Scandinavie (71) Finlande (9)

Artillerie et Armes navales

Artillerie

Canons de 305mm classe Gangut

Canon de 305mm modèle 1907 en fabrication

-Le plus gros calibre utilisé par la marine finlandaise est le 305mm sous la forme du canon de 305mm modèle 1907, un canon d’origine russe mis au point pour les cuirassés de classe Gangut. En revanche la Finlande ne l’utilise que pour assurer la défense de ses côtes, ayant récupéré huit canons auprès de la France, des canons provenant d’un cuirassé interné à Bizerte. Les quatre autres ont été vendus à la Norvège.

Lire la suite

Benelux (50) Belgique (11)

Les navires en service

Croiseur-éclaireur Léopold 1er

HMS Argonaut

Le croiseur léger antiaérien Argonaute. Le Léopold 1er s’est inspiré des Dido britanniques

Quand la décision fût prise de pérenniser la marine belge une fois la guerre de Pologne terminée, se posa immédiatement la question du format.

Lire la suite

Benelux (49) Belgique (10)

Organisation

Le Corps Naval Belge est organisé en mai 1949 de la façon suivante :

-Un état major implanté à Ostende

-Le croiseur-éclaireur Léopold 1er hors rang et navire-amiral du CNB

-La 1ère flottille de torpilleurs : torpilleurs légers Genk Liège Bruxelles Zeebrugge

-2ème et 3ème flottilles de torpilleurs : huit vedettes lance-torpilles chacune

-4ème groupe de patrouilleurs-dragueurs : patrouilleurs-dragueurs A-1, A-2 et A-4.

Lire la suite

Benelux (48) Belgique (9)

CORPS NAVAL BELGE (CNB)

Belgique 13

Pavillon de la marine belge

Historique

Les prémices : une marine à éclipse

A la différence de la Koninklijke Marine néerlandaise, la marine belge est nettement plus récente non seulement parce que l’état en lui même est récent mais aussi parce qu’il y eut de nombreuses éclipses au cours de laquelle la marine disparaît purement et simplement.

Lire la suite

Benelux (14) Pays-Bas (14)

La Koningklijke Marine dans le second conflit mondial

Situation en septembre 1948

Le 5 septembre 1948, la Pax Armada prend brutalement fin quand les premières bombes allemandes tombent sur Copenhague, Oslo, Bergen…… .

Lire la suite

Benelux (13) Pays-Bas (13)

La Koninklijke Marine dans la Pax Armada : croiseurs de bataille et porte-avions pour les Pays-Bas

Généralités

En septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, la marine néerlandaise est une petite marine en dépit de ses lourdes servitudes coloniales. Ce n’est pas étonnant car les investissements ont été insuffisants ce qui entraînait un manque de vocation pour la carrière militaire. Neuf ans plus tard la situation à radicalement changé grâce à un investissement massif durant la Pax Armada en terme financier, humain et stratégique, la politique navale néerlandaise étant souvent citée en exemple par sa cohérence et sa sagacité.

Lire la suite

Grande-Bretagne (15) Royal Navy (7)

Navires légers

Avant-propos

L’irruption des U-Boot durant le premier conflit mondial entraina l’apparition des premiers escorteurs. C’était des navires légers armés d’un canon médian et de grenades ASM. Ce fût l’arme la plus efficace contre les submersibles bien moins à l’aise en attaquant les convois. Bien plus efficace que les corridors protégés par des champs de mines ou les bateaux-pièges,les Q-Ship aux exploits mythifiés.

Malheureusement durant la période 1919-1939, la lutte anti-sous-marine n’est pas au cœur des préoccupations des amiraux britanniques. En partie par manque d’intérêt mais aussi en raisons de choix budgétaires fort contraints et d’une difficulté à prévoir le bon modèle d’escorteur.

En effet comment trouver un modèle unique d’escorteur quand il faut navire affrontant les sous-marins et les éléments déchainés dans l’Atlantique Nord, des mines, des vedettes lance-torpilles et des sous-marins en Méditerranée, des grandes unités de surface sur les autres océans.

Impossible donc de produite un unique modèle d’escorteur, il faut du sur-mesure, des navires adaptés aux menaces potentielles même si l’adage veut qu’une marine participe à un conflit avec des navires conçus pour un autre genre de confrontation.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose des navires d’escorte suivants :

-Des chalutiers armés

-38 Sloops répartis en différentes classes

Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

Durant la Pax Armada, la Royal Navy va augmenter et renouveler ses forces d’escorte en construisant différents modèles de navires légers :

Le sloop HMS Black Swan (U-57)

Le sloop HMS Black Swan (U-57)

-Des sloops de classe Black Swan modifié pour remplacer les avisos construits durant les
années trente

La corvette HMS Abelia (K-184)

Une corvette de classe Flower à la mer

-Des corvettes de classe Flower, navires déjà commandés par la France

-Des frégates de classe River

-De nouveaux dragueurs de mines suffisamment armés pour pouvoir opérer comme
escorteurs de fortune

-La construction de chalutiers se poursuit pour permettre de disposer à peu de frais
de nombreux patrouilleurs et navires de présence notamment outre-mer.

-Des destroyers légers type Hunt comparables aux torpilleurs légers français.

Quand le second conflit mondial éclate, la marine britannique dispose d’une solide force d’escorte qui va mener la vie dure aux sous-marins, avions et vedettes lance-torpilles ennemis.

Chalutiers armés

-Septembre 1939, la Royal Navy dispose de quinze chalutiers armés en service, quatre chalutiers armés polyvalents, huit chalutiers anti-sous-marins et trois chalutiers dragueurs.

-Ces navires anciens sont remplacés par seize nouveaux navires de classe Isle, des navires armés d’un canon de 3 ou 4 pouces (76 ou 102mm) selon les disponibilités, de quelques canons antiaériens, de mitrailleuses et de grenades ASM.

