Le Conflit (58) Europe Occidentale (24)

Groupes/Corps Francs et Duels d’artillerie

Dès la fin du mois d’août les ouvrages de la ligne Maginot en sommeil/veille depuis 1940 sortent de leur torpeur pour protéger la France d’une attaque surprise des allemands.

Comme on craint que les allemands n’attaquent immédiatement pour empêcher la montée en puissance de la «Muraille de France» dès la fin du mois d’août la frontière est fermée, surveillée plus que protégée par des gardes-frontières.

Ces hommes sont issus des villages situés entre la frontière et la ligne Maginot. Ils rejoignent aussitôt les cadres des Groupes Frontaliers (GF), cadres issus de la Garde Républicaine Mobile (GRM) issus des légions de la GRM venant des 15ème, 16ème et 17ème régions militaires (Chalons en Champagne, Strasbourg et Metz).

Ces gardes-frontières vont patrouiller sur la frontière servant de sonnette, n’ayant pas à s’employer contre les allemands. De toute façon armés uniquement de pistolets et de mousquetons ils ne pouvaient pas faire grand chose. Même chose pour les Grenzschutzen côté allemand.

Dès la mi-septembre, le dispositif Maginot est suffisament puissant pour repousser une attaque allemande sans compter que les unités de campagne sont presque toutes en place. Les hommes rejoignent des régiments territoriaux, les cadres de la GRM des unités chargés du maintien de l’ordre sur les arrières des armées.

Les villages situées à la frontière c’est à dire devant la ligne Maginot sont évacués, les populations transférées dans le sud-ouest.

Un gigantesque no man’s land sépare les deux lignes fortifiées, un espace où l’homme est encore présent sous la forme de patrouilles côté allemand et de groupes francs côté français.

Il s’agit d’éviter que l’ennemi ne s’installe dans cet espace, ne prenne trop ses aises et se facilite ainsi la tâche en cas d’attaque.

Ces groupes/corps francs sont généralement composés d’un capitaine, d’un lieutenant lui servant d’ajoint, d’un médecin (les combats entre patrouilles vont permettre à la médecine de guerre de faire de gros progrès permettant l’invention de techniques qui bien plus tard allaient sauver des vies), de huit sous-officiers et de trente à quarante soldats.

L’armement varie lui aussi beaucoup entre les unités, chaque groupe franc adaptant ces armes à son contexte/cadre d’emploi. Le plus souvent on trouve quatre à six fusils-mitrailleurs, des fusils semi-automatiques ou des mousquetons, des pistolets ou des révolvers, des pistolets mitrailleurs, des fusils à grenade VB et même des mortiers légers de 60mm.

Chaque patrouille se composait généralement d’un chef de patrouille disposant d’un revolver et/ou d’un pistolet mitrailleur, d’un tireur de précision avec fusil semi-automatique à lunette, un tireur de grenades VB et cinq patrouilleurs disposant d’un mousqueton ou d’un pistolet mitrailleur, de grenades, tous possédant des armes blanches à profusion qu’elles soient réglémentaires ou non.

L’équipement individuel est modifié pour obtenir un confort maximum et surtout réduire le bruit, augmenter pour utiliser un anachronisme la «furtivité».

Par exemple les effets des troupes motorisées (casque à bourrelet, salopette, veste en lin……) étaient très appréciées plutôt que les effets standards jugés inadaptés aux patrouilles et à la guerre de mouvement et ceux en dépit d’efforts importants réalisés dès la fin des années trente et surtout après 1940.

On ne compte plus les micro adaptations locales qui font encore aujourd’hui les délices des amateurs d’uniformologie.

En face les allemands vont engager des unités semblables appelées Stosstruppe.

Dès le début le Groupe d’Armées n°2 aiguillonné par le général Villeneuve fait preuve de dynamisme et d’agressivité avec des patrouilles de combat qui débouchent souvent sur des accrochages plus ou moins prolongés, plus ou moins violents avec l’ennemi.

Si certains combats n’opposent que les patrouilles engagées de part et d’autre, d’autres voient l’engagement de moyens plus importants comme l’artillerie lourde et l’aviation. Cependant les combats ne dégénèrent pas en une attaque d’ampleur car aucun des belligérants n’y à vraiment intérêt.

Composés généralement des meilleurs soldats du régiment, les groupes francs devait mener patrouilles de reconnaissance et coup de main, renounant avec les patrouilleurs et autres nettoyeurs de tranchée de l’autre guerre.

Ils devaient également soutenir et aider les avant-postes des troupes de ligne situées devant les ouvrages de la Ligne Maginot.

La mise en place de ce type d’unité ne faisait pas forcément l’unanimité à la fois pour des raisons politiques (crainte de créer des prétoriens amateurs de putsch) et pratiques (crainte de perdre les meilleurs soldats du régiment, démotiver les autres et en payer le prix en cas d’offensive ennemie).

Le général Villeneuve appuya toutes les initiatives pour «embêter» au maximum les allemands quitte à déclencher une offensive même si le Général Tornade était convaincu que les allemands n’allaient pas attaquer massivement pour un affrontement entre patrouilles.

Si la mise sur pied de groupes francs par les unités de campagne paraissait évident, la mise en place de telles unités par les RIF semblait moins évident de prime abord.

Ce fût pourtant le cas avec des patrouilles menées par ces «fantassins du béton» qui montraient qu’ils n’étaient vissées à leurs ouvrages et qu’ils pouvaient combattre comme n’importe quelle unité d’infanterie de l’armée française.

Du 5 septembre 1948 au 10 mai 1949 de nombreux incidents ont eu lieu dans les secteurs fortifiés couverts par le GA n°2, les secteurs tenus par la 3ème, la 4ème, la 6ème et la 8ème Armée ce qui représentait un total de treize corps d’armée (plus un quatorzième le 27ème CA en réserve pour une intervention en Suisse).

Chaque corps d’armée couvrait un ou deux secteurs fortifiés, secteurs fortifiés devenus pour certains des DIF ou Divisions d’Infanterie Fortifiées (DIF).

Naturellement tous les SF/DIF ne sont pas sur le même plan, certains étant marqués par davantage d’incidents, de combats que d’autres. Les plus exposés étant ceux de Faulquemont, de Sarre, de Rorbach tenus respectivement par le 4th British Corps, le 24ème Corps d’Armée et le 8ème Corps d’Armée.

C’est dans ces secteurs qu’ont eu lieu les combats les plus importants, les escarmouches les plus importantes. Les pertes ont été lourdes des deux côtés, les alliés souffrant du goût immodéré des allemands pour les mines antipersonnelles et pièges divers, les allemands découvrant le goût des alliés et notamment de ces «maudits français» pour le corps à corps où il était plus facile d’utiliser le couteau, le pistolet ou la grenade que le pistolet mitrailleur et a fortiori le mousqueton.

Je vais donc d’aborder des combats dans ce secteur avant de parler des autres secteurs concernés par les menées allemandes et la riposte alliée.

Commençons d’abord par la 3ème Armée qui couvrait les secteurs fortifiés de Crusnes et de Thionville (7ème CA), du Boulay (23ème CA), de Faulquemont (4th British Corps) et de la Sarre (24ème CA). Elle concentre deux des secteurs les plus exposés parmi ceux listés ci-dessus.

Le Secteur Fortifié de Faulquemont est couvert par le 4ème Corps d’Armée britannique qui comprend deux divisions d’infanterie, la 51th Highland Division et la 58th Northumbrian Division sans oublier différentes unités d’appui.

Les tommies s’appuient sur les unités du SF de Faulquemont qui comprend deux régiments d’infanterie de forteresse (146ème 156ème RIF), une compagnie de pionniers (5ème Compagnie 400ème régiment de pionniers), d’un régiment d’artillerie (163ème RAP) disposant de deux groupes de 75mm, un groupe de 155C Saint Chamond et un groupe de canons de 155L, d’un deuxième régiment d’artillerie le 39ème RAMF qui comprend deux groupes de 75mm, un groupe de 155mm court et un groupe antichar de 47mm. Le 201ème bataillon de génie de forteresse qui prend sous son aile une compagnie télégraphiste et une compagnie radio ferme le ban.

Comme nous le savons la décision de confier aux britanniques une partie de la défense de la France avait suscité quelques polémiques vites éteintes par la puissance du symbole que cela représentait.

Certaines mauvaises langues avaient émis des doutes en disant que les anglais y avait envoyé une seule division anglaise et que l’autre était écossaise.

Ces sarcasmes sont vite éteints par le sang que versent les tommies lors des premières escarmouches dans le no man’s land, les premières victimes de mines antipersonnelles, de tireurs isolés ou d’embuscade.

Commençons par nos amis écossais de la Auld Alliance, la 51st Highland Division qui comme toutes les autres divisions d’infanterie britanniques ne comprend pas des régiments divisés en compagnies mais des brigades divisés en bataillons :

-La 152e brigade comprend le 2e bataillon, The Seaforth Highlanders, le 4e bataillon, The Seaforth Highlanders et 4e bataillon, The Queen’s Own Cameron Highlanders

-La 153e brigade comprend le 4e bataillon, The Black Watch, le 1er bataillon, The Gordon Highlanders et le 5e bataillon, The Gordon Highlanders

-La 154e brigade comprend le 1er bataillon, The Black Watch, le 7e bataillon, The Argyll and Sutherland Highlanders et le 8e bataillon, The Argyll and Sutherland Highlanders.

Suite à un accord avec les unités de forteresse, les britanniques ont organisé des avant-poste sur la frontière allemande, avant-poste régulièrement visités par des patrouilles.

Ces détachements d’une semaine en avant-poste n’étaient pas aimés par les soldats qui craignaient toujours d’être attaqués par les Huns _le surnom péjoratif donné aux allemands par les anglais équivalent de notre fridolin_ et d’être totalement submergés avant l’arrivée de renforts.

Certes les français leur promettait un soutien d’artillerie rapide et efficace mais nombre d’écossais et d’anglais étaient sceptiques et dubitatifs.

Dans un premier temps ils furent confortés avec plusieurs appuis inefficaces voir meurtriers avec des tirs amis en raison de problèmes de coordination. Peu à peu néanmoins les alliés ont pu s’accorder et trouver la bonne carburation.

Le dispositif fût également repensé, certains avant-poste trop exposés ou trop difficiles à défendre furent abandonnés. Cela ne voulait pas dire que les allemands pouvaient occuper le terrain, la zone était minée ou battue par l’artillerie de manière quotidienne de façon à faire comprendre aux allemands qu’installer un PO ou un AP ici serait une perte de temps et de moyens.

La division écossaise arrive sur place à la fin du mois de septembre 1948 et s’installe immédiatement à l’arrière de la Ligne Maginot avant d’installer dans le no man’s land les fameux avant-poste qui vont générer des combats avec les Stosstrups.

Plusieurs combats, plusieurs incidents ont lieu, le plus grave datant du 6 octobre quand un avant-poste tenu par le 1er bataillon du Black Watch est emporté par un assaut allemand en bonne et due forme qui fait un temps craindre l’attaque avec un grand A. Si les allemands ont perdu 8 soldats plus douze blessés, les écossais ont perdu dix-neuf hommes (douze tués et sept prisonniers).

Ce n’est heureusement pas le cas, l’avant-poste étant repris quatre jours plus tard par un assaut mené par les écossais soutenus par l’artillerie de la ligne Maginot et par les canons de 155mm du 163ème RAP.

La 58th Northumbrian Division connait également des combats contre les allemands mais les assauts n’ont pas été aussi violents, le combat le plus important ayant eu lieu le 14 novembre 1948 quand une patrouille tombe dans une embuscade provoquant la mort de neuf soldats plus quatre disparus et quatre prisonniers. En représailles l’artillerie de la Ligne Maginot ouvre le feu sur le secteur.

Le Secteur Fortifié de la Sarre est couvert par la 24ème Corps d’Armée (24ème CA) qui comprend notamment deux divisions d’infanterie de ligne, les 26ème et 42ème DI sans oublier des unités d’appui et de soutien, je renvoie le lecteur aux parties consacrées à l’ordre de bataille pour cela.

Le SF-Sarre comprend de nombreuses unités de combat peut être pour compenser l’absence d’ouvrages puissants, la région étant sous mandat français jusqu’en 1935 date de son rattachement à l’Allemagne. Et à cette époque l’heure était plutôt à la mécanisation et à la motorisation qu’à la bétonisation. Certes quelques ouvrages ont été construits rien d’ultra-puissant.

On trouve le 133ème RIF, les 69ème 82ème et 174ème RMIF (Régiments de Mitrailleurs de l’Infanterie de Forteresse), les 41ème et 51ème RMIC (Régiments de Mitrailleurs de l’Infanterie Coloniale), le tout appuyer par deux régiments d’artillerie (166ème RAP et 49ème RAMRF) et le 208ème BGF.

Les fantassins et les mitrailleurs sont donc ouvert par un premier régiment d’artillerie qui comprend un groupe de canons de 75mm et de 155C Saint-Chamond, un groupe équipé de canons de 75mm et de 155mm long et un groupe équipé de pièces dites lourdes (120mm, 220mm et 280mm). Le second régiment comprend deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm court, ce régiment ayant été créé à partir du premier à la mobilisation.

