22-Armée de terre : armement et matériel (99) ordre de bataille (33)

Théâtre d’Opérations Méditerranée Sud-Est (TOMSE)

Préambule

Sous ce nom pompeux sont regroupées les forces françaises déployées dans les mandats du Levant en l’occurence le Liban et la Syrie, d’anciens territoires ottomans qui doivent à terme accéder à l’indépendance.

Cependant en 1943, rien n’est acté ce qui déclenche une série de troubles assez graves, suffisamment pour pousser Paris à accorder en 1948 l’indépendance promise même si à la grande déception des nationalistes, des troupes françaises (et quelques unités polonaises) sont encore stationnées au nom d’accord de défense qui laissent une grande marge de manoeuvre à la France.

Le maintien de troupes importantes dans cette région s’explique par la présence italienne dans le Dodécanèse, la volonté de dissuader la Turquie de rejoindre l’Axe et surtout de pouvoir disposer d’un marche pied pour intervenir plus facilement dans les Balkans en soutien de la Grèce et de la Yougoslavie.

L’état-major du TOMSE est implanté à Damas en Syrie et à autorité sur deux «groupements» :

-Le Groupement des Forces de Souveraineté du Levant (GFSL) devenu en 1948 à l’indépendance du Liban et de la Syrie, les Forces Françaises du Levant (FFL). Elles sont chargées de la sécurité intérieure et de la défense du territoire.

-Le Groupement des Forces Expéditionnaires du Levant (GFEL) regroupe toutes les forces chargées de la défense des mandats mais surtout pouvant comme leur nom l’indique se déployer rapidement dans la région soit les îles grecques ou les Balkans voir de préter main forte aux britanniques dans leur mandat de Palestine ou en Irak.

Groupement des Forces de Souveraineté du Levant/Forces Françaises du Levant (Beyrouth)

Le commandement de ce groupement est assuré par un général de brigade installant son poste de commandement à Beyrouth. Un adjoint installé à Damas assure le commandement des forces du GFSL/FFL stationnées en Syrie.

En septembre 1939, le GFSL dispose de huit bataillons d’infanterie du Levant, de trois bataillons de chasseurs libanais et de la brigade de montagne polonaise des Carpathes à trois bataillons soit un total de quatorze bataillons d’infanterie.

Le GFSL dispose d’unités de cavalerie en l’occurence le 8ème groupement d’automitrailleuses et dix sept escadrons de ligne Alaouites, Druzes et Tcherkesses

En mars 1943, la brigade de montagne des Carpathes est transféré au GFEL réduisant le nombre de bataillons d’infanterie de souveraineté à onze.

Groupement des Forces Expéditionnaires du Levant (GFEL) (Damas)

Le commandement de ce groupement est assuré par un général de corps d’armée qui assure également le commandement du TOMSE du moins en temps de paix car en cas d’engagement des forces stationnées au Levant dans le cadre par exemple d’une assistance à la Grèce, il est probable que l’adjoint au chef du TOMSE prenne la direction du GFEL pour soulager son supérieur d’un poids.

En septembre 1939, le GFEL dispose des unités suivantes :

-La 86ème Division d’Infanterie d’Afrique (86ème DIA) formée en Algérie en août dispose de deux régiments de zouaves (3ème et 6ème RZ), d’un régiment de tirailleurs tunisiens (20ème RTT), de deux régiments d’artillerie (86ème Régiment d’Artillerie d’Afrique et 286ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire), d’éléments du génie et de soutien et bénéficie du support du 86ème GRDI (GRDI type normal c’est à dire monté).

-191ème Division d’Infanterie d’Afrique (191ème DIA) dispose de deux régiments de tirailleurs tunisiens (12ème et 16ème RTT), du 24ème régiment mixte d’infanterie coloniale (24ème RMIC); de deux groupes d’artillerie (1er groupe du 41ème RAC et 3ème groupe du 80ème RANA), d’éléments du génie et de soutien et bénéficie du support du 191ème GRDI.

