Italie (20) Cuirassés et croiseurs de bataille (2)

Cuirassés classe Conte di Cavour

BB Conte di Cavour 9.jpg

Le Conte di Cavour dans sa configuration originale

Avant-propos

Bien que liés par un traité d’alliance depuis 1882, Rome et Vienne n’avaient pas des relations de bons voisinage. Les sujets de tension étaient nombreux qu’il s’agisse de la question des terres irrédentes (à peuplement majoritairement italophone) ou de la rivalité pour la domination des Balkans, l’Italie voyant dans cette péninsule sa zone d’influence naturelle même si on peut se demander si la maison de Savoie avait les moyens de son ambition.

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17-Aviation navale (65)

Commandement du Levant de l’Aviation Navale (CLAN) (Tripoli du Liban)

-Escadrille 10R : six Loire 130.

-Escadrille 14T : huit Latécoère Laté 298.

-Escadrille 14B : six CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille de chasse 10C : douze Grumman G-36A.

Total : six Loire 130, huit Latécoère Laté 298, six CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456, douze Grumman G-36A soit un total de quarante appareils (quatorze hydravions et vingt-six avions)

Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN)

-Escadrille 7R : : huit Loire 130C dont un détaché à Cayenne et sept basés à Fort de France-Schoelcher

-Escadrille 19T (Fort de France-Schoelcher) : douze Bloch MB-481.

-Escadrille d’Aviation Navale des Antilles (EANA) (Fort de France-Schoelcher) : six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Total : huit hydravions Loire 130, douze Bloch MB-481, six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et  huit Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de trente-huit appareils (vingt hydravions et dix-huit avions)

Commandement Pacifique de l’Aviation Navale (CPAN)

-Escadrille 9R (Papeete) : quatre Latécoère Laté 298.

-Escadrille 23C : huit Dewoitine HD-780, escadrille qui constitue la seule composante de chasse de la Polynésie.

-Escadrille 13E (Nouméa-Tantouta ) : douze Consolidated Catalina.

-Escadrille 24E (Nouméa-Tantouta) : huit CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo-456.

-Escadrille 25C (Nouméa-Tantouta) : douze Dewoitine D-520.

A la déclaration de guerre, les escadrilles 9R et 23C forment une 13ème flottille d’hydravions alors que les escadrilles stationnées en Nouvelle-Calédonie forment une 2ème flottille mixte d’aviation navale.

Total : quatre Latécoère Laté 298, douze Consolidated Catalina, huit Dewoitine HD-780, huit CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 et douze Dewoitine D-520 soit un total de cinquante six appareils (vingt-huit hydravions et de vingt-huit avions)

Commandement Indochine de l’Aviation Navale (CIAN) (Cam-Ranh)

9ème flottille d’aviation navale (porte-avions léger Alienor d’Aquitaine)

-Escadrille 13C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 15C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 17T : six Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 11B : quatre Loire-Nieuport LN-420.

-Section d’Entrainement et de Servitude avec quatre Morane-Saulnier MS-474 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre MS-474 et deux Dewoitine D-720  soit un total de 28 appareils

11ème flottille d’hydravions

-Escadrille 11R (Cam-Ranh): douze Consolidated PBY-5 Catalina.

-Escadrille d’Hydravions de l’Indochine (EHI (Cam-Ranh) : quatre Dewoitine HD-731. Appareils toujours en service en décembre 1947. Détachés pour emploi à bord du Tourville et du Duguay-Trouin.

-Escadrille 23T : douze Bloch MB-481.

Total : douze Consolidated Catalina, quatre Dewoitine HD-731 et douze Bloch MB-481 soit un total de vingt huit appareils

12ème flottille d’aviation navale

-Escadrille 13R (Cam-Ranh) :douze CAO-700M.

-Escadrille 15B (Cam-Ranh):  douze Bloch MB-175T.

-Escadrille 12C (Cam-Ranh): douze Dewoitine D-520.

-Escadrille 24T (Haïphong) : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : douze CAO-700M, douze Bloch MB-175T, douze Dewoitine D-520 et douze Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de quarante-huit appareils.

Le CIAN dispose le 31-08-1948 de 104 appareils (vingt-huit hydravions et soixante-seize avions)

Commandement AEF de l’Aviation Navale (CAEFAN)

-Escadrille 17E (Diego Suarez) : six Potez CAMS 141.

-Escadrille 18E (Djibouti) :quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille 9T (Djibouti) :  six Bloch MB-481.

-Escadrille 13T (Diego-Suarez) : six Bloch MB-481.

-Escadrille 11C (Djibouti) : douze Grumman G-36A.

-Détachement Aviation croiseur léger Primauguet (Diego-Suarez) : deux Dewoitine HD-731.

Total : six Potez CAMS 141, douze Bloch MB-481, quatre CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 deux Dewoitine HD-731 et douze Grumman G-36A soit un total de quarante-quatre appareils (vingt hydravions et vingt-quatre avions)

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale dispose de 1358 appareils (574 hydravions, 760 avions et 12 autogires)

17-Aviation navale (64)

Commandement Nord-Méditerranéen de l’Aviation Navale (CNMAN) (Hyères-Le Palyvestre)

2ème flottille d’hydravions

Escadrille 2R (Hyères-Le Palyvestre) : douze Consolidated Catalina.

Escadrille 4R (Hyères-Le Palyvestre) :  douze Lioré et Olivier C40.

Escadrille 4T (Hyères-Le Palyvestre): douze Latécoère Laté 299-7.

Total : douze Consolidated Catalina, douze Lioré et Olivier C40 et douze Laté 299-7 soit un total de trente-six appareils (24 hydravions et 12 autogires)

12ème flottille d’hydravions

-Escadrille 6T (Aspretto) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 23E (Aspretto) : douze Bréguet Br790

-Escadrille 24C (Aspretto) : douze Dewoitine HD-780
Total : douze Laté 299-7, douze Bréguet Br-790 et douze Dewoitine HD-780 soit un total trente-six hydravions

4ème flottille d’hydravions :

Escadrille 2B (Berre) : douze Bloch MB-481 de reconnaissance, de bombardement et de torpillage.

Escadrille 4B (Berre) : douze Bloch MB-481 de reconnaissance, de bombardement et de torpillage.

Escadrille 6R (Berre) : douze Bréguet Br790

Escadrille 2E (Berre) : douze Potez-CAMS 143.

Escadrille 20E (Berre) : six  Latécoère Laté 612.

Total :vingt-quatre Bloch MB-481, douze Bréguet Br790, six  Latécoère Laté 612 et douze Potez-CAMS 143 soit un total de 54 appareils

2ème flottille d’aviation navale

Escadrille 6B (Fréjus-Saint Raphaël) : douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

Escadrille 2C (Fréjus-Saint Raphaël) : douze Dewoitine D-551.

Escadrille 12E (Fréjus-Saint Raphaël) : douze CAO-700M.

Escadrille 8T (Fréjus-Saint Raphaël): seize Lioré et Olivier Léo-456.

Total : douze Bloch MB-175T, douze Dewoitine D-551, douze CAO-700M et seize Lioré et Olivier Léo-456 soit un total de cinquante-deux appareils

6ème flottille d’aviation navale (Hyères-Le Palyvestre) (porte-avions Joffre)

-Escadrille 12R : neuf CAO-610 utilisés pour l’observation et secondairement pour l’attaque et le torpillage.

-Escadrille 6C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790.

-Escadrille 8C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790.

-Escadrille 16B : escadrille de bombardement équipée de neuf LN 420.

-Escadrille 2T : escadrille de torpillage équipée de six Latécoère Laté 299-5.

-Une Section d’Entrainement et de Servitude à terre pour entrainement et liaison avec quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M

Total : neuf CAO-610, seize Dewoitine D-790, neuf LN-420, six Latécoère Laté 299-5, quatre NAA-57 et deux Dewoitine D-720M soit un total de quarante-six appareils

Escadrille Ecole de la Méditerranée (Cuers-Pierrefeu) :

Elle est composée de quatre Loire 130, de quatre Bréguet Bizerte et des deux prototypes du Dewoitine HD-730 soit un total de dix appareils soit un total le 31-08-1948 de douze appareils

Groupement d’hydraviation de la Méditerranée :

Au 31 août 1948, le GH-Med dispose de 28 Dewoitine HD-731 repartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace Flandre et Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen.

