Pologne et Pays Neutres (109) Pologne (21)

Sous-marins

Classe Wilk

Ces trois sous-marins sont de conception et de fabrication française inspiré du Pierre Chailley, un sous-marin mis sur cale en 1917 mais achevé seulement en 1923 et qui va servir dans la marine française jusqu’en 1936.

le ORP Wilk (loup) construits aux chantiers Auguste Normand du Havre est mis en service le 31 octobre 1931. Toujours en service en septembre 1939, il participe à l’opération Worek, un plan prévoyant le déploiement des cinq sous-marins polonais en Baltique pour perturber les lignes de communication allemandes. Ce plan échoue rapidement et n’aurait probablement pas changé grand chose au sort de la guerre.

Après avoir mouillé ses mines, le sous-marin va rallier la Grande-Bretagne pour continuer le combat sous l’autorité de la marine polonaise libre. La guerre s’achevant rapidement, le sous-marin va être mis pour ainsi dire au chômage technique. En raison d’un état matériel dégradé, il est mis en réserve en juin 1944. Il va servir de ponton-école et ponton-électrique pour d’autres sous-marins stationnés à Rosyth. Rentré en Pologne en 1955 il est démoli dans les années soixante.

L’ORP Rys (Lynx) construit aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes est mis en service en 1932. Interné en Suède le 17 septembre 1939, son sort est longtemps incertain mais en septembre 1941 la Suède autorise son départ pour la Grande-Bretagne.

Encore en bon état il va être remis en état par les britanniques et utilisé pendant le second conflit mondial pour mouiller des mines notamment dans les eaux norvégiennes.

Le 2 mars 1952 il est surpris en surface par un hydravion allemand qui le mitraille puis largue des charges de profondeur qui provoquent la destruction du submersible ne laissant as usual aucun survivant.

L’ORP Zbik (chat sauvage) est construit aux Chantiers Navals Français (CNF) à Caen et mis en service en 1932. Lui aussi est interné en Suède le 17 septembre 1939 et lui aussi est autorisé en septembre 1941 à rallier la Grande-Bretagne.

A la différence du Rys, il survit au conflit et rentre en Pologne en 1955, servant de sous-marin école pour former les sous-mariniers polonais notamment ceux amenés à servir les futures unités de construction soviétique.

Les sous-marins de classe Wilk étaient des navires déplaçant 980 tonnes en surface et 1250 tonnes en plongée, mesurant 78.5m de long pour 5.9m de large et 4.2m de tirant d’eau.

Leur propulsion diesel-électrique (deux diesels de 900ch et deux moteurs électriques de 600ch) leur permettaient d’atteindre la vitesse de 14.5 nœuds en surface et de 9.5 nœuds en plongée, de franchir 3500 miles nautiques à 10 nœuds en plongée et de 100 miles nautiques à 5 nœuds.

L’armement se composait d’un canon de 100mm installé sur le pont, de deux mitrailleuses de 13.2mm (qui ont remplacé un canon de 40mm avant d’être elles mêmes remplacées par deux canons de 20mm), de six tubes lance-torpilles avec 16 torpilles et de 40 mines. L’équipage se composait de 46 à 54 hommes.

Classe Orzel

Ces sous-marins sont de conception et de fabrication néerlandaise. Quatre unités étaient prévues mais seulement seront construites aux Pays-Bas, les deux autres devaient être construites en France mais la construction est suspendue en septembre 1939 et n’à jamais reprit.

L’ORP Orzel (aigle) est mis en service en février 1939, l’ORP Sep (vautour) le 16 avril 1939. A noter que les navires ont rejoint plus rapidement que prévu la Pologne, Varsovie craignant que les Pays-Bas ne succombent aux pressions allemandes et n’achèvent pas à temps les sous-marins. Ce sont des unités modernes avec coque soudée et contrôles hydrauliques.

ORP Sep

L’Orzel arrive à Tallin le 14 septembre 1939 pour réparations. Ne pouvant rester qu’un temps très court, il s’échappe le 18 septembre 1939 dans des conditions rocambolesques sans carte, avec peu d’informations, des équipements débarqués et deux estoniens pris en otage ! (ils seront libérés en Suède). Cette échappée sera l’un des arguments utilisé par l’URSS pour occuper l’Estonie en 1940.

Le sous-marin participe au second conflit mondial aux côtés de son sister-ship qui s’était lui réfugié en Suède et qui à pu rallier la Grande-Bretagne en septembre 1940.

Submersibles modernes et efficaces, ils vont participer au second conflit mondial. Si le Sep est coulé par une mine le 14 octobre 1952, l’Orzel survit à la deuxième conflagration mondial, ralliant la Pologne pour servir la marine polonaise jusqu’en 1967 date de son désarmement puis de sa démolition.

Les sous-marins de classe Orzel déplaçaient 1100 tonnes en surface et 1473 tonnes en plongée, mesuraient 84m de long pour 6.7m de large et de 4m de tirant d’eau. Sa propulsion diesel-électrique lui permettait d’atteindre la vitesse maximale de 19.5 nœuds en surface et de franchir 7169 miles nautiques à 10 nœuds en surface.

Son équipage de 56 hommes mettait notamment en œuvre l’armement composé d’un canon de 105mm (remplacé ensuite par un canon de 102mm), d’un affût double de 40mm retractable et de douze tubes lance-torpilles de 550mm (quatre à la proue, quatre à la poupe et deux plate-formes doubles orientables).

Pologne et Pays Neutres (108) Pologne (20)

Navires en service

Croiseurs

ORP Conrad ex-HMS Danae

-En 1944 deux croiseurs type D sont transférés à la marine polonaise libre, les HMS Danae et HMS Dragon. Si le second conserve son nom d’origine le premier devient l’ORP Conrad.

En dépit du fait qu’ils soient en passe d’être obsolètes, ces navires sont toujours stationnés en Europe, le gouvernement polonais en exil étant réticent à l’idée de déployer ailleurs des moyens navals somme toute limités.

En septembre 1948 les deux croiseurs sont déployés à Chatham en mer du Nord, couvrant le passage sur le continent des divisions britanniques du corps expéditionnaire destiné à combattre aux côtés des unités du GA n°1.

L’ORP Conrad est endommagé le 17 décembre 1948 par un échouage alors qu’il rentrait à Chatham mais les dégâts limités sont vite réparés.

Il participe ensuite à la Campagne de France opérant en Manche et en mer du Nord protégeant des navires de transport amenant des renforts (et évacuant des blessés), luttant contre l’aviation allemande, bombardant les troupes ennemies, assurant l’appui-feu lors des contre-attaques, le général Villeneuve commandant en chef des troupes alliées en Europe ayant fait passer le mot «On ne lâche rien et on leur prend tout !» (la légende prétend que le «Général Tornade» aurait utilisé un langage moins châtié mais impossible à reproduire ici car faisant explicitement référence à une partie de l’anatomie masculine).

Il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement à croire qu’il à un ange gardien. Cet ange gardien l’abandonne le 24 juin 1950 lors de l’opération Avalanche. A l’aube alors qu’il bombardait des positions allemandes il repère au radar des échos rapides.

L’alarme aux vedettes est déclenchée, la DCA légère déclenche un déluge de feu sur les huit (certaines sources disent douze) S-Boot attaquant le croiseur. Opérant à la japonaise, les vedettes larguent toutes leurs torpilles (dont le nombre exact est inconnu) qui filent dans le jour naissant.

Le croiseur se bat comme un beau diable, évitant trois, quatre peut être cinq torpilles. D’autres anguilles se perdent mais deux frappent le vieux croiseur qui coupé en deux coule rapidement ne laissant que peu de survivants qui parviennent à rallier la terre puis rejoindre les troupes alliées.

L’épave repose à faible profondeur au large de Dieppe mais son statut de tombe de guerre interdit toute plongée hors commémorations, chaque 24 juin une équipe de plongeur franco-polonaise se chargeant de remplacer le pavillon polonais et de déposer une couronne mortuaire.

ORP Dragon

Son sister-ship l’ORP Dragon ne participe pas aux premières opérations du second conflit puisqu’il est immobilisé jusqu’au mois de novembre 1948 par un carénage. Remis en service, il est détaché à Halifax sous commandement canadien pour couvrir les convois et traquer croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands.

De retour en Grande-Bretagne en mars 1949 il participe à la Campagne de France au cours de laquelle il est endommagé par deux bombes allemandes ce qui lui impose six mois de réparations de juin à décembre 1949, ces réparations étant l’occasion d’une modernisation, modernisation limitée par l’état du navire et notamment son ancienneté.

Voilà pourquoi le 17 juin 1952 l’ORP Dragon est désarmé après une nouvelle avarie. Cette avarie aurait pu être réparée mais l’ancienneté du navire la rend peu pertinente. Les polonais ne perdent pas au change puisqu’il est remplacé par un croiseur léger de classe Dido, le HMS Black Prince qui devient l’ORP Conrad en hommage au premier du nom.

Le HMS Black Prince

A noter qu’initialement les polonais voulaient le rebaptiser ORP Czarny Ksiaze qui signifie tout simplement Prince Noir en polonais mais les britanniques ont poliment décliné en disant que cela poserait des problèmes au niveau des transmissions.

Remis en service officiellement le 4 septembre 1952, il est loué pour cinq ans renouvelable à la marine polonaise qui va l’engager en mer du Nord, le croiseur polonais participant à des raids contre le trafic maritime allemande, couvrant des raids commandos……. .

Il participe à l’opération BOREALIS en octobre 1953, assurant la Défense Aérienne à la Mer (DAM) de la tête de pont de Trondheim où débarquent la 26ème DI américaine, la 10ème Division de Montagne américaine et la 4ème brigade norvégienne. Il assure une mission d’appui-feu ainsi que la coordination entre l’aviation et les troupes au sol.

Endommagé par une mine le 14 janvier 1954, le croiseur léger polonais était immobilisé pour réparations quand l’Allemagne capitule le 30 avril 1954. A nouveau opérationnel le 18 mai 1954, il se rend en mer Baltique où sa présence n’est guère goûtée par les soviétiques. Il rallie vite la mer du Nord et va opérer sous contrôle polonais à partir du 14 septembre 1954.

Un temps la Pologne envisage de l’acheter mais la Grande-Bretagne comme l’URSS n’ont pas intérêt pour des raisons différentes qu’un tel navire rejoigne la Baltique. Le 14 septembre 1957 il est rendu à la Grande-Bretagne, reprend son nom d’origine pour mieux être désarmé dès le 14 mars 1958 avant d’être vendu à la démolition deux ans plus tard en 1960.

Destroyers

Classe Wicher

Les deux unités de classe Wicher sont des torpilleurs d’escadre type Bourrasque modifiés, l’ORP Wicher (grand vent) étant mis en service en juillet 1930 alors que son sister-ship l’ORP Burza (tempête) était mis en service en mars 1932.

ORP Burza

Ces deux navires connaissent des sorts différents, le premier étant coulé le 3 septembre 1939 par l’aviation allemande (quatre bombes _trois au but et un coup à toucher_), l’épave relevée en novembre 1939 n’étant pas remis en service.

Le second est exfiltré vers la Grande-Bretagne suite à l’opération PEKING. Il est utilisé comme navire opérationnel et comme navire d’entrainement jusqu’à ce que son usure entraine sa mise en réserve en juin 1944.

Remis en service en septembre 1952 il est utilisé davantage comme transport rapide que comme destroyer. Rentré en Pologne en mai 1955, il est utilisé comme navire-école jusqu’en mars 1963 quand il est désarmé. Il sert de navire musée jusqu’en 1977 quand il est remplacé par le Blyskawica puis démoli.

Ces deux navire déplaçaient 1540 tonnes, mesuraient 106.9m de long pour 10.5m de large et 3.5m de tirant d’eau, pouvaient filer à 33.8 nœuds, étaient armés de quatre canons de 130mm, de deux canons de 40mm wz.40 (remplacés ensuite par quatre canons de 40mm Bofors et six canons de 20mm Oerlikon), de deux affûts triples lance-torpilles de 533mm, de quatre grenadeurs et pouvaient embarquer jusqu’à soixante mines, l’équipage se composant de 162 officiers et marins.

Classe Grom

ORP Grom et Blyskawica

Cette classe de destroyers est composée de deux unités de conception et de fabrication britannique, l’ORP Grom (tonnerre) et ORP Blyskawica (éclair) mis en service respectivement le 11 mai et le 25 novembre 1937. Deux autres unités baptisées Huragan et Orkan _ouragan et vent tempêtueux_ devaient être construits en Pologne mais aucun navire n’était encore sur cale quand les allemands ont envahit le pays.

Le Grom et le Blyskawica s’échappent du pays dans le cadre du plan Peking et rallient la Grande-Bretagne pour intégrer la marine polonaise libre et continuer la lutte même si il faudra pour cela attendre septembre 1948.

Stationnés à Devonport, les deux destroyers sont engagés au large de la Norvège au cours ils sont endommagés, le Grom plus sévèrement que son sister-ship. Si le Blyskawica participe à la campagne de France, le Grom endommagé sérieusement le 7 octobre 1948 par deux bombes n’est de retour au combat qu’en juillet 1949. ironie de l’histoire il revient au moment son sister-ship est endommagé par une mine allemande lui imposant six mois de réparations à Brest (juillet 1949-janvier 1950).

Ces navires sont redéployés en mer du Nord en juin 1950 pour maintenir la pression sur la Norvège, les destroyers polonais assurant notamment la protection de cuirassés et de porte-avions français et britanniques menant des raids contre la Norvège.

En mars 1952 ils rallient Chatham et vont davantage appuyer les troupes alliés progressant en Belgique puis aux Pays-Bas. Ils couvrent également le déminage du port d’Anvers.

Endommagés à plusieurs reprises jusqu’à la fin du conflit ils rentrent en Pologne en septembre 1955 dans un contexte de guerre fratricide entre le gouvernement polonais installé désormais à Londres et le gouvernement pro-soviétique dit comité de Lublin.

La marine polonaise comme les autres armées se déchirent entre pro-occidentaux et pro-soviétiques, ces derniers finissant par l’emporter.

Ces deux navires vont rester en Pologne et former le cœur de la nouvelle marine polonaise jusqu’à leur désarmement en septembre 1965 et juin 1966 respectivement. Si le Grom est démoli, le Blyskawica après un temps d’abandon est remis en état et transformé en musée flottant à Gdansk.

Ces navires déplaçaient 2144 tonnes (2560 tonnes en charge), mesuraient 114m de long pour 11.3m de large et 3.3m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 54000ch produite par des turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières ce qui leur permettait d’atteindre la vitesse maximale de 39 nœuds.

L’armement se composait de sept canons de 120mm (un affût simple en position «A», trois affûts doubles en position «B», «X» et «Y»), deux affûts doubles de 40mm (puis quatre affûts doubles), quatre affûts doubles de 13.2mm puis six canons de 20mm Oerlikon, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples et des grenades ASM, l’équipage se composait de 192 officiers et marins.

Type N

-L’arrêt brutal de la guerre de Pologne met la marine britannique dans l’embarras, la Royal Navy qui s’était inscrite dans une guerre longue se retrouve avec de nombreux navires en construction dont elle ne sait que faire.

Voilà pourquoi les type N ne vont jamais combattre sous pavillon britannique mais sous pavillon australien (six) et polonais (deux) où ils remplacent un destroyer type Bourrasque usé par un usage intensif.

HMS Noble futur ORP Warsawa

C’est ainsi que le Noble (G-84) est mis en service le 2 juin 1942 sous le nom de ORP Warsazwa alors que le NonPareil (G-16) est lui mis en service le 30 octobre 1942 sous le nom d’ORP Kracow.

HMS Nonpareil futur ORP Krakow

Ces deux navires sont stationnés à Devonport et forment avec le HMS Amazon et des chalutiers armés un groupe de combat destiné à des missions de patrouille et d’escorte. En temps de paix ils assurent de nombreux exercices avec l’Escadre Légère du Nord (ELN) et d’autres unités de la marine britannique.

En temps ils doivent protéger les convois et les navires auxiliaires en Manche contre l’ennemi qu’il soit aérien, de surface ou sous-marin. L’ORP Warszawa participe par exemple à la Campagne de France au cours de laquelle il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Il à moins de chance le 17 septembre 1953. Menant une mission de recherche et de destruction au large des côtes allemandes, il est surpris par des chasseur-bombardiers allemands qui en dépit d’une DCA féroce placent deux bombes sur le destroyer qui coule rapidement ne laissant que fort peu de survivants.

Son sister-ship l’ORP Krakow participe lui aussi à la Campagne de France puis à la reconquête du nord-est de la France et du Benelux avant le franchissement du Rhin et la conquête de l’Allemagne. Survivant au second conflit mondial, il est vendu à la Pologne en mai 1955, utilisé jusqu’en 1970 puis démoli.

Les destroyers type N étaient des navires déplaçant 1717 tonnes (2367 tonnes à pleine charge), mesurant 108.7m de long pour 10.90m de large et 3.8m de tirant d’eau.

Propulsés par deux groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté développant 40000ch et entrainant deux hélices, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 36 nœuds (32 à pleine charge), et franchir 5500 nautiques à 15 nœuds et 1500 à 32 nœuds.

L’armement se composait de six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”), d’un Pom-Pom quadruple et de deux affûts quadruples de 12.7mm, ces deux derniers étant remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon, de deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm, d’un grenadeur axial et de deux projecteurs latéraux. L’équipage se composait de 163 officiers et marins (218 avec un état-major).

Pologne et Pays Neutres (97) Pologne (9)

La renaissance militaire polonaise

Les troupes polonaises en Norvège

La Pologne ne tarde pas à faire parler la poudre dans le second conflit mondial en décidant d’intégrer le corps expéditionnaire franco-britannique envoyé en Norvège.

Deux chasseurs de Podhale servant un fusil mitrailleur Chatellerault

Ils envoient une brigade de montagne, la Brigade autonome de chasseurs de Podhale (en polonais Samodzielna Brygada Strzelców Podhalańskich) et une compagnie de chars, la 1ère compagnie polonaise blindée issue de la 21ème DB polonaise, une compagnie de marche de dix-huit Hotchkiss H-39.

Hotchkiss H-39

Placées sous commandement français, les troupes polonaises débarquent à Namsos non sans mal pour soutenir les troupes norvégiennes qui se battent bien mais sont clairement inférieures en nombre et en capacités par rapport aux allemands.

Les franco-polonais tentent de rallier les troupes norvégiennes qui combattent dans le Télémark mais ces dernières capitules le 19 septembre rendant sans objet l’offensive franco-polonaise. Quant au port de Namsos il tombe aux mains des allemands le 5 octobre 1948.

