Mitteleuropa Balkans (101) Roumanie (31)

Véhicules

Chars

Renault FT

Surnommé le «char de la victoire», le Renault FT (et non FT-17 comme on l’écrit parfois) peut être considéré comme un char canonique car il fixe l’organisation générale d’un char moderne avec le moteur à l’arrière, la tourelle au centre et le pilote à l’avant, les chars s’éloignant de ce concept étant peu nombreux.

Produit en masse (4516 exemplaires), il va équiper l’armée française et ses alliés, participant aux offensives finales de l’été 1918 aboutissant à l’armistice de Rethondes.

Dans l’immédiat après guerre un certain nombre d’exemplaires sont cédés à des pays étrangers ce qui permet à nombre d’entre-eux de faire connaissance avec le char et développer des unités motomécaniques en fonction bien entendu de leurs ambitions et de leurs moyens.

En 1919 l’Armata Regala Romana reçoit 76 Renault FT ce qui permet la création d’un premier régiment blindé. Ce char va être peu à peu remplacé par des chars de conception et de fabrication tchécoslovaque.

En septembre 1941 il est officiellement retiré du service et les véhicules survivants sont stockés et entretenus pour participer éventuellement au maintien de l’ordre.

Sept ans plus tard quand le second conflit mondial éclate il ne restait plus que vingt-quatre exemplaires en état de marche, les autres ayant été ferraillés ou cannibalisés pour fournir des pièces détachées.

Ils reprennent du service sur l’aéroport de Bucarest pour protéger le site d’un éventuel assaut parachutiste soviétique qui ne sera jamais mené. Quelques véhicules sont transférés à la Gendarmerie pour participer au maintien de l’ordre en zone rurale.

Quand le second conflit mondial se termine il ne reste plus que six chars de ce type qui sont rassemblés puis utilisés comme cible pour les exercices de tir des unités de l’Armée Rouge déployés en Roumanie.

Si un Renault FT est bien exposé au musée de la Guerre à Bucarest c’est qu’il s’agit d’un char acquis aux Etats-Unis, transféré en Roumanie, restauré et exposé.

Caractéristiques Techniques du Renault FT

Poids total : (char-mitrailleur) 6.5 tonnes (char-canon de 37mm) 6.7 tonnes

Dimensions : longueur 4m (5.10m avec la queue passe tranchée) largeur 1.74m hauteur 2.14m

Motorisation : un moteur Renault 4 cylindres développant 35 ch à 1300 tours minutes. Boite à quatre vitesse + une marche arrière. Réservoir de 96 litres d’essence

Vitesse maximale 7.8 km/h, environ 2 km/h en terrain varié Pente 45° Autonomie : 8 heures

Blindage : tourelle blindée à 22 et 16mm, parois verticales 16mm parois obliques 8mm plancher 6mm

Armement : (char-mitrailleur) une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 de 8mm avec 4800 coups en 50 bandes articulées de 96 cartouches ou un canon de 37mm semi-automatique modèle 1916 avec 237 obus. Certains Renault FT mitrailleurs ont été réarmés avec une mitrailleuse Darne de 7.5mm.

Equipage : 2 hommes (mécanicien pilote et chef de char tireur).

AH-IV

Strigsvan M/1937, version utilisée par la Suède de l’AH-IV

Le AH-IV est une chenillette tchécoslovaque mise au point dans les années trente et qui connu un certain succès à l’export puisqu’il fût exporté en Romanie, en Suède et en Iran.

A l’origine de ce véhicule figure la volonté de la Českomoravská Kolben-Daněk (CKD) de mettre au point un véhicule mieux conçu que le Tancik vz.33 avec notamment un mitrailleur en tourelle alors qu’il était installé en caisse sur le vz.33.

Le premier client est l’armée iranienne qui passe commande dès 1935 de cinquante exemplaires plus un prototype. Les premiers exemplaires arrivent en août 1936 et la commande est honorée en mai 1937 même si l’armement ne fût installée qu’en novembre 1937. Très satisfaits les iraniens souhaitèrent commander entre 100 et 300 exemplaires supplémentaires mais la guerre de Pologne plus le veto allemand empêcha la commande de se concrétiser.

La Roumanie elle passe commande de trente-six exemplaires baptisés AH-IV-R (AH-IV-Roumanie) via un contrat le 14 août 1936. Les premiers véhicules sont livrés en octobre 1937 à temps pour les manœuvres automnales où ils donnent satisfaction. Ce sera moins le cas pour les exemplaires suivants ce qui explique qu’ils ne seront officiellement acceptés qu’en août 1938. Le projet de le produire sous licence ne dépassa pas le stade de l’unique prototype.

Aux commandes iraniennes s’ajoutèrent également une commande suédoise de quarante-huit chenillettes désignées Stridsvagn m/37 et qui vont être livrées en 1938 après une évaluation concluante en 1937.

Au sein de l’armée royale roumaine les AH-IV désignés R-1 furent déployés au sein des unités de cavalerie, les cinq divisions de cavalerie se partageant les trente-six chenillettes sous la forme de douze pelotons de trois véhicules.

Si les 1ère, 3ème et 5ème divisions de cavalerie disposaient chacune de trois pelotons, les 2ème et 4ème possédaient un unique peloton pour la première et deux pour la seconde.

Ces véhicules ont été vité déclassés et vont être retirés des unités de première ligne à l’automne 1945. Après une méticuleuse inspection sur les vingt-huit véhicules encore disponibles seuls vingt ont été préservés pour être réutilisés en cas de besoin.

Utilisés pour l’entrainement et la formation les R-1 ont pour certains repris du service pour la sécurisation des arrières.

Au moins un exemplaire à été modifié pour recevoir un canon antichar sovietique de 45mm en superstructure mais on ignore son utilisation comme son sort final. Les quelques exemplaires ayant survécu à la guerre ont été rapidement envoyés à la casse à la fin des années cinquante.

Caractéristiques Techniques

Poids : 3.9 tonnes

Dimensions : longueur 3.2m largeur 1.73m hauteur 1.67m

Motorisation : un moteur 6 cylindre Praga RHP de 55ch

Performances : vitesse maximale 45 km/h Distance franchissable 170km

Blindage : 6 à 12mm

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm

Equipage : deux hommes

Skoda LT vz.35 (S-II)

Skoda LT vz.35

Le Skoda LT vz.35 (S-II) est un char léger de conception et de fabrication tchécoslovaque. Avec son compère le Panzer 38(t), le futur Panzer 35(t) allait compléter les Panzer III et IV produits en nombre insuffisant pour équiper les Panzerdivsionen. A leur apogée, quatre divisions blindées (4. PzD, 6. PzD, 7. PzD, 8. PzD) furent équipées de chars tchèques.

Ce char de 9 tonnes était un char médiocre. Son blindage riveté était son défaut principal car quand il était touché, il projetait à l’intérieur ces rivets, tuant ou blessant l’équipage.

Le dévellopement de ce char léger commença en 1934 quand l’armée tchécoslovaque demanda un nouveau char léger dit de cavalerie pour succéder au LT vz.34 déjà en service. La firme CKD implantée à Prague perdit face au projet de la firme Skoda.

La première commande de 160 exemplaires est passée le 30 octobre 1935, les livraisons commençant en décembre 1936 suivit de commandes supplémentaires, la production étant partagée entre Skoda et CKD suite à un accord de production.

La production fût laborieuse, les problèmes de mise au point nombreux, nécessitant de fréquents retours en usine.

En dépit de ces problèmes, l’étranger se montrant intéressé par ce char léger qui fût commandé par la Roumanie (126 exemplaires) et la Bulgarie qui récupéra dix exemplaires initialement commandés par l’Afghanistan. L’URSS évalua ce char mais ne donna pas suite. La Slovaquie indépendante récupéra 52 exemplaires auprès des allemands à qui ils devaient leur indépendance.

Ces chars furent retirés du service avec la mise en service du Panther qui avait finit de rééquiper ces quatre divisions quand éclate le second conflit mondial.

La quasi-totalité des Panzer 35 (t) est feraillée mais certains sont conservés en réserve au cas où utiliser pour l’instruction.

Une demi-douzaine de chassis sont récupérés pour servir de prototypes pour un chasseur de char, le Marder III qui combine le chassis du Pz 35(t) avec à la place de la tourelle une superstructure protégeant un canon antichar de 75mm.

L’Armata Regala Romana mis en service 126 exemplaires et voulu acquérir 382 exemplaires mais cette commande fût annulée en raison du démantèlement de la Tchécoslovaquie en mars 1939 et surtout la prise de contrôle allemande des industries militaires tchèques.

Les 126 exemplaires vont être essentiellement utilisés par la 1. diviziune blindată, une division blindée l’unité division motomécanique de l’armée royale roumaine avant le début du second conflit mondial.

Ces chars étaient déclassés pour ne pas dire obsolètes en septembre 1948 mais la Roumanie n’à pas vraiment le choix et doit conserver ses R-2 _désignation roumaine de ce char_ et ses Renault R-35 en service en attendant la livraison de Panzer III et de Panzer IV.

Ces chars sont mêmes engagés en juin 1950 en URSS. Certes à l’époque ils n’étaient plus utilisés que dans la reconnaissance et non le combat mais c’était signe que l’équipement de l’armée roumaine n’était pas à la hauteur pour des combats de haut intensité.

Si il pouvait combattre les chars légers amphibies de reconnaissance de la RKKA il devait fuir le combat contre des chars BT et T-34 dont certains équipaient des unités de reconnaissance de l’Armée Rouge.

Les pertes sont lourdes lors des phases estivales de l’opération BARBAROSSA et bien entendu lors de la contre-offensive ennemie.

Fin 1950 il restait 64 chars disponibles qui sont maintenus au sein de la division blindée pour la reconnaissance avec deux pelotons de huit véhicules soit seize blindés, seize autres formant quatre pelotons de quatre véhicules pour renforcer les divisions de cavalerie.

