Pologne et Pays Neutres (50) Irlande (11)

Marine

Historique

Quand l’Etat Libre d’Irlande voit le jour en 1921 la nouvelle nation n’à pas à se préoccuper de créer une puissante marine de guerre pour dire «ici c’est moi le patron !». La raison est simple : le traité anglo-irlandais donnait à la Royal Navy la mission de protéger les côtes et les atterrages immédiats de l’Irlande, laissant à l’état irlandais les douanes et la police des pêches.

Pour mener cette mission de défense côtière la Royal Navy conserve trois ports, les ports du Traité à savoir Berehaven (aujourd’hui Castletownbere) et Queenstown (aujourd’hui Cobh) dans le comté de Cork et Lough Swilly dans le comté du Donegal, les deux premiers se trouvant dans le sud du pays, le troisième dans le nord à proximité de l’Ulster.

En 1938 après six années de bisbilles un accord douanier est signé entre Londres et Dublin. A cette occasion la marine britannique quitte définitivement l’Irlande du Sud ce qui aurrait du pousser le gouvernement irlandais à se décider à construire une marine digne de ce nom.

Ce n’est pas le cas. Le Marine & Coastwatching Service créé en septembre 1939 ne dispose à ses débuts que de deux navires de police des pêches à savoir le Muirchu et le Fort Rannoch, deux navires cédés par les britanniques.

Vedette lance-torpilles M1

Quand éclate la guerre de Pologne le gouvernement irlandais décide d’acquérir deux vedettes rapides auprès de Vosper-Thornycroft. Elles sont suivis après la fin du conflit de quatre navires portant la flotte à six. En septembre 1943 une nouvelle livraison porte la flotte à douze navires chargés de la défense des côtes en cas de débarquement ennemi.

Aux côtés de ces vedettes vont s’ajouter des navires de transport et des chalutiers armés.

En 1946 le Marine and Coastwatching Service est rebaptisé Irish Naval Service (An t Seirbhis Chabhlaigh) et deux ans plus tard quand éclate le second conflit mondial il comprend les navires suivants :

-Quatre chalutiers armés baptisés Cliona Maev Macha Fola

-Douze vedettes lance-torpilles (M1 à M12) répartis en deux flottilles de six

-Patrouilleurs Muirchu et Fort Rannoch

-Un pétrolier Liffey

-Deux caboteurs Boyne et Blackwater

-Des batteries côtières

En revanche pas d’aviation les hydravions étant mis en œuvre par le corps aérien comme nous l’avons vu.

Dès le déclenchement du conflit la «marine irlandaise» va mouiller des champs de mines pour protéger les côtes et les accès immédiats aux ports irlandais. Des nouvelles batteries côtières sont construites. Elle va mener des patrouilles pour protéger la navigation irlandaise contre toutes les menaces potentielles.

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Durant le conflit quatre escorteurs inspirés des Flower sont construits et mis en service. En réalité il s’agit d’une fiction destiné à ménager la susceptibilité allemande. Si les quatre navires (L’Eithne Le Roisin Le Niamh et Le Orla) sont bien construits en Irlande, les plans, l’armement et nombre d’informations ont été transmis par Londres.

Cette petite marine va devoir s’employer pour protéger la petite marine marchande irlandaise victime d’attaque de sous-marins allemands. Elle ne va couler aucun sous-marin mais son action musclée va perturber les mouvements des U-Boot et les rendre plus prudents.

En avril 1954 quand la guerre se termine la marine irlandaise comprend quatre escorteurs, trois chalutiers armés (le Cliona à été victime d’une mine…..irlandaise ayant dérivé), dix vedettes (deux perdues lors d’une colision le 2 mars 1952), deux patrouilleurs, un pétrolier et deux caboteurs.

Des navires étrangers de seconde main ne vont pas tarder à renforcer/régénérer la marine irlandaise qui va cependant rester une Green Water Navy (marine des eaux vertes) destinée surtout à protéger les eaux territoriales, la navigation, à assurer la police des pêche et des missions douanières.