Les polonais vont combattre aux côtés de la 1ère DLI (en réalité une division légère de marche avec des éléments de la 11ème DLI) jusqu’au bout, multipliant les coups de main pour maintenir les allemands sous pression.

Les combats vont durer jusqu’au 27 octobre 1948 avec de lourdes pertes. Sur 6175 polonais débarqués en Norvège, 574 ont tués et 350 faits prisonniers.

La compagnie autonome de chars qui à perdu ses chars (huit détruits et sept sabotés car ne pouvant être évacués rapidement) est dissoute, le personnel retrouvant sa division d’origine pour diffuser le retour d’expérience.

La Brigade autonome de chasseurs de Podhale évacuée sur la Grande-Bretagne est transférée en Bretagne dans la région de Malestroit (Morbihan) pour repos et reconstitution en attendant un nouvel engagement au combat, les polskie diably brûlant d’en découdre à nouveau avec les allemands.

Les troupes polonaises dans la Campagne de France

Soldats polonais photographiés sur le front français

Dès la mise sur pied du gouvernement en exil à Nantes la constitution d’une armée polonaise en France est prévue. L’arrêt brutal de la guerre de Pologne met ce projet en attente mais qui à l’avantage de permettre aux autorités polonaises de paufiner les structures très inspirées des structures françaises.

Les moyens humains et matériels sont importants ce qui permet à la Pologne de voir grand avec la constitution de nombreuses grandes unités mais aussi d’unités d’appui et de soutien.

Dans un premier temps le gouvernement polonais en exil met en place des unités placées sous commandement français en attendant une armée autonome ou semi-autonome car dépendant de la France pour son équipement et son ravitaillement.

La 1ère Division d’Infanterie Polonaise (1ère DIP) intègre le 7ème Corps d’Armée qui dépend de la 3ème Armée, la 36ème DI cohabitant avec la division polonaise.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie appelés grenadiers, le 1er régiment de grenadiers de Varsovie (1er RIP), le 2ème régiment de grenadiers de Grande Pologne (2ème RIP) et le 3ème régiment de grenadiers de Silésie (3ème RIP);

L’appui des régiments d’infanterie est assurée par deux régiments d’artillerie (1er Régiment d’artillerie polonaise ou régiment d’artillerie légère de Vilnius et le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Polonaise ou régiment d’artillerie lourde de Poméranie).

Quand à la lutte antichar et à la lutte antiaérienne, elle est du ressort de la 1er batterie divisionnaire antichar polonaise et du 1er bataillon de défense antiaérienne polonais. On trouve également un bataillon du génie (1er BGPol ou 76ème BG) et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 8ème régiment de Uhlans qui assure le même rôle que les GRDI à la différence qu’ici, cette unité reste une unité montée et n’est que partiellement motorisée. Sa motorisation n’à pas le temps d’avoir lieu avant l’offensive allemande à l’ouest.

Les polonais vont donc combattre à cheval retrouvant les manes de l’automne 1939 même si cette fois point de charges glorieuses à la lance mais des combats à pied, les uhlans opérant comme des dragons.

La 2ème Division d’Infanterie Polonaise (2ème DIP) intègre la 8ème Corps d’Armée qui dépend de la 4ème Armée, une armée du GA n°2 placée entre entre la 3ème et la 6ème Armée.

Cette division est organisée à la France avec trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème régiments d’infanterie polonaise appelés également 1er, 2ème et 3ème régiments de chasseurs), deux régiments d’artillerie (2ème régiment d’artillerie polonais et 202ème régiment d’artillerie polonais), de la 2ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 2ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 81ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

AMD Laffly 80 AM « Laffly-Vincennes »

Elle bénéficie également du soutien du 2ème GRDI polonais (le 1er étant assimilé au 8ème régiment de uhlan) qui lui est une unité motorisée avec des chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses Laffly-Vincennes AM-80 en attendant la disponibilité de véhicules plus modernes en l’occurence des Panhard AMD-178.

Une autre division polonaise sous commandement français est la 3ème Division d’Infanterie Polonaise (3ème DIP) qui dépend elle du 31ème CA, un corps d’armée de réserve qui dispose également de la 6ème DIC.

Elle comprend comme les autres trois régiments d’infanterie (7ème régiment d’infanterie polonaise, 8ème régiment d’infanterie polonaise et 9ème régiment d’infanterie polonaise), deux régiments d’artillerie (3ème RAPol et 203ème RAPol), de la 603ème Batterie Divisionnaire Antichar Polonaise, du 603ème bataillon de défense antiaérienne polonais, du 103ème bataillon du génie et de différentes unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 3ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers en l’occurrence des AMX-44 qui seront livrés en janvier 1949.

Une quatrième division d’infanterie polonaise est mise sur pied, une division intégrée au 32ème Corps d’Armée, un autre corps de la réserve stratégique qui comprend également la 7ème Division d’Infanterie Coloniale (7ème DIC)

La 4ème Division d’Infanterie Polonaise (4ème DIP) dispose de trois régiments d’infanterie (les 10ème 11ème et 12ème RIP), de deux régiments d’artillerie (4ème RAPol et 204ème RAPol), de la 604ème Batterie Divisionnaire Antichar polonaise, du 604ème Bataillon de défense antiaérienne polonais, du 105ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 4ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses Daimler Dingo en attendant la disponibilité de chars légers en l’occurence des AMX-44 livrés juste à temps pour permettre à l’unité de participer à la Campagne de France.

Après la création de ces unités qui durant la Pax Armada seront longtemps des unités-cadre et non des unités pleinement opérationnelles, le gouvernement polonais qui dispose encore de ressources importantes propose qu’en cas de guerre une armée polonaise autonome soit mise sur pied.

Le gouvernement français accepte et le 14 mars 1943 est créée l’Armia Polska we Francji, l’Armée polonaise en France. Cette armée doit compléter les divisions placées sous commandement français. Comme une partie des DIP déjà présentées, l’APF doit servir de réserve stratégique.

Sa montée en puissance à été longue voir laborieuse, moins faute de ressources financières que du manque de matériels, l’industrie française devant déjà équiper une armée nombreuse et accumuler les stocks pour une future mobilisation.

Néanmoins, en septembre 1948, l’Armée Polonaise en France aligne trois corps d’armée à deux divisions plus un corps de cavalerie à deux divisions blindées plus quatre régiments d’artillerie lourde, des unités du génie, des transmissions, du train et de l’intendance. Cela nous donne un total de douze divisions polonaises !

Canon de 155mm GPF.

L’Armée Polonaise en France (APF) dispose d’un état-major installé à Compiègne, de quatre régiments d’artillerie lourde (deux de canons de 194mm _302ème et 304ème RALPol_ et deux de 155mm _301ème et 303ème RALPol_), des unités du génie, de soutien et de transmissions (deux régiments du génie à trois bataillons chacun _les 1er et 2ème RGPol_, deux régiments du train, deux régiments de transmission, deux antennes chirurgicales d’armée et deux groupement d’intendance), trois corps d’armée à deux divisions d’infanterie et un corps de cavalerie à deux divisions blindées.

Le 1er Corps d’Armée polonais comprend un GRCA équipée d’autos blindées Daimler Dingo, un groupement antichar à canons de 47mm, un groupement antiaérien à canons de 40mm Bofors et deux divisions d’infanterie.

La 5ème DIP comprend trois régiments d’infanterie (13ème, 15ème et 17ème RIP), deux régiments d’artillerie (5ème RAPol et 205ème RAPol), de la 5ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 5ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Daimler Armoured Car

Elle bénéficie également du soutien du 5ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , la priorité étant naturellement donnée aux unités françaises. Elle reçoit ses AMX-42 en avril 1949 peu avant l’attaque allemande.

La 1ère Division de Grenadiers de la Garde (1ère DGG) comprend trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (6ème RAPol et 206ème RAPol), de la 6ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 6ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 6ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter. A la différence du 5ème GRDI les chars ne sont pas là quand les allemands attaquent le 10 mai 1949.

Le 2ème Corps d’Armée polonais comprend un GRCA équipé de Daimler Armoured Car, un groupement antichar à canons de 47mm et un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm.

Ce corps d’armée comprend la 6ème DIP qui dispose de trois régiments d’infanterie (14ème, 16ème et 18ème RIP), de deux régiments d’artillerie (7ème RAPol et 207ème RAPol), de la 7ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 7ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Humber Armoured Car

Elle bénéficie également du soutien du 7ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Humber Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter, l’AMX-44 prévu pour équiper l’unité n’à pas encore été livré à l’unité en mai 1949 quand les allemands attaquent.

La 2ème DGG est l’autre unité de ce corps d’armée, une division ternaire avec trois régiments d’infanterie (7ème, 8ème et 9ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (8ème RAPol et 208ème RAPol), de la 8ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 8ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 8ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter, chars qui n’ont pas été livrés en mai 1949.

Canon de 40mm Bofors utilisé par la Hongrie

Le 3ème Corps d’Armée polonais comprend un GRCA disposant d’autos blindées Humber Armoured Car, un groupement antichar canons de 47mm, un groupement antiaérien à canons Bofors de 40mm et deux divisions d’infanterie.

La 7ème DIP comprend trois régiments d’infanterie (19ème, 20ème et 22ème RIP), de deux régiments d’artillerie (9ème RAPol et 209ème RAPol), de la 9ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 9ème bataillon de défense antiaérienne polonais, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 9ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Humber Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter, des AMX-44 étant livrés en avril 1949.

La 3ème DGG comprend trois régiments d’infanterie (10ème, 11ème et 12ème régiments de grenadiers), de deux régiments d’artillerie (10ème RAPol et 210ème RAPol), de la 10ème batterie divisionnaire antichar polonaise, du 10ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et d’unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 10ème GRDI polonais, une unité motorisée équipée d’automitrailleuses britanniques Daimler Armoured Car en attendant la disponibilité de chars légers français pour les compléter , la priorité étant naturellement donnée aux unités françaises. A la différence du 9ème GRDI, les chars n’ont pas encore été livrés le 10 mai 1949.

-Le Corps de Cavalerie polonais porte le numéro 4 à la fois parce qu’il existe déjà trois corps d’armée mais aussi parce qu’il à y à trois Corps de Cavalerie français. Il comprend un état-major, des unités du génie et de soutien, un régiment d’artillerie lourde équipée de canons de 105L modèle 1941T et deux divisions blindées, les 10ème et 21ème DB.

B1bis

Les deux divisions blindées polonaises sont organisées en un état-major, des unités de soutien, un régiment de reconnaissance (10ème ou 20ème régiment de uhlans) équipée d’Humber Armoured Car et de douze Hotchkiss H-39, un bataillon de chars lourds équipés de trente-deux B1bis ex-français, deux bataillons de chars moyens équipés chacun de vingt-quatre chars, la 10ème DB disposant de Renault R-40 et la 20ème DB de Hotchkiss H-39, un régiment d’artillerie équipé de canons de 75mm modèle 1897 en attendant des canons de 75mm TAZ modèle 1939 et des canons de 105mm.

A l’issue de la campagne de France quand le front se stabilise à l’automne, les troupes polonaises ont subit de pertes sérieuses mais pas catastrophiques. Le fait qu’elles n’aient pas pris le choc principal en Belgique explique peut être cela.

Résultat au début de 1950, les forces polonaises en exil conservent encore de beaux restes :

-Les 1ère et 4ème DIP très affaiblies sont reconstituées sous la forme de Divisions Légères d’Infanterie (DLI) à deux régiments d’infanterie, un régiment d’artillerie, un bataillon antichar, un bataillon antiaérien, une compagnie d’autos blindées, une compagnie du génie et différentes unités de soutien.

Ces divisions vont être placées en réserve mais ne vont plus désormais combattre qu’en Italie, la 1ère DLIP participant à la reconquête de la Sardaigne alors que la 4ème DLIP sera engagée dans des combats en Sicile puis à l’opération SKYLOCK, le débarquement mené dans la région de Tarente.

-La 2ème DIP est reconstituée sur le modèle standard et va intégrer le 1er Corps d’Armée polonais en compagnie de la 3ème DIP, ces deux divisions ayant moins souffert des combats que leurs devancières. A la différence des 1ère et 4ème DIP, ces divisions vont combattre sur le front occidental jusqu’à la fin du conflit.

-Les 1ère et 2ème DGG (Divisions de Grenadiers de la Garde) assez peu entamées également forment le 2ème Corps d’Armée polonais nouvelle version.

-Le 3ème Corps d’Armée polonais est formé de la 10ème DB et de la 7ème DIP.

-Les autres divisions (3ème DGG, 5ème et 6ème DIP, 20ème DB) sont dissoutes pour compléter les effectifs des autres divisions ce qui ne va pas sans mouvements d’humeur et déception.

Cette armée polonaise combat en soutien des unités françaises, britanniques et américaines, ayant un statut comparable aux unités belgo-néerlandaises. Elle combat en Belgique, aux Pays-Bas puis en Allemagne, restant sous commandement français, le passage sous commandement britannique un temps envisagé se heurtant à la question de la logistique, les unités polonaises consommant français.

Les troupes polonaises au combat : Balkans et Méditerranée

Après la Campagne de France au cours de laquelle les unités polonaises s’illustrent, un autre théâtre d’opérations voit l’engagement des unités polonaises à savoir les Balkans dans le cadre du Corps Expéditionnaire Allié en Grèce (CEAG), une entité qui n’à qu’une existence symbolique car les unités françaises, britanniques et polonaises sont placées sous le commandement direct de l’armée grecque ce qui fort apprécié à Athènes car vu comme une marque de confiance.

Les polonais qui doivent reconstituer leurs unités en France n’engagent en Grèce que la Brigade autonome de chasseurs de Podhale, une brigade certes mais une brigade prestigieuse car s’étant illustrée en Norvège. Evacuée sur la Grande-Bretagne puis sur la France, elle à été reconstituée en vue de défendre la Corse ou la Sardaigne mais elle n’était pas prête à y être envoyée. C’est donc en Grèce que les ces solides montagnards polonais vont combattre sous le commandement du 8ème Corps d’Armée qui dépendait lui même de l’Armée d’Attique.

Elle combat mais n’est pas engagée dans les combats les plus virulents. En février 1950 elle rallie l’île de Zakynthos aux côtés de la 1ère DLI, sa « soeur de combat » car la 1ère Division Légère d’Infanterie avait combattu à ses côtés en Norvège.

Cette île située au large de la côte ouest de la Grèce est vitale pour empêcher tout débordement de l’Axe dans une redite méditerranéenne de la course à la mer de 1914.

A l’automne 1950 les premiers éléments de la 14ème division d’infanterie grecque arrive sur l’île, une division légère reconstituée sur le modèle des 6ème et 7ème DLI mais qui pour une raison inconnue à conservé son numéro d’origine. La relève est complète début octobre, français et polonais peuvent rallier la Tunisie pour repos, recomplément des effectifs et reprise de l’entrainement.

Début 1951 la brigade de montagne devient division légère de montagne. Elle reçoit des renforts venus de France et même des américains d’origine polonaise préférant combattre sous l’uniforme frappé de l’aigle blanc sur fond rouge plutôt que comme G.I.

A nouveau opérationnelle à l’automne 1951, elle va participer à l’opération HUSKY en Sicile déclenchée le 15 juillet 1952. Les combats sont violents, apres ce qui provoque son lot inévitable de pertes.

L’unité est d’ailleurs mise au repos de décembre 1952 à mars 1953 ce qui est significatif. Elle est engagée en Italie en avril juste après le changement de camp et va combattre dans la péninsule jusqu’à la fin de la guerre, terminant le conflit dans le sud de l’Autriche.

Comme nous l’avons vu plus haut, les 1ère et 4ème DLIP vont également participer aux opérations en Italie, la première en Sardaigne (opération DRAGON en août 1952) puis l’île pacifiée, la 1ère division légère d’infanterie polonaise va participer aux combats en Italie péninsulaire aux côtés de la 4ème DLIP qui elle avait combattu en Sicile (derniers combats et opérations de nettoyage) puis en Italie péninsulaire depuis l’opération SKYLOCK.

Les unités polonaises sous commandement soviétique

En 1990 peu avant sa disparition l’URSS à reconnu que les 7250 officiers polonais officiellement portés disparus avaient été exécutés par le NKVD (cet acte avait été attribué au allemands qui selon la théorie en vigueur à l’époque auraient pris d’assaut les « camps modèles » (sic) où se trouvaient les officiers polonais et qu’ils les avaient exécutés).

Cela représente un tiers des officiers polonais d’active et de réserve capturés par l’URSS. Si une partie fascinée par l’idéologie communiste avait choisit de rester en URSS, d’autres avaient été libérés à la condition express de ne pas rentrer en Pologne. Nombre d’entre-eux se sont retrouvés au sein de l’Armée Polonaise en France.

Les polonais restés en URSS ont d’abord été vus avec beaucoup de suspicions mais peu à peu ont été du moins acceptés du moins tolérés. Quand l’Allemagne déclenche l’opération BARBAROSSA nombre de ces polonais souhaitent se battre pour défendre leur patrie d’adoption.

Comme toute aide est bonne à prendre les soviétiques acceptent la création d’une division polonaise qui prend le nom de Tadeusz Kocisuzsko, division opérationnelle début 1951 et qui va combattre lors de l’opération FRIEDRICH.

Trois autres divisions vont être mises sur place ce qui permet la mise sur pied d’une 1ère Armée Polonaise dite Armée Polonaise de l’Est (Wojska wschodniopolskie) placée sous commandement soviétique, fortement corsetée par les soviétiques qui en ouvrant ou en fermant les vannes du ravitaillement montrent aux polonais les limites de la marge de manœuvre.

Cette Wojska Wschodniopolskie va combattre à partir de 1952, terminant la guerre en Pologne sur la frontière Oder-Neisse, la future frontière entre la Pologne et les Nouveaux Pays Allemands

Pologne et Pays neutres (77) Suède (12)

Chars et Véhicules blindés

Avant-propos

Au début de la Pax Armada l’armée suédoise est peu motorisée et surtout est très hippomobile. Elle ne dispose que de treize chars légers dont trois modernes. Le nombre va sérieusement augmenter tant dans le domaine des chars que dans celui des autos blindées. Cette augmentation est quantitative et qualitative avec des chars suédois et des chars étrangers.

Véhicules blindés

Pansarbil m/39 : auto blindée également exportée au Danemark. Les seize exemplaires utilisés par l’armée suédoise sont armés d’un canon de 40mm au lieu du canon de 20mm des dix-huit autos blindées exportées au Danemark. Retirées du service en 1962.

Landsverk L-180

Landsverk L-180/181/182 : La Landsverk L-180 était une auto blindée suédoise produit par la Landsverk AB, un modèle d’auto blindée à six roues robuste qui à été utilisée par l’armée suédoise et exportée aux Pays-Bas, au Danemark, en Estonie et en Irlande.