Ces seize navires vont d’abord opérer en mer du Nord puis vont être rédéployés en outre-mer au fur et à mesure que des escorteurs plus puissants sont mis en service.

-Huit autres navires sont construits ultérieurements, plus adaptés au dragage de mines et au contrairement à leurs devanciers, ils sont déployés en Metropole.

-Seize chalutiers armés classe Tree quasiment identiques aux Isles sont commandés en juin 1945.

Sloops

Aux côtés des chalutiers armés, on trouve des sloops, des navires légers destinés à l’escorte et à la lutte anti-sous-marine. Trente-huit navires sont en service répartis entre différentes classes :

-Un sloop type 24

-Deux classe Bridgewater

-Quatre classe Hastings

-Huit classe Shoreham

sloop HMS Grimsby

sloop HMS Grimsby

-Huit classe Grimsby

-Neuf classe Kingfisher

-Trois classe Bittern

HMS Egret (L-75)

HMS Egret (L-75)

-Trois classe Egret

-Huit classe Black Swan en construction

Entre septembre 1939 et septembre 1948, la flotte évolue, les sloops les plus anciens (type 24, Bridgewater Hastings et Shoreham) sont désarmés, démolis ou mis en réserve avec des réarmements périodiques pour essais et instruction.

Les Grimsby, Kingfisher, Bittern, Egret et Black Swan sont toujours en service soit un total de trente et un navires.

Un seul modèle est commandé, la classe Black Swan mod., des navires plus longs et plus larges pour améliorer la stabilité. La DCA est renforcée.

Dix-sept navires sont commandés en mars 1941, mis sur cale courant 1941 et mis en service en 1943/44, portant la flotte de sloop à quarante-six navires. La commande de huit autres envisagée en 1945 est abandonnée au profit de frégates de classe River supplémentaires.

Corvettes et frégates

Les sloop étaient des navires d’escorte acceptables mais c’était encore des navires militaires, relativement complexes et coûteux à fabriquer. Sans compter que les chantiers navals spécialisés dans les constructions militaires devaient aussi construire des cuirassés, des croiseurs, des porte-avions, des destroyers…. .

L’escorte impliquant plus d’endurance que de performances, germa l’idée d’un navire simple à construire, quasi-consommable avec un armement limité au strict nécessaire : un canon médian pour affronter un sous-marin surpris en surface, des pièces antiaériennes légères, des mitrailleuses pour la défense rapprochée et bien entendu un lot conséquent de grenades ASM.

Les britanniques reprirent le design d’un baleinier pour dessiner un nouveau navire. A nouveau navire, nouvelle désignation, c’est le terme corvette qui est choisit, ressuscitant un terme de la marine à voile, disparu avec la vapeur.
C’est l’acte de naissance des corvettes de classe Flower. Ce programme anglo-français va aboutir à la construction de trente-deux corvettes pour la Marine Nationale et soixante-quatre pour la Royal Navy.

Ces soixante-quatre navires sont mis sur cale entre 1939 et 1942, lancées entre 1940 et 1943 et mises en service entre 1940 et 1944.

Quarante-huit seulement seront au final mises en oeuvre par la Royal Navy, huit rejoignant la marine canadienne et huit autres la marine australienne. Si les premières vont participer à l’escorte des convois transatlantiques, les huit Australian Flower vont protéger la navigation aux antipodes.

La marine canadienne qui mit en œuvre ses Flower dès 1941 se rendit compte rapidement des limites des corvettes notamment par mauvais temps et travailla sur un modèle de navire plus gros, des large corvette avant que ces navires de classe River soit considérés comme des frigate, des frégates, une autre désignation de la marine à voile remise au goût du jour.

La marine canadienne passe commande en septembre 1942 de douze navires de ce type.

L’Australie va passer commande de huit navires pour compléter les Flower déjà en service. Comme les corvettes, elles vont être construites en Australie.

Intéressée la marine britannique va passer commande en juin 1942 de seize navires suivis en septembre 1945 (huit initialement prévues, les huit suivantes remplaçant les Modified Black Swan envisagés) de seize autres navires même si parmi ces derniers seule une partie va mettre mise en service. Anticipant sur les pertes du conflit à venir, seize navires sont commandés dès le mois de septembre 1948.

Dragueurs de mines

La mine et la torpille partage une origine commune avant de diverger vers deux armes totalement différentes. Si la torpille devint mobile, la mine resta immobile, posée à la surface de l’eau ou au fond de l’océan ce qui ne la rendait pas moins redoutable comme la Royal Navy pu s’en rendre compte en perdant au cours du premier conflit mondial plusieurs navires sur mines dont un cuirassé flambant neuf, le HMS Audacious ou le croiseur cuirassé HMS Hampshire dans lequel se trouvait le ministre de la Guerre lord Kitchener.

La présence de dragueurs de mines au sein de la Marine de Sa Majesté n’est donc pas chose étonnante et en septembre 1939, la Royal Navy dispose des dragueurs de mines suivants :

-Trois chalutiers-dragueurs

-Vingt-trois dragueurs de mines classe Hunt

-Vingt et un dragueurs de mines classe Halcyon

Cette flotte modeste va connaitre une certaine croissance durant la Pax Armada avec la nécessité de renouveler la flotte et d’augmenter cette dernière, la mine étant une arme d’un rapport coût/efficacité impatable.

Si les Halcyon sont encore largement capables, les Hunt commencent à se faire vieux. D’où la commande avant même le début de la guerre de Pologne de deux nouvelles classes de dragueurs de mines, les classes Bangor et Algérine.

Les dragueurs de mines classe Bangor sont des dragueus de mines côtiers commandés au printemps 1940, mis sur cale à l’automne 1940 (douze) et au printemps 1941 (douze). Leur lancement s’échelonne entre l’automne 1941 et l’automne 1942 pour une mise en service prononcée entre mai 1942 et septembre 1943 .

