Mitteleuropa Balkans (112) Roumanie (42)

Avions de transport et de liaison

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Le trimoteur Junkers Ju-52 fût conçu au début des années trente comme un appareil commercial, une évolution du Junkers W33. C’est dans cette configuration qu’il fût produit jusqu’en 1935 avant que des versions militaires ne prennent le relais.

Si sa carrière de bombardier fût fort courte en raison de performance médiocres dans ce domaine, sa carrière de transporteur militaire fût fort longue puisqu’il était encore en service en septembre 1948.

Sa célébrité fût également accentué par le transport de VIP, “Tante Ju” ayant été l’appareil personnel d’Hitler jusqu’à sa mort ainsi que celui du leader nationaliste chinois Tchang Kai Chek.

Au sein de la Luftwaffe, il équipait deux escadres de transport en compagnie du Junkers Ju-90 plus moderne, appareil qui aurait du le remplacer mais en raison de goulots d’étranglement dans la production, Tante Ju alias Iron Annie étaient encore en service quand l’opération Weserübung est déclenchée, les Ju-52 étant en première ligne pour les opérations aéroportées lancées contre le Danemark et la Norvège.

L’appareil connu un grand succès à l’export, étant vendu au Portugal, en Espagne, en Suisse, en Argentine, en Autriche, en Bolivie, en Bulgarie, en Colombie, en Equateur, en Grèce, en Norvège, au Perou, en Roumanie et en Suède.

La Roumanie va acquérir un certain nombre d’appareils de ce type qui à défaut de transporter des parachutistes (ce n’est que sous le régime communiste qu’une unité parachutiste allait voir le jour et ce en dépit de plusieurs projets) vont assurer le transport de personnel entre la Roumanie et les aérodromes avancés. Ils vont également du transport de fret, remorquant parfois des planeurs chargés de matériel, d’armes et de munitions. Il y eut également une utilisation comme appareil de transport VIP pour le roi et le conducator mais aussi comme appareil sanitaire.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-52/3m

Type : avion de transport et de bombardement trimoteur

Masse : à vide 5970kg maximale au décollage 9210kg

Dimensions : longueur 18.90m envergure 29.25m hauteur 6.10m

Motorisation : trois moteurs BMW Hornet de 525ch chacun

Performances : vitesse maximale 271 km/h à 900m vitesse de croisière 222 km/h Distance franchissable 950km Plafond opérationnel 5200m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (dorsale et ventrale) et 500kg de bombes en configuration bombardier

Equipage : deux pilotes et jusqu’à 17 passagers ou 12 parachutistes équipés.

Savoia Marchetti SM.83

Cet appareil est un trimoteur à ailes basses qui effectua son premier vol le 19 novembre 1937 avant d’être mis en service en 1938.

Vingt-trois exemplaires de cet appareil issu du bombardier trimoteur SM-79 sont sortis des chaines de montage, équipant les compagnies LATI et Sabena.

Les avions italiens sont réquisitionnés par la Regia Aeronautica à l’automne 1948 et sont tous détruits, seize exemplaires succombant à la DCA, à la chasse ennemie voir à de malheureux accidents.

Le reliquat à été utilisé par la SABENA (quatre exemplaires, détruits au sol en mai 1949) et par la Roumanie qui perdit ses avions lors de différents bombardements soviétiques durant le second conflit mondial (un à Odessa, à un à Constansa et le dernier à Bucarest).

Aucun SM-83 n’à donc survécu au conflit. Une épave récupérée en Roumanie à bien été rachetée par un italien passionné d’aviation mais par une malchance incroyable, l’épave à brûlé dans l’incendie du hangar la stockant avant le retour en Italie (il s’agissait de l’avion détruit à Constanza).

Caracteristiques Techniques

Type : avion de transport trimoteur

Masse à vide 6800kg en charge 10300kg

Dimensions : longueur 16.2m envergure 21.2m hauteur 4.1m

Motorisation : trois moteurs radiaux Alfa-Romeo 126 RC 349 de 750ch

Performances : vitesse maximale 444km/h à 4000m vitesse de croisière 400km/h à 5000m rayon d’action 1500km autonomie 4h plafond opérationnel 8400m

Equipage : trois ou quatre hommes et dix passagers

Potez 651

Potez 650

Le Potez 650 est un avion de transport militaire de conception et de fabrication française. Dérivé du Potez 62 il à été spécifiquement conçu pour larguer des parachutistes ce qui est à ma connaissance le premier appareil conçu pour le faire.

Le Potez 62 était un bimoteur monoplan à aile haute de construction mixte bois/métal avec un train d’aterrissage retractable. Les passagers pouvaient profiter de l’insonorisation et du chauffage.

L’appareil à cependant été rapidement dépassé par d’autres appareils français comme le Bloch MB.220 et le Dewoitine D.338.

Le Potez 650 se distingue du Potez 62 par des moteurs en ligne Hispano-Suiza en lieu et place des moteurs radiaux Gnome-Rhône 14K, une cabine pouvant accueillir 14 parachutistes et leur équipement ou 10 blessés avec une large porte pour pouvoir embarquer du fret.

Comme le concept parachutiste était peu en vogue durant les années trente seulement quinze appareils ont été fabriqués. Il faudra attendre le milieu des années quarante pour que cette nouvelle race de guerrier soit prise au sérieux par la France.

Entre temps fin 1936 l’appareil est sélectionné par l’aviation militaire roumaine. Comme le Gnome-Rhône était déjà produit sous licence par IAR elle demande à ce que l’appareil soit modifié. C’est l’acte de naissance du Potez 651 qui va être produit à six exemplaires toujours en service en septembre 1948 mais en octobre 1953 il ne restait que deux appareils qui sont rapidement ferraillés car trop usés pour être d’une quelconque utilité.

Caractéristiques Techniques (Potez 650)

Type : avion de transport militaire bimoteur

Masse à vide 4632kg en charge 7500kg

Dimensions : longueur 17.32m envergure 22.45m hauteur 3.9m

Motorisation : un moteur Hispano-Suiza 12Xgrs à gauche et un moteur Hispano-Suiza 12Xhrs à droite, deux moteurs dévellopant 720ch

Performances :vitesse maximale 300km/h à 2000m vitesse de croisière 250km/h à 2000m distance franchissable 1200km

Equipage : deux pilotes, quatorze parachutistes équipés ou vingt soldats ou dix blessés

Messerschmitt Bf108 Taifun

Le Messerschmitt Bf 108 Taifun est un petit avion de sport et de tourisme quadriplace qui trouva dans la liaison la possibilité de participer à des opérations militaires. Mis au point par Willy Messerschmitt, il effectua son premier vol en 1934 avant d’être mis en service en 1935, l’appareil étant utilisé aussi bien par des opérateurs civils que par des opérateurs militaires.

885 appareils ont été produits et le design fût repris après guerre par la France sous la forme du Nord 1000 Pinguin mais ceci est une autre histoire.

Le Taifun à été au final utilisé par la compagnie brésilienne Varig, par la Bulgarie, par la Chine, la Croatie, la Tchécoslovaquie (après guerre), la France (appareils capturés à la fin de la guerre), l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, le Japon, le Manchukuo, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), l’Espagne, la Suisse, l’URSS, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Yougoslavie et donc la Roumanie qui reçut durant la Pax Armada neuf appareils destinés aux liaisons et au transport de personnalités. Aucun appareil n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Type : avion léger quadriplace monomoteur de transport et de liaison

Masse à vide 806kg en charge 1350kg

Dimensions : longueur 8.29m envergure 10.5m hauteur 2.3m

Motorisation : un moteur Argus As10C de 233ch entrainant une hélice bipale à pas variable

Performances : vitesse maximale 305km/h vitesse de croisière 260km/h distance franchissable 1000km à 250km/h plafond opérationnel 6200m (avec trois passagers et 50kg de passagers)

Equipage : un ou deux pilotes avec deux ou trois passagers

Avions d’entrainement

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

La Roumanie disposait donc de quarante exemplaires qui vont former durant tout le conflit des pilotes et des navigateurs pour une force aérienne qui avait besoin en permanence de sang frais.

En théorie un appareil d’entrainement opère loin du front et donc est à l’abri des coups mais dans la guerre moderne plus personne n’est à l’abri.

C’est ainsi que quinze appareils ont été détruits (usix abattu par la chasse, cinq détruits lors d’un bombardement allié et quatre autres à l’aterrissage). Les appareils restants ont été brièvement réutilisés par l’armée de l’air roumaine d’obédience communiste.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 dévellopant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Gotha Go-145

Gotha Go145 sous les couleurs espagnoles (camp national)

Le Gotha Go-145 est un avion d’entrainement biplan biplace créée par la firme Gotha qui renait de ses cendres en octobre 1933 après avoir été démantelé ou du moins mise en sommeil à la fin du premier conflit mondial. L’appareil prend l’air pour la première fois en février 1934 et rentre en service l’année suivante au sein de la Luftwafe.

Plusieurs compagnies allemandes fabriquèrent l’appareil ,l’avion étant également produit sous licence en Espagne et en Turquie. Rien que pour la production allemande, 2000 appareils ont été construits en plusieurs versions, le Go145B disposant d’un cockpit fermé, le Go145C destiné à l’entrainement au tir disposant d’une MG-15 de 7.92mm.

L’appareil à été utilisé par l’Autriche avant l’Anschluss, la Roumanie et la Slovaquie en plus des pays où il à été construit sous licence.

Caractéristiques Techniques du Gotha Go-145A

Masse : à vide 800kg en charge 1380kg

Dimensions : longueur 8.7m envergure 9m hauteur 2.9m

Motorisation : un moteur en ligne Argus As10 de 240ch entrainant une hélice bipale à pas fixe

Performances : vitesse maximale 212 km/h vitesse de croisière 180km/h Distance franchissable 630km plafond opérationnel 3700m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. Le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le Fw-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Le Focke-Wulf Fw-56 Stösser est un avion d’entrainement avancé, un monoplan à aile haute destiné non pas à l’entrainement au pilotage mais à la chasse. Il est d’ailleurs conçu comme un chasseur de défense locale. Le premier prototype décolle pour la première foi en novembre 1933 suivit d’un second et d’un troisième en février 1934.

Après s’être imposé face à l’Arado Ar76 et le Heinkel He 74, le Focke-Wulf Fw-56 est produit à plus de 1000 exemplaires, certains étant exportés en Autriche, en Hongrie, en Bolivie, en Bulgarie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Espagne. L’appareil était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-56A-1

Masse : à vide 755kg en charge 985kg

Dimensions : longueur 7.6m envergure 10.5m hauteur 2.6m

Motorisation : un moteur radial Argus As 10C de 236ch

Performances : vitesse maximale : 278 km/h vitesse de croisière 255 km/h Distance franchissable 385km Plafond opérationnel 6200m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17

Focke-Wulf Fw-58 Weihe

Le Focke-Wulf Fw-58 Weihe était un bimoteur utilisé comme avion d’entrainement multirôle (pilotes, mitrailleurs et opérateurs radios) mais aussi comme avion de transport, avion de liaison et avion sanitaire.

Le premier vol à lieu en 1935 et la mise en service en 1937. Il à été produit à 1350 exemplaires utilisés quasiment exclusivement par les allemands. Il à néanmoins été exporté en Autriche, au Brésil, en Argentine, en Tchécoslovaquie, en Croatie (durant la seconde guerre mondiale), la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Turquie et l’URSS.

Caracteristiques Techniques

Type : bimoteur monoplan d’instruction et de transport

Masse à vide 2000kg en charge 2930kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 21m hauteur 4.2m

Motorisation : deux moteurs radiaux Argus As 10C de 240ch entrainant deux hélices bipales de 2.5m de diamètre à pas variable

Performances : vitesse maximale 254km/h vitesse de croisière 238km/h distance franchissable 690km plafond opérationnel 5400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-15

Equipage : quatre hommes

Polikarpov Po-2

Le Polikarpov Po-2 (appelé également U-2 en raison de son rôle initial d’avion d’entrainement uchebnyy en russe, le nom Po-2 à été adopté en 1944, deux ans après la mort de Vladimir Polikarpov) était un avion d’usage général mis au point à la fin des années vingt et utilisés pendant près de vingt-cinq avant, pendant et même après le second conflit mondial !

Outre l’entrainement, il fût utilisé également pour l’attaque au sol, la reconnaissance, la guerre psychologique, les liaisons, l’évacuation sanitaire……. . Entre 1928 et 1959, ont été produit plus de 30000 Po-2.

A l’origine de cette sucess story russe figure la volonté de remplacer le U-1, la copie de l’Avro 504 britannique. Le vol inaugural à lieu le 7 janvier 1928, les essais menés au cours de l’année avant de lancer la production en série en 1929.

La production cesse dès 1956 en URSS mais se poursuit jusqu’en 1959 en Pologne et en en Tchécoslovaquie, les deux pays achetant la licence dès 1955 pour relancer la production aéronautique le plus rapidement possible.

A la version de base désignée U-2 s’ajoute les U-2A U-2AO et U-2AP pour les travaux agricoles (futurs Po-2A, Po-2AO et Po-2AP), les appareils expérimentaux U-2G, U-2PL et U-2KL, des versions d’attaque au sol U-2LSh et U-2LNB, des versions hydravion U-2M et U-2P, une version ambulance U-2S, une version liaison U-2ShS, des versions de transports civils U-2SP et U-2SPL, la version d’entrainement U-2UT, la version utilitaire U-2VS, une version d’observation nocturne d’artillerie U-2NAK, des versions améliorées U-3 et U-4.

Outre l’URSS, l’appareil à été utilisé par l’Albanie, la Bulgarie, la Chine, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Finlande, l’Allemagne (appareils capturés), la Hongrie, la Mongolie, la Roumanie (appareils capturés), la Turquie et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Type : biplan biplace d’usage général

Masse à vide 770kg en charge 1030kg maximale au décollage 1350kg charge utile 260kg

Dimensions : longueur 8.17m envergure 11.40m hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur radial Shvetsov M-11D de 125ch

Performances : vitesse maximale 152km/h vitesse de croisière 110km/h distance franchissable 630km plafond opérationnel 3000m

Armement (U-2VS/LNB) une mitrailleuse de 7.62mm ShKAS et six bombes de 50kg

Les autres avions d’entrainement

-Le Miles M.2 Hawk Trainer est un biplace de tourisme et de course développé à partir du Miles Hawk Major et ayant donné naissance au Miles Magister. Il à été produit à 27 exemplaires utilisés par la RAF mais également par la Roumanie. Ces appareils ne sont cependant plus en service en septembre 1948 au moins de la RAF.

-Le Miles M.7A Nighthawk qui effectue son premier vol le 18 décembre 1935 est un avion d’entrainement quadriplace développé à partir du Miles Falcon Six. Il n’est produit qu’à quatre exemplaires pour la RAF utilisés au final pour les liaisons et le transport de VIP auxquels il faut ajouter deux appareils vendus à la Roumanie.

-Le Klemm Kl35 est un biplace d’aérotourisme de conception et de fabrication allemande acquis pour l’entrainement à la voltige par les FARR.

-Le Nardi FN.305 est un biplace de conception et de fabrication italienne destiné à la liaison et à l’entrainement à la chasse. La Roumanie à acquis 31 exemplaires mais le projet de le produire en grand nombre sous licence n’à finalement pas vu le jour.

-En septembre 1939 cinquante sept RWD-8 polonais se réfugient en Roumanie pour échapper à la destruction. Quelques appareils sont remis en état et réutilisés par les roumains mais aucun n’à survécu au second conflit mondial. La Roumanie à aussi récupéré huit RWD-17 et là encore aucun appareil n’à survécu.

-Des avions de tourisme RWD-13 échappant à l’enfer de la guerre de la Pologne se sont aussi réfugiés en Roumanie et quelques exemplaires ont repris du service au sein des FARR notamment comme ambulances volantes, ambulances pilotées par des femmes pilotes au sein de l’Escadrille Blance (Escadrila Alba).