Le reste soit 32 véhicules est d’abord conservé en réserve puis 24 d’entre-eux sont transformés en chasseurs de chars sous le nom de TACAM R-2, un véhicule combinant le châssis renforcé du char tchèque avec une superstructure abritant un canon de 76.2mm soviétique.

Ces vingt-quatre chars vont former trois compagnies indépendantes de huit véhicules détachées en fonction des besoins aux divisions d’infanterie combattant les soviétiques puis les allemands après le basculement roumain de septembre 1953.

A l’époque il restait douze exemplaires qui vont former un régiment indépendant composé de TACAM R-2 et de SU-76 mais ceci est une autre histoire.

A la fin du conflit il restait quatre R-2 en version char léger qui sont tous envoyés à la ferraille car d’aucune utilité pour la nouvelle armée roumaine bien équipée en chars d’origine soviétique.

Caractéristiques Techniques du Skoda L.T vzor 35

Poids : 10.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.45m largeur 2.14m hauteur 2.20m

Motorisation : moteur essence Skoda T11 de 120ch

Performances : vitesse maximale sur route 35 km/h Autonomie sur route 190km (115km en tout terrain)

Blindage : maximale 25mm

Armement : tourelle biplace abritant un canon de 37mm Skoda de 40 calibres pouvant pointer en azimut sur 360° et en site de -10° à +25° avec 72 obus en réserve. Il est associé à une mitrailleuse de 7.92mm qui partage avec la mitrailleuse de caisse le stock global de 1800 cartouches

Equipage : 4 hommes (pilote, opérateur radio-mitrailleur, pourvoyeur et chef de char/tireur)

Renault R-35

Défilé de R-35 roumains

Au début des années trente le char léger français standard est encore le vénérable Renault FT alias le «char de la victoire» autant dire une antiquité militaire. De plus sur le plan quantitatif la flotte souffrait d’une usure et d’un vieillissement important qui rendait peu probable la mobilisation de la totalité du parc en cas de guerre.

Un programme pour un char léger de 6 tonnes à deux hommes, 40mm de blindage et armement mixte (canon et mitrailleuses) est officiellement lancé le 2 août 1933. A ce programme répondent Renault, Batignolles-Châtillon, Hotchkiss, FCM (Forges et Chantiers de la Méditerranée), APX et Delaunay-Belville.

Le concours lancé le 2 août 1933 est modifié le 22 mai 1934 aboutissant à la construction de prototypes par tous les constructeurs sauf Delaunay-Belville.

La firme de Billancourt propose un char biplace de 11 tonnes armé d’un canon de 37mm SA modèle 1918 (le même que le FT) et une mitrailleuse. Le prototype va être testé à partir d’août 1934 et adopté le 25 juin 1936 sous le nom de char léger modèle 1935R tout comme ses concurrents FCM et Hotchkiss, les futurs FCM-36 et Hotchkiss H-35.

Quand éclate la guerre de Pologne, pas moins de dix-sept bataillons de chars de combat sont équipés de Renault R-35 soit un total de 765 chars, le total étant porté à 900 chars au printemps 1940, à l’apogée de la puissance des forces armées françaises avant que la démobilisation ne soit enclenchée pour soulager une économie en souffrance. A cela s’ajoute des véhicules en réserve et d’autres véhicules déployés dans l’Empire.

Un certain nombre de chars ont également été exportés essentiellement pour des raisons diplomatiques, cinquante envoyés en Pologne en juillet 1939, quarante envoyés en août-septembre 1939 en Roumanie et cent en Turquie en février et en mars 1940. Un deuxième lot aurait du être envoyé à la Pologne mais il va équiper le voir le 68ème BCC.

La production cesse à la fin du mois d’avril quand le R-40 prend le relais. Au total 1460 chars sont sortis des chaines de montage.

Après la démobilisation, quatorze bataillons de chars de combat restent stationnés en métropole avec ce Renault R-35 soit un total de 630 chars en service.

A ces chars s’ajoute ceux déployés dans l’Empire au sein des 62ème et 66ème BCC stationnés au Maroc et au sein du 64ème BCC stationné en Algérie soit un total de 135 chars auxquels s’ajoutent les deux BCC du Levant, portant le total à 225 chars.

Cela nous donne un total de 855 chars plus les 190 chars exportés et 120 utilisés pour l’expérimentation, les tests, l’instruction soit un total en ligne en France de 975, le reliquat soit 295 étant stockés.

Ces stocks vont servir à rééquiper la section de chars de Madagascar (huit blindés en ligne plus six en réserve soit un total de quatorze véhicules) ainsi que les deux compagnies de chars d’Indochine soit un total de trente chars en ligne plus quinze en réserve soit un total de quarante-cinq blindés sortis des stocks.

Cela nous laisse donc un total dans les stocks de 236 Renault R-35. Ce nombre va en réalité augmenter car un certain nombre de bataillons vont remplacer ces blindés par des chars plus modernes, ne laissant que trois BCC équipés de Renault R-35 soit un total en ligne de 135 chars, laissant un stock confortable de 631 exemplaires.

Du moins officiellement car en toute discrétion, un bataillon à été livré à l’armée portugaise (45 chars + 21 en réserve) et un autre à l’armée espagnole (45 chars +21 en réserve) soit un total corrigé de 599 chars disponibles plus les 120 cités soit 719 chars.

Ces chars vont participer au second conflit mondial durant la phase initiale de la mobilisation en attendant la disponibilité de chars plus modernes comme le FCM-42 et l’AMX-44 même si durant le conflit certains BCC remplaceront leurs chars légers par des canons d’assaut peut être plus modernes et surtout mieux adaptés ce qui avait également l’avantage de réserver la production des chars aux divisions blindées [NdA en 1952 les DLM et les Divisions Cuirassées ont été rebaptisées et uniformisées]).

En décembre 1937 la Roumanie décide de commander 200 exemplaires du Renault R-35 (baptisés Tancuri R-35) qui doivent être produits sous licence mais devant la difficulté du projet on décide de commander 41 exemplaires directement à la France, ces chars étant tous livrés en septembre 1939.

Aucun R-35 ne sera construit en Roumanie, Bucarest récupérant 34 chars ayant appartenu à l’armée polonaise portant son parc à 75 exemplaires, le reste du projet étant annulé, Bucarest préférant acquérir des chars plus modernes venant notamment d’Allemagne mais ceci est une autre histoire.

En septembre 1948 le Renault R-35 est encore en service. Sur les 75 exemplaires disponibles en 1940 il n’en restait plus que 54 en état de combattre. Ils ont été réarmés avec un canon de 45mm d’origine soviétique et rebaptisés Vanatorul de Care R-35.

Vanatorul de Care R-35

Les douze premiers véhicules ont été armés avec des canons récupérés dans une zone disputée de la frontière roumano-soviétique avant que d’autres canons soient récupérés sur certains chars soviétiques capturés ou dans les convois immobilisés par l’aviation et abandonnés par des unités de la RKKA cherchant à se replier vers l’est.

Trente-six exemplaires ont été ainsi modifiés avec une nuque de tourelle allongée pour absorber le recul supplémentaire. Ces véhicules pouvaient tirer leur épingle du jeu contre les chars BT ou les chars plus anciens mais évidemment face aux T-34 et aux KV ils ne pouvaient rien faire.

Ils vont rester en service jusqu’à la fin du second conflit mondial. En avril 1954 il restait huit exemplaires qui sont tous envoyés à la casse sauf deux, un exposé à Bucarest un deuxième exposé au musée des blindés à Saumur en France.

Caractéristiques Techniques du char léger modèle 1935R

Poids total : 11 tonnes

Dimensions : Longueur totale 4.02m Largeur totale 1.85m Hauteur totale 2.13m (1.37m sans tourelle)

Motorisation : un moteur Renault 447 4 cylindres développant 85ch à 2200 tours/minute alimenté par 166 litres

Vitesse maximale : 20 km/h Pente : 75% Autonomie : 130km

Blindage : 40mm maximum

Armement : (configuration initiale) un canon de 37mm SA modèle 1918 puis SA38 alimenté à 100 obus et une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm approvisionnée à 2400 cartouches (configuration modernisée) un canon de 47mm SA35 alimenté à 90 obus et une mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm approvisionnée à 2400 cartouches

Equipage : un mécanicien pilote et un chef de char, le premier en caisse et le second en tourelle

Tancuri T-38

Skoda LT Vzor.38

Le Skoda L.T Vzor 38 est une version améliorée du vz.35 avec un blindage en partie boulonné, blindage renforcé passant à 50mm à l’avant. La dotation en munitions est augmentée passant à 90 coups de 37mm et à 2550 cartouches pour les mitrailleuses.

Le développement commence en 1937 suite à l’échec relatif du LT vz 35 qui était largement perfectible. CKD l’un des producteurs partit du futur Pz35 (t) et améliora la suspension avec un système Christie.

Avant même une commande nationale, cette version améliorée du LT vz35 fut exportée en Iran (50), au Pérou et en Suisse (24). Les chars commandés par la Lituanie non livrés en raison de l’annexion soviétique furent récupérés par la Slovaquie. La Grande-Bretagne évalua un exemplaire mais ne donna pas suite à une potentielle production sous licence.

Le 1er juillet 1938, l’armée tchécoslovaque passa commande de 150 exemplaires mais aucun appareil n’entra en service avant l’occupation allemande (mars 1939), la production continua ensuite pour l’Allemagne qui manqua de chars pour armer ses Panzerdivisionen.

A l’apogée de leur carrière allemande, les Panzerkampfwagen 38 (t) équipèrent quatre divisions blindées en compagnie des Panzerkampfwagen 35 (t) en l’occurence les 4. PzD, 6. PzD, 7. PzD et 8. PzD.

La carrière du Panzer 38 (t) était à terme limitée, sa tourelle ne pouvant emporter un canon plus puissant, capable de détruire les nouveaux chars ennemis. Les chars retirés du service à l’arrivée du Panther furent pour beaucoup revendus à des pays alliés comme la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie et la Bulgarie.

