Mitteleuropa Balkans (57) Balkans (21)

Artillerie de campagne et de montagne

7.5cm M.1915

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre. Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

La Bulgarie à reçut 144 exemplaires durant le premier conflit mondial, des armes employées dans le tourmenté relief balkanique où il fit merveille. Cette arme fût utilisée comme pièce d’artillerie classique mais aussi comme canon d’infanterie lors des offensives bulgares locales.

83 pièces furent perdues (dont 54 capturées par l’Entente) réduisant le parc à la fin du premier conflit mondial à seulement 61 canons mais des pièces récupérées dans le chaos de l’après guerre fit remonter le parc à 120 pièces en septembre 1939 avant une décroissance liée à l’usure. 75 pièces étaient encore en service en septembre 1948 et 42 en avril 1954 quand le second conflit mondial se termine. l »immense majorité est envoyée à la ferraille.

Le 7.5cm M.1915 était un canon de 75mm disposant d’un tube de 15.4 calibres (longueur du tube 1.15m) pesant 614kg en position de tir (620kg en configuration transport) Il tire un obus (75x129R) de 6.35kg à une distance maximale de 8250m à raison de 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce de cinq ou six hommes protégée par un bouclier de 4.2mm d’épaisseur peut pointer le canon en site de -10° à +50° et en azimut sur 7°.

7.5cm M.1936

Pour compléter à défaut de devoir remplacer le canon précédement présenter la Bulgarie à acquis en 1936 auprès de la firme Bofors un nouveau canon léger de montagne désigné par ses soins 7.5cm M.1936.

Sous cette désignation se cache une évolution du canon de montagne Bofors de 75mm modèle 1934, un canon notamment utilisé par la Belgique, les Pays-Bas et la Chine mais aussi par l’Allemagne (douze canons pour évaluation) et donc dans un modèle amélioré par la Bulgarie.

Ce canon également vendu en Argentine, au Brésil, au Paraguay, en Perse et en Suisse à été engagé au combat par les Pays-Bas aux Indes Néerlandaises, par la Belgique dans les Ardennes et par la Bulgarie dans les Balkans où le petit canon suédois fit merveille par sa robustesse et sa fiabilité.

Bien entendu avec 48 canons les artilleurs bulgares ne pouvaient pas faire de miracles mais ils sont parvenus à appuyer les troupes bulgares et ont surtout rendu plus difficile l’avancée des troupes alliées dans les Balkans où il à été exclusivement employé.

Il y eut bien le projet d’envoyer une batterie en Russie pour soutenir les deux divisions bulgares mais les canons restèrent à Varna en raison de la surcharge du cargo devant les emporter avec munitions et servant. Ce fût une heureuse chose car le cargo en question fût coulé par un sous-marin soviétique. Les canons auraient pu rallier la Crimée ultérieurement mais ce ne fût pas le cas.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore seize canons de ce type qui furent stockés puis brièvement réutilisés comme pièces d’entrainement pour les nouveaux artilleurs bulgares. Deux pièces furent utilisées comme canon de salut à Sofia jusqu’en 1975 quand l’un d’eux explosa entrainant leur réforme, le canon endommagé étant envoyé à la ferraille, le second préservé dans un musée.

Le 7.5cm M.1936 était un canon léger de montagne de 75mm pesant 928kg en position de tir. Il dispose par ailleurs d’un tube de 24 calibrres (longueur du tube 1.8m) permettantt le tir d’un obus de 6.59kg (obus encartouché QF 75x212mm) à une distance maximale efficace de 9300m à raison de 15 à 25 coups par minute. L’équipe de pièce composée de neuf hommes et protégée par un bouclier pouvait pointer le canon en site de -10° à 50° et en azimut sur 7°54′.

7.5cm Gebirgsgeschütz 36 (désignation bulgare : 7.5cm M.1944)

Le 7.5cm Gebirgskanone 15 n’était autre qu’une pièce austro-hongroise produite par la firme Skoda, utilisée en petit nombre par l’armée allemande durant le premier conflit mondial et dont des exemplaires supplémentaires ont été commandés par la Reichswehr pour servir de canon de montagne (alors que les pièces commandées avaient été davantage utilisées pour le soutien rapproché de l’infanterie).

Ce canon déjà ancien devait être remplacé par une pièce plus moderne. Après avoir évalué des canons Bofors de 75mm (pièces exportées en Belgique et aux Pays-Bas) sous le nom de Gebirgseschütz 34, les allemands mirent au point leur propre canon, le 7.5cm Gebirgseschütz 36.

Mis au point par Rheinmettall, ce canon entra en service à partir de 1938 mais la production fût assez lente ce qui explique qu’il fallut attendre 1943 pour que les derniers Gebirgskanone 15 soient remplacés et relégués à l’instruction.

Ce canon était naturellement toujours en service en septembre 1948 et n’allait pas tardé à faire parler la poudre en Norvège en appuie des troupes de montagne allemandes.

La Bulgarie devient le seul client d’avant-guerre de ce canon de montagne. Pour compléter leurs Bofors de 75mm, ils vont passer commande de 60 exemplaires qui sont livrés entre 1944 et 1947 pour compléter les canons suédois mais aussi les canons austro-hongrois qui faisaient de la résistance en dépit d’une usure prononcée.