-Section d’Entrainement de Berre : quatre CAO-30

-Section d’Entrainement et de servitude d’Hyères : six CAO-30, six NA-57 et deux Dewoitine D-720 soit un total de quatorze appareils

-Section d’Entrainement et de servitude d’Aspretto : deux CAO-30

-Section d’Entrainement de Saint Mandrier : deux CAO-30

Le CNMAN dispose au 05-09-1948 de 286 appareils (164 hydravions, 12 autogires et 110 avions)

Commandement Sud-Méditerranéen de l’Aviation Navale (CSMAN) (Arzew)

8ème flottille d’aviation navale (Alger-Maison Blanche)

-Escadrille de chasse 14C : douze Dewoitine D-520.

-Escadrille de reconnaissance maritime 22E : douze CAO-700M.

-Escadrille de bombardiers-torpilleurs 16T : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : douze D-520, douze CAO-700M et douze Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de trente-six appareils

6ème flottille d’hydravions (Port-Lyautey) :

Escadrille 8B : douze Bloch MB-481.

Escadrille 4E  : douze Potez-CAMS 143.

Escadrille 10E : huit Potez-CAMS 141.

Total : douze Bloch MB-481, douze Potez-CAMS 143 et huit Potez-CAMS 141 soit un total de trente deux appareils

8ème flottille d’hydravions (Karouba) :

Escadrille 8R :  douze Bréguet Br790. Appareils toujours en service le 31 août 1948

Escadrille 10T : douze Latécoère Laté 299-7. Appareils toujours en service le 31 août 1948

Escadrille 6E : huit Potez-CAMS 143. Appareils toujours en service le 31 août 1948

escadrille 8E : douze Bréguet Br790. Appareils toujours en service le 31 août 1948

Total : vingt-quatre Bréguet Br790, douze Latécoère Laté 299-7 et huit Potez-CAMS 143 soit un total de 44 appareils

10ème flottille d’hydravions (Arzew) :

-Escadrille 14E : douze Potez-CAMS 141.

-Escadrille 12T : douze Bloch MB-481.

-Escadrille 14R : douze Consolidated Catalina.

Total : dix Potez-CAMS 141, douze Bloch MB-481 et douze Consolidated Catalina soit un total de trente six hydravions

4ème flottille d’aviation navale (Sidi-Ahmed) :

-Escadrille 4C : douze Dewoitine D-551.

-Escadrille 16E : douze CAO-700M de patrouille maritime.

-Escadrille 10B : douze Bloch MB-175T.

-Escadrille 12B : seize Lioré et Olivier Léo456

Total : douze Dewoitine D-551, seize CAO-700M, seize Bloch MB-175T et seize Lioré et Olivier Léo 45- soit un total de cinquante-deux appareils

10ème flottille d’aviation navale (Arzew et porte-avions Commandant Teste)

-Escadrille 16C : neuf chasseurs Bloch MB-159M.

-Escadrille 18C : neuf chasseurs Bloch MB-159M.

-Escadrille 22C : neuf chasseurs Bloch MB-159M.

-Escadrille 16R : six CAO-610.

-Escadrille 18R : six CAO-610.

-Escadrille 18T : huit Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 20T : huit Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 18B : neuf Loire-Nieuport LN-420.

-Escadrille 20B : neuf Loire-Nieuport LN-420.

-Section de servitude et d’entrainement basée à terre avec huit Morane-Saulnier MS-474, version embarquée du MS-472, deux D-720M et deux SO-30

Total : 27 Bloch MB-159M, 12 CAO-610, 16 Latécoère Laté 299-5, 18 Loire-Nieuport LN-420, 8 Morane-Saulnier MS-474, 2 Dewoitine D-720 et 2 SO-30 soit un total de 84 appareils

Groupement d’hydraviation d’Afrique du Nord  :

-Escadrille des Hydravions de Tunisie (EHT) : huit Dewoitine HD-731 basés à Karouba pour les croiseurs de la 6ème Escadre Légère (croiseur léger mouilleur de mines  Emile Bertin croiseurs de 7600 tonnes La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise)

-Escadrille des Hydravions d’Algérie (EHA) : seize hydravions Dewoitine HD-731 basés à Arzew pour les cuirassés Bretagne Bourgogne et Jean Bart, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Latouche Treville, Gambetta et Condé.

Total : vingt-quatre hydravions Dewoitine HD-731

-Section d’Entrainement de Karouba : deux CAO-30

-Section d’Entrainement de Sidi-Ahmed : 8 MS-472 et deux Martin 167F soit un total de dix appareils

-Section d’Entrainement et de Servitude d’Arzew : quatre CAO-30, quatre Morane-Saulnier MS-472 et quatre Dewoitine D-720 soit un total de douze appareils

Le CSMAN dispose de 332 appareils (142 hydravions et 190 avions)

17-Aviation navale (63)

3-Ordre de bataille de l’Aviation Navale le 5 septembre 1948

Commandement Nord de l’Aviation Navale (CNAN) (Calais-Marck)

1ère Flottille d’hydravions (1ère FH) :

-Escadrille 1T (Cherbourg-Chantereyne) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 3T (Cherbourg-Chantereyne) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 1R (Cherbourg-Querqueville) : dix Bréguet Br790

-Escadrille 5E (Cherbourg-Querqueville): huit Potez-CAMS 143.

Total : 24 Latécoère Laté 299-7,  10 Bréguet Br790 et 8 Potez-CAMS 143 soit un total de 42 hydravions

1ère flottille d’aviation navale :  

Escadrille 1C (Calais-Marck)  : douze Dewoitine D-520.

Escadrille 3C (Calais-Marck) : douze Hanriot NC-600

Escadrille 1B (Calais-Marck) : douze bimoteurs Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

-Escadrille 15T : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : 12 Dewoitine D-520, 12 Hanriot NC-600, 12 Lioré et Olivier Léo 456 et 12 Bloch MB-175T soit un total de 48 avions

-Section d’Entrainement de Cherbourg : six NA-57 quatre CAO-30 et quatre Dewoitine D-720M soit un total de 14 appareils

-Section de Servitude de Calais :  deux CAO-30, de quatre Dewoitine D-720M et de quatre Morane-Saulnier MS-472 soit un total de 124 appareils

Le CNAN dispose au 05-09-48 de 124 appareils (48 hydravions et 66 avions)

Commandement Atlantique de l’Aviation Navale (CAAN) (Lanvéoc-Poulmic)

3ème flottille d’hydravions :

Escadrille 3R (Lanvéoc-Poulmic) : huit Bréguet Br790.

Escadrille 3E (Lanvéoc-Poulmic) : six Latécoère Laté 612.

Escadrille 1E (Lanvéoc-Poulmic) : douze Potez-CAMS 143.
Escadrille 7T (Lanvéoc-Poulmic) : douze Latécoère Laté 299-7.

-Escadrille 17C (Lanvéoc-Poulmic) douze Dewoitine HD-780.

Total : 8 Bréguet Br790, 6 Latécoère Laté 612, 12 Potez-CAMS 143, douze Dewoitine HD-780 et 12 Latécoère Laté 299-7 soit un total de 50 hydravions

-3ème flottille d’aviation navale :

-Escadrille 5C (Lanvéoc-Poulmic) : douze Dewoitine D-520.

Escadrille 3B (Lorient-Lann Bihoué)  : douze Lioré et Olivier Léo 456 de bombardement et de torpillage.

Escadrille 9E (Lorient-Lann Bihoué) : douze CAO-700M.

Escadrille 11E (Lanvéoc-Poulmic) douze Bloch MB-175T de reconnaissance et d’attaque maritime.

Total : douze Dewoitine D-520, douze Lioré et Olivier Léo 456, douze CAO-700M et douze Bloch MB-175T soit un total de 48 appareils

-5ème flottille d’aviation navale :

Escadrille 5T (Lorient-Lann Bihoué) : douze Bloch MB-175T.

Escadrille 7B (Lorient-Lann Bihoué) : seize Lioré et Olivier Léo 456.

Escadrille 7E (Lorient-Lann Bihoué) : douze CAO-700M de patrouille maritime.

