Allemagne (42) Ordre de bataille (3)

Kriegsmarine FliegerKorps (KFK)

L’aéronavale allemande longtemps méprisée et sous la coupe de la Luftwafe à profité de la guerre civile (et des prémices qui commencent dès la mort de Guillaume II) pour obtenir son autonomie de l’armée de l’air puis son complet rattachement à la marine. En septembre 1948, elle est organisé de la façon suivante :

-Etat-Major de l’aéronavale stationné à Wilhelhmshaven (OberKommando der Kriegsmarine FliegerKorps OKFK)

-Deux groupements opérationnels à base géographiques, un pour la Baltique (KriegsmarineFliegerKorps OstSee Kommando) et un pour la mer du Nord (Kriegsmarine FliegerKorps NordSee Kommando)

Chaque commandement à sous son autorité des escadres (Geschwader) regroupant elles mêmes des groupes (Gruppe) formés d’escadrilles (Staffel)

Ces escadres sont soit des entités spécialisées ou à multi-spécialités comme les Tragergruppe, les groupes aériens embarqués des quatre porte-avions que possède la Kriegsmarine en septembre 1948.

Kriegsmarine FliegerKorps OstSee Kommando (MOSK) (Kiel-Holteneau)

La base aéronavale de Kiel-Holteneau abrite le commandement de l’aéronavale allemande ayant autorité sur toutes les unités stationnés sur les côtes Baltiques. C’est également la base majeure du KOSK qui dispose des unités suivantes :

-Tragergruppe 186 : (porte-avions Graf Zeppelin/base aéronavale de Kiel-Holteneau )

-5.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) : douze Focke-Wulf Fw195

-6.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) : douze Focke-Wulf Fw195

-2.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) : douze Fieseler Fi167 d’éclairage-torpillage

-4.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) : seize Junkers Ju87R

Fieseler Fi167 en vol

Fieseler Fi167 en vol

Au total ce sont 52 appareils qui sont embarqués sur le Graf Zeppelin. A cela s’ajoute deux Junkers Ju52 pour le transport logistique, deux appareils qui ne peuvent bien entendu pas apponter sur le porte-avions à la différence des quatre Bucker Bu183, des avions d’entrainement, une version navalisée du Bu181 Bestmann

Messerschmitt Me109T

Messerschmitt Me109T

-Tragergruppe 187 (porte-avions Lutzen et base aéronavale de Dievenow) :

-1.J/TRG 187 (Tragergruppe 187) avec pour équipement neuf Messerchmit Me109T

-3.J/TRG 187 (Tragergruppe 187) avec pour équipement neuf Messerchmit Me 109T

-7.St/TRG 187 (Tragergruppe 187) avec pour équipement six Junkers Ju87R

-8.St/TRg 187 (Tragergruppe 187) avec pour équipement huit Fieseler Fi169

Comme le Tragergruppe 186, le TRG 187 dispose de deux Junkers Ju52 de soutien logistique et de quatre Bucker Bu183

-Tragergruppe 189 (porte-avions léger Bautzen/base aéronavale de Dievenow) :

-9.J/TRG 189 avec pour équipement neuf Messerchmit Me109T

-10.J/TRG 189 avec pour équipement neuf Messerchmit Me109T

-11.St/TRG 189 avec pour équipement Junkers Ju87R

-12. St/TRG 189 avec pour équipement huit Fieseler Fi169

Comme le Tragergruppe 187, le TRG 189 dispose de deux Junkers Ju52 de soutien logistique et de quatre Bucker Bu183

Si au niveau des groupes aériens embarqués, le KOSK est le dominant, la situation est inverse pour l’aviation basée à terre.

Trois Marineflieger Geschwader (MFG) _ultérieurement devenus des KFK-Geschwader sont stationnés sur les côtes de la mer du Nord et un seulement sur les côtes de la mer Baltique.

Ces escadres d’action aéromaritime sont composées de Gruppe et de Stafell, des unités de reconnaissance maritime, de lutte anti-sous-marine et de torpillage.

Le 1. Marineflieger Geschwader (puis KriegsmarineFliegerKorps-Geschwader ou KFK-Geschwader) est stationné sur la base aéronavale de Dantzig, une base aménagée entre 1941 et 1943. Cette unité dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 1. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipée d’Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime, les 3. et 5. KFK-Aufklärungsgruppe équipées de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, chaque groupe étant organisé en trois staffel de neuf appareils.

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

-Deux unités de bombardement-torpillage, les 7. et 9. KFK-Kampfgruppe équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188.

Le 1. KFK-Geschwader dispose donc de cinq gruppe et dix-sept staffel ainsi que de 174 appareils.

La base aéronavale de Dantzig se révélant saturée, une partie des moyens sont déployés à Rugen (7. KFK-Kampfgruppe) et à Memel (5. KFK-Aufklärungsgruppe), les autres unités restant à Dantzig.

La dernière unité sous le contrôle du KFK OstSee Kommando est le groupe d’hydraviation de la Baltique ou OstSee Wasserflugzeug Geschwader (OWG) qui regroupe à la fois des hydravions basés à «terre» mais également les hydravions embarqués sur les cuirassés, croiseurs de bataille et croiseurs de la Kriegsmarine.

Le groupe des hydravions embarqués (Bordfliegergruppe) est stationné à Dievenow en Poméranie et dispose d’Arado Ar 196 ou Ar 198. Les premiers sont embarqués sur les croiseurs lourds et légers, les seconds étant embarqués sur les cuirassés et les croiseurs de bataille.

La flotte d’hydravions embarqués se composent de quarante-huit appareils, quarante Arado Ar196 et huit Arado Ar198.

Le groupe des hydravions basés à «terre» (Kustenfliegergruppe) regroupe les unités stationnées sur les côtes de la mer Baltique

Pour désengorger la base de Dievenow, deux nouvelles hydrobases sont aménagées, une sur l’île de Rugen et une deuxième à Memel, une ville libre annexée par la Lituanie puis par l’Allemagne.

Le nombre d’unités augmente et le matériel est totalement renouvelé. En septembre 1948, le OWG-Kustenfliegergruppe dispose des unités suivantes :

Blohm & Voss Bv138

Blohm & Voss Bv138

-11. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Rugen avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-13. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Memel avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-15. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Dievenow avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-17. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Dievenow en Poméranie avec pour équipement seize Heinkel He-117

Heinkel He115B

Heinkel He115B

-19. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Rugen avec pour équipement seize Heinkel He-115.

-21. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Memel avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

L’OWG-Kustenflieggergruppe dispose au total de quatre-vingt hydravions chargés en temps de guerre de surveiller la Baltique, d’éclairer la flotte, d’attaquer la flotte ennemie, de mener des missions de mouillage de mines.

Kriegsmarine FliegerKorps NordSee Kommando (KNK) (Hambourg)

Ce commandement est le pendant occidental du KOSK et regroupe tous les moyens de l’aéronavale allemande destinés à opérer en mer du Nord où ils auront fort à faire face à la Fleet Air Arm, au Coastal Command et aux unités de l’Aviation Navale (voir aux armées de l’air belges et néerlandaises, des forces d’appoint cela va s’en dire).

Si il ne dispose que d’un groupe aérien embarqué, le Tragergruppe 188 embarqué sur le KMS Peter Strasser, le MNK dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader ainsi que d’un groupement d’hydraviation avec des hydravions destinés à des missions côtières et des hydravions destinés aux croiseurs et navires de lignes stationnés dans les bases navales de la mer du Nord.

-Tragergruppe 188 :

-Le TRG 188 est le seul groupe aérien embarqué stationné sur les côtes de la mer du Nord. Quand il n’est pas embarqué à bord du KMS Peter Strasser, le sister-ship du KMS Graf Zeppelin, il est basé à Hambourg dans une nouvelle base aéronavale aménagée dans ce but.