La 26ème DI comprend trois régiments d’infanterie (86ème, 98ème et 105ème RI) alors que la 42ème DI (80ème RIA, 94ème et 151ème RI), chaque régiment mettant sur pied un groupe/corps franc avec des volontaires.

Les corps francs vont mener des patrouilles, des coups de main et même quelques raids sur le territoire allemand pour maintenir la pression et empêcher les allemands de sentir à l’aise devant leur «Mur de l’ouest».

Naturellement ces combats font des morts, la 26ème DI perdant neuf hommes lors d’un seul engagement en Sarre où le corps franc du 86ème RI avait pénétré pour une patrouille agressive le 14 octobre 1948.

Deux patrouilles du corps franc tombent dans des embuscades bien préparées par des allemands aux aguets et/ou bien renseignés. En dépit d’une vigoureuse réaction de l’artillerie du secteur, neuf soldats sont tués et sept fait prisonniers, seuls huit soldats rentrant à leur base. Autant dire que pendant quelques temps le groupe franc du 86ème RI à été mis hors de combat.

La 42ème DI connait également des difficultés au cours de plusieurs incidents le plus grave ayant lieu le 4 mars 1949 quand un avant-poste est attaqué. Huit soldats du 80ème RIA sont tués, les autres tiennent mais doivent se replier après le tir de couverture déclenchée par les canons de 155mm long du 166ème RAP.

L’avant-poste est occupé par les allemands jusqu’au 17 mars quand un assaut mené par le 80ème RIA récupère la position qui sera sérieusement renforcée, dissuadant les allemands de lancer de nouveaux coups de sonde. Il sera toujours temps de l’occuper ou de balayer quand l’offensive avec un grand O sera déclenchée.

Le Secteur Fortifié de Rorbach est couvert par la 8ème Corps d’Armée (8ème CA) qui comprend la 45ème Division d’Infanterie (45ème DI) et la 2ème Division d’Infanterie Polonaise (2ème DIP).

La 45ème DI comprend trois régiments d’infanterie de ligne (31ème, 85ème et 113ème RI) alors que la 2ème DIP comprend les 4ème, 5ème et 6ème RIP (Régiments d’Infanterie Polonaise) également connu sous les noms respectivement de 1er, 2ème et 3ème régiments de chasseurs.

Les six régiments d’infanterie du 24ème CA mettent donc sur pied des groupes francs qui vont mener des patrouilles et des coups de main, les polonais se montrant particulièrement agressifs, des «semi-déments» dira le colonel Peyrolle du 85ème RI qui avait accompagné un group franc du 3ème régiment de chasseurs comme observateur.

Les pertes sont naturellement lourdes avec une telle attitude agressive mais en face les allemands ont mangé cher comme on dit avec de nombreux accrochages, des secteurs que parait-il les allemands évitaient soigneusement.

Il y à également eu des combats sont des avant-poste, les polonais du 1er régiment de chasseurs perdant l’un de leur avant-poste, les dix hommes présents étant tous tués, les allemands racontant que le dernier survivant dégoupilla une grenade quand quatre landser pénétrèrent dans l’avant-poste. Si les allemands avaient des doutes sur la détermination sur les alliés et notamment les polonais ces doutes ont été balayés le 7 octobre 1948.

la 45ème DI à aussi connu des pertes sensibles le 113ème RI perdant le 24 octobre 1948 douze hommes lors de l’assaut d’un observatoire qui comprend un avant-poste emporté une semaine plus tôt. L’attaque menée sans renseignement frais en utilisant les mêmes tactiques et les mêmes régles d’engagement.

Le groupe franc engagé fût d’abord attaqué au mortier avant que les mines antipersonnelles n’alourdissent la note du boucher. L’attaque fût abandonnée mais le groupe franc durant son repli va conserver sa cohésion ce que tout le monde salua.

Dans les autres secteurs des affrontements ont eu lieu mais ils n’ont pas atteint l’intensité des trois secteurs sus-nommés. Ce qui est sur c’est que cela créa du ressentiment, de l’aigreur et de la haine, comptes qui seront réglés lors de l’opération TIGER.

Autre affrontement sur la frontière orientale les duels d’artillerie engageant des pièces plus ou moins lourdes que ce soit celles des RAP (Régiments d’Artillerie de Position), des RAMF (Régiments d’Artillerie Mobile de Forteresse) ou des RARF (Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée) voir des RALVF (Régiments d’Artillerie Lourde sur Voie Ferrée), un rassemblement de pièces plus ou moins (plutôt plus que moins) anciennes (même si la Pax Armada à permis la mise à retraite de certaines antiquités).

Ces affrontements vont également engager certains ouvrages munis de canons, d’obusiers et de mortiers.

Le contexte pouvait varier. Généralement c’était un affrontement entre patrouilles et des tirs déclenchés par l’un ou par l’autre ou encore par les deux pour permettre à son unité de dégager et de se replier.

A cela s’ajoutait des tests de la détermination ennemie ou des tirs préventifs sur des préparatifs d’attaque jugés suffisamment sérieux pour justifier un tel engagement qui pouvait faire boule de neige ou qui pouvait permettre à l’ennemi d’affiner sa connaissance du dispositif ennemi.

Dans l’ensemble ces engagements ont fait peu de dégâts, quelques pièces sont détruites de part et d’autre mais par exemple aucun bloc d’artillerie de la Ligne Maginot ne fût neutralisé par l’artillerie allemande y compris les pièces sur voie ferrée déployée par la Heer.

Le Conflit (55) Europe Occidentale (21)

ET L’EUROPE OCCIDENTALE S’EMBRASA

Plans allemands contre plans alliés

Plans allemands

Bien que les allemands aient choisit au cours d’une réunion clandestine à bord du KMS Hidenburg en 1947 d’attaquer en Scandinavie il est évident qu’ils ne peuvent faire l’économie d’une offensive majeure à l’ouest pour frapper l’alliance des «ploutocraties occidentales» au cœur et gagner une guerre, guerre vue comme la revanche du premier conflit mondial que les nazis n’ont jamais digéré (notamment avec leur Dolchlosslegend la légende du coup de poignard dans le dos).

A la différence des alliés qui peuvent se permettre de prendre leur temps les allemands n’ont pas ce luxe. Ils doivent frapper vite et brutalement dans l’espoir de l’emporter en quelques semaines voir au pire en quelques mois. Il sera ensuite temps de régler le problème «judéo-bolchevique» de la façon qu’il est facile d’imaginer.

Le plan de l’opération FALL GELB est une reprise du plan Schlieffen de 1914, un plan qui avait échoué mais les allemands se disent que trente-cinq ans plus tard avec de nouvelles techniques, de nouvelles tactiques et de nouvelles technologies le résultat peut être différent.

Il y à cependant des évolutions avec notamment la neutralisation des Pays-Bas (si en 1914 les allemands étaient certains de la neutralité néerlandaise, en 1949 ils n’en sont plus aussi surs) et le lancement de diversions au Luxembourg et en Alsace dans l’espoir d’y attirer les réserves alliées.

Comme les alliés s’attendent à une offensive allemande dans les plaines belges les allemands vont attaquer du fort et fort mais sont confiants dans leur maitrise de la bataille de rencontre, escomptant sur un effondrement rapide des belges et des néerlandais et sur la lenteur des alliés à venir en aide à Bruxelles et à La Haye.

D’autres alternatives ont été étudiées dont une prometteuse : le passage par les Ardennes zone considérée comme difficile d’accès pour une offensive de masse.

Il semble que cette hypothèse tenait la route en cas de prolongation de la guerre de Pologne mais que cette idée à été abandonnée pour plusieurs raisons notamment des informations sur la volonté belge de défendre fermement les Ardennes belges et sur le renforcement de la charnière entre GA n°1 et GA n°2 avec de nouvelles fortifications et surtout l’amélioration des unités amenées à défendre cette zone.

Finalement donc les allemands se sont résignés à attaquer dans les plaines belges pour neutraliser le corps de bataille allié puis opérer un vaste mouvement tournant dans le but de s’emparer de Paris et surtout des ports par où pourraient être évacués les britanniques et où pourraient être amenés renforts et ravitaillement.

Une attaque en Alsace doit également être menée dans le but d’occuper tout le nord de la France au nord de la Seine.

Ensuite c’est plus flou, une partie des archives ayant disparue. Il semble qu’ensuite les allemands voulaient franchir La Seine pour foncer plein ouest direction la Bretagne et contrôler des ports d’où pourraient partir les U-Boot menant la guerre de Course.

En revanche impossible de savoir si Berlin voulait aller jusqu’à l’occupation complète du territoire français ou si il espérait l’ouverture de négociation en vue de neutraliser la France et de laisser la Grande-Bretagne seule et sans possibilité de continuer la guerre.

De toute façon es-ce bien important de savoir tout cela ? Probablement non car comme le disait Moltke l’Ancien (et non Clausewitz comme je l’ai cru trop longtemps) «A la guerre la première victime c’est le plan».

Plans alliés : attendre ou agir de suite ?

Comme je viens de le dire les alliés à la différence des allemands ont la possibilité d’attendre non pas qu’ils veulent gagner à l’usure mais tout simplement parce qu’ils peuvent s’appuyer sur les ressources de leurs empires coloniaux respectifs sans parler des Etats-Unis qui finiront bien par entrer en guerre un jour.

Ils peuvent donc se permettre une lente et longue montée en puissance en vue de lancer une offensive contre l’Allemagne et rattraper le temps perdu en l’occurrence l’offensive prévue en 1919 et qui aurait sans nul doute changer le cours de l’histoire.

Par où passer ? Les alliés ne sont pas plus avancés que les allemands car à moins d’un accord préalable avec la Belgique il faut se résoudre à une attaque frontale avec la question du Westwall à franchir, une ligne fortifiée certes moins puissante que la ligne Maginot mais qui n’est pas à négliger.

Quand la guerre éclate en septembre 1948 les plans d’une offensive contre l’Allemagne sont encore dans les limbes. Les raisons sont multiples mais nul doute que l’absence d’accord avec Londres, Bruxelles et La Haye explique pourquoi le plan n’est pas prêt quand les premières bombes tombent sur Oslo et Copenhague.

Des pistes existent y compris celles politiquement impossibles ou improbables à savoir un passage par la Suisse et par la Belgique sans l’accord des gouvernements concernés !

Ces pistes sont rapidement abandonnées au profit de la solution la moins surprenante à savoir une offensive sur le Rhin avec tout d’abord une ligne fortifiée à détruire avant une exploitation à travers les plains allemandes. Autant dire tout sauf une sinécure.

La mise au point du plan d’attaque (nom de code ALPHABET un nom de code provisoire) prend plus de temps que prévu et seul un plan provisoire à été transmis au général Villeneuve.

On raconte qu’avant d’évacuer son PC avancé ATLANTIDE situé à proximité d’Amiens, le général Villeneuve brûla ce plan qui ne le quittait jamais, plan qui était de toute façon caduque car avant même de songer à envahir l’Allemagne il fallait d’abord libérer le nord de la France, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Le Conflit (43) Europe Occidentale (9)

6ème Armée

NdA : couvre la frontière entre Colmar et Montbéliard soit les secteurs fortifiés de Colmar, de Mulhouse et d’Altkirch

-406ème, 416ème, 426ème et 436ème régiments de pionniers

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°506 (GBCC n°506)

-6ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-20ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40

-31ème BCC : bataillon de mobilisation disposant d’abord de seize Hotchkiss H-39 en attendant l’arrivée de quarante-cinq AMX-44

-40ème BCC : bataillon de mobilisation disposant d’abord de vingt Hotchkiss H-39 en attendant l’arrivée de quarante-cinq AMX-44

-6ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (6ème GAAC)

-Un Etat-major

-Une Batterie Hors Rang

-Deux batteries de canons de 75mm équipés de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de canons de 37mm équipés de canons de 37mm contre-avions Schneider modèle 1941

Unités du génie et de soutien

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°6, parc de réparation des équipages et des ferrures n°6, le parc de réparation automobile n°6, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°6 et le parc de munitions d’armée n°6).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 806me bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 820ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la sixième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 6ème armée.

-Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA)

-14ème Escadre de Chasse (14ème EC) : cinquante-quatre Arsenal VG-33, vingt-sept VG-36 et vingt-sept Bréguet Br700C2 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs).

-Un Groupe de Bombardement léger, le GB III/32 volant sur Douglas DB-7

-Un Groupe de Bombardement léger, le GB I/62 volant sur Glenn-Martin 167F et 187F

-Deux Groupes de Bombardement Median, les GB I/11 et III/11 volant sur Lioré et Olivier Léo 458

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR III/33 volant sur Bloch MB-175

-9ème Corps d’Armée (9ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 9ème Région Militaire de Marseille

NdA couvre le secteur fortifié de Colmar

-609ème régiment de pionniers

-9ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (9ème GRCA) équipé dès la mobilisation de chars légers AMX-42 et d’Automitrailleuses de Découverte (AMD) en attendant les AM modèle 1940P. En revanche les fusiliers motocyclistes sont toujours là.