Organisation

-Un état-major installé à Dublin

-Naval Squadron

Cet escadron naval regroupe tous les navires de combat de la marine irlandaise :

-Quatre escorteurs (mis en service durant le second conflit mondial) L’Eithne Le Roisin Le Niamh Le Orla

-Quatre chalutiers armés Le Cliona Le Maev Le Macha et Le Fola

-Patrouilleurs Murchui et Fort Rannoch

-Naval Support Squadron

-Dépôts logistiques à Dublin, Wexford et Cork

-Ecole navale à Dublin

-Un pétrolier Liffey

-Deux caboteurs Boyne et Blackwater

-Naval Coastal Group

-Douze vedettes lance-torpilles M-1 à M-12

-Batteries côtières

Navires en service

Escorteurs classe Eithne

Ces quatre escorteurs sont en réalité une version irlandaise de la Classe Flower. Les irlandais se sont officiellement inspirés de ce modèle mais en réalité ils ont bénéficié de l’aide discrète des britanniques. Il y à quelques différences mais elles sont davantage de l’ordre du cosmétique.

L’Eithne est mis en service en juin 1949, Le Roisin en janvier 1950, Le Niamh et l’Orla en juin 1950.

Ces navires vont mener des patrouilles de protection du trafic commercial, vont traquer des sous-marins mais ne vont couler aucun submersible.

Ces navires sont désarmés respectivement en 1970, 1972, 1973 et 1975. Ils vont être remplacés par des patrouilleurs océaniques de conception et de fabrication irlandaise.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 995 tonnes pleine charge 1200 tonnes

Dimensions : longueur 62m largeur 10.10m tirant d’eau 3.60m

Propulsion : machine à vapeur à triple détente de 4 cylindres et deux chaudières développant 2750ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable 3456 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée et un Asdic

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) BL Mark IX à l’avant, deux affûts ddoubles de 40mm Bofors de deux pouces, des mitrailleuses Lewis ou Vickers et 40 grenades ASM.

Equipage : 85 officiers et marins

Chalutiers armés

Ces navires sont les premiers vrais navires de guerre irlandais. Ils sont construits au pays en reprennant les plans d’un chalutier de haute mer. Ces quatre navires baptisés Le Cliona Le Maev Le Macha et Le Fola sont mis en service respectivement en septembre 1940, mars 1941, janvier 1942 et août 1942.

Le Cliona est coulé le 14 mars 1952 en faisant détonner une mine……irlandaise ayant dérivé. Le navire coulant rapidement avec 17 morts et 23 survivants. Les autres navires sont désarmés en 1955 (Le Maev), 1956 (Le Macha) et 1957 (Le Fola).

Ces chalutiers armés déplaçaient 545 tonnes, mesurant 50m de long sur 8.43m de large pour un tirant d’eau de 3.30m. Avec ses deux moteurs diesels développant 850ch ces navires pouvaient atteindre la vitesse maximale de 12 nœuds (10.5 en pratique). Son équipage de 40 hommes met en œuvre l’armement avec un canon de 76mm, quatre canons de 20mm Polsten, quatre mitrailleuses de 7.7mm et vingt-quatre grenades ASM.

Le Muirchu

Ce patrouilleur transféré en 1922 par les britanniques était un navire de 323 tonnes, mesurant 47m et armé d’un puis deux canons de 76.2mm. Ce navire est désarmé en mars 1949 en raison d’avaries mécaniques. Il est démoli après guerre.

Le Fort Rannoch

Le Fort Rannoch était un autre patrouilleur de construction britannique acquis à la fin des années trente. Il est utilisé jusqu’au 17 avril 1950 quand il est victime à quai d’un incendie. Le sinistre ne fait aucune victime mais l’état du navire est tel que les autorités irlandaises renoncent à la remettre en état à fortiori en service.

C’était un navire de 258 tonnes de jauge brute (113 tonnes net) mesurant 38.40m de long pour 7.01m de large et un tirant d’eau de 3.66m. Il était armé d’un canon de 20mm Polsten et de deux mitrailleuses de 7.7mm.