Total : douze bloch MB-175T, seize Lioré et Olivier Léo 456 et douze CAO-700M soit un total de 40 appareils

Escadrille d’entrainement de l’Atlantique (EEA) (Hourtin) : Au 31 août 1948, l’EEA dispose de quatre Loire 130, de quatre CAO-30, deux Potez-CAMS 141 et deux Bloch MB-480.

Total : quatre Loire 130, quatre CAO-30, deux Potez CAMS-141,  deux Bloch MB-480 soit un total de 12 appareils

7ème flottille d’aviation navale (Lanvéoc-Poulmic) (porte-avions Painlevé)

-Escadrille 15R : neuf CAO-610 utilisés pour l’observation et secondairement pour l’attaque et le torpillage.

-Escadrille 7C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790

-Escadrille 9C : escadrille de chasse équipée de huit Dewoitine D-790

-Escadrille 9B : escadrille de bombardement équipée de neuf LN 420

-Escadrille 11T : escadrille de torpillage équipée de six Latécoère Laté 299-5

-Une Section d’Entrainement et de Servitude à terre pour entrainement et liaison avec quatre North American NA-57, deux SO-30 et deux Dewoitine D-720M

Total : neuf CAO-610, seize Dewoitine D-790, neuf LN-420, six Latécoère Laté 299-5, quatre NA-57, deux SO-30 et deux D-720M soit un total de quarante-huit appareils

11ème flottille d’aviation navale (Lann-Bihoué) (porte-avions léger Henriette de France)

-Escadrille 19C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 21C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 21T : six Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 13B : quatre Loire Nieuport LN-420.

-Section d’Entrainement et de Servitude : quatre NA-57 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre NAA-57 et deux Dewoitine D-720M soit un total de 28 appareils

1ère Flottille mixte d’aviation navale (Dakar)

-Escadrille 5R  : huit Loire 130.

-Escadrille 22T : douze Bloch MB-481

-Escadrille 20C : douze Dewoitine D-551

-Escadrille 19E :  six CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo 456

Total : huit Loire 130, douze Bloch MB-481, douze Dewoitine D-551, de six CAO-700M, de huit Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de 46 appareils (vingt hydravions et vingt-six avions)

Groupement d’hydraviation de l’Atlantique (Lanvéoc-Poulmic):  

Au 31 août 1948, le GH-ATL  dispose de dix-huit HD-731.

-Section d’Entrainement et de Servitude de Brest :

Le 5 septembre 1948, la SES-Brest dispose de douze North-American NA-57, de quatre CAO-30, de deux SNCASO SO-30 et de quatre Dewoitine D-720M soit un total de 22 aéronefs (quatre hydravions et dix-huit avions)

-Ecole de pilotage et du personnel volant :

douze North American NA-57, de deux Dewoitine D-720M et de quatre CAO-30 dispose un total de dix-huit appareils

-Section de Servitude d’Hourtin : dispose de deux Loire 130

Le CAAN dispose le 05-09-48 de 332 appareils (110 hydravions et 222 avions)

17-Aviation navale (56)

Latécoère Laté 299-7

L’hydravion torpilleur Laté 298 avait donné naissance à une version embarquée sur porte-avions, version baptisée Laté 299.

Cet appareil était largement perfectible et la firme de Biscarosse avait développé un appareil baptisé Laté 299-5. Cet appareil qui effectue son premier vol le 4 avril 1943 est commandé sous la forme de quatre appareils de pré-série le 2 septembre 1943, appareils livrés en janvier 1944.

Parallèlement, la marine souhaitant remplacer le Latécoère Laté 298, elle demande à Latécoère de développer une version hydravion du 299-5 sous le nom de 299-7. Deux prototypes sont commandés  le 17 octobre 1943 et sortent des chaines de l’usine Latécoère de Biscarosse en avril 1944.
Le Latécoère Laté 299-7 n°01 effectue son premier vol le 12 avril 1944, un vol de trente minutes qui se passe bien mais un problème de flotteur provoque le crash de l’appareil sur le lac de Biscarosse, le pilote étant quitte pour un bain forcé.

Cet incident entraine un retard de 3 semaines sur le programme de dévellopement et le Laté 299-7 n°02 n’effectue son premier vol que 25 mai 1944 avec suffisamment de modifications pour sa configuration soit proche de celle des appareils de série.

Rassurée, la marine passe commande de quatre appareils de pré-série qui sont livrés en octobre 1944. Ils sont utilisés en même temps pour tester les différents systèmes des futurs appareils de série (radios, armement….).

Le 17 mars 1945, la marine passe commande de 72 appareils pour rééquiper six unités alors équipées de Laté 298. Ces appareils sont livrés entre juillet 1945 et avril 1946 soit une cadence plus qu’honorable de huit appareils par mois, le 299-7 n’étant pas le seul hydravion produit à cette époque par la firme landaise.

Le 5 septembre 1946, 36 appareils supplémentaires sont commandés pour servir de volant de fonctionnement, ces appareils étant livrés entre janvier et juillet 1947. Le prototype n°02 trop usé est ferraillé en septembre 1945 mais les quatre appareils de pré-série sont reconditionnés et sont autant d’appareils de réserve supplémentaires.

-L’escadrille 7T est la première unité à mettre en œuvre le nouvel hydravion de torpillage en l’occurence dès le mois d’octobre 1946 avec douze Laté 299-7 qui remplacent autant de Laté 298 avec lesquels l’unité de Lann-Bihoué mène les même missions : surveillance maritime, torpillage et lutte anti-sous-marine.

Le 2 septembre 1948, l’escadrille 7T passe aux effectifs de guerre et renforce sa présence au dessus du Golfe de Gascogne alors qu’on parle d’un possible déploiement dans les Orcades pour soutenir notre allié britannique………. .

-L’escadrille 10T basée à Karouba en Tunisie est la deuxième unité à recevoir le nouvel hydravion, douze appareils flambants neufs remplaçant huit Laté 298 encore en état de vol, les quatre autres étant réformés avant même leur remplacement et ce en janvier 1947.

En septembre 1948, l’unité est toujours stationnée à Karouba et se prépare à ses futures opérations de guerre : patrouilles anti-sous-marines et attaques à la torpille avec toujours les appareils du lot d’origine.

-L’Escadrille 1T basée à Cherbourg-Chantereyne est déclarée opérationnelle sur le nouvel appareil à la mi-avril 1947 après six semaines de formation et d’entrainement intensif à la surveillance, à l’attaque à la torpille et à la lute anti-sous-marine. Comme les autres escadrilles, elle dispose de douze appareils.

Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise sur le pied de guerre avec le rappel des réservistes et l’arrivée à Cherbourg d’appareils supplémentaires pour servir de réserve en cas de perte. Elle va assurer des missions de surveillance au dessus de La Manche, des patrouilles en solitaire et des couvertures de convois qu’ils s’agissent de convois français ou britanniques.

-L’Escadrille 3T basée elle aussi à Cherbourg-Chantereyne est la quatrième à être transformée sur le nouvel appareil. Avec douze Latécoère Laté 299-7, elle est déclaré opérationnelle le 12 juin 1947, relayant l’action de la 1T.
Le 1er septembre 1948, l’escadrille est mise sur le pied de guerre avec le rappel des réservistes et l’arrivée à Cherbourg d’appareils supplémentaires pour servir de réserve en cas de perte.

Elle va assurer des missions de surveillance au dessus de La Manche, des patrouilles en solitaire et des couvertures de convois qu’ils s’agissent de convois français ou britanniques en coopération avec sa jumelle 1T.

-L’Escadrille 6T basée à Aspretto en Corse reçoit douze appareils en septembre 1947, remplaçant un nombre identique de Laté 298. A partir du 1er septembre 1948, ces appareils participent aux patrouilles de surveillance des approches d’Ajaccio, allant parfois jusqu’au détroit de Bonifaccio au sud voir le cap Corse au nord.

-L’Escadrille 4T est la dernière unité à être transformée sur le nouvel appareil, recevant douze appareil en octobre 1947, étant jugé apte à utiliser le nouvel appareil au maximum de ses possibilités au mois de décembre après plusieurs semaines d’entrainement intensif à la navigation de combat et au lancement de torpilles.

