Le Conflit (122) Europe Occidentale (87)

Opération AVALANCHE (18 juin 1951) : les combats

Phase 1 : franchissement et sécurisation ça cogne fort !

Préparatifs et diversion

Un mois avant le jour J, les alliés préparent vraiment l’opération AVALANCHE, les troupes commencent leurs mouvements (quasi exclusivement de nuit), les dépôts sont établis, les chemins sont préparés, la batelerie et les pontons rassemblés le plus discrètement possible en espérant que les allemands regardent ailleurs.

Les travaux sont herculéens, on ne compte plus les kilomètres de voie ferrée, de route, les ponts doublés, triplés ou renforcés, les dépôts aménagés. Les pièces d’artillerie rallient leurs positions aux côtés de pièces leurres.

Au 30 mai 1951 l’essentiel des troupes prévues pour cette opération majeure est en place. Les unités de Réserve Stratégique rallient les zones d’attente sauf celles qui sont appelées à jouer un rôle majeur dans la phase 1 de l’opération AVALANCHE.

C’est ensuite la phase de préparation avec l’engagement d’unités aériennes et d’unités d’artillerie lourde pour comme dit le général Villeneuve en privé «attendrir le fridolin».

Les premières frappes aériennes liées directement à l’opération AVALANCHE ont lieu dans la nuit du 3 au 4 juin 1951. Il s’agit d’isoler les troupes allemandes de leur hinterland.

On espère ainsi faciliter le franchissement de La Seine, la sécurisation des têtes de pont et surtout l’exploitation qui doit être menée par deux corps blindés français et un corps blindé britannique.

Sont visées les ponts, les routes, les voies de chemin de fer, les gares de triages, les gares de voyageur, les casernes….. .

Les opérations sont menées de jour et de nuit. Les résultats sont médiocres en dépit des efforts de planification et bien entendu du courage des pilotes. Il faut aussi ajouter que la Luftwaffe bien que très engagée à l’est conservait des moyens non négligeables à l’ouest ne serais-ce pour protéger le glacis qui lui même protégeait le Vaterland.

Néanmoins l’impact des attaques aériennes fait l’effet d’un acide à effet lent. Je m’explique, la destruction des infrastructures rendait difficile le ravitaillement des unités de première ligne mais aussi l’envoi rapide de renforts.

Plus que jamais la guerre moderne est une question de vitesse, plus vous allez vite et plus l’ennemi sera dans l’incapacité de rétablir un front ou du moins un dispositif cohérent.

Du 3 au 10 juin 1951, les frappes sont régulières mais leur intensité ne surprend pas les allemands qui se demandent alors si ils ne se sont pas trompés et si les alliés (les allemands ont fait prisonnier des pilotes canadiens, français et britanniques) n’ont mené qu’une opération aérienne de longue durée pour user le Heeresgruppe D en vue d’une opération qui ne serait déclenchée qu’à moyen terme.

Dès le 11 juin ils se rendent compte de leur erreur. Les opérations aériennes sont nettement plus intenses et certaines unités de bombardement venues de Grande-Bretagne abandonnent un temps la destruction de l’industrie et des villes allemandes au profit de bombardement sur le sol de France. Si on ignore la réaction des pilotes britanniques et du Commonwealth, nul doute que les pilotes français n’ont pas décollé de gaïeté de ccoeur en sachant qu’ils allaient bombarder des villes de France.

A cela s’ajoute à partir du 12 des tirs d’artillerie qui ressemblent d’abord à des tirs de réglage avant d’être des tirs nettement plus soutenus sans pour autant être aussi puissants et vigoureux qu’à l’aube d’une attaque massive.

Si dans les état-majors on se perd en conjectures, sur le front les Westkampfer («combattants de l’ouest») les plus expérimentés sont convaincus que la Grande Explication est pour bientôt.

En profitant de la grande autonomie laissée aux officiers subalternes et aux sous-officiers, l’armée allemande permet aux unités qui le souhaite de prendre des mesures de précaution comme par exemple évacuer rapidement les avant-poste sur le front pour se replier sur la deuxième ligne dans l’espoir que l’artillerie ennemie se concentre sur les AP en oubliant l’arrière.

Es-ce efficace comme tactique ? Probablement pas autant qu’espéré pour la simple et bonne raison que les alliés se sont déjà retrouvés dans la situation d’attendre l’assaut ennemi.

L’intensité des tirs d’artillerie est très variable. Tant que la préparation est limitée à quelques salves de pièces lourdes et super lourdes les allemands ne s’inquiètent pas mais quand les canons de 105 et de 155mm des corps d’armée français, les canons de 4.5 et de 5.5 pouces des corps d’armée britanniques et du Commonwealth ouvrent le feu l’inquiétude monte d’un cran.

L’inquiétude atteint un tel niveau que les unités de première ligne réclament un tir de contre-préparation mais le haut-commandement refuse de dilapider une ressource d’autant plus limitée que le ravitaillement est difficile et que les usines situées en Allemagne si elles tournent à plein régime doivent d’abord alimenter un front de l’est très gourmand en munitions.

Dans la nuit du 16 au 17 juin 1951 quelques infiltrations d’éléments ennemis sont signalées côté allemand. Officiellement selon la propagande du Reich, les unités ennemies ont été repoussées avec de lourdes pertes de leur côté.

Qu’en est-il réellement ? Outre l’infiltration de commandos pour semer la discorde chez l’ennemi, des sapeurs du génie ont franchit La Seine pour tenter de supprimer des pièges et de préparer quelques passages qu’il sera toujours temps d’élargir.

Ces opérations rencontrent un succès variable en fonction des secteurs. A cela s’ajoute le fait que certains secteurs sont marqués comme faussement déminés pour tromper l’ennemi mais hélas trois hélas cela provoquera de terribles confusions.

La journée du 17 juin 1951 est marqué par de violentes attaques aériennes alliées et quelques attaques aériennes allemandes même si les raids sur les aérodromes ont provoqué des pertes et surtout une belle confusion. On signale également quelques duels d’artillerie dans le secteur du GA n°1 mais aussi du GA n°2 pour maintenir les allemands dans un total état d’incertitude.

Comme à chaque fois ces diversions remportent un succès médiocre. Les allemands ont repéré les barges plus ou moins camouflées, des pontons motorisés, des éléments de ponts pour franchir la Seine. Ils sont convaincus que l’effort principal allié sera mené entre Paris et la Manche et non entre Paris et le lac Léman.

La nuit du 17 au 18 juin 1951 c’est clairement une veillée d’arme. Peu de soldats dorment cette nuit là. Il faut dire que les premières opérations vont commencer à l’aube en profitant d’un soleil qui se lève très tôt (05h09).

Dès minuit, les hommes se préparent au combat. Le matériel est vérifié et vérifié à nouveau. Des hommes prient, d’autres écrivent une dernière lettre confiée au vaguemestre.

Les derniers ordres sont également donnés, les consignes en cas d’imprévus même si on sait qu’à la guerre la première victime est le plan…. .

A 00.30, les premières salves d’artillerie partent du camp allié en direction du camp allemand. Ce sont les canons lourds sur voie ferrée qui font les basses avant d’être relayé par des canons plus légers venant de la Réserve Stratégique, les canons de l’artillerie de corps d’armée préservant leurs tubes et leurs munitions pour une autre phase de la préparation celle précédant l’engagement des fantassins.

La préparation à été orchestrée comme une symphonie, chaque batterie ayant une liste de cibles à traiter à une période donnée. Ordre est donnée de ménager les pièces et rares sont les batteries qui font tirer en même temps toutes leurs pièces.

De toute façon en cas de besoin des pièces de réserve ont été accumulées à l’arrière du front pour remplacer des pièces usées et/ou détruites.

Les obus tirés sont à la fois des explosifs mais aussi des fumigènes et des éclairants pour provoquer une belle pagaille chez les allemands qui se terrent dans leurs abris en attendant de pouvoir riposter.

Et l’artillerie allemande dans tout ça ? Elle tente de riposter et contrebattre l’artillerie alliée avec des résultats décevants, les artilleurs allemands manquant d’informations sur l’origine des tirs (les radars de contrebatterie n’existent pas encore et la destruction des transmissions gênent l’afflux des informations).

Pour ne rien arranger côté allemand l’aviation alliée va relayer l’action des artilleurs en prolongeant leur action. Les infrastructures sont systématiquement matraquées, les ponts, les routes, les voies ferrées sont visées pour «encager» les unités allemandes et empêcher l’arrivée des renforts allemands qui vont devoir faire mouvement sous un ciel disputé.

L’artillerie alliée ouvrent le feu de manière continue ou peu s’en faut de 00.30 à 02.30 avant une pause jusqu’à 03.30 quand l’artillerie et l’aviation combinent leur puissance de feu pour faire baisser la tête aux allemands et couvrir l’engagement des premières unités alliées et contrairement à ce qu’on pouvait penser ne sont pas engagées sur la Seine….. .

Diversion vous avez dit diversion

Dans le domaine de la diversion/déception les maitres sont clairement les russes avec le concept de déception appelé maskirovka que l’ont peut traduire par déception et tromperie. Il s’agit de camoufler les préparatifs à l’ennemi mais aussi lui montrer ce qu’on veut qu’il sache. Reste à savoir si l’ennemi va mordre à l’hameçon.

Dès le début de la planification des diversions sont prévues. Moultes opérations sont envisagées, étudiées et pour beaucoup abandonnées.

Finalement deux diversions vont être menées : des raids courts et brutaux sur les côtes du Nord et de la Picardie et surtout une offensive baptisée GLACIATION menée depuis la Poche de Paris avec les unités défendant la capitale et le 6ème Corps d’Armée qui couvre la capitale face au 25.AK allemand.

Plusieurs raids amphibies vont être menés par les Royal Marines britanniques, les fusiliers marins commandos français et plus étonnant la Demi-Brigade de Marche des Chasseurs Pyrenéens, des montagnards qui débarquent sur les plages de la Manche pour des raids cours et brutaux.

A l’aube du 18 juin 1951, des navires français et britanniques approchent de l’estuaire de la Somme.

Sous l’autorité du croiseur léger HMS Southampton nous trouvons le contre-torpilleur pardon l’escorteur d’escadre Dupetit-Thouars, le destroyer polonais ORP Warszawa, les torpilleurs légers Le Parisien et Le Provencal, les destroyers légers HMS Exemoor et Derwent qui couvrent le mouilleur de mines HMS Abdiel et des navires amphibies transportant les troupes d’assaut.

Le tout est accompagné par les sous-marins La Praya et Ile de Ré chargé de faire écran vers le nord pour le premier et vers le sud pour le second mais aussi par un dispositif aérien composé des hydravions Bréguet Br790 de l’escadrille 1R, des hydravions Potez-CAMS 143 de la 5E, des avions Bloch MB-175T de l’escadrille 1B ainsi que des chasseurs Arsenal VG-36 et Farman F.275 Frelon de la 2ème Escadre de Chasse.

Le croiseur léger, l’escorteur d’escadre et le destroyer polonais mènent un bombardement court et violent mélant obus explosifs et fumigènes.

Profitant de la confusion créé par le bombardement, l’Abdiel met à l’eau les troupes d’assaut dans des chalands de débarquement pendant que d’autres navires amphibies au tirant d’eau plus faible avancent dans l’estuaire du fleuve picard.

De petits groupes de combat débarquent à Abbeville pour semer la discorde chez l’ennemi. Ces groupes sont composés de Royal Marines Commandos, de fusiliers-marins commandos et plus étonnant de chasseurs pyrénéens qui trouvent enfin l’occasion d’en découdre eux qui se morfondaient dans leurs belles montagnes.

En dépit des consignes données aux abbevillois de rester chez eux (ce n’est qu’un raid pas la libération attendue depuis presque deux ans), des civils accueillent chaleureusement soldats français et britanniques. Certains tommies vont ainsi repartir au pays avec du maroilles, des bouteilles d’alcool local que certains soldats britanniques ont trouvé plus fait pour récurer les cuivres que pour soulager des gosiers assoiffés.

Sur le plan militaire, les soldats français et britanniques ont pour mission de neutraliser le port et les défenses côtières mais aussi toutes les unités allemandes présentes sur les côtes, des unités généralement de seconde zone, loin des meilleures logiquement déployées sur le front.

Après une journée de combat, les soldats français et britanniques rembarquent direction Douvres où ils parviennent sans encombre dans la soirée.

Deux autres opérations sont menées dans la phase I de l’opération AVALANCHE, un raid sur Dieppe le 20 juin 1951 et un autre contre Boulogne le 23 juin 1951.

Le premier voit le port normand être sérieusement endommagé mais au prix de pertes sérieuses pour les unités d’assaut. Plusieurs navires sont légèrement endommagés mais cela aurait pu être pire, l’aviation britannique déployée dans le sud du pays se mettant en quatre pour empêcher la Luftwaffe de faire un sort aux navires d’assaut (les mêmes que pour le raid sur Abbeville) et aux troupes embarqués.

Le raid sur Boulogne est lui un raid réduit mené uniquement par les Royal Marines Commandos qui déposés par des vedettes lance-torpilles (débarrassées de leurs anguilles) vont tenter de saboter des navires allemands. Attendus de pied ferme, ils sont violement repoussés ce qui poussera le haut-commandement allié à abandonner des raids plus ambitieux contre Zeebruge ou le Helder au grand dam des belges et des néerlandais qui espéraient y participer avec leurs forces aériennes, navales et terrestres.

En dépit de la bravoure des soldats alliés ces opérations n’ont donc pas eu un impact démentiel sur le cours des combats menés depuis le 18 juin 1951. De l’utilité et des limites des diversions…… .

Alors que les fusiliers marins commandos, les Royal Marines et les chasseurs pyrenéens opèrent sur les côtes de la Manche, des soldats français sont engagés depuis la Poche de Paris.

Deux corps d’armée sont engagés, les 6ème et 31ème CA (ex-Garnison de Paris) regroupés sous l’autorité de la 8ème Armée réactivée pour l’occasion, une réactivation normalement temporaire et éphémère.

Cette 8ème armée nouvelle version comprend les éléments suivants :

-6ème Corps d’Armée (6ème CA) :

606ème régiment de pionniers, 6ème GRCA (FCM-42, AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes), 118ème RALT (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm équipés respectivement 105L modèle 1936S et 155L modèle 1945S), EACA-506, 1ère DIC, 3ème DINA, 55ème DI. Ce corps d’armée reçoit les renforts du 346ème RALC (24 canons de 105mm et 12 canons de 155mm) et du 184ème RALT (36 canons de 194L GPF-T).

-31ème Corps d’Armée (31ème CA) :

42ème Demi-Brigade de Mitrailleurs Coloniaux (42ème DBMC), 148ème RIF, 160ème RAP, 31ème GRCA (AMX-42, AM modèle 1940P et fusiliers motocyclistes), 144ème RALT (deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S), 6ème DIC et 12ème DIM.

Ces deux corps d’armée doivent fixer puis déborder le 25.ArmeeKorps (25.AK) et faciliter la progression tant du GA n°1 et du GA n°2. Ensuite il sera toujours temps d’envisager une autre opération probablement sous le contrôle de l’un des GA.

Comme nous le savons rien ne va se passer comme prévu. En dépit d’une supériorité écrasante, les deux corps d’armée vont faire preuve d’une prudence telle que le général Villeneuve envisagera de relever ses commandants avant d’y renoncer probablement pour des raisons de moral et de propagande.

Avec un art consommé du combat défensif, les troupes du général Grecht commandant le 25.AK et les troupes qui lui sont rattachés pour l’occasion vont empêcher tout débouché allié depuis Paris et éviter le scénario catastrophe de deux Groupes d’Armées séparées et ne pouvant se soutenir mutuellement en cas de besoin.

Nul doute qu’un tel scénario aurait changé le cours de la guerre. Certains pensent que la guerre aurait pu être racccourcie de plusieurs mois mais ce ne sont que des hypothèses qui ne prennent pas en compte nombre de paramètres.

De toute façon il devient évident que le sort de la guerre ne va pas se jouer depuis la Poche de Paris mais depuis la Seine voir depuis le Morvan mais là encore tout ne va pas se passer comme prévu.

Le Conflit (118) Europe Occidentale (83)

Réserve Générale : Artillerie, Génie et Train

Par rapport à la situation prévalant au moment de NIBELUNGEN, il n’y à pas d’évolution notable si ce n’est l’arrivée en force d’unités d’artillerie américaine, les britanniques concentrant leur artillerie au niveau des corps d’armée et les alliés canadiens, belges et néerlandais ne disposant que de moyens fort limités les obligeant à faire des choix. La logisitique alliée va aussi bénéficier à fond de la puissance industrielle américaine.

Artillerie lourde

Pour rappel après la Campagne de France, l’artillerie français à décidé de réorganiser ses différents régiments dits de Réserve Générale selon trois types :

-Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (de Corps d’Armée) : trois groupes à trois batteries de quatre ou six pièces soit 36 ou 54 canons ou obusiers de 105, de 155 et de 194mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde Portée (RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 canons ou obusiers d’un calibre supérieur à 194mm et inférieur ou égal à 280mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (RALVF) : deux régiments regroupant des canons de 240mm, de 320mm et de 400mm,les autres pièces étant retirées du service et ferraillées.

