Scandinavie (97) Finlande (35)

Reconnaissance et Coopération

Fokker C.V

Fokker C.V-E Norvège 4

Un Fokker C.V-E norvégien

Le Fokker C.V est un biplan monomoteur biplace de conception néerlandaise apparu en 1924 qui à connu un grand succès à l’export en raison de son efficacité, de sa simplicité d’utilisation et de son adaptabilité avec de nombreuses versions ce qui permettait à une armée de l’air couvrir un spectre assez large de missions avec peu d’appareils. Près de 955 appareils ont été produits en différentes variantes.

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Scandinavie (94) Finlande (32)

Hawker Hurricane

Hawker Hurricane Mk IV KZ-321 3

Le Hawker Hurricane est le premier chasseur monoplan monomoteur de la RAF. Il est mis au point suite à l’Air Specification F.6/34 qui demandait un chasseur monoplan armé de huit mitrailleuses.

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Scandinavie (93) Finlande (31)

Avions

Chasse

Gloster Gamecock

Gloster Gamecock

Le Gloster Gamecock était un chasseur monomoteur monoplace biplan de conception britannique utilisé en petit nombre par l’armée de l’air finlandaise qui acheta trois exemplaires et en fit produire quinze sous licence soit un total de dix-huit appareils. Ce sont les seuls Gamecock qui furent engagés au combat, la RAF ayant retiré du service l’appareil depuis très longtemps quand éclate la guerre de Pologne et a fortiori le second conflit mondial.

L’appareil qui effectua son vol initial en février 1925 fût ainsi utilisé par les britanniques de mai 1926 à juillet 1931 dans six squadrons. Cette carrière courte s’expliquant en partie par un taux d’accident élevé avec 22 appareils sur 90 perdus.

Le 29 janvier 1940 un Gloster Gamecock aida à la capture d’un bombardier Illiouchine DB-3. Deux bombardiers s’étaient posés en Finlande suite à une erreur de navigation (ils pensaient se trouver en Estonie).

Lors d’un transfert de carburant le chasseur finlandais mitrailla le sol obligeant les soviétiques à filer avec un seul appareil laissa le deuxième aux mains des finlandais. Le Gamecock à été retiré des unités de première en 1941 et utilisé pour l’entrainement à la chasse jusqu’en 1946 quand les derniers appareils survivants sont envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques

Masse à vide 875kg en charge 1297kg

Dimensions : longueur 5.99m envergure 9.07m hauteur 2.94m

Motorisation : un Bristol Jupiter VI de 425ch

Performances : vitesse maximale 250 km/h à 1520m 233km/h à 3050m distance franchissable 587km plafond opérationnel 6735m Endurance 2h30

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers

Bristol Bulldog

Bristol Bulldog 8

Le Bristol Bulldog était un chasseur biplan monomoteur monoplace de conception et de fabrication britannique. Mis au point par Franck Barnwell de la Bristol Aeroplane Company, il à effectué son vol inaugural le 17 mai 1927 et mis en service en 1929 (après avoir triomphé du Hawker Hawfinch) soit un délai qui ferait rêver industriels comme opérationnels.

Principalement utilisé par la Royal Air Force (RAF), il à connu un succès non négligeable à l’export puisqu’il à été utilisé également par la Lettonie, le Danemark, la Finlande, l’Australie, l’Espagne (onze appareils anciennement lettons livrés aux basques au moment de la guerre d’Espagne), l’Estonie, la Suède et le Siam (Thaïlande) sans compter les Etats-Unis et le Japon qui ont acquis l’appareil uniquement à titre d’essais.

Retiré des unités opérationnelles par la RAF en 1937 (il fût remplacé par le Gloster Gauntlet), il n’à connu l’épreuve du feu que sous les couleurs finlandaises et républicaines espagnoles, les autres pays soit restant en paix ou alors ayant retiré l’appareil avant qu’il ne soit temps de l’engager au combat.

La Finlande disposait en novembre 1939 de dix-sept Bristol Bulldog Mk IVA, des appareils mis en œuvre au sein de l’escadron 26 intégré au 2ème régiment aérien de la Suomen Illmavoimat (Lentovailue 26 Lentorykmentti 2) qui allaient combattre l’aviation soviétique remportant deux victoires aériennes, un Polikarpov I-16 le 1er décembre 1939 (première victoire aérienne finlandaise du conflit) et un Tupolev SB.

Au cours du conflit le biplan britannique fût remplacé par un autre biplan venu d’outre-Manche le Gloster Gladiator (dernier chasseur biplan conçu par la Perfide Albion), une mesure transitoire en attendant la disponibilité de suffisamment de Fiat G-50, un monoplan italien à habitacle ouvert.

La production du Bristol Bulldog s’est répartie entre deux prototypes, deux Bristol Bulldog Mk I, 92 Bristol Bulldog Mk II, 268 Bristol Bulldog Mk IIA, deux Bristol Bulldog Mk.IIIA dont un modifié pour servir de prototype au Bristol Bulldog Mk IVA qui fût vendu à dix-sept exemplaires à la Finlande, cinquante-neuf Bristol Bulldog TM, une version biplace d’entrainement opérationnel et deux appareils produits sous licence par Nakajima au Japon soit un total de 442 appareils. Deux appareils ont été préservés dans des musées.

Caractéristiques Techniques (Bristol Bulldog Mk II)

Masse à vide 1000kg maximale au décollage 1586kg

Dimensions : envergure 10.3m longueur 7.67m hauteur 2.67m

Motorisation : un moteur radial Bristol Jupiter VII de 440ch

Performances : vitesse maximale 287km/h plafond opérationnel 8930m

Armement : deux mitrailleuses Vickers et quatre bombes de 9kg

Gloster Gladiator

Gloster Gladiator 20

A l’origine du Gloster SS.37 (le nom Gladiator est un nom officiel et non celui du constructeur) figure un appel d’offres (F.7/30) de 1930 demanda un chasseur biplan capable de filer à 400 km/h et armé de quatre mitrailleuses.

La propulsion devait être assuré par un Rolls-Royce Goshawk mais ce moteur se révéla défectueux et fût remplacé par un Bristol Mercury.

Le prototype du Gladiator effectua son premier vol le 12 septembre 1934 et après trois mois d’évaluation (avril-juillet 1935), l’appareil est commandé en série par la RAF puis par la Fleet Air Arm sans parler de pays étrangers (Chine, Finlande, Norvège, Belgique, Grèce,Egypte, Irak, Irlande,Lettonie,Lituanie, Afrique du Sud, Portugal et Suède, seuls les deux premiers l’employant au combat). Au final 747 appareils furent produits, 483 pour la RAF, 98 pour la FAA et 216 pour l’exportation.

En ce qui concerne son pays d’origine, huit squadrons de chasse en sont encore équipé en septembre 1939 dont quatre appartenant à la Royal Air Auxiliary Force. En septembre 1948, aucun Gladiator ne vole encore dans les unités de première ligne, quelques appareils étant utilisés pour les entraînements et pour les amateurs de voltige.

La Suomen Illmavoimat va recevoir au total trente Gloster Gladiator Mk II (dix financés par des dons et vingt acquis par la RAF cédés gracieusement par cette dernière) qui vont équiper la Lentovailue 26 (LLv 26) en remplacement de ses Bristol Bulldog obsolètes. Cette unité va perdre douze appareils mais ces pertes sont compensées par 45 victoires aériennes remportées par vingt-deux pilotes dont deux deviendront des as.

Avec l’arrivée des Fiat G-50, les Gloster Gladiator survivants sont transférés aux Leintovalue 12 et 14 avec lesquels ces unités vont combattre jusqu’à leur dissolution le 13 mars 1940.

Ces unités sont recrées en septembre 1941 mais seule la Lentovailue 14 va voler à nouveau sur Gloster Gladiator mais aussi sur Morane-Saulnier MS-406, cet équipement mixte perdurant jusqu’en 1944 quand l’unité est transformée sur Curtiss P-40.

Les appareils encore en état de vol vont être utilisés pour l’entrainement à la chasse.

Aux côtés des unités finlandaises «régulières» une autre unité de chasse va voler sur ce robuste biplan. Il s’agit du Lentorykmentti 19 (Flygflotily 19), un régiment aérien composé de volontaires suédois qui décidèrent de combattre aux côtés des finlandais.

Ce régiment disposait de douze Gloster Gladiator Mk I, de quatre Hawker Hart Mk I et de trois appareils de servitude (un Raab-Katzenstein RK-26, un Waco ZQC-6 et un Junkers F-13).

Douze appareils connus par les suédois sous le nom de J-8 et J-8A participèrent à la défense du nord du pays et jusqu’à la fin du conflit.

Pour la perte de trois appareils (un en combat aérien et deux par accident), l’escadrille n°19 remporta huit victoires aériennes et détruisit quatre appareils au sol. Au plan humain trois pilotes furent tués et deux faits prisonniers (ils seront libérés cinq mois après la fin du conflit).

Caractéristiques Techniques du Gloster Gladiator

Type : chasseur biplan monoplace

Masse : à vide 1155kg en charge 2205kg

Dimensions : longueur 8,38m envergure 9,85m hauteur 3,17m

Motorisation : un moteur radial Bristol Mercury VIIIA ou AS 9 cylindres développant 850ch

Performances : vitesse maximale 414 km/h plafond opérationnel 11570m distance franchissable 714km

Armement : quatre mitrailleuses de 7.7mm (deux Vickers et deux Lewis puis quatre Browning)

Fokker D.XXI

Fokker D.XXI 3

Le Fokker D.XXI était un chasseur monoplan monoplace à moteur radial et train fixe typique de la première génération de chasseur monoplan (on pourrait le comparer au Boeing P-26 Peashooter américain ou au D-500/D-510 français).

