Etats-Unis (22) porte-avions (3)

Porte-avions classe Yorktown

USS Yorktown (CV-5) Hampton Roads 301037

Avant-propos

Architecte naval dans une période de respect des traités n’était pas une sinécure. Il fallait obtenir des navires performants en jonglant entre la vitesse, l’armement, la protection. A cela s’ajoute le fait que le porte-avions était un concept encore neuf aux possibilités inconnues ce qui entraîna des configurations pour le moins surprenantes comme deux voir trois ponts d’envol superposés.

Lire la suite

Grande Bretagne (77) Armée de terre (2)

Les grandes structures

Divisions d’infanterie

En dépit de l’augmentation des forces blindées-mécanisées, l’infanterie reste la reine des batailles avec un grand nombre de Grandes Unités (GU).

En septembre 1939, la division d’infanterie de la British Army (armée d’active) est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 40mm Bofors

-Un régiment de reconnaissance

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

mortier lourd Ordnance ML 4.2 Inch Mortar (107mm)

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-Une unité de soutien logistique du Royal Army Service Corps avec trois compagnies de transport,

-Une compagnie du Royal Army Ordnance Corps (munitions)

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Au cours de la Pax Armada les structures évoluent à la marge, l’absence de contact avec le feu ennemi ne permet guère de faire évoluer les structures.

Néanmoins en septembre 1948, les structures de l’Infantry Division ont légèrement évolué :

-Un état-major

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons

-Trois régiments d’artillerie de campagne à vingt-quatre canons de 25 livres (88mm)

-Un régiment antichar avec 48 pièces

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

Canon de 20mm Oerlikon en affût terrestre

-Un régiment d’artillerie antiaérienne avec 54 canons antiaériens de 20mm Oerlikon/Polsten et de 40mm Bofors

-Le régiment de reconnaissance est devenu bataillon avec autos blindées et motos side-cars

-Un bataillon de mitrailleuses moyennes à trois compagnies de mitrailleuses et une compagnie de mortiers de 4.2 inch (107mm)

-Un bataillon du génie à quatre compagnies (trois field compagnies et une field park company)

-Une unité de transmission du Royal Corps of Signals

-La logistique est désormais assuré par un bataillon regroupant trois compagnies de transport, une compagnie de ravitaillement en munitions et une compagnie de maintenance

-Une compagnie de police militaire (Royal Military Police)

Ce n’est qu’au cours de la guerre que les structures des divisions britanniques évolueront pour s’adapter aux leçons du conflit mais également au terrain, plusieurs divisions étant transformées en divisions de Montagne pour de futures opérations en Norvège ou en climat difficile.

Unités de Cavalerie et de Chars

Avant-Propos

Les britanniques ont été les premiers à utiliser le char au combat en 1916. L’engagement d’une poignée de chars losanges Mark I provoqua la panique chez les troupes allemandes même si un engagement massif aurait eu des effets nettement plus importants car le premier moment de stupeur passé, les allemands se ressaisissent et prennent des mesures passives et actives contre les chars.

Quand aux britanniques, ils ne tirent guère profit de cette première durant l’entre-deux-guerre où une poignée de passionnés comme Fuller ou Lidell-Hart ne parvient à déboucher sur une doctrine cohérente d’utilisation des chars.

Elle s’équipe ainsi de chars légers rapides, mal armés et mal protégés pour les missions de la cavalerie (éclairage, exploitation de la percée) et de chars d’infanterie bien protégés mais lents et mal armés, adaptés au soutien des fantassins mais inaptes à une chevauchée dans la profondeur.

La situation de l’arme blindée britannique est donc semblable à la France et son évolution va être comparable avec la création d’unités à base de chars.

En septembre 1939, le Royal Tank Corps dispose de deux divisions blindées, la Mobile Division devenue ultérieurement 1st Armoured Division stationnée en Grande-Bretagne et d’une Mobile Division (Egypt) rebaptisée 7th Armoured Division en mars 1940 et stationnée comme son nom l’indique en Egypte.

Des brigades de chars sont également formées durant ce court conflit. Citons la 1st Army Tank Brigade déployée avec le BEF mais également des unités mises sur pied par la Territorial Army à savoir les 21st 23rd 24th et 25th Army Tank Brigade.

Des brigades blindées indépendantes (Armoured qui se distingue des précédentes par la présence d’une infanterie organique) sont également mises sur pied comme la 4th Armoured Brigade stationnées en Egypte ou la 20th Light Armoured Brigade de la Territorial Army.

Durant la guerre de Pologne, une 2nd Armoured Division est formée en Grande-Bretagne sur le même modèle que la 1st Armoured Division. Est également formée une 1st Cavalry Division qui deviendra ultérieurement une 3rd Armoured Division, division composée de trois brigades de cavalerie (4th 5th 6th Cavalry Brigade).

Le Royal Tank Corps est totalement réorganisé à l’automne 1942 avec quatre divisions blindées et six brigades blindées indépendantes.

Si la 7th Armoured Division reste déployée en Egypte, les trois autres (1st 2nd 3rd Armoured Division) sont stationnées en Grande-Bretagne.

Les six brigades blindées indépendantes (4th 5th 6th 8th 9th 10th Independent Armoured Brigade) sont réparties en la Grande-Bretagne (5th 8th 10th), en Palestine Mandataire (4th), en Malaisie (6th) et en Inde (9th).

Quand éclate le second conflit mondial, deux divisions (1st 2nd Armoured Division) sont déployées sur le continent au sein du BEF, la troisième restant en réserve en Grande-Bretagne pour créér une cinquième division blindée qui pourrait gagner la Malaisie même si le tonnage et le temps nécessaire rend assez improbable cet envoi.

Organisation

En septembre 1948, la British Armoured Division est composée de la façon suivante :

-Un Etat-Major Divisionnaire

Char médian A-27M Cromwell

Char médian A-27M Cromwell

-Deux brigades blindées avec un état-major, trois régiments de chars (un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell), un bataillon d’infanterie motorisé et une unité de soutien.

-Un groupe de soutien (Support Group) avec un état-major, un bataillon d’infanterie (Lorried Infantry Batallion), un régiment d’artillerie de campagne, un régiment d’artillerie antichar et un régiment d’artillerie antiaérienne.

-Des unités hors-rang avec un régiment d’autos blindées et de chars légers pour la reconnaissance, une unité sanitaire, une unité de transmissions, une unité du génie, une unité de service et une unité de police militaire.

Les Independent Armoured Brigade devaient à l’origine être équipées entièrement de chars Churchill mais au final elles seront considérées comme des divisions blindées allégées. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Deux régiments de chars moyens Cromwell

-Un batailllon de chars lourds Churchill

-Deux bataillons d’infanterie motorisée

-Un régiment d’artillerie

-Un bataillon antichar

-Un bataillon antiaérien

-Un batailllon de soutien logistique (deux compagnies de ravitaillement, une compagnie de maintenance, une compagnie sanitaire)

-Une compagnie de reconnaissance motorisée

-Un bataillon du génie

L’organisation des unités subalternes

Infanterie

A la différence de la France ou de l’Allemagne, les unités d’infanterie britanniques sont organisées en bataillons et en brigades au lieu de régiments.

Chaque brigade dispose d’une compagnie d’état-major et de trois bataillons d’infanterie. L’appui-feu est assuré par le bataillon de mitrailleuses moyennes et de mortiers lourds qui détachent auprès des bataillons un élément d’appui-feu. On peut ajouter également des sapeurs du génie et des moyens antichars fournit par le régiment d’artillerie antichar.

Ce modèle théorique connut ses limites durant les premières opérations du second conflit mondial et après la campagne de Norvège et surtout les opérations en Méditerranée et en Afrique du Nord, les brigades d’infanterie allaient devenir autonomes.

Le bataillon d’infanterie est organisé en un état-major, une compagnie d’état-major (transmissions et administration), quatre compagnies de combat (état-major et trois pelotons/section) et une compagnie d’appui avec un peloton de transport équipé de chenillettes Universal Carrier, un peloton de mortiers, un peloton antichar équipés de canons de 2 puis de 6 pouces et enfin un peloton de pionniers.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Le peloton de combat dispose d’un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio.

Cavalerie et Chars

Chaque brigade blindée dispose de trois régiments de chars, un régiment de chars lourds Churchill et deux régiments de chars moyens Cromwell.

Chaque régiment dispose d’un état-major, d’un squadron d’état-major (transmissions et administration), trois squadron à trois troops de cinq chars plus un troop de commandement avec deux chars (le commandant du squadron et son adjoint) et un squadron d’appui avec un troop de sept chars légers, un troop antiaérien, un troop de maintenance, un troop de ravitaillement et un troop EVASAN.

Chaque régiment de chars dispose de cinquante-huit chars soit un total de 348 chars légers, moyens et lourds.

Chaque régiment de reconnaissance dispose d’un état-major, d’un squadron de commandement, d’un squadron de soutien (transmission, logistique, ravitaillement) et de trois squadrons de combat avec des chars légers (un squadron) des autos blindées (deux squadrons) et des unités motocyclistes.

Artillerie

Les régiments d’artillerie sont majoritairement intégrés aux divisions d’infanterie et aux divisions blindées mais certains équipés de pièces lourdes forment l’équivalent britannique de la Réserve Générale, cette RG disposant également des pièces sur voie ferrée, concentrées en métropole dans le Sud-Est pour d’abord la défense côtière.

Le Royal Artillery Corps dispose également de régiments d’artillerie antichar et de régiments d’artillerie antiaérienne.

Le régiment d’artillerie de campagne (Field Artillery Regiment) des divisions d’infanterie et des divisions blindées disposent d’un état-major, d’une batterie de soutien (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire), d’une batterie de conduite de tir et de trois batteries de huit canons, des obusiers de 25 livres qui ont remplacé les 18 livres du premier conflit mondial.

L’organisation des régiments d’artillerie médiane et lourde est identique, seule variant le nombre de pièces inférieur pour les canons de moyen et de gros calibre.

La “Réserve Générale” de l’Armée britannique voit le jour en septembre 1946 sous le forme de quatre Royal Artillery Support Group (RASG) qui disposent chacun de six régiments médians à trois batteries de huit canons (576 pièces), de quatre régiments de siège à trois batteries de quatre canons (48 canons) et d’un régiment d’artillerie super-lourde sur voie ferrée (12 pièces).

Les 1st et 2nd RASG vont être déployés sur le Continent (moins l’ALVF) au sein du BEF tandis que les deux autres vont rester en Grande-Bretagne.

BL 4.5 Inch Medium Field

BL 4.5 Inch Medium Field

Des régiments d’artillerie médiane et lourdes indépendants sont également déployés au Moyen-Orient (quatre, trois équipés de canons de 4.5 Inch et un de canon de 5.5 Inch), au Proche-Orient (un de chaque calibre) ainsi qu’en Malaisie (deux régiments de 4.5 Inch et deux de 5.5 Inch).

B.L 5.5 Inch Medium Gun

B.L 5.5 Inch Medium Gun

Les régiments antichars ont une organisation différente. Si il dispose d’une batterie de commandement et une batterie de soutien, il aligne quatre batteries de douze canons d’abord des canons de 2 livres (ou des 25mm Hotchkiss de fabrication française) puis dès 1942 des canons de 6 livres (57mm) aux performances semblables au 50mm allemand et au 47mm français.

QF 6 Pounder

QF 6 Pounder

A l’instar des RAAC (Régiments d’Artillerie Antichar) français, des Anti-Tank (Heavy) Regiment sont mis sur pied, quatre en Grande-Bretagne et un en Egypte, des régiments organisés en un état-major, une batterie de commandement, une batterie de soutien et trois batteries à huit canons de 17 livres. Trois de ces régiments passent sur le continent en septembre 1948, le quatrième ralliant la Norvège.

Chaque division dispose également d’un régiment d’artillerie antiaérienne, des régiments à trois batteries avec des troops (pelotons) de quatre canons, nombre réduit ensuite à trois puis augmenté à six canons, chacune des trois batteries disposant de dix-huit canons Bofors de 40mm pour deux d’entre-elles, la troisième disposant de canons de 20mm.

Un Anti-Aircraft Command dispose en septembre de douze divisions d’artillerie antiaérienne équipées de pièces lourdes (76 et 94mm notamment), de projecteurs et de ballons.

A but territorial, elles sont peu mobiles et peu souples d’utilisation. Elles sont donc réorganisées au printemps 1945, chaque division disposant de trois brigades totalement autonomes capables de protéger seules un secteur.

