Etats Unis (136) Armée de l’Air (10)

Les avions de l’USAAF (5) : avions de transport

Avant-propos

Après la glaciation du front à l’automne 1914, les alliés comme les allemands cherchent d’obtenir la percée avec un grand P pour mettre fin à un conflit qui de frais et joyeux devient violent, sanglant et meurtrier.

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Etats Unis (124) Armée de terre (14)

Véhicules amphibies

Avant-propos

Le fiasco des Dardanelles (1915) semblait devoir ranger au rayon des impossibilités militaires le débarquement amphibie sur une côte défendue, oubliant un peu vite que l’opération du premier conflit mondial était stratégiquement bien pensée mais tactiquement mal exécutée.

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Grande Bretagne (104) Armée de l’Air (14)

Coastal Command

Littéralement “commandement côtier”, ce grand commandement le troisième après la chasse et le bombardement est le bras armé de la RAF en haute-mer, en soutien de la Royal Navy. On verra à plusieurs reprises les avions et les hydravions du Coastal Command servir de prolongateur de force aux croiseurs et aux cuirassés de Sa Majesté. Comme tous les commandements, l’évolution entre septembre 1939 et septembre 1948 est à la fois quantitative et qualitative.

Métropole

Situation en septembre 1939

-Neuf squadron équipés d’avions de surveillance maritime Avro Anson en l’occurrence les squadron 48, 206, 217, 220,269, 500,502, 608 et 612 auxquels on peut ajouter le squadron 233 en cours de transformation sur Hudson et qui dispose donc d’une flotte mixte.

Lockheed Hudson de la Royal Canadian Air Force (RCAF)

Lockheed Hudson de la Royal Canadian Air Force (RCAF)

-Deux squadron de patrouille maritime équipés de Lockheed Hudson, les squadron 224 et 233

-Deux squadron de torpillage équipés de Vickers Vildebest, les squadron 22 et 42

-Un squadron d’hydravions équipés de Short Stranaer, le squadron 209

-Deux squadron d’hydravions équipés de Short Sunderland, les squadron 204 et 210

Situation en septembre 1948

Squadron de patrouille maritime

-Squadron 130 : nouvelle unité créée avec des Lockheed Hudson de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine

Consolidated Privateer

Consolidated Privateer

-Squadron 132 : nouvelle unité créée en 1944 avec des avions de patrouille maritime Consolidated Privateer

-Squadron 206 : Avro Anson remplacés par des Vickers Wellington de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine

-Squadron 220 Avro Anson remplacés par des Vickers Wellington de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine

Vickers Wellington Mk II

Vickers Wellington Mk II

-Squadron 269 : Avro Anson remplacés par des Lockheed Hudson de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine

-Squadron 608 : Avro Anson remplacés par des Blackburn Buccaneer Mk II

-Squadron 612 : Avro Anson remplacés par des Blackburn Buccaneer Mk II

Le squadron 130 couvre la mer d’Irlande, les squadron 220 et 612 La Manche et les Western Approaches, les squadron 206, 220 et 269 s’occupent de la Mer du Nord. Quand au squadron 132, il va patrouiller la mer du Nord à la recherche de la flotte allemande depuis l’Ecosse

Squadron de bombardier-torpilleurs

-Squadron 131 : Unité de création nouvelle avec des Bristol Beaumont

torpille de 18 pouces Mark XII et un Bristol Beaufort

torpille de 18 pouces Mark XII et un Bristol Beaufort

-Squadron 224 : Remplace ses Lockheed Hudson par des Bristol Beaufort

-Squadron 233 : Remplace ses Lockheed Hudson par des Bristol Beaufort

Squadron de chasse-bombardement

De Havilland Mosquito

De Havilland Mosquito

-Squadron 22 : remplace ses Vickers Vildebest par des De Havilland Mosquito

-Squadron 42 : remplace ses Vickers Vildebest par des De Havilland Mosquito

Le squadron 22 reste en Grande-Bretagne quand éclate le second conflit mondial, le squadron 42 rallie Malte pour si besoin est attaquer la navigation italienne.

-Squadron 133 : unité de création nouvelle équipée de Bristol Beaufighter. Va opérer en mer du Nord en soutien des forces alliées engagées contre le corps expéditionnaire allemand de l’opération Weserübung.

Squadron d’hydravions

le roi George VI (1936-1952) passant en revue une unité de Supermarine Walrus

le roi George VI (1936-1952) passant en revue une unité de Supermarine Walrus

-Squadron 200 : unité de création nouvelle équipée de Supermarine Walrus opérant au dessus de l’Atlantique.

-Squadron 204 : squadron équipé de Short Sunderland opérant au dessus de l’Atlantique depuis la Cornouailles

-Squadron 209 : ce squadron à remplacé ses Short Stranaer par des Consolidated Catalina avec lesquels il opère au dessus de la mer du Nord.

Short Sunderland

Short Sunderland

-Squadron 210 : squadron équipé de Short Sunderland opérant au dessus de la mer du Nord

-Squadron 212 : squadron équipé de Consolidated Catalina opérant au dessus de la mer du Nord

-Squadron 219 : unité de création nouvelle équipée de Supermarine Walrus, les appareils opérant depuis l’Irlande du Nord

-Squadron 221 : unité de création nouvelle équipée de Short Sunderland, les appareils opérant au dessus des Western Approaches

-Squadron 222 : unité de création nouvelle équipée de Short Sunderland, les appareils opérant depuis les Orcades

Méditerranée

Situation en septembre 1939

-Squadron 202 stationné à Kalafrana (Malte) avec pour équipement des Saro London

-Squadron 228 stationné à Alexandrie avec des hydravions de patrouille maritime Short Sunderland

Situation en septembre 1948

Squadron de patrouille maritime

-Squadron 128 : unité de création nouvelle équipée de Vickers Wellington et stationné à Gibraltar pour opérer dans l’Atlantique et en Méditerranée

-Squadron 500 : unité déployée à Malte avec Lockheed Hudson

-Squadron 217 : unité déployée à Alexandrie avec des Blackburn Buccaneer

-Squadron 134 : unité déployée à Gibraltar avec des Consolidated Privateer

Squadron d’attaque aéromaritime

Bristol Beaufighter T Mark X

Bristol Beaufighter T Mark X

-Squadron 135 : unité de création nouvelle équipée de Bristol Beaufighter

Squadron d’hydravions

-Squadron 202 toujours déployé à Malte mais équipé en septembre 1948 avec des Supermarine Walrus

Consolidated Catalina britannique approchant de l'île de Malte

Consolidated Catalina britannique approchant de l’île de Malte

-Squadron 227 unité de création nouvelle équipée de Consolidated Catalina et déployé à Gibraltar

-Squadron 228 toujours déployé en Egypte et toujours équipé de Short Sunderland

-Squadron 229 unité de création nouvelle équipée de Consolidated Catalina et déployé en Palestine

Océan Indien/Inde/Moyen-Orient

Situation en septembre 1939

-Squadron 203 déployé à Bassorah (Irak) avec des Short Singapore III

-Squadron 273 déployé à Ceylan avec des Vickers Vildebest

Situation en septembre 1948

-Un squadron de patrouille maritime stationné à Calcutta, le squadron 129 équipé de Lockheed Hudson

-Un squadron de patrouille maritime à long rayon d’action stationné dans les îles Andaman, le squadron 239 équipé de Consolidated Privateer

-Un squadron d’hydravion de patrouille maritime, le squadron 203 équipé de Catalina, l’unité quittant l’Irak pour Aden.

-Un squadron d’hydravion de patrouille maritime, le squadron 231 stationné à Bombay avec pour équipement des Short Sunderland

-Un squadron d’hydravion de patrouille maritime, le squadron 232 stationné à Calcutta avec pour équipement des Supermarine Walrus.

Extrême-Orient

Situation en septembre 1939

-Squadron 36 stationné à Seletar (Singapour) et équipé de Vickers Vildebest

-Squadron 100 stationné à Seletar et équipé lui aussi de Vickers Vildebest

-Squadron 205 stationné à Seletar et équipé de Short Singapore

-Squadron 230 stationné à Seletar et équipé de Short Sunderland

Situation en septembre 1948

Squadron de patrouille maritime

-Squadron 48 stationné à Seletar avec pour équipement des Blackburn Buccaneer Mk II

-Squadron 502 stationné à Kuching (Malaisie) avec pour équipement des Lockheed Hudson

Squadron de bombardier-torpilleurs

-Squadron 273 transféré de Ceylan à Alor Setar. Ses Vickers Vildebest sont remplacés par des Bristol Beaufort puis par des Beaumont.

-Squadron 36 stationné à Singapour avec des Bristol Beaufort en remplacement des Vildebeest

-Squadron 100 stationné à Singapour avec des Bristol Beaufort en remplacement des Vildebeest

Squadron d’hydravions

-Squadron 205 stationné à Singapour avec des Consolidated Catalina

-Squadron 230 stationné à Singapour avec des Short Sunderland

-Squadron 236 stationné à Alor Setar avec Supermarine Walrus

-Squadron 238 stationné à Kuching avec des Consolidated Catalina

-Squadron 239 stationné à Hong-Kong avec des Supermarine Walrus

Bermudes

Deux squadron sont déployés aux Bermudes pour couvrir l’Atlantique contre les sous-marins allemands.

