Message à mes lecteurs (20)

A toutes et à tous je vous souhaite une bonne et heureuse année 2022, qu’elle soit riche en événements heureux et si par l’occasion on pouvait mettre ce foutu Covid de m…. loin derrière nous ce ne serait que du bonus (et puis une petite victoire de la France à la coupe du monde en passant)

Des nouvelles de mon uchronie. Elle avance tout doucement, je dépasse déjà les 100 pages pour la partie Scandinave de mon uchronie. Je dois faire des choix, anticiper sur les autres campagnes, je découvre hélas des erreurs liées à d’autres tomes bref la routine quoi….. .

Comme je l’ai dit pour mon précédent message je suis incapable de donner une date pour le début du postage tant je passe d’une journée où je suis euphorique à une journée où je me dis que je n’y arriverai jamais.

C’est aussi ça l’uchronie en solitaire mais bon c’est pas au bout de onze années que je vais faire machine arrière.

Amities uchroniques,

Claus

Message à mes lecteurs (19)

Bonjours à tous et à toutes

Amateurs d’uchronie permettez-moi de vous souhaiter un Joyeux Noël.

Bien entendu des nouvelles de mon œuvre monumentale. Elle avance lentement mais elle avance.

Je suis actuellement en Scandinavie, ayant rédigé les combats de la Campagne de Norvège (1948) et étant rendu actuellement sur les combats qui précédent l’opération BOREALIS (15 octobre 1953).

Je rencontre quelques difficultés car je dois non seulement intégrer le fait que certains navires ont été coulés et que d’autres construits durant le programme de guerre arrivent. C’est donc assez laborieux, frustrant mais en même temps stimulant.

Impossible de donner une date pour le postage du Tome 13 mais je pense que je commencerai à poster dès que la partie scandinave sera achevée pendant que je rédigerai la non moins complexe et stimulante Campagne de France (1949).

A bientôt

Message à mes lecteurs (18)

Comme vous avez pu le constater j’ai posté hier le dernier message concernant la Turquie. Avec le dit message s’achève une très, une trop longue période de travail puisqu’elle à duré plus de dix ans depuis 2011 ! Quand j’y pense c’est absolument vertigineux.

Depuis le 23 novembre 2021 j’ai commencé le Tome 13 (ou 12+1 pour les superstitieux), le premier tome concernant ma seconde guerre mondiale uchronie, un Tome consacré aux combats en Scandinavie, en Europe occidentale (France, Benelux et Allemagne) et dans les Balkans. J’aborderai également dans ce Tome la question de la Bataille de l’Atlantique nettement moins violente qu’historiquement pour des raisons que j’expliquerai en temps utiles.

Après trois semaines de travail j’ai bien avancé la Campagne de Norvège (1948) et j’espère non pas terminer la partie norvégienne à la fin de l’année mais probablement durant les premiers jours de 2022. Je ne sais pas encore si je commencerai à poster le Tome 13 quand je l’aurais terminé où dès que j’aurais fini la partie norvégienne et scandinave du Tome.

Ensuite le Tome 14 concernera la Méditerranée et l’Afrique (Nord et Orientale), le Tome 15 le front russe et le Tome 16 consacré à l’Asie et au Pacifique. Il y aura peut être un Tome 17 consacré à l’après guerre.

Je posterai régulièrement des messages sur la progression de l’écriture. Je répondrai bien volontiers à d’éventuelles questions sur les articles écrits ou à écrire.

Une fois le postage terminé il sera temps de penser à l’évolution du blog CLAUSUCHRONIA. Je n’exclu pas soit de poster d’autres uchronies ou de parler d’uchronie en général par exemple d’œuvres littéraires ou de films abordant le concept d’histoire alternative.

Pologne et Pays Neutres (72) Suède (7)

FORCES ARMEES SUEDOISES

Une histoire militaire de la Suède, une histoire de l’armée de terre suédoise

Aux temps jadis

L’histoire militaire de la Suède est ancienne avec des combats documentés depuis la Préhistoire et durant la période Viking où des roitelets suédois s’affrontaient pour le contrôle du pays.

Les armées étaient composées de levées d’hommes libres ou Ledung réalisées à la belle saison soit les deux ou trois mois d’été pour d’abord réaliser des raids en direction des îles britanniques et de l’Europe occidentale pour pour combattre sur terre.

Cette institution référencée depuis le 11ème siècle voyaient des hommes libres venir armés avec quelques jours d’approvisionnement. Ces hommes n’étaient donc pas parmi les plus pauvres des sociétés scandinaves.

Passionnés reconstituant la garde varègue

Approximativement à la même époque aux confins de l’Europe et de l’Asie, une unité militaire de recrutement scandinave entre au service des empereurs byzantins, la célèbre garde varègue.

La Tagma ta Varangon était composée de soldats venus d’abord du monde scandinave puis de plus du monde anglo-saxon.

En 874 les Rus (des vikings qui donnèrent naissance à la Russie) rentrent au service de l’Empire byzantin. La garde varègue est officiellement fondée en 988 par Basile II Bulgaroctone.

Ce dernier (NdA mon empereur byzantin favori) devait faire face aux rébellions de Bardas Phocas et de Bardas Skléros et n’avait pas confiance dans sa garde byzantine. Un traité signé avec la Russie kiévienne de Vladimir 1er permet l’envoi d’un contingent de 6000 hommes.

Jusqu’au 11ème siècle, les gardes varègues sont essentiellement scandinaves (Suède, Danemark, Norvège, Islande) mais après la conquête normande de l’Angleterre (1066) nombre d’anglo-saxons s’enfuient et s’engagent dans cette garde.

Outre la protection de l’empereur, cette garde à été engagée en Italie au 11ème siècle contre les normands et les lombards. La garde défend la ville de Constantinople en 1204, les croisés évitant les remparts défendus par les guerriers scandinaves et anglo-saxons.

Disparaissant suite à cet événement dont l’empire byzantin ne se révélera jamais vraiment, la garde varègue renait à Nicée sous la forme d’un régiment de porteurs de hache (Keltai Pelekophroi), l’un des cinq régiments de la garde. Ce régiment veille également sur le trésor impérial.

Les gardes varègues affichent une grande loyauté à l’empereur en fonction ce qui étonne les grecs habitués aux complots et au «machiavélisme». Je dis bien en fonction et non à l’homme car dès qu’un empereur était détrôné et/ou assassiné, les gardes prêtaient serment à son successeur surtout après avoir pu se servir dans le trésor impérial.

Les sources se font plus discrètes à partir du début du 15ème siècle, la garde varègue passant alors de l’histoire à la légende.

Aux temps modernes

Avant de devenir une pacifique et pacifiste social-démocratie, la Suède à connu de nombreux conflits notamment contre la Russie pour le contrôle des régions baltes et de la Finlande.

La première véritable guerre entre deux états constitués remonte au conflit russo-suédois de 1495-1497. Les russes alliés aux danois défont les suédois, Jean de Danemark récupérant le trône de Suède à cette occasion. Une paix est signée en 1508 entre la Suède et la Russie allait durer près de soixante ans.

C’est en 1521 dans le cadre de la guerre suédoise de libération que l’Armen, l’armée de terre suédoise voit officiellement le jour au travers d’un événement symbolique. Cet événement c’est le choix de seize jeunes nobles pour protéger Gustave Vasa, l’homme qui secoua la tutelle danoise pour permettre la renaissance de la Suède. Cette unité reçoit logiquement le nom de Svea Livgardet (Svea Life Guard), unité qui existe encore aujourd’hui pour protéger le roi de Suède et la famille royale suédoise.

Un nouveau conflit russo-suédois ou suédo-russe à lieu de 1554-1557 suivit de la Guerre de Livonie de 1558 à 1582, la Suède récupérant à cette occasion l’Estonie pendant que le condominium polono-lituanien récupère la Livonie, la Courlande et Semigallia, le royaume de Danemark-Norvège récupérant l’île d’Ösel.

La Russie prend sa revanche lors d’une nouvelle guerre entre 1590 et 1595 mais d’avril 1609 à juin 1611 les russes et les suédois sont pour une fois alliés mais sont battus par les forces du condominium polono-lituanien.

Durant ce conflit la Suède aligne 5000 hommes essentiellement…..finlandais alliés à des troupes russes plus nombreuses (entre 5 et 30000 hommes). Les pertes sont selon les chroniqueurs de l’époque très élevées (chiffres exacts inconnus).

En 1598/99, Sigismond III Vasa est déposé ce qui met fin à l’union entre la Pologne et la Suède (1592-1599). Une première guerre à lieu de 1600 à 1611 pour le contrôle de la Livonie et de l’Estonie, contrôle auquel il faut ajouter une lutte entre Charles IX et Sigsmond III pour le contrôle du trône de Suède. Ce conflit se termine par une trève.

La Guerre de Kalmar (1611-1613) oppose la Suède et le Danemark et se termine si on peut dire par un match nul.

De 1610 à 1617 à lieu la Guerre d’Ingrie et les choses rentrent dans l’ordre puisque suédois et russes s’affrontent.

La Russie est à nouveau vaincue devant céder à la Suède l’Ingrie, le Keexholm et la forteresse de Noteborg. A cela s’ajoute une indemnité de 20000 roubles. En échange Gustave II Adolphe rend Novgorod et reconnaît Michel III comme tsar de Russie. Pour près d’un siècle la Russie perd tout accès à la mer redevenant une pure puissance continentale.

Après deux conflits de faible importance en 1617/1618 et de 1621 à 1625, un nouveau conflit majeur à lieu entre la Suède et la Pologne de 1626 à 1629. Si les suédois engagent 47800 hommes, les polonais en engagent 49480 mais là encore les résultats sont maigres.

Un nouveau conflit polono-suédois à lieu de 1655 à 1660 dans le cadre plus générale de la 2ème guerre du Nord, la Suède récupérant la Scanie, le Halland, la Blekinge, le Bokuslan et l’île de Vens. A cela s’ajoute la reconnaissance de la souveraineté suédoise sur la Livonie mais la Nye Sverige est absorbée par la Nouvelle Néderlande.