Cela permet de désarmer les vingt-trois Hunt et si la majorité est démolie, huit sont transférés à la marine polonaise libre.

La seconde est une classe de dragueurs de mines océaniques (minesweeper oceanic). Commandée en septembre 1943 à douze exemplaires, les navires sont mis sur cale entre le printemps 1944 et l’automne 1945, lancés entre septembre 1945 et mars 1947 avec une mise en service prononcée entre janvier 1947 et juin 1948.

Ainsi quand le second conflit mondial éclate, la Royal Navy dispose de 21 dragueurs de classe Halcyon, de 24 dragueurs de classe Bangor et de 12 dragueurs de classe Algérine soit un total de cinquante-sept dragueurs de mines.

Le programme de guerre fait la part belle aux dragueurs de mines avec la commande de 24 Bangor et de 36 Algerine, ces commandes massives s’expliquant par la crainte de pertes importantes.

Torpilleurs légers

Les torpilleurs et les destroyers étaient à l’origine de petites unités mais rapidement, ce type de navire à pris du poids, la barre des 1000 tonnes étant approchée avant le début du premier conflit mondial (voir les torpilleurs de 800 tonnes français) et dépassée durant celle qui aurait du être la “Der des ders”, les V&W de la Royal Navy atteignant 1300 tonnes.

Si la majorité des pays disposaient à côté de leurs destroyers, de torpilleurs, ce n’était pas le cas de la marine britannique.

Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

C’est l’acte de naissance des destroyers légers de type Hunt, des navires armés de six canons de 102mm en trois tourelles doubles et d’un armement appréciable en torpilles. C’est l’équivalent des Le Fier français.

Le HMS Albrighton (L-12) type Hunt I

Le HMS Albrighton (L-12) type Hunt I

Vingt-trois Hunt I sont commandés en 1939. Ils sont mis sur cale dans le courant cette année, lancée fin 1940 ou début 1941, les navires étant mis en service en 1942/43.

Neuf autres appartenant au type Hunt II sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

Dix autres appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Quarante-deux destroyers légers sont donc en service en septembre 1948 dans la Royal Navy. Huit sont commandés par la marine australienne en septembre 1943, construits à l’Arsenal de Cockatoo et mis en service en juin 1947.

Quand le conflit éclate, de nouveaux navires appartenant à un type Hunt IV sont commandés, douze navires, huit pour la marine britannique et quatre finalement revendus à la marine sud-africaine (Royal South African Navy), ces navires couvrant les convois dans l’Océan Indien et dans l’Atlantique Sud.

20-Ordre de bataille et programme de guerre (4)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

4-Le programme naval de 1941 et ses suites : un effort sans nul précédent (3)

B-Le programme naval du 14 mai 1941 et les tranches de construction suivantes

En 1924, le ministre de la marine Georges Leygues avait échoué à faire accepter un véritable statut naval à des parlementaires réticents à laisser les coudées franches aux marins. En 1941, son successeur, Jules Belley est bien décidé à faire accepter à la Chambre des Députés, un programme naval s’étalant sur plusieurs années avec des tranches bien définies.

Après trois jours de négociations, compromis et promesses diverses, le programme naval présenté par l’amiral Darlan est voté à une écrasante majorité par les députés avec 455 voix pour et 152 contre. Ce programme prévoit ainsi cinq tranches de construction, les tranches 1941, 1942,1943,1944 et 1945.

La tranche 1941 prévoit ainsi la construction des unités suivantes :

-Un croiseur léger de classe De Grasse de 8000 tonnes. La marine nationale souhaite moins remplacer les Duguay-Trouin affectés aux théâtres d’opérations secondaire que renforcer sa capacité de combat contre la marine italienne voir la marine allemande.

La classe Atlanta à inspiré le projet CLAA français

-Un croiseur léger antiaérien (navire-amiral de l’Escadre Légère du Nord) de 7500 tonnes. Un temps, il fût envisagé la commande de quatre croiseurs antiaériens à la place des trois autres De Grasse mais au final, un seul CLAA fût commandé pour servir de navire de commandement à l’ELN chargée de verrouiller le Pas de Calais et de soutenir la Belgique et les Pays Bas.

Plan général d’un torpilleur type Le Hardi

-Quatre torpilleurs d’escadre de classe Intrepide (Le Hardi modifié) de 1732 tonnes chacun soit environ 6928 tonnes. Les Le Hardi sont mieux adaptés que les Bourrasque et les Adroit à l’escorte des nouveaux navires de ligne et les porte-avions mais leur DCA et leur rayon d’action laisse à désirer d’où les améliorations qui donnent naissance à la classe Intrepide.

-Deux torpilleurs légers de classe Le Fier de 1100 tonnes chacun soit environ 2200 tonnes. Ces deux navires sont destinés compléter les quatorze premiers navires déjà commandés et en cours de construction afin de permettre de mettre sur pied des divisions homogènes de quatre navires. Ces navires seront baptisés Le Béarnais et Le Catalan.

-Quatre corvettes de type Flower anglais soit un déplacement total de 3800 tonnes.

-Quatre remorqueurs médians de 750cv soit 1600 tonnes

Soit un total de 30028 tonnes

La tranche 1942 prévoit la construction des unités suivantes :

-Un croiseur léger de classe De Grasse de 8000 tonnes qui doit permettre à terme de former une division de trois croiseurs soit une formidable puissance de feu (27 canons de 152mm).

-Trois contre-torpilleurs de classe Bruix de 2900 tonnes chacun soit un total de 8700 tonnes. Si les quatre Marceau sont destinés numériquement à compléter les Mogador et les Volta et que les Bayard sont destinés à remplacer les Jaguar, ces trois navires doivent remplacer nombre pour nombre trois contre-torpilleurs de classe Guépard.