-La 192ème Division d’Infanterie d’Afrique (192ème DIA) est stationnée au Levant avec deux régiments d’infanterie à savoir le 6ème REI (ex-GLEL avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI et le 2ème bataillon du 2ème REI), le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais et la 10ème demi-brigade nord-africaine (IV/6ème RTA, IV/7ème RTA et V/1er RTM); deux groupes d’artillerie (2ème groupe du 41ème RAC et 1er et 2ème groupe du 80ème RANA) et des éléments du génie et de soutien, bénéficiant au passage du support du 192ème GRDI.

A la démobilisation, le dispositif est sérieusement retayé puisque seule la 191ème DIA est maintenue en ligne avec deux régiments d’infanterie en l’occurence le 12ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 24ème régiment d’infanterie coloniale.

Il faut attendre septembre 1944 pour voir la création d’une nouvelle division appelée Division Légère d’Infanterie du Levant (DLIL) avec le 4ème régiment de tirailleurs algériens et le 9ème régiment de tirailleurs marocains (amalgame du 5ème bataillon du 1er RTM et d’anciens goumiers), cette division devenant en septembre 1948 la 2ème DLI.

A cette même époque, la 86ème DIA renait sous la forme d’une division légère à deux régiments en l’occurence les 3ème et 9ème régiments de zouaves.

En ce qui concerne la cavalerie, on trouve le 1er régiment de spahis marocains et le 3ème groupe d’escadrons du 4ème régiment de spahis tunisiens. Ce dernier devient le 5ème régiment de spahis tunisiens suite à la motorisation du 4ème RST.

Au niveau des chars, on trouve deux Bataillons de Chars de Combat (B.C.C), les 63ème et 68ème BCC équipés de Renault R-35, la compagnie autonome de chars du Levant étant dissoute.

En ce qui concerne l’artillerie, on trouve le 149ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile équipé de deux groupes de 155L modèle 1945S et deux groupes de 105L modèle 1936S en plus de six compagnies autonomes antiaériennes et des régiments intégrés aux divisions.

22-Armée de terre : armement et matériel (95) ordre de bataille (29)

33ème Corps d’Armée

-633ème régiment de pionniers

-33ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (33ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 _reçu début novembre_ et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes qui sont livrées seulement en décembre 1948.

-146ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (146ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°533 (GAO-533) ne doit être placé sous le commandement du 33ème CA que si celui-ci est engagé au combat.
-La 62ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (250ème, 307ème et 326ème RI), de deux régiments d’artillerie (52ème RAD et 252ème RALD dont la mise en place n’à été effective que tardivement), de la 662ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 662ème bataillon de défense antiaérienne, du 106ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 57ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (57ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules début novembre.

-La 63ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (238ème, 298ème et 321ème RI), de deux régiments d’artillerie (53ème RAD et 253ème RALD dont la mise en place n’à été effective que tardivement), de la 663ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 663ème bataillon de défense antiaérienne, du 107ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 56ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (56ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules début novembre.

34ème Corps d’Armée

-634ème régiment de pionniers

-34ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (34ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes. Ce GRCA reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules début novembre.

-147ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (147ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°534 (GAO-534) ne doit être placé sous le commandement du 34ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-La 66ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (215ème, 281ème et 343ème RI), de deux régiments d’artillerie (9ème RAD et 209ème RALD), de la 666ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 666ème bataillon de défense antiaérienne, du 108ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 53ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (53ème GRDI) qui doit disposer de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules mi-novembre.

-La 67ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, de série B qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (211ème, 214ème et 220ème RI), de deux régiments d’artillerie (57ème RAD et 257ème RALD), de la 667ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 667ème bataillon de défense antiaérienne, du 109ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

Elle bénéficie également du soutien du 52ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (52ème GRDI) qui doit disposer de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes. Ce GRDI reste une coquille vide jusqu’à la réception des véhicules mi-novembre.

Les Divisions Légères d’Infanterie «Expéditionnaires»

En novembre 1939, suite à l’attaque soviétique contre la Finlande, la France et la Grande-Bretagne avaient sérieusement songé à y envoyer un corps expéditionnaire en soutien de la valeureuse nation finlandaise qui résista brillament plus de trois mois avant de succomber sous le nombre (février 1940).

Faute de pouvoir y envoyer des hommes, on y envoya des armes et du matériel qui aidèrent les troupes finlandaises qui auraient peut être préféré une aide plus visible avec des divisions françaises et britanniques.