Une nouvelle guerre russo-suédoise à lieu de 1656 à 1658 dans le cadre encore de la 2ème guerre du Nord, la Suède mobilisant des effectifs conséquents puisqu’ils sont rapidement multipliés par dix passant de 2230 à 25000 hommes. En face les russe sont 42 à 45000 hommes. Les pertes sont lourdes pour des gains particulièrement limités.

Quelques années après la mort de Gustave II Adolphe la Suède est toujours au sommet de sa puissance sous les règnes de deux derniers rois impérialistes à savoir Charles XI et surtout Charles XII.

C’est l’armée des karoliner (de carolus/karol/Charles), une armée de taille réduite en raison d’un réservoir démographique très limité. C’est probablement les pertes abominables de la Grande Guerre du Nord qui expliquent en partie le fait que les successeurs de Charles XII ont choisit d’abandonner l’impérialisme.

Les soldats sont fournis par un système d’alotements, un groupe de fermiers doit équiper un soldat ou un cavalier en échange d’exemptions fiscales. Cela donne une armée permanente de 7000 fantassins, de 3000 cavaliers et de 600 marins, l’armée est organisée en régiments permanents. A cela s’ajoute un corps de garde du corps héritier des Svea Livgardet appelé Livdrabanterna. C’est à cette époque qu’apparait le fameux uniforme bleu et jaune.

Chaque compagnie d’infanterie dispose d’un tiers de piquiers et de douze grenadiers. En 1704 tous les soldats disposent de baïonnettes. Les cavaliers disposent d’un mousquet, de deux pistolets et d’une épée.

Chaque régiment d’infanterie disposait de 1200 hommes répartis en deux bataillons de 600 hommes eux mêmes divisés en quatre compagnies de 150 hommes. Sur le champ de bataille les régiments étaient déployés en quatre ou six rangs.

Dans la première configuration les piquiers étaient au milieu flanqués par des mousquetaires, les grenadiers sur les ailes alors qu’en configuration six rangs, les piquiers étaient déployés sur les troisième et quatrième rangs.

Les régiments de cavalerie disposaient de 800 hommes et de 1000 chevaux. Le régiment était divisé en quatre compagnies de 200 hommes divisés en deux escadrons de 100 hommes.

On trouve également des unités irrégulières appelées Vlachs utilisées pour la reconnaissance et la poursuite.

La Grande Guerre du Nord (1700-1721) est probablement le conflit entre la Russie et la Suède ayant eu le plus grand impact puisque c’est non seulement la fin de la Suède comme puissance impérialiste mais surtout l’émergence de la Russie comme puissance européenne incontournable, la Russie de Pierre le Grand retrouvant un accès à la mer.

La Suède qui à mobilisé des effectifs particulièrement importants (77 puis 110000 hommes) à été saignée à blanc ce qui explique peut être pourquoi les successeurs de Charles XII ont tourné le dos à toute épopée impérialiste. Sur le plan territorial la Suède perd Brême-et-Verden, la Poméranie occidentale, le Schleswig-Holstein, la Carélie, l’Ingrie, l’Estonie et la Livonie.

Une nouvelle guerre russo-suédoise à lieu du 8 août 1741 au 18 août 1743. A l’époque la vie politique suédoise est divisée entre le parti des Chapeaux et le parti des Bonnets, les premiers rêvant de prendre leur revanche sur la Russie et de restaurer la grandeur suédoise.

Ce parti que l’on pourrait qualifier de nationaliste est en parti manipulé par la diplomatie française afin d’empêcher la Russie d’aider son allié autrichien. Une guerre éclair doit permettre de récupérer avec seulement 8000 hommes engagés les territoires perdus et favoriser un nouveau coup d’état. Malheureusement la nouvelle tsarine Elisabeth refuse de rendre à la Suède les provinces baltes. Très vite débordée la Suède perd de nouveaux territoires.

Les gardes du corps dans leur uniforme modèle 1765

La guerre russo-suédoise de 1788-1790 (juin 1788-août 1790) mobilise 38000 soldats côté suédois mais les combats sont peu nombreux. C’est le retour au statu quo ante bellum et cela entrainera l’assassinat de Gustave III Adolphe .

Le dernier conflit entre les deux pays à lieu du 21 février 1808 au 17 septembre 1809. 36000 suédois vont combattre 55000 russes avec de lourdes pertes (7000 tués d’un côté 10000 de l’autre).

Non seulement la Suède perd définitivement la Finlande mais la défaire entraine la déposition de Gustave IV Adolphe qui connait un sort plus enviable que celui de son père en étant exilé en Suisse.

La Suède dans la guerre de Trente Ans : efficacité maximale !

Reconstitution moderne d’un soldat suédois à l’époque de Gustave II Adolphe

La grande guerre de la Suède c’est naturellement la Guerre de Trente Ans (1618-1648), conflit dans lequel la Suède s’engage à partir de juin 1630, devenant le champion du camp protestant avec le soutien financier de la France qui cherche moins à aider les protestants qu’à lutter contre les espagnols. Voilà pourquoi j’ai décidé de l’aborder dans une partie à part.

La Suède à la chance d’avoir à sa tête un chef militaire de premier plan en la personne de Gustave II Adolphe qui ne tarde pas à hérité d’un surnom adapté à savoir Le Lion du Nord. Outre de réelles qualités de chef, il est le théoricien le plus en vue aux côtés d’un Maurice de Nassau.

Une véritable révolution militaire à lieu au cours de ce terrifiant conflit. L’armée suédoise dispose d’une artillerie plus légère et plus mobile, d’une infanterie où les mousquetaires (c’est-à-dire des fantassins armés de mousquets) sont plus nombreux que les piquiers et d’une cavalerie qui combine le choc et le feu en remplaçant la caracole par la charge. Pas étonnant que l’armée suédoise d’abord composée essentiellement de suédois avant de devoir avoir recours au mercenariat remporte une série de victoires.

Pour connaître le nombre de soldats disponibles le Lion du Nord confie à l’Eglise le recensement. Il s’agit d’obtenir le maximum d’hommes de 16 à 60 ans et veiller à leur éducation morale et religieuse, le roi de Suède espérant obtenir des hommes plus fidèles et plus motivés que les mercenaires qui sont souvent très efficaces mais dont la loyauté est toujours incertaine.

Chaque province du royaume de Suède doit maintenir un régiment de 3264 hommes divisé en douze compagnies de 272 hommes. Quatre régiments permanents sont ainsi sur pied en Suède ce qui représente 13056 hommes auxquels il faut ajouter deux régiments en Finlande ce qui nous donne une armée permanente de 19584 hommes.

A cela s’ajoute treize compagnies de cavalerie (six suédoises, quatre finlandaises et trois nobles) de 250 hommes chacun soit 3150 cavaliers.

En campagne les régiments du temps de paix sont divisés en régiments de campagne de 1176 hommes divisés en huit compagnies de 147 hommes avec toujours la prédominance du feu sur l’arme blanche avec 21 officiers, 54 piquiers et 72 mousquetaires.

Ce qui fait la supériorité des suédois durant ce conflit c’est aussi une indéniable supériorité tactique puisque le Lion du Nord va admirablement associer les différentes armes pour obtenir la supériorité sur le champ de bataille.

Néanmoins en dépit de la volonté de Gustave II Adolphe d’aligner une armée nationale les pertes et les besoins en hommes vont imposer le recours au mercenariat venant d’Angleterre (un réservoir qui se ferme avec le début de la guerre civile anglaise), d’Ecosse et d’Allemagne.

Son efficacité resta cependant bonne car les mercenaires et leurs chefs se mirent au diapason des tactiques et techniques scandinaves. De plus certains chefs mercenaires parvinrent à occuper de hauts postes au sein de l’armée suédoise ce qui est naturellement une source de motivation supplémentaire.

Les grands régiments suédois sont donc des régiments territoriaux avec le Norrlands Storegemente appelé également Landsregemtet i Noorland, un régiment existant entre 1615 et 1624, il est alors divisé en tre trois régiments, les régiments de Vasterbotten, Hälsinge et un régiment transféré à la marine suédoise.

Le Upplands Storegemente (Landsregemtet i Uppland) est un régiment existant en 1617 et de 1623 à 1626. C’est une grosse unité avec trois régiments de campagne à huit compagnies et un régiment de cavalerie ce qui en fait pour ainsi dire une brigade. Il est alors divisé en quatre régiments, les régiments de Uppland, de Vastmanland, de Dolarma et un régiment de cavalerie des Upplands.

Le Södermanlands storegemente (Landsregemtet i Södermanland) est opérationnel en 1614 et en 1622 à 1624. Il comprend lui aussi trois régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie ce qui le rend plus souple d’utilisation en campagne.

De 1624 à 1627 il est démantelé et divisé en trois régiments, les régiments de Sodermanlands, de Narks et de Varmlands.

Le Östergötlands storegemente (Landsregemtet i Östergötlands) est opérationnel de 1618 à 1623 avec trois régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie. Il est divisé en 1623 en trois régiments, deux régiments d’infanterie (Östergötlands Jönköping) et un de cavalerie (régiment de cavalerie d’Östergötlands).

Le Västergötlands storegemente (Landsregemtet i Vastergötlands) est opérationnel en 1613 et de 1621 à 1624. Il se compose de trois régiments d’infanterie et un régiment de cavalerie. Cette grosse unité est divisée en quatre régiments, trois d’infanterie (Skaraborg Alvsborg Västergötland-Dasland) et un régiment de cavalerie (régiment de cavalerie de Västergötland).

Le Smalands Storegemente (Landsregemtet i Smalands) est un régiment opérationnel de 1616 à 1624, régiment ou plutôt brigade car composé de trois régiments de campagne et un régiment de cavalerie. Cette unité est divisée en trois entre deux régiments d’infanterie (Kronoberg Kalmar) et un régiment de cavalerie (régiment de cavalerie du Smaland)

On trouve également d’autres régiments sur lesquels j’ignore tout : Finland Storegemente, Karelska storegemente, Västra Finlands storegemente, Mellersta Finlands storegemente et östra Finlands storegemente..