Le chassis du Panzer 38 (t) servit de base à un prototype de chasseur de chars, le Marder III qui installait sur un chassis de 38 (t) ou de 35 (t) un canon antichar de 75mm. Des prototypes de char de reconnaissance, de canon antiaérien automoteur furent également construits tout comme des ravitailleurs d’artillerie.

A l’export, le char tchèque est construit sous licence en Suède sous la désignation de Stridsvagn m/41 SII après que les quatre-vingt dix chars commandés à la Tchécoslovaquie eurent été récupérés par les allemands.

En compagnie du 35 (t), le Panzer 38 (t) participe à la guerre de Pologne. Il aurait du être remplacé rapidement mais en raison de la guerre civile et de problèmes industriels, il est encore en service en 1946, date à laquelle commence son retrait au profit du Panzerkampfwagen V. Les derniers chars sont retirés du service au printemps 1948.

Les chars retirés du service sont pour certains utilisés pour l’instruction, préservés pour le maintien de l’ordre ou cédés aux alliés. Les véhicules hors d’usage sont feraillés mais les tourelles sont préservés des affres de la destruction et installées aux frontières pour renforcer le Westwall et le Neue Ostwall.

La Roumanie va ainsi récupérer 50 exemplaires en septembre 1945 pour compléter ses R-2 mais ces chars étaient clairement dépassés pour ne pas dire pire. Bucarest apprit que c’était une mesure interimaire en attendant la livraison de Panzer III et de Panzer IV ce qui sera effectivement le cas.

Néanmoins en septembre 1948 le Tancuri T-38 était encore en service au sein de l’Armée Royale Roumaine comme char léger de reconnaissance. Après quelques semaines de combat sur le front russe, ce char est retiré des unités de première ligne pour sécuriser les arrières participant aux sinistres opérations de nettoyage menées par l’armée roumaine contre les partisans, les communistes et les juifs.

Ce n’était pas toujours des promenades de santé avec parfois de sérieuses contre-attaque menées par des partisans qui étaient souvent des soldats soviétiques égarés derrière les lignes ennemies et qui avaient préféré «provoquer la discorde chez l’ennemi» plutôt que d’essayer de rallier le gros des forces.

Si longtemps la propagande à été prise pour argent comptant, aujourd’hui les historiens relativisent beaucoup l’impact des partisans dans la guerre sur le front russe.

A la fin du conflit il ne restait qu’une poignée de chars de ce type en service, chars souvent en très mauvais état. Résultat ils sont rapidement envoyés à la casse sans autre forme de procès.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen 38 (t)

Poids : 9.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.90m largeur 2.06m hauteur 2.37m

Motorisation : Moteur PRAGA EPA de 125ch

Blindage : 15 à 25mm

Performances : vitesse maximale 42 km/h sur route 15 km/h en tout-terrain Autonomie 230km sur route et 165 km en tout terrain

Armement : tourelle biplace avec un canon de 37.2mm Skoda A7 alimenté à 90 coups et associé à une mitrailleuse de 7.92mm qui partage le stock de 2550 coups avec la mitrailleuse de caisse.

Equipage : chef de char, chargeur, conducteur, mitrailleur/opérateur radio

Panzer III

Panzer III à canon de 50mm

Durant la période 1919-1939 l’armée allemande décide de développer une force blindée la Panzerwaffe, une force qui allait marquer les années de victoire comme les années de défaite du IIIème Reich.

Créer une force motomécanique ne s’improvise pas. Cela demande de la volonté, du temps et des moyens. Les allemands vont procéder par étape en mettant d’abord au point des chars légers destinés à former pilotes, tireurs et chefs de chars. Ce sont les Panzer I et II qui n’étaient pas censés être engagés au combat. On connait la suite.

Les premiers chars allemands modernes devaient être le Panzer III destiné à lutter contre les chars ennemis (avec son canon de 37mm au lieu du canon de 50mm initialement prévu) et le Panzer IV destiné à l’appui de l’infanterie.

Après un appel d’offres, c’est Daimler-Benz qui est choisit. Les premières versions (Ausf A à E) sont produites en petite quantité et ne donnant pas satisfaction, les Panzer III Ausf A à D sont retirés du service dès 1940.

La version Ausf F est la première version du Panzerkampfwagen III à être produite en grande série avec 560 unités produites jusqu’en mai 1941 quand une version Ausf G la remplace sur les scènes de montage.

Cette version est construite en petite quantité (220 à 250 exemplaires selon les sources) avant de céder la place à la version Ausf H, la première version à être équipée d’un canon de 5cm, d’abord en version courte (42 calibres soit un tube de 2.10m) puis en version long (60 calibres soit un tube de 3m).

560 Ausf F sont construits suivis de 250 Ausf G et de 950 Ausf H soit un total de 1760 Panzer III produits jusqu’en septembre 1947 quand la production est interrompue au profit de véhicules plus performants notamment le Panther appelé à remplacer à la fois le Panzer III mais également le Panzer IV.

Sur le plan de l’équipement des Panzerdivisionen, le Panzer III équipe encore totalement deux divisions blindées et partiellement deux autres en compagnie du Panzer IV (les quatre restantes étant entièrement équipées de Panzer IV à canon de 75mm long sans oublier quatre équipées de Panzer V Panther).

Au total ce sont près de 950 Panzer III Ausf G et H à être encore en service quand éclate le second conflit mondial. Son poids limité et son canon de 50mm jugé suffisant vont permettre son déploiement en Norvège pour l’opération Weserübung.

Comme pour les autres blindés allemands, le chassis du Panzer III s’est prêté à un certain nombre de conversions sans parler de la reconvertion de chars retirés du service actif.

Citons pêle-mêle une version de dépannage, de commandement, d’observation d’artillerie, char lance-flamme, poseur de travées, déminage. Ce chassis à aussi servit au développement du Sturmgeschütz III à canon de 75mm. En mélangeant des éléments du chassis du Panzer III et du IV, on obtint le chassis du canon automoteur Hummel.

La Roumanie récupère en mars 1942 32 Panzer III Ausf F à canon de 37mm puis très vite 72 Panzer III Ausf H à canon de 50mm, les premiers servant essentiellement à l’entrainement et à la sécurité intérieure alors que les H équipaient les unités de première ligne.

En compagnie de Panzer IV, les Panzer III roumains (connus sous le nom de R-3) vont combattre dans les plaines et les steppes russes, remportant quelques succès contre des unités blindées soviétiques imposante mais dont le niveau technico-tactique n’était pas à la hauteur de certaines unités ennemies.

Toujours présents lors de l’opération FRIEDRICH ils subissent de telles pertes qu’ils sont retirés des unités de première ligne, le Panzer IV (en attendant une livraison de Panther qui n’eut jamais lieu en raison du basculement roumain dans le camp soviétique) devenant l’unique de char de combat roumain de première ligne.

Débur 1952 il restait 12 Panzer III Ausf F et 22 Panzer III Ausf H. Ces chars sont d’abord stockés, on étudie leur transformation en chasseur de chars ou en canon d’assaut mais aucun projet ne voit le jour.

Au moment de l’opération PIOTRE VELIKY, les chars encore en état forment un groupement de marche, le Groupement Codreanu (un homonyme du leader de la Garde de Fer) pour tenter de sauver ce qui peut l’être c’est-à-dire pas grand chose.

Quand le second conflit mondial se termine il ne reste plus que quatre Ausf F et dix Ausf H, souvent en mauvais état. Voilà pourquoi ces véhicules sont rapidement envoyés à la casse.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen III

Poids : 22.3 tonnes Longueur total : 6.41m longueur de la coque : 5.41m largeur : 2.95m hauteur : 2.50m

Moteur : Maybach HL 120 TRM 12 cylindres 300ch

Blindage : maximal 50mm

Performances : vitesse maximale sur route 40 km/h (19 km/h en tout-terrain) Autonomie 175km sur route 97km en tout-terrain

Armement : un canon de 50mm en tourelle triplace avec 99 projectiles pouvant pointer de -10° à +20° et sur 360° en azimut, canon associé à une mitrailleuse coaxiale de 7.92mm (2250 cartouches) et une mitrailleuse de caisse (1250 cartouches)

Equipage : cinq hommes (Pilote, radio-mitrailleur, chef de char, chargeur et tireur)

Panzer IV

Quand le char de combat est inventé, sa mission unique est de percer le front et de déblayer le terrain au profit de l’infanterie qui ne pouvait seule vaincre la triade “mitrailleuse + barbelés + tranchées”.

L’appui de l’infanterie semblait être la seule mission du char de combat, un affrontement entre chars si il était du domaine du possible, paraissait peu probable.

Aussi quand l’Allemagne planifia la montée en puissance de sa Panzerwafe, elle identifa deux types de chars : un char armé d’un canon capable de combattre les autres chars et un char destiné à les appuyer à l’aide d’un canon plus puissant tirant des obus explosifs, canon qui pouvait aussi mener une mission d’appui de l’infanterie.

Le développement du futur Panzerkampfwagen IV (Sonderkraftahtzeug 161) commence avant même l’arrivée des nazis au pouvoir ce qui implique des appellations de camouflage comme Mittleren Traktor puis Bataillonführerswagen avant de devenir de véritables chars de combat.

Le prototype apparait en 1935. MAN et Krupp s’affrontent et c’est finalement le fabricant d’Essen qui l’emporte et qui reçoit commande en 1936 des premiers exemplaires de série.

Quand éclate la guerre de Pologne, la Panzerwafe dispose de 437 Panzer IV (35 Ausf A 42 Ausf B 140 Ausf C et 220 Ausf D) qui sont mélés aux Panzer III pour assurer leur appui.

Durant la période de Pax Armada (1939-1948), cette période qui sépare la guerre de Pologne du second conflit mondial, le rôle et la place du Panzer IV évolue.