Chasseur néerlandais standard en septembre 1939, il n’était plus en service dans l’aéronautique militaire néerlandaise en septembre 1948 ce qui explique que c’est uniquement sous les couleurs finlandaises et danoises que le robuste chasseur Fokker allait connaître le combat.

Issu d’un programme lancé en novembre 1934, il aurait du être également fabriqué sous licence par l’Espagne républicaine mais l’usine à été prise par les nationalistes avant que le premier appareil ne sorte.

Le vol inaugural à lieu le 27 mars 1936 et l’appareil va équiper les forces néerlandaises à soixante-douze exemplaires entre 1938 et 1947, date de leur retrait du service, les chasseurs servant de leurres pour protéger les aérodromes. Il semble que quelques appareils ont été réutilisés par les allemands pour l’entrainement mais ce n’est pas certain.

Les appareils préservés ont été concentrés à Flessingue. Le 14 septembre 1949, le sergent Polkoven s’empare d’un appareil pour fuir en Angleterre.

Tombé en panne d’essence il doit sauter en parachute. Récupéré par un hydravion, il est célébré par la propagande et sans demander son reste obtient de se réengager dans la force aérienne en exil, combattant jusqu’à sa mort en combat aérien en octobre 1952 (il était alors lieutenant et fût promu capitaine à titre posthume).

Très rapidement le gouvernement finlandais se montre intéressé par le nouveau chasseur néerlandais.

Ce choix s’explique pour des raisons politico-économiques : Fokker Aviation est obligé d’exporter car le marché national néerlandais est trop réduit et pour le gouvernement néerlandais la vente d’appareils à un autre pays neutre ne pose pas de problèmes diplomatiques sauf peut être avec l’URSS ce qui est de toute façon le cadet des soucis du gouvernement néerlandais qui n’à aucune relation diplomatique avec le pays des soviets.

Une première commande de sept appareils est passée à laquelle il faut ajouter l’acquisition de la licence de production pour permettre une production de l’usine aéronautique d’Etat (Valtion Lentokonetehdas). Entre 1939 et 1944 pas moins de quatre-vingt treize appareils ont été produits par les finlandais.

Au moment de la guerre d’Hiver, quarante et un appareils sont disponibles utilisés par le Lentovailue 14 (LLv 14) (NdA et selon certaines sources par le Lentovailue 26) où ils se montrent largement à la hauteur des missions demandées bien que l’appareil soit clairement déclassé.

En revanche en juin 1950 quand éclate la guerre de Continuation l’appareil est clairement obsolète et n’est en service que parce que les finlandais n’arrivent pas à produire et à acquérir suffisamment d’appareils pour les remplacer.

Vingt-cinq Fokker D.XXI sont encore en service au sein du Lentovailue 16 (neuf appareils plus dix-huit Fokker D.XXIV) et au sein du Lentovailue 64 (seize appareils), le premier escadron dépendant du 1er régiment aérien et le second du 6ème régiment.

En théorie la première unité doit opérer comme pure unité de chasse alors que la deuxième doit mener des missions de coopération navale. En réalité une feuille de papier à cigarette va séparer les missions de la première de la seconde unité qui vont devoir abattre tout ce qui porte une étoile rouge.

Les Fokker D.XXI maniés par d’excellents pilotes vont faire ce qu’ils peuvent et même un peu plus pour retarder l’inéluctable.

Sur les trente-quatre chasseurs disponibles en juin 1950 seuls six vont survivre à la guerre de Continuation, étant stockés puis envoyés à la ferraille sauf un protégé par son pilote qui refusait de s’en séparer. Voilà pourquoi un Fokker D.XXI à été préservé dans un musée près de Tampere.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monomoteur monoplan

Masse : à vide 1594kg en charge 1970kg

Dimensions : longueur 8.2m envergure 11m hauteur 2.92m

Motorisation : un moteur radial Bristol Mercury VIII de 830ch

Performances : vitesse maximale 460km/h vitesse de croisière 429 km/h distance franchissable 930km plafond opérationnel 11350m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.7mm Vickers

Brewster Buffalo

Brewster F2A-3 Buffalo 16

Le Brewster F2A Buffalo est un monoplan de chasse mis au point au milieu des années trente suite à une demande de la marine américaine lancée en 1935 qui souhaitait disposer d’un chasseur aussi moderne que ceux équipant l’USAAC.

Plusieurs constructeurs proposent leurs projets qu’il s’agisse de la firme Seversky qui propose une version navalisée de son P-35 (l’ancètre du P-47), Curtiss propose une version navalisée du P-36 (connu en France sous le nom de H75 Hawk), Brewster proposant son XF2A-1 et Grumman son XF4F-1.

Le prototype du Buffalo décolle pour la première fois le 2 décembre 1937. C’est un monoplan à aile basse avec un fuselage en forme de tonneau nécessaire pour son gros moteur radial.

L’US Navy craint cependant que Brewster ne puisse fournir les appareils demandés et par précaution demande à Grumman une version monoplan de son XF4F-1 qui allait donner naissance au F4F Wildcat.

L’US Naval Aviation va commander cinquante-quatre F2A-1 mais quarante-trois d’entre-eux sont livrés à une Finlande en guerre contre l’URSS.

Ils sont remplacés par le même nombre de F2A-2 (qui aurait pu être utilisé par la Grande-Bretagne mais Londres ne donna pas suite à sa lettre d’intention pour 120 appareils suite à la fin de la guerre de Pologne).

Outre la Finlande l’autre pays acheteur fût les Pays-Bas pour équiper son aviation aux Indes Néerlandaises. Soixante-quatre appareils comparables aux F2A-2 sont acquis, les derniers appareils étant livrés peu avant la faillite de Brewster Aviation.

A cela s’ajoutera soixante-quatre appareils type F2A-3 commandés mais seulement quarante-huit livrés en raison de la faillite du constructeur. L’appareil est retiré du service en 1945.

Tout comme le Bristol Bulldog, le Brewster Buffalo va connaître le combat non pas sous les couleurs américaines mais sous les couleurs de ses deux acheteurs étrangers à savoir les Pays-Bas contre les japonais et la Finlande contre l’URSS.

La Suomen Illmaivomat reçoit donc quarante-trois Brewster F2A-1 Buffalo au cours de la guerre d’Hiver équipant le Lentoivalue 22, une unité créée le 10 janvier 1940 avec des Buffalo et des Hurricane.

L’unité est dissoute le 13 mars 1940 suite à la fin du conflit. Les appareils sont mis sous cocon au cas où. Voilà pourquoi l’unité réactivée du 17 septembre 1941 au 13 mars 1943 va voler sur les mêmes appareils. En revanche quand l’unité à été à nouveau activée le 17 janvier 1950 elle va voler sur des Curtiss P-40.

Au cours de la Pax Armada des Buffalo anciennement américains vont être livrés à la Finlande auxquels il faut ajouter un nombre incertain d’appareils construits illégalement avec des pièces détachées et des appareils cannibalisés.

Le Brewster Buffalo va ensuite équiper le Lentoivalue 24 à partir de juillet 1941 mais cette unité considérée comme la meilleure unité de chasse de l’armée de l’air finlandaise va recevoir en juillet 1949 des Messerschmitt Me-109G nettement plus modernes.

Es-ce la fin du Buffalo sous les couleurs finnoises ? Que nenni puisque vingt-sept appareils sont opérationnels en juin 1950 au sein du Lentoivalue 10.

Le Brewster Buffalo va donc participer à la guerre de Continuation où il va se montrer efficace contre des bombardiers mais nettement moins contre des chasseurs. L’appareil est retiré des unités de première ligne à l’été 1952 remplacé par un appareil finlandais, le VL Pyörremyrsky.

Caractéristiques Techniques du Brewster F2A Buffalo

Type : chasseur monoplace monoplan embarqué

Masse à vide 2146kg maximale 2867kg

Dimensions : longueur 8.02m envergure 10.67m hauteur 3.66m

Motorisation : un moteur radial 9 cylindres en étoile Wright R-1820 développant 1200ch

Performances : vitesse maximale 517 km/h plafond opérationnel 9144m distance franchissable : nc

Armement : quatre mitrailleuses Browning M-2 de 12.7mm (deux dans le fuselage et deux dans les ailes), deux bombes de 46kg.

Fiat G.50

Flugzeuge  Fiat G.50 und Messerschmitt Me 110

Alors que le Fiat CR-42 était encore en développement, l’ingénieur Giuseppe Gabrielli décide de travailler sur un monoplan destiné à succéder au Fiat CR-32 déjà en service et donc au CR-42 pas encore opérationnel.

Les deux prototypes commencent à être construits à l’été 1936, des appareils monoplans à aile basse propulsé par un moteur radial, le futur Fiat G-50 étant le premier monoplace tout en métal avec cockpit fermé et train rétractable mis au point en Italie.

Le vol inaugural du prototype à lieu le 26 février 1937 et huit mois plus tard en octobre les deux prototypes sont présentés au public.

Les pilotes apprécient sa manœuvrabilité, ses commandes souples mais le nouveau chasseur italien souffre d’un manque de puissance qu’elle soit propulsive ou militaire.

Les premiers appareils (commande initiale de 45 exemplaire) sont mis en service en 1938, la production s’achevant au printemps 1947 après la sortie de 764 exemplaires et de cinq prototypes, le Fiat G-55 le remplaçant sur les chaînes de montage.