L’Armen à sélectionné ce modèle tardivement après avoir évalué des véhicules commandés par l’Irlande. Une première commande de seize véhicules passée en mars 1940 est honorée au printemps 1941. Deux autres commandes de seize et de vingt-quatre exemplaires portant le nombre de véhicules à cinquante-six exemplaires tous livrés en septembre 1945. Ces véhicules sont utilisés jusqu’en 1959.

-KP-Bil : La Terrängbil m/42 KP (Tgbil m/42 SKP/VKP) est un véhicule blindé tout-terrain utilisé par l’armée suédoise comme transport de troupes blindé. Deux prototypes sont commandés en 1942 mais ne débouchent pas immédiatement sur une production en série.

Les premières leçons du second conflit mondial montre l’utilité d’un transport protégé pour l’infanterie afin qu’elle suive les chars en terrain bouleversé. La production à été limitée avec environ 150 exemplaires utilisés jusqu’à leur remplacement par un APC chenillé.

-Le Terrangbil m/42 KP est un véhicule blindé suédois de 8500kg mesurant 6.30m de long pour une largeur de 2.30m. Protégé par un blindage allant de 4 à 20mm, il était armé d’une mitrailleuse dans une tourelle monoplace. A l’équipage de trois hommes (chef de véhicule, conducteur, tireur) s’ajoutait sept soldats équipés.

-Stormartillerivagn m/43 : canon d’assaut produit durant le second conflit mondial à trente-six exemplaires en combinant le châssis du Stridsvagn m/41 SII avec un canon de 75mm pour vingt-quatre premiers exemplaires et un canon de 105mm pour les douze derniers exemplaires. Ces véhicules furent d’abord considérés comme des canons automoteurs avant d’être transférés aux unités blindés et considérés comme des canons d’assaut.

Le Stormartillerivagn m/43 était un canon d’assaut de conception et de fabrication suédoise pesant 12.4 tonnes, mesurant 5.05m de long pour 2.14m de large et une hauteur de 2.29m. Propulsé par un moteur diesel de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 43km/h.. Il était servit par un équipage de quatre hommes qui mettait en œuvre un canon de 75mm ou de 105mm.

Chars

Landsverk L-120 utilisé pour des tests mais pas pour un usage opérationnel

Stridsvagn m/31 : trois exemplaires appelés également Landsverk L-10 ont été acquis en 1935 par l’armée suédoise. Ils ont été utilisés essentiellement pour l’entrainement jusqu’à leur mise en réserve en octobre 1940. En septembre 1948 deux véhicules encore en état sont remis en service pour protéger les institutions. Ils sont retirés du service en septembre 1952 et envoyés à la casse.

Le Stridsvagn m/31 est un char léger de conception et de fabrication suédoise pesant 10.4 tonnes, mesurant 5.2m de long pour 2m de large et 2.22m de haut. Propulsé par un moteur de 150ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 40km/h et franchir 201km. Il était armé d’un canon de 37mm Bofors et d’une mitrailleuse de 6.5mm ksp m/14-29, son équipage se composant de quatre hommes.

Stridsvagn m/37 : deux exemplaires de la chenillette AH-IV livrés par la Tchécoslovaquie et quarante-six construits sous licence.

Landsverk L-60 : Famille de chars qui forme le cœur de la force blindée suédoise avec quinze Strv m/38, vingt Strv m/39n 100 Strv m/40L et 80 Strv m/40K soit un total de 215 exemplaires. Ce char à aussi été exporté en Irlande, en Autriche et en Hongrie où il allait donner naissance au Toldi.

Le Landsverk L-60 était un char léger de 8.5 tonnes mesurant 4.8m de long pour une largeur de 2.075m et une hauteur de 2.05m. Propulsé par un moteur de 160ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 45km/h et parcourir 270km. Protégé par un blindage variant de 5 à 15mm, il était armé d’un canon de 20mm associé à une mitrailleuse de 7.92mm, l’équipage se composant de trois hommes.

Stridsvagn m/41 : char léger TNH produit sous licence après la saisie de quatre-vingt dix chars produits en Tchécoslovaquie par les allemands.

Stridsvagn m/42 : Ce char de conception et de fabrication suédoise produit à 282 exemplaires durant la Pax Armada. Il est issu du Lago, un char de 16 tonnes armés avec un canon hongrois de 40mm et trois mitrailleuses produit pour l’armée hongroise, lui même issu du L-60.

Le nouveau char suédois pesait 22 tonnes et était armé d’un canon de 75mm de 31 calibres en tourelle. La mise au point à été longue en raison de problèmes techniques notamment concernant la transmission. Ce char est resté en service jusqu’en 1961 quand il est retiré du service et remplacé par des chars plus modernes.

Le Stridsvagn m/42 est un char moyen de conception et de fabrication suédoise pesant 22.5 tp,,es, mesurant 6.22m de long pour 2.34m de large et 2.585m de haut, un moteur de 380ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 42 à 45km/h. Son blindage est de 9 à 55mm, son armement composé d’un canon de 75mm modèle 1941 et de quatre mitrailleuses de 8mm m/39, l’équipage se composant de quatre hommes.

Pologne et Pays Neutres (76) Suède (11)

Artillerie

Artillerie de campagne

-Le 7.5cm KANON m/02-33 est un canon conçu par la firme Krupp mais produit sous licence par la firme Bofors. On peut donc le considérer comme une pièce d’artillerie de campagne germano-suédoise.

Comme sa désignation l’identique les 108 exemplaires utilisés par l’Armen étaient une version modernisée en 1933 d’un modèle mis en service en 1902. Toujours en service en septembre 1948 bien que passablement déclassé, ce canon à été retiré du service en 1955 et remplacé par des canons plus modernes.

Le 7.5cm KANON m/02-33 pesait 1400kg en configuration transport disposait d’un tube de 30 calibres (longueur du tube 4.44m) pour tirer un obus explosif de 6.6kg à une distance maximale de 10000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4.75mm d’épaisseur pouvait pointer la pièce en site de -3° à +43° et en azimut sur 50°

Le 7.5cm KANON m/40 est un canon de campagne de conception et de fabrication suédoise qui remplaça partiellement le modèle 1902/33.

Je dis bien partiellement car seulement 64 canons ont été produits. Ce canon à été utilisé par l’armée suédoise jusqu’en 1959 quand les derniers ont quitté le service actif mais pas le service actif car deux canons servant de canon de salut au palais royal de Stockholm.

Le 7.5cm KANON m/40 est un canon de campagne léger pesant 1435kg en position tir, tirant un obus de 6.6kg (75x278R) via un tube de 37.5 calibres (longueur 2.812m) à une distance maximale de 10700m à raison de quinze coups par minute, l’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4.75mm pointant le canon en site de -5° à +43° et en azimut sur 50°.

Artillerie de montagne

-Canon de montagne de 75mm Bofors modèle 1934

-Le 10.5cm BERGHAUBITS m/10-24 est comme son nom l’indique un obusier de montagne lourd chargé de compléter le canon précédent. Enfin il faut le dire vite car il n’à été produit qu’à quatre exemplaires mis en service en 1926. Toujours en service en septembre 1948 ces pièces ont été retirées du service et envoyées à la ferraille sauf une pièce conservée dans un musée.

Le 10.5cm BERGHAUBITS m/10-24 est un obusier de montagne de conception et de fabrication suédoise pesant 1100kg en position de tir, disposant d’un tube de 12 calibres (1.680m), tirant un obus de 14.6kg à une distance maximale de 8000m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes peut pointer l’obusier en site de -5° à +43° et en azimut sur 5.5°.

Artillerie lourde

Le 10.5cm HAUBITS m/10 est un obusier de conception et de fabrication suédoise issu de la célèbre firme Bofors. Mis en service dans l’Armen en 1911, il à été produit à 160 exemplaires qui étaient tous en service en septembre 1948. Après une longue carrière ces obusiers ont été remplacés par des pièces plus modernes au début des années soixante.

Le 10.5cm HAUBITS m/10 pèse 1100kg en position de tir, disposait d’un tube de 14 calibres (longueur du tube 1.470m) qui lui permettait le tir d’un obus de 14.6kg (105×98) à une distance maximale de 5800m. L’équipe de pièce composée de huit hommes pouvait pointer la pièce jusqu’à +43° et en azimut sur 5.5°.

10.5cm cannon modell 1927 mis en œuvre par des artilleurs allemands

-10.5cm cannon modell 1927 : Ce canon à surtout connu un succès à l’export (Pays-Bas et Hongrie où il à été produit sous licence) à été utilisé à seulement quatre exemplaires d’abord par l’artillerie côtière puis par l’artillerie de campagne. Toujours en service en service en septembre 1948 mais retirés du service pendant la guerre car trop usés.

-10.5cm Kanon m/34

Quatre exemplaires sont acquis par l’artillerie côtière et cinquante-six par l’armée de terre soit soixante pièces pour l’armée suédoise sous la désignation de 10.5cm Fältkanon m/34.

Huit autres canons d’une version améliorée ont été acquis en 1942 et ultérieurement les pièces d’artillerie côtière furent cédée à l’armée suédoise soit un total de soixante-huit canons (les pièces ayant appartenu à la marine suédoise étant connus sous la désignation de 10.5 cm Fältkanon m/34M).

Ce canon à aussi été exporté en Suisse (production sous licence), en Finlande et en Thaïlande.

10.5cm Haubits m/39 : désignation suédoise du 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18 acquis à 142 exemplaires.

-10.5cm Haubits m/40 : obusier de 105mm exporté également en Finlande, en Estonie, en Suisse, aux Pays-Bas et en Thaïlande. L’artillerie suédoise à utilisé plus de 400 pièces en cinq versions différentes.

-Le 10.5cm KANON m/34 est un canon de 105mm de corps d’armée. Produit à cinquante-six exemplaires, il devait assurer l’appui des divisions d’infanterie en leur offrant une couverture, un appui-feu à longue distance sans oublier la traditionnelle mission de contrebatterie.

Ce canon de conception et de fabrication suédoise pesait 3750kg en position de tir disposant d’un tube de 39.9 calibres (longueur : 4.189m) permettant le tir d’un obus explosif de 15.5kg (105×764) à une distance maximale de 18100m à raison de six coups par minute.

L’équipe de pièce de huit hommes protégée par un bouclier de 4.5mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +42° et en azimut sur 60°. Le canon était remorqué par un camion.

Bofors 12cm m/14 : nombre inconnu utilisé par l’Armen jusqu’à une date tardive

-Le 15cm HAUBITS m/06 est un obusier moyen germano-suédois issu d’une coopération entre Krupp et Bofors. Il à été produit à cinquante-six exemplaires et mis en service à partir de 1906. Ils sont retirés du service à la fin des années cinquante car trop usés.

Pesant 2150kg en position de tir, il dispose d’un tube de 11 calibres (longueur du tube 1.650m) permettant le tir d’un obus de 41kg à une distance maximale de 6700m à raison de quatre coups par minute. L’équipe de pièce de neuf hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +43° et en azimut sur 2.5°.

-Le 15cm HAUBITS m/39 est un obusier de corps d’armée de conception et de fabrication suédoise, un produit de la célèbre firme Bofors. Mis en service en 1941, il à été produit à 113 exemplaires avant qu’une complément de production ne porte le parc à 147 exemplaires. Comme son prédecesseur, il était remorqué par un camion le plus souvent Volvo L TL 1931 Tractor. Il à été remplacé par des pièces plus modernes au milieu des années soixante.

Le 15cm HAUBITS m/39 pesait 2150kg en position de tir (mais 5720kg en configuration transport), disposant d’un tube de 23 calibres (3.450m) permettant le tir d’un obus explosif de 41.5kg à une distance maximale de 14600m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de neuf hommes peut pointer le tube en site de -5° à +65° et en azimut sur 45°.

-Le 21cm HAUBITS m/17 est un obusier lourd de conception et de fabrication allemande datant de 1918 dont la Suède possédait 12 exemplaires. Cet obusier obsolète est retiré du service à la fin du second conflit mondial sans avoir pu faire parler de sa puissance.

Le 21cm HAUBITS m/17 pesait 7530kg en position de tir (et transport en deux fardeaux) disposant d’un tube de 14.5 calibres (2.67m) pour permettre le tir d’un obus explosif de 120.75kg (210×231) à une distance maximale de 10200m à raison de deux coups par minute.

L’équipe de pièce pouvait pointer le tube en site de -6° à +70° et en azimut sur 4°.

-Huit 21cm Kanone 39

Artillerie antiaérienne

-20mm Maskinkanon M.40S

Appelé aussi PANSARVÄRNSLUFTVÄRNSKANON m/40 (Nda A vos souhaits) est un canon automatique de 20mm utilisable comme canon antichar malgré son faible calibre et comme canon antiaérien. Il à repris certains éléments des canons Bofors de 25 et de 40mm. Ce canon à aussi été utilisé à bord de véhicules blindés. 2700 exemplaires ont été utilisés uniquement par l’armée suédoise.

Le PANSARVÄRNSLUFTVÄRNSKANON m/40 est un canon automatique de conception et de fabrication suédoise pesant 310kg en configuration transport et 65kg en position de tir. Il disposait d’un canon de 70 calibres (1.32m de long) permettant le tir d’un obus de 20mm de 0.145kg (20x145mm) à une distance maximale de 5000m en tir sol-sol et de 2000m en tir antiaérien sachant que la pénétration est de 25mm à 500m à 90°. Alimenté par des chargeurs de 25 coups, il pouvait tirer 360 coups à la minute.

L’équipe de pièce se compose de quatre hommes (chef de pièce, tireur et deux pourvoyeurs) qui pouvaient pointer le canon en site de -5° à +85° et en azimut sur 360°

-2cm Flak 30 et Flak 38

-Canon de 40mm Bofors

LUFTVÄRNSKANON m/29 et LUFTVÄRNSKANON m/30 : désignations officielles du Canon de 75mm Bofors modèle 1929, une arme largement exportée en Argentine, en Chine, en Finlande, en Grèce, en Hongrie, en Perse aux Pays-Bas et en Thaïlande.

-LUFTVÄRNSKANON m/37 : version modifiée et modernisée du précédent.

Artillerie antichar

-Canon antichar de 37mm Bofors

Pologne et Pays Neutres (65) Suisse (15)

Avions en service

Chasse

-Dewoitine D-27

Le Dewoitine D-27 est un monomoteur de chasse monoplan à aile parasol conçu par l’avionneur français Emile Dewoitine installé en Suisse depuis 1927. Effectuant son vol inaugural en 1928 il intéresse très vite l’aviation suisse qui est à l’époque en très mauvais état.

Cet appareil est produit à soixante-six exemplaires par EKW (Eidgenössische Konstruktions Werkstätte) et va aussi être exporté en Espagne, en Yougoslavie et en Roumanie.

Toujours en service en septembre 1939 au sein des unités de chasse l’appareil est obsolète et durant la Pax Armada va être peu à peu retiré des unités de première ligne pour être utilisé pour l’entrainement.

Trente-deux appareils sont encore disponibles en septembre 1948, vingt-quatre en mars 1950 et douze en avril 1954 mais si seulement quatre sont en état de voler. Tous les appareils ont été envoyés à la ferraille.

Le Dewoitine D.27 était un monomoteur de chasse monoplan à aile parasol pesant 1038kg à vide, 1382kg en charge et 1414kg au maximum. D’une envergure de 9.8m, d’une longueur de 6.5m et d’une hauteur de 2.79m, il était propulsé par un moteur Hispano-Suiza 12Mc de 500ch ce qui lui permettait d’atteindre la vitesse de 312km/h, une distance franchissable de 600km et un plafond opérationnel de 9200m. Son armement était composé de deux mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Deux Morane-Saulnier MS-406 sont encore en service en septembre 1948. Il s’agissait de deux appareils acquis en octobre 1938 et avril 1939 pour évaluation. L’évaluation s’étant révélée positive, la licence de production est achetée aboutissant à la production des EKW D-3800 et EKW D-3801.

Soixante-quatre Morane-Saulnier MS-410 reçus de la France, un cadeau diplomatique qui aura pour avantage de pousser l’Allemagne à accepter la livraison de Me-109 plus modernes. Ces soixante-quatre appareils sont toujours en service en septembre 1948 même si ils sont passablement dépassés par les progrès de l’aéronautique militaire.

-EKW D-3800

EKW D-3801

Après l’évaluation de deux MS-406, la Suisse décida d’acheter la licence de fabrication mais se garda de produire le même appareil que celui qui entrait en service dans l’Armée de l’Air. Non elle préféra demander à l’Eidgenössische Konstruktions Werkstätte (EKW) de produire l’appareil sous une forme améliorée.

Par rapport au MS-406, l’EKW D-3800 dispose d’un moteur Hispano-Suiza 12Y-77 à la place du 12Y-31, d’un canon de 20mm d’un modèle différence, de mitrailleuses alimentées par bandes au lieu de tambours, d’une helice Escher-Wyss EW-V3 à pas variable au lieu de l’hélice Chauvière à deux pas, d’une roulette à la place de la bequille de queue. Ainsi modifié l’appareil fût produit à 82 exemplaires dont la majorité était toujours en service en septembre 1948. Les derniers exemplaires quittent le service actif à l’automne 1954.

-EKW D-3801

L’EKW D-3801 est une évolution du précédent avec un moteur Hispano-Suiza 12Y-51, des pipes d’échappement à effet propulsif protégées par un carénage, un radiateur fixe dans un carénage plus aérodynamique, un pare-brise blindé et un blindage interne. 207 exemplaires produits, appareils mis en service à partir de 1941 et retirés du service en 1957 même si à l’époque les appareils survivants étaient utilisés pour des missions secondaires.

-Messerschmitt Me-109

Comme nous l’avons vu dans la partie historique, la Suisse à choisit le Me-109 comme premier chasseur réellement moderne. Elle à ainsi acquis 10 Bf-109D-1, 30 Me-109E-1 et 50 E-3 soit un total de quatre-vingt dix appareils.

Suite à la cession gratuite de MS-410, Berlin à proposé la livraison à prix d’ami de Me-109 plus modernes que les chasseurs français. Berne à immédiatement accepté. De là à penser que c’était exactement l’objectif il n’y à qu’un pas…… .

L’Allemagne va ainsi livrer à son voisin helvète 54 Me-109G et 32 Me-109H qui vont remplacer les Bf-109D et une partie des Me-109E. A la fin du conflit sur les 176 Bf/Me-109 acquis par la Suisse il restait en service deux Bf-109D, trente-deux Me-109E, 40 Me-109G et 24 Me-109H soit un total de 98 appareils qui vont être remplacés dans un premier temps par des P-51 issus des surplus américains.

-Bristol Beaufighter

Bristol Beaufighter

Durant la Pax Armada, la Suisse s’intéresse au concept de chasse de nuit, ses potentialités et ses limites. Une Escadrille expérimentale de chasse de nuit (experimentelle Nachtjägerstaffel) est ainsi créée avec des appareils étrangers acquis en petit nombre.