-Les FARR utilisent également comme avion d’entrainement le SET-7 initialement utilisé comme avion de reconnaissance (premier vol en 1931) mais vite dépassé par les progrès de la technique aéronautique. Il est donc rélégué à l’entrainement durant la Pax Armada.

-En revanche le SET-3 est un vrai avion d’entrainement produit à trente exemplaires et donc quelques appareils sont encore là en septembre 1948 même si leur utilisation est plus que restreinte.

FIN

Mitteleuropa Balkans (100) Roumanie (30)

Artillerie antiaérienne

TUNUL ANTIAERIAN 2cm Mod. 1938

Le canon antiaérien de 2cm modèle 1938 est un canon de conception et de fabrication allemande plus connu sous le nom de 2cm Flak 38, une pièce d’artillerie légère utilisée en affûts simples, doubles ou quadruples.

Pour les pièces de DCA légère, les allemands sélectionnèrent non pas un ni deux mais trois calibres à savoir 20,37 et 50mm même si dernier connu un dévellopement limité.

A l’origine de ces deux canons de 20mm _le second étant une version améliorée du premier figure le Flak 28_, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Mises hors la loi par le traité de Versailles, ces armes furent vendues à la Suisse.

Le Flak 30 à pour origine le Solothurn ST-5, un canon conçu pour la Kriegsmarine qui l’adopta sous le nom de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable.

Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre. D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg).

Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

2cm Gebirgsflak, version allégée du 2cm Flak 38

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande, la Lituanie et la Roumanie ont reçu ces canons. L’Armata Regala Romana à reçut 300 pièces commandées en septembre 1940 et livrées à partir de mai 1941, des canons eux aussi connus sous le nom de Gustloff du nom d’un des constructeurs de ces canons.

Ces canons sont remorqués par des véhicules légers mais vont aussi être montés sur des camions pour augmenter leur mobilité même si jamais la Roumanie ne mit en service de véritables canons automoteurs antiaériens. Ce canon à aussi été utilisé comme arme sol-sol en appui de l’infanterie, l’obus de 20mm (20x138R) étant redoutable contre les cibles molles et contre l’infanterie à découvert. Il à été retiré du service en 1961 et remplacé par des canons de 23mm d’origine soviétique.

Caractéristiques Techniques (2cm Flak 38)

Calibre : 20mm (20x138R) Poids : 751 en configuration transport 405kg en position de tir Projectile 0.136kg Longueur du tube : 1.3m (65 calibres) Champ de tir vertical : -20° à +90° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir maximale : 180 coups/minute en pratique (450 coups théorique) Portée effective : 2697m en tir sol-sol 2134 en tir antiaérien Alimentation : chargeurs de vingt-coups Equipe de pièce 5 hommes protégés par un bouclier de 5mm d’épaisseur.

TUNUL ANTIAERIAN 2.5cm Mod. 1939

Canon de 25mm antiaérien

Sous cette désignation se cache un autre produit de la firme Hotchkiss, le canon de 25mm modèle 1938, canon qui n’allait être adopté par l’armée française qu’en 1940 sous le nom de canon de 25mm CA (Contre-Avions) modèle 1940 soit après plusieurs ventes à l’export comme la Roumanie qui commanda soixante-douze exemplaires en 1939, exemplaires livrés courant 1940.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et va faire le coup de feu sur le front russe en protégeant les unités de mêlée mais aussi en appuyant l’infanterie en frappant cibles molles et personnel au sol. Peu de canons ont survécu au second conflit mondial et les survivants ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 25mm (25x163mm) Poids en configuration transport 1150kg Poids en batterie 850kg Poids du projectile 2.50kg (explosif) 3kg (perforant) Longueur du tube 3m (60 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +80° Cadence de tir 260 coups par minute (110 coups en pratique) Portée maximale 1600m en tir antiaérien 2500m en tir sol-sol Alimentation chargeurs de 15 coups Equipe de pièce : neuf hommes

TUNUL ANTIAERIAN 3.7cm Mod. 1939

Le Tunul Antiaerian 3.7cm Mod.1939 est une version produite sous licence par la Roumanie du 3.7cm Flak 36/37, un canon mis au point par la célèbre firme Rheinmetall.

Les premières pièces d’artillerie antiaériennes légères allemandes étaient des canons de 20mm, un calibre modeste mais utilisé par d’autres pays. Néanmoins, les allemands estimèrent ce calibre trop faible pour être efficace, imposant un calibre léger plus important.

Comme la France, les allemands sélectionnèrent le calibre 37mm et dévellopèrent plusieurs modèles.

Le premier est le 3.7cm Flak 18, un canon de 57 calibres qui lui offre une portée maximale de 4800m. Ce modèle est produit en faible quantité, la production étant stoppée dès 1936.

Au Flak 18 succède le 3.7cm Flak 36, un canon semblable au précédent mais la cadence de tir augmentée. Dès 1937, un modèle amélioré baptisé Flak 37 lui succède, ces deux variantes étant les canons de 37mm les plus produits.

Le 3.7cm Flak 43 est le dernier modèle de canon de ce calibre, un canon à la cadence de tir améliorée.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Roumanie va produire 540 exemplaires de ce canon antiaérien, une partie étant utilisée pour défendre les champs pétroliers de Ploesti aux côtés de canons de 75mm. Le reste fût utilisé sur le champ de bataille pour protéger les troupes au sol contre l’aviation soviétique. Ces canons ont été retirés du service au début des années soixante quand des canons plus modernes les ont remplacés.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 37mm (37×263) Poids en configuration transport 2414kg Poids en position 1544kg Poids du projectile 0.742kg Longueur du tube 2.112m (57 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +85° Cadence de tir 160 coups par minute (120 coups en pratique) Portée maximale 6585m en tir sol-sol et 4800m en tir antiaérien Alimentation chargeurs de huit coups Equipe de pièce : onze hommes (protégés par un bouclier de 10mm).

TUNUL ANTIAERIAN 4cm Mod. 1930

Sous cette désignation roumaine se cache le célèbre canon de 40mm Bofors, une véritable légende de l’armement puisqu’il suffit de dire «Bofors» pour que l’on sache de quel arme on parle. Ce canon à été mis au point initialement pour la marine suédoise mais cette dernière préféra un canon de 25mm.

C’est donc d’abord à l’export que le canon de 40mm va connaître le succès aux Pays-Bas pour sa version navale et en Belgique pour sa version terrestre. Très vite les commandes vont se multiplier et le Bofors devient une valeur sure de l’artillerie légère antiaérienne.

La Roumanie va produire le canon sous licence avec 665 exemplaires plus 54 exemplaires livrés par les allemands (il s’agissait essentiellement de canons capturés en Pologne et en Scandinavie), des canons utilisés essentiellement sur le front et pour couvrir les grandes villes de Roumanie contre les bombardements soviétiques et alliés. Quelques canons ont survécu au second conflit mondial mais n’ont pas réalisé une très longue carrière.

Caracteristiques Technique

Calibre : 40mm (40x311R) Poids en configuration transport 2400kg en position de tir 1730kg Poids du projectile 0.907kg Longueur du tube 2.24m (56 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +85° Cadence de tir maximale 120 coups par minute (90 en pratique) Portée maximale 2800m en tir antiaérien et 4275m en tir sol-sol Alimentation : clips de quatre obus Equipe de pièce : neuf à onze hommes.

TUNUL ANTIAERIAN 7.5cm Mod. 1936/39

Canon antiaérien de 75mm Vickers mis en oeuvre par des artilleurs néerlandais

En 1931 la firme Vickers dévellopa un canon antiaérien d’un calibre inhabituel pour les britanniques à savoir 75mm, un calibre assez courant en revanche sur le continent européen.

C’est l’acte de naissance du Vickers model 1931 qui allait connaître un grand succès à l’exportation puisqu’il fût vendu au Danemark (qui le produisit sous licence), aux Pays-Bas, à la Belgique, à la Lituanie, à la Turquie, au Portugal, à la Suisse, à la Finlande, à la Chine et donc à la Roumanie qui en 1936 acheta la licence pour produire 100 canons, la production se poursuivant jusqu’en 1950 avec la sortie de 450 exemplaires.

Principale pièce antiaérienne medium de l’armée roumaine, le Tunul Antiaérian 7.5cm Mod.1936/39 fût principalement utilisé pour la défense antiaérienne territoriale, protégeant les grandes villes, les centres industriels et naturellement les puis de pétrole et les raffinerie de Ploesti.

Quelques canons ont aussi combattu sur le front russe servant comme c’est souvent le cas avec ce type de pièce à la fois de canon antichar et de canon antiaérien.

A la fin du second conflit mondial il restait quarante-huit canons en service dans l’armée roumaine soit à peine 10% du parc d’origine. Ces canons furent stockés jusqu’en 1975 quand ils furent envoyés à la ferraille sauf quelques exemplaires conservés à titre patrimonial.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x495R) Poids en position de tir 2825kg Poids du projectile 6.5kg Longueur du tube 3.225m (45 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical 0° à +90° Cadence de tir 12 à 15 coups minute Portée maximale 5000m en tir antiaérien 10000m en tir sol-sol Equipe de pièce : onze hommes.

Mitteleuropa Balkans (99) Roumanie (29)

Artillerie antichar

TUNUL ANTITANC 3.7cm Mod. 1936

Sous cette désignation roumaine figure un canon antichar de conception suédoise, le canon antichar Bofors de 37mm, un canon apparu au milieu des années trente et qui allait connaître un grand succès à l’export étant utilisé par de nombreux pays européens dont la Roumanie encore que l’acquisition à été indirecte.

En effet ce n’est qu’à partir de 1939 que la Roumanie à mis en service ce canon et ce via deux sources : des canons ayant accompagné les troupes polonaises internées en Roumanie et surtout des canons capturés par les allemands en Pologne et revendus à la Roumanie. Sur les 675 canons acquis par la Roumanie près de 550 ont été acquis auprès des allemands.

Ces canons offraient certes une relative protection antichar, pouvait offrir un appui-feu aux fantassins mais dès le milieu des années quarante il était clairement dépassé. Les roumains en avaient parfaitement conscience mais c’était ça ou aucun canon antichar.

Ce canon à été utilisé par les roumains jusqu’à la fin de la guerre encore qu’à partir de 1952 ces pièces occupaient davantage des blockhaus sur le front plutôt que d’armer les unités antichars des troupes de mêlée. Quelques canons ont survécu au conflit mais n’ont probablement fait grande carrière une fois la paix revenue.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 37mm (37x257R) Poids en configuration transport 900kg en batterie 380kg Poids du projectile 2.015kg Longueur du tube : 1.740m (45 calibres) Champ de tir horizontal 50° Champ de tir vertical -10° à +25° Cadence de tir 12 coups par minute Portée maximale 7400m Performances : 33mm de blindage à 500m incidence 30° Equipe de pièce : 5 hommes protégés par un bouclier de 5mm d’épaisseur

Canon antichar de 45mm M1942

Le canon de 45mm modèle 1942 est le dernier modèle de canon antichar de ce calibre mis au point et mis en service au sein de la RKKA.

C’est une version améliorée du M1937 avec un tube plus long (66 calibres soit vingt de plus que le précédent), des obus plus puissants, un bouclier plus épais (7mm contre 4.5mm) ainsi que des modifications pour accélérer la production.

Ce canon adopté en 1942 commence réellement à entrer en service dans l’armée rouge fin 1943 début 1944 en raison de doutes sur l’utilité d’un canon de ce calibre alors que les soviétiques ont récupéré des informations sur l’épaisseur du blindage des futurs chars allemands. Ces informations en partie erronées explique la lenteur de la mise en service de ce canon toujours en service en juin 1950.

Bien évidemment à cette époque un canon de 45mm était inadapté à la destruction d’un Panther ou d’un Tigre mais pouvait être toujours efficace contre des chars plus légers voir des véhicules de reconnaissance. Comme des obus explosifs, canister et fumigènes ont été développées, ce canon comme ses prédécesseurs de même calibre pouvaient être utilisées pour l’appui de l’infanterie.

La production atteignit son pic à l’automne 1946 avant de progressivement décroitre jusqu’à s’arrêter au printemps 1948 après la sortie de 8520 pièces dont une grande partie était encore en service.

Ce canon à été rapidement retiré du service après guerre même si des unités de seconde ligne ont pu le conserver jusqu’à la fin des années cinquante voir le début des années soixante. Livré en masse aux armées des «démocraties populaires» ainsi qu’à la Chine communiste, il se retrouva à faire le coup de feu durant les deux guerres du Vietnam (1960-1967 pour la France 1970-1977 pour les Etats-Unis).

L’armée roumaine à récupéré près de 800 exemplaires du canon antichar de 45mm M1942 lors des premières phases de l’opération BARBAROSSA mais seulement une partie à été remise en service dans l’armée roumaine en dépit des limites de ses obus contre les chars les plus lourds.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 45mm (obus encartouché 45x386mm) Poids en ordre de combat 625kg poids des projectiles : perforant 1.43kg fragmentation 2.14kg Longueur du tube : 3.09m (66 calibres) Champ de tir vertical -8° à +25° Champ de tir horizontal 60° cadence de tir 15 à 20 coups par minute Portée maximale 4550m Performances : 71mm de blindage percé à 100m 28mm à 2000m Equipe de pièce : six hommes

TUNUL ANTITANC 4.7cm Mod. 1935 et TUNUL ANTITANC 4.7cm, Mod. 1939

Canon de 47mm Bohler

Sous ces noms se trouve respectivement le canon autrichien Böhler et sa version produite sous licence par Breda. Il à d’abord été conçu pour l’armée autrichienne. Si la lutte antichar est son rôle premier, le Böhler est aussi utilisable comme canon d’infanterie avec des obus explosifs, fumigènes et éclairants.

Produit sous licence par l’Italie dans de telles quantités que ce canon était souvent considéré comme une arme italienne, le modèle 1935 fût également embarqué sur des chars (M-13/40 M-14/41), une auto blindée (AB-41) et sur un canon automoteur antichar produit en petite quantité, le Semovente da 47/32.

Au modèle 1935 succèda ultérieurement un modèle 1935/39, ce dernier modèle disposant d’un canon amélioré, d’une suspension permettant d’augmenter la vitesse de traction.

A noter que le canon embarqué sur les chars disposait d’un canon au tube plus long (40 calibres soit 1.68m) tirant des projectiles disposant d’une puissance propulsive supérieur ce qui augmente la vitesse initiale et donc la portée et la force de pénétration.

Outre l’Italie et l’Autriche, ce canon à été utilisé par la Chine, les Pays-Bas, la Finlande, la Roumanie, l’Estonie, la Lettonie, l’URSS (d’anciens canons lettons),la Suisse et la Hongrie.

L’Allemagne réutilisa des canons anciennement autrichiens, néerlandais, sovietiques, cédant certains canons à l’Italie. En avril 1953 certains canons italiens furent récupérés par les allemands qui les utilisèrent sur des positions fixes.

La Roumanie à reçu 545 de la firme Bohler et 275 exemplaires de la part de la firme italienne Breda. Ces canons étaient utilisés par l’infanterie au sein des divisions via des compagnies indépendantes censées couvrir les unités de combat même si le nombre était trop limité pour cela.

Le canon à été très vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur des chars ce qui fait que très vite ce canon à été davantage utilisé comme canon d’infanterie et contre des cibles comme des chars légers et des autos blindées. Ces canons ont été retirés du service à la fin du conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 47mm (47x195mmR) Poids en configuration route 315kg Poids en batterie 277kg Poids du projectile : 1.44kg pour l’obus perforant 2.370kg pour l’obus explosif Longueur du tube : 1.525m (32 calibres) Champ de tir horizontal 62° Champ de tir vertical -15° à 56° Cadence de tir 18 coups par minute Portée maximale 7000m Performances : 43mm de blindage à 500m (incidence 30°)

TUNUL ANTITANC 4.7cm Mod. 1936

Ce canon antichar est un canon de conception française, commandé puis produit sous licence par la Roumanie. Œuvre de la firme Schneider il trouva à l’export un débouché que lui refusa la France qui lui préféra un canon de même calibre conçu par les Etablissements de Puteaux.