La constitution suédoise de 1634 remplace ses storegemente par des Mannergsregementen au nombre de 21 régiments d’infanterie et de 8 régiments de cavalerie.

La première victoire à lieu le 13 avril 1631 à Francfort sur l’Oder, 13000 suédois défaisant 6400 impériaux pour des pertes relativement modestes (800 contre 3000 dans l’autre camp). Bis repetita le 1er août 1631 à Werbern où 16000 suédois défont 23000 impériaux.

Le 7 septembre 1631 à lieu la Bataille de Breitenfeld, une victoire majeure des suédois et des saxons (respectivement 24 et 18000) contre 35000 impériaux. La répartition des effectifs suédo-saxons est révélatrice de la révolution militaire de l’époque avec 11319 mousquetaires, 4812 piquiers, 8700 cavaliers et 3928 officiers. Si les suédo-saxons ont 5500 pertes, les impériaux perdent 27000 hommes.

Le 9 mars 1632 à lieu la Bataille de Bomberg, une défaite suédoise les 12000 scandinaves ne faisant pas le poids face à 22000 impériaux.

Le 15 avril 1632 c’est la Bataille de Rain, les 37000 suédois remportant la bataille face à 21000 soldats impériaux. Elle est suivit le 16 août 1632 par la Bataille de Wiesloch (effectifs respectifs inconnus mais victoire suédoise), la Bataille d’Alte Veste (3-4 septembre 1632) (victoire impériale, l’Empire alignant à cette occasion 40000 hommes face à 46000 suédois.

Le 16 novembre 1632 à lieu la Bataille de Lutzen, une victoire suédoise mais une victoire à la Pyrrhus car le roi de Suède est tué à la tête de ses hommes, les effectifs étant cette fois identiques avec 19000 hommes de chaque côté.

Si le 8 juillet 1633 13000 suédois remportent la Bataille d’Oldendorf face à 4700 soldats impériaux, le 6 septembre 1634 à Nördlingen, les 25700 suédois (16000 fantassins et 9700 cavaliers 68 canons sont défaits par 34000 soldats impériaux et espagnols (20000 fantassins 13000 cavaliers 1000 artilleurs et 50 canons).

Pologne et Pays Neutres (69) Suède (4)

Les grands de Suède

Ansgar

Ansgar appelé aussi Oscar ou Anschaire de Brême est né le 8 septembre 801 à Fouilloy dans la Somme et mort à Brême le 3 février 865. C’est un homme d’Eglise du Haut Moyen-Age qui est le saint patron du Danemark et qui à été archevêque de Hambourg et évêque de Brême. C’est celui qui initié l’évangélisation de la Scandinavie.

Moine à l’abbaye de Corbie près d’Amiens, il forme et organise d’autres communautés monastiques dans la région.

Il arrive au Danemark en 826 pour profiter de la conversion du roi danois Harald Klak mais ce dernier est vite chassé du pays ce qui interrompt très vite l’action du moine picard. En 829 il arrive en Suède pour reprendre son action, une première communauté chrétienne de Suède voit le jour à Birka en 831.

Il est nommé archevêque de Hambourg en 831 mais manque de moyens pour sa mission d’évangélisation. En 845 il négocie la paix avec les vikings suite à un raid qui à dévasté Hambourg.

En 845 l’évêché de Brême est rattaché à l’archevêché d’Hambourg ce qui augmente les ressouces pour permettre à Anschaire d’évangéliser le Danemark. Il faudra cependant attendre deux siècles pour que la Scandinavie bascule définitivement au christianisme.

Gustav 1er Vasa

Gustave Vasa (12 mai 1496-29 septembre 1560) est roi de Suède (6 juin 1523 au 29 septembre 1560) après qu’il eut prit la tête de la révolte suédoise contre le tyran Christian II qui s’illustra tristement dans le Bain de Sang de Stockholm au cours duquel il perdit son père et son beau-frère.

Il est élu régent du royaume (Riksföreståndare) le 23 août 1521 par les révoltés et grâce au soutien de la Hanse les danois sont chassés de Suède en 1523. Le 6 juin 1523 il est élu roi de Suède brisant ainsi l’Union de Kalmar.

Il impose le luthéranisme, développe l’économie du pays et réforme les structures du royaume, augmentant le pouvoir du roi au détriment des nobles. Il réorganisé aussi l’Eglise. Si la Suède devient officiellement luthérienne dès 1536 en pratique il faudra attendre 1571 pour que la transformation soit réellement achevée.

On assiste par exemple en 1532 à la Révolte des Cloches quand les paysans se révoltent suite à la décision du roi de Suède de vendre les cloches pour rembourser la dette qu’il avait auprès des marchands de Lübeck.

En 1544 il impose la succession héréditaire dans la maison de Vasa, successeur ouverte aux femmes à partir de 1604.

Il met sur pied une armée permanente composée essentiellement de mercenaires, une armée dont l’entretien absorbe 70% du budget national.

Pour résoudre les problèmes financiers, il remplace les pièces rondes par des pièces carrées, il fait exploiter les mines d’argent et de cuivre et lance un plan de colonisation des terres en Suède.

Cette politique est un succès et quand il meurt en 1560 le premier roi de la dynastie Vasa laisse à son fils et successeur Eric XIV un royaume bien gouverné, bien géré et aux finances florissantes.

Côté vie privée il épouse en 1531 Catherine de Saxe-Lauenbourg qui lui donne un fils, le futur Eric XIV.

Il se remarie dès 1536 avec Marguerite Lejonhufvud qui lui donne plusieurs enfants dont Jean III futur roi de Suède, Catherine, Cécile, Magnus, Anne-Marie, Sophie Elisabeth et Charles IX.

Le troisième mariage avec Catherine Stenbock en 1552 est sans descendance.

Axel Oxenstierna

Axel Gustafsson Oxenstierna af Södermöre ( Fånö Uppland 16 juin 1583 Stockholm 28 août 1654) est un homme d’Etat suédois du 17ème siècle qui voit un rôle clé auprès de Gustave II Adolphe et de sa fille Christine.

Il devient membre du conseil privé suédois en 1609 et devient lord haut-chancelier en 1612 et ce jusqu’à sa mort. Il est considéré comme l’égal d’un Richelieu ou d’un Mazarin à savoir un homme d’Etat de premier plan.

Le 5 juin 1608 il se marie à Anna Akesdotter qui va lui donner treize enfants mais seulement ont atteint l’âge adulte dont l’ainé Johan qui suivit les traces paternelles.

En 1603 il devient valet de chambre (Kammarjunkare) de Charles IX. Pour l’anecdote il maitrise la langue écossaise car fréquentant l’importante communauté écossaise présente en Suède.

En 1606 il réalise sa première mission diplomatique en Allemagne tout en intégrant le conseil privé (Riksrådet), devenant un conseiller écouté du roi. En 1610 il échoue à convaincre le roi de Danemark de ne pas entrer en guerre. Les danois envahissent en 1611 la Suède (guerre de Kalmar).

Toujours en 1611 le roi Charles IX remplacé par son fils le célèbre Gustave II Adolphe alias le Lion du Nord. Connaissant parfaitement Axel Oxenstierna, il le nomme lord haut-chancelier de Suède le 6 janvier 1612.

Il impose très vite sa marque en réformant l’administration et en cherchant à mettre fin aux guerres dans lesquelles était engagée la Suède. Gustave II Adolphe étant régulièrement absent, Oxenstierna est un véritable vice-roi. En octobre 1617, le roi est couronné et Oxenstierna est fait chevalier.

Le 6 novembre 1632 le Lion du Nord est tué à la bataille de Lützen. Oxenstierna devvient le commandant en chef des troupes suédoises déployées en Allemagne même si en pratique ce sont ses généraux qui assuraient le commandement au quotidien.

Le nouveau roi de Suède est une reine à savoir la célèbre Christine de Suède alors âgée de six ans ce qui impose une longue régence, une période toujours sensible («malheur au royaume dont le prince est un enfant») pour une monarchie. Sans surprise c’est Oxenstierna qui devient régent à la tête d’un conseil de régence. En 1636 il quitte l’Allemagne pour retrouver Stockholm.

Quand Christine devint en âge de régner elle tenta de pousser son mentor sur les côtés mais sans succès. A la différence de son père, Christine de Suède ne fût jamais proche d’Oxenstierna. Et pourtant il tenta de s’opposer à l’abdication de la fantasque reine de Suède, un personnage fascinant qui fascine encore.

Axel Oxenstierna est mort quelques mois après l’avénement du nouveau roi le 28 août 1654. Il est enterré à Stockholm le 18 mars 1655.

Gustave II Adolphe

Gustave II Adolphe (Château Tre Kronor 19 décembre 1594 Lützen 6 novembre 1632) est avec Charles XII probablement le plus célèbre des rois de Suède notamment par son surnom (le Lion du Nord) et par sa mort à la bataille de Lützen.

Fils de Charles IX et de Christina de Holstein-Gottorp il règne du 30 octobre 1611 au 6 novembre 1632. De son mariage avec Maria-Eleonora de Brandenburg sont nés plusieurs enfants mais seule la flamboyante Christine de Suède à atteint l’âge adulte.

Il fait de la Suède une grande puissance par une série de réformes militaires qui fait du roi de Suède l’un des grands stratèges du 17ème siècle aux côtés d’un Maurice de Nassau. Disposant d’une armée réduite, il combine habilement infanterie, cavalerie et artillerie. Supportée par une excellente administration, l’armée suédoise fait l’admiration de toute l’Europe. Il bénéficie comme nous l’avons vu du soutien d’Axel Oxenstierna.

Il pilote les réformes administratives comme un rencesement très fin de la population ce qui permettait une taxtation et une conscription plus facile. Cela favorisa la modernisation des structures économiques de la Suède.