Même si la volonté politique avait été là, il aurait fallu pour cela disposer de suffisament de moyens de transport et d’escorte pour envoyer de l’aide militaire via l’Océan Glacial Arctique ou la mer Baltique.

Cette lacune, le général Villeneuve l’à clairement identifiée et le 1er juin 1948, ordonne la mise sur pied de deux Divisions Légères d’Infanterie, la 1ère et la 11ème D.L.I.

La première stationnée en Bretagne à pour théâtre d’opération principal la Scandinavie alors que la seconde stationnée dans le Sud de la France à pour théâtre d’opération principal les Balkans.

Naturellement et en dépit de toute la pression du «Général Tornade», ces deux divisions sont loin d’être opérationnelles en septembre 1948 ce qui n’empêche pas l’envoi au sein du CEFAN (Corps Expeditionnaire Franco-Anglais en Norvège) de la 1ère DLI sous la forme d’une unité de marche, la 11ème DLI ayant été déshabillée d’éléments manquant à sa consoeur bretonne.

Si la montée en puissance c’était réalisée comme prévue, les deux divisions auraient été organisées de la façon suivante :

-1ère Division Légère d’Infanterie

-Un état-major divisionnaire

-Deux régiments d’infanterie, les 14ème et 15ème régiments de zouaves

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

-Un régiment d’artillerie, le 8ème régiment d’artillerie légère à trois groupes de 75mm

-Une compagnie antichar, la 701ème compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne, la 701ème compagnie antiaérienne

-Le 53ème bataillon du génie avec une compagnie de pionniers, une compagnie de sapeurs- mineurs et une compagnie mixte de transmissions

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

-11ème Division Légère d’Infanterie

-Un état-major divisionnaire

-Deux régiments d’infanterie, le 16ème régiment de zouaves et le 7ème régiment étranger d’infanterie

-Un régiment d’artillerie, le 9ème régiment d’artillerie coloniale à trois groupes de 75mm

-Une compagnie antichar, la 711ème compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne, la 711ème compagnie antiaérienne

-Le 63ème bataillon du génie avec une compagnie de pionniers, une compagnie de sapeurs- mineurs et une compagnie mixte de transmissions

-Un Groupe d’exploitation divisionnaire (intendance)

-Un Groupe sanitaire divisionnaire

-Une Compagnie automobile de transport

-Une compagnie automobile de quartier général

Armée Polonaise en France

L’Armée Polonaise en France (Armia Polska we Francji APF) à été officiellement créée le 14 mars 1943.

Des unités polonaises existaient déjà en l’occurence quatre divisions d’infanterie, les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème DIP mais ces divisions devaient être en temps de guerre intégrés à des corps d’armée français comme les deux divisions tchecoslovaques.

La présence de plusieurs centaines de milliers de polonais en France permit au gouvernement polonais en exil installé à Nantes de voir grand en l’occurence une armée polonaise autonome destinée à servir de réserve stratégique.

Są montée en puissance à été longue voir laborieuse, moins faute de ressources financières que du manque de matériels, l’industrie française devant déjà équiper une armée nombreuse et accumuler les stocks pour une future mobilisation.

Néanmoins, en septembre 1948, l’Armée Polonaise en France aligne trois corps d’armée à deux divisions plus un corps de cavalerie à deux divisions blindées plus quatre régiments d’artillerie lourde, des unités du génie, des transmissions, du train et de l’intendance.

NdA : plus de détails dans la partie sur les troupes alliées

22-Armée de terre : armement et matériel (94) ordre de bataille (28)

31ème Corps d’Armée

-631ème régiment de pionniers

-31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes. A noter que les AMX-42 ne sont livrés qu’à la fin du mois de septembre.

-144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°531 (GAO-531) ne doit être placé sous le commandement du 31ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 6ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 3ème DIP.

-La 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation qui dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (5ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (19ème et 22ème RTS); de deux régiments d’artillerie coloniaux (14ème RAC et 214ème RALC), la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne colonial, du 102ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 76ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP) est une division composée de polonais de France, volontaires ou conscrits.