La Roumanie passe commande de 160 exemplaires et va en produire 200 sous licence portant son parc à 360 exemplaires. Ces pièces étaient remorquées par des chenillettes Malaxa UE qui n’était autre que la Renault UE produite sous licence.

Comme tous les canons antichars de ce calibre il était en voie de déclassement quand débute le second conflit mondial mais peut encore rendre de précieux services. A la fin du conflit les quelques pièces restantes ont finit à la ferraille car d’aucune utilité.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 47mm (47x343R) Poids en batterie 628kg Poids du projectile 1.48kg (2.3kg pour l’obus perforant) Longueur du tube 2.497m (44 calibres) Champ de tir horizontal 45° Champ de tir vertical -13° à +15° Cadence de tir 18 coups par minute Portée maximale 6700m Performances : 70mm de blindage à 400m incidence trente Equipe de pièce : 6 hommes protégés par un bouclier de 7mm

TUNUL ANTITANC 5cm Mod. 1950

canon antichar de 50mm allemand conservé au Canada

Sous cette désignation se cache un canon antichar allemand, le 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38).

Comme souvent à l’époque le canon antichar de 37mm Pak 36 était condamné à une rapide obsolescence en raison de l’augmentation croissante des blindages (sans parler de la qualité et des aciers et du travail sur l’inclinaison).

Aussi dès 1937 les allemands lancent un programme pour un nouveau canon antichar. Le 47mm est le calibre le plus courant mais Berlin choisit le 50mm pour une raison que j’ignore (peut être pour réaléser les 47mm de prise comme ils le faisait avec les 75 et les 76.2mm capturés durant le premier conflit mondial ce qui explique le choix du 77mm).

Le développement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appellation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces arrivent en automne 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable.

Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Les roumains ont reçu ce canon au printemps 1950 pour renforcer leurs capacités antichars en vue de l’opération BARBAROSSA en dépit du fait qu’à cette époque le canon était en voie de déclassement et se montrera trop limité face aux T-34 soviétiques sauf coup heureux qui immobilisait le char. Le nombre de pièce reçu est incertain mais aurait tourné aux alentours de 145 ce qui était peu mais Bucarest ne pouvait pas vraiment faire la fine bouche.

Tout comme le canon antichar austro-italien vu plus haut ce canon à été vite relégué à l’appui-rapproché de l’infanterie ainsi qu’à la destruction des autos blindées ou des blindés légers. Si quelques canons ont survécu au conflit il n’ont pas fait carrière dans l’après guerre.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 50mm (50x419R) Poids en configuration transport 1062kg Poids en batterie 986kg Poids du projectile 3.28kg (explosif) 4.13kg (perforant) Longueur du tube 3m (60 calibres) Champ de tir horizontal 65° Champ de tir vertical -8° à +27° Cadence de tir 13 coups par minute Portée maximale 6550m (2650m pour l’obus explosif) Performances : 57mm de blindage à 500m incidence 30° (101mm à 740mm pour l’obus au tungstène) Equipe de pièce : sept hommes (bouclier de 4mm)

TUNUL ANTITANC DT-UDR 26 7.5cm Mod. 1953

En dépit d’informations concordantes, l’Axe ne prend pas au sérieux les qualités du T-34 le nouveau char de la RKKA. Persuadés que les canons antichars de 47 et de 50mm seront suffisants ils négligent leur équipement en matière de canon antichar lourd (75 à 100mm) à moins qu’ils n’aient été obligés de faire un choix en matière d’équipement.

Les roumains engagés plus au sud vont moins rencontrer le T-34 que les allemands mais à chaque fois cette rencontre va se solder par quelques déconvenues. Des décisions doivent être rapidement prises.

Outre l’achat de canons antichars de 75mm auprès des allemands, Bucarest décide de mettre au point son propre canon antichar lourd. C’est l’acte de naissance du Tunul Antitanc DT-UDR 26 7.5cm mod.1953.

Comme nous sommes en temps de guerre et que la Roumanie ne possède pas des capacités industrielles extraordinaires on décide de récupérer différents éléments de canons existants pour mettre au point cette arme.

On reprend l’affût et le système d’absorbtion de recul du Zis-3 soviétique et le tube du canon antiaérien Vickers modèle 1931. Après quelques menues modifications, les deux prototypes sont prêts début 1951.

Signe de l’urgence ils vont être envoyés pour participer à l’opération FRIEDRICH pour un test grandeur nature de pure forme car la production en série est aussitôt lancée. Heureusement les tests se révèlent très positifs ce qui aurait été sinon synonyme de menus embarras.

La firme Resita va produire de février 1953 à septembre 1953 un total de 540 pièces de ce type qui vont être utilisées aussi bien pour la lutte antichar que pour le tir sol-sol. Ce canon va aussi équiper un projet de canon d’assaut qui ne sera produit qu’à une poignée d’exemplaires.

Ce canon va combattre sur le front russe mais aussi en Hongrie et en Tchécoslovaquie, l’armée roumaine alliée de l’URSS utilisant un mélange d’armes roumaines, d’armes allemandes et d’armes soviétiques avec une certaine efficacité.

A la fin du conflit ce canon antichar reste en service car il peut encore rendre certains service mais dès 1958 il est remplacé par un canon antichar soviétique de 100mm plus performant.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm Poids en configuration transport 1470kg en batterie 1430kg projectile 6.6kg Longueur du tube 2.501m (48 calibres) Champ de tir horizontal 70° Champ de tir vertical -7° à +35° Cadence de tir 15 à 20 coups par minute Portée maximale 11400m Performances : 100mm de blindage à 500m incidence 30° Equipe de pièce 7 hommes (protégés par un bouclier de 6mm d’épaisseur)

Tunul Antitanc 7.5cm Mod. 1952

Sous cette désignation roumaine se trouve un canon antichar de conception et de fabrication allemande, le 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 (7.5cm Pak 43) ou en français canon antichar de 75mm modèle 1943.

Le dévellopement de cette arme commence alors que le Pak 38 commence tout juste à arriver dans les unités. Cette fois c’est clair ce canon antichar est destiné à l’artillerie antichar (PakArtillerie) et non à l’infanterie en raison de son poids et de son encombrement.

Ce canon antichar doit couvrir les canons antichars de 37 et de 50mm et surtout doit être utilisé depuis des positions fixes pour couper une offensive blindée ennemie.

Curieusement si cette arme était conçue pour faire face aux chars anglais et français les chars soviétiques n’étaient pas inclus dans le processus de réflexion en dépit du fait que de nombreuses informations arrivaient à Berlin sur l’épaisseur des blindages soviétiques.

Les études ayant aboutit au Pak 43 commencent dès l’été 1941. C’est la firme Rheinmettall-Borsig AG qui reçoit le contrat. Après avoir envisagé un canon entièrement nouveau, la firme préfère partir du Pak 38 en réutilisant notamment l’affût qui rédessiné et renforcé. Le canon de 75mm est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon antichar pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Roumanie obtient à l’automne 1950 de commander 124 pièces de ce type. Ces derniers sont livrées entre mars 1951 et janvier 1952, un rythme assez lent qui exaspère les roumains mais Bucarest ne peut pas trop se plaindre.

Ces canons vont armer des batteries indépendantes détachées en fonction des besoins auprès des différentes unités de mélée de l’Armata Regala Romana. Ce canon bien employé pouvait créer des coupes sombres dans les rangs des unités motomécaniques soviétiques.

Parfois utilisé comme pièce d’artillerie de campagne, le Pak 43 va être employé aux côtés du canon antichar roumain de 75mm avec lesquels il partageait des performances similaires (la vitesse initiale du canon roumain était un poil plus faible).

A la fin du conflit quelques canons employés également contre les allemands après le retournement de septembre 1953 sont gardés en service. On ignore cependant la date de leur retrait du service.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 75mm Longueur du tube : 2.461m (32 calibres) Poids en ordre de route 1500kg En batterie 1425kg Poids du projectile perforant 6.800kg Poids de l’obus perforant AP 40 4.100kg Poids de l’obus explosif 5.740kg Pointage en direction : 45° Pointage en hauteur : -5° à +22° Cadence de tir 15 coups par minute Portée maximale de l’obus explosif 7680m Perforation : 98mm de blindage à 2000m.

Mitteleuropa Balkans (95) Roumanie (25)

Armes de l’infanterie (5) : mortiers

ARUNCĂTORULUI 6cm Mod. 1935

mortier de 60mm modèle 1935

Plus connu sous le nom de mortier de 60mm Brandt modèle 1935, ce mortier léger était le mortier standard de l’armée roumaine. De conception et de fabrication française il à été copié par d’autres pays comme les Etats-Unis et la Chine alors que la Roumanie va acheter des exemplaires aux usines Brandt avant d’acquérir la licence de fabrication.

Cette arme était de conception classique pour un mortier avec une plaque de base, un tube et un bipied. Cela s’explique en partie parce que ce mortier de 60mm est la version réduite du mortier de 81mm modèle 1927/31 lui même étant un descendant du Stokes, le premier mortier d’infanterie.

La France avait produit 9250 exemplaires jusqu’en septembre 1944 pour équiper ses compagnies d’infanterie à raison d’une puis deux exemplaires le tout à effectifs constants. Des armes capturées par les allemands furent réutilisées au cours du second conflit mondial sous la désignation de 6cm Granatwerfer 225(f).

La Roumanie va donc acheter cette arme puis la produire sous licence chez Voina Works à Brasov, les chiffres exacts ne sont pas connus avec certitude mais les évaluations les plus fines donnent 1400 exemplaires produits jusqu’à la fin de la guerre.

Ces mortiers ont été utilisés pour la défense et pour l’attaque, menant parfois des missions de harcèlement contre les positions soviétiques tirant quelques obus avant de rapidement se replier pour semer le doute et le désordre chez l’ennemi.

Cette arme était toujours en service en avril 1954 et quelques exemplaires ont connu une nouvelle carrière dans l’armée populaire roumaine pour entrainer de nouveaux tireurs de mortiers avant que des mortiers soviétiques ne prennent le relais. Quelques pièces ont pu être stockés pour une éventuelle réutilisation en cas de conflit.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 60mm Poids 19.7kg Poids du projectile 1.3kg (2.2kg pour le projectile lourd) Longueur du tube 72.4cm Portée maximale effective 100 à 1700m pour l’obus standard 100 à 950m pour l’obus explosif lourd Cadence de tir maximale théorique 20 à 26 coups par minute Champ de tir vertical +40 à +83° Champ de tir horizontal 14° Equipe de pièce : trois à cinq hommes

ARUNCĂTORULUI 8cm Mod. 1939

Mortier de 81mm modèle 1927/31 mis en œuvre par des soldats français

Sous ce nom se cache le mortier de 81mm Brandt modèle 1927/31, le mortier pour ainsi dire standard de l’époque puisqu’issu du Stokes et largement produit pour la France et pour l’export.

Par rapport à son devancier, le mortier Brandt dispose d’un amortisseur de recul (disjoncteur) par le verrouillage du tube sur la plaque de base, par un appareil de pointage perfectionné et un bipied permettant de réaliser des corrections de devers qui élimine la nécessité d’un terrassement pour mettre l’engin en batterie.

Cette arme est issue du programme du 21 février 1921 qui demandait un poids total de 46kg (le Stokes pèse 54kg), une vitesse de tir maximale assortie d’une bonne précision, un nombre de charges réduit, un projectile ne dépassant pas 3kg avec une portée comprise entre 1500 et 1800m.

Six constructeurs se proposent, cinq avec un projet de mortier de 75mm et Brandt avec un projet de mortier de 81mm mais aucun n’atteint les spécifications demandées.

La mise au point d’un projectile plus sur pour le mortier Stokes (modèle 24) permet à Brandt de prendre une avance décisive avec un nouveau mortier de 81mm, le modèle 1927 qui modifié et adopté en octobre 1929 devient le mortier modèle 1927/31.

1573 mortiers sont commandés en 1930 mais seulement 602 sont livrés un an plus tard en raison de problèmes techniques nécessitant la modification de la plaque de base. Au 1er janvier 1937 cependant, 2600 mortiers sont en service, 2800 au 1er septembre 1939.

Les dotations atteintes la production se poursuit pour permettre d’équiper de nouvelles unités et surtout pour former un volant de fonctionnement.

C’est ainsi que la production se poursuit jusqu’en juin 1942 au rythme de 150 par mois d’octobre 1939 à mai 1940 portant le total de mortiers produit à 4000 en mai 1940, 5400 en décembre 1940, 7800 en décembre 1941 et donc au final 9000 mortiers en juin 1942 quand la production est stoppée.

Il est utilisé par la compagnie d’accompagnement des bataillons d’infanterie à raison de deux engins par compagnie, chaque mortier étant servit par cinq hommes (un chef de pièce, un pointeur, un télémetreur, un chargeur et un artificier) soit huit mortiers par régiment (deux pièces pour chaque compagnie d’accompagnement au sein du bataillon et deux à la compagnie régimentaire d’engins).

Il utilise trois types de projectiles : explosif non préfragmenté, explosif à grande capacité fumigène et un obus d’exercice fumigène.

Ce mortier à été progressivement remplacé à partir de 1942 au sein des unités d’infanterie par le mortier de 120mm mais avec la mobilisation, le vénérable mortier reprendra du service.

Ce mortier fût utilisé produit en Pologne (d’abord en copie pirate puis sous licence officielle) mais aussi en Roumanie. Il à été également exporté en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Chine, au Danemark, en Estonie, en Finlande, en Irlande, en Italie, au Japon, aux Pays-Bas, au Portugal, en URSS, aux Etats-Unis et en Yougoslavie

La Roumanie va d’abord acquérir 188 exemplaires auprès de la France avant d’acquérir la licence de fabrication pour produire 1000 exemplaires mais en septembre 1948 seulement 750 pièces ont été livrées à l’armée roumaine. Il faudra attendre mars 1950 pour que la commande soit enfin honorée.

De nombreux exemplaires sont perdus durant la première phase de l’opération BARBAROSSA. La production de quelques pièces permet de compenser un peu les pertes tout comme la livraison par l’Allemagne de mortiers de ce type capturés en France soit sur le champ de bataille ou alors dans des dépôts qui n’avaient été vidés à temps. Cette arme est restée en service jusqu’à la fin du conflit et pas impossible que quelques mortiers aient été un temps conservés dans les dépôts d’une armée roumaine qui n’était plus royale mais populaire.

Caractéristiques Techniques du mortier de 81mm modèle 1927/31

Calibre : 81mm Poids: 58.5kg (divisible en trois fardeaux) Longueur du tube : 1267mm Cadence de tir : 12 à 18 coups/minute Portée : 240 à 1200m avec l’obus à grande capacité de 6.5kg et 2000m avec l’obus standard modèle 1924 de 3.25kg Champ de tir vertical +45° à +85° Champ de tir horizontal 12° Equipe de pièce 5 hommes

ARUNCĂTORULUI 12cm Mod. 1952

Mortier de 120mm modèle 1938

Durant la période de la Pax Armada l’armée roumaine envisage d’acquérir le mortier de 120mm Brandt modèle 1942 mais ce projet n’aboutit pas du moins pas totalement puisque la Roumanie commande simplement douze pièces pour des tests avant de les stocker.

L’Armata Regala Romana entre donc en guerre en septembre 1948 avec un mortier de 60 et un autre de 81mm. Dès juin 1950 elle est confrontée au redoutable mortier de 120mm modèle 1938 de la RKKA, mortier qui ironie de l’histoire devait beaucoup au mortier Brandt que Bucarest n’à pas acquis en quantité suffisante.