Des variantes ont été produites. Après la variante initiale, la firme FIAT produit le G-50bis (rayon d’action accru 495 exemplaires produits), le G-50ter (produit à dix exemplaires), le G-50V, un prototype à moteur allemand qui annonce le G-55, le G-50bis A/N (biplace de chasse bombardement, resté à l’état de prototype), le G-50B (version biplace d’entrainement 100 exemplaires), le G-51 abandonnée au profit du G-55 et le G-52 resté au stade du projet car le moteur prévu n’à jamais été produit.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948 et même à la fin du conflit en avril 1954 à une époque où il était totalement obsolète.

Si je parle de cet appareil c’est naturellement qu’il à été exporté en Espagne mais surtout en Finlande où il va participer à la guerre d’Hiver puis à la guerre de Continuation.

Trente-cinq appareils sont acquis au début de la guerre d’Hiver volant au sein du Lentovailue 26 (LLv 26) après que cette unité ait volé sur Gloster Gladiator. L’unité disposait toujours de cet appareil mais avec seulement douze exemplaires, les quinze autres appareils étant des Fokker D.XXIV.

Le Leintovalue 12 (LLv 12) recréé en 1941 va voler sur Fiat G-50 et sur Hawker Hurricane mais avant même d’être engagé au combat il est transformé sur Messerschmitt Me-109G.

Douze Fiat G-50 Freccia vont participer à la guerre de Continuation combattant dans le sud de la Finlande et au dessus de Leningrad. Dans un premier temps les pilotes finnois mieux entraînés que leurs homologues soviétiques tirent 110% de leur machine mais très vite cela ne suffit plus face à des appareils soviétiques plus modernes et avec des pilotes qui avaient passé le cap de la sélection naturelle.

A la fin de la guerre de Continuation il restait quatre appareils. Ces appareils retirés des unités de première ligne en décembre 1952 vont être ferraillés dès la fin du conflit ce qui explique qu’aucun chasseur italien n’à survécu sous le froid climat finlandais.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monoplan monoplace

Masse à vide 1963kg maximale au décollage 2402kg

Dimensions : longueur 8.01m envergure 10.99m hauteur 3.28m

Motorisation : un moteur radial quatorze cylindres Fiat A.74 RC38 de 870ch

Performances : vitesse maximale 470km/h à 5000m distance franchissable 445km plafond opérationnel 10700m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Breda-SAFAT

Morane-Saulnier MS-406

MS-406

Morane-Saulnier MS-406

Le Morane-Saulnier MS-406 était un chasser monoplan monomoteur de conception et de fabrication française. Il est issu du programme C1 lancé en juillet 1934 qui demandait à différents constructeurs un monomoteur capable d’atteindre la vitesse de 400km/h, un armement composé d’un canon et de deux mitrailleuses ou deux canons ou quatre mitrailleuses, le nouvel appareil devant remplacé les monoplans Dewoitine D-371, Dewoitine D-500 et Loire 46.

Le programme est amendé à deux reprises, n’étant définitivement gêlé qu’en novembre 1935, les services officiels demandant cette fois un chasseur pouvant aller à 450 km/h, une autonomie et un plafond opérationnel accrus.

De nombreux constructeurs présentent leurs projets que ce soit Dewoitine avec son D-510, Loire Aviation (issu des ACL de Saint-Nazaire) avec son Loire 250, Nieuport avec son Nieuport 161, Romano avec son Romano 130, les Avions Marcel Bloch avec son MB-150 et Morane-Saulnier avec son MS-405. Seuls les deux derniers seront produits en série.

Le premier prototype du MS-405 effectue son premier vol le 8 août 1935 et après des essais satisfaisants est acheté par l’Etat en novembre 1936, s’illustrant au salon aéronautique de Bruxelles en juin 1937 ce qui suscita l’intérêt de la Chine, de la Suisse et de la Turquie.

Après deux prototypes et quinze appareils de pré-série, la production passe aux appareils de série qui ont été rebaptisés MS-406, ces appareils étant produits à Puteaux, à Tarbes et à Bouguenais près de Nantes.

Au 3 septembre 1939, 600 exemplaires ont été produits, le nombre passant à 1000 exemplaires en juin 1940 et enfin 1100 exemplaires quand la production est arrêtée en septembre 1940.

Cet appareil connu comme le «meilleur chasseur du monde» est rapidement dépassé par les progrès fulgurants de l’aviation et l’armée de l’air prend rapidement la décision de le remplacer par des appareils plus modernes.

A son apogée, treize groupes de chasse volent sur cet appareil qui sera progressivement remplacé par des Dewoitine D-520 (sept), par des Arsenal VG-33 (quatre), par des Arsenal VG-39 (un groupe) et par des Curtiss H-75 (un groupe).

Le remplacement des MS-406 est achevé en janvier 1943 mais tous ne sont pas feraillés. En effet, 500 appareils sont transformés en MS-410 et retirés du service à l’automne 1946 (certains appareils étant revendus à la Suisse, à la Turquie et à la Belgique).

Cinquante Morane-Saulnier MS-406 sont livrés par la France à l’armée de l’air finlandaise en janvier et mis en ligne le 4 février soit pour la dernière phase de la guerre d’Hiver c’est-à-dire à une époque où le sort des armes à définitivement basculé du côté soviétique. L’impact du petit chasseur français à donc été très limité.

L’unité qui l’à utilisé en compagnie des Hawker Hurricane, le Lentovailue 28 (LLv 28) est cependant dissoute le 5 juin 1940 après qu’un temps fût envisagée son maintien en ligne. Les appareils sont stockés et vont être réutilisés au moment de la réactivation de la Lentovailue 14 (LLv 14) en compagnie de Gloster Gladiator.

Cet équipement mixte va durer jusqu’en décembre 1944 quand le Curtiss P-40 remplace les deux appareils. Il restait à cette époque trente-deux appareils en état de vol. Durant la guerre de Continuation ils furent utilisés pour l’entrainement à la chasse. Ce n’est pas certain mais quelques appareils ont visiblement été réemployés au combat à l’été 1953 pour des missions de défense locale.

En octobre 1953, il restait vingt Morane-Saulnier MS-406 disponible. La majorité en très mauvais état matériel est immédiatement envoyé à la ferraille mais six appareils sont préservés.

Pour l’anecdote se sont les premiers à recevoir la nouvelle cocarde. A la place de svatiska bleu (interdite par les soviétiques et les alliés occidentaux et de toute façon négativement connotée) les vieux chasseurs français vont recevoir un cercle bleu entouré par un cercle blanc lui même entouré par un liseré bleu qui en 1960 deviendra un vrai cercle bleu. La cocarde n’à pas changé jusqu’à aujourd’hui.

Actuellement il reste deux appareils en Finlande, un appareil exposé à Tampere et un autre dans le musée de l’histoire d’Helsinki.

Caractéristiques Techniques du Morane-Saulnier MS-406

Type : chasseur monoplace monomoteur

Poids : à vide 1895kg maximal 2540kg

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-31 12 cylindres développant 860ch au décollage entraînant une hélice Chauvière de 3m de diamètre

Performances : vitesse maximale 486 km/h à 5000m Autonomie maximale 1100km Plafond pratique 9400m

Armement : un canon Hispano-Suiza HS-9 de 20mm tirant à travers l’axe de l’hélice avec soixante obus et deux mitrailleuses MAC-34 de 7.5mm dans chaque aile.

Scandinavie (86) Finlande (24)

Artillerie lourde

Canon de 107mm M1910

107-mm gun M1910

Ce canon de 107mm apparu en 1910 est une co-création de l’usine Putilov et de l’usine Schneider qui au début du vingtième siècle devint un investisseur important dans l’entreprise russe. Les cerveaux russes et français permirent le développement d’un canon de 107mm destiné à remplacer les canons de 107 et de 152mm les plus anciens.

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Scandinavie (84) Finlande (22)

Artillerie de campagne

Avant-propos

Plus qu’ailleurs le parc d’artillerie finlandais est hétérogène avec des dizaines de modèles différents mais des stocks de munitions limités.

Il y aura bien des tentatives pour rationaliser le parc mais ils se heurteront à un manque chronique de fonds doublé d’une absence de volonté claire et ferme.

L’aide allemande sera là aussi importante avec la livraison de canons de 105 et de 150mm mais en nombre insuffisant pour remplacer toutes les pièces existantes. Ironie de l’histoire nombre de ses canons participeront aux combats de l’automne 1953 entre anciens alliés.

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Scandinavie (83) Finlande (21)

Artillerie antichar

En novembre 1939 la Finlande ne possède pas de canons antichars lourds et utilise en cas de besoin son artillerie de campagne qu’il s’agisse de canons alors en sa possession, de canons capturés sur les soviétiques ou de canons livrés notamment par la France.

Durant la Pax Armada la volonté de posséder une véritable artillerie antichar est là mais ici encore les budgets font défaut et les besoins sont tels qu’il faut faire des choix. L’acquisition de canons antichars lourds que l’on pourrait estimer prioritaire n’est pas estimé comme urgente.

Il faut attendre le début du second conflit mondial pour qu’enfin la situation se débloque, l’Allemagne soucieuse de son allié finlandais livrant des canons antichars de 75 et même de 88mm en vue d’une guerre future avec l’URSS.

Helsinki va ainsi recevoir vingt-quatre 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 (7.5cm Pak 43) et seize 8.8 PanzerabwehrKanone 45 (8.8cm Pak 45), ces canons formant respectivement six et quatre batteries antichars indépendantes.

7.5 cm Pak 40 2

Le premier canon cité, le 7.5cm Pak 43 à été mis au point à partir de l’été 1941 selon une règle immuable à l’époque dans le dévellopement des projets militaires : toujours avoir deux coups d’avance.