Elle est organisée sur le modèle d’une DI française et dispose donc de trois régiments d’infanterie (7ème régiment d’infanterie polonaise, 8ème régiment d’infanterie polonaise et 9ème régiment d’infanterie polonaise); deux régiments d’artillerie (3ème RAPol et 203ème RAPol), de la 603ème Batterie Divisionnaire Antichar Polonaise, du 603ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 103ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 3ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

32ème Corps d’Armée

-632ème régiment de pionniers

-32ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (32ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 _reçus à la mi-octobre_ et d’automitraIlleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes.

-145ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (145ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°532 (GAO-532) ne doit être placé sous le commandement du 32ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Ce Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie coloniale la 7ème DIC et une division d’infanterie polonaise, la 4ème DIP.

-La 7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC) est une division d’infanterie coloniale de mobilisation composée d’un régiment d’infanterie coloniale (7ème RIC), de deux régiments de tirailleurs sénégalais (20ème et 25ème RTS); de deux régiments d’artillerie (15ème RAC et 215ème RALC), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 104ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 77ème Groupement de Reconnaissance de Divisionnaire d’Infanterie (76ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) dispose de trois régiments d’infanterie, les 10ème 11ème et 12ème RIP; deux régiments d’artillerie (4ème RAPol et 204ème RAPol), de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar polonaise, du 604ème Bataillon de défense antiaérienne polonais, du 105ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 4ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers.

22-Armée de terre : armement et matériel (93) ordre de bataille (27

16ème Corps d’Armée

-616ème régiment de pionniers

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-16ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (16ème GRCA) qui doit être équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrialleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant leur disponibilité, le 16ème GRCA reçoit douze Hotchkiss H-39 et des AMD 178.

-142ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (142ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°516 (GAO-516) ne doit être placé sous le commandement du 16ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Le 16ème Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie nord-africaine, deux divisions de mobilisation.

-La 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (6ème DINA) dispose de deux régiments de tirailleurs algériens, les 9ème et 10ème RTA et un régiment de tirailleurs marocains, le 12ème RTM; deux régiments d’artillerie (6ème RANA et 206ème RALNA), de la 6ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 6ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 98ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 96ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (96ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

-La 8ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (8ème DINA) dispose de trois régiments de tirailleurs à savoir le 17ème régiment de tirailleurs algériens, le 6ème et le 7ème régiment de tirailleurs tunisiens.

Elle dispose de deux régiments d’artillerie (8ème RANA et 208ème RALNA), de la 8ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 8ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 99ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 98ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (98ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

17ème Corps d’Armée

-617ème régiment de pionniers

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. En attendant leur disponibilité, les AMX-42 sont remplacés par des Renault R-35 et des automitrailleuses de découverte.

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°517 (GAO-517) ne doit être placé sous le commandement du 17ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Le 17ème Corps d’Armée dispose comme les autres de deux divisions d’infanterie, une division d’infanterie nord-africaine et une division d’infanterie coloniale.

-La 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA) est une division de mobilisation disposant d’un régiment de tirailleurs tunisiens (le 5ème RTS) et deux régiments de tirailleurs algériens (12ème et 16ème RTA); de deux régiments d’artillerie (81ème RANA et 281ème RALNA), de la 7ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 7ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 100ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 97ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (97ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC) est une division de mobilisation qui dispose de trois régiments de tirailleurs sénégalais (11ème, 21ème et 23ème RTS); de deux régiments d’artilerie coloniale (13ème RAC et 213ème RALC), de la 605ème Batterie Divisionnaire Antichar coloniale, du 605ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 101ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 75ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (75ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 _tout juste sortis des chaines_ et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

22-Armée de terre : armement et matériel (92) ordre de bataille (26)

Réserves métropolitaines

Préambule

A la mobilisation générale de septembre 1948, l’une des préoccupations du généralissime Villeneuve est de se ménager des réserves stratégiques.

Les troupes montant à la frontière doivent assurer la défense du territoire national, préter main forte aux alliés voir attaquer l’Allemagne et l’Italie ce qui nécessite d’importants moyens militaires mais gérer une masse aussi importante peu s’avérée compliquée.