Pétrolier Liffey

Ce pétrolier-caboteur acquis aux Etats-Unis en octobre 1947 est destiné à avitailler les navire militaires irlandais et secondairement remplir les dépôts de carburant. Il s’échoue à l’entrée du port de Dublin en mars 1950 mais est remis à flot, remis en état et remis en service. Il est désarmé en 1960 sans être remplacé.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1055 tW pleine charge 2830 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions :longueurs hors tout 74.60m largeur 11.58m tirant d’eau : (avant) 1.55 à 4.80m (arrière) 3.25 à 5.20m

Propulsion : une turbine à engrenages Westinghouse de 1000ch alimentée en vapeur par une chaudière Westinghouse et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 10.5 noeuds rayon d’action 1580 miles nautiques à 10 noeuds

Capacités : quatre tanks centraux d’une capacité globale de 1620 mètres cubes soit 1500 tonnes, une cale à approvisionnement (35000m litres de vin 48 tonnes de vivres divers). Le ravitaillement en carburant s’effectue par deux nourrices avec 5 manches de douze cm et 3 manches de 16cm

Armement : un canon de 76.2mm, deux canons de 20mm Polsten et deux mitrailleuses de 7.7mm

Equipage : 2 officiers et 50 hommes en temps de paix, 3 officiers et 60 hommes en temps de paix

Caboteurs Boyne et Blackwater

Ces deux navires construits en Ecosse sont mis en service respectivement en septembre 1945 et mai 1946. Ils vont assurer durant la guerre des rotations avec la Grande-Bretagne pour transporter tant de la nourriture que des fournitures militaires. Ils échappent miraculeusement à la destruction et sont désarmés respectivement en 1969 et 1971. Un petit roulier le Liffey à été acquis en 1973 mais désarmé dès 1980 et depuis le service naval irlandais dépend de sa marine marchande

Ces deux caboteurs déplaçaient 3000 tonnes à pleine charge, mesuraient 72m de long sur 12 de large pour un tirant d’eau moyen d 5.30m. Propulsés par des turbines à engrenages alimentées par des chaudières vapeur ils pouvaient atteindre la vitesse de 10 nœuds et franchir 2000 miles nautiques à 20 nœuds. Ils pouvaient transporter 1500 tonnes de charge et leur armement se composait d’un canon de 76.2mm, de quatre canons de 20mm Polsten et de deux mitrailleuses de 7.7mm.

Vedettes lance-torpilles

En septembre 1939 l’Irlande à acquis deux vedettes lance-torpilles auprès de Vosper-Thornycroft, deux vedettes initialement commandées par l’Estonie et la Lettonie mais que ces deux états n’ont pu recevoir en raison de leur basculement dans l’orbite soviétique, prélude à une annexion en bonne et due forme.

A ces deux embarcations de 22m de long, 2300ch de puissance propulsive pour une vitesse de 40 ans armées de deux mitrailleuses de 7.7mm et deux tubes lance-torpilles de 457mm vont s’ajouter quatre autres exemplaires identiques (M-3 à M-6) et six exemplaires plus gros et plus lents (37 nœuds) mais nettement mieux armés avec un canon de 20mm, deux mitrailleuses de 7.7mm, deux tubes lance-torpilles de 457mm pouvant être remplacés par des mines ou des grenades ASM.

Dix de ces vedettes survivent au second conflit mondial, la M-4 et la M-7 entrant en collision le 2 mars 1952 lors d’un exercice de nuit.

Si la première nommée coule rapidement, la M-7 parvient à rentrer mais elle est tellement endommagée qu’elle est immédiatement retirée du service. Les autres vedettes sont désarmées au début des années soixante et démolies sauf la M-3 préservée au musée d’histoire de Dublin.

Batteries côtières

Aux batteries côtières défendant les anciens du ports du Traité vont s’ajouter d’autres positions pour couvrir notamment la région de Dublin.

Ces positions aménagées durant le conflit vont recevoir d’anciens canons de marine britanniques issus d’unités désarmées donc pas toujours de première jeunesse mais la marine irlandaise n’avait pas beaucoup de choix en matière d’équipements.

C’est ainsi que les approches de Dublin furent couverts de 1948 à 1956 par quatre canons de 6 pouces montés sur un socle en béton et légèrement protégés. Ces pièces n’eurent pas à s’employer pour repousser un débarquement allemand mais tirèrent régulièrement pour la propagande et des visiteurs de marque.