Ces canons vont opérer dans les Balkans pour appuyer les troupes bulgares aussi bien dans leurs combats conventionnels contre les alliés que lors des sinistres opérations de nettoyage.

A la fin du conflit il restait 23 pièces en service. Certaines ont été stockées jusqu’en 1975 quand décision est prise de purger les stocks des armes dépassées. Ces canons de montagne sont tous envoyées à la ferraille sauf deux préservées dans des musées.

Le 7.5cm M.1944 était un canon de montagne de 75mm pesant 750kg disposant d’un tube de 19 calibres (longueur du tube 1.45m) permettant le tir d’un obus de 5.75kg à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de cinq hommes pouvant pointer le canon en site de -2° à +70° et en azimut sur 40° de part et d’autre de l’axe.

7.5cm M1903

Le 7.5cm M1903 était un canon de 75mm comparable au M1904 ci-après mais de conception et de fabrication allemande, un produit de la firme firme Krupp. Ce canon acquis en 1913 était toujours en service au début du second conflit mondial même si il était en cours de retrait.

Il n’y eut pas de témoignage de son utilisation sur le front balkanique mais comme des partisans yougoslaves ont capturé un exemplaire il est évident qu’il à été utilisé dans les tristements célèbres opérations de nettoyage menées en Macédoine par les troupes bulgares.

Quelques rares exemplaires ont survécu jusqu’au printemps 1954 mais c’était pour mieux subir les foudres des chalumeaux des démolisseurs.

Le 7.5cm M1903 était un canon léger de 75mm pesant 1070kg en batterie mais 1770kg en configuration transport disposant d’un tube de 30 calibres (longueur 2.25m) permettant le titre d »un obus explosif de 6.35kg à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer le canon en site de -5° à +15° et en azimut sur 3°

Canon de 75mm Schneider-Canet

Le 7.5cm M1904 était un canon produit pour la Bulgarie par la firme française Schneider-Canet, un des grands «marchands de canon» d’avant le premier conflit mondial avec son concurrent allemand Krupp.

324 exemplaires du modèle 1904 sont commandées par la Bulgarie en 1906 ett livrées jusqu’en 1909. Avec un tel nombre vous n’allez pas être surpris chers lecteurs d’apprendre que ce canon sera la principale pièce d’artillerie de campagne de l’armée bulgare durant les deux guerres balkaniques et la première guerre mondiale.

A ces canons vont s’ajouter 180 canon de 75mm Schneider-Canet modèle 1907, des canons d’origine serbe capturés sur le champ de bataille en 1915 (180) mais aussi auprès de l’Armée d’Orient qui perdit neuf canons en 1916.

Et ce n’est pas finit puisque la Bulgarie va également récupérer des canons de 75mm Schneider-Canet modèle 1908, huit de ces canons capturés sur les troupes grecques en 1916 étant promptement remises en service au sein de l’armée bulgare.

Ces canons vont opérer au sein de l’armée bulgare durant tout le conflit et vont rester en service durant la période où les effectifs et les moyens de l’armée du tsar Boris III sont sévèrement contingentés. Nombre de pièces sont modernisées notamment en vue de les adapter à la traction automobile mais clairement en septembre 1948 ces différentes pièces étaient dépassées.

Elles vont néanmoins faire le coup de feu durant tout le conflit et en mai 1954 il restait encore une cinquantaine de ces pièces encore en service. Usées jusqu’à la corde elles n’ont pas été conservées par la suite et ont toutes finies sauf une sous les chalumeaux des ferrailleurs.

Le 7.5cm M1904 était un canon léger de 75mm pesant 1017kg en batterie (mais 1700kg en configuration transport) disposant d’un tube de 31.4 calibres (longueur 2.4m) lui permettant de tirer un projectile de 6.5kg (obus 75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de 15 coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes était protégée par un bouclier de 5mm ce qui lui permettait de pointer en site de -5° à +16° et en azimut sur 3°.

7.5cm M1910

Le 7.5cm M1910 était une autre création de la maison Krupp mais plus récente car datant comme sa désignation l’indique de 1910. Ces canons ont été acquis non pas légalement mais sur le champ de bataille, capturées au cours de différents conflits.

C’est ainsi que l’artillerie bulgare récupéra des M.1910 auprès des turcs (aux côtés de M.1904, M.1908 et M.1913) lors des deux guerres balkaniques, des M.1910 auprès de la Serbie en 1915 et des M.1910 auprès de la Grèce, ces canons étant d’anciennes pièces ottomanes !

Toujours en service dans l’armée bulgare en septembre 1948, ce canon était surtout utilisé depuis des positions fixes, des positions de campagne soigneusement aménagées pour casser l’avance alliée, la canaliser et l’user pour permettre la contre-attaque par des unités mobiles, unités de plus en plus rares au fur et à mesure que la guerre durait.

En mai 1954 il restait une poignée de pièces en service. Les chiffres sont incertains variant selon les sources entre 4 et 9. Ce qui est certain c’est que à part une pièces préservée dans un musée toutes les autres ont été envoyées à la ferraille.

Le 7.5cm M1910 était un canon léger de 75mm pesant 1079kg en batterie (mais 1770kg en configuration transport) disposant d’un tube de 30 calibres (2.250m) permettant le tir d’obus de 6.5kg (75x280R) à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes protégée par un bouclier de 4mm pouvait pointer le canon de -5° à +16° en site et sur 7° en azimut.