Le Panzer III ne pouvant recevoir plus qu’un canon de 50mm, il sera à terme déclassé par l’augmentation des blindages ce qui n’est pas le cas des Panzer IV dont les dimensions généreuses du chassis permettent d’envisager l’installation d’un armement sous tourelle plus puissant.

L’apparition en France du Renault G-1 à canon de 75mm sous tourelle pousse l’Allemagne à lancer l’étude d’un nouveau char moyen à canon de 75mm long sous tourelle. Le dévellopement prennant du temps, il faut parer au plus pressé.

Outre le réarmement des Panzer III avec un canon de 50mm lui rendant un vrai pouvoir antichar, la direction des troupes blindées décide de produire une version du Panzerkampfwagen IV à canon de 75mm long soit un canon de 48 calibres au lieu des 24 pour les précédents.

Après l’Ausf E encore équipé d’un canon court et fabriqué à 240 exemplaires, la production passe au Ausf F, la première des quatre versions armés du canon de 75mm de 43 calibres.

La version F est produite à 250 exemplaires est suivit par 300 Ausf G dôtés d’un moteur plus puissant, d’une suspension améliorée et de jupes blindées (Schürtzen) pour protéger le train d roulement des coups de l’ennemi. Les Ausf H et J ne se différencient que par des détails infimes, difficilement décelables à l’oeil nu.

Le Panzer IV va devenir en attendant l’arrivée du Panther le char majeur des Panzerdivisionen, remplaçant peu à peu les Panzer III. Résultat quand le second conflit mondial éclate, le Panzer IV équipe quatre divisions blindées au complet et deux divisions partiellement avec le Panzer III soit six divisions et plus un millier de chars en service.

Théoriquement la production du Panzer IV devait cesser pour laisser la place au Panther plus moderne mais des problèmes industriels et un grand nombre de maladies de jeunesse vont pousser les autorités allemandes à maintenir ouverte les chaines de production du Panzerkampfwagen IV.

Cette décision répond aussi au besoin de satisfaire les besoins de la S.S qui prend la décision de mettre sur pied deux divisions blindées en septembre 1947 (elles sont donc loin d’être opérationnelles un an plus tard) ainsi que de l’export au profit des alliés de l’Allemagne.

C’est ainsi que la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Finlande et l’Italie reçoivent des Panzer IV à canon court et long. Des pays neutres comme l’Espagne et la Turquie reçoivent également des Panzer IV mais en plus faible nombre que les alliés de Berlin.

Comme le Panzer III, des variantes ont été mises au point à partir du châssis du Sonderkraftahtzeug 161. On trouve un véhicule de dépannage, une version de commandement du char standard, des chars lance-flamme, des poseurs de traverse, un char du génie et plus original, un char porte-grue destiné à embarquer et à élever les munitions destinées aux obusiers automoteurs Karl de 600mm.

La Roumanie va recevoir de nombreux Panzer IV en l’occurrence d’abord seize Panzer IV Ausf D pour entrainement puis 148 Panzer IV à canon long en l’occurrence 64 Ausf F et 84 Ausf H. Ces blindés vont principalement armer la 1ère division blindée mais aussi la 2ème brigade blindée.

Cette brigade à été créée en mars 1952 pour former à terme une division mais les moyens ont manqué pour aboutir à cet objectif. Cette brigade allait intégrer le Groupement Mobile Vanescu en compagnie de la 1ère division blindée et de la 8ème division de cavalerie.

Ce groupement était déployé en Ukraine, servant de Réserve Stratégique pour soutenir les divisions d’infanterie qui tenaient le front.

Ce groupement va contre-attaquer à plusieurs reprises pour tenter de reprendre Odessa mais sans succès. Les débris de ce groupement vont retraiter en direction de la Roumanie, restant mine de rien opérationnel là où d’autres unités se liquéfient.

De temps à autre le groupement essentiellement équipé de Panzer IV menait des brusques et brutales contre-attaques pour maintenir les soviétiques à distance imitant sans le savoir les allemands.

Quand la Roumanie bascule dans le camp soviétique il restait huit Panzer IV ausf D, vingt-huit Panzer IV Ausf F et trente-neuf Ausf H soit un total de soixante-six chars sur les cent soixante-quatre livrés par les allemands.

Ces chars sont remis en état et vont combattre les allemands aux côtés des soviétiques, opérant en Hongrie et en Tchécoslovaquie. Ce sera leur dernière campagne car dès la fin du conflit les chars survivants seront retirés du service et remplacés par des T-34/85 de seconde main en attendant des chars neufs plus modernes.

Caractéristiques Techniques du Panzerkampfwagen IV Ausf H

Poids en ordre de combat : 24 tonnes

Longueur hors tout : 7.02m Longueur de la caisse : 5.89m Largeur : 2.88m (3.13m avec les jupes) Hauteur : 2.68m

Motorisation : un moteur essence Maybach HL120TRM 12 cylindres développant 300ch

Performances : vitesse maximale 38 km/h sur route 16 km/h en tout terrain autonomie 210km sur route 130km en tout-terrain

Blindage maximale : 80mm

Armement : un canon de 75mm long (48 calibres) en tourelle triplace (-8° à +20° 360°) alimenté à 87 obus. La tourelle dispose d’une mitrailleuse coaxiale de 7.92mm qui partage avec la mitrailleuse de caisse, le stock de 3150 cartouches.

Equipage : cinq hommes

Chars soviétiques capturés et réutilisés

Si je regroupe ici tous les chars soviétiques capturés réutilisés par les roumains c’est que tout simplement la réutilisation est incertaine en raison d’un manque de source qu’il s’agisse d’archives ou de photos. Il s’agit souvent de témoignages de survivants mais les témoins sont humains à la mémoire forcement faillible.

L’armée roumaine à ainsi capturé huit T-26 dans une caserne au nord d’Odessa mais ces chars ne sont en réalité des chars réformés en attente de démolition. Il semble que l’armée roumaine à fait déplacer les véhicules sur un champ de tir pour s’entrainer tout en libérant des locaux pour les troupes d’occupation.

Les roumains ont également capturé une poignée de T-37A dont l’utilisation reste nébuleuse à la différence des autres pays de l’Axe. Selon certains l’Armata Regala Romana n’en à rien fait mais pour d’autres elle les auraient utilisés comme tracteur d’artillerie et véhicule de sécurité pour protéger les autorités à Odessa. Aucune de ces deux théories ne s’appui sur un texte indiscutable et les rares photos sont de très mauvaise qualité.

-En revanche les dix T-38 capturés ont été immédiatement ferraillés après quelques tests en raison de problèmes techniques importants.

-Le T-60 à été capturé en assez grand nombre, un nombre suffisant pour justifier la transformation des véhicules capturés en chasseurs de chars avec un canon de 76.2mm en superstructure en remplacement de la tourelle (NdA voir partie suivante pour plus de détails).

-Les huit T-50 capturés n’ont visiblement pas été réutilisés opérationnellement parlant mais uniquement à des fins de tests et pour des opérations de propagande.

-Les douze T-70 capturés ont surtout été utilisés en Transnistrie pour des opérations de sécurité intérieure contre des partisans de plus en plus remuants et de plus en plus dangereux.

-Les seize BT-7 capturés ont d’abord été stockés en attendant qu’une décision ne soit prise. Après inspection seulement huit peuvent être réparés, les autres étant cannibalisés pour fournir de précieuses pièces détachées. Les huit véhicules en question servent d’abord à la sécurité intérieure à Bucarest puis à l’été 1953 vont intégrer le Groupement Codreanu, un regroupement baroque d’unités pour tenter de stopper la RKKA lancée dans une folle chevauchée. Aucun véhicule n’à survécu au conflit.

-Contrairement à ce qui à été écrit les roumains n’ont jamais capturé de BT-9, le dernier rejeton de la famille des Bystrokhodny Tank.

22-Armée de terre : armement et matériel (103) ordre de bataille (37)

Unités tchècoslovaques

A la différence de la Pologne, il n’y eut pas de projet de création d’une Armée Tchèque autonome et ce pour deux raisons.

La première c’est un réservoir humain plus faible que les polonais et la seconde en raison de problèmes au sein des deux divisions tchècoslovaques existantes entre un corps des officiers majoritairement tchèque et des hommes du rang majoritairement slovaques, les premiers se montrant arrogants vis à vis des seconds.

La situation devint telle que la France menaça de dissoudre ses deux unités. Il fallut au gouvernement tchèque en exil (installé à Lyon) des trésors de patience, de diplomatie, de ruse (et quelques sanctions disciplinaires) pour que la situation rentre dans l’ordre.

Néanmoins, le gouvernement français avait peu confiance dans ces deux divisions au point de les maintenir loin du front Nord-Est, de l’aile marchante, la 2ème DIT restant déployée dans le Pays Basque et la 1ère DIT intégrée à la 8ème armée dont la mission principale serait d’intervenir en compagnie de la 58ème DIT _ces deux unités formant le 10ème CA_ en Suisse en cas d’attaque allemande, un scénario jugé peu crédible par le général Villeneuve.

A la mobilisation, deux divisions de travailleurs sont levées, des divisions destinées à des travaux de fortification complémentaires et d’aménagement au Havre pour protéger ce port pétrolier mais également à Paris pour compléter la ligne Chauvineau.

Ces travaux terminés, ces deux divisions sont transformées en 3ème et 4ème Divisions d’Infanterie Tchèque (3ème et 4ème DIT), divisions organisées sur le modèle des D.L.I avec un équipement français.

La 3ème D.I.T est envoyée au Levant en novembre 1948 et la 4ème D.I.T sera envoyée dans le sud de la France comme réserve pour un renforcement des défenses de la Corse.

Armée Polonaise en France

-Préambule

Nous venons de voir l’existence de quatre divisions d’infanterie polonaise et d’une brigade d’infanterie de montagne, les premières déployées au sein de Corps d’Armée français en métropole et la seconde déployée au Levant.