Si huit divisions sont déployées sur le territoire britannique (quatre en Angleterre, une en Irlande du Nord, une au Pays de Galles et deux en Ecosse), une est déployée en Egypte, une à Malte et deux en Malaisie.

Pour couvrir le BEF, quatre brigades sont déployées sur le continent, renforçant par la même occasion l’action de la DAT française.

A noter l’absence de canons automoteurs à la différence de la France et de l’Allemagne. Ce n’est qu’au cours du conflit que des châssis de chars déclassés reçurent des pièces d’artillerie de 25 livres pour équiper les régiments d’artillerie des divisions et brigades blindées.

Unités de soutien

En dehors des divisions d’infanterie et des divisions blindées, il n’existe pas de grandes unités appartenant aux autres armes. Le génie ne dispose que de bataillons intégrés aux divisions, la logistique et les transmissions sont dans la même situation.

Les projets de créer des brigades du génie à partir des bataillons de pionniers existants n’aboutissent pas avant guerre.

Grande-Bretagne (60) Navires de soutien (3)

Navires de soutien de la Royal Navy

Si la Royal Fleet Auxiliary (RFA) dispose de la majorité des navires de soutien, elle ne contrôle pas la totalité des navires auxiliaires, la Royal Navy dispose d’une partie des navires chargés de soutenir les navires de combat. Même si la limite n’est pas aussi claire, on peut dire que la RFA regroupe les navires de charge, la Royal Navy disposant de navires de soutien plus techniques.

Dans cette catégorie j’ai choisit d’intégrer les mouilleurs de mines qui par leur vitesse seront davantage utilisés comme transports rapides que pour leur rôle initialement prévu.

En septembre 1939 quand éclate le second conflit mondial, la Royal Navy dispose d’un navire-atelier, de cinq navires-dépôt pour sous-marins, d’un navire-dépôt pour destroyers, d’un navire-dépôt pour vedettes lance-torpilles, de trois mouilleurs de mines et de quatre porte-hydravions. Quatre mouilleurs de mines rapides de classe Abdiel sont en cours de construction.

La flotte évolue peu jusqu’en septembre 1948, cinq ravitailleurs de sous-marins étant construits pour permettre à chaque flottille de disposer d’un bâtiment-mère.

Poseurs de filets

Les mouilleurs de filets ou netlayer dans la langue de Shakespeare sont des navires spécialement conçus pour tendre en travers d’une passe un filet destiné à empêcher l’intrusion de navires et de sous-marins. Deux mouilleurs de filets sont en service en septembre 1939 et le sont toujours neuf ans plus tard.

HMS Guardian

HMS Guardian

-Le HMS Guardian est mis sur cale au Chatham Dockyard le 15 octobre 1931 lancé le 1er septembre 1932 et mis en service le 13 juin 1933.

Stationné à Rosyth, il était toujours en service en septembre 1948, assurant la mise en place et la maintenance des filets protégeant l’accès à la base. Son armement est renforcé avec des mitrailleuses et des canons de 20mm.

Déplacement : standard 2906 tonnes Longueur 103.02m largeur 16.15m Tirant d’eau 4.22m Propulsion : deux groupes de turbines à vapeur alimentées par deux chaudièrs dévellopant deux hélices Vitesse maximale 18 noeuds Armement deux canon de 4 pouces (102mm) auxquels s’ajoutent en septembre 1948 deux affûts quadruples de 12.7mm et six canons de 20mm Oerlikon Equipage : 18 officiers et marins

-Le HMS Protector est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun en août 1935 lancé le 20 août 1936 et mis en service le 30 décembre 1936.

Stationné à Alexandrie, il était toujours en service en septembre 1948 même si le 5 de ce mois, il était immobilisé par un grand carénage.

Déplacement : standard 2900 tons Longueur : 105m largeur 15m Tirant d’eau 4.9m Propulsion : deux groupes de turbines Thomson-Houston alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté entrainant deux hélices Vitesse maximale 19 noeuds Armement : deux canons de 4 pouces (102mm), quatre canons de 20mm et huit mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples Equipage : 21 officiers et marins

Navire-atelier

La mise au point de navires à propulsion mécanique à augmenté les servitudes techniques des marines. D’où la mise au point de navires-ateliers, souvent des navires adaptés même si parfois il y avait des navires neufs comme le HMS Resource construit aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness mis en service au début des années trente.

HMS Resource

HMS Resource

Il est déployé en Méditerranée depuis Malte jusqu’en 1944 avant de retourner en Grande Bretagne pour un grand carénage de décembre 1944 à septembre 1945, retournant alors en Méditerranée où il reste jusqu’en septembre 1948.

Au déclenchement du conflit, décision est prise de l’envoyer à Freetown pour soutenir les navires engagés dans la traque des raiders allemands.

Déplacement : standard 12300 tons Longueur 160m largeur 25m tirant d’eau 6.81m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 7500ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 15 noeuds Armement : quatre canons de 102mm en deux affûts doubles renforcés ultérieurement par huit canons de 20mm Oerlikon Equipage : 581 officiers et marins

Navires-dépôts de sous-marins

Si le navire de guerre peut embarquer le matériel et les pièces détachées nécessaires pour son entretien courant, le sous-marin à l’espace et à l’organisation nettement plus contraintes n’à pas ce luxe.

Il faut donc des navires de soutien et d’entretien capable de les ravitailler et de les réparer. Ils servent également d’hôtels pour les équipages.
En septembre 1939, cinq navires-dépôts sont en service. Ils seront rejoints ultérieurement par cinq ravitailleurs, permettant à chaque flottille de disposer de son bâtiment-base et être bien plus autonome qu’auparavant.

-Le HMS Medusa était à l’origine un monitor construit durant le premier conflit mondial. Il est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast en mars 1915 lancé le 22 mai 1915 et mis en service le 20 juin 1915.

Converti en mouilleur de mines en 1925 et rebaptisé Medusa il devient en septembre 1939 un bâtiment-dépôt pour sous-marin, étant affecté en Méditerranée à la 9th Submarine Flottilla à Malte. Il était toujours en service en septembre 1948 même si son remplacement était très sérieusement envisagé en raison de sa vétusté.

Déplacement : 580 tons Longueur 54.03m largeur 9.4m tirant d’eau 1.80m Propulsion : machines à triple expansion alimentées en vapeur par des chaudières Yarrow dévellopant 400ch et entrainant deux hélices Performances : vitesse maximale 10 nœuds Armement : (monitors) deux canons de 152mm et un canon antiaérien de 6 livres (57mm) (navire-dépôt) deux canons de 4 pouces (102mm) en affût double, six canons de 20mm Oerlikon Equipage : (monitor) 72 officiers et marines (navire-dépôt) nc

HMS Forth

HMS Forth

-Le HMS Forth est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Company de Clydebank le 30 juin 1937 lancé le 11 août 1938 et mis en service le 14 mai 1939.

En septembre 1939, il dépend de la 2nd Submarine Flottilla stationnée à Dundee. En septembre 1948, il dépend toujours de la Home Fleet mais à intégré la 7th Submarine Flottilla de Rosyth.

Déplacement : 9043 tonnes longueur 151m largeur 22m tirant d’eau nc Propulsion : nc Vitesse maximale : 17 nœuds Armement : huit canons de 114mm en deux affûts doubles et deux affûts quadruples de 2 livres Equipage : 1167 officiers et marins

-Le HMS Titania est à la différence du Forth un navire marchand en construction acquis en 1915 et transformé en navire-dépôt pour sous-marins. Affecté à la 6th Submarine Flottilla de la Home Fleet en septembre 1948, il est ensuite affecté à la 5th Submarine Flottilla stationné à Singapour.

HMS Maidstone

HMS Maidstone

-Le HMS Maidstone est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 17 août 1936 lancé le 21 octobre 2937 et mis en service le 5 mai 1938.

En septembre 1939, il est déployé à Malte, assurant le soutien de la 1st Submarine Flottilla de la Mediterranean Fleet. Neuf ans plus tard, il est toujours déployé en Méditerranée mais à Alexandrie en soutien de la 6th Submarine Flottilla.

Déplacement 8900 tons Longueur 151m largeur 22m tirant d’eau nc Propulsion nc Armement : huit canons de 114mm en quatre affûts doubles et deux Pom-Pom quadruples Equipage: 1167 officiers et marins

-Le HMS Medway est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness en avril 1927 lancé le 19 juillet 1928 et mis en service le 3 juillet 1929.

Déployé en Extrême-Orient en septembre 1939, il est neuf ans plus tard déployé en mer du Nord, assurant le soutien de la 7th Submarine Flottilla stationnée à Chatham.
Suite à la réorganisation des flottilles de sous-marins, décision est prise de construire cinq ravitailleurs de sous-marins pour permettre à chaque flottille de disposer d’un bâtiment-base et être ainsi autonome.

Ces cinq navires de 7500 tonnes sont mis en service entre 1944 et 1947 et reprennent pour certains les noms d’anciens tender de sous-marins.

-Le HMS Hazard est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 septembre 1942 lancé le 8 juillet 1943 et mis en service le 17 mars 1944.

Il assure le soutien de la 1st Submarine Flottilla depuis la base de Rosyth

-Le HMS Adamant est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 14 mars 1943 lancé le 21 janvier 1944 et mis en service le 8 novembre 1944

Il assure le soutien de la 3rd Submarine Flottilla depuis la base d’Aden

-Le HMS Shearwater est mis sur cale au Chatham Dockyard le 17 juillet 1943 lancé le 8 mai 1944 et mis en service le 14 mars 1945

Il assure le soutien de la 2nd Submarine Flottilla stationnée en temp de paix à Rosyth mais qui rejoint Scapa Flow dès le début du conflit.

-Le HMS Rosario est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 12 mars 1944 lancé le 12 janvier 1945 et mis en service le 8 novembre 1945.

Le quatrième ravitailleur de sous-marins de classe Hazard assure le soutien de la 4th Submarine Flottilla stationnée à Malte.

-Le HMS Pactolus est mis sur cale au Chatham Dockyard le 17 juin 1944 lancé le 21 avril 1945 et mis en service le 15 février 1946.

Le cinquième ravitailleur de sous-marins de classe Hazard assure le soutien de la 8th Submarine Flottilla stationnée à Hong-Kong

Déplacement : standard 7500 tonnes pleine charge 9780 tonnes Longueur : 162m largeur 22m tirant d’eau : 7.50m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur développant 25000ch et entrainant deux hélices Performances : vitesse maximale 17 noeuds Distance franchissable 7500 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : deux affûts doubles de 102mm, huit canons de 20mm Oerlikon en affûts simples quatre mitrailleuses de 12.7mm Equipage : 980 officiers et marins

Autres navires-dépôts

Les autres navires-dépôts ou bâtiment-bases sont moins nombreux en raison de besoins d’entretien et de soutien moins important que les sous-marins.

-Le HMS Woolwitch est un destroyer tender, un bâtiment-base destiné au soutien des flottilles de destroyers.
Il est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuiding & Engineering Company de Govan le 24 mai 1933 lancé le 20 septembre 1934 et mis en service le 28 juin 1935.

Affecté en Méditerranée à sa mise en service, il aurait du rejoindre Scapa Flow durant la guerre de Pologne mais le conflit s’étant terminé précocément, il reste dans la Mare Nostrum jusqu’en septembre 1947 quand décision est prise de le réaffecter à la Home Fleet.

En temps de paix, il est stationné à Faslane sur la côte ouest mais en temps de guerre, il doit mettre en place une base d’entretien avancée à Scapa Flow, le mouillage déjà utilisé durant le premier conflit mondial.

Le 27 août 1948 alors que le conflit semble iminent, le HMS Woolwitch qui venait d’achever un grand carénage rejoint Scapa Flow.

Arrivé sur place le 3 septembre, il commence aussitôt à établir une base avancée pour réparer les navires endommagés par les combats ou les éléments.

Déplacement : standard 8890 tonnes pleine charge 10400 tonnes Longueur 186m largeur 19.5m tirant d’eau 5.0m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières dévellopant 6500ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 15.25 nœuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 10 nœuds Armement : quatre canons de 102mm en affûts simples et douze canons de 20mm Oerlikon après le dernier grand carénage Equipage : 660 officiers et marins

-Le HMS Vulcan était un chalutier de haute-mer de 1937 utilisé comme navire-dépôt pour vedettes lance-torpilles. Si il est toujours en service en septembre 1939, sa carrière ultérieure est brève puisqu’il est perdu par un incendie survenu dans le port de La Valette en septembre 1941.

Pour lui rendre hommage et perpétuer la lignée des HMS Vulcan, un nouveau bâtiment-base pour vedettes lance-torpilles est commandé et baptisé Vulcan. Le navire est commandé au Devonport Dockyard.