Aussi, tirant les leçons de la guerre de Pologne, le «général Tornade» décide de nas déployer toutes ses troupes à la frontière et de conserver des division en réserve pour faire face à toutes les situations mêmes imprévues.

C’est ainsi que sur un arc de cercle allant de la Normandie à la Bourgogne, pas moins de seize divisions répartis en huit corps d’armée.

A cette masse déjà importante s’ajoute deux Divisions Légères d’Infanterie (D.L.I), la 1ère et la 11ème DLI, des divisions expéditionnaires destinés pour la première à intervenir en Scandinavie et la seconde dans les Balkans ainsi qu’une Armée polonaise composée de trois corps d’armée à trois divisions d’infanterie plus un corps de cavalerie composé de deux divisions blindées équipées de chars français notamment des Hotchkiss H-39, des Renault R-40 et des B1bis et ter.

B1ter

Le B1ter, dernier rejeton de la famille B1

14ème Corps d’Armée

-614ème régiment de pionniers

-14ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (14ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrialleuses de découverte en attendant des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-125ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (125ème RALT) disposant de deux groupes de 105mm équipé de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm équipés de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°514 (GAO-514) ne doit être placé sous le commandement du 14ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-La 3ème Division d’Infanterie Motorisée est une division d’active dont l’état-major est en temps de paix stationné à Amiens. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (51ème, 67ème et 91ème RI), de deux régiments d’artillerie (42ème RAD et 242ème RALD), de la 603ème Batterie Divisionnaire AntiChar, du 603ème bataillon de défense antiaérienne, du 16ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

La 3ème DIM bénéficie du soutien du 6ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (6ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 24ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie (50ème, 63ème et 78ème RI), de deux régiments d’artillerie (21ème RAD et 221ème RALD), de la 624ème Batterie Divisionnaire AntiChar, du 624ème bataillon de défense antiaérienne, du 97ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

15ème Corps d’Armée

-615ème régiment de pionniers

-15ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (15ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrialleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-141ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (141ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Le Groupe Aérien d’Observation n°515 (GAO-515) ne doit être placé sous le commandement du 15ème CA que si celui-ci est engagé au combat.

-Les deux divisions d’infanterie de ce CA étant des divisions d’infanterie coloniale d’active, le 15ème CA est aussi connu sous le nom de 2ème Corps d’Armée Colonial (2ème CA-Col) bien que cette dernière appélation ne soit pas officielle mais officieuse.

-La 2ème Division d’Infanterie Coloniale est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Toulon.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie, le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), du 4ème régiment de tirailleurs sénégalais, du 8ème régiment de tirailleurs sénégalais; de deux régiments d’artillerie (2ème RAC et 202ème RALC), de la 2ème batterie antichar divisionnaire coloniale, du 2ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 36ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 72ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (72ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 4ème Division d’Infanterie Coloniale est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Toulouse.

Elle dispose d’un régiment européen, le 2ème régiment d’infanterie coloniale et deux régiments «indigènes», les 16ème et 24ème régiments de tirailleurs sénégalais, deux régiments d’artillerie les 12ème RAC et 212ème RALC, de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar Coloniale, du 604ème bataillon de défense antiaérienne colonial, du 39ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 74ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (74ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (86) ordre de bataille (20)

Groupe d’Armées n°3

Préambule

Quand la guerre de Pologne éclate et que la France mobilise, il n’existe que deux groupes d’armées, le n°1 couvrant la frontière de la mer du Nord à Longuyon en intégrant le massif des Ardennes et le n°2 allant de Longuyon au Jura.

Le 20 octobre 1939, un nouveau groupe d’armée est créé avec les 6ème et 8ème armée. Baptisé GA n°3, il couvre l’extrémité sud de la frontière allemande et la frontière suisse jusqu’au lac Léman.

Ce Groupe d’Armée à une existence brève puisqu’il est dissous à l’été 1940 dans le cadre de la démobilisation.

En mars 1942, après plusieurs mois de réflexions et de consultation, le général Villeneuve rend public (auprès du ministre de la Guerre et de ses subalternes cela va sans dire) sa réorganisation des structures de la «France en guerre».

Le GA n°1 et GA n°2 retrouvant peu ou prou leur constitution antérieure au 20 octobre 1939 mais cela ne signifie pas la disparition du Groupe d’Armées n°3.