Cette escadrille va ainsi disposer de deux Bristol Beaufighter, deux Northrop P-61 Black Widow, deux Messerschmitt Me-110 et deux Bréguet Br700C2. Le tout avec un stock confortable de pièces détachées ce qui semble trahir une volonté d’aller au delà d’une simple évaluation du concept de chasse de nuit. A ces appareils vont s’ajouter un Potez 630C3 et un Potez 632B2 déjà en service depuis les années trente.

Cette escadrille expérimentale à fort à faire de sa création en septembre 1945 à septembre 1948 quand le second conflit mondial éclate. Le concept de chasse de nuit est validé mais le temps (et la volonté ?) à manqué pour créer une ou plusieurs unités opérationnelles.

Ce qui est sur c’est qu’à l’époque les deux Potez ont été retirés du service et qu’il restait les deux P-61, un Me-110, deux Beaufighter et un Bréguet Br700C2 soit six appareils.

Ces avions vont patrouiller une fois la nuit tomber pour empêcher les intrusions aériennes menées par les belligérants.

En septembre 1949 l’escadrille expérimentale devient une escadrille opérationnelle. Son équipement d’origine est uniformisé avec la livraison en toute discretion de douze Bristol Beaufighter ce qui suscite les protestations de Berlin qui un temps ferme sa frontière avec la Suisse et bloque les échanges économiques avec Berne, une situation qui ne dure pas tant l’Allemagne à besoin de la neutralité helvétique.

Ces douze chasseurs bimoteurs vont surveiller nuitamment le ciel helvète et être engagés à plusieurs reprises contre des bombardiers et des avions de reconnaissance qu’ils soient alliés ou de l’Axe avec à la clé plusieurs incidents. A la fin du conflit il restait huit appareils en service, avions qui ont été remplacés par des Hornet en attendant des avions à réaction mais ceci est une autre histoire.

Bombardement

-Hawker Hind : un appareil acquis pour évaluation. Toujours opérationnel en septembre 1939 mais ne l’est plus en septembre 1948. On ignore la date à laquelle il à disparu des unités suisses.

-Potez 25 : 17 exemplaires toujours en service en septembre 1939, six en septembre 1948. Dernier vol en date du 17 octobre 1950. Les appareils ont tous été ferraillés au sortir de la guerre.

-EKW C-3603

L’EKW C-3603 est un monomoteur biplace monoplan d’entrainement, de bombardement et de reconnaissance (NdA vous avez dit couteau suisse) produit en sept versions à 245 exemplaires.

On trouve la variante de base (C-3603), la variante de bombardement et d’attaque au sol produite à 150 exemplaires (C-3603-1), une variante d’entrainement général produite à 20 exemplaires (C-3603-1 Lastenträder), une variante d’entrainement produite à deux exemplaires (C-3603-1 Tr), une variante tracteur de cibles produite à soixante et un exemplaires (C-3603-1 Schlepp) auxquels on peut ajouter deux modèles uniques, le C-3603-1 Schlepp-Leuchtr et le C-3603-1 Firefly qui étaient eux aussi utilisés pour le remorquage de cibles.

Les C-3603 sont restés en service jusqu’en 1962 date à laquelle ils ont été retirés du service et pour la majorité d’entre-eux envoyés sans autre forme de procès à la ferraille.

Le C-3603 est un avion de conception et de fabrication suisse pesant 2430kg à vide et 3250kg en charge, mesurant 10.23m de long pour 3.79m de haut et 13.742m d’envergure. Il était propulsé par un moteur en ligne Hispano-Suiza HS-51 de 1000ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 476km/h, une distance franchissable de 680km et un plafond opérationnel de 8700m. L’armement se composait d’un canon de 20mm, de quatre mitrailleuses de 7.5mm et de 400kg de bombes.

-Vickers Wellington

Au début du second conflit mondial la Grande-Bretagne à livré seize Vickers Wellington permettant à la Suisse d’une véritable capacité de bombardement. Ces appareils ont été retirés du service en 1955.

Reconnaissance

-Fairey Fox : deux exemplaires acquis en 1935 toujours en service en septembre 1939 mais retirés du service en 1944 et envoyés à la ferraille.

-Fokker C.V : La Suisse à acquis un Fokker C.V-D et surtout soixante-trois C.V-E (quinze livrés des Pays-Bas et quarante-huit exemplaires produits sous licence) soit un total de soixante-quatre appareils qui sont naturellement en service en septembre 1939 mais aussi en septembre 1948 même si à l’époque il ne reste plus que quarante-deux Fokker C.VE, les autres appareils ayant été soit perdus au cours d’accidents (l’unique C.VD et douze C.V-E) ou rayés des listes car trop usés (neuf Fokker C.V-E).

-Häfeli DH.5

Le Häfeli DH.5 est un biplan biplace de reconnaissance de conception et de fabrication suisse mis en service en 1922. Il à été produit à 122 exemplaires et retiré du service en septembre 1940 remplacé par des appareils plus modernes. En septembre 1948 il restait une trentaine d’appareils encore en état de vol mais ils ont été tous envoyés à la casse avant avril 1954.

Le Häfeli DH.5 est un biplan biplace de reconnaissance de conception et de fabrication suisse pesant 660kg à vide et 1095kg en charge, une longueur de 7.60m, une hauteur de 3.10m et une envergure de 11.16m.

Propulsé par un moteur LFW-1 de 180ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 170km/h, un plafond opérationnel de 5000m et une distance franchissable de 480km.

-EKW C-35

L’EKW C-35 est un biplan biplace de reconnaissance et de bombardement léger de conception et de fabrication suisse. Mis en service en 1937 il à été produit à 153 exemplaires. Toujours en service en septembre 1948 il à achevé sa carrière en septembre 1954, les exemplaires survivants étaient pour la plupart envoyés à la ferraille.

L’EKW-35 est un biplan biplace de conception et de fabrication helvétique pesant 3122kg au décollage, mesurant 9.25m de long pour 3.75m de haut et 13m d’envergure. Propulsé par un moteur Hispano-Suiza HS-77 de 860ch, il peut atteindre la vitesse maximale de 335km/h, franchir 620km à une altitude maximale variant de 4 à 8000m. Son armement était correct avec un canon de 20mm, trois mitrailleuses et 100kg de bombes.

-Fieseler Fi-156 Storch : Cinq appareils acquis durant la Pax Armada pour évaluation des capacités de cet avion de coopération, de liaison et d’évacuation sanitaire. Commande réduite (vingt-huit exemplaires) honorée entre 1945 et 1946 mais le projet de le produire sous licence n’à pas aboutit.

-De Havilland Mosquito : Deux appareils acquis pendant la Pax Armada là encore pour évaluation, une évaluation positive mais la commande initiale de 100 appareils à été réduite à vingt-huit exemplaires mais seulement quatorze ont été livrés avant le déclenchement du second conflit mondial. Les appareils restants ont été réquisitionnés par la RAF, les suisses étant indemnisés.

Entrainement et Transport

FFA Bü-131, version produite sous licence du Jungmann

-Bücker Bu-131 Jungmann : 94 exemplaires (six livrés par l’Allemagne et quatre-vingt huit produits sous licence)

-Bücker Bu-133 Jungmeister : 52 exemplaires (six livrés par l’Allemagne et quarante-six produits sous licence)

Dewoitine D-1

-Dewoitine D.1C-1

Le Dewoitine D.1 est à l’origine un chasseur monoplace monoplan à aile parasol effectuant son premier vol en novembre 1922. Il à été utilisé par la Tchécoslovaquie, l’Aéronavale française, l’Italie (où il à été produit sous licence), par le Japon, la Suisse et la Yougoslavie.

Les deux exemplaires qui ont été acquis par la Suisse ont été d’abord utilisés comme chasseurs puis comme avions d’entrainement. Après un dernier vol en mars 1941 les appareils usés jusqu’à la corde ont été envoyés à la ferraille.

Le Dewoitine D.1 pèse 820kg à vide, mesure 7.50m de long pour une hauteur de 2.75m et une envergure de 11.50m. Propulsé par un Hispano-Suiza 8Fb de 300ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 250km/h et franchir 400km. Il était armé de deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers.

-Dewoitine D.9C-1

Le Dewoitine D.9 est un dérivé du précédent. Effectuant son premier vol en 1924 il échoua à convaincre l’Aéronautique Militaire mais connu le succès à l’export.

Si les commandes belges, yougoslaves, hongroises et suisses furent symboliques en revanche la commande italienne fût importante mais rapporta finalement peu à Dewoitine car les 150 exemplaires furent produits sous licence sous la désignation d’Ansaldo AC.3.

La Suisse à acquis deux exemplaires d’abord utilisés comme chasseurs puis comme avions d’entrainement. Le premier appareil s’écrase le 17 mars 1940 (piloté blessé) et le second est retiré du service actif après la découverte de criques dangereuses. Il est ferraillé peu après.

Le Dewoitine D.9 est un chasseur monoplace monoplan à aile parasol de conception et de fabrication française. Pesant 945kg à vide et 1333kg en charge, il mesurait 7.30m de long, 12.80m d’envergure et 3m de haut.

Propulsé par un moteur Gnome-Rhône de 560ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 245km/h, franchir 400km à une altitude maximale de 8500m. Il était armé de deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers synchronisés et 2 mitrailleuses Darne.

-Dewoitine D.19C1

Le Dewoitine D.19 est un chasseur monomoteur monoplan à aile haute lui aussi issu du D.1. Il effectue son premier vol en 1925 mais comme les deux premiers (D.1 et D.9) il n’à pas remporté le succès dans son pays étranger.

Il à été vendu à la Belgique (un) et à la Suisse avec un exemplaire vendu et deux exemplaires assemblés en Suisse. Ces trois chasseurs furent rapidement utilisés pour l’entrainement, retirés du service en 1940 et envoyés à la ferraille.

Pesant 964kg à vide et 1300kg au décollage, il mesurait 7.87m de long pour 10.8m d’envergure et 3.4m de haut. Propulsé par un moteur Hispano-Suiza 12Jb de 400ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 265km/h, franchir 400km et avec un plafond opérationnel de 8500m. Son armement se compose de deux mitrailleuses de 7.7mm.

-Dewoitine D.26

Le Dewoitine D.26 est une variante d’entrainement du D.27. Par rapport au chasseur, l’appareil ne dispose pas de système de refroidissement et le moteur est plus petit et moins puissant.

La Suisse à commandé et utilisé onze exemplaires (un livré de France, dix assemblés en Suisse) jusqu’en 1949 quand les appareils sont retirés du service, stockés avant d’être ferraillés à la fin de la guerre.

Le Dewoitine D.26 est un monomoteur monoplace monoplan à aile haute. Pesant 763kg à vide et 1068kg en charge, il mesurait 6.72m de long, 10.30m d’envergure et 2.78m de haut. Propulsé par un moteur Wright 9Qa de 340ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 240km/h, franchir 500km et voler à 7500m. Il était armé de deux mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Fokker C.IX : un exemplaire acquis en 1932 toujours en service en septembre 1939 mais retiré du service en mars 1941 et envoyé à la ferraille.

-Junkers Ju-52/3m : trois exemplaires

-Morane-Saulnier MS.229 : deux exemplaires en service de 1921 à 1941

-Messerschmitt M.18

Le Messerschmitt M.18 est un avion de transport de passagers de conception et de fabrication allemande. Effectuant son premier vol en 1926 il à été produit à 24 exemplaires. L’aviation militaire suisse à acquis trois exemplaires utilisés jusqu’en 1944 date de leur retrait du service actif.

Cet appareil est un monomoteur monoplan à aile haute pouvant emporter sept passagers en plus de son pilote. Il pèse 890kg à vide et 1760kg en charge. Il mesure 9.4m de long pour 2.8m de haut et 15.8m d’envergure. Propulsé par un moteur Wright R-975 Whirlwind de 975ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 212km/h, franchir 630km et voler à 5300m d’altitude.

-Messerschmitt Bf-108 Taifun

-Nardi FN.315

FIN

Pologne et Pays Neutres (6) Espagne (6)

Les Grands d’Espagne

Ici il ne sera pas simplement question des nobles d’Espagne mais des grands noms de l’histoire hispanique. Bien entendu ce choix comme ailleurs est totalement arbitraire. N’hésitez pas chers lecteurs dans les commentaires à citer le nom d’une personnalité que j’aurais oublié et qui selon vous aurait mérité d’y figurer.

Le Cid

Rodrigo Diaz de Vivar (né vers 1043 à Vivar mort à Valence le 10 juillet 1099) surnommé El Cid Campeador (le Cid conquérant) est un chevalier chrétien mercenaire, héros de la Reconquista bien que comme souvent la légende est plus belle que l’histoire nettement plus prosaïque.

En 1074 il épouse la nièce du roi Jimena (Chimène) mais en 1081 il est banni par le roi Alphonse VI dit le Brave qui craint son ambition (il l’accuse d’avoir participé à l’assassinat de Sanche II de Castille).

Il s’exile et entre au service de Yusuf al-Mutaman, l’émir de Saragosse qui lui donne le titre de Sid (seigneur).

Le 25 mai 1085, Alphonse VI de Léon conquiert le taïfa de Tolède et en 1086 met le siège devant Saragosse. En août une armée almoravide l’oblige à lever le siège, les chrétiens étant battus à Sagrajas. L’année suivante Alphonse et Rodrigue se reconcilie mais pour peu de temps car dès 1088 il est à nouveau banni.

Il s’empare de Valence le 17 juin 1094, tenant la ville du Levant jusqu’à sa mort. Sa veuve la conserve jusqu’en 1102 quand elle doit quitter la ville qui retombe sous domination musulmane.

L’histoire en à fait un héros de la Reconquista mais en réalité il s’agissait davantage d’une épée louée, d’un mercenaire, servant différents seigneurs qu’ils soient chrétiens ou musulmans et n’oublions pas de servir ses propres intérêts notamment en se taillant une seigneurie au Levant, seigneurie indépendante des royaumes chrétiens comme de l’empire almoravide.

Néanmoins force est de constater qu’à la fin de son règne il combattait davantage les almoravides que les autres royaumes chrétiens, combattant notamment les almoravides au sommet de leur puissance.

Ce qui à fait que le Cid est devenu un personnage légendaire c’est qu’il est le héros d’une pièce de théâtre de Pierre Corneille («Ô rage ô désespoir ô vieillesse ennemie….» «Aux âmes bien nées la valeur n’attends pas le nombre des années») ou encore d’un poème épique le Cantar de mio Cid composé vers 1128.

Les Rois Catholiques

Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon symbolisent à eux seuls la Reconquista puisqu’il ont achevé un processus de quatre siècles en s’emparant de Grenade en 1492 tout un symbole puisque la fin de la présence musulmane dans la péninsule ibérique coïncide avec la découverte par les européens de l’Amérique, une année considérée comme la fin du Moyen-Age et le début des temps modernes.

Isabelle 1ère de Castille dite Isabelle la Catholique est née à Madrigal de las Altas Torres le 22 avril 1451. C’est la fille de Jean II de Castille et d’Isabelle de Portugal, sa seconde épouse. En compagnie de son frère Alphonse, elle n’à aucun espoir d’accéder au trône de Castille car son demi-frère Henri IV doit succéder à son père.

Son frère Alphonse meurt en 1468 (probablement empoisonné) ce qui fait d’Isabelle l’héritière putative de son demi-frère, un roi débauché et faible, méprisé par la noblesse et son épouse, une femme très libérée au point qu’on murmure que sa fille Jeanne ne serait pas la fille du roi mais celle d’un seigneur Bertrand de Cueva d’où son surnom de Beltraneja (la «fille de Bertrand»).

Le 14 septembre 1468 elle prend le titre de princesse des Asturies bien que ce titre soit déjà porté par sa nièce. Un an plus tard le 14 octobre 1469, elle épouse Ferdinand d’Aragon, un mariage politique qui devint un mariage d’amour ce qui n’empêchera pas Ferdinand d’aller voir ailleurs et d’avoir plusieurs enfants naturels.

Elle devient reine de Castille le 13 décembre 1474 puis en 1479 devient reine d’Aragon, de Majorque, de Valence, de Sardaigne et de Sicile et enfin reine de Naples en 1503. Isabelle et Ferdinand règnent conjoitement mais ils restent les patrons de leurs royaumes respectifs.

De ce mariage sont nés six enfants : Isabelle, Jean, Jeanne la Folle, Marie d’Aragon, Catherine d’Aragon (épouse d’Henri VIII après avoir été promise à son frère ainé Arthur) et Pierre.

Durant son règne Isabelle achève la Reconquista, patronne la découverte de l’Amérique. Encore aujourd’hui sont image est contrastée, la mise en place de l’Inquisition ou encore son action contre les juifs, les musulmans et les indigènes étant particulièrement critiquées et critiquables. Cela n’empêche pas certains et certaines d’espérer sa béatification (procès ouvert en 1958).

Ferdinand II d’Aragon est né à Sos le 10 mai 1452 et mort à Madrigalejo le 23 janvier 1516. Fils de Jean II d’Aragon et de sa deuxième épouse Jeanne Enriquez, il devient héritier de la couronne en 1461 après la révolte et la mort de son demi-frère Charles.

Le 14 octobre 1469 il épouse Isabelle de Castille, un mariage politique mais qui devient un mariage d’amour. Attention à ne pas y voir une folle passion : Ferdinand trompe ouvertement la reine (il aura plusieurs enfants naturels) et les relations entre ces deux fortes personnalités sont houleuses, Isabelle refusant à son époux qu’il joue un rôle quelconque en Castille.

Il est certes roi de Castille et de Leon dès 1474 et l’accession au trône de son épouse mais il n’y joue aucun rôle. Il faudra attendre la mort d’Isabelle et la folie de sa fille pour que Ferdinand (qui porte le numéro V en Castille) ne joue un rôle important. Un temps il est concurrencé par son gendre Philippe de Bourgogne dit le Beau mais il meurt prématurément. Ferdinand reprend les commandes cette fois au nom de son petit-fils Charles de Gand plus connu sous le nom de Charles Quint.

Les Rois Catholiques achèvent la Reconquista, patronnent la découverte de l’Amérique mais mène également une politique active en Europe notamment en Italie où il lutte contre la France pour le contrôle du royaume de Naples et du Milanais.

En 1512 il annexe la partie espagnole du royaume de Navarre au nom de son épouse Germaine de Foix qui ne serait pas étrangère à sa mort puisque l’ancien mari d’Isabelle la Catholique aurait succombé à une potion de fertilité mal dosée.

Christophe Colomb

Navigateur génois, Cristophe Colomb est né entre le 26 août et le 31 octobre 1451 sur le territoire de la république de Gênes. Il est mort à Valladolid le 20 mai 1506.