Il est mis sur cale le 14 mars 1943 lancé le 8 février 1944 et mis en service le 12 janvier 1945. Il est affecté en Méditerranée, basé à Malte où il se trouvait toujours en septembre 1948.

Déplacement : standard 5700 tonnes pleine charge 8000 tonnes Longueur 165m largeur 17.50m tirant d’eau 4.50m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 5000ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 17 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 10 noeuds Armement : deux canons de 102mm (4 pouces) en un affût double, douze canons de 20mm Oerlikon en six affûts doubles Equipage : 580 officiers et marins

Le nouveau HMS Vulcan se révèle si réussit qu’il va servir de modèle aux repair ship construits ou aménagés par la Royal Navy.

Mouilleurs de mines

Quand éclate la guerre de Pologne, la Royal Navy dispose de trois mouilleurs de mines côtiers de classe Linnet. Ces navires sont chargés de mettre à l’eau et d’entretenir des champs de mines télécommandés destinés à la défense côtière.
Ces trois navires déployés au sein de la Home Fleet sont mis en service en 1938 et le sont toujours dix ans plus tard. A leur rôle initial s’ajouta également des missions auxiliaires de transport, de travaux portuaires et littoraux.

Déplacement : 498 tons Longueur hors tout 49.91m (44m entre perpendiculaires) margeur 8.28m tirant d’eau 2.4m Propulsion : machine à triple expansion alimentée en vapeur par une chaudière développant 400ch et entrainant une hélice Vitesse maximale 10.5 noeuds Armement : aucun Equipage : 24 officiers et marins.

Pour assurer le mouillage de mines hauturier, la Royal Navy décide de commander quatre mouilleurs de mines rapides de classe Abdiel. Ces navires ne sont pas encore en service en septembre 1939. Ils ne participeront donc pas à la guerre de Pologne.

HMS Abdiel

HMS Abdiel

-Le HMS Abdiel (M39) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 29 mars 1939 lancé le 23 avril 1940 et mis en service le 15 avril 1941.

Stationné à Chatham, le mouilleur de mines était immobilisé pour un grand carénage quand éclate le second conflit mondial. Les travaux terminés, le mouilleur de mines va servir de transport de troupes rapides pour amener en quelques heures des renforts au CEFAN déployé en Norvège.

HMS Latona

HMS Latona

-Le HMS Latona (M76) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 4 mars 1939 lancé le 20 août 1940 et mis en service le 14 juin 1941.

Stationné à Rosyth, il embarque son chargement de mines (140 mines) et va mouiller un champ de mines offensif en pleine nuit au large des côtes du Jutland.

Il échappe à une attaque aérienne le 7 septembre 1948, ralliant Newcastle-upon-tyne pour embarquer des troupes et du matériel à destination de la Norvège.

HMS Manxman

HMS Manxman

-Le HMS Manxman (M70) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons de Linthouse le 24 mars 1939 lancé le 5 septembre 1940 et mis en service le 2 septembre 1941.

Affecté en Extrême-Orient, il est stationné à Singapour. En temps de guerre, il doit mettre en place des champs de mines défensif pour protéger le “Gibraltar de l’Extrême-Orient” mais également assurer des transports rapides en direction d’Alor Setar et de Kuching, les deux autres bases de la British Eastern Fleet implantées dans la région.

Le 5 septembre 1948, le mouilleur de mines venait de rentrer d’un entrainement au mouillage de mines. Il reprend la mer dès le 8 pour effectuer son premier mouillage du conflit.

HMS Welshman

HMS Welshman

-Le HMS Welshman (M84) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 8 juin 1939 lancé le 4 septembre 1940 et mis en service le 1er septembre 1941.

Affecté en Méditerranée, il est stationné à Alexandrie mais effectue des rotations régulières avec Haïfa et Malte dans le cadre de missions de transport rapide.

Le 5 septembre 1948, il appareille à l’aube pour assurer le transport d’équipements stratégiques à destination de Malte, arrivant à La Valette le lendemain, chargeant des mines pour améliorer la protection des accès de cette île au positionnement stratégique.

La construction de deux autres navires à été sans cesse repoussée en raison d’autres priorités et de la saturation des chantiers. Ce n’est que dans le cadre du programme de guerre que les Ariadne et Apollo vont être construits selon un modèle légèrement modifié mais ceci est une autre histoire.

Déplacement : standard2650 tons pleine charge 3415 tons Longueur hors tout 127m longueur entre perpendiculaires 122m largeur 12m tirant d’eau 3.43m (4.50m à pleine charge)

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 72000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 39.75 noeuds (38 noeuds à pleine charge) distance franchissable 1000 miles nautiques à 38 noeuds

Armement : six canons de 102mm Mark XVI en trois affûts doubles, un affût quadruple Pom-Pom, huit mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples remplacés ultérieurement par douze canons de 20mm, 156 mines

Equipage : 242 officiers et marins

Porte-hydravions et navire de maintenance aéronautique

Avant-propos

Quand l’avion apparait, il attire aussitôt l’attention des amiraux (ou du moins de certains) qui cherchent à voir au delà de l’horizon. Le plus léger que l’air c’était révéler décevant (difficile voir impossible à mettre en œuvre en haute-mer), le plus lourd que l’air apparaissait comme une alternative crédible.

Seulement voilà l’avion avait besoin d’une piste même sommaire pour décoller et atterrir. Un concurrent apparu très rapidement, l’hydravion, un avion muni de flotteurs capable (en théorie) de décoller et de se poser sur les flots.

Les avions comme leurs cousins hydravions étaient à l’époque un assemblage de bois et de toile extrêmement fragiles nécessitant un entretien fréquent.

D’où l’utilisation immédiate de navires spécialement dédiés à leur entretien, souvent des navires dont ce n’était pas la vocation première qu’il s’agisse de navires de guerre reconvertis ou de navires marchands transformés.

Les hydravions concurrencèrent sévèrement l’avion mais quand éclate le second conflit mondial, cet hybride est en passe de perdre son pari.

Si sa mise en œuvre depuis un navire ne pose guère de problème avec la catapulte (même si les installations d’hydraviation étaient souvent mal vus par les surfaciers qui auraient préféré une DCA encore plus importante), la récupération ne fût jamais résolue, le tapis d’amerrissage testé notamment en France se révélant être une fausse bonne idée.

Résultat si les porte-hydravions sont encore présents en septembre 1948, ils vont rapidement être utilisés pour d’autres rôles que le soutien d’escadrilles d’hydravions en l’occurence navire-atelier et bâtiment-bases pour vedettes lance-torpilles mais également navire de commandement.

Un signe ne trompe pas, aucun aviation tender ne sera commandé dans le cadre du programme de guerre, la Royal Navy s’appuyant sur les navires existants et sur la réquisition de navires commerciaux.

Le HMS Unicorn à été conçu pour assurer l’entretien majeur des avions embarqués, soulageant les mécaniciens des porte-avions. Ce navire restera unique, certains porte-avions économiques construits au début du second conflit mondial venant en renfort sans qu’ils soient reclassés.

Porte-hydravions

Le HMAS Albatross futur HMS Albatross

Le HMAS Albatross futur HMS Albatross

-Avant de servir au sein de la marine britannique, le HMS Albatross était un navire australien construit pour appuyer les croiseurs lourds Australia et Canberra. Cela aurait coûté moins cher de les équiper de catapultes mais il fallait donner du travail au Cockatoo Dockyard.

Il est mis sur cale au Cockatoo Docks & Engineering Company le 16 avril 1926 lancé le 23 février 1928 et commissioné le 23 janvier 1929. Il est mis en réserve (decommissioned) le 26 avril 1933.

Pour permettre l’achat du croiseur léger Apollo (futur HMAS Hobart), la marine australienne cède le porte-hydravions à la Royal Navy même si cette dernière n’à pas un besoin débordant en terme de navires de ce type.

En septembre 1939, il est déployé à Freetown au sein du South Atlantic Command pour traquer les raiders allemands. Le conflit terminé, il retourne en Grande-Bretagne pour subir un grand carénage de janvier à octobre 1940.

De nouveau opérationnel, il va servir de transport pour déposer dans les bases de l’Empire du matériel destiné à la Fleet Air Arm (FAA) qu’il s’agisse d’avions démontés, de projecteurs, de canons antiaériens, de générateurs…… .

Quand le conflit éclate, il était immobilisé au Devonport Dockyard pour un nouveau carénage qui doit s’achever début novembre. Les travaux vont être prolongés, les premiers RETEX du conflit norvégien imposant un besoin important de navires-ateliers et l’Albatross va être transformé en repair ship.

Caractéristiques Techniques du HMS Albatross

Déplacement 4800 tons Longueur 135.20m largeur de la coque 18m Tirant d’eau 5.26m

Propulsion : turbines Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow dévellopant 12000ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 22 noeuds Distance franchissable 4280 miles nautiques à 22 noeuds 7900 miles nautiques à 10 noeuds

Armement (seaplane tender) quatre canons de 120mm (4.7 inch) deux Pom-Pom doubles, quatre canons de salut 3 pounder et 24 mitrailleuses de 7.7mm (repair ship) quatre canons de 120mm (4.7 inch) quatre canons de 40mm Bofors en affûts doubles et huit canons de 20mm Oerlikon

Aviation : neuf hydravions (six actifs et trois de réserve) et trois grues

Equipage : (seaplane tender RAN) 404 officiers et marins pour le flotteur, 46 officiers et hommes du rang pour l’aviation qui dépendait de la Royal Australian Air Force (RAAF)

HMS Ark Royal futur HMS Pegasus

HMS Ark Royal futur HMS Pegasus

-Le HMS Pegasus était un vieux navire de 1914 connu à l’origine sous le nom d’Ark Royal. Il s’agissait d’un navire de charge acheté sur cale par la marine britannique.

L’Ark Royal est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding Company de Blyth (Northumberland) le 7 novembre 1913. Acheté en mai 1914, il est lancé le 5 septembre 1914 et commissioné le 10 décembre 1914.

Le 21 décembre 1934, il est rebaptisé Pegasus pour libérer ce nom prestigieux au profit du nouveau porte-avions britannique, le premier porte-avions “moderne”.

Affecté à la Home Fleet, le seaplane tender était toujours en service en septembre 1948 même si son usure rendait son utilisation aléatoire. Suite à une avarie, il est remorqué à Scapa Flow où il reste un bâtiment-base sans pouvoir appareiller.

Caracteristiques Techniques du HMS Pegasus

Déplacement : standard 7190 tonnes pleine charge 7570 tonnes Longueur 111.6m largeur 15.5m largeur 5.7m

Propulsion : une machine verticale à triple expansion alimentée en vapeur par trois chaudières dévellopant 3800ch et entrainant une hélice

Vitesse maximale 11 noeuds Distance franchissable 3030 miles nautiques à 10 noeuds

Armement (1948) deux canons de 3 pouces (76mm), deux affûts quadruples Pom-Pom de deux livres et huit mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples

Aviation : huit hydravions

Equipage : 180 officiers et marins

-Le HMS Dumana était à l’origine un navire marchand le MV Dumana de la British India Steam Navigation Company construit en 1923. Il est affrété par l’Air Ministry pour servir de transport au profit de la RAF.

Acheté en 1942, il est officiellement transféré à la Royal Navy et transformé en seaplane tender, servant en Méditerranée depuis La Valette et Alexandrie. Il était toujours en service en septembre 1948.

Déplacement 8428 GRT Longueur 141.43m largeur 17.78m tirant d’eau 5.23m

Propulsion : moteurs diesels de 8 cylindre entrainant deux hélices

Vitesse maximale 13 noeuds

Le Manela était un autre navire de la British India Steam Navigation Company construit dans le même chantier et armé en mai 1921. Réquisitionné par la Royal Navy en 1939, il opère depuis Scapa Flow et est toujours en service en septembre 1948, réparant et ravitaillant les hydravions traquant les navires allemands en mer du Nord.

Déplacement 8303 GRT Longueur 137.2m largeur 17.8 noeuds tirant d’eau : nc

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 14 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm), un affût quadruple Pom-Pom et des mitrailleuses de 12.7mm

Aéronefs soutenus : six à neufs

Equipage : nc

HMS Unicorn

HMS Unicorn

HMS Unicorn

En dépit de progrès remarquables, les avions embarqués étaient encore assez fragiles, les pertes matérielles pouvaient être importantes notamment à l’appontage quand l’avion n’avait pas été conçu dès l’origine pour être embarqué (Supermarine Seafire qui partageait avec le Me-109T une vitesse à l’appontage excessive).