A partir du 2 septembre 1948, l’escadrille 4T va maintenir une patrouille permanente de deux appareils au large de Marseille pour empêcher de possibles sous-marins italiens voir allemands de se sentir comme chez eux et s’en prendre ainsi aux convois venant d’Afrique du Nord qui commencent à déverser en métropole des troupes, du matériel mais également des matières premières pour faire tourner une industrie vorace qui n’en avait jamais assez.

Au 5 septembre 1948, les soixante-douze appareils du premier lot sont toujours en service, le taux d’attrition étant donc nul et les stocks d’appareils neufs intacts soit un total de 40 appareils de disponibles, appareils dispersés entre la Normandie (Cherbourg-Querqueville 12 appareils), le Var (Cuers-Pierrefeu 12 appareils), la Corse (Aspretto, six appareils démontés pour prendre moins de place) et la Tunisie (Karouba, six appareils démontés pour prendre moins de place).

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 299-7

Type : hydravion bombardier-torpilleur triplace monomoteur

Poids : à vide 3500kg totale 5100kg

Dimensions : Envergure 16.30m Longueur 12.80m Hauteur : 3.20m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-55 de 1300ch entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 429 km/h autonomie 1000km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes (2800 cartouches au total) et une mitrailleuse similaire dans le poste arrière avec 800 cartouches. Soute semi-encastrée dans le fuselage pour une torpille ou 800kg de bombes. Rateliers à bombes sous les ailes.

Lioré et Olivier H257bis

Lioré et Olivier H257bis

Lioré et Olivier H257bis

Dans l’immédiat du premier conflit mondial, l’aéronautique militaire française alignait un bombardier biplan géant, le Léo 20. En 1928 est lancé le programme BN4 (Bombardier Nocturne 4 places) pour lequel la firme Lioré et Olivier propose le Léo 25 qui est finalement abandonné (il était à peine plus rapide alors que pour une masse semblable à celle du Léo 20, il disposait de moteurs plus puissants, des Hispano-Suiza de 575ch contre des Gnôme-Rhône de 420ch).
Les six appareils construits sont navalisés et proposés à la marine, recevant à cette occasion les désignations H-250 à H-255. Un nouveau prototype baptisé H-256 effectue son premier vol en 1931 et va donner naissance au H-257bis, un biplan bimoteur commandé à 58 exemplaires et livré entre 1936 et 1939.

En septembre 1939, 31 appareils sont encore en service au sein de trois escadrilles de bombardement qui vont davantage utilisés pour des patrouilles anti-sous-marines au dessus des flots pour couvrir notamment les convois.

-L’Escadrille B-2 est basée le 1er septembre 1939 sur l’Etang de Berre au sein d’une éphémère 1ère flottille de bombardement (F-1B). Elle dispose de dix Léo H-257bis. Sans la fin de la guerre de Pologne le 15 décembre 1939, elle aurait été redéployée à Lanvéoc-Poulmic.

Le 15 septembre 1940, elle quitte le giron de la 3ème région maritime au profit de celle de la 4ème flottille d’hydravions et un mois plus tard, elle devient l’escadrille 2B avec toujours de vénérables biplans comme monture.

En juillet 1941 enfin, les sept Lioré et Olivier H257bis encore en état de vol sont remplacés par douze hydravions de bombardement-torpillage Bloch MB-481, la version de série du MB-480 qui n’avait été réalisé qu’à deux prototypes.

-L’Escadrille B-3 est basée elle aussi sur l’Etang de Berre avec pour équipement sept Lioré et Olivier H257bis.

Un temps il était prévu de le transformer sur Martin 167F au printemps 1940 mais au final, cette transformation n’à pas lieu et le 15 septembre 1940 quand elle intègre la 4ème flottille d’hydravions, elle dispose toujours de biplans aux capacités militaires des plus limitées. Un mois plus tard, l’escadrille B-3 devient l’escadrille 4B.

En juillet 1941, les trois Lioré et Olivier H257bis encore en état de vol sont retirés du service, ferraillés après avoir vu l’arrivée de douze Bloch MB-481 bien plus modernes et bien plus efficaces bien que ce dernier appareil soit dérivé du MB-131 mais entre un MB-131 et un H257bis………. .

-L’Escadrille B-1 est basée le 1er septembre 1939 sur l’Etang de Berre avec quatorze Lioré et Olivier H257bis. A la mobilisation, elle rallie Port Lyautey pour mener en Méditerranée comme dans l’Atlantique des patrouilles anti-sous-marines.

Après la fin de la guerre de Pologne, l’unité reste déployée à Port-Lyautey et intègre le 15 septembre 1940 la 6ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions basés au Maroc. Un mois plus tard, l’escadrille B-1 devient l’escadrille 8B avec toujours ces vénérables biplans comme équipement.

En avril 1941, les dix appareils encore en état de vol sont remplacés par douze hydravions bimoteurs Bloch MB-481 nettement plus modernes.

En septembre 1948, aucun de ces biplans n’est en service ni même stockés, tous ayant finis à la feraille.

Caractéristiques Techniques du Lioré et Olivier H257bis

Type : hydravion bimoteur quadriplace de bombardement et de torpillage

Poids : à vide 5300kg  maximal 8000kg

Dimensions : Envergure 25.50m  Longueur  17.08m Hauteur 6.76m 

Motorisation :  deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône 14Knrs/Kors Mistral Major dévellopant chacun 870ch et entrainant des hélices tripales Ratier 

Performances :  vitesse maximale 240 km/h à 4000m  autonomie maximale 2000km plafond pratique  5800m

Armement : trois mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les postes avant ventral et arrière. Une torpille de 670kg ou 700kg de bombes sur des pylônes externes

F-Hydravions de combat

Latécoère Laté 298

Au début des années trente, la marine nationale avait mis en service un nouvel hydravion torpilleur, le Latécoère Laté 290. Cet appareil se révéla raté et la marine française se lança dans la recherche d’un nouvel appareil de cette catégorie. La firme de Montaudran dévellopa le Latécoère Laté 298 qui effectua son premier vol le 6 mai 1936, les premiers appareils étant mis en service en octobre 1938.

La première version de série baptisée Latécoère Laté 298A est produite à trente exemplaires alors que la seconde baptisée Latécoère Laté 298B produite à quarante-deux exemplaires qui se distingue par ses ailes repliables pour lui permettre d’embarquer à bord du transport d’hydravions Commandant Teste même si rapidement les deux escadrilles de torpillage du navire furent débarquées.

La troisième version de série baptisée Latécoère Laté 298D va être produite à 75 exemplaires et se caractérise par des ailes fixes tout comme la sous-variante A.

Une variante de reconnaissance baptisée Laté 298E ne dépassa pas la réalisation d’un unique prototype qui était un -D modifié avec une nacelle d’observation sous le fuselage.

Le Latécoère Laté 298 à été produit à 150 exemplaires jusqu’en juin 1940. Bien que le nombre paraisse suffisant, une commande complémentaire est passée, cinquante appareils baptisés Laté 298F étant livrés entre octobre 1940 et février 1941 pour disposer d’une réserve suffisante en cas de besoin.

-L’Escadrille 9R basée à Fare-Ute près de Papeete reçoit en juin 1942 quatre appareils utilisés comme hydravions de surveillance en remplacement de ses deux CAMS 55.1. Ces quatre appareils sont encore en service le 31 août 1948.

-L’Escadrille 2T basée sur l’Etang de Berre reçoit seize Latécoère Laté 298 en février 1940 alors qu’elle est encore connue sous le nom d’escadrille 3S3. Après avoir intégré la 2ème flottille d’hydravions le 15 septembre 1940, elle devient l’escadrille 2T le 1er octobre.

Véritable phenix, cette escadrille est choisit en septembre 1941 pour devenir une unité de la patrouille maritime avec pour équipement douze CAO-700M. Son stationnement change également, à l’Etang de Berre l’escadrille 2T est redéployée à Fréjus-Saint Raphaël.

-L’Escadrille 1T est encore connue sous le nom d’escadrille 1S1 quand elle reçoit sept Latécoère Laté 298, utilisés principalement ici comme appareils de surveillance et de lutte anti-sous-marine en attendant de devenir une vraie escadrille de torpillage.

La flotte d’avions-torpilleurs est ensuite portée à douze pendant que les Loire 130 rejoignent une nouvelle unité. Le 15 septembre 1940, l’escadrille 1S1 quitte le giron de la 1ère région maritime au profit de la 1ère flottille d’hydravions ce qui ne change rien à son stationnement. Un mois plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 1T avec toujours douze Latécoère Laté 298.

