuirassé Derfflinger.

-La grande base navale allemande de la mer du Nord dispose également de flottilles de torpilleurs, les Torpedobooteflottille :

La 2. Torpedobooteflottille dispose de six Torpilleurs type 35, les KMS T.5 T.6 T.7 T.8 T.11 et T.12.

-Des flottilles de sous-marins sont également stationnés à Wilhelhmshaven :

1. U-flottile : U-28, U-30,U-32,U-34 (type VIIA) U-46 et U-48 (type VIIB)

5. U-flottile : U-50, U-52,U-54,U-55,U-73,U-74,U-75 et U-76 (type VIIB)

9. U-flottile : U-102 (type VIIB), U-69,U-70,U-71,U-72,U-77,U-78,U-79 (type VIIC)

17. U-Flottile : U-105, U-107, U-109, U-111, U-123, U-167 (type IXB), U-66 et U-67 (type IXC)

21. U-Flottile : U-125,U-127, U-129, U-131,U-153,U-155 et U-157 (type IXC) U-177 (type IXD

25. U-Flottile : U-159, U-161,U-163 et U-165 (type IXC) U-145, U-147,U-149 et U-151 (type IXD)

-Quatre croiseurs sous-marins type XI (U-112,U-113, U-114 et U-115)

Soit un total de 50 sous-marins stationnés à Wilhelhmshaven.

-Des navires légers sont également stationnés à Wilhelhmshaven, des navires d’escorte comme les Geleitboote et des navires d’attaque comme les S-Boote :

-2. Geleitboote Flottille : KMS G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 et G.12

-4. Geleitboote Flottille : KMS G.14 G.16 et G.18. Les G.20 et G.22 sont en armement à flot
le 5 septembre, le G.24 encore sur cale

-1. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.13 M.15 M.17 M.19,M.21 et M.23.

-3. Minensucherboote Flottille (dragage de mines) stationnée à Wilhelmshaven et disposant des M.1,M.3, M.4, , M.5,M.7 et M.8.

-A Wilhelhmshaven sont également stationnés des chalutiers armés au sein de la 1. Vorsposten-Flottille avec dix navires de 496 tonnes incorporés entre 1935 et 1937 (Frithjof Freyr Hagen Heimdal Hildenbrand Hugin Munin Sigfrid Volker Wotan).

-Garde-pêche Weser qui va être utilisé en septembre 1948 comme patrouilleur côtier

-L’OberKommando der Schnellboote installé à Wilhelmshaven et dispose d’une flottille de vedettes lance-torpilles qui dépend du Gruppe West. Cette flottile est la 4. Schnellbooteflottille qui dispose des vedettes S.16 S.18 S.20 S.22 S.24 S.26 S.28 et S.82. Elle est appuyée par la 4. Raum-Boote Flottille : R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 et R.24
-La base navale de Wilhelhmshaven abrite également des navires de soutien logistique :
-Pétroliers ravitailleurs KMS Dithmarschen et Westerwald (classe Dithmarschen)

-Pétroliers ravitailleurs KMS Indischer Ozean (classe OstSee)