-13.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-15.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-12.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec douze Fieseler Fi167 d’éclairage-torpillage

-14.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement seize Junkers Ju87R

Au total ce sont 52 appareils qui sont embarqués sur le Peter Strasser. A cela s’ajoute deux Junkers Ju52 pour le transport logistique, deux appareils qui ne peuvent bien entendu pas apponter sur le porte-avions à la différence des quatre Bucker Bu183, des avions d’entrainement, une version navalisée du Bu181 Bestmann

Comme nous l’avons vu dans l’introduction, le Marineflieger NordSee Kommando dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader pour attaquer la navigation ennemie en mer du Nord, pour éclairer et appuyer la flotte, pour défendre les côtes.

Le 2. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.
-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime, le 4. KFK-Aufklärungsgruppe équipée de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage, les 6. et 8. KFK-Kampfgruppe équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

-Une unité de chasse, le 10. KFK-Jagdgruppe composé de trois staffel de neuf Messerchmit Me-109T

Le 2. KFK-Geschwader dispose donc de dix-sept staffel et d’un total de 126 appareils. Au déclenchement du second conflit mondial, le 10 KFK-Jagdgruppe rejoint l’île d’Heligoland pour en renforcer la défense aérienne contre de probables raids aériens britanniques. Deux staffel fournis par les 6. et 8. Kampfgruppe se joignent à ce déploiement avancé.
Le 4. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Hambourg et dispose des unités suivantes :

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime, les 10. et 12. KFK-Aufklärungsgruppe équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils.

-Deux unités de bombardement-torpillage, les 11. et 13. KFK-Kampfgruppe équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Le 4. KFK-Geschwader dispose donc de quatre gruppe et de quatorze staffel ainsi que de 150 appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime, les 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, chacun de ces groupes disposant de trois staffel de neuf appareils.

-Deux unités de bombardement-torpillage, les 16. et 18. KFK-Kampfgruppe équipées chacune de trente-six Junkers Ju-188, chaque gruppe disposant de trois staffel à douze appareils.

-Une unité de mouillage de mines rapides, le 19. SchnellMinenKampf Gruppe équipé de seize Junkers Ju-290, ces appareils répartis en deux staffel de huit appareils peuvent également être utilisés pour la patrouille maritime.

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerchmit Me-109T répartis en trois staffel de huit appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader dispose au total de sept gruppe, vingt staffel et 190 appareils.

La dernière unité sous le contrôle du KFK NordSee Kommando est le groupe d’hydraviation de la Mer du Nord ou NordSee Wasserflugzeug Geschwader (NWG) qui regroupe à la fois des hydravions basés à «terre» mais également les hydravions embarqués sur les cuirassés, croiseurs de bataille et croiseurs de la Kriegsmarine.

Le groupe des hydravions embarqués (Bordfliegergruppe) est stationné à Wesermunde dispose d’Arado Ar 196 ou Ar 198. Les premiers sont embarqués sur les croiseurs lourds et légers, les seconds étant embarqués sur les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose au total de 32 Arado Ar198 et de 20 Arado Ar196 soit un total de 52 hydravions.

Le groupe des hydravions basés à «terre» (Kustenfliegergruppe) regroupe les unités suivantes :

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Dievenow en Poméranie avec pour équipement seize Heinkel He-117

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Rugen avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Memel avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

Le Kustenfliegergruppe dispose au total de six staffel et de 80 avions

Au total en septembre 1948, la marine allemande dispose de 1092 avions et hydravions, 436 en Baltique et 656 en mer du Nord. Dans ce chiffre je ne compte pas les avions d’entrainement et d’essais.

Allemagne (40) Ordre de Bataille (1)

ORDRE DE BATAILLE DE LA KRIEGSMARINE

Avant-propos

-La Kriegsmarine est placée sous l’autorité du GrossAdmiral Raeder, un surfacier qui eut l’intelligence en dépit de sa répugnance de se rapprocher dès le début du duo Himmer-Heydrich.

Son état-major est implanté dans la banlieue de Berlin dans des installations construites entre 1943 et 1945 au cœur de la forêt de Grunewald à l’ouest de Berlin. L’accès est protégé par de solides blockhaus et les installations quasiment invisibles du ciel. Seule la présence de la Kaiser-Wilhelm Turm pouvait indiquer la présence à proximité de l’état-major de la marine, l’Ober-Kommando der Kriegsmarine (OKM).

Erich Raeder

Erich Raeder

Le Grand-Amiral Raeder dispose également d’un train spécial lui permettant de rallier l’état-major couvrant la mer du Nord installé à Wilhelhmshaven ou de rallier l’état-major couvrant Baltique installé à Kiel. Ce train lui permet de vivre et de travailler en autarcie. Il dispose d’un wagon blindé de défense et de deux wagons plateaux de DCA.

L’élément majeur de la marine allemande c’est comme en 1914, la Hochseeflot, la Flotte de Haute Mer qui regroupe les cuirassés et les porte-avions, les croiseurs dépendant de la force d’éclairage (Befehshaber der Auflkärungsstreitkräfte _commandement des navires éclaireurs_).

Les sous-marins sont regroupés au sein de la force sous-marine (U-Bootwafe) tandis que les navires légers (torpilleurs, vedettes….) sont regroupés sous un commandement autonome. Le dernier commandement autonome regroupe les navires de soutien.

Flotte de Haute-Mer (Hochseeflot)

Etat-Major installé à Wilhelhmshaven

1ère Escadre

Croiseur de bataille KMS Scharnhorst

Croiseur de bataille KMS Scharnhorst

-1ère Division de Ligne (1. Lienen Division) : croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneiseneau stationnés à Wilhelhmshaven

-3ème Division de Ligne (3. Lienen Division) : cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross stationnés à Wilhelhmshaven

-7ème Division de Ligne (7. Lienen Division) : cuirassés Von der Tann et Derfflinger stationnés à Wilhelhmshaven

2ème Escadre

Maquette du KMS Bismarck avec bien visible les tourelles doubles de 380mm

Maquette du KMS Bismarck avec bien visible les tourelles doubles de 380mm « Caesar » et « Dora »

-2ème Division de Ligne (2. Lienen Division) : cuirassés Bismarck et Tirpitz stationnés à Wesermunde

-4ème Division de Ligne (4. Lienen Division) : cuirassés Ludendorff et Kaiser Wilhelm II stationnés à Kiel

3ème Escadre

-5ème Division de Ligne (5. Lienen Division) : croiseurs de bataille Nassau et Oldenburg stationnés à Kiel

-6ème Division de Ligne (6. Lienen Division) : croiseurs de bataille Bayern et Saschsen stationnés à Wesermunde

Erste Flugzeugträger Division der Hochseeflot (1ère division de porte-avions de la Flotte de Haute Mer)

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer

-Porte-avions Graf Zeppelin stationné à Swinenmünde

-Porte-avions Peter Strasser stationné à Wilhelhmshaven

ZerstörerGruppe der Hochseeflot (groupe de destroyers de la Flotte de Haute Mer)

Ce groupement à sous son autorité les flottilles de destroyers qu’elles assurent ou non la protection des cuirassés, croiseurs de bataille et porte-avions de la Flotte de la Haute Mer. Les destroyers chargés de la protection des porte-avions légers de la force d’éclairage dépendent en théorie de ce commandement mais en pratique son détachés au BdA.