En mars 1947, le Latécoère Laté 298 est retiré du service et l’escadrille 1T remplace ses douze exemplaires (parmi lesquels figurent quatre appareils de remplacement) par douze Latécoère Laté 299-7, version hydravion du Latécoère Laté 299-5 embarqué.

-L’Escadrille T2 dispose en septembre 1939 de seize Latécoère Laté 298 basés pour dix d’entre-eux à Cherbourg-Chantereyne et pour les six restant à Boulogne sur Mer puis en février 1940 à Calais-Marck.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T2 est rattachée à la 1ère flottille d’hydravions tout en restant scindée en deux entités : le corps principal à Cherbourg et un détachement avancé à Calais.

Il à été un temps question de scinder l’escadrille T2 en deux escadrilles indépendantes mais ce projet n’est pas allé bien loin.

Le 1er octobre 1940, l’escadrille T2 devient l’escadrille 3T. Ce changement de numéro est fatal au détachement avancé de Calais-Marck. L’escadrille 3T est totalement regroupée à Cherbourg-Chantereyne et le nombre d’appareils en ligne est réduit à douze.

Suivant de près leurs voisins de l’escadrille 1T, l’escadrille 3T est transformée (mai/juin 1947) sur Latécoère Laté 299-7, douze appareils remplaçant les neufs Latécoère Laté 298 (les trois appareils manquants ont été reformés pour usure prématurée. Ironie de l’histoire, il s’agissait d’appareils de remplacement) pour toujours les mêmes missions.

-L’Escadrille T1 est basée sur l’Etang de Berre avec dix Laté 298 puis douze et enfin seize appareils durant la guerre de Pologne.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T1 intègre la 2ème flottille d’hydravions avec toujours seize appareils en ligne, devenant en octobre 1940, l’escadrille 4T.

Ces appareils utilisés pour le torpillage, la surveillance et la lutte anti-sous-marine pour protéger notamment les approches des ports de Marseille et de Toulon sont utilisés jusqu’à l’automne 1947 quand les douze appareils survivants (quatre appareils réformés pour usure, sur les seize appareils disponibles en septembre 1940, trois appareils avaient été perdus à l’entrainement mais promptement remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7

-L’escadrille 3S6 est une unité de mobilisation créée le 30 août 1939 sur la nouvelle base aéronavale d’Aspretto avec neuf Levasseur PL.15, deux GL.812 et un Loire 130.

Cette situation est heureusement provisoire puisqu’elle reçoit en décembre 1939 douze hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298. Le 15 septembre 1940, elle intègre la 2ème flottille d’hydravions et quelques semaines plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 6T.

En septembre 1947, pour faciliter et rationnaliser commandement et soutien logistique est créée la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe toutes les unités d’hydravions basées à Aspretto.

Parallèlement à cette réorganisation, l’escadrille 6T remplace ses Latécoère Laté 298 (neuf appareils encore opérationnels, trois appareils ayant perdus en l’espace de dix-huit mois suite à des accidents aux causes diverses) par douze Latécoère Laté 299-7.

-L’escadrille T3 créée à Balaruc sur l’Etang de Thau en septembre 1939 rejoint rapidement Cherbourg-Chantereyne avec ses dix-huit hydravions de torpillage et de lutte anti-sous-marine.

En février 1940, cette unité décidement nomade est transférée à la 2ème région maritime avec Lorient-Lann Bihoué comme nouvelle base. Le 15 septembre 1940, elle intègre la 5ème flottille d’aviation navale, étant la seule unité de la 5ème FAN, la B5 étant en sommeil, faute d’appareils disponibles. Le 1er octobre 1940, l’escadrille T3 devient l’escadrille 7T.

Courant de l’année 1942, l’escadrille 7T quitte la 5ème flottille d’aviation navale pour rejoindre la 3ème flottille d’hydravions même si elle reste basée à Lorient-Lann Bihoué.

En octobre/novembre 1946, les douze Latécoère Laté 298 survivants (les six perdus ne sont pas remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7 qui reprennent les missions de leurs prédecesseurs : surveillance maritime, torpillage et lutte anti-sous-marine.

-L’Escadrille 8T est à l’origine l’escadrille HB-1, l’une des deux unités de torpillage du transport d’hydravions Commandant Teste avec pour équipement dix-sept Laté 298B, cette escadrille étant basée à Saint Mandrier quand le transport d’hydravions est à quai.

Ayant perdu un appareil (crash à l’amerrissage, équipage quitte pour un bain forcé), c’est avec seize Laté 298 que l’escadrille HB-1 intègre la 4ème flottille d’hydravions (15 septembre 1940) avant de devenir quinze jours plus tard (1er octobre), l’escadrille 8T.

En novembre 1941, décision est prise de transformer l’unité d’hydravions en unité d’avions terrestre en l’équipant de seize bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

-L’Escadrille 10T est à l’origine l’escadrille HB-2, une unité de torpillage créée en septembre 1939, basée sur l’Etang de Berre quand le Commandant Teste était à quai à Toulon.

Equipée de dix Latécoère Laté 298B, elle va se spécialiser dans la lutte ASM. Elle rallie Saint Mandrier début novembre mais devant l’enconbrement de l’hydrobase, la décision est prise d’envoyer l’unité en Tunisie à Karouba où elle arrive le 15 décembre 1939……. .

Rattachée le 15 septembre 1940 à la 8ème flottille d’hydravions, l’escadrille HB-2 devient le 1er octobre 1940, l’escadrille 10T avec douze Latécoère Laté 298 dont les équipages sont donc aussi bien formés à l’attaque à la torpille qu’à la lutte anti-sous-marine.

En janvier 1947, la 10T dispose de huit Latécoère Laté 298 encore en état de vol (quatre appareils réformés pour usure, l’unité ayant au total utilisé 17 Laté 298 depuis septembre 1940) quand elle est transformée sur Latécoère Laté 299-7 dont douze exemplaires sont utilisés par l’unité.

-L’Escadrille 14T est créée le 25 septembre 1941 sur la base aéronavale de Tripoli-du-Liban avec huit Latécoère Laté 298.

Contrairement à d’autres unités d’hydravions-torpilleurs, l’escadrille 14T est encore équipée de Latécoère Laté 298, sa transformation sur Laté 299-7 étant reporté sine die en raison du déclenchement de la guerre alors qu’il était prévu à l’automne 1948.

Au 5 septembre 1948, l’escadrille (qui à utilisé au total onze Laté 298) participe aux patrouilles de surveillance au large des côtes syro-libanaises, se préparant à mener également des attaques à la bombe et à la torpille contre les navires italiens dans le Dodécanèse si l’Italie entrait en guerre.

Au 5 septembre 1948, seuls les huit Laté 298 de la 14T et les quatre de la 9R sont encore en service, toutes les autres unités ayant remplacé le -298 par le 299-7, laissant une flotte appréciable d’appareils c’est-à-dire 88 appareils auxquels s’ajoutent les 50 Laté 298F neufs stockés au cas où soit 138 appareils.

Sur ces 138 appareils, un certain nombre sont réformés après inspection laissant seulement 48 appareils en état de voler et de combattre plus les 50 -298F soit un total de 98 appareils stockés précieusement pour combler les pertes ou créer de nouvelles unités.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 298D

Type : hydravion triplace de bombardement, de torpillage et de lutte ASM

Poids à vide 3057kg en charge 4793kg

Dimensions : Envergure 15.5m Longueur 12.56m Hauteur 5.25m

Motorisation : un moteur  en ligne Hispano-Suiza 12Ycrs 12 cylindres de 880ch entrainant une hélice tripale Ratier

Performances : vitesse maximale 300 km/h autonomie 1500km plafond opérationnel 6.397m

Armement : trois mitrailleuses Darne de 7.5mm (deux dans les ailes et une en poste arrière) et 680kg de charge militaire (soit une torpille ou l’équivalent en bombes).