Christine de Suède

Christine de Suède en Minerve

Kristina Alexandra Vasa (Stockholm 18 décembre 1626 Rome 19 avril 1689) est la fille de Gustave II Adolphe et de Maria-Eleonora de Brandebourg, roi de Suède (et non reine) du 6 décembre 1632 à 6 juin 1654. Elle est également duchesse de Brême-et-Verden de 1648 à 1654.

Roi de Suède à six ans, elle est sous la régence d’Axel Oxenstierna, le conseiller de son père, un homme de la trempe et de l’envergure d’un Richelieu. Elle reçoit une éducation soignée qui explique probablement son insatiable curiosité intellectuelle pendant et surtout après son règne.

Oxenstierna éloigne sa mère de Christine, Maria-Eleonora ne parvenant pas à faire le deuil de son mari et donc le caractère névrosé était considéré comme une menace sur la jeune fille.

Majeure en 1644, elle s’oppose rapidement au chancelier Oxenstierna et l’écarte après le traité de Westphalie. Elle est favorable à la paix alors que le vieux chancelier est davantage belliciste.

Couronnée en 1650, son entourage la pousse à se marier mais comme Elisabeth 1ère d’Angleterre elle à le mariage en horreur. Elle s’illustre par un mécénat actif attirant les grands esprits du temps comme Descartes qui y meurt en février 1650.

Très vite impopulaire vis à vis de l’opinion, elle envisage dès 1651 l’abdication, obtenant de la diète la désignation de son cousin Charles-Gustave comme successeur puis comme prince héritier. Elle annonce son abdication le 11 février 1654, abdication effective le 6 juin 1654.

Les raisons en sont certainement complexes : lassitude et dégoût du pouvoir, difficultés financières proches de la banqueroute ou cheminement spirituel qui conduira cette fille d’un des champions protestants de la guerre de Trente Ans à se convertir au catholicisme.

Elle obtient des donations et une pension pour ne pas finir dans la misère. Elle quitte très vite la Suède faisant étape à Hambourg, Anvers et Bruxelles où elle se convertit secrètement au catholicisme. Après une abjuration publique, elle est accueillie à Rome par Alexandre VII le 20 décembre 1655.

Logée au palais Farnèse, elle entretien une relation avec le cardinal Decio Azzolino. Son comportement très libéré lui aliène bien des sympathie et le pape qui voulait l’utiliser politiquement prend très vite ses distances.

Présente en France pour renégocier ses revenus suédois, elle fait assassiner son écuyer Giovanni Monaldeschi persuadé de son double-jeu avec les espagnols (10 novembre 1657). Cette affaire embarasse Louis XIV et Mazarin mais la France ménage l’ancienne reine de Suède. Elle est de retour à Rome le 15 mai 1658.

Le 13 février 1660 son cousin Charles X Gustave meurt laissant la couronne à son fils de cinq ans Charles XI. Elle rentre en Suède en octobre 1660 et demande le rétablissement de ses droits héréditaires en cas de disparition du jeune roi. Une opposition unanime la pousse à reprendre le chemin de Rome en 1662. Elle fait une nouvelle tentative en 1666 mais c’est un nouvel échec.

En 1668 suite à l’abdication de Jean II Casimir, roi de Pologne, elle pose sa candidature à cette monarchie élective mais c’est un nouvel échec.

Christine de Suède s’installe définitivement à Rome en octobre 1668. Elle fait preuve d’une intense activité de mécène, accumulant les tableaux, les sculptures, les dessins, les objets et les ouvrages avec une bibliothèque de 5000 volumes. Plus généralement elle fait preuve d’une intense curiosité intellectuelle, une soif d’apprendre jamais rassasiée.

Sa conversion la rend très tolérante ce qui ne passe pas toujours dans des temps où les passions religieuses sont encore vives. A la fin de sa vie elle critique vigoureusement la France et sa politique de conversion forcée des protestants. A sa mort en 1689 elle est enterrée dans la crypte de la basilique Saint-Pierre.

Charles XII

Charles XII de Suède Karl von Pfaz-Zweibrücken-Kleeburg (Stockholm 17 juin 1682 Halden 11 décembre 1718) est roi de Suède et duc de Brême-et-Verden du 5 avril 1697 au 30 novembre 1718.

Dernier monarque absolu ayant régné en Suède, il est aussi le dernier qui anime une politique impérialiste, ses successeurs malgré quelques tentatives devront enteriner le fait que la Suède comme grande puissance avait clairement vécue.

Appelé également Karl XII mais aussi Carolus Rex (NdA je vous recommande la chanson du groupe suédois Sabaton) ou Demirbas Sarl (Charles tête de fer) par les ottomans, son règne est marqué par la Grande Guerre du Nord.

A la mort de son père il n’à que 15 ans. Il doit faire face à l’alliance entre la Russie, la Saxe (dont l’électeur est aussi roi de Pologne) et le Danemark qui veulent s’emparer des possessions de l’empire suédois.

Charles XII prend l’ascendant sur le Danemark en 1700, la Pologne en 1704 et la Saxe en 1706. Il échoue face à la Russie à la bataille de Poltava (1709) ce qui lui impose un exil dans l’empire ottoman jusqu’en octobre 1714 quand il est autorisé à quitté le territoire de la Sublime Porte. Il est parvenu à provoquer l’entrée en guerre des ottomans contre les russes mais la Suède n’en tire aucun avantage.

Rentré en Suède, il se lance dans une nouvelle guerre contre le Danemark, étant tué au siège de Fredriksten. Officiellement il à été tué par un tireur isolé mais selon une autre théorie il aurait été tué volontairement par un tir d’artillerie puis son corps trainé dans une tranchée où il à été déclaré abattu. Ce complot ayant été piloté par le prince allemand Frederic de Hesse, époux de Ulrique-Éléonore, sœur de Charles XII qui lui succède sur le trône de Suède avant d’abdiquer en faveur de son mari.

Charles XII se révéla un chef militaire talentueux, un excellence tacticien et un bon politique. Il n’était pas belliciste mais déclara dans une phrase citée par Voltaire dans son Histoire de Charles XII «J’ai résolu de ne jamais faire une guerre injuste, mais de n’en finir une légitime que par la perte de mes ennemis».

Anders Celsius

Anders Celsius (Uppsala 27 novembre 1701-25 avril 1744) est un savant suédois, professeur d’astronomie à l’université d’Uppsala.

Il est surtout connu pour avoir donné son nom à une échelle des températures majoritairement utilisé dans le monde, le degré celsius. A noter que contrairement à ce que l’on fait de nos jours le degré d’ébullition était de 100 et le degré de solidification était de 0 et ce n’est qu’après sa mort qu’on à inversé l’échelle des températures.

Issu d’une famille de savants (ses deux grands-pères étaient professeurs d’astronomie à l’université d’Uppsala, son père lui aussi professeur d’astronomie), il est réputé pour sa basse des mathématiques. En 1730 à l’âge de 29 ans il devient professeur d’astronomie.

En 1732 il effectue un long voyage d’études à travers l’Europe (Allemagne, Italie, France, Angleterre). Devenu célèbre il parvient à convaincre les autorités suédoises à financer un observatoire astronomique qui est achevé en 1741 à Uppsala. C’est grâce à lui que la Suède adopte le calendrier grégorien même si il faudra attendre 1753 pour ce que cela devienne effectif.

Pologne et Pays Neutres (67) Suède (2)

HISTOIRE DE LA SUEDE

Kronologi (Chronologie)

Chronologie générale

-5000 a.C : datation la plus ancienne d’un peuplement humain sur l’actuel territoire suédois

-800 p.C : fin de la Préhistoire suédoise, début de l’ère Viking qui s’achève elle au milieu du 11ème siècle.

-829 : arrivée du moine Ansgar considéré comme le premier évangélisateur de la Suède

Reconstitution moderne de la garde varègue

-874 : création de la garde varègue des mercenaires scandinaves au service des empereurs byzantins suite à un accord avec Vladimir de la Russie kiévienne.

-970 à 995 : Règne d’Erik le Victorieux considéré comme le premier véritable roi de Suède

-995 à 1020 : règne d’Olof Skötkonung, premier roi chrétien

-1100(v.) : La Scandinavie est totalement et entièrement christianisée

-1150 à 1160 : règne d’Eric le Saint qui organise l’Eglise de Suède

-1164 : Uppsala devient le premier archeveché de Suède

-1280 : Ordonnances d’Alsnö considéré comme la naissance de la noblesse suédoise

-1397 : mise en place de l’Union de Kalmar un même roi dominant la Norvège, le Danemark, la Suède et une bonne partie de l’actuelle Finlande.

-1520 (7 à 9 novembre) : Bain de Sang de Stockholm le roi de Danemark Christian II élu roi de Suède dans le cadre de l’Union de Kalmar massacre une partie de la noblesse suédoise.

-1521-1523 : guerre suédoise de libération. Gustav Vasa devient roi de Suède, la dynastie Vasa régnant sur le pays jusqu’en 1654 quand la flamboyante reine Christine, fille de Gustave II Adolphe et pourtant roi de Suède abdique.

-1523 (6 juin) : Gustav Vasa est élu roi de Suède. Fin pratique de l’Union de Kalmar. Il rentre triomphalement le 17.

-1524 (1er septembre) : Traité de Malmo : le roi du Danemark reconnaît l’indépendance de la Suède

-1526 : début du passage de la Suède à la Réforme protestante

-1531 : Laurentius Petri premier primat luthérien de l’Eglise de Suède

-1561 : la cité de Reval (auj. Tallin) se rend aux troupes suédoises, début de l’empire suédois

-1563-1570 : Guerre de Sept Ans entre la Suède et le Danemark. Par le traité de Stettin, Frederic II renonce définitivement à ses droits sur la Suède. Fin officielle et définitive de l’Union de Kalmar.

-1571 : publication d’une ordonnance instituant l’Eglise réformée de Suède. Ce délai (quarante ans) s’explique par la résistance très forte de la population suédoise très attachée au catholicisme.