I.Zerstörerflottille (Swinenmünde)

KMS Leberecht Maas (Z-1)

KMS Leberecht Maas (Z-1)

-1ère division (1. Z-Division) : Z.2 Georg Thiele Z.3 Max Schultz et Z.1 Leberecht Maas qui remplace le Z.4 Richard Beltzen

Les destroyers Z.1 et Z.2 escortent le Graf Zeppelin, le Z.3 n’est pas affecté à l’escorte de grandes unités

-3ème division (3. Z-Division) : Z.14 Friedrich Ihn et Z.15 Erich Steinbrinck

Pas d’escorte de grandes unités pour ces destroyers

2.Zerstörerflottille (Wilhelmshaven)

-2ème division (2. Z-Division) : Z.5 Paul Jacobi Z.6Theodor Riedel et Z.7 Hermann Schoemann

Les Z.5 Z.6 et Z.7 escortent le cuirassé Hidenburg en compagnie du Z.20

-4ème division (4. Z-Division) Z.20 Kärl Galster Z.21 Wilhelm Heidkamp et Z.22 Anton Schmidt

Le Z.20 assure l’escorte du Hidenburg alors que les Z.21 et Z.22 protègent le Scharnhorst.

-9ème division (9. Z-Division) Z.27 Z.28 Z.29 et Z.30

Les Z.27 et Z.28 assurent l’escorte du Gneiseneau, les Z.29 et Z.30 celle du Friedrich der Grosse

3.Zerstörerflottille (Kiel)

KMS Dieter von Roeder (Z-17)

KMS Dieter von Roeder (Z-17)

-5ème division (5. Z-Division) : Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann et Z.19 Hermann Kühne

Les Z.17 et Z.18 assurent la protection du Ludendorff, le Z.19 n’à pas de navire à escorter.

-7ème division (9. Z-Division) : Z.23 Z.24 Z.25 et Z.26

Les Z.23 et Z.24 assurent la protection du Kaiser Wilhelm II, les Z.25 et Z.26 protégent eux l’Oldenburg

4. Zerstörerflottille (Wesermunde)

-6ème division (6. Z-Division) : Z.8 Bruno Heinemann Z.9 Wolfang Zenker et Z.11 Bend Von Armin

Les Z.8 Bruno Heinemann et Z.9 Wolfang Zenker escortent le Bismarck alors que les Z.11 Bend Von Armin et Z.10 Hans Lody protègent son sister-ship Tirpitz.

-8ème division(8. Z-Division) : Z.10 Hans Lody et Z.12 Erich Giese

5. Zerstörerflottille (Kiel)

-10ème division (10. Z-Division) : Z.31 Z.32 Z.33

-12ème division (12. Z-Division) : Z.34 Z.35 Z.36

-Les Z.31 Z.32 assurent l’escorte du CB Nassau, les Z.33 et Z.34 assurent l’escorte du CVL Lutzen alors que les Z.35 et Z.36 assurent l’escorte du Bautzen

6. Zerstörerflottille (Wilhelhmshaven)

-11ème Z-Division : Z.37 Z.38 Z.39

-13ème Z-Division : Z.40 Z.41 et Z.42

-Les Z.37 Z.38 assurent l’escorte du Peter Strasser, les Z.39 et Z.40 assurent l’escorte du cuirassé Von der Tann et enfin les Z.41 et Z.42 assurent l’escorte du cuirassé Derfflinger

7. Zerstörerflottille (Wesermunde)

-14ème division (14. Z-Division) : Z.43 Z.44 et Z.45

-15ème division (15. Z-Division) : Z.46 Z.47 et Z.48

Les Z.43 et Z.44 assurent l’escorte du CB Bayern, les Z.45 et Z.46 assurent l’escorte du CB Sachsen

Befehshaber der Auflkärungsstreitkräfte (commandement des navires éclaireurs)

Ce commandement dont l’état-major est stationné à Kiel regroupe sous son autorité tous les croiseurs de la Kriegsmarine qu’il s’agisse des croiseurs lourds, des croiseurs légers et des croiseurs légers antiaériens.

Sous son autorité se trouvent également les deux porte-avions légers de classe Lutzen dont la mission première et d’appuyer les croiseurs dans leur mission d’éclairage en leur fournissant notamment une protection aérienne avec leurs chasseurs embarqués.

A la différence de la Hochseeflot, le Befehshaber der Auflkärungsstreitkräfte n’est organisé qu’en divisions de croiseurs. Certains navires sont même hors-rang, totalement indépendants notamment les croiseurs antiaériens.

Néanmoins, après le début du conflit, le BDA est réorganisé avec une escadre des croiseurs lourds ou Schwere Kreuzer Geschwader et une escadre des croiseurs légers ou Leichte Kreuzer Geschwader, les porte-avions légers restant hors rang.

Etat-Major installé à Kiel

Zweite Flugzeugträger Division (2ème division de porte-avions) : porte-avions légers Lutzen et Bautzen stationnés à Kiel

1ère division de croiseurs lourds : croiseurs lourds (ex-cuirassés) Lutzow (ex-Deutschland) et Admiral Scheer stationnés à Swinnenmunde

Le croiseur lourd KMS Admiral Hipper au bassin en 1940

Le croiseur lourd KMS Admiral Hipper au bassin en 1940

2ème division de croiseurs lourds : croiseurs lourds Admiral Hipper et Blücher stationnés à Kiel

3ème division de croiseurs lourds : croiseurs lourds Prinz Eugen et Seydlitz stationnés à Gotenhafen

4ème division de croiseurs lourds : croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff stationnés à Wilhelhmshaven

5ème division de croiseurs lourds : croiseurs lourds Alexander von Humbolt et Admiral Reuter stationnés à Wesermunde

KMS Köln survolé par un Heinkel He60

KMS Köln survolé par un Heinkel He60

1ère division légère (1.Leichte Division) : croiseurs légers Köningsberg Köln et Karlsruhe stationnés à Wilhelhmshaven

2ème division légère (2. Leichte Division) : croiseurs légers Leipzig et Nürnberg

3ème division légère (3. Leichte Division) : croiseurs légers Berlin et Frankfurt am Main stationnés à Gotenhafen

4ème division légère (4. Leichte Division) : croiseurs légers Dresden et Magdeburg stationnés à Rügen

5ème division légère (5. Leichte Division) : croiseurs légers Emden et Bremen stationnés à Kiel

Hors-rang : croiseur-éclaireur (ex-croiseur école) Postdam croiseurs légers antiaérien Dantzig Salzburg Hamburg, le premier est stationné à Wilhelhmshaven, le second est stationné à Kiel et le troisième à Swinnenmunde.

Allemagne (33) Aéronavale (5)

Les avions du Kriegsmarine Fliegerkorps (2) : bombardiers en piqué et torpilleurs embarqués

Avant-Propos

Quand la Kriegsmarine décide de s’équiper de porte-avions, elle doit prévoir quels avions vont poser leurs roues sur leur pont d’envol. Dans ce domaine, elle n’innove pas et suis la «mode» de l’époque avec des bombardiers en piqué et des avions torpilleurs.

Si pour la seconde catégorie, les deux appareils dévellopés furent des appareils conçus spécifiquement pour ce rôle (Fieseler Fi167 et Fi169), pour le bombardier en piqué, les allemands dévellopèrent une version embarquée du Ju-87.

Ironiquement on peut voir que l’Allemagne eut un cheminement différent de la France. Si l’armée de l’air reçut un bombardier en piqué (le LN-430) dérivé d’un appareil embarqué (LN-420), le Kriegsmarine Fliegerkorps (KFK) fit le cheminement inverse.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, les trois appareils sont encore en service mais les Fi167 et les Ju-87C jugés insatisfaisants ou dépassés étaient en voie de retrait. Le déclenchement du conflit repoussa de quelques mois cette mise à la retraite.

Junkers Ju-87C Marinestuka

Junkers Ju87C version embarquée du Stuka

Junkers Ju87C version embarquée du Stuka

-Les premiers bombardiers attaquaient horizontalement, seul mode connu à l’époque. Si cela ne posait aucun problème pour les cibles de grande taille, c’était autre chose pour les cibles detaille réduite comme les pièces d’artillerie ou les navires de guerre. D’où la mise au point du bombardement en piqué.