7.7cm FK-16

Quand l’armée allemande décida de développer une artillerie de campagne moderne elle choisit le calibre de 77mm. Pourquoi un tel calibre ? Visiblement il s’agissait de pouvoir si besoin est réaléser les canons de 75mm français et de 76.2mm russes pour leur permettre de tirer des obus allemands.

Ce canon mis en service en 1896 sous la désignation de 7.7cm FK96 n.A va être supplanté durant le premier conflit mondial par le 7.7cm Feldkanone 16, un canon disposant d’un tube plus long, d’une élévation plus importante et un système de munition séparé pour réduire la consommation de poudre et ainsi l’usure des tubes.

Des canons de ce type ont été livrés à l’armée bulgare durant le premier conflit mondial en l’occurence vingt exemplaires. Dix-huit sont toujours là en novembre 1918 et 14 sont toujours en service à la fin de la guerre de Pologne mais en septembre 1948 les quatre survivants étaient utilisées uniquement pour l’entrainement. Ils sont été ferraillées durant le conflit à une date inconnue pour nous.

Le 7.7cm Feldkanone 16 était un canon léger de 77mm pesant 1318kg en position de tir et disposant d’un tube de 35 calibres (longueur du tube 2.695m) permettant le tir d’un obus de type séparé (77x230mm) de 7.2kg à une distance maximale de 10700m (9100m en pratique). L’équipe de pièce pouvait pointer le canon en site de -10° à +40° et en azimut sur 4°.

8cm Feldkanone C/80

Le 8cm Feldkanone C/80 était un canon de conception et de fabrication allemande mis au point par Krupp à la fin du XIXème siècle. Cette arme à été utilisée par l’armée allemande mais aussi es pays étrangers à savoir l’Albanie, la Bulgarie, le Brésil, le Chili, la Grèce, le Monténégro, l’Etat libre d’Orange, l’empire ottoman, la Roumanie et la Serbie. Au total 1880 pièces ont été produites pour l’Allemagne et pour l’export.

Les bulgares vont utiliser cette arme durant les guerres balkaniques, la première guerre mondiale et dans l’entre-deux-guerres. Quelques pièces étaient encore en service en septembre 1939 mais en septembre 1948 le canon n’était plus en service. Tous ces canons ont été envoyés à la casse à une date inconnue probablement durant le second conflit mondial.

Le 8cm Feldkanone C/80 était une pièce d’artillerie de campagne de 75mm pesant 850kg et disposant d’un tube de 27 calibres (longueur du tube 2m) permettant le titre d’un obus de type séparé de 4.3 (standard ou shrapnel) ou 4.9kg (canister) à une distance maximale de 6000m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -8° à +24°.

Mitteleuropa Balkans (55) Bulgarie (19)

Armes de l’infanterie (2) : armes collectives

Fusil-mitrailleurs

soldats tchécoslovaques et un ZB vz.26

Le fusil mitrailleur standard de l’armée bulgare est le ZB-39, une arme tchècoslovaque, un dérivé du ZB vz.26. C’est ce fusil mitrailleur qui allait donner naissance au Bren et d’ailleurs le ZB-39 peut être considéré comme identique au BR[no]EN[field].

Le ZB vz.26 est connu pour l’excellence de sa fabrication, sa fiabilité et la facilité à changer le canon de l’arme, un atout précieux au combat.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur leur future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le développement de la future ZB vz.26 commençant en 1923. La production commence en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de ttir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrées à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser). Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et donc le ZB-39.

Outre la Tchécoslovaquie et la Bulgarie (5000 exemplaires acquis), le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm), le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

L’acquisition bulgare fût compliquée. Une première commande de 3000 armes fût passée avant le dépeçage de la Tchécoslovaquie mais seulement 100 armes furent livrées avant le printemps 1939.

Après des négociations houleuses avec Berlin les livraisons ont repris, la première commande étant honorée au printemps 1942. Une nouvelle commande de 2000 exemplaires fût passée en septembre 1943 et honorée en juin 1946.

Une chaîne de montage est mise en place en septembre 1947 pour produire une évolution du ZB-39, évolution baptisée ZB-47 qui allait être produite jusqu’en juin 1953 à 2500 exemplaires.

Arme très appréciée par les soldats, le ZB-39 fût utilisée principalement comme arme d’infanterie mais aussi sur des positions fixes et sur des véhicules notamment pour la défense antiaérienne.

A la fin du conflit cette arme était naturellement toujours en service. Selon une note de septembre 1955 le stock était de 2950 ZB-39 et 1500 ZB-47.

Nombre d’entre-eux furent envoyés à la fonderie, d’autres revendues à certains pays voir à des acteurs non-étatiques. Il n’est pas impossible que quelques armes aient été conservés en réserve pour ressortir en cas de conflit majeur en Europe.

Le fusil mitrailleur ZB-39 était une arme pesant 10.5kg, mesurant 1150mm de long (672mm pour le canon) d’un calibre de 8mm (8x56mm) d’une portée maximale effective de 2000m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 600 coups par minute (120 en pratiquant) sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 20 coups.