A peine le 5cm Pak 38 en service qu’un projet de canon antichar de 75mm est lancé. Les allemands utilisaient plutôt le 77 voir le 88mm mais il semble que le 75mm à été choisit pour si besoin utiliser les obus français sur le champ de bataille.

Pour gagne du temps la firme Rheinmettall-Borsig prit son canon antichar de 50mm comme base de travail. L’affût d’origine est redessiné et renforcé, le canon est muni d’un double frein de bouche pour améliorer sa stabilité.

Ce canon est officiellement adopté en mars 1943 et comme souvent à l’époque il va également servir de canon de char, armant le Panzerkampfwagen V Panther, un char moyen dont les qualités n’avaient rien à envier à notre rutilant Renault G-1R.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et le sera même en avril 1954 quand l’Allemagne capitule. Il à bien entendu été modifié, modernisé, recevant de nouveaux projectiles plus performants.

La Finlande va utiliser ce canon comme pièce antichar et comme pièce d’artillerie de campagne, recevant au total une centaine de canons de ce type qui vont être conservés un temps après guerre avant d’être remplacés comme arme antichar par des armements plus modernes notamment des missiles filoguidés.

Le 7.5cm PanzerabwehrKanone 43 était un canon antichar de 75mm pesant 1500kg (1425kg en batterie) qui tire un obus explosif de 6.8kg ou un obus perforant de 4.1kg via un tube de 32 calibre (2.461m) à une distance maximale de 7680m pour l’obus explosif alors que l’obus perforant perce 98mm de blindage à 2000. l’affût permet au canon de pointer en azimut sur 45° et en hauteur de -5° à 22°.

8.8cm Pak 45

Canon antichar de 88mm Pak 45

Pour compléter le canon de 75mm, les finlandais reçoivent dans un premier temps seize 8.8cm PanzerabwehrKanone 45 (8.8cm Pak 45). Ce canon fût mis au point au cours des années quarante suite à la semi-réussite des Pak 36 et Pak 37 qui eux même avaient pour origine la découverte durant la guerre d’Espagne de la puissance d’un canon antiaérien utilisé en antichar.

Au cours de ce conflit une batterie antiaérienne de la Légion Condor fût surprise par des T-26 républicains. Les canons furent pointés à hausse 0° et ouvrirent le feu en tir tendu avec des résultats dévastateurs.

Il y eut aussi le Pak 43, une tentative de canon polyvalent antiaérien et antichar mais il ne fût produite qu’en petite quantité tant elle était complexe à produire et à utiliser.

-A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces. Ce canon allait également armer le char lourd Panzerkampfwagen VI Tiger en attendant de futurs chasseurs de chars.

Au total les finlandais vont recevoir quarante-huit canons de ce type, canons utilisés comme pièces tractées, les quelques projets de chasseurs de chars en réutilisant des châssis de chars soviétiques ne débouchèrent pas sur des modifications en série. Disposant encore de douze pièces en avril 1954 la Finlande doit s’en séparer suite à l’armistice signé avec Moscou et tous ces canons sont envoyés à la ferraille.

Le 8.8cm PanzerabwehrKanone 45 était un canon antichar lourd de 88mm pesant 4750kg («seulement» 3650kg en batterie) tirant des obus explosifs de 9.4kg ou perforants (7.3kg ou 10.16kg) via un tube de 58 calibre (5.125m) à une distance maximale de 15150m pour l’obus explosif, l’obus perforant perçant 184mm de blindage à 2000m. L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en azimut sur 360° et en hauteur de -8° à +40°.

-Il y eu un projet de canon de 75mm antichar automatique mais les essais menés durant le conflit ne débouchèrent pas sur une production en série en raison de problèmes insolubles de fiabilité (rupture de nombreuses pièces, échauffement rapide en cas de tir……) et le programme fût abandonné. Les soviétiques testèrent ce prototype baptisé 75 KANUUNA 53 mais le rétrocédèrent rapidement aux finlandais ce qui est significatif.

Artillerie antiaérienne

2cm Flakabwehrkanone 30 et 38 (2cm Flak 30 et 38)

2 cm Flak 38 2

 

Dès l’apparition de l’avion des contre-mesures furent prises par les troupes au sol. Tant que les «plus lourds que l’air» se contentaient d’observer on veilla surtout à améliorer au maximum le camouflage et la dissimulation mais quand l’avion devint bombardier, quand le chasseur délaissant les combats aériens mitraillaient les troupes au sol il fallait trouver une riposte.

On utilisa d’abord des mitrailleuses d’infanterie montées sur des affûts improvisés puis des canons médians à tir rapide (la France utilisa par exemple son fameux «75») avant que l’arsenal antiaérien ne s’étoffe.

Comme les performances des mitrailleuses d’infanterie devenaient incompatibles avec celles des avions on développa d’abord des mitrailleuses lourdes puis des canons légers à tir rapide d’un calibre allant de 20 à 50mm.

L’Allemagne sélectionna le 20, le 37 et le 50mm même si ce dernier ne connu qu’un développement limité.

Suite à l’interdiction par le traité de Versailles du développement d’armes modernes, les firmes allemandes achetèrent des entreprises dans des pays neutres pour continuer à développer des armes pour être prêtes le jour venu.

Les canons de DCA n’échappèrent pas à la règle et c’est ainsi que le 2cm Flak 30 à pour origine le Flak 28 mis au point à la fin du premier conflit mondial qui vendu à la Suisse devint le Solothurn ST-5 qui acquis par la marine allemande devint le 20mm C/30, ce canon étant ensuite décliné en version terrestre sous la désignation de 2cm Flak 30.

Ce canon disposait d’un cadence de tir de 120 coups par minute on décide de mettre au point un modèle amélioré le 2cm Flak 38 qui allait être décliné en version navale sous la désignation de 2cm C/38. Il se distinguait par un poids plus faible (420 contre 450kg) mais une cadence de tir doublée avec 220 coups par minute.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie ont reçu ces canons. La Finlande va utiliser 150 canons de ce type pour défendre des positions fixes mais aussi ses troupes de mêlée en les installant sur des camions pour obtenir un automoteur léger improvisé et compléter les L-62 Anti II Tank 41.

Ces canons furent également utilisés pour le tir sol-sol avec des effets dévastateurs sur les troupes surprises à découvert. Ces canons furent retirés des unités de première ligne en 1959 mais seulement en 1966 pour la réserve. En Finlande il était désigné 20 ILMATORJUNTAKANUUNA ltK/30.

Le 2cm Flakabwehrkanone 30 était un canon antiaérien léger de 20mm pesant 364kg (470kg en configuration route) et tirant des projectiles de 136g (20x138mmB) via un canon de 65 calibres (1.3m) à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2234m en tir antiaérien à raison de 120 à 240 coups par minute. L’équipe de pièce de quatre hommes peut pointer le canon en azimut sur 360° et en site de -12° à +90°. L’alimentation se fait par des chargeurs de douze à vingt obus.

Canon de 20mm Breda modèle 1935

Canon de 20mm Breda 12

Aux côtés des canons de 20mm allemands les finlandais ont également utilisé des Cannone-Mitragliera da 20/65 modello 35 [Breda] ce qui donne en français «canon-mitrailleur de 20mm et 65 calibres modèle 1935 Breda».

Ce canon de 20mm est le principal canon antiaérien léger de l’armée italienne. Il connu également le succès à l’export puisqu’il fût vendu à la Finlande, à la Chine, à l’Equateur, à la Slovaquie et à la Républicaine Dominicaine. D’autres pays l’ont utilisé à savoir l’Allemagne, l’Australie et la Grande-Bretagne mais il s’agissait d’armes capturées sur le champ de bataille et retournées contre leur ancien propriétaire.

Le canon de 20mm Breda à donc participé à de nombreux conflits à partir des années trente en Europe, en Afrique, en Asie et même en Amérique du Sud (conflit entre l’Equateur et le Pérou entre le 5 juillet 1941 et le 31 juillet 1942).

Ce canon à été utilisé à terre, à bord de véhicules (notamment le char léger Fiat L-6/40 et l’auto blindée AB-41) mais aussi sur des navires de la Regia Marina, le couple 20/37mm fourni par la firme Breda assurant la défense rapprochée des navires de la marine italienne.

Monté sur un affût à deux roues, il pouvait en théorie être remorqué par un véhicule automobile mais comme des faiblesses structurelles limitait la vitesse à 20 km/h on préférait l’embarquer sur le camion pour aller plus vite.

La Finlande à acquis un premier lot de 88 canons lors de la guerre d’Hiver même si toutes les pièces commandées n’ont pas été livrées avant le traité de Moscou de mars 1940. D’autres commandes ont ensuite été passées ce qui fait que la Finlande à pu recevoir 240 de ces canons utilisés aussi bien pour défendre les villes que pour couvrir le champ de bataille. Il y était désigné 20 ILMATORJUNTAKANUUNA ltK/35.

Toujours en service à la fin du conflit il fût remplacé quelques années plus tard par un canon de 23mm de conception et de fabrication soviétique.

Le Canon de 20mm Breda modèle 1935 était un canon antiaérien léger de 20mm (projectile : 20x138mmR) pesant 330kg et tirant via un canon de 65 calibres (1.87m) un projectile de 320g (HE) et 337g (perforant) à une distance maximale de 2200m en tir contre-avions et 5500m en tir contre-terre à raison de 240 coups par minute, l’alimentation se faisant par des plaquettes de douze obus.

L’affût permet au canon de pointer en azimut sur 360° et en site de -10° à +80°. L’équipe de pièces était de trois à six hommes mais en Finlande il était de quatre hommes.