La capture de quelques pièces fût l’occasion qui fit le larron. Impressionnés par les performances de l’arme soviétique, les roumains décidèrent purement et simplement de la copier mais aussi de remettre en service les mortiers français encore disponibles (en l’occurence dix des douze exemplaires, un ayant explosé au cours d’essais intensifs et un autre ayant été rayé car trop usé).

Les travaux furent menés avec toute la célérité possible et les premiers Aruncatorului 12cm Mod.1952 purent participer à l’opération FRIEDRICH à savoir l’offensive en direction du Caucase.

Elles se montrèrent à leur avantage et furent d’un précieux réconfort pour l’infanterie roumaine qui avait fort à faire en face d’Ivan qui en dépit de pertes abominables s’accrochait au terrain, ne reculant qu’à l’extrême limite de ses forces.

A la fin du conflit l’armée roumaine possédait environ 120 mortiers de ce type sur un total de 450 pièces produites en deux ans ce qui assez remarquable quand on connait l’état de l’industrie roumaine.

Ces pièces ont été stockées à la fin des années cinquante puis ressorties périodiquement dans les années soixante-dix lors de manœuvres et d’exercices de mobilisation. Les derniers mortiers de 120mm modèle 1952 ont visiblement été retirés du service en 1980 et envoyés à la casse sauf deux préservés à titre patrimonial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 120mm Poids en ordre de combat 285kg Poids du projectile 15.6kg Longueur du tube 1862mm Champ de tir vertical +45° à +85° Champ de tir horizontal 6° Portée 1300 à 6049m Cadence de tir 12 coups par minute (cinq en pratique) Equipe de pièce 6 hommes

Armes de l’infanterie (6) : armes antichars individuelles

PTRD-41

En septembre 1948 l’armée royale roumaine ne possède pas d’arme antichar individuelle, son infanterie devant compter sur les canons antichars avec toutes les limites inhérentes à ce type d’arme.

Voilà pourquoi les fantassins roumains utilisaient des armes improvisées comme le célèbre Cocktail Molotov, des paquets de grenades ou des fusils antichars soviétiques capturés et retournés contre leurs anciens propriétaires.

Le ProtivoTankovoye Ruzhyo Degtyaryova modèle 1941 (fusil antichar Degtyarev modèle 1941) est un fusil antichar tirant la puissante cartouche de 14.5x114mm.

Arme tirant au coup par coup, ce fusil est incapable de percer le blindage d’un Panther ou d’un Tiger mais peut le neutraliser en visant le moteur, les optiques voir un Borderfuhrer (chef de char) exposé en dehors de la tourelle. Voilà pourquoi certaines équipes de PTRD-41 furent sommairement exécutées sur le champ de bataille.

En ce qui concerne les chars et les véhicules plus légers il pouvait percer leur blindage et les détruire.

Au cours du conflit ce fusil antichar annonça les prémices du sniping lourd, le tir de précision lourd pour la destruction des points d’appui renforcés ou pour la neutralisation des sniper en milieu urbain. Je dis bien prémices car les résultats furent décevants en raison d’un manque d’expérience mais surtout de cartouches inadaptées au tir de précision.

Le développement de ce fusil commence en 1939 après la capture en Pologne de fusils antichar wzor modèle 1935, des fusils qui avaient prouvé leur efficacité au combat. Vassili Degtyarev s’est aussi inspiré du fusil antichar allemand Panzerbüchse 38.

Cette arme est présentée à l’été 1941. Les essais sont rapides et après quelques modifications pour la forme, la production est lancée. Les premières armes sont livrées en 1942, la production cessant en 1946 après la livraison de toutes les armes commandées.

Accompagné par le PTRS-41 (semi-automatique), le PTRD-41 est toujours en service en juin 1950 même si elle est en voie de déclassement. Elle va néanmoins rester en service jusqu’en 1960 quand les derniers fusils antichars sont retirés du service actif car obsolètes.

Des armes ont été capturées par les allemands, les finlandais, les hongrois et les roumains mais peu utilisés en raison du manque de munitions. Durant les conflits de la décolonisation, quelques PTRD-41 sont capturés par les français, les anglais, les portugais et les américains.

Le second conflit mondial terminé, des PTRD-41 sont livrés à la Bulgarie, aux communistes chinoises, à la Tchécoslovaquie et à la Pologne. La production totale est estimée à 140000 exemplaires.

Les roumains vont donc utiliser cette arme sur le champ de bataille dès que l’occasion s’en faisait sentir. Certains soldats roumains faisaient preuve d’une extrême témérité en plaçant un paquet de grenade sur un char et en tirant dessus avec un PTRD-41 pour provoquer l’explosion en espérant que cela suffise non pas à détruire le char mais au moins à l’immobiliser pour qu’il ne représente plus une menace majeure. Le nombre de fusils récupéré par les roumains est incertains mais tourne visiblement autour d’une centaine.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 14.5mm (14.5x114mm) Poids : 17.4kg à vide Longueur hors tout 2020mm Longueur du tube 1350mm Portée maximale effective : 300m sur du personnel à découvert Portée maximale : 1000m Performances : 35 à 40mm de blindage à 100m à incindence 0° Alimentation : coup par coup

Panzerschreck et Panzerfaust

La Roumanie va également recevoir quelques lance-roquettes réutilisables Panzerschreck et quelques lance-roquettes jetables Panzerfaust.

Ces armes ont été mises au point pour fournir à l’infanterie un moyen de se protéger contre les chars ennemis alors que l’augmentation de l’épaisseur des blindages avait entrainé le déclassement des canons antichars légers d’infanterie.

Les alliés comme les allemands imaginèrent une arme simple et légère combinant pour simplifier une charge creuse avec une fusée.

Les allemands inspirés du Bazooka américain (même si ils s’en défendaient) mirent d’abord au point un lance-roquettes réutilisable fonctionnant selon le même principe que ses homologues américains, français et britanniques avec un calibre plus élevé et un petit bouclier pour protéger le tireur d’un éventuel retour de flamme.

Cette arme se révéla efficace mais jamais l’industrie allemande ne fût capable d’en produire suffisamment pour répondre aux besoins colossaux de ses forces voir de celles de ses alliés.

Si la Roumanie à pu mettre en œuvre le Panzerschreck c’est visiblement selon une initiative locale et non une décision politique au sommet. En clair les troupes allemandes en dépit de leurs remarques acerbes sur leurs alliés (qui étaient les boucs-émissaires de toutes leurs débacles militaires) voulaient qu’ils puissent les appuyer ce qui explique l’utilisation par l’armée roumaine de quelques centaines (le chiffre de 250 est souvent avancé mais ne réponse sur aucun archive fiable) de ces lance-roquettes.

Ironie de l’histoire, ces armes tout comme le Panzerfaust que nous verrons après ont été davantage utilisées comme arme anti-bunker en combat urbain que comme arme antichar pure.

A la fin du conflit les roumains possédaient encore quelques armes de ce type et on ignore le sort final de ces armes.

Outre l’Allemagne et la Roumanie, cette arme à été utilisée par la Finlande, l’Italie (le gouvernement fasciste combattant aux côtés des allemands après le basculement de mars 1953), la Hongrie, la Bulgarie, l’URSS et la résistance intérieure polonaise.

Panzerschreck

Le Panzerschreck pesait 11kg à vide, mesurait 1640mm de long, affichait un calibre de 88mm et une portée maximale effective de 150m. Selon des tests réalisés après guerre, il pouvait percer 95mm de blindage à inclinaison de 30°.

Le Panzerschreck était sans conteste une bonne arme mais elle souffrait de deux défauts. Le premier c’est qu’elle était relativement longue à fabriquer et que son utilisation réclamait de nombreuses heures d’entrainement.

Or l’Allemagne reculait sur tous les fronts et manquait de temps pour produire des armes et pour former ses soldats. D’où l’idée d’un lance-roquettes facile à produire et à utiliser. Cela excluait donc un lance-roquettes réutilisable au profit d’un lance-roquettes jetable nécessitant une instruction minimale.

C’est l’acte de naissance du «poing blindé», une arme d’une simplicité biblique. On lance et on jette. Produit à plusieurs millions d’exemplaires, cette arme fût utilisée aussi bien comme arme antichar que comme arme anti-bunker et anti-bâtiment même si sur la défensive, les allemands n’avaient pas forcément beaucoup l’occasion d’attaquer des blockhaus ennemis.

Si la Roumanie n’à reçut que fort peu de Panzerschreck, en revanche l’Allemagne fût plus prodigue en ce qui concerne le Panzerfaust qui fût utilisé par les roumains à plusieurs milliers d’exemplaires, des armes utilisées avec succès contre les chars alliés et contre des positions fortifiées de campagne que les alliés aménageaient dès que le front se figeait ou était figé. Il semble que des usines roumaines ont produit des Panzerfaust pour les unités nationales mais aussi pour les allemands (chiffre exact inconnu)

Outre le nombre exact inconnu on ignore quels modèles ont été utilisés par les bulgares entre le Panzerfaust 30 klein, le Panzerfaust 30, le Panzerfaust 60 (la version la plus courante), le Panzerfaust 100, le Panzerfaust 150 et le Panzerfaust 250.

Outre l’Allemagne et la Roumanie, le Panzerfaust à été utilisé par la Finlande, la Hongrie, l’Italie pro-allemande, la résistance intérieure polonaise, la résistance intérieure tchécoslovaque, la Bulgarie, l’URSS (armes capturées), les Etats-Unis (armes capturées). Après guerre l’Argentine, la Pologne et la Suède produisirent des copies plus ou moins directes du premier lance-roquettes jetable de l’histoire.

Panzerfaust

Le Panzerfaust 60 pesait 6.8kg mesurait environ 1m pouvait atteindre une cible à 60m. Sa tête militaire de 149mm pouvait pénétrer 200mm de blindage homogène.

Mitteleuropa Balkans (70) Bulgarie (34)

Avions de transport et d’entrainement

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Le trimoteur Junkers Ju-52 fût conçu au début des années trente comme un appareil commercial, une évolution du Junkers W33. C’est dans cette configuration qu’il fût produit jusqu’en 1935 avant que des versions militaires ne prennent le relais.

Si sa carrière de bombardier fût fort courte en raison de performance médiocres dans ce domaine, sa carrière de transporteur militaire fût fort longue puisqu’il était encore en service en septembre 1948.

Sa célébrité fût également accentué par le transport de VIP, “Tante Ju” ayant été l’appareil personnel d’Hitler jusqu’à sa mort ainsi que celui du leader nationaliste chinois Tchang Kai Chek.

Au sein de la Luftwaffe, il équipait deux escadres de transport en compagnie du Junkers Ju-90 plus moderne, appareil qui aurait du le remplacer mais en raison de goulots d’étranglement dans la production, Tante Ju alias Iron Annie étaient encore en service quand l’opération Weserübung est déclenchée, les Ju-52 étant en première ligne pour les opérations aéroportées lancées contre le Danemark et la Norvège.

L’appareil connu un grand succès à l’export, étant vendu au Portugal, en Espagne, en Suisse, en Argentine, en Autriche, en Bolivie, en Bulgarie, en Colombie, en Equateur, en Grèce, en Norvège, au Perou, en Roumanie et en Suède.

La Bulgarie va acquérir douze appareils en 1938, appareils utilisés au sein d’un yato de la Réserve Stratégique. Ces appareils vont servir pour le transport de personnalités, le ravitaillement et les liaisons. A la fin du conflit il restait quatre appareils qui en mauvais état sont envoyés à la casse sans autre forme de procès.

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-52/3m

Type : avion de transport et de bombardement trimoteur

Masse : à vide 5970kg maximale au décollage 9210kg

Dimensions : longueur 18.90m envergure 29.25m hauteur 6.10m

Motorisation : trois moteurs BMW Hornet de 525ch chacun

Performances : vitesse maximale 271 km/h à 900m vitesse de croisière 222 km/h Distance franchissable 950km Plafond opérationnel 5200m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (dorsale et ventrale) et 500kg de bombes en configuration bombardier

Equipage : deux pilotes et jusqu’à 17 passagers ou 12 parachutistes équipés.

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

La Bulgarie disposait donc de quinze exemplaires qui vont former durant tout le conflit des pilotes et des navigateurs pour une force aérienne qui avait besoin en permanence de sang frais.

En théorie un appareil d’entrainement opère loin du front et donc est à l’abri des coups mais dans la guerre moderne plus personne n’est à l’abri. C’est ainsi que cinq appareils ont été détruits (un abattu par la chasse, deux détruits lors d’un bombardement allié et un autre à l’atterrissage).

En avril 1954 il reste donc dix appareils de disponible. Après inspection quatre sont conservés servant d’appareils de liaison pour les autorités soviétiques jusqu’à leur retrait définitif du service en 1962.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 développant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Heinkel He-46

Heinkel He-46

Comme le Heinkel He-51, le Heinkel He-46 est un avion d’entrainement de seconde main, l’appareil cessant d’être un avion de reconnaissance et de coopération quand les premières lignes devinrent trop dangereuses pour lui.

L’appareil est un sesquiplane (aile supérieure et aile inférieure de taille différente) biplace qui effectue son premier vol fin 1931. Suite à une profonde modification, il devient un monoplan parasol (aile haute) avec un moteur plus puissant. La production est lancée en 1933 et en 1936, toutes les unités de reconnaissance sont équipés de cet avion qui va également participer à la guerre d’Espagne.

Dès 1938, le Henschel Hs126 le remplace et en septembre 1939, seulement deux unités sont encore équipées, les derniers appareils quittant les unités de première ligne courant 1940.

Il est alors rélégué aux unités d’entrainement, rôle ingrat, obscur mais vital, rôle qu’il remplissait toujours en septembre 1948 même si en raison de l’usure, le nombre d’appareils ne cessait de se réduire. L’appareil à également été utilisé par la Bulgarie et la Hongrie.

La Bulgarie à acquis douze appareils en 1936. Ces avions sont utilisés pour l’entrainement mais il semble qu’au cours de manœuvres certains He-46 ont été utilisés pour la coopération. Ils sont utilisés par les forces aériennes bulgares jusqu’en 1950 quand ils sont retirés du service et détruits en servant de leurres sur les différents aérodromes du pays.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-46C-1

Type : monoplan biplace de reconnaissance, de coopération et d’entrainement

Masse : à vide 1765kg en charge 2300kg

Dimensions : longueur 9.5m envergure 14m Hauteur 3.4m

Motorisation : un moteur radial Bramo de 660ch

Performances : vitesse maximale 250 km/h distance franchissable 1000km plafond opérationnel 6000m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm en poste arrière et plus de 20 bombes de 10kg

Heinkel He-51

Heinkel He-51 sous les couleurs bulgares

Le Heinkel He-51 est un biplan monoplace conçu initialement comme un chasseur mais qui allait être également décliné en version hydravion et en version d’attaque au sol.

C’est une évolution d’un appareil plus ancien le Heinkel He-49. Avec l’Arado Ar68, il constitua l’équipement initial en chasseurs de la jeune Luftwaffe.

Effectuant son premier vol en mai 1933 il est mis en service dans la Luftwaffe en juillet 1934 pour une carrière très courte (mais finalement normale pour un appareil de cette époque) puisqu’il est retiré des unités de première ligne en 1939. 700 exemplaires ont été produits et outre l’Allemagne, l’appareil va être utilisé par l’Espagne et par Bulgarie.

Au total 150 He-51A, 450 He-51B (dont 46 en version hydravion) et 100 He-51C (version attaque au sol) furent produits pour la Luftwaffe. Il est engagé au sein de la Légion Condor durant le conflit espagnol.