-Les bulgares ont également utilisé des fusils-mitrailleurs de prise comme le Degtyarev DP-27 soviétique, le Bren britannique (qu’il s’agisse d’armes britanniques ou vendues à la Yougoslavie) voir le Chatelleraut français.

Mitrailleuses

Comme dans d’autres domaines l’armée bulgare utilisait plusieurs modèles de mitrailleuses, certains anciens et fiables mais d’autres étaient nettement plus modernes.

Mitrailleuse Schwartzlose

-Le modèle le plus ancien en service est la mitrailleuse M07/14 (modèle 1907 modifiée 14), la variante bulgare de la célèbre mitrailleuse austro-hongroise Schwartzlose.

1000 exemplaires furent ainsi acquis par Sofia pour son armée et en septembre 1948 en dépit de la présence de modèles plus modernes, l’increvable mitrailleuse à refroidissement par eau était encore présente et pas uniquement dans les unités de deuxième ligne, certaines unités de première ligne combattant les alliés ou les russes avec cette arme sans que la raison soit réellement claire. L’arme quitta le service actif durant le conflit et seuls quelques rares exemplaires ont échappé à la fournaise du second conflit mondial.

La mitrailleuse M07/14 était une mitrailleuse refroidie par eau, servie par cinq hommes et qui pese 43.9kg en ordre de combat (20kg pour la mitrailleuse, 19.9kg pour l’affût, 4kg pour l’eau), mesurant 945mm de long (dont 530mm pour le canon), tirant des cartouches d’un calibre de 8mm (8x56mmR) à une distance maximale de 3500m (1800m en pratique) à raison de 520 coups par minute (350 en pratique), l’alimentation se faisant par des bandes de 100 à 250 cartouches.

sMG-08

-La Bulgarie va également utiliser la sMG-08 allemande. Appelée également Spandau (du nom du quartier de Berlin où l’arme était produite), elle était la cousine germanique de la Vickers modèle 1912, ces deux armes devant beaucoup aux premières armes produites par Hiram Maxim.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou sMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trépied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land. Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette solide et robuste mitrailleuse fût utilisée par l’Autriche-Hongrie, le Brésil, la Belgique, la Géorgie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Chine, la Finlande, le Mandchoukhouo, l’Empire ottoman (puis la Turquie), la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, la Norvège, la Pologne et la Lettonie.

Les bulgares ont récupéré des armes durant le premier conflit mondial pour compléter leurs Schwartzlose. Leur nombre est incertain mais ce qui est certain c’est que cette mitrailleuse était encore là en septembre 1948 pas pour équiper des unités de première ligne mais pour des unités de l’arrière et pour armer des positions fixes. Aucune arme n’à été préservée après guerre, les rares disponibles promptement envoyées à la ferraille.

La sMG-08 était une mitrailleuse moyenne refroidit par eau pesant 62kg en ordre de combat (dont 37.650kg pour l’affût-traîneau) mesurant 1170mm de long (710mm pour le canon), d’un calibre de 7.92mm ayant une portée maximale de 3500m (2000m en pratique) avec une cadence de tir de 300 à 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des bandes souples de 250 cartouches.

Maxim M1910

-L’armée bulgare à utilisé une cousine de la sMG-08 en l’occurrence la Maxim M1910, une arme reconnaissable entre-toutes avec son affût monté sur roues et son bouclier.

Ces armes n’ont pas été acquises «légalement» mais capturées sur le champ de bataille durant le premier conflit mondial sur les troupes russes combattant sur le front roumain sans compter que dans l’immédiat après guerre les immenses surplus ont pu faire la fortune de marchands d’armes peu scrupuleux.

La Maxim M1910 à été adoptée en 1910 après de longs essais puisque les premiers ont été lancés en 1887 et les premières armées livrées seulement en 1899. Le modèle 1910 fait suite au modèle 1905 qui lui était assez proche même si le modèle 1910 devait davantage à la Maxim/Vickers modèle 1906 qu’au modèle 1905 stricto sensu.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

En effet si sa production à cessé en 1943 au profit d’armes plus modernes, la production de ses remplaçantes n’à pas suffit pour remplacer totalement la modèle 1910. Si les finlandais se sont emparés de quelques armes lors de la guerre d’Hiver, les allemands aussi ont capturé des armes durant les premières semaines de l’opération BARBAROSSA.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

Les Maxim bulgares conservèrent leur calibre de 7.62mm ce qui pouvait poser problème en matière de soutien logistique. Voilà pourquoi elles ont été surtout utilisées en position fixes depuis par exemple les blockaus de la Ligne Kubrat. Elle n’à pas survécu à la fin du second conflit mondial.

La Maxim M1910 était une mitrailleuse moyenne de 7.62mm (7.62x54mmR) refroidit par eau pesant 23.8kg à vide (69kg avec l’affût mais sans munitions) mesurant 1107mm (721mm pour le canon). La portée maximale est de 2000m avec une cadence de tir de 550 coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des bandes souples de 250 cartouches.

MG-30

-Destinée à remplacer la Schwartzlose, la Maxim M1910 et la MG-08, la Maschinengewehr 30 (MG-30) ne les remplaça pas totalement au sein de l’armée bulgare. De cette mitrailleuse furent issues deux armes destinées à la Luftwaffe, les MG-15 et les MG-17. Elle va également servir de base de travail pour deux futurs «Rolls», les MG-34 et 42 (armes également utilisées par la Bulgarie voir ci-après).