-Trois torpilleurs d’escadre de classe Intrépide mod. de 1732 tonnes chacun soit environ 5196 tonnes. Ces trois navires doivent commencer à remplacer les torpilleurs d’escadre les plus anciens sachant que la marine estime avoir besoin de trente-six torpilleurs d’escadre pour l’escorte des grandes unités de surface (trois porte-avions d’escadre et treize cuirassés) ce qui laisse encore vingt navires à construire.

-Six vedettes lance-torpilles commandées en Grande Bretagne aux chantiers Vosper soit environ 300 tonnes.

-Quatre canonnières fluviales de 700 tw destinés à la flottille du Rhin soit un total de 2800 tonnes

-Quatre remorqueurs de 750cv soit 1600 tonnes

Soit un total de 26196 tonnes

La tranche 1943 prévoit la construction des unités suivantes :

-Deux cuirassés de classe Alsace soit 90000 tonnes. A l’origine, ces deux cuirassés devaient remplacer le Lorraine et renforcer la ligne de bataille mais ce dernier à été refondus pour servir d’escorteurs de porte-avions, les cuirassés baptisés Flandre et Bourgogne vont renforcer la ligne de bataille de la Royale

Le HMS Colossus identique aux deux porte-avions légers français

-Deux porte-avions légers de classe Alienor d’Aquitaine commandés en Grande Bretagne soit 34000 tonnes. Ce projet privé de la firme Vickers à intéressé la marine nationale avant même la Royal Navy. Ces deux navires (non encore baptisés en mai 1941) doivent à la fois remplacer le Commandant Teste mais également renforcer les FNFEO.

-Un croiseur léger de classe De Grasse de 8000 tonnes. Ce sixième et dernier croiseur léger de classe De Grasse doit permettre avec les croiseurs financés aux tranches 1941 et 1942 de constituer une division de trois croiseurs.

-Trois contre-torpilleurs de classe Bruix  de 2900 tonnes soit un total de 8700 tonnes. Ces trois navires doivent remplacer les trois derniers contre-torpilleurs de classe Guépard et former une division de trois navires.

-Trois torpilleurs d’escadre de classe Intrépide mod. de 1732 tonnes chacun soit environ 5196 tonnes. Ces navires doivent remplacer trois autres torpilleurs de classe Bourrasque.

-Trois sous-marins de grande croisière type Rolland Morillot/La Praya soit 5400 tonnes baptisés Ile d’Oleron Ile de Brehat Ile d’Aix

-Deux pétroliers caboteurs de 2500 tonnes chacun baptisés Rance et Lèze

-Quatre canonnières fluviales de 600 tonnes destinés à l’Indochine et construites par l’Arsenal d’Indochine à Saïgon

-Quatre remorqueurs médians de 750cv soit 1600 tonnes

soit un total de 152396 tonnes

La tranche 1944 prévoit la construction des unités suivantes :

-Un porte-avions de 20000 tonnes. Il doit numériquement remplacer le vieux Béarn. Il semble acquis que son design sera différent des Joffre pour lesquels certains officiers émettent des réserves importantes. L’attaché naval français à Washington aurait pu ainsi acquérir les plans austere des Yorktown et des Essex. A l’heure du vote (mai 1941), le design n’est pas arrêté.

-Six torpilleurs d’escadre de classe Intrépide mod. de 1732 tonnes soit environ 10392 tonnes. Ces six navires doivent remplacer les six derniers Bourrasque.

-Quatre torpilleurs légers de type Le Fier mod. de 1250 tonnes  chacun soit environ 5000 tonnes. Ils doivent remplacer les Melpomène qui à la mise en service des Le Fier doivent être transformés en patrouilleurs stationnaires, perdant leur canon de 100mm arrière et leur affût lance-torpilles.

-Six corvettes de type Flower anglais soit un déplacement total de 5400 tonnes. Ces navires sont destinés à compléter les aviso-dragueurs pour l’escorte des convois.

-Six vedettes lance-torpilles commandées en Grande Bretagne aux chantiers Vosper soit environ 300 tonnes.

-Deux pétroliers rapides de type La Seine soit un tonnage global d’environ 50000 tonnes. Ils doivent compléter les quatre navires déjà prévus et doivent comme eux être gréés pour le ravitaillement en mer à couple et à flèche.

-Deux cargos rapides de type Oranie soit un tonnage global d’environ 16000 tonnes. Ces deux navires doivent assurer le ravitaillement au mouillage des navires français en munitions quand ils sont éloignés d’une base. Ceux basés en Méditerranée doivent aussi ravitailler les dépôts d’Afrique du Nord depuis la métropole. La possibilité d’actions amphibies devraient voir l’engagement de cargos de ce type.

-Deux pétroliers caboteurs de 2500 tonnes baptisés Ardèche et Blavet

-Quatre remorqueurs de 750cv soit 1600 tonnes

soit un total de 113992 tonnes

La tranche 1945 prévoit la construction des unités suivantes :

-Quatre torpilleurs d’escadre de classe Intrépide mod. de 1732 tonnes chacun soit un total de  6928 tonnes. Ces quatre navires vont remplacer nombre pour nombre les quatre premiers torpilleurs de classe L’Adroit.

-Quatre torpilleurs légers de type Le Fier mod.  de 1250 tonnes chacun soit environ 5000 tonnes. Ces navires doivent remplacer les Melpomène et épauler les Le Fier dans leur mission de combat de surface de jour comme de nuit.

-Six sous-marins type Rolland Morillot de 1800 tonnes chacun soit 10800 tonnes, sous-marins baptisés Mayotte Nouvelle Calédonie Tromelin Wallis et Futuna Clipperton et St Pierre et Miquelon

-Deux sous-marins spéciaux de 1600 tonnes chacun. Ces deux sous-marins doivent servir de navires expérimentaux à la fois sur le plan technique et sur le plan tactique. Ils vont être armés par le GASM

-Deux cargos rapides de type Oranie soit un tonnage global d’environ 16000 tonnes qui doivent mener des missions de ravitaillement et de transport.