Les porte-avions disposaient d’ateliers mais ils étaient plus dédiés à la maintenance générale des appareils entre deux missions.

Si les américaines avaient plus une mentalité “consommable” en raison de moyens financiers supérieurs à la Fleet Air Arm, l’aéronavale britannique n’avait pas ce luxe.

D’où l’idée d’un Aircraft Maintenance Carrier (AMC), un navire spécialement dédié à la maintenance lourde des appareils voir au recomplètement des groupes aériens en appareils neufs.

Ce navire était en construction au moment de la guerre de Pologne et ne participa pas bien évidément à ce court conflit.
Au final, l’Unicorn allait être également utilisé comme porte-avions d’entrainement pour former de nouveaux pilotes, la FAA connaissant des pertes assez sensibles dès la Campagne de Norvège.

La commande d’un deuxième porte-avions de ce type et baptisé selon certains écrits Pegasus ne se concrétisa jamais, les porte-avions légers type Colossus/Majestic étant souvent utilisés pour compléter l’Unicorn.

-Le HMS Unicorn est mis sur cale aux chantiers navals Harland Wolf de Belfast le 26 juin 1939 lancé le 14 septembre 1940 et mis en service le 26 août 1941.

Affecté à la Home Fleet et stationné à Faslane, il était le 5 septembre 1948 mouillé dans l’estuaire de la Clyde, embarquant des Supermarine Seafire et des Blackburn Buccaneer qu’il devait livrer à RNAS Yeovilton (Somerset sud-ouest de l’Angleterre). Ce transport achevé, il va rejoindre Rosyth pour participer au soutien des opérations en Norvège.

Il va transporter des avions neufs au profit de la FAA et de la RAF à destination de la Norvège avant d’être utilisé à la fin de la campagne comme un véritable porte-avions pour couvrir les convois évacuant les troupes alliés de Norvège.

Caracteristiques Techniques du HMS Unicorn

Déplacement : standard 16770 tonnes pleine charge 20600 tonnes

Dimensions : longueur 195.1m largeur 27.51m tirant d’eau 7m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 13.5 noeuds

Protection : pont d’envol 51mm soutes à munitions 51 à 76mm Bulkheads 38mm

Armement : huit canons de 102mm en quatre affûts doubles, quatre affûts quadruples Pom-Pom, douze canons de 20mm (deux affûts doubles huit affûts simples)

Avions embarqués : 40 à 75 en version transport 33 en version porte-avions

Equipage : 1200 officiers et marins

Grande-Bretagne (57) Vedettes lance-torpilles et de servitude

VEDETTES LANCE-TORPILLES

Avant-propos

Coastal Motor Boat (CMB)

Coastal Motor Boat (CMB)

Durant le premier conflit mondial, la marine britannique à utilisé des vedettes lance-torpilles appelées Coastal Motor Boat (CMB). Les affrontements eurent lieu en Manche contre des vedettes allemandes stationnées à Zeebruge mais ils ne furent pas aussi célèbres que les MAS italiennes qui détruisirent un cuirassé austro-hongrois et s’illustrèrent en Adriatique.

Dans l’immédiat après guerre, des vedettes lance-torpilles britanniques opérèrent en mer Caspienne et en mer Baltique dans le cadre de l’intervention occidentale en soutien des Blancs contre les Bolchéviks avec les résultats que l’on sait.

Après cette intervention, les vedettes lance-torpilles tombèrent dans l’oubli, les budgets réduits et le besoin de navires capables de défendre l’Empire rendirent peu utiles les Motor Torpedo Boat (MTB).

Ce n’est qu’au milieu des années trente que la Royal Navy s’intéresse à nouveau aux vedettes lance-torpilles pour contrer les S-Boote allemandes.
Plusieurs modèles de vedettes lance-torpilles allaient être construits pour équiper de nombreuses flottilles. Si il y avait seulement deux flottilles en septembre 1939, sept étaient présentes en septembre 1948 soit un total de cinquante-six vedettes lance-torpilles.

Dans le cadre du programme de guerre, trente-deux vedettes lance-torpilles sont commandées, des pertes importantes étaient prévues dans ce domaine.

Sur le plan de l’organisation, les vedettes sont réimmatriculées en 1946 pour un système plus lisible, les cinquante-six vedettes étant désignées MTB-1 à MTB-56.

Les différentes modèles de vedettes lance-torpilles

Ayant abandonné toute construction de vedettes lance-torpilles pendant près de vingt-ans, la marine britannique se reposa sur des fabricants privés qui proposèrent plusieurs projets.

Ces modèles ne furent pas mis en service mais servirent de base de développement aux futures vedettes lance-torpilles de la Royal Navy.

Le premier modèle est le modèle proposé par British Power Boat, un navire de 18.34m avec une coque en bois, un pontage en aluminium, des bouchins vifs et pas de redan.

La MTB-2 était un des navires proposé par la firme BPB.

La MTB-2 était un des navires proposé par la firme BPB.

Ces navires furent commandés à dix-huit exemplaires dans une variante améliorée pour équipée la 1st Motor Torpedo Boat Flottilla (avec douze navires) et la 2nd Motor Torpedo Boat Flottilla (avec six navires), la première opérant en Méditerranée, la seconde en Extrême-Orient.

Ces navires restèrent en service jusqu’en 1946 quand ils furent remplacés par des Fairmile D plus puissantes et mieux armées.

Caractéristiques Techniques des BPB de 18.34m

Déplacement : 22 tonnes Longueur 18.36m largeur 4.10m tirant d’eau 0.86m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 1800ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable : 352 miles nautiques à 33 noeuds Armement : huit mitrailleuses Lewis de 7.7mm en deux affûts quadruples (un avant un arrière) et deux torpilles de 457mm Equipage : neuf officiers et matelots

Parallèlement au modèle proposé par BPB, la Royal Navy s’intéresse à un modèle plus grand proposé par Vosper, des navires de 21.34m qui ont pour origine une vedette de 20.70m, la MTB-102 une vedette à coque en bois et propulsée par des moteurs à essence permettant une vitesse de 44 noeuds.

La MTB-32

La MTB-32

Ce modèle de 21.34m fût d’abord commandé par la France, trente exemplaires qui firent le bonheur des Escadrilles légères. La Royal Navy commanda trente-deux vedettes qui équipèrent quatre flottilles (1st 3rd 5th et 6th), vedettes immatriculées MTB-1 à 32.

Ils étaient toujours en service en septembre 1948 dans les flottilles dans lesquelles elles ont été mises en service.

Caractéristiques Techniques des Vosper de 21.34m

Déplacement : 36 à 49 tonnes Longueur 21.34m largeur 5.94m tirant d’eau 1.68m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 4000ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale : 40 noeuds Autonomie : 250 miles nautiques à 40 noeuds Armement : deux canons de 20mm en affût double à l’avant, deux mitrailleuses de 12.7mm, deux mitrailleuses de 7.7mm

L’autre grand fabriquant de vedettes lance-torpilles est la firme Fairmile qui va produire plusieurs modèles de vedettes, quatre modèles, deux de vedettes de surêté portuaire (A et B) et deux de vedettes lance-torpilles (C et D).

La MTB-34

La MTB-34

Pour les Fairmile C produites à seize exemplaires (MTB-33 à MTB-48), il s’agissait de vedettes plus lentes (25 noeuds) mais nettement mieux armées. Ces vedettes vont équipées les 2nd et 7th MotorTorpedo Boat Flottilla. Ces vedettes sont toujours en service en septembre 1948.

A noter qu’à l’origine, elles ne devaient pas recevoir des torpilles

Caractéristiques Techniques des Fairmile C

Déplacement : 65 tonnes Longueur 34m largeur 5.31m tirant d’eau 1.73m Propulsion : deux moteurs essence Hall-Scott de 850ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 26.5 noeuds (25 en pratique) Distance franchissable : 500 miles nautiques à 12 noeuds Armement : deux canons de 2 livres (40mm) quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles et deux tubes lance-torpilles de 457mm Equipage : seize officiers et marins

Des Fairmile D au port

Des Fairmile D au port

Les Fairmile D ne sont pas des versions améliorées des C mais des navires plus gros, de véritables canonnières, des super-vedettes capables néanmoins de filer à 29 noeuds, une vitesse respectable.

Ces navires qui équipent la 4th Motor Torpedo Boat Flottilla avec huit navires doivent être suivis par d’autres exemplaires dans le cadre du programme de guerre. Elles sont immatriculées MTB-49 à 56.

Caractéristiques Techniques des Fairmile D

Déplacement : 90 tonnes Longueur : 33.53m largeur 6.40m tirant d’eau 1.58m Propulsion : quatre moteurs à essence dévellopant 5000ch et entrainant quatre hélices Vitesse maximale : 29 noeuds Autonomie : nc Armement : deux canons de 6 pouces (57mm), un affût double de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts doubles, deux à quatre torpilles de 457mm Equipage : trente officiers et matelots

Les vedettes de sûreté

Avant le second conflit mondial, on imagine des eaux littorales infestées de sous-marins, attendant à la sortie des ports leurs cibles, décochant leurs torpilles et s’enfuyant.

Pour contrer cette menace, on eut l’idée de fabriquer de petits navires anti-sous-marins, des vedettes ou des chasseurs de sous-marins capables de sécuriser les approches immédiates des ports.

Dans la réalité, les sous-marins opéraient au large et les vedettes de sûreté servirent davantage à empêcher les incursions des commandos ennemis que de grenader des sous-marins à la sortie d’un port.

Fairmile A

Fairmile A

Le modèle Fairmile A ne connu pas un succès important en raison de problèmes techniques et seulement douze exemplaires furent construits.

Elles furent utilisés jusqu’en 1944 quand la mise en service massive des Fairmile B et des HDML (Harbour Defence Motor Launch) _version réduite de ces dernieres_ permis leur transfert à la Royal Air Force (RAF) qui les utilisa comme vedette de sauvetage en mer.

Caractéristiques Techniques des Fairmile A

Déplacement : 58 tonnes longueur 33.53m largeur 5.31m tirant d’eau 1.83m Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 1800ch entrainant trois hélices Vitesse maximale 22 noeuds Armement : un canon de deux livres (40mm), deux mitrailleuses de 12.7mm, armement débarqué quand elles sont devenues vedettes de sauvetage Equipage : seize officiers et matelots

Aux Fairmile A succèdent des Fairmile B. A la différence de leurs prédécesseurs, ces navires avaient une coque à bouchains ronds qui lui donnait d’excellentes qualités nautiques. Ces navires étaient faciles à construire pour permettre à de petits chantiers de pouvoir les produire en grande série.

Ces navires polyvalents pouvaient servir de canonnières, de bateaux de sauvetage air-mer, de patrouilleurs anti-sous-marins, de dragueurs de mines côtiers, navires émetteurs de fumée, escorteurs littoraux….. .

Une première commande de quarante-huit vedettes (ML-1 à ML-48) est passée en mars 1940, ces navires sont mis en service entre janvier 1941 et septembre 1942.

Sur ces quarante-huit navires, vingt-quatre sont des canonnières, douze sont des patrouilleurs anti-sous-marins, huit en vedettes de sauvetage et quatre émetteurs de fumée pour protéger les navires des raids aériens.

Ces navires ne sont pas enrégimentés dans des flottilles mais placés sous l’autorité des bases navales, ils sont répartis de la façon suivante :

-Chatham : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage soit cinq navires

-Faslane : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et une vedette émettrice de fumée.

-Rosyth : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage et une vedette émettrice de fumée

-Devonport : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage

-Gibraltar : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage

-Malte : deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins et une vedette de sauvetage

-Alexandrie : deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Aden : deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Singapour : deux canonnières et une vedette émettrice de fumée

-Alor Setar : deux canonnières et une vedette de sauvetage

-Kuching : deux canonnières

-Hong-Kong : deux canonnières

En mars 1944, trente-deux nouvelles vedettes (ML-49 à ML-80) sont commandées et mises en service entre janvier 1945 et mars 1946. Elles sont réparties entre seize vedettes anti-sous-marines, huit canonnières et huit dragueurs de mines légers. Elles sont stationnées de les bases suivantes :

-Alexandrie : quatre vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Simonstown : deux vedettes anti-sous-marines et deux canonnières

-Freetown : deux vedettes anti-sous-marines et deux dragueurs de mines légers

-Bermudes : deux vedettes anti-sous-marines, deux canonnières, deux dragueurs de mines légers

-Hong Kong : quatre vedettes anti-sous-marines, deux canonnières et deux dragueurs de mines légers

-Devonport : deux vedettes anti-sous-marines

Quatre-vingt vedettes Fairmile B sont donc en service en septembre 1948. Un modèle amélioré baptisé Fairmile E doit être commandé dans le cadre du programme de guerre.