Au moment de l’opération AVALANCHE, la Réserve Générale dispose des moyens suivants :

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (364ème RALC) : deux groupes de canons de 105L modèle 1936S et un groupe de canons de 155mm GPF-T.

-184ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (184ème RALT) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 194 GPF-T (NdA en remplacement des 194 sur affût Rimailho)

-185ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (185ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six canons de 155 GPF-T

-351ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (351ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-356ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (356ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-357ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (357ème RALT) : trois groupes de trois batteries de six canons de 105L modèle 1941T

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (364ème RALT) : trois groupes de trois batteries de six canons de 155L GPF-T.

-191ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (191ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 194ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (194ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-196ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (196ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 171ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (171ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 mortiers de 280mm Schneider TR

-Le 174ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (174ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-370ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (370ème RAVLF) : entretien et aménagement des voies nécessaires.

-372ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (372ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

-374ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (374ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

Ces différents régiments vont d’abord servir à «attendrir le fridolin» comme le dira le général Villeneuve avant d’être placés pour certains régiments en soutien direct des unités de combat quand la résistance allemande se faisait trop forte.

Artillerie antichar

La création des Régiments Autonomes Antichars (RAAC) avait suscité avant guerre un certain scepticisme. Ce scepticisme qui cachait souvent mal des querelles de personne (en clair certains officiers dénigraient cette décision par antipathie envers le «General Tornade») à clairement disparu, les troupes de mêlée saluant la présence des PDAC ou Positions de Défense Antichar de Campagne qui ont su à plusieurs reprises stopper une avancée blindée ennemie.

En juin 1951 il reste quatre régiments qui continuent à mettre en œuvre des canons de 47mm et de 75mm en dépit du fait que le premier nommé commençait à souffrir face aux chars allemands les plus récents.

-402ème Régiment Autonome Antichar (402ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-403ème Régiment Autonome Antichar (403ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-405ème Régiment Autonome Antichar (405ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-406ème Régiment Autonome Antichar (406ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

Autres unités d’artillerie

Aux régiments d’artillerie lourde et d’artillerie antichar que je viens de présenter s’ajoutent des régiments venant de corps d’armée dissous. Certains ont été reconstitués ou préserver pour renforcer la RG, d’autres dissous.

Quant aux RAD des divisions dissoutes, ils n’ont pas été reconstitués, le personnel transféré aux régiments préservés non sans que cela provoque des tiraillements et des mouvements d’humeur que le haut-commandement tentait de préserver en accédant peut être plus facilement aux demandes des artilleurs concernés qui comme beaucoup de soldats voulaient «rester avec les copains».

Au moment de l’opération AVALANCHE, cette partie de la Réserve Générale comprend les régiments suivants :

-102ème RALT (3ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (un groupe de 155 GPF-T et deux groupes de 105L modèle 1936S)

-111ème RALCT (111ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial à Tracteur) (ex-111ème RALCH) (4ème CA) : trois groupes de trois batteries de six 155L modèle 1945S

-141ème RALH (15ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec deux groupes de trois batteries de six 105L modèle 1941T et un groupe de trois batteries de six 155L modèle 1945S (NdA transformation toujours pas réalisée au 18 juin 1951)

-104ème RALT (20ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (deux groupes de 155L GPF-T et un groupe de 105L modèle 1936S)

-109ème RALH (21ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec trois groupes de trois batteries de six 105L modèle 1936S (NdA même remarque que pour le 141ème RALH)

-180ème RALT (22ème CA) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1941T

-116ème RALT (ex-116ème RALH) (27ème CA) : Trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-145ème RALT (ex-145ème RALH) (32ème CA) : Trois groupes à trois batteries de six pièces (deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S).

A ces habitués s’ajoutent bientôt de nouveaux venus, des unités lance-fusées très vite rebaptisées

Unités de Lance-Roquettes Multiples.

Initialement on trouvait quatre puis huit bataillon indépendants mais au moment de l’opération AVALANCHE, on trouvera quatre régiments à quatre groupes de trois batteries de six lanceurs soit une force 288 lanceurs. Une force modeste mais qui va peu à peu augmenter au détriment de certaines unités notamment l’ALVF.

Ces bataillons reçoivent des numéros très élevés probablement pour faire croire à l’ennemi que de nombreuses autres unités existaient mais il est peu probable que cela ait dupé les allemands. Il existe bien les 700, 701,702,703,704,705,706 et 707ème bataillons de lance-roquettes multiples mais on serait bien en peine de trouver un 500ème, un 227ème ou un 115ème bataillon….. .

Le 18 juin 1951 la Force d’Artillerie Spéciale (FAS) affiche le visage suivant :

-700ème régiment de lance-roquettes multiple

-701ème régiment de lance-roquettes multiples

-702ème régiment de lance-roquettes multiples

-703ème régiment de lance-roquettes multiples

les 704ème, 705ème et 706ème et 707ème ne sont pas officiellement dissous mais sont maintenus dans les organigrammes pour des rôles de déception et d’intoxication avec toujours les limites de ce type de tactique.

Réserve Générale d’Artillerie Américaine

Après avoir envisagé de regrouper l’artillerie américaine sous l’autorité française, le général Villeneuve bien conscient du poids politique et économique américain y à renoncé. Les américains ont néanmoins accepté que leur artillerie de réserve soit placé au sein d’une unité interalliée à la fois pour (re)apprendre et pour le symbole politique.

L’artillerie américaine à mis sur pied 270 groupes d’artillerie pour ses Grandes Unités (GU) et 395 groupes non endivisionnés, des groupes légers (124) équipés de canons de 75mm (pour les divisions aéroportées et la division de montagne) et de 105mm, des groupes moyens au nombre de 140 équipés de canons de 105 et de 155mm et enfin 120 groupes lourds équipés de canons de 155mm, d’obusiers de 203mm et de canons de 240mm.

Sur les 124 groupes légers, on trouve 43 groupes équipés de canons de 75mm et 81 équipés de canons ou plutôt d’obusiers de 105mm. Parmi ses 81 groupes, 16 sont automoteurs

Sur les 140 groupes moyens, 108 sont tractés et 32 sont automoteurs/automouvants (20 équipés de canons de 105mm automoteurs et 12 équipés de canons de 155mm automouvants).

Sur les 120 groupes lourds, 48 sont équipés de canons de 155mm, 48 équipés de canons et d’obusiers de 203mm (à parts égales) et 24 d’obusiers de 240mm, tous en version tractée, les versions automotrices ne voyant le jour qu’après guerre.

A ce chiffre de 384 groupes s’ajoutent des groupes de lance-roquettes au nombre de soixante-douze, des groupes affectés aux corps d’armées ou aux divisions en fonction des besoins.

Cette augmentation remarquable des effectifs et des moyens s’explique par la déflation de l’artillerie côtière et la réduction des unités de DCA non-endivisionnées (qui passent de 120 groupes à 72 à la fin du conflit) mais les problèmes de production de canons et de munitions ne seront jamais complètement réglés. Même l’industrie américaine à ses limites……. .

Naturellement tous ces groupes ne vont pas rallier l’Europe, certains devant opérer dans le Pacifique, d’autres en Méditerranée. De plus le nombre maximal 384 ne va être atteint qu’en septembre 1953, un an avant la fin du conflit.

Pour l’opération AVALANCHE, la 3ème Armée Américaine en particulier et les unités alliées en général vont bénéficier du soutien de 16 groupes légers (6 équipés de canons de 75mm et 10 équipés d’obusiers de 105mm _6 automoteurs_), 48 groupes moyens (16 automoteurs/automouvants _6 équipés de canons de 155mm et 10 équipés d’obusiers de 105mm_ et 32 remorqués _12 équipés de canons de 155mm et 20 équipés d’obusiers de 105mm_) et 24 groupes lourds (8 équipés de canons de 155mm, 8 équipés d’obusiers de 203mm et 8 équipés de canons de 240mm) soit un total de 88 groupes.

Si les pièces lourdes sont détachés auprès de la 3ème Armée, les unités plus légères restent pour le moment en réserve du moins pour une partie.

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Génie

La Réserve Générale comprend également des unités du génie, d’abord deux brigades spécialisées (Brigade des Chemins de Fer et Brigade des Télégraphistes) et sept régiments de réserve générale.

Ces unités ont largement combattu durant la Campagne de France subissant des pertes non négligeables. Ils n’ont donc ménagé ni leur peine, ni leur sang ni leur sueur pour aménager et détruire, creuser et combler.

A l’issue de la Campagne de France (1949) le génie doit réorganiser ces moyens en vue de la future contre-offensive générale.

Après des hésitations, des débats et des querelles décision est prise de mettre sur pied quatre Brigades du Génie, des brigades polyvalentes pouvant s’occuper de tout le spectre des missions du génie. Seule exception le 7ème régiment du génie reste à Avignon pour aider soit l’Armée des Alpes ou le DASO.

En ce qui concerne les ressources humaines, les régiments du génie sont remplumés par les bataillons du génie issus là encore des divisions dissoutes.

-La 1ère Brigade du Génie comprend le 5ème régiment du génie, le 8ème régiment du génie et le 10ème régiment du génie.

-La 2ème Brigade du Génie comprend le 1er, le 15ème et le 18ème régiment du génie

-La 3ème Brigade du Génie comprend les 2ème, 3ème et 28ème régiment du génie

-La 4ème Brigade du Génie comprend les 4ème, 6ème et 38ème régiment du génie

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Après la mobilisation des Groupements de Transport du Train (GTT) ont été chargés de transporter troupes et matériel entre l’arrière et le front à l’aide de camions routiers et de camions tout-chemin.

Ils sont au nombre de trente-quatre, les dix-sept d’origine et ceux issus du dédoublement des premiers nommés. Ces nouveaux groupes portent le numéro de leur région d’origine augmenté de cent. Cela nous donne la situation suivante :

-La 1ère région militaire correspond à la Province d’Ile de France (Paris) et met sur pied les 1er et 101ème groupements de transport du train

-La 2ème région militaire correspond à la Province de Flandre-Picardie (Lille) et met sur pied les 2ème et 102ème groupements de transport du train

-La 3ème région militaire correspond à la Province de Normandie (Rouen) et met sur pied les 3ème et 103ème groupements de transport du train

-La 4ème région militaire correspond à la Province de Bretagne (Nantes) et met sur pied les 4ème et 104ème groupements de transport du train

-La 5ème région militaire correspond à la Province du Poitou (Poitiers) et met sur pied les 5ème et 105ème groupements de transport du train

-La 6ème région militaire correspond à la Province d’Aquitaine (Bordeaux) et met sur pied les 6ème et 106ème groupements de transport du train

-La 7ème région militaire correspond à la Province d’Occitanie (Toulouse) et met sur pied les 7ème et 107ème groupements de transport du train

-La 8ème région militaire correspond à la Province du Languedoc (Montpelier) et met sur pied les 8ème et 108ème groupements de transport du train

-La 9ème région militaire correspond à la Province de Provence (Marseille) et met sur pied les 9ème et 109ème groupements de transport du train

-La 10ème région militaire correspond à la Province Alpine (Grenoble) et met sur pied les 10ème et 110ème groupements de transport du train

-La 11ème région militaire correspond à la Province du Val de Rhône (Lyon) et met sur pied les 11ème et 111ème groupements de transport du train

-La 12ème région militaire correspond à la Province de Bourgogne (Dijon) et met sur pied les 12ème et 112ème groupements de transport du train

-La 13ème région militaire correspond à la Province d’Auvergne (Clermont-Ferrand) et met sur pied les 13ème et 113ème groupements de transport du train

-La 14ème région militaire correspond à la Province du Val de Loire (Tours) et met sur pied les 14ème et 114ème groupements de transport du train

-La 15ème région militaire correspond à la Province de Champagne (Chalons en Champagne) et met sur pied les 15ème et 115ème groupements de transport du train

-La 16ème région militaire correspond à la Province d’Alsace (Strasbourg) et met sur pied les 16ème et 116ème groupements de transport du train

-La 17ème région militaire correspond à la Province de Lorraine (Metz) et met sur pied les 17ème et 117ème groupements de transport du train

Tous les groupes ne peuvent être préservés faute de moyens matériels et de moyens humains. De plus certains groupes sont renvoyés vers l’arrière pour soutenir les unités défendant les frontières alpines et méridionales.

Ces nouveaux GTT sont organisés de la façon suivante :

-Un Etat-Major

-Un groupe de protection

-Un groupe de soutien logistique

-Quatre groupes de transport.

A l’issue de ce nouveau big-bang organisationnel, l’organisation des GTT est la suivante :

-Groupements de Transport du Train affectés au front : 1er,2ème, 3ème,4ème, 5ème,6ème, 7ème,12ème, 13ème, 14ème, 15ème, 16ème, 17ème, 101ème, 103ème, 105ème, 106ème, et 112ème GTT.

-Groupements de Transport du Train affectés hors zone des armées : 8ème, 9ème, 10ème, 11ème, 109ème et 110ème GTT.

Unités de Soutien Américaines

Génie

En septembre 1950, l’US Army décide de créer huit Engineer Brigade, huit brigades du génie organisées en un état-major, une compagnie d’état-major, une compagnie de transmission, un squadron de reconnaissance (autos blindées) et huit bataillons spécialisés.

Sur les soixante-quatre Engineer Batallion de Réserve Générale, vingt-quatre étaient consacrés au franchissement, vingt-quatre au minage et déminage et enfin seize pour le combat.

Trois brigades sont envoyées dans le Pacifique (1st 3rd 5th Engineer Brigade), deux en Méditerranée, (2nd et 4th Engineer Brigade), une reste aux Etats-Unis (7th Engineer Brigade) et deux sont envoyées en Europe Occidentale en l’occurence les 6th et 8th Engineer Brigade.

La 6ème brigade du génie comprend trois bataillons de franchissement, trois bataillons de minage/déminage et deux bataillons de combat.

La 8ème brigade du génie comprend trois bataillons de franchissement, trois bataillons de minage/déminage et deux bataillons de combat.

Il est en théorie possible que des bataillons passent d’une brigade à l’autre pour spécialiser davantage une brigade.

Transmissions

Deux compagnies de transmission stratégiques sont envoyées en Europe pour offrir une autonomie en terme de communications.

Soutien Logistique

Un Groupement Général de Soutien Logistique est la première entitée américaine à arriver en Europe dès le mois de juin pour préparer l’arrivée des troupes américaines.

Des antennes sont implantées à Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Nantes, La Pallice et le Verdon (le port de Bordeaux) pour organiser l’arrivée des navires de leur chargement. Ces antennes sont composées de logisticiens et de marins.

Des dépôts poussent très vite comme des champignons permettant aux soldats américains de ne manquer de rien après leur rude et éprouvante traversée de l’Atlantique.

Outre les groupements logistiques attachés aux unités de combat, on trouve un Groupement de l’Arrière qui fait la liaison entre les dépôts de l’arrière et les dépôts à l’immédiat du front.

Le Conflit (116) Europe Occidentale (81)

Ordre de Bataille allié (2) : Groupe d’Armées n°2

En guise d’avant-propos

Ce Groupe d’Armées n°2 était initialement tendu par trois armées françaises à savoir les 3ème, 4ème et 6ème Armées. Durant l’opération NIBELUNGEN elles ont multiplié les attaques locales courtes et brutales pour fixer le maximum de troupes ennemies et éviter leur transfert vers la Seine.

Une fois l’ultime offensive stratégique allemande à l’ouest terminée, ce groupe d’armées n°2 est profondément transformé par l’arrivée de la 3ème Armée US qui va remplacer la 3ème Armée qui après un temps en réserve va prendre un créneau capital sur le front puisque couvrant notamment la Ville Lumière.

Après le déclenchement d’AVALANCHE, de nouvelles divisions blindées et d’infanterie vont arriver en France permettant la création d’une 7ème Armée US ce qui par corollaire entrainera la création du 1st USAG (First United States Armies Group) mais ceci est une autre histoire qu’il sera utile de raconter en temps voulu.

-3ème Armée US

-Un Etat-Major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Groupement d’Artillerie Lourde

Huit groupes d’obusiers de 203mm et huit groupes de canons de 240mm

-Groupement de Bataillons de Chars

-1st 3rd 5th & 7th Independent Heavy Tank Bataillon disposant de chars lourds M-26 Pershing

-Groupement de chasseurs de chars

Quatre bataillons de chasseurs de chars équipés de M-18 Hellcat et deux bataillons de chasseurs de chars équipés de M-36 Jackson

-3rd US Corps

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de canons de 155mm M-1 155mm Gun on Carriage M1 «Long Tom»

-Un Groupement de chasseurs de chars disposant de deux bataillons de M-18 Hellcat et de deux bataillons de M-36 Jackson.