-1593 (5 mars) : le synode d’Uppsala parachève le passage de la Suède à la Réforme.

-1638 (mars) : création de la Nye Sverige (Nouvelle Suède), une colonie installée à l’embouchure de la rivière Delaware. Elle est annexée par la Nouvelle-Nederlande en septembre 1655.

-1648 : Traités de Westphalie. La Suède signe avec le Saint Empire Romain Germanique le Traité d’Osnabruck (24 octobre 1648). Avec la France la Suède est une puissance garante des traités.

Stockholm reçoit une indemnité de cinq millions de thalers utilisés pour solder les troupes. La Suède reçoit la Poméranie occidentale, Wismar et les principautés archiépiscopales de Bremen et de Verden.

Charles XII

-1697 : Avénement de Charles XII dernier souverain suédois que l’on peut qualifier d’impérialiste.

-1718-1772 : Frihetstiden (Age de la Liberté) période qui suite à la mort de Charles XII voit l’affaiblissement de l’institution monarchique au profit du parlement, l’accroissement des droits civils et le déclin de l’empire suédois. Elle prend fin avec le coup d’état absolutiste de Gustave III.

Gustave III

-1772 (20 août) : coup d’état absolutiste de Gustave III

-1792 (16 mars) : lors d’un bal costumé Gustave III est grièvement blessé par de jeunes nobles. Il succombe à ses blessures le 29 mars 1792.

-1794 (27 mars) : Pacte de neutralité entre le Danemark et la Suède. Les marines des deux pays patrouillent en mer du Nord pour protéger leur flotte marchande contre la Royal Navy.

-1795 (23 avril) : La Suède reconnaît officiellement la République française

-1795 (14 septembre) : Traité d’alliance entre la France et la Suède

-1804 (3 décembre) : La Suède rejoint une nouvelle coalition dirigée contre Napoléon Bonaparte

Gustave IV Adolphe

-1809 (13 mars) : Coup d’état renversant Gustave IV

-1809 (17 septembre) : Traité de Fredrikshavn qui met fin à la guerre russo-suédoise

Jean Baptiste Bernadotte (1763-1844),Maréchal d’Empire,Prince de Ponte-Corvo, Roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de 1818 à 1844

-1810 : Jean-Baptiste Bernadotte est élu roi de Suède. Il devient officiellement monarque le 5 février 1818 sous le nom de Charles XIV Jean.

-1814 (14 janvier) : Traité de Kiel établissement de l’union suédo-norvégienne

-1814 (4 novembre) : Charles XIII de Suède est élu roi de Norvège

-1814-1905 : Svensk-norska unionen/Den svensk-norske union/en Union de la Norvège et de la Suède. C’est une union personnelle, chaque royaume possédait son autonomie législative et juridique.

La Norvège est dirigée par un vice-roi suédois de 1814 à 1829, un vice-roi norvégien de 1829 à 1856. L’office est ensuite laissé vacant et officiellement supprimé en 1873.

-1873 (5 mai) : union monétaire entre la Suède et le Danemark

-1875 (16 octobre) : la Norvège en union personnelle avec la Suède rejoint l’union monétaire scandinave

-1876 : création officielle du poste du 1er Ministre

-1897 : Hjalmar Branting est le premier socialiste suédois à été élu au Riksdag

-1905 (7 juin) : Le Storting (parlement norvégien) vote la dissolution de l’Union avec la Suède

-1905 (9 octobre) : Le parlement norvégien vote les termes de la dissolution de l’Union négociées avec la Suède. Le parlement suédois imite son homologue norvégien le 13 octobre 1905.

-1905(26 octobre) : le roi Oscar II de Suède renonce pour lui et ses descendants à ses droits sur le royaume de Norvège

-1914 (31 juillet) : La Suède se déclare neutre dans le conflit austro-serbe

-1914 (2 août) : fin de l’union monétaire scandinave quand la Suède renonce à l’équivalence de sa devise à l’or

-1914 (3 août) : la Suède déclare neutre

-1914 (8 août) : déclaration suédo-norvégienne de neutralité

-1914 (décembre) : déclaration de neutralité commune des rois de Suède, de Danemark et de Norvège

-1915 (20 novembre) : le roi Gustav V rejette la proposition allemande d’entrer en guerre aux côtés des Empires Centraux.

-1918 (13 février au 25 avril 1918) : les suédois occupent les îles Aland avec les allemands.

-1931 (14 mai) : Evénements d’Astalen. L’armée appelée en renfort de la police ouvre le feu sur une manifestation. Cinq personnes sont tuées. C’est la dernière intervention de l’armée suédoise en maintien de l’ordre même si officiellement ce n’est qu’en 1969 que l’armée n’est plus autorisée à s’engager dans une telle mission.

-1939 (3 septembre) : peu après la déclaration de guerre de la France et de la Grande-Bretagne à l’Allemagne qui à envahit la Pologne deux jours plus tôt la Suède annonce sa neutralité

-1939 (27-30 décembre) Conférence de Coblence. Si l’Allemagne et l’URSS avaient accepté d’évacuer le territoire polonaise il était prévu que le maintien de l’ordre soit assurer par des troupes issues de pays neutres _tout est relatif_ sous mandat de la SDN. Parmi les pays candidats on trouvait la Suède (mais aussi l’Irlande, l’Argentine et l’Espagne).

-1939 (30 novembre) : début de la Guerre d’Hiver entre la Finlande et l’URSS. La Suède va soutenir massivement son voisin oriental en dehors d’un engagement direct.

-1940 (13 mars) : Traité de Moscou fin de la guerre d’Hiver

Chronologie militaire

-874 : création de la garde varègue des mercenaires scandinaves au service des empereurs byzantins suite à un accord avec Vladimir de la Russie kiévienne.

-1521-1523 : guerre suédoise de libération. Gustav Vasa devient roi de Suède, la dynastie Vasa régnant sur le pays jusqu’en 1654 quand la flamboyante reine Christine, fille de Gustave II Adolphe et pourtant roi de Suède abdique.

-1554-1557 : guerre russo-suédoise

-1563-1570 : Guerre de Sept Ans entre la Suède et le Danemark. Par le traité de Stettin, Frederic II renonce définitivement à ses droits sur la Suède. Fin officielle et définitive de l’Union de Kalmar.

-1563-1568 : guerre de Livonie

-1590-1595 : guerre russo-suédoise

-1610-1617 : Guerre d’Ingrie

-1611-1613 : guerre de Kalmar

-1630-1648 : guerre de Trente Ans

Le Lion du Nord n’était pas qu’un simple chef de guerre talentueux et charismatique c’était un théoricien majeur du 17ème siècle à la hauteur d’un Maurice de Nassau.

-1632 (6 novembre) : Bataille de Lutzen. Victoire posthume de Gustave II Adolphe qui est tué au cours de la bataille

-1634 (5 et 6 septembre) : Bataille de Nordlingen. Victoire espagnole sur les suédois. Cela convainct les français à intervenir directement dans le conflit

-1655-1660 : 2ème guerre du Nord. La Suède en sort victorieuse. Elle récupère la Scanie, le Halland, le Blekinge, lee Bohuslan et Ven. La souveraineté suédoise en Livonie est admise. En revanche la Nye Sverige est absorbée par la Neue-Neerlande.

-1700 (22 février) à 1721 (10 septembre) : Grande Guerre du Nord

-1709 (8 juillet) : Bataille de Poltava victoire russe décisive sur les troupes suédoises

-1741-1743 : guerre russo-suédoise

-1788-1790 : guerre russo-suédoise dite guerre de Gustave III

-1805-1810 : guerre franco-suédoise

-1808 (21 février) à 1809 (17 septembre) : guerre russo-suédoise. La Suède perd définitivement la Finlande au profit de la Russie.

-1813-1814 : la Suède participe aux guerres de la coalition anti-napoléonienne

-1814 : malgré le traité de Kiel la Norvège déclare son indépendance. Intervention militaire suédoise qui débouche sur quatre-vingt onze ans d’union entre Stockolm et Oslo.

-1939 (30 novembre) : début de la Guerre d’Hiver entre la Finlande et l’URSS. La Suède va soutenir massivement son voisin oriental en dehors d’un engagement direct.

-1940 (13 mars) : Traité de Moscou fin de la guerre d’Hiver

Pologne et Pays Neutres (66) Suède (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.5 : SUEDE

AVANT PROPOS

En ce 30 août 2021 j’entame l’antépénultième fiche synthétique concernant les pays neutres ou pour ce qui concerne la Pologne un pays occupé par des puissances étrangères (Allemagne et URSS) mais qui continue la lutte en espérant qu’un nouveau conflit allait aboutir à la reconstitution d’un pays qui avait été ressuscité en 1919 après plus d’un siècle de disparition suite à trois partages successifs avec ses voisins.

La veille j’ai terminé la Suisse ce qui porte (je pense aux amateurs de chiffres) ma saga à 10106 pages.

Après la Suisse je reste dans un pays froid, je reste dans un pays commençant par S mais ce sont là les seuls points communs que je vois immédiatement entre la Confédération Helvétique et le royaume de Suède.

Dans le Tome 10 j’avais parlé de trois des quatre nations scandinaves à savoir la Norvège, le Danemark et la Finlande (encore qu’il y à débat pour savoir si la Finlande fait partie de la Scandinavie, pour le grand public c’est évident mais pour les géographes c’est plus délicat) omettant la Suède.

Gustave II Adolphe alias « Le Lion du Nord »

Pourquoi une telle omission qui de prime abord n’allait pas initialement de soi ? Tout simplement parce que le pays de Gustave II Adolphe et d’Alfred Nobel, d’Axel de Fersen et de Charles XIV Jean (un béarnais devenu roi de Suède) est resté neutre durant les deux conflits mondiaux encore que les historiens ont fait un sort à la neutralité fière et orgueilleuse, la Suisse comme la Suède dépendant beaucoup de l’Allemagne pour son économie.