Cette MG-30 mise au point en Allemagne allait être produite en Suisse par la Waffenfabrik Solothurn AG, une compagnie dont Rheinmetall avait pris la majorité des parts. Cette arme ne fût pas adoptée par la Reichswehr qui préféra la MG-13. Pour compenser Rheinmetall vendit des licences de production à l’étranger comme Steyr-Daimler-Puch en Autriche.

Cette arme entra en service dans différents pays sous différentes désignations comme la Solothurn S2-200,la Maschinengewehr Solothurn 1930 ou MG-30 et la Solothurn 31.M Golyószóró produite à 2 à 3000 exemplaires pour l’armée hongroise.

Cette arme était une mitrailleuse à refroidissement par air, fonctionnement avec le système du court-recul, tirant la cartouche allemande standard (7.92x57mm) via un chargeur cylindrique de 30 coups installé sur le côté gauche.

La MG-30 pouvait tirer en automatique et semi-automatique via non pas un sélecteur mais par un système de double gachette. Un bipied stabilisait l’arme pour le tir.

Cette mitrailleuse à été utilisée par l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, le Salvador, l’Allemagne (ex-armes autrichiennes) et la Suisse. La Bulgarie à été utilisé cette mitrailleuse comme arme d’infanterie au sein d’unités de mitrailleuses et à plusieurs reprises au sein d’unités d’infanterie en remplacement par exemple des ZB-39/47. Cette arme à été conservée en réserve au sein de l’armée bulgare communiste jusqu’en 1975.

La Maschinengewehr MG-30 était une mitrailleuse moyenne pesant 9.5kg mesurant 1162mm de long dont 600mm pour le canon, tirant pour l’armée bulgare la cartouche 8x56mmR à une distance maximale de 2500m à raison de 700 à 900 coups par minute via un chargeur cylindrique de 25 coups.

-Les bulgares vont également utiliser les deux mitrailleuses standards de l’armée allemande quand éclate le second conflit mondial en l’occurrence les Maschinengewehr 34 (MG-34) et les Maschinengewehr 42 (MG-42).

Jusqu’ici on trouvait la mitrailleuse, une arme assez lourde mise en oeuvre par plusieurs hommes et le fusil-mitrailleur ou mitrailleuse légère, une arme mise en oeuvre par une ou deux personnes, très efficace pour accompagner l’assaut.

En partant de la MG-30 les allemands mirent au point la mitrailleuse polyvalente pouvait être utilisé sur bipied (configuration FM) et sur trépied (configuration mitrailleuse).

La nouvelle arme appelée Maschinegewehr modell 34 et plus connue sous le nom de MG-34 pouvait donc servir sur bipied ou sur tripied avec même une double système d’alimentation, un chargeur tambour double de 75 cartouches déjà utilisé par la MG-15 ou un système de bandes de 50 coups.

Là encore les allemands innovèrent avec la possibilité de lier rapidement plusieurs bandes pour augmenter l’alimentation en munitions.

Cette nouvelle mitrailleuse rencontra un succès immédiat même si sa fabrication prenait du temps et était très coûteuse. Le coût était aggravé par un trépied complexe et par une multitude d’accessoires certes conçus dans une bonne intention mais qui étaient semble-t-il superflus.

Cette arme adoptée comme son nom l’indique en 1934 fût un succès immédiat et s’illustra dans la guerre d’Espagne où elle fût utilisée par les troupes allemandes appuyant les nationalistes du général Franco.

Des variantes furent rapidement développées avec la MG-34m (appelée également MG-34 Panzerlauf) destinée à servir d’arme coaxiale sur les chars et les véhicules blindés, les MG-34s à canon plus court et uniquement pour le tir automatique avec une cadence de tir moins élevée pour réduire la dispersion.

Si la première arme fût produite en grande quantité (d’autant que la MG-42 n’était pas adaptée au montage coaxial), la seconde fût produite dans une quantité limitée, la MG-39/41 et prototype de la MG-42 se révélant nettement plus prometteuse.

La MG-34 servit également de base au développement d’une nouvelle mitrailleuse destinée à l’aviation, la MG-81 (ainsi que sa variante double la MG-81Z), mitrailleuse destinée à remplacer la MG-15.

La Bulgarie va recevoir 1200 exemplaires de la MG-34 pour équiper essentiellement les troupes devant opérer sous commandement allemand pour des questions logistiques. Cette arme va servir jusqu’à la fin du second conflit mondial mais ne joue pas les prolongations sous le régime communiste.

La Maschinegewehr Modell 34 (MG-34) était une mitrailleuse polyvalente pesant 12.1kg (32kg avec un tripode) mesurant 1219mm (627mm avec le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), elle pouvait toucher sa cible à 4700m (2000m en pratique) à raison de 600 à 1000 coups par minute. L’alimentation se fait par des bandes attachables de 50 cartouches voir un un double chargeur-tambour de 75 cartouches.

La MG-34 est une excellente arme mais cette excellence se paye au prix d’un sophistication et d’un coût trop important pour être produite en très grande quantité, une obligation pour le temps de guerre aux contraintes bien différentes du temps de paix.