-Deux remorqueurs de 750cv soit un total de 800 tonnes

soit un total de 39128 tonnes

C-Les tranches 1946 1947 et 1948 : toujours plus

En juillet 1944, peu après les élections législatives (toujours favorables au PSF), le ministre de la marine, Jules de Marensche présente un nouveau programme naval couvrant les tranches 1946/1947/1948/1949/1950, espérant un vote rapide.

Les députés refusent de voter un programme naval, estimant le précédent loin d’être achevé. On se retrouve ainsi dans la situation de 1924 quand la Chambre des Députés refusa de voter le statut naval, préférant des tranches annuelles.

Si le programme naval de 1941 était destiné à augmenter le tonnage de la flotte (plus que pour renouveler les navires les plus anciens), les tranches navales à venir sont destiné à remplacer les navires dépassés ou usés.

La tranche 1946 finance ainsi la construction des unités suivantes :

-Un croiseur lourd type Saint Louis modifié de 15000 tonnes. Il est commandé pour contrer la commande par l’Italie d’un nouveau croiseur lourd après les trois croiseurs commandés en riposte à la commande des Saint Louis

-Un croiseur léger type C6 de 8000 tonnes. Il doit remplacer numériquement le Lamotte-Picquet (désarmé en 1946). Son armement devrait être différent des De Grasse soit des canons de 130mm pour en faire un nouveau CLAA ou des canons de 152mm plus modernes que ceux des De Grasse.

-Quatre torpilleurs de classe Intrepide Mod.  de 1800 tonnes chacun soit un total de 7200 tonnes qui doivent remplacer quatre autres torpilleurs de classe L’Adroit.

-Quatre torpilleurs légers de classe Le Fier mod. de 1250 tonnes chacun soit un total de 5000 tonnes, navires qui doivent remplacer les quatre derniers Melpomène.

-Un ravitailleur de sous-marin de 8000 tonnes, l’Atlantide

-Quatre dragueurs de mines océaniques de 800 tonnes commandés aux Etats Unis soit un total de 3200 tonnes

soit un total de 46100 tonnes

La tranche 1947 finance la construction des unités suivantes :

-Un cuirassé de type Province amélioré (47000 tonnes), le futur Languedoc

-Six contre-torpilleurs de type Bruix destinés à augmenter le tonnage de la flotte de 2900 tonnes chacun soit un total de 17400 tonnes

-Quatre sous-marins océaniques de type Rolland Morillot modifiés soit un total de 7200 tonnes. Les modifications sont ou seront issus des essais menés par le GASM.

-Quatre dragueurs de mines océaniques de 800 tonnes commandés aux Etats Unis en raison de la saturation des chantiers français.

-Deux cargos rapides de type Oranie soit un tonnage global d’environ 16000 tonnes qui doivent mener des missions de ravitaillement et de transport.

Soit un total de 90800 tonnes

La tranche 1948 (qui se révéla in fine être la dernière du temps de paix) finance la construction des unités suivantes :

-Deux croiseurs légers type C6 de 8000 tonnes destinées à remplacer les deux unités survivantes de la classe Duguay-Trouin

-Quatre torpilleurs d’escadre type Intrépide Mod. de 1950 tonnes commandés aux Etats Unis en raison de la saturation des chantiers français.

-Quatre dragueurs de mines océaniques de 800 tonnes commandés aux Etats Unis en raison de la saturation des chantiers français.

Soit un total de 27000 tonnes

4-Le programme naval de 1941 et ses suites : un effort sans nul précédent (2)

-Avisos et aviso-dragueurs

*Avisos classe Aisne : trois encore en service en 1948 pour des taches auxiliaires : La Marne est en Indochine; La Somme pour des liaisons et des transports entre Toulon et Ajaccio et L’Yser pour des liaisons et des transports entre Cherbourg et Dunkerque.

*Canonnières classe Agile : L’Audacieuse en Nouvelle Calédonie, La Dédaigneuse et la Lurone en Indochine; L’Étourdi en Polynésie et la Tapageuse à Djibouti

*Canonnières classe Diligente : La Diligente sert de ravitailleur d’hydravions à Toulon et L’Engageante joue le même rôle à Bizerte.

 

Aviso Arras

*Avisos classe Amiens : L’Amiens et l’Arras basés à Brest servent à la mise au point de systèmes d’armes et de systèmes électroniques, le Calais sert de ravitailleur d’hydravions à Brest, le Coucy sert de transport à Mers-el-Kébir.

L’Ypres (ex-Dunkerque) à été envoyé à Diego Suarez pour des missions de transport et de soutien tout comme le Lassigny transformé en ravitailleur de sous marins et basé à Haïphong en Indochine .

Les Tahure et Epinal sont basés à Bizerte pour des missions de soutien. Le Vauquois est modifié pour devenir un mouilleur de mines et basé à Ajaccio pour miner les approches des bases italiennes. Il pourrait être appuyé par l’aviso Les Eparges destiné aux mêmes taches mais basés à Mers-El-Kébir. Enfin, le Nancy à été envoyé comme stationnaire en Indochine à Haiphong.

Ces différents navires sont cependant fin de vie et leur désarmement est prévu pour 1948 au plus tard afin de libérer notamment de la main d’œuvre pour armer des navires neufs même si les équipages ont été réduits pour la plupart.

 

Aviso-dragueur Commandant Bory

*Aviso-dragueurs classe Elan : Cette classe composée de treize navires est financée à la tranche 1934 (L’Elan), à la tranche 1936 (Commandant Bory, Commandant Delage, Commandant Duboc et Commandant Rivière) et à la tranche (L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Mouqueuse La Capricieuse et Le Commandant Dominé).

Ces avisos sont répartis en trois divisions de quatre et une division de deux baptisées Division d’Escorteurs Legers (DEL).