-121ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (121ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm disposant de canons de 105L modèle 1941T et deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1945S

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°509 (GAO-509) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-17ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (17ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-13ème Division d’Infanterie (13ème DI) : Cette division dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (21ème et 60ème RI), d’un régiment de tirailleurs marocains (8ème RTM); de deux régiments d’artillerie (28ème RAD et 228ème RALD); de la 613ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 613ème bataillon de défense antiaérienne, du 25ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-38ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (38ème GRDI) disposant de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-32ème Division d’Infanterie (32ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (7ème, 122ème et 143ème RI); de deux régiments d’artillerie (3ème RAD et 203ème RALD); de la 632ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 632ème bataillon de défense antiaérienne, du 84ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

12ème Corps d’Armée (12ème CA)

-Etat-major mis sur pied par la 12ème Région Militaire de Dijon

NdA couvre le secteur fortifié de Mulhouse

-612ème régiment de pionniers

-12ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (12ème GRCA) disposant à la mobilisation de fusiliers motocyclistes, de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des chars légers AMX-44 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 10 mai 1949, le rééquipement à été réalisé.

-112ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (112ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917 puis modèle 1945S.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation 512 (GAO n°512) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-29ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (29ème GRDI) disposant de chars légers Renault R-40 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des chars légers FCM-42 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P. Au 10 mai 1949, les FCM sont là mais pas les AMP toujours dans les dépôts au 10 mai 1949.

-35ème Division d’Infanterie (35ème DI) : Cette division dispose de de trois régiments d’infanterie avec deux régiments de ligne (11ème et 123ème RI) et un régiment de la Légion Etrangère (8ème REI); deux régiments d’artillerie (14ème et 214ème RALD), la 635ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 635ème Bataillon Antiaérien, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

-43ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (43ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’Automitrailleuses de Découverte (AMD) en attendant les AMP qui ne sont toujours pas là le 10 mai 1949.

-40ème Division d’Infanterie (40ème DI) : Cette division dispose de trois demi-brigades de chasseurs à pied avec la 6ème (43ème, 47ème et 51ème BCP), la 7ème (44ème, 48ème et 52ème BCP) et la 8ème demi-brigade de chasseurs à pied (53ème, 54ème et 55ème BCP).

L’appui-feu est assuré par deux régiments d’artillerie (79ème RAD et 279ème RALD), de la 640ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 640ème bataillon de défense antiaérienne, du 86ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

28ème Corps d’Armée (28ème CA)

NdA : Ce corps couvre le secteur Fortifié d’Altkirch

-Etat-Major mis sur pied par la 11ème Région Militaire de Lyon

-628ème Régiment de Pionniers (628ème RP)

-28ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (28ème GRCA) qui dispose de fusiliers motocyclistes, de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des automitrailleuses puissantes qui vont arriver à la fin du mois d’avril au point que le commandant de l’unité décidera de conserver par devers lui une flotte mixte.

-120ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (120ème RALT) qui dispose de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155mm GPF-T.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°528 (GAO-528) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-32ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (32ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-43ème Division d’Infanterie (43ème DI) : Elle dispose d’un régiment d’infanterie de ligne (le 158ème RI), d’une demi-brigade de chasseurs à pied (la 4ème DBCP) et d’un régiment de tirailleurs (le 3ème Régiment de Tirailleurs Marocains); de deux régiments d’artillerie (12ème RAD et 212ème RALD), de la 643ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 643ème bataillon de défense antiaérienne, d’un bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-20ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (20ème GRDI) disposant de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité des automitrailleuses puissantes. Au 10 mai 1949 les AM modèle 1940P se font encore désirer.

-27ème Division d’Infanterie Alpine (27ème DIAlp) : Elle dispose de la 53ème brigade d’infanterie alpine (99ème RIA et 5ème demi-brigade de chasseurs alpins) et de la 54ème brigade d’infanterie alpine (159ème RIA et 7ème demi-brigade de chasseurs alpins) ; de deux régiments d’artillerie (93ème Régiment d’Artillerie de Montagne et 293ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne); de la 627ème Batterie Divisionnaire Antichar; du 627ème Bataillon de défense antiaérienne, du 32ème bataillon du génie et d’unités de soutien.

8ème Armée

NdA cette armée couvre les secteurs fortifiés de Montbéliard et du Jura

-408ème, 418ème, 428ème, 438ème régiments de pionniers

-Groupement de Bataillons de Chars de Combat n°508 (GBCC n°508)

-9ème BCC : quarante-cinq chars légers FCM-42

-22ème BCC : quarante-cinq chars légers Hotchkiss H-39

-33ème BCC : quarante-cinq chars légers AMX-44 (M)

-48ème BCC : quarante-cinq chars légers Renault R-40 (M)

-8ème Groupement Anti-Aérien de Campagne (8ème GAAC)

-Un Etat-major

-Une Batterie Hors Rang

-Deux batteries de canons de 75mm équipées de canons de 75mm contre-avions modèle 1944

-Deux batteries de canons de 37mm équipées de canons de 37mm contre-avions Schneider modèle 1941.

-Unités du génie et de soutien

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°8, parc de réparation des équipages et des ferrures n°8, le parc de réparation automobile n°8, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°8 et le parc de munitions d’armée n°8).


-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 808me bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 821ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 8ème armée.

-Groupement d’Aviation de la 8ème Armée (GRAVIA-VIIIA)

-15ème Escadre de Chasse (15ème EC) : deux groupes volant sur Arsenal VG-36 et Bréguet Br700C2, un troisième groupe volant sur Arsenal VG-39 et Bréguet Br700C2

-Un Groupe de Bombardement Médian, le GB III/11 volant sur Lioré et Olivier Léo 458

-Deux Groupes de Bombardements légers, les GB II et III/62 volant sur Glenn-Martin 167F et 187F

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR IV/33 volant sur Bloch MB-175

-10ème Corps d’Armée (10ème CA)

NdA couvre le Secteur Fortifié de Montbéliard

-Etat-major mis sur pied par la 10ème Région Militaire (Grenoble)

-610ème Régiment de Pionniers (610ème RP)

-10ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (10ème GRCA) disposant de fusiliers motocyclistes, de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-113ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (113ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm équipés de canons de 155L modèle 1917.

-Unités du génie et de soutien

-Groupe Aérien d’Observation n°510 (GAO-510) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-61ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (61ème GRDI) disposant de chars légers AMX-44 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P qui ont remplacé les véhicules utilisés à la mobilisation retournés au dépôt (Hotchkiss H-39 et AMD).

-58ème Division d’Infanterie (58ème DI) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (204ème, 227ème et 334ème RI); de deux régiments d’artillerie (48ème et 248ème RALD), de la 658ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 658ème Bataillon de défense antiaérienne, du 87ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-1er Groupe de cavalerie tchèque : unité montée qui doit être motorisée mais ce n’est pas encore le cas en mai 1949 en raison de problèmes d’approvisionnement et de la priorité donnée aux unités françaises.

-1ère Division d’Infanterie Tchèque (1ère DIT) : Elle dispose de trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), de deux régiments d’artillerie (1er régiment d’artillerie tchèque et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

11ème Corps d’Armée (11ème CA)

NdA couvre le Secteur Fortifié du Jura

-Etat-major mis sur pied par la 11ème Région Militaire (Lyon)

-611ème Régiment de Pionniers (611ème RP)

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) disposant de chars légers FCM-42 (qui ont remplacé les H-39), de fusiliers motocyclistes et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes même si le terrain est un atout pour les AMD plus légères que les AMP.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1917.

-Groupe Aérien d’Observation n°511 (GAO-511) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-54ème Division d’Infanterie (54ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

-62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-57ème Division d’Infanterie (57ème DI) : Cette division dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

27ème Corps d’Armée (27ème CA)

NdA : en réserve locale pour par exemple aider la Suisse à faire face à une agression allemande

-Etat-major mis sur pied par la 10ème Région Militaire de Grenoble

-627ème Régiment de Pionniers (627ème RP)

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) disposant de chars légers Hotchkiss H-39, de fusiliers motocyclistes et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes qui ne sont toujours pas là au 10 mai 1949.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) disposant de deux groupes de 105mm équipés de canons de 105L modèle 1936S et de deux groupes de 155mm disposant de canons de 155L modèle 1917.

-Groupe Aérien d’Observation n°527 (GAO-527) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes qui ne sont toujours pas là au 10 mai 1949.

-7ème Division d’Infanterie (7ème DI) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

-45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes qui ont remplacé les automitrailleuses de découverte utilisées pour mettre sur pied l’unité lors de la mobilisation générale.

-28ème Division d’Infanterie Alpine (28ème DIAlp) : Cette division dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

3ème Corps de Cavalerie

-637ème régiments de pionniers (637ème RP)

-37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (37ème GRCA) : chars légers AMX-42 associés à des Automitrailleuses de Découverte (AMD) en attendant des Automitrailleuses Puissantes (AMP), ces dernières arrivant en mars 1949. On trouve aussi des fusiliers motocyclistes.

-339ème Régiment d’Artillerie Tout-Terrain à Tracteur (339ème RATTT)

-Trois groupes de 105mm équipés d’obusiers de 105mm en l’occurence des canons de 105L modèle 1936S

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Des unités de génie et de soutien : le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons, quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie, deux compagnies de transmission, deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport), un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 8ème régiment de cuirassiers équipé d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-3ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars, le 13ème Régiment de Dragons (13ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 1er Régiment de Dragons Portés (1er RDP) disposant de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 3ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 3ème escadron antichar (Laffly W15TCC), le 3ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 associé à un bitube de 25mm sous masque) et le 3ème groupe de reconnaissance disposant de chars légers AMX-42.

-4ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars, le 29ème Régiment de Dragons (29ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 6ème Régiment de Dragons Portés (6ème RDP) disposant comme les autres de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 4ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), le 4ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 4ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm sous masque) et le 4ème groupe de reconnaissance disposant de chars légers AMX-42.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Des unités de génie et de soutien : le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons, quatre compagnies du génie formant bataillon à savoir le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont), deux compagnies de transmission, deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport), un bataillon sanitaire divisionnaire et un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 5ème régiment de cuirassiers disposant d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P

-7ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 8ème Régiment de Dragons (8ème RD) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 3ème Régiment de Dragons Portés (3ème RDP) disposant de VDP Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 7ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 7ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 7ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm sous masque) et le 7ème groupe de reconnaissance disposant de chars légers AMX-42.

-8ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 18ème Régiment de Chasseurs à Cheval (18ème Rch) disposant de Somua S-45 et un régiment de dragons portés, le 7ème Régiment de Dragons Portés (7ème RDP) disposant comme les autres RDP de motos side-cars, de VDP Laffly S20T et de chars légers AMX-42, le tout accompagné et appuyé par le 8ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 8ème escadron antichar porté (Laffly W15TCC), le 8ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm) et le 8ème groupe de reconnaissance équipé de chars légers AMX-42.

-Un Régiment d’Artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B.

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Unités du génie et de soutien : Un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont), une compagnie télégraphique et une compagnie radio, deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport, un bataillon sanitaire divisionnaire, un groupe d’exploitation divisionnaire et le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

-Un régiment de découverte, le 3ème régiment de cuirassiers disposant d’AM modèle 1940P

-15ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars, le 2ème Régiment de Hussards (2ème RH) disposant encore de Somua S-40 et un régiment de dragons portés, le 13ème Régiment de Dragons Portés (13ème RDP) qui disposait de motos side-cars, de Laffly S20T et de chars légers AMX-44 accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut (Somua Sau-40), le 15ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 15ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 avec bitube de 25mm) et le 15ème groupe de reconnaissance qui disposait lui aussi de chars légers AMX-44.

-16ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 3ème Régiment de Chasseurs à cheval (3ème Rch) disposant de Somua S-40 et un régiment de dragons portés le 14ème Régiment de Dragons Portés (14ème RDP) qui comme les autres RDP disposait de Laffly S20T, de motos side-cars et de chars légers AMX-44, le tout appuyé et protégé par le 16ème groupe de canons d’assaut (Somua SAu-40), le 16ème escadron antichar porté (Laffly W15 TCC), le 16ème escadron antiaérien porté (Laffly W15 + bitube de 25mm) et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.


-Un Régiment d’Artillerie, Le 77ème Régiment d’Artillerie de DLM (77ème RADLM) disposant de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

Pologne et Pays Neutres (115) Turquie (5)

Les grands personnages de l’histoire turque

Skanderbeg (Georges Castriote dit) (Croia 6 mai 1405 Lezhe 17 janvier 1468)

Seigneur albanais, il est un héros national de l’Albanie pour sa résistance à l’empire ottoman. Son père devant payer un tribu aux ottomans et livrer ses fils en otage. En 1413, Georges et ses trois frères sont envoyés à la cour de Mehmet 1er. Il suit les cours de l’Ecole Militaire avec le futur Mourad II. Il s’illustre à la tête des armées ottomanes contres les byzantins, les perses et les syriens.

A la mort de son père Georges Castriote pense lui succéder mais le sultan préfère nommer un gouverneur à Croia. Il déclare son indépendance le 28 novembre 1443 hissant son drapeau rouge à aigle noir.

Surnommé Iskander Bey («Roi Alexandre» en référence à Alexandre le Grand) par les ottomans il forme la ligue de Lezhe en 1444, l’emportant à Touvioll le 29 juin 1444. Il repousse les armées de Mehmet II en 1450, 1466 et 1467. Il meurt en 1468 et ces successeurs vont résister jusqu’en 1480.