D’où le lancement d’une étude pour une mitrailleuse tout aussi efficace mais moins coûteuse à produire. On s’inspira des méthodes de fabrication du MP-40 (estampage) et on bonifia le mode de fonctionnement de la MG-34 en exploitant les modes de fonctionnement de mitrailleuses tchèques et de projets polonais.

Tout cela aboutit à la MG-39/41, version de pré-série de la Maschinegewehr modell 42. Cette arme à servit essentiellement dans l’infanterie mais à également servir sur les positions fortifiées en affût double et pour la défense antiaérienne avec deux ou quatre mitrailleuses pour la défense antiaérienne à basse altitude pour protéger les terrains d’aviation.

Cette arme très efficace donna ultérieurement naissance à la MG-45, un modèle amélioré à la cadence de tir plus élevée. Extérieurement, elle était identique à la MG-42.

La Bulgarie va recevoir 800 exemplaires de la MG-42 pour compléter la MG-34. Tout comme son aînée, la MG-42 était surtout destinée aux unités bulgares devant opérer sous commandement allemand. Cette arme va servir jusqu’à la fin du second conflit mondial mais ne joue pas les prolongations sous le régime communiste.

La Maschinegewehr modell 42 était une mitrailleuse polyvalente pesant 11.6kg mesurant 1220mm de long (dont 530mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), elle pouvait toucher sa cible à 4700m (2000m en pratique) à raison de 900 à 1500 coups par minute. L’alimentation se faisait par des chargeurs tambours de cinquante coups ou des bandes de 250 cartouches attachables.

-L’armée bulgare à également utilisé en très petit nombre la nouvelle mitrailleuse moyenne soviétique, la Goryunov SG-43 ainsi que quelques mitrailleuses lourdes DSKh M1938, la première étant d’un calibre de 7.62mm et la seconde étant d’un calibre de 12.7mm.

Mitteleuropa Balkans (41) Bulgarie (5)

Princes et tsars de Bulgarie

Alexandre de Battenberg

Alexandre de Battenberg (Vérone, Lombardie-Vénétie 5 avril 1857 Graz, Autriche-Hongrie 17 novembre 1893) est le premier knyaz (prince) de Bulgarie du 29 avril 1879 date de son élection par une Assemblée Nationale Bulgare (qu’il va dissoudre en 1880) jusqu’à son abdication le 7 septembre 1886.

C’est le deuxième fils du Prince Alexandre de Hesse-Darmstadt et de la comtesse Julia Hauke (un mariage morganatique). Neveu du tsar Alexandre II (qui à épousé une sœur de son père), son frère à épousé une petite fille de la reine Victoria et parmi les neveux du premier prince de Bulgarie on trouve la reine Louise de Suède ou encore Alice de Battenberg, future reine de Grèce et mère du prince Philip époux de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne qui succède à son père en plein second conflit mondial.

Arrivé au pouvoir le prince Alexandre est coincé entre l’influence des russes qui voulaient qu’il soit un «roi fainéant» et la turbulente classe politique bulgare qui voulait un prince guerrier, incarnant la nation bulgare pour restaurer les frontières du traité de San Stefano.

Conservateur de nature et de formation, il avait accepté du bout des lèvres la Constitution de Tarnovo dont il obtient la suspension pour sept ans le 13 juillet 1881 suite au vote d’une assemblée acquise à sa cause.

Cette période autocrate ne dure pas car la constitution est restaurée le 19 septembre 1883. En 1885 il unifie à titre personnel la principauté de Bulgarie et la province de Roumélie orientale dont il devient le gouverneur-général suite à un accord avec la Sublime Porte.

Suite au coup d’état manqué d’août 1886 il décide d’abdiquer le 7 septembre 1886, obtenant le titre de prince de Tarnovo. Il est enterré dans un mausolée installé à Sofia.

Ferdinand 1er de Bulgarie

Ferdinand 1er, premier tsar de Bulgarie de 1908 à 1918

Ferdinand Maximilian Karl Leopold Maria de Saxe-Cobourg & Gotha (Vienne 26 février 1861 Coburg,Allemagne 10 septembre 1948) est le deuxième prince de Bulgarie du 7 juillet 1887 au 5 octobre 1908 puis roi de Bulgarie du 5 octobre 1908 au 3 octobre 1918.

Fils du prince Auguste de Saxe-Cobourg et Gotha et de Clémentine d’Orléans (fille de Louis-Philippe 1er) il épouse en 1893 la princesse Marie-Louise de Bourbon-Parme.

De cette brève union (Marie-Louise meurt en 1899 des suites de la naissance de sa fille cadette) naissent quatre enfants, deux fils le futur tsar Boris III (1894) et son frère Kiril (1895) ainsi que deux filles Eudoxia (1898) et Nadezhdad (1899). Il se remarie en 1908 (après la mort de sa mère) avec la princesse Eleonore Reuss de Köstriz.

Il est le neveu de François-Joseph et de Ferdinand II du Portugal et le petit-neveu de Léopold 1er de Belgique.

Réputé indolent et bon vivant, ayant de nombreux enfants naturels et réputé pour être également attiré par les hommes, son arrivée au pouvoir surprend tous les cours européennes. Les relations avec les têtes couronnées étaient parfois difficiles.