17-Aviation navale (55)

F-Hydravions de combat

Latécoère Laté 298

hydravion torpilleur Latécoère Laté 298

hydravion torpilleur Latécoère Laté 298

Au début des années trente, la marine nationale avait mis en service un nouvel hydravion torpilleur, le Latécoère Laté 290. Cet appareil se révéla raté et la marine française se lança dans la recherche d’un nouvel appareil de cette catégorie. La firme de Montaudran développa le Latécoère Laté 298 qui effectua son premier vol le 6 mai 1936, les premiers appareils étant mis en service en octobre 1938.

La première version de série baptisée Latécoère Laté 298A est produite à trente exemplaires alors que la seconde baptisée Latécoère Laté 298B produite à quarante-deux exemplaires qui se distingue par ses ailes repliables pour lui permettre d’embarquer à bord du transport d’hydravions Commandant Teste même si rapidement les deux escadrilles de torpillage du navire furent débarquées.

La troisième version de série baptisée Latécoère Laté 298D va être produite à 75 exemplaires et se caractérise par des ailes fixes tout comme la sous-variante A.

Une variante de reconnaissance baptisée Laté 298E ne dépassa pas la réalisation d’un unique prototype qui était un -D modifié avec une nacelle d’observation sous le fuselage.

Le Latécoère Laté 298 à été produit à 150 exemplaires jusqu’en juin 1940. Bien que le nombre paraisse suffisant, une commande complémentaire est passée, cinquante appareils baptisés Laté 298F étant livrés entre octobre 1940 et février 1941 pour disposer d’une réserve suffisante en cas de besoin.

-L’Escadrille 9R basée à Fare-Ute près de Papeete reçoit en juin 1942 quatre appareils utilisés comme hydravions de surveillance en remplacement de ses deux CAMS 55.1. Ces quatre appareils sont encore en service le 31 août 1948.

-L’Escadrille 2T basée sur l’Etang de Berre reçoit seize Latécoère Laté 298 en février 1940 alors qu’elle est encore connue sous le nom d’escadrille 3S3. Après avoir intégré la 2ème flottille d’hydravions le 15 septembre 1940, elle devient l’escadrille 2T le 1er octobre.

Véritable phénix, cette escadrille est choisit en septembre 1941 pour devenir une unité de la patrouille maritime avec pour équipement douze CAO-700M. Son stationnement change également, à l’Etang de Berre l’escadrille 2T est redéployée à Fréjus-Saint Raphaël.

-L’Escadrille 1T est encore connue sous le nom d’escadrille 1S1 quand elle reçoit sept Latécoère Laté 298, utilisés principalement ici comme appareils de surveillance et de lutte anti-sous-marine en attendant de devenir une vraie escadrille de torpillage.

La flotte d’avions-torpilleurs est ensuite portée à douze pendant que les Loire 130 rejoignent une nouvelle unité. Le 15 septembre 1940, l’escadrille 1S1 quitte le giron de la 1ère région maritime au profit de la 1ère flottille d’hydravions ce qui ne change rien à son stationnement. Un mois plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 1T avec toujours douze Latécoère Laté 298.

En mars 1947, le Latécoère Laté 298 est retiré du service et l’escadrille 1T remplace ses douze exemplaires (parmi lesquels figurent quatre appareils de remplacement) par douze Latécoère Laté 299-7, version hydravion du Latécoère Laté 299-5 embarqué.

-L’Escadrille T2 dispose en septembre 1939 de seize Latécoère Laté 298 basés pour dix d’entre-eux à Cherbourg-Chantereyne et pour les six restant à Boulogne sur Mer puis en février 1940 à Calais-Marck.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T2 est rattachée à la 1ère flottille d’hydravions tout en restant scindée en deux entités : le corps principal à Cherbourg et un détachement avancé à Calais.

Il à été un temps question de scinder l’escadrille T2 en deux escadrilles indépendantes mais ce projet n’est pas allé bien loin.

Le 1er octobre 1940, l’escadrille T2 devient l’escadrille 3T. Ce changement de numéro est fatal au détachement avancé de Calais-Marck. L’escadrille 3T est totalement regroupée à Cherbourg-Chantereyne et le nombre d’appareils en ligne est réduit à douze.

Suivant de près leurs voisins de l’escadrille 1T, l’escadrille 3T est transformée (mai/juin 1947) sur Latécoère Laté 299-7, douze appareils remplaçant les neufs Latécoère Laté 298 (les trois appareils manquants ont été reformés pour usure prématurée. Ironie de l’histoire, il s’agissait d’appareils de remplacement) pour toujours les mêmes missions.

-L’Escadrille T1 est basée sur l’Etang de Berre avec dix Laté 298 puis douze et enfin seize appareils durant la guerre de Pologne.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille T1 intègre la 2ème flottille d’hydravions avec toujours seize appareils en ligne, devenant en octobre 1940, l’escadrille 4T.

Ces appareils utilisés pour le torpillage, la surveillance et la lutte anti-sous-marine pour protéger notamment les approches des ports de Marseille et de Toulon sont utilisés jusqu’à l’automne 1947 quand les douze appareils survivants (quatre appareils réformés pour usure, sur les seize appareils disponibles en septembre 1940, trois appareils avaient été perdus à l’entrainement mais promptement remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7

-L’escadrille 3S6 est une unité de mobilisation créée le 30 août 1939 sur la nouvelle base aéronavale d’Aspretto avec neuf Levasseur PL.15, deux GL.812 et un Loire 130.

Cette situation est heureusement provisoire puisqu’elle reçoit en décembre 1939 douze hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298. Le 15 septembre 1940, elle intègre la 2ème flottille d’hydravions et quelques semaines plus tard, en octobre 1940, elle devient l’escadrille 6T.

En septembre 1947, pour faciliter et rationaliser commandement et soutien logistique est créée la 12ème flottille d’hydravions qui regroupe toutes les unités d’hydravions basées à Aspretto.

Parallèlement à cette réorganisation, l’escadrille 6T remplace ses Latécoère Laté 298 (neuf appareils encore opérationnels, trois appareils ayant perdus en l’espace de dix-huit mois suite à des accidents aux causes diverses) par douze Latécoère Laté 299-7.

-L’escadrille T3 créée à Balaruc sur l’Etang de Thau en septembre 1939 rejoint rapidement Cherbourg-Chantereyne avec ses dix-huit hydravions de torpillage et de lutte anti-sous-marine.

En février 1940, cette unité décidément nomade est transférée à la 2ème région maritime avec Lorient-Lann Bihoué comme nouvelle base. Le 15 septembre 1940, elle intègre la 5ème flottille d’aviation navale, étant la seule unité de la 5ème FAN, la B5 étant en sommeil, faute d’appareils disponibles. Le 1er octobre 1940, l’escadrille T3 devient l’escadrille 7T.

Courant de l’année 1942, l’escadrille 7T quitte la 5ème flottille d’aviation navale pour rejoindre la 3ème flottille d’hydravions même si elle reste basée à Lorient-Lann Bihoué.

En octobre/novembre 1946, les douze Latécoère Laté 298 survivants (les six perdus ne sont pas remplacés) sont remplacés par douze Latécoère Laté 299-7 qui reprennent les missions de leurs prédécesseurs : surveillance maritime, torpillage et lutte anti-sous-marine.

-L’Escadrille 8T est à l’origine l’escadrille HB-1, l’une des deux unités de torpillage du transport d’hydravions Commandant Teste avec pour équipement dix-sept Laté 298B, cette escadrille étant basée à Saint Mandrier quand le transport d’hydravions est à quai.

Ayant perdu un appareil (crash à l’amerrissage, équipage quitte pour un bain forcé), c’est avec seize Laté 298 que l’escadrille HB-1 intègre la 4ème flottille d’hydravions (15 septembre 1940) avant de devenir quinze jours plus tard (1er octobre), l’escadrille 8T.

En novembre 1941, décision est prise de transformer l’unité d’hydravions en unité d’avions terrestre en l’équipant de seize bombardiers-torpilleurs Lioré et Olivier Léo 456.

-L’Escadrille 10T est à l’origine l’escadrille HB-2, une unité de torpillage créée en septembre 1939, basée sur l’Etang de Berre quand le Commandant Teste était à quai à Toulon.

Équipée de dix Latécoère Laté 298B, elle va se spécialiser dans la lutte ASM. Elle rallie Saint Mandrier début novembre mais devant l’encombrement de l’hydrobase, la décision est prise d’envoyer l’unité en Tunisie à Karouba où elle arrive le 15 décembre 1939……. .