20 ItK 40 VKT

 

Cet affût bitube de 20mm à été mis au point par Aimo Lathi à partir du canon antichar de 20mm que nous avons cu plus haut. Arme efficace elle n’à été produite qu’à 280 exemplaires ce qui est certes important à l’échelle finlandaise mais insuffisant à l’échelle d’un conflit engageant des moyens militaires absolument colossaux. Ce canon à d’ailleurs été maintenus en service jusqu’en 1965 dans les unités de première ligne et jusqu’en 1988 dans la réserve.

Le prototype est apparu juste avant le déclenchement de la guerre d’Hiver mais des modifications de dernière minute repoussèrent son adoption à 1940. L’arme fût d’abord utilisée par l’armée de l’air finlandaise pour protéger ses terrains puis en petit nombre par l’armée de terre qui compléta ainsi son duo Rheinmetall/Breda.

Le 20 ItK 40 VKT était un canon antiaérien léger de 20mm pesant 652kg en position de tir (mais 778kg en configuration de transport) disposant d’un canon de 1.3m (65 calibres) tirant un projectile Solothurn 20x138B de 135g à une distance maximale de 2200m (1200m en pratique) à raison de 250 à 700 coups par minute via des chargeurs de vingt coups. L’affût pouvait pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°

Canon de 37mm M1939 (61-K)

Canon de 37mm modèle 1939 2

Ce canon de 37mm à été développé à partir du canon de 25mm Bofors acquis en petit nombre par l’URSS et qui déboucha un temps sur un canon de 45mm mais ce dernier fût jugé trop gros par la RKKA pour faire un bon canon automatique et elle demanda le développement d’un canon de 37mm. C’est chose en faite en janvier 1938, les premiers essais étant lancés en octobre 1938 et l’armée adoptée l’année suivante.

Ce canon opéra au sein de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la marine soviétique en affûts simples, doubles puis quadruples créant de véritables murs de feu contre l’aviation ennemie. Il y eut des projets de canon automoteurs antiaériens mais rien ne vit le jour avant la fin du second conflit mondial. De 1940 à 1956 39500 canons sont sortis des chaines de montage. Il à été utilisé jusqu’au milieu des année soixante, étant progressivement remplacés par des canons de 57mm S-60 nettement plus performants.

La Finlande l’à acquis par la prise d’armes au cours de la guerre d’Hiver. A chaque fois les canons étaient capturés avec un stock appréciable de munitions à croire que les soviétiques voulaient que ces armes tombent aux mains de leurs ennemis.

D’autres canons furent capturés durant la guerre de Continuation. Le conflit terminé ce canon resta un temps en service mais il fût rapidement remplacé par des canons de 40mm Bofors qui complétèrent ceux acquis durant la guerre d’Hiver et le second conflit mondial.

Le canon de 37mm M1939 (61-K) était un canon de 37mm pesant 2100kg tirant un obus de 1,5kg (37x250mmR) via un tube de 2.7m (72 calibres) à une distance maximale de 4000m en tir antiaérien et de 5000m en tir antisurface à raison de 160 à 170 coups par minute. Le canon peut pointer en azimut sur 360° et en site de -5° à +85° par l’équipe de pièce composée de huit hommes.

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Attention légende ! Le canon de 40mm Bofors est probablement le seul canon avec le canon de 75mm modèle 1897 à avoir acquis une aura quasi-mythique. Il subit de dire «Bofors» pour que l’on sache à quel canon ont fait référence et ce sans parler de calibre. Même chose pour notre canon de campagne français, le simple fait de dire «le 75» et on sait à quoi on fait référence.

A l’origine de ce canon figure une demande de la marine suédoise pour remplacer ses canons de 2 livres acquis en 1922. Le contrat de développement est lancé fin 1928 et tout va très vite puisque le prototype apparaît en novembre 1931.

Il va être intensivement testé jusqu’en octobre 1933 bien que l’acceptation officielle du modèle remonte à 1932 ce qui explique le nom du canon à savoir 40mm akan M/32 plus connu sous le nom de Bofors 40mm L/60,le chiffre 60 correspondant à longueur du tube en calibre soit une longueur de 2.4m.

Ironie de l’histoire, la marine suédoise préféra se concentrer sur une artillerie antiaérienne de plus petit calibre dans la tranche 13/25mm, Bofors plaçant un canon de 25mm en 1932. Elle n’acquis qu’ultérieurement ce canon de 40mm d’abord dans une version réservée aux sous-marins avec un canon de 42 calibres (longueur du tube : 1.680m).

Bofors se consola en remportant un succès appréciable à l’export avec deux voisins pour premiers clients. Si la Koninklijke Marine la marine royale néerlandaise fût le premier client étranger pour la version navale, la version terrestre eut pour client inaugural l’armée belge.

D’autres commandes ne tardèrent pas à affluer que ce soit de Pologne, de Norvège, de Finlande, de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, plusieurs pays le produisant sous licence comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie mais aussi le Canada.

Outre les pays déjà cités ce canon à été utilisé par l’Allemagne (exemplaires capturés en Pologne en 1939, des exemplaires commandés directement à la Suède), la Chine (ce qui permis au Japon de le fabriquer sous licence), le Brésil, le Paraguay, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, l’Afrique du Sud.

La Finlande à acquis ce canon pour la guerre d’Hiver puis pour la guerre de Continuation le désignant 40 ILMATORJUNTAKANUUNA ltK/35-39B. Il était utilisé depuis un affût à quatre roues mais aussi depuis un châssis chenillé avec le L-62 Anti II Tank 41, un canon automoteur antiaérien d’origine suédoise. 550 Bofors de 40mm ont été acquis par l’armée de terre finlandaise.

Ce canon qui fût également utilisé avec des effets dévastateurs contre les troupes au sol et les véhicules blindés légers fût conservé après guerre en compagnie de canons neufs acquis auprès de la Suède. Il est resté en service dans l’armée finlandaise jusqu’en 1975 quand il fût remplacé par un canon de 35mm Oerlikon.

Le canon de 40mm Bofors était un canon antiaérien léger de 40mm (40x311R) pesant 1981kg (dont 522kg pour l’affût) en ordre de tir (2400kg en configuration transport) disposant d’un canon de 60 calibres (longueur du tube 2.4m) tirant des obus de 0.9kg (40x113mmR) à une distance maximale de 6790m en tir sol-sol et de 4300m en tir antiaérien à raison de 90 à 120 coups par minute, l’alimentation se faisant par des clips de quatre projectiles.

Le canon peut pointer en site de -5° à +90° à raison de 55° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 50° par seconde. L’équipe de pièce était composée de quatre à huit hommes.

Canon antiaérien de 75mm modèle 1937 (7.5 cm kanon PL vz. 37)

75 mm anti-aircraft gun Škoda R-3 M1937 2

Ce canon antiaérien est une tchèque créé par la firme Skoda. Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie (1938/39), les canons disponibles ont été récupérés par l’Allemagne qui fit poursuivre la production au profit de ses alliés finlandais et italiens.

L’Italie récupéra selon les sources entre 150 et 200 pièces, la Finlande moins d’une centaine de pièces. Si Helsinki conserva ses pièces jusqu’à la fin du conflit, les pièces cédées à l’Italie et encore disponibles furent récupérées au profit des troupes allemandes déployées dans la péninsule.

Quelques pièces sont parvenus jusqu’à nos jours, faisant le bonheur des musées militaires d’Europe et d’Amérique.

Sous les couleurs finlandaises, le canon anciennement tchèque va servir de pièce d’artillerie antiaérienne territoriale mais aussi comme canon antichar lourd quand certaines se trouvaient à proximité du front que l’alarme antichar était donnée. Vingt exemplaires ont été acquis par Helsinki armant cinq batteries à quatre canons.

Ce canon antiaérien à été retiré du service faute de munitions adaptées en 1958 et son remplacement par des canons de 85mm soviétiques plus performants.

Le 7.5cm kanon PL vz.37 était un canon antiaérien lourd de 75mm pesant 2800kg et tirant via un tube de 48.7 calibres (3.65m) un projectile type 75x656mmR de 6.5kg à une distance maximale de 9200m en tir antiaérien et de 4 à 6000m en tir sol-sol à raison de 10 à 15 coups par minute. L’affût permettait de pointer le canon en azimut sur 360° et en site de 0° à +85°.

Canon antiaérien de 76.2mm Vickers modèle 1931

Vickers 7.5 cm AA gun

Canon de 75mm Vickers mis en oeuvre par des soldats néerlandais. Mis à part le calibre les canons finlandais étaient identiques

En 1931 la firme Vickers développa un canon antiaérien d’un calibre inhabituel pour les britanniques à savoir 75mm, un calibre assez courant en revanche sur le continent européen. En 1936 la Roumanie acheta une licence pour la production de 100 canons, la production se poursuivant jusqu’en 1950 avec la sortie de 450 exemplaires.

Ces pièces de ce type furent également acquis par le Danemark (qui le produisit sous licence), les Pays-Bas, la Belgique, la Lituanie, la Turquie,le Portugal, la Suisse et la Chine.
La Finlande à acquis des exemplaires pour réduire le déficit de la balance des paiements avec les britanniques en 1936 mais ces canons furent chambrés pour permettre l’utilisation d’obus de 76.2mm. Les allemands et les soviétiques utilisèrent également des canons de ce type après en avoir capturé un certain nombre dans toute l’Europe.

Le canon de 75mm Vickers est un canon de 43 calibres (longueur du tube 3.225m) pesant 2825kg, tirant des obus (75x495mm) de 6.5kg à une distance maximale pratique de 5000m à raison de 12 coups par minute. Le champ de tir grâce à un support cruciforme est de 360° en azimut et de 0° à +90° en site.