En mai 1894 Stefan Stambolov démissionne et en juillet 1895 il est assassiné. Le tsar Ferdinand 1er est fortement soupçonné d’en être le commanditaire.

En février 1896 il décide de se réconcilier avec la Russie en convertissant son jeune fils Boris à la religion orthodoxe (alors qu’il avait été baptisé catholique, la religion de ses deux parents). Cela le fâcha avec son oncle François-Joseph avec lequel les relations n’étaient guère moins chaleureuses qu’avec Guillaume II.

En dépit de la défaite lors de la deuxième guerres balkanique il agrandit le territoire bulgare avec la Thrace occidentale qui permet à Sofia d’obtenir un accès à la mer Egée.

Il engage son pays dans la première guerre mondiale le 11 octobre 1915 mais après des succès importants, l’année 1918 devient difficile pour ne pas dire pire.

Pour sauver ce qui peut l’être il abdique le 3 octobre 1918 au profit de son fils ainé Boris qui devient Boris III de Bulgarie à l’âge de vingt-quatre ans. Il s’installe à Coburg où il vit jusqu’à sa mort le 10 septembre 1948.

Comme la guerre à éclaté entre-temps, il est enterré dans une crypte provisoire, un provisoire qui va durer jusqu’en 1993 quand la chute du régime communiste et le retour de la démocratie va permettre le retour du premier roi de Bulgarie et son enterrement dans la crypte des rois de Bulgarie à Sofia.

Boris III de Bulgarie

Boris III

Boris Klemens Robert Maria Pius Ludwig Stanislas Xavier (Sofia 30 janvier 1894, près de Plovdiv 14 septembre 1951) est le deuxième et avant dernier tsar de Bulgarie.

Fils ainé de Ferdinand 1er et de Marie-Louise de Bourbon-Parme, il est marié à la princesse Giovanni d’Italie, fille de Victor-Emmanuel III, roi d’Italie. De cette union vont naitre deux enfants, la princesse Marie-Louise et Siméon qui sont respectivement nés le 13 janvier 1932 et le 16 juin 1937.

Baptisé dans la religion orthodoxe à des seuls fins politiques (se réconcilier avec la Russie, les autres enfants de Ferdinand 1er étant baptisés selon le rite catholique), il participe aux guerres balkaniques et à la première guerre mondiale dans des tâches d’officier de liaison.

Le 3 octobre 1918 alors que la guerre est clairement perdue pour la Bulgarie, son père abdique en sa faveur dans l’espoir de sauver ce qui peut être mais les alliés se montreront intransigeants dans les négociations qui aboutiront au traité de Neuilly sur Seine.

Les premières années de son règne sont assez agitées avec plusieurs attentats et tentatives d’assassinat sans oublier un incident de frontière avec la Grèce en octobre 1925 qui menace de dégénérer en guerre ouverte.

Le 19 mai 1934, une organisation politico-militaire appelée Zveno organise un coup d’état qui suspend le processus politique et électroral et réduit le rôle de Boris III à celui d’un «roi-fainéant».

Cette situation ne dure qu’un an puisqu’en 1935 il organise un contre-coup d’état qui le rétablit dans la plupart de ses prérogatives. La Bulgarie reste un état autoritaire mais un semblant de vie politique est rétablit par la réautorisation des partis politiques.

Restropectivement la période 1935/43 est vue comme un Age d’Or avec une nette amélioration de la qualité de vie des bulgares. Le tsar est très populaire car très abordable et très proche du peuple.

Mieux même le 7 septembre 1940 un accord permet le retour à la mère-patrie de la Dobroudja du Sud au détriment de la Roumanie.

Si il parvient à conserver la Bulgarie neutre durant la guerre de Pologne, Boris III à conscience que ce sera plus difficile dans le conflit qui débute en septembre 1948. Si la Bulgarie ouvre son territoire aux troupes allemandes pour les opérations en Yougoslavie, les troupes bulgares n’entrent dans ce pays que pour occuper la Macédoine et le nord de la Grèce.

Pour l’opération BARBAROSSA, le tsar de Bulgarie refuse dans un premier temps l’engagement de l’armée bulgare en dépit des pressions allemandes mais aussi d’une partie de son armée qui rêve d’en découdre avec les bolchéviques.

De guerre lasse le fils de Ferdinand 1er accepte mais l’engagement est timide pour ne pas dire pusilanime avec seulement deux divisions qui ne brilleront guère sans pour autant ne rien y faire.

Même chose pour la question des juifs de Bulgarie. Il existe bien des lois discriminatoires mais Boris III refuse toute déportation dans la partie allemande de l’ancienne Pologne.

Les pressions se font plus forte jusqu’au 14 septembre 1951 quand l’avion de Boris III s’écrase près de Plovdiv dans des circonstances douteuses. Comme il revenait d’une entrevue houleuse avec le duo infernal Himmler/Heydrich certains y ont vue un attentat destiné à tuer un roi mature et décidé pour le remplacer par un adolescent jugé plus malléable. Encore aujourd’hui il règne de nombreux mystères autour de ce crash.

Le corps de Boris III est d’abord inhumé dans le cimetière de Plovdiv puis en 1993 exhumé pour rejoindre la crypte des rois de Bulgarie où il retrouve son père dont le corps avait fait le voyage depuis l’Allemagne.