Fairmile B

Fairmile B

Caractéristiques Techniques des Fairmile B

Déplacement : 67 à 85 tonnes selon les configurations, Longueur 34.14m largeur 5.56m tirant d’eau 1.52m Propulsion : deux moteurs à essence développant 1200ch et entrainant deux hélices
Vitesse maximale : 20 noeuds Distance Franchissable : 556 miles nautiques à 20 noeuds

Armement (canonnière) : un canon de 3-pounder Hotchkiss (57mm), deux mitrailleuses de 12.7mm en affût double et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm en affûts simples. Certaines embarquèrent un mortier de 3 pouces (76.2mm)

(patrouilleur anti-sous-marin) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm), un affût double de 12.7mm, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm et douze grenades ASM

(dragueur de mines légers) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm), un affût double de 12.7mm et des équipements de dragage

(vedette émettrice de fumée) un canon 3-pounder Hotchkiss (57mm) à l’avant, deux mitrailleuses de 7.7mm en affût simple, système d’émission de fumée sur la plage arrière

(sauvetage air-mer) : non armées, en temps de guerre, elles sont peintes en blanc avec de larges croix rouge sur les flancs et sur la plage avant

Equipage : seize officiers et matelots

Pour compléter les Fairmile B, on à également produit des vedettes de défense portuaire (Haarbour Defence Motor Launch HDML), une version réduite des Fairmile B. Trente-deux exemplaires (ML-81 à ML-113) sont commandées en juin 1944 et livrées entre janvier et décembre 1945.

Elles sont déployées à Faslane (quatre), à Devonport (quatre), à Douvres (quatre), à Chatham (quatre) à Rosyth (quatre), à Scapa Flow (quatre), à Gibraltar (quatre) et à Alexandrie (quatre).

La production de ce modèle ne doit normalement pas être poursuivie.

Une HDML

Une HDML

Caractéristiques Techniques des Harbour Defence Motor Launch

Déplacement : 54 tonnes Longueur : 21.95m largeur 4.82m tirant d’eau 1.68m Motorisation : deux moteurs diesel dévellopant 320ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 12 noeuds Distance franchissable: nc Armement : un canon de 40mm Bofors à l’avant, deux canons de 20mm Oerlikon, deux mitrailleuses de 7.7mm Lewis et huit grenades anti-sous-marines Equipage : dix officiers et marins.

Grande Bretagne (55) sous-marins (4)

Sous-marins type S

Avant-propos

Avec les sous-marins type U, les sous-marins de type S forment la colonne vertébrale de la flotte sous-marine britannique.

Ces sous-marins sont issus du type O mais tire les leçons des imperfections de leurs devanciers, les réservoirs rivetés installés en externe et qui avaient tendance à fuir (ce qui dévoilait la présence du sous-marin à l’ennemi) sont installés en interne.

Les premiers projets remontent à 1928 et pourtant le sous-marin avait toujours sa place en 1948 même si des sous-marins plus modernes étaient sur le point de lui succéder.

A l’origine des type S figure une demande de l’Amirauté pour un sous-marin de petite taille environ 600 tonnes en surface (soit l’équivalent de nos sous-marins de 2ème classe) mais pouvant patrouiller dix jours à 800km (400 miles) de sa base.

En dépit de leurs efforts, les premiers sous-marins dépassaient de 40 tonnes le tonnage autorisé mais il semble peu probable de pouvoir dessiner un sous-marin de moins de 600 tonnes avec les performances exigées. Le seuil de tolérance de l’amirauté se relevé sur les type S qui succèdent aux quatre premiers.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 (quatre type Swordfish et huit de type Shark) et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commadés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Cela permet la mise sur pied de trois flottilles de huit submersibles, deux stationnées en mer du Nord respectivement à Rosyth et à Chatham (7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla) et la troisième en Méditerranée la 9th Submarine Flottilla stationnée à Malte.

Dans le cadre du programme de guerre, seize nouveaux sous-marins de type S sont commandés mais à l’usage, seulement huit seront achevés sur ce modèle, les huit derniers devenant des type V, un sous-marin médian qui devait succéder aux type S et aux type U, la Royal Navy ayant décidé de rationaliser sa flotte sous-marine en construisant des sous-marins de grande patrouille de classe Amphion (seize) et des sous-marins médians type V.

7th Submarine Flottilla (Rosyth)

Cette flottille de huit submersibles est chargée d’attaquer la marine de guerre allemande en mer du Nord.

Craignant l’escalade, il n’abord pas question d’attaquer la marine marchande allemande (au fonctionnement de toute façon perturbé par la guerre) même si on peut imaginer que la perte d’un cargo ou d’un pétrolier avec son chargement pèse nettement plus à long terme que la perte d’un croiseur, d’un destroyer ou d’une unité plus importante.

Ils doivent également participer à des missions de mouillage de mines voir au ravitaillement d’hypothétiques mouvements de résistance dans les territoires occupés par l’ennemi même si en l’absence d’une tradition nationale de guérilla, l’Amirauté britannique ne sait guère comment soutenir ce type de mouvement en Europe et doit même se demander si cela est possible.

HMS Swordfish

HMS Swordfish

-Le HMS Swordfish (S61) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er décembre 1930 lancé le 10 novembre 1931 et mis en service le 28 novembre 1932.

A noter que durant la guerre de Pologne, il manque d’être torpillé par son sister-ship Sturgeon. Suite à cet incident et après la destruction du Oxley par le Triton, la distance opérationnelle entre deux sous-marins sera portée de 4 à 16 miles.

Le 5 septembre 1948, le Swordfish venait d’appareiller pour une mission d’entrainement. Cette mission est annulée et le sous-marin reçoit ordre de torpiller tout navire de guerre allemand ou tout cargo ou pétrolier militarisé passant à portée de ces torpilles et de son canon.

-Le HMS Sturgeon (S73) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er janvier 1931 lancé le 8 janvier 1932 et mis en service le 15 décembre 1932.

Quand la seconde guerre mondiale débute, le sous-marin était immobilisé depuis quatre mois dans un grand carénage prévu pour s’achever en décembre. Avec le début du conflit, il est probable que les travaux vont être accélérés.

HMS Seawolf

HMS Seawolf

-Le HMS Seawolf (S47) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 25 mai 1934 lancé le 28 novembre 1935 et mis en service le 12 mars 1936.

Quand l’opération Weserübung est déclenchée, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille au large des côtes norvégiennes. Il doit être reconditionné avant tout départ en patrouille de guerre.

-Le HMS Shark (S54) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 12 mai 1933 lancé le 31 mai 1934 et mis en service le 31 décembre 1934.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait d’appareiller pour une patrouille en relève du Seawolf, la patrouille du temps de paix se transforme en patrouille de temps de guerre.

HMS Syrtis

HMS Syrtis

-Le HMS Syrtis (P222) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 10 août 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 14 août 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever à la mi-octobre.

HMS Safari

HMS Safari

-Le HMS Safari (P211) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Barrow-in-Furness le 5 juin 1940 lancé le 18 novembre 1941 et mis en service le 24 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Scorcher (P258) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 décembre 1943 lancé le 18 décembre 1944 et mis en service le 16 juin 1945.
Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, mis en alerte, prêt à appareiller dès que l’ordre lui sera donné

HMS Scotsman

HMS Scotsman

-Le HMS Scotsman (P243) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 15 février 1943 lancé le 14 mars 1944 et mis en service le 24 mars 1945.

Quand le second conflit mondial éclate, le sous-marin était immobilisé pour une avarie sur un moteur diesel.

11th Submarine Flottilla (Chatham)

Cette flottille mène des missions semblables à la 7th Submarine Flottilla à savoir le contrôle de la mer du Nord par une action offensive contre la marine allemande, le minage…. .

HMS Seahorse

HMS Seahorse

-Le HMS Seahorse (S98) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 septembre 1931 lancé le 15 novembre 1932 et mis en service le 2 octobre 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever à la fin du mois d’octobre.

-Le HMS Starfish (S19) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 26 septembre 1931 lancé le 14 mars 1933 et mis en service le 3 juillet 1933.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement en mer du Nord.

HMS Snapper

HMS Snapper

-Le HMS Snapper (S39) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 18 septembre 1933 lancé le 25 octobre 1934 et mis en service le 14 juin 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin revenait d’une patrouille. Il devait donc être remis en état avant de reprendre la mer pour sa première patrouille de guerre.

-Le HMS Sahib (P212) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 5 juillet 1940 lancé le 19 janvier 1942 et mis en service le 22 décembre 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Saracen

HMS Saracen

-Le HMS Saracen (P247) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 juillet 1940 lancé le 16 février 1942 et mis en service le 11 janvier 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour une avarie mécanique

-Le HMS Scythian (P237) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 21 février 1943 lancé le 14 avril 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Quand est déclenchée l’opération Weserübung, le sous-marin faisait escale à Den Helder aux Pays-Bas après un entrainement en mer du Nord avec la participation discrète de la Koninklijke Marine, la marine royale néerlandaise.

Il se ravitaille et appareille direction Chatham pour préparer sa première patrouille de guerre.

HMS Sea Devil

HMS Sea Devil

-Le HMS Sea Devil (P244) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 5 avril 1943 lncé le 14 mars 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements

-Le HMS Spearfish (S69) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 28 mai 1935 lancé le 21 avril 1936 et mis en service le 11 décembre 1936

Le 5 septembre 1948, il était indisponible suite à une avarie

9th Submarine Flottilla (La Valette)

Stationnée à La Valette, la troisième et dernière flottille à être équipée de de sous-marins de type S. Depuis sa position stratégique, elle doit couper l’Italie de ses dépendances notamment de l’actuelle Libye, le tout en liaison avec les sous-marins français stationnés à Bizerte.

Dès le début du conflit, des officiers de liaison sont d’ailleurs échangés entre les deux marines pour faciliter la coopération et éviter de tragiques méprises.

-Le HMS Salmon (N65) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 15 juin 1933 lancé le 30 avril 1934 et mis en service le 8 mars 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin devait appareiller pour entrainement. L’entrainement est reporté en attendant de savoir l’attitude de l’Italie.

HMS Sealion

HMS Sealion

-Le HMS Sealion (S42) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 mai 1933 lancé le 16 mars 1934 et mis en service le 21 décembre 1934.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était à la mer dans le Golfe de Tarente. Il reçoit des consignes de vigilance et doit attendre l’ordre lui donnant l’autorisation d’envoyer par le fond tout navire de guerre italien en attendant éventuellement les navires civils et marchands.

-Le HMS Sterlet (S2) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 juillet 1936 lancé le 22 septembre 1937 et mis en service le 6 avril 1938.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour grand carénage. Les travaux sont accélérés mais même avec cette accélération, le sous-marin ne sera pas disponible avant la fin du mois.

HMS Sunfish

HMS Sunfish

-Le HMS Sunfish (S81) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 22 juillet 1935 lancé le 30 septembre 1936 et mis en service le 2 juillet 1937.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Satyr (P214) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 8 juin 1940 lancé le 28 septembre 1941 et mis en service le 4 novembre 1942.

Le cinquième jour du mois de septembre 1948, le Satyr était en mer en patrouille au large de la Sicile. Au cours de la vacation radio du soir, le sous-marin reçoit l’ordre d’être vigilant sur les mouvements de la flotte italienne.

HMS Sceptre

HMS Sceptre

-Le HMS Sceptre (P215) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 9 septembre 1941 lancé le 10 octobre 1942 et mis en service le 14 septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements

-Le HMS SeaDog (P216) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 juin 1941 lancé le 4 avril 1942 et mis en service le 15 mars 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille de huit jours en Adriatique et devait donc être reconditionné et son équipage reposé avant d’entamer une première patrouille de guerre.

HMS Sea Nymph

HMS Sea Nymph

-Le HMS Sea Nymph (P223) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 mai 1941 lancé le 29 juillet 1942 et mis en service le 4 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était en alerte. Il appareille en fin de journée pour prendre position au large de Tarente au cas où l’Italie deviendrait hostile.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 730 tonnes (768 tonnes pour le groupe II) plongée respectivement 927 et 960 tonnes

Dimensions : longueur 61.7m (63.6m pour le groupe II) largeur 7.3m tirant d’eau : nc

Propulsion : deux diesels de 1550ch deux moteurs électriques de 1300ch

Performances : vitesse maximale 13.5 nœuds en surface 10 nœuds en plongée distance franchissable 3700 miles nautiques à 10 nœuds (3800 miles pour le groupe II) en surface

Armement : un canon de 76.2mm à l’avant et un canon de 20mm Oerlikon (installé à partir de 1944) six tubes lance-torpilles avant avec six recharges ou douze mines

Equipage : 38 officiers et marins

Grande Bretagne (51) Navires légers (7)

Dragueurs de mines

Avant-propos

La mine marine apparait au cours du 19ème siècle notamment au cours de la guerre de Sécession, partageant une paternité commune avec la torpille avant que les deux engins ne divergent.