La présence d’une forte diaspora polonaise permet au gouvernement polonais en exil installé à Nantes de voir grand en proposant à la France de créer une armée polonaise autonome.

L’accord du gouvernement français est obtenu en janvier 1943 et l’L’Armée Polonaise en France (Armia Polska we Francji APF) est officiellement créée le 14 mars 1943.

La montée en puissance de cette armée est longue, laborieuse et difficile moins en raison du manque de personnel (il y à plutôt le trop plein) qu’en raison d’un manque de matériel, l’industrie française devant déjà équiper l’armée française et constituer de nouveaux stocks de mobilisation.

Néanmoins, en septembre 1948, l’APF à fière allure puisqu’elle aligne les éléments suivants :

-Un état-major installé à Compiègne

-Quatre régiments d’artillerie lourde

-Des unités du génie, de soutien et de transmissions

-Trois Corps d’Armée à deux divisions d’infanterie

-Un corps de cavalerie à deux divisions blindées

-Régiments d’Artillerie Lourde Polonais

Ces quatre régiments correspondent à la Réserve Générale. Il est théoriquement prévu que chaque corps d’armée bénéficie d’un régiment en propre mais il est plus probable que ces régiments détachent des groupes voir une simple batterie pour une mission spécifique.

A noter que ces régiments sont totalement motorisés, les pièces étant tractés par des camions anglais et américains acquis notamment grâce à la générosité de la diaspora polonaise installée dans le Nouveau Monde.

-Le 301ème RALPol est équipé de trois groupes de 155mm équipés de 155 GPF-T

-Le 302ème RALPol est équipé de trois groupes de 194mm équipé de 194 GPF-T

-Le 303ème RALPol est équipé de trois groupes de 155mm équipés de 155 GPF-T

-Le 304ème RALPol est équipé de trois groupes de 194mm équipé de 194 GPF-T

-Unités de soutien

-Deux régiments du génie à trois bataillons chacun, les 1er et 2ème RGPol

-Deux régiments du train

-Deux régiments de transmission

-Deux Antennes Chirurgicales d’armée

-Deux groupement d’intendance

-1er Corps d’Armée polonais

Canon de 47mm modèle 1937

Comme les unités françaises, le principal canon antichar de l’APF était le Canon de 47mm modèle 1937

-Une unité de reconnaissance comparable aux GRCA français équipé d’auto blindées anglaises

-Un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons de 40mm Bofors

-La 5ème Division d’Infanterie Polonaise (5ème D.I.P) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (13ème, 15ème et 17ème RIP), de deux régiments d’artillerie (5ème RAPol et 205ème RAPol), de la 5ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 5ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 5ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , la priorité étant naturellement donnée aux unités françaises.

-La 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (6ème RAPol et 206ème RAPol), de la 6ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 6ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 6ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléters.

-2ème Corps d’Armée polonais

-Une unité de reconnaissance comparable aux GRCA français équipé d’auto blindées anglaises Daimler Armoured Car

-Un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm

-La 6ème Division d’Infanterie Polonaise (6ème D.I.P) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (14ème, 16ème et 18ème RIP), de deux régiments d’artillerie (7ème RAPol et 207ème RAPol), de la 7ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 7ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 7ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Humber Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , le modèle prévu étant l’AMX-44, le dernier né des chars légers français.

-La 2ème Division de Grenadiers de la Garde (2ème DGG) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (7ème, 8ème et 9ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (8ème RAPol et 208ème RAPol), de la 8ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 8ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 8ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter.

-3ème Corps d’Armée polonais

-Une unité de reconnaissance comparable aux GRCA français équipé d’auto blindées anglaises Humber

-Un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm

-La 7ème Division d’Infanterie Polonaise (7ème D.I.P) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (19ème, 20ème et 21ème RIP), de deux régiments d’artillerie (9ème RAPol et 209ème RAPol), de la 9ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 9ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 9ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Humber Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter.

-La 3ème Division de Grenadiers de la Garde (3ème DGG) dispose d’un état-major de division, d’unités de soutien, de trois régiments d’infanterie (10ème, 11ème et 12ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (10ème RAPol et 210ème RAPol), de la 10ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 10ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 10ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , la priorité étant naturellement donnée aux unités françaises.

-4ème Corps de Cavalerie

Bien qu’unique, le Corps de Cavalerie polonais reçoit le numéro 4 à la fois parce qu’il y à trois corps d’armée d’infanterie mais également trois Corps de Cavalerie français.

-Un état-major

-Des unités du génie et de soutien

-Un régiment d’artillerie à mettre sur pied à la mobilisation avec des canons de 105mm français soit des pièces anciennes (modèle 1913) ou des pièces plus modernes (modèle 1936S ou 1941T)

Ce corps de cavalerie regroupe deux divisions blindées, la 10ème et 21ème division blindée équipées de matériels français. Elle est organisée selon le schéma suivant :

-Un état-major

-Des unités de soutien

-Un régiment de reconnaissance, le 10 ou le 20ème régiment de uhlans équipé d’autos blindées Humber Armoured Car et de douze Hotchkiss H-39.

Char lourd B1bis

Char lourd B1bis

-Un bataillon de chars lourds équipés de 32 B1bis ex-français reconditionnés avant livraison

-Deux bataillons de chars moyens équipés chacun de 24 chars, la 10ème DB disposant de Renault R-40 et la 20ème DB de Hotchkiss H-39

-Un régiment d’artillerie équipé de canons de 75mm modèle 1897 sur pneumatiques en attendant la disponibilité de TAZ modèle 1939 voir de pièces plus lourdes de 105mm.

22-Armée de terre : armement et matériel (87) ordre de bataille (21)

-29ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 29ème CA mis sur pied par la 12ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-629ème régiment de pionniers

-29ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité  d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

Canon de 155mm Grande Puissance Filloux (GPF)

-123ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (123ème RALT) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155 GPF.

– Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 29ème CA du Groupe Aérien d’Observation  n°529 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 14ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (35ème et 152ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (3ème DBCP); de deux régiments d’artillerie (4ème RAD et 204ème RALD), de la 614ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 614ème Bataillon de défense antiaérienne, du 26ème  bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 25ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (25ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 16ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (29ème,56ème et 89ème RI); de deux régiments d’artillerie (37ème et 237ème RALD), de la 616ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 616ème Bataillon de Défense Antiaérienne, du 93ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39. Faute de pouvoir lutter contre les chars ennemis, le petit H-39 termina sa carrière comme char léger de reconnaissance

Elle bénéficie également du soutien du 19ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (19ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 30ème Division d’Infanterie Alpine (30ème DIAlp) est une division de mobilisation de série A qui dispose de deux régiments d’infanterie alpine (55ème et 81ème RIA), d’une demi-brigade de chasseurs alpins (26ème DBCA avec les 65ème, 67ème et 86ème BCA); de deux régiments d’artillerie (95ème RAM et 295ème RALM); de la 630ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 630ème bataillon de défense antiaérienne, du 94ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 26ème Groupement de Reconnaissance de Divison d’Infanterie (26ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte (qui ne doivent normalement pas être remplacées par des automitrailleuses puissantes).

-30ème Corps d’Armée

-Outre les trois divisions sous ses ordres, le 30ème CA mis sur pied par la 13ème région militaire dispose d’unités qui lui appartiennent en propre :

-630ème régiment de pionniers

-30ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (13ème GRCA) disposant de  chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-124ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (124ème RALT) qui dispose de deux  groupes de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155 GPF.

– Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 30ème CA du Groupe Aérien d’Observation  n°530 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 17ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation qui comprend deux régiments d’infanterie de ligne (83ème et 135ème RI) associés à une demi-brigade de chasseurs alpins, la 27ème DBCA (87ème, 91ème et 95ème BCA); deux régiments d’artillerie (84ème RAD et 284ème RALD), de la 617ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 617ème bataillon de défense antiaérienne , du 95ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

A noter qu’en novembre 1948, la 27ème DBCA sera envoyée en Corse pour renforcer les défenses de l’île, laissant la division avec seulement deux régiments.

La 17ème DI bénéficie du soutien du 46ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (46ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

-La 29ème Division d’Infanterie Alpine (29ème DIAlp) est une division d’infanterie d’active chargée d’assurer la défense de la région de Nice et des contreforts méridionaux du massif alpin.

Elle dispose pour cela de deux brigades d’infanterie alpine, la 57ème BIAlp avec la 6ème DBCA   (22ème 24ème et 25ème BCA) et le 3ème Régiment d’Infanterie Alpine et la 58ème BIAlp avec  la 2ème DBCA (9ème 18ème 20ème BCA) et le 141ème Régiment d’Infanterie Alpine.
Cette division dispose également du 94ème Régiment d’Artillerie de Montagne associé au 294ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne; de la 629ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 629ème Bataillon de défense antiaérienne, du 33ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle dispose également du soutien du 34ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (34ème GRDI) qui dispose de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte dont le remplacement n’est pas prévu.

-La 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine (1ère DINA) est une division d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Lyon.

Elle dispose de trois régiments de tirailleur, le 27ème régiment de tirailleurs algériens, le 28ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 5ème régiment de tirailleurs marocains; de deux régiments d’artillerie (54ème RANA et 254ème RALNA), de la 601ème Batterie Divisionnaire Antichar Nord-Africaine, du 601ème Bataillon de défense aérienne nord-africain, du 35ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter également sur le soutien du 91ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (91ème GRDI) équipé de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

22-Armée de terre : armement et matériel (85) ordre de bataille (19)

-11ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée couvre le Secteur Fortifié du Jura, l’extrémité sud du Groupe d’Armées n°2. Il dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’unités placées directement sous son commandement :

-611ème régiment de pionniers

Le Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité des FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm avec des 105L Schneider modèle 1936 et des groupes de 155mm avec des 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 11ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°511 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 54ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B qui dispose de trois
régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 57ème Division d’Infanterie est une division de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-27ème Corps d’Armée

A la différence de tous les corps d’armée que nous venons de voir, le 27ème CA est placé en réserve stratégique pour une possible intervention en Suisse à la demande du gouvernement helvétique en cas d’agression allemande.