-Un Bataillon de reconnaisance disposant de chars légers M-24 Chaffee et d’autos blindées M-17

-1st Armored Division

-24th Infantry Division (US)

-58th Infantry Division (US)

-8th US Corps

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de canons de 155mm M-1 155mm Gun on Carriage M1 «Long Tom»

-Un Groupement de chasseurs de chars disposant de deux bataillons de M-18 Hellcat et de deux bataillons de M-36 Jackson

-Un Bataillon de reconnaissance disposant de chars légers M-24 Chaffee et d’autos blindées M-17

-1st Infantry Division (US)

-42nd Infantry Division (US)

-12th US Corps

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Régiment d’Artillerie Lourde disposant de canons de 155mm M-1 155mm Gun on Carriage M1 «Long Tom»

-Un Groupement de chasseurs de chars disposant de deux bataillons de M-36 Jackson et de quatre bataillons de M-18 Hellcat

-Un Bataillon de reconnaisance disposant de chars légers M-24 Chaffee et d’autos blindées M-17

-10th Armored Division (US)

-38th Infantry Division (US)

-52th Infantry Division (US)

4ème Armée Française

-Un Etat-Major d’Armée

-Unités dépendant directement de la 4ème Armée

-Groupement Anti-Aérien de Campagne de la 4ème Armée (GAAC-IV) :

Après l’opération NIBELUNGEN, il est réorganisé sur le même modèle que les GAAC du GA n°1 à savoir des batteries polyvalentes regroupant pièces lourdes et pièces légères pour tenter de créer un barrage aux avions ennemis.

Initialement il y avait huit batteries, quatre lourdes (deux de 75mm et deux de 90mm) et quatre légères disposant de canons de 37mm. Comme désormais il n’y aura plus que trois corps d’armée en ligne au lieu de quatre, le nombre de batteries va donc tomber à trois au lieu de quatre initialement prévues, deux batteries disposant de 75mm et de 37mm, une disposant de canons de 90mm et de 37mm, les pièces et les artilleurs en surnombre étant transférées vers d’autres unités.

-Groupement d’Aviation de la 4ème Armée (GRAVIA-IVA)

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 504 :

74ème, 76ème et 77ème BCC disposant chacun de trente-quatre chars lourds ARL-44 à canon de 90mm soit un total de 102 chars.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-25ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est en réserve d’armée au moment du déclenchement de l’opération AVALANCHE et ne doit monter en ligne qu’une fois le front fermement stabilisé au nord de Paris mais bien entendu tout se passe rarement comme les planificateurs l’ont prévu. Ce corps d’armée comprend les moyens suivants :

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-625ème RP

-25ème GRCA : seize AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-181ème RALT : deux groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T

-EACA 525

-1ère DIM

-47ème DI

-61ème DI

-26ème Corps d’Armée (26ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-626ème Régiment de Pionniers (626ème RP)

-26ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (26ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-182ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (182ème RALT) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T

-Unités du génie et de soutien

-Elément Aérien de Corps d’Armée 526 (EACA-526)

-4ème Division d’Infanterie Coloniale (4ème DIC)

-22ème Division d’Infanterie (22ème DI)

-53ème Division d’Infanterie (53ème DI)

-8ème Corps d’Armée (8ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-608ème Régiment de Pionniers

-8ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (8ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-108ème Régiment d’Artilerie Lourde à Tracteurs (108ème RALT) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T

-Unité de Génie et de Soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 508 (EACA-508)

-45ème Division d’Infanterie (45ème DI)

-2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (2ème DINA)

-2ème Division d’Infanterie Tchécoslovaque (2ème DIT)

-16ème Corps d’Armée (16ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-616ème Régiment de Pionniers

-16ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (16ème GRCA) : seize chars légers AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-142ème RALT (ex-142ème RALH) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de 155L modèle 1945S

-Unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 516 (EACA-516)

-6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (6ème DINA)

-8ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (8ème DINA)

-52ème Division d’Infanterie (52ème DI)

6ème Armée Française

-Un Etat-Major d’Armée

Unités dépendant de la 6ème Armée

-Groupement Anti-Aérien de Campagne de la 6ème Armée (GAAC-VIA) :

Réorganisé selon un modèle proche de celui de la 4ème Armée, le 6ème GAAC est organisé désormais en un état-major et trois batteries polyvalentes disposant chacune de canons de 75mm et de canons de 37mm pour protéger les trois corps d’armée en ligne, le quatrième étant mis en réserve d’armée pour ménager une ressource humaine que l’on sait difficilement extensible.

-Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA)

-Unités du génie et de soutien logistique

-34ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est placé en réserve d’armée pour faire face à une nouvelle attaque allemande ou plutôt pour relever un CA en ligne pour préserver un réservoir humain qu’il convient déjà de ménager. Il comprend les éléments suivants :

-Un Etat-major de corps d’armée

-634ème RP

-34ème GRCA : douze chars légers AMX-42, douze automitrailleuses AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-147ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (147ème RALT) : deux groupes de 105mm 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T.

-EACA-534

-Unités du génie et de soutien

-28ème Division d’Infanterie Alpine (28ème DIAlp)

-66ème Division d’Infanterie (66ème DI)

-67ème Division d’Infanterie (67ème DI)

-9ème Corps d’Armée (9ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-609ème Régiment de Pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) : seize AMX-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (121ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipés de 155L modèle 1945S

-Elément Aérien de Corps d’Armée 509 (EACA-509)

-Unités du génie et de soutien

-31ème Division d’Infanterie Alpine (31ème DIAlp)

-32ème Division d’Infanterie (32ème DI)

-13ème Division d’Infanterie (13ème DI)

-12ème Corps d’Armée (12ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-612ème Régiment de Pionniers (612ème RP)

-12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-112ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (ex-122ème RALH) : deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm

-Elément Aérien de Corps d’Armée 512 (EACA-512)

-Unités du génie et de soutien

-35ème Division d’Infanterie (35ème DI)

-40ème Division d’Infanterie (40ème DI)

-1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT)

-28ème Corps d’Armée (28ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-628ème Régiment de Pionniers (628ème RP)

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) : douze chars légers AMX-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) : deux groupes de 105 équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T.

-Elément Aérien de Corps d’Armée 528 (EACA-528)

-Unités du génie et de soutien

-43ème Division d’Infanterie (43ème DI)

-27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp)

-54ème Division d’Infanterie (54ème DI)

2ème Corps de Combat Blindé (2ème CCB)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-Un groupement de soutien logistique

-638ème Régiment de Pionniers

-2ème Groupement de Reconnaissance de Combat Blindé (2ème GRCB) :

seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses puissantes, un escadron motocycliste et le 15ème Bataillon de Chasseurs Portés (15ème BCP)

-119ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (119ème RALT) :

deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T

-4ème Division Blindée (ex-4ème Division Cuirassée)

-6ème Division Blindée (ex-3ème DLM)

-7ème Division Blindée (ex-5ème DLM)

Le Conflit (115) Europe Occidentale (81)

1ère Armée Britannique

NdA : par rapport au dispositif en place lors de l’opération NIBELUNGEN, le corps blindé est placé en arrière pour contre-attaquer, obligeant les trois corps d’armée d’infanterie à augmenter leur zone de responsabilité (AOR)

-Un Etat-Major d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique d’Armée

1st British Corps (1st BC)

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et du soutien logistique

-Deux régiments d’artillerie lourde, un régiment équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun et un régiment équipé de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un régiment antichar (canons antichars de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons antiaériens de 94mm et de 40mm)

-Un bataillon de reconnaissance disposant de chars légers Tetrach II et d’autos blindées Humber Armoured Car

-1st Infantry Division (1st ID)

-4th Infantry Division (4th ID)

-52nd Lowland Infantry Division

-2nd British Corps (2nd BC)

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et du soutien logistique

-Deux régiments d’artillerie lourde, un régiment équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun et un régiment équipé de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un régiment antichar (canons antichars de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons antiaériens de 94mm et de 40mm)

-Un bataillon de reconnaissance disposant de chars légers Tetrach II et d’autos blindées Humber Armoured Car

-44th «Home Counties» Division

-50th Northumberland Division

-2nd Infantry Division (2nd ID)

-3rd British Corps

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et du soutien logistique

-Deux régiments d’artillerie lourde un régiment équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun et un régiment équipé de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un régiment antichar (canons antichars de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons antiaériens de 94mm et de 40mm)

-Un bataillon de reconnaissance disposant de chars légers Tetrach II et d’autos blindées Humber Armoured Car

-3rd Infantry Division (3rd ID)

-48th «South Middland» Division

-6th Infantry Division (6th ID)

-1st British Armoured Corps (1st BAC)

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et de soutien logistique

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun et de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un régiment antichar (canons antichars de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons antiaériens de 94mm et de 40mm)

-Un bataillon de reconnaissance disposant de chars légers Tetrach II et d’autos blindées Humber Armoured Car

-1st Armoured Division (UK)

-2nd Armoured Division (UK)

2ème Armée Française (dite également «Armée Franco-Polonaise» mais uniquement de manière officieuse)

NdA : Située à l’est de la 1ère Armée britannique, elle perd le contrôle du corps d’armée qui couvre Paris qui passe sous l’autorité de la 3ème Armée.

-Un état-major

-Unités dépendant directement de la 2ème Armée

-GRAVIA-IIA (Groupement d’Aviation de la 2ème Armée)

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 2ème Armée (GAAC-IIA) : six batteries avec huit canons de 75mm et douze canons de 37mm soit un total de 120 pièces.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 502 :

70ème et 72ème BCC disposant chacun de trente-quatre chars lourds ARL-44 à canon de 90mm soit un total de 68 chars lourds.

-5ème Corps d’Armée (5ème CA)

-Un Etat-Major

-605ème Régiment de Pionniers

-5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) : seize chars légers FCM-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-110ème RALT (ex-110ème RALCH) : deux groupes de 105mm (un groupe de 105L modèle 1941T, un groupe de 105L modèle 1936S) et deux groupes de 155mm (155L modèle 1945S).

-Element Aérien de Corps d’Armée 502 (EACA-502)

-3ème Division d’Infanterie Motorisée (3ème DIM)

-23ème Division d’Infanterie (23ème DI)

-7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol)

-Un état-major de corps d’armée

-Un groupement de soutien logistique

-Un groupement antichar disposant de seize canons de 47mm Puteaux modèle 1937 et de douze canons de 75mm TAZ modèle 1939

-Un groupement antiaérien disposant de vingt-quatre canons de 40mm Bofors

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA), le 1er GRCA polonais disposant de douze AMX-44, de douze autos blindées Daimler Armoured Car et de fusiliers motocyclistes.

-1er Régiment d’Artillerie Lourde Polonais (1er RALPol) disposant de deux groupes de 155L GPF-T et de deux groupes de 194 GPF-T.

-2ème Division d’Infanterie Polonaise (2ème DIP)

-3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP)

-3ème Corps d’Armée Polonais (3ème CAPol) :

-Un état-major de corps d’armée

-Un groupement de soutien logistique

-Un groupement antichar disposant de seize canons de 47mm Puteaux modèle 1937 et de douze canons de 75mm TAZ modèle 1939

-Un groupement antiaérien disposant de vingt-quatre canons de 40mm Bofors

-3ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonais (deux groupes de 155L et deux groupes de 194L)

-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA) le 3ème GRCA Polonais disposant de douze AMX-44, de douze autos blindées Daimler Armoured Car et de fusiliers motocyclistes.

-10ème Division Blindée (10ème DB)

-7ème Division d’Infanterie Polonaise (7ème DIP).

-2ème Corps d’Armée Polonais (2ème CAPol)

-Un Etat-Major

-Un Groupement de Soutien Logistique

-Un Groupement Antichar avec des chasseurs de chars Laffly W17TCC (6×6 à canon de 75mm)

-Un Groupement Antiaérien avec des canons de 40mm Bofors remorqués en attendant l’arrivée potentielle de canons antiaériens automoteurs

-2ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée Polonais (2ème GRCA Pol) disposant de douze chars légers AMX-44 et de douze Humber Armoured Car.

-2ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonais (2ème RALPol) deux groupes de 155mm équipés de 155L GPF-T et deux groupes de 194mm équipés de 194 GPF-T.

-1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG)

-2ème Division de Grenadiers de la Garde (2ème DGG)

3ème Armée Française

Initialement déployée à l’est de Paris, cette armée après avoir été relevée par les troupes américaines passe un temps en Réserve Stratégique avant de monter au front et de s’insérer entre la 2ème Armée et la ville de Paris, prenant sous son autorité le corps d’armée couvrant Paris défendu par une garnison.

-Un état-major

-Unités dépendant directement de la 3ème Armée

-GRAVIA-IIIA (Groupement d’Aviation de la 3ème Armée)

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 3ème Armée :

six batteries disposant chacune de huit canons de 75mm et de douze canons de 37mm soit un total de 120 pièces.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-23ème Corps d’Armée (23ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-623ème Régiment de Pionniers

-23ème Groupement de Reconnaissance Corps d’Armée (23ème GRCA) (seize AMX-42, seize AM modèle 1940P, fusiliers motocyclistes)


-11ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial à Tracteur (11ème RALCT) : deux groupes de 105mm (105L modèle 1936S) et deux groupes de 155mm (155L GPF-T)

-Elément Aérien de Corps d’Armée 523 (ex-GAO-523)

-2ème Division d’Infanterie (2ème DI)

-56ème Division d’Infanterie (56ème DI)

-5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM)

-24ème Corps d’Armée (24ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-624ème Régiment de Pionniers

-24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-103ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (103ème RALT) : deux groupes de 105mm (105L modèle 1936S) et deux groupes de 155mm (155L GPF-T)

-26ème Division d’Infanterie (26ème DI)

-42ème Division d’Infanterie (42ème DI)

-2ème Division d’Infanterie Coloniale (2ème DIC)

-7ème Corps d’Armée (7ème CA)

-Etat-Major de Corps d’Armée

-607ème Régiment de Pionniers

-7ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (7ème GRCA) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-107ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (107ème RALT) : deux groupes de 105mm (105L modèle 1941T) et deux groupes de 155mm (155L GPF-T)

-Element Aérien de Corps d’Armée 507 (EACA-507)

-1ère Division Marocaine (1ère DM)

-18ème Division d’Infanterie (18ème DI)

-4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA)

-6ème Corps d’Armée (6ème CA)

NdA couvre Paris et sa garnison. Doit jouer un rôle important dans l’opération AVALANCHE.

-606ème Régiment de Pionniers (606ème RP)

-6ème Groupement de Reconnaisance de Corps d’Armée (6ème GRCA) : seize FCM-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-118ème Régiment d’Artilerie Lourde à Tracteur (118ème RALT) (ex-118ème RALH) reconstitué avec deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1945S

-Unités de génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 506 (EACA-506)

-1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC)

-3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA)

-55ème Division d’Infanterie (55ème DI)

-Garnison de Paris

Si le 6ème Corps d’Armée (6ème CA) couvre les approches de Paris, les alliés sont bien décidés à tenir la ville avec une garnison qui constitue une unité spécifique. C’est aussi un habile jeu de propagande puisque cela signifie que la ville est toujours sous contrôle allié.

-Un Etat-Major fournit par le 31ème CA (NdA ce qui signifie qu’en cas d’engagement des forces, la Garnison de Paris pourrait fournir un 31ème CA)

-Un groupement de soutien logistique

-42ème Demi-Brigade de Mitrailleurs Coloniaux (42ème DBMC)

-148ème RIF

-160ème RAP : deux groupes de 155L modèle 1946S

-31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) : douze chars légers AMX-42 (NdA qui n’ont finalement pas été remplacés par des canons d’assaut), douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-144ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (144ème RALT) (ex-144ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S.

-1er Régiment de Paris : régiment fournit par la Garde Républicaine et qui assure le maintien de l’ordre à Paris.

-6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC)

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM)

NdA ces deux divisions ont été réorganisées selon le nouveau modèle issu du RETEX de la Campagne de France.

1er Corps de Combat Blindé (1er CCB)

Initialement les CCB devaient dépendre de la Réserve Stratégique Interalliée mais après mure réflexion, décision est prise de répartir les trois CCB entre les deux Groupes d’Armées, les 1er et 3ème CCB sous l’autorité du GA n°1, le 2ème CCB sous l’autorité du GA n°2.

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-Un groupement de soutien logistique

-635ème Régiment de Pionniers

-1ème Groupement de Reconnaissance de Corps Blindé (1er GRCB) :

seize chars légers AMX-44, seize AM modèle 1940P, un escadron de fusiliers motocyclistes et le 13ème Bataillon de Chasseurs Portés (13ème BCP).

-329ème Régiment d’Artillerie Tout-Terrain à Tracteurs (329ème RATTT) :

deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T

-1ère Division Blindée (ex-1ère Division Cuirassée)

-3ème Division Blindée (ex-1ère Division Légère Mécanique)

-5ème Division Blindée (ex-2ème Division Cuirassée)

3ème Corps de Combat Blindé (3ème CCB)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-Un Groupement de Soutien Logistique

-636ème Régiment de Pionniers

-3ème Groupement de Reconnaissance de Corps Blindé (3ème GRCB) :

seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P, un escadron de fusiliers motocyclistes et le 20ème Bataillon de Chasseurs Portés (20ème BCP).

-122ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (122ème RALT) :

deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T.