Si la mine resta un engin inerte, passif mais meurtrier, la torpille évolua comme nous l’avons vu avec une torpille filoguidée puis une torpille autonome.

Qui dit nouvelle arme dit riposte et face aux mines, on inventa le dragueur de mines, un navire de petite taille chargée de neutraliser cet engin de mort.

Ces navires appelés minesweepeer pour les marines anglo-saxonnes étaient contrairement à aujourd’hui des navires polyvalents capables de servir de patrouilleur et d’escorteur ce qui imposait un armement puissant (canon médian, solide DCA, charges de profondeur).

La Royal Navy n’y échappe pas et dispose en septembre 1939 de dragueurs de mines en l’occurrence trois chalutiers-dragueurs, vingt-trois dragueurs de mines classe Hunt et vingt et un dragueurs de mines classe Halcyon

Cette flotte modeste va connaitre une certaine croissance durant la Pax Armada avec la nécessité de renouveler la flotte et d’augmenter cette dernière, la mine étant une arme d’un rapport coût/efficacité impatable.

Si les Halcyon sont encore largement capables, les Hunt commencent à se faire vieux. D’où la commande avant même le début de la guerre de Pologne de deux nouvelles classes de dragueurs de mines, les classes Bangor et Algérine.

La première classe est une classe de coastal minesweeper, de dragueurs de mines côtiers. Ils sont commandés au printemps 1940, mis sur cale à l’automne 1940 (douze) et au printemps 1941 (douze).

Leur lancement s’échelonne entre le printemps 1942 et l’automne 1943 pour une mise en service prononcée en mai 1942 et septembre 1943. Cela permet de désarmer les vingt-trois Hunt et si la majorité est démolie, huit sont transférés à la marine polonaise libre.

La seconde est une classe de dragueurs de mines océaniques (minesweeper oceanic). Commandée en septembre 1943 à douze exemplaires, les navires sont mis sur cale entre le printemps 1944 et l’automne 1945, lancés entre septembre 1945 et mars 1947 avec une mise en service prononcée entre janvier 1947 et juin 1948.

Ainsi quand le second conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 21 dragueurs de classe Halcyon, de 24 dragueurs de classe Bangor et de 12 dragueurs de classe Algérine soit un total de cinquante-sept dragueurs de mines.

Le programme de guerre fait la part belle aux dragueurs de mines avec la commande de 24 Bangor et de 36 Algerine, ces commandes massives s’expliquant par la crainte de pertes importantes en raison des nombreux mouillages de mines et des pertes causées par une aviation allemande mordante.

Dragueurs de mines classe Hunt

HMS Albury

HMS Albury qui continua sa carrière sous pavillon polonais devenant l’ORP M.2

Les quatre-vingt huit dragueurs de mines (minesweeping sloop) de type Hunt sont construits entre 1916 et 1919. Ils peuvent être répartis en deux groupes (Belvoir et Aberdare) mais en septembre 1939 seulement vingt-trois navires sont encore en service.

Mis à part les huit navires transférés à la marine polonaise libre, aucun navire n’est encore en service en septembre 1948.

Sur les vingt navires du groupe Belvoir, seul le Tedworth est encore en service en septembre 1939, il est désarmé le 7 janvier 1944 et démoli, les autres sont démolis en 1922 ou 1923 sauf le Blackmorevale coulé par une mine au large de Montrose le 1er mai 1918.

A l’origine pour le groupe Aberdare, cent-vingt et un navires sont commandés mais trente-quatre sont annulés ne laissant que quatre-vingt sept sont construits. Sur les trente-quatre annulés, deux furent lancés mais jamais achevés.

Une majorité de navires sont désarmés durant l’entre-deux-guerre comme l’Appledore, le Badminton, le Bagshot, le Banchory, le Barnstaple, le Battle (jamais achevé), le Blackburn, le Bloxham (jamais achevé), le Bootle, le Bradfield, le Burslem, le Bury, le Caerleon, le Carstairs, le Cheam, le Clonne, le Craigie, le Cupar (perdu en 1919), le Dorking, le Fairfield, le Faversham, le Forfar, le Forres, le Gaddesden, le Gainsborough, le Gretna, le Havant, l’Instow, l’Irvine, le Kendal, le Kinross (perdu par mine), le Leamington, le Langford, le Mallaig, le Malvern, le Marazio, le Mailow, le Mistley, le Monaghan, le Menlochy, le Nailsea, le Newark, le Northolt, le Penhart (perdu en 1919), le Petersfield (perdu accidentellement le 11 novembre 1931), le Pontypool, le Prestatyn,le Repton, le Rugby ,le Sherborne, le Shrewsbury, le Sligo, le Stafford, le Swindon, le Tiverton, le Tonbridge, le Tralee, le Tring, le Truro, le Wern, le Weybourne et le Yeovil soit soixante-deux navires désarmés avant septembre 1939.

Il reste vingt-cinq navires en service en septembre 1939 (Aberdare Abingdon Albury Alresford Camberley CaterhamDerby Dorking Dunoon Elgin Fareham Fermoy Ford Goole Harrow Huntley Lydd Pangbourne Ross Salford Saltash Saltburn Selkirk Stoke Suton Widnes), navires qui quittent le service actif au sein de la Royal Navy entre septembre 1943 et mai 1945.

Huit de ces navires (Aberdare Albury Camberley Dorking Elgin Fermoy Goole et Huntley) sont transférés à la marine polonaise libre où ils deviennent les dragueurs de mines M.1 à M.8, unités formant la 1st Polish Minesweeping Flottilla stationnée à Scapa Flow pour protéger ce mouillage de toute action des sous-marins ou des avions mouilleurs de mines allemands.

Caracteristiques Techniques des dragueurs de mines classe Hunt

Déplacement : standard 721 tonnes

Dimensions : longueur 70.4m largeur 8.5m (8.7m pour les Aberdare) tirant d’eau 2.4m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Yarrow dévellopant 1800ch (2200ch pour les Aberdare) dévellopant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 1500 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) à l’avant, un canon à tir rapides de douze livres à l’arrière et deux mitrailleuses de 7.7mm.

Equipage : 74 officiers et marins

Dragueurs de mines classe Halcyon

Longtemps la flotte de guerre des mines de la Royal Navy s’est composé de navires datant du premier conflit mondial à la fois pour des raisons économiques et parce que la guerre de mines ne nécessitait pas à l’époque de navires de haute technicité.

Néanmoins au début des années trente, le remplacement des Racecourse devient nécessaire. C’est l’acte de naissance des Halcyon, une classe de vingt-et-un fleet minesweeping sloops (en français sloops dragueurs océaniques) qui vont participer à la guerre de Pologne mais également au second conflit mondial.

On peut distinguer deux groupes, un utilisant des machines verticales (sept) et le second des turbines (quatorze). Les quatre premiers sont commandés en 1932, deux en 1933, un en 1934, deux en 1935, neuf en 1936 et cinq en 1937.

Ces navires sont mis en service entre 1933 et 1939 et le sont toujours en septembre 1948, répartis en trois flottilles de sept navires :

HMS Halcyon

HMS Halcyon

-La 1st Minesweeping Flottilla stationnée à Rosyth dispose des Halcyon Harrier Speedwell Salamander (machines verticales) Franklin Gossamer Hebe (turbines). Le 5 septembre 1948, quatre sont disponibles (Hebe Halcyon Harrier Salamander), un (Speedwell) en mer et deux (Gossamer Franklin) en grand carénage.

HMS Hussar

HMS Hussar

-La 2nd Minesweeping Flottilla stationnée à Singapour dispose des Skipjack Hussar Niger (machines verticales) Gleaner Jason Seagull Bramble (turbine). Le 5 septembre 1948, trois sont disponibles (Skipjack Nigerin Gleaner), deux en mer pour entrainement (Hussar Jason) et les deux derniers (Seagull Bramble) sont immobilisés pour entretien.

HMS Hazard

HMS Hazard

-La 3rd Minesweeping Flottilla stationnée à Alexandrie dispose des Hazard Leda Sharpshooter Britomart Scoot Speedy et Sphinx. Le 5 septembre 1948, les Hazard Leda et Sharpshooter sont en mer, les Britomart Scoot Speedy sont à quai et le Sphinx en entretien.

Caractéristiques Techniques de la class Halcyon

Déplacement : standard 825 tonnes (machines à expansion) 828 à 848 tonnes standard 1310/1372 tonnes à pleine charge (turbines)

Dimensions : longueur 74.90m (74.75m pour les Niger et Salmander) largeur 10.21m tirant d’eau 2.7m

Propulsion : machines à expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant dévellopant 1770ch (2000ch pour Niger et Salamander) turbines Parsons et chaudières Amirauté dévellopant 1750ch et entrainant deux hélices

Performances : vitessse maximale 16.5/17 noeuds (Niger Salamander) distance franchissable 7200 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : deux canons de 4 pouces (102mm) (un antiaérien et un sans capacité antiaérienne) huit mitrailleuses de 7.7mm. Les Niger et Salamander disposent de deux canons de 102mm polyvalents,, un affût quadruple de 12.7mm et huit mitrailleuses de 7.7mm

Equipage : 80 officiers et marins

Dragueurs de mines classe Bangor

Constructions de guerre, les Hunt devaient avoir une durée de vie limitée mais des circonstances diverses et variées (budgets limités notamment) font qu’en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, ils sont encore là.

Leur remplacement devient cependant urgent d’où la commande de nouveaux dragueurs de mines côtiers (coastal minesweepeer), la classe Bangor.

Ces navires ne se révéleront pas des plus réussis. Surchargés, ils se révéleront peu marins et donc aux capacités limitées. Néanmoins comme aucun autre modèle n’était disponible immédiatement, nécessité fit loi.

A l’origine il était prévu plusieurs types de propulsion en raison d’une pénurie redoutée mais au final la guerre ne s’étant déclenchée avant septembre 1948, tous les Bangor vont disposer de moteurs diesels.

Ils sont commandés au printemps 1940, mis sur cale à l’automne 1940 (douze) et au printemps 1941 (douze). Leur lancement s’échelonne entre l’automne 1941 et l’automne 1942 pour une mise en service prononcée entre mai 1942 et janvier 1944.

Le programme de guerre fait la part belle aux dragueurs de mines avec la commande de 24 Bangor et de 36 Algerine, ces commandes massives s’expliquant par la crainte de pertes importantes en raison des nombreux mouillages de mines et des pertes causées par une aviation allemande mordante.

Le retour d’expérience des premiers Bangor à cependant été pris en compte et les Bangor du programme de guerre à coque allongée et élargie se révéleront nettement plus stables et endurants que leurs devanciers.
Sur le plan de l’organisation, les vingt-quatre Bangor sont organisés en trois flottilles de huit navires, la 4th Minesweeping Flottilla stationnée à Faslane, la 5th Minesweeping Flottilla stationnée à Gibraltar et la 6th Minesweeping Flottilla stationnée à Malte.

4th Minesweeping Flottilla

Stationnée à Faslane dans l’estuaire de la Clyde, cette quatrième flottille de dragueurs de mines est chargée de protéger l’accès à la deuxième grande base de la Home Fleet, le pendant occidental de Rosyth mais également d’empêcher le minage de la mer d’Irlande et des eaux entourant l’Ulster, les Hebrides voir les Orcades.

les dragueurs de mines HMS Sidmouth et HMS Bangor

les dragueurs de mines HMS Sidmouth et HMS Bangor

-Le HMS Bangor (J00) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 19 septembre 1940 lancé le 23 septembre1941 et mis en service le 1er mai 1942.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était immobilisé pour un grand carénage

-Le HMS Blackpool (J27) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 19 septembre 1940 lancé le 12 septembre 1941 et mis en service le 20 avril 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le Blackpool était à la mer pour entrainement. Il reste en mer d’Irlande mais à l’entrainement succède une mission de détection de bouchons de mines qu’auraient pu mouiller des sous-marins allemands.

-Le HMS Bridlington (J65) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 25 septembre 1940 lancé le 2 octobre 1941 et mis en service le 8 avril 1942.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Bridport (J50) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 2 octobre 1940 lancé le 22 septembre 1941 et mis en service le 14 juin 1942.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Ardrossan (J131) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 7 octobre 1940 lancé le 12 octobre 1941 et mis en service le 8 juillet 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le navire était immobilisé pour un grand carénage.