-Squadron 241 équipé d’avions de patrouille maritime équipés de Consolidated Privateer

-Squadron 244 équipé d’hydravions de patrouille maritime Consolidated Catalina

Grande Bretagne (95) Armée de l’Air (6)

Les avions de la Royal Air Force (RAF) (2) : les bombardiers légers et moyens

Avant-propos

Les premiers avions militaires furent utilisés pour la reconnaissance et l’observation des mouvements de troupes ennemis. C’est par exemple un aéronef français qui répéra le changement d’axe de progression de l’aile marchante de l’armée allemande permettant le «miracle de la Marne», transformant un remake de la guerre de 1870 en une guerre longue et terriblement meurtrière.

Les observateurs s’armèrent de carabine et les premiers combats aériens ressemblèrent aux joutes médievales entre preux chevaliers. Rapidement, les carabines cédèrent la place aux mitrailleuses marquant la naissance de l’aviation de chasse et de ses premiers as.

Après l’observation et la chasse apparut une nouvelle mission le bombardement. Là encore les premières missions furent menées avec des moyens rudimentaires, des paquets de grenades ou des obus d’artillerie plus ou moins profilé. La précision et l’efficacité étaient pour le moins limité.

Rapidement les bombardiers devinrent des appareils plus puissants et plus efficaces, les premiers bombardiers lourds apparaissant au cours du conflit qu’il s’agisse du Vickers Vimy, du Farman Goliath pour ne citez qu’eux.

Toutes les armées de l’air s’équipent de bombardiers légers, moyens et lourds pour les armées de l’air majeures.

Le bombardier est vu comme l’arme ultime, des théoriciens comme Mitchell et Douhet imaginant des escadres de bombardiers rasant tout sur leur passage, méprisant les chasseurs et les canons antiaériens, rasant cités et industries, entrainant la terreur chez les populations qui allaient se retourner contre leurs gouvernements et abréger le conflit.

Cette mission était plutôt du ressort des bombardiers lourds et non des bombardiers légers et moyens que nous allons voir maintenant.

Ces bombardiers légers et moyens étaient davantage destinés à l’appui du corps de bataille en frappant le front et les arrières immédiats.

A la différence de la France et de l’Allemagne, la Royal Air Force (RAF) ne crut pas au bombardier en piqué préférant le bombardement horizontal.

En septembre 1939, la flotte de bombardiers légers et médians était assez médiocre avec des appareils dépassés ou en voie de rapide déclassement.

Sur les quatre-vingt deux squadrons du Bomber Command, on trouve cinquante-huit squadrons de bombardement léger et moyen répartis entre des monomoteurs Fairey Battle (dix-sept squadrons), Hawker Hind (trois squadrons) Vickers Wellesley (trois squadrons) et des bimoteurs Bristol Blenheim (vingt-cinq squadrons) et Vickers Wellington (dix squadrons) autant dire une flotte disposant d’avions dépassés.

La situation évolue radicalement en septembre 1939 et septembre 1948. Les Fairey Battle, les Hawker Hind et les Vickers Wellesley ont tous quittés le service actif, rejoignant des unités d’entrainement ou la casse. Ils ont été remplacés soit par des chasseur-bombardiers Hawker Hurricane, Hawker Typhoon et Hawker Tempest ou par des bimoteurs d’attaque Bristol Beaufighter et De Havilland Mosquito.

Les Bristol Blenheim Mk I ont été retirés du service remplacés par des Blenheim Mk V _version améliorée du Mk IV avec des moteurs plus puissants et un armement défensif renforcé_ mais également par des bombardiers américains, des Martin 187 Baltimore qui aurait du devenir le nouveau bombardier médian de la RAF avant qu’au final le Bristol Beaumont soit choisit. Le Vickers Wellington était toujours en service.

Quand éclate le second conflit mondial, le Bomber Command dispose des unités de bombardememt léger/moyen suivantes :

-La Métropole dispose de quatre wings de trois squadrons de bombardememt moyen, trois équipés de Vickers Wellington et un équipé de Martin 187 Baltimore.

-En Egypte, on trouve un wing de trois squadrons équipés de Bristol Blenheim Mk V.

-En Inde, un wing de bombardement médian dispose de trois squadrons de Bristol Blenheim Mk IV.

-Deux wings déployés en Malaisie et à Singapour équipés de Vickers Wellington et de Martin 187 Baltimore, quatre squadrons équipés de Wellington et deux équipés de Baltimore.

Cela nous donne un total de vingt-quatre squadrons de bombardement médian. Sur le plan de la flotte, le Blenheim doit être remplacé par le Beaumont, le Wellington pourrait l’être également par le Beaumont ou par un bombardier médian américain à moins que Vickers ne dévellope un nouveau bombardier médian. Quand au Baltimore, il pourrait l’être par un autre bombardier américain comme le B-25 Mitchell ou le B-26 Invader….. .

..Mais tout ceci est une autre histoire

Hawker Hind

Hawker Hind

Hawker Hind 

En septembre 1939, trois squadrons de bombardement sont encore équipés de ce biplan dessiné par Sydney Camm (le père du Hurricane, du Typhoon, du Tempest et du Fury II/Sea Fury), biplan qui pourtant n’avait fait son premier vol que le 12 septembre 1934 mais nous étions à une époque où l’aviation évoluait à une vitesse stupéfiante.

A l’origine du Hind figure la spécification G.7/34 qui demandait un appareil interimaire destiné à faire la soudure entre le Hawker Hart et les nouveaux bombardiers monoplans “modernes” comme le Fairey Battle. Le Hind est tout simplement une évolution du Hart mis en service en 1931. L’appareil effectue son premier vol le 12septembre 1934, le premier appareil de série presque un an plus tard le 4 septembre 1935.

Officiellement mis en service en novembre, l’appareil va équiper jusqu’à vingt squadrons de la RAF sans oublier les commandes à l’export de l’Afghanistan, de la République d’Irlande, de la Lettonie, de l’Iran, du Portugal, de l’Afrique du Sud, de la Suisse et de la Yougoslavie.

Retiré progressivement des unités de première ligne à partir de 1937, il est essentiellement utilisé pour l’entrainement par la RAF mais également par la RCAF et la RNZAF.

Les trois unités encore équipées de Hind vont être rééquipées d’appareils plus moderne au cours de la guerre de Pologne ou dans les mois qui suivirent la fin de ce bref conflit.

Caractéristiques Techniques du Hawker Hind

Type : bombardier biplace biplan

Masse : à vide 1452kg maximale au décollage 2167kg

Dimensions : longueur 8.92m envergure 11.36m hauteur 3.23m

Motorisation : un moteur en ligne Rolls-Royce Kestrel V de 640ch

Performances : vitesse maximale 298 km/h à 15500 pieds distance franchissable 692km plafond opérationnel 8050m

Armement : une mitrailleuse Vicjers de 7.7mm synchronisé et une mitrailleuse Lewis dans le poste arrière plus de 231kg de bombes sous les ailes

Equipage : deux hommes

Vickers Wellesley

Vickers Wellesley

Vickers Wellesley

A l’origine du Vickers Wellesley figure l’Air Ministry Specification G.4/31 demande un appareil d’usage général (general purpose) capable d’être tout à la fois bombardier, avion de coopération, bombardier en piqué, avion de reconnaissance, avion d’évacuation sanitaire et avion-torpilleur ! Un vrai couteau suisse en somme à une époque où face à des budgets réduits, le ministère de l’Air se prend à rêver d’un avion bon à tout faire, un avion souvent bon en rien et mauvais en tout.

Vickers propose son type 253, un biplan utilisant une structure géodésique et qui annonce le Vickers Wellington. Il fait face au Fairey G.4/31, au Westland PV.7, au Handley-Page HP.47, Armstrong-Whitworth A.W 19, Blacburn B.7, Hawker P.V 4 et Parnall G.4/31.

Le Vickers type 253 est déclaré vainqueur, commandé à 150 exemplaires mais qui ne verront jamais le jour suite à un changement de priorité.

En effet parallèlement au dévellopement du type 253, Vickers dévellope à titre privé le type 246, un monoplan qui n’était capable que de mener des missions de bombardement. L’appareil effectua son premier vol le 19 juin 1935 et aussitôt offert à la RAF.

Les premiers appareils de série sont livrés en avril 1937 mais quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, l’appareil déjà dépassé est en voie de retrait du service actif notamment dans les unités stationnées en métropole. Il n’équipe d’ailleurs plus que les squadrons 14, 47 et 223 stationnés outre-mer.

Les Wellesley sont retirés du service dans le courant de l’année 1940 et remplacés par des appareils plus modernes.