-2ème Divisions Blindée (ex-2ème DLM)

-8ème Division Blindée (ex-6ème DLM)

Le Conflit (114) Europe Occidentale (80)

Ordre de Bataille allié (1) : Groupe d’Armées n°1

NdA l’organisation est la même que celle au moment de l’opération NIBELUNGEN à la différence que la 3ème Armée Française après sa relève par les troupes américaines est passé sous le commandement du GA n°1.

Pour le schéma voici la légende : GR = Groupe de reconnaissance P = Pionniers AL = Artillerie Lourde EACA = Elément Aérien de Corps d’Armée, LRM = Lance-Roquettes Multiples G = Génie GRAVIA = Groupement d’Aviation d’Armée GAAC = Groupement Antiaérien de Campagne GBCC = Groupement des Bataillons de Chars de Combat ATK = Artillerie Antichar AA= Artillerie Antiaérienne

Armée Canadienne en France (ACF)

En dépit de la volonté britannique de placer sous le commandement de Londres toutes les troupes de Commonwealth, les canadiens encouragés par les français ont accepté la proposition du général Villeneuve de tenir une portion sensible du front à savoir l’estuaire de la Seine. La composition de l’ACF/CAF (Canadian Army in France) est la même qu’un an plus tôt :

-Un état-major implanté d’abord à Salisbury puis à Orléans

-1er Corps d’Armée Canadien (1er CACAN) :

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers Tetrach II et autos blindées Daimler Armoured Car)

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un bataillon de lance-roquettes multiples équipé de lance-roquettes multiples Land Matress

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Canadienne (1st Canadian (Infantry) Division)

-3ème Division Canadienne (3rd Canadian (Infantry) Division)

-2ème Corps d’Armée Canadien (2ème CACAN)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers Tetrach II et autos blindées Daimler Armoured Car)

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun

-Un bataillon de lance-roquettes multiples Land Matress

-Un bataillon de pontonniers

-2ème Division Canadienne (2nd Canadian (Infantry) Division)

-4ème Division Canadienne (4th Canadian (Infantry) Division)

-3ème Corps d’Armée Canadien (3ème CACAN)

-Un état-major

-Unités du génie et de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers Tetrach II et autos blindées Daimler Dingo)

-Un régiment d’artillerie lourde équipé de BL 4.5 Inch Medium Field Gun et de BL 5.5 Inch Medium Gun

-Un bataillon de lance-roquettes multiples Land Matress

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Blindée Canadienne (1st Canadian Armoured Division) disposant de chars moyens M-4 Sherman et de chars lourds Churchill

-2ème Division Blindée Canadienne (2nd Canadian Armoured Division) disposant de chars moyens M-4 Sherman et de chars lourds Churchill.

1ère Armée Française

Cette 1ère Armée couvre donc le flanc oriental de l’ACF/CAF et doit jouer un rôle capital soit en cas de nouvelle tentative allemande de franchissement ou lorsque l’offensive avec un grand O sera lancée. Elle à donc bénéficié de la priorité pour l’arrivée de renforts et de matériels modernes.

-Un état-major implanté à Dreux

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée

-GRAVIA-IA (Groupement d’Aviation de la 1ère Armée) :

Etat-major chargé comme nous le savons de prendre sous son contrôle les unités de chasse, de chasse lourde, d’attaque, de bombardement en piqué, de bombardement et de reconnaissance destinées à la couverture, à l’éclairage et à l’appui de la 1ère Armée. A l’usage on essayera dans la mesure du possible de confier aux mêmes unités aériennes le soutien des unités terrestres pour créer des automatismes entre appuyant et appuyés.

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 1ère Armée (GAAC-IA) :

Ce Groupement six batteries polyvalentes avec pour chacune d’entre-elles huit canons de 75mm modèle 1944 et douze canons de 37mm modèle 1950 soit un total de cent vingt pièces pour l’ensemble du GAAC.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 501 :

71ème, 73ème et 75ème BCC disposant chacun de trente-quatre ARL-44 soit un total de 102 chars lourds.

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-Un état-major

-601ème Régiment de Pionniers (601ème RP)

-1er GRCA : seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 501 (EACA-501): remplace le GAO-501 mais comme le GRAVIA-IA il est un simple état-major qui prend son autorité des avions essentiellement de reconnaissance et d’observation mais on verra des chasseurs et des avions d’attaque passer sous son contrôle.

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI)

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) :

-18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (115ème RALT) deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L GPF-T

-Différentes unités du génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 518 (EACA-518)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) :

-1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA)

-5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC)

-17ème Corps d’Armée (17ème CA)

-617ème Régiment de Pionniers

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) : douze AMX-44, douze AM modèle 19940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (143ème RALT) (ex-143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155L modèle 1945S (NdA pièce initialement hippomobile mais devenue ensuite automobile)

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Elément Aérien de Corps d’Armée 517 (EACA-517)

-15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM)

-3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC)

-24ème Division d’Infanterie (24ème DI)

Le Conflit (104) Europe Occidentale (70)

Réserve Générale : Artillerie, Génie et Train

Au sein de la Réserve Générale, on trouve pour l’armée de terre française des unités d’artillerie, du génie et du train.

La réorganisation liée au redéploiement sur la Seine à également touché la RG avec la dissolution de certains régiments, la réaffectation d’autres (notamment pour offrir aux forces armées des lance-roquettes multiples), le rééquipement d’autres (surtout quand les modèles sont retirés du service car obsolètes)…. .

Si sur le plan matériel il n’y à guère de problèmes au niveau de l’approvisionement (au delà de délais liés à la réorganisation du tissu industriel) en revanche pour la ressource humaine c’est plus compliqué suite aux pertes.

Néanmoins ces régiments bénéficient dans un premier temps d’artilleurs issus de régiments dissous notamment ceux des divisions qui ne sont pas reconstituées ou qui ont été dissoutes.

En ce qui concerne le génie, les brigades présentes originellement sont remplacées par quatre brigades multirôles capables de construire mais aussi de détruire.

En ce qui concerne le train, les groupements de transport sont regroupés et réorganisés avec l’intégration de moyens de dépannage et de protection pour en faire des unités autonomes.

Commençons d’abord par l’artillerie lourde qui dépend de l’armée et du corps d’armée. Trois types de régiments sont mis sur pied :

-Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (de Corps d’Armée) : trois groupes à trois batteries de quatre ou six pièces soit 36 ou 54 canons ou obusiers de 105, de 155 et de 194mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde Portée (RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 canons ou obusiers d’un calibre supérieur à 194mm et inférieur ou égal à 280mm.

-Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (RALVF) : deux régiments regroupant des canons de 240mm, de 320mm et de 400mm,les autres pièces étant retirées du service et ferraillées.

Au moment de l’opération NIBELUNGEN, la Réserve Générale affiche le visage suivant. Tous ces régiments dépendent de l’état-major de la RG mais le déclenchement de l’offensive allemande entrainera naturellement le débloquage de moyens pour renforcer les moyens d’appui-feu des divisions de première ligne.

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale (364ème RALC) : ddeux groupes de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de canons de 155mm GPF-T.

-184ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée (184ème RALT) : trois groupes de trois batteries de quatre canons de 194 GPF-T (NdA en remplacement des 194 sur affût Rimailho)

-185ème Régiment d’Artillerie Lourde Tractée (185ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six canons de 155 GPF-T

-191ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (191ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 194ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (194ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-196ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (196ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-Le 171ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (171ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces soit 24 mortiers de 280mm Schneider TR

-Le 174ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (174ème RALP) : trois groupes à deux batteries de quatre pièces de 220L modèle 1950S

-351ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (351ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-356ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (356ème RALT) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-357ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (357ème RALT) : trois groupes de trois batteries de six canons de 105L modèle 1941T

-364ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée (364ème RALP) : trois groupes de trois batteries de six canons de 155L GPF-T.

-370ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (370ème RAVLF) : entretien et aménagement des voies nécessaires.

-372ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (372ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

-374ème Régiment d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (374ème RALVF) : 1er groupe avec huit obusiers de 400mm modèle 1915, 2ème groupe avec huit canons de 320mm et 3ème groupe avec huit canons de 240mm TAZ modèle 1944.

-402ème Régiment Autonome Antichar (402ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars


-403ème Régiment Autonome Antichar (403ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-405ème Régiment Autonome Antichar (405ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

-406ème Régiment Autonome Antichar (406ème RAAC) : trois groupes à trois batteries (deux de huit canons de 47mm et une de six 75mm) soit un total de 66 canons antichars

A ces différents régiments s’ajoutent les régiments issus des corps d’armées qui ont été dissous suite à la réorganisation du dispositif allié sur la Seine. Du moins les régiments qui ont survécu au grand big-bang organisationnel entamé à la fin de la Campagne de France (1949).

-105ème RALH (2ème CA) : dissous et non reconstitué

-102ème RALT (3ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (un groupe de 155 GPF-T et deux groupes de 105L modèle 1936S)

-111ème RALCT (111ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial à Tracteur) (ex-111ème RALCH) (4ème CA) : trois groupes de trois batteries de six 155L modèle 1945S

-113ème RALH (10ème CA) : dissous et non reconstitué

-114ème RALH (11ème CA) : dissous et non reconstitué

-141ème RALH (15ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec deux groupes de trois batteries de six 105L modèle 1941T et un groupe de trois batteries de six 155L modèle 1945S.

-106ème RALH (19ème CA) : dissous et non reconstitué

-104ème RALT (20ème CA) : trois groupes de trois batteries de six pièces (deux groupes de 155L GPF-T et un groupe de 105L modèle 1936S)

-109ème RALH (21ème CA) : doit être à terme transformé en RALT avec trois groupes de trois batteries de six 105L modèle 1936S

-180ème RALT (22ème CA) : trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1941T

-116ème RALH (27ème CA) : doit être à terme transformé en RALT. trois groupes à trois batteries de six 105L modèle 1936S

-145ème RALH (32ème CA) : doit être à terme transformé en RALT. Trois groupes à trois batteries de six pièces (deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S).

A ces habitués s’ajoutent bientôt de nouveaux venus, des unités lance-fusées très vite rebaptisées Unités de Lance-Roquettes Multiples. Initialement on trouvait quatre puis huit bataillon indépendants mais au moment de l’opération AVALANCHE, on trouvera quatre régiments à quatre groupes de trois batteries de six lanceurs soit une force 288 lanceurs. Une force modeste mais qui va peu à peu augmenter.

Ces bataillons reçoivent des numéros très élevés probablement pour faire croire à l’ennemi que de nombreuses autres unités existaient mais il est peu probable que cela ait dupé les allemands. Il existe bien les 700, 701,702,703,704,705,706 et 707ème bataillons de lance-roquettes multiples mais on serait bien en peine de trouver un 500ème, un 227ème ou un 115ème bataillon….. .

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Si l’artillerie est le volet le plus connu de la Réserve Générale, ce n’est pas le seul avec également des moyens non négligeables issus de l’autre «arme savante» à savoir le génie. Ces moyens sont les suivants :

-La Brigade des chemins de fer de Versailles dispose du 5ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Versailles et le 15ème régiment de sapeurs de chemin de fer de Toul.

-La Brigade des télégraphistes de Paris dispose du 8ème régiment de sapeurs-télégraphistes à Versailles, le 18ème à Nancy, le 28ème à Montpellier et le 38ème à Montargis.

On trouve également sept régiments de réserve générale, des régiments de sapeurs-mineurs, le 1er stationné à Strasbourg, le 2ème à Metz, le 3ème à Arras, le 4ème à Grenoble, le 6ème à Angers, le 7ème à Avignon et le 10ème à Besançon.

Ces unités ont largement combattu durant la Campagne de France subissant des pertes non négligeables. Ils n’ont donc ménagé ni leur peine, ni leur sang ni leur sueur pour aménager et détruire, creuser et combler.

A l’issue de la Campagne de France (1949) le génie doit réorganiser ces moyens en vue de la future contre-offensive générale.

Après des hésitations, des débats et des querelles décision est prise de mettre sur pied quatre brigades du génie, des brigades polyvalentes pouvant s’occuper de tout le spectre des missions du génie. Seule exception le 7ème régiment du génie reste à Avignon

En ce qui concerne les ressources humaines, les régiments du génie sont remplumés par les bataillons du génie issus là encore des divisions dissoutes.

-La 1ère Brigade du Génie comprend le 5ème régiment du génie, le 8ème régiment du génie et le 10ème régiment du génie.

-La 2ème Brigade du Génie comprend le 1er, le 15ème et le 18ème régiment du génie

-La 3ème Brigade du Génie comprend les 2ème, 3ème et 28ème régiment du génie

-La 4ème Brigade du Génie comprend les 4ème, 6ème et 38ème régiment du génie

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Après la mobilisation des Groupements de Transport du Train (GTT) ont été chargés de transporter troupes et matériel entre l’arrière et le front à l’aide de camions routiers et de camions tout-chemin.

Ils sont au nombre de trente-quatre, les dix-sept d’origine et ceux issus du dédoublement des premiers nommés. Ces nouveaux groupes portent le numéro de leur région d’origine augmenté de cent. Cela nous donne la situation suivante :

-La 1ère région militaire correspond à la Province d’Ile de France (Paris) et met sur pied les 1er et 101ème groupements de transport du train

-La 2ème région militaire correspond à la Province de Flandre-Picardie (Lille) et met sur pied les 2ème et 102ème groupements de transport du train

-La 3ème région militaire correspond à la Province de Normandie (Rouen) et met sur pied les 3ème et 103ème groupements de transport du train

-La 4ème région militaire correspond à la Province de Bretagne (Nantes) et met sur pied les 4ème et 104ème groupements de transport du train

-La 5ème région militaire correspond à la Province du Poitou (Poitiers) et met sur pied les 5ème et 105ème groupements de transport du train

-La 6ème région militaire correspond à la Province d’Aquitaine (Bordeaux) et met sur pied les 6ème et 106ème groupements de transport du train

-La 7ème région militaire correspond à la Province d’Occitanie (Toulouse) et met sur pied les 7ème et 107ème groupements de transport du train

-La 8ème région militaire correspond à la Province du Languedoc (Montpelier) et met sur pied les 8ème et 108ème groupements de transport du train

-La 9ème région militaire correspond à la Province de Provence (Marseille) et met sur pied les 9ème et 109ème groupements de transport du train

-La 10ème région militaire correspond à la Province Alpine (Grenoble) et met sur pied les 10ème et 110ème groupements de transport du train

-La 11ème région militaire correspond à la Province du Val de Rhône (Lyon) et met sur pied les 11ème et 111ème groupements de transport du train

-La 12ème région militaire correspond à la Province de Bourgogne (Dijon) et met sur pied les 12ème et 112ème groupements de transport du train

-La 13ème région militaire correspond à la Province d’Auvergne (Clermont-Ferrand) et met sur pied les 13ème et 113ème groupements de transport du train

-La 14ème région militaire correspond à la Province du Val de Loire (Tours) et met sur pied les 14ème et 114ème groupements de transport du train

-La 15ème région militaire correspond à la Province de Champagne (Chalons en Champagne) et met sur pied les 15ème et 115ème groupements de transport du train

-La 16ème région militaire correspond à la Province d’Alsace (Strasbourg) et met sur pied les 16ème et 116ème groupements de transport du train

-La 17ème région militaire correspond à la Province de Lorraine (Metz) et met sur pied les 17ème et 117ème groupements de transport du train

Tous les groupes ne peuvent être préservés faute de moyens matériels et de moyens humains. De plus certains groupes sont renvoyés vers l’arrière pour soutenir les unités défendant les frontières alpines et méridionales.

Ces nouveaux GTT sont organisés de la façon suivante :

-Un Etat-Major

-Un groupe de protection

-Un groupe de soutien logistique

-Quatre groupes de transport.

A l’issue de ce nouveau big-bang organisationnel, l’organisation des GTT est la suivante :

-Groupements de Transport du Train affectés au front : 1er,2ème, 3ème,4ème, 5ème,6ème, 7ème,12ème, 13ème, 14ème, 15ème, 16ème, 17ème, 101ème, 103ème, 105ème, 106ème, et 112ème GTT.

-Groupements de Transport du Train affectés hors zone des armées : 8ème, 9ème, 10ème, 11ème, 109ème et 110ème GTT.

Le Conflit (99) Europe Occidentale (65)

1ère Armée Britannique

Comme nous l’avons vu plus haut les britanniques devaient remettre sur pied, réorganiser leur armée avant de pouvoir jouer un rôle militaire crédible. En théorie il était prévu la mise sur pied du British Expeditionnaries Armies Group (BEAG) mais en pratique le BEAG restera une coquille vide, les deux armées britanniques n’étant pas en ligne en même temps.

En effet si la 1st Army (UK) est très vite remontée en ligne, en étant capable de faire face à l’opération NIBELUNGEN, la 2nd Army (UK) était en Réserve Stratégique y compris quand l’opération AVALANCHE sera déclenchée.

Théoriquement l’Armée Canadienne en France (ACF) était placée sous commandement britannique mais comme nous le savons elle à été placée à gauche de la 1ère Armée Française, couvrant l’estuaire de la Seine et une partie du cours du fleuve.