Il découvre l’Amérique sans en avoir conscience en cherchant une route permettant d’atteindre l’Asie orientale (les Indes) par l’ouest et ainsi court-circuiter les portugais et les turcs.

Selon ses propres dires, ce fils de tisserand aurait été matelot dès l’âge de dix ans au service de René d’Anjou combattant donc l’Aragon comme corsaire.

C’est en 1484 qu’il commence à réflechir sur son grand projet. Contrairement à ce qu’on à parfois écrit, Christophe Colomb n’est pas un génie au milieu d’ignares. Ses idées sont partagées par nombre de savants.

Il propose d’abord son projet au Portugal (où il à rencontre son épouse Filipa Moniz) mais des savants mandatés par Jean II rejettent ce projet. Il le propose alors à la Castille mais il essuie un échec en 1486 et 1490.

En 1491 il est sur le point d’obtenir gain de cause mais il manque d’échouer car ses demandes sont jugées irréalistes. Finalement un accord est trouvé le 17 avril 1492 (Capitulations de Santa Fe), accord qui le fait «amiral de la mer Océane», vice-roi et gouverneur général des territoires à découvrir, un dixième des richesses et un huitième des profits de l’expédition.

Il quitte Palos de Frontera le 3 août 1492 avec trois navires (Santa Maria Pinta Nina) et après une traversée longue et difficile, la terre est aperçue le 12 octobre 1492, une île baptisée San Salvador. Il découvre ensuite l’île de Cuba.

En décembre il arrive dans l’actuelle Haïti sur l’île actuelle de Saint Domingue, une île qu’il baptisé Hispanola.

Suite à la perte de la Santa Maria, il doit laisser trente-neuf hommes sur place, les autres appareillant à bord de deux navires rescapés le 16 janvier 1493 pour rentrer en mars d’abord au Portugal (4 mars) puis à Palos le 15 mars 1493.

Christophe Colomb prépare déjà une deuxième expédition nettement plus ambitieuse avec 17 navires, environ 1500 hommes dont 700 colons et 12 missionnaires. Il appareille le 25 septembre 1493 pour quasiment trois ans d’expéditions puisqu’il allait rentrer en Espagne le 11 juin 1496.

Au cours de ce voyage, il va découvrir la Désirade, Marie-Galante, la Dominique, Basse-Terre, Montserrat, St Martin, St Barthelemy. Il retrouve la colonie de La Navidad détruite. Il fonde ailleurs La Isabela.

En février 1494, douze navires repartent vers l’Espagne. Christophe Colomb grand marin, grand explorateur mais piètre politicien reprend alors les explorations. Il repart pour l’Espagne le 20 avril 1496 arrivant à Cadix le 11 juin.

Le troisième voyage à lieu du 30 mai 1498 à octobre 1500. Six navires sont engagés, navires visitant St Vincent, Grenade, Trinité et Margarita. Il débarque au Venezuela le 5 août 1498 mais à Hispanola il est arrêté avec ses fils par le représentant de la couronne. C’est enchainé qu’il débarque à Cadix à la fin du mois d’octobre.

Cette disgrâce ne dure pas car un quatrième voyage est organisé du 9 mai 1502 au 7 novembre 1504, un voyage avec quatre caravalles et 140 marins. On sait peu de choses sur ce voyage. Ce qui est sur c’est qu’il se rend en Martinique, à Saint Domingue, au Costa Rica, à Veragua et au Panama.

Bloqué un an sur l’île de la Jamaïque (juin 1503-juin 1504) il manque de succomber à la malaria à une époque où sa santé est très dégradée. Il quitte la région le 12 septembre 1504 et arrive le 7 novembre à Sanlucar de Barrameda.

Il meurt le 20 mai 1506 non pas dans la misère et l’oubli contrairement à la légende. Son corps est d’abord enterré à Valladolid puis à Séville (1529), à Saint Domingue (1541), à Cuba (1795) et enfin à Séville (1898) ou pas puisqu’il existe une querelle entre Séville et St Domingue. Des tests ADN pratiqués sur le corps enterré à Séville suggèrent simplement que le corps est apparenté à Christophe Colomb.

Gonzalve de Cordoue

«El Gran Capitan» (le grand capitaine) est né à Montillo le 1er septembre 1453. De son nom complet Gonzalo Fernandez de Cordoba y Aguilar est un militaire espagnol, brillant chef de guerre qui fût aussi théoricien puisque comme nous le verrons il sera à l’origine du processus créant les redoutables tercios réputés invincibles jusqu’à leur défaite de Rocroi en 1643.

Au service d’Isabelle la Catholique il connait son baptême du feu lors de la guerre de succession de Castille, conflit opposant Isabelle à sa nièce Jeanne dont la légitimité était non seulement contestée mais plus encore contestable.

En 1492 c’est lui qui négocie la reddition du dernier émir de Grenade Boabdil (vous savez celui qui pleurant à son départ de la ville aurait été ainsi apostrophé par sa mère «Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme»).

Pour ses succès il reçoit une commanderie de l’Ordre de Santiago, un ordre de chevalerie créé pour mener à bien la Reconquista.

De 1495 à 1498, il effectue une premier expédition en Italie contre les français de Charles VIII qui cherchaient à contrôle le royaume de Naples. Il libère également la ville d’Ostie occupée par un corsaire basque.

Il est de retour en Italie entre 1501 et 1507. Il combat d’abord les ottomans sur l’île grecque de Céphalonie aux côtés des vénitiens puis à nouveau les français. Il bat les armées françaises à Cérignole et au Garigliano (1503).

Vice-roi de Naples il est de plus en plus en butte à la jalousie et à la méfiance de Ferdinand II d’Aragon qui craint El Gran Capitan comme jadis Justinien avait craint Bélisaire.

Rappelé en Espagne en 1507 il est même accusé de détournement de fonds. Bien qu’ayant été disculpé (il à eut la précaution de tenir des comptes précis) il ne retrouva jamais la faveur du roi et mouru en 1515.

Sur le plan théorique il est donc à l’origine du processus ayant aboutit à la création des tercios. Il invente la coronelia, une unité militaire composée de 3000 piquiers, 2000 fantassins armés d’une épée et d’une targe (petit bouclier) et de 1000 arquebusiers. Cette unité peut être soit engagée en bloc ou alors divisée en douze bataillons.

Deux coronelias forment une armée auxquels il faut ajouter deux escadrons de cavalerie lourde, deux escadrons de cavalerie légère et une garde de 150 hommes destinée au capitaine général qui commande l’armée.

Hernan Cortès

Fernando Cortes de Monroy Pizarro Altamirano 1er marquis de la vallée d’Oaxaca est né à Medellin en Estremadure probablement en 1485 (d’autres sources donnent 1483 et 1484) et mort à Castilleja de la Cuesta près de Seville le 2 décembre 1547. Son principal fait d’armes est d’avoir conquis l’empire aztèque au profit de l’empereur Charles Quint.

Issu de la noblesse espagnole il n’est contrairement à la légende ni issu d’une famille pauvre ni un enfant chétif. Il est cousin au deuxième degré de Fancisco Pizarro. Il est également fils unique, s’entendant très bien avec son père mais très mal avec sa mère pour qui il à plus de respect que d’amour.

Il étudie à l’université de Salamanque entre 14 et 16 ans mais n’à visiblement pas obtenu de diplôme. Après avoir été brièvement apprenti-notaire à Valladolid il choisit au grand dam de ses parents le métier des armes.

Après avoir envisagé de rallier l’Italie pour participer aux guerres continuelles que l’Espagne mène contre la France il choisit de rallier cette terre d’opportunité qu’est le Nouveau Monde tout juste découvert. En effet il s’embarque entre 1504 et 1506 direction l’île d’Hispanola.

Il participe d’abord au processus de colonisation avant de participer à la conquête de l’île de Cuba à partir de 1511. Il se marie alors avec Catalina Juarez Marcaida.

Il vend alors ses biens pour monter une expédition en direction du Yucatan, une région qui parait-il regorge de richesses notamment d’or. Il appareille le 10 février 1519 avec onze navires, 16 cavaliers, 518 fantassins, 13 artilleurs et huit canons, 32 arbalétriers, 13 arquebusiers, 110 marins et 200 noirs et indiens qui servent comme auxiliaires.

Il débarque près de l’actuelle ville de Veracruz le 23 avril 1519. Il entre d’abord en contact avec les mayas faisant notamment la connaisance de sa future maitresse que l’histoire à retenue sous le nom de La Malinche.

Il entre ensuite en contact avec les aztèques qui se demandent si ce n’est pas Quetzalcoatl ou son émissaire. Il exacerbe les tensions entre les peuples locaux tout en devant gérer des subordonnés pas toujours dociles et coopératifs. Il fait ainsi détruire sa flotte pour couper les ponts avec Cuba.

Il avance vers l’intérieur des terres, se heurtant aux Tlaxcaltèques qui ne tardent à devenir ses alliés par détestation des aztèques.

Hernan Cortès fait preuve de brutalité dans la conquête n’hésitant pas à pratiquer des massacres préventifs. Il entre à Tenochtitlan le 8 novembre 1519, réclamant immédiatement l’or aztèque.

Après avoir rallié Veracruz pour stopper puis retourner une expédition destiné à l’arrêter, Cortès revient à Tenochtitlan le 24 juin 1520 dans une ville en rébellion. Moctézuma est tué dans des circonstances troubles.

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520 (La Noche Triste) les espagnols évacuent la ville en combattant. Les pertes sont terribles, les espagnols qui ne sont pas tués sont sacrifiés (ce qui motivera les survivants qui préféront la mort au supplice du sacrifice), Cortès y réchappant de justesse.

Après une victoire à Otumba le 7 juillet 1520, Cortès contre-attaque reprennant Tenochtitlan, le dernier empereur aztèque Cuauhtemoc se rendant le 13 août 1521.

Après un retour en Espagne en 1529 il est de retour au Mexique en 1532 et décide de mener une politique d’exploration et de colonisation mais les résultats sont décevants. Il découvre la péninsule de Basse-Californie et l’embouchure du fleuve Colorado.

La conquête espagnole est un supplice pour les amérindiens qui en un peu plus d’un siècle passe de plus de onze millions d’habitants à à peine 1.5 millions,. Les causes sont multiples : choc viral, combats, massacres, réduction en esclavage (en dépit de l’opposition de l’Eglise).

Son dernier fait d’arme est une tentative de conquête d’Alger mené en 1541. Il meurt de la dysentrie en décembre 1547, pauvre et quasiment oublié de tous.

Si son premier mariage est resté sterile, son deuxième avec dona Juana Ramirez de Arellano de Zuniga à été à l’origine de la naissance de six enfants. Il eut également plusieurs enfants naturels dont un avec la Malinche.

Francisco Pizzaro

Francisco Pizzaro Gonzalez marques de los Atobillos est un conquistador né à Trujillo le 16 mars 1475 (couronne de Castille) et mort à Lima le 26 juin 1541.

Fils naturel et analphabète d’un officier d’infanterie, il est cousin au deuxième degré de Cortès. Il suit son père à l’armée et après avoir participer aux guerres d’Italie il rallie l’Amérique dès 1502. Il accompagne Vasco Nunez de Balboa qui traverse l’actuel Panama et devient en 1513 le premier européen à apercevoir le Pacifique.

Pizzaro organisé deux expéditions infructueuses vers le sud en 1524 et entre 1526 et 1528 respectivement. Voilà pourquoi le gouvernement de Panama refuse de financer une troisième expédition. Pour obtenir gain de cause il rentre en Espagne pour convaincre Charles Quint.

Il parvient à ses fins et à la fin du mois de janvier 1531 il quitte le Panama pour ce qui n’est pas encore le Pérou. Il arrive dans un empire inca déchiré par une guerre civile. Depuis 1529 et la mort de Huayna Capac, deux de ses fils se disputent la succession en l’occurrence Huascar et Atahualpa.

Pizzaro propose une entrevue à ce dernier et le capture par traitrise le 16 novembre 1532. Il promet de libérer en échange de six tonnes d’or. En dépit de la livraison du précieux métal, Francisco Pizzaro ne libère pas Atahualpa. Pire même il l’exécute.

Il est remplacé d’abord par Topa Hualpa puis par Manco Inca. En 1534, Pizzaro entre à Cuzco, deux ans après avoir créé San Miguel de Piura et un an avant de fonder le 6 janvier 1535 Ciudad de Los Reyes la future Lima.

Très vite les conquistadors se déchirent entre eux, la haine étant particulièrement virulente entre Pizzaro et Almagro. En 1536 le pays lassé des abus des frères Pizzaro se révolte. En 1538 Pizarro capture et fait executer Almagro.

Madrid décide de siffler la fin de la recréation et envoie Cristobal Vaca de Castro. Les almagristes prennent les devants, attaquent le palais du vice-roi le 26 juin 1541 pour capturer et mettre à mort Pizarro. Ils proclament le fils d’Almagro gouverneur mais Vaca de Castro le capture et le fit décapiter.

Comme au Mexique la conquête espagnole à été terrifiante pour les amérindiens qui furent décimés par le choc bactériologique, les combats, les massacres, la réduction en esclavage passant d’environ 80 millions à à peine dix au milieu du 16ème siècle. Certains on pu parler d’un génocide mais il faudrait pour cela qu’il y ait eu volonté d’extermination et là je ne peux qu’émettre des doutes.

Charles Quint

Charles de Habsbourg (Gand 24 février 1500 Monastère de Yuste 21 septembre 1555) est considéré comme le premier roi d’Espagne. Pas mal pour un homme de culture flamande qui parla très mal le castillan (au contraire du français qu’il maitrisait parfaitement).

Fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, il va réunir sur sa tête un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. Il à un frère Ferdinand et quatre sœurs Eleonore (qui deviendra le deuxième épouse de François 1er), Isabelle, Marie et Cathernie.

Il est empereur du Saint Empire Romain Germanique du 23 octobre 1520 au 27 août 1556), roi des Espagnes du 14 mars 1516 au 16 janvier 1556 sous le nom de Charles 1er, Duc de Bourgogne du 25 septembre 1506 au 25 octobre 1555, Roi de Naples et de Sicile et duc de Milan du 13 mars 1516 au 25 juillet 1554, roi des Romains du 28 juin 1519 au 24 février 1530, archiduc souverain d’Autriche du 12 janvier 1519 au 28 avril 1521.

Marié à Isabelle de Portugal, il eut avec elle quatre enfants (Philippe II, Jean mort à deux ans, Marie d’Autriche, Ferdinand et Jeanne d’Autriche, on peut ajouter un petit Jean hélas mort né). Il eut également des enfants naturels mais avant son mariage et lors de son veuvage, le plus célèbre étant le fils né de sa liaison avec Barbara Blomberg, un certain Don Juan d’Autriche.

Il devient roi des Espagnes non sans difficultés puisqu’il se proclame roi en Castille aux côtés de sa mère l’héritière légitime mais qui était victime de troubles mentaux. Charles usurpe donc son titre de régent. De plus il commet l’erreur de placer de nombreux flamands aux places les plus prestigieuses et les plus lucratives ce qui dilapide le capital symathie dont bénéficiait le petit-fils des Rois Catholiques.

Cela provoque d’ailleurs une révolte en Castille en 1520/21. Charles 1er en tire d’ailleurs les conséquences puisqu’il va rester sur place de 1522 à 1529 et va regagner la sympathie de ses sujets hispaniques en épousant Isabelle de Portugal que les castillans considèrent comme espagnole.

De 1519 à 1523 les milices du Levant (Germanias) se révoltent.

Il impulse la conquête et la colonisation des Amériques en appuyant l’action d’Hernan Cortès et de Francisco Pizzaro qui mettent respectivement part terre l’empire aztèque et l’empire incas.

Le 28 juin 1519 il est élu roi des Romains au détriment de François 1er puis couronné empereur le 23 octobre 1520.

Il rève d’une monarchie universelle mais à du très vite comprendre que c’était devenu une chimère.

Il lutte contre les ottomans et la France de François 1er et d’Henri II sur différents fronts que ce soit dans le nord de la France ou en Italie.

Il doit également lutter contre le luthéranisme qui fracture la chrétienté. C’est une lutte armée mais aussi une lutte idéologique, Charles Quint et le pape Paul III ouvrant le 5 décembre 1545 le concile de Trente qui amorce la Réforme Catholique. Sa lutte contre l’hérésie protestante est un échec et la mort dans l’âme, le 3 octobre 1555 l’empereur doit accorder la Paix d’Augsbourg qui impose à chaque sujet de suivre la foi de son souverain (Cujus Regio Ejus Religio «La religion du prince est la religion du pays»).

En 1535 il s’empare de Tunis (qui sera perdue en 1574) mais échouera à s’emparer d’Alger en 1541.

Epuisé, Charles Quint va fait rarissime dans l’histoire abdiquer volontairement partageant ses couronnes entre son fils Philippe II et son frère Ferdinand, ce dernier récupérant le titre impérial.

Philippe II

Né à Valladolid le 21 mai 1527 et mort à l’Escurial le 13 septembre 1598 il est le fils ainé de Charles Quint et d’Isabelle de Portugal.

Tout comme son père il cumule sur sa tête de nombreux titres puisqu’il est roi des Espagnes de 16 janvier 1556 au 13 septembre 1598, roi de Portugal et des Algarves du 12 septembre 1580 au 13 septembre 1598 (sous le nom de Philippe 1er pour ménager la fiction d’une union personnelle), duc de Bourgogne du 25 octobre 1555 au 6 mai 1598, roi de Naples et de Sicile du 28 octobre 1554 au 13 septembre 1598, roi jure uxoris d’Angleterre et d’Irlande par son mariage avec Marie Tudor (25 juillet 1554 au 17 novembre 1558) et duc de Milan du 11 octobre 1540 au 13 septembre 1598.

Il est d’abord marié de 1543 à 1545 à Marie-Manuelle de Portugal qui lui donne un fils l’infortuné don Carlos. Il se marie ensuite à Marie Tudor (1554-1558) mais ce mariage reste sans descendance.

Après avoir songé à se marier avec la demi-soeur de Marie, une certaine Elisabeth il épouse finalement Elisabeth de France, fille d’Henri II et de Marie de Médicis qui va lui donner deux filles (Isabelle-Claire-Eugénie et Catherine-Michèle) descendant en étant enceinte d’une fille. Il se remarie enfin avec d’Anne d’Autriche sa nièce qui lui donne plusieurs enfants mais seul le futur Philippe III atteint l’âge adulte.

Il reçoit une éducation soignée, parlant espagnol, portugais, latin, italien et français. C’est cette dernière langue qu’il maitrisait le mieux mais paradoxalement utilisait le moins car il était gêné par un fort accent hispanique. Outre une solide formation intellectuelle et religieuse, le futur Philippe II pratique la chasse et la joute, disciplines aristocratiques par excellence.