Au contraire, c’est même plutôt une promotion puisque désormais le Groupe d’Armées n°3 couvre une zone d’étendant du sud du Jura à Bonifaccio, intégrant tout le massif alpin et la défense de la Corse.

Pour cela, le général commandant le GA n°3 à son autorité sur la 5ème armée dite Armée des Alpes avec trois corps d’armées à trois divisions plus des unités dispersées en Corse.

Armée des Alpes

La 5ème armée à pour unique mission de défendre le massif alpin contre une potentielle agression italienne. Elle dispose pour cela d’unités de forteresse mais également de trois Corps d’Armée à trois divisions.

A la différence des autres Corps d’Armée, les 13ème, 29ème et 30ème CA n’assurent pas la défense d’un Secteur Fortifié précis. Autre différence, la 5ème armée ne dispose pas d’un groupement de bataillons de chars de combat.

Il y à bien trace du GBC n°505 dans les papiers administratifs mais ce groupement n’à qu’une existence administrative, une unité fantôme qui ne deviendra réalité que si des B.C.C sont affectés à l’Armée des Alpes. En attendant c’est la 6ème DLM qui donne à l’Armée des Alpes une capacité char.

-Outre les trois corps d’armée, la 5ème armée dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 405ème, 415ème, 425ème et 435ème régiments de  pionniers.

-8ème Groupement Antiaérien de Campagne (8ème GAAC) disposant d’un état- major,  d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de  75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des  véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de  réparations d’artillerie n°5, parc de réparation des équipages et des ferrures n°5, le parc de  réparation automobile n°5, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°5 et le parc de  munitions d’armée n°5).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie  d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 805me bataillon de sapeurs  télégraphistes d’armée, le 825ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies  automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose  également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un  commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 5ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 5ème armée.

Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes (GRAVIA-AA ou GRAVIA-VA) dispose pour assurer sa mission d’une escadre de chasse, de trois groupes de bombardement légers et d’un groupe de reconnaissance.

Bréguet Br700C2, l'un des chasseurs biplaces de l'armée de l'air

Bréguet Br700C2, l’un des chasseurs biplaces de l’armée de l’air

-La 16ème escadre de chasse stationnée à Loyettes dispose de trois groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-La 33ème escadre de bombardement léger à Saint Etienne de Geoirs dispose de trois groupes de bombardement léger équipés de Douglas DB-7D.

-Le GR I/39 assure les missions de reconnaissance depuis la base aérienne Chambarand avec 36 Bloch MB-176.
Le Groupement d’Aviation de l’Armée des Alpes dispose au total de 225 avions répartis entre 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs), 81 bombardiers légers et 36 avions de reconnaissance.

Il peut bénéficier du soutien des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO), le GAO-513 stationné à St Etienne de Saint Geoirs avec huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-529 stationné à Chambarand dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir tout comme le GAO-530 stationné à Sisteron qui dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-13ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 13ème CA mis sur pied par la 13ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-613ème régiment de pionniers

-13ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-117ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (117ème RALH) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1945S.

– Des unités du génie, des transmission, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 13ème CA le Groupe Aérien d’Observation  n°513 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 10ème DI est une division d’active dont l’état-major est en temps de paix installé à Paris. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (5ème, 24ème et 46ème RI), de deux régiments d’artillerie (32ème RAD et 232ème RALD), de la 610ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 610ème Bataillon de défense aérienne, du 23ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 15ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (15ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 20ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série A disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (2ème, 47ème et 115ème RI), de deux régiments d’artillerie (7ème RAD et 207ème RALD), de la 620ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 620ème Bataillon de défense aérienne, du 92ème bataillon du génie et de quelques unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 31ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (31ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 23ème Division d’Infanterie est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Tours qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (32ème, 107ème et 126ème RI), de deux régiments d’artillerie (41ème RAD et 241ème RALD), de la 623ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 623ème Bataillon de défense aérienne, du 30ème bataillon du génie et de quelques unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 18ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (18ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (83) ordre de bataille (17)

-9ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) doit assurer la défense d’une portion de frontière correspondant au Secteur Fortifié de Colmar.