Dans cette cinquième fiche synthétique je vais donc parler de la Suède en revenant au plan des deux premières fiches consacrées à l’Espagne et au Portugal :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Cela devrait être ensuite la même chose pour les Fiches Synthétiques n°6 et n°7 consacrées respectivement à la Pologne (seule nation belligérante de ce tome mais avec un gouvernement en exil installé à Nantes) et à la Turquie.

Ensuite avec beaucoup d’appréhension et de fébrilité je passerai au récit complet de mon second conflit mondial uchronique. Un conflit que j’ai abordé par bribes dès le Tome 4 consacré aux Etats-Unis quand je me suis rendu compte qu’il me faudrait encore travailler d’arrache pied pendant plusieurs années avant de parler des combats en France et en Italie, en Afrique du Nord et en Sicile, en Indochine et aux Philippines, en Malaisie et dans l’Atlantique.

Cela à entrainé un certain nombre de contradictions que j’ai résolu de manière simple : entre deux événements contradictoires c’est le plus récent qui l’emporte. J’ai un temps caressé le projet de tout remettre à jour mais je me suis tout de suite rendu compte que cela me prendrait un temps trop important pour un bénéfice finalement assez limité.

Comme le postage du conflit ne devrait pas commencer avant 2022 il est probable que je posterai des mises à jour ou des textes complémentaires voir répondrai à des demandes des lecteurs. Je tiendrai de toute façon tout mes lecteurs au courant de l’évolution de mon récit.

Ce récit va se diviser en plusieurs tomes géographiques (j’ai un temps pensé aux années mais cela me plaisait moins) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont équiper notamment l’armée française.

Pologne et Pays Neutres (51) Suisse (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.4 : SUISSE

AVANT-PROPOS

En ce 12 août 2021 je commence la quatrième fiche synthétique de mon uchronie. Après les cinquante pages de la synthèse consacrée à l’Irlande portant le total des pages écrites à 10048 pages je repars sur le continent avec une fiche consacrée à la Suisse pardon à la Confédération Helvétique.

Quand j’ai commencé mon uchronie en 2011 je ne pensai pas y être encore en 2021. Les choses ont beaucoup évolué, l’œuvre est devenu un monstre tellement tentaculaire que j’ai du mal parfois à m’y retrouver.

Il y à naturellement de nombreuses contradictions, des erreurs qui sont liés à la fois à mon propre manque de vigilance mais aussi parce que j’apprends parfois par de nouvelles recherches que telle arme, tel char, tel avion à finalement été utilisé par ce pays (le cas inverse arrive parfois).

A l’origine j’avais prévu pas moins de quinze tomes que l’ont peu classer en deux catégories, les majeurs et les mineurs.

Les sept premiers sont les majeurs puisqu’ils devaient concerner la France (Tome 1), l’Allemagne (Tome 2), la Grande-Bretagne (Tome 3), les Etats-Unis (Tome 4), le Japon et ses alliés (Tome 5), l’Italie (Tome 6) et l’URSS (Tome 7).

Les tomes suivants dits tomes mineurs concernent soit des pays belligérants et des pays neutres que ce soit le Canada et l’Afrique du Sud pour le Tome 8, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le Tome 9, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas pour le Tome 10, la Turquie pour le Tome 11, l’Espagne et le Portugal pour le Tome 12, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Suisse et la République d’Irlande pour le Tome 13, la Grèce, la Yougoslavie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie pour le Tome 14 et enfin un Tome 15 concernant l’Amérique Centrale et Latine (Brésil, Argentine, Chili, Uruguay Paraguay, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie, Venezuela, Mexique et les petits états)

Au final le nombre de Tomes va tomber à seulement douze. Si les sept premiers tomes dit tomes majeurs ne vont pas évoluer, les tomes dits mineurs vont être différents.

Le Tome 8 va ainsi regrouper les quatre Dominions (Canada, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), le Tome 9 va aborder les pays ayant formé après guerre le Benelux alors que le Tome 10 ne va plus parler de la Turquie mais de la Scandinavie (Norvège, Danemark et Finlande).

Le Tome 11 à dit adieu à la péninsule ibérique au profit d’une autre péninsule, la péninsule balkanique avec son extension de l’Europe du Milieu ou Mitteleuropa. Ce sera le plus gros tome avec six volumes (Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce et Slovaquie).

Enfin le Tome 12 va regrouper la Pologne en exil et les pays neutres. J’ai hésité à maintenir ce tome pour gagner du temps mais je me suis dit que d’une je n’étais pas à quelques semaines près et que ces pays neutres ont aussi joué un rôle dans le conflit, un rôle d’influence, un rôle d’intermédiaire entre les bélligérants.

Pour ce dernier tome j’ai décidé de réaliser des fiches synthétiques pour cadrer leur position qui sera assez semblable à celle historique puisqu’aucun événement ne peut par exemple pousser la Suisse à entrer en guerre aux côtés des alliés ou de l’Axe (la neutralité helvétique est précieuse pour les deux belligérants puisque cela permet à Berne de servir d’intermédiaire aussi discret qu’efficace).

Cette remarque s’applique aussi à l’Irlande, à la Suède, à la Turquie, au Portugal et à l’Espagne. Pour le Portugal de Salazar l’important est la survie du régime et le madré Antonio de Oliveira n’à aucun intérêt à entrer en guerre à l’exception peut être d’une attaque de ses colonies ou des îles. Pour l’Espagne c’est la situation économique qui est certes meilleure qu’OTL mais encore difficile. L’Axe n’à guère d’intérêt à attirer l’Espagne et les alliés non plus.

Du 12 avril au 8 mai 2021 j’ai réalisé mon volume 6 sur la Slovaquie et j’ai décidé d’intégrer des éléments de l’histoire de la Tchécoslovaquie ce qui m’à fait dire que je devais aussi parler de la Pologne.

J’ai donc décidé dans ce Tome 12 d’intégrer une partie sur la Pologne avec normalement une chronologie étoffée sur la période avant septembre 1939, une brève description de la guerre de Pologne, la mise en place d’un gouvernement polonais en exil à Nantes, la reconstitution d’une armée polonaise qui disposera d’unités terrestres, aériennes et navales, les premières sous commandement français alors que la marine polonaise libre était placée sous l’autorité de la Royal Navy car opérant en mer du Nord.

Ces F.S ou Fiches Synthétiques devaient s’organiser de la façon suivante :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Je serai un peu plus prolixe, un peu plus volubile si le modèle est un modèle national ou un appareil peu connu. Inutile par exemple de présenter le Messerschmitt Me-109 en service en Suisse ou le Panzer IV utilisé par l’armée espagnole.

J’ai donc dis devais s’organiser ainsi. J’ai décidé de faire évoluer le plan pour les F.S n°3 et 4 consacrées respectivement à l’Irlande et à la Suisse qui s’organiseront de la façon suivante :

-Une chronologie générale

-Les grandes figures de l’histoire irlandaise et de l’histoire suisse

-Une histoire plus détaillé qui pourrait débuter dès 1937 pour l’Irlande quand celle-ci devient pleinement indépendante quinze ans après la naissance de l’Etat Libre d’Irlande et qui débutera en novembre 1939 pour la Suisse faute d’événements saillant.

-Les forces armées irlandaises et suisses : histoire militaire, organisation et armement

En revanche pour les F.S5 (Suède), F.S6 (Pologne) et F.S7 (Turquie) je reviendrai au plan initial sauf nouveau changement mais ça chers lecteurs vous commencez à être habitués.

Une fois le Tome 12 terminé, je pense réaliser un gros travail préparatoire que je conserverai pour moi (notamment un document cadre sur le conflit), je rédigerai peut être des annexes que je publierai en alternance avec les récits du conflit. Je pense aussi à une chronologie générale du conflit qui elle pourrait être publiée.

Je n’exclu pas de réaliser des mises à jour ou de poster des textes préparatoires pour vous permettre chers lecteurs de patienter avant le postage du conflit en bonne et due forme.

Je rédigerai ensuite le récit du conflit en m’inspirant je le reconnais de l’uchronie « 1940 La France continue » qui imagine une France continuant la guerre en juin 1940 plutôt que de se vautrer dans le renoncement avec peut être des personnages fictifs dont on pourrait suivre les aventures. Là encore le récit se découpera en différents tomes (sous réserve d’éventuelles modifications) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont équiper notamment l’armée française.

Comme depuis le début chers amis lecteurs, chers amis suiveurs bonne lecture. C’est vous par vos réactions, vos commentaires qui me donnent envie de continuer et d’achever cette œuvre monumentale au point que je crains un grande vide une fois celle-ci terminée. Peut être pourrai-je enfin me lancer sérieusement dans l’écriture d’un roman, un projet que je caresse depuis cinq six ans maintenant.

Henri Dunant

Cette quatrième fiche synthétique est donc consacrée à la patrie de Guillaume Tell, de Jomini, d’Henri Dunant, la Suisse.

Cet état né de l’union de trois cantons au 13ème siècle est resté indépendant durant quasiment toute son existence à la fois parce que son relief rendait la défense aisée, par sa position centrale et aussi parce que la neutralité suisse avait beaucoup d’avantages pour les relations internationales et l’espionnage.

On à l’image d’un pays à l’histoire paisible mais en réalité l’histoire suisse à connu de véritables coups de chaud. Le pays à notamment du s’imposer contre les habsbourgs dont la dynastie originaire de Haute-Alsace à tenté de faire des cantons suisses une possession patrimoniale.

Une fois l’indépendance acquise à la toute fin du 15ème siècle (traité de Bâle du 22 septembre 1499), la Suisse va être au cœur de soubresauts que va connaître l’Europe durant la Renaissance notamment les questions religieuses.

C’est aussi à cette époque que le soldat suisse acquiert sa réputation de meilleur soldat d’Europe ce qui lui voudra d’être très recherché par les différentes monarchies européennes avant que la France suite à la paix perpétuelle du 7 novembre 1515 ne s’en réserve le monopole. Des unités suisses vont ainsi protéger les rois de France jusqu’en 1792 puis de 1815 à 1835 quand décision est prise de regrouper tous les soldats étrangers au sein d’un corps améné à devenir légendaire : la Légion Etrangère.