Dès 1543 alors qu’il n’à que seize ans, son père l’associe au pouvoir pour préparer sa succession.

Farouche défenseur du catholicisme il en paiera le prix aux yeux de l’histoire avec une véritable légende noire qui s’appuyait certes sur des faits avérés mais qui était surtout alimentée par la propagande protestante venue d’Angleterre.

La preuve c’est que roi consort d’Angleterre il fait preuve de modération sauvant la vie de sa future némesis Elisabeth que sa demi-soeur voulait condamner à mort. Ce n’est qu’à la fin de son règne qu’il perd toute modération. L’autre facteur de sa légende noire c’est la conversion forcée des morisques qui fait suite à la révolte des Alpujarras de 1568 à 1571.

Toujours en 1571 la marine espagnole joue un rôle clé dans la victoire de Lepante le 7 octobre 1571 où s’illustre son demi-frère naturel Juan d’Autriche qui conçoit un fort dépit quand Philippe II refuse une véritable offensive en Méditerranée contre les ottomans ce qui fait que la bataille de Lepante restera une victoire sans lendemain.

Il combat également la France, héritant de son père un conflit qu’il va poursuivre contre le fils de François 1er qui n’à pas oublié la rude détention à Madrid après la capture de François 1er à Pavie. Le roi d’Espagne participe également aux guerres de religion en France en soutenant les ligueurs.

Il fait également face à la révolte des protestants dans les Pays Bas. C’est le début de la Guerre de 80 ans (1568-1648). Au cours de ce conflit Don Carlos est arrêté par l’inquisition accuse de vouloir prendre la tête des révoltés. Il meurt en prison dans des circonstances troubles.

En 1588 suite à l’exécution de Marie Stuart, Philippe II tente d’envahir l’Angleterre. C’est l’épisode de l’Invincible Armada qui se termine par un tel désastre que pour certains historiens c’est le début du lent declin d’une Espagne qui connaissait alors un âge d’or.

Huit ans plus tôt, le petit-fils légitime de Manuel 1er s’empare de la couronne de Portugal. C’est le début de l’Union Ibérique qui va durer jusqu’en 1640.

Outre-mer il poursuit le processus de colonisation avec la conquête des Philippines (baptisées en son honneur) et la colonisation de la Floride.

A la différence de son père roi nomade par excellence, Philippe II se déplace très peu ce qui lui vaut le surnom de l’Ermite de l’Escurial du nom du palais qu’il fait construire pour célébrer la victoire de St Quentin en 1557. Cela impose une administration nombreuse qui à l’avantage ou le désavantage de ralentir considérablement la prise de décision. Cela lui vaut ainsi les surnoms de El Rey Prudente (le roi prudent) ou de El Rey Papelero (le roi-paperasse).

En dépit de l’afflux de métaux précieux, la couronne d’Espagne est constamment à court d’argent et en dépit de mesures d’assainissement, la banqueroute survient en 1557, 1575 et 1597.

Don Juan d’Autriche

Né à Ratisbonne le 24 février 1545 ou 1547, Don Juan est le fruit des amours illégitimes entre Charles Quint et Barbara Blomberg. Gouverneur des Pays-Nas de 1576 à 1578, il s’illustre à Lepante comme commandant de la flotte de Saint Ligue. Il participe également à la répression de la révolte des Alpujarras et à la guerre des Quatre-Vingt au cours de laquelle il meurt des suites du typhus près de Namur le 1er octobre 1578. Il est d’abord enterré à Namur puis à l’Escurial.

Né sous le nom de Jéronim (Jérome), il ne fait la connaisance de son père qu’à l’âge de neuf en 1556 au monastère de Yuste où Charles Quint s’était retiré après son abdication. Suivant les demandes de son père, El Rey Prudente accepte de considérer son demi-frère naturel comme son frère de sang.

Promis initialement à une carrière ecclésiastique il préfère s’engager dans le métier des armes où il va s’illustrer. Il n’eut que deux filles mais aucune descendance légitime.

Miguel de Cervantès

Comme aucun portrait de Cervantès n’à été authentifié, ce tableau est à prendre avec moultes précautions

Comment définir la place d’un écrivain ou d’un dramaturge dans l’histoire culturelle d’un pays. L’un des moyens c’est de désigner la langue du pays par une périphrase incluant le nom de l’auteur comme la langue de Molière pour le français, de Shakespeare pour l’anglais, de Goethe pour l’allemand, de Dante pour l’italien ou de Cervantès pour l’espagnol.

Miguel de Cervantès est né à Alcala de Henarès le 29 septembre 1547. C’est donc un romancier, poète et dramaturge espagnol célèbre pour avoir écrit le roman pastoral La Galatea en 1585 et surtout le roman de chevalier L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Mancha publié en deux parties, la première en 1605 et la seconde en 1615.

Cervantès est d’abord un soldat. Il participe à la bataille de Lépante au cours de laquelle il perd l’usage de sa main gauche ce qui lui vaut le surnom du «Manchot de Lepante».

Captif des barbaresques de 1575 à 1580, il tente de s’évader à quatre reprises avant d’être racheté puis ramené en Espagne.

Marié à Catalina de Salazar y Palacios, il à eut une fille prénomée Isabel de Saavedra. Il meurt à Madrid le 23 avril 1616.

Duc de Lerma

Francisco Gomez de Sandoval y Rojas, duc de Lerma (Tordesillas 1552/53 Valladolid 1625) est un homme politique espagnol, favori et ministre de Philippe III. C’est le premier valido (favori). Il est au pouvoir de 1598 à 1618.

Manquant de vision et vaniteux, il s’appuie tel un patron antique sur des réseaux de clients ce qui accroit la corruption en Espagne.

Suite à sa chute il devient cardinal en 1618 ce qui lui sauve probablement la vie. Il se retire sur ses terres situées autour de la ville de Lerma.

De son mariage avec Catalina de la Cerda est né un fils prénomé Cristobal de Sandoval et une fille Juana de Sandoval.

Comte-Duc Olivares

Gaspar de Guzman y Pimentel Ribero y Velasco de Tolevar, comte d’Olivares et duc de Sanlucar la Mayor (Rome 5 janvier 1587 Toro près de Zamora 22 juillet 1645)

Ministre et favori espagnol du roi Philippe IV. Il est souvent appelé comte-duc Olivares. Il vit en Italie jusqu’à l’âge de douze ans où son père était ambassadeur auprès du Saint-Siège. Son père est ensuite nommé vice-roi de Sicile et de Naples.

Puiné d’une branche cadette cadette de la Maison de Guzman, il est envoyé étudier le droit canon à l’université de Salamanque en vue d’une carrière ecclésiastique.

Avec la mort de ses frères ainés, il abandonne ce projet professionnel. Il arrive avec son père à la cour de Philippe III en 1604.

Membre du Conseil d’Etat et premier contrôleur des comptes, il perd son père en 1607. La même année il se marie avec Dona Ines de Zuniga y Velasco (une fille Maria de Guzman y Zuniga).

En 1615 le duc de Lerma le nomme gentilhomme de la chambre du prince héritier, le futur Philippe IV. Il prend le parti du fils du duc de Lerna, le duc d’Uceda.

Il devient Grand d’Espagne en 1621. A la mort de son oncle Baltasar de Zuniga en octobre 1622, il devient premier ministre et valido du roi.

Il tente de réformer profondément le pays mais se heurte à de nombreuses résistances et nombreuses inerties.

A l’étranger il relance la guerre contre les Provinces Unies et appuie la Maison d’Autriche engagée dans la guerre de Trente Ans contre les puissances protestantes soutenues par la France de Louis XIII et de Richelieu (au grand dam du parti devot).

Le pays est victime d’une banqueroute en 1627. Le comte-duc est de plus en plus contesté avec une révolte fiscale en Biscaye en 1630/31 avant des révoltes nationalistes en Catalogne et au Portugal en 1640. Si la Catalogne va rester dans le giron de la couronne d’Espagne, le Portugal après soixante années d’unité avec l’Espagne va retrouver son indépendance sous l’autorité de la maison de Bragance.

Le comte-duc Olivares est exilé en 1643. Il est même jugé par l’Inquisition en 1644 mais meurt l’année suivante. Sa mort est vue comme un soulagement mais l’histoire lui à rendu justice, certains historiens estimant qu’Olivares à eu raison trop tôt.

Diego Velazquez

Diego Rodriguez de Silva y Velazquez (Seville 6 juin 1599-Madrid 6 août 1660) est un peintre baroque espagnol et l’un des plus grands peintres ibériques. D’un style naturaliste en clair obscur il passe peu à peu à un style tout en lumière et en énergie ce qui en fera le peintre préféré de certains peintres impressionistes.

A 24 ans il est nommé Peintre du roi par Philippe IV et quatre ans plus tard il devient Peintre de la Chambre du Roi.

Parmi ces œuvres plus célèbres citons la Reddition de Breda (1634-1635), les Fileuses (1657) et surtout les Menines (1656-1657).

Il à travaillé à Seville de 1611 à 1622, à Madrid de 1622 à 1660, à Venise en 1629, à Rome en 1629/1630, à Naples en 1630/31, à Rome à nouveau en 1636/37 et en Italie de 1649 à 1651 avant de terminer sa vie en Espagne.

Marié à Juana Pacheco, il à eu une fille Francisca de Silva Velaequez y Pacheco.

Pologne et Pays Neutres (1) Espagne (1)

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.12 : POLOGNE ET PAYS NEUTRES

F.S.1 ESPAGNE

AVANT-PROPOS

Le 8 mai 2021 j’ai terminé après presque un an de boulot le Tome 11, l’avant dernier tome de ma monumentale uchronie, le dernier Tome concernant les nations belligérantes puisque ce Tome 12 va concerner les forces polonaises en exil (donc pas un état stricto sensu) et les pays neutres.

Avec la fin du Tome 11 j’ai atteint le nombre de 9817 pages ce qui me fait dire que je vais dépasser les 10000 pages avant même le récit de mon conflit.

Quand j’ai commencé mon uchronie en 2011 je ne pensai pas y être encore en 2021. Les choses ont beaucoup évolué, l’œuvre est devenu un monstre tellement tentaculaire que j’ai du mal parfois à m’y retrouver.

Il y à naturellement de nombreuses contradictions, des erreurs qui sont liés à la fois à mon propre manque de vigilance mais aussi parce que j’apprends parfois par de nouvelles recherches que telle arme, tel char, tel avion à finalement été utilisé par ce pays (le cas inverse arrive parfois).

A l’origine j’avais prévu pas moins de quinze tomes que l’ont peu classer en deux catégories, les majeurs et les mineurs.

Les sept premiers sont les majeurs puisqu’ils concernent la France (Tome 1), l’Allemagne (Tome 2), la Grande-Bretagne (Tome 3), les Etats-Unis (Tome 4), le Japon et ses alliés (Tome 5), l’Italie (Tome 6) et l’URSS (Tome 7).

Les tomes suivants dits tomes mineurs concernent soit des pays belligérants et des pays neutres que ce soit le Canada et l’Afrique du Sud pour le Tome 8, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le Tome 9, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas pour le Tome 10, la Turquie pour le Tome 11, l’Espagne et le Portugal pour le Tome 12, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Suisse et la République d’Irlande pour le Tome 13, la Grèce, la Yougoslavie, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie pour le Tome 14 et enfin un Tome 15 concernant l’Amérique Centrale et Latine (Brésil, Argentine, Chili, Urugay Paraguay, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie, Venezuela, Mexique et les petits états)

Au final le nombre de Tomes va tomber à seulement douze. Si les sept premiers tomes dit tomes majeurs ne vont pas évoluer, les tomes dits mineurs vont être différents.

Le Tome 8 va ainsi regrouper les quatre Dominions (Canada, Afrique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), le Tome 9 va aborder les pays ayant formé après guerre le Benelux alors que le Tome 10 ne va plus parler de la Turquie mais de la Scandinavie (Norvège, Danemark et Finlande).

Le Tome 11 à dit adieu à la péninsule ibérique au profit d’une autre péninsule, la péninsule balkanique avec son extension de l’Europe du Milieu ou Mitteleuropa. Ce sera le plus gros tome avec six volumes (Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce et Slovaquie).

Enfin le Tome 12 va regrouper la Pologne en exil et les pays neutres. J’ai hésité à maintenir ce tome pour gagner du temps mais je me suis dit que d’une je n’étais pas à quelques semaines près et que ces pays neutres ont aussi joué un rôle dans le conflit, un rôle d’influence, un rôle d’intermédiaire entre les belligérants.

Pour ce dernier tome j’ai décidé de réaliser des fiches synthétiques pour cadrer leur position qui sera assez semblable à celle historique puisqu’aucun événement ne peut par exemple pousser la Suisse à entrer en guerre aux côtés des alliés ou de l’Axe (la neutralité helvétique est précieuse pour les deux belligérants).

Cette remarque s’applique aussi à l’Irlande, à la Suède, à la Turquie, au Portugal et à l’Espagne. Pour le Portugal de Salazar l’important est la survie du régime et le madré Antonio de Oliveira n’à aucun intérêt à entrer en guerre à l’exception peut être d’une attaque de ses colonies ou des îles. Pour l’Espagne c’est la situation économique qui est certes meilleure qu’OTL mais encore difficile. L’Axe n’à guère d’intérêt à attirer l’Espagne et les alliés non plus.

Du 12 avril au 8 mai 2021 j’ai réalisé mon volume 6 sur la Slovaquie et j’ai décidé d’intégrer des éléments de l’histoire de la Tchécoslovaquie ce qui m’à fait dire que je devais aussi parler de la Pologne.

J’ai donc décidé dans ce Tome 12 d’intégrer une partie sur la Pologne avec normalement une chronologie étoffée sur la période avant septembre 1939, une brève description de la guerre de Pologne, la mise en place d’un gouvernement polonais en exil à Nantes, la reconstitution d’une armée polonaise qui disposera d’unités terrestres, aériennes et navales, les premières sous commandement français alors que la marine polonaise libre était placée sous l’autorité de la Royal Navy car opérant en mer du Nord.

Ces F.S ou Fiches Synthétiques vont s’organiser de la façon suivante :

-Une partie chronologique avec tout d’abord les 50 ou 100 dates (chiffres non contractuels) à retenir de l’histoire du pays concerné.

-Des chronologies thématiques (chronologie politique, militaire et si ressources suffisantes chronologies économiques et culturelles)

-Des notices biographiques sur les grands personnages de l’histoire du pays concerné. Ce sera un choix totalement arbitraire mais qui je l’espère restera pleinement cohérent.

-La partie uchronique avec l’histoire au delà du point de divergence de mon œuvre (à savoir le 9 novembre 1939 et la mort d’Hitler dans un attentat)

-Une partie consacrée aux forces armées du pays concerné avec une rapide chronologie, un Ordre de bataille étoffé (si les sources nécessaires sont accessibles à votre serviteur) et de la liste des principales armes, des principaux véhicules, des principaux navires et aéronefs.

Je serai un peu plus prolixe, un peu plus volubile si le modèle est un modèle national ou un appareil peu connu. Inutile par exemple de présenter le Messerschmitt Me-109 en service en Suisse ou le Panzer IV utilisé par l’armée espagnole.

En même temps suis-je fiable ? En 2018 alors que j’achevai le T7 sur l’URSS je me disai que d’ici un an je pourrai enfin (?) passer à autre chose et en 2021 je suis encore là.

Néanmoins je commence à voir la lumière au bout du tunnel. Je ne vous cache pas chers lecteurs que je suis à la fois impatient et anxieux de voir la fin de cette œuvre approcher. C’est probablement ce que ressentent tous les écrivains quand ils arrivent au bout de leur œuvre.

Une fois le Tome 12 terminé, je pense réaliser un gros travail préparatoire que je conserverai pour moi (notamment un document cadre sur le conflit), je rédigerai peut être des annexes que je publierai en alternance avec les récits du conflit. Je pense aussi à une chronologie générale du conflit qui elle pourrait être publiée.

Je rédigerai ensuite le récit du conflit en m’inspirant je le reconnais de l’uchronie « 1940 La France continue » qui imagine une France continuant la guerre en juin 1940 plutôt que de se vautrer dans le renoncement avec peut être des personnages fictifs dont on pourrait suivre les aventures. Là encore le récit se découpera en différents tomes (sous réserve d’éventuelles modifications) :

-Tome 1 ou 13 : Europe occidentale et Balkans

-Tome 2 ou 14 : Méditerranée et Afrique (Nord et orientale)

-Tome 3 ou 15: Front russe

-Tome 4 ou 16 : Asie-Pacifique

-Tome 5 ou 17 : Peut être un tome consacré à l’arrière plan politique et diplomatique voir sur l’évolution d’après guerre avec par exemple deux guerres du Vietnam (1960-1967 et 1970-77). Cela sera aussi peut être l’occasion d’imaginer l’évolution des différentes armes en parlant davantage des équipements qui vont être utilisés notamment l’armée française.

Ce dernier tome aura un format différent des autres. En effet comme les pays souverains de ce tome ne seront pas engagés dans le second conflit mondial il n’y aura pas de récit de batailles héroïques, d’affrontements titanesques en mer Baltique ou en mer d’Irlande.

Cela commencera par une chronologie étoffée avec d’abord une chronologie généraliste avec les grandes dates à retenir dans l’histoire de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de la Turquie. Ce sera ensuite des petites chronologies thématiques avec des chronologies politiques, militaires voir si j’ai suffisamment d’informations et de données, des chronologies économiques et culturelles.

Une fois ce cadre fixé je basculerai sur la partie uchronique c’est à dire après le point de divergence de novembre 1939. Il n’y aura visiblement pas de grands changements par rapport à l’histoire telle que nous la connaissons.

Ensuite je parlerai tout de même de l’armée avec quelques informations historiques, des informations sur l’organisation et son équipement. Je ne présenterai en détail une arme, un véhicule ou un avion que si cela est nécessaire c’est-à-dire un engin que je n’ai pas abordé dans les tomes précédents. Je ferai probablement une exception pour les navires de guerre.

En ce qui concerne la Pologne ce sera un peu différent puisque dans la partie historique 1939-1954 et la partie militaire il sera question de combats et d’opérations militaires, les troupes polonaises opérant en Norvège, sur le front occidental, dans les Balkans et même en Italie.

Comme depuis le début chers amis lecteurs, chers amis suiveurs (spéciale dédicace à Amateur d’Aéroplanes qui fait remonter mes erreurs et mes oublis, un grand merci à lui) bonne lecture.