-Ravitailleur pour vedettes lance-torpilles, KMS Tsingstau

-Ravitailleurs pour sous-marins Saar et Donau

-Bâtiments de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C3 C5 C9 C10

-Bâtiment hydrographe Meteor

-Bâtiment pour expérimentations Strahl et Raule

-Transport de mines (Sperrübungsfahrzeugte) Lauting

-Tender pour sous-marins T.155

-Bâtiment-dépôt Hannover

-Quatre Ferry Siebel

Base navale de Wesermünde
Historiques, installations et défenses côtières
-Wesermünde est issue de la fusion en 1924 de la ville de Geestemünde, un port en eaux profondes sur l’estuaire de la Weser construit par le royaume de Hanovre, la ville de Brême construisant sur l’autre rive, le port de Bremerhaven qui ne tarde pas à devenir une importante base navale. En 1939, la ville de Bremerhaven est placé sous l’autorité de Wesermünde.
-Pas d’arsenal à proprement parler mais deux formes de 300m utilisées aussi bien par les navires civils que par les navires militaires. Dix kilomètres de linéaires de quai, des dépôts de carburant, de munitions et de pièces détachées enterrés. Travaux pour une base sous-marine fortifiée semblable à celle d’Heligoland en cours en septembre 1948.
-Les défenses côtières assurent la protection de l’estuaire de la Weser avec un groupement ouest protégeant Wesermünde et un groupement est protégeant Bremerhaven.
Chaque groupement dispose de deux canons de 280mm sous masque sur une plate-forme rotative, de trois canons de 150mm, de six canons de 88mm, de pièces légères antiaériennes (six canons de 37mm et huit canons de 20mm) et de mitrailleuses de 7.92mm pour la défense rapprochée.
Deux observatoires sont construits pour diriger le tir de l’artillerie au large ainsi que deux abris pour état-major et ce dans chaque groupement.
Navires stationnés à Wesermünde
-Cuirassés Bismarck et Tirpitz
-Croiseurs de bataille Bayern et Saschsen
-Croiseurs lourds Admiral Reuter et Alexander van Humbolt
-Deux flottilles de Zerstörer (Zerstörerflottille) sont stationnés dans la base implantée dans l’estuaire de la Weser.
-La 4. Zerstörerflottille dispose de la 6ème division (6. Z-Division : Z.8 Bruno Heinemann Z.9 Wolfang Zenker et Z.11 Bend Von Armin) et de la 8ème division (8. Z- Division : Z.10 Hans Lody et Z.12 Erich Giese)
Les Z.8 et Z.9 assurent l’escorte du KMS Bismarck, les Z.10 et Z.11 protègent son sister-ship, le KMS Tirpitz. Le Z.12 n’assure aucune mission d’escorte et sera envoyé à Bergen en compagnie du Z.19.
-La 7. Zerstörerflottille aligne la 14ème division (14. Z-Division : Z.43 Z.44 et Z.45 ) ainsi que la 15ème division (15. Z-Division : Z.46 Z.47 et Z.48).
Les Z.43 et Z.44 assurent l’escorte du croiseur de bataille Bayern, les Z.45 et Z.46 assurent l’escorte de son sister-ship, le Sachsen. Les Z.47 et Z.48 n’ont pas de navires à escorter
-Aucun torpilleur (Torpedoboote) n’est stationné à Wesermunde
-Si aucun torpilleur n’est stationné à Wesermunde _ils se contentent de faire escale au cours d’exercices de tir_ , des flottilles de sous-marins sont stationnées à demeure dans l’estuaire de la Weser :
-3. U-flottille : U-29, U-31,U-33 (type VIIA),U-47,U-49,U-51 et U-53 (type VIIB)
-7. U-flottile : U-83,U-84,U-85,U-86,U-87,U-99,U-100 et U-101 (type VIIB)
-15. U-Flottile : U-43, U-44 (type IXA) U-64, U-65, U-122, U-124, U-103,U-104 (type IXB)
-19. U-Flottile : U-106, U-108, (type IXB), U-68, U-126,U-128,U-130 U-154 (type IXC) U-184 (type IXD)
-23. U-Flottile : U-156, U-158, U-160,U-162,U-164,U-166 (type IXC), U-146 et U-148 (type IXD)
-Deux sous-marins ravitailleurs type XIV, les U-185 et U-187

Soit un total de 41 sous-marins

-La base de Wesermunde accueille également d’autres navires légers :
-10. Minensucherboote Flottille stationnée vec les dragueurs de mines type M.1943 M.50 M.52 M.54 M.56 M.58 et M.60
-6.Schnellbooteflottille : S.32 S.34 S.36 S.38 S.40 S.42 S.46 S.85
-6. Raum-Boote Flottille : R.32 R.34 R.36 R.38 R.40 et R.42
-La base de l’estuaire de Weser accueille également des navires de soutien :
-Ravitailleur pour sous-marins Memel
-Tenders pour sous-marins Acheron et Havel
-Bâtiment de barrage (Sperrübungsfahrzeugte) C.13 et C.14
Base navale d’Heligoland
Historique et description des installations
L’île d’Heligoland («terre sacrée» en bas allemand) est un archipel allemand situé dans le Sud-Est de la mer du Nord. Il à longtemps appartenu au Danemark avant d’être occupé par la Grande-Bretagne en 1807 (annexion formelle en 1814).

En 1890, le traité Heligoland-Zanzibar échange l’archipel contre certains territoires coloniaux allemands en Afrique de l’Est. Cette île ne tarde pas à être fortifiée et devenir une base avancée pour la marine allemande.
Si l’île de Düne est sablonneuse et inhabitée, l’île d’Heligoland stricto sensu est rocheuse et totalement artificialisée pour lutter contre l’erosion et accueillir des activités civiles et militaires.
D’importants travaux sont menés pour transformer l’île en forteresse (Festung) avec une base aérienne pour la Luftwafe et le Kriegsmarine Fliegerkorps; une base navale _destinée essentiellement au ravitaillement_ et une base sous-marine couverte, invulnérable aux bombes existantes en septembre 1948.
-Les défenses côtières d’origine ont été démantelées suite au traité de Versailles. Il faut donc tout reprendre à zéro pour protéger la baie d’Heligoland et les accès aux bases de Wilhelhmshaven et Wesermünde.
-Le port d’Heligoland transformé en véritable base militaire où les navires civils sont peu nombreux et dont les mouvements sont strictements limités se situe à l’est et pour couvrir la base, un puissant fort est construit à l’ouest.
Ce fort de forme pentagonale (qui selon les allemands aurait inspiré le tracé du Pentagone à Washington) dispose de cinq tourelles doubles de 150mm, huit canons de 88mm, des mitrailleuses de 7.92mm, des mortiers de 80mm ainsi qu’une DCA légère composée de pièces de 20 et de 37mm.
Navires stationnés à Heligoland
La base navale d’Heligoland n’à pas le même statut que Wesermunde et Wilhelhmshaven. Il s’agit plus d’une base de ravitaillement, d’une base avancée au profit notamment des unités de surface. Néanmoins, des navires sont stationnés de manière permanente sur l’île :