-Le HMS Beaumaris (J07) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 14 novembre 1940 lancé le 27 octobre 1941 et mis en service seulement le 4 novembre 1942 suite à un incendie survenu le 4 mars 1942.

Le 5 septembre 1948, le navire était à la mer pour exercice.

-Le HMS Bootle (J143) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 4 décembre 1940 lancé le 23 novembre 1941 et mis en service le 12 novembre 1942 suite à un échouage au moment des essais à la mer.

Le 5 septembre 1948, le navire était à quai
-Le HMS Boston (J14) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 10 décembre 1940 lancé le 15 novembre 1941 et mis en service le 28 octobre 1942.

Le 5 novembre 1948, le navire était à quai.

5th Minesweeping Flottilla

Cette flottille stationnée à Gibraltar est chargée de couvrir le détroit, de faciliter le passage des convois en évitant qu’un minage ne bloque ou ne gène la navigation.

HMS Brixham

HMS Brixham

-Le HMS Brixham (J105) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 6 novembre 1940 lancé le 21 octobre 1941 et mis en service le 1er janvier 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai. Il appareille dans l’après midi pour une patrouille de sûreté.

-Le HMS Clacton (J151) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 24 novembre 1940 lancé le 30 octobre 1941 et mis en service le 12 janvier 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le dragueur de mines était immobilisé pour entretien, ne devant être disponible qu’à la mi-septembre.

-Le HMS Cromarty (J09) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 17 novembre 1940 lancé le 23 octobre 1941 et mis en service le 4 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Dornoch (J173) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 15 novembre 1940 lancé le 3 novembre 1941 et mis en service le 17 février 1943.

-Le HMS Dunbar (J53) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 4 mai 1941 lancé le 15 septembre 1942 et mis en service le 8 août 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le dragueur était immobilisé pour un grand carénage, ne devant pas être disponible avant le début du mois d’octobre.

-Le HMS Greenock (J182) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 17 mai 1941 lancé le 25 septembre 1942 et mis en service le 19 août 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur était à la mer pour patrouiller à l’ouest du détroit de Gibraltar.

-Le HMS Hartlepool (J155) est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding de Blyth le 2 juin 1941 lancé le 7 octobre 1942 et mis en service le 27 août 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Harwich (J190) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 12 juin 1941 lancé le 12 octobre 1942 et mis en service le 1er septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur était à quai, attendant la suite des événements.
6th Minesweeping Flottilla

Cette flottille déployée à Malte à pour mission de sécuriser les approches de cette île à l’emplacement stratégique puisqu’il permet d’attaquer les lignes de communication italiennes (notamment entre la péninsule et l’ASI) mais également de sécuriser le passage par le détroit de Sicile, le contrôle de la Tunisie par la France facilitant le passage des convois à destination de l’Egypte voir du Moyen et de l’Extrême-Orient via le canal de Suez.

HMS Hythe

HMS Hythe

-Le HMS Hythe (J194) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 14 avril 1941 lancé le 20 septembre 1942 et mis en service le 8 juin 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le dix-septième dragueur de mines de classe Bangor était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Ifracombe (J95) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 4 mai 1941 lancé le 5 octobre 1942 et mis en service le 15 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le deuxième dragueur de la 6ème flottille de dragueurs de mines était immobilisé pour un grand carénage qui doit théoriquement s’achever fin octobre mais avec le déclenchement du conflit, il est probable que les travaux vont être promptement accélérés.

-Le HMS Llandudno (J67) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 17 mai 1941 lancé le 2 décembre 1942 (travaux retardés par un incendie survenu le 4 juillet) et mis en service le 4 septembre 1943.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le dragueur était immobilisé à Malte par une avarie survenu lors d’un échouage le 14 août 1948. On hésite à le remettre en état mais le déclenchement de la guerre le sauve d’une démolition au profit d’une remise en état.

-Le HMS Lyme Regis (J193) est mis sur cale aux chantiers navals Lobnitz de Renfrew (Clyde) le 14 mars 1941 lancé le 14 juin 1942 et mis en service le 8 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, il était à la mer pour un entrainement à la guerre des mines, entrainement qui se poursuit en attendant que l’Italie choisisse entre la neutralité comme en septembre 1939 et la guerre aux côtés de l’Allemagne.

-Le HMS Middlesbrough (J164) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 28 mars 1941 lancé le 2 juin 1942 et mis en service le 1er avril 1943.

Le 5 septembre 1948, le 21ème dragueur de mines de classe Bangor était à la mer pour exercice depuis une semaine. A court de munitions et de carburant, il rentre à Malte pour recompléter ses soutes et se tenir prêt à toute éventualité.

-Le HMS Newhaven (J199) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 2 avril 1941 lancé le 2 août 1942 et mis en service le 4 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, il était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Padstow (J180) est mis sur cale aux chantiers navals William Hamilton & Company de Port Glasgow le 12 juin 1941 lancé le 14 août 1942 et mis en service le 30 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Polruan (J97) est mis sur cale aux chantiers navals Ailsa Shipbuiding Company de Troon le 14 juin 1941 lancé le 8 août 1942 et mis en service le 17 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines, dernier de sa classe était en escale de courtoisie à Corfou (Grèce). Il reçoit l’ordre de rallier Malte le plus vite possible.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 549 tonnes

Dimensions : longueur 49.4m largeur 8.5m tirant d’eau 2.51m

Propulsion : moteurs diesels dévellopant 2000ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 16 noeuds

Armement : un canon de 76mm (3 pouces ou 12 pounder) à l’avant et un affût quadruple de 12.7mm. En septembre 1948, l’affût quadruple à été remplacé par quatre canons de 20mm Oerlikon et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm (0.303)

Equipage : 60 officiers et marins

Dragueurs de mines classe Algerine

Avant-propos

Les Bangor étaient des dragueurs de mines côtiers, destinés aux mers fermés ou à opérer à proximité des côtes. Il y avait néanmoins besoin aussi de dragueurs de mines océaniques (minesweepeer oceanic MSO dans la classification américaine), des navires qui pouvaient si besoin est servir d’escorteurs.

Ce choix comparable à celui fait par notre marine nationale avec les différentes classes d’aviso-dragueurs ne se traduisit pas en pratique, la Royal Navy disposant de suffisamment d’escorteurs spécialisés pour se passer d’escorteurs de fortune.

La classe Algerine est commandée en septembre 1943 à douze exemplaires, les navires sont mis sur cale entre le printemps 1944 et l’automne 1945, lancés entre septembre 1945 et mars 1947 avec une mise en service prononcée entre janvier 1947 et juin 1948.

Douze dragueurs océaniques de type Algerine sont donc en service quand le second conflit mondial éclate. Ils équipent la 7th Minesweeping Flottilla stationnée à Devonport et la 8th Minesweeping Flottilla stationnée elle à Chatham.

Pas moins de trente-six dragueurs de mines océaniques de classe Algerine sont commandés dans le cadre du programme de guerre.
Carrière opérationnelle

HMS Acute

HMS Acute

-Le HMS Acute (J106) est mis sur cale le 21 mars 1944 lancé le 2 septembre 1945 et mis en service le 8 janvier 1947.

Affecté à la 7th Minesweeping Flottilla de Devonport, le premier Algerine était en mer quand éclate le second conflit mondial. Il rentre précipitement à son port d’attache pour se préparer à couvrir le convoi transport le corps expéditionnaire franco-anglo-polonais en Norvège (CEFAN).

-Le HMS Alarm (J140) est mis sur cale le 4 avril 1944 lancé le 13 septembre 1945 et mis en service le 15 février 1947.

A la différence du premier mais comme le quatrième, l’Alarm est affecté à la 8th Minesweeping Flottilla stationnée à Chatham. Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines océanique était immobilisé par une avarie de propulsion.

-Le HMS Albacore (J101) est mis sur cale le 30 mars 1944 lancé le 10 septembre 1945 et mis en service le 1er mars 1947.

Affecté à Devonport à la 7th Minesweeping Flottilla, le troisième des douze Algerine était à quai quand commence le second conflit mondial.

HMS Algerine

HMS Algerine

-Le HMS Algerine (J213) est mis sur cale le 21 mars 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 8 mars 1947.

Affecté à la 8th Minesweeping Flottilla, l’Algerine était en mer le 5 septembre 1948. Il rejoint sa base dès l’annonce des bombardements allemands sur la Scandinavie, se ravitaillant en carburant et en munitions avant de se tenir prêt à couvrir le passage en Norvège des flottes françaises et anglaises.

-Le HMS Antares (J282) est mis sur cale le 8 mai 1944 lancé le 25 octobre 1945 et mis en service le 18 avril 1947 au sein de la 7ème flottille de dragage.

Le 5 septembre 1948, le dragueur de mines océanique était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-Le HMS Arcturus (J283) est mis sur cale le 15 mai 1944 lancé le 2 novembre 1945 et mis en service le 5 mai 1947.

Affecté à la 8ème flottille de dragage, le sixième Algerine était à quai quand éclate le second conflit mondial. Il recomplète des soutes (carburant, vivres, munitions, vêtements pour temps froids, équipements divers) pour se tenir prêt à appareiller le plus rapidement possible.

-Le HMS Aries (J284) est mis sur cale le 14 mars 1945 lancé le 3 novembre 1946 et mis en service le 14 février 1948.

Affecté à la 7th Minesweeping Flottilla, le dragueur de mines océanique était à quai, attendant le 5 septembre 1948 la suite des événements.

-Le HMS Bramble (J273) est mis sur cale le 8 mai 1945 lancé le 14 janvier 1947 et mis en service le 8 mars 1948.

Affecté à la 8th Minesweeping Flottilla, le dragueur de mines était immobilisé par une avarie de propulsion qui va nécessité un passage au bassin pour être réparée.

-Le HMS Brave (J305) est mis sur cale le 19 mai 1945 lancé le 25 janvier 1947 et mis en service le 25 février 1948.

A la différence du Bramble, le Brave est affecté à la 7th Minesweeping Flottilla et quand éclate le second conflit mondial, le dragueur était en mer pour une patrouille de surveillance qui continue mais dans un contexte bien différent.

-Le HMS Cadmus (J230) est mis sur cale le 12 octobre 1945 lancé le 14 mars 1947 et mis en service le 12 mai 1948.

Confié à la 8ème flottille de dragage de mines, le dixième Algerine était à quai à Chatham, attendant la suite des événements.

-Le HMS Chameleon (J387) est mis sur cale le 20 octobre 1945 lancé le 6 mars 1947 et mis en service le 5 juin 1948.

Au sein de la 7th Minesweeping Flottilla, le onzième dragueur de mines océanique de classe Algerine était en mer pour entrainement le 5 septembre 1948, entrainement qui se poursuit même si le contexte est bien différent.

HMS Cheerful

HMS Cheerful

-Le HMS Cheerful (J388) est mis sur cale le 27 octobre 1945 lancé le 12 mars 1947 et mis en service le 15 juin 1948.

Dernier navire de sa classe, le Cheerful est affecté à la 8th Minesweeping Flottilla et le 5 septembre 1948, il était à quai, attendant la suite des événements.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1162 tons (1055 tonnes métriques)

Dimensions : longueur 69m largeur 10.82m tirant d’eau 2.59m

Motorisation : machines à expansion alimentées par des chaudières à vapeur dévellopant 2000ch et entrainant dexu hélices

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds distance franchissable : nc

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) antiaérien à l’avant, quatre canons de 20mm Oerlikon et quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm. En cas de missions d’escorte ils pourraient recevoir des charges de profondeur.

NdA : les différentes classes de mouilleurs de mines seront étudiées dans la partie consacrée aux navires de soutien

Grande Bretagne (49) Navires légers (5)

Frégates classe River

Avant-propos

Les corvettes de classe Flower n’étaient pas des lévriers des mers mais leur mission principale l’escorte ne le demandait pas, elles faisaient correctement leur boulot ce qui était l’essentiel.

Néanmoins ce modèle était largement perfectible, un navire plus gros devant permettrer d’emporter plus de grenades ASM et surtout améliorer les conditions de vie des équipages qui à bord des corvettes pouvaient aussi bien être victimes de l’ennemi que du mauvais temps.

La Royal Canadian Navy (RCN) avait mis en œuvre ses premières corvettes dès 1941 et le retour d’expérience du temps de paix avait montré aussi bien les qualités que les limites des Flower.