Mehmed II Fatih (Edirne 30 mars 1432 Gebze 3 mai 1481)

Septième sultan ottoman, il règne d’août 1444 à septembre 1446 et du 3 février 1451 au 3 mai 1481. 4ème fils de Mourad II, il prend le titre de Kaiser-i Rum (empereur des romains) après la prise de Constantinople le 29 mai 1453.

Prince cultivé, il est donc rentré dans l’histoire comme le conquérant de Constantinople ce qui lui vaut le surnom de fatih (victorieux). Ayant eut sept épouses, il eut une fille et quatre fils.

Son premier règne est agité ce qui oblige Mourad II à reprendre le pouvoir et à le conserver jusqu’à sa mort. Au printemps 1948 il participe à une campagne contre Skanderbeg.

Son deuxième avènement se fait dans un climat peu sur et peu serein. Il inaugure le don de joyeux avènement aux janissaires ce qui allait transformer ces soldats d’élite en unité politique sur le modèle des prétoriens romains. Il renouvèle les traités de paix avec Venise et la Hongrie. Dès le début il veut s’emparer de Constantinople. Il va ensuite conquérir la Serbie et la Bosnie.

Il échoue à conquérir l’Albanie en 1466 et 1467 en raison de la résistance de Skanderbeg. Ce dernier meurt de maladie en 1468 mais ses partisans vont tenir jusqu’en 1480.

En 1459/60, il conquiert le despotat de Morée puis l’empire de Trebizonde. En 1475 ses armées s’emparent des colonies génoises de Crimée. Il s’empare d’Otrante le 12 août 1480, la prise de cette ville stratégique entrainant le massacre de 12000 personnes.

Il meurt dans une campagne vers l’Orient vraisemblablement empoisonné.

Soliman le Magnifique (Trebizonde 6 novembre 1494 Szigetivar 6 septembre 1566)

Dixième sultan ottoman du 30 septembre 1520 au 6 septembre 1566, son règne marque l’apogée de la puissance ottomane, la Sublime Porte connait un âge d’or tant sur le plan militaire que politique, culturel ou économique.

Rompant avec une tradition séculaire, il épouse une fille de son harem, la troublante Roxelane qui devint Hürrem Sultan. Son fils Selim II lui succède à sa mort.

Au cours de ces études à Constantinople, il se lit d’amitié avec Pazgali Ibrahim Pacha, un esclave qui devint son plus proche conseiller.

Seul fils survivant il n’eut pas à s’imposer et à éliminer ses frères (l’empire ottoman n’à jamais mis en place de règle de succession claire). Il se lance dans une série de conquêtes en Europe après avoir réprimé la révolte du gouverneur ottoman de Damas (1521).

Il s’empare de Belgrade en août 1521 faisant mieux que son arrière grand-père Mehmet II qui avait échoué à prendre la capitale serbe. Il s’empare de Rhodes mais autorise les chevaliers à rallier Malte.

En Europe centrale les ottomans écrasent l’armée hongroise à Mohacs le 29 août 1526, Louis II Jagellon roi de Hongrie est tué. Buda tombe en 1541 (elle sera reprise par les habsbourgs en 1686). Il échoue cependant à s’emparer de Vienne mais s’empare de la Moldavie.

Il combat la Perse en 1534 et en 1548/49. Un traité est signé en 1554, Soliman s’emparant de Bagdad, de la Mésopotamie, des embouchures du Tigre et de l’Euphrate ce qui lui donne un accès au Golfe Persique puis à l’Océan Indien. La marine ottomane en disputant aux portugais le contrôle. En 1564 il soutien le sultanat d’Aceh contre les lusitaniens.

En 1535 les troupes de Charles Quint défait les ottomans à Tunis. La guerre contre Venise reprend en 1536. C’est l’époque de l’alliance avec le Roi Très Chrétien François 1er. En 1538, le corsaire barbaresque Barberousse défait la marine espagnole à Preveza, les chrétiens devront attendre Lepante en 1571 pour prendre leur revanche. L’AFN devient ottomane et sert de base de piraterie. Il échoue à Malte lors d’un siège de plusieurs mois (18 mai au 8 septembre 1565).

Si en occident il est surtout connu comme le magnifique en Turquie il est surtout connu comme le législateur.

Mahmoud II (Palais de Topkapi, Constantinople 20 juillet 1784 Constantinople 1er juillet 1839)

Sultan et calife du 28 juillet 1808 au 1er juillet 1839, il reprend les réformes de Selim III, il lance l’ère des Tanzimat. Il supprime l’ordre des Janissaires en 1826 puis créé une nouvelle armée sur le modèle européen. Cela lui vaut le surnom de «Pierre le Grand de Turquie». Il perd cependant le contrôle de l’Egypte et de la Grèce.

Menacée par son démi-frère et prédécesseur Moustapha IV, il échappe e peu à l’assassinat ordonné par Moustapha IV à la différence de Selim III.

En juin 1826 Mahmoud créé le corps des eskinci qui doit remplacer les janissaires. Ces derniers se révoltent le 15 juin. Le corps des artilleurs bombarde les casernes, les survivants sont traqués et exécutés. L’élimination des janissaires est officiellement appelé Heureux événement. Il confie la modernisation de l’armée de terre aux prussiens et de la marine aux britanniques.

Abdülhamid II (Constantinople 21 septembre 1842 – 10 février 1918)

Trente-quatrième sultan ottoman et vingt-septième calife, il règne du 31 août 1876 au 27 avril 1909 et promulgue la première et seule constitution ottomane, constitution qu’il suspend dès 1878 après la désastreuse guerre contre les russes (guerre qui allait aboutir à l’indépendance de la Bulgarie).

Fils de Abdülmécid 1er de Tirinüjgan Kadinefendi, c’est un prince cultivé qui se rend en 1867 avec son oncle le sultan Abdulaziz à Paris, Londres et Vienne. Héritier de Mourad V, il le remplace car ce dernier est instable mentalement. A son avènement il est vu comme un libéral.

Très vite son règne prend un tournant autoritaire avec notamment le massacre d’arméniens et son opposition au mouvement sioniste. Il est d’ailleurs victime d’un attentat le 21 juillet 1905, attentat mené par l’anarchiste Edouard Joris, un belge au service des arméniens. Il y à 26 morts mais le sultan est indemne.

En juin 1908 l’armée se mutine à Salonique, mutinerie qui s’étend en Macédoine. Les troupes envoyées pour réprimer ce soulèvement fraternisent avec les révoltés. Sous pression il doit rétablir la constitution (24 juillet) mais perd tout pouvoir effectif. Il renoue avec ses mânes libérales entre abolissant l’espionnage et la censure, ordonne la libération des prisonniers politiques.

Après l’échec d’une contre-révolution monarchique en avril 1909 il est déployé et exilé à Salonique remplacé par son demi-frère Mehmed V. C’est le dernier souverain ottoman absolu, sa volonté de sauver l’empire ottoman se heurte à des problèmes qui semblent insolubles. En 1912 il est autorisé à revenir à Constantinople.

Mehmet VI (Constantinople 14 janvier 1861 San Remo 16 mai 1926)

36ème et dernier sultan ottoman (3 juillet 1918 au 1er novembre 1922), il est également calife de l’Islam. Il est prétendant au trône de Turquie du 19 novembre 1922 au 16 mai 1926.

Il succède à son frère Mehmet V dans un contexte trouble et signe l’armistice de Moudros le 30 octobre 1918. Il coopère avec les alliés et châtie les leaders Jeunes-turcs condamnés à mort par contumace, le parlement étant dissous le 22 décembre 1918.

Le 8 juillet 1919 il casse le grade de général de Mustapha Kemal. Il ordonne de ne plus lui obéir ce qui fait que deux pouvoirs concurrents se font face. De nouvelles élections sont organisées mais le 11 avril 1920 le sultan dissous l’assemblée. Le 23 avril, une Grande Assemblée Nationale est élue.

Une nouvelle armée est mise sur pied mais cette armée du calife se désintègre suite à la signature du traité de Sévres le 10 août 1920 qui fait perdre à Mehmet ses derniers soutiens.

Le sultanat est abolit le 1er novembre 1922. Le 17, Mehmet VI quitte Constantinople à bord du cuirassé HMS Malaya. Il se réfugie à Malte. Son cousin est élu au califat puis s’installe à San Remo en mai 1923. Il est enterré à Damas.

Djemal Pacha (Mytilène 6 mai 1872 Tbilissi 21 juillet 1922)

Militaire et homme politique ottoman, il est l’un des membres du triumvirat qui domine l’empire ottoman jusqu’à sa chute. Il dirige l’attaque ottomane contre le canal de Suez en 1915. Après cet échec il gouverne la Syrie ottomane.

Impliqué dans les génocides arméniens, assyriens et grec pontique, il s’exile en Afghanistan où il participe à la réorganisation de l’armée afghane. Il se rend ensuite en URSS où il est assassiné par les arméniens dans le cadre de l’opération Némésis.

Diplômé de l’école militaire de Kuleli en 1890 et de l’académie militaire de Constantinople en 1893, il rejoint les jeunes-turcs en 1905. En 1909 il est envoyé en Cilicie pour calmer le jeu après le massacre de 30000 arméniens, sinistre prologue du génocide. En 1911 il est gouverneur de Bagdad.

Il participe à la première guerre balkaniques avant de jouer un rôle majeur dans la révolution du 23 janvier 1913. Il est ministre de la Marine en 1914.

Il tente une alliance avec la France mais échoue. Les Trois Pachas décident de choisir le camp des Empires Centraux.

Ses relations avec les juifs sont ambigües et les nationalistes arabes connaissent le poids de sa férule au point qu’il est surnommé le boucher. A noter que sa responsabilité dans le génocide arménien est discutée par les historiens.

A la fin de la guerre il s’enfuit en Allemagne puis en Suisse. Condamné à mort par coutumace lors d’un procès qui à eu lieu du 28 avril au 5 juillet. Il est assassiné à Tbilissi par trois activistes arméniens.

Talaat Pacha (Kardjali 1er septembre 1874 Berlin 15 mars 1921)

Homme d’Etat ottoman, il termine grand vizir. C’est l’un des leaders du mouvement jeune-turc. C’est aussi le grand ordonnateur du génocide arménien. Condamné à mort par contumace, il est assassiné par des arméniens à Berlin.

Diplômé du collège d’Edirne, il est arrêté en 1893 mais relâché en 1895. Député après la révolution jeune-turque, il est ministre de l’Intérieur puis ministres des Postes. Depuis 1903 il est franc-maçon.

Ses positions politiques se radicalisent, il devient de plus en plus nationaliste et est favorable à l’idéologie panturquiste. Il forme le trio des Pachas qui domine la Turquie de 1908 à 1918.

Grand Vizir en 1917, il démissionne le 14 octobre 1918. Il est condamné à mort par contumace le 5 juillet 1919. Il est assassiné par Soghomon Tehlirian un rescapé du génocide arménien qui sera ensuite acquitté. Il est enterré à Berlin puis à Istanbul.

Mustapha Kemal Pacha (Salonique 19 mai 1881 Istanbul 10 novembre 1938)

Militaire et homme d’état turc, il est fondateur et premier président de la République de Turquie (29 octobre 1923 au 10 novembre 1938) après avoir été président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie (24 avril 1920 au 29 octobre 1923). Il est premier ministre de Turquie du 3 mai 1920 au 21 janvier 1921).

Il suit des cours à l’école coranique puis à l’école laïque privée Sensi Efendi en 1886. Sa scolarité est turbulente et difficile. Il est diplômé du collège militaire de Salonique en 1896. Il est ensuite à l’Ecole des Cadets de Monastir où il hérite du surnom de Kemal (parfait) pour ses prouesses en maths. Il sort en 1899 2ème de sa promotion. Il entre le 13 mars 1899 à l’Ecole de Guerre d’Istanbul d’où il sort en 1902 avec le grade de lieutenant.

Diplômé de l’Académie Militaire le 11 janvier 1905, il s’inscrit dans le mouvement libéral et réformateur qui cherche à stopper le déclin de l’empire ottoman. Il créé un mouvement baptisé Patrie et Liberté. Il participe en spectateur à la Révolution Jeune-Turque car sceptique sur les chances de réussite du coup de force. Il est affecté à l’Etat-Major d’Istanbul en 1911.

Il participe à la guerre contre l’Italie dans la future Libye puis aux guerres balkaniques. Il s’illustre aux Dardanelles durant le premier conflit mondial («Je ne vous demande pas de combattre mais de mourir»).

Il aurait pu devenir Ministre de la Guerre mais Talaat Pacha devenu Grand Vizir met son veto car il n’à pas apprécié les critiques de Mustapha Kemal sur sa politique. Il dirige le 16ème CA puis la 2ème Armée dans le Caucase. Il est ensuite appelé en Syrie pour juguler l’avancée britannique mais le paludisme le met rapidement sur la touche. Il s’oppose à l’influence allemande.