La 1ère DEL se compose de l’Elan, du Commandant Dominé et de La Capricieuse et basée à Toulon, la 2ème DEL basée à Mers el Kebir se compose du Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière, la 3ème DEL basée à Brest se compose de L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse tandis que la 4ème DEL basée à Ajaccio se compose des avisos La Gracieuse et La Moqueuse.

*Aviso-dragueur colonial classe Gazelle : Classe qui doit être composée à terme de 24 exemplaires et en juin 1940, cinq sont en service (Le Chamois Le Chevreuil La Gazelle L’Annamite et La Surprise), les autres sont à différents stades de construction.

 

Aviso-colonial Savorgnan de Brazza

*Avisos-coloniaux classe Bougainville :

Le Bougainville est stationné à Fort de France où il est placé sous la direction des FNFA ou Forces Navales Françaises aux Antilles.

Le Dumont d’Urville est stationné à Dakar où il est placé sous le commandement de l’Escadre de l’Atlantique.

Le Savorgnan de Brazza est stationné à Djibouti où il est placé sous le commandement des FNAEF ou Forces Navales de l’Afrique Equatoriale Française.

Le D’Entrecasteaux est stationné à Diego Suarez où il est placé sous le commandement des FNAEF ou Forces Navales de l’Afrique Equatoriale Française.

Le Rigaux de Genouilly est stationné à Nouméa sous le commandement des FNFP ou Forces Navales Françaises du Pacifique.

Le La Grandière est le navire-amiral de la Division Naval du Levant (DNL) et basé à Beyrouth.

L’Amiral Charner est stationné à Cam-Ranh où il est placé sous le commandement des FNFEO ou Forces Navales Françaises en Extrême Orient.

Le D’Iberville est stationné à Papeete où il est placé sous le commandement des FNFP ou Forces Navales Françaises du Pacifique.

Le Lapérouse doit être stationné en Guyane (il est encore en construction en juin 1940)

Le Beautemps Beaupré est le seul navire de sa classe à être basé en métropole en l’occurence à Brest puisqu’il sert de navire hydrographique.

-Patrouilleurs et corvettes : aucune corvette ni patrouilleurs ne sont en service en juin 1940, des corvettes de type Flower sont en construction en Grande Bretagne, Londres ayant livré des chalutiers ASM avec Asdic.

-Vedettes lance-torpilles : douze vedettes lance-torpilles sont en service au printemps 1940, deux construits directement pour la France (VTB-11 et 12) et d’autres récupérés après avoir été à l’origine construits pour la République espagnole (VTB-23 à 32). Huit autres sont en construction.

-Chasseurs de sous-marins : Quatre chasseurs de sous-marins (CH1 à CH4) sont en service en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne. Ils sont bien vite rejoint par les douze navires du programme 1937 dont 9 sont en service le 1er juin 1940, trois autres étant sur le point de l’être. Les chasseurs du programme 1938bis sont encore en construction en juin 1940.

-Pétroliers et navires auxiliaires :

*Pétroliers

-Pétroliers Rhône, Garonne et Dordogne sont encore en service mais leur désarmement est prévu pour 1941. Le Rhône est basé à Brest, la Garonne à Lorient et le Dordogne à Bizerte.



Pétrolier L’Aube

-Pétroliers Aube Durance Nièvre (perdu en 1937) Rance : désarmement prévu pour 1945. En attendant, l’Aube est à Mers-El-Kebir en compagnie de la Durance, et la Rance est à Brest.

-Le Loing affecté aux Antilles est en juin 1940 en métropole pour carénage. Il doit y retourner début 1941.

-Le Mékong est basé à Bizerte

 

Le Niger

-Le Niger est basé en Indochine

-L’Elorn est basé à Toulon

-Le Var est basé à Brest

 

Le pétrolier Nivose sera rebaptisé Sèvre en 1942 lors de la mise sur cale du sous-marin du même nom

-La Sèvre (ex-Nivose) est basé à Toulon

Le ravitailleur rapide L’Adour

-Le ravitailleur d’escadre L’Adour est affecté à Toulon en vue de ravitailler le porte-avions qui y sera bientôt basé

-Le ravitailleur d’escadre Lot est affecté à Brest en vue de ravitailler le porte-avions qui y sera bientôt basé

-Le ravitailleur d’escadre Tarn est affecté à Mers-El-Kébir en vue de ravitailler le porte-avions qui y sera bientôt basé

-L’Odet est basé à Beyrouth

-Le Suroit est basé à Casablanca mais doit être ultérieurement redéployé à Dunkerque

(ces deux navires d’occasion doivent être remplacés par des pétroliers-caboteurs de 2500 tonnes, remplacement effectif en juin 1946 et en janvier 1948)

*Autres navires de soutien et auxiliaires

 

Le Jules Verne

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne basé à Brest

-Mouilleur de mines Castor basé à Toulon

-Mouilleur de mines Pollux basé à Bizerte

-Mouilleur de filets Gladiateur basé à Toulon

-Bâtiment cible télécommandé L’Impassible basé à Toulon et souvent utilisé au Levant

-Voiliers Mutin, Zelée, La Belle Poule et l’Etoile basés à Brest

-Navires hydrographiques Astrolabe et Octant basés à Saïgon, Gaston Rivier (Cherbourg), Estafette (Bizerte), Sentinelle (Casablanca), La Pérouse (Haïphong), Amiral Mouchez (Cherbourg), Chimère, Austral et Boréal (Toulon) et Président Théodore Tissier (Brest)

-Dépanneurs d’hydravion Pétrel

Navires en essais et en construction

-Cuirassés : Richelieu en essais à Brest, Jean Bart en armement à Saint Nazaire, Clemenceau en construction à Brest

-Porte-avions : Joffre et Painlevé en construction à Saint Nazaire, le premier à Penhoët et le second chez les ACL.