Cette première armée britannique est censée aligner quatre corps d’armée, trois corps d’armée à trois divisions d’infanterie et un corps d’armée blindé à deux divisions blindées soit un total de onze divisions mais au moment de NIBELUNGEN, seuls deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie et un corps d’armée blindé à deux divisions sont opérationnels.

Tout comme l’Armée Canadienne en France (ACF) mais à la différence des Armées Françaises, le corps blindé britannique, le 1st British Armoured Corps (1st BAC) tient un secteur du front avec à sa gauche le 1st British Corps et à sa droite le 2nd British Corps. Ce choix est compréhensible mais certains estiment que cela est une mauvaise idée, le corps blindé étant jugé plus adapté pour percer et contre-attaquer plutôt que pour défendre.

1st British Corps (1st BC)

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et du soutien logistique

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Un régiment antichar (canons de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons de 94mm et de 40mm)

-1st Infantry Division (1st ID)

-4th Infantry Division (4th ID)

-52nd Lowland Infantry Division

1st British Armoured Corps (1st BAC)

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et de soutien logistique

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un régiment antiaérien

-1st Armoured Division (UK)

-2nd Armoured Division (UK)

2nd British Corps (2nd BC)

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et du soutien logistique

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Un régiment antichar (canons de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons de 94mm et de 40mm)

-44th «Home Counties» Division

-50th Northumberland Division

-2nd Infantry Division (2nd ID)

3rd British Corps

Ce corps d’armée est créé en février 1950 dans la région d’Orléans. Il est donc encore dans l’enfance quand les allemands déclenchent l’opération NIBELUNGEN. Il n’aura pas à intervenir, les allemands échouant rapidement à prendre le dessus sur les troupes alliées.

-Un Etat-Major

-Des unités du génie et du soutien logistique

-Deux régiments d’artillerie lourde

-Un régiment antichar (canons de 6 livres et de 17 livres)

-Un régiment antiaérien (canons de 94mm et de 40mm)

-3rd Infantry Division

-48th «South Middland» Division

-6th Infantry Division (6th ID)

2ème Armée Française

Cette armée déployée à l’est de la 1ère Armée Britannique couvre également Paris avec un unique corps d’armée ce qui est jugé suffisant alors que le dispositif allemand s’est allégé, opération BARBAROSSA oblige.

Cette armée dispose de trois Corps d’Armée, deux couvrant l’est du dispositif de la 1ère Armée Britannique et un corps d’armée couvrant Paris.

En réalité cette armée dispose de quatre corps d’armée puisqu’un corps d’armée polonais est placé en Réserve d’Armée sachant qu’un autre corps d’armée polonais est en ligne au moment de NIBELUNGEN.

-Un état-major

-Unités dépendant directement de la 2ème Armée

-GRAVIA-IIA (Groupement d’Aviation de la 2ème Armée)

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 2ème Armée :

Reconstitué après la Campagne de France (1949) il va comprendre six batteries permettant d’affecter deux batteries à chaque corps d’armée, une batterie légère avec douze canons de 37mm et une batterie lourde avec huit canons de 75mm. Certes cela ne permet pas de dresser un barrage infranchissable mais cela peut compléter les unités de DCA des unités de combat.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 502 :

70ème et 72ème BCC disposant chacun de trente-quatre chars lourds ARL-44 à canon de 90mm.

-3ème Corps d’Armée Polonais (3ème CAPol) :

10ème Division Blindée (10ème DB) et 7ème Division d’Infanterie Polonaise (7ème DIP).

-5ème Corps d’Armée (5ème CA)

-Un Etat-Major

-605ème Régiment de Pionniers

-5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) : douze chars légers FCM-42, douze AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-110ème RALT (ex-110ème RALCH) : deux groupes de 105mm (un groupe de 105L modèle 1941T, un groupe de 105L modèle 1936S) et deux groupes de 155mm (155L modèle 1945S).

-Elément Aérien de Corps d’Armée 505 (EACA-505): remplace le GAO-505 mais comme le GRAVIA-IIA il est un simple état-major qui prend son autorité des avions essentiellement de reconnaissance et d’observation mais on verra des chasseurs et des avions d’attaque passer sous son contrôle.

-3ème Division d’Infanterie Motorisée (3ème DIM)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-3ème Groupement de Reconnaissance au Contact (3ème GRC) : douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes

-603ème Bataillon Antichar Divisionnaire (603ème BACD) (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-603ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (603ème BDAA) (trente-six canons de 37mm)

-42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (42ème RAD) avec deux groupes de 105C modèle 1935B et deux groupes de 155C modèle 1946S.

-Trois Régiments d’Infanterie de Ligne : 51ème, 67ème et 91ème RI

-3ème bataillon de canons d’assaut (issu du 29ème BCC) disposant de canons d’assaut modèle 1949H

-3ème bataillon de chasseurs de chars (issu du 29ème BCC) disposant de chasseurs de chars modèle 1950

-16ème Bataillon du Génie

-23ème Division d’Infanterie (23ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-23ème Groupement de Reconnaissance au Contact (23ème GRC) disposant de seize Hotchkiss H-39, de seize automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P et d’un escadron de fusiliers motocyclistes

-623ème Bataillon Divisionnaire Antichar (623ème BDAC) (douze canons dee 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-623ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (623ème BAAD) (trente-six canons de 37mm)

-41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (41ème RAD) avec deux groupes d’obusiers de 105C modèle 1935B et deux groupes de canons de 105C modèle 1946S.

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 32ème, 107ème et 126ème RI

-23ème Bataillon de Canons d’assaut (issu du 39ème BCC) disposant de canons d’assaut modèle 1949R

-23ème Bataillon de Chasseurs de Chars (issu 39ème BCC) disposant de chasseurs de chars modèle 1950.

-118ème Bataillon du Génie

-7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-7ème Groupement de Reconnaissance au Contact Nord-Africain (7ème GRCNA) disposant de douze Hotchkiss H-39, seize automitrailleuses puissantes modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes

-7ème Bataillon Antichar Nord-Africain (7ème BANA) (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-7ème Bataillon de Défense Antiaérienne Nord-Africaine (7ème BDAANA) (trente-six canons de 37mm)

-81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain (81ème RANA) avec deux groupes de 105mm (105C modèle 1935B) et un groupe de 155mm (155C modèle 146S) (NdA un deuxième groupe était en cours de création au moment de l’opération NIBELUNGEN).

-Trois régiments de tirailleurs : 5ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (5ème RTS), 12ème Régiment de Tirailleurs Algériens (12ème RTA) et 16ème Régiment de Tirailleurs Algériens (16ème RTA)

-7ème Bataillon Mixte Nord-Africain de canons d’assaut et de chasseurs de chars avec deux escadrons de canons d’assaut (canons d’assaut modèle 1949H) et deux escadrons de chasseurs de chars (chasseurs de chars modèle 1950). (issu du 2ème BCC)

-100ème Bataillon du Génie.

-1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol)

-Un état-major de corps d’armée

-Un groupement de soutien logistique

-Un groupement antichar disposant de seize canons de 47mm Puteaux modèle 1937 et de douze canons de 75mm TAZ modèle 1939

-Un groupement antiaérien disposant de vingt-quatre canons de 40mm Bofors


-Un Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA) disposant de douze AMX-44, de douze autos blindées Daimler Armoured Car et de fusiliers motocyclistes.

-1er Régiment d’Artillerie Lourde Polonais (1er RALPol) disposant de deux groupes de 155L GPF-T et de deux groupes de 194 GPF-T.

-2ème Division d’Infanterie Polonaise (2ème DIP)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-2ème Groupement de Reconnaissance au Contact Polonais (2ème GRCPol) disposant de douze AMX-42, douze Daimler Dingo et des fusiliers motocyclistes

-602ème bataillon divisionnaire antichar polonais (douze canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-602ème bataillon de défense antiaérien polonais (vingt-quatre canons de 37mm)

-2ème Régiment d’Artillerie Polonais (2ème RAPol) avec deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm.

-Trois régiments d’infanterie : 4ème, 5ème et 6ème RIP (appelés également 1er, 2ème et 3ème régiments de chasseurs)

-2ème bataillon de chasseurs de chars disposant de M-10 Tank Destroyer

-81ème Bataillon du Génie

-3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-3ème Groupement de Reconnaissance au Contact Polonais (2ème GRCPol) disposant de douze AMX-42, douze Daimler Dingo et des fusiliers motocyclistes

-6033ème bataillon divisionnaire antichar polonais (douze canons de 75mm et douze canons de 47mm)

-603ème bataillon anti-aérien divisionnaire polonais (douze canons de 20mm et douze canons de 40mm)

-3ème Régiment d’Artillerie Polonais (3ème RAPol) avec deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm.

-Trois régiments d’infanterie : 7ème, 8ème et 9ème Régiments d’Infanterie Polonaise

-3ème bataillon de chasseurs de chars polonais disposant de M-10 Tank Destroyer

-103ème Bataillon du Génie

-6ème Corps d’Armée (6ème CA)

Ce 6ème CA à une mission cruciale puisqu’avec ses trois divisions et ses unités d’appui il couvre Paris qui forme une poche au nord de la Seine. A cela s’ajoute une Garnison de Paris qui assure la défende de la capitale stricto sensu, les limites de son AOR épousant le tracé de la dernière enceinte couvrant Paris, l’enceinte dite de Thiers construite en 1840 alors qu’Adolphe Thiers était président du conseil de Louis Philippe 1er et que de nouvelles tensions avec Londres laissait craindre un nouveau conflit.

A l’époque naturellement cette enceinte à disparu mais il n’y à aucune construction. Résultat dès le début du conflit des tranchées et des blockhaus sont construits, des constructions vues d’abord comme inutiles mais qui allaient devenir diablement importants par la suite.

-606ème Régiment de Pionniers (606ème RP)

-6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) : seize FCM-42, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-118ème Régiment d’Artilerie Lourde à Tracteur (118ème RALT) (ex-118ème RALH) reconstitué avec deux groupes de 105L modèle 1936S et un groupe de 155L modèle 1945S (NdA un deuxième groupe est en cours de constitution au moment de NIBELUNGEN)

-Unités de génie et de soutien

-Element Aérien de Corps d’Armée 506 (EACA-506)

-1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-1er Groupement de Reconnaisance au Contact Colonial (1er GRCCol) disposant de seize AMX-44, seize AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-601ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-601ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (vingt-quatre canons de 37mm)

-1er Régiment d’Artillerie Coloniale (1er RAC) avec deux groupes d’obusiers de 105C modèle 1935B et deux groupes de canons de 155C modèle 1946S.

-Trois régiments d’infanterie : un régiment d’infanterie coloniale (3ème RIC) et deux régiments de tirailleurs sénégalais (12ème et 14ème RTS).

-1er Bataillon mixte de canons d’assaut et de chasseurs de chars colonial (issu du 10ème BCC) avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950.

-35ème Bataillon du Génie

-3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-3ème Groupement de Reconnaisance au Contact Nord-Africain (3ème GRCNA) disposant de seize FCM-42, de seize AM modèle 1940 et d’un escadron de fusiliers motocyclistes.

-603ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (huit canons de 75mm et seize canons de 47mm)

-603ème Bataillon de Défense Antiaérienne Nord-Africain (vingt-quatre canons de 37mm)

-20ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain (20ème RANA) avec deux groupes de 105C modèle 1935B et deux groupes de 155C modèle 1946S.

-Trois régiments d’infanterie : 14ème et 15ème régiments de tirailleurs algériens (14ème et 15ème RTA) et le 12ème régiment de zouaves.

-3ème bataillon mixte de canons d’assaut et de chasseurs de chars disposant de deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949H et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950

-37ème Bataillon du Génie

-55ème Division d’Infanterie (55ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique (train, transmissions, ravitaillement…..)

-55ème Groupement de Reconnaisance au Contact (55ème GRC) : douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un escadron de reconnaisance au contact.

-655ème Bataillon Divisionnaire AntiChar (douze canons de 75mm et vingt-quatre de 47mm)

-655ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trente-six canons de 37mm)

-45ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (45ème RAD) : deux groupes de 105C modèle 1935 et deux groupes de 155C modèle 1946S

-Trois régiments d’infanterie : 213ème, 295ème et 331ème Régiments d’Infanterie de ligne

-55ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H

-55ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant chasseurs de chars modèle 1950

-28ème Bataillon du Génie

-Garnison de Paris

Si le 6ème Corps d’Armée (6ème CA) couvre les approches de Paris, les alliés sont bien décidés à tenir la ville avec une garnison qui constitue une unité spécifique. C’est aussi un habile jeu de propagande puisque cela signifie que la ville est toujours sous contrôle allié.

La structure de commandement est fournie par 31ème Corps d’Armée (31ème CA) qui n’est pas réorganisé après HUBERTUS. Cela signifie que les troupes de la Garnison de Paris pourraient former un 31ème CA mais nous en sommes loin.

La Garnison de Paris comprend donc différentes unités de combat, d’appui, de soutien mais aussi de sécurité.

Au moment de l’opération NIBELUNGEN, la Garnison de Paris comprend les moyens suivants :

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-42ème Demi-Brigade de Mitrailleurs Coloniaux (42ème DBMC)

-148ème RIF

-160ème RAP : un groupe disposant de canons de 155C

-31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) : douze chars légers AMX-42, douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes. A noter que les chars légers devaient être remplacés par des canons d’assaut mais cela ne s’est pas réalisé au moment de l’ultime attaque allemande majeure avant l’opération AVALANCHE.

-144ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (144ème RALT) (ex-144ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S.

-1er Régiment de Paris : régiment fournit par la Garde Républicaine et qui assure le maintien de l’ordre à Paris.

Les deux divisions qui suivent ont été affaiblies par les combats de la Campagne de France ce qui explique le choix de ces divisions pour tenir Paris sans que l’on sache si ces divisions seront réorganisées sur le nouveau modèle .

-76ème GRDI : douze AMX-44 et douze AMD

-6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC) : un état-major divisionnaire, des unités de soutien, deux régiments d’infanterie (5ème RIC et 19ème RTS), un régiment d’artillerie coloniale (14ème RAC), 606ème Batterie Mixte Antichar et Antiaérienne, 102ème Bataillon du Génie.

-3ème GRDI : douze AMX-42, douze AM modèle 1940P

-12ème Division d’Infanterie Motorisée (12ème DIM) : un état-major divisionnaire, des unités de soutien, deux régiments d’infanterie (106ème RI et 8ème régiment de zouaves), un régiment d’artillerie divisionnaire (25ème RAD), 612ème Batterie Mixte Antichar et Antiaérienne, 19ème Bataillon du Génie.

Le Conflit (98) Europe Occidentale (64)

Vingt mois d’inactivité ou presque

Ordre de Bataille des Forces Alliées (1) : Forces Terrestres

Après l’échec de l’opération HUBERTUS les alliés peuvent enfin souffler ce qu ne les empêchent pas de rester vigilants en cas d’un nouveau coup de Jarnac des allemands. Tout en maintenant une garde vigilante sur le front qui balafre à nouveau le territoire national, les troupes françaises vont se réorganiser selon un format plus réduit, les pertes ne permettant pas de maintenir un format identique à celui de la mobilisation.

Cela ne se fera pas sans déchirements et murmures, certaines unités qui s’étaient brillamment illustrées se retrouveront dissoutes par la force des choses. Ces mouvements d’humeur ne durent cependant pas.

A cela s’ajoute la remontée en puissance progressive des britanniques, des canadiens, des belges et des néerlandais ces derniers formant une armée commune appelée Armée Belge Libre (ABL).

Ce ordre de bataille est daté du 31 mars 1950 à une date où les plaies d’HUBERTUS et de la Campagne de France ont été pansées et où on commence à envisager la contre-attaque, contre-attaque espérée pour l’été 1950. comme nous le verrons ce ne serra pas encore le cas.

Le dispositif allié est à l’époque essentiellement tenu par les français. Les américains qui viennent d’entrer en guerre ne sont naturellement pas là mais le président Lindbergh à promis l’envoi rapidement de plusieurs divisions pour participer à la lutte contre l’Allemagne.

Aux côtés des différentes armées françaises, on trouve deux armées britanniques composées essentiellement des divisions de l’ancien BEF reconstituées mais avec aussi de nouvelles divisions ainsi qu’une Armée Canadienne en France, une armée théoriquement sous commandement britannique mais qui dispose en réalité d’une grande autonomie.

En Réserve Stratégique, nous avons une Armée Belge Libre (ABL) (en réalité belgo-néerlandaise), une armée britannique et deux armées françaises qui ne sont en réalité que des état-majors, des coquilles vides.

Le dispositif allié se compose de deux groupes d’armées, le GA n°1 qui va de la Mer du Nord à Paris et le GA n°2 qui couvre le front de l’est de Paris à la frontière suisse. A noter que la 5ème Armée dite Armée des Alpes devient indépendante, le GA n°3 ayant été mis en sommeil puisqu’une offensive alpine n’est pas ou n’est plus d’actualité.

Au printemps 1950 le GA n°1 comprend de l’ouest à l’est l’Armée Canadienne en France (ACF), la 1ère Armée Française, la 1ère Armée Britannique et la 2ème Armée Française qui couvre Paris.