Caractéristiques Techniques du Vickers Wellesley

Type : bombardier monomoteur monoplan biplace

Masse : à vide 3066kg en charge 5011kg maximale au décollage 5670kg

Dimensions : longueur 11.96m envergure 22.73m hauteur 4.67m

Motorisation : un moteur radial Bristol Pegasus XX de 925ch

Performances : vitesse maximale 369 km/h à 6000m vitesse de croisière 290 km/h à 4600m distance franchissable 1963km plafond opérationnel 7772m

Armement : une mitrailleuse Vickers de 7.7mm dans l’aile droite et une mitrailleuse Vickers K dans le cockpit arrière 907kg de bombes.

Fairey Battle

Fairey Battle

Fairey Battle

A l’origine du Fairey Battle figure la spécification du ministère de l’Air P.27/32 (Air Ministry Specification P.27/32) demandant un bombardier biplace destiné à remplacer le Hawker Hart et le Hawker Hind. Il fallait également anticiper sur l’éventuel banissement des bombardiers lourds par la conférence de désarmement de Genève.

Le prototype du Fairey Battle, un monoplan monomoteur à aile basse cantiveler, train d’aterrissage retractable et cockpit triplace effectue son premier vol le 10 mars 1936 et la production de l’appareil est prioritaire. La première commande de 155 exemplaires commence à être livrée en juin 1937.

Vite obsolescent, le Battle équipe dix-sept squadron quand la guerre de Pologne éclate et aurait connu de sévères mécomptes si le conflit s’était prolongé notamment en raison d’une vitesse et d’un armement insuffisant.

Néanmoins l’appareil peut se targuer d’être le premier avion britannique à remporter une victoire aérienne en l’occurence un Bf 109 abattu par le mitrailleur d’un Fairey Battle près d’Aix La Chapelle.

L’appareil va être peu à peu remplacé par le Hawker Hurricane rélégué au rang de chasseur-bombardier puis par le duo Typhoon et Tempest, les derniers Battle quittant les squadrons de première ligne début 1942 à l’exception d’un squadron déployé au Soudan.

Il va être utilisé pour des missions secondaires : entraînement, remorquage de cibles, liaison, évacuation sanitaires, rôles pour lesquels il était toujours opérationnel en septembre 1948.

Il à connu les joies du succès à l’export puisqu’il à été exporté en Afrique du Sud (des appareils ex-britanniques) utilisés essentiellement pour l’entrainement et les liaisons, en Grèce (là aussi des appareils ex-RAF), l’Inde britannique, la Pologne ou du moins son gouvernement en exil qui utilisa parmi les derniers Battle produits pour entrainer les équipages de ces unités de bombardement. A noter pour l’anecdote que la Pologne avait commandé 100 Fairey Battle au printemps 1939 mais aucun appareil ne fût livré, les 22 envoyés à Constanza furent finalement cédés à la Turquie.

Le Danemark à produit l’appareil sous licence, en livrant quelques exemplaires à la Norvège, ces appareils étant toujours en service en septembre 1948 mais ne jouèrent qu’un rôle limité durant l’opération Weserübung, la majorité des appareils de la force aérienne danoise étant détruits au sol.

Le Fairey Battle à été utilisé comme avion d’entrainement par le Canada, l’Australie, la Belgique et donc l’Afrique du Sud, moins pour l’entrainement au pilotage que pour l’entrainement au bombardement et à la navigation.

Caractéristiques Techniques du Fairey Battle

Type : bombardier léger monoplan monomoteur triplace

Masse : à vide 3015kg en charge 4895kg

Dimensions : longueur 12.91m envergure 16.46m hauteur 4.72m

Motorisation : un moteur Rolls-Royce Merlin II de 1030ch

Performances : vitesse maximale 413 km/h à 4600m distance franchissable 1610km plafond opérationnel 7620m

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm Browning dans l’aile droite et une mitrailleuse Vickers K à l’arrière 4 bombes de 110kg en soute et 230kg de bombes à l’extérieur sous les ailes.

Equipage : 3 hommes

Bristol Blenheim

Bristol Blenheim Mk IV

Bristol Blenheim Mk IV

A l’origine du Bristol Blenheim, bombardier léger standard de la RAF en septembre 1939 figure une demande de Lord Rothermere, magnat de la presse britannique et grand passionné d’aviation et un projet lancé à titre privé par la Bristol Aeronautic Company, le Bristol type 135.

Cet appareil était un avion civil de transport de passagers dévellopé par la firme Bristol, un élégant monoplan à aile basse cantilever pouvant transporter six à huit passagers.

Suite à l’achat par Lord Beaverbrook d’un DC-1, Lord Rothermere déclara à la firme Bristol qu’il pourrait acheter un type 135 si l’appareil était capable de relier les principales villes européennes ce que l’appareil était incapable de faire en l’état actuel.

Le projet fût donc remanié et le type 135 devint le type 142 dont le projet fût présenté le 27 avril 1934. C’était un appareil propulsé par des Bristol Mercury VI de 640ch pouvant atteindre 400 km/h et si la voilure du type 135 était conservé, le fuselage était différent.

Le prototype du Bristol type 142 effectua son premier vol le 12 avril 1935. Equipé d’hélices tripales Hamilton Standard à pas variable il atteint la vitesse de 495 km/h soit 48 km/h de plus que le dernier chasseur commandé par la RAF, le Gloster Gladiator.

Surpris et inquiet par ce résultat, l’Air Ministry demanda à lord Rothermere d’étudier son appareil ce que le magnat accepta, le Bristol type 142 ne fût jamais utilisé à titre civil mais utilisé pour des tests puis pour différentes missions de transport logistique jusqu’à sa réforme en juin 1942. Oublié dans un hangar, il fût retrouvé par hasard en 1980, restauré et maintenu en état de vol.

Parallèlement au type 142, la firme étudia le projet du type 143, un type 142 avec les moteurs prévus pour le type 135 mais ce projet qui intéressa un temps le Coastal Command et la Finlande ne firent pas le poids face au Bristol type 142M, une version militarisée plus connue sous le nom de Blenheim.

Le projet type 142M fût proposé aux services compétents le 9 juillet 1935, donnant un bombardier biplace transportant 450kg de bombes sur 1600km. En août, l’appel à projet B.29/35 fût lancé et une commande 150 exemplaires passée sans commande préalable de prototypes.

Le premier appareil de série effectue son premier vol le 25 juin 1936 et dès le moins de décembre une commande de 434 bimoteurs est passée. La production était rapide puisqu’en 1937 vingt-cinq appareils sortaient pas jour. 5500 Blenheim en différentes versions sont produits pour la RAF et pour l’export. L’appareil entre en service en mars 1937.

Suite au Mk I et à sa version de chasse lourde Mk IF, on trouve le Mk IV (premier vol le 24 septembre 1937, mise en service en mars 1939) qui lui aussi disposait d’une version de chasse lourde (Mk IVF) et d’entrainement/liaison/remorquage de cibles (Mk IVT).

Les Blenheim Mk II et Mk III n’ont été que des projets, le premier disposant d’ailes et de réservoirs agrandis, le second étant propulsé par un moteur en ligne Hispano-Suiza suite semble-t-il à un intérêt de la Suisse mais comme la Confédération Helvétique n’à pas donné suite, ce projet n’à pas vu le jour.

Le Blenheim Mk V est une version issue du Mk IV avec des moteurs plus puissants et un armement défensif plus important. Les Mk V vont remplacer les Mk I mais la production qui devait se poursuivre sous la forme d’un Mk VI avec des moteurs Bristol Hercules est finalement abandonné, la RAF préfèrant produire en masse le Bristol Beaumont, un bombardier moyen issu du Bristol Beaufort.

A noter que le Bristol type 149 Bolingbroke dérivé du Mk I n’à été produit que pour le Canada, la RAF un temps intéressée par l’appareil préféra au final poursuivre la production du Mk I. Sorti par la porte, le Bolingbroke revint par la fenêtre puisqu’il fût à l’origine du Mk IV.

Un projet de quadrimoteur baptisé Bristol type 150 ne dépassa pas le stade de la planche à dessin.

Le Blenheim à connu un grand succès à l’export puisqu’il à été exporté en Afrique du Sud, en Australie, au Canada (sous la forme du Bolingbroke), en Yougoslavie, en Finlande (construction sous licence), en Grèce (appareils ex-britanniques utilisés en attendant la livraison de Léo 451), Nouvelle-Zélande, Portugal, Roumanie, Suède et Turquie.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Bristol Blenheim est déployé en Egypte (trois squadrons équipés de Mk V), un wing de trois squadrons est déployé en Inde avec des Blenheim Mk IV. Un squadron de reconnaissance déployé en Extrême-Orient dispose de Blenheim Mk V qui ont remplacés des Mosquito prématurément usés par le chaud et lourd climat tropical.

Ce sont donc sept squadrons qui sont encore équipés de Blenheim au sein de la RAF, les appareils exportés étant encore largement en service dans leur mission initiale de bombardier.