D’autres positions furent aménagées mais certains ne reçurent jamais les pièces prévues ! Les positions en béton furent donc utilisés comme poste d’observation pour la surveillance côtière avant d’être rapidement abandonnés puis oubliés jusqu’au début des années quatre-vingt où certains furent dégagés de la végétation et transformés en hôtels insolites.

La totalité des batteries côtières irlandaises ont été désactivées en 1960, les pièces ferraillées et pour certains emplacements pétardés à la dynamite. D’autres trop gros ont été laissés en l’état mais on sait aujourd’hui que certains sous leur allure extérieure décrépit avaient été réaménagés comme abris anti-atomique.

FIN

Scandinavie (47) Danemark (18)

Sous-marins

Sous-marins de classe Aegir

Aegir1914

L’Aegir

-Les cinq unités formant la classe Aegir (Aegir Ran Triton Neptuna Galathea) ont été mis en service respectivement en 1915, 1912 et 1916 pour les trois dernières. Une sixième unité commandée et financée ne sera jamais construite (elle aurait du remplacer le vieux Dykkeren coulé accidentellement).

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Scandinavie (44) Danemark (15)

La marine royale danoise dans le second conflit mondial

En septembre 1948 la marine danoise à bien meilleure allure que neuf ans plus tôt. Les budgets supplémentaires lui ont permis de construire des navires neufs et modernes, d’améliorer l’entrainement de l’équipage et de constituer des stocks d’armes et de munitions conséquents (à l’échelle danoise bien entendu).

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Benelux (50) Belgique (11)

Les navires en service

Croiseur-éclaireur Léopold 1er

HMS Argonaut

Le croiseur léger antiaérien Argonaute. Le Léopold 1er s’est inspiré des Dido britanniques

Quand la décision fût prise de pérenniser la marine belge une fois la guerre de Pologne terminée, se posa immédiatement la question du format.

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Benelux (49) Belgique (10)

Organisation

Le Corps Naval Belge est organisé en mai 1949 de la façon suivante :

-Un état major implanté à Ostende

-Le croiseur-éclaireur Léopold 1er hors rang et navire-amiral du CNB

-La 1ère flottille de torpilleurs : torpilleurs légers Genk Liège Bruxelles Zeebrugge

-2ème et 3ème flottilles de torpilleurs : huit vedettes lance-torpilles chacune

-4ème groupe de patrouilleurs-dragueurs : patrouilleurs-dragueurs A-1, A-2 et A-4.

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Benelux (20) Pays-Bas (20)

Navires légers

Canonnières classe Thor

En septembre 1939, les canonnières de classe Thor sont encore en service. Qu’es-ce qu’il y à de si surprenant à cela ? Tout simplement c’est que ces navires ont été mis en service entre 1877 et 1894 ! La plus jeune des canonnières à donc déjà quarante-cinq ans de carrière !

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Dominions (96) Nouvelle-Zélande (7)

Corvettes classe Flower

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La corvette HMS Bluebell (K-80)

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des armed trawler ou chalutiers armés.

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Dominions (94) Nouvelle Zélande (5)

Artillerie et Systèmes d’Armes

Artillerie

Tout comme les autres marines des Dominions, la mariné néo-zélandaise utilise quasi-exclusivement des armes britanniques, les seules exceptions étant l’artillerie légère antiaérienne basée sur l’immortel duo «20mm Oerlikon/40mm Bofors».

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Dominions (93) Nouvelle-Zélande (4)

LA ROYAL NEW ZEALAND NAVY (RNZN)

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Pavillon de la marine néo-zélandaise

Une histoire navale de la Nouvelle-Zélande

En guise d’avant propos

Si la marine néo-zélandaise voit le jour au printemps 1944 (17 mai 1944 pour être plus précis), l’histoire navale de la Nouvelle Zélande n’à bien entendu pas commencé au milieu de la Pax Armada.

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Dominions (67) Australie (11)

Autres navires de surface

Corvettes classe Flower

Corvette HMS Myosotis

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des chalutiers armés.

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