Rattachée le 15 septembre 1940 à la 8ème flottille d’hydravions, l’escadrille HB-2 devient le 1er octobre 1940, l’escadrille 10T avec douze Latécoère Laté 298 dont les équipages sont donc aussi bien formés à l’attaque à la torpille qu’à la lutte anti-sous-marine.

En janvier 1947, la 10T dispose de huit Latécoère Laté 298 encore en état de vol (quatre appareils réformés pour usure, l’unité ayant au total utilisé 17 Laté 298 depuis septembre 1940) quand elle est transformée sur Latécoère Laté 299-7 dont douze exemplaires sont utilisés par l’unité.

-L’Escadrille 14T est créée le 25 septembre 1941 sur la base aéronavale de Tripoli-du-Liban avec huit Latécoère Laté 298.

Contrairement à d’autres unités d’hydravions-torpilleurs, l’escadrille 14T est encore équipée de Latécoère Laté 298, sa transformation sur Laté 299-7 étant reporté sine die en raison du déclenchement de la guerre alors qu’il était prévu à l’automne 1948.

Au 5 septembre 1948, l’escadrille (qui à utilisé au total onze Laté 298) participe aux patrouilles de surveillance au large des côtes syro-libanaises, se préparant à mener également des attaques à la bombe et à la torpille contre les navires italiens dans le Dodécanèse si l’Italie entrait en guerre.

Au 5 septembre 1948, seuls les huit Laté 298 de la 14T et les quatre de la 9R sont encore en service, toutes les autres unités ayant remplacé le -298 par le 299-7, laissant une flotte appréciable d’appareils c’est-à-dire 88 appareils auxquels s’ajoutent les 50 Laté 298F neufs stockés au cas où soit 138 appareils.

Sur ces 138 appareils, un certain nombre sont réformés après inspection laissant seulement 48 appareils en état de voler et de combattre plus les 50 -298F soit un total de 98 appareils stockés précieusement pour combler les pertes ou créer de nouvelles unités.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 298D

Type : hydravion triplace de bombardement, de torpillage et de lutte ASM

Poids à vide 3057kg en charge 4793kg

Dimensions : Envergure 15.5m Longueur 12.56m Hauteur 5.25m

Motorisation : un moteur  en ligne Hispano-Suiza 12Ycrs 12 cylindres de 880ch entrainant une hélice tripale Ratier

Performances : vitesse maximale 300 km/h autonomie 1500km plafond opérationnel 6.397m

Armement : trois mitrailleuses Darne de 7.5mm (deux dans les ailes et une en poste arrière) et 680kg de charge militaire (soit une torpille ou l’équivalent en bombes).

17-Aviation navale (40)

B-Avions de torpillage et d’assaut

Latécoère Laté 299

Latécoère Laté 299

Latécoère Laté 299

En mai 1933, la marine nationale lança un appel d’offre pour un nouvel hydravion de torpillage destiné à remplacé le Latécoère Laté 290 à peine en service. Cet appel d’offre est à l’origine du Latécoère Laté 298 qui effectua son premier vol en mai 1936 avant d’équiper des escadrilles de torpillage et de surveillance basées à terre ou embarquées à bord du transport d’hydravions Commandant Teste.

Quand est décidée la construction des porte-avions Joffre et Painlevé est lancé le programme A47 pour un appareil de surveillance, de bombardement et de torpillage. Dans un premier temps, deux bimoteurs sont présélectionnés : le CAO-600 et le Dewoitine D-750 mais rapidement un monomoteur est aussi présélectionné, le Latécoère Laté 299, une version embarquée du Laté 298.

Deux prototypes sont commandés, le premier prototype effectuant son premier vol le 7 juillet 1939, le second décollant le 12 décembre 1939. Quatre appareils de présérie sont commandés pour des tests en profondeur, ces appareils étant livrés au printemps 1940.

L’appareil est choisit pour servir d’avion-torpilleur à bord des porte-avions Joffre et Painlevé au sein de deux escadrilles, la 2T pour le Joffre et la 11T pour le Painlevé à raison de six appareils chacune.

Vingt-quatre appareils sont commandés en juillet 1941 et livrés entre septembre 1941 et janvier 1942.

-L’Escadrille 2T sous sa forme «embarquée» est recréée le 5 mars 1942 en même temps que la 6ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions Joffre qui quand ce dernier est à quai aux appontements du Milhaud se réfugie sur la base de Hyères-Le Palyvestre comme leurs aïeuls du Béarn.

Équipée de six Latécoère Laté 299, c’est l’escadrille de torpillage du Joffre, chargée selon les schémas opérationnels en vigueur à l’époque de ralentir la flotte ennemie pour laisser le temps à nos cuirassés de la retrouver et de l’anéantir.

L’unité effectue ses premières manoeuvres aviation lors des essais du porte-avions du 29 septembre au 15 novembre 1942 au large de Brest.

Comme toutes les unités embarquées, à chaque sortie, l’escadrille 2T qualifie de jeunes pilotes, valide les compétences des vétérans, expérimente de nouvelles tactiques de combat ou des armes et s’entraine avec l’armée de l’air et d’autres unités de la marine.

Du 7 au 15 juillet 1947, profitant de l’indisponibilité estivale du porte-avions Joffre, elle remplace ses cinq Latécoère Laté 299 encore en état de vol (un appareil réformé début 1947 pour usure) par six Latécoère Laté 299-5, ces appareils appontant et décollant du Joffre lors de la remise en condition du porte-avions.

-L’Escadrille 11T est créée officiellement le 1er juin 1943 en même temps que la 7ème flottille d’aviation navale (7ème FAN), le groupe aérien du Painlevé avec six Latécoère Laté 299 qui à terre est basée à Lanvéoc-Poulmic.

L’escadrille effectue ses premiers mouvements aviation à bord du Painlevé du 1er juin au 8 juillet 1944 au cours de la deuxième campagne d’essais du porte-avions avant de participer à la traversée longue durée du porte-avions qui quitte Brest le 15 juillet direction les Antilles et rentre à Brest le 18 août.

L’unité s’entraine depuis la terre lors de l’immobilisation du porte-avions pour les démontages et les modifications après la TLD (20 août au 12 septembre) avant de reprendre les opérations embarquées dès la disponibilité de la plate-forme mise en service le 18 août 1944.

A chaque sortie du porte-avions, l’escadrille 11T menait les mêmes opérations que les autres escadrilles embarquées de la marine nationale : formation pratique de jeunes pilotes, validation de l’expérience et des acquis des pilotes confirmés, entrainement aux missions de guerre, exercices avec l’armée de l’air et d’autres unités de la Flotte de l’Atlantique.

Du 22 juillet 1946 au 14 mars 1947, le Painlevé subit son premier grand carénage. Cela laisse la 7ème flottille d’aviation navale sans plate-forme mais cela permet à l’escadrille 11T de changer de monture, les Latécoère Laté 299 cédant la place à de rutilants Latécoère Laté 299-5.

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 299

Type : bombardier-torpilleur triplace monomoteur embarqué

Poids : à vide 3064kg totale 4550kg

Dimensions : Envergure 15.63m Longueur 12.28m Hauteur : nc

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-43 de 920ch entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 356 km/h autonomie 900km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes et une mitrailleuse de même modèle et de même calibre en poste arrière, 900kg de charge militaire (une torpille ou des bombes)

Latécoère Laté 299-5

Le Latécoère Laté 299 est un bon appareil, robuste et fiable mais ses performances peuvent être considérées comme modestes surtout face aux adversaires qu’il aurait à affronter. Décision est prise à l’automne 1942 de développer un nouvel bombardier-torpilleur monomoteur pour remplacer le Laté 299 qui entrait à peine en service.

Il faut aussi rappeler que nous sommes à une époque où l’aviation évolue très vite, où un appareil entrant en service est quasiment périmé. Il faut donc comme aux échecs jouer avec deux ou trois coups d’avance.

Les ingénieurs de Latécoère partent du 299 et dessine un appareil extérieurement semblable mais qui est au final assez différent. L’aérodynamisme est soigné qu’il s’agisse de la cellule ou de la verrière qui recouvre l’habitacle triplace. La protection renforcée tout comme l’armement défensif, répondant aux critiques faites sur le -299.