Scandinavie (82) Finlande (20)

Armes de l’infanterie (4) : canons antichars d’infanterie

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Canon de 25mm Hotchkiss

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

Face aux blindés les différentes armées cherchèrent la meilleure solution pour neutraliser ce nouveau monstre du champ de bataille. Tout en explorant la voie du fusil antichar la plupart des armées s’équipèrent de canons antichars suffisamment légers pour être utilisés par l’infanterie.

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Scandinavie (80) Finlande (18)

Armes de l’infanterie (2) : fusils mitrailleurs et mitrailleuses

Fusils mitrailleurs

-Au cours de la guerre d’Hiver la France fournit des armes à la Finlande, des armes puisés dans un stock prévu pour l’Europe de l’Est. Parmi ces armes figure 5000 fusils mitrailleurs modèle 1915 CSRG, le tristement célèbre Chauchat.

FM CSRG 15 Chauchat-VD-WEB2

Le fusil mitrailleur Chauchat

Mis en service dans l’armée française en 1916, il à également été utilisé par l’armée américaine en 1917/18 en calibre .30. Des Chauchat furent ensuite convertis en calibre 7.65mm pour la Belgique et en 7.92mm Mauser pour la Pologne et la Yougoslavie.

Arme légère d’un poids et d’un encombrement limité, le Chauchat se révéla une arme médiocre pour rester poli en raison de l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité, de problèmes de fabrication et de l’inadaptation de la cartouche de 8mm au tir automatique. De plus il s’échauffait très rapidement ce qui faisait qu’on privilégiait le tir semi-automatique et par courtes rafales.

Pas étonnant qu’après la mise au point de la cartouche de 7.5mm la priorité de l’armée de terre française fût la mise au point d’un fusil mitrailleur plus que d’un nouveau fusil. 262000 CSRG (Chauchat Sutter Ribeyrolles et Gladiator soit successivement les deux concepteurs, le directeur de l’usine et l’entreprise produisant majoritairement l’arme) furent produits en trois ans.

Le Chauchat fonctionne par un long recul du canon selon un principe breveté par John Browning en 1900. Il était refroidit par air et comporte un radiateur en aluminium. La crosse, la poignée-pistolet et la poignée antérieure cylindrique sont en bois.

Outre la France le Chauchat à été utilisé par la Belgique (6900 armes), la Grèce (3900 armes), la Pologne (11000 armes) et les Etats-Unis (39000 modèle 1915 et 18000 modèle 1918).

Les finlandais ont utilisé les Chauchat faute de mieux durant la guerre d’Hiver puis durant la guerre de Continuation même si peu à peu le DP Degtyarev l’à remplacé. Quelques dizaines exemplaires étaient encore disponibles en avril 1954 mais ils sont rapidement ferraillés.

Le Chauchat était un fusil mitrailleur de 8mm tirant la cartouche 8x50mm Mauser. Pesant 9kg chargé, il mesurait 1.14m de long dont 470mm pour le canon. Sa portée maximale était de 2000m (630m en pratique), la cadence de tir était de 240 coups par minute avec pour système d’alimentation les caractéristiques chargeurs en demi-lune de 20 cartouches (16 à 19 en pratique).

Lahti-Saloranta M-26 8

Lahti-Saloranta M/26

-Autre fusil mitrailleur utilisé, une arme de conception et de fabrication finlandaise le Lahti-Saloranta M/26, une arme apparue en 1927 et produite à 6200 exemplaires. Conçue par Aimo Lahti et Arvo Saloranta, elle pouvait utiliser des chargeurs de 20 coups ou des chargeurs tambours de 75 coups même si visiblement seul le premier chargeur à été utilisé opérationnellement parlant par l’armée de terre finlandaise.

Cette arme automatique était la principale arme d’appui de l’infanterie et remporta un seul succès à l’export en l’occurrence une commande de 30000 exemplaires pour la Chine mais cette production fût stoppée après la sortie de 1200 exemplaires chambrés en 7.92x57mm Mauser suite à des pressions japonaises

Arme lourde, difficile à entretenir (188 pièces) il reçut le surnom de Kootut virheet (erreurs assemblées) même si il ne s’agissait pas d’une arme ratée, certains soldats finlandais appréciaient sa robustesse et sa fiabilité.

Rapidement on lui préféra le fusil mitrailleur soviétique Degtyarev capturé en très grand nombre au point qu’une version dérivée fût mise au point par les finlandais. Le Lahti-Saloranta M/26 était encore en service en avril 1954 mais il à été rapidement retiré du service dans les unités de première ligne.

Le Lahti-Saloranta M/26 était un fusil mitrailleur fonctionnant par court recul et refroidissement par air, pesant 10.4kg en ordre de combat, d’un calibre de 7.62mm tirant la cartouche de 7.62x54mmR. Mesurant 1109mm de long (500mm pour le canon), il avait une portée maximale de 1400m (400m en pratique) et une cadence de tir de 450 à 550 coups par minute, l’alimentation se faisait par des chargeurs droits de 20 coups ou des chargeurs tambours de 75 coups.

FM Degtyarev 13

fusil mitrailleur Degtyarev

Aux côtés du fusil mitrailleur finlandais on trouvait donc le fusil mitrailleur Degtyarev modèle 1927 soit en version originale le Degtyareva Pekhotnyi modèle 1927 (DP modèle 1927). Cette arme acceptée en 1927 à été finalement mise en service en 1928 ce qui explique qu’en URSS il est connu comme DP-28.

Fonctionnant par emprunt de gaz et refroidit par air, ce fusil mitrailleur reconnaissable entre tous avec son chargeur circulaire de 47 coups monté au dessus de l’arme. Connaissant son baptême de feu lors de la guerre d’Espagne (où il à été évalué au combat), il à été employé lors de la guerre d’Hiver où les finlandais en capturèrent un tel nombre qu’ils purent l’utiliser sans trop de soucis de pièces et de munitions.

Le Degtyarev est aussi utilisée par l’armée chinoise dans le cadre de la guerre civile, dans la guerre sino-japonaise, durant le second conflit mondial et dans la guerre civile d’après guerre (1955-1958).

Certaines armes utilisées par les chinois se sont retrouvées au Vietnam, des Degtyarev DP-27 (ou 28) étant capturés par les français (première guerre du Vietnam 1960-1967) et même par les américains (deuxième guerre du Vietnam 1970-1977).

Comme l’arme était toujours en service en septembre 1948, des fusils mitrailleurs Degtyarev ont été capturés par les allemands, les hongrois et les roumains et réutilisés quand les munitions étaient en quantité suffisante. La Hongrie et la Roumanie l’ont produit après guerre une fois que leurs gouvernements avaient basculé dans l’orbite communiste.

Cette arme à naturellement évolué durant sa longue carrière (qui se poursuit d’ailleurs aujourd’hui en Asie et en Afrique).

On trouve d’abord le Degtyarev DPM, une version modernisée adoptée en 1945 avec un bipied plus robuste, un système de refroidissement amélioré, un système de démontage du canon plus simple.

Une version destinée à l’aviation à également été mise au point (DA = Degtyaryova Aviatsionny) tout comme une version destinée aux véhicules (DT = Degtyaryova Tankoy et son évolution baptisée DTM).

L’ultime version étant le Degtyarev RP-46 qui utilisait des bandes de 150 coups pour augmenter le volume de feu et disposait d’un canon plus lourd pour supporter l’échauffement produit. Au total 1.7 millions de fusils mitrailleurs Degtyarev ont été produits en URSS et à l’étranger (Hongrie et Chine notamment).

La Finlande à utilisé tous les modèles produits par l’URSS et en à dérivé son propre modèle, le Lahti-Saloranta M/50 qui était au début une simple copie avant de prendre sa propre route avec un chargeur différent, un bipied plus solide et un canon lourd facilement démontable. Cette arme à été remplacée au cours des années soixante.

Outre les pays déjà cités, le fusil mitrailleur Degtyarev à été utilisé par l’Afghanistan, l’Albanie, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, la Bulgarie, la République Centrafricaine, les Comores, le Congo-Brazzaville, Cuba, l’Egypte, la Guinée Equatoriale, l’Ethiopie, l’Irak, le Laos, la Libye, le Nigéria, la Pologne (unités polonaises de l’Armée Rouge puis nouvelle armée polonaise), les Seychelles, la Somalie, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, la Tanzanie, le Togo, le Vietnam (groupes irréguliers), le Yemen et la Zambie.

Le Degtyarev DP-27/28 était un fusil mitrailleur pesant 9.12kg à vide et 11.5kg chargé mesurant 1270m de long (1272mm pour le RP-46) dont 604mm pour le canon (605mm pour le RP-46). D’un calibre de 7.62mm et tirant la cartouche 7.62x54mmR, il avait une portée maximale effective de 800m avec une cadence de tir de 550 coups par minute avec une alimentation se faisant avec des chargeurs circulaires (47 cartouches pour la version initiale, 60 cartouches pour les DT/DTM) ou des bandes de cartouches (RP-46).

Mitrailleuses

Comme dans d’autres catégories, l’armée finlandaise va disposer de plusieurs modèles de mitrailleuses. Ce n’est pas une tare en soi mais cela pose évidemment de nombreux problèmes quand ces mitrailleuses ont des calibres différents. Nous allons d’abord parler des mitrailleuses peu présents avant de terminer par le modèle dominant.

Schwarzlose MG 19

Schwarlose

-Parmi les mitrailleuses utilisées par les soldats finlandaises nous trouvons une mitrailleuse issue d’un pays disparu, la Schwarlose la mitrailleuse standard de l’armée austro-hongroise.

L’origine de la présence de ces mitrailleuses dans l’armée finlandaise est peu claire. Il s’agit soit d’achats effectués dans les années vingt ou alors d’armes capturées sur les russes qui les avaient eux mêmes obtenus des austro-hongrois.