-8. Torpedobooteflottille (Heligoland) équipée de trois torpilleurs type 39 (T.31 T.33 et T.35) complétée par les deux premiers type 1943 (T.37 et T.38)

-2. Schnellbooteflottille avec les vedettes lance-torpilles S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.27 S.29 S.31 et S.81

Dans une base bétonnée avec des alvéoles inondables pouvant servir donc de forme de radoub invulnérables, deux flottilles de sous-marins sont stationnées :

11. U-Flottile : U-80, U-81,U-82,U-88,U-89,U-90,U-91 et U-92

13. U-flottile : U-37, U-38,U-41 U-110 U-189 U-190

-Pour déminer les abord de l’île, on trouve la 9. Minensucherboote Flottille dispose des dragueurs de mines M.49 M.51 M.53 M.55 M.57 et M.59, des navires type 1943. Ces navires servent également de patrouilleurs de sécurité.

-Le ravitailleurs KMS Nordsee est stationné sur l’île mais avant même le début du conflit, il rallie l’Atlantique Sud pour soutenir les raiders.

-Ravitailleur de sous-marins KMS Warnow

-Bâtiment hydrographe Norderoog

-Des remorqueurs

Allemagne (31) Aéronavale (3)

Organisation du Kriegsmarine Fliegerkorps (2) : Mer du Nord

-Mer Baltique quasi-sanctuaire pour la Kriegsmarine à la différence de la mer du Nord qui est une zone disputée entre l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France avec le soutien anecdotique des Pays-Bas et de la Belgique.

-Menaces sous-marines et aériennes importantes ce qui explique entre-autre la présence d’unités de chasse qui permet une défense minimale, la défense aérienne étant davantage du ressort de la Luftwafe que de l’aéronavale.

Les forces du KFK déployées sur les côtes de la mer du Nord dépendent d’un commandement appelé Marineflieger NordSee Kommando (MNK) installé sur la base aéronavale aménagée à Hambourg.

Si il ne dispose que d’un groupe aérien embarqué, le Tragergruppe 188 embarqué sur le KMS Peter Strasser, le MNK dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader ainsi que d’un groupement d’hydraviation avec des hydravions destinés à des missions côtières et des hydravions destinés aux croiseurs et navires de lignes stationnés dans les bases navales de la mer du Nord.

Tragergruppe 188

Le TRG 188 est le seul groupe aérien embarqué stationné sur les côtes de la mer du Nord. Quand il n’est pas embarqué à bord du KMS Peter Strasser, le sister-ship du KMS Graf Zeppelin, il est basé à Hambourg dans une nouvelle base aéronavale aménagée dans ce but.

Sa composition issue des premiers essais menés par le Tragergruppe 186 à permis de faire évoluer la structure prévue, la structure du Tragergruppe 188 étant par la suite appliquée au TRG 186.

Quand le second conflit mondial éclate, le TRG 188 est organisé ainsi :

-13.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-15.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-16.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec douze Fieseler Fi167 d’éclairage-torpillage

-14.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement seize Junkers Ju87C

Au total ce sont 52 appareils qui sont embarqués sur le Peter Strasser. A cela s’ajoute deux Junkers Ju52 pour le transport logistique, deux appareils qui ne peuvent bien entendu pas apponter sur le porte-avions à la différence des quatre Bucker Bu183, des avions d’entrainement, une version navalisée du Bu181 Bestmann

L’aviation basée à terre

Comme nous l’avons vu plus haut, le Marineflieger NordSee Kommando dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader pour attaquer la navigation ennemie en mer du Nord, pour éclairer et appuyer la flotte, pour défendre les côtes.

Le 2. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw200 Condor puis d’Heinkel He-179M, version de patrouille maritime du bombardier Heinkel He179, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime équipée de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, une version améliorée du Fw200 ), unité baptisée 4. KFK-Aufklärungsgruppe, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 6. et 8. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Plan trois vues d'un Me-109F-2

Plan trois vues d’un Me-109F-2

-Une unité de chasse, le 10. KFK-Jagdgruppe composé de trois staffel de neuf Messerchmit Me-109F. Ces appareils sont identiques aux Friedrich de la Luftwafe et ne peuvent donc embarquer sur les porte-avions de la Kriegsmarine.
Le 2. KFK-Geschwader dispose de dix-sept staffel et d’un total de 126 appareils.