La Bulgarie à acquis douze appareils qu’elle va utiliser pour l’entrainement à la chasse et l’entrainement à la voltige. Ces appareils acquis en 1936 vont être utilisés jusqu’en 1944 quand usés ils ont été retirés du service et envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques (Heinkel He51B-1)

Type : biplan monomoteur monoplace

Masse à vide 1460kg en charge 1900kg

Dimensions : longueur 8.4m envergure 11m hauteur 3.2m

Motorisation : un moteur en ligne BMW VI 7.3 de 750ch entrainant une hélice bipale à pas variable

Performances : vitesse maximale 330km/h vitesse de croisière 280km/h distance franchissable 570km plafond opérationnel 7700m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans le nez avec 500 coups par arme, six bombes de 10kg

Heinkel He-72 Kadett

Heinkel He-72 Kadett

Le He-72 est un biplan biplace d’entrainement initial répondait à un besoin emis en 1933. L’appareil entre en service au sein du National-Socialist Flyers Korps (NSSK), l’ancètre de la Luftwaffe avant d’équiper l’armée de l’air allemande, devenant l’appareil d’entrainement standard de la Luftwaffe.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948 et à l’étranger il à été utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie et le Japon avec un unique appareil. Six appareils ont été acquis par Sofia, appareils qui vont être utilisés jusqu’en 1950 quand le dernier appareil encore en état de vol est définitivement cloué au sol suite à la découverte de criques dangereuses. L’appareil est envoyé à la casse.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-72B-1

Type : biplace d’entrainement biplan

Masse : à vide 540kg maximale au décollage 865kg

Dimensions : longueur 7.50m envergure 9.00m hauteur 2.70m

Motorisation : un moteur radial BMW-Bramo de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable : 3500m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. Le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le Fw-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Avec 109 appareils le Stieglitz va être le principal avion d’entrainement des forces aériennes bulgares. Quelques appareils furent utilisés également pour la liaison. Il restait cinquante-quatre appareils à la fin du conflit, la plupart en mauvais état. Quelques appareils ont été visiblement réutilisés par les forces d’occupation soviétiques avant d’être envoyés à la ferraille sans autre forme de procès.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Le Focke-Wulf Fw-56 Stösser est un avion d’entrainement avancé, un monoplan à aile haute destiné non pas à l’entrainement au pilotage mais à la chasse. Il est d’ailleurs conçu comme un chasseur de défense locale. Le premier prototype décolle pour la première foi en novembre 1933 suivit d’un second et d’un troisième en février 1934.

Après s’être imposé face à l’Arado Ar76 et le Heinkel He 74, le Focke-Wulf Fw-56 est produit à plus de 1000 exemplaires, certains étant exportés en Autriche, en Hongrie, en Bolivie, en Bulgarie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Espagne. L’appareil était toujours en service en septembre 1948. La Bulgarie à utilisé six appareils de 1936 à 1944.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-56A-1

Type : monoplan monoplace d’entrainement avancé

Masse : à vide 755kg en charge 985kg

Dimensions : longueur 7.6m envergure 10.5m hauteur 2.6m

Motorisation : un moteur radial Argus As 10C de 236ch

Performances : vitesse maximale : 278 km/h vitesse de croisière 255 km/h Distance franchissable 385km Plafond opérationnel 6200m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17

Focke-Wulf Fw-58 Weihe

Le Focke-Wulf Fw-58 Weihe était un bimoteur utilisé comme avion d’entrainement multirôle (pilotes, mitrailleurs et opérateurs radios) mais aussi comme avion de transport et avion sanitaire.

Le premier vol à lieu en 1935 et la mise en service en 1937. Il à été produit à 1350 exemplaires utilisés quasiment exclusivement par les allemands, seule

La Bulgarie utilisa 34 exemplaires dont 22 exemplaires étaient encore disponibles en avril 1954. Seule une poignée de ces appareils à été préservée dans des musées. Il à également été exporté en Autriche, au Brésil, en Argentine, en Tchécoslovaquie, en Croatie (durant la seconde guerre mondiale), la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Turquie et l’URSS.

Caracteristiques Techniques

Type : bimoteur monoplan d’instruction et de transport

Masse à vide 2000kg en charge 2930kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 21m hauteur 4.2m

Motorisation : deux moteurs radiaux Argus As 10C de 240ch entrainant deux hélices bipales de 2.5m de diamètre à pas variable

Performances : vitesse maximale 254km/h vitesse de croisière 238km/h distance franchissable 690km plafond opérationnel 5400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-15

Equipage : quatre hommes

Caproni Ca-100

Avant l’apparition du Breda Ba-25, le Caproni Ca-100 est l’appareil d’entrainement de base standard de la Regia Aeronautica. Le premier prototype effectue son vol inaugural en 1928 et l’armée de l’air italienne va recevoir 675 exemplaires de ce biplan biplace inspiré du De Havilland DH-60 Moth.

Outre l’Italie l’appareil va être utilisé par le Pérou, le Portugal, l’Autriche, l’Espagne et va inspirer la Bulgarie dans la mise au point d’un avion d’entrainement national, le KB-1 Peperuda (sept exemplaires produits).

Toujours en service en octobre 1948, le Ca-100 est utilisé durant tout le conflit. La guerre terminée un grand nombre d’appareils est encore disponible mais beaucoup sont très usés. Voilà pourquoi tous sont feraillés et aucun avion n’est aujourd’hui exposé dans un musée.

Le Pérou à utilisé l’appareil jusqu’en 1960, le Portugal et l’Espagne jusqu’en 1961, les appareils autrichiens ayant été récupérés par la Luftwafe et broyés par le second conflit mondial.

Vingt-quatre appareils ont été utilisés par la Bulgarie de 1938 à 1954, les appareils survivants (huit exemplaires) très usés par un usage intensif étant envoyés à la casse à la fin des années cinquante.

Caracteristiques Techniques

Type : biplace biplan d’entrainement

Masse à vide 400kg en charge 650kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 10m hauteur 2.75m

Motorisation : De Havilland Gispy de 85ch

Performances : vitesse maximale 165 km/h rayon d’action 700km plafond opérationnel 4000m

Polikarpov Po-2

Le Polikarpov Po-2 (appelé également U-2 en raison de son rôle initial d’avion d’entrainement uchebnyy en russe, le nom Po-2 à été adopté en 1944, deux ans après la mort de Vladimir Polikarpov) était un avion d’usage général mis au point à la fin des années vingt et utilisés pendant près de vingt-cinq avant, pendant et même après le second conflit mondial !

Outre l’entrainement, il fût utilisé également pour l’attaque au sol, la reconnaissance, la guerre psychologique, les liaisons, l’évacuation sanitaire……. . Entre 1928 et 1959, ont été produit plus de 30000 Po-2.

A l’origine de cette sucess story russe figure la volonté de remplacer le U-1, la copie de l’Avro 504 britannique. Le vol inaugural à lieu le 7 janvier 1928, les essais menés au cours de l’année avant de lancer la production en série en 1929.

La production cesse dès 1956 en URSS mais se poursuit jusqu’en 1959 en Pologne et en en Tchécoslovaquie, les deux pays achetant la licence dès 1955 pour relancer la production aéronautique le plus rapidement possible.

A la version de base désignée U-2 s’ajoute les U-2A U-2AO et U-2AP pour les travaux agricoles (futurs Po-2A, Po-2AO et Po-2AP), les appareils expérimentaux U-2G, U-2PL et U-2KL, des versions d’attaque au sol U-2LSh et U-2LNB, des versions hydravion U-2M et U-2P, une version ambulance U-2S, une version liaison U-2ShS, des versions de transports civils U-2SP et U-2SPL, la version d’entrainement U-2UT, la version utilitaire U-2VS, une version d’observation nocturne d’artillerie U-2NAK, des versions améliorées U-3 et U-4.

Outre l’URSS, l’appareil à été utilisé par l’Albanie, la Bulgarie, la Chine, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Finlande, l’Allemagne (appareils capturés), la Hongrie, la Mongolie, la Roumanie, la Turquie et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Type : biplan biplace d’usage général

Masse à vide 770kg en charge 1030kg maximale au décollage 1350kg charge utile 260kg

Dimensions : longueur 8.17m envergure 11.40m hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur radial Shvetsov M-11D de 125ch

Performances : vitesse maximale 152km/h vitesse de croisière 110km/h distance franchissable 630km plafond opérationnel 3000m

Armement (U-2VS/LNB) une mitrailleuse de 7.62mm ShKAS et six bombes de 50kg

FIN

Mitteleuropa Balkans (61) Bulgarie (25)

Artillerie antiaérienne

2cm Flak 30/38

2cm Flak 38

La pièce antiaérienne la plus légère de l’armée allemande était le 20mm, un calibre que l’on peut considérer comme international à la différence du 25mm français par exemple.

A l’origine de ces deux modèles de canons de 20mm figure le Flak 28, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Le traité de Versailles ayant interdit à l’Allemagne de dévelloper de nouvelles armes, les bureaux d’études allemands soient vende leurs projets ou alors continue leur dévellopement à l’étranger notamment en Suisse.

Comme les choses ne sont jamais simples, le Flak 30 à également pour origine le Solothurn ST-5 un canon suisse adopté par la Kriegsmarine sous l’a désignation de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable. Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre.

D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg). Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un châssis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie et donc la Bulgarie ont reçu ces modèles de canons et ce à partir de 1937/38 avec une première commande de 250 exemplaires suivit d’une deuxième de 162 exemplaires.

D’autres canons de ce type vont être commandés ce qui fait qu’en septembre 1948 l’armée bulgaire possédait 550 pièces de ce type. La majorité était tractée mais certaines pièces furent installées sur des camions. Ce n’est pas pleinement documenté mais il semble que d’autres canons de ce type ont été livrés durant le second conflit mondial en dépit du fait qu’elles étaient clairement déclassées.

Quand le second conflit mondial se termine l’armée bulgare possède encore environ 120 pièces de ce type, canons utilisées aussi bien pour le tir antiaérien que pour le tir sol-sol. Ces canons de 20mm ont été conservés en réserve, utilisés un temps pour l’entrainement et la formation de nouveaux artilleurs de la nouvelle armée bulgare en attendant l’arrivée de canons d’origine soviétiques.

Le 2cm Flak 30 était un canon léger antiaérien de 20mm de conception et de fabrication allemande pesant 470kg en configuration transport et 364kg en batterie et disposant d’un tube de 65 calibres (longueur : 1.3m) permettant le tir d’un projectile (20x138B) de 0.136kg à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2134m en tir antiaérien à raison de 280 coups par minute (120 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeur de vingt coups. A noter que l’obus perforant pouvait percer 20mm à 500m (30°).L’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -20° à +90° et en azimut sur 360°

3.7cm Flak 36/37/43

3.7cm Flak 37

Tous les pays à ma connaissance disposaient d’une DCA légère composée de deux calibres assez proches. Le duo standard était souvent composé du 20 et du 40mm mais d’autres pays préféraient le 25 et le 37mm ou encore le 20 et le 37mm pour l’Allemagne.

L’armée allemande à mis en service plusieurs modèles de canons de ce calibre dont le 3.7cm Flakabwehrkanone 36 (3.7cm Flak 36), une évolution du 3.7cm Flak 18 avec une cadence de tir améliorée. La production est lancée en 1936 mais dès l’année suivante en 1937 un modèle amélioré baptisé logiquement Flak 37 lui succède sur les chaines de montage. En 1943 lui succède le 3.7cm Flak 43.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Bulgarie reçoit en 1943 vingt-sept Flak 36 suivis en 1945 de trente-deux Flak 37 et enfin en 1949 de soixante-douze Flak 43 soit un total de 131 pièces. La Bulgarie aurait voulu plus de canons de ce type mais Berlin n’à pas donné suite à la demande de Sofia probablement pour des raisons politiques.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore selon un rapport de janvier 1954 un parc composé de quatre Flak 36, douze Flak 37 et quarante-deux Flak 43 soit un total de 59 pièces ce qui n’était pas négligeable.

Ces pièces ont été mises en réserve au moment du désarmement de l’armée bulgare, stockées jusqu’en 1969 quand décision est prise de détruire ce qui ressemblait à des antiquités militaires impropres à la guerre moderne.

Le 3.7cm Flakabwehrkanone 43 (3.7cm Flak 43) était un canon léger antiaérien automatique de 37mm. Pesant 2000kg en configuration transport, il disposait d’un tube de 57 calibres (longueur du tube 2.109m) permettant le tir d’un projectile d’un poids variant de 0.623 à 0.659 kg à une portée maximale de 6500m (4800m en pratique) à raison de 250 coups par minute (150 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de huit coups. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -7°30′ à +90° et en azimut sur 360°

8cm PL kanon vz.37

8cm PL kanon vz.37

Le 8cm PL kanon vz.37 est comme son nom l’indique un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque. Autre création de la firme Skoda, ce canon médian fit partie des nombreuses armes capturées par les allemands lors du démantèlement de la Tchécoslovaquie, les pièces capturées étant rebaptisées 7.65cm Flak M 37(t).

Quatre-vingt dix-huit pièces étaient disponibles au moment de la crise de Munich en septembre 1938. La production s’est poursuivie mais le nombre de pièces sorties des usines est inconnue, une partie des archives ayant été détruite durant le second conflit mondial.

La Bulgarie reçoit un certain nombre de pièces durant la Pax Armada en l’occurrence un premier lot de douze pièces suivit d’un deuxième lot de seize pièces et d’un troisième et dernier lot de quatorze pièces soit un total de quarante-deux canons utilisées principalement pour la défense territoriale en Bulgarie mais aussi en Macédoine et en Grèce.

Tout comme les canons de 88mm allemands, les canons tchèques d’un calibre de 76.5mm furent utilisées pour le tir antiaérien mais aussi pour le tir sol-sol avec les résultats que l’on peut aisement imaginer face à des chars ennemis.

A la fin du conflit il restait neuf pièces en état mais avec fort peu de munitions. Voilà pourquoi ces canons ont été rapidement ferraillés, une pièce étant conservée dans un musée à Sofia.

Le 8cm PL kanon vz.37 était un canon antiaérien lourd de 76.5mm de conception et de fabrication tchèque. Pesant 3800kg en position de tir, il disposait d’un tube de 52.8 calibres (longueur du tube 4.04m) perrmettant le tir d’un obus de 8kg (obus encartouché 76.5x346mm) à une distance maximale en tir antiaérien de 11470m à raison de dix à quinze coups par minute. Grâce à un affût cruciforme, l’équipe de pièce pouvait pointer en site de 0° à +85° et en azimut sur 360°

8.8cm Flak 18/36/37/45

Canon de 88mm Flak 36 préservé devant l’ouvrage du Fermont, un ouvrage sérieusement endommagé par les combats du printemps 1949 mais qui fût restauré dans les années soixante pour être transformé en musée et ainsi perpétuer la mémoire des soldats tombés dans les combats sur la Muraille de France.

Comme nous le savons maintenant le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 imposait de sérieuses limitations à l’Allemagne sur le plan militaire que ce soit en terme d’effectifs ou en terme d’armement.

Berlin ne pouvait par exemple par développer de nouvelles armes lourdes. Impossible donc de développer de nouvelles pièces d’artillerie antiaériennes. Ces limitations furent rapidement contournées en installant des bureaux d’études à l’étranger (Pays-Bas, Suède, Suisse, Finlande, Espagne……).

C’est ainsi que pour remplacer les canons de 88mm du premier conflit mondial, l’Allemagne installa un bureau d’études de la firme krupp en Suède qui travailla avec la firme Bofors.

Un canon de 75mm fût mis au point mais la Reichswher ne fût pas satisfaite et demandant la prise du projet ce qui permis aux ingénieurs d’aboutir à un canon de 88mm, le 8.8cm Flugabwehrkanone 18, canon qui entra en service à partir de 1933.

Il était toujours en service en septembre 1939 mais commençait déjà à être remplacé par des canons plus modernes, les 8.8cm Flak 36 et Flak 37. Ces deux derniers modèles se distinguaient par leur tube démontable en trois éléments pour faciliter la maintenance et la présence sur le second nommé d’un calculateur.