Une source est certaine c’est que certaines armes en calibre 6.5x55mm ont été cédées par les volontaires suédois à leur retour au pays au printemps 1940.

En septembre 1948 cette arme était obsolète mais elle était robuste et fiable ce qui fait qu’elle était tout de même appréciée par ses servants qui ne rechignaient pas à la remplacer par une arme plus moderne comme la Maxim voir une mitrailleuse allemande type MG-34 ou MG-42.

Ces armes ont donc participé à la guerre d’Hiver puis pour certaines à la guerre de Continuation mais sans être une arme de première ligne, étant davantage utilisée pour protéger les plots logistiques et pour armer des blockhaus de campagne. Elle à été très logiquement retirée du service à la fin du conflit.

La Schwarlose était une mitrailleuse pesant 41.4kg avec son tripode, utilisant sous les couleurs finlandaises deux calibres (le 6.5mm avec la cartouche 6.5x55mm et le 8mm avec la cartouche 8x50mmR Mannlicher). Mesurant 945mm de long (dont 530mm pour le canon), elle pouvait ticher 400 à 580 coups par minute via une alimentation réalisée par des bandes de 250 cartouches.

Lewis Machine Gun US Marines

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

-Les finlandais ont également utilisé quelques mitrailleuses Lewis, une arme reconnaissable entre toutes par son large canon et son chargeur tambour monté sur le dessus de l’arme ce qui explique son succès limité ou disons moins important comme mitrailleuse terrestre mais son succès très important pour armer les avions qu’ils soient de chasse, de bombardement ou de reconnaissance.

Cette arme qui fit la fortune de son inventeur, le colonel Lewis (qui du pour cela vendre la licence à la British Small Arms Company (BSA) faut de trouver preneur dans son pays d’origine les Etats-Unis). Les royalties touchées sur chaque arme vendue le mettant à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours.

Les finlandais ont utilisé l’arme en deux calibre, celui d’origine le .30.06 (7.7mm) et le 7.62mm, les armes ayant pour origine la Russie qui reçut de nombreuses armes de la par des alliés durant le premier conflit mondial. D’autres armes ont été capturées sur les gardes rouges au court de la guerre civile finlandaise et d’autres encore acquises en profitant des surplus du premier conflit mondial.

Cette arme fût utilisée durant la guerre d’Hiver puis durant la guerre de Continuation même si comme la Schwarlose elle était clairement dépassée. Elle ne fit d’ailleurs pas de vieux os une fois le second conflit mondial terminé.

Quelques unes furent cependant redécouvertes dans des stocks d’unités de réserve en 1977 suite à un grand inventaire provoqué par le scandale de vente illégales d’armes à des groupes terroristes par des militaires finlandais peu scrupuleux. A l’issue de cet inventaire elles furent immédiatement ferraillées pour la plupart mais une poignée fût neutralisée pour pouvoir être exposée sans danger dans des musées.

La Lewis était une mitrailleuse légère pesant 13kg en ordre de combat, mesurant 1280mm de long (670mm pour le canon), fonctionnant par emprunt de gaz et ayant une portée maximale théorique de 3200m (800m en pratique) avec une cadence de tir de 500 à 600 coups par minute, l’alimentation se faisant par des chargeurs tambours de 47 ou de 97 cartouches.

MG08

mitrailleuse MG-08

-La Finlande à également utilisé la Maxim sMG-08, la version allemande de la mitrailleuse inventée par Hiram Maxim. Ce dernier à vendu de nombreuses licences de production à des pays européens, la Vickers modèle 1912 par exemple étant la cousine de la MG-08 de l’armée du Deuxième Reich.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

-Ce n’est qu’au début du vingtième siècle que l’Allemagne et la firme Maxim signèrent un accord pour la fabrication de la mitrailleuse Maxim sous licence par l’entreprise Deutsche Waffen und Munitionsfabriken installée à Spandau près de Berlin d’où le nom générique de «Spandau» données aux mitrailleuses allemandes.

-Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou SMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trepied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land.

Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

-La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

La Finlande à récupéré des armes de ce type via les troupes allemandes envoyées pour appuyer les Blancs dans la guerre civile finlandaise et pour faire de l’ancien grand-duché un protectorat allemand, projet qui se fracassa sur la défaite allemande de novembre 1918.

Ces armes ont été utilisées jusqu’au milieu des années trente avant d’être retirées du service et stockées. Certaines ont été ressorties au moment de la guerre d’Hiver mais aussi durant la guerre de Continuation généralement pour entrainement des jeunes recrues en attendant l’arrivée de mitrailleuses plus modernes. Elle à également utilisé une version évoluée baptisée Maxim M/09-21.

La Schwere Maschinegewehr 08 était une mitrailleuse moyenne pesant 62kg en ordre de combat (dont 37.650kg pour l’affût-traineau) d’un calibre de 7.92mm. Mesurant 1170mm de long et 710mm pour le canon, elle tirait 300 à 450 coups par minute via des bandes-chargeurs de 250 cartouches.

La Maxim M/09-21 produite à 1065 exemplaires était une mitrailleuse moyenne servie par cinq hommes. Pesant 58.1kg en ordre de combat (26.5kg pour l’arme, 27.6kg pour l’affût et 4kg pour l’eau.

Fonctionnant par court recul, elle était d’un calibre de 7.62mm en utilisant la cartouche standard russe 7.62x54mmR.

Mesurant 1100mm de long dont 720mm pour le canon, elle pouvait tirer 350 à 580 coups par minute avec une portée maximale théorique de 2700m et de 1000m pour la portée maximale pratique, l’alimentation se faisant par des bandes-chargeurs de 250 cartouches.

-Logiquement la majorité des mitrailleuses utilisées par les finlandais étaient des mitrailleuses russes qu’il s’agisse de la robuste et vénérable Maxim ou de la plus moderne mais pas moins efficace SG-43 Goryunov.

Maxim M1910 26

-La mitrailleuse finlandaise standard en novembre 1939 et encore en septembre 1948 était la Maxim modèle 1910, une arme inventée par Hiram Maxim qui avait eu une volonté humanitaire en créant cette arme alors que la mitrailleuse symbolise la tuerie de masse, l’abominable guerre industrielle qui broie les hommes, les âmes et les consciences.

En effet à l’époque où il créé son arme les soldats meurent davantage des épidémies que des combats et en remplaçant dix fusils par une mitrailleuse on espérait réduire le nombre d’hommes en ligne et donc le nombre de victimes potentielles des épidémies. Ai-je besoin de préciser que cette noble intention est vite tombée en désuétude…… .

Dès 1887 l’arme est testée par les russes mais elle n’est adoptée en raison d’un calibre (4.2 lignes Berdan soit 10.67mm) inadapté pour une arme automatique. En 1893 en revanche les essais avec une arme calibre 3 lignes Berdan (7.62mm) sont réussis mais il faut attendre 1899 pour que des armes soient commandées d’abord à l’usine de Spandau en Allemagne puis à une usine située à Tula en Russie.

La mitrailleuse Maxim est officiellement adoptée en 1903 et l’année suivante la première Maxim est fabriquée en Russie. Cette Maxim modèle 1905 est employée dans la guerre russo-japonaise où elle fait merveille.

A la même époque la Russie achète des mitrailleuses Maxim/Vickers modèle 1906 puis la licence de fabrication. De cette mitrailleuse découle la Maxim modèle 1910 reconnaissable entre toutes avec son affût monté sur roues et un bouclier.

Par rapport à la modèle 1905, le réservoir d’eau est en acier cannelé. Un couvercle sur le canon permet d’y glisser de la neige pour le refroidir. Le dit canon doit être changé tous les 10000 coups.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

Sa production cesse en Russie en 1943 mais la production de sa remplaçante (la SG-43 Goryunov, la Degtyarev DS-39 ayant été un échec) étant insuffisante elle était encore largement en service lors du déclenchement de l’opération BARBAROSSA par les allemands et de la guerre de Continuation par les finlandais.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

La Finlande à donc utilisé la M1910 mais aussi la M-32/33, une version modernisée et aux performances accrues du modèle 1910. Ces deux mitrailleuses vont cohabiter durant le second conflit mondial aux côtés de SG-43 Goryunov capturées en nombre important au début de la guerre de Continuation.

Les dernières Maxim ont été retirées du service courant 1956 entièrement remplacées par des SG-43 Goryunov fournies cette fois de leur plein gré par les soviétiques.

La Maxim M1910 était une mitrailleuse moyenne pesant 23.8kg à vide mais 69kg en comptant le poids de la mitrailleuse et de l’affût mais sans les munitions. D’un calibre de 7.62mm et tirant la cartouche 7.62x54mmR, elle mesurait 1107mm de long dont 721mm pour le canon, sa cadence de tir étant de 550 coups par minute, l’alimentation se faisant par des bandes souples de 250 cartouches.

-La Maavoimat à donc également utilisé la remplaçante de la vénérable Maxim en l’occurence la SG-43 Goryunov.

SG-43 Goryunov 2

SG-43 Goryunov

La mitrailleuse Maxim modèle 1910 était une arme efficace, solide, increvable même mais dans le domaine militaire rien n’est éternel et son remplacement est jugé nécessaire au cours des années trente, aboutissant à la Stankovvy pulemet sistemi Goryunova ce qui donne dans la langue de Molière «mitrailleuse moyenne conçue par Goryunov». Comme un hommage à sa devancière la future SG-43 va reprendre l’affût à roues et le bouclier.