De retour en Syrie en août 1918 il tente d’enrayer le déclin ottoman mais sans succès. Il décide d’abandonner la Syrie pour défendre l’Anatolie. Recevant le commandement de toutes les troupes ottomanes il refuse l’Armistice de Moudros mais il est au début très isolé.

Relevé par le Sultan le 8 juillet 1919, il organise un contre-pouvoir qui va peu à peu profiter de la dégradation de l’image du sultan. La signature du traité de Sèvres le 10 août 1920 est le point de bascule, l’armée du calife se désintègre très vite. Il repousse les arméniens, est soutenu par les soviétiques, Lenine et Trotski envoyant Frounze pour l’épauler. Les kurdes sont vite matés, la France, l’Italie et la Grande-Bretagne abandonnent vite le pays.

Les grecs s’obstinent ce qui aboutit à la guerre gréco-turque se terminant l’armistice de Mudanya le 11 octobre 1922, un triomphe turque et un désastre grec.

Il imprime très vite sa marque sur la Turquie avec une idéologie nationaliste, étatiste, laïque, la République Française servant de modèle. Un véritable culte de la personnalité se développe tout comme une lutte contre les minorités ethniques dans le but d’unifier le pays.

Très vite le régime devient très autoritaire avec un parti unique et une répression de toute forme d’opposition notamment suite au Complot de Smyrne en juillet 1926.

Il mène une politique de grands travaux financés sans capitaux étrangers pour éviter toute dépendance.

Il refuse tout antisémitisme en accueillant par exemple 150 universitaires juifs ayant perdu leur poste en Allemagne.

Le 24 novembre 1934 il reçoit le patronyme d’Atatürk «Turc ancètre» et «Turc père».

Il meurt le 10 novembre 1938 à 9.05 d’une cirrhose au palais de Dolmabahce. Il est enterré au musée ethnographique d’Ankara le 21 novembre 1938 puis au Antbakir.

Ismail Enver (Enver Pacha) (Constantinople 22 novembre 1881 – République soviétique populaire de Boukhara 4 août 1922)

Militaire et homme politique turc, c’est l’un des chefs de la Révolution Jeune-Turque. Ministre de la Guerre pendant le premier conflit mondial c’est l’un des instigateurs du génocide arménien.

Selon certaines sources il serait issu d’une famille gagaouze convertie à l’islam au 19ème siècle en Crimée. Il effectue une partie de ses études en Allemagne et ne tarde pas à choisir la carrière des armes.

Affecté en Macédoine en 1902 il rejoint les jeunes-turcs en 1906 et organise le soulèvement de juillet 1908. Il joue un rôle clé dans l’écrasement de la contre-révolution d’avril 1909. Attaché militaire à Berlin, il renforce les liens entre Berlin et Constantinople.

En 1911 il épouse Nadjré petite fille du sultan Abdulmejid et nièce du sultan Mehmed V. En 1911/12 il dirige la guérilla en Tripolitaine contre les italiens en utilisant son expérience dans la répression contre les maquisards grecs et bulgares.

Il participe aux guerres balkaniques reprenant la forteresse d’Andrinople (Edirne). Après le coup d’état de 1913, il fonde un triumvirat, le triumvirat des Trois Pachas avec Talaat Pacha et Djemal Pacha. Ils obtiennent les pleins pouvoirs ,dispersant le parlement, arrêtant les opposants dont certains sont pendus.

Nationaliste, il se fait le chantre du panturquisme qui souhaite regrouper tous les turcophones dans un seul état.

Son action durant le premier conflit mondial est plus contrastée avec des échecs en Egypte (offensive contre le canal de Suez) et dans le Caucase contre les russes. Il autorise Talaat Pacha à réaliser le génocide arménien.

Il démissionne et s’enfuit en Allemagne (2 novembre 1918). Il rejoint ensuite l’Asie centrale où il est d’abord allié des bolcheviks avant de les combattre. Il est tué le 4 août 1922 dans des circonstances peu claires.

Ismet Inonü (Smyrne 24 septembre 1884 Ankara 25 décembre 1973)

Militaire et homme politique turc, il est le Milli Sef (Chef national). Il poursuit d’abord l’autoritarisme de Mustapha Kemal avant de tenter une timide ouverture démocratique, ouverture fermée en 1947 et qui ne sera réouvert que par son successeur Celâl Bayar qui le remplace en mai 1950, le compagnon d’arme d’Ataturk ayant du démissionner pour raisons de santé.

Artilleur de formation, il intègre le mouvement Jeune-Turc en 1909, opérant au Yemen, dans les Balkans, en Palestine et contre les russes durant les derniers conflits de l’empire ottoman. Il participe à la guerre d’indépendance turque puis à la guerre gréco-turque .

Ministre des Affaires Etrangères en 1922, il dirige la délégation turque qui négocie le traité de Lausanne (1923). Il est premier ministre du 30 octobre 1923 au 8 novembre 1924 et du 4 mars 1925 au 25 octobre 1937.

Les relations avec Ataturk se dégradent rapidement, les idées d’Inonu étant jugées trop étatistes pour l’économie et trop passives sur le plan de la politique étrangère.

Elu à la mort d’Ataturk, il poursuit la politique autoritaire de créateur de la république turque mais se montre un peu plus souple probablement parce qu’il n’à pas le charisme de Mustapha Kemal.

Sur le plan de la politique étrangère il décide de maintenir la Turquie dans une position de neutralité, le souvenir de l’empire ottoman ayant sombré dans le premier conflit mondial étant dans tous les esprits. Les alliés comme l’Axe tentent d’amadouer la Turquie mais Ankara se contentant de prendre sans (trop) donner.

Démissionnant pour raisons de santé en mai 1950, il est mis en résidence surveillée suite au coup d’état de 1960 mais il n’est pas inquiété jusqu’à sa mort treize ans plus tard.

Pologne et Pays Neutres (76) Suède (11)

Artillerie

Artillerie de campagne

-Le 7.5cm KANON m/02-33 est un canon conçu par la firme Krupp mais produit sous licence par la firme Bofors. On peut donc le considérer comme une pièce d’artillerie de campagne germano-suédoise.

Comme sa désignation l’identique les 108 exemplaires utilisés par l’Armen étaient une version modernisée en 1933 d’un modèle mis en service en 1902. Toujours en service en septembre 1948 bien que passablement déclassé, ce canon à été retiré du service en 1955 et remplacé par des canons plus modernes.

Le 7.5cm KANON m/02-33 pesait 1400kg en configuration transport disposait d’un tube de 30 calibres (longueur du tube 4.44m) pour tirer un obus explosif de 6.6kg à une distance maximale de 10000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4.75mm d’épaisseur pouvait pointer la pièce en site de -3° à +43° et en azimut sur 50°

Le 7.5cm KANON m/40 est un canon de campagne de conception et de fabrication suédoise qui remplaça partiellement le modèle 1902/33.

Je dis bien partiellement car seulement 64 canons ont été produits. Ce canon à été utilisé par l’armée suédoise jusqu’en 1959 quand les derniers ont quitté le service actif mais pas le service actif car deux canons servant de canon de salut au palais royal de Stockholm.

Le 7.5cm KANON m/40 est un canon de campagne léger pesant 1435kg en position tir, tirant un obus de 6.6kg (75x278R) via un tube de 37.5 calibres (longueur 2.812m) à une distance maximale de 10700m à raison de quinze coups par minute, l’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4.75mm pointant le canon en site de -5° à +43° et en azimut sur 50°.

Artillerie de montagne

-Canon de montagne de 75mm Bofors modèle 1934

-Le 10.5cm BERGHAUBITS m/10-24 est comme son nom l’indique un obusier de montagne lourd chargé de compléter le canon précédent. Enfin il faut le dire vite car il n’à été produit qu’à quatre exemplaires mis en service en 1926. Toujours en service en septembre 1948 ces pièces ont été retirées du service et envoyées à la ferraille sauf une pièce conservée dans un musée.

Le 10.5cm BERGHAUBITS m/10-24 est un obusier de montagne de conception et de fabrication suédoise pesant 1100kg en position de tir, disposant d’un tube de 12 calibres (1.680m), tirant un obus de 14.6kg à une distance maximale de 8000m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes peut pointer l’obusier en site de -5° à +43° et en azimut sur 5.5°.

Artillerie lourde

Le 10.5cm HAUBITS m/10 est un obusier de conception et de fabrication suédoise issu de la célèbre firme Bofors. Mis en service dans l’Armen en 1911, il à été produit à 160 exemplaires qui étaient tous en service en septembre 1948. Après une longue carrière ces obusiers ont été remplacés par des pièces plus modernes au début des années soixante.

Le 10.5cm HAUBITS m/10 pèse 1100kg en position de tir, disposait d’un tube de 14 calibres (longueur du tube 1.470m) qui lui permettait le tir d’un obus de 14.6kg (105×98) à une distance maximale de 5800m. L’équipe de pièce composée de huit hommes pouvait pointer la pièce jusqu’à +43° et en azimut sur 5.5°.

10.5cm cannon modell 1927 mis en œuvre par des artilleurs allemands

-10.5cm cannon modell 1927 : Ce canon à surtout connu un succès à l’export (Pays-Bas et Hongrie où il à été produit sous licence) à été utilisé à seulement quatre exemplaires d’abord par l’artillerie côtière puis par l’artillerie de campagne. Toujours en service en service en septembre 1948 mais retirés du service pendant la guerre car trop usés.

-10.5cm Kanon m/34

Quatre exemplaires sont acquis par l’artillerie côtière et cinquante-six par l’armée de terre soit soixante pièces pour l’armée suédoise sous la désignation de 10.5cm Fältkanon m/34.

Huit autres canons d’une version améliorée ont été acquis en 1942 et ultérieurement les pièces d’artillerie côtière furent cédée à l’armée suédoise soit un total de soixante-huit canons (les pièces ayant appartenu à la marine suédoise étant connus sous la désignation de 10.5 cm Fältkanon m/34M).

Ce canon à aussi été exporté en Suisse (production sous licence), en Finlande et en Thaïlande.

10.5cm Haubits m/39 : désignation suédoise du 10.5cm Leichte Feldhaubitze 18 acquis à 142 exemplaires.

-10.5cm Haubits m/40 : obusier de 105mm exporté également en Finlande, en Estonie, en Suisse, aux Pays-Bas et en Thaïlande. L’artillerie suédoise à utilisé plus de 400 pièces en cinq versions différentes.

-Le 10.5cm KANON m/34 est un canon de 105mm de corps d’armée. Produit à cinquante-six exemplaires, il devait assurer l’appui des divisions d’infanterie en leur offrant une couverture, un appui-feu à longue distance sans oublier la traditionnelle mission de contrebatterie.

Ce canon de conception et de fabrication suédoise pesait 3750kg en position de tir disposant d’un tube de 39.9 calibres (longueur : 4.189m) permettant le tir d’un obus explosif de 15.5kg (105×764) à une distance maximale de 18100m à raison de six coups par minute.

L’équipe de pièce de huit hommes protégée par un bouclier de 4.5mm pouvait pointer le canon en site de -5° à +42° et en azimut sur 60°. Le canon était remorqué par un camion.

Bofors 12cm m/14 : nombre inconnu utilisé par l’Armen jusqu’à une date tardive

-Le 15cm HAUBITS m/06 est un obusier moyen germano-suédois issu d’une coopération entre Krupp et Bofors. Il à été produit à cinquante-six exemplaires et mis en service à partir de 1906. Ils sont retirés du service à la fin des années cinquante car trop usés.

Pesant 2150kg en position de tir, il dispose d’un tube de 11 calibres (longueur du tube 1.650m) permettant le tir d’un obus de 41kg à une distance maximale de 6700m à raison de quatre coups par minute. L’équipe de pièce de neuf hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +43° et en azimut sur 2.5°.

-Le 15cm HAUBITS m/39 est un obusier de corps d’armée de conception et de fabrication suédoise, un produit de la célèbre firme Bofors. Mis en service en 1941, il à été produit à 113 exemplaires avant qu’une complément de production ne porte le parc à 147 exemplaires. Comme son prédecesseur, il était remorqué par un camion le plus souvent Volvo L TL 1931 Tractor. Il à été remplacé par des pièces plus modernes au milieu des années soixante.

Le 15cm HAUBITS m/39 pesait 2150kg en position de tir (mais 5720kg en configuration transport), disposant d’un tube de 23 calibres (3.450m) permettant le tir d’un obus explosif de 41.5kg à une distance maximale de 14600m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de neuf hommes peut pointer le tube en site de -5° à +65° et en azimut sur 45°.

-Le 21cm HAUBITS m/17 est un obusier lourd de conception et de fabrication allemande datant de 1918 dont la Suède possédait 12 exemplaires. Cet obusier obsolète est retiré du service à la fin du second conflit mondial sans avoir pu faire parler de sa puissance.

Le 21cm HAUBITS m/17 pesait 7530kg en position de tir (et transport en deux fardeaux) disposant d’un tube de 14.5 calibres (2.67m) pour permettre le tir d’un obus explosif de 120.75kg (210×231) à une distance maximale de 10200m à raison de deux coups par minute.

L’équipe de pièce pouvait pointer le tube en site de -6° à +70° et en azimut sur 4°.