Caractéristiques Techniques du Bristol Blenheim Mk I

Type : bombardier léger bimoteur triplace

Masse : à vode 3674kg en charge 5662kg

Dimensions : envergure 17.17m longueur 12.12m hauteur 3.05m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Mercury VIII dévellopant 840ch chacun

Performances : vitesse maximale 450 km/h rayon d’action 1800km plafond opérationnel 8475m

Armement : une mitrailleuse fixe de 7.7mm à l’avant et une autre en tourelle dorsale 454kg de bombes

Equipage : 3 hommes

Caractéristiques Techniques du Bristol type 149 Blenheim Mk IV

Type : bombardier léger bimoteur triplace

Masse : à vide 4065kg en charge 6576kg

Dimensions : longueur 13m envergure 17.2m hauteur 3m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Mercury XV dévellopant 905ch

Performances : vitesse maximale 422 km/h Rayon d’action 3140km plafond opérationnel 8660m

Armement : une mitrailleuse fixe de 7.7mm à l’avant et deux mitrailleuses identiques en tourelle dorsale 454kg de bombes.

Equipage : 3 hommes

Vickers Wellington

Vickers Wellington Mk I

Vickers Wellington Mk I

A l’origine du Vickers Wellington figure l’Air Ministry Specification B.9/32 demandant un bombardier bimoteur aux performances supérieures aux appareils en service pour éviter que l’appareil ne soit périmé lors de sa mise en service.

Le Vickers Wellington (deuxième appareil à rendre hommage à Arthur Wellesley, duc de Wellington, le vainqueur de Waterloo après le Vickers Wellesley) est reconnaissable entre-tous par la structure géodésique inventée par un ingénieur de talent, Barnes Wallis.

Cette méthode rendait certes la construction longue mais donnait à l’avion une résistance aux impacts remarquables. On ne compte plus le nombre de Wellington rentrés à la base avec des trous béants dans leur fuselage, trous qui auraient été fatals à des appareils construits de manière conventionnelle. Conçu comme bombardier, le Vickers Wellington va être développé dans de nombreuses versions, les versions plus connues concernant la lutte anti-sous-marine et la patrouille maritime.

Le prototype décolle pour la première fois le 15 juin 1936 et deux mois plus tard, le Vickers type 271 est accepté sous le nom de Wellington (après avoir un temps été baptisé Crecy).

En septembre 1939, la RAF dispose de dix squadrons de Vickers Wellington qui dès le 4 septembre 1939 attaquent la flotte allemande en mer du Nord, subissant des pertes sensibles sous les coups de la chasse allemande. Ce court conflit démontre de manière claire que le bombardement diurne sans escorte de chasse est une hérésie ce qui poussera la Grande-Bretagne à privilégier le bombardement nocturne.

Au cours de la Pax Armada, le nombre de squadron de Wellington augmente passant de dix à treize au sein du Bomber Command et faisant leur apparition au sein du Coastal Command pour des missions de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine.

En septembre 1948, ce commandement dispose au total de trois squadrons mais seulement deux en métropole. Seize squadrons de Wellington sont donc en service au sein de la RAF quand éclate le second conflit mondial.

Les appareils de bombardement de la RAF étaient des Vickers Wellington Mk I (A à D) et Mk II (moteurs plus puissants, appareils de navigation plus performants, armement défensif renforcé) alors que les bombardiers exportés étaient respectivement connus sous le nom de Mk III (Mk I exporté) et Mk IV (Mk II).

Le Vickers Wellington Mk VI est produit à deux exemplaires utilisés pour les essais de bombardiers à haute altitude alors que le Mk VII est un bombardier-torpilleur dont le projet à été dévellopé comme alternative à un éventuel échec du Bristol Beaumont.

Le Vickers Wellington GR Mk VIII est la variante patrouille maritime/lutte anti-sous-marine du Wellington, c’est cette version qui est utilisée par le Coastal Command qui quand le second conflit mondial éclate s’apprête à mettre en service le Mk IX.

Le Wellington va aussi être utilisé pour des missions de liaison, de transport et d’expérimentations, d’entrainement mais également de déminage contre les mines magnétiques.

L’appareil à été utilisé également par l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Portugal et l’Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Vickers Wellington Mark IC

Type : bombardier bimoteur multiplace

Masse : à vide 8435kg maximale au décollage 12955kg

Dimensions : longueur 19.69m envergure 26.27m Hauteur 5.31m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Pegasus Mk XVIII de 1050ch chacun

Performances : vitesse maximale 378 km/h à 4730m distance franchissable 4106km plafond opérationnel 5490m

Armement : six à huit mitrailleuses Browning de 7.7mm (deux en tourelle de nez, deux ou quatre en tourelle de queue, deux en positions latérales) 2041kg de bombes

Equipage : six hommes

Martin 187 Baltimore

Martin Baltimore

Martin Baltimore

Bien que possédant une puissante industrie aéronautique, la RAF passe commande avant guerre d’un modèle de bombardier américain, le Martin 187 Baltimore (Baltimore Mk I) pour équiper une partie des unités du Bomber Command.

Cet appareil est issu du Glenn-Martin 167W, un appareil qui répondait à un concours lancé par l’USAAC (United Stades Army Air Corps) en 1937 pour un bombardier bimoteur triplace volant au minimun à 322 km/h, emportant 544kg de bombes sur 1930km.

De ce programme furent issus le B-25 Mitchell, le Douglas Model 7 et le Glenn-Martin 167W, ces deux derniers appareils équipant l’armée de l’air française.

La RAF commanda une version améliorée du 167 (également commandée par la France), une version baptisée Martin 187 Baltimore.

Ces appareils vont équiper un wing de trois squadrons en Métropole et deux squadrons répartis dans deux wings différents en Extrême-Orient soit cinq squadrons opérationnels en septembre 1948.

Ces appareils doivent à terme être remplacés par soit des Vickers Wellington ou des Bristol Beaumont voir un nouveau bombardier médian américain, le B-25 ou le B-26.

Caractéristiques Techniques du Martin 187F Baltimore

Type : bimoteur quadriplace de bombardement léger et de reconnaissance

Poids à vide 7253kg en charge 10900kg

Dimensions : Envergure 18.7m Longueur 14.8m Hauteur 4.32m

Motorisation : deux moteurs radiaux Wright GR-2600-A5B 14 cylindres en double étoile de 1700ch chacun

Performances : vitesse maximale 488 km/h à 3540m vitesse de croisière 360 km/h Distance franchissable 1577km

Armement : quatre mitrailleuses de 7.7mm Browning montées dans les ailes, deux mitrailleuses identiques dans la tourelle dorsale et deux mitrailleuses en poste arrière. 910Kg de bombes en soute.

Handley-Page Hampden

Handley Page Hampden

Handley Page Hampden

A l’origine de cet appareil surnommé “la valise volante” (en raison de conditions de vol inconfortables) figure l’Air Ministry Specification B.9/32, le même appel d’offres qui donna naissance au Vickers Wellington.

Si ce dernier fût une réussite, ce n’est pas le cas du second et le seul squadron qui l’utilisait encore dans la RAF en septembre 1948 n’était pas vraiment envié par les autres unités.

Le premier prototype effectue son premier vol le 21 juin 1936 et une commande de 180 exemplaires est passée, le premier Hampden de série effectuant son premier vol le 24 mai 1938.

Si en septembre 1939, dix squadrons sont équipés de cet appareil mais neuf ans plus tard, seul un squadron déployé en Malaisie était équipé encore qu’il avait entamé sa transformation sur Short Stirling.

Les autres appareils ont été rapidement feraillés, le Coastal Command déclinant leur reprise comme bombardier-torpilleur à long rayon d’action.

L’appareil à été utilisé par le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande mais la carrière des Hampden des dominions à été aussi brève que celle de leurs homologues britanniques.

Le Handley-Page Hereford est une version du Hampden avec des moteurs différents. Il n’à équipé que deux squadrons du Bomber Command. Aucun appareil n’était encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Handley-Page HP.52 Hampden

Type : bombardier médian quadriplace

Masse : à vide 5789kg maximale au décollage 10206kg

Dimensions : longueur 16.32m envergure 21.09m hauteur 4.55m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Pegasus XVIII de 1000ch chacun à 910m

Performances : vitesse maximale 397 km/h à 4210m vitesse de croisière 332 km/h à 4580m distance franchissable 2768km avec le plein de carburant vitesse maximale de 332 km/h et 910kg de bombes plafond opérationnel 5790m

Armement : une mitrailleuse calibre .303 (7.7mm) Browning M1919 dans le nez + 3 à 5 mitrailleuses Vickers K (une dans le nez, une ou deux en position ventrale et dorsale) 1814kg de bombes ou une torpille ou des mines

Equipage : quatre hommes (pilote, navigateur-bombardier, opérateue radio-mitrailleur dorsal, mitrailleur ventral).

Grande Bretagne (84) Armée de terre (9)

Matériel de l’Armée britannique (6) : chars de combat

Avant-Propos

Après l’échec de la guerre de mouvement et de la course à la mer à l’automne 1914, le front se fige dans un double réseau de tranchées allant de la mer du Nord à la frontière suisse, un réseau de tranchées séparé par un espace dont le nom est évocateur : no man’s land (l’espace où l’homme est absent), un espace de boue, de trous d’obus _parfois rempli de gaz de combat_ de barbelés battu par les feux croisés de mitrailleuses solidement retranchées.