-La Luftwafe lança un appel d’offre pour un bombardier en piqué, compétition qui voit le triomphe du Junker Ju-87 sur l’Arado Ar81, le Heinkel He118 et le Blohm & Voss Ha137. Il entre en service courant 1936.

-En 1938 est lancé le projet d’une version embarquée du Ju-87 baptisée Ju-87C. Deux Ju-87B-1 sont modifiés et dix appareils de pré-série sont construits.

-Les futurs «MarineStuka» sont extérieurement identiques aux Ju-87 terrestres mais bénéficient de modifications nécessaires à leur embarquement.

On trouve un train renforcé, une crosse d’arrêt, des ailes repliables vers l’arrière, des boulons explosifs pour larguer le train en cas d’amerissage, amerissage possible par des équipements de flottaison (pour l’avion) et de survie (pour l’équipage).

Les appareils de pré-série participent à la guerre de Pologne, un appareil étant endommagé par la DCA polonaise à Hela. Le pilote largue le train d’atterissage mais n’aura pas à amérrir, parvenant à se poser à terre sur le ventre.

Suite à cette expérience concluante et en dépit de l’obstruction du chef de la Luftwafe _guère convaincu de l’utilité du porte-avions_ , 170 Junkers Ju-87C-1 «Cäsar» sont commandés en mars 1940, appareils livrés entre juillet 1940 et février 1942 pour équiper quatre staffel embarqués.

Par rapport aux C-0, les C-1 disposent de réservoirs supplémentaires dans les ailes et la possibilité d’embarquer une torpille sous le fuselage.

Les MarineStuka vont équiper les unités suivantes :

4.St/TRG 186 embarqué sur le KMS Graf Zeppelin avec seize Junkers Ju-87C-1

7. St/TRG 186 embarqué sur le KMS Lutzen avec six Junkers Ju-87C-1

11. St/TRG 189 embarqué sur le KMS Bautzen avec six Junkers Ju-87C-1

14. St/TRG 188 embarqué sur le KMS Peter Strasser avec seize Junkers Ju-87C-1

Cela nous donne un total de 44 appareils en ligne, laissant 126 appareils stockés, utilisés pour entrainement, tests et bien entendu le remplacement des appareils perdus.

Résultat en septembre 1948, le stock est tombé à seulement 80 appareils soit une perte de 46 appareils par accident en mer, sur terre ou sur le pont des porte-avions.

Jugé comme périmé en septembre 1948, il doit être remplacé par un nouveau appareil, un nouveau bombardier en piqué dérivé du Ju-87R et provisoirement baptisé Ju-87C-2 mais le programme est loin d’avoir aboutit quand est déclenchée l’opération Weserübung.

Quand aux Ju-87A et B utilisés pour l’entrainement et la formation des pilotes et des observateurs, ils ont depuis longtemps été feraillés.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-87C-1

Type : bombardier en piqué biplace embarqué

Poids : à vide 2900kg équipé 4000kg maximal au décollage 4840 à 5340kg

Dimensions : envergure 13.20m (13.80m pour un Stuka terrestre) longueur 11m hauteur 3.77m

Motorisation : un moteur en ligne 12 cylindres en V Junkers Jumo 211A-1 dévellopant 1000ch au décollage

Performances : vitesse maximale 296km/h au nivau de la mer, 308 km/h à 1000m 321 km/h à 2000m,344 km/h à 5000m vitesse maximale en piqué 520 km/h, Plafond pratique 8000m, Distance franchissable 535km avec charge offensive 800km en configuration lisse Endurance 1h55min

Armement : deux mitrailleuses MG-17 fixes dans la voilure, une mitrailleuse MG-15 dans le poste arrière Une bombe de 250 ou de 500kg sous le fuselage, quatre bombes de 50kg sous les ailes soit un charge maximale de 700kg. Possibilité d’embarquer une torpille aéroportée sous le fuselage.

Fieseler Fi167

Fieseler Fi167 en vol

Fieseler Fi167 en vol

-Avant le déclenchement du second conflit mondial, les porte-avions sont vus comme les auxiliaires des navires de ligne, devant éclairer les cuirassés et ralentir la ligne de bataille ennemie.

-D’où le besoin d’avions de reconnaissance à bord des porte-avions. La place étant limité, la majorité pour ne pas dire la totalité des marines disposant de porte-avions choisissent un appareil multimission chargé des missions de reconnaissance mais également capable de mener des missions d’attaque à la bombe et à la torpille.

-Cet appareil c’est le Fieseler Fi167 qui à triomphé d’un appareil proposé par la firme Arado, le Ar195.

Il va équiper deux staffel, les 2.St/TRG 186 avec douze appareils embarqués sur le Graf Zeppelin et 16.St/TRG 188 avec douze appareils embarqués sur le Peter Strasser soit un total de vingt-quatre appareils, trente autres étant stockés comme volant de fonctionnement.

Bien que considéré comme un bon appareil, son remplacement commence dès avant le déclenchement du second conflit mondial par le Fieseler Fi169, un monoplan plus proche du Latécoère Laté 299 que du Fairey Swordfish.

Si le Fi169 opère depuis les porte-avions Lautzen et Bautzen, le Fi167 va connaître son baptême du feu depuis le Graf Zeppelin.

Caractéristiques Techniques du Fieseler Fi167

Type : bombardier-torpilleur biplace embarqué

Poids : à vide : 2800kg en charge 4850kg

Dimensions : Envergure : 15.5m Longueur : 11.4m Hauteur :4.7m

Motorisation : Un moteur en ligne Daimler Benz DB601B V12 inversé de 1100ch

Performances : Vitesse maximale : 325 km/h Vitesse de croisière : 250 km/h Distance Franchissable : 1500 km/h Plafond opérationel : 8200m

Armement : deux mitrailleuses MG17 de 7.92mm orientée vers l’avant et une mitrailleuse MG15 de 7.92mm en poste arrière, une torpille de 765kg ou 1000kg de bombes Equipage : deux hommes

Fieseler Fi169

-La torpille est une arme extrêmement fragile, à la mise en oeuvre délicate ce qui explique que le biplan à la vitesse de décrochage plus faible que les monoplans fût considéré comme étant les seuls capables de la mettre en oeuvre

Problème, les biplans étaient sur le plan des performances en place d’être surclassés par les chasseurs monoplans qui avaient triomphé de leurs ainés biplans.

A terme c’était envoyer à un massacre inutile des avions-torpilleurs déjà suffisamment vulnérables au moment du lancement (un long vol rectiligne à basse altitude sans possibilité d’esquive) et le torpilleur monoplan devint une évidence.

Le Kriegsmarine Fliegerkorps bien que satisfaite du Fi167 travailla sur un nouveau bombardier-torpilleur pour le remplacer.

C’est l’acte de naissance du Fieseler Fi169. A la différence de son prédecesseur issu d’un concours, le Fi169 est issu d’une commande passée directement entre le KFK et la firme de Cassel en septembre 1944. Deux prototypes sont construits, le premier vol le 8 mai 1945 et le second le 17 septembre suivant.

Au biplan biplace, la firme hessoise prégère un triplace monoplan monomoteur propulsé par un moteur en ligne Junkers Jumo 214 avec un armement défensif composé de quatre mitrailleuses de 7.92mm dans les ailes et d’une cinquième arme dans le poste arrière.

L’équipage est installé dans un cockpit unique avec un pilote, un observateur et un mitrailleur, le train fixe est remplacé sur les modèles de série par un train retractable donnant à l’appareil un faux-air de Latécoère Laté 299.

La charge militaire peut être emportée dans une soute (torpille, charges de profondeur, fusées éclairantes….) ou sous les ailes (bombes, réservoirs supplémentaires).

Le 14 mai 1946, le premier prototype s’écrase tuant son équipage ce qui oblige à une révision complète du programme qui passe à deux doigts de l’abandon.