-Croiseurs lourds : aucun des trois Saint Louis n’est encore sur cale en juin 1940. La mise sur cale du Saint Louis est prévue à Lorient après la mise à flot du De Grasse prévue pour juillet 1941. La deuxième unité devrait être mise sur cale au Havre et la troisième devait être mis sur cale soit à Dunkerque ou à La Ciotat.

-Croiseurs légers : De Grasse en construction à Lorient, le Chateaurenault en construction à La Seyne sur Mer, le Guichen à Bordeaux. La construction des trois autres croiseurs n’à pas encore été attribuée.

-Contre-torpilleurs : Aucun des quatre contre-torpilleurs de classe Hoche ne sont encore sur cale au mois de juin. La construction est prévue pour le Marceau et le Hoche aux ACB de Nantes et aux ACF de Dunkerque pour les Desaix et Kléber.

-Torpilleurs : Les douze Le Hardi sont tous mis sur cale en juin 1940, répartis entre ces trois chantiers :

-Aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes : Le Hardi et Mameluk

-Aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux : L’Epée, Lansquenet L’Opiniâtre L’Aventurier

-Aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer : Le Fleuret Le Casque Le Corsaire Le Flibustier L’Intrépide Le Téméraire

Le Le Hardi et Le Fleuret sont quasiment admis au service actif. Les Epée, Mameluk, Casque, Lansquenet, Le Corsaire, Flibustier et l’Intrepide ont été lancés et sont à différents stades d’achèvement à flot et d’essais. Seuls les Téméraire, Opiniâtre et L’Aventurier sont encore sur cale.

-Torpilleurs légers : La construction des Le Fier à été répartie de la façon suivante :

-Aux Ateliers et Chantiers de Bretagne : Le Fier L’Agile L’Alsacien Le Breton Le Saintongeais

-Aux Ateliers et Chantiers de la Loire : L’Entreprenant Le Farouche Le Corse Le Tunisien Le Normand Le Parisien Le Provençal

-Aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer : Le Niçois Le Savoyard

Sur les quatorze de classe Le Fier, sept sont en juin 1940 à différents stades de construction. Les Le Fier, L’Agile et l’Entreprenant ont été lancés et sont en achèvement à flot. Les Le Farouche, L’Alsacien, Le Breton et Le Corse sont encore en construction. Les sept autres navires ne sont pas encore sur cale.

A terme, ils formeront la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) basée à Toulon, la 3ème DT (L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) basée à Bizerte, la 5ème DT (Le Normand Le Parisien Le Provençal et Le Saintongeais) à Dunkerque et la 7ème DT (Le Niçois Le Savoyard Le Béarnais et Le Catalan) basée en Indochine.

-Sous-marins

-Sous-marins classe Rolland Morillot : onze sous-marins commandés, trois sur cale à l’Arsenal de Cherbourg (Rolland Morillot La Praya La Martinique)

-Sous-marins classe Aurore : quinze sous-marins commandés, L’Aurore est en service en juin 1940, les autres sont sur cale aux chantiers Normand au Havre (La Créole La Bayadère L’Artemis Hermione Gorgone), aux chantiers Worms du Trait (L’Andromaque La Favorite L’Africaine L’Armirde), aux chantiers Dubigeon de Nantes (L’Astrée L’Andromède Clorinde Cornélie) et aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône (L’Antigone).

-Sous-marins classe Phenix : treize sous-marins commandés, aucun n’est encore sur cale en juin 1940 mais ils ont été mis en chantier (rassemblement de l’acier et des équipements). La construction à été répartie entre l’Arsenal de Toulon (Phenix), les chantiers Normand du Havre (Vendémiaire Brumaire Frimaire Nivôse), les chantiers Worms du Trait (Pluviose Ventose Germinal Floréal) et les chantiers Dubigeon de Nantes (Prairial Messidor Thermidor Fructidor)

-Sous-marins de classe Emeraude : quatre commandés, l’Emeraude est en construction à l’Arsenal de Toulon mais les trois autres (L’Agate Corail Escarboucle) ne sont pas encore sur cale.

-Avisos et aviso-dragueurs :

-Tous les aviso-dragueurs de classe Elan sont en service en juin 1940 et assurent d’intense missions d’escorte

-Aviso-dragueur colonial classe Gazelle : Classe qui doit être composée à terme de 24 exemplaires et en juin 1940, cinq sont en service (Le Chamois Le Chevreuil La Gazelle L’Annamite et La Surprise), les autres sont à différents stades de construction ou de réalisation.

Aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc, sont en construction les Matelot Leblanc Rageot de la Touche amiral Sénès et Enseigne Ballande. Ce chantier doit encore mettre sur cale les aviso-dragueurs La Joyeuse et La Trompeuse.

Les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne-sur-Mer doivent construire les aviso-dragueurs La Furieuse et Amiral Gourdon.

A l’Arsenal de Lorient sont en construction les avisos L’Ambitieuse et La Malicieuse et doivent encore mettre sur cale les avisos La Sérieuse et Enseigne Bisson.

Aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux est en construction l’aviso-dragueur La Généreuse et doivent encore être mis sur cale les La Précieuse et La Victorieuse ainsi que le La Pérouse

Les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire doivent construire quatre avisos baptisés Amiral Duperré L’Heureuse La Rieuse et Alfred de Courcy.

-Patrouilleurs et corvettes : aucun navire de ce type encore en construction en juin, certains sont en construction en Grande Bretagne

-Vedettes lance-torpilles : aucune en construction en juin 1940.

-Pétroliers et navires auxiliaires :

Aux chantiers Worms du Trait (Seine Maritime) sont en construction les ravitailleurs de classe Adour La Charente La Mayenne La Baïse

Aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque sont en construction les pétrolier-ravitailleurs La Seine, La Saône La Medjerda et Liamone.