Dans un premier temps, on lance de couteuses offensives frontales précédées de préparations d’artillerie censées tout écraser et ouvrir une voie royale à l’infanterie.

Au lieu de cela, l’artillerie aura bien du mal à détruire les réseaux de barbelés et les lignes allemandes solidement construites et aménagées feront mieux qu’encaisser les coups.

Et même quand la première ligne voir la seconde sont emportées, les difficultés à amener des renforts ou à exploiter la percée (la cavalerie à cheval montra là qu’elle était une arme du passé) permettait aux allemands de reconstituer une ligne cohérente.

Résultat, les pertes de l’infanterie sont absolument colossales. Le mécontentement grandit et une solution doit être trouvée pour obtenir la percée si ardement recherchée.

Comme vaincre la terrifiante trilogie Mitrailleuse/Barbelés/Tranchées ? La mobilité dans un terrain bouleversé est la clé pour obtenir cette percée recherchée, désirée, attendue.

La roue est exclue d’emblée, elle ne peut aller que sur route. Reste la chenille qui à fait ses preuves pour tracter de lourdes pièces d’artillerie.

Pourquoi ne pas monter une caisse blindée avec des mitrailleuses et/ou des canons pour franchir le no man’s land et ouvrir le chemin à l’infanterie puis à la cavalerie à cheval qui doit exploiter la percée et semer le chaos et le désordre sur les arrières de l’ennemi ?

C’est l’acte de naissance du char de combat connu à l’origine comme un cuirassé terrestre ou tank (réservoir), cette dernière appelation étant un subterfuge destiné à cacher aux espions allemands leur véritable rôle.

Char Mark I

Char Mark I

Le 15 septembre 1916, 49 Mark I sont engagés dans la Somme à Flers-Courcellette à la grande fureur des français qui auraient voulu attendre que le système soit au point et surtout disponible en grande quantité.

Sur ces 49 chars, 32 furent engagés, les autres étant paralysés par les pannes et la boue. Ils ne répondirent pas à toutes les attentes mais provoquèrent la panique dans les rangs allemands qui n’avaient aucune arme à s’opposer à de tels mastodontes.

Les allemands finirent par se resaisir (élargissement des tranchées, artillerie à proximité des premières lignes, fusils antichars) mais la présence du char allait donner aux alliés un avantage décisif.

Le 11 novembre 1918 survint l’Armistice qui stoppa les projets d’offensive qu’il s’agisse d’une offensive franco-américaine en Lorraine en novembre et surtout de la grande offensive alliée au printemps 1919, offensive qui devait permettre de porter la guerre sur le territoire allemand.

Cet armistice si dans un premier temps fût célébré par toute l’Europe comme la fin d’un cauchemar allait se révéler désastreux pour des raisons politiques et militaires.

Politiques car en l’absence de combats sur le sol allemand, les militaires allemands pouvaient se considérer comme une armée invaincue et faire courir la “légende du coup de poignard dans le dos” (Dolchlosslegend) où l’arrière avait trahit l’avant.

Militaires car l’offensive du printemps 1919 aurait du voir l’emploi massif de chars et d’avions, annonçant avec vingt ans d’avance la tactique allemande contre la Pologne et les grandes offensives du second conflit mondial.

Sur le plan technico-tactique, l’absence du concept de RETEX empêche d’exploiter pleinement les leçons du conflit qui s’achève. La présence du char est jugé nécessaire mais il n’est pas vu comme l’élément structurant des forces, une stratégie militaire ne peut s’organiser autour de lui.

L’apparition d’un nouveau vecteur militaire ne remet pas en cause la division classique du combat : à l’infanterie la conquête et l’occupation, à la cavalerie la poursuite et l’exploitation.

On imagine alors deux types de chars : un char rapide, véloce, peu protégé pour l’exploitation, un char de cavalerie et de l’autre un char lent, bien protégé destiné à appuyer l’infanterie.

Il est à noter que l’affrontement contre d’autres chars est peu ou pas considéré ce qui parait étonnant avec nos yeux de contemporains connaissant la suite des événements.

A ces problèmes conceptuels s’ajoute les problèmes industriels. L’arrêt de la production des chars, la faiblesse des budgets entraine une perte de compétences industrielles rendant illusoire la production rapide de blindés lourds et/ou puissants ce qui explique la prédilection pour les chars légers plus faciles et plus rapides à produire.

Résultat en septembre 1939, les chars britanniques sont globalement très inférieurs à leurs homologues français. Le Matilda II était ainsi très bien protégé mais lent et son canon de 40mm (2 pouces) était orienté uniquement vers l’antichar sans obus explosifs pour assurer l’appui de l’infanterie.

Les chars Cruiser étaient rapides, bien armés pour l’époque mais peu ou pas protégés ce qui réduisait leur durabilité. Ne parlons pas des Light Tanks issus des chenillettes Carden-Lloyd qui étaient de véritables cercueils roulants tout juste bons pour la reconnaissance et encore….. .

Les tankistes britanniques durent pousser un ouf de soulagement en apprenant la fin du conflit le 15 décembre 1939.

La Pax Armada permis au Royal Tank Corps britannique de rattraper son retard grâce à l’aide de la France, les années 1940/48 étant marquées par une intense coopération technique qui fonctionne dans les deux sens, le RTC recevant des chars français comme le Hotchkiss H-39, l’AMX-42 ou le B1bis qui furent parfois mis en service mais furent surtout utilisés pour améliorer les chars britanniques. Les britanniques transmirent eux leurs connaissances en matière d’ergonomie et de suspension.

Résultat en septembre 1948, le RTC dispose de chars nettement plus performants et modernes avec des chars lourds Churchill à armement dual (obusier de 3 pouces en caisse, canon de 6 livres en tourelle), des chars moyens Cromwell à canon de 75mm en tourelle et des chars légers de reconnaissance, un bon compromis entre mobilité, protection et armement avec un canon de 6 livres.

Chars légers Vickers

Avant-Propos

La fin du premier conflit mondial marqua la fin à la fois de la production mais également de la recherche sur de nouveaux blindés. Seuls les manufacturiers privés continuèrent de travailler sur des tank dans le but de les exporter, le marché n’était pas gigantesque mais suffisant pour justifier l’investissement dans des chars légers.

Parmi ces manufacturiers figure la firme Carden-Loyd qui avait suivit l’idée d’un ingénieur militaire britannique, le major Martel qui avait proposé un char monoplace, concept qui se révéla trop limité. Carden-Lloyd produisit également des petits chars biplaces appelés Carden-Loyd Tractor ou en français tankettes.

Ce petit modèle de char utile notamment pour l’outre-mer allait être largement utilisé par l’armée britannique mais également à l’étranger en Pologne, en Tchécoslovaquie, en URSS, en Bolivie, au Japon, au Canada, en France, en Italie, en Inde, aux Pays-Bas, en Chine, en Finlande, au Portugal, au Chili, en Belgique et en Thaïlande, la plupart des pays commandant des quantités réduites pour une production sous licence qui révéla rapidement la limite des tankettes dans la guerre moderne.

La production s’achèva en 1935, les deux dernières la production étant assurée non pas par la division de Vickers mais par la Royal Ordnance Factories.

En 1928, la firme Carden-Loyd fût rachetée par la firme Vickers. Les travaux sur les tankettes furent réutilisés par la firme Vickers-Armstrong pour dévelloper de nouveaux chars légers.

Les différents modèles : du Mk I au Mk VI

Light Tank Mk II

Light Tank Mk II

Le premier Light Tank (Light Tank Mk I) apparait en 1929. Il est quasi-identique au Carden-Loyd Mk VIII. Son blindage était symbolique et son armement était composé d’une mitrailleuse Vickers de 7.7mm dans une tourelle monoplace. Cinq exemplaires seulement furent produits et utilisés à des fins d’expérimentation.

Après un Mk IA de transition, apparaît en 1930 le Mk II, le premier véritable char léger Vickers qui était semblable au Mk I avec néanmoins une tourelle légèrement agrandie et un blindage plus épais, ce Mk II étant suivit des Mk IIA et Ml IIB qui n’introduisaient que des changements mineurs.

Light Tank Mk III

Light Tank Mk III

Le Light Tank Mk III produite à seulement 36 exemplaires est essentiellement destinée à l’export notamment aux Pays-Bas alors que le Mk IV lui aussi de production limitée servit surtout aux essais de la suspension Hortsmann.

Light Tank Mk V

Light Tank Mk V

Le Light Tank Mk V marquait de notables différences avec une tourelle biplace (l’équipage passant à trois hommes) et un armement renforcé avec une mitrailleuse .50 (12.7mm) et une mitrailleuse .303, le gain de poids améliorant la mobilité en plaquant davantage le véhicule au sol.