Le GA n°2 lui dispose d’ouest en est la 3ème Armée Française (qui doit à terme être relevée par les américains pour rallier le GA n°1), la 4ème Armée Française et la 6ème Armée Française.

A ces armées de première ligne on trouve à la fois des unités en Réserve Stratégique à savoir l’Armée Belge Libre (ABL), la 2ème Armée Britannique, les 7ème et 9ème Armée Françaises qui ne sont que des état-major, de véritables coquilles vides qui vont prendre sous leur commandement des divisions au repos et/ou en reconstitution.

La question des unités motomécaniques à été rapidement tranchée. Alors qu’initialement on voulait créer des Corps Blindés intégrés aux différentes armées on préféra finalement recréer des Corps Autonomes dépendant des état-majors de Groupe d’Armée sous la forme des Corps de Combat Blindé (CCB) qui vont regrouper les différentes Divisions Blindées.

C’est ainsi que le 1er CCB va regrouper les 1ère, 3ème et 5ème DB, le 2ème CCB les 4ème, 6ème et 7ème alors que le 3ème CCB va prendre sous son aile les 3ème et 8ème DB.

En ce qui concerne les deux divisions parachutistes, elles sont placées sous le commandement direct du commandant en chef de l’armée de terre, étant considérées comme des unités à vocation stratégique.

La Réserve Générale est toujours là même si structures et moyens ont été rationalisés là encore pour compenser les pertes et les déficits en effectifs alors que l’industrie à produit largement de quoi remplacer les centaines de canons et d’obusiers détruits et perdus durant la Campagne de France.

On trouve des régiments d’artillerie lourde à tracteur (RALT) à trois groupes de trois batteries de six pièces soit des régiments de 54 pièces. Les canons utilisés sont des canons de 155mm, de 194mm et un nouveau venu un canon de 220L modèle 1950, une évolution radicale du 220L modèle 1917S avec un tube plus long et plus épais (pour permettre d’utiliser des obus plus lourds), de nouveaux outils de pointage et un affût inspiré des 194GPF en attendant une version automotrice (NdA ce canon remplace en production le 194GPF qui reste en service mais va peu à peu céder sa place au nouveau venu).

On trouve également des régiments d’artillerie lourde portée non pas que les canons soient portés comme des automoteurs mais qu’il s’agisse de pièces plus lourdes à savoir du 220mm et du 280mm.

Enfin on trouve des régiments d’artillerie lourde sur voie ferrée, des pièces qui vont parvenues non sans mal à rallier le territoire français sous contrôle allié. Deux régiments sont remis sur pied avec des canons de 320mm, des obusiers de 400mm et des canons de 240mm, ces pièces étant préservées pour la future offensive majeure.

De nouvelles unités de DCA et de défense antichar sont également créées aux côtés d’unités de lance-roquettes multiples pour contrer les Wurfgranate Abteilung.

Armée Canadienne en France (ACF)

Dès la mise en place du BEF il était prévu la mise sur pied d’une Armée Canadienne en France, une Canadian Army in France pour combattre les allemands et renouer avec les heures aussi sanglantes que glorieuses de Passenchdaele et de Vimy.

Cette armée était en théorie sous commandement britannique mais le choix fait par les français de la placer sur le front occidental avec la Manche à l’ouest était un habile coup politique puisqu’entre les canadiens et les britanniques se trouvait la 1ère Armée Française.

Certains britanniques y vont un «coup de Jarnac» du «Général Tornade» ce qui n’est pas forcément impossible mais je ne suis pas là pour sonder les cœurs et les esprits.

Justement en ce printemps 1950 avant l’opération NIBELUNGEN quel visage affiche l’Armée Canadienne en France ?

-Un état-major implanté à Salisbury (qui doit rallier Orléans à terme)

-1er Corps d’Armée Canadien (1er CACAN) :

-Un état-major

-Unités de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un bataillon de lance-roquettes multiples

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Canadienne (1st Canadian (Infantry) Division)

-3ème Division Canadienne (3rd Canadian (Infantry) Division)

-2ème Corps d’Armée Canadien (2ème CACAN) :

-Un état-major

-Unités de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un bataillon de lance-roquettes multiples

-Un bataillon de pontonniers

-2ème Division Canadienne (2nd Canadian (Infantry) Division)

-4ème Division Canadienne (4th Canadian (Infantry) Division)

-3ème Corps d’Armée Canadien (3ème CACAN)

-Un état-major

-Unités de soutien logistique

-Un bataillon de reconnaissance motorisé (chars légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie lourde

-Un bataillon de lance-roquettes multiples

-Un bataillon de pontonniers

-1ère Division Blindée Canadienne (1st Canadian Armoured Division)

-2ème Division Blindée Canadienne (2nd Canadian Armoured Division)

1ère Armée Française

Cette 1ère Armée couvre le flanc oriental de l’ACF et est considérée comme celle devant encaisser le choc d’une nouvelle tentative allemande de franchissement de la Seine.

Ce n’est pas un hasard si elle va comprendre trois corps d’armée à trois divisions d’infanterie et que le 1er CCB est placé dans sa zone de responsabilité opérationnelle (AOR Area of Responsability) pour réagir rapidement à une éventuelle percée teutonne.

De plus les divisions destinées à la composer ont bénéficié de la plus haute priorité en terme d’affectation de personnels et de matériels au point que cela à susciter certaines jalousies et certaines aigreurs que l’on trouvait moins dans les rapports officiels que dans les lettres des soldats.

-Un état-major implanté à Dreux

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée

-GRAVIA-IA (Groupement d’Aviation de la 1ère Armée) : à la différence de la situation avant l’offensive allemande, ce groupement ne possède plus en propre d’unités aériennes qui ont toutes rejoint le giron de l’armée de l’air.

Ce n’est qu’un simple état-major prenant sous son commandement des unités de chasse, d’assaut, de bombardement, de bombardement en piqué, de reconnaissance en fonction des besoins du moment.

Les «terriens» ont d’abord eu peur que les «aviateurs» rechignent à détacher les unités mais cette peur va être très vite balayée.

-Groupement Anti-Aérien de Campagne (GAAC) de la 1ère Armée : Reconstitué après la Campagne de France (1949) il va comprendre six batteries permettant d’affecter deux batteries à chaque corps d’armée, une batterie légère avec douze canons de 37mm et une batterie lourde avec huit canons de 75mm. Certes cela ne permet pas de dresser un barrage infranchissable mais cela peut compléter les unités de DCA des unités de combat.

-Groupement de Soutien Logistique d’Armée

-Groupement de Bataillons de Chars de Combats 501 : A la différence du GBCC-501 première version, ce nouveau groupement regroupe des bataillons de chars lourds pour offrir une réserve blindée en cas de besoin.

Pour la trouver l’état-major de l’armée de terre n’à pas eu besoin de chercher très loin puisque c’était le prétexte pour préserver les BCC dits de quartier général que certains auraient bien aimé voir disparaître.

C’est ainsi que le GBCC-501 comprend les 71ème, 73ème et 75ème BCC qui ont troqué leurs B-1ter dépassés pour de rutilants ARL-44, ce remplacement déjà prévu avant guerre étant vu comme une récompense pour les actes de bravoure menés durant la Campagne de France.

-1er Corps d’Armée (1er CA)

-Un état-major

-601ème Régiment de Pionniers (601ème RP)

-1er GRCA : seize chars légers AMX-44, seize automitrailleuses AM modèle 1940P et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) : deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155mm équipé de canons de 155 GPF-T (Grande Puissance Filloux-Touzard)

-Unités du génie et de soutien

-Elément Aérien de Corps d’Armée 501 (EACA-501): remplace le GAO-501 mais comme le GRAVIA-IA il est un simple état-major qui prend son autorité des avions essentiellement de reconnaissance et d’observation mais on verra des chasseurs et des avions d’attaque passer sous son contrôle.

-68ème Division d’Infanterie (68ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un Groupement de Soutien Logistique

-68ème Groupement de Reconnaissance au Contact (68ème GRC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-668ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-68ème Bataillon Antiaérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (89ème RAD _deux groupes de 105C et deux groupes de 155C_)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 224ème, 225ème et 341ème RI

-68ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (Hotchkiss H-39 avec canon de 75mm en superstructure) (issu du 7ème BCC)

-68ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 associé à un canon de 90mm en superstructure) (issu du 7ème BCC)

-68ème Bataillon du Génie

-4ème Division d’Infanterie (4ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-4ème Groupement de Reconnaissance au Contact (4ème GRC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-604ème Bataillon Divisionnaire Antichar (vingt-quatre canons de 47mm)

-4ème Bataillon de Défense Antiaérienne (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (29ème RAD _deux groupes de 105C et deux groupes de 155C_)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 45ème, 72ème et 124ème RI

-4ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) (issu du 17ème BCC)

-4ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon 90mm en superstructure) (issu du 17ème BCC)

-66ème Bataillon du Génie

-21ème Division d’Infanterie (21ème DI) :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-21ème Groupement de Reconnaissance au Contact (21ème GRC) (douze FCM-42 _remplacement prévu à terme par l’AMX-44_, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-621ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm vingt-quatre canons de 47mm)

-21ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (35ème RAD deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 48ème, 65ème et 137ème RI

-21ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 32ème BCC)

-21ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure). (issu du 32ème BCC)

-29ème Bataillon du Génie

-18ème Corps d’Armée (18ème CA)

-Un Etat-Major de Corps d’Armée

-618ème régiment de pionniers

-18ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (18ème GRCA) : douze chars légers AMX-44, douze AM modèle 1940P et des fusiliers motocyclistes.

-115ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (115ème RALT) (ex-115ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1936S et un groupe de 155L GPF-T (NdA un deuxième groupe est en cours de création quand l’opération NIBELUNGEN est lancée)

-Différentes unités du génie et de soutien

-Elément Aérien de Corps d’Armée 518 (EACA-518)

-9ème Division d’Infanterie Motorisée (9ème DIM) :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-9ème Groupement de Reconnaissance au Contact (9ème GRC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-609ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-9ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (35ème RAD deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois régiments d’infanterie de ligne : 13ème, 95ème et 131ème RI

-9ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949X (châssis d’AMX-42 avec une superstructure disposant d’un obusier de 105mm muni d’un frein de bouche) (issu du 1er BCC)

-9ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure) (issu du 1er BCC).

-18ème Bataillon du Génie

1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-1er Groupement de Reconnaissance au Contact Nord-Africain (1er GRCNA) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-601ème Bataillon Divisionnaire Antichar Nord-Africain (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-601ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-54ème Régiment d’Artillerie Nord-Africaine (54ème RANA) (deux groupes de 105C et un groupe de 155C NdA un deuxième est en cours de création à l’époque de NIBELUNGEN)

-Trois Régiments de Tirailleurs : 27ème Régiment de Tirailleurs Algériens (27ème RTA), 28ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens (28ème RTT) et le 5ème Régiment de Tirailleurs Marocains (5ème RTM)

-1er Bataillon Mixte de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars Nord-Africain avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure). Il est issu du 11ème BCC.

-119ème Bataillon du Génie

5ème Division d’Infanterie Coloniale (5ème DIC)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-5ème Groupement de Reconnaissance au Contact Colonial (5ème GRCC) (douze AMX-42, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-605ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-605ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-13ème Régiment d’Artillerie Coloniale (13ème RAC) (un groupe de 105C et deux groupes de 155C. NdA un groupe de 105C est en cours de création à cette époque)

-Trois Régiments de Tirailleurs Sénégalais : 11ème, 21ème et 23ème RTS

-5ème Bataillon Mixte de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars Colonial avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure) (issu du 24ème BCC)

-101ème Bataillon du Génie

-17ème Corps d’Armée (17ème CA)

-617ème Régiment de Pionniers

-17ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (17ème GRCA) : douze AMX-44, douze automitrailleuses de découverte (NdA solution d’attente en attendant la livraison d’automitrailleuses puissantes)

-143ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (143ème RALT) (ex-143ème RALH) avec deux groupes de 105L modèle 1941T et un groupe de 155L modèle 1945S (NdA un deuxième groupe est en cours de constitution au moment de l’opération NIBELUNGEN).

-Des unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé

-Elément Aérien de Corps d »Armée 517 (EACA-517)

15ème Division d’Infanterie Motorisée (15ème DIM)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-15ème Groupement de Reconnaissance au Contact (15ème GRC) (douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-615ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm vingt-quatre canons de 47mm)

-615ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire (1er RAD) (deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois Régiments d’infanterie de ligne : 4ème, 27ème et 134ème RI

-15ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 34ème BCC)

-15ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950. (issu du 34ème BCC également).

-20ème Bataillon du Génie

3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-3ème Groupement de Reconnaissance au Contact Colonial (3ème GRCC) (douze AMX-44, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-603ème Bataillon Divisionnaire Antichar Colonial (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-603ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire Colonial (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-3ème Régiment d’Artilerie Coloniale (3ème RAC) (deux groupes de 105C et deux groupes de 155C. )

-Trois Régiments d’infanterie coloniale : 1er, 21ème et 23ème RIC

-3ème Bataillon Mixte de Canons d’Assaut et de Chasseurs de Chars Colonial avec deux escadrons de canons d’assaut modèle 1949R (Renault R-40 avec un obusier de 105mm) et deux escadrons de chasseurs de chars modèle 1950 (Somua S-40 avec un canon de 90mm en superstructure). Il est issu du 5ème BCC.

-41ème Bataillon du Génie

24ème Division d’Infanterie (24ème DI)

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement de soutien logistique

-24ème Groupement de Reconnaissance au Contact (24ème GRC) (douze FCM-42, douze AM modèle 1940P et un détachement de fusiliers motocyclistes)

-624ème Bataillon Divisionnaire Antichar (douze canons de 75mm et vingt-quatre canons de 47mm)

-624ème Bataillon Anti-Aérien Divisionnaire (trois batteries de canons de 37mm 36 pièces)

-21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (21ème RAD) (deux groupes de 105C et deux groupes de 155C)

-Trois Régiments d’infanterie de ligne : 50ème, 63ème et 78ème RI

-24ème Bataillon de Canons d’Assaut disposant de canons d’assaut modèle 1949H (issu du 16ème BCC)

-24ème Bataillon de Chasseurs de Chars disposant de chasseurs de chars modèle 1950 (issu du 16ème BCC)

-97ème Bataillon du Génie

Le Conflit (94) Europe Occidentale (60)

A L’HEURE DE LA GLACIATION

Et le front se figea

La Seine comme nouveau Limes

Généralités

Comme nous l’avons vu plus haut, La Seine devient un fleuve frontière, un fleuve qui se couvre de part et d’autre de solides fortifications de campagne. Ce n’est certes pas la Ligne Maginot mais ce ne sont pas, ce ne sont plus les abris et les tranchées du premier conflit mondial.

En fait cette Ligne Morice ressemble beaucoup à la Ligne Doumer qui couvre le nord de l’Indochine avec des ouvrages bétonnés garnis de mitrailleuses et de canons antichars, des tourelles démontables, des puits de mortier (que les servants ont rebaptisé «pots de chambre» car à chaque coup on allait se faire ch…. dessus), des tranchées, des obstacles antichars et antipersonnels, des barbelés et des mines.

Ces travaux sont menés par des unités du génie et des unités de travailleurs. Ils ne sont guère interrompus par les allemands même si parfois il y à quelques duels d’artillerie et quelques attaques aériennes qui provoquent la destruction de certains chantiers et la mort d’ouvriers du génie ou de travailleurs.

Pour tenir ces ouvrages le haut-commandement décide confier leur garde à des RIF, des Régiments d’Infanterie de Forteresse (RIF).

Si les CEO (Compagnies d’Equipages d’Ouvrages) ont été pour la plus tard détruites (la majorité de ces «preux du béton» ont tués ou faits prisonniers, seule une minorité à pu rejoindre non sans mal les territoires sous contrôle allié), les troupes d’intervalles et les unités de mitrailleurs sont parvenus à rallier un territoire allié.

Après avoir envisagé de transférer ses hommes dans des unités de campagne, le général Villeneuve soucieux du moral des troupes et voulant rendre hommage aux «preux du béton» décide de recréer plusieurs régiments d’infanterie de forteresse.

Le rôle de ces nouveaux régiments est différent. Il ne s’agit pas de tenir fermement et d’opposer une résistance farouche mais davantage de servir de sonnette pour contrer une nouvelle tentative de franchissement allemande. Ce dispositif se révélera précieux lors de NIBELUNGEN.

Bien entendu le choix des régiments recréés ne va pas sans querelles et déceptions. Pour montrer que symboliquement tous les RIF ont «bien mérité de la patrie» comme on disait jadis, on choisit un régiment par secteur fortifié ou secteur défensif.

C’est ainsi qu’ouest en est (hors place de Paris malgré le projet de créer un Régiment d’Infanterie de Forteresse de Paris) les régiments suivants sont déployés : 54ème RIF, 87ème RIF, 155ème RIF, 128ème RIF, 167ème RIF, 164ème RIF, 146ème RIF, 133ème RIF, 153ème RIF, 165ème RIF, 79ème RIF, 172ème RIF, 42ème RIF, 10ème RIF, 173ème RIF et 12ème RIF..