Finalement la production est lancée à l’automne 1946 pour équiper les deux staffel de torpillage des porte-avions Lutzen (8. St/TRG 187) et Bautzen (12. St/TRG 189) soit un total de seize appareils auxquels s’ajoute un nombre équivalent d’appareils de réserve.

Une commande ultérieure de quarante-huit appareils destinés aux 2.St/TRG 186 et 16.St/TRG 188 embarqués respectivement sur les Graf Zeppelin et Peter Strasser mais si les appareils sont livrés, la déclenchement de la guerre est jugé trop proche pour entamer le remplacer des Fi167 par les nouveaux appareils qui ne rejoindront les porte-avions d’escadre allemands qu’après la campagne de Norvège.

Caractéristiques Techniques du Fieseler Fi169

Type : bombardier-torpilleur triplace monomoteur embarqué

Poids : à vide 3300kg totale 4950kg

Dimensions : Envergure 16.30m Longueur 13.20m Hauteur : 3.20m

Motorisation : un moteur en ligne Junkers Jumo 214 de 1200ch entrainant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 425 km/h autonomie 950km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : quatre mitrailleuses MG-17 de 7.92mm dans les ailes (2800 cartouches au total) et une mitrailleuse MG-15 dans le poste arrière avec 800 cartouches. Soute semi-encastrée dans le fuselage pour une torpille ou 800kg de bombes. Rateliers à bombes sous les ailes.

Allemagne (32) Aéronavale (4)

Les avions du Kriegsmarine Fliegerkorps

Avant-Propos

-En septembre 1939, les hydravions dominent largement les avions qui sont ultra-minoritaires soit une situation comparable à celle de notre Aviation Navale. En neuf ans, la situation va s’équilibrer avec le développement de l’aviation embarquée.

Nous allons voir successivement les avions embarqués, les avions basés à terre et terminer par les avions de transport et d’entrainement.

Pour ce qui est du Messerchmit Me109 et du Focke-Wulf Fw-190, nous en parlerons dans la catégorie des avions embarqués y compris pour la version terrestre du Me109 utilisés par plusieurs Marineflieger Geschwader, quelques Fw-190 étant utilisés pour l’entrainement et des essais d’équipement.

Les avions embarqués du Kriegsmarine Fliegerkorps (1) : les chasseurs

Messerschmitt Me109

La Kriegsmarine à reçu quelques Bf109C en attendant la mise au point du Me109T

La Kriegsmarine à reçu quelques Bf109C en attendant la mise au point du Me109T

-Tranchons ici une querelle terminologique : doit-on dire Me109 ou Bf109 ?

-Willy Messerschmitt travaille pour la firme Bayerische Flugzeugwerke AG à partir de 1927, firme qui devient la Messerschmitt AG en septembre 1938.

Il faut donc désigner les appareils conçus avant cette date avec le préfixe Bf et les appareils conçus après avec le préfixe Me ce qui donne Bf109A,B,C et D mais Me 109E.

La Kriegsmarine n’ayant mis en œuvre que les variantes F, G et T, elle n’à mis en œuvre que des Me 109.

Les origines du Messerschmitt Bf/Me109 remontent à 1933 quand le Ministère de l’Air allemand planifie les futurs avions à mettre au point.

-Opposé à l’Arado Ar80,au Henkel He112 et au Focke-Wulf Fw159, il triomphe en mars 1936 à une époque où les anglais commandent le Sptifire et le Hurricane ce qui à peut être influencé la Luftwafe.
-Pemières versions médiocres (Aà D), le Me109E étant considéré comme la première version réellement efficace.

Messerschmitt Me109T

Messerschmitt Me109T

-Le Marineflieger reçut des Bf109C pour entrainer ses pilotes en attendant la mise au point d’une version navalisée. Baptisée Me109T (Träger = embarqué), cette version n’à pas eu de prototype à proprement parlé, des Bf109C,D et Me109E étant modifiés pour valider les différents équipements nécessaires.

-Chasseur correct mais non sans défauts avec un train d’aterrissage trop étroit et une vitesse à l’appontage élevée.

-Il va équiper les quatre groupes aériens embarrqués de la marine allemande et plus précisément les unités suivantes :

-Tragergruppe 186 : 5. et 6.Jagd embarquées sur le porte-avions KMS Graf Zeppelin

-Tragergruppe 187 : 1. et 3. Jagd embarquées sur le porte-avions KMS Lutzen

-Tragergruppe 188 : 13. et 15. Jagd embarquées sur le porte-avions KMS Peter Strasser

-Tragergruppe 189 : 9. et 10. Jagd embarquées sur le porte-avions KMS Bautzen

Au total, 126 Me-109T furent produits jusqu’en 1944 avec seulement quatre-vingt quatre appareils en ligne au maximum, chaque staffel en disposant de douze (TRG 186 et 188) ou de neuf (TRG 187 et 189) .

Si les staffel de chasse embarqués sur les Lutzen et Bautzen sont toujours équipés de Messerschmitt Me-109T _la mise en œuvre du Focke-Wulf Fw195 se révélant délicate sur ces porte-avions légers_ , les staffel des Graf Zeppelin et Peter Strasser ont été rééquipés au printemps 1947 avec des Focke-Wulf Fw-195 plus performants.

Il ne reste donc seulement trente-six Me-109T en ligne en septembre 1948. La flotte globale étant réduite à 90 appareils, trente-six appareils ayant été perdus par accident à terre et en mer.

La Kriegsmarine va également mettre en œuvre des Me-109 en configuration terrestre pour couvrir les Marineflieger Geschwader et détruire les avions ennemis qu’il s’agisse d’avions de patrouille maritime ou de torpillage.

Le 2. Marineflieger/Kriegsmarine FliegerKorps Geschwader dispose du 10. KFK-Jagdgruppe qui dispose de trois staffel de neuf Messerschmitt Me-109F «Friedrich» alors que le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader dispose du 20. KFK-Jagdgruppe organisé en trois staffel de neuf Messerschmitt Me-109G Gustav soit un total de cinquante quatre appareils, toujours en service en septembre 1948.

Quand éclate le second conflit mondiale, une nouvelle version du Me-109T baptisée Me-109TV (V pour Verbessert _amélioré_ ) est en cours de mise au point en partant du Me-109K, la dernière version du Messerschmitt Me-109.

Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-109T

Type : chasseur monoplace embarqué

Poids : à vide 2247kg maximal au décollage 3400kg

Dimensions : longueur 8.95m envergure 11.08m hauteur 2.60m

Motorisation : un moteur en ligne 12 cylindres Daimler-Benz DB-601 1085ch entrainat une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 580km/h, vitesse de croisière 520km/h distance franchissable 850km (1000km avec un réservoir largable) plafond opérationnel 11000m

Armement : deux mitrailleuses MG-17 de 7.92mm dans le capot du nez et deux canons de 20mm MG FF (une dans chaque aile). Une bombe de 250kg sous le fuselage ou quatre de 50kg sous les ailes
Caractéristiques Techniques du Messerschmitt Me-109G

Type : chasseur monoplace

Poids : à vide 2247kg en charge 3148kg maximal au décollage 3400kg

Motorisation : un moteur en ligne 12 cylindres Daimler-Benz DB605A-1 de 1455ch entrainant une hélice tripale
Performances : vitesse maximale 640 km/h à 6300m vitesse de croisière 590 km/h à 6000m distance franchissable 850km (1000km avec un réservoir supplémentaire) plafond opérationnel 12000m

Armement : deux mitrailleuses de 13mm MG-131 dans le capot avec 300 coups par mitrailleuse ou un canon de 20mm MG-151 (200 coups) ou un canon de 30mm Mk108 avec 65 coups. Dans les ailes on trouve deux canons de 20mm MG151 avec 135 coups chacun. Une bombe de 250kg ou quatre bombes de 50kg ou deux roquettes de 21cm

Focke-Wulf Fw-195

Focke-Wulf Fw-190D9

Focke-Wulf Fw-190D9

-Messerchmitt Me109T chasseur performant mais qui possède deux défauts importants vus plus hauts ce qui pousse l’aéronavale allemande à chercher un nouveau chasseur.