La France justement tenta sous le Directoire et sous Napoléon 1er de mettre au pas les turbulents cantons suisses mais sans succès la république helvétique se révélant être un échec (1798-1803). Néanmoins cette tentative unitaire à ancré l’idée d’égalité entre les cantons, idée qui ne sera jamais remis en cause.

Au cours du 19ème siècle comme ailleurs en Europe il y eu un conflit entre libéraux et conservateurs aboutissant à la Guerre du Sonderbund (3 au 29 novembre 1847) qui la dernière guerre à laquelle à participé le pays, la Suisse restant neutre durant les deux conflits mondiaux sans que cela gêne le moins du monde les différents belligérants.

Pologne et Pays Neutres (44) Irlande (5)

L’Irlande dans le second conflit mondial

Prelude

En septembre 1939 quand un nouveau conflit éclate en Europe, l’Irlande décide de rester neutre. Il faut dire qu’elle n’à aucun intérêt à rejoindre les franco-anglais et encore moins l’Allemagne même si certains membres de l’IRA prêts à tout pour en découdre avec la perfide Albion firent des propositions de service à Berlin qui préta une oreille attentive avant de se rendre compte que c’était pour paraphraser Shakespeare «beaucoup de bruit pour rien».

Le conflit est de toute façon trop court pour que Dublin n’ait à véritablement s’employer. L’état d’urgence est decrété du 2 septembre 1939 au 14 juin 1940, des personnes préventivement internées, le pays mis en état de se défendre….. .

Cet état d’urgence est cadré juridiquement parlant par l’Emergency Powers Act (EPA) en date du 3 septembre 1939. Les tribunaux militaires sont habilités pour juger les civils, des suspects préventivement internés, l’habeas corpus suspendu……… .

Durant la guerre de Pologne 7864 personnes sont internées pour une durée plus ou moins longue. 122 seront jugées et condamnées, six à mort pour sabotage et attentats terroristes (qui ne fit que des dégâts matériels) et d’autres à des peines de prison allant de un à trente ans de prison.

Durant la Pax Armada officiellement l’Irlande reste strictement neutre mais cela ne l’empêche pas de nouer des relations avec l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.

Consciente qu’un futur conflit est hautement probable, l’Irlande décide de moderniser ses forces armées pour dissuader les futurs belligérants d’utiliser le territoire, l’espace aérien et les eaux territoriales irlandaises comme terrain de jeu. Comme souvent des projets ambitieux sont imaginés avant de se fracasser sur le mur des réalités économiques, politiques et budgétaires.

Le 5 septembre 1948 l’Allemagne envahit le Danemark et la Norvège. La seconde guerre mondiale commence.

Neutralité, défense et coopération

Dès le lendemain de l’attaque allemande sur la Scandinavie, la République d’Irlande et son président Eamon de Valera réaffirment la neutralité du pays.

L’état d’urgence en vigueur en 1939/40 est rétablit par un vote du parlement le 10 septembre 1948. Il va rester en vigueur jusqu’au 17 mars 1955 quand il est enfin levé après des manifestations monstres dans les rues d’Irlande.

L’armée est aussitôt mobilisée, des fortifications supplémentaires sont immédiatement mises en chantier sur les côtes et à la frontière avec l’Ulster ce qui suscite un certain mécontentement à Londres qui y voit «un geste profondément inamical».

Comme la marine marchande irlandaise est réduite et sera de toute façon amenée à réduire ses rotations avec le Canada et les Etats-Unis, une économie de guerre est mise en place avec un rationement, rationement qui restera en vigueur jusqu’en 1957.

Des incidents de frontière ont eu lieu dans le nord du pays à la frontière avec l’Irlande du Nord mais il s’agissait davantage de patrouilles perdues ou de soldats égarés qu’une volonté d’envahir le territoire.

Il y eut plus grave à savoir des bombardements sur Dublin (14 juin 1949) et Cork (21 juin 1949) (sans oublier Belfast même si c’est en Irlande du Nord donc plus justifiable. A noter que des pompiers irlandais sont intervenus en renfort de leurs collègues nord-irlandais). Officiellement selon les allemands ces bombardiers venus de France occupée (c’est-à-dire au nord de La Seine) se sont égarés alors qu’ils visaient la Grande-Bretagne.

Les pilotes allemands des appareils abattus par la DCA et les quelques chasseurs de l’Irish Air Corps sont emprisonnés jusqu’à la fin de la guerre suscitant la protestation de Berlin alors que parallèlement les pilotes des appareils alliés abattus ou ayant du faire un atterrissage d’urgence sont internés quelques jours puis discrètement libérés à la frontière de l’Ulster.

Les irlandais fournissent également des renseignements précieux qu’ils soient militaires ou météorologiques aux alliés.

L’aéroport de Shannon sert d’escale de ravitaillement. Officiellement c’est ouvert à tout le monde à condition que les appareils ne soient pas armés. En réalité cela profite aux alliés ce qui suscite les protestations officielles de Berlin.

Comme des navires marchands irlandais pourtant parfaitement identifiés (le mot EIRE écrit en blanc encadré de drapeaux vert-blanc-orange, une navigation hors convoi) sont torpillés certains y vont une mesure de rétorsion de la part des allemands mais ce n’est pas certain.

Sur le plan politico-diplomatique les ambassades allemandes, italiennes et japonaises sont restées ouvertes durant tout le conflit en dépit des pressions alliées et du fait que les services de renseignement irlandais bien aidés par leurs homologues du MI-5, de l’OSS et du BCRA avaient révélé l’existence de liens profonds entre l’Abwehr et une frange de l’IRA prête à tout pour combattre la Grande-Bretagne.

Sans parler de complicité, le gouvernement irlandais à longtemps hésité avant de sévir contre l’IRA pour des raisons évidentes (éviter de rouvrir les vieilles blessures de la guerre civile) et en dépit du fait qu’il possède l’arme idéale à savoir l’Offences against the State Act de 1939.

Ce n’est qu’au cours du conflit que le gouvernement irlandais décide de muscler la répression et d’ordonner au Directorat du Renseignement Militaire (Stiurthoineacht na Faisnéise) de frapper fort les cellules de l’IRA et les réseaux de renseignement étrangers. Ce n’est qu’en 2008 que la raison à été révélée : un projet d’attentat très avancé contre Eamon de Valera.

L’armée irlandaise ne participe naturellement pas à la guerre mais certains de ses membres n’hésitent pas à déserter pour rejoindre les armées britanniques ou françaises. Au total on comptera 4983 déserteurs qui à leur retour en Irlande seront pour certains condamnés pour désertions, tous subissant de multiples discriminations et vexations. Ce n’est qu’en 2012 que le gouvernement irlandais à reconnu ses torts et à demandé pardon aux survivants.

Des irlandais ont rejoint la Légion Etrangère pour combattre l’Axe.

D’autres (70 à 90000 hommes plus 50000 volontaires irlandais venant d’Ulster) ont également rejoint les armées alliées au grand dam du gouvernement irlandais qui craignant des conséquences vis à vis de l’Axe. Nombre d’entre-eux ont rejoint la Légion Etrangère pour combattre au sein d’unités au sol ou au sein de l’Armée de l’Air au sein d’unités créées à la mobilisation.

A cela il faut ajouter 55000 irlandais et irlandaises qui ont gagné la Grande-Bretagne et la France pour travailler dans l’industrie ou l’agriculture. Nombre d’entre-eux ont fait souche notamment dans la région nantaise au point que la ville de Rezé-les-Nantes qui à accueillit de nombreux irlandais est connue sur la verte Erin comme la baile beag na hÉireann ar an mórthír (la petite ville irlandaise du continent).

Si aujourd’hui une invasion allemande de l’Irlande apparaît comme impossible voir du domaine de la science-fiction à l’époque cela apparaissait comme possible. Le pays doit pouvoir se défendre contre toute agression qu’elle soit britannique ou allemande, les deux pays concernés ayant dressé des plans pour s’emparer de l’île au positionnement stratégique.

Des blockhaus sont construits sur la frontière avec l’Ulster et surtout les côtes sont mises en état de se défendre. Pour cela Dublin peut s’appuyer sur les forts laissés par les britanniques et notamment trois ports restés sous leur contrôle jusqu’en 1938.

Ces ports sont Berehaven (aujourd’hui Castletownbere) et Queenstown (aujourd’hui Cobh) dans le comté de Cork et Lough Swilly dans le comté du Donegal, les deux premiers se trouvant dans le sud du pays, le troisième dans le nord à proximité de l’Ulster.

Ces ports étaient défendus par des batteries côtières les irlandais vont s’appuyer sur ces positions qui disposaient de canons de 6 pouces (152mm) et de 9.2 pouces (234mm) ainsi que sur des vedettes lance-torpilles acquises durant la Pax Armada.

En cas d’invasion allemande les vedettes devaient harceler les navires ennemis couverts par les batteries et ainsi gagner du temps pour que les colúin shochorraithe (colonnes mobiles) ne parviennent jusqu’au site de débarquement pour repousser les soldats débarqués. Le but était de gagner du temps pour permettre l’arrivée de renforts britanniques voir français.

Si jamais les renforts ne pouvaient arriver, les garnisons des forts avaient ordre de résister le plus longtemps possible puis de faire sauter leurs positions et se replier vers l’intérieur des terres.

Les britanniques avaient également prévu un plan d’action au cas où scénario catastrophe l’Irlande aurait choisit le camp de l’Axe par exemple après un coup d’état mené par les républicains les plus extrémistes c’est-à-dire prêt à tout pour en découdre avec les britanniques.

Il était prévu la saisie des différents ports de l’île et pas seulement les trois Ports du Traité, un opération aéroportée sur Dublin et un raid motorisé mené depuis l’Ulster. A cela s’ajoutait des bombardements aériens et un solide blocus naval de l’île par les marines françaises et britanniques.