Ces régiments sont reconstitués selon un format allégé avec deux bataillons, un en position sur le fleuve ou sur le plateau du Morvan et un autre en réserve prêt à monter en ligne en cas de besoin même si nous le savons leur rôle n’était pas la défense ferme mais l’alerte et la surveillance.

Le haut-commandement ne fait d’ailleurs pas mystère de ces attentions : une fois la contre-offensive engagée, ces régiments seront soit dissous ou réintégrés aux unités de campagne pour participer à la libération du territoire national.

Ouvrages, Points d’Appui, la Ligne…. en détails (ou presque)

Comment donc s’organise la Ligne Morice. C’est clairement une ligne de fortifications de campagne, à mi-chemin entre les tranchées du premier conflit mondial et les ouvrages de la défunte «Muraille de France».

Elle est naturellement construire en profondeur sur plusieurs kilomètres pour encaisser l’énergie cinétique d’une offensive aussi décidée que l’opération HUBERTUS. Les plans n’ont pas été dressés avant guerre _on ne pouvait pas imaginer une France coupée en deux sur La Seine_ mais elle à bénéficié des travaux des Lignes Chauvineau et Doumer mais aussi du retour d’expérience des récents combats de la Campagne de France.

Elle commence les pieds dans l’eau avec des mines et des pieux enfoncés dans la vase, des pieux inclinés à 60° pour qu’une embarcation ne s’empale dessus avec les conséquences que l’on imagine surtout si ces pieux sont garnis de différents pièges explosifs.

Ce niveau «aquatique» ne concerne naturellement pas la partie à l’est de Paris où La Seine se fait plus discrète. A la place des dits obstacles on trouve plutôt un immense fossé antichar.

La rive était couverte de mines, d’obstacles antichars et antipersonnels avant une première tranchée avec des avant-postes bétonnés, des avant-postes disposant d’armes automatiques (mitrailleuses et fusils mitrailleurs).

Ce sont les véritables sonnettes de la Ligne Morice, les hommes présents ici ne doivent pas opposer une résistance acharnée mais doivent vite se replier vers l’arrière quand bien entendu ils le peuvent.

Ces avant-postes sont tenus par les RIF reconstitués tout comme la ligne de contact qui comprend des blockhaus type STG amélioré avec canons antichars de 47mm et mitrailleuses de 7.5mm, fusils mitrailleurs (7.5mm), des cloches d’observation et de tir, le tout accompagné par des puits à mortiers et des tourelles démontables (qui existaient en plusieurs modèles : mitrailleuse de 7.5mm, de 13.2mm, canon de 25mm et de 47mm).

La Ligne Principale de Résistance (LPR) était elle tenue par des unités de campagne. Elle disposait d’ouvrages similaires à ceux de la ligne de contact même si le temps avait permis de soigner davantage la construction.

Aux blockaus de combat s’ajoutaient des abris pour la troupe, des postes de commandement et d’observation, le tout relié entre eux par des tranchées dont une partie était souterraine.

Encore en arrière on trouve des positions d’artillerie pour l’artillerie lourde (105 et 155mm au niveau du corps d’armée mais aussi des pièces plus lourdes). Les positions sont bien aménagées et solidement camouflées, certaines étant des positions factices qui recevaient parfois les hommages de l’artillerie ou de l’aviation allemande.

Pour l’anecdote on verra certains artilleurs chambreurs placer des panneaux rédigés en allemand «Bravo vous avez détruit des canons en bois et des mannequins en mousse. Ne vous découragez pas vous y arriverez la prochaine fois». Si cette blague faisait beaucoup rire les français, elle provoquait plutôt chez allemands de l’énervement et de l’agacement.

En arrière des positions d’artillerie on trouve les zones de regroupement des unités motomécaniques, divisions légères mécaniques et divisions cuirassées.

On passe ensuite dans l’arrière du front avec des routes, des voies ferrées, des aérodromes, des dépôts, des hôpitaux et naturellement toute l’infrastructure de commandement. On trouvait aussi des camps pour les unités qui n’étaient pas en ligne.

Le tout est couvert par de nombreuses batteries de DCA qui saluaient à leur façon l’aviation allemande. Ces batteries d’abord constituées de positions de sac de sable vont se durcir notamment après l’opération NIBELUNGEN.

Si le canon est à l’air libre, les soutes à munitions et les casernements sont souterrains. On trouve également des postes d’observation, des stations radars, des postes de commandement.

Quant aux pièces utilisées on trouve des canons français de 25, 37, 75 et 90mm, des canons britanniques de 20, de 40, de 76.2 et de 94mm en attendant des pièces venues d’Outre-Atlantique.

Renaissance du pays

A l’automne 1949 le quart nord-est du territoire métropolitain est occupé par les allemands. Le territoire à été ravagé par les combats, les populations déplacées ne sont pas encore rentrées chez elles. L’hiver 1949/50 qui va se révéler assez froid va entrainer une disette, une quasi-famine.

En zone non-occupée, le gouvernement de la République Française s’est installé à Tours plutôt qu’à Bordeaux. Le gouvernement polonais s’est installé à Nantes, le gouvernement belge à Caen. Le haut commandement s’installe à Bourges dans un poste de commandement souterrain baptisé ATLANTIDE II.

Tout en réorganisant les institutions (dont le jeu est naturellement mis sous l’éteignoir conflit oblige), le gouvernement français doit également remettre sur pied une économie passablement perturbée par l’occupation d’une grande partie du territoire national.

Certes durant la Pax Armada le gouvernement à mené une politique de déconcentration industrielle en éloignant des frontières des industries sensibles. Certes durant la Campagne les usines ont été peu à peu déménagées au sud de la Loire voir sur la Loire elle même mais il va falloir du temps pour remettre la machine en route.

Des mesures dirigistes sont mises en place ce qui fait dire à certains que la France du PSF est devenue un régime communiste !

En réalité il y à certes une planification mais on laisse suffisamment de latitude aux industriels pour s’adapter.

C’est du pur pragmatisme. La capacité industrielle à été réduite ? Eh bien on va simplifier l’équipement en réduisant le nombre de modèles d’armes, de canons, de chars et d’avions à produire.

Si on prend les armes de l’infanterie, on décide de produire un seul modèle d’arme de poing (MAB modèle 1950 en 9mm), un seul modèle de pistolet mitrailleur (le MAT-49), un seul modèle de fusil en l’occurrence le MAS-40, le MAS-44 étant jugé trop cher à produire et n’apportant finalement qu’une plus-value limitée par rapport au fusil MAS modèle 1940. Naturellement les MAS-36 et 44 restent en dotation dans les unités équipées jusqu’à ce que les combats et leur impact ne nécessite un rééquipement majeur.

Dans le domaine des armes automatiques, le Chatelleraut continue à être produit en grande quantité pour équiper la France mais aussi ses alliés comme la Belgique avec un calibre particulier le 7.65mm. Même chose pour les mortiers (60, 81 et 120mm), les armes antichars (Lance-Roquettes Portables ou LRP).

Dans le domaine de l’artillerie, les pièces les plus anciennes et/ou les plus lourdes sont retirées du service et ferraillées sauf si les stocks de munitions sont encore importants et quand les stocks sont insuffisants mais pas insignifiants eh bien on s’en débarasse sur les allemands pour le plus grand «bonheur» de ces derniers.

Dans le domaine de l’artillerie de campagne et de l’artillerie de corps d’armée aucun nouveau modèle ne sont mis en service, l’artillerie française étant assez moderne dans ce domaine quand éclate le second conflit mondial.

Néanmoins le canon de 75mm TAZ modèle 1939 devient quasi exclusivement un canon antichar, laissant à l’artillerie divisionnaire l’obusier de 105C modèle 1935B et le canon de 155C modèle 1946, évolution du 155C modèle 1917S. De nouveaux modèles sont certes étudiés mais ne seront mis en service qu’après la guerre.

Dans le domaine de l’artillerie lourde, l’artillerie hippomobile devait totalement disparaître suite à la décision du 1er octobre 1948 de ne mettre sur pied que des régiments à tracteurs mais il y à toujours un fossé entre la théorie et la pratique et jusqu’à la fin du conflit il y aura quelques régiments hippomobiles mais dont le nombre sans cesse décroissant montrait que la volonté de motoriser entièrement l’artillerie lourde était toujours là.

Sur le plan des modèles on fait le ménage en conservant en production uniquement le 105L modèle 1936S, le 105L modèle 1941T (Tarbes) restant en service mais dans les nefs de la cité gascone désormais le modèle concurrent est monté.

En ce qui concerne les canons de 155mm, le GPF-T est privilégié par rapport au 155L modèle 1945S même si la production des deux modèles va continuer jusqu’en septembre 1952 quand le 155L modèle 1952 est mis en production, ce canon devant devenir après guerre le canon de 155mm standard de l’armée de terre.

Cela ne veut naturellement pas dire que les 155 plus anciens sont retirés du service, les trois modèles cohabitant jusqu’à la fin du conflit quand le dernier arrivé met à la retraite les anciens dont certains vont connaître une nouvelle carrière pour assurer la défense côtière.

En ce qui concerne l’artillerie automotrice, le Renault R-40 AU-105B reste l’obusier automoteur standars des divisions motomécaniques et de certaines divisions d’infanterie. Il va être complété par un nouvel automoteur de 155mm, le Renault G1R Au-155S qui comme son nom l’indique combine un châssis renforcé du Renault G1R avec un canon de 155L modèle 1945S.

Néanmoins contrairement à ce qui se passe aujourd’hui ce dernier automoteur sera mis en œuvre par l’artillerie de corps d’armée et par la Réserve Générale.

Pour l’artillerie plus lourde, la production du 194mm GPF est stoppée au profit d’un nouveau canon de 220mm, la production du 240mm TAZ modèle 1944 se poursuit à faible cadence mais les modèles plus gros ne sont plus produits. L’ALVF réduit également la voilure en ne concernant que fort peu de modèle (canon de 320mm et obusier de 400mm).

Dans le domaine antichar, le canon de 47mm est toujours là pouvant détruire la majorité des chars allemands, seul le Tigre échappant à sa puissance pour être mieux traité par le canon de 75mm. En revanche le canon de 25mm est peu à peu retiré du service et n’est plus utilisé que dans les fortifications.

Pour l’artillerie antiaérienne, il avait été initialement décidé de ne plus produire que des canons de 37 et des canons de 90mm mais là encore des problèmes industriels ont entrainé la poursuite de la production du canon de 25mm alors que pour les canons de 75mm on se contente d’alimenter un stock abondant de pièces détachées pour maintenir les pièces en service jusqu’à usure complète du tube et/ou épuisement des stocks des munitions.

Dans le domaine des chars et des véhicules blindés il est évidemment impossible de produire un modèle encore que l’idée d’un char de combat unique commence à émerger. L’ARL-44 continue à être produit tandis qu’un modèle amélioré est à l’étude mais la production peine à être lancée (elle le sera d’ailleurs après guerre).

Le char moyen modèle 1943R est toujours produit mais le G1R (son nom usuel) doit être progressivement remplacé par le G2R. En revanche la production du Somua S-45 est stoppée au grand dam de leurs utilisateurs qui le préférait au G1R «On va remplacer notre pur-sang par un percheron» dira un utilisateur du Somua dont l’histoire à oublié le nom.

Pour les chars légers il est impossible de continuer à produire l’AMX-42, l’AMX-44, le FCM-42, le FCM-44. Si le Hotchkiss H-39 à été vite éliminé, les autorités militaires ont longtemps hésité sur le modèle à maintenir en production. Finalement c’est l’AMX-44 qui va continuer à être produit au détriment des autres.

Cela signifie naturellement pas que les autres modèles ont été immédiatement retirés du service, les AMX-42, FCM-42 et 44 sont utilisés jusqu’à leur usure totale ou leur destruction sans parler des imposants stocks. Résultat encore en avril 1954 on trouvera des FCM-42 et 44 en service en petit nombre aux côtés de l’AMX-44 alors que l’AMX-42 n’était plus en service, certains ayant été transformés en chasseurs de chars et en canons d’assaut.

Pour les automitrailleuses, les stocks sont toujours importants malgré les pertes au combat. La production de l’AM modèle 1940P se poursuit dans un modèle amélioré baptisé AM modèle 1950P mais pour des raisons industrielles il est décidé de stopper la production des variantes. Aucune modèle 1950P n’est encore en service au moment de NIBELUNGEN. Des projets sont étudiés au cas où….. .

Les «Pan Pan» devaient être toutes retirées du service mais au final elles vont rester en ligne. A noter qu’il n’est pas exclu qu’une nouvelle AMD plus facile à produire que l’AMP ne soit finalement produite mais rien n’à encore été tranché à l’époque.

En ce qui concerne les canons d’assaut, il était prévu initialement de remplacer les ARL-39V et les Somua Sau-40 par des canons automoteurs mais le retour d’expérience à entrainé un revirement avec le maintien des canons d’assaut en service et le maintien d’une production limitée.

C’est ainsi que les divisions blindées vont conserver les canons d’assaut d’avant guerre, le Somua Sau-40 supplantant peu à peu l’ARL V-39.

En ce qui concerne l’infanterie, les différentes divisions vont recevoir de nouveaux canons d’assaut combinant un châssis de char déclassé (Hotchkiss H-39, Renault R-40 mais aussi AMX-42 et FCM-42) avec une caisse redessinée pour abriter un canon de 75mm ou un obusier de 105mm, les projets de canons d’assaut de 90 et 105mm n’aboutissant qu’après guerre.

En ce qui concerne les chasseurs de chars, toutes les divisions qu’elles soient d’infanterie ou motomécaniques vont recevoir des véhicules inspirés des GPM (Giens Projet Militaire) avec toujours un châssis de chars existant (essentiellement des chars issus des dépôts après revision mais il y eut également de plus en plus des châssis neufs de produits ).

Le chasseur de chars standard de l’armée français est le Chasseur de Chars modèle 1950 combinant un châssis de Somua S-40 renforcé avec un moteur suralimenté pour supporter le poids de la superstructure qui abrite un canon de 90mm modèle 1950, une adaptation antichar du canon antiaérien modèle 1939.

La caisse frustre sur les premiers modèles produits en urgence sera régulièrement améliorée ce qui permet aux spécialistes de distinguer huit lots de production avant qu’en décembre 1952 la production cesse au profit d’un chasseur de chars nettement plus efficient, le Chasseur de chars modèle 1953, un véhicule de conception entièrement nouvelle.

Ce premier modèle est efficace mais jugé perfectible et très vite apparaît un modèle 1951 combinant un châssis de G1R ou de Somua S-45 (en profitant du fait que peu à peu le G2R va supplanter le G1R) avec une superstructure soigneusement dessinée pour abriter un canon antichar de 90mm. Si les véhicules à châssis G1R sont les modèle 1951A, ceux à châssis Somua S-45 sont les modèle 1951B. La production de ce modèle cesse en même temps que celle du modèle 1950.

En ce qui concerne le transport de l’infanterie, la réduction du format de l’armée doit en théorie permettre d’obtenir une infanterie 100% motorisée. Certains rêvent d’une armée de terre disposant uniquement de DIM mais en réalité ce projet ne verra le jour qu’après guerre.

Si pour le transport de l’infanterie, des camions vont être utilisés pour le transport des chasseurs et des dragons portés, la question se pose : roues, chenilles ou semi-chenillés. Le semi-chenillé qui semble unir les inconvénients des deux modes de déplacement est rapidement abandonné.

En revanche la roue et la chenille ont chacun leurs partisans et leurs détracteurs. Finalement le regroupement des DLM et des Divisions Cuirassées sous une même dénomination à savoir la Division Blindée fait triompher la chenille même si on continue d’étudier des véhicules de transport à roues tout chemin toujours utile par exemple pour les missions de police coloniale.

En septembre 1948, deux modèles de véhicules chenillés de transport de troupes existent, le Renault VBCP-40 et le Lorraine 39L. Après le repli industriel, le haut-commandement veut choisir un seul modèle.

Pour se partager le gâteau, Renault et Lorraine propose un modèle commun, le Véhicule Blindé d’Infanterie (VBI) qui reprend les meilleurs éléments des deux constructeurs auxquels il faut ajouter des améliorations liées notamment au retour d’exérience.

Disposant d’une caisse entièrement fermée, d’une tourelle monoplace avec une mitrailleuse de 7.5mm, le VBI modèle 1950 peut embarquer un pilote, un mitrailleur et jusqu’à douze combattants équipés.

Très vite des variantes forment une véritable famille, Renault et Lorraine étant à l’écoute des demandes des opérationnels, multipliant les projets au point que le Ministère de l’Armement doit très vite rappeler les deux industriels à leurs priorités.

Certaines variantes resteront à l’état de projet, de prototype ou ne serront produites qu’après guerre.

Le VBI modèle 1950 très en avance pour son époque va inspirer des créations américaines, britanniques et même soviétique mais ceci se passe après guerre et cela sort du cadre de notre récit.

On assiste également à un effort de standardisation des modèles de camions, de véhicules légers et de motos, toujours pour compenser la perte de potentiel industriel et augmenter les capacités des usines encore disponibles.