Ce corps d’armée dispose de deux divisions, une division d’infanterie de série A et une division d’infanterie alpine de mobilisation. Il dispose également d’unités qui lui sont rattachés :

-627ème régiment de pionniers

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) qui dispose de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 27ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°527 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 7ème Division d’Infanterie est une unité de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 28ème Division d’Infanterie Alpine est elle aussi une unité de mobilisation qui dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

3ème Corps de Cavalerie

Le 3ème CC (connu également sous le nom de 37ème CA) regroupe les trois Divisions Légères Mécaniques affecté au soutien des quatre armées du GA n°2. Il regroupe la 2ème, la 4ème et la 8ème DLM.

Si les deux premières sont des unités expérimentées (bien que n’ayant pas été engagées au combat), la 8ème DLM est encore novice car créée seulement un an plus tôt en septembre 1947.

La mission de ce troisième corps de cavalerie est en phase défensive d’appuyer les quatre armées en repoussant les percées ennemies et les brèches dans notre dispositif et en phase offensive d’appuyer notamment le 2ème CAC.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 637ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 339ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés (105C modèle 1935B) ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 8ème cuirassiers

-3ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 13ème régiment de dragons et le 1er régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 3ème groupe de canons d’assaut, le 3ème escadron antichar, le 3ème escadron antiaérien porté et le 3ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 29ème régiment de dragons et le 6ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 4ème groupe de canons d’assaut, le 4ème escadron antichar porté, le 4ème escadron antiaérien porté et le 4ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-Le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 5ème cuirassiers

-7ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 8ème régiment de dragons et le 3ème régiment de dragons portés accompagnés par le 7ème groupe de canons d’assaut, le 7ème escadron antichar porté, le 7ème escadron antiaérien porté et le 7ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 18ème régiment de chasseurs à cheval et le 7ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 8ème groupe de canons d’assaut, le 8ème escadron antichar porté, le 8ème escadron antiaérien porté et le 8ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM)

-Le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont)

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 3ème cuirassiers

-La 15ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 2ème régiment de hussards et le 13ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut, le 15ème escadron antichar porté, le 15ème escadron antiaérien porté et le 15ème groupe de reconnaissance.

-La 16ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 3ème régiment de chasseurs à cheval, un régiment de dragons portés le 14ème régiment de dragons portés, le 16ème groupe de canons d’assaut, le 16ème escadron antichar porté, le 16ème escadron antiaérien porté et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-Un régiment d’artillerie, Le 77ème régiment d’artillerie de DLM (77ème RADLM)

-un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Une compagnie télégraphique et une compagnie radio

-Deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

22-Armée de terre : armement et matériel (84) ordre de bataille (18)

8ème Armée

La 8ème Armée est la quatrième armée appartenant du Groupe d’Armées n°2. Elle couvre le Secteur Fortifié de Montbéliard et le Secteur Fortifié du Jura avec trois corps d’armée à deux divisions ce qui permet de réserver un corps d’armée à une intervention éventuelle en Suisse.

La mission de cette armée est donc double : assurer la défense de la frontière et se préparer à une éventuelle intervention en Suisse sur demande du gouvernement helvétique.

-Comme les autres armées, la 8ème Armée dispose d’unités placées directement sous son commandement :

-Quatre régiments de pionniers : 408ème, 418ème, 428ème et 438ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 508  avec le     9ème BCC (45 FCM-42), le 22ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 33ème BCC (45 AMX-44)     et le 48ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 48ème BCC dispose de sa pleine dotation en chars, le 33ème BCC reste un bataillon de     papier jusqu’au début du mois d’octobre quand il reçoit ses premiers AMX-44 tout justes     sortis des chaines de montage de Gien.

On trouve le 8ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°8, parc de réparation des équipages et des ferrures n°8, le parc de     réparation automobile n°8, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°8 et le parc de     munitions d’armée n°8).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 808me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 821ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la huitième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 8ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 8ème armée, le GRAVIA-VIIIA et des GAO destinés eux à l’éclairage des Corps d’Armée.

Le GRAVIA VIII-A dispose pour assurer la couverture aérienne, l’appui-feu et la reconnaissance des moyens suivants :

-La 15ème Escadre de Chasse stationnée à Chissey dispose de deux groupes équipés d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-L’appui-feu est assurée depuis la base aérienne de Malbouhans par un groupe de bombardiers moyens, le GB III/11 équipé de Lioré et Olivier Léo 458 et deux groupes de bombardement légers, les GB II et GB III/62 équipés de Glenn-Martin 167/187F.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Dole-Tavaux par le GR IV/33 équipée de 36 Bloch MB-175.

Le GRAVIA VIIIA dispose au total de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 225 avions.

A ces avions s’ajoute trois Groupes Aériens d’Observation, les GAO-510, GAO-511 et GAO-527.

-Le Groupe Aérien d’Observation 510 stationné à Malbouhans dispose de dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 511 stationné à Dole-Tavaux dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 527 stationné à Chissey dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le nombre d’avions disponibles pour le GRAVIA VIII-A atteint le chiffre de 330 appareils avec 108 chasseurs (81 monomoteurs _54 Arsenal VG-36 et 27 Arsenal VG-39_ et 27 Bréguet Br700C2), 81 bombardiers (27 Lioré et Olivier Léo 458, 36 Glenn-Martin 167F et 18 Glenn-Martin 187F), de 44 Bloch MB-175, de 16 Bloch MB-176, de 36 Dewoitine D-720 et de 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La force vive de la 8ème armée est composé de trois corps d’armée, le 10ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié de Montbéliard avec deux divisions d’infanterie, le 11ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié du Jura avec deux divisions d’infanterie et le 27ème Corps d’Armée, gardé en réserve pour une éventuelle intervention en Suisse avec une division d’infanterie et une division d’infanterie alpine.

-10ème Corps d’Armée

Couvrant le Secteur Fortifié de Montbéliard, le 10ème CA dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’autres éléments de combat et de soutien :

-610ème régiment de pionniers

-10ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (10ème GRCA) équipé de chars  légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

-113ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (113ème RALH) disposant de deux     groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 10ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°510 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 58ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (204ème, 227ème et 334ème RI); de deux régiments d’artillerie (48ème et 248ème RALD), de la 658ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 658ème Bataillon de défense antiaérienne, du 87ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie de l’appui  du 61ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (61ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité d’AMX-44) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT) à été formée entre septembre 1939 et mai 1940 au camp d’Agde.

Un temps, elle devait restée stationnée dans le sud de la France pour dissuader l’Espagne d’une attaque surprise dans les Pyrénées (qui apparaît hautement improbable en 2014 mais c’était autre chose à l’époque) mais finalement, elle va rejoindre en septembre 1948 le 10ème Corps d’Armée.

Cette division est organisée comme les Divisions d’Infanterie françaises avec trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), deux régiments d’artillerie (1er régiment d’artillerie tchèque et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Un GRDI monté, le 1er groupe de cavalerie tchèque complète le dispositif, sa motorisation prévue n’à pas été réalisé avant septembre 1948.

22-Armée de terre : armement et matériel (83) ordre de bataille (17)

-9ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) doit assurer la défense d’une portion de frontière correspondant au Secteur Fortifié de Colmar.

-Il dispose pour cela de deux divisions d’infanterie mais également d’unités qui lui sont directement rattachées :

-609ème régiment de pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) équipés de chars
légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     d’automitrailleuses puissantes.

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (121ème RALH) équipé de deux     groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm équipés de     155L modèle 1945S.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 9ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°509 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 13ème Division d’Infanterie est une Division de type Nord-Est, une division d’active dont l’état-major est en temps de paix stationné à Besançon.

Elle dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (21ème et 60ème RI), d’un régiment de tirailleurs marocains (8ème RTM); de deux régiments d’artillerie (28ème RAD et 228ème RALD); de la 613ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 613ème bataillon de défense antiaérienne, du 25ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 17ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (17ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 32ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (7ème, 122ème et 143ème RI); de deux régiments d’artillerie (3ème RAD et 203ème RALD); de la 632ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 632ème bataillon de défense antiaérienne, du 84ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 38ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (38ème GRDI) avec des chars légers AMX-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-12ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée est déployé au sud du 9ème CA, assurant la défense du Secteur Fortifié de Mulhouse.

-Il dispose d’unités qui lui sont directement rattachées comme le 612ème régiment de pionniers ou le 12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) chargé d’assurer son éclairage.
Il aurait du être constitué avec des chars légers AMX-44 et des automitrailleuses puissantes mais en attendant leur disponibilité, le 12ème GRCA dispose d’automitrailleuses de découverte et des Hotchkiss H-39.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

Il dispose également du 112ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (112ème RALH) qui dispose  de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917 puis 1945 ainsi que des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 12ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°512 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 35ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie avec deux régiments de ligne (11ème et 123ème RI) et un régiment de la Légion Etrangère (8ème REI); deux régiments d’artillerie (14ème et 214ème RALD), la 635ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 635ème Bataillon Antiaérien, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Elle bénéficie également du soutien du 29ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (29ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes. Les FCM-42 n’étaient pas encore disponibles au 5 septembre 1948, des Renault R-40 lui sont livrés.

-La 40ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série A qui dispose de trois demi-brigades de chasseurs à pied avec la 6ème demi-brigade de chasseurs à pied (43ème, 47ème et 51ème BCP), la 7ème demi-brigade de chasseurs à pied (44ème, 48ème et 52ème BCP) et la 8ème demi-brigade de chasseurs à pied (53ème, 54ème et 55ème BCP);

L’appui-feu est assuré par deux régiments d’artillerie (79ème RAD et 279ème RALD), de la 640ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 640ème bataillon de défense antiaérienne, du 86ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 43ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (43ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-28ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée mis sur pied par la 11ème région militaire (Lyon) couvre le Secteur Fortifié d’Altkirch avec deux divisions, deux divisions d’active, la 43ème Division d’Infanterie de Strasbourg et la 27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) de Grenoble.