Pologne et Pays Neutres (1) Espagne (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.1 ESPAGNE

AVANT-PROPOS

Le 8 mai 2021 j’ai terminé après presque un an de boulot le Tome 11, l’avant dernier tome de ma monumentale uchronie, le dernier Tome concernant les nations belligérantes puisque ce Tome 12 va concerner les forces polonaises en exil (donc pas un état stricto sensu) et les pays neutres.

Avec la fin du Tome 11 j’ai atteint le nombre de 9817 pages ce qui me fait dire que je vais dépasser les 10000 pages avant même le récit de mon conflit.

Quand j’ai commencé mon uchronie en 2011 je ne pensai pas y être encore en 2021. Les choses ont beaucoup évolué, l’œuvre est devenu un monstre tellement tentaculaire que j’ai du mal parfois à m’y retrouver.

Il y à naturellement de nombreuses contradictions, des erreurs qui sont liés à la fois à mon propre manque de vigilance mais aussi parce que j’apprends parfois par de nouvelles recherches que telle arme, tel char, tel avion à finalement été utilisé par ce pays (le cas inverse arrive parfois).

A l’origine j’avais prévu pas moins de quinze tomes que l’ont peu classer en deux catégories, les majeurs et les mineurs.

Les sept premiers sont les majeurs puisqu’ils concernent la France (Tome 1), l’Allemagne (Tome 2), la Grande-Bretagne (Tome 3), les Etats-Unis (Tome 4), le Japon et ses alliés (Tome 5), l’Italie (Tome 6) et l’URSS (Tome 7).

Les tomes suivants dits tomes mineurs concernent soit des pays belligérants et des pays neutres que ce soit le Canada et l’Afrique du Sud pour le Tome 8, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le Tome 9, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas pour le Tome 10, la Turquie pour le Tome 11, l’Espagne et le Portugal pour le Tome 12, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Suisse et la République d’Irlande pour le Tome 13, la Grèce, la Yougoslavie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie pour le Tome 14 et enfin un Tome 15 concernant l’Amérique Centrale et Latine (Brésil, Argentine, Chili, Urugay Paraguay, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie, Venezuela, Mexique et les petits états)

Au final le nombre de Tomes va tomber à seulement douze. Si les sept premiers tomes dit tomes majeurs ne vont pas évoluer, les tomes dits mineurs vont être différents.

Le Tome 8 va ainsi regrouper les quatre Dominions (Canada, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), le Tome 9 va aborder les pays ayant formé après guerre le Benelux alors que le Tome 10 ne va plus parler de la Turquie mais de la Scandinavie (Norvège, Danemark et Finlande).

Le Tome 11 à dit adieu à la péninsule ibérique au profit d’une autre péninsule, la péninsule balkanique avec son extension de l’Europe du Milieu ou Mitteleuropa. Ce sera le plus gros tome avec six volumes (Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce et Slovaquie).

Enfin le Tome 12 va regrouper la Pologne en exil et les pays neutres. J’ai hésité à maintenir ce tome pour gagner du temps mais je me suis dit que d’une je n’étais pas à quelques semaines près et que ces pays neutres ont aussi joué un rôle dans le conflit, un rôle d’influence, un rôle d’intermédiaire entre les belligérants.

Pour ce dernier tome j’ai décidé de réaliser des fiches synthétiques pour cadrer leur position qui sera assez semblable à celle historique puisqu’aucun événement ne peut par exemple pousser la Suisse à entrer en guerre aux côtés des alliés ou de l’Axe (la neutralité helvétique est précieuse pour les deux belligérants).

Cette remarque s’applique aussi à l’Irlande, à la Suède, à la Turquie, au Portugal et à l’Espagne. Pour le Portugal de Salazar l’important est la survie du régime et le madré Antonio de Oliveira n’à aucun intérêt à entrer en guerre à l’exception peut être d’une attaque de ses colonies ou des îles. Pour l’Espagne c’est la situation économique qui est certes meilleure qu’OTL mais encore difficile. L’Axe n’à guère d’intérêt à attirer l’Espagne et les alliés non plus.

Du 12 avril au 8 mai 2021 j’ai réalisé mon volume 6 sur la Slovaquie et j’ai décidé d’intégrer des éléments de l’histoire de la Tchécoslovaquie ce qui m’à fait dire que je devais aussi parler de la Pologne.

J’ai donc décidé dans ce Tome 12 d’intégrer une partie sur la Pologne avec normalement une chronologie étoffée sur la période avant septembre 1939, une brève description de la guerre de Pologne, la mise en place d’un gouvernement polonais en exil à Nantes, la reconstitution d’une armée polonaise qui disposera d’unités terrestres, aériennes et navales, les premières sous commandement français alors que la marine polonaise libre était placée sous l’autorité de la Royal Navy car opérant en mer du Nord.

Ces F.S ou Fiches Synthétiques vont s’organiser de la façon suivante :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Je serai un peu plus prolixe, un peu plus volubile si le modèle est un modèle national ou un appareil peu connu. Inutile par exemple de présenter le Messerschmitt Me-109 en service en Suisse ou le Panzer IV utilisé par l’armée espagnole.

En même temps suis-je fiable ? En 2018 alors que j’achevai le T7 sur l’URSS je me disai que d’ici un an je pourrai enfin (?) passer à autre chose et en 2021 je suis encore là.

Néanmoins je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Je ne vous cache pas chers lecteurs que je suis à la fois impatient et anxieux de voir la fin de cette œuvre approcher. C’est probablement ce que ressentent tous les écrivains quand ils arrivent au bout de leur œuvre.

Une fois le Tome 12 terminé, je pense réaliser un gros travail préparatoire que je conserverai pour moi (notamment un document cadre sur le conflit), je rédigerai peut être des annexes que je publierai en alternance avec les récits du conflit. Je pense aussi à une chronologie générale du conflit qui elle pourrait être publiée.

Je rédigerai ensuite le récit du conflit en m’inspirant je le reconnais de l’uchronie « 1940 La France continue » qui imagine une France continuant la guerre en juin 1940 plutôt que de se vautrer dans le renoncement avec peut être des personnages fictifs dont on pourrait suivre les aventures. Là encore le récit se découpera en différents tomes (sous réserve d’éventuelles modifications) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont être utilisés notamment l’armée française.

Ce dernier tome aura un format différent des autres. En effet comme les pays souverains de ce tome ne seront pas engagés dans le second conflit mondial il n’y aura pas de récit de batailles héroïques, d’affrontements titanesques en mer Baltique ou en mer d’Irlande.

Cela commencera par une chronologie étoffée avec d’abord une chronologie généraliste avec les grandes dates à retenir dans l’histoire de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de la Turquie. Ce sera ensuite des petites chronologies thématiques avec des chronologies politiques, militaires voir si j’ai suffisamment d’informations et de données, des chronologies économiques et culturelles.

Une fois ce cadre fixé je basculerai sur la partie uchronique c’est à dire après le point de divergence de novembre 1939. Il n’y aura visiblement pas de grands changements par rapport à l’histoire telle que nous la connaissons.

Ensuite je parlerai tout de même de l’armée avec quelques informations historiques, des informations sur l’organisation et son équipement. Je ne présenterai en détail une arme, un véhicule ou un avion que si cela est nécessaire c’est-à-dire un engin que je n’ai pas abordé dans les tomes précédents. Je ferai probablement une exception pour les navires de guerre.

En ce qui concerne la Pologne ce sera un peu différent puisque dans la partie historique 1939-1954 et la partie militaire il sera question de combats et d’opérations militaires, les troupes polonaises opérant en Norvège, sur le front occidental, dans les Balkans et même en Italie.

Comme depuis le début chers amis lecteurs, chers amis suiveurs (spéciale dédicace à Amateur d’Aéroplanes qui fait remonter mes erreurs et mes oublis, un grand merci à lui) bonne lecture.

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En 1898 l’Espagne est battu par les Etats-Unis, perdant la quasi-totalité de son empire colonial. La Generation 98 soucieuse de régénérer le pays de Cervantes peut bien lancer un méprisant Que Inventen Ellos ! (qu’ils inventent eux !) le fait est là : l’Espagne n’est plus qu’une puissance secondaire, une puissance qui à connu un Age d’Or jusqu’au seizième siècle avant que de nombreux maux ne provoque un lent et pénible déclassement.

A part le pays Basque et la Catalogne, l’Espagne passe à côté de la Révolution Industrielle et s’enfonce dans un sous-développement économique, politique et culturel. Le 19ème siècle espagnole est ainsi marqué par les guerres carlistes entre partisans d’une monarchie de droit divin et une monarchie constitutionnelle, une première expérience républicaine, la proclamation de Communes sur tout le territoire espagnole. Bref un joyeux bordel.

Le roi Alphonse XIII en compagnie du général Miguel Primero de Rivera qui s’appuie sur son sabre

Neutre durant le premier conflit mondial, l’Espagne tente de redresser la barre sous la forme d’une dictature militaire pilotée par le général Miguel Primo de Rivera le tout avec l’accord du roi Alphonse XIII mais c’est un échec.

En 1931 les républicains remportent les élections locales. Ne voulant pas provoquer un bain de sang ou sachant la situation intenable, le roi abdique provoquant la naissance de la Deuxième République qui avec une volonté visible de bien faire va provoquer un affrontement sans cesse repoussé entre deux Espagnes que l’on pourrait schématiser en une Espagne libérale et une Espagne conservatrice.

En juillet 1936 une partie de l’armée se soulève. Ce n’est pas le premier pronunciamento de l’histoire espagnole mais celui-ci par son échec dégénère en une guerre civile qui devient bien vite une guerre internationale puisque de nombreux pays apportent leur soutien aux belligérants.

Francisco Franco

En mars 1939 les nationalistes du général Franco l’emporte marquant le début d’une longue dictature qui va durer plus de trois décennies avant que la monarchie soit rétablie mais ceci est une autre histoire.