Dans le domaine aéronautique, la volonté est identique même si le rêve de «un chasseur, un chasseur lourd, un avion d’assaut, un bombardier médian, un bombardier lourd, un avion de reconnaissance» ne pourra se réaliser pour des raisons de disponibilité, de planification industrielles et de rivalités entre constructeurs.

En ce qui concerne la chasse c’est l’Arsenal VG-52 Phenix qui est choisit pour devenir à terme le chasseur monomoteur standard (NdA il effectuera son premier vol le 17 janvier 1952, à l’époque son nom n’est pas connu).

La production du Dewoitine D-551 et du Bloch MB-159 est progressivement ralentie mais comme Emile Dewoitine et Marcel Bloch ont obtenu de poursuivre la production de pièces détachées, les unités équipées vont pouvoir retarder le rééquipement de leurs unités avec l’ultime évolution du VG-33. Résultat à la fin de la guerre, il y aura toujours des unités équipées de D-551, de Bloch MB-157 et 159.

Dans le domaine de la chasse lourde en dépit de ses performances, le Lockheed H-322 Eclair est peu à peu remplacé par le Farman F.275 qui ne rééquipera pas toutes les unités car le Bréguet Br700C2 va évoluer sous la forme de Br700bis et ter (il y eut bien un projet de Br696 mais le projet ne dépassa pas le stade prototypal, les améliorations n’apportant pas le gain de performances espéré). Même chose pour la chasse de nuit, le Hanriot NC-600 étant décliné en NC-600bis et NC-600ter.

Dans le domaine de l’attaque, le Potez 640 d’appui rapproché est retiré du service car n’ayant pas donné satisfaction tant sur le plan tactique que sur le plan technique. Même chose pour le Bréguet Brr698 de bombardement en piqué, les unités de ce type étant rééquipées de monomoteurs LN-435, ultime déclinaison du LN-420 (qui donna également naissance au LN-430 terrestre ainsi qu’au LN-425 embarqué). Le Bréguet Br697 va lui remplacer les Bréguet Br691 693 et 695 encore en service.

La question du remplacement des bombardiers légers Douglas DB-7 et Glenn-Martin 167F et 187F à été un temps débattue. Certains estimaient que les avions d’assaut faisaient double emploi et qu’il n’était pas nécessaire d’acquérir un nouveau modèle de bombardier léger.

Finalement la France qui avait mis des options sur le B-25 et le B-26 transforme ces options en commandes fermes avec 240 B-25 (120 B-25D, 80 B-25E et 40 B-25F) et surtout 1200 B-26 (400 B-26B, 600 B-26C, 100 B-26D et BB-26E).

Dans le domaine du bombardement médian sont conservés, le Léo 458 dans ses déclinaisons bis et ter mais aussi l’Amiot 371 plus connu sous sa désignation canadienne de Amiot Berry.

Dans le domaine du bombardement lourd, l’armée de l’air conserve ses Géant (B-24 Giant) commandés à 480 exemplaires en attendant ses 160 Géant II (B-32 Dominator) qui ne firent que compléter les précédents.

En ce qui concerne les bombardiers lourds, le Bloch MB-162 doit être remplacé par l’Amiot 374, une version quadrimoteur de l’Amiot 371 plus connu sous le nom de l’Amiot Berry. En ce qui concerne le Bréguet Br482 il fût un temps question d’un Br482bis voir d’un Br482ter mais finalement la décision est prise de remplacer le Br482 et le CAO-700 par le CAO-710, évolution du dernier nommé.

En ce qui concerne l’Amiot 415, cet élégant hexamoteur réponse au Ta-400 basé en Tunisie fût sous utilisé en raison de problèmes techniques récurrents pour ne pas dire constants. Après une ultime tentative, décision est prise de le retirer du service en mars 1952.

Dans le domaine de la reconnaissance, le MB-176 est maintenu notamment dans ses versions évoluées bis et ter. Il est complété par des évolutions du D-720 (D-720F) et de l’ANF-123 (ANF-123bis). L’Amiot 372 de reconnaissance un temps menacé va finalement remplacer le Bloch MB-178 comme avion de reconnaissance à haute altitude en profitant d’un équipage concentré dans un capsule pressurisée à l’avant.

Bien que la situation militaire soit difficile, le gouvernement prépare l’avenir en s’intéressant à la propulsion à réaction. Un accord trilateral anglo-américano-français rationnalise les projets de chasseur et de bombardier disposant d’un nouveau mode de propulsion, le moteur à piston ayant atteint les limites de son dévellopement technologique.

Cet accord signé dès le mois d’octobre 1948 va aboutir à la mise au point d’appareils aussi célèbres que le Gloster Meteor, le Bloch Ouragan, le Bell P-64 Airacomet, le Lockheed P-65 Shooting Star ou encore le Bréguet Vautour.

Ces appareils vont apparaître à la fin du conflit, menant quelques missions mais à une époque où la Luftwaffe était clairement affaiblie. Autant dire que l’impact des avions à réaction sur les opérations à été pour le moins limité. Il va néanmoins préparer le passage dans une nouvelle ère des différentes armées de l’air.

En ce qui concerne la construction navale, la perte des chantiers au nord de la Seine est durement ressentie. La construction des grandes unités est un temps remise en question au profit des unités légères.

Finalement la construction des unités majeures reprend avec les deux derniers cuirassés construits par la France et trois porte-avions d’un nouveau type plus gros, plus rapides et plus modernes.

Le Conflit (89) Europe Occidentale (55)

Ordre de Bataille des forces alliées (1) Forces Terrestres

Préambule

Quand les allemands déclenchent l’opération HUBERTUS, les forces alliées sont entre deux eaux, elles ont un peu récupéré des terribles combats sur la terre de France mais sont encore loin d’être capables de repasser à l’offensive pour libérer les territoires occupés.

Le dispositif allié à l’ouest de Paris mélange unités expérimentées mais éprouvées avec des unités fraiches mais sans réelle expérience du combat.

Dans la mesure du possible, le général Villeneuve à essayé d’associer les deux dans l’espoir que les premières infusent leur expérience aux secondes et que ces dernières apportent leur énergie encore intacte.

Si quelques positions de campagne ont été construites, bien entendu les alliés savent qu’en cas de franchissement de La Seine par des unités allemandes il faudra tenir le plus longtemps possible puis se replier étapes par étapes.

Ce choix d’une défense en profondeur est une leçon des combats à l’ouest. Si une percée durant la première guerre mondiale n’était pas forcément rédhibitoire car les troupes d’exploitation mettait du temps à intervenir, en 1949 avec des unités motomécaniques c’est nettement plus problématique ce qui impose de multiplier les moyens de freinage.

Au delà de la zone des armées (50km au sud de La Seine, des positions de surêté sont aménagées pour contrer un raid motorisé surprise.

Ces positions sont tenus par les régiments territoriaux, par la gendarmerie et par des unités en cours de reconstitution. Une 10ème Armée est créée le 19 septembre 1949 pour commander ce dispositif et soulager les autres armées qui peuvent se concentrer sur les rives de La Seine.

7ème Armée

Passablement éprouvée, cette 7ème armée est un temps menacée d’être rayée des registres mais finalement pour des questions de moral des troupes et de propagande on décide de la maintenir en ligne pour tenir la rive sud de l’Estuaire de La Seine.

Les deux corps d’armée encore présents (14ème et 18ème CA) sont toujours là et vont être renforcés par le 17ème Corps d’Armée (17ème CA) issu de la Réserve Stratégique et qui brûle d’en découdre, frustré d’être rester spectateur des combats depuis le 10 mai 1949.

-Unités dépendant de la 7ème Armée :

-401ème RAAC : n’aligne plus que trois batteries antichars, une batterie de six canons de 75mm et deux batteries de douze canons antichars de 47mm soit un total de trente pièces.

-407ème Régiment de Pionniers (407ème RP) : aménage des positions défensives et sert de sentinelle pour compléter les unités en ligne.

-Groupement des BCC de la 7ème Armée (GBCC-507) : 7ème BCC douze FCM-42 et 32ème BCC seize FCM-42.

-18ème Corps d’Armée (18ème CA) :

618ème Régiment de Pionniers (618ème RP), 18ème GRCA (huit AMX-42 et huit AM modèle 1940P), 101ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 27ème GRDI (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 21ème DI, 68ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), 9ème DIM, 91ème GRDI (seize AMX-44 et seize AMP) et 1ère DINA.

-17ème Corps d’Armée (17ème CA) :

617ème Régiment de Pionniers (617ème RP), 17ème GRCA (douze AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 143ème RALH (deux groupes de 105mm _canons de 105L modèle 1941T_ et deux groupes de 155mm _canons de 155L modèle 1945S_), 97ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), la 7ème DINA, le 75ème GRDI (seize AMX-42 et douze AMD) et la 5ème DIC.

-14ème Corps d’Armée (14ème CA) :

14ème GRCA (douze Hotchkiss H-39 et seize AM modèle 1940P), 125ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 190ème RALT (deux groupes de 220C modèle 1916), 6ème GRDI (douze FCM-42 et huit AM modèle 1940P), 3ème DIM, 28ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD), 24ème DI, 18ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et 23ème Division d’Infanterie (23ème DI).

1ère Armée

-Unités dépendant directement de la 1ère Armée :

-GBCC-501 : 1er BCC (douze Renault R-40), 11ème BCC (trente-deux Renault R-40), 24ème BCC (six FCM-42), 34ème BCC (vingt-quatre FCM-42)

-1er GAAC : une batterie mixte (37 et 75mm)

-402ème RAAC : quatre batteries de douze canons antichars de 47mm et deux batteries de six canons antichars de 75mm soit un total de 60 pièces réparties entre les différents corps d’armée.

-19ème Corps d’Armée (19ème CA) placé en réserve d’armée avec son 619ème RP, son 19ème GRCA (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), son 106ème RALH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), un 3ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), la 15ème DIM, le 80ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et la 1ère Division Marocaine.

-4ème Corps de Cavalerie/1er Corps de Cavalerie Polonais : Un groupement antichar et antiaérien disposant de canons de 47mm Puteaux modèle 1937 et de canons de 40mm Bofors, les premiers étant antichars et les seconds antiaériens, Un régiment d’artillerie lourde disposant de trois groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T, une 10ème Division Blindée (Humber Armoured Car, Hotchkiss H-39, Renault R-40 et B-1bis) et une 21ème Division Blindée (Humber Armoured Car, Hotchkiss H-39, B-1bis). Ce corps d’Armée est également placé en réserve d’armée mais uniquement pour une contre-attaque offensive ou défensive.

31ème Corps d’Armée (31ème CA) :

631ème Régiment de Pionniers (631ème RP), 31ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (31ème GRCA) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte, 144ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (144ème RALH), 76ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (76ème GRDI) (Hotchkiss H-39 et AMD) , 6ème Division d’Infanterie Coloniale (6ème DIC), 3ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie Polonais (3ème GRDIPol) disposant d’autos blindées Daimler Dingo et de chars légers AMX-44, 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP)

-20ème Corps d’Armée (20ème CA) :

620ème RP, 20ème GRCA (douze Hotchkiss H-39 et de douze AM modèle 1940P), 104ème RALT (un groupe de 105mm et d’un groupe de 155mm), 4ème GRDI (douze AMX-42 et de douze AM modèle 1940P), 12ème DIM, 95ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B des «Pan Pan » à canon de 47mm) et la 5ème DINA.

-1er Corps d’Armée Polonais (1er CAPol) :

un groupement antichar et antiaérien (canons antichars de 47mm et canons antiaériens de 40mm Bofors), un GRCA disposant de Daimler Armoured Car, un bataillon du génie, une régiment d’artillerie de marche avec deux groupes de 155mm et un groupe de 194mm, le 5ème GRDIPol (12 Daimler Dingo et 8 AMX-42), la 5ème DIP, le 6ème GRDIPol (huit Daimler Dingo et huit AMX-42) et la 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG).

-2ème Corps d’Armée :

602ème RP, 2ème GRCA (huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 105ème RALH (un groupe de 155mm et deux groupes de 105mm), 191ème RALT (deux groupes de 220C), 7ème GRDI (dix AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 1ère DIM, 92ème GRDI (dix AMX-44 et huit AM modèle 1940P) et la 2ème DINA.

2ème Armée

Unités dépendant directement de la 2ème Armée :

-412ème Régiment de Pionniers (412ème RP)

-2ème GAAC avec deux batteries mixtes de campagne qui se sont repartis les hommes disponibles, les hommes en surnombre ont été évacués vers la Bretagne et le Sud-Ouest pour préparer la mise au point de nouvelles unités.

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 502 (GBCC-502) : 2ème BCC (16 Renault R-40 à son arrivée sur la Seine, nombre qui remonte à vingt avec l’arrivée de chars de réserve), 10ème BCC (16 FCM-42), 18ème BCC (douze FCM-42 à l’arrivée sur la Seine mais seize a moment de l’attaque allemande) et 35ème BCC (vingt FCM-42)

A l’origine on trouvait d’ouest en est, les 5ème, 6ème et 22ème CA. Le 33ème CA issu de la Réserve Stratégique ne va pas relever l’un de ces trois CA mais va s’inserrer entre le 22ème CA et le 3ème CA qui dépend lui de la 9ème Armée, le 3ème Corps d’Armée couvrant le flanc sud-ouest de la Poche de Paris.

-5ème Corps d’Armée (5ème CA) :

605ème Régiment de Pionniers (605ème RP), 5ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (5ème GRCA) (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 110ème RALCH (un groupe de 105 et un groupe de 155mm), 194ème RALT (trois groupes de 220C modèle 1916), 93ème GRDI (huit FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 3ème DINA, 64ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et 55ème DI.

-6ème Corps d’Armée (6ème CA) :

606ème Régiment de Pionniers (606ème RP), 6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) (dix FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 118ème RALH (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 71ème GRDI (huit Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P), 1ère DIC, 36ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AM modèle 1940P) et 41ème DI.

-22ème Corps d’Armée (22ème CA) :

622ème RP, 22ème GRCA (douze FCM-42 et douze AM modèle 1940P), 180ème RALT (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 73ème GRDI (huit AMX-44 et seize AM modèle 1940P), 3ème DIC, 60ème GRDI (douze Hotchkiss H-39 et douze AMD-178B) et 71ème DI.

-33ème Corps d’Armée (33ème CA) :

633ème Régiment de Pionniers (633ème RP), 33ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (33ème GRCA) (seize AMX-42 et seize AM modèle 1940P), 146ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 57ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P), 62ème DI, 56ème GRDI (seize FCM-42 et vingt-huit AM modèle 1940P) et 63ème DI.

9ème Armée

Unités dépendant de l’état-major de la 9ème Armée :

-9ème GAAC : deux batteries mixtes de campagne (canons de 37mm et de 75mm)

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat 509 (GBCC-509) : 16ème BCC (seize puis vingt-quatre Renault R-40), 29ème BCC (seize Renault R-40)

-102ème DIF (défense de la Ligne Chauvineau) : 42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux, 148ème RIF, deux groupes du 160ème RAP. Il s’appuie sur le 21ème CA.

-3ème Corps d’Armée (3ème CA) : (couvre le flanc sud-ouest de la «Poche de Paris»)

3ème GRCA (12 AMX-44 et 12 AM modèle 1940P), 102ème RALT (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 361ème RALP (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 1er GRDI (huit FCM-42 et douze AMP), 5ème DI, 30ème GRDI (12 FCM-42 et 12 AM modèle 1940P) et 18ème DI.

-15ème Corps d’Armée (15ème CA) : (couvre le flanc nord-ouest de la «Poche de Paris» entre le 3ème CA et le 21ème CA)

615ème RP, 15ème GRCA (seize Hotchkiss H-39 et douze AMD), 141ème RALH (un groupe de 105mm et deux groupes de 155mm), 72ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 2ème DIC, 74ème GRDI (seize Hotchkiss H-39 et douze AMP) et 4ème DIC.

-21ème Corps d’Armée (21ème CA) : (couvre le nord de la «Poche de Paris»)

621ème RP, 21ème GRCA (huit AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 109ème RALH (un groupe de 105 et un groupe de 155mm), 66ème GRDI (huit AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 53ème DI, 9ème GRDI (six AMX-42 et six AM modèle 1940P), 61ème DI.

-4ème Corps d’Armée (4ème CA) : (couvre le flanc est de la «Poche de Paris»)

604ème RP, 4ème GRCA (douze AMX-44 et douze AM modèle 1940P), 111ème RALCH (un groupe de 105mm et un groupe de 155mm), 356ème RALP (deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm), 94ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P), 4ème DINA, 24ème GRDI (douze AMX-42 et douze AM modèle 1940P) et 22ème DI.

-32ème Corps d’Armée (32ème CA) :

(sud de la «Poche de Paris» sur La Seine) 632ème RP, 32ème GRCA (douze AMX-42 et douze AMD-178B), 145ème RALH (deux groupes de 105mm et deux groupes de 155mm), 77ème GRDI (douze AMX-44 et douze AMD-178B), 7ème DIC, 4ème GRDIPol (douze AMX-44 et douze Daimler Dingo) 4ème DIP.