La mission de ce corps d’armée est de couvrir la frontière jusqu’à la hauteur de Montbéliard et si nécessaire de tendre la main aux suisses en cas d’agression allemande même si cette dernière mission était davantage du ressort de la 8ème Armée déployée au sud.

-Comme tous les Corps d’Armée, le 28ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattaché :

-628ème régiment de pionniers

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.
-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) qui dispose de deux     groupes de 105mm équipés de Schneider modèle 1936 et de deux groupes de 155mm     équipés de canons de 155 GPF-T.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 28ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°528 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 43ème Division d’Infanterie est une division d’active qui dispose d’un régiment d’infanterie de ligne (le 158ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (la 4ème DBCP) et d’un régiment de tirailleurs (le 3ème Régiment de Tirailleurs Marocains); de deux régiments d’artillerie (12ème RAD et 212ème RALD), de la 643ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 643ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 32ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (32ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 27ème Division d’Infanterie Alpine dispose de la 53ème brigade d’infanterie alpine (99ème RIA et 5ème demi-brigade de chasseurs alpins) et de la 54ème brigade d’infanterie alpine (159ème RIA et 7ème demi-brigade de chasseurs alpins) ; de deux régiments d’artillerie (93ème Régiment d’Artillerie de Montagne et 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne); de la 627ème Batterie Divisionnaire Antichar; du 627ème Bataillon de défense antiaérienne, du 32ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 20ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (20ème GRDI) qui aligne des chars légers FCM-42 et des automitrailleuses de découverte.

22-Armée de terre : armement et matériel (82) ordre de bataille (16)

-26ème Corps d’Armée

Le 26ème Corps d’Armée est mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) et doit assurer la défense du Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

-Comme les autres corps d’armée, le 26ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattachés :

-626ème régiment de pionniers

-26ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (26ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-182ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (182ème RALT) avec quatre groupes de  155mm équipés de GPF-T.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 26ème CA le Groupe Aérien d’Observation n°526 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 52ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (291ème et 348ème RI), de la 5ème demi-brigade de chasseurs à pied (42ème, 46ème et 50ème BCP); de deux régiments d’artillerie (17ème RAD et 217ème RALD), de la 652ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 652ème Bataillon de défense antiaérienne, du 82ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 10ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (10ème GRDI), un groupement créé en mars 1948 avec des chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P prélevés dans les stocks de mobilisation.

-La 6ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série A, disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (36ème, 74ème et 119ème RI), de deux régiments d’artillerie (43ème et 243ème RALD), de la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne, du 83ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 13ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (13ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

6ème Armée

La 6ème Armée occupe la frontière avec l’Allemagne et la Suisse entre Colmar et Montbéliard soit les Secteurs Fortifiés de Colmar, de Mulhouse et d’Altkirch ce qui permet de confier à chaque corps d’armée la défense d’un Secteur Fortifié.

La mission de cette armée est de couvrir la partie méridionale de la frontière allemande mais également une partie de la frontière suisse pour permettre d’intervenir en soutien de l’armée hélvétique en cas d’agression allemande.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 406ème, 416ème, 426ème et 436ème régiments de pionniers.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 506  avec le     6ème BCC (45 Renault R-40), le 20ème BCC (45 Renault R-40), le 31ème BCC (45 AMX-44) et le 40ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de     mobilisation.

Ces chars n’étant pas disponibles en septembre 1948, ces deux bataillons ne disposent que d’une partie de leur dotation composée respectivement de 16 et de 20 Hotchkiss H-39

On trouve le 6ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°6, parc de réparation des équipages et des ferrures n°6, le parc de     réparation automobile n°6, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°6 et le parc de     munitions d’armée n°6).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 806me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 820ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la sixième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 6ème armée.

En soutien de la 6ème armée, l’armée de l’air déploie un groupement d’aviation (GRAVIA-VIA) et des Groupes Aériens d’Observation (GAO) chargés d’éclairer la marche des Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA) dispose des moyens suivants :

-La 14ème escadre de chasse est déployée sur la base aérienne de Luxeuil dispose de deux groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 soit un total de 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2.

bombardier moyen Glenn-Martin 167F

bombardier moyen Glenn-Martin 167F

-L’appui-feu est assuré par deux groupes de bombardement léger, le GB III/32 équipé de Douglas DB-7 et le GB I/62 équipé de Glenn-Martin 167 et 187F stationnés sur la base aérienne d’Epinal et deux groupes de bombardement moyens, les GB I/11 et GB III/11 équipés de Lioré et Olivier Léo 458, groupes stationnés sur la base aérienne de Martigny.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Neufchâtel par le GR II/33 équipé de trente-six Bloch MB-175.

Le GRAVIA VI-A dispose de 108 chasseurs, de 108 bombardiers légers et moyens et de 36 avions de reconnaissance soit un total de 252 avions.

A ces avions directement sous le commandement de l’armée peuvent s’ajouter les avions des trois corps d’armée, de leurs trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

Le GAO-509 stationné sur la base aérienne de Luxeuil dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-512 stationné sur la base aérienne d’Epinal dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-528 stationné sur la base aérienne de Belfort dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Cela porte le nombre d’avions disponibles à 357 répartis entre 108 chasseurs ( 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2), 54 bombardiers légers (27 Douglas DB-7D, 18 Glenn-Martin 167F et 9 Glenn-Martin 187F), 54 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 458, 44 avions de reconnaissance Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

22-Armée de terre : armement et matériel (78) ordre de bataille (12)

Groupe d’Armées n°2

Le Groupe d'Armées n°2 est chargée de garder la frontière franco-allemande

Le Groupe d’Armées n°2 est chargée de garder la frontière franco-allemande

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, le Groupe d’Armées n°2 couvre la frontière est franco-luxembourgeoise et surtout franco-allemande de Longuyon à Selestat.

Cette frontière, voie naturelle des invasions depuis le Vème siècle et les invasions barbares est solidement protégée par la Ligne Maginot.

Cette «Muraille de France» véritable chef d’œuvre de technicité est destinée à protéger la France d’une attaque surprise de l’Allemagne, une attaque improbable avant 1930 mais qui redevient possible avec le rétablissement du service militaire en 1935 suivit l’année suivante de la remilitarisation de la Rhénanie à laquelle la France ne répond que par un discours grandiloquent («Nous ne laisserons pas Strasbourg sous le feu des canons allemands» dixit le président du conseil Albert Sarrault) mais sans acte concret.

Ce groupe d’armées dispose de trois armées, les 3ème, 4ème et 5ème armée soit quarante divisions, un nombre important alors que la ligne Maginot est censée économiser des hommes en les remplaçant par du béton. Au lieu de cela, la muraille de France devient une véritable éponge, absorbant toujours plus de troupes.

Le général Villeneuve rétablit un certain équilibre car après la mobilisation de septembre 1948, seules vingt-huit divisions sont déployées sur la frontière est entre Longuyon et la lac Léman (dont quatre divisions britanniques) sur des secteurs plus importants qu’en septembre 1939 :

-La 3ème armée couvre un secteur Longuyon-Sarreguemines

-La 4ème armée couvre le secteur Sarreguemines-Selestat

-La 6ème armée doit défendre un secteur Colmar-Territoire de Belfort

-La 8ème armée couvre un secteur Montbéliard-Lac Leman plus comme réserve stratégique     et comme soutien pour la Suisse contre une potentielle attaque allemande qu’autre chose.

Outre ces quatre armées et douze corps d’armées, le Groupe d’Armées n°2 peut compter sur le soutien des troupes de forteresse présentes en nombre ainsi que du 3ème Corps de Cavalerie et ses 2ème, 4ème et 8ème DLM sans oublier l’intervention possible du 2ème CAC avec les 2ème, 4ème et 6ème Division Cuirassées.

3ème Armée

Dans le dispositif imaginé par le général Villeneuve en mars 1942, la 3ème armée occupe un long secteur de près de 150km entre Longuyon et Sarreguemines, s’appuyant sur les fortifications Maginot du Secteur Fortifié de Crusnes, le Secteur Fortifié de Thionville, le Secteur Fortifié du Boulay, le Secteur Fortifié de Faulquemont et le Secteur Fortifié de la Sarre.

Le 7ème CA couvre les secteurs de Crusnes et de Thionville, le 23ème CA couvre le secteur Fortifié du Boulay, le 4th British Corps couvre le Secteur Fortifié de Faulquemont et le 24ème Corps couvre le Secteur Fortifié de la Sarre.

La mission première de cette armée est d’assurer la défense de la frontière en empêchant l’ennemi de gêner la manoeuvre Dyle-Breda en pénétrant par le Luxembourg puis de là dans les Ardennes et en phase offensive de pénétrer dans le territoire allemand en passant par le Luxembourg et d’occuper la Sarre et de lotir la Moselle.

Pour cela, elle dispose de trois corps d’armée à deux divisions (7ème, 23ème et 24ème) plus un corps d’armée britannique à deux divisions (Le IVth  British Corps, les trois premiers corps d’armée engerbant les 12 divisions britanniques présentes au sein du GA1).

Comme les armées du GA n°1, la 3ème armée dispose de moyens de soutien et de combat qui lui sont propres :

-Quatre régiments de pionniers, les 403ème, 413ème, 423ème et 432ème régiments

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°503 qui aligne le 3ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 13ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 21ème BCC (45 AMX-44) et le 36ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Sur ces deux derniers, seul le 21ème BCC dispose à la mobilisation de son chiffre plein de 45 AMX-44 mais le 36ème BCC ne dispose que de Renault R-35 en attendant la disponibilité du char prévu.

On trouve le 3ème Groupement Antiaérien de Campagne (3ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°3, parc de réparation des équipages et des ferrures n°3, le parc de réparation automobile n°3, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°3 et le parc de munitions d’armée n°3).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 803ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 818ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 3ème armée.