*

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En 1898 l’Espagne est battu par les Etats-Unis, perdant la quasi-totalité de son empire colonial. La Generation 98 soucieuse de régénérer le pays de Cervantes peut bien lancer un méprisant Que Inventen Ellos ! (qu’ils inventent eux !) le fait est là : l’Espagne n’est plus qu’une puissance secondaire, une puissance qui à connu un Age d’Or jusqu’au seizième siècle avant que de nombreux maux ne provoque un lent et pénible déclassement.

A part le pays Basque et la Catalogne, l’Espagne passe à côté de la Révolution Industrielle et s’enfonce dans un sous-développement économique, politique et culturel. Le 19ème siècle espagnole est ainsi marqué par les guerres carlistes entre partisans d’une monarchie de droit divin et une monarchie constitutionnelle, une première expérience républicaine, la proclamation de Communes sur tout le territoire espagnole. Bref un joyeux bordel.

Le roi Alphonse XIII en compagnie du général Miguel Primero de Rivera qui s’appuie sur son sabre

Neutre durant le premier conflit mondial, l’Espagne tente de redresser la barre sous la forme d’une dictature militaire pilotée par le général Miguel Primo de Rivera le tout avec l’accord du roi Alphonse XIII mais c’est un échec.

En 1931 les républicains remportent les élections locales. Ne voulant pas provoquer un bain de sang ou sachant la situation intenable, le roi abdique provoquant la naissance de la Deuxième République qui avec une volonté visible de bien faire va provoquer un affrontement sans cesse repoussé entre deux Espagnes que l’on pourrait schématiser en une Espagne libérale et une Espagne conservatrice.

En juillet 1936 une partie de l’armée se soulève. Ce n’est pas le premier pronunciamento de l’histoire espagnole mais celui-ci par son échec dégénère en une guerre civile qui devient bien vite une guerre internationale puisque de nombreux pays apportent leur soutien aux belligérants.

Francisco Franco

En mars 1939 les nationalistes du général Franco l’emporte marquant le début d’une longue dictature qui va durer plus de trois décennies avant que la monarchie soit rétablie mais ceci est une autre histoire.

Mitteleuropa Balkans (226) Slovaquie (20)

Les avions de l’armée de l’air slovaque (3) : Autres appareils

Avia B.122

L’Avia B.122 est un biplan monoplace d’entrainement à l’acrobatie. Le développement de cet appareil était jugé nécessaire à une époque où le combat aérien tournoyant ressemblait souvent à une chorégraphie soigneusement mise au point. C’était aussi le moyen de participer à des compétitions sportives d’acrobatie aérienne.

Effectuant son premier vol en 1934, l’appareil à été utilisé par la Tchécoslovaquie, la Slovaquie, l’Allemagne, l’URSS, la Roumanie et la Bulgarie.

La Bulgarie à reçu douze appareils, la Tchécoslovaquie quatre-vingt dix appareils, la Luftwaffe douze appareils ex-tchécoslovaques, la Roumanie une unique machine, l’URSS quinze machines et la Slovaquie une poignée d’appareils (douze ou seize selon les sources), appareils utilisés pour l’entrainement au vol acrobatique mais aussi pour des missions plus militaires. Tous les appareils slovaques ont été détruits durant la guerre.

Caracteristiques Techniques

Type : avion d’entrainement à l’acrobatie

Masse à vide 780kg en charge 1080kg

Dimensions : longueur 6.80m envergure 8.85m hauteur 2.84m

Motorisation : un moteur Avia RK-17 de 420ch

Performances : vitesse maximale 270km/h vitesse de croisière 230km/h distance franchissable 575km plafond opérationnel 7000m

Armement : aucun

Avia B.34

L’Avia B.34 est un chasseur biplan monomoteur qui effectua son premier vol le 2 février 1932. Si il n’à été produit qu’à 14 exemplaires, il annonce le B.534 plus performant.

Les appareils furent mis en service au sein du 37 Stíhací Letka (Escadron de chasse) en septembre 1934 mais sont relégués à l’entrainement dès 1937. Un appareil à été perdu en avril 1938 et en mars 1939 huit appareils sont saisis par les allemands qui en perdent rapidement trois, laissant cinq puis trois appareils qui sont cédés à la SVZ qui va les utiliser jusqu’en 1949 quand le dernier appareil est envoyé à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Type : chasseur monoplace biplace monomoteur

Masse à vide 1305kg en charge 1730kg

Dimensions : longueur 7.25m envergure 9.40m hauteur : nc

Motorisation : un moteur en ligne Avia Vr36 (Hispano-Suiza HS-12Nbr) de 740ch

Performances : vitesse maximale 315km/h distance franchissable 600km plafond opérationnel 7000m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm vz.28

Letov S.31

Le Letov Š-31 est un chasseur monomoteur biplan produit en plusieurs variantes au début des années trente. Si le S-31 effectua son premier vol en 1929, le S.231 ne décolla pour la première fois que le 17 mars 1933.

Les appareils sont mis en service en juin 1936 mais ne sont plus en service dans les unités de première ligne en 1939. L’appareil à été utilisé par la Tchécoslovaquie, la Slovaquie mais aussi l’Espagne au cours de la guerre du même nom. La SVZ à utilisé l’appareil pour l’entrainement à la chasse. Le sort final des appareils est inconnu.

Caracteristiques Techniques (S.231)

Type : chasseur monomoteur monoplace biplan

Masse à vide 1243kg en charge 1715kg

Dimensions : longueur 7.85m envergure 10.06m hauteur 3m

Motorisation : un moteur radial Walter Mercury V-S2 de 553ch entrainant une hélice bipale à pas fixe

Performances : vitesse maximale 348km/h à 5000m 300km/h au niveau de la mer vitesse de croisière 310km/h distance franchissable 450km plafond opérationnel 9300m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm fixes tirant vers l’avant dans le nez, deux autres en pods sous l’aile inférieure, six bombes légères sous l’aile inférieure.

Praga BH.41

Le Praga BH-41 (ultérieurement rebaptisé E-41) est un avion d’entrainement avancé de conception et de fabrication tchécoslovaque produit à 43 exemplaires auxquels il faut ajouter un unique E-141 à moteur diesel radial et l’E-241 produit à 95 exemplaires.

Ces appareils étaient toujours en service en 1939 mais aussi en 1948, la SVZ disposant de trente appareils qui furent utilisés jusqu’à la fin du conflit, un unique appareil survivant au conflit mais pour mieux être envoyé à la ferraille.

Caractéristiques Techniques du Praga E-241

Type : biplace d’entrainement monomoteur biplan

Masse à vide 1185kg en charge 1570kg

Dimensions : longueur 8.30m envergure 11.15m hauteur 3.05m

Motorisation : un Walter Pollux II de 360ch

Performances : vitesse maximale 230km/h distance franchissable 750km plafond opérationnel 5700m

Praga E-39

Le Praga E-39/BH-39 est un avion d’entrainement initial de conception et de fabrication tchécoslovaque qui effectua son premier vol en juin 1931. Produit à 139 exemplaires, il à été utilisé par la Tchécoslovaquie, la Slovaquie, l’Allemagne et la Hongrie. La Slovaquie à récupéré une trentaine d’exemplaires qui ont été utilisés jusqu’à la fin de la guerre. Quatre ont survécu au conflit et un préservé dans un musée, les trois autres étant envoyés à la casse.

Caracteristiques Techniques (BH-39NZ)

Type : biplace d’entrainement monomoteur biplan

Masse à vide 609kg

Dimensions : longueur 6.88m envergure 9.88m hauteur 2.54m

Motorisation : un Walter NZ 120 de 120ch

Performances : vitesse maximale 170km/h distance franchissable 483km plafond opérationnel 3566m

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 dévellopant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Bücker Bü133 Jungmeister

Bucker Bü 133 Jungmeister

Le Bücker Bü 133 Jungmeister est un dévellopement direct du Bü-131. C’est un appareil d’entrainement avancé et de voltige, un biplan monoplace qui effectue son premier vol en 1935.

Le Bü-133A n’est pas produit en série tout comme le Bü-133B qui n’est construit qu’à deux exemplaires, la première vrai version de série étant donc le Bü-133C. L’appareil fût également produit sous licence en Suisse et en Espagne. L’appareil à été exporté en Slovaquie, en Afrique du Sud et en Hongrie.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-133C

Type : biplan monoplace d’entrainement et de voltige

Masse : à vide 425kg Maximale au décollage 585kg

Dimensions : longueur 6m envergure 6.60m Hauteur 2.20m

Motorisation : un moteur Siemens-Halske Sh.14-4 de 160ch

Performances : vitesse maximale 220 km/h vitesse de croisière 200 km/h Distance franchissable 500km Plafond opérationnel 4500m

Armement : aucun

Gotha Go-145

Gotha Go145 sous les couleurs espagnoles (camp national)

Le Gotha Go-145 est un avion d’entrainement biplan biplace créée par la firme Gotha qui renait de ses cendres en octobre 1933 après avoir été démantelé ou du moins mise en sommeil à la fin du premier conflit mondial. L’appareil prend l’air pour la première fois en février 1934 et rentre en service l’année suivante au sein de la Luftwafe.

Plusieurs compagnies allemandes fabriquèrent l’appareil ,l’avion étant également produit sous licence en Espagne et en Turquie. Rien que pour la production allemande, 2000 appareils ont été construits en plusieurs versions, le Go145B disposant d’un cockpit fermé, le Go145C destiné à l’entrainement au tir disposant d’une MG-15 de 7.92mm.

L’appareil à été utilisé par l’Autriche avant l’Anschluss, la Roumanie et la Slovaquie en plus des pays où il à été construit sous licence.

Caractéristiques Techniques du Gotha Go-145A

Masse : à vide 800kg en charge 1380kg

Dimensions : longueur 8.7m envergure 9m hauteur 2.9m

Motorisation : un moteur en ligne Argus As10 de 240ch entrainant une hélice bipale à pas fixe

Performances : vitesse maximale 212 km/h vitesse de croisière 180km/h Distance franchissable 630km plafond opérationnel 3700m

Armement : aucun

Heinkel He-72 Kadett

Heinkel He-72 Kadett

Le He-72 est un biplan biplace d’entrainement initial répondait à un besoin émis en 1933. L’appareil entre en service au sein du National-Socialist Flyers Korps (NSSK), l’ancêtre de la Luftwaffe avant d’équiper l’armée de l’air allemande, devenant l’appareil d’entrainement standard de la Luftwaffe.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948 et à l’étranger il à été utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie et le Japon avec un unique appareil. Six appareils ont été acquis par Sofia, appareils qui vont être utilisés jusqu’en 1950 quand le dernier appareil encore en état de vol est définitivement cloué au sol suite à la découverte de criques dangereuses. L’appareil est envoyé à la casse.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-72B-1

Type : biplace d’entrainement biplan

Masse : à vide 540kg maximale au décollage 865kg

Dimensions : longueur 7.50m envergure 9.00m hauteur 2.70m

Motorisation : un moteur radial BMW-Bramo de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable : 3500m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. Le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le Fw-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-58

Le Focke-Wulf Fw-58 Weihe était un bimoteur utilisé comme avion d’entrainement multirôle (pilotes, mitrailleurs et opérateurs radios) mais aussi comme avion de transport, avion de liaison et avion sanitaire.

Le premier vol à lieu en 1935 et la mise en service en 1937. Il à été produit à 1350 exemplaires utilisés quasiment exclusivement par les allemands. Il à néanmoins été exporté en Autriche, au Brésil, en Argentine, en Tchécoslovaquie, en Croatie (durant la seconde guerre mondiale), la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Turquie et l’URSS.

Caracteristiques Techniques

Type : bimoteur monoplan d’instruction et de transport

Masse à vide 2000kg en charge 2930kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 21m hauteur 4.2m

Motorisation : deux moteurs radiaux Argus As 10C de 240ch entrainant deux hélices bipales de 2.5m de diamètre à pas variable

Performances : vitesse maximale 254km/h vitesse de croisière 238km/h distance franchissable 690km plafond opérationnel 5400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-15

Equipage : quatre hommes

Fokker F.VII

Le Fokker F.VII est un petit trimoteur de transport de conception et de fabrication hollandaise ayant effectué son vol inaugural le 24 novembre 1924 et mis en service l’année suivante en 1925.

Il à été utilisé à la fois pour des rôles civils que pour des rôles militaires. Dans le domaine commercial il à vite été déclassé par des avions de conception plus moderne comme le Boeing 247, le Ford Trimotor ou encore le Douglas DC-2.

L’appareil à été utilisé dans le domaine civil en Belgique, au Danemark, en France, l’Italie, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, l’Espagne, la Suisse, les Etats-Unis alors que dans le domaine militaire il à été utilisé par la Belgique (et sa colonie du Congo belge), la Croatie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, la France (appareils réquisitionnés en 1939/40 pour la guerre de Pologne), la Hongrie, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne, les Etats-Unis et la Yougoslavie.

La Slovaquie à utilisé quelques appareils pour le transport au dessus de l’URSS. Aucun appareil n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques du Fokker F.VIIb/3m

Type : avion de ligne trimoteur

Masse à vide 3100kg en charge 5300kg

Dimensions : longueur 14.50m envergure 21.71m

Motorisation : trois moteurs radiaux Wright J-6 Whirlwind de 300ch chacun

Performances : vitesse maximale 210km/h vitesse de croisière 178km/h distance franchissable 1200km plafond opérationnel 4400m

Equipage : deux pilotes et huit passagers

Fokker F.IX

Le Fokker F.IX était un avion de ligne trimoteur de conception et de fabrication néerlandaise, le concepteur aéronautique Anthony Fokker s’étant installé aux Pays-Bas pour continuer à concevoir et à produire des avions.

Le premier vol à eu lieu le 23 août 1929 et dix-huit appareils ont été produits aux Pays-Bas et en Tchécoslovaquie répartis entre douze exemplaires baptisés F.39 pour la Tchécoslovaquie qui les utilisa comme bombardier, deux exemplaires pour la Yougoslavie plus une licence de production qui ne fût finalement pas utilisée et cinq exemplaires pour le marché civil.

Les deux Fokker F.IX (en réalité des Avia Fokker F.39 ) utilisés par l’armée de l’air royale yougoslave ont été retirés du service en 1942 et stocké. Mobilisés à l’automne 1948 ils ont été abattus lors de l’opération MARITSA.

Les appareils tchécoslovaques ont été réutilisés par les slovaques, deux appareils survivant au second conflit mondial, finissant à la ferraille à la fin des années cinquante car trop usés et trop âgés pour être d’une quelconque utilité.

Caractéristiques Techniques du Fokker F.IX

Type : avion de transport trimoteur

Masse à vide 5450kg maximale au décollage 9000kg

Dimensions : longueur 19.31m envergure 27.16m hauteur 4.57m

Motorisation : trois moteurs radiaux Gnome-Rhône 9a de 480ch chacun

Performances : vitesse maximale 210km/h vitesse de croisière 172km/h distance franchissable 1510km

Equipage : deux pilotes et vingt passagers.

Letov S.18

Letov S.18 sous les couleurs finlandaises

Le Letov S.18 est un biplace biplan d’entrainement de conception et de fabrication tchécoslovaque. Il effectue son premier vol en 1925 et va connaître un un succès tant pour les utilisateurs militaires que les utilisateurs civils. Des variantes ont ensuite vu le jour, des variantes baptisées S.118 et S.218.

Outre la Tchécoslovaquie, l’appareil à été exporté en Finlande et en Bulgarie. La Slovaquie à utilisé l’appareil de 1939 à 1952 quand les S.18 sont interdits de vol. Ils sont détruits à la fin du conflit.

Caracteristiques Techniques

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse à vide 470kg en charge 696kg

Dimensions : longueur 6.97m envergure 10m hauteur 2.64m

Motorisation : un moteur radial Walter NZ-120 de 120ch entrainant une hélice biplace à pas fixe

Performances : vitesse maximale 160km/h vitesse de croisière 150km/h distance franchissable 375km Endurance 2h plafond opérationnel 4000m

Armement : aucun

FIN

Mitteleuropa Balkans (201) Grèce (45)

Arsenal VG-40 et VG-52

En quelques années, la technologie aéronautique à fait un bon de géant en passant de l’association bois/toile à l’utilisation d’acier et de différents alliages légers. Cette évolution permettait d’augmenter les performances mais avait l’inconvénient d’augmenter le niveau technique nécessaire pour les ouvriers et surtout des matériaux stratégiques dont la fourniture pourrait être perturbée par le conflit.

D’où l’idée de construire des avions en bois et de revenir ainsi aux origines de l’aviation où le bois et la toile étaient prépondérantes. Cela avait l’avantage du moins sur le papier de produire des avions performants surtout si les moteurs sont puissants même si en 1939 la puissance n’était pas le point fort des moteurs français.

Une société baptisée Arsenal de l’Aéronautique est créée pour dévelloper des avions de ce type, des avions qui sont désignés VG en référence aux noms des ingénieurs dirigeant cette nouvelle entreprise à savoir Michel Vernisse et Jean Galtier.

Après un Arsenal VG-20, le duo Vernisse/Galtier va mettre au point une lignée de remarquables chasseurs qui nait avec le VG-30 qui ne dépassa pas le stade du prototype alors que le VG-31 ne voit pas le jour et que le VG-32 apparu après le VG-33 ne dépassera pas non plus le stade du prototype.

Le premier appareil produit de série sera l’Arsenal VG-33 qui effectue son vol inaugural le 25 avril 1939. Cet appareil répondait à un programme de 1937 destiné à remplacer le Morane-Saulnier MS-406 qui à l’époque effectuait à peine ses premiers vols mais à l’époque comme nous le savons, la conception des avions ressemblait à une partie d’échecs, il fallait jouer avec deux ou trois coups d’avance.

Le futur VG-33 n’est pas le seul appareil en course puisqu’on trouve également le Dewoitine D-520, le CAO-200 et le Morane-Saulnier MS-450 mais ces deux derniers ne dépasseront pas à l’état de prototype moins en raison de performances insuffisantes que dans la volonté de l’armée de l’air de rationnaliser sa flotte, rationalisation qui allait s’accroitre durant le conflit.

Plusieurs commandes sont passées mais elles sont souvent réduites. C’est ainsi que si initialement il était prévu 720 Arsenal VG-33, au final seulement 450 exemplaires furent livrés dont seulement 216 appareils en ligne pour équiper un total de huit groupes de chasse, deux escadres complètes les 1ère et 2ème EC et la 14ème EC avec seulement deux groupes, son troisième groupe disposant d’Arsenal VG-36.

Comme nous l’avons vu, le VG-33 fût le premier appareil produit en série à la différence des autres projets. Cette situation concerne également le VG-34 (cellule de VG-33 avec un Hispano-Suiza 12Y-45) mais aussi le VG-35 qui avec un moteur Hispano-Suiza de 1100ch annonce le VG-36 dont le prototype effectue son vol inaugural le 25 mai 1940.