-Le projet d’un chasseur conçu spécifiquement pour elle se révélant impossible, elle décide de navaliser le remarquable Focke-Wulf Fw 190 sous le nom de Fw195.

-Le Focke-Wulf Fw190 effectue son premier vol le 1er juin 1939 et rentre en service en janvier 1942.

-Suite à l’apparition du Bloch MB-157 et du MB-159 ainsi qu’à sa version navalisée MB-159M, la Marineflieger précipite les choses en demandant une version navalisée du Fw-190.

-Les deux prototypes effectuent leurs premiers vols le 7 juin 1944 et le 8 mars 1945. Les appareils de série sont livrés entre janvier et mars 1946 mais il faudra un an de plus pour que les appareils soient considérés comme opérationnels.

-Il ne va rééquiper que les 5.J/TRG 186 6.J/TRG 186 embarqués sur le Graf Zeppelin ainsi que les 13.J/TRG 188 et 15.J/TRG 188 embarqués sur le Peter Strasser soit un total de quarante-huit appareils en ligne et de douze appareils en réserve, chiffre doublé ultérieurement par des commandes complémentaires.

L’ironie de l’histoire c’est qu’en septembre 1948, le Bloch MB-159M ne servait que sur le Commandant Teste, un porte-avions lourd déployé en Méditerranée, le Painlevé ne disposant que de Dewoitine D-790, un appareil aux performances comparables au Me-109T.

La Kriegsmarine disposait également d’un petit nombre de Focke-Wulf Fw-190D (huit à douze selon les sources), appareils utilisés pour l’entrainement à la chasse mais qui pourraient tout aussi bien servir d’appareil opérationnel.

A noter qu’en septembre 1948, la firme Focke-Wulf travaillait sur une version embarquée du Fw-190 (appartenant au type long nez), version baptisée Focke-Wulf Fw-195V (Verbessert amélioré) mais qui pourrait recevoir une autre appelation quand l’avion entrera en service.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-195

Type : chasseur et chasseur-bombardier monoplace embarqué

Poids à vide 3300kg en charge 4497kg maximal au décollage 5050kg

Dimensions : longueur 9m envergure 10.51m hauteur 3.95m

Motorisation : un moteur radial BMW 801D2 de 1675ch

Performances : vitesse maximale 635km/h à 5900m distance franchissable 770km plafond opérationnel 11410m

Armement : deux mitrailleuses de 13mm MG-131 dans le capot-moteur avec 475 coups, quatre canons de 20mm MG151/20E avec 250 coups. Une bombe de 500kg ou deux de 250kg. Essais avec des torpilles et des roquettes.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw 190 D-9

Type : chasseur et chasseur-bombardier monoplace

Poids : à vide 3490kg en charge 4270kg maximal au décollage 4840kg

Dimensions : longueur 10.20m envergure 10.50m hauteur 3.35m

Motorisation : un moteur radial Junkers Jumo 213 A-1 dévellopant 1690ch (1900ch avec boost)

Performances : vitesse maximale 685 km/h à 6600m (710km/h à 11000m) distance franchissable 835km plafond opérationnel 12000m

Armement : deux mitrailleuses de 13mm MG-131 dans le capot moteur avec 475 coups, deux canons de 20mm MG-151 avec 250 coups dans les emplatures d’aile, toutes les armes étant synchronisés pour pouvoir tirer dans le champ de l’hélice. Une bombe de 500kg sous le fuselage ou de deux de 250kg sous les ailes

Allemagne (31) Aéronavale (3)

Organisation du Kriegsmarine Fliegerkorps (2) : Mer du Nord

-Mer Baltique quasi-sanctuaire pour la Kriegsmarine à la différence de la mer du Nord qui est une zone disputée entre l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France avec le soutien anecdotique des Pays-Bas et de la Belgique.

-Menaces sous-marines et aériennes importantes ce qui explique entre-autre la présence d’unités de chasse qui permet une défense minimale, la défense aérienne étant davantage du ressort de la Luftwafe que de l’aéronavale.

Les forces du KFK déployées sur les côtes de la mer du Nord dépendent d’un commandement appelé Marineflieger NordSee Kommando (MNK) installé sur la base aéronavale aménagée à Hambourg.

Si il ne dispose que d’un groupe aérien embarqué, le Tragergruppe 188 embarqué sur le KMS Peter Strasser, le MNK dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader ainsi que d’un groupement d’hydraviation avec des hydravions destinés à des missions côtières et des hydravions destinés aux croiseurs et navires de lignes stationnés dans les bases navales de la mer du Nord.

Tragergruppe 188

Le TRG 188 est le seul groupe aérien embarqué stationné sur les côtes de la mer du Nord. Quand il n’est pas embarqué à bord du KMS Peter Strasser, le sister-ship du KMS Graf Zeppelin, il est basé à Hambourg dans une nouvelle base aéronavale aménagée dans ce but.

Sa composition issue des premiers essais menés par le Tragergruppe 186 à permis de faire évoluer la structure prévue, la structure du Tragergruppe 188 étant par la suite appliquée au TRG 186.

Quand le second conflit mondial éclate, le TRG 188 est organisé ainsi :

-13.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-15.J/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement douze Focke-Wulf Fw195

-16.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec douze Fieseler Fi167 d’éclairage-torpillage

-14.St/TRG 186 (Tragergruppe 186) avec pour équipement seize Junkers Ju87C

Au total ce sont 52 appareils qui sont embarqués sur le Peter Strasser. A cela s’ajoute deux Junkers Ju52 pour le transport logistique, deux appareils qui ne peuvent bien entendu pas apponter sur le porte-avions à la différence des quatre Bucker Bu183, des avions d’entrainement, une version navalisée du Bu181 Bestmann

L’aviation basée à terre

Comme nous l’avons vu plus haut, le Marineflieger NordSee Kommando dispose de trois Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader pour attaquer la navigation ennemie en mer du Nord, pour éclairer et appuyer la flotte, pour défendre les côtes.

Le 2. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw200 Condor puis d’Heinkel He-179M, version de patrouille maritime du bombardier Heinkel He179, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime équipée de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, une version améliorée du Fw200 ), unité baptisée 4. KFK-Aufklärungsgruppe, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

Junkers Ju-188

Junkers Ju-188

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 6. et 8. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Plan trois vues d'un Me-109F-2

Plan trois vues d’un Me-109F-2

-Une unité de chasse, le 10. KFK-Jagdgruppe composé de trois staffel de neuf Messerchmit Me-109F. Ces appareils sont identiques aux Friedrich de la Luftwafe et ne peuvent donc embarquer sur les porte-avions de la Kriegsmarine.
Le 2. KFK-Geschwader dispose de dix-sept staffel et d’un total de 126 appareils.

Au déclenchement du second conflit, le 10 KFK-Jagdgruppe rejoint l’île d’Heligoland pour en renforcer la défense aérienne contre de probables raids aériens britanniques. Deux staffel fournis par les 6. et 8. Kampfgruppe se joignent à ce déploiement avancé.

Le 4. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Hambourg et dispose des unités suivantes :

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, unités baptisées 10. et 12. KFK-Aufklärungsgruppe, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 11. et 13. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de quatre staffel à douze appareils

Le 4. KFK-Geschwader dispose donc de quatre gruppe et de quatorze staffel ainsi que de 150 appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime équipées chacune de vingt-sept de Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, unités baptisées 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe, chacun de ses groupes disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage équipées chacune de trente-six Junkers Ju-188, version améliorée du Junkers Ju-88 et baptisées 16. et 18. KFK-Kampfgruppe, chaque gruppe disposant de trois staffel à douze appareils

-Une unité de mouillage de mines rapides, le 19. SchnellMinenKampf Gruppe équipé de seize Junkers Ju-290M, ces appareils répartis en deux staffel de huit appareils peuvent également être utilisés pour la patrouille maritime.