Aux Ateliers et Chantiers de la Loire sont également en construction deux ravitailleurs d’hydravions baptisés Sans Souci et Sans Pareil. Ces navires seront utilisés durant le conflit comme navire-ateliers tout comme leurs sister-ship Sans Peur et Sans Crainte en construction aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët

Voyons maintenant la répartition par chantiers :

-Arsenal de Brest : cuirassé Clemenceau dans la forme 4

-Arsenal de Lorient : croiseur De Grasse dans la forme de Lanester et les avisos L’Ambitieuse (cale n°1) et La Malicieuse (cale n°3). Les ouvriers de l’Arsenal doivent encore mettre sur cale les avisos La Sérieuse et Enseigne Bisson, le premier sur la cale n°2 et le second normalement sur la cale n°1 après lancement de L’Ambitieuse.

-Arsenal de Cherbourg : sous-marins Rolland Morillot La Praya (cale n°1 bassin Napoléon III) et La Martinique (cale n°2 bassin Napoléon III). Deux autres doivent être mis sur cale d’ici la fin de 1940 à savoir La Guadeloupe et La Réunion (cale n°3 bassin Napoléon III)

-Arsenal de Toulon : sous-marin mouilleur de mines Emeraude (cale de 110m n°1). Le Phenix doit être mis sur cale à l’automne sur la cale n°2

-Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque : les pétrolier-ravitailleurs La Seine (cale n°1), La Saône (cale n°2) et La Medjerda (cale n°3) et Liamone (n°4)

Les chantiers dunkerquois doivent construire également les contre-torpilleurs Desaix et Kléber (respectivement cale n°2 et cale n°3, mise sur cale prévue fin 1941 après le lancement de La Saône et de La Medjerda).

-Chantiers Normand du Havre : sous-marins de classe Aurore La Créole La Bayadère (cale n°1) L’Artemis (cale n°2) Hermione Gorgone (cale n°3). Il assurera ultérieurement la construction des sous-marins de classe Phenix Vendémiaire Brumaire Frimaire Nivôse.

-Chantiers Worms du Trait : ravitailleurs de classe Adour La Charente (n°1) La Mayenne (n°2) La Baïse (n°8) plus les sous-marins La Favorite (n°5) L’Africaine (n°6) L’Andromaque (n°7) et L’Amirde (n°3)

-Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) à Nantes : torpilleurs légers Le Fier L’Agile (en achèvement à flot) L’Alsacien Le Breton (encore sur cale respectivement sur la cale 2 et 3) Le Saintongeais (pas encore mis sur cale).

Les ACB doivent également construire les contre-torpilleurs Marceau et Hoche, le premier devant être mis sur la cale n°1 à la fin 1940 alors que le second le sera sur la cale n°3, la cale n°2 devant être théoriquement utilisée pour la construction du Saintongeais.

-Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes : sous-marins de classe Aurore L’Astrée (cale n°1) L’Andromède (cale n°2) Clorinde (cale n°3) Cornélie (cale n°4). Ils assureront ensuite la construction des sous-marins de classe Phenix Prairial Messidor Thermidor Fructidor quand les quatre sous-marins de classe Aurore seront lancés.

-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes : torpilleurs légers L’Entreprenant (achèvement à flot) Le Farouche Le Corse (sur cale respectivement sur la cale 1 et sur la cale 2) Le Tunisien Le Normand Le Parisien Le Provençal (pas encore mis sur cale, les deux premiers devant être normalement mis sur cale sur les cales n°3 et 4)

-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire : Painlevé sur le point d’être mis sur cale (cale n°1) tout comme les ravitailleurs d’hydravions Sans Souci et Sans Pareil (cale n°2 et 3) doivent construire les avisos Amiral Duperré L’Heureuse La Rieuse et Alfred de Courcy (qui doivent occuper les deux cales de 180m).

-Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët : Jean Bart en achèvement à flot ,porte-avions Joffre (cale n°1 de 340m), ravitailleurs d’hydravions Sans Peur et Sans Crainte (cale n°2 et 3). Ils devraient également construire le premier ou deuxième cuirassé de type Alsace.

-Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux : torpilleurs d’escadre (classe Le Hardi) L’Epée, Lansquenet (en achèvement à flot) L’Opiniâtre L’Aventurier (encore sur cale respectivement sur les cales 1 et 2); aviso-dragueur La Généreuse (sur la cale n°3) les avisos La Pérouse Précieuse et La Victorieuse (au stade de la mise en chantier)

-Aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan réunis à Bordeaux : croiseur léger Guichen sur la cale n°1, les deux autres cales étant vides et les ouvriers non occupés par la construction du Guichen prêtent volontiers main forte aux FCG fort occupés, anticipant sur la future fusion de 1955 (après la guerre) qui donnera naissance aux Chantiers Navals de la Gironde (CNG).

-Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) à Port de Bouc : aviso-dragueurs Matelot Leblanc (cale n°1) Rageot de la Touche (cale n°3) amiral Sénès (cale n°4) et Enseigne Ballande (cale n°5)(en construction) La Joyeuse et La Trompeuse(au stade de la mise en construction). La cale n°2 pourrait accueillir la construction du quatrième croiseur de classe De Grasse baptisé Latouche-Treville.

-Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer : torpilleurs d’escadre (classe Le Hardi) Le Fleuret (quasiment admis au service actif) Le Casque Le Corsaire Le Flibustier L’Intrépide (achèvement à flot) Le Téméraire (sur cale à la cale n°3).

Ils doivent ensuite construire les torpilleurs Le Niçois et Le Savoyard (classe Le Fier) et les aviso-dragueurs (classe Chamois) La Furieuse et Amiral Gourdon, une fois les Le Hardi livrés à la marine.

-Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat : croiseur léger Chateaurenault (classe De Grasse) sur la cale n°1. Les SPCN pourraient construire le cinquième croiseur de classe De Grasse.

-Chantiers Schneider de Chalons sur Saône : sous-marins Antigone (classe Aurore sur cale, cale n°1), sous-marins L’Agate Corail Escarboucle (classe Emeraude pas encore sur cale mais qui occuperont les cales n°2, 3 et 4)