-Huit 21cm Kanone 39

Artillerie antiaérienne

-20mm Maskinkanon M.40S

Appelé aussi PANSARVÄRNSLUFTVÄRNSKANON m/40 (Nda A vos souhaits) est un canon automatique de 20mm utilisable comme canon antichar malgré son faible calibre et comme canon antiaérien. Il à repris certains éléments des canons Bofors de 25 et de 40mm. Ce canon à aussi été utilisé à bord de véhicules blindés. 2700 exemplaires ont été utilisés uniquement par l’armée suédoise.

Le PANSARVÄRNSLUFTVÄRNSKANON m/40 est un canon automatique de conception et de fabrication suédoise pesant 310kg en configuration transport et 65kg en position de tir. Il disposait d’un canon de 70 calibres (1.32m de long) permettant le tir d’un obus de 20mm de 0.145kg (20x145mm) à une distance maximale de 5000m en tir sol-sol et de 2000m en tir antiaérien sachant que la pénétration est de 25mm à 500m à 90°. Alimenté par des chargeurs de 25 coups, il pouvait tirer 360 coups à la minute.

L’équipe de pièce se compose de quatre hommes (chef de pièce, tireur et deux pourvoyeurs) qui pouvaient pointer le canon en site de -5° à +85° et en azimut sur 360°

-2cm Flak 30 et Flak 38

-Canon de 40mm Bofors

LUFTVÄRNSKANON m/29 et LUFTVÄRNSKANON m/30 : désignations officielles du Canon de 75mm Bofors modèle 1929, une arme largement exportée en Argentine, en Chine, en Finlande, en Grèce, en Hongrie, en Perse aux Pays-Bas et en Thaïlande.

-LUFTVÄRNSKANON m/37 : version modifiée et modernisée du précédent.

Artillerie antichar

-Canon antichar de 37mm Bofors

Pologne et Pays Neutres (65) Suisse (15)

Avions en service

Chasse

-Dewoitine D-27

Le Dewoitine D-27 est un monomoteur de chasse monoplan à aile parasol conçu par l’avionneur français Emile Dewoitine installé en Suisse depuis 1927. Effectuant son vol inaugural en 1928 il intéresse très vite l’aviation suisse qui est à l’époque en très mauvais état.

Cet appareil est produit à soixante-six exemplaires par EKW (Eidgenössische Konstruktions Werkstätte) et va aussi être exporté en Espagne, en Yougoslavie et en Roumanie.

Toujours en service en septembre 1939 au sein des unités de chasse l’appareil est obsolète et durant la Pax Armada va être peu à peu retiré des unités de première ligne pour être utilisé pour l’entrainement.

Trente-deux appareils sont encore disponibles en septembre 1948, vingt-quatre en mars 1950 et douze en avril 1954 mais si seulement quatre sont en état de voler. Tous les appareils ont été envoyés à la ferraille.

Le Dewoitine D.27 était un monomoteur de chasse monoplan à aile parasol pesant 1038kg à vide, 1382kg en charge et 1414kg au maximum. D’une envergure de 9.8m, d’une longueur de 6.5m et d’une hauteur de 2.79m, il était propulsé par un moteur Hispano-Suiza 12Mc de 500ch ce qui lui permettait d’atteindre la vitesse de 312km/h, une distance franchissable de 600km et un plafond opérationnel de 9200m. Son armement était composé de deux mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Deux Morane-Saulnier MS-406 sont encore en service en septembre 1948. Il s’agissait de deux appareils acquis en octobre 1938 et avril 1939 pour évaluation. L’évaluation s’étant révélée positive, la licence de production est achetée aboutissant à la production des EKW D-3800 et EKW D-3801.

Soixante-quatre Morane-Saulnier MS-410 reçus de la France, un cadeau diplomatique qui aura pour avantage de pousser l’Allemagne à accepter la livraison de Me-109 plus modernes. Ces soixante-quatre appareils sont toujours en service en septembre 1948 même si ils sont passablement dépassés par les progrès de l’aéronautique militaire.

-EKW D-3800

EKW D-3801

Après l’évaluation de deux MS-406, la Suisse décida d’acheter la licence de fabrication mais se garda de produire le même appareil que celui qui entrait en service dans l’Armée de l’Air. Non elle préféra demander à l’Eidgenössische Konstruktions Werkstätte (EKW) de produire l’appareil sous une forme améliorée.

Par rapport au MS-406, l’EKW D-3800 dispose d’un moteur Hispano-Suiza 12Y-77 à la place du 12Y-31, d’un canon de 20mm d’un modèle différence, de mitrailleuses alimentées par bandes au lieu de tambours, d’une helice Escher-Wyss EW-V3 à pas variable au lieu de l’hélice Chauvière à deux pas, d’une roulette à la place de la bequille de queue. Ainsi modifié l’appareil fût produit à 82 exemplaires dont la majorité était toujours en service en septembre 1948. Les derniers exemplaires quittent le service actif à l’automne 1954.

-EKW D-3801

L’EKW D-3801 est une évolution du précédent avec un moteur Hispano-Suiza 12Y-51, des pipes d’échappement à effet propulsif protégées par un carénage, un radiateur fixe dans un carénage plus aérodynamique, un pare-brise blindé et un blindage interne. 207 exemplaires produits, appareils mis en service à partir de 1941 et retirés du service en 1957 même si à l’époque les appareils survivants étaient utilisés pour des missions secondaires.

-Messerschmitt Me-109

Comme nous l’avons vu dans la partie historique, la Suisse à choisit le Me-109 comme premier chasseur réellement moderne. Elle à ainsi acquis 10 Bf-109D-1, 30 Me-109E-1 et 50 E-3 soit un total de quatre-vingt dix appareils.

Suite à la cession gratuite de MS-410, Berlin à proposé la livraison à prix d’ami de Me-109 plus modernes que les chasseurs français. Berne à immédiatement accepté. De là à penser que c’était exactement l’objectif il n’y à qu’un pas…… .

L’Allemagne va ainsi livrer à son voisin helvète 54 Me-109G et 32 Me-109H qui vont remplacer les Bf-109D et une partie des Me-109E. A la fin du conflit sur les 176 Bf/Me-109 acquis par la Suisse il restait en service deux Bf-109D, trente-deux Me-109E, 40 Me-109G et 24 Me-109H soit un total de 98 appareils qui vont être remplacés dans un premier temps par des P-51 issus des surplus américains.

-Bristol Beaufighter

Bristol Beaufighter

Durant la Pax Armada, la Suisse s’intéresse au concept de chasse de nuit, ses potentialités et ses limites. Une Escadrille expérimentale de chasse de nuit (experimentelle Nachtjägerstaffel) est ainsi créée avec des appareils étrangers acquis en petit nombre.

Cette escadrille va ainsi disposer de deux Bristol Beaufighter, deux Northrop P-61 Black Widow, deux Messerschmitt Me-110 et deux Bréguet Br700C2. Le tout avec un stock confortable de pièces détachées ce qui semble trahir une volonté d’aller au delà d’une simple évaluation du concept de chasse de nuit. A ces appareils vont s’ajouter un Potez 630C3 et un Potez 632B2 déjà en service depuis les années trente.

Cette escadrille expérimentale à fort à faire de sa création en septembre 1945 à septembre 1948 quand le second conflit mondial éclate. Le concept de chasse de nuit est validé mais le temps (et la volonté ?) à manqué pour créer une ou plusieurs unités opérationnelles.

Ce qui est sur c’est qu’à l’époque les deux Potez ont été retirés du service et qu’il restait les deux P-61, un Me-110, deux Beaufighter et un Bréguet Br700C2 soit six appareils.

Ces avions vont patrouiller une fois la nuit tomber pour empêcher les intrusions aériennes menées par les belligérants.

En septembre 1949 l’escadrille expérimentale devient une escadrille opérationnelle. Son équipement d’origine est uniformisé avec la livraison en toute discretion de douze Bristol Beaufighter ce qui suscite les protestations de Berlin qui un temps ferme sa frontière avec la Suisse et bloque les échanges économiques avec Berne, une situation qui ne dure pas tant l’Allemagne à besoin de la neutralité helvétique.

Ces douze chasseurs bimoteurs vont surveiller nuitamment le ciel helvète et être engagés à plusieurs reprises contre des bombardiers et des avions de reconnaissance qu’ils soient alliés ou de l’Axe avec à la clé plusieurs incidents. A la fin du conflit il restait huit appareils en service, avions qui ont été remplacés par des Hornet en attendant des avions à réaction mais ceci est une autre histoire.

Bombardement

-Hawker Hind : un appareil acquis pour évaluation. Toujours opérationnel en septembre 1939 mais ne l’est plus en septembre 1948. On ignore la date à laquelle il à disparu des unités suisses.

-Potez 25 : 17 exemplaires toujours en service en septembre 1939, six en septembre 1948. Dernier vol en date du 17 octobre 1950. Les appareils ont tous été ferraillés au sortir de la guerre.

-EKW C-3603

L’EKW C-3603 est un monomoteur biplace monoplan d’entrainement, de bombardement et de reconnaissance (NdA vous avez dit couteau suisse) produit en sept versions à 245 exemplaires.

On trouve la variante de base (C-3603), la variante de bombardement et d’attaque au sol produite à 150 exemplaires (C-3603-1), une variante d’entrainement général produite à 20 exemplaires (C-3603-1 Lastenträder), une variante d’entrainement produite à deux exemplaires (C-3603-1 Tr), une variante tracteur de cibles produite à soixante et un exemplaires (C-3603-1 Schlepp) auxquels on peut ajouter deux modèles uniques, le C-3603-1 Schlepp-Leuchtr et le C-3603-1 Firefly qui étaient eux aussi utilisés pour le remorquage de cibles.

Les C-3603 sont restés en service jusqu’en 1962 date à laquelle ils ont été retirés du service et pour la majorité d’entre-eux envoyés sans autre forme de procès à la ferraille.

Le C-3603 est un avion de conception et de fabrication suisse pesant 2430kg à vide et 3250kg en charge, mesurant 10.23m de long pour 3.79m de haut et 13.742m d’envergure. Il était propulsé par un moteur en ligne Hispano-Suiza HS-51 de 1000ch lui permettant d’atteindre la vitesse maximale de 476km/h, une distance franchissable de 680km et un plafond opérationnel de 8700m. L’armement se composait d’un canon de 20mm, de quatre mitrailleuses de 7.5mm et de 400kg de bombes.

-Vickers Wellington

Au début du second conflit mondial la Grande-Bretagne à livré seize Vickers Wellington permettant à la Suisse d’une véritable capacité de bombardement. Ces appareils ont été retirés du service en 1955.

Reconnaissance

-Fairey Fox : deux exemplaires acquis en 1935 toujours en service en septembre 1939 mais retirés du service en 1944 et envoyés à la ferraille.

-Fokker C.V : La Suisse à acquis un Fokker C.V-D et surtout soixante-trois C.V-E (quinze livrés des Pays-Bas et quarante-huit exemplaires produits sous licence) soit un total de soixante-quatre appareils qui sont naturellement en service en septembre 1939 mais aussi en septembre 1948 même si à l’époque il ne reste plus que quarante-deux Fokker C.VE, les autres appareils ayant été soit perdus au cours d’accidents (l’unique C.VD et douze C.V-E) ou rayés des listes car trop usés (neuf Fokker C.V-E).

-Häfeli DH.5

Le Häfeli DH.5 est un biplan biplace de reconnaissance de conception et de fabrication suisse mis en service en 1922. Il à été produit à 122 exemplaires et retiré du service en septembre 1940 remplacé par des appareils plus modernes. En septembre 1948 il restait une trentaine d’appareils encore en état de vol mais ils ont été tous envoyés à la casse avant avril 1954.

Le Häfeli DH.5 est un biplan biplace de reconnaissance de conception et de fabrication suisse pesant 660kg à vide et 1095kg en charge, une longueur de 7.60m, une hauteur de 3.10m et une envergure de 11.16m.

Propulsé par un moteur LFW-1 de 180ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 170km/h, un plafond opérationnel de 5000m et une distance franchissable de 480km.

-EKW C-35

L’EKW C-35 est un biplan biplace de reconnaissance et de bombardement léger de conception et de fabrication suisse. Mis en service en 1937 il à été produit à 153 exemplaires. Toujours en service en septembre 1948 il à achevé sa carrière en septembre 1954, les exemplaires survivants étaient pour la plupart envoyés à la ferraille.

L’EKW-35 est un biplan biplace de conception et de fabrication helvétique pesant 3122kg au décollage, mesurant 9.25m de long pour 3.75m de haut et 13m d’envergure. Propulsé par un moteur Hispano-Suiza HS-77 de 860ch, il peut atteindre la vitesse maximale de 335km/h, franchir 620km à une altitude maximale variant de 4 à 8000m. Son armement était correct avec un canon de 20mm, trois mitrailleuses et 100kg de bombes.

-Fieseler Fi-156 Storch : Cinq appareils acquis durant la Pax Armada pour évaluation des capacités de cet avion de coopération, de liaison et d’évacuation sanitaire. Commande réduite (vingt-huit exemplaires) honorée entre 1945 et 1946 mais le projet de le produire sous licence n’à pas aboutit.