Elle travailla sur un navire plus gros mais toujours de construction simple, ces navires devant être construits en grand nombre dans des chantiers pas forcément habitués à produire des navires militaires.

Ces navires sont d’abord baptisés large corvette puis frigates (frégate), un autre terme issu de la marine à voile qui désignait un navire médian armé d’une trentaine de canons et dont la mission essentielle était la protection du trafic commercial et l’attaque de celui de l’ennemi.

La marine canadienne passe commande en septembre 1942 de douze navires de ce type.

L’Australie va passer commande de huit navires pour compléter les Flower déjà en service. Comme les corvettes, elles vont être construites en Australie.
Intéressée la marine britannique va passer commande en juin 1942 de seize navires suivis en septembre 1945 (huit initialement prévues, les huit suivantes remplaçant les Modified Black Swan envisagés) de seize autres navires même si parmi ces derniers seule une partie va mettre mise en service. Anticipant sur les pertes du conflit à venir, seize navires sont commandés dès le mois de septembre 1948.

Sur le plan de l’organisation, les River vont être réparties en flottilles de huit navires, les 2nd et 4th Escort Flottilla recevant les corvettes commandées en juin 1942.

Les seize autres corvettes commandées en septembre 1945 doivent équiper les 6th et 8th Escort Flottilla.

La première est stationnée à Devonport, la deuxième à Faslane, la troisième à Gibraltar et la quatrième aux Bermudes avec potentiellement un redéploiement à Halifax.

Quand le second conflit mondial éclate, les 2nd et 4th EF sont à effectif complet, la 6th EF dispose de six navires et la 8th EF de quatre corvettes.

Carrière opérationnelle

2nd Escort Flottilla

Cette première flottille équipée de frégates de classe River est stationnée à Devonport. Elle ne doit normalement pas être déployée en Manche mais opérer dans l’Atlantique notamment dans les Western Approaches.

HMS Ballindery

HMS Ballindery

-La HMS Ballinderry (K255) est mise sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuilding & Drydock Company de Blyth le 14 jnanvier 1943 lancée le 21 décembre 1943 et mise en service le 14 avril 1944.

Le 5 septembre 1948, la frégate était en escale à Dublin, une escale de courtoisie, marquant un rechauffement relatif des relations entre Dublin et Londres.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, la frégate interrompt sa visite et reprend la mer pour une première patrouille de guerre.

-La HMS Bann (K256) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons de Bristol le 7 janvier 1943 lancée le 12 décembre 1943 et mise en service le 2 avril 1944.

Quand éclate le second conflit mondial, la frégate est immobilisée pour un grand carénage, sa disponibilité n’est prévue que pour la fin du mois.

-La HMS Chelmer (K221) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Co de Greenock le 2 février 1943 lancée le 2 janvier 1944 et mise en service le 14 juin 1944.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à la mer pour entrainement. Les manœuvres se poursuivent mais dans un contexte évidement différent.

-La HMS Dart (K21) est mise sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuilding & Drydock Company de Blyth le 30 janvier 1943 lancée le 2 février 1944 et mise en service le 15 septembre 1944.
Le 5 septembre 1948, la frégate se tenait prête à appareiller pour un exercice mais à l’annonce de l’attaque allemande, la frégate reste à quai.

-La HMS Derg (K257) est mise sur cale aux chantiers navals Henry Robb Ltd de Leith le 12 février 1943 lancée le 21 décembre 1943 et mise en service le 13 juillet 1944.

La frégate est à la mer le 5 septembre 1948 pour l’expérimentation d’un projecteur à grenades ASM combinant une charge de profondeur et une amorce, l’ancêtre des futurs lance-roquettes ASM.

Cette campagne d’essais qui devait s’achever le 8 septembre 1948 est interrompue, la frégate ralliant Devonport pour charger des munitions et des vivres et se tenir prête à toute éventualité.

HMS Ettrick

HMS Ettrick

-La HMS Ettrick (K254) est mise sur cale aux chantiers navals John Crown & Sons Lmited de Sunderland le 15 février 1943 lancée le 11 janvier 1944 et mise en service le 14 août 1944.

Le 5 septembre 1948, la frégate était immobilisée pour un grand carénage qui doit s’achever à la mi-octobre même si la guerre va probablement accélérer les travaux.

-La HMS Exe (K92) est mise sur cale aux chantiers navals Fleminf Ferguson Limited de Paisley le 16 mars 1943 lancée le 12 février 1944 et mise en service le 7 octobre 1944.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à quai à Portsmouth.

-La HM Itchen (K227) est mise sur cale aux chantiers navals Fleminf Ferguson Limited de Paisley le 7 mars 1943 lancée le 21 février 1944 et mise en service le 15 octobre 1944.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à quai à Portsmouth.

4th Escort Flottilla

Stationnée Faslane, la 4ème flottille d’escorte assure la protection des convois en compagnie des corvettes des 7th et 9th EF.

HMS Jed

HMS Jed

-La HMS Jed (K235) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons Limited de Bristol le 4 juin 1943 lancée le 14 avril 1944 et mise en service le 2 novembre 1944.

Quand éclate le second conflit mondial, la frégate était à quai à Faslane, attendant la suite des événements.

-La HMS Kale (K241) est mise sur cale aux chantiers navals A. & J. Inglis Limited de Glasgow le 22 septembre 1943 lancée le 2 juillet 1944 et mise en service le 14 mars 1945.

Le 5 septembre 1948, la frégate était immobilisée pour un grand carénage prévu pour s’achever le 2 octobre mais il est probable que les travaux vont être accélérés pour permettre à la frégate d’être disponible le plus rapidement possible.

HMS Ness

HMS Ness

-La frégate HMS Ness (K219) est mise sur cale aux chantiers navals Henry Robb Limited de Leith le 3 septembre 1943 lancée le 30 juillet 1944 et mise en service le 17 mars 1945.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à quai en attendant une mission de patrouille ou d’escorte.

-La frégate HMS Nith (K215) est mise sur cale aux chantiers navals Henry Robb Limited de Leith le 12 septembre 1943 lancée le 21 septembre 1944 et mise en service le 17 avril 1945.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, la frégate est immbolisée depuis fin juillet pour un grand carénage. Elle doit être normalement disponible à la mi-octobre.

-La frégate HMS Ribble (K251) est mise sur cale aux chantiers navals W. Simons & Company de Renfrew le 14 janvier 1944 lancée le 12 décembre 1944 et mise en service le 1er août 1945.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à la mer pour entrainement. En dépit de l’état de guerre, l’entrainement est maintenu.

HMS Rother

HMS Rother

-La frégate HMS Rother (K224) est mise sur cale aux chantiers navals Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 27 juin 1943 lancée le 14 avril 1944 et mise en service le 3 janvier 1945.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à quai, immobilisée pour une avarie de chaudière.

-La frégate HMS Spey (K246) est mise sur cale aux chantiers navals Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 2 août 1943 lancée le 14 août 1944 et mise en service le 14 avril 1945.

Le 5 septembre 1948, la frégate était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Swale

HMS Swale

-La frégate HMS Swale (K217) est mise sur cale aux chantiers navals Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 2 septembre 1943 lancée le 24 août 1944 et mise en service le 2 février 1945.

6th Escort Flottilla

En septembre 1945, seize nouvelles frégates de classe River sont commandées pour équiper deux nouvelles flottilles mais sur ces seize navires, seulement dix sont en service, les six autres étant en achèvement à flot.

Cette flottille est stationnée à Gibraltar pour couvrir les convois Liverpool-Freetown-Le Cap voir des convois venus des Antilles et se rendant directement en Méditerranée.

En septembre 1948, elle dispose de seulement six navires, les deux derniers étant en achèvement à flot en Grande-Bretagne et pourraient donc ne pas rejoindre le Rocher.

-La frégate HMS Tay (K232) est mise sur cale aux chantiers Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 14 mars 1946 lancé le 8 février 1947 et mise en service le 1er septembre 1947.

HMS Test

HMS Test

-La frégate HMS Test (K239) est mise sur cale aux chantiers navals Hall Russell & Company d’Aberdeen le 15 avril 1946 lancée le 3 mars 1947 et mise en service le 21 septembre 1947

-La frégate HMS Teviot (K222) est mise sur cale aux chantiers navals Hall Russell & Company d’Aberdeen le 4 mai 1946 lancée le 21 avril 1947 et mise en service le 12 octobre 1947.

-La frégate HMS Trent (K243) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons Ltd de Boston le 5 juin 1946 lancée le 2 mai 1947 et mise en service le 1er novembre 1947.
-La frégate HMS Tweed (K250) est mise sur cale aux chantiers navals A.J Inglis Limited de Glasgow le 12 septembre 1946 lancée le 4 juillet 1947 et mise en service le 2 janvier 1948.

HMS Waveney

HMS Waveney

-La frégate HMS Waveney (K248) est mise sur cale aux chantiersnavals Smiths Dock Co. South Bank-on-Tees le 10 septembre 1946 lancée le 22 juin 1947 et mise en service le 15 novembre 1947.

Ces six frégates sont déployées à Gibraltar et le 5 septembre 1948, deux sont en mer pour exercice (Tay et Teviot), deux patrouillent dans le détroit (Test Trent), les deux dernières (Tweed Waveney) sont à quai en entretien à flot après un exercice anti-sous-marin.

Les deux dernières qui devaient théoriquement compléter la flottille sont en achèvement à flot quand éclate le second conflit mondial. Elles pourraient donc ne jamais rejoindre Gibraltar.

-La frégate HMS Wear (K230) est mise sur cale aux chantiers navals Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 14 février 1947 lancée le 8 janvier 1948. Le 5 septembre 1948, la frégate était sur le point d’entamer ses essais.

-La frégate HMS Aire (K262) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson Limited de Paisley le 12 mars 1947 lancée le 8 février 1948. le 5 septembre 1948, elle était sur le point d’entamer ses essais.

8th Escort Flottilla

La 8th Escort Flottilla est déployée aux Bermudes, la principale base britannique dans la région, son rôle est capital pour couvrir les convois venus des Antilles notamment avec les précieux pétroliers exportant en Europe le pétrole mexicain ou vénézuélien.

En septembre 1948, seulement quatre frégates sont opérationnelles, les quatre étant encore en construction en Grande-Bretagne et il n’est pas certain que la flottille atteigne son format définitif.

HMS Annan

HMS Annan

-La frégate HMS Annan (K404) est mise sur cale aux chantiers navals Hall Russel & Company d’Aberdeen le 10 janvier 1946 lancée le 8 décembre 1946 et mise en service le 14 juillet 1947.

-La frégate HMS Avon (K97) est mise sur cale aux chantiers navals Charles Hill & Sons limited de Bristol le 2 février 1946 lancée le 14 janvier 1947 et mise en service le 2 août 1947.

-La frégate HMS Awe (K526) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson Limited de Paisley le 3 mars 1946 lancée le 21 janvier 1947 et mise en service le 15 août 1947.

-La frégate HMS Braid (K263) est mise sur cale aux chantiers navals W. Simons & Co de Renfrew le 14 avril 1946 lancée le 7 février 1947 et mise en service le 2 septembre 1947

Le 5 septembre 1948, les frégates Annan et Avon sont à la mer pour entrainement, l’Awe et Braid sont à quai.

Les quatre frégates mises sur cale à l’automne 1947 sont encore sur cale quand le second conflit mondial :

-La frégate HMS Cam (K264) est mise sur cale aux chantiers navals George Brown & Company de Greenock le 14 octobre 1947 et toujours sur cale le 5 septembre 1948 même si son lancement est une question de jour.

-La frégate HMS Deveron (K265) est mise sur cale aux chantiers navals Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 12 novembre 1947 et toujours sur cale le 5 septembre 1948, son lancement étant prévénu pour la mi-septembre.

-La frégate HMS Dovey (K523) est mise sur cale aux chantiers navals Fleming & Ferguson limited de Paisley le 21 novembre 1947. Son lancement est prévu mi ou fin septembre.

HMS Fal

HMS Fal

-La frégate HMS Fal (K266) est mise sur cale aux chantiers navals Smiths Dock Company de South Bank-on-Tees le 1er novembre 1947 avec un lancement prévu pour la mi-septembre.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1390 tonnes pleine charge 1860 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 91.8m longueur entre perpendiculaires 86.3m largeur 11.1m tirant d’eau 4m

Propulsion : machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur deux chaudières Amirauté dévellopant 6500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 7200 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : deux canons de 102mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière) douze canons de 20mm Oerlikon en deux affûts doubles et six affûts simples, des mitrailleuses de 7.7mm Vickers et jusqu’à 150 grenades ASM

Equipage : 107 officiers et marins