Comme les autres armées, la 3ème armée dispose d’un groupement d’aviation (GRAVIA-IIIA) ainsi que de plusieurs GAO (Groupes Aériens d’Observation).

Le Groupement d’Aviation de la 3ème Armée (GRAVIA-IIIA) dispose des moyens suivants :

Curtiss H-81

Curtiss H-81

-5ème Escadre de Chasse (5ème EC) équipée de Curtiss H-81 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne de Metz-Frescaty.

-7ème Escadre de Chasse (7ème EC) équipée de Dewoitine D-520 et de Bréguet Br700C2 stationnée sur la base aérienne de Toul.

Ces deux escadres représentent un total de 216 chasseurs répartis entre 162 monomoteurs et 54 bimoteurs.

-Un groupe de bombardement en piqué, le GBA III/40 stationné à Chamblay avec pour équipement le Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA III/51 équipé de Bréguet Br695 et lui aussi stationné à Chamblay.

Bombardier moyen Amiot 351

Bombardier moyen quadriplace  Amiot 351

-Deux groupes de bombardement moyen stationnés à Saint-Dizier, les GB II/34 et GB III/34 équipés d’Amiot 351.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/33 équipé de Bloch MB-175  qui décolle depuis la base de Châtel-Cléhery en compagnie du GAO-507.

Le GRAVIA III-A dispose de 216 chasseurs, 27 bombardiers en piqué,27 avions d’assaut, 54 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit 360 appareils.

A ce total appréciable s’ajoute les trois Groupes Aériens d’Observation (GAO) :

-Le GAO-507 déployé depuis la base aérienne de Châtem-Cléhery dispose pour éclairer le 7ème Corps d’Armée de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Le GAO-523 qui opère depuis la base aérienne de Mars-la-Tour dispose pour éclairer le 23ème CA ou Corps d’Armée Colonial dispose de  huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le GAO-524 qui opère depuis la base aérienne de Velaine en Haye près de Nancy éclaire le 24ème CA avec huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le total d’appareils disponibles pour le GRAVIA III-A est de 465 appareils (216 chasseurs, 108 bombardiers et avions d’assaut, 141 avions de reconnaissance et d’observation).

22-Armée de terre : armement et matériel (76) ordre de bataille (10)

-5ème Corps d’Armée

Ce 5ème Corps d’Armée mis sur pied par la 5ème région militaire de Poitiers dispose de deux divisions avec une division d’active, la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) et une division de réserve de série B, la 55ème Division d’Infanterie.

-Le 5ème CA dispose d’unités qui lui sont propres avec le 605ème régiment de pionniers, le 12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponbilité du FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 à canon de 47mm en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

Canon de 155mm long Schneider modèle 1917

Canon de 155mm long Schneider modèle 1917

Il dispose également d’un régiment d’artillerie lourde, le 110ème Régiment d’Artillerie Lourde Colonial Hippomobile disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1941T et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm modèle 1917 ainsi que de diverses unités de soutien.

Dewoitine D-720

Dewoitine D-720

L’armée de l’air déploie au profit de ce corps d’armée, le 505ème Groupe Aérien d’Observation (505ème GAO) équipé de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir soit un total de trente-cinq appareils.

-La 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (3ème DINA) est une unité d’active dont l’état-major est implanté à Poitiers. Cette division dispose de deux régiments de tirailleurs, les 14ème et 15ème régiments de tirailleurs algériens ainsi qu’un régiment de zouaves, le 12ème régiment de zouaves.

Elle dispose également de deux régiments d’artillerie (20ème RANA et 220ème RALNA), de la 603ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 603ème bataillon de défense antiaérienne nord-africain, du 41ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 93ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (93ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 55ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série B disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (213ème, 295ème et 331ème RI), de deux régiments d’artillerie (45ème RAD et 245ème RALD), de la 655ème batterie divisionnaire antichar, du 655ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 64ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (64ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-6ème Corps d’Armée

Le 6ème Corps d’Armée dispose d’unités qui lui sont directement rattachées en l’occurence les unités suivantes :

-606ème régiment de pionniers

-Le 6ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (6ème GRCA) mis sur pied par     le CMC n°23 de Bayonne dispose de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité de FCM-42) et d’automitrailleuses de     découverte AMD 178.

-Le 118ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (118ème RALH) dispose de deux groupes de 105mm équipés de 105L modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle 1917

-Diverses unités de soutien (génie, transmissions, train, intendance et santé)

-L’armée de l’air détache au profit du 6ème Corps d’Armée, le Groupe Aérien d’Observation n°506 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et   d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 1ère Division d’Infanterie Coloniale (1ère DIC) est une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Bordeaux. Elle dispose d’un régiment d’infanterie coloniale (3ème RIC) et de deux régiments de tirailleurs sénégalais (12ème et 14ème RTS).

Elle aligne également deux régiments d’artillerie (1er Régiment d’Artillerie Colonial et 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale), de la 601ème batterie divisionnaire antichar coloniale, du 601ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 35ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 71ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (71ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 41ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation (série A) disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (101ème, 103ème et 104ème RI), de deux régiments d’artillerie (13ème RAD et 213ème RALD), de la 641ème batterie divisionnaire antichar, du 641ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 36ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (36ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178 en attendant la disponibilité d’AM modèle 1940P.

-22ème Corps d’Armée

Le 22ème Corps d’Armée dispose comme unités directement rattachées du 622ème régiment de pionniers, du 22ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (22ème GRCA) équipés de chars légers FCM-42 (Hotchkiss H-39 en attendant leur disponibilité) et d’automitrailleuses de découverte Panhard AMD 178.

Il dispose également du 180ème régiment d’artillerie lourde tractée (180ème RALT) qui aligne deux groupes de 105mm (105L modèle 1941S) et deux groupes de 155mm (155L GPF-T) ainsi que diverses unités du génie, des transmissions, du train, de l’intendance, de la santé.

L’armée de l’air détache au profit du 22ème CA, le Groupe Aérien d’Observation n°522 équipé comme les autres unités de de ce type de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 3ème Division d’Infanterie Coloniale (3ème DIC) est une solide unité d’active dont l’état-major est stationnée en temps de paix à Paris dispose de trois régiments d’infanterie coloniale (1er, 21 et 23ème RIC), de deux régiments d’artillerie (3ème RAC et 203ème RALC),  la 603ème batterie divisionnaire antichar coloniale, du 603ème bataillon de défense antiaérienne coloniale, du 37ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 73ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (73ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 71ème Division d’Infanterie est une unité de mobilisation de série B composée donc de réservistes expérimentés. Elle dispose de trois régiments d’infanterie (120ème, 205ème et 246ème RI), de deux régiments d’artillerie (38ème RAD et 238ème RALD), la 671ème batterie divisionnaire antichar, du 671ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle dispose également du soutien du 60ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (60ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

22-Armée de terre : armement et matériel (74) ordre de bataille (8)

-4ème Corps d’Armée

Ce corps d’armée mis sur pied à Nantes dispose comme les autres corps d’armée d’unités de combat et de soutien qui lui sont directement rattachés :

-Le 604ème régiment de pionniers

-Le 4ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (4ème GRCA) mis sur pied par le CMC n°21 de Pontivy équipé de chars légers AMX-44  et d’automitrailleuses puissantes     AM modèle 1940P. En attendant la disponibilité d’AMX-44, il reçoit des Hotchkiss H-39.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Le 111ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale Hippomobile (111ème RALCH) qui
dispose de deux groupes de 105L Schneider modèle 1936 et deux groupes de 155L modèle
1945.

-Différentes unités du génie, des transmissions, du train, de l’intendance et du service de santé

-L’armée de l’air détaché au profit de ce corps d’armée, le 504ème Groupe Aérien d’Observation.

-La 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (4ème DINA) est une unité d’active dont l’état-major est habituellement stationné à Epinal dispose du 13ème régiment de zouaves, du 23ème et du 25ème régiment de tirailleurs algériens; de deux régiments d’artillerie (33ème RANA et 233ème RALNA), de la 604ème batterie divisionnaire antichar nord-africaine, du 604ème bataillon de défense antiaérienne nord-africaine, du 38ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 94ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (94ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 22ème Division d’Infanterie est une unité de mobilisation de série A composée donc de jeunes réservistes. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (19ème, 62ème et 116ème RI), de deux régiments d’artillerie (18ème RAD et 218ème RALD), de la 622ème batterie divisionnaire antichar, du 622ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 24ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (24ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-21ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée mis sur pied lui aussi par la 4ème région militaire peut être considéré comme le corps d’armée le plus faible des trois puisqu’il ne dispose que de division de série B composés de réservistes expérimentés mais uniquement de réservistes.

-Sous l’autorité direct du commandant de ce corps d’armée, nous trouvons le 621ème régiment de pionniers, le 21ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (21ème GRCA) mis sur pied par le CMC n°21 de Pontivy disposant de Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 en attendant la disponibilité des AMP.

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Il dispose également du 109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile (109ème RALH) disposant de deux groupes de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm modèle 1918, d’unités du génie, du train, des transmissions, de l’intendance et du service de santé.

L’armée de l’air détache à son profit le Groupe Aérien d’Observation (GAO) n°521 et équipé de huit Bloch     MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir soit un total de trente-cinq appareils.

-La 53ème division d’infanterie est une unité de série B formée donc de réservistes âgés entre 35 et 45 ans. Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (208ème, 239ème et 329ème RI); de deux régiments d’artillerie (22ème RAD et 222ème RALD), de la 653ème batterie divisionnaire antichar, du 653ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 66ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (66ème GRDI) qui dispose de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 61ème division d’infanterie est elle aussi une unité de série B formée donc de réservistes âgés entre 35 et 45 ans.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (248ème, 265ème et 337ème RI), de deux régiments d’artillerie (51ème RAD et 251ème RALD), de la 661ème batterie divisionnaire antichar, du 661ème bataillon de défense antiaérienne, du 72ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 9ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (9ème GRDI) créé en 1948 qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découvertes AMD 178 en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.