Les Flak 18, 36 et 37 furent utilisés en campagne par la Heer et la S.S, en emplacements statiques par la Luftwaffe et la Kriegsmarine. Outre la guerre de Pologne, il participa à la guerre d’Espagne où on découvrit à cette occasion son efficacité dans la lutte antichar.

Suite à ces trois modèles les allemands tentèrent de mettre au point l’arme parfaite, l’arme polyvalente capable d’être aussi bonne pour la lutte antichar que pour la lutte antiaérienne. Cela donnait naissance à une arme très complexe, trop complexe pour le temps de guerre.

A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces.

Le 8.8cm Flak 45 fût produit en grand série à partir du printemps 1946, la priorité allant à la Flakartillerie de la Luftwaffe, l’équivalent de notre DAT.

La Heer fût servie après ce qui généra rancœurs et jalousies au point qu’il y eut des détournements de matériel, des canons destinés à la Luftwaffe se retrouvant dans la Heer ou la S.S.

Cette situation s’aggrava durant le conflit au point que les convois sortant des usines devaient être escortés pour éviter les détournements !

Outre la version tractée, le 8.8cm Flak 45 fût monté sur des semi-chenillés, des camions, installé sur des positions fixes mais également sur des wagons plats pour assurer la défense du Reich.

La Bulgarie commande vingt 8.8cm Flak 18 en 1936 suivis de soixante-six 8.8cm Flak 36 puis par cinquante 8.8cm Flak 37 et enfin vingt-quatre 8.8cm Flak 45 soit un total de 160 pièces essentiellement destinées à la défense territoriale de la Bulgarie notamment les villes de Sofia, de Burgas et de Varna. Quelques pièces sont utilisées sur les arrières du champ de bataille.

Quand le conflit se termine il reste six Flak 18, douze Flak 36, seize Flak 37 et huit Flak 45 soit un total de quarante-deux pièces qui furent stockées et pour beaucoup démolies dans l’immédiat après guerre faute d’utilité, les soviétiques fournissant à leur nouvel allié bulgare des pièces de 85 et de 100mm.

Le 8.8cm Flak 18 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 5150kg en batterie et 6861kg en ordre de route et disposant d’un tube de 56 calibres (longueur du tube 4.93m) permettant le tir d’un obus de 9.24kg à une distance maximale de 8000m. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +85° et en azimut sur 360°

Le 8.8cm Flak 45 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 7500kg en batterie et 8790kg en ordre de route et disposant d’un tube de 70 calibres (longueur du tube 6.10m) permettant le tir d’un obus de 9.4kg à une distance maximale de 14700m à raison de 15 à 20 coups par minute. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +90° et en azimut sur 360°

Mitteleuropa Balkans (60) Bulgarie (24)

Artillerie antichar

3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak35/36)

Canon de 37mm Pak 35/36.

Ce petit canon antichar à été mis au point à partir de 1925 par la firme Rheinmetall pour l’armée de terre allemande. Il est prêt en 1928 d’abord dans une version hippomobile puis dans une version pour traction automobile où les roues d’origine sont remplacées par des roues munies de pneumatiques.

-Adopté officiellement en 1936 sous le nom de 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36, ce canon à été rapidement dépassé par l’augmentation de l’épaisseur des blindages des chars ennemis, français et anglais notamment.

Ce canon antichar reste malgré tout en service jusqu’en 1942 quand le 5cm Panzerabwehrkanone 38 à été produit en suffisamment grand nombre pour équiper les unités d’active.

Quand aux canons de 37mm, l’immense majorité est stocké au cas où il aurait fallu équiper en urgence des unités en dépit des limites de ce canon qui fût exporté en URSS, en Italie et aux Pays-Bas, les Etats-Unis s’inspirant de ce canon pour mettre au point leur canon antichar M3.

La Bulgarie reçoit 100 canons livrés en 1940. Ce sont les premiers canons antichars livrés à l’armée bulgare qui était jusqu’ici dépourvue d’armes de ce type. Ces armes étaient déjà dépassées au moment de la livraison mais Sofia n’avait pas vraiment le choix.

En septembre 1948 une soixantaine de pièces est en service mais ils n’ont pas être engagées au combat, l’armée bulgare connaissant ses limites. En 1954 seize pièces étaient encore disponibles mais elles sont rapidement envoyées à la casse.

Le 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 était un canon antichar de 37mm de conception et de fabrication allemande pesant 440kg en configuration transport et 328kg en configuration en batterie.

Disposant d’un tube de 45 calibres (longueur du tube 1.66m) il tire un obus de 0.685kg (37x249R) à une distance maximale effective de 300m à raison de 13 coups par minute, pouvant percer 31mm de blindage à 500m.

L’équipe de pièce composée de cinq hommes protégée par un bouclier de 4.4mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +25° et en azimut sur 30°.

3.7cm KPÚV vz. 37

Canon antichar de 37mm Skoda

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de conception et de fabrication tchécoslovaque, une autre création de la firme Skoda. Avant la désintégration de la Tchécoslovaquie, quelques pièces ont été exportées en Yougoslavie.

Les allemands ont récupéré un certain nombre de pièces dispsonibles au printemps 1939 pour leurs propres besoins. La Slovaquie à récupéré les pièces disponibles sur son territoire au moment de son indépendance en mars 1939.

Et la Bulgarie dans tout ça ? Elle à reçu 450 exemplaires en 1942 et 1943 pour compléter le canon de 37mm Pak 36. Dépassée en septembre 1948 elle était encore en service faute de mieux, 320 canons de ce type étaient encore en service à l’époque.

Il fût utilisé essentiellement contre les chars légers et les autos blindées car incapable de détruire les chars lourds voir même les chars moyens. A la fin du conflit il restait soixante-quatre pièces qui sont stockées puis détruites dans les années soixante sauf quelques pièces conservées dans des musées ou sur des monuments.

Le 3.7cm KPUV vz.37 était un canon antichar de 37.2mm, pesait 370kg en position de tir, disposant d’un tube de 47.8 calibres (1.77m) permettant le tir d’un projectile encartouché (QF 37x268R) de 0.800kg à une distance maximale de 900m, percant 31mm à 500m (30°) à raison de douze coups par minute (vingt-trois en théorie). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4.7mm composée de cinq hommes pouvait pointer le canon en site de -8° à +26° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

5cm Panzerabwehrkanone 38

5cm Pak 38

Alors que le canon de 37mm était à peine en service les allemands étudièrent son remplaçant bien conscients que ce calibre allait être vite déclassé par l’augmentation de l’épaisseur du blindage.

Le dévellopement est rapide et le canon conçu par la firme Rheinmettall-Borsig est près dès 1938 d’où son appelation officielle de 5cm PanzerabwehrKanone 38 (5cm Pak 38). Les retards de fabrication font que les premières pièces n’arrivent en autonme 1940, permettant une relève progressive des Pak 35/36.

Le Pak 38 était une arme d’excellente facture, bien conçue et fabriquée en partie avec des alliages légers ce qui la rendait très maniable. Avec la saisie d’armes antichars polonaises et tchèques, les allemands mirent au point des obus au noyau tungstène (AP-40) ce qui augmenta la capacité de perforation du canon.

Heureusement pour les alliés, les stocks de tungstène limités des allemands firent que la fabrication de ces obus spéciaux diminua au cours du conflit pour quasiment cesser quelques mois avant la fin du second conflit mondial.

En dépit de la mise au point du Pak 43 de 75mm, le Pak 38 resta en service durant tout le conflit, étant une arme tout à fait efficace, n’ayant rien à envier aux canons de 47mm français ou de 57mm britanniques.

Outre l’Allemagne, ce canon va être utilisé par la Hongrie, par la Roumanie et par la Bulgarie qui reçoit 492 pièces entre 1943 et 1947. Ces canons antichars vont servir en URSS et dans les Balkans où ils se montrèrent assez efficaces, les chars déployés en Grèce et en Yougoslavie étant le plus souvent des chars légers, des chars moyens voir des canons d’assaut. A la fin du second conflit mondial il restait une cinquantaine de pièces de disponible, pièces stockées un temps avant d’être envoyées à la ferraille.

Le 5cm Panzerabwehrkanone 38 (5cm Pak 38) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 50mm pesant 1000kg en batterie et 1062kg en configuration de route.

Il dispose d’un tube de 60 calibres (longueur du tube : 3m) permettant le tir d’un obus (QF 50x419mmR) de 0.925kg ou de 1.620kg à une distance maximale de 2650m, pénétrant 45mm de blindage à 1500m et 101mm à 740m (AP-40) à raison de 13 coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvait pointer le canon de -8° à 27° et en azimut sur 65°.

7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43)

7.5cm Pak 43

Le 7.5cm Pak 43 était un canon antichar de 75mm développé suite au Pak 38. C’était une excellente arme mais qui risquait lui aussi le déclassement face à l’augmentation de l’épaisseur du blindage des futurs chars français, anglais et soviétiques. Devant le poids de l’arme, ce n’était plus un canon antichar d’infanterie mais un canon antichar d’artillerie.

Les premières esquisses sont lancées à l’été 1941. Initialement Rheinmettall-Borsig voulait partir de zéro mais pour gagner du temps on préféra partir du Pak 38 en redessinant l’affût d’origine pour supporter un canon plus lourd. Le dit canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer la stabilité du canon.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 sous le nom de 7.5cm PanzerabwehrKanone 43, ce canon servant également de canon de char pour armer le PanzerKampfwagen V (Pz V) plus connu sous le nom de Panther.

Ce canon est encore en service en septembre 1948. C’est le canon antichar principal de l’armée allemande en compagnie du Pak 45 de 88mm, une adaptation du canon antiaérien de 88mm au combat antichar.

Il est utilisé essentiellement en position fixe. Des projets d’automoteurs antichars n’ont pas vu le jour avant le conflit notamment en raison du fait que contrairement à beaucoup d’armées, la Deutsche Heer confie à ses Panzer la lutte contre les chars ennemis.

La Bulgarie va recevoir 240 pièces à partir de septembre 1947, la totalité de la commande étant honorée en août 1948. Ces canons vont être employés sur le front russe et dans les Balkans comme canon antichar et parfois comme pièce d’artillerie de campagne.

En avril 1954 les troupes bulgares disposaient encore de 96 pièces qui sont stockées. Certaines pièces vont être réutilisées pour l’entrainement de la nouvelle armée bulgare avant d’être envoyées à la ferraille. Une poignée à été préservée dans des musées en Bulgarie mais aussi à l’étranger.

Le 7.5cm Panzerabwehrkanone 43 (7.5cm Pak 43) était un canon antichar de conception et de fabrication allemande de 75mm. Pesant 1425kg en batterie (1500kg en ordre de route), il disposait d’un tube de 46 calibres (longueur du tube 3.45m) permettant le tir d’un obus perforant de 6.8kg ou explosif de 5.74kg à une distance maximale de 7680m (tir indirect) ou de 1800m (tir direct), perforant 98mm de blindage à 2000m à raison de 14 coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer en site de -5° à +22° et en azimut sur 45°.

Mitteleuropa Balkans (59) Bulgarie (23)

Artillerie lourde

Canon de 120mm Schneider-Canet modèle 1897

Appelé 120мм нескорострелно оръдие Д/28 « Шнайдер » par les bulgares, le canon de 120mm Schneider-Canet modèle 1897 était une pièce d’artillerie lourde mise en œuvre au niveau du corps d’armée voir de l’armée.

Dix canons étaient encore en service en décembre 1939 à la fin de la guerre de Pologne mais ils sont remplacés par des canons de 150mm de conception et de fabrication allemande.

Ce canon à été vendu à la Serbie et donc à la Bulgarie qui avait reçu 24 canons, pièces lourdes utilisées durant les deux guerres balkaniques et durant la première guerre mondiale.

Le 120мм нескорострелно оръдие Д/28 « Шнайдер » était un canon de 3080kg en batterie (3450kg en configuration transport) disposant d’un tube de 28 calibres (longueur 3.360m) permettant le tir d’un obus de 18kg à une distance maximale de 8400m (obus explosif) et de 6000m (shrapnel). L’affût permet au canon de pointer en site de -12° à +28°.

Obusier de 120mm modèle 1915TR

L’obusier de 120mm modèle 1915 à Tir Rapide (TR) était un obusier de conception et de fabrication française, un modèle mis au point par la firme Schneider.

Le modèle 1915TR est issu du modèle 1909, un obusier très mobile et très stable au tir ce qui était un plus évident pour augmenter la cadence de tir.

Exporté en Russie le modèle 1909 donna naissance à l’obusier de 122mm M1910. Le modèle 1909 fût également exporté en Serbie et en Bulgarie mais une partie de la commande bulgare bloquée en France par le déclenchement de la première guerre mondiale fût finalement utilisée par l’artillerie française entrée en guerre avec de sérieux manques en matière d’artillerie lourde.

En réalité les modèle 1909 et modèle 1915 étaient quasiment identique. En septembre 1915 la Bulgarie s’engage du côté des empires centraux et ses obusiers de 120mm modèle 1915TR vont être engagés contre les serbes qui disposaient du même modèle d’obusiers.

Cet obusier va aussi être utilisé par la Roumanie et par la Belgique mais il s’agissait de pièces de seconde main et non d’obusiers fraichement sorties d’usine. Au final 1915 exemplaires ont été produits.

Pour en revenir à la Bulgarie, Sofia à reçut 36 modèle 1909 suivis de 24 modèle 1915 capturés sur les serbes en 1915 soit un total de soixante pièces. Trente-huit étaient encore disponibles à la fin du premier conflit mondial et trente-six à la fin de la guerre de Pologne.

Il était toujours en service en septembre 1948 et va être largement employé par l’artillerie bulgare notamment dans les Balkans. Il ne restait plus que 13 pièces disponibles au printemps 1954, pièces rapidement envoyées à la casse car trop usées pour justifier un quelconque usage ultérieure.

L’obusier de 120mm modèle 1915TR pesait 1416kg en position de tir (2228kg en configuration transport) et disposait d’un tube de 13 calibres (1.74m) permettant le tir d’un obus de type séparé (120x142R) de 21kg à une distance maximale de 8300m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -3° à +43° et en azimut sur 5°.

15cm Schwere Feldhaubitze 05

Connu sous la désignation turque de 15/14 sm. sahra obüsü, allemande de 15 cm schwere Positionhaubitze L/14 mit Rohrrucklauf et bulgare de 150-мм скорострелна гаубица Д-14 “Круп”, cet obusier de 150mm à connu un parcours tortueux pour arriver dans l’armée bulgare.

En effet ces obusiers sont des pièces d’artillerie de prise, l’empire ottoman ayant acquis trois batteries de six pièces en 1905, pièces livrées en 1908. Elles vont participer à la première guerre Balkanique et vont être capturées par les bulgares qui vont les réutiliser.

Quatorze sont disponibles au début de la première guerre mondiale et toutes sauf une sont encore là quand la première guerre mondiale se termine. Ces pièces sont mises en réserve de 1919 à 1939 et de 1944 à 1949 quand six d’entre-elles sont remises en ligne pour combattre en Grèce où elles sont toutes détruites.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 05 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel : 149.1mm) pesant 2290kg et disposant d’un tube de 14 calibres (longueur du tube 2.1m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 41kg (une à six charges propulsive) à une distance maximale allant de 2500 (une charge) à 7100m (six charges). L’équipe de pièce protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur peut pointer l’obusier en site de -5° à +43° et en azimut sur 5°.

15cm Schwere Feldhaubitze 13

Le 150мм скорострелна гаубица Д/14 “Круп-13” est tout simplement le 15cm Schwere Feldhaubitze 13, un obusier lourd de 150mm mis en service en 1913 et donc utilisé par l’armée de Guillaume II dans la première guerre mondiale. Pas moins de 3400 exemplaires sont sorties des usines allemandes.