Light Tank Mk VI

Light Tank Mk VI

Le Mk VI apparait en 1936 et va être produit largement jusqu’en 1940 quand la production de ces chars légers trop légers cesse. Il est fort proche du Mk V mais la tourelle est encore agrandie pour accueillir un équipement radio, la coupelle de commandement apparue sur le Mk II destiné à l’Armée des Indes disparaît sur le Mk VIC. Cette dernière version est la mieux armée avec une mitrailleuse de 15mm et une mitrailleuse de 7.92mm de type Besa.

Des variantes spécialisées sont conçues notamment une version antiaérienne et une version tropicalisée pour les Indes mais elles sont peu utilisées.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Mk VI constitue l’essentiel de la flotte de chars britanniques avec 1002 exemplaires, les Cruiser et Infantry Tank étant très peu nombreux avec respectivement 79 et 67 exemplaires. Sur ce total seulement 196 chars légers et 50 chars d’infanterie étaient opérationnels.

Retiré de la majorité des unités de combat courant 1942, le Mk VI était encore présent dans l’Empire pour des taches de police coloniale. En Métropole, les Mk VI étaient présents en petit nombre dans les unités de reconnaissance mais étaient surtout utilisés pour l’instruction.

Quelques chars légers de ce type furent transférés à la RAF pour assurer la protection des terrains d’aviation contre un raid aéroporté allemand, une menace crédible, l’opération Weserübung ayant vu l’engagement massif des Fallschirmjäger qui s’emparèrent de plusieurs aérodromes norvégiens, permettant à la Luftwafe de conquérir rapidement la maitrise du ciel en dépit de la présence des porte-avions français et anglais.

Caracteristiques Techniques du Vickers Light Tank Mk V

Poids : 4.877 tonnes

Dimensions : longueur 3.97m largeur 2.08m hauteur 2.23m

Motorisation : un moteur Meadows ESTL essence 6 cylindres de 88ch

Performances : vitesse maximale 51.5 km/h autonomie 201km

Armement : une mitrailleuse Vickers .50 (12.7mm) associé à une Vickers.303 (7.7mm)

Equipage : trois hommes

Vickers Light Tank Mk VII Tetrach I et Mk VIII Tetrach II

Light Tank Mk VII

Light Tank Mk VII

A l’origine du Tetrach figure une initiative de la firme Vickers pour un char léger plus performant que la série des chars issus des tankettes Carden-Loyd. Lancé en 1937, le projet fût baptisé Purdah et avait pour objectif d’offrir à l’armée britannique et à d’éventuels clients étrangers un char léger mieux protégé et mieux armé que les Light Tank existants.

Le char était plus lourd (7.6 tonnes), était armé d’un canon de 2 livres (40mm) et d’une mitrailleuse de 7.92mm Besa dans une tourelle biplace avec un blindage de 14mm et un moteur de 165ch permettant au véhicule de filer à 65 km/h.

Le prototype est testé par le War Office en mai et juin 1938. Il est considéré comme un char léger potentiel mais pas comme une hypothèse d’équipement pour la catégorie cruiser. Une production limitée est autorisée en novembre 1938.

Le nombre fluctua en fonction des hésitations du Département de la Guerre, le nombre passant de 70 à 120 puis réduit à 70 avant de passer à 100 puis enfin à 220, la production n’est lancée qu’en septembre 1940, les premiers chars officiellement baptisés Light Tank Mk VII Tetrach sont livrés au printemps 1941, les derniers chars sortant des chaines de production en avril 1942.

Ces chars vont être utilisés pour la reconnaissance au sein des divisions blindées mais à l’usage ces blindés sont jugés trop vulnérables aux nouvelles armes antichars allemandes. Ces chars vont être ultérieurement transférés aux Royal Marines pour être les premiers chars amphibies britanniques.

Du Mk VII naquit le Mk VIII Tetrach +, une version alourdie et améliorée du Mk VII. Ce véhicule est clairement issu de l’intense coopération entre la France et la Grande-Bretagne, la firme AMX effectuant un voyage chez Vickers pour partager leurs propres recherches pour participer au dévellopement d’un nouveau char léger.

Deux prototypes sont commandés en septembre 1942 et présentés aux essais du War Office en mars 1943. Les essais se passent bien, les quelques problèmes (surchauffe anormale du moteur, problèmes d’embrayage) sont vites résolus.

Par rapport au Tetrach I, le Tetrach II ex-Tetrach + est plus gros (8.5 tonnes), plus rapide et surtout mieux armé avec un canon de 6 livres dérivé du canon antichar associé dans une tourelle biplace à une mitrailleuse Besa de 7.92mm.

Le choix de l’armement à été source d’hésitation. Si le 2 livres semblait écarté d’office en raison de performances déclinantes, d’autres canons ont été étudiés qu’il s’agisse de l’obusier de 3 pouces (utilisé notamment sur le char Churchill), du canon de 25mm français ou du 47mm lui aussi français mais il semble que ces deux dernières possibilités n’aient été que des hypothèses de travail.

Le choix du 6 livres tirant des obus explosifs (HE) et perforants s’explique par la volonté de choisir une arme capable de contrer les véhicules de reconnaissance ennemi mais une arme pas trop puissant pour ne pas laisser l’équipage engager le combat à tous les coups.

La production en série est lancée en janvier 1944, les premiers véhicules étant livrés en octobre de la même année, les derniers exemplaires de série sortant des chaines de montage en mars 1946.

Aux Tetrach II standard à canon de 6 livres figure également des versions dérivées : dépannage, appui-rapproché avec un obusier de 3 pouces (76.2mm) et une version antiaérienne avec un affût quadruple de mitrailleuses de 15mm Besa.

Chaque régiment de reconnaissance des quatre divisions blindées dispose d’un escadron de chars légers composé d’un état-major avec deux blindés (celui du commandant de l’escadron et de son adjoint), trois pelotons de sept blindés (quatre chars de reconnaissance, deux chars d’appui, un char de dépannage) disposant chacun de neuf motocyclistes et un peloton de soutien avec trois Tetrach antiaériens, un Tetrach de dépannage, des éléments de soutien logistique et de transmission.

Chaque escadron dispose donc de vingt-sept Tetrach soit un total de cent huit blindés en service au sein des Armoured Division, d’autres véhicules étant stationnés en outre-mer.

Ce petit blindé fût également exporté au Canada, en Afrique du Sud _où il constituait le seul char en service dans la Royal South African Army en septembre 1948_ , en Inde, en Australie, en Nouvelle-Zélande mais également en Colombie, en Argentine et au Chili. A noter que la commande thaïlandaise à été annulée officiellement suite à un non-paiement mais officieusement suite à l’intervention de la France.

Quand le conflit éclate, les parachutistes allemands montrent leur valeur et l’armée britannique réticente jusque là décide de mettre sur pied une brigade (plus tard division) aéroportée.

Pour la doter d’une composante char, le Tetrach I est d’abord choisit pour équiper un bataillon blindé léger, les véhicules étant puisés dans les stocks en attendant qu’une version adaptée du Tetrach II soit mise au point.

Caracteristiques Techniques du Tetrach I

Poids : 7.62 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.30m longueur de la caisse 4.12m largeur 2.31m hauteur 2.12m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 165ch

Performances : vitesse maximale sur route 64 km/h vitesse maximale en tout terrain 45 km/h

autonomie 220km

Blindage maximal : 10 à 15mm

Armement : un canon de 2 livres (40mm) associé à une mitrailleuse de 7.92mm Besa

Equipage : trois hommes

Caracteristiques Techniques du Tetrach II

Poids : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 4.45m longueur de la caisse 4.30m largeur 2.50m hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur essence Meadows 12 cylindres 180ch

Performances : vitesse maximale sur route 67 km/h vitesse maximale en tout terrain 48 km/h

autonomie 220km

Blindage maximal : 15mm

Armement : tourelle biplace avec un canon de 6 livres (57mm) et une mitrailleuse Besa de 7.92mm

Equipage : trois hommes

Grande Bretagne (56) sous-marins (5)

Sous-marins classe Undine (type U)

A l’origine, le sous-marin type U devait être un sous-marin d’entrainement non armé, destiné notamment à remplacer les type H mais très rapidement on décide de les armer de tubes lance-torpilles à l’exception des deux premiers qui ne disposaient pas de canon sur le pont ce qui explique que l’Undine et l’Unity bien qu’intégré à une flottille resteront sous-marins d’entrainement en septembre 1948.

Après les trois premiers conçus à l’origine comme sous-marins non armés, on trouve douze sous-marins appartenant au groupe II avant que dix-sept sous-marins appartenant au groupe III portant le total à trente deux navires qui sont répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

2nd Submarine Flottilla (Rosyth)

De part leur petite taille, les sous-marins type U sont particulièrement adaptés aux mers fermées comme la mer du Nord ou la Méditerranée.

-Le HMS Undine (N48) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 février 1937 lancé le 5 octobre 1937 et mis en service le 21 août 1938.

Dix ans plus tard, le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un carénage qui doit s’achever au mois d’octobre. A cette date, il devrait reprendre sa mission d’entrainement à moins que les besoins n’oblige son utilisation comme sous-marin opérationnel.