-Il dispose pour cela de deux divisions d’infanterie mais également d’unités qui lui sont directement rattachées :

-609ème régiment de pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) équipés de chars
légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     d’automitrailleuses puissantes.

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (121ème RALH) équipé de deux     groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de     155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 9ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°509 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 13ème Division d’Infanterie est une Division de type Nord-Est, une division d’active dont l’état-major est en temps de paix stationné à Besançon.

Elle dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (21ème et 60ème RI), d’un régiment de tirailleurs marocains (8ème RTM); de deux régiments d’artillerie (28ème RAD et 228ème RALD); de la 613ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 613ème bataillon de défense antiaérienne, du 25ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 17ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (17ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 32ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (7ème, 122ème et 143ème RI); de deux régiments d’artillerie (3ème RAD et 203ème RALD); de la 632ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 632ème bataillon de défense antiaérienne, du 84ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 38ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (38ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-12ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est déployé au sud du 9ème CA, assurant la défense du Secteur Fortifié de Mulhouse.

-Il dispose d’unités qui lui sont directement rattachées comme le 612ème régiment de pionniers ou le 12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) chargé d’assurer son éclairage.
Il aurait du être constitué avec des chars légers AMX-44 et des automitrailleuses puissantes mais en attendant leur disponibilité, le 12ème GRCA dispose d’automitrailleuses de découverte et des Hotchkiss H-39.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

Il dispose également du 112ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (112ème RALH) qui dispose  de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917 puis 1945 ainsi que des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 12ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°512 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 35ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie avec deux régiments de ligne (11ème et 123ème RI) et un régiment de la Légion Etrangère (8ème REI); deux régiments d’artillerie (14ème et 214ème RALD), la 635ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 635ème Bataillon Antiaérien, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Elle bénéficie également du soutien du 29ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (29ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes. Les FCM-42 n’étaient pas encore disponibles au 5 septembre 1948, des Renault R-40 lui sont livrés.

-La 40ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois demi-brigades de chasseurs à pied avec la 6ème demi-brigade de chasseurs à pied (43ème, 47ème et 51ème BCP), la 7ème demi-brigade de chasseurs à pied (44ème, 48ème et 52ème BCP) et la 8ème demi-brigade de chasseurs à pied (53ème, 54ème et 55ème BCP);

L’appui-feu est assuré par deux régiments d’artillerie (79ème RAD et 279ème RALD), de la 640ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 640ème bataillon de défense antiaérienne, du 86ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 43ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (43ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-28ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée mis sur pied par la 11ème région militaire (Lyon) couvre le Secteur Fortifié d’Altkirch avec deux divisions, deux divisions d’active, la 43ème Division d’Infanterie de Strasbourg et la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) de Grenoble.

La mission de ce corps d’armée est de couvrir la frontière jusqu’à la hauteur de Montbéliard et si nécessaire de tendre la main aux suisses en cas d’agression allemande même si cette dernière mission était davantage du ressort de la 8ème Armée déployée au sud.

-Comme tous les Corps d’Armée, le 28ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattaché :

-628ème régiment de pionniers

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.
-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) qui dispose de deux     groupes de 105mm équipés de Schneider modèle 1936 et de deux groupes de 155mm     équipés de canons de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 28ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°528 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 43ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose d’un régiment d’infanterie de ligne (le 158ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (la 4ème DBCP) et d’un régiment de tirailleurs (le 3ème Régiment de Tirailleurs Marocains); de deux régiments d’artillerie (12ème RAD et 212ème RALD), de la 643ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 643ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 32ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (32ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 27ème Division d’Infanterie Alpine dispose de la 53ème brigade d’infanterie alpine (99ème RIA et 5ème demi-brigade de chasseurs alpins) et de la 54ème brigade d’infanterie alpine (159ème RIA et 7ème demi-brigade de chasseurs alpins) ; de deux régiments d’artillerie (93ème Régiment d’Artillerie de Montagne et 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne); de la 627ème Batterie Divisionnaire Antichar; du 627ème Bataillon de défense antiaérienne, du 32ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 20ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (20ème GRDI) qui aligne des chars légers FCM-42 et des automitrailleuses de découverte.