Elle à été conçue pour pouvoir être produit en grand nombre. Son canon lourd est facile à changer et peut tenir pendant des tirs prolongés. Le tube est chromé ce qui à deux avantages : limiter l’usure et réduire les besoins en entretien. La SG-43 se distingue aussi par le choix du mode refroidissement, l’ai remplaçant l’eau.

Outre l’affût à roues, la SG-43 peut utiliser un trépied de conception plus classique et encore plus stable que l’affût à roues. Au cours du conflit une version améliorée du trépied permettra à la mitrailleuse d’être utilisée comme arme antiaérienne.

L’arme est testée intensivement en 1943 avec d’abord des tests officiels puis des essais en corps de troupes dans différents régiments avec douze armes de pré-série. Les essais sont concluants et l’arme est adoptée en novembre 1943.

La production commence presque aussitôt mais suite à un changement de priorité, toutes les Maxim modèle 1910 n’ont pas été remplacées en juin 1950 quand l’Allemagne et ses alliés attaquent.

Globalement néanmoins les unités de première ligne ont perdu leurs vieilles Maxim pour de rutilantes SG-43.

Au cours du conflit une version modernisée est mise en production et donc en service. Baptisée SGM, elle se distingue par un canon plus lourd, plus simple à fabriqué et à changer, un mode d’alimentation permettant d’engager des bandes souples de 500 cartouches contre 200 pour la SG-43.

La SGM va être aussi dévellopée en une version spécialisée adaptée à l’usage à bord des véhicules blindés et des chars, version baptisée SGMT (T = Tankovy).

Durant le second conflit mondial l’arme à été utilisée par l’URSS, par l’Allemagne, la Finlande, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. La deuxième guerre mondiale terminée, l’arme est massivement livrée aux pays du bloc communiste comme la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie en attendant la Yougoslavie.

Si la production cesse en URSS en 1961, elle va se poursuivre jusqu’à la fin des années soixante en Tchécoslovaquie et en Pologne, la Chine produisant l’arme sous licence jusqu’à la fin des années soixante-dix.

Le chiffre exact des SG-43/SGM produit est inconnu mais l’ordre est admis de plusieurs centaines de milliers d’armes. La carrière de la SG-43 s’achève en Russie à la fin des années soixante quand elle est remplacée par une nouvelle mitrailleuse, la PK plus proche de la mitrailleuse polyvalente allemande de la seconde guerre mondiale qu’une mitrailleuse moyenne «classique».

Cette arme à aussi été utilisée par d’autres états pas forcément communistes au sens strict. Ces pays ont soit utilisé cette arme lors des combats de la décolonisation ou ont reçu cette arme dans l’espoir qu’ils adhèrent à l’idéologie en vogue à Moscou.

On trouve ainsi dans cette catégorie l’Afghanistan, le Burundi, la république centrafricaine, Cuba, Chypre, le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa (armes chinoises), l’Egypte, l’Indonésie, l’Irak, la Libye, le Mali, la Mongolie, la Somalie, la Syrie, la Tanzanie, le Yémen et le Zimbawe.

La Finlande à donc utilisé cette mitrailleuse comme arme de prise appréciant sa fiabilité et sa robustesse au point qu’Helsinki envisagea de produire une arme dérivée, une sorte de copie pirate mais ce projet n’aboutit pas faute de temps mais aussi parce que les allemands vont fournir à l’armée de terre finlandaise une quantité appréciable de MG-34 et de MG-42.

Après guerre l’URSS à fournit à la Finlande d’autres SG-43 qui vont être utilisées par l’armée finlandaise jusqu’à la fin des années soixante quand elle est remplacée par la mitrailleuse PK plus moderne.

La SG-43 Goryunov était une mitrailleuse moyenne calibre 7.62mm fonctionnant par emprunt de gaz, utilisant la cartouche standard russe 7.62x54mmR. Pesant 13.5kg à vide et 36.6kg avec l’affût mais sans munitions, elle mesurait 1120mm de long (719mm pour le canon) et affichait une portée maximale de 1100mm (théorique 1500mm) avec une cadence de tir de 500 à 650 coups sachant que l’alimentation se faisait par des bandes souples de 200 cartouches.

Durant la Pax Armada les finlandais vont préparer la revanche contre l’URSS avec pour objectif de récupérer les «provinces perdues». Déçus par les démocraties occidentales, les finlandais vont se tourner vers l’Allemagne qui bien que lié par un pacte de non-agression avec l’URSS accepta de livrer des armes pour renforcer l’armée finlandaise.

Cela passa naturellement par la fourniture d’armes automatiques et donc de mitrailleuses. Signe d’une certaine confiance, Berlin décida de fournir non pas des mitrailleuses déclassées comme la MG-15 mais des MG-34 et même de rutilantes MG-42.

MG-34 45

MG-34

La Maschinegewehr modell 34 (MG-34) à été mise au point pour remplacer la MG-15 qui était une bonne mitrailleuse mais largement perfectible.

Les allemands décidèrent également une rupture technique. Jusqu’ici il y avait la mitrailleuse et le fusil mitrailleur.

La première lourde et encombrante était servie par plusieurs hommes et était surtout efficace en phase statique comme durant la première guerre mondiale alors que la seconde servie par un voir deux hommes était très efficace pour accompagner l’assaut même si certaines light machine gun avaient une forte proportion à surchauffer ce qui obligeait les soldats à modérer leur tir ce qui n’était pas toujours simple à faire dans le feu de l’action.

Les allemands décidèrent de développer une arme polyvalente pouvant servir de fusil mitrailleur avec bipied et de mitrailleuse moyenne avec un trépied. Un double système d’alimentation permet d’utiliser soit des chargeurs tambour double de 75 cartouches (déjà utilisés par la MG-15) ou un système de bandes de 50 coups qui pouvaient être liées pour augmenter l’alimentation en munitions.

-Cette nouvelle mitrailleuse rencontra un succès immédiat même si sa fabrication prenait du temps et était très coûteuse. Le coût était aggravé par un trépied complexe et par une multitude d’accessoires certes conçus dans une bonne intention mais qui étaient semble-t-il superflus. Elle connu son baptême du feu en Espagne où elle fût utilisée par la Légion Condor et par les nationalistes du général Franco.

Des variantes furent rapidement développées avec la MG-34m (appelée également MG-34 Panzerlauf) destinée à servir d’arme coaxiale sur les chars et les véhicules blindés, les MG-34s à canon plus court et uniquement pour le tir automatique avec une cadence de tir moins élevée pour réduire la dispersion.

Si la première arme fût produite en grande quantité (d’autant que la MG-42 n’était pas adaptée au montage coaxial), la seconde fût produite dans une quantité limitée, la MG-39/41 et prototype de la MG-42 se révélant nettement plus prometteuse.

La MG-34 servit également de base au développement d’une nouvelle mitrailleuse destinée à l’aviation, la MG-81 (ainsi que sa variante double la MG-81Z), mitrailleuse destinée à remplacer la MG-15.

La Finlande va recevoir plusieurs milliers de MG-34 qui va être utilisé dans les unités de première ligne mais aussi à bord des blindés et dans certains blockhaus.

La Maschinegewehr modell 34 était une mitrailleuse polyvalente pesant 11.5kg mesurant 1219mm de long dont 627mm pour le canon. D’un calibre de 7.92mm, elle pouvait tirer 800 à 900 coups par minute avec un double système d’alimentation (bandes de 50 cartouches ou double chargeur-tambour de 75 cartouches).

-La MG-34 était une arme excellente mais cette excellence se payait au prix d’une sophistication et d’un coût trop important pour être produite en très grande quantité, une obligation pour le temps de guerre aux contraintes bien différentes du temps de paix.

Les allemands cherchèrent donc à mettre au point une mitrailleuse efficace mais que l’on pouvait fabriquer plus rapidement et à un coût moindre. On s’inspira des méthodes de fabrication du MP-40 (estampage) et on bonifia le mode de fonctionnement de la MG-34 en exploitant les modes de fonctionnement de mitrailleuses tchèques et de projets polonais.

MG-42 2

MG-34 et MG-42

-Tout cela aboutit à la MG-39/41, version de pré-série de la Maschinegewehr modell 42. Cette arme à servit essentiellement dans l’infanterie mais à également servir sur les positions fortifiées en affût double et pour la défense antiaérienne avec deux ou quatre mitrailleuses pour la défense antiaérienne à basse altitude pour protéger les terrains d’aviation.

Cette arme très efficace donna ultérieurement naissance à la MG-45, un modèle amélioré à la cadence de tir plus élevée. Extérieurement, elle était identique à la MG-42.

La Finlande à reçut des MG-42 en 1947/48 puis en 1950 peu avant le début de la guerre de Continuation. Le nombre est incertain, les sources donnant entre 12500 à 25000 exemplaires de cette arme surnommée la «Scie sauteuse» par les soldats alliés. Les MG-34 et MG-42 ont été retirées du service à la fin des années cinquante.

MG-42 3

La Maschinegewehr modell 42 était une mitrailleuse moyenne pesant 11.5kg comme sa devancière, mesurant 1220mm de long (530mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm, elle pouvait tirer jusqu’à 1500 coups par minute avec une alimentation assurée par des bandes de 50 coups.

Scandinavie (79) Finlande (17)

Fusils

Fusil Mosin-Nagant 13

-En septembre 1939 le principal fusil de l’armée finlandaise est toujours le vénérable Mosin-Nagant modèle 1891 hérité de l’armée tsariste. Certes des modèles améliorés ont vu le jour mais la base technique reste la même.

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Scandinavie (78) Finlande (16)

Armes

Avant-propos

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, l’armée finlandaise était une armée pauvrement équipée avec un manque cruel d’armes modernes, une pénurie permanente des armements nécessaires à une guerre de haute intensité.

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