HMS Unity

HMS Unity

-Le HMS Unity (N66) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 février 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 5 octobre 1938.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai à Rosyth, attendant la suite des événements

HMS Ursula

HMS Ursula

-Le HMS Ursula (N59) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 février 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 20 novembre 1938.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour une session d’entrainement au profit de nouveaux sous-mariniers. L’entrainement est interrompu pour un retour prématuré à Rosyth.

-Le HMS Umpire (N82) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er juillet 1940 lancé le 30 décembre 1940 et mis en service le 10 juillet 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à la mer pour une patrouille de routine qui se poursuit avec de nouveaux objectifs.

HMS Una

HMS Una

-Le HMS Una (N87) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 7 mai 1940 lancé le 10 juin 1941 et mis en service le 15 février 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever à la fin du mois.

-Le HMS Unbeaten (N93) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 22 novembre 1939 lancé le 9 juillet 1940 et mis en service le 15 mai 1941.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Undaunted (N55) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 2 décembre 1939 lancé le 14 novembre 1940 e mis en service le 12 juillet 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de relever le Union en mer du Nord. La patrouille du temps de paix devient la première patrouille du temps de guerre.

-Le HMS Union (N56) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 9 décembre 1939 lancé le 15 octobre 1940 et mis en service le 14 avril 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait d’être relevé par son sister-ship Undaunted et ralliait donc Rosyth pour être reconditionné avant d’appareiller pour sa première patrouille de guerre.

4th Submarine Flottilla (La Valette,Malte)

Stationnée sur l’île forteresse, cette flottille doit principalement opérer au large de la Sicile voir de la Sardaigne en renforts des sous-marins français de la 4ème Escadre stationnée à Mers-El-Kébir.

HMS Unique

HMS Unique

-Le HMS Unique (N95) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 octobre 1939 lancé le 6 août 1940 et mis en service le 2 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé par un grand carénage

HMS Upholder

HMS Upholder

-Le HMS Upholder (P37) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 octobre 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 15 mars 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin étant en mer pour une patrouille de routine qui devient rapidement une patrouille de guerre ayant le détroit de Messine pour cadre.

-Le HMS Upright (N89) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 novembre 1939 lancé le 12 septembre 1940 et mis en service le 14 juin 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Urchin (N97) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 9 décembre 1939 lancé le 30 septembre 1940 et mis en service le 27 mai 1941

Le 5 septembre 1948, l’Urchin était comme l’Unique immobilisé pour un grand carénage.

HMS Urge

HMS Urge

-Le HMS Urge (N17) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 octobre 1939 lancé le 19 octobre 1940 et mis en service le 4 mars 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement après une avarie de moteur diesel. L’entrainement se poursuit en attendant que l’on sache plus sur l’attitude de l’Italie.

-Le HMS Usk (N65) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 novembre 1939 lancé le 12 octobre 1940 et mis en service le 6 juin 1941.

-Le HMS Ulmost (N19) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 2 novembre 1939 lancé le 10 septembre 1940 et mis en service le 16 mai 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Uproar (P31) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 avril 1940 lancé le 12 février 1941 et mis en service le 10 octobre 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour une avarie de propulsion électrique

6th Submarine Flottilla (Alexandrie)

Cette flottille déployée dans le port egyptien doit opérer en Méditerranée orientale notamment contre l’archipel italien du Dodécanèse voir opérer dans l’Adriatique pour couper l’Italie de sa colonie d’Albanie.

HMS Ultimatum

HMS Ultimatum

-Le HMS Ultimatum (P34) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 juin 1940 lancé le 11 avril 1941 et mis en service le 20 décembre 1941.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé depuis une semaine à Haïfa pour une avarie de moteur

-Le HMS Umbra (P35) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 juillet 1940 lancé le 15 mars 1941 et mis en service le 9 novembre 1941.

Quand le second conflit mondial éclate, le sous-marin opérait dans le canal d’Otrante.

-Le HMS Unbending (P37) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 août 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 4 janvier 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Unbroken

HMS Unbroken

-Le HMS Unbroken (P42) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 décembre 1940 lancé le 4 novembre 1941 et mis en service le 27 juillet 1942.

Quand le second confit mondial, le sous-marin était immobilisé depuis juillet dans un grand carénage prévu pour s’achever début octobre.

-Le HMS Unison (P43) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 décembre 1940 lancé le 5 novembre 1941 et mis en service le 4 août 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour surveiller la navigation italienne dans le Dodécanèse

HMS United

HMS United

-Le HMS United (P44) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 février 1941 lancé le 18 décembre 1941 et mis en service le 2 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Unrivalled (P45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 12 mai 1941 lancé le 16 mars 1942 et mis en service le 14 décembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage en voie de s’achever.

HMS Unruffled

HMS Unruffied

-Le HMS Unruffied (P46) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 février 1941 lancé le 18 décembre 1941 et mis en service le 10 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

8th Submarine Flottilla (Hong-Kong)

Cette quatrième flottille équipée de sous-marins type U est déployée en Extrême-Orient depuis la colonie britannique de Hong-Kong.

Elle à pour mission de dissuader le Japon de s’attaquer aux colonies occidentales et de perturber les liaisons avec les possibles conquêtes nippones.

Comme la conquête de la colonie semble inévitable, la flottille pourrait se replier sur Cam-Ranh, sur Cavite voir sur Singapour.

HMS Unruly

HMS Unruly

-Le HMS Unruly (P49) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 novembre 1941 lancé le 28 juillet 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour entretien après qu’une avarie eut abrégé prématurément sa dernière patrouille.

-Le HMS Unseen (P51) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 juillet 1942 lancé le 16 avril 1942 et mis en service le 21 mars 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Ultor (P53) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 30 décembre 1941 lancé le 12 octobre 1942 et mis en service le 8 août 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était en patrouille et reçoit des consignes de vigilance sur les mouvements de la flotte japonaise

HMS Unshaken

HMS Unshaken

-Le HMS Unshaken (P54) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 12 juin 1941 lancé le 17 avril 1942 et mis en service le 8 janvier 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Unsparing (P55) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newacstle-upon-tyne le 11 août 1941 lancé le 28 juillet 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage

-Le HMS Usurper (P56) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-tyne le 18 septembre 1941 lancé le 24 septembre 1942 et mis en service le 8 juillet 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin effectuait une escale de courtoisie à Batavia (Indes Néerlandaises).

Le sous-marin reçoit l’ordre de rallier Singapour pour se ravitailler en carburant, vivres et munitions. Jusqu’à la mi-septembre, il va assurer la sûreté des accès de la base navale avant de rallier Hong-Kong.

-Le HMS Universal (P57) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-tyne le 5 septembre 1941 lancé le 10 novembre 1942 et mis en service le 8 mai 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Untaned (P58) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Newcastle-upon-tyne le 9 octobre 1941 lancé le 8 décembre 1942 et mis en service le 14 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

Caracteristiques Techniques

Déplacement : surface pleine charge 630 tons (571 tonnes) plongée 730 tons (662 tonnes)

Dimensions : longueur 58m largeur 4.90m tirant d’eau 4.62m

Propulsion : deux moteurs diesels Paxman Ricardo de 615ch deux moteurs électriques deux hélices

Performances : vitesse maximale 11.25 noeuds en surface 10 noeuds en plongée

Armement : un canon de 76mm (3 pouces) (sauf sur les trois premiers) six tubes lance-torpilles à l’avant (quatre internes deux externes) 8 à 10 torpilles, deux mitrailleuses de 7.7mm antiaériennes

Equipage : 27 à 31 hommes

Grande Bretagne (55) sous-marins (4)

Sous-marins type S

Avant-propos

Avec les sous-marins type U, les sous-marins de type S forment la colonne vertébrale de la flotte sous-marine britannique.

Ces sous-marins sont issus du type O mais tire les leçons des imperfections de leurs devanciers, les réservoirs rivetés installés en externe et qui avaient tendance à fuir (ce qui dévoilait la présence du sous-marin à l’ennemi) sont installés en interne.

Les premiers projets remontent à 1928 et pourtant le sous-marin avait toujours sa place en 1948 même si des sous-marins plus modernes étaient sur le point de lui succéder.

A l’origine des type S figure une demande de l’Amirauté pour un sous-marin de petite taille environ 600 tonnes en surface (soit l’équivalent de nos sous-marins de 2ème classe) mais pouvant patrouiller dix jours à 800km (400 miles) de sa base.

En dépit de leurs efforts, les premiers sous-marins dépassaient de 40 tonnes le tonnage autorisé mais il semble peu probable de pouvoir dessiner un sous-marin de moins de 600 tonnes avec les performances exigées. Le seuil de tolérance de l’amirauté se relevé sur les type S qui succèdent aux quatre premiers.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 (quatre type Swordfish et huit de type Shark) et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commadés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Cela permet la mise sur pied de trois flottilles de huit submersibles, deux stationnées en mer du Nord respectivement à Rosyth et à Chatham (7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla) et la troisième en Méditerranée la 9th Submarine Flottilla stationnée à Malte.