-De Havilland Mosquito : Deux appareils acquis pendant la Pax Armada là encore pour évaluation, une évaluation positive mais la commande initiale de 100 appareils à été réduite à vingt-huit exemplaires mais seulement quatorze ont été livrés avant le déclenchement du second conflit mondial. Les appareils restants ont été réquisitionnés par la RAF, les suisses étant indemnisés.

Entrainement et Transport

FFA Bü-131, version produite sous licence du Jungmann

-Bücker Bu-131 Jungmann : 94 exemplaires (six livrés par l’Allemagne et quatre-vingt huit produits sous licence)

-Bücker Bu-133 Jungmeister : 52 exemplaires (six livrés par l’Allemagne et quarante-six produits sous licence)

Dewoitine D-1

-Dewoitine D.1C-1

Le Dewoitine D.1 est à l’origine un chasseur monoplace monoplan à aile parasol effectuant son premier vol en novembre 1922. Il à été utilisé par la Tchécoslovaquie, l’Aéronavale française, l’Italie (où il à été produit sous licence), par le Japon, la Suisse et la Yougoslavie.

Les deux exemplaires qui ont été acquis par la Suisse ont été d’abord utilisés comme chasseurs puis comme avions d’entrainement. Après un dernier vol en mars 1941 les appareils usés jusqu’à la corde ont été envoyés à la ferraille.

Le Dewoitine D.1 pèse 820kg à vide, mesure 7.50m de long pour une hauteur de 2.75m et une envergure de 11.50m. Propulsé par un Hispano-Suiza 8Fb de 300ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 250km/h et franchir 400km. Il était armé de deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers.

-Dewoitine D.9C-1

Le Dewoitine D.9 est un dérivé du précédent. Effectuant son premier vol en 1924 il échoua à convaincre l’Aéronautique Militaire mais connu le succès à l’export.

Si les commandes belges, yougoslaves, hongroises et suisses furent symboliques en revanche la commande italienne fût importante mais rapporta finalement peu à Dewoitine car les 150 exemplaires furent produits sous licence sous la désignation d’Ansaldo AC.3.

La Suisse à acquis deux exemplaires d’abord utilisés comme chasseurs puis comme avions d’entrainement. Le premier appareil s’écrase le 17 mars 1940 (piloté blessé) et le second est retiré du service actif après la découverte de criques dangereuses. Il est ferraillé peu après.

Le Dewoitine D.9 est un chasseur monoplace monoplan à aile parasol de conception et de fabrication française. Pesant 945kg à vide et 1333kg en charge, il mesurait 7.30m de long, 12.80m d’envergure et 3m de haut.

Propulsé par un moteur Gnome-Rhône de 560ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 245km/h, franchir 400km à une altitude maximale de 8500m. Il était armé de deux mitrailleuses de 7.7mm Vickers synchronisés et 2 mitrailleuses Darne.

-Dewoitine D.19C1

Le Dewoitine D.19 est un chasseur monomoteur monoplan à aile haute lui aussi issu du D.1. Il effectue son premier vol en 1925 mais comme les deux premiers (D.1 et D.9) il n’à pas remporté le succès dans son pays étranger.

Il à été vendu à la Belgique (un) et à la Suisse avec un exemplaire vendu et deux exemplaires assemblés en Suisse. Ces trois chasseurs furent rapidement utilisés pour l’entrainement, retirés du service en 1940 et envoyés à la ferraille.

Pesant 964kg à vide et 1300kg au décollage, il mesurait 7.87m de long pour 10.8m d’envergure et 3.4m de haut. Propulsé par un moteur Hispano-Suiza 12Jb de 400ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 265km/h, franchir 400km et avec un plafond opérationnel de 8500m. Son armement se compose de deux mitrailleuses de 7.7mm.

-Dewoitine D.26

Le Dewoitine D.26 est une variante d’entrainement du D.27. Par rapport au chasseur, l’appareil ne dispose pas de système de refroidissement et le moteur est plus petit et moins puissant.

La Suisse à commandé et utilisé onze exemplaires (un livré de France, dix assemblés en Suisse) jusqu’en 1949 quand les appareils sont retirés du service, stockés avant d’être ferraillés à la fin de la guerre.

Le Dewoitine D.26 est un monomoteur monoplace monoplan à aile haute. Pesant 763kg à vide et 1068kg en charge, il mesurait 6.72m de long, 10.30m d’envergure et 2.78m de haut. Propulsé par un moteur Wright 9Qa de 340ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 240km/h, franchir 500km et voler à 7500m. Il était armé de deux mitrailleuses de 7.5mm Darne.

Fokker C.IX : un exemplaire acquis en 1932 toujours en service en septembre 1939 mais retiré du service en mars 1941 et envoyé à la ferraille.

-Junkers Ju-52/3m : trois exemplaires

-Morane-Saulnier MS.229 : deux exemplaires en service de 1921 à 1941

-Messerschmitt M.18

Le Messerschmitt M.18 est un avion de transport de passagers de conception et de fabrication allemande. Effectuant son premier vol en 1926 il à été produit à 24 exemplaires. L’aviation militaire suisse à acquis trois exemplaires utilisés jusqu’en 1944 date de leur retrait du service actif.

Cet appareil est un monomoteur monoplan à aile haute pouvant emporter sept passagers en plus de son pilote. Il pèse 890kg à vide et 1760kg en charge. Il mesure 9.4m de long pour 2.8m de haut et 15.8m d’envergure. Propulsé par un moteur Wright R-975 Whirlwind de 975ch, il pouvait atteindre la vitesse maximale de 212km/h, franchir 630km et voler à 5300m d’altitude.

-Messerschmitt Bf-108 Taifun

-Nardi FN.315

FIN

Pologne et Pays Neutres (64) Suisse (14)

Armée de l’air suisse

Historique

C’est en 1900 que l’armée suisse commence à s’intéresser à ce qui se passe au dessus du plancher des vaches, des cols et des sommets alpins. Cette année des ballons d’observation sont acquis pour voir «au dessus de la colline» et balayer ce que Clausewitz à baptisé le «brouillard de guerre».

Ces ballons s’illustrent à leur corps défendant le 7 octobre 1918 quand un chasseur allemand abat un ballon d’observation par mégarde. Le lieutenant Werner Flury est tué. Cette unité est dissoute en 1938 quand son obsolescence est admise par tous.

En 1911 des essais sont menés avec des aéroplanes civils. Si la première campagne est un échec la seconde montre aux militaires helvétiques les possibilités de l’appareil. Une souscription est organisée auprès des officiers pour permettre l’achat d’appareils pour équiper l’aviation militaire helvète qui est créée selon les sources le 31 juillet ou le 3 août 1914.

La création de ce FliegerAbteilung se heurte très vite à la question des avions. Tous les pays constructeurs sont engagés dans le conflit et ne sont pas prêts de détourner une partie de la production pour équiper l’aviation d’un pays neutre.

A noter que seuls les diplômés du secondaire peuvent devenir pilotes. Volonté de choisir les meilleurs ? Oui et non car à l’époque les études supérieures sont réservées aux plus fortunés. En cas d’accident pas besoin de verser une pension à la veuve et/ou aux héritiers.

La Première Guerre Mondiale empêche donc l’acquisition d’appareils modernes. Résultat les avions allemands prennent leurs aises dans l’espace aérien suisse. Le 11 octobre 1916 la ville de Porentruy est accidentellement bombardée par l’aviation allemande. Lassé de ne pouvoir faire correctement son travail, le commandant de l’aviation suisse, le capitaine de cavalerie Theodore Real démissionne.

Fokker D.II

Le premier véritable avion militaire suisse est un appareil de prise, un Fokker D.II saisi suite à un atterrissage à Betlach le 13 octobre 1916. En juin 1917 cinq Nieuport 23 CI sont achetés en France.

Nieuport 23

Ne pouvant acquérir d’appareils étrangers en grand nombre, la Suisse s’essaye à la construction nationale. Si elle parvient à produire 100 Häfeli DH.3 de reconnaissance et d’observation, elle échoue en revanche à mettre au point un chasseur, le Häfeli DH.4 étant abandonné suite aux performances décevantes du prototype.

Häfeli DH.3

Quand la première guerre mondiale se termine, l’aviation militaire suisse comprend soixante-deux hommes et soixante-huit avions de neuf modèles différents. La majorité des appareils en service est destinée à l’observation et si son budget est de 15 millions de francs suisses cela ne représente que 1.25% des dépenses militaires helvètes.

Dans les années vingt l’aviation militaire suisse est totalement négligée. Des avions issus des surplus du conflit sont bien acquis mais ils sont usés. Certains sont même acquis sur le marché noir !

Parmi les appareils acquis on trouve vingt-sept Fokker F.VII, seize Hanriot HD.1, quinze Nieuport 28 mais aussi vingt Zeppelin LZ C.11.

La Suisse tente également de mettre au point ses propres appareils mais les tentatives se révèlent décevantes.

Suite à la mort de sept pilotes en 1925 et 1926 on décide d’équiper les avions et leurs pilotes de parachutes !

L’année 1929 peut être considérée comme l’année zéro et le début du redressement. Cette année seuls 17 des 213 appareils sont considérés comme bons pour le service !

On compte dix-huit compagnies d’aviation (Flieger Kompanien), trois pelotons de photographie aérienne et une compagnie d’aérodrome.

A noter qu’il n’y pas d’Ecole de l’Air au sens strict, les pilotes suivant dans un premier temps la même formation que tous les autres conscrits avant de suivre 173 jours de formation à l’Ecole de Pilotage. Dans les deux années qui suivent sa formation il doit voler 10h par mois et par la suite il doit justifier de 50h de vol par an.

Entre 1930 et 1939 162 pilotes et 165 observateurs sont entrainés, les effectifs étant portés à la fin de la décennie à 196 officiers, 499 sous-officiers et 2241 hommes du rang soit 2936 hommes.

Dewoitine D.27

Le 13 décembre 1929 le Conseil Fédéral demande à l’Assemblée Fédérale de voter un budget de 20 millions de francs suisses pour l’achat de soixante-cinq Dewoitine D.27 et la fabrication sous licence de quarante Fokker C.VE

Fokker C.VE en vol

Le projet de loi est approuvé malgré l’opposition des sociaux-démocrates ces derniers se rallieront au réarmement après l’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne. A partir de cette date le réarmement fait consensus dans l’opinion publique suisse.

Au milieu des années trente Berne décide de choisir un nouveau chasseur. La Suisse évalue le Heinkel He-112, le Messerschmitt Bf-109, le Morane-Saulnier MS-405, le Fiat G.50, le Supermarine Spitfire et le Curtiss P-36 Hawk.

Messerschmitt Me-109

Un temps c’est le cracheur de feu qui tiens la corde avec une commande d’appareils plus une licence de fabrication. C’est finalement le Bf/Me-109 qui remporte la mise. 90 exemplaires sont commandés en 1938, la commande n’est honoré qu’à l’automne 1940 les livraisons ayant été suspendues suite au déclenchement de la guerre de Pologne.

D’autres appareils sont acquis qu’ils soient allemands (146 avions d’entrainement Bücker Bu-131 Jungmann et Bü-133 Jungmeister), français avec la production sous licence du MS-406 (82 D-3800 et 207 D-3801) ou suisses avec notamment 152 EKW C-36, un appareil utilisable aussi bien pour la chasse, le bombardement et la reconnaissance.

Le 19 octobre 1936 l’aviation militaire suisse est réorganisée et rebaptisée Schweizerische Flugwaffe. C’est une entité autonome au sein de l’armée de terre, l’équivalent toutes proportions gardées de l’USAAF.

Dès le 28 août 1939 l’aviation militaire suisse est mobilisée. Comprennant à l’époque 96 chasseurs et 121 avions de reconnaissance, elle comprend 21 unités mais seulement trois sont immédiatement opérationnelles et cinq n’ont aucun appareil ! Heureusement le conflit va se terminer rapidement.

Durant la Pax Armada les leçons du conflit sont tirées et surtout on tente de combler les lacunes et les déficiences que le conflit de l’automne 1939. De nouveaux aérodromes sont aménagés notamment dans le futur réduit alpin, des champs de manœuvre sont créés.

De nouvelles unités voient le jour notamment une unité de chasse de nuit qui regroupe différents appareils étrangers acquis à deux exemplaires pour évaluation et qui feront le coup de feu durant le second conflit mondial.

Des pièces d’artillerie antiaériennes, des projecteurs et des ballons statiques sont acquis mais la Suisse ne croit pas au radar et n’en possède aucun en septembre 1948. Ce n’est qu’à la fin du conflit qu’un radar suisse sera mis en service.

Dès la fin du mois d’août les tensions sont telles en Europe qu’il devient évident que la guerre est proche. La Suisse prépare la mobilisation de son armée et naturellement les Forces Aériennes Suisses n’échappent pas à la règle.

Durant le conflit l’aviation militaire suisse tente de préserver le territoire de la Confédération Helvétique des incursions aériennes menées par les belligérants qu’elles viennent de l’Axe ou des alliés. De nombreux incidents ont lieu puisqu’entre septembre 1948 et avril 1954 ce sont pas moins de 6800 avions étrangers qui ont violé le ciel suisse. Cela aboutit à l’atterrissage d’urgence de 219 appareils tandis que 56 s’écrasent.