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerchmit Me-109G répartis en trois staffel de neuf appareils.

Le 6. Marineflieger/Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader dispose au total de sept gruppe, vingt staffel et 190 appareils.

Hydraviation

La dernière unité sous le contrôle du Marine NordSee Kommando est le groupe d’hydraviation de la Mer du Nord ou NordSee Wasserflugzeug Geschwader (NWG) qui regroupe à la fois des hydravions basés à «terre» mais également les hydravions embarqués sur les cuirassés, croiseurs de bataille et croiseurs de la Kriegsmarine.

Arado Ar196

Arado Ar196

Le groupe des hydravions embarqués (Bordfliegergruppe) stationné à Wesermunde dispose d’Arado Ar 196 ou Ar 198. Les premiers sont embarqués sur les croiseurs lourds et légers, les seconds étant embarqués sur les cuirassés et les croiseurs de bataille.

Pour le cas des navires disposant de quatre hydravions, dans la pratique seuls deux sont embarqués, les deux autres restant à terre.

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose des moyens suivants :

-Les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar 198 chacun

-Les cuirassés Bismarck et Tirpitz stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Hidenburg et Friedrich der Gross stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les cuirassés Von der Tann et Derfflinger stationnés à Wilhelmshaven disposent de quatre Arado Ar198 chacun

-Les croiseurs de bataille Bayern et Saschsen stationnés à Wesermunde disposent de quatre Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Admiral Graf Spee et Tegetthoff sont stationnés à Wilhelmshaven et disposent de trois Arado Ar196 chacun

-Les croiseurs lourds Amiral Reuter et Alexander von Humbolt stationnés à Wesermunde disposent de trois Arado Ar196 chacun

Le NWG-Bordfliegergruppe dispose au total de 32 Arado Ar198 et de 20 Arado Ar196 soit un total de 52 hydravions.

Le groupe des hydravions basés à «terre» (Kustenfliegergruppe) regroupe dans un premier temps les unités stationnées sur les côtes de la mer du Nord en septembre 1939 soit les unités suivantes :

-1. (M)/KuFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des hydravions Heinkel He60 puis rapidement des Heinkel He 115

-2. (F)KüFlGr 106 stationnée à Nordenay avec des Dornier Do18

-3. (Mz) 106 stationnée à Nordenay avec des Heinkel He59
-1. (M)KuFlGr 306 stationnée à Nordenay avec pour équipement des Heinkel He60

-1. (M)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He60 et He115

-2. (F)KuFlGr 406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Dornier Do18

-3.(Mz)/406 stationné à List sur l’île de Sylt avec pour équipement des Heinkel He59

-1. (M)/KüFiGr 706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He60

-3.(Mz)/706 stationné à Kamp avec pour équipement le Heinkel He59

Le nombre d’unités augmente et le matériel est totalement renouvelé. En septembre 1948, le NWG-Kustenfliegergruppe dispose des unités suivantes

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Wilhelhmshaven avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Wesermunde avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

Le Kustenfliegergruppe dispose au total de six staffel et de 80 hydravions

***

Chaque Kommando du Kriegsmarine FliegerKorps dispose d’un Marine Transport Staffel de douze appareils équipés de Junkers Ju-52 ainsi que d’un groupe d’entrainement, des Marine Schule Staffel qui disposent chacun de huit Bücker Bu181 et de quatre Bücker Bu183.

Suite à des problèmes de navalisation de jeunes pilotes passant de l’avion d’entrainement à l’hydravion opérationnel, deux Marine Schule Staffel supplémentaires équipés d’hydravions sont créés, un par commandement régional, chaque MSS (Wasserflugzeug) disposant de douze hydravions, des Heinkel He59, des Heinkel He60 et des Dornier Do18

Les hydravions géants Blohm & Voss Bv222 Wiking sont regroupés au sein du Kriegsmarine Kampfgruppe (KKF). Ces appareils ne sont pas engagés dans l’opération Weserübung mais restent en Baltique en attendant l’évolution du conflit.

Au total en septembre 1948, la marine allemande dispose de 1170 avions et hydravions, 478 en Baltique et 692 en mer du Nord.

Allemagne (9) porte-avions

PORTE-AVIONS

Avant-Propos
-Allemagne longtemps rétive à l’aviation embarquée en raison d’une géographie peu propice à la mise en œuvre de porte-avions, l’absence de colonies et de routes commerciales à protéger sans oublier une mentalité continentale, peu à l’aise avec l’Océan.
-Quelques tentatives durant le premier conflit mondial mais la Kaiserliche Marine est bien en retard par rapport aux autres belligérants.

-Le réarmement naval engagé au début des années trente relance la question du porte-avions.

-Principal obstacle : la Luftwafe et son commandant, Goering qui par un impérieux « Tout ce qui vole m’appartient » bloque longtemps tout constitution d’une aéronavale autonome. Il faudra attendre son élimination politique et physique pour que l’aéronavale embarquée devienne au pays de Goethe une réalité tangible et concrète.

-Une fois l’ordre rétablit, la Kriegsmarine décide de développer son outil aéronaval moins en raison de besoins évidents qu’en raison du développement des aéronavales britanniques et françaises.
-Devant combattre sous un ciel disputé, l’utilité du porte-avions devient évidente pour couvrir la flotte de ligne mais également pour attaquer les cuirassés et les croiseurs de bataille ennemis.
-Quatre porte-avions, deux d’escadre et deux légers, projets de conversion de paquebots et de navires marchands pour fournir des porte-avions austere.
Les différents porte-avions allemands

Porte-avions classe Graf Zeppelin

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer avec un Ju-87C à l’appontage

-Le projet est dévellopé à partir de 1934, l’accès est mis sur la rapidité et un armement antisurface conséquent pour pouvoir affronter des croiseurs.

-Travail d’autant plus considérable que l’Allemagne n’à pu bénéficier d’essais menés à bord des navires pionniers que sont les Béarn, Furious, Langley et autres Hosho. Le Japon transmet de précieuses informations à son allié allemand.

-Le KMS Graf Zeppelin (Flugzeugträger A) est mis sur cale aux chantiers navals Deutsche Werke de Kiel le 28 décembre 1936 et lancé lé 8 décembre 1938 en présence d’Hitler et de Goering. Il est mis en service en le 23 février 1941.
Il intègre le BdL qui devint ultérieurement à la Hochseeflot, hors rang, en soutien des différentes escadres. La mise en service de son sister-ship Peter Strasser (septembre 1943) permet l’activation de la Flugzeugträger Division der Hochseeflot.

Cette FDH devient la Erste Flugzeugträger Division der Hochseeflot quand sont mis en service les porte-avions Lutzen et Bautzen qui forment une Zweite Flugzeugträger Division bien qu’elle soit intégrée au BdA (Befehshaber der Auflkärungsstreitkräfte _commandement des navires éclaireurs_) en compagnie des croiseurs lourds et légers.

Pour l’opération Weserübung, il est engagé à Trondheim en compagnie notamment du cuirassé Hindenburg et du croiseur lourd Tegetthoff.

-Le KMS Peter Strasser est mis sur cale aux chantiers navals Germaniawerft de Kiel le 8 septembre 1938 lancé le le 1er septembre 1941 et mis en service le 7 septembre 1943. Comme son sister-ship, il est stationné en Baltique à Swinnenmunde.