Dans le cadre du programme de guerre, seize nouveaux sous-marins de type S sont commandés mais à l’usage, seulement huit seront achevés sur ce modèle, les huit derniers devenant des type V, un sous-marin médian qui devait succéder aux type S et aux type U, la Royal Navy ayant décidé de rationaliser sa flotte sous-marine en construisant des sous-marins de grande patrouille de classe Amphion (seize) et des sous-marins médians type V.

7th Submarine Flottilla (Rosyth)

Cette flottille de huit submersibles est chargée d’attaquer la marine de guerre allemande en mer du Nord.

Craignant l’escalade, il n’abord pas question d’attaquer la marine marchande allemande (au fonctionnement de toute façon perturbé par la guerre) même si on peut imaginer que la perte d’un cargo ou d’un pétrolier avec son chargement pèse nettement plus à long terme que la perte d’un croiseur, d’un destroyer ou d’une unité plus importante.

Ils doivent également participer à des missions de mouillage de mines voir au ravitaillement d’hypothétiques mouvements de résistance dans les territoires occupés par l’ennemi même si en l’absence d’une tradition nationale de guérilla, l’Amirauté britannique ne sait guère comment soutenir ce type de mouvement en Europe et doit même se demander si cela est possible.

HMS Swordfish

HMS Swordfish

-Le HMS Swordfish (S61) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er décembre 1930 lancé le 10 novembre 1931 et mis en service le 28 novembre 1932.

A noter que durant la guerre de Pologne, il manque d’être torpillé par son sister-ship Sturgeon. Suite à cet incident et après la destruction du Oxley par le Triton, la distance opérationnelle entre deux sous-marins sera portée de 4 à 16 miles.

Le 5 septembre 1948, le Swordfish venait d’appareiller pour une mission d’entrainement. Cette mission est annulée et le sous-marin reçoit ordre de torpiller tout navire de guerre allemand ou tout cargo ou pétrolier militarisé passant à portée de ces torpilles et de son canon.

-Le HMS Sturgeon (S73) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er janvier 1931 lancé le 8 janvier 1932 et mis en service le 15 décembre 1932.

Quand la seconde guerre mondiale débute, le sous-marin était immobilisé depuis quatre mois dans un grand carénage prévu pour s’achever en décembre. Avec le début du conflit, il est probable que les travaux vont être accélérés.

HMS Seawolf

HMS Seawolf

-Le HMS Seawolf (S47) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 25 mai 1934 lancé le 28 novembre 1935 et mis en service le 12 mars 1936.

Quand l’opération Weserübung est déclenchée, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille au large des côtes norvégiennes. Il doit être reconditionné avant tout départ en patrouille de guerre.

-Le HMS Shark (S54) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 12 mai 1933 lancé le 31 mai 1934 et mis en service le 31 décembre 1934.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait d’appareiller pour une patrouille en relève du Seawolf, la patrouille du temps de paix se transforme en patrouille de temps de guerre.

HMS Syrtis

HMS Syrtis

-Le HMS Syrtis (P222) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 10 août 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 14 août 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever à la mi-octobre.

HMS Safari

HMS Safari

-Le HMS Safari (P211) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Barrow-in-Furness le 5 juin 1940 lancé le 18 novembre 1941 et mis en service le 24 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Scorcher (P258) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 décembre 1943 lancé le 18 décembre 1944 et mis en service le 16 juin 1945.
Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, mis en alerte, prêt à appareiller dès que l’ordre lui sera donné

HMS Scotsman

HMS Scotsman

-Le HMS Scotsman (P243) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 15 février 1943 lancé le 14 mars 1944 et mis en service le 24 mars 1945.

Quand le second conflit mondial éclate, le sous-marin était immobilisé pour une avarie sur un moteur diesel.

11th Submarine Flottilla (Chatham)

Cette flottille mène des missions semblables à la 7th Submarine Flottilla à savoir le contrôle de la mer du Nord par une action offensive contre la marine allemande, le minage…. .

HMS Seahorse

HMS Seahorse

-Le HMS Seahorse (S98) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 septembre 1931 lancé le 15 novembre 1932 et mis en service le 2 octobre 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever à la fin du mois d’octobre.

-Le HMS Starfish (S19) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 26 septembre 1931 lancé le 14 mars 1933 et mis en service le 3 juillet 1933.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement en mer du Nord.

HMS Snapper

HMS Snapper

-Le HMS Snapper (S39) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 18 septembre 1933 lancé le 25 octobre 1934 et mis en service le 14 juin 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin revenait d’une patrouille. Il devait donc être remis en état avant de reprendre la mer pour sa première patrouille de guerre.

-Le HMS Sahib (P212) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 5 juillet 1940 lancé le 19 janvier 1942 et mis en service le 22 décembre 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Saracen

HMS Saracen

-Le HMS Saracen (P247) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 juillet 1940 lancé le 16 février 1942 et mis en service le 11 janvier 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour une avarie mécanique

-Le HMS Scythian (P237) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 21 février 1943 lancé le 14 avril 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Quand est déclenchée l’opération Weserübung, le sous-marin faisait escale à Den Helder aux Pays-Bas après un entrainement en mer du Nord avec la participation discrète de la Koninklijke Marine, la marine royale néerlandaise.

Il se ravitaille et appareille direction Chatham pour préparer sa première patrouille de guerre.

HMS Sea Devil

HMS Sea Devil

-Le HMS Sea Devil (P244) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 5 avril 1943 lncé le 14 mars 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements

-Le HMS Spearfish (S69) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 28 mai 1935 lancé le 21 avril 1936 et mis en service le 11 décembre 1936

Le 5 septembre 1948, il était indisponible suite à une avarie

9th Submarine Flottilla (La Valette)

Stationnée à La Valette, la troisième et dernière flottille à être équipée de de sous-marins de type S. Depuis sa position stratégique, elle doit couper l’Italie de ses dépendances notamment de l’actuelle Libye, le tout en liaison avec les sous-marins français stationnés à Bizerte.

Dès le début du conflit, des officiers de liaison sont d’ailleurs échangés entre les deux marines pour faciliter la coopération et éviter de tragiques méprises.

-Le HMS Salmon (N65) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 15 juin 1933 lancé le 30 avril 1934 et mis en service le 8 mars 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin devait appareiller pour entrainement. L’entrainement est reporté en attendant de savoir l’attitude de l’Italie.

HMS Sealion

HMS Sealion

-Le HMS Sealion (S42) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 mai 1933 lancé le 16 mars 1934 et mis en service le 21 décembre 1934.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était à la mer dans le Golfe de Tarente. Il reçoit des consignes de vigilance et doit attendre l’ordre lui donnant l’autorisation d’envoyer par le fond tout navire de guerre italien en attendant éventuellement les navires civils et marchands.

-Le HMS Sterlet (S2) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 juillet 1936 lancé le 22 septembre 1937 et mis en service le 6 avril 1938.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour grand carénage. Les travaux sont accélérés mais même avec cette accélération, le sous-marin ne sera pas disponible avant la fin du mois.

HMS Sunfish

HMS Sunfish

-Le HMS Sunfish (S81) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 22 juillet 1935 lancé le 30 septembre 1936 et mis en service le 2 juillet 1937.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Satyr (P214) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 8 juin 1940 lancé le 28 septembre 1941 et mis en service le 4 novembre 1942.

Le cinquième jour du mois de septembre 1948, le Satyr était en mer en patrouille au large de la Sicile. Au cours de la vacation radio du soir, le sous-marin reçoit l’ordre d’être vigilant sur les mouvements de la flotte italienne.

HMS Sceptre

HMS Sceptre

-Le HMS Sceptre (P215) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 9 septembre 1941 lancé le 10 octobre 1942 et mis en service le 14 septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements

-Le HMS SeaDog (P216) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 juin 1941 lancé le 4 avril 1942 et mis en service le 15 mars 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille de huit jours en Adriatique et devait donc être reconditionné et son équipage reposé avant d’entamer une première patrouille de guerre.

HMS Sea Nymph

HMS Sea Nymph

-Le HMS Sea Nymph (P223) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 mai 1941 lancé le 29 juillet 1942 et mis en service le 4 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était en alerte. Il appareille en fin de journée pour prendre position au large de Tarente au cas où l’Italie deviendrait hostile.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 730 tonnes (768 tonnes pour le groupe II) plongée respectivement 927 et 960 tonnes

Dimensions : longueur 61.7m (63.6m pour le groupe II) largeur 7.3m tirant d’eau : nc

Propulsion : deux diesels de 1550ch deux moteurs électriques de 1300ch

Performances : vitesse maximale 13.5 nœuds en surface 10 nœuds en plongée distance franchissable 3700 miles nautiques à 10 nœuds (3800 miles pour le groupe II) en surface

Armement : un canon de 76.2mm à l’avant et un canon de 20mm Oerlikon (installé à partir de 1944) six tubes lance-torpilles avant avec six recharges ou douze mines

Equipage : 38 officiers et marins