Les pilotes et les navigateurs sont internés en Suisse sous l’autorité de la Croix Rouge avant d’être remis à leurs pays respectifs. Certains refuseront de retourner au combat et demanderont à rester en Suisse ce que Berne mettra du temps à accepter de crainte que le camp opposé ne l’accuse de prendre partie pour l’autre.

Avec le recul des allemands et la défection italienne les servitudes suisses diminuent sérieusement soulageant les pilotes et les avions.

Si quelques appareils sont bien livrés, si certains appareils capturés sont remis en service, la flotte helvétique est globalement usée en mai 1954. Berne va néanmoins profiter des surplus alliés pour reconstituer une armée de l’air digne de ce nom.

Organisation

La Schweizerische Flugwaffe est à nouveau réorganisée en septembre 1945. C’est sous cette forme qu’elle entre dans le second conflit mondial.

-Un état-major

-Un groupe de soutien, de maintenance et de ravitaillement

-Six régiments de chasse (JagdRegiment) organisés en quatre groupes aériens de chasse (LuftKampfGruppe), chaque groupe disposant de douze appareils. Cela nous donne un total de 288 chasseurs.

-Une unité indépendante de chasse de nuit (Unabhängige Nachtjagdeinheit)

-Trois régiments de bombardement (Bombenregiment) à trois groupes chacun, chaque groupe disposant de neuf appareils. Cela nous donne un total de 81 bombardiers

-Deux régiments de reconnaissance (AufklärungsRegiment) à trois groupes de douze appareils soit un total de 72 avions de reconnaissance et de coopération.

-Un groupe d’entrainement

-Un groupe de transport

-Huit batteries lourdes antiaériennes

-Des unités de projecteur et de ballons statiques

En cas d’opérations les différents régiments fournissaient des groupes occasionnels adaptés aux besoins du moment.

Pologne et Pays Neutres (63) Suisse (13)

Artillerie

Artillerie de campagne et de montagne

7.5cm Gebirgskanone 06

-Le 7.5cm Gebirgskanone 06 à été remplacé par le canon de 75mm Bofors modèle 1934 et relégué aux ouvrages fortifiées. 13 pièces acquises en Suède et 51 produites sous licence. Désignation suisse : 7.5cm Gebirgskanone 1933 L22.

7.5cm Gebirgskanone 1933 L22

7,5 cm Motor-Gebirgskanone 1938 : évolution du 7.5cm Gebirgskanone 1933 L22

-Le 10.5cm kanone 1935 L42 est le canon suédois 10.5cm kanon m/34 produit sous licence à raison de 352 exemplaires

10.5cm Haubits m/40 modifiés par les finlandais

-Le 10.5cm Hb Model 46. est la version produite sous licence du 10.5cm Haubits m/40.

Artillerie lourde

12cm Kanone 1882

12cm Kanone 1882

Cette pièce de conception et de fabrication allemande pesait 4100kg (dont 1427kg pour le tube), un canon de 25 calibres (longueur du tube : 3m) tirant un obus de 18kg à 9000m à raison de deux coups par minute. Quelques pièces encore en service en septembre 1948.

12cm Feldhaubitze 1912/39 L14

La Suisse à acquis 86 exemplaires de cet obusier, un autre produit de la firme Krupp. Ces armes étaient utilisées au sein de l’artillerie lourde divisionnaire, chaque division possédant deux batteries à quatre pièces.

63 exemplaires ont été reconstruits à la fin des années trente avec une portée augmentée de 6 à 8.5kg et un train pneumatique pour permettre la traction automobile. Certains canons non modernisés ont été utilisés par l’artillerie de forteresse.

Cet obusier de campagne disposait d’un tube de 14 calibres (1.675m) permettant le tir d’un obus de 18kg à une distance maximale de 8500m à raison de dix coups par minute, l’affût permettant le pointage en site de -5° à +43° et en azimut sur 2°.

15cm Schwere Feldhaubitze 1916

Cet obusier Krupp pèse 2200kg dispose d’un tube de 14 calibres (longueur : 2.1m) tirant à une distance maximale de 8500m un obus de 42kg à raison de six coups par minute, l’équipe de pièce étant composé de dix hommes. La Suisse à acquis huit batteries soit trente-deux pièces.

15cm Bofors howitzer M1942

Artillerie antichar

-Canon antichar de 47mm modèle 1935 («Böhler»)

-Arquebuse antichar Ab A-CH-38 et 41 de 24mm

Artillerie antiaérienne

-Canon de 20mm Oerlikon

-Canon de 20mm Solothurn ST-5

2cm Flak 38

-Canon de 20mm Flak 30 et 38

-Canon antiaérien de 34mm modèle 1938

Canon de 40mm Bofors

-Canon antiaérien de 40mm Bofors

-Canon de 76.2mm Vickers modèle 1931

Chars et véhicules blindés

Chenillettes Universal Carrier

-Cinq Renault FT ont été acquis dans l’immédiat premier conflit mondial. Ces véhicules ont permis aux helvètes de s’initier au combat motomécanique.

Ils ont été retirés du service en septembre 1942 car usés jusqu’à la corde. Les tourelles de ces cinq chars (trois mitrailleurs et deux à canon) sont réutilisés sur des fortifications.

-Huit chars légers Vickers Carden-Lloyd encore en service en septembre 1948. Forment une compagnie de marche durant le second conflit mondial. Ils sont retirés du service en juin 1954 et ferraillés.

-Un Landsverk L-60 acquis pour essais (sort final inconnu)

-24 LT vzor.38

-Douze Renault R-35 acquis en 1940. Dix encore en service en septembre 1948 et huit en juin 1954. Ils sont retirés du service en 1957 et envoyés à la ferraille sauf deux préservés dans des musées.

Pologne et Pays Neutres (62) Suisse (12)

Fusils mitrailleurs et mitrailleurs

-Fusil mitrailleur Leichtes Maschinengewehr Modell 1925

En septembre 1948 le fusil-mitrailleur standard de l’armée suisse est le Leichtes Maschinengewehr modell 1925 (Lmg 25) connu également sous le nom de Furrer M-25 du nom de son concepteur Adolf Furrer qui eut moins de succès avec un pistolet mitrailleur héritant du système interne de l’arme le Lmg.-Pistole Mod. 1941/44.

Cette mitrailleuse légère modèle 1925 est la première arme automatique suisse utilisable par un seul homme. Elle mettait en œuvre la cartouche suisse standard de 7.5mm via un chargeur incurvé de 30 cartouches installé sur le côte droit. Cette arme est restée en service jusqu’en 1960 dans l’armée suisse quand elle à été remplacée par une version lourde du fusil d’assaut suisse Stgw modèle 1965.

Ce fusil mitrailleur était utilisé essentiellement par l’infanterie et ce à plusieurs niveaux. On trouve par exemple dans chaque bataillon d’infanterie une compagnie de mitrailleuses qui dispose de trois mitrailleuses moyennes et de neuf fusils mitrailleurs.

A cela s’ajoute au niveau de la section de combat une arme servit également par trois hommes qui assurent l’appui de neuf fusiliers (puis de sept fusiliers, un fusilier-grenadier et un tireur de précision).

Chaque bataillon d’infanterie suisse était organisée en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie de mitrailleuses.

La compagnie de mitrailleuses disposait d’une section de mitrailleuses avec six mitrailleuses moyennes et trois fusils-mitrailleurs alors que la compagnie de combat dispose de trois sections de combat plus une section de mortiers.

La compagnie d’infanterie dispose de neuf fusils mitrailleurs au sein des trois sections de combat et de deux armes au sein de la section de combat soit un total de onze fusils mitrailleurs pour la compagnie.

Le bataillon dispose de trente fusils-mitrailleurs et de six mitrailleuses moyennes soit pour le régiment un total de 133 fusil-mitrailleurs et mitrailleuses.

Outre l’infanterie cette arme était utilisée par la cavalerie comme arme d’appui, par l’artillerie (défense rapprochée des batteries) mais aussi par les unités cyclistes et les unités de forteresse.

Outre la version standard (Standardversion) s’ajoute une version adaptée pour la cavalerie (Spezialausführung für die Kavallerie mit Klappschaft) et une version munie d’un rail de visée télescopique (LmG 25 mit Zielfernrohrschiene)

Le Leichtes Maschinengewehr modell 1925 (Lmg 25) est un fusil-mitrailleur de conception et de fabrication suisse. D’un calibre de 7.5mm, pesant 8.65kg, il mesurait 1163mm de long, disposait d’un canon de 585mm. Tirant la cartouche de 7.5x55mm, il pouvait toucher une cible à une distance maximale de 2000m à raison de 500 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur courbé de trente cartouches installé sur la droite de l’arme.

Maschinengewehr modell 1911

En septembre 1948 la mitrailleuse moyenne standard de l’armée suisse est la Maschinengewehr modell 1911 ou MG-11. Certes des mitrailleuses plus modernes avaient été mis en service depuis mais l’ainée restait toujours bon pied bon œil.

Cette mitrailleuse est issue de la mitrailleuse à refroidissement par eau Maxim, une arme développée initialement par Hiram Maxim à des fins humanitaires (à l’époque les hommes mouraient davantage à la guerre de maladies que des combats, Hiram Maxim souhaitant remplacer dix fusils par une mitrailleuse soit dix fois moins d’hommes pouvant succomber aux épidémies qui ravageaient également les pays traversés) sous la forme d’un modèle 1895.

La Suisse fait partie des pionniers dans l’utilisation des mitrailleuses puisqu’entre 1891 et 1894 la confédération helvétique à acquis soixante-douze mitrailleuses auprès de Maxim, de Nordenfelt et de Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), des armes désignées MG-94.

Ces armes furent utilisées par les troupes de forteresse et les troupes de montagnes. Elles ont été utilisées jusqu’en 1944 par des unités territoriales. Cette mitrailleuse à d’abord tiré la cartouche 7.5×53.5mm GP-90 puis la 7.5x55mm GP-11. A noter que six de ces mitrailleuses ont été modifiées en arme à refroidissement par air pour être utilisées par l’aviation.

En 1899 la Suisse à acquis soixante-neuf mitrailleuses désignées MG-00, des armes essentiellement fournies par Vickers, Sons & Maxim de Londres. Munies d’un tripode ces armes ont été conçues pour être utilisées par la cavalerie. Quelques exemplaires étaient encore en service au sein des régiments légers en septembre 1948.

Les MG-11 ont été d’abord fournies par la société berlinoise Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM) mais le déclenchement de la première guerre mondiale interrompt logiquement les livraisons. Le relais est prise en 1915 par la Eidgenössischen Waffenfabrik W+F Bern.

C’était toujours une mitrailleuse refroidies par eau montée sur tripode tirant dès l’origine la nouvelle cartouche de 7.5mm, la 7.5x55mm GP-11 plus puissante que sa devancière. Elle fût utilisée par l’infanterie, la cavalerie, les unités de forteresse, les chars et les avions.

Pour la variante forteresse, le refroidissement par eau se faisait via un réservoir interne au bunker et l’affût était muni de caoutchouc pour empêcher l’entrée dans le blockhaus de l’essence d’un lance-flammes.

En 1934/35 les mitrailleuses modèle 1911 sont modernisées notamment par le remplacement des ceintures de munitions en tissu par des ceintures de munitions en métal. Un suppresseur de flash lumineux est installé sur le canon ainsi qu’une nouvelle détente pour permettre de tirer avec une main. Pour les distinguer des mitrailleuses non modernisées, les armes modifiées ont reçu une bande blanche sur toute la longueur du manchon de refroidissement.

Les MG-11 et les MG-11/34 (ou MG-11/35) sont restées en service jusqu’en 1957 quand la Maschinengewehr modell 57 à commencé à entrer en service. Quelques armes sont restées stockées jusqu’en 1980 quand les armes encore stockées ont prit une retraite bien méritée.

La Maschinengewehr modell 1911 est une mitrailleuse moyenne pesant 18.7kg mesurant 1100mm de long, disposant d’un canon de 721mm pour permettre le tir de la cartouche 7.5x55mm GP-11. La portée maximale est de 1000 à 2000m, la cadence de tir étant de 500 coups par minute, l’alimentation se faisant par des bandes de cartouches de 250 ou 500 cartouches.

Mitrailleuse Maschinengewehr 30 (MG-30)

Fusils antichars

Fusil antichar Solothurn MSS-41 : version produite sous licence du PzB MSS-41, un fusil antichar germano-tchécoslovaque. Tirant la cartouche 7.92×94 Patr.318, l’arme de type bullpup pesait 13kg, mesurait 1360mm (1100mm pour le canon) et pouvant percer 30mm de blindage à 100m et 20mm à 300m.

-Fusils antichars Solothurn S-18 S-18/100 et S-18/1100

Mortiers

Lance-mines 8.1cm modèle 1933 version modifiée et produite sous licence par la Waffenfabrik de Berne du mortier Brandt modèle 1927/31.

-La Suisse à envisagé l’acquisition ou la mise au point de mortiers plus lourd mais ce projet ne s’est concrétisé qu’après guerre.