Au déclenchement du second conflit, le 10 KFK-Jagdgruppe rejoint l’île d’Heligoland pour en renforcer la défense aérienne contre de probables raids aériens britanniques. Deux staffel fournis par les 6. et 8. Kampfgruppe se joignent à ce déploiement avancé.

Le 4. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Hambourg et dispose des unités suivantes :

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, unités baptisées 10. et 12. KFK-Aufklärungsgruppe, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 11. et 13. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Le 4. KFK-Geschwader dispose donc de quatre gruppe et de quatorze staffel ainsi que de 150 appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, unités baptisées 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de trente-six Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 16. et 18. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de trois staffel à douze appareils

-Une unité de mouillage de mines rapides, le 19. SchnellMinenKampf Gruppe équipé de seize Junkers Ju-290M, ces appareils répartis en deux staffel de huit appareils peuvent également être utilisés pour la patrouille maritime.

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerchmit Me-109G répartis en trois staffel de neuf appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader dispose au total de sept gruppe, vingt staffel et 190 appareils.

Hydraviation

La dernière unité sous le contrôle du Marine NordSee Kommando est le groupe d’hydraviation de la Mer du Nord ou NordSee Wasserflugzeug Geschwader (NWG) qui regroupe à la fois des hydravions basés à «terre» mais également les hydravions embarqués sur les cuirassés, croiseurs de bataille et croiseurs de la Kriegsmarine.

Arado Ar196

Arado Ar196

Le groupe des hydravions embarqués (Bordfliegergruppe) stationné à Wesermunde dispose d’Arado Ar 196 ou Ar 198. Les premiers sont embarqués sur les croiseurs lourds et légers, les seconds étant embarqués sur les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Pour le cas des navires disposant de quatre hydravions, dans la pratique seuls deux sont embarqués, les deux autres restant à terre.

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose des moyens suivants :

-Les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar 198 chacun

-Les cuirassés Bismarck et Tirpitz stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Von der Tann et Derfflinger stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les croiseurs de bataille Bayern et Saschsen stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff sont stationnés à Wilhelmshaven et disposent de trois Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Amiral Reuter et Alexander von Humbolt stationnés à Wesermunde disposent de trois Arado Ar196 chacun

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose au total de 32 Arado Ar198 et de 20 Arado Ar196 soit un total de 52 hydravions.

Le groupe des hydravions basés à «terre» (Kustenfliegergruppe) regroupe dans un premier temps les unités stationnées sur les côtes de la mer du Nord en septembre 1939 soit les unités suivantes :

-1. (M)/KuFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des hydravions Heinkel He60 puis rapidement des Heinkel He 115

-2. (F)KüFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des Dornier Do18

-3. (Mz) 106 stationnée à Nordenay avec des Heinkel He59
-1. (M)KuFlGr 306 stationnée à Nordenay avec pour équipement des Heinkel He60

-1. (M)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He60 et He115

-2. (F)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Dornier Do18

-3.(Mz)/406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He59

-1. (M)/KüFiGr 706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He60

-3.(Mz)/706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He59

Le nombre d’unités augmente et le matériel est totalement renouvelé. En septembre 1948, le NWG-Kustenfliegergruppe dispose des unités suivantes

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Wilhelhmshaven avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Wesermunde avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

Le Kustenfliegergruppe dispose au total de six staffel et de 80 hydravions

***

Chaque Kommando du Kriegsmarine FliegerKorps dispose d’un Marine Transport Staffel de douze appareils équipés de Junkers Ju-52 ainsi que d’un groupe d’entrainement, des Marine Schule Staffel qui disposent chacun de huit Bücker Bu181 et de quatre Bücker Bu183.

Suite à des problèmes de navalisation de jeunes pilotes passant de l’avion d’entrainement à l’hydravion opérationnel, deux Marine Schule Staffel supplémentaires équipés d’hydravions sont créés, un par commandement régional, chaque MSS (Wasserflugzeug) disposant de douze hydravions, des Heinkel He59, des Heinkel He60 et des Dornier Do18

Les hydravions géants Blohm & Voss Bv222 Wiking sont regroupés au sein du Kriegsmarine Kampfgruppe (KKF). Ces appareils ne sont pas engagés dans l’opération Weserübung mais restent en Baltique en attendant l’évolution du conflit.

Au total en septembre 1948, la marine allemande dispose de 1170 avions et hydravions, 478 en Baltique et 692 en mer du Nord.