Suite au traité de Versailles, cet obusier exporté en Turquie est livré à la Belgique et aux Pays-Bas au titre des réparations et conservé par la Reichswehr en petit nombre. Remplacé par le Schwere Feldhaubitze 18, le Sfh13 n’est plus en service dans l’armée allemande en septembre 1948 mais quelques pièces ont probablement été stockées.

Durant le premier conflit mondial Berlin transfert vingt-quatre pièces à l’armée bulgare mais seulement six survivent au second conflit mondial, les autres ayant été capturées par l’Entente lors de leur offensive de septembre 1918.

Les six pièces sont cachées durant l’entre-deux-guerres et remises en service en 1940 pour entrainer de nouveaux artilleurs en attendant la livraison de pièces plus modernes.

A ces 24 obusiers s’ajoutent huit pièces au canon plus long (17 calibres au lieu de 14) également transférées durant le premier conflit mondial. Elles vont également être utilisées durant le second conflit mondial sous la désignation de 150-мм скорострелна гаубица Д/17 “Круп”. Tous ces obusiers ont disparu durant le second conflit mondial.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 13 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel 149.1mm) disposant d’un tube de 14 (2087.4m) ou de 17 calibres (2534.7m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 42kg à une distance maximale de 8600m à raison de trois coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -4° à +45° et en azimut sur 9°.

15cm Schwere Feldhaubitze M.14

Le 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 était un obusier lourd mis au point pour l’armée austro-hongroise par la célèbre firme Skoda de Pilsen. Très vite une version améliorée voit le jour, version désignée 15cm Schwere Feldhaubitze M.14/16.

Après guerre les pays successeurs de la Double-Monarchie ont continué à utiliser cette pièce comme l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Hongrie mais aussi d’anciennes puissances ennemies comme la Roumanie et l’Italie.

La Bulgarie à reçu cinq pièces de ce type durant le premier conflit mondial, quatre d’entre-eux étant disponibles à la fin du premier conflit mondial. Elles ont été utilisées au tout début du second conflit mondial mais vite retirées du service et envoyées à la casse.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 était un obusier lourd de 150mm (calibre réel 149.1mm) pesant 2765kg en batterie et disposant d’un tube de 14 calibres (soit une longueur de 2.12m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 41kg à une distance maximale de 8760m à raison de un ou deux coups par minute. L’équipe de pièce pouvait pointer le tube de -5° à +70° en site et de 6° en azimut.

15cm Schwere Feldhaubitze 18

15cm Schwere Feldhaubitze 18

Le 15cm Schewere Feldhaubitze 18 était un obusier mis au point par l’armée allemande en combinant le canon Rheinmetall sur l’affût Krupp. Il rentre en service dans la Wehrmacht en mai 1935 et en septembre 1939 plus de 1300 canons sont en service, la production continuant durant la Pax Armada pour remplacer définitivement les obusiers de 150mm plus anciens décrits plus hauts.

Bonne arme mais assez lourde, plusieurs projets d’allègement furent étudiées. La plus prometteuse voyait l’utilisation d’alliages légers mais ces derniers étant très demandés autre-part ce projet n’alla pas plus loin que l’étude théorique.

Une version à canon allongée plus lourde que la version d’origine ne connu pas non plus la production en série. Un nouveau modèle d’obusier, le 15cm Schwere FeldHaubitze 47 devait être mise en production en septembre 1948 mais la guerre la reporte.

Avant même le début du second conflit mondial, le 15cm Schwere Feldhaubitze 18 à connu son baptême du feu en étant employé par la Chine nationaliste dans sa guerre contre le Japon. Ce canon à également été exporté en Amérique du Sud (Argentine et Chili), au Portugal, en Finlande et donc en Bulgarie.

L’armée bulgare à reçut 24 canons en 1939, 20 en 1940 et 32 autres en 1942 portant le parc à 76 pièces. Une nouvelle commande est envisagée mais n’aboutira finalement pas.

A la fin du second conflit il y avait encore une dizaine de pièces en service, pièces ferraillées à la fin des années cinquante car considérées en surplus.

Le 15cm Schwere Feldhaubitze 18 était un obusier lourd de 149.1mm pesant 5512kg en batterie (6304kg en transport) et disposant d’un tube de 29.5 calibres (longueur 4.440m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 43.52kg à une distance maximale de 13325m à raison de quatre coups par minute. L’équipe de pièce de 7 hommes peut pointer l’obusier de -3° à +45° en site et sur 64° en azimut.

Mitteleuropa Balkans (57) Balkans (21)

Artillerie de campagne et de montagne

7.5cm M.1915

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre. Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

La Bulgarie à reçut 144 exemplaires durant le premier conflit mondial, des armes employées dans le tourmenté relief balkanique où il fit merveille. Cette arme fût utilisée comme pièce d’artillerie classique mais aussi comme canon d’infanterie lors des offensives bulgares locales.

83 pièces furent perdues (dont 54 capturées par l’Entente) réduisant le parc à la fin du premier conflit mondial à seulement 61 canons mais des pièces récupérées dans le chaos de l’après guerre fit remonter le parc à 120 pièces en septembre 1939 avant une décroissance liée à l’usure. 75 pièces étaient encore en service en septembre 1948 et 42 en avril 1954 quand le second conflit mondial se termine. l »immense majorité est envoyée à la ferraille.

Le 7.5cm M.1915 était un canon de 75mm disposant d’un tube de 15.4 calibres (longueur du tube 1.15m) pesant 614kg en position de tir (620kg en configuration transport) Il tire un obus (75x129R) de 6.35kg à une distance maximale de 8250m à raison de 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce de cinq ou six hommes protégée par un bouclier de 4.2mm d’épaisseur peut pointer le canon en site de -10° à +50° et en azimut sur 7°.

7.5cm M.1936

Pour compléter à défaut de devoir remplacer le canon précédement présenter la Bulgarie à acquis en 1936 auprès de la firme Bofors un nouveau canon léger de montagne désigné par ses soins 7.5cm M.1936.

Sous cette désignation se cache une évolution du canon de montagne Bofors de 75mm modèle 1934, un canon notamment utilisé par la Belgique, les Pays-Bas et la Chine mais aussi par l’Allemagne (douze canons pour évaluation) et donc dans un modèle amélioré par la Bulgarie.

Ce canon également vendu en Argentine, au Brésil, au Paraguay, en Perse et en Suisse à été engagé au combat par les Pays-Bas aux Indes Néerlandaises, par la Belgique dans les Ardennes et par la Bulgarie dans les Balkans où le petit canon suédois fit merveille par sa robustesse et sa fiabilité.

Bien entendu avec 48 canons les artilleurs bulgares ne pouvaient pas faire de miracles mais ils sont parvenus à appuyer les troupes bulgares et ont surtout rendu plus difficile l’avancée des troupes alliées dans les Balkans où il à été exclusivement employé.

Il y eut bien le projet d’envoyer une batterie en Russie pour soutenir les deux divisions bulgares mais les canons restèrent à Varna en raison de la surcharge du cargo devant les emporter avec munitions et servant. Ce fût une heureuse chose car le cargo en question fût coulé par un sous-marin soviétique. Les canons auraient pu rallier la Crimée ultérieurement mais ce ne fût pas le cas.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore seize canons de ce type qui furent stockés puis brièvement réutilisés comme pièces d’entrainement pour les nouveaux artilleurs bulgares. Deux pièces furent utilisées comme canon de salut à Sofia jusqu’en 1975 quand l’un d’eux explosa entrainant leur réforme, le canon endommagé étant envoyé à la ferraille, le second préservé dans un musée.

Le 7.5cm M.1936 était un canon léger de montagne de 75mm pesant 928kg en position de tir. Il dispose par ailleurs d’un tube de 24 calibrres (longueur du tube 1.8m) permettantt le tir d’un obus de 6.59kg (obus encartouché QF 75x212mm) à une distance maximale efficace de 9300m à raison de 15 à 25 coups par minute. L’équipe de pièce composée de neuf hommes et protégée par un bouclier pouvait pointer le canon en site de -10° à 50° et en azimut sur 7°54′.

7.5cm Gebirgsgeschütz 36 (désignation bulgare : 7.5cm M.1944)

Le 7.5cm Gebirgskanone 15 n’était autre qu’une pièce austro-hongroise produite par la firme Skoda, utilisée en petit nombre par l’armée allemande durant le premier conflit mondial et dont des exemplaires supplémentaires ont été commandés par la Reichswehr pour servir de canon de montagne (alors que les pièces commandées avaient été davantage utilisées pour le soutien rapproché de l’infanterie).

Ce canon déjà ancien devait être remplacé par une pièce plus moderne. Après avoir évalué des canons Bofors de 75mm (pièces exportées en Belgique et aux Pays-Bas) sous le nom de Gebirgseschütz 34, les allemands mirent au point leur propre canon, le 7.5cm Gebirgseschütz 36.

Mis au point par Rheinmettall, ce canon entra en service à partir de 1938 mais la production fût assez lente ce qui explique qu’il fallut attendre 1943 pour que les derniers Gebirgskanone 15 soient remplacés et relégués à l’instruction.

Ce canon était naturellement toujours en service en septembre 1948 et n’allait pas tardé à faire parler la poudre en Norvège en appuie des troupes de montagne allemandes.

La Bulgarie devient le seul client d’avant-guerre de ce canon de montagne. Pour compléter leurs Bofors de 75mm, ils vont passer commande de 60 exemplaires qui sont livrés entre 1944 et 1947 pour compléter les canons suédois mais aussi les canons austro-hongrois qui faisaient de la résistance en dépit d’une usure prononcée.

Ces canons vont opérer dans les Balkans pour appuyer les troupes bulgares aussi bien dans leurs combats conventionnels contre les alliés que lors des sinistres opérations de nettoyage.

A la fin du conflit il restait 23 pièces en service. Certaines ont été stockées jusqu’en 1975 quand décision est prise de purger les stocks des armes dépassées. Ces canons de montagne sont tous envoyées à la ferraille sauf deux préservées dans des musées.

Le 7.5cm M.1944 était un canon de montagne de 75mm pesant 750kg disposant d’un tube de 19 calibres (longueur du tube 1.45m) permettant le tir d’un obus de 5.75kg à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvant pointer le canon en site de -2° à +70° et en azimut sur 40° de part et d’autre de l’axe.

7.5cm M1903

Le 7.5cm M1903 était un canon de 75mm comparable au M1904 ci-après mais de conception et de fabrication allemande, un produit de la firme firme Krupp. Ce canon acquis en 1913 était toujours en service au début du second conflit mondial même si il était en cours de retrait.

Il n’y eut pas de témoignage de son utilisation sur le front balkanique mais comme des partisans yougoslaves ont capturé un exemplaire il est évident qu’il à été utilisé dans les tristements célèbres opérations de nettoyage menées en Macédoine par les troupes bulgares.

Quelques rares exemplaires ont survécu jusqu’au printemps 1954 mais c’était pour mieux subir les foudres des chalumeaux des démolisseurs.

Le 7.5cm M1903 était un canon léger de 75mm pesant 1070kg en batterie mais 1770kg en configuration transport disposant d’un tube de 30 calibres (longueur 2.25m) permettant le titre d »un obus explosif de 6.35kg à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +15° et en azimut sur 3°

Canon de 75mm Schneider-Canet

Le 7.5cm M1904 était un canon produit pour la Bulgarie par la firme française Schneider-Canet, un des grands «marchands de canon» d’avant le premier conflit mondial avec son concurrent allemand Krupp.

324 exemplaires du modèle 1904 sont commandées par la Bulgarie en 1906 ett livrées jusqu’en 1909. Avec un tel nombre vous n’allez pas être surpris chers lecteurs d’apprendre que ce canon sera la principale pièce d’artillerie de campagne de l’armée bulgare durant les deux guerres balkaniques et la première guerre mondiale.

A ces canons vont s’ajouter 180 canon de 75mm Schneider-Canet modèle 1907, des canons d’origine serbe capturés sur le champ de bataille en 1915 (180) mais aussi auprès de l’Armée d’Orient qui perdit neuf canons en 1916.

Et ce n’est pas finit puisque la Bulgarie va également récupérer des canons de 75mm Schneider-Canet modèle 1908, huit de ces canons capturés sur les troupes grecques en 1916 étant promptement remises en service au sein de l’armée bulgare.

Ces canons vont opérer au sein de l’armée bulgare durant tout le conflit et vont rester en service durant la période où les effectifs et les moyens de l’armée du tsar Boris III sont sévèrement contingentés. Nombre de pièces sont modernisées notamment en vue de les adapter à la traction automobile mais clairement en septembre 1948 ces différentes pièces étaient dépassées.

Elles vont néanmoins faire le coup de feu durant tout le conflit et en mai 1954 il restait encore une cinquantaine de ces pièces encore en service. Usées jusqu’à la corde elles n’ont pas été conservées par la suite et ont toutes finies sauf une sous les chalumeaux des ferrailleurs.

Le 7.5cm M1904 était un canon léger de 75mm pesant 1017kg en batterie (mais 1700kg en configuration transport) disposant d’un tube de 31.4 calibres (longueur 2.4m) lui permettant de tirer un projectile de 6.5kg (obus 75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes était protégée par un bouclier de 5mm ce qui lui permettait de pointer en site de -5° à +16° et en azimut sur 3°.

7.5cm M1910

Le 7.5cm M1910 était une autre création de la maison Krupp mais plus récente car datant comme sa désignation l’indique de 1910. Ces canons ont été acquis non pas légalement mais sur le champ de bataille, capturées au cours de différents conflits.

C’est ainsi que l’artillerie bulgare récupéra des M.1910 auprès des turcs (aux côtés de M.1904, M.1908 et M.1913) lors des deux guerres balkaniques, des M.1910 auprès de la Serbie en 1915 et des M.1910 auprès de la Grèce, ces canons étant d’anciennes pièces ottomanes !

Toujours en service dans l’armée bulgare en septembre 1948, ce canon était surtout utilisé depuis des positions fixes, des positions de campagne soigneusement aménagées pour casser l’avance alliée, la canaliser et l’user pour permettre la contre-attaque par des unités mobiles, unités de plus en plus rares au fur et à mesure que la guerre durait.

En mai 1954 il restait une poignée de pièces en service. Les chiffres sont incertains variant selon les sources entre 4 et 9. Ce qui est certain c’est que à part une pièces préservée dans un musée toutes les autres ont été envoyées à la ferraille.

Le 7.5cm M1910 était un canon léger de 75mm pesant 1079kg en batterie (mais 1770kg en configuration transport) disposant d’un tube de 30 calibres (2.250m) permettant le tir d’obus de 6.5kg (75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes protégée par un bouclier de 4mm pouvait pointer le canon de -5° à +16° en site et sur 7° en azimut.

7.7cm FK-16

Quand l’armée allemande décida de développer une artillerie de campagne moderne elle choisit le calibre de 77mm. Pourquoi un tel calibre ? Visiblement il s’agissait de pouvoir si besoin est réaléser les canons de 75mm français et de 76.2mm russes pour leur permettre de tirer des obus allemands.

Ce canon mis en service en 1896 sous la désignation de 7.7cm FK96 n.A va être supplanté durant le premier conflit mondial par le 7.7cm Feldkanone 16, un canon disposant d’un tube plus long, d’une élévation plus importante et un système de munition séparé pour réduire la consommation de poudre et ainsi l’usure des tubes.

Des canons de ce type ont été livrés à l’armée bulgare durant le premier conflit mondial en l’occurence vingt exemplaires. Dix-huit sont toujours là en novembre 1918 et 14 sont toujours en service à la fin de la guerre de Pologne mais en septembre 1948 les quatre survivants étaient utilisées uniquement pour l’entrainement. Ils sont été ferraillées durant le conflit à une date inconnue pour nous.