Siméon II de Bulgarie

Simeon de Saxe-Cobourg-Gotha (Sofia 16 juin 1937) est le dernier tsar de Bulgarie. Fils de Boris III et de Giovanna d’Italie, il à un sœur Marie-Louise de cinq ans son ainée.

Baptisé selon le rite orthodoxe (avec l’eau prélevé dans le Jourdain excusez du peu) il devient tsar de Bulgarie à l’âge de 14 ans après la mort de son père dans un accident d’avion qui reste encore aujourd’hui nimbé de mystéres.

Comme il est encore mineur, son oncle le prince Kiril devient régent même si très vite Siméon prend des libertés et n’hésite pas à entrer en conflit contre son oncle.

Le 17 janvier 1954 alors que l’URSS se prépare à attaquer une Bulgarie qui avait été éjectée de Macédoine et de Grèce, un coup d’état crypto-communiste renverse Siméon II qui est emprisonné à Sofia.

Les sociaux démocrates et les communistes se disputent sur le sort à réservé à la famille royale bulgare. Après de longues négociations, Siméon II, sa mère, sa sœur et ses oncles et tante parviennent à s’exiler en Suisse.

Un accord prévoit qu’ils s’abstiennnent de tout commentaire politique mais il semble que Siméon II à tenté sans succès de monter un gouvernement en exil pour regrouper les opposants au régime communiste en place à Sofia.

En 1962 il se marie avec une noble espagnole qui lui donnera quatre fils et une fille. Il s’installe en 1970 aux Etats-Unis où il se lance dans les affaires tout en restant une personne appréciée et écoutée par la diaspora bulgare.

Il semble mais ce n’est pas prouvé que les services secrets bulgares ont envisagé son assassinat mais que ce projet à été torpillé par les autorités communistes qui ne voulaient pas en faire un martyr.

Rentré en Bulgarie après la chute du régime communiste, il accueille en 1993 les corps de son père et de son grand-père qui sont enterrés dans une nécropole à Sofia.

En 2020 Siméon II qui vient de féter ses quatre-vingt trois ans est toujours bon pied bon œil comme on dit.

Mitteleuropa Balkans (36) Hongrie (36)

Transport

Fiat G-12

Fiat G.12

Le Fiat G-12 est un avion de transport trimoteur commercial qui effectua son premier vol le 15 octobre 1940. 104 exemplaires vont être produits et utilisés par l’Italie, l’Allemagne et la Hongrie.

Il est d’abord utilisé comme avion commercial puis comme avion de transport militaire par l’armée de l’air hongroise puis par la Regia Aeronautica qui réquisitionne 48 appareils en octobre 1948 pour des missions de transport de troupes et de transport logistique.

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Mitteleuropa Balkans (35) Hongrie (35)

Reconnaissance et Coopération

Fieseler Fi-156 Storch

Fieseler Fi-156 13

Pour faciliter la progression des Panzerdivision, mieux vaut savoir où se trouve l’ennemi, où se trouvent les ponts, les noeuds de communication voir les points forts de l’ennemi pour si nécessaire les éviter.

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Mitteleuropa Balkans (32) Hongrie (32)

Messerschmitt Me-109

Messerschmitt Me109E-4 2

Messerschmitt Me-109E-4

Avant de présenter ce remarquable chasseur nous devons impérativement résoudre une question d’ordre sémantique. Faut-il dire Messerschmitt Bf109 ou Me-109. Pour une fois moi qui suis moitié breton je vais faire une réponse de normand : les deux mon général !

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Mitteleuropa Balkans (22) Hongrie (22)

Véhicules

Chars de combat

Avant-propos

Dans ce domaine, les hongrois vont utiliser à la fois des chars étrangers (livrés de bonne grâce ou capturés sur le champ de bataille) mais aussi des véhicules nationaux. Néanmoins à par les Panzer IV et les quelques Tigre livrés à la fin du conflit, les chars de combat livrés aux hongrois étaient inférieurs à leur adversaire notamment en terme d’armement.

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Mitteleuropa Balkans (21) Hongrie (21)

Artillerie antichar

36M PÁNCÉLTÖRŐ ÁGYÚ

36M PÁNCÉLTÖRŐ ÁGYÚ (Hongrie)

Le 36M PÁNCÉLTÖRŐ ÁGYÚ est tout simplement le canon antichar allemand 3.7cm Panzerabwehrkanone 35/36 (3.7cm Pak 35/36), le canon antichar allemand standard quand éclate la guerre de Pologne.

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Mitteleuropa Balkans (20) Hongrie (20)

Artillerie antiaérienne

En matière de canons antiaériens, l’armée hongroise ne se distingue pas particulièrement disposant de canons légers automatiques pour protéger les unités de combat au front et des canons plus lourds pour protéger l’arrière (à une époque où le front et l’arrière sont facilement à distinguer).

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Scandinavie (98) Finlande (36)

Polikarpov Po-2

Polikarpov Po-2 37

Le Polikarpov Po-2 (appelé également U-2 en raison de son rôle initial d’avion d’entrainement _uchebnyy en russe_, le nom Po-2 à été adopté en 1944, deux ans après la mort de Vladimir Polikarpov) était un avion d’usage général mis au point à la fin des années vingt et utilisés pendant près de vingt-cinq ans avant, pendant et même après le second conflit mondial !

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