Trois groupes de chasse (un groupe de la 14ème Escadre _GC III/14 et deux groupes de la 15ème Escadre GC I/15 et GC II/15) ainsi que six Escadrilles Régionales de Chasse (ERC) vont ainsi être équipés, l’Armée de l’Air ayant au total reçu 300 VG-36 (153 avions en ligne et le reste en réserve).

Après le VG-36, d’autres projets furent étudiés mais n’ont pas débouché sur une production en série comme le VG-37 avec un moteur en ligne Hispano-Suiza de 1000ch et le VG-38 propulsé par un Hispano-Suiza 77 suralimenté par deux compresseurs Brown Boveri.

C’est finalement l’Arsenal VG-39 qui allait être produit en série, un appareil dont la silhouette est plus fine pour certains plus élégante que ces devanciers, un choix qui est peut être esthétique («Un bel avion est un avion qui vole bien» disait Marcel Bloch) mais qui à été surtout rendue nécessaire par l’installation d’un Hispano-Suiza 89ter de 1280ch.

A noter qu’il s’en ait fallu de peu pour que le VG-39 ne soit propulsé par un moteur en ligne américain Allison mais pour des raisons tout autant politiques que techniques cela ne sera pas le cas.

Le vol inaugural du prototype à lieu le 30 mai 1940 mais la production ne sera lancée qu’en septembre 1941. Sept groupes de chasse vont ainsi voler sur ce splendide appareil qui dispute au Dewoitine D-551 et au Bloch MB-157 le titre de meilleur chasseur français en septembre 1948.

Quand le second conflit mondial éclate, 237 VG-39 sont en ligne, 240 en réserve et 15 utilisés pour entrainement, essais et formations des mécaniciens soit un total de 492 appareils.

Au VG-39 succède logiquement l’Arsenal VG-40. C’est une évolution du VG-39 initialement baptisée VG-39bis qui se distinguait des premiers VG-39 par un moteur plus puissant (1650ch au lieu de 1250) et la possibilité de changer les ailes, des ailes avec un armement différent (un modèle avec six mitrailleuses de 7.5mm, un second avec huit mitrailleuses de ce calibre et le troisième modèle _le plus utilisé_ avec deux canons de 20mm et trois mitrailleuse de 7.5mm).

L’Armée de l’Air passe ainsi commande de 250 VG-40 en juin 1948 pour une guerre que l’on préssent iminente mais quand le conflit éclate en septembre 1948, moins d’une dizaine d’appareils à été produite, appareils qui doivent être utilisés pour mettre sur pied de nouvelles unités dont certaines étaient composées de pilotes tchèques,polonais voir venant de pays neutres comme l’Irlande, la Suisse et la Suède et engagés à la Légion Etrangère. On trouvait même d’anciens pilotes de l’armée de l’air de la république espagnole.

Au final ce sont 2400 Arsenal VG-40 qui ont été produits, l’appareil ayant été choisit pour devenir le chasseur standard de l’Armée de l’Air au grand dam de Bloch et de Dewoitine qui néanmoins parviendront à proposer leurs modèle une fois le conflit terminé. En attendant ils participèrent à la production de l’appareil de leur concurrent.

Tout en produisant l’Arsenal VG-40, le bureau d’études de l’Arsenal de l’Aéronautique étudiait des améliorations avec des moteurs toujours plus puissants, des cellules toujours plus fines avec un armement orienté à la fois vers la chasse et la chasse-bombardement avec notamment l’utilisation de roquettes air-sol.

Tous ces projets n’aboutissent pas à une production en série. C’est ainsi que les VG-42 et VG-43 ne dépassent le stade de l’étude sur la planche à dessin (car n’apportant pas une plu-value importante par rapport au VG-40) mais les VG-44 et VG-45 atteignent le stade du prototype. Les tests réalisés vont permettre d’améliorer le VG-40 dans des modèles bis et ter avant que décision soit prise de produire un nouveau modèle en série.

Ce modèle sera baptisé Arsenal VG-52. Toujours propulsé par un moteur en ligne (un prototype à moteur radial n’à pas donné satisfaction alors que c’était la configuration initialement privilégiée) il effectue son premier vol le 17 janvier 1952.

L’appareil se comporte remarquablement. Son pilote, le sergent-chef Jean Matcheski (vingt-cinq victoires homologuées) raconta dans ses mémoires qu’il aurait aimé que le vol ne s’arrête jamais tant les sensations étaient délicieuses. Au sol aux ingénieurs il déclara simplement «Merci messieurs vous m’avez offert la plus belle émotion de ma vie de pilote».

La production en série est rapidement décidée. Comme de nombreux éléments sont communs avec le VG-40, la production des deux modèles se chevauchent ce qui explique qu’entre les livres le nombre d’Arsenal VG-52 Phenix (NdA le 1er juin 1952 le Ministère de l’Air à annoncé que les appareils recevrait une désignation pour «fortifier le moral des troupes») produits varie.

Selon les archives officielles du Ministère de la Production Aéronautique, 1250 Arsenal VG-52 Phenix ont été produits entre mai 1952 et juin 1955.

La Grèce avait initialement choisit le Hawker Fury II comme chasseur monomoteur. Suite à des retards de livraison de la part des britanniques, le gouvernement grec accepte la proposition français de céder des Arsenal VG-40 pour équiper la 23ème escadrille de chasse.

Vingt appareils vont équiper l’unité auxquels il faut ajouter dix appareils destinés à l’entrainement et aux essais. L’unité est opérationnelle sur le VG-40 début 1951 et assure tout d’abord la protection d’Heraklion où est installé le gouvernement grec en exil.

Si les allemands vont tenter quelques bombardements notamment de nuit la majorité des interceptions concernent des avions de reconnaissance qui sont promptement envoyés en mer Egée.

La 23. Mira Doixes passe ensuite sur le continent dans le Péloponnèse (juillet 1952) pour préparer la future offensive (ANVIL) en menant essentiellement des missions de chasse-bombardement en utilisant les armes du bord (quatre canons de 20mm et trois mitrailleuses de 7.5mm), des bombes et des roquettes.

Quand l’opération est déclenchée l’unité doit obtenir la supériorité aérienne au dessus du Golfe de Patras ce qu’elle obtient face à des pilotes italiennes passablement démotivés. Une fois celle-ci obtenu les VG-40 grecs vont servir de chasseurs-bombardiers, passant d’un terrain à l’autre pour coller au plus près du front et réduire le délai d’intervention et/ou multiplier les sorties dans la journée.

L’unité est transformée sur VG-52 Phenix en juin 1952 après avoir utilisé 37 VG-40. Ce choix s’explique à la fois par la diminution du nombre d’appareils disponibles mais aussi pour récompenser la bravoure des pilotes grecs, cinq des dix meilleurs as de l’Elleniki Vassiliki Aeroporia ayant servit au sein de cette unité.

Le VG-52 Phenix va ensuite participer à la guerre civile grecque en servant d’appareils de lutte anti-guerilla. Ils ont été retirés du service en 1961 et envoyés à la ferraille sauf deux préservés dans des musées.

Caractéristiques Techniques de l’Arsenal VG-39

Type : chasseur monomoteur monoplace

Poids : à vide 2100kg en charge 3000kg

Dimensions : envergure 10.80m longueur 8.60m hauteur 3.30m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 89ter douze cylindres en ligne dévellopant 1250ch et entrainant une hélice Chauvière tripale de 3.75m de diamètre

Performances : vitesse maximale 624 km/h à 7000m Autonomie maximale 1200km Plafond pratique 11200m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS 404 de 20mm tirant à travers le moteur avec soixante coups et quatre mitrailleuses de 7.5mm MAC modèle 1934 M.39 alimentée à 500 coups chacune

Hawker Fury II

Dès mars 1937 alors que le Hurricane est à peine en service, les bureaux d’études commencent à étudier son successeur. Un an plus tard un appel d’offres est lancé mais l’appareil qui en est issu le Hawker Typhoon se révélera un chasseur moyen mais redoutable chasseur-bombardier. Tout est à refaire mais le Hawker Tempest, un appareil issu du premier est davantage un chasseur-bombardier qu’un chasseur de supériorité aérienne.

Le bureau d’études Hawker ne se découragea et lança fin 1943 les travaux d’un Tempest Light Fighter, un véritable chasseur de supériorité aérienne, un intercepteur et non un chasseur-bombardier même si au final l’appareil pouvait être utilisé pour ce rôle.

Un appel d’offres est lancé officiellement en mai 1944 pour un chasseur destiné à succédé au Hawker Hurricane, le «Hurri» étant progressivement déclassé dans des missions de chasse-bombardement où il excella.

Tout comme les américains avec le Grumman F8F Bearcat, les britanniques décident de développer le chasseur le plus léger possible autour du moteur le plus puissant. Cela donnait un chasseur rapide, maniable mais dont la puissance pouvait déconcerter les jeunes pilotes.

Deux prototypes sont commandés en septembre 1944, le vol inaugural du premier ayant lieu le 17 janvier 1945. Le deuxième effectue son premier vol le 04 mars 1945.

Le premier appareil de série effectue son vol inaugural le 17 septembre 1947. La production est lancée début 1948, les premiers appareils étant livrés en juin 1948 mais pas suffisamment rapidement pour permettre à des squadrons de la RAF d’être opérationnels quand le second conflit mondial éclate.

Le Hawker Fury II (pour le distinguer d’un biplan du début des années trente) est officiellement mis en service dans la RAF en novembre 1948. Il ne tarde pas à équiper des forces aériennes étrangères d’abord celle des Dominions puis très vite des forces aériennes en exil comme le Pays-Bas, la Norvège ou encore la Grèce.

Comme nous l’avons vu plus haut le Fury II aurait du être l’unique chasseur monomoteur de l’armée de l’air grecque reconstituée mais en raison de retards de livraison, la Grèce avait accepté qu’une unité soit équipée d’Arsenal VG-40.

En ce qui concerne le Fury II, deux escadrilles vont voler sur cet appareil en l’occurrence les 21. et 22. Mira Doixes précédemment équipée de Grumman G-36A. Ces deux unités opérationnelles respectivement en septembre 1951 et février 1952 vont d’abord opérer depuis la Crète avant de passer sur le continent en vue de l’opération ANVIL.

A la différence de la 23ème escadrille évoluant au dessus du golfe de Patras les deux escadrilles volant sur le successeur du Hurricane vont d avantage opérer face aux avions allemands au dessus de l’isthme de Corinthe.

Les combats sont rudes mais fort heureusement pour les pilotes grecs la majorité des Experten faisaient face aux pilotes russes sur le front de l’est ou aux pilotes alliés sur le front français.

A l’issue de l’opération ANVIL sur les quarante appareils en ligne au début de l’opération il n’en reste plus que vingt-huit et si sept ont bien été détruits par l’ennemi (trois par la DCA et quatre lors de combats aériens) les autres ont été endommagés au décollage ou à l’atterrissage puis réformés.

Remplacés par des appareils neufs ils vont participer à l’opération SLEDGEHAMMER puis ultérieurement à l’opération SWORD. Au fur et à mesure que les semaines passaient les combats aériens se faisaient rares mais en revanche les missions d’appui aérien rapproché (Close Support) devenaient de plus en plus fréquentes la résistance de l’ennemi ne cessant de se raidir au fur et à mesure que les frontières de l’Allemagne se rapprochaient.

Les 21ème et 22ème escadrilles vont terminer la guerre en Slovénie, opérant au dessus de l’Autriche et de l’Allemagne, appuyant les troupes grecques mais aussi les autres unités alliées.

Les unités sont rapatriées en Grèce en août 1954 et très vite les Fury II vont être engagés dans la guerre civile grecque contre la guerilla communiste. Le chasseur britannique est retiré du service en 1963 remplacé par des avions plus modernes, des avions à réaction mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques Techniques du Hawker Fury II

Type : Chasseur-bombardier monoplace monomoteur

Masse : à vide 4191kg à pleine charge 5670kg

Dimensions : envergure 11.70m longueur 10.57m hauteur 4.84m

Motorisation : un moteur radial Bristol Centaurus 18 dévellopant une puissance totale de 2480ch et entrainant une hélice quadripale

Performances : vitesse maximale à 5485m 740 km/h plafond opérationel : 10910m distance franchissable avec les seuls réservoirs internes : 1127kg

Armement : 4 canons de 20mm dans les ailes et jusqu’à 907kg de charges extérieures qu’il s’agisse de bombes, de roquettes ou de mines.

Bristol Beaufighter

Le Bristol type 156 Beaufighter est un bimoteur conçu initialement pour la chasse lourde mais qui allait être utilisé également pour la chasse-bombardement, la chasse de nuit mais aussi le bombardement et le torpillage.

Issu du bombardier-torpilleur Bristol Beaufort, il devait initialement servir d’appareil intérimaire en attendant que le Westland Whirlwind soit fiabilisé mais les britanniques peut être charmés par la «mort sifflotante» _le surnom donné au Beau’ par les japonais_ abandonnèrent le Whirlwind en dépit de performances prometteuses mais hélas pour lui avec de nombreux problèmes à résoudre.

Le vol inaugural à lieu le 17 juillet 1939 et avant même ce vol 300 appareils sont commandés (si ça c’est pas de la confiance), un deuxième prototype décolle le 14 mars 1940 mais cette version à moteur en ligne Merlin sera vite abandonnée car l’appareil était sous-motorisé et instable en clair dangereux.

Deux autres prototypes décollent pour la première fois les 4 juin et 12 août 1940 d’abord pour la chasse lourde et la chasse-bombardement. L’appareil est mis en service en 1941.

Initialement la Grèce avait prévu huit escadrilles de chasse, six équipées de monomoteurs (NdA probablement six escadrilles de Fury II encore qu’aucun texte n’à été retrouvé dans les archives pour le confirmer ou l’infirmer) et deux de bimoteurs sans que le modèle soit initialement spécifié.

Finalement le manque de moyens obligea le gouvernement grec à limiter ses ambitions à quatre escadrilles de chasse, trois de monomoteurs et une de bimoteurs. Cette escadrille de bimoteurs sera la 24. Mira Dioxes qui passe du Bloch MB-151 au Bristol Beaufighter ce qui explique que l’unité n’allait être opérationnelle qu’en mai 1952.

Ces bimoteurs sont d’abord stationnés en Crète, menant des missions de chasse lourde mais aussi de chasse de nuit. Les appareils vont rallier le continent après la libération d’Athènes en décembre 1952.

L’unité stationnée au nord de la capitale grecque va opérer sur Beaufighter jusqu’en août 1953 quand l’escadrille reçoit ses De Havilland Hornet avec lesquels elle va combattre jusqu’à la fin du conflit au dessus de la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques du Bristol type 156 Beaufighter

Type : chasseur lourd bimoteur

Masse : à vide 6623kg maximale au décollage 9798kg

Dimensions : longueur 12.70m envergure 17.63m hauteur 4.83m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Hercules XVI de 1670ch

Performances : vitesse maximale 536 km/h à 4755m Distance franchissable 2382km plafond pratique 8075m

Armement : quatre canons de 20mm à l’avant, six mitrailleuses de 7.7mm dans les ailes une mitrailleuse de 7.7mm dans le poste arrière

Equipage : deux hommes

De Havilland Hornet

Le De Havilland DH.103 Hornet est un élégant chasseur bimoteur monoplace, un descendant du Mosquito. Il à été conçu pour remplacer également le Beaufighter qui bien qu’efficace vieillissait et risquait d’être déclassé par de nouveaux appareils allemands voir japonais.

La mise au point du Hornet (frelon) est lancé en septembre 1944, l’Air Ministry demandant un chasseur bimoteur à long rayon d’action pour pouvoir par exemple opérer dans le Pacifique et en Insulinde où les distances sont non seulement gigantesque mais où la géographie de type insulaire et archipélagique rend délicat le déploiement de puissantes forces aériennes.

Quatre compagnies proposent leurs projets : Fairey, Hawker,De Havilland et Boulton-Paul mais seuls Fairey et De Havilland iront jusqu’à la réalisation du prototype, le ministère de l’Air britannique passant commande de deux prototypes de chaque modèle en l’occurrence le Fairey Goshawk et donc le De Havilland Hornet.

Les quatre prototypes sont livrés au printemps 1945. Dès cette époque, la France s’intéresse à cet élégant appareil de la perfide albion pour remplacer les Bréguet Br700C2 et les Lockheed H-322 à moyen terme.

Les deux premiers décollent respectivement les 7 juin et 21 septembre 1945, les deux derniers respectivement les 21 mai et 8 août 1945. En septembre 1946 le Hornet est choisit pour être produit en série mais deux ans après celle-ci pour des raisons industrielles n’à pas encore commencée.

Il faudra donc attendre le second conflit mondial pour que cet élégant bimoteur ne sorte des usines britanniques pour équiper notamment l’armée de l’air grecque.

Cette dernière le sélectionna au détriment du Bréguet Br700C2 et du Lockheed P-38 Lightning pour remplacer le Beaufighter en passe d’être déclassé.

Le 24. Mira Dioxes est ainsi transformée sur l’appareil en août 1953. A l’époque elle est stationnée en Albanie. Elle va être utilisée comme unité de chasse lourde, de chasse-bombardement et de chasse de nuit.

Quand elle ne soutenait pas les troupes au sol, l’escadrille traquait les rares avions allemands et croates qui s’aventuraient dans le secteur essentiellement de nuit pour diminuer leur vulnérabilité.

Le conflit en Europe terminée, la 24ème escadrille de chasse rentre au pays s’installant à Thessalonique pour à la fois lutter contre la guérilla communiste mais aussi pour dissuader la Bulgarie communiste d’aider les partisans grecs en menant une offensive conventionnelle pour récupérer par exemple une fenêtre maritime sur la mer Egée.

Les Hornet sont restés en service dans l’armée de l’air grecque jusqu’en 1967 quand ils sont retirés du service et remplacés par des appareils plus modernes à c’est-à-dire à réaction mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques Techniques

Type : Chasseur bimoteur monoplace

Masse à vide : (à vide) 6033kg (à pleine charge) 8886kg (maximale au décollage) 9480kg

Dimensions : longueur 11.18m envergure 13.72m hauteur 4.3m

Motorisation : deux moteurs douze cylindres en ligne Rolls Royce Merlin 133/134 de 2030ch entrainant une hélice quadripales.

Performances : vitesse maximale : 748 km/h à 6705m distance franchissable avec réservoirs auxiliaires 2414km plafond opérationnel : 10670m

Avionique : un radar ASH centimétrique en 3cm sur le NF Mk 21

Armement : 4 canons de 20mm Hispano Mk V avec 190 coups par canon dans la partie inférieure du nez. Deux bombes de 454kg ou 8 roquettes de 60 livres.