Le 7.7cm Feldkanone 16 était un canon léger de 77mm pesant 1318kg en position de tir et disposant d’un tube de 35 calibres (longueur du tube 2.695m) permettant le tir d’un obus de type séparé (77x230mm) de 7.2kg à une distance maximale de 10700m (9100m en pratique). L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -10° à +40° et en azimut sur 4°.

8cm Feldkanone C/80

Le 8cm Feldkanone C/80 était un canon de conception et de fabrication allemande mis au point par Krupp à la fin du XIXème siècle. Cette arme à été utilisée par l’armée allemande mais aussi es pays étrangers à savoir l’Albanie, la Bulgarie, le Brésil, le Chili, la Grèce, le Monténégro, l’Etat libre d’Orange, l’empire ottoman, la Roumanie et la Serbie. Au total 1880 pièces ont été produites pour l’Allemagne et pour l’export.

Les bulgares vont utiliser cette arme durant les guerres balkaniques, la première guerre mondiale et dans l’entre-deux-guerres. Quelques pièces étaient encore en service en septembre 1939 mais en septembre 1948 le canon n’était plus en service. Tous ces canons ont été envoyés à la casse à une date inconnue probablement durant le second conflit mondial.

Le 8cm Feldkanone C/80 était une pièce d’artillerie de campagne de 75mm pesant 850kg et disposant d’un tube de 27 calibres (longueur du tube 2m) permettant le titre d’un obus de type séparé de 4.3 (standard ou shrapnel) ou 4.9kg (canister) à une distance maximale de 6000m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -8° à +24°.

Mitteleuropa Balkans (55) Bulgarie (19)

Armes de l’infanterie (2) : armes collectives

Fusil-mitrailleurs

soldats tchécoslovaques et un ZB vz.26

Le fusil mitrailleur standard de l’armée bulgare est le ZB-39, une arme tchècoslovaque, un dérivé du ZB vz.26. C’est ce fusil mitrailleur qui allait donner naissance au Bren et d’ailleurs le ZB-39 peut être considéré comme identique au BR[no]EN[field].

Le ZB vz.26 est connu pour l’excellence de sa fabrication, sa fiabilité et la facilité à changer le canon de l’arme, un atout précieux au combat.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur leur future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le développement de la future ZB vz.26 commençant en 1923. La production commence en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de ttir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrées à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser). Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et donc le ZB-39.

Outre la Tchécoslovaquie et la Bulgarie (5000 exemplaires acquis), le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm), le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

L’acquisition bulgare fût compliquée. Une première commande de 3000 armes fût passée avant le dépeçage de la Tchécoslovaquie mais seulement 100 armes furent livrées avant le printemps 1939.

Après des négociations houleuses avec Berlin les livraisons ont repris, la première commande étant honorée au printemps 1942. Une nouvelle commande de 2000 exemplaires fût passée en septembre 1943 et honorée en juin 1946.

Une chaîne de montage est mise en place en septembre 1947 pour produire une évolution du ZB-39, évolution baptisée ZB-47 qui allait être produite jusqu’en juin 1953 à 2500 exemplaires.

Arme très appréciée par les soldats, le ZB-39 fût utilisée principalement comme arme d’infanterie mais aussi sur des positions fixes et sur des véhicules notamment pour la défense antiaérienne.

A la fin du conflit cette arme était naturellement toujours en service. Selon une note de septembre 1955 le stock était de 2950 ZB-39 et 1500 ZB-47.

Nombre d’entre-eux furent envoyés à la fonderie, d’autres revendues à certains pays voir à des acteurs non-étatiques. Il n’est pas impossible que quelques armes aient été conservés en réserve pour ressortir en cas de conflit majeur en Europe.

Le fusil mitrailleur ZB-39 était une arme pesant 10.5kg, mesurant 1150mm de long (672mm pour le canon) d’un calibre de 8mm (8x56mm) d’une portée maximale effective de 2000m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 600 coups par minute (120 en pratiquant) sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 20 coups.

-Les bulgares ont également utilisé des fusils-mitrailleurs de prise comme le Degtyarev DP-27 soviétique, le Bren britannique (qu’il s’agisse d’armes britanniques ou vendues à la Yougoslavie) voir le Chatelleraut français.

Mitrailleuses

Comme dans d’autres domaines l’armée bulgare utilisait plusieurs modèles de mitrailleuses, certains anciens et fiables mais d’autres étaient nettement plus modernes.

Mitrailleuse Schwartzlose

-Le modèle le plus ancien en service est la mitrailleuse M07/14 (modèle 1907 modifiée 14), la variante bulgare de la célèbre mitrailleuse austro-hongroise Schwartzlose.

1000 exemplaires furent ainsi acquis par Sofia pour son armée et en septembre 1948 en dépit de la présence de modèles plus modernes, l’increvable mitrailleuse à refroidissement par eau était encore présente et pas uniquement dans les unités de deuxième ligne, certaines unités de première ligne combattant les alliés ou les russes avec cette arme sans que la raison soit réellement claire. L’arme quitta le service actif durant le conflit et seuls quelques rares exemplaires ont échappé à la fournaise du second conflit mondial.

La mitrailleuse M07/14 était une mitrailleuse refroidie par eau, servie par cinq hommes et qui pese 43.9kg en ordre de combat (20kg pour la mitrailleuse, 19.9kg pour l’affût, 4kg pour l’eau), mesurant 945mm de long (dont 530mm pour le canon), tirant des cartouches d’un calibre de 8mm (8x56mmR) à une distance maximale de 3500m (1800m en pratique) à raison de 520 coups par minute (350 en pratique), l’alimentation se faisant par des bandes de 100 à 250 cartouches.

sMG-08

-La Bulgarie va également utiliser la sMG-08 allemande. Appelée également Spandau (du nom du quartier de Berlin où l’arme était produite), elle était la cousine germanique de la Vickers modèle 1912, ces deux armes devant beaucoup aux premières armes produites par Hiram Maxim.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou sMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trépied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land. Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette solide et robuste mitrailleuse fût utilisée par l’Autriche-Hongrie, le Brésil, la Belgique, la Géorgie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Chine, la Finlande, le Mandchoukhouo, l’Empire ottoman (puis la Turquie), la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, la Norvège, la Pologne et la Lettonie.

Les bulgares ont récupéré des armes durant le premier conflit mondial pour compléter leurs Schwartzlose. Leur nombre est incertain mais ce qui est certain c’est que cette mitrailleuse était encore là en septembre 1948 pas pour équiper des unités de première ligne mais pour des unités de l’arrière et pour armer des positions fixes. Aucune arme n’à été préservée après guerre, les rares disponibles promptement envoyées à la ferraille.

La sMG-08 était une mitrailleuse moyenne refroidit par eau pesant 62kg en ordre de combat (dont 37.650kg pour l’affût-traîneau) mesurant 1170mm de long (710mm pour le canon), d’un calibre de 7.92mm ayant une portée maximale de 3500m (2000m en pratique) avec une cadence de tir de 300 à 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des bandes souples de 250 cartouches.

Maxim M1910

-L’armée bulgare à utilisé une cousine de la sMG-08 en l’occurrence la Maxim M1910, une arme reconnaissable entre-toutes avec son affût monté sur roues et son bouclier.

Ces armes n’ont pas été acquises «légalement» mais capturées sur le champ de bataille durant le premier conflit mondial sur les troupes russes combattant sur le front roumain sans compter que dans l’immédiat après guerre les immenses surplus ont pu faire la fortune de marchands d’armes peu scrupuleux.

La Maxim M1910 à été adoptée en 1910 après de longs essais puisque les premiers ont été lancés en 1887 et les premières armées livrées seulement en 1899. Le modèle 1910 fait suite au modèle 1905 qui lui était assez proche même si le modèle 1910 devait davantage à la Maxim/Vickers modèle 1906 qu’au modèle 1905 stricto sensu.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

En effet si sa production à cessé en 1943 au profit d’armes plus modernes, la production de ses remplaçantes n’à pas suffit pour remplacer totalement la modèle 1910. Si les finlandais se sont emparés de quelques armes lors de la guerre d’Hiver, les allemands aussi ont capturé des armes durant les premières semaines de l’opération BARBAROSSA.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

Les Maxim bulgares conservèrent leur calibre de 7.62mm ce qui pouvait poser problème en matière de soutien logistique. Voilà pourquoi elles ont été surtout utilisées en position fixes depuis par exemple les blockaus de la Ligne Kubrat. Elle n’à pas survécu à la fin du second conflit mondial.

La Maxim M1910 était une mitrailleuse moyenne de 7.62mm (7.62x54mmR) refroidit par eau pesant 23.8kg à vide (69kg avec l’affût mais sans munitions) mesurant 1107mm (721mm pour le canon). La portée maximale est de 2000m avec une cadence de tir de 550 coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des bandes souples de 250 cartouches.

MG-30

-Destinée à remplacer la Schwartzlose, la Maxim M1910 et la MG-08, la Maschinengewehr 30 (MG-30) ne les remplaça pas totalement au sein de l’armée bulgare. De cette mitrailleuse furent issues deux armes destinées à la Luftwaffe, les MG-15 et les MG-17. Elle va également servir de base de travail pour deux futurs «Rolls», les MG-34 et 42 (armes également utilisées par la Bulgarie voir ci-après).

Cette MG-30 mise au point en Allemagne allait être produite en Suisse par la Waffenfabrik Solothurn AG, une compagnie dont Rheinmetall avait pris la majorité des parts. Cette arme ne fût pas adoptée par la Reichswehr qui préféra la MG-13. Pour compenser Rheinmetall vendit des licences de production à l’étranger comme Steyr-Daimler-Puch en Autriche.

Cette arme entra en service dans différents pays sous différentes désignations comme la Solothurn S2-200,la Maschinengewehr Solothurn 1930 ou MG-30 et la Solothurn 31.M Golyószóró produite à 2 à 3000 exemplaires pour l’armée hongroise.

Cette arme était une mitrailleuse à refroidissement par air, fonctionnement avec le système du court-recul, tirant la cartouche allemande standard (7.92x57mm) via un chargeur cylindrique de 30 coups installé sur le côté gauche.

La MG-30 pouvait tirer en automatique et semi-automatique via non pas un sélecteur mais par un système de double gachette. Un bipied stabilisait l’arme pour le tir.

Cette mitrailleuse à été utilisée par l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, le Salvador, l’Allemagne (ex-armes autrichiennes) et la Suisse. La Bulgarie à été utilisé cette mitrailleuse comme arme d’infanterie au sein d’unités de mitrailleuses et à plusieurs reprises au sein d’unités d’infanterie en remplacement par exemple des ZB-39/47. Cette arme à été conservée en réserve au sein de l’armée bulgare communiste jusqu’en 1975.

La Maschinengewehr MG-30 était une mitrailleuse moyenne pesant 9.5kg mesurant 1162mm de long dont 600mm pour le canon, tirant pour l’armée bulgare la cartouche 8x56mmR à une distance maximale de 2500m à raison de 700 à 900 coups par minute via un chargeur cylindrique de 25 coups.

-Les bulgares vont également utiliser les deux mitrailleuses standards de l’armée allemande quand éclate le second conflit mondial en l’occurrence les Maschinengewehr 34 (MG-34) et les Maschinengewehr 42 (MG-42).

Jusqu’ici on trouvait la mitrailleuse, une arme assez lourde mise en oeuvre par plusieurs hommes et le fusil-mitrailleur ou mitrailleuse légère, une arme mise en oeuvre par une ou deux personnes, très efficace pour accompagner l’assaut.

En partant de la MG-30 les allemands mirent au point la mitrailleuse polyvalente pouvait être utilisé sur bipied (configuration FM) et sur trépied (configuration mitrailleuse).

La nouvelle arme appelée Maschinegewehr modell 34 et plus connue sous le nom de MG-34 pouvait donc servir sur bipied ou sur tripied avec même une double système d’alimentation, un chargeur tambour double de 75 cartouches déjà utilisé par la MG-15 ou un système de bandes de 50 coups.

Là encore les allemands innovèrent avec la possibilité de lier rapidement plusieurs bandes pour augmenter l’alimentation en munitions.

Cette nouvelle mitrailleuse rencontra un succès immédiat même si sa fabrication prenait du temps et était très coûteuse. Le coût était aggravé par un trépied complexe et par une multitude d’accessoires certes conçus dans une bonne intention mais qui étaient semble-t-il superflus.

Cette arme adoptée comme son nom l’indique en 1934 fût un succès immédiat et s’illustra dans la guerre d’Espagne où elle fût utilisée par les troupes allemandes appuyant les nationalistes du général Franco.

Des variantes furent rapidement développées avec la MG-34m (appelée également MG-34 Panzerlauf) destinée à servir d’arme coaxiale sur les chars et les véhicules blindés, les MG-34s à canon plus court et uniquement pour le tir automatique avec une cadence de tir moins élevée pour réduire la dispersion.

Si la première arme fût produite en grande quantité (d’autant que la MG-42 n’était pas adaptée au montage coaxial), la seconde fût produite dans une quantité limitée, la MG-39/41 et prototype de la MG-42 se révélant nettement plus prometteuse.

La MG-34 servit également de base au développement d’une nouvelle mitrailleuse destinée à l’aviation, la MG-81 (ainsi que sa variante double la MG-81Z), mitrailleuse destinée à remplacer la MG-15.

La Bulgarie va recevoir 1200 exemplaires de la MG-34 pour équiper essentiellement les troupes devant opérer sous commandement allemand pour des questions logistiques. Cette arme va servir jusqu’à la fin du second conflit mondial mais ne joue pas les prolongations sous le régime communiste.

La Maschinegewehr Modell 34 (MG-34) était une mitrailleuse polyvalente pesant 12.1kg (32kg avec un tripode) mesurant 1219mm (627mm avec le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), elle pouvait toucher sa cible à 4700m (2000m en pratique) à raison de 600 à 1000 coups par minute. L’alimentation se fait par des bandes attachables de 50 cartouches voir un un double chargeur-tambour de 75 cartouches.

La MG-34 est une excellente arme mais cette excellence se paye au prix d’un sophistication et d’un coût trop important pour être produite en très grande quantité, une obligation pour le temps de guerre aux contraintes bien différentes du temps de paix.

D’où le lancement d’une étude pour une mitrailleuse tout aussi efficace mais moins coûteuse à produire. On s’inspira des méthodes de fabrication du MP-40 (estampage) et on bonifia le mode de fonctionnement de la MG-34 en exploitant les modes de fonctionnement de mitrailleuses tchèques et de projets polonais.

Tout cela aboutit à la MG-39/41, version de pré-série de la Maschinegewehr modell 42. Cette arme à servit essentiellement dans l’infanterie mais à également servir sur les positions fortifiées en affût double et pour la défense antiaérienne avec deux ou quatre mitrailleuses pour la défense antiaérienne à basse altitude pour protéger les terrains d’aviation.

Cette arme très efficace donna ultérieurement naissance à la MG-45, un modèle amélioré à la cadence de tir plus élevée. Extérieurement, elle était identique à la MG-42.

La Bulgarie va recevoir 800 exemplaires de la MG-42 pour compléter la MG-34. Tout comme son aînée, la MG-42 était surtout destinée aux unités bulgares devant opérer sous commandement allemand. Cette arme va servir jusqu’à la fin du second conflit mondial mais ne joue pas les prolongations sous le régime communiste.

La Maschinegewehr modell 42 était une mitrailleuse polyvalente pesant 11.6kg mesurant 1220mm de long (dont 530mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), elle pouvait toucher sa cible à 4700m (2000m en pratique) à raison de 900 à 1500 coups par minute. L’alimentation se faisait par des chargeurs tambours de cinquante coups ou des bandes de 250 cartouches attachables.

-L’armée bulgare à également utilisé en très petit nombre la nouvelle mitrailleuse moyenne soviétique, la Goryunov SG-43 ainsi que quelques mitrailleuses lourdes DSKh M1938, la première étant d’un calibre de 7.62mm et la seconde étant d’un calibre de 12.7mm.