Deux prototypes sont ainsi commandés par la marine le 14 février 1943, le n°1 effectuant son premier vol le 4 avril mais il est perdu lors d’un crash le 17 mai suivant. Le n°2 effectue son premier décollage le 12 mai mais suite au crash du n°1, les vols sont suspendus.
L’origine du crash ayant été trouvé, le prototype n°2 reprend ses essais en vol le 5 juin 1943, effectuant des tests à bord du porte-avions britannique Illustrious.

Le concept est bon et la marine décide de poursuivre le dévellopement et passe commande le 2 septembre 1943 de quatre appareils de pré-série qui sortent des chaines de fabrication de Latécoère à Biscarosse début janvier 1944.

Parallèlement, la marine souhaitant remplacer le Latécoère Laté 298, elle demande à Latécoère de dévelloper une version hydravion du 299-5 sous le nom de 299-7.

Pour armer de nouvelles unités et remplacer les Latécoère Laté 299 en service, la marine va commander en septembre 1944 un total de 86 appareils répartis entre les appareils en ligne (40), ceux en volant de fonctionnement (40) et des appareils pour des tests techniques et tactiques (6). Le prototype et les quatre appareils de pré-série sont reconditionnés et stockés ce qui porte le volant de fonctionnement à 45 appareils.

Les 86 appareils vont être livrés à la marine entre novembre 1944 et septembre 1945 même si il faut attendre le printemps 1946 pour voir l’appareil entrer officiellement en service au sein de la 17T.

-L’escadrille 2T équipée à l’origine de Latécoère Laté 299 reçoit ses Laté 299-5 en juin/juillet 1947 durant l’indisponibilité estivale du porte-avions Joffre.

Après un entrainement à bord du Joffre du 25 août au 3 septembre 1948, le déclenchement du second conflit mondial la surprend en plein recomplètement (repos de l’équipage, grande visite des avions) à Hyères-Le Palyvestre.

L’entretien prévu pour s’achever le 10 septembre est accéléré et se termine dès le 6 septembre pour permettre au porte-avions de la 2ème Escadre d’appareiller le plus rapidement possible pour contrer une possible action italienne.

-L’escadrille 11T équipée à l’origine de Latécoère Laté 299 est transformée sur Latécoère Laté 299-5 au cours du grand carénage du porte-avions Painlevé (22 juillet 1946 au 14 mars 1947).

La navalisation de l’unité _privée de porte-avions depuis huit mois_ à lieu lors de la remise en condition du porte-avions au large de Dakar du 11 avril au 27 mai avec la participation de l’armée de l’air.

Après un entrainement du 1er au 5 septembre, en mer d’Iroise, l’escadrille 11T et les autres escadrilles embarquées sur le Painlevé se préparent à mener des missions de guerre suite à l’attaque allemande en Norvège et au Danemark.

A quai, le porte-avions est ravitaillé en carburant, vivres, pièces détachées et munitions de guerre (pour recompléter les stocks) pendant que les avions sont révisés à bord, certains jugés trop usés sont remplacés par des appareils neufs venus de Lanvéoc-Poulmic.

L’escadrille 11T change ainsi deux de ses six avions torpilleurs, les deux appareils réformés étant cannibalisés pour récupérer des pièces.

-L’Escadrille 17T créée sur la base de Lann-Bihoué le 11 juin 1946 est la première unité à utiliser le nouvel appareil à raison de six exemplaires, la 17T étant l’escadrille de torpillage de la 9ème FAN, le groupe aérien du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine.

La 17T effectue ses premières opérations à bord du porte-avions le 22 mars 1947 dans le cadre de la mise en condition du groupe aérien qui ne doit plus faire qu’un avec le flotteur. L’entrainement à lieu du 22 mars au 4 mai entre Casablanca et Dakar avant un retour à Brest le 10 mai.

Le 10 décembre 1947, les six Latécoère Laté 299-5 décollent de Lann-Bihoué et rejoignent en haute mer le porte-avions qui en franchissant le Goulet de la rade de Brest est officiellement mis en service. Ce n’est que le 19 janvier 1948 que le porte-avions arrive à Cam-Ranh, le groupe aérien quittant le bord alors que l’Alienor d’Aquitaine se trouvait à 50 miles nautiques de la base.

Reprenant l’entrainement aéronaval le 24 février 1948 (après avoir continué l’entrainement à terre en compagnie de l’armée de l’air), l’escadrille 17T apprend et met en pratique sa mission en cas de conflit : l’appui aux navires des FNEO.

Le 5 septembre 1948, l’escadrille 17T était en plein exercice de défense aérienne à la mer (elle servait de cible aux chasseurs des escadrilles 13 et 15C) dans le cadre d’un cycle plus vaste entamé le 2 septembre et achevé le 9 septembre même si l’annonce des bombardements allemands en Scandinavie entraina un alourdissement de l’atmosphère tant était grande la crainte d’une collusion entre Berlin et Tokyo.

-L’Escadrille 18T est activée le 13 octobre 1946 sur la base aéronavale de Cherbourg-Querqueville en même temps que les autres unités de la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste.

Dès son armement, elle dispose comme sa consœur de l’escadrille 20T de huit Latécoère Laté 299-5. Cette escadrille rallie ensuite Arzew, sa base terrestre quand le porte-avions est à quai à Mers-El-Kébir. Au 31 août 1948, elle à utilisé un total de onze Laté 299-5.

-L’Escadrille 20T est activée le même jour que la 18T à savoir le 13 octobre 1946 à Cherbourg-Querqueville comme d’ailleurs les autres unités de la 10ème flottille d’aviation navale, le groupe aérien du porte-avions lourd Commandant Teste. Comme sa consœur, elle dispose de huit Latécoère Laté 299-5 basés à Arzew quand le porte-avions est à quai à mers-El-Kébir.

Au 1er septembre 1948, l’escadrille 20T à utilisé un total de dix Latécoère Laté 299-5 ayant perdu un appareil à l’appontage et un autre en mer. Si dans le premier cas, l’équipage à survécu, ce ne fût pas le cas dans le second.

A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark le 5 septembre, le Commandant Teste appareille en compagnie du Bretagne pour contrer une éventuelle action italienne contre l’Afrique du Nord. Les Laté 299-5 des deux escadrilles vont effectuer des patrouilles anti-sous-marines pour protéger le groupe de combat formé autour Commandant Teste.

-L’Escadrille 21T est officiellement créée le 21 juin 1947 sur la base de Lann-Bihoué prêt de Lorient en même temps que la 11ème flottille d’aviation navale (11ème FAN), le groupe aérien du porte-avions léger Henriette de France.  Elle dispose de six Latécoère Laté 299-5.

Suite à l’attaque allemande sur la Norvège et le Danemark, les alliés décident de riposter, voulant à tout prix éviter une Norvège sous la botte allemande.

L’Henriette de France reçoit pour mission de couvrir le convoi transformant le corps expéditionnaire franco-polonais à Rosyth pour rejoindre les troupes anglaises prévues pour cette riposte terrestre. L’escadrille 21T va assurer une mission de patrouille anti-sous-marine tout en se préparant à sa future mission d’assaut en Norvège.
Au 1er septembre 1948, quarante Latécoère Laté 299-5 sont ligne et depuis sa mise en service, sept ont été perdus ce qui réduit théoriquement le volant de fonctionnement à trente-trois appareils même si en cas de besoin, les appareils de tests, le prototype et les quatre appareils de pré-série peuvent être mis en ligne.

D’autres appareils sont commandés le 10 septembre, les derniers de ce modèle, un nouvel avion torpilleur embarqué baptisé Laté 299-8 étant alors au cours de mise au point, le vol du prototype devant avoir lieu à la fin du mois de septembre mais ceci est une autre histoire.

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 299-5

Type : bombardier-torpilleur triplace monomoteur embarqué

Poids : à vide 3200kg totale 4800kg

Dimensions : Envergure 16.30m Longueur 12.80m Hauteur : 3.20m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-55 de 1300ch entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 445 km/h autonomie 1000km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm dans les ailes (2800 cartouches au total) et une mitrailleuse similaire dans le poste arrière avec 800 cartouches. Soute semi-encastrée dans le fuselage pour une torpille ou 800kg de bombes. Râteliers à bombes sous les ailes.