Dans le cadre de l’opération Weserübung, le porte-avions et deux destroyers d’escorte Z.37 et Z.38 gagnent la Baltique pour dissuader la marine soviétique d’intervenir.
Il effectue donc des ronds dans l’eau au large de Dantzig et de Memel jusqu’au 12 octobre 1948 quand il va accompagner en mer du Nord le cuirassé Tirpitz qui venait d’achever son grand carénage qui l’avait empêcher de participer aux premières opérations du second conflit mondial.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 31000 tonnes pleine charge 33500 tonnes

Dimensions : Longueur (hors tout) 257.50m avec l’étrave droite et 262.50m avec l’étrave Atlantique (Atlantikbüg) Largeur (hors tout) 31.50m Tirant d’Eau : 7.30m lège et 8.50m à pleine charge

Propulsion : Quatre turbines à vapeur Brown-Boveri alimentées en vapeur par seize chaudières La Mont (70 kg/cm² et 450°) dévellopant une puissance totale de 200000ch et entrainant 4 hélices.

Deux propulseurs retractables Voith-Schneider installés à l’étrave permettant de propulser le navire à 3 ou 4 noeuds ce qui facilite les manoeuvres portuaires et permet de maintenir le navire en position durant les opérations aériennes.

Performances : vitesse maximale 35 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 19 noeuds

Protection : Ceinture blindée de 135m de long et de 4m de haut d’une épaisseur maximale de 100mm réduite à 80mm sur les côtés. Pont blindé de 60mm, pont d’envol protégé par 20mm sauf autour de l’ascenseur arrière (22mm) de l’ascenseur central (38mm) et de l’ascenseur avant (25mm).

Le local barre est protégé par des plaques verticales de 60 à 80mm et des plaques horizontales de 60mmn et les Voith Schneider sont protégés par 20mm de blindage.

Au final la protection pèse 5000 tonnes soit 1/6 du navire.

Armement : 16 canons de 150mm SK C/28 en huit casemates doubles installés à tribord avant, tribord arrière, babord avant et babord arrière; 12 canons de 105mm antiaériens SKC/33 en six tourelles doubles installés devant et derrière l’ilôt; 22 canons de 37mm en onze affûts doubles et 28 canons de 20mm en sept affûts quadruples.
Installations Aéronautiques :

-Pont d’envol de 242m de long sur 30m de large

-Hangar supérieur de 185m de long sur 16m de large et 2.80m de haut

-Hangar inférieur de 172m de long sur 16m de large et 2.51m de haut

-Deux catapultes pneumatiques installés à l’avant. Alimentées par des bouteilles d’air comprimée, chaque catapulte ne peut lancer que 9 appareils avant que les bouteilles ne doivent être remplies ce qui prend cinquante minutes.

-Dix Brins d’arrêts

-Trois ascenseurs axiaux

Groupe aérien : à l’origine 50 appareils dont 10 chasseurs Messerchmit Me109T, 20 bombardiers en piqué Junkers Ju87C et 20 avions torpilleurs Fieseler Fi167.
Ultérieurement, le groupe est porté à 52 appareils avec 24 chasseurs Me 109T, de 16 bombardiers en piqué Junkers Ju-87C et de 12 avions-torpilleurs Fieseler Fi167 soit un total de 52 appareils.
Avant le déclenchement du second conflit mondial, les Me-109T sont remplacés par des Focke-Wulf Fw 195 _version embarquée du Fw 190_ alors que les Ju-87C et le Fi167 sont toujours en service.
Equipage : 1720 officiers et marins pour la conduite du navire et 306 hommes pour le groupe aérien soit un total de 2026 hommes
Porte-avions légers classe Lutzen

Les Lutzen sont l'équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Les Lutzen sont l’équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

-Les allemands se demandent quels porte-avions pour compléter les Graf Zeppelin. Une redite des Graf Zeppelin et Peter Strasser était rejetée, il fallait imaginer un porte-avions plus léger.
-Plusieurs projets furent concurrents : une version allégée des Graf Zeppelin, des porte-avions légers de défense aérienne embarquant uniquement des chasseurs et des porte-avions légers semblables aux Colossus/Alienor d’Aquitaine même si là il s’agit de vrais navires militaires.
Plusieurs projets s’opposèrent pour ces deux porte-avions légers. Les archives ayant été en partie perdues , il est difficile de connaître tout du projet mais ce qui est certain c’est que trois projets majeurs eurent un temps les faveurs des architectes et des opérationnels allemands :
-Le troisième projet est choisit, les navires baptisés Lutzen et Bautzen disposant d’une coque inspirée des croiseurs lourds classe Graf Spee avec une architecture américaine minorée par une étrave fermée.
-Le KMS Lutzen est mis sur cale aux chantiers navals Dantziger Werft le 8 septembre 1945 lancé le 14 mars 1947 et mis en service le 8 mars 1948. Il est stationné à Kiel en compagnie de son sister-ship.Pour l’opération Weserübung, il couvre la force d’assaut chargée de la prise de la petite ville de Bodo.
-Le KMS Bautzen est mis sur cale aux chantiers navals Germaniawerft de Kiel le 15 septembre 1945 lancé le 4 avril 1947 et mis en service le 1er juin 1948 à Kiel son port d’attache ainsi que celui Lutzen.

Dans le cadre de l’opération Weserübung, le Bautzen doit participer à la couverture du flanc sud de la Norvège et plus précisément de la force d’assaut chargée de la conquête de Bergen.
Caractéristiques techniques des porte-avions légers classe Lutzen

Déplacement : standard 15000 tonnes pleine charge 18000 tonnes

Dimensions : longueur 210m largeur (flottaison) 24.00m tirant d’eau (en charge) 8.02m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées par quatre chaudières Brown-Boveri dévellopant une puissance totale de 52000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : 32 canons de 37mm en seize affûts doubles et 24 canons de 20mm en douze affûts doubles

Installations aéronautiques et Groupe aérien :

-Une catapulte à l’avant

-Deux ascenseurs axiaux

-Hangar de 135.63×15.84×5.33m

-Dix brins d’arrêt.

Groupe aérien : dix-huit Messerschmitt Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi169 soit un total de trente-deux appareils

Equipage : 42 officiers et 777 officiers mariniers et quartiers maitres et matelots pour la conduite du navire et environ 200 hommes pour le groupe aérien soit un total de 1019 hommes
Projets non aboutis avant guerre et études théoriques

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Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger

Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger

-Reprise du projet des Kleinen Flugzeugträger de 6000 tonnes qui devient les Neue Kleinen Flugzeugtrager avec une DCA légère et un groupe aérien composé de chasseurs et d’avions d’assaut. Six à douze navires sont envisagés.
-La construction de dérivés des Lutzen est également étudiée.

-Les projets suivants sont plus hypothétiques, plus fumeux dirons-nous avec des porte-avions d’escadre de 58000 tonnes (avec pont blindé de 100mm soit 24mm de plus que les Illustrious !), un groupe aérien de 100 appareils mais également des hybrides combinant aviation embarquée et des canons lourds de 203 ou de 280mm.

-Outre les constructions neuves, la conversion de paquebots et de navires marchands en porte-avions à été envisagée, une solution à moindre coût et espérée plus rapide que la construction d’un navire dédié. Les projets les plus sérieux concernent les paquebots Gneiseneau Postdam et Europa.

paquebot Gneisenau

paquebot Gneisenau

-Quand éclate la seconde guerre mondiale, les paquebots Europa, Gneiseneau et Postdam sont réquisitionnés par la marine allemande.

Le premier est transformé en navire-hôpital et rallie Oslo le 13 septembre 1948 où ancré dans le port, il va accueillir les blessés allemands et certains prisonniers alliés gravement blessés alors que les deux autres transformés en transport de troupes vont rallier Trondheim pour le premier et Bergen pour le second.

Si le Gneiseneau parvient à destination et y débarque ses 12000 hommes d’une division d’infanterie, le Postdam est torpillé par un sous-marin britannique. Le temps clément et la lenteur du naufrage explique que sur les 9000 hommes embarqués, seulement 125 